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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 12 novembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1914-11-12, Collections de BAnQ.

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[" ô 6ème \u201cannée LES TROIS-RIVIERES JEUDI 12 NOVEMBRE 1914 No.28 MNT EE i= i Feetin Parler Casier P, 236 La Compagnie \u201cLe Bien Public\u201d Editeur-Propriétaire.EDITION HEBDOMADAIRE Deux sous 12 Numéro Les Evénements L'hiver nous arrive plus tot que de coutume, ot les quelques bordées de neige que nous nvons eues paraissert bien nous indiquer que le bel automne sera cetle année largement écourté.Ie snigon rigoureuse en avance, vient compliquer davantage ln situation assez triste que nous font et lu guerre, et l'inactivité alarmante de nocre commerce et de nos industries.Certaines commandes de chaussures, de vêtements, de machineries, commandes venues de l'Europe, donnerout heureusement de l'emploi à bon nombre d'employés des villes ; mais cette nubaine partielle luissera encôre ici une trop grande proportion d'ouvriers sans travail.Ln charité publique s'ingénie à trouver une solution iv ces multiples besoins qui s'aAnnoncent ; espérons qu\u2019elle y réussira.\u20140\u2014 La guerre a fait rage toute la semaine dans les Flandres; ce coin de ln Belgique depuis trois semaines n été témoin d'inénarrables tuevies.Les rives de l'Yser, Dixmude, Yprès ont été le théâtre d'engagements formidables, et pourtant sans résultat définitif.Les deux armées en presence ne paraissent avoir d'autre but que d'user leurs forces ; quo ces forces s'usent là, ou ailleurs, l'endroit semble importer peu aux états-majors ennemis qui poursuivent patiemment l'affaiblissesnent de l'adversaire.Pour lo moment, les troupes allemandes ramassent toutes leurs forces pour tenter an suprême effort vers Calnis ou Boulogne.Cu devra être, et pour la centième fois, la lutto définitive.TI semble bien cependant que si cette ruée désespérée vors la mer ne peut briser du coup In résistance opi- niâtro des alliés, les allemands n'auront qu\u2019à abandonner la partie ; de ce côté-là du moins.De forts votranchements, préparés uvec soin plus au cœur de lu Belgique, indiqueraient que les teutons entendent faire la leur campement d'hiver.Nous aurions en Ce cas UNE sorte d'armistice, aveu la perspective d'une reprise générale au printemps.C'est À ce point de vue que les autorités anglaises continuent leurs préparatifs.Ils ont déjà un million deux cent mille hommes sous les armes, et suffisamment entrainés.Leurs forces disponibles sera de près du double au printemps, et l'attaque contre ce qui restera de l'armée allemau- de sera portée furiousement.\u20140- Les journaux annoncent que le parlement anglais, durant Ia session de guerre qui vient de s'ouvrir, va discuter l'A-propos du service obligatoire.-0\u2014-\u2014- La perspective d\u2019une paix à brève échéance, perspective si désirable, s'envole avec la prédiction d\u2019un oflicier français que l'invasion de l'Allemague par les alliés n'aura lien qu'en février 1916, et que In paix ne sera possible que on 1917.La victoire éclatante des russes remportée depuis cette prédiction sur les frontières de Pologne, pourrait bien toutefois précipiter Yas choses.Et si les troupes du Tsar prennent une bonne fois la route de Berlin, il est à désirer qu'eiles ne mettent pas deux aus à s\u2019y rendre.La France sous les armes cest admirable d'endurance, d'énergie et d'héroïsme.ll ÿ à là une réserve de force morale qui déconcerte ceux de sez ennemis qui lui croyait l'âme avilie sous ln longue pression des chefs qu'elle s'était laissée donner pour maîtres.Par malheur pour l'enueimi, le soldat français a retrouvé en face de l'envahisseur et de la mort, tout ce qu'il avait de bou dans le cœur : son patriotisme et sa foi.L'œuvre néfaste, sournoise et lAche que poursuivent actuellement les affidés des sectes, seruble bien de connivence avec les intérêts ennemis.L'on attribue faussement les lenteurs voulues de l'armée, les retraites héroïques et nécessaires qui ont étè précisément à cette heure le triomphe de la stratégie française dans cetie guerre, à l'influence cléricale.L'on a parlé môme d'un complot tramé dans le but de déprécier le gouvernement de la République, et de monager le triomphe des réactionnaires.La réponse que l'armée française donne à cette vilenie, elle la donne en refoulant pas à pas l'ennemi hors des frontières de France ; en opposant à l'ouragan de fer et de fou, le stoïcisme calme du héros qui marquera de tout son seug peut-être le chemin glorieux de la victoire qu'il s'ouvre présentement à la pointe de l'épéu.' Et c'est pendant que le sol-Int français, face à l'ennemi, poursuit nuit et jour, l'œuvre des braves, que lo délateur visqueux, à l'abri du danger, va de bourg en bourg, jeter lusemence de haine et d'antipatriotisme.Honte à celui-là ; et gloire aux braves gens.JOSEPH BARNARD.uos gracieux échevins se sont mis, ou plus exactement, nous ont mis, dans M.Blondin Ministre M.P.E.Bloudin, député de Champlain, récemment nommé ministre du revenu de l'Intérieur, a été réélu samedi par acclamation.Conformément À la tréve consentie par les deux partis durant la guerre, la discussion politique ayant êté obsolu- ment interdite, les libéraux avaient décidé de ne pas faire d'opposition quant à présent à l'élection du nouveau ministre.Il en a ôté de môme pour M.Casgrain qui à été acclamé samedi dans lo comté de Québec.Le nouveau ministre du Revenu, devient en môme temps spécialement charge des intérêts de la vaste région des Trois-Rivières.C'est la seconde fois que le district compte un ministre au sein du cabinet fédéral.A propos du tramway Nous publions en dernière page le texte de deux importantes motions résentées par l'échevin Mercier lors e la dernière séancedu Conseil.Nous en recommandons fortement la lectu re.Çu nous à tout l'air que ln lumière que l\u2019on verse à flots'sur ce coup du tramway.que l'on méditait de faire passer à la faveur des ténèbres, risque dès maintenant de plonger cette jolie chose à l\u2019enu.Ces deux motions Mercier sont pleines de détails intéressants.Et celui jui nous apprend que nous aurions dépassé le chiffre limitant l'emprunt, n\u2019est pus le moins alarmant.\u201cSi réellement ce chiffre ost atteint depuis quelque temps, notre situation financière a belle mine ; en face des dépenses extraordinaires à rencontrer d'ici à la fin >de l\u2019année, un beau pétrin.Le bout de chemin Des Forges, qui conduit présentement à rien, le défrichement du pla- tenu St-Jenn Baptiste et surtout sa canalisation fait an son denos deniers, toutes ces dépenses cofitouses et faites mal-à-propos, vont nousap- paraître assez vegrettables en fuce de notre pénuerie.Il s'agit bieu vraiment de nous parler de tramway, et de garantie de trois cent inille piastres, quand il ne nous reste plus un sou à emprunter pour nos dépenses de première nécessité.Et pourtant, nos-préseats administrateurs avaient pris grand soin d'è- tendre à des litiitus dangereuses notre facuite d'emprunter ; les bornes de In simple prudence avaient été imprudemment dépassées.On.n mô- me soufflé notre évaluation municipale dans des proportions sennidaleuses, précisément daus le but de grossir notre pouvoir d\u2019emprunt.La conséquence : nous payons des taxes exorbitantes à cette heure de dépression lamentable des affaires ; et co Lumeux pouvcir d'emprunt, grossi, onflé a tout fendre, n 6té dépassé lestement en huit mois par les administrateurs que le Club Laurier à fourrés au Consoil.: Il est heureux en somme que MM.Mercier et Benuluc naiant gardé le civisme nécessaire pour faire en temps et lieu los protestations qu'il faut, et cela, môme contre leurs propres amis politiques.Nons avons présentement d'eaux la preuve d'une indépendnuce de partis que nous avons souvent souhaité voir régner À notre Conseil de ville.Faites faire \u2018vos impressions à la Cie \u201cLe \u201cBien Public\u201d.cadran continue La question bilingue M.le sénateur Belcourt vient:de faire un excellent plaidoyer en faveur des écoles bilingues d'Outario.11 à prouvé en homme de bon sens et en légiste cousommé que les parents des petits Canadiens-frangais de Ia province sœur ont, au sujet de l'éducation de leurs enfants, des droits que toutes les législations doivent respecter ; que *\u2018le droit de parler sa langue maternelle est un droit naturel qui n\u2019a pas besoin de ls sanction de la loi et qu'aucune loi n'a le droit d'abolir sans être une violation directe des règles les plus élémentaires de la justice naturelle.\u201d Il a prouvé aussi que parler sa langue c'est un droit universellemeut reconnu par le droit international.Et puis, l'histoire en main, M.Belcourt a rappelé que si les capitulations et le traité de Puris ne disent pas un mot des droits de la langue française c\u2019est que ces droits sont \u201cde ceux qui n'ont pas besoin des traités pour être sacrés.\u201d Interprétant ensuite l\u2019Acte de Québee de 1774, il dit que le rétablissement des luis civiles françaises donnait par lui-même droit de cité à la langue françaisé par tout le Canada.Est-ce que, du.reste, le traité de Paris et les Capitulations ne garantissaient pas clairement l'usage de la langue française, puisqu'ils garantis- salent l\u2019usage et lapropriété des biens ut des privilèges ?Lors de l'Union de 1840, dit M.Belconrt, les droits du français fureut supprimés ; muis en 1848 cette loi tyrannique disparut à son tour.Entiu l'avocat, toujours à la lumiè- ve de l'histoire, soutient que l\u2019Acte de la Confedération n\u2019a pas détruit I'Acte de Québec, mais nu contaire, en a êtendu les effets relativement au français, et il s'appuie sur la clause 133 de l'Acte de l'Amérique Britaunique du Nord où la langue frau- çaise est solennellement reconnue comme langue officielle dans la Province de Québec et dans tout le Dominion.M.Belcourt ne veut pas non plus admettre qu'on puisse simplement nous placer sur un pied d'egalité avec les Allemands et les autres nationalités.Pour justifier cette attitude il n\u2019a qu\u2019à ouvrir toujours l\u2019histoire du Canada et à en résumer les plus belles pages.\u2018Les decouvreurs et les pionniers nonseulement de la province de Quebec, dit-il, mais de tout le Canada sont les ancêtres directs des Canadiens-frauçais.Jac- ques-Cartier, Champlain, Salle, Marquette, La Vérendrye, tous ces Rens parlaient le français, et seulement le français; ce sont les pre- wiersdécouvreurs et les premiers à implanter la civilisation sur le sol canadien.\u201d Ca travail de dévouement et de re- noncemeut accompli par nos ancêtres sous le drapeau de la France et rappelé si opportinément par M.Belcourt, n'a-t-il pas été suffisamment continué depuis 1760 ?Puisse cette voix éloqueute être entendue et comprise!\u201d CANADIEN \u201cN'attendez pas le moment favorable, créez-le\u201d ! Telle est la première d'une série de maximes sociales tirées d\u2019un ouvrage américain ayant pour titre \u201cLe Succès à travers les difficultés.\u201d Nous essayerons d'en coumenter quelques unes.On montre encore aujourd'hui à Versailles, la chambre où mourut Louis XIV, le ler septembre L715.Or une pendule se trouvait là qui, à l'instant du décès, marquait 4.81 hrs.On arrêta alors In pendule, et depuis deux siècles, l'aiguille immobile du e marquer £.81 hrs.C'est une image de I''mmobilité on entre notre volonté après la mort.N'est-ce pas aussi une image de i'immobilité où restont certains hommes toute leur vie durant ?Comme le poétereau, aufront perdu dans les nuages, ils ne savent que répondre à quiconque les presse de se dégourdir un pen: \u201c\u2018J\u2019attends, j'attends, j'attends.\u201d Et pendant qu'ils attendent l\u2019occasion favorable, l'epou- se, avec angoisse, attend le créancier, les enfants attendent leur pain.Aujourd'hui plus que jamais, il faut créer l'occasion, le moment favorable.Qu'est-ce que cela veut bien dire ?Trois choses surtout : observer, étudier, travailler.L'ouvrier qui monte est d'abord celuï qui observe.Voyez les Teutons.Par quels moyets ont-il réussi à donner tant de perfectionnement à leurs industries?.Par l\u2019esprit d'observation d\u2019abord.Ils ont jeté snr le mondé des milliers d'observateurs qui sont retournés au bercail de Guillautue porteurs des plus parfaites recettes pour atteindre leurs buts.Dans les préparatifs do ln guerre, ce futla même chose.Pour mieux réussir, mon \u2018ami, observez donc surtout celui qui, \u2018dans votre état, réussit mieux que vous.Suivez-le de prèe.Biertôt éclateront & vos yeux les causes de vos insuccès.Secondement il faut = l'étude.\u201cQuaid done, disaient ingénument, de brnves paroissiens, Mgr l'évêque nous dunnera-t-il un curé qui ait fini ses études I\" Du coup ils décernaient À ce pasteur un excellent brevêt.A tout degré du l'échelle sociale, l'étude est utileau perfectionnement de son a+: selle est nécessaire pour montei \"u degré supérieur.Vous êtes homme de métier, prenez done les livres ou revues qui traitent de votre iétier, et avant six mois, vous serez meilleur mécanicien, meilleur mentisier, ete.Puis la bonne lecture vous dounera une quantité de con- Naissances générales qui procurent de bien douces jouissances.En troisième lieu,ilne faut pas trop menager ses peines ni trop compter ses pas.Celui-là court grand risque de ne jamais recevoir la moindre promotion qui se contente de faire sfriclenwnt mais rien que son devoir.lci plus qu'ailleurs peut-être, se justifie l'adage vulgaire : \u2018\u2018je don- ue un œuf pour recevoir un boeuf.\u201d Puis, l'amour du travail joint aux deux qualités précédentes, fera surgir ce que les anéricains nomment \u201c\u2018aide-lines.\u201d Quelle joie, quel encouragement pour une famille lorsque le chef peut dire le samedi soir : Tenez, avec les profits provenant de tel travail extra, nous allons acheter non le nécessaire mais un article utile et agréable à toute la maisonnée.Nous al- lous nous payer un peu de confort.PARFONDEVAL.Pour les Soeurs de la Providence Les Dames de Charité vont bientôt terminer leur besogne.Elles ont reu- contré partout le plus cordial accueil.Il est consolant de réaliser que l'oeuvre accomplie par nos infatigables servuntes des pauvres est comprise et justement appréciée.En dépit des multiples appels déja faits à leur générosité cet automne même par diverses organisations, nos hommes de la classe dirigeante ont répôndu à la demaude du Comité des Dames Charitables avec un empressement qui \u2018leuf fait honueur.Qu'ils en svient loués et félicités ! L'établissement de la Providence étant ouvert à tout le monde, il convient que tous, les plus humbles mé- me, fassent quelque chose pour son soutien.\u201d Heureusement que pour le pauvre, il y a le coeur du pauvre\u201d, à dit un penseur.Ouvriers, modestes artisans et autres laborieux doivent donc se faire nn devoir de répondre eux aussi à l'appel.Demain ils seront peut-être les premiers bénéficiaires du dévoâment de nos Soeurs.S'ils ont versé leur obole en temps opportun.il leur en coûtera moins de frapper à In porte de la Providence.H.T\u2014 Chronique ouvrière Nos Membres Honoraires Nous sommes heureux de faire au- jourd'bui connaître aux ouvriers les noms des premiers membres honoraires de la C.O.C.Ces inessieurs ont toute la reconnaissance de notre association.Ils seront tqujours les bienvenus soit à In salle d\u2019amnuse- ments, soit aux conférences et autres séances récreatives.Les autres amis del'œuvre qui désireraient s'inscrire n\u2019ont qu'à donner leur nom à M.Weaner, aux salles de la C.O.C.Voici ln première liste.L\u2019hon.J.A.Tessier, maive ; MM.L.P.Mercier, 0).Beaulac, J.L.Sanschagrin, J.A.Désy, C.Rouette, C.Rousseau, J.L.Durand, N.Labelle, H.Nobert, Alf.Gouin, Ad.Lambert, L.P.Normand, M.D., Benj.Bourgeois, J.A.Lemire, J.A.Trudel, J.A.Lebrun, H.Godin, J.N.Godin, N.E.Godin, Em.Berthiaume.J.L.Fortin, Art.Spénard.Convocation d'assemblée Demaiu soir à 7 heures et demi as- soimmblée régulière des Typo-Pressiers, aux salles de In C.O.O.Des questions très importantes y seront discutées.Tous les membres devront être présents.La parade des cadets Les cadets de notre Ecole des Freres, ont fait une courte parade dimanche dernier.Fanfare en téte, nos jevues militairessous l'uniforme khaki avaient superbe allure et ont produit une magnifique impression.Au nombre de plus deux cents, uous avons là des pioupious de douze, dix-huit et vingt ans, portant fièremeut au bras l'arme appropriée à leur Age et a leurs forces; mais arme tout de môme.Ce bataillon de jeunes jouit à bon titre d\u2019une excellente réputation ; ot c\u2019est a l'honneur des Trois- Rivières de rappeler que lors de la de l'Académie de la Sulle se clussaient immédiatement après les cadets du Mont St-Louis, de Montreal.Il est singuher de constater que par ces temps de trouble, où il n'est question que du guerre et de défense contre une invasion plus ou moins possible, le passage de ces enfants soldats dans nos rues, nous doune déjà une certaine assurance de protection.Eten effet, advenant subitement un danger sérieux, il est indiscutable que tous ces régiments de cadets seraient déjà tout prêts a rendre de réels services.Et à ce propos d'organisation mili- toire, nous regrettons que notre 86ième bataillon des Trois-Rivières L'ait pas encore à cette date, été réorganisé.Une tentative en ce sens, due à l'initiative particulière, ayant roal- heureusement échouée.Nous avons ici un vaste et coûteux manège militaire qui reste vide.Nos miliciens étaient nombreux et pleins de boune volonté.Il est possible que le recrutement pour aller servir au delà des mers réussisse peu ; rien ne prouve Que la réorganisation ici d\u2019uns milice canadienue, uniquement réservée pour la défense de notre Canada, et même de notre cité, ne remplirait pas rapidement les anciens cadres de notre 86ième, Qu'est-ce que le gouvernement attend pour le constater ?C\u2019est dans la justice Le Free Press de London publiait dernièrement un article où il est dit, en substance, que la guerre actuelle va enfin créer des lieus de symyathie entre les deux races domivantes de l'Amérique du Nord, parce qu'elle range sous les mêmes drapeaux les Canadiens-français et les Canadiensanglais.Évidemment l'organe londonnien interpréte mal le loyalisme de nos compatriotes, s'il s'imagine, qu\u2019en allant combattre pour l\u2019Angleterre, les Canadiens-français donnent toute leur amitié aux gens qui refusent de les traiter avec justice dans Ontario \u2018et ailleurs.Canadiens-francais ont déjà combattu à côté des Anglais et qu'ils ont même sauvé deux fois le drapeau anglais au Canada ?Les Canadiens français sout loyaux ! jusqu'à la mort ; ils sacrident même leur vie volontairement quand la civilisation est menacée ; mais ce n'est pas dans le sung des batailles que se |eimente leur amitié, c\u2019est dans la jus- tice.CANADIEN.\u2014\u2014 ! La Cour du Recorder Depuis le 15 avril au ler novembre.le Recorder a eu à disposer de 793 causes.Le montant des amendes perçues a été de $2003.00.Durant le mois d'octobre seulement, il y a eu en cour du Recorder 94 causes; le montant perçu à été de S401.00.Ces chiffres démontrent amplement combien cette cour du Recorder.récemment êta- blie ici, était un rouage nécessaire à la boune administration de notre po- iice municipale.Disons toutefois que, pour que ce tribunal de police correctionnelle soit pour la ville une absolue garantie de sécurité en ce qui concerne la paix | Le \u2018\u2018Free Press a-t-il oublié que les | | ler brièvement ces choses, pour qu'il ne nous soit pas nécessaire d'insister davantage.Notre cour du Recorder est présidée par un avocat compétent, et absolument désireux de faire tout son devoir.Nous n\u2019avons qu\u2019à nous féliciter de son bon travail, et nous espérons que dans l'intérêt public, la tâche ardue qu'il assume, lui sera facilitée davantage.A nos soldats morts Je prends ces fleurs dont les corolles Ont encor des souffies vivante, Et sur l'aile des brises folles Je les disperse a°2: y:atre vents.Dans l'ombre où, tombés avec joie Vous frissonnez, pâle et nus, C\u2019est à vous que je les envoie, O soldats ! 6 morts inconnus ! O soldats morts pour la patrie ! Qui, déjà glacés et mourants, L'avez acclamée et chérie, O 1nes frères, 6 mes parents ! Où dormez-vous ÿ Pour vous sourire, Où peut-on se mettre à genoux, Héros qui voliez au martyre Et qui l'avez souffert pour nous ?Foule par la guerre immolée, Nous adorerons en tout temps Cette terre partout mélée A vos cendres, Ô combattants ! Et quand la Paix aux mains fleuries Aura, nourrice des chansons, Ravivé l'herbe des prairies Et les fleurettes des buissons.Vos sœurs, vos mères, vos amantes, Viendront dans les champs embaumés, Parmi les campagnes charmantes Cherchez la place où vous dormez.Pâles d'une espérance folie, Et, réveuses, suivant des veux Le ruisseau pourpré qui s'envole, Avec un bruit mystérieux, La colline où frémit le tremble, Le nid d'où l'oiseau s\u2019envola Et la place où le rosier tremble, Se diront : c'est peut-être là ! THEODORE DE BANVILLE.Soumissions ES SOUMISSIONS adressées au sous- siguéet portant sur l'enveloppe la suscription : \u2018Bois pour Sorel.\u201d seront reçues jusqu'à midi le VINGT-ET-UNIEME jour de NOVEMBRE 1914, pour la fourni- turs de 300 billes de pin blanc d\u2019une longueur moyenne de 35 pieds et d'un diamètre d'au moins 14 pouces.à leur moindre extrémité sous l'écorce.(Ces billes devront être bien droites et exemptes de nœuds et autres défauts); et de 50,000 pieds d\u2019orme dit \u2018\u2018rock elm,\u201d mesure de planche.Ces billes d\u2019orme dit \u2018\u2018rock elm\u201d auront de 25 à 45 pieds de long (35 pieds de longueur en moyenne) et un diamètre d\u2019au moins dix pouces, sous l'écorce, à leur moindre extrémité.Elles devront être bien droites et exeuptes de tous défauts.Tout .ce bois devra être conforme au devis préparé par ce département.On peut se procurer le devis en s'adrersant au irecteur du chantier du Gouvernement à Sorel, P.Q.ou A I'Acheteur du Département à Ottawa, et le prix devra comprendre le coût de sa livraison à Sorel.Le bois une fois livré, sera sujet à l'inspection du Directeur du chantier de Sorel et sera trié et mesuré par ies employés du département.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque accepté par une banque canadienne, fait à l\u2019ordre du sous- ministre de la Marine et des Pêcheries, et représentant cinq pour cent 5% du muon- tant total .de la soumission.Le chèque sera confisqué au cas où l'adjudicataire refuserait d'accepter le contrat pré par le département ou manquerait de livrer le bois.Les journaux publiant cet avis sans autorisation v\u2019en recevront pas le paiement.Le département ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions ALEXANDRE JORNSTON, Sous-ministre de la Marine et des heries.Ministère de la Marine et des Pêcheriespublique et les bonnes mœurs, il faut de toute nécessité que ce tribunal fonctionne normalement.Sans tenir compte pour aujourd'hui de certaines critiques qui tous parviea- nent à ce sujet, rappelons cependant qu'il est élèmentaire que la regulari- té de toute arrestation faite ne peut être décidée que par le Recorder lui- même, et par personne autre.Le devoir de la police est de procéder aux arrestations, au meilleur de son jugement ; et l'intérêt public |-09052.| Ottawa, 6 octobre 1914.est que tous les fauteurs de désordre, 12-11 2f.quelqu\u2019ils soient, soient traduits devant le magistrat.Et l'intérêt pu- ; blic exige également qu'une fois l\u2019arrestation faite, le cas de l'inculpé ne relève totalement que de la seule autorité du magistrat.Si peu que l'on s'éluigne de ce procédé assez simple, et pourtaut.nécessaire, l'on ne tarde pas à se trouver en face d'abus possibles, et de la plus grande injustice.Espérons qu\u2019il nous suffira de rappe- Nous invitons le public et les commerçants à venir faire une visite à nos ateliers ou bien de nous écrire pour connaître nos prix.La Cie : \u201cLe Bien Public\u201d, zrue Het Département d'Epargne Of, INTRRET de QUATRE pour a% P.E.PANNETON & FILS, Banquiers cent alloué sur Dépôts.TROIS-RIVIERES, Qué revue de l'an dernier nos cadets | 2 SAUUS OS SE VEUT IS PUS UUMTUG SA APE USA SAS ASUS -\u2014 Publié par le Comité Régional | COIN DES JEUNES : A.C.J.C.Trifluvien, Section de publicité.dresse J ; fième ANNEE Une question à résoudre Depuis le commencement de la guerre actuelle In question d'accorder un refuge dans notre pays aux malheureux Belges expatriés a été souluvée, mais elle est demeurde sans réponse, ou du moins sans solution.Je me demande s'il ne serait pas opportun que les cercles de la région étudient cette question tout particulièrement au point de vue de la Province de Québec, car il est reconnu que vus Belges -eraient d'une grande utilite pour reu- seigner nos cultivateurs sur la culture maraichère qui est presque totalement inconnue ici; en même temps ils aideraient à augmenter In récolte des produits agricoles qu\u2019il va falloir quadrupler l'an prochain pour suitire aux demandes du marche et empècher une hausse des plus désastreuses.Cette classe d'immigrants est la plus désirable qu'aucun pays ait eu l\u2019occasion de recevoir.Franchement catholiques, parlant notre Inngue, le Belge serait certainement heureux de s'établir dans notre province et sa mentalité s'adopterait facilement à la nôtre car avec Ses manières simples et modestes et son goût du travail, qui-le classe parmi les peuples les plus économes, le Belge aura tot fait de se créer un chez soi dont il ne voudra plus se départir.Ne pouvant pas compter sur les sans-travail des villes pour manier la charrue.je ne vois pas de solution plus pratique que d'attuer ces Belges, non saus venir aiusi au secours de l'Augleterre actuellement embarrassée de ces refugiès Les provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta n'ont pas tarde de reconnaître l\u2019appoint considérable que leur Apporteruient ces Belges : ont forme des comites qui devront possible dans leur région et il faut vinces.Quand un corps au-si sérieux que la Chambre de elles s'occuper d'attirer le plus de Belges s'en réjouir, car NOUS Le pouvons s'occupe d'étudier cette question, il faut qu\u2019elle en vaille la peine et je crois J 1 J qu'il serait opportun que l'A.C.J.C.se rende compte de l'oeuvre émivem- religieux que j'y entrevois il me sem-| LE,BIEN\u201cPUBLIC'LE JEUDI, 12 NOVEMBRE 1014 SJ SU Témoignage Archevêché de Montréal, le 10 mars 1904.Aux membres de 1'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-trancaise\u201d.MES JEUNES AMIS, Je viens de lire les statuts de l'Association Catholique de la Jeunesse cauadienne-française.Vous y énon- vez vos intentions, le but que vous vous proposéz, les moyens que vous allez prendre pour y atteindre.C'est clair et precis, chrétien et patriotique ; je vous en félicite chaleureusement.Je vois avec bonheur ces initiatives généreuses, parce qu'il me semble que la jeunesse en étudiant les graves questions qui intèressent le pays peut prendre uue conscience plus nette du rôle qui l'Attend.Nous aurions tort de nous fermer les yeux.Quoique le Canada ait échappé aux secousses qui ont ebranlé d\u2019autres so- ciètés, les jours peuvent venir où les catholiques, s'ils veulent garder leurs positions, devront non plus seulement se laisser vivre, mais s'engager résolument daus ln lutte.Pour cela il nous faut des hommes intelligents et sérieux, dont les convictions soient affermies par une solide instruction religieuse, formés depuis longtemps, par des études spéciales et par la pratique, à l\u2019art si difficile de la parole publique et à la dsseussion des problèmes qui vont, Un jour ou l'autre, se poser devant nous.Dans ces utile qu\u2019une association du genre de celle que voulez fonder, une Association qui fera de ses rèu- nious des réunions d'études, ac- ceptaut religieusement la direction 1 ; 3c) de Queb N .pas | de l'Eglise, et qui preparera nos bom- tous les recevoir dan- la Province de Quebec.La encore ils seront un aide; mes de demain a la mission efficace pour augmenter influence de nos compatriotes des autres pro-vront exercer.Vous voyez qu\u2019ils de- sans peines les consequences d'une organisa- Commerce de Montreal | tion qui va enrôler dans ces rangs la! jeunesse de notre pays.Sans appuyer inutilement sur ie renouvellement ment patriotique qu'elle poursuivrait en secondant les efforts ie Ceux qui |ble que vous aurez contribué, pour ont soulevé le problème.Ce que nos pères ont fait en 1S44-45 pour uu peuple qui nous était! beaucoup moins sympathique que les Belges, he pourtvious-nous pas le rèpé- ter aujourd\u2019hui pour un peuple qui nous est et nous restera sympathique.JEAN-MARC.Notre Conseil Régional A cause de la fète de S.G.Monseigueur notre Evèque, le Conseil Régional Trifluvien qui devait se réunir le 2 du mois, tiendra plus tard sa séance de l'automne.votre part, « nous debarvasser de ce i respect humain qui paralyse l'effort vers le bien.Vous contribuerez aus- (si, je n\u2019eu doute pas, à créer et à dé- \u2018velopperau milieu de nous l'esprit public.Il faudrait répêter à la jeu- .hesse qui grandit ce qu'ecrivait Ozaconditions je ne sais rien de plus| Confirmation, vous avez été consacrés les chevaliers de Dien.J'aime à voir en vous un bataillon d\u2019élite, que l'on trouvera, j'en suis sûr, sur toutes les frontières à défendre ob toujours fier du drapeau de sa foi.Je vous bénis, chers jeunes gens ; ue Dieu daigne accorder à: vos ef- orts et à votre persévérance le plus grand succes.tPAUL, arch.de Montréal.La vie de l\u2019Union Régionale Trifluvienne Cercle De La Salle Séance du 25 octobre.\u2014Nous félicitons nos amis pour le magnifique résultat obtenu par la collecte organisée dans les écoles en faveur de \u2018\u2018l'œn- vre de secours pour les victimes de la guerre en Belgique\u201d.En effet la jolie some de trente-six piastres et quarante-deux centins ($36.42) a été recueillie et huit caisses de vétements ont été expédiées.Un autre évènement remarquable est In réception de plusieurs nouveaux membres.En traitant ce su- ljet: \u2018Lex raisons pour lesquelles je | désire être reçu membre du Cercle De La Salle\u201d, les aspirants avaient déjà montré qu'ils avaient des connaissances sérieunes de l'A C.J.C., et qu'ils étaient décidés de travailler à la réalisation de son programme.M.le Président lour rappels les de- | voirs qu'ils contractaient en entrant dans l'A.C.J.C., et démontra l'im- |portance de l'acte qu'ils accomplis- ; saient.+ Chaque membre, après sa réception, dit un mot de remerciement et assura ses camarades de son grand désir de ! travailler au succès de notre cause.Le Rév.Frère Directeur, qui avait bien voulu houorer nos amis de sa | présence, félicita les nouveaux élus.: Puis il suggéra un moyen de faire de l'action pratique.Il est d'avis que le Cercle De La Salle devrait s'occuper ! du Parler Français daus l\u2019Académie | et favoriser tout mouvement tendant -à l'epuration du langage parmi les L'Union Régionale Québécoise n | tu en 1834 : Je voudrais l'anéantis- élèves.Cette suggestion fera l'objet fondé trois nouvoaux cercles l'année S¢ment de esprit politique au profit d'uve étude spéciale sur les moyens à \u2018dernière.Ou nous en promet d'au- ! tres.On nous appreud de Champlain \u2018que nos amis du Cercle Cloutier se | réunissent régulièrement deux fuis le | mois en séance d'étude.Bravo, et bon courage ! de l'esprit social, parce qu'audessus \u2018de nos rivalités et de nos sympathies \"nous devons apprendre à mettre la | prosperite de notre patrie.i Mettez-vous a l'œuvre, mes chers amis, ayez dans l\u2019organisation et le recrutement de votre association un zèle d'apôtre.Un jour.dans votre preudre pour rendre ce travail efficace.| Cercle St-Thomas d\u2019Aquin Séance du :7 c-tobre.\u2014On étudie toujours ferme au cercle St-Thomas d'Aquin.Le 27 octobre, un camarade présentait le travail suivant: \u2018Le commerce canndien,\u201d\u2014Durant la présen- tu guerre, dit-il, notre commerce sem- blo s\u2019étioler au profit de lu république voisine.Nos manufactures, dout les produits soront bientôt en grande demande par les nations belligérantes, ns paraissent pas recevoir du gouvernemeut cans- dien l'encouragement qu'elles méritent aujourd'hui plus que jamais.Sur la fin de la séance, nos amis discutent un autre point : L'Angleterre, proportion gardée, fait-elle plus que le Canada dans la guorre actuelle.Séance du 3 novembre.\u2014 À cette réunion, un camarade aborde une question d'une importance capitale de nos jours : \u2018le retour i la terre.\u201d Après avoir démontré que le ,eulti- vateur ost très utile à la société, en lui fournissant les aliments nécessaires À aa subsistance, notre auvi onumié- ra les remèdes à apporter à la doser.tion des campagnes, et les moyens à employer pour inciter les sans travail à retouruer à In terre.Puis on parle des tuarchands de bois trop souvent un obstacle au succès des colous, De là on passe à l'examen du projet de colonisation belge au Canada.On se demande si notre pays pourrait en retirer de grands avantages.On aborde enfin la question des sans-travail, Pour clore la séance.M.l'Aumônier directeur parle des allemands des Etats-Unis, que l'on soupçonne de comploter l\u2019invasion de notre pays ; et recommande de jeter un coup d'œil sur l\u2019histoire du Canada.Cette étude fera le snjet de la prochaine séaiice.Cercle Lañièche Séance du ler novembre.\u2014Le camarade Maurice Gélinas annonce qu'il à reçu de M.C.J.Magnan, président général de la St-Vincent de Paul au Canada, uu exemplaire du rapport de cette société pour l'année 1914-14, Gélinas nous enlit un extrait élogieux concernaut I'A.C.J.C.etle cercle Laflèche.Puis Langlois fait observer que in St-Vincent de Paul a été fondée par Frédéric Ozanam, alors Agé de 21 ans, tavec l'aide de six de ses amis; c\u2019est donc une œuvre de jeunes.Espérons que nos confrères entre- 5 ront en nombre dans cotte belle socié- to, eb quo nous pourrons ainsi organiser bientôt une conférence compo- sou de jeunes gens.On continue l'étude d\u2019un question- nuire sur l'A.C.J.C.\u2014A l\u2019une des questions, un metubre répond judicieusement que nous he sommes pas une raco inférieure, mais que nous sommes tout simplement daus une osition inférieure ; il nous faut donc utter.Quelqu'un parle alors des cartes postales bilingues.de l'inscription \u201cThree Rivers\u201d sur Jes deux en- suignes luminouses à lu gare du Pacifique.\u2026.du l'emploi exclusif de l'an- lais au buffet de la même gure.e ces opérabrives du télephone qui ont la manie d'abuser du mot \u2018\u2019number\u2019.ele .On est d\u2019avis que I'un des meilleurs moyens du rémédics à cet état de choses, serait de dénoncer à tout pru- pos ces abus, afin de les rendre impopulaires.Soignons notre langage Lu théorie est excellente, mais la pratique.! Or voici comment l\u2019on observe ce que l'on prêche au Comité Central.Li semaine dernière je recevais une lettre d'un membre du Comité, dans laquelle on ligait : \u2018\u2026\u2026Ameonez les membres de vos cercles à parler do mieux en mieux leur langue, afin que partout au pays on entendant un jeune homme bien parler et bien articuler nos concitoyens se disent : *\u2018Ce jeune homme \u201cparle correctement, sans auglicis- \u2018\u2018mey, son articulation est bonne et \u2018\u2019sa prononciation est distinguée, ce \u201cdoit être un membre de l'A.C.J.CC.\u201d Quelques jours plus tard, retour de lu convention québecoise, je conversais avec un anglais, et celui-ci me racontait qu\u2019il avait fait route vers Québec samedi avec \u2018\u2018un jeune homme tres distingué, qui parlait un frau- çais soigne.\u2019 Par quelques questions je reconnus bientôt que ce jeune hom- tne n'était autre que le délégué du Comité Central à Québec.MAURICE GELINAS Conventions Régionales Dimanche dernier se tenaient simultanément doux conventions régionales, l'une à Québec et l\u2019autre à Ottawa.Toutes deux eurent beaucoup de succès.Nous en reparlerons jeudi prochain.Dimanche prochain aura lieu à Montréal, réunion du Conseil Régicnal de la inétropole.Et ce sera bientôt à notre tour.Les Unions Régionales sont, il nous semble, des élénionts de vie et d'acti- vite, Ce sont peut-être vos Rognons qui vues rendent si misérable.Si telle en est ia caure, fl vous est bien facile de le savoir.Si vous avez des maux de tête souffrants\u2014si vous avez des douleurs de d'appeu vom angus \u2018chargée al appetit et al Votre e est te y chauffe, si clle est fortement colorée et d'odeur 1nfecte\u2014si vous remarq dépôt de ère de brique ou du mucus dans l'urine qui 8 re toute la nuit\u2014 alors, vous pouvez conclure qu'il y à quel- TOgNONS ue chors d'anormal dans vos Procures tous dia L inDiils POUR ES ROGNONS .De 5 pai Ville def Quebec, | \u2018Depuis longtem e souffrais de ma diedes rognonset javais des douleurs dans les rcins et les jambes J'avais essayé plusieurs remèdes mais toujours sans succis.Apres avoir pris des PILULES GIN, je fus te soulagée, et mes douleurs Cisparurent, et je suis maintenant parfaitement guérie, ce qui est dû aux eZets des Pilules GIN.Mpe.Ve J.GUY.Les PILULES GIN soat *\u2018Faitesau Canada\u2019 et en vente chez tous les marchands au prix de 0e.la boîte, 6 pour $2.50.En vente aux Etats-Unis sous le nom de \u201cGINO\u201d.Ecrivez-nous pour avoir un traitement d'essai gratuit.Drug & Chemical Co.Torontouez un National Of Canada.Limited.COURRIERS Joliette Mgr Dugas a recu hier des mains de Mgr Forbes, évêque de Joliette, le titre et insigues de Protonotaire apostolique.M.Piette, curé de Joliette, a reçu celui de prélat romain et portera également le titre de Mgr et M.Max._ Ferron, doyen dex Zouaves de 1870 a \" été créé Chevalier de Pie IX avec la médaille de l'ordre; il était assisté du Colonel Roulenü de Québec et du commandant Bussières de Montréal.\u2026 Rqute la compagnie des Zouaves de > Midittte assistait en armeseta reconduit en corps le nouveau titulai- \u201cme chez lui; Monseigneur Forbes a - \u201c ; TY 3 PE .accepté à dîner chez M.le Chevalier.que autel pendant le service.* ainsi que 'numonier des Zouaves, M.I'abbé Ferland.de I'Eveché, le Capi- bert.D.Robert, Chs.-D.Gélinas, taine Trottier et ainsi que les officiers |ci haut nomines, | .| Les familles des deux nouveaux MM.S.Ro- A Boucher, I.Pelletier, et S.Bourniival.Portaieut les coins du poële : Mesdames I.Pelletier, A.Boucher, : Les porteurs étaient: ; prélats ont été admises à l'Evéché et D.Robert, Chs D.Gelinas, | des sièges =pécinux avaient été pla-: ;cés dans la nef pour les trois familles | respectives.Yamachiche Lundi26 octobre, M.Omer St-Louis riche cultivateur de cette paroisse, | conduisait à l'autel Mlle Marie-Mar- \u2018 guerite Milot, fille de Denis Milot.Avant la cerémonie du mariage qui fut célébré par le Réèv.A.Milot, ;oncle de la mariée, la jeune marié, 'revétue d'une toilette blauche, s'avança aux pieds de la statue de la | Ste-Vierge.et là, renouvelat encore consécration à cette bonne Mère, tant jaimée et récitée par les Enfants de Marie de cette paroisse.avec foi grave et admirable, alla déposer sa cotronne aux pieds de la Vierge, penilant qu'à l'orgue l2s enfants de Marie chantaient un cantique approprié pour la circonstance, la cérémonie fut imposante, vraie- ment il nous semblait voir là-Haut \u201cnotre Mère Mnrie, sourire, et bénir | sa petite Marie de ln terre et lui dire: 1 Va mon enfant et sois heureuse toujours, mon Fils et moi veillerons sur votre bonheur.Les jeunes époux se rendirent ensuite chez le père du marié où le diver fut servitet suivi du départ de l'heureux couple pour un voyage, dont ils sont de retour depuis jeudi.Nos souhaits de bonheur aux jeunes époux.St-Barnabé Les funérailles de Dame Alexis Robert ont eu lieu ces jours derniers à l'église de St-Rarnabé, au milieu d\u2019un grand concours de parents et d'amis.La défunte n'était Agée que de 62 ans et 2 mois.Sa mort a causé un deuil profond dans toute la population.M.l'abbé Philippe Lesage, curé de St-Alexis des Monts, officiait, assisté de MM.les abbés Elz.de Carufel et D.Gelinas, comme diacre et sous-din- Jere.Une messe fut chantée à cha- Après la messe, la nouvelle épouse ' La quête Fut faite par Mlle Bernadette Gélinas, accompagnée de M.\u2018 Eugène Gélinas, de Montréal, et Mlle : Rusa Gélinns, accompagnée de M.J.Wellie Gélinas.très nombreux furent \u2018les cœurs généreux.Conduisaient le deuil : son époux M.{ Alexis Robert, sa sœur Mme Chs.D.Gélinas, M.Ernest Robert, Mmes T.Robert.J.Pellerin, MM.et Mes Arthur Lesage, de St-Léoun, Zacharie + Héroux, de Montréal, M.Ovide Le- \"sage M.D., de St-Tite, M et Mme Arthur Gélinas, M.et Mme Albert Gélinas, MM.Gudmer Gelinas, beet, M.et Mme Philias Lamy, une \u2018foule d'autres parents et unis fai- ! saient partie du cortège.Nos plus sincères sympathies à la famille en deuil.\u2014Mlles Marie-Louise, Zénaïde, Bella Locerte et MM.E.Levert, P.Lacerte, de Montréal, étaient ici dimanche dernier chez M.H.Lacerte.\u2014M.Roméo Ferron, de Montréal, est venu passer quelques jours dans sa famille.\u2014M.et Mme Nazarie Duhaine ont l'honneur de faire part à leurs parents et amis, la naissance d'une fille Marie, Gertrude.Parrain, M.Elzéar Lacerte, de St- Sévère ; marraine, Mlle Marie-Anne Lamothe.\u2014Etaient ici à l'occasion de la fête de la Toussaint, M.P.Lapointe E.E.M.de Montréal, M.Albert Isabelle, de Grand'Mère.Mlle Yvonne Matteau est revenue enchantée d\u2019une, promenade de quelques jours à Grand'Mère.\u2014M.et Mme Jos.Héroux sont de retour d\u2019une promenade à Montréal.St-Etienne des Grès Jeudi dernier l'inpitoyable mort enlevait à l'affection des siens, Dme Alice Bournival, épouse deM.Arthur St-Onge, décédée à l'Âge- de vingt-sept ans.i Pendant sa maladie qui dura près d'un un et qui fut trés souffrante, on la voyait toujours calme et sourian-: te sachant même encourager ses proches.Quoiqu'à la fleur de l'âge, À peine pouvant espérer un avenir tout de bonheur elle vit venir la mort avec résignation offrant généreusement le sacrifice de sa vie pour le bonhenr.des êtres chers qu'elle laissait sur la terre.aimés, la chère disparue n'a fait que vous précéder au séjour des bienheureux, soyez fidèles au rendez-vous qu'elle vous a donné par ces paroles: \u201cAu revoir, au ciel !\u201d Bien que jeune Mme St-Onge avait su s\u2019attirer l'uffection de tous ceux qui l'ont connue, atissi chacun se fit: un devoir d\u2019assister à ses funérailles qui eurent lieu samedi à 9 heures.Le service fut chanté par M.l'abbé une fois, eta haute voix l'acte de Ephrem Gélinas, Lucien et Oscar Ro- {J.R.L Trudel, notre curé.À l'offertoire, à l'élévation et à l'Agnus Dei des cantiques furent chban- tés par MM.Ferd.Milette, Diamond et le Dr Milette, à la fin de la messe Mme Ferd.Milette rendit avec Ame \u201cLes Adieux de la Schubert.M.J.Félix St-Onge portait la croix.Les porteurs étaient : MM.L.-Geor- ges et Ovigène Bournival frères de la défunte, Alfred et Albert St-Onge,.beaux-frères.La collecte fut faite par MM.Albert St-Onge et Origène Bournival.Nos sincères sympathies à la famille en deuil.\u2014Mlle Leonide Chrétien, de St- Jean des Piles, est en promenade au resbytère où elle est venue voir sa \u2018sœur Mlle Emma Chrétien.St-Prosper Mlle Juliette Trudel nous a laissés pour aller faire la classe à Grand'- Mère chez les Dames Ursulines.Mlle.Lucette Tridel est partie pour une promenade.d'une quinzaine -de jours aux Trois-Rivières.Etaient en promenade.la semaine: derniére, Mme J.Zotique de -Grand- mont-de :St-Stanislas chez son père.M.P.Arthur.Massicotte.Mme Télesphore :Bélanger:de St- Sevérinchez son: père, M;* Joseph /T.Trudel.au début de sa nouvelle carrière et Consolez-vous époux chéri, parents ie- Le moyen de réussir dans la vie, c\u2019est de conserver ses forces, sa santé.Le Tonique Ferrugineux Rexall AU CELERI EST LE REMEDE QUE TOUT HOMME FAIBLE ET MALADE DPEVRAIT EMPLOYER VENDU SEULEMENT La Pharmacie Williams, A 20 rue Hart, LES TROIS-RIVIERES.La pharmacie la plus fréquentée.L\u2019Elixir RHUMATISME Sous toutes ses formes guéri par du Docteur COMTOIS.Prix: $2.50 la boatellle Seule dépositaire aux Trois-Rivières: PHARMACIE NORMAND.Anti-Rhumatique Pharmacie Normand Soul agent Consultations: 1 à 5 P.M.74 8 P.Met sur rondoz-vous, »# TEL.BELL 8238 Dr AUGUSTE PANNETON SPÉCIALISTE Des Hôpitaux de Paris, membre des sociétés françaises d'ophtalmologie et de laryngologie.Maladies-des YEUX, des OREILLES, du NEZ'ét de la GORGE, Coin des rues Rovale et: Avenue Laviolette, TROIS-RIVIERES \u2018 LE BIEN PUBLIO LE JEUDI 12 NOVEMBRE 1014 JUBILÉ SACERDOTAL De M.l\u2019abbé J.B.Grenier, curé de St-Tite.Les 8 et 4 novembre dernier marqueront certainement dans les annales de notre belle paroisse de St-Tite.Des fêtes mémorables, magnitiques et inoubliubles se sont déroulées pendant ces deux jours, et, à nos braves paroissiens, se sont unis des Confrères, des Religieux et Religieuses, dus anciens de notre paroisse, dus parents et des amis de notre vénéré pasteur, M.le curé J.-Bte Grenier, pour fêter, pour commémorer son vingt-cinquième nnniversaire sacerdotal parmi nous.Paroissiens, parents, confrères et amie ont répondu a l'appal du devoir et ont présenté au vénére Jubilaire l'hommage de leurs vœux sincères.Nos autorités religieuses et civiles se sont unies et ont formé un comité qui s\u2019est admirablement bien acquitté de son devoir.Grâce à l'entente de sos membres et nu concours généreux de tous nos bons paroissiens, et des nombreux amis du dehors, ces fêtes ont été un franc succès et resto- ront certainement gravées dans la mémoire de In génération qui s'éteint et de celle qui grandit.A cette occasion, le mercredi, 4 novembre a été proclamé par Son Houneur lu Maire de notre ville, jour de fête civique, et ses ordres ont été strictement observés par tous les citoyens de notre ville.Durant ces fêtes, drapeaux, banderoles, inscriptions, oriflamimes, décorations de toutes sortes, rien n'a été ménagé pour prouver davantage à notre vénéré pasteur l'affection que ses paroissiens ont pour lui.Nous Avous remarqué entre'autre un ma- guifique \u2018\u2018ave de triomphe,\u201d bâti sur la rue Notre-Dame en face de l'église.Cette arche recouverte de sapin était des plus magnifiques et représentait deux tours crénelées.Nous devons des félicitations au principal auteur, M.Albert Lefort ainsi qu\u2019à ceux qui l'ont aidé dans la construction de cutte décoration.Nous avons égaiement admiré l'illumination générale et le pavoisement que l'on n fait dans nos principales rues et en face des principaux édifices ; c'était vraiment splendide.< \u2018Ant que de donner un résumé de ces fêtes splendides, nous tracerons, eu quelques mots, une courte notice biographique du vénérable Jubilaire.Né a Louiseville.comté de Maskinongeé, le 25 octobre 1851, de Joseph Grenier, cultivateur, ¢t de Dame Angéline Vanasse ; fit ses études nu Séminaire de Nicolet et fut ordonné prêtre aux Trois-Rivières par Sn Grandeur Mgr Fabre, le 24 septembre 1876 ; n été nommé vicaire à Mont- Carmel, de 1876 à 1850 ; curé de Ste- Thècle de 1880 À 18S9, et, depuis le 3 novarmbre 1889, cure de notre paroisse, à la succession du Rav, Moise Proulx, d'heureuse mémoire.M.l'abbé Grenier est issu d\u2019une famille qui a fourni de nuimbreuses vocations sacerdo- Lales, il est le frère du regretté Père Jos.Grenier, de In Compagnie de Jésus, il est aussi l\u2019oncle de notre vicaire, le Rov.Jos.Grenier, & qui nous devons tant pour l'organisation de ses fêtes.Dès mardi midi une foule de religieux, religieuses et laïques des différents points de notre comté, de notre district et de In Province nous arrivaient.Parmi ces visiteurs on pouvait remarquer des autorités reli- giendes ct civiles unir leurs cœurs pour le succès de ses fêtes.La première chose inscrite au programme est la reception au couvent des Sœurs de la Providence.Un goût exquis à présidé à l\u2019ornementation de lu salle.De fines guirlandes en papier d'argent festonnent gracieuse- uient au-dessus de nos têtes, 25 est le nombre qui nies honneurs, nujour- d'hui.Il rappelle à tous que nous célébrons des noces d'argent.Une jeune demoiselle, d\u2019une parole bien sentie, souhaite iu bienvenue à l'assistance, comme suit : Messieurs les membres du clergé, Messieurs, Mesdimnes, Avant de comniencer nos modestes démonstrations en l'honneur du héros de ce jour, nous nous sentons pressées d'offrir une cordiale bienvenue au nom de nos bonnes maîtresses et nos hommages recounaissants aux hôtes distingués de M.le Curé qui venlent bien se faiie en ce moment nos bionveilliumits auditeurs.Ce nous est tout d'abord un bouheur et un devoir de vous offrir, Messieurs et Mesdames le tribut respectueux de notre vive gratitude pour votre condescendance à notre égard.Vous n'entendrez ici ui les drunes ni les pièces à sensation.Les sentiments sortis spontanément de nos cœurs diront simplement à notre digue Pere, une faible partie de ce qu'ils renferment pour lui d'amour ct de reconnaissance.Lui, le Pére aimant, tirera un voile sur notre langage par trop naif, Vous, charitable auditoire, veuillez le couvrir de votre indulgence.Vous venez ici pour honorer le Prétre vénérable qui porte aujourd'hui it son front une coutoune glorieuse formée par vingt-cinq années de travail fructueux dans le champ des âmes.Un quart de siècle curé de St-Tite etune multitude d'œuvres accomplies n'est-ce pas un grand trésor de mérites accumulés ?Ne sout-ce pas les irradiations du soleil qui redescend lentement vers l\u2019horizon en jetant un plus vif éclat ?Cs mérite vous l'exaltez aujour- d\u2019'hui, nous nous en réjonissons.Lu gloire d\u2019un Père rejaillit sur ses enfants, À ce concert unanime nous unissons nos humbles voix, puissent- elles arriver au cœur de notre Père.Merci, Messieurs, Mesumies, de votre visite ! C'est pour notre humble établissement, ceux qui l'habitent et tous ceux qui ont travaillé à sa fondation et son développement,un honneur et un encouragement inappre- viables.C'est aussi un gage de bonheur et d'espérance : 1] se perpétuera pari les phalanges des jeunes écolières qui se succéderont dans cette maison.Enfin pénétrées des sentiments de respect, de tendresse et de recounais- sance que votre bonté nous inspire.Messieurs les membres du clerge, Messieurs, Mesduunes, nous sollicitons de nouveau votre indulgence durant les représentions enfantines par lesquelles nous allons essayer de célébrer le jubilé d'argent de notre Père et insigne bienfaiteur.Puis se déroula la plus charmante des soirées.Voici lo programme : Ouvorture.Ln reine de Saba.C.Gounod Duo de piano Bienvenue.L'allégresse jubilaire.F.Riga Chorus Vingt-cing années de dévouement parvissial dans la paroisse de St-Tite Chêne et Lierre.Symbolisme Scène évangélique.\u2026.Chorus \u201cLes petits enfants\u201d.C.Chaminade Récitation.Episode de la vie de Jésus Rôle des lettres initiales LA LEÇON DE MUSIQUE Opcrette par Silvia Les petites.Ov que je no comprends pas La tombée du jour.Jouret Chorus final Béuddiction.Par notre Pasteur Jubils.duo de piano.Schuman 11 faudrait tout souligner de cette petite séunce.Pour nous borner à une seule mention, nomimuns : *\u201cEpisode de ln vie de Jésus.\u201d C'est le Divin Sauveur qui, au rapport de Saint Clément, un jour, recouvre Picrre pour le mioux laisser dormir.11 veille pendant que ses chers apôtres dorment ! Mais comme ce petit fait est gentiment narré! et comme elle est bien placée cette parole qui se rencontre sur la An de ls récitation : \u2018Vénérable Jubilaire, que de Pierres vous aussi, vous avez recouverts ! Révérendes Sœurs.quel travail, il vous n fallu vous impuser pour produire de toute pièce ou savoir si bien approprier toutes choses à des noces d'argent ; mais quand l'amour travaille, on ne sent pas la peine.Maîtresses et élèves, soyez donc félicitées! A lu fin de la géance, M.le Curé se lève, fuit remarquer qu'il est neuf heures, l'heure du grand silence dans la maison ; qu'il veut donner le bon exemple ; qu\u2019il ne retiendra pas l'assistance plus longtemps, par un long discours.*\u2018Chères enfants, dit-il, j'ai souvent eu l'occasion de vous féliciter sur vos travaux de couture, sur vos broderies.véritable tour de force pour exécuter une si belle broderie sur un si pauvre canevas \u201d Il leur fait ses remerciements.Un beau feu d'artifice devait nous egayer encore quelques moments.Le 4, ln messe fut célébrée par un des anus de cœur du vénérable Jubi- Inire, le Révérend E.Jaunelle, assisté de Monsieur l'abbé Denoncourt, aumônier des Frères aux Trois-Riviè- res, et de Monsieur l'abbé Lessard, vicaire à St-Sévérin.Notre Chorale, sous l'habile direction de notre si dévouée Maitresse de Chapelle, Madame E.Lacoursière, et avec le concours des bonnes volontés de tous nos chantres, nous donna une fort belle messe en musique de T.Concone.ll n'est que juste de dire qu'elle se surpassa en ce jour.Le sermon de circonstance fut prononcé par Monsieur le Chanoine Arcand, Supérieur du Séminaire des Trois-Rivières.ll prit pour texte : \u201cQuand viendra le jour du jubilé, vous cunsacrerez ce jour au Seigneur.\u201d Le prédicateur repasse brièvement les œuvres accomplies depuis 25 ans.\u201cComme tout curé canadien\u201d, le vôtre aussi, tout en donnant ses soins au spirituel, ne se désiutéresse pas du côté matériel.Muis où l'orateur sacré captiva le plus son auditoire, ce fut lorsqu'il parla\u2014et il en parla longuement\u2014de la mission du Curé dans une paroisse.Il donne d abord l\u2019'étymologie du mot \u201cCuré\u201d.Il veut dire: \u2018\u2018qui prend soin\u201d.Eusuite il démontre que le curé n\u2019est pas comme le professeur dans un collège qui coufine sa vie à un certain nombre d'écoliers, ui comme le religieux qui se retire dans un cloître pour vaquer à l\u2019étude et à la prière, ni comme le missionnaire qui ne vit que quelques jours au milieu des fidèles qu'il évangélise, puis disparaît.Le curé, lui, reste au milieu de ses paroissiens.et il vit de leur vie .Eu terminant, il dit un mot des vertus du Jubilaire et en particulier de sa grande charite, \u2018\u2018Je suis venu à St-Tite, ajouta-t-il, il y a vingt- cing ans.Je vis le presbytère tel que je le vois aujourd'hui.Pourquoi mes frères ?Ah ! c\u2019est que votre curé ne sait pus peuser à lui-même.Certainement, cette allocution fut le plus beau joyau de la couronne déposée en ce jour sur la tête du héro de la fête.La messe terminée, Mousieur Eugène Sicard de Carufel, Maire de la ville, s'avança dans le chœur et lut l'adresse suivante : Au Vénérable Jubilaire, Monsieur Jean-Baptiste Grenier, Curé de St-Tite.Vénérable Jubilaire, Saint-Tite à revêtu aujourd\u2019hui un aiv de fête inaccoutumé.Les cloches ont carillonné leurs notez les plus joyeuses ; les murs du saint lieu disparaissent sous les oriflammes, les bannières et les guirlandes.Les plus belles fleurs parent nos autels ; nous faisons entendre nos plus beaux chants et l'orgue nous murmure ses plus pieux accords.Sur toutes nos demeures les drapeaux flottent ; c\u2019est un jour de triomphe.| Qu'est-ce qui te fait ainsi tressaillir de joie, 6 St- Ce soir, vous avez fait un | Hee AUX LECTEURS, Nous avons le plaisir de vous informer avoir recu toutes nos marchandises d\u2019automne en Meubles, Tapis, Prelarts.Une visite est sollicitée.A.LAURIN & CIE 42, Rue Du Platon consistant Tite?pourguoi toute cette démons- tracion de bonheur, cette manifestation de piété filiale ?Vénérable Jubilaire, lisez-la réponse, ligez-la dans nos cœurs.Vos paroissiens vous vénèrent, Vos paroissiens vous aiment et ils n\u2019ont pas voulu laisser passer cette occasion sans vous dire, sans vous témoigner et leur vénération et leur amour.Vous avez-là, Monsieur le Curé, le pourquoi de la fête de ce jour.a fallu vous faire violence pour vous prêter à cette fête de famille et c'est encore l'uinour pour vos chers paroissiens de St-Tite qui a été vainqueur en cette circonstance.Vous avez compris qu\u2019il nous aurait était peine de ne puuvoir en un pareil jour vous dire et notre reconnaissance et gue NOUS savons apprécier 25 années de vie sacerdotale à notre service.Vous eussiez préféré que ce jour passft inaperçu, continueräà faire le bien SANS que le monde le sût, car depuis 25 ans, votre conduite nous prouve que vous voulez que votre main gauche ignore ce que fait votre main droite.Le Maître pourtant, dont vous êtes le bon serviteur, veut aussi uelquefois que nos actions brillent evant les hommes, afin que les autres les voyant, ils glorifient notre Père qui est dans les cieux.Disons-lui ; il y à done 25 ans que.comme Curé de cette paroisse, vous entriez dans cette maison de Dieu, St-Tite était la part de la vigne que tout était à faire.oh ! non, un prêtre selon le cœur de Dieu.le Vénéré Monsieur Proulx, dont vue plaque de marbre en ce lieu redit à tous 27 années de dévouement aux habitants de cette paroisse, vous avait précédé.restait encore à accomplir ! Si le mérite est grand à partir une œuvre, il est quelquefois plus difficile de la soutenir, de la développer, de la fei- re grandir.Que votre modestie n\u2019en souffre pas trop, mais permettez à Vos paroissiens d'aujourd'hui de vous rendre ce témoignage : Vous aussi vous avez.bien travaillé.Pasteur des âmes, c'est aux Ales que vous irez d'abord.Vous êtes tout à nous: Selon cette parole de l'apôtre, ce sont nos âmes que vous voulez, que vous voulez comme couronne dans l'éternité.Cuumbien d'âmes, vous avez ravies au démon, pendant ces 25 années, en faisant couler sur elles l'eau du Saint-Baptéme.À combien d\u2019âmes vous avez rendu la paix en levant la main sur elles et disant : \u2018Je vous absous,\u201d Allez en paix.\u201d Que de faveurs, vos saints sacrifices, vos prières ont obtenues à votre troupent.Que de fois peut-être, vo- charité.vos ornisons ont arrété la main de Dieu prête à nous frapper.Sile loup vient rôder autour de nous, oh ! votre parole alors s'éleve vive, paternelle du haut de la chaire de vérité.Vous nous le signalez.Gare ! Attention ! Et que ne faites-vous pas pour l\u2019en éloigner.Avec quelle affection vous nous rompez, ou vous nous faites rompre, depuis 25 aus, le pain de la parole divine ! Vous avez eté à nous et le jour et la nuit.Nous savons que depuis 25 ans et permettez-nous de divulguer cette bonne œuvre, vous vous êtes réservé jusqu'ici la visite aux malades durant les nuits.Ici que d'Ââmes encourarées, tranquillisées, envoyées dans la céleste patrie Faut-il continuer l'énumération du bien que vous faites au milieu de nous depuis 25 ans?Non, nous n\u2019en finirions pas.Il est deux œuvres pourtant, Monsieur le Curé, que nous ne devons pas passer sous silence en ce jour ; nous avons nommé les deux établissements d'éducation de notre petite ville de St-Tite.Ah ! les écoles ! l'éducation! combien vous l'avez eue à cœur cette œuvre pendant ces 25 années.Vous savez que c\u2019est l'éducation qui forme l\u2019honune, qui façonne les générations qui décide du sort des indivipus dans le temps et dans et dans l'éternité, du sort des familles et des Etats.Vous savez que c'est la bonne éducation qui doit donner au sactuaire de dignes ministres, à l'Etat des législa- téurs, des magistrats intègres ; aux familles des enfants bien élevés ; à la religion des protecteurs ; au ciel des élus.Aussi vous voit-on mettre a cette œuvre tous vos soins dès les premiers moments de votre arrivée en cette paroisse.Deux années s\u2019écoulerout à peine.et un beau jour\u2014jour de grÂces et de bénédictions que celui-là et qui dat inonder votre cœur d'nu inéuarrable bonheur nous vimes arriver enfin les humbles filles de .Mere Gamelin.Maitresses d'un mérite reconnu, elles donnent avec un dévouement ad- wirable l'instruction et l'éducation à nos jeunes filles.Ah! Révérendes Sœurs, votre vie humble, modeste, toute cachée en Dieu est une continuelle leçon donnee à toute la parois- roisse.ous avez voulu être des nôtres; soyez-le toujours.Soyez les anges gardiens visibles de notre jeu- nessée ; soyez les anges consolateurs de la vieillesse ; soyez le refuge de l'orpheline.Vous ferez ainsi l'œuvre de Celui qui s'appelle le Dieu de l\u2019orpheline, e Uelui qui regarde comme ait à lui-même tout ce que nons fai- sous au moindre des sions.Votre rôve, Monsieur le Curé, pour l'éducation u'était qu\u2019à demi accompli; leg petits garçons auront leur tour et votre œuvre se complétera.Ce jourslà, ce ne sera pas la cornette blanche mais le rabat bleu que nous verrons apparaître au milieu de nous.Vous auisi, Réverends Frères de Saint-Gabriel, vous avez voulu être des nôtres : soyez-le toujours.Religieux éducateurs dévonés, vous formez le jeune âge à la science et à la vertu, Nous savons apprécier vos services, ; II nous le faut dire 4 tous ; ii nous} Si tout n\u2019était pas à faire, combien il { Fondée en 1865 Marchand Provisions, Etc., Etc., 24 et 26, Des Forges Téléphone Bell 16 0.Carignan & Fils s-Epiciers Importateurs d\u2019Epiceries, Vins, Liqueurs, en Gros et en Détail.Trois-Rivieres TELEPHONE BELL 10 Ferronneries et Quincailleries Assortiment général d'articles de construction.Agent des célèbres poêles Regal Favorite, Universal Favorite, Crown Favorite, Pan Favorite.Chacun de nos poêles est vendu garanti.Nous n'avons qu\u2019un seul prix.10 rue Des Forges.BOITE PO TALE158 Cyrille Labelle & Cie Des Trois-Rivières .MARCHANDS-IMPORTATEURS DE.Chambre No.2 MESORGSEOHHONO CHR SCHECICUESE ANSELME DUBE CONTRACTEUR GENERAL Bureau cdifice Banque Hochelaga TEL 631 Residence ct Bureau 9 rue Plaisante aatesestantsenItInes La Confiance ne vient pas sans es preuves; Pour vos entreprises, constructions de tous genres
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