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Titre :
Le Clairon
De sa fondation à 1954, Le Clairon de Saint-Hyacinthe a exprimé les vues de son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, qui cherchait à s'attirer l'appui des opposants aux conservateurs, au clergé et aux nationalistes tout en se consacrant aux intérêts de sa région. [...]

Le Clairon est un hebdomadaire fondé à Saint-Hyacinthe en 1912 pour faire suite à L'Union (1873-1911), journal libéral de Saint-Hyacinthe. Son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, sera en charge de la rédaction jusqu'en 1942 tout en assumant des fonctions politiques. D'allégeance libérale, Le Clairon se positionne d'abord comme un média d'information locale et régionale. Ses fortes prises de position entraîneront de fougueuses disputes avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe, son principal opposant, plus conservateur.

Jusqu'en 1954, on trouve dans Le Clairon les luttes menées par son propriétaire pour l'instruction obligatoire, contre le clergé, pour une propriété publique de la ressource électrique, pour l'amélioration des conditions ouvrières, etc.

T.-D. Bouchard collabore au journal jusqu'à sa vente à Jacques Lagacé en 1954. Cette même année, Le Clairon devient Le Clairon maskoutain, et accueille Yves Michaud comme rédacteur en chef. Celui-ci, qui conservera ce poste jusqu'en 1962, poursuit l'opposition à l'Union nationale de Maurice Duplessis. En 1958-1959, pendant un séjour à Strasbourg, Michaud envoie chaque semaine une Lettre de France qui est publiée dans le journal. Un autre collaborateur libéral, Pierre Laporte, y signe une chronique sur la politique provinciale au début des années 1960.

Le Clairon maskoutain étend sa couverture régionale jusqu'à Acton Vale, Upton et Saint-Valérien en 1954, puis jusqu'à Beloeil, McMasterville et Otterburn Park en 1955. Le journal devient un hebdomadaire gratuit de grand tirage au début des années 1970, et il prend le nom de Clairon Saint-Hyacinthe. Quatre décennies et plusieurs changements de nom plus tard, il s'agit toujours d'un important média d'information pour la région.

Le Clairon est tiré à 825 exemplaires en 1913, à 2750 exemplaires en 1933, et à 6024 exemplaires en 1960.

100 ans, 1912-2012 - D'hier à aujourd'hui - Cahier souvenir, Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, 2012, 34 p.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 39-42.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :[s.n. puis] Entreprises maskoutaines,1912-1954
Contenu spécifique :
vendredi 27 août 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Union
  • Successeurs :
  • Maskoutain (1952) ,
  • Clairon maskoutain
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Références

Le Clairon, 1948-08-27, Collections de BAnQ.

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[" 12 adte SE - | \u2014 Td eet gE UY FRNA AT ] Fars i = ! a i ¢ i \\ ] | i ! td ry Pe rer ¢ X.- Abbé F.X.Côté, Séminaire, St-Hyacinthe, P.qQ.: A .\u2018 .Août .Septembre : tym MIVveE : : .PD LMM J V 8S 8 9 10 11 12 18 14 50 7 8 aa EEE 19 2 1 12 13 14 15 16 17 18 22 43 19 20 2L 22 23 24 25 29 30 31 26 27 28 29 30 VOL.XXXVII \u2014 No 35 .SAINT-HYACINTHE, 27 AOUT 1948 ora atire \"des Posten: Ottawad re PRIX: 5 cents MELANGES Idées étroites par T.-Damicn BOUCHARD Nombre de nos lecteurs auront sans doute appris avec regret, d\u2019une source ou d\u2019une autre, que notre directeur, le sénateur T.- Damien Bouchard, a dit garder le lit dans un hôpital de la métropole au cours des trois dernières semaines.Notre directeur est maintenant hors de danger et l\u2019état de sa santé s\u2019améliore ussez rapidement.Cependant comme il devra, sur les ordres de | son médecin, faire une convalescence de plusieurs semaines et s'éviter tout travail durant ce temps, nous avons pensé intéresser nos lecteurs en réimprimant, d\u2019ici que M.Bouchard puisse reprendre la plume, divers articles qu'il avait publiés il y a une quarantaine d\u2019années, d\u2019abord dans le journal L'Union, dont il Jut imprimeur et éditeur, puis dans Le Clairon, qu\u2019il fonda en 1912.Ces reproductions paraîtront sous la rubrique Mélanges ct feront connaître l\u2019honorable Bouchard à ses débuts dans le journalisme, alors qu\u2019il avait environ vingt ans el qu\u2019il était encore étudiant au Séminaire de Saint-Hyacinthe.Plutôt que de suivre strictement l\u2019ordre chronologique, nous nous proposons de reproduire des écrits de divers genres, littéraires, politiques, ete, qui nous paraîtront les plus caractéristiques de leur auteur et de l'époque.Dès qu'ils auront pris connaissance de quelques-uns de ces articles, nos lecteurs pourront constater que notre directeur, dès ses débuts dans le journalisme, prônait la même doctrine qu\u2019au- jourd'hui, se faisait l\u2019apôtre de la bonne entente entre Canadiens de diverses origines, écrivait en faveur de l\u2019unité nationale, et cherchait à favoriser le progrès des nôtres, tant dans les sphères intellectuelles que dans les domaines purement matériels.Dans chaque cas nous indiquerons la date de la publication originale.Un étranger.qui voudrait connaître l\u2019étroitesse d'idées d\u2019une certaine partie de notre population n\u2019aurait qu\u2019à lire le dernier numéro du Courrierll ne s'étonnerait pas ensuite d'apprendre que nos jeunes étudiants Canadiens français se permettent de temps à autre de anifester contre Ia liberté de parole en lançant des oeufs gâtés sur des personnes dont le seul tort est de ne point partager leurs dées, tout comme:si notre peuple avait le monopole de ls vérité.Heureusement les idées tant soit peu malodorantes du Courrier ne sont partagées que par une faible partic de notre population et de même que les microbes pestilentiels ne vivent point à la lumière ces idées ne sont point entretenues par la nartie Ia plus éclairée des Canadiens français.Notre nationalité mériterait bien les reproches que certains journaux, avides de faire du capital politico-religieux, ont injustement mis dans la; bouche de Madame Sarah Bernhardt pour la faire huer par les étudiants de Québec.Le Courrier dit qu'il se refuse à.voir dans cette escapade de la jeunesse québecquoise une offense sérieuse.Que n\u2019aurait-il pas dit si un conférencier catholique eût été à Toronto l\u2019objet d'une réception identique à celle de Sarah Bernhardt ou de M.Mage.Le rédacteur de la sainte feuille en aurait versé des flots d'encre pour noircir le caractère de ceux qui se seraient rendus coupables de cet acte d\u2019intolérance moyen-âgeuse.On aurait vu dans son article une danse folle des épithètes arriérés, intolérants, fanatiques.Le Courrier et ses semblables nient à M.Mage le droit de venir faire connaître ses idées dans la province de Québec, parce que la grande majorité dans la province est catholique.Si ce raisonnement est juste pour notre pays il doit l'être pour un autre; s\u2019il est vrai aujourd\u2019hui il devrait l'être il y a dix-neuf cents ans.L'apostolat serait donc et aurait toujours élé une erreur.Si les premiers apôtres eussent été privés du droit de prêcher leur religion, où serait donc aujourd\u2019hui la.belle doctrine chrétienne et catholique ?Si personne n\u2019a le droit de prêcher sa doctrine \\dans un pays où la grande majorité ne ln partage point pourquoi Qonc avons-nous des missionnaires catholiques ?Ne refusons donc pas aux autres un droit que nous réclamons pour nous-mêmes.Ceux qui ne sont point partisans des idées de M.Mage n\u2019ont qu\u2019à rester chez eux comme il est cle leur devoir de le faire.Le Courrier qui merite bien d'être l\u2019organe de tous nos archi- bigots fait un crime à Sir Wilfrid Laurier d\u2019avoir parlé contre les atrocités que les Russes .font actuellement aux Juifs en Russie.Le prophète de la rue Sainte-Anne ne voit que de la eanaille parmi les Juifs; comme il connaît peu ce peuple ! Les Juifs sont des hommes exactement comme les Canadiens français, les Anglais.Il nous dira: \u201cces gens n\u2019ont pas de pays propre\u201d.Les Canadiens français qui sont d\u2019après Le Courrier les hommes supérieurs en ont-ils plus ?La province de Québec leur appartient-elle ou n'est-elle point seulement une des dix facettes du plus beau diamant de la couronne d'Angleterre.Ne jetons point la pierre dans le\u2018 jardin d\u2019un autre quand nous habitons une maison de verre.Le sort de la guerre, la force des choses a voulu que les Juifs perdissent leur pays; ils sont obligés de vivre en terre étrangère comme nous; ils n\u2019en sont pas plus méchants pour cela.Respectons-les comme nous voulons en être respectés et, au besoin, tendons-leur la main dans leurs infortunes comme ils nous la tendront dans les nôtres.C'est là ce que veut Celui qui a dit: \u201cVous êtes tous frères; aimez-vous les uns les autres\u201d.Sir Wilfrid Laurier a évidemment mieux suivi ce précepte quand il a parlé en faveur des malheureuses victimes du fanatisme politico-religieux russe, que les prétendus saints hommes du Courrier quand ils recommandent à notre jeume génération de PI oe _ AL a 1110 0 Langue anglaise et assimilation par Conrad LANGLOIS | Nous avons signalé à l'attention de nos lecteurs il y a quelque temps.dans un article fiatitulé \u201cNationalisme et Assi- \u201c milation\u201d, l'existence d'un certain mouvement montréalais | ayant pour but de transformer \u2018en Canadiens français les Néo- ; Canadiens de notre province, au lieu de les laisser comme Pimaintenant être assimilés par {l'élément de langue anglaise et \u2018parfois même par nos compatriotes de religion protestante.Et nous avons exprimé le dé- \"sir que ce mouvement réussisse, tout en faisant remarquer la nécessité de ne plus nous replier sur nous-mêmes, de ne plus nous isoler des autres, puisque la seule façon de réussir à assimiler les gens d'une autre origine, c'est de nous mêler à eux, de nous montrer accueillants, afin qu'ils appren- à nous comuaitre el en arrivent à accepter ce que nous pouvons avoir de meilleur à leur offrir, Et justement, qu'avons-nous, en tant que groupe ethnique canadien-français, à offrir aux (immigrés d'origines alleman- «de, slave, italienne ou autres établis en notre province?Plus précisément, que pouvons- nous leur offrir qui puisse les intéresser?Que désirent les Néo-Canadiens?Sommes-nous en état de leur fournir ce qu'ils désirent?Et quels moyens prendrons-nous pour y parvenir?A la première question je crois qu'on peut répondre qu'en « grénéral les immigrés sont pour in plupart de pauvres gens qui ont consenti à s'exiler parce \u2018qu'ils espéraient ainsi élever \u2018leur niveau de vie, améliorer \u2018leurs conditions matérielles d'existence d'abord, et pouvoir ensuite procurer à leurs enfants une préparation à la vic tre de s'élever dans l'échelle suffisante pour leur permet- sociale.de se placer avantageusement dans le commerce, l\u2019industrie, les emplois techniques, les professions.Aussi est-ce l\u2019école qui constitue, au dire de tous les observateurs sérieux, le plus important facteur d'assimilation des groupes d'origines étrangères.Les immigrés comprennent que leurs enfants doivent obtenir fa même préparation, aller aux mêmes écoles que celles fréquentées par les fils et les filles du groupe le plus prospère économiquement, le plus considéré socialement.jouissant du plus grand prestige culturel, s'ils veulent \u201cparve- mir\u201d, Comme en ce pays, ce sont cn général les gens de langue anglaise qui exercent l'influence économique prépondérante, qui peuvent le plus facilement donner à leurs enfants suffi summent d'instruction pou qu'ils soient non seulement Cconomiquement, mais encore socialement, bien vus de leurs semblables, et comme le prestige de l'élément anglais de fotre population apparait incontestable aux Néo-Cana- diens, il ne faut pas se surprendre que ces immigrés cherchent surtout à envoyer leurs enfants aux écoles de langue anglaise, soit catholiques romaines, soit protestantes, Ainsi les cnfants des nouveaux venus font les memes études, reçoivent la même préparation à la vie que les jeunes d'origine britannique.Ils fréquentent les terrains de jeux destinés aux enfants anglais et protestants.[Is vont se» récréer dans les mêmes Y M.C.A.ou VAW.C.A., ils lisen t ganisations, cherchent à habiter les mémes quartiers lors- \u2018que leurs moyens le leur permettent.suivent les mémes cours du soir, sont membres les mêmes unions ouvrières, \u2018les mêmes sociétés que les gens d'origine britannique.Et c'est ainsi que lentement, inais sûrement, les Néo-Cana- diens deviennent, sinon toujours de véritables Canadiens anglais, en tout cas des Canadiens qui y ressemblent beuu- coup ct qui n'ont rien de ca- radien-français et qui risquent de devenir protestants dans un avenir prochain.La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal semblé s'occuper Beaucoup en ce moment de cette situation, qui.pour elle, comporte deux aspects: la question laugue et la question religion.l£n tant qu'organisation catholique cette commission scolaire doit normalement avoir surtout à coeur que les enfants des Néo- Canadiens fréquehtent les écoles catholiques romaines et non pas les écoles protestantes.Mais comme la plupart des commissaires sont d'origine française ils voudraient que les jeunes immigrés fréquentent fe préitrence les écoles de considère que la connaissance cu, français et des relations plus étroites avec les Canadiens français plutôt qu'avéc les Canadiens anglais empé- cheraient beaucoup de Néo- Canadiens d'être gagnés au protestantisme comme celu se produit fréquemment en ce moment.\u2019 Le comité charsé d'étudier cosproblème a constaté qu'au les mêmes journaux, les mêmes \u2018 cours de la dernière année sco- magazines, les mêmes livres, écoutent les mêmes programmes de radio, ont recours aux mêmes sociétés de hienfaisan- ce, encouragent les mêmes or- laire le nombre d'enfants néo- | canadiens iréquentant les écoles catholiques de Montréal setait plus que G1% de ce qu'il était en 1938, De plus le langue française.De plus ons fants vombre des jeunes Neo-Cana- diens fréquentant les écoles canadiennes - françaises n'est plus aujourd'hui que 444% de ce qu'il était en 1931, Autrement dit les Néo-Canadiens vont de plus en plus aux écoles anglaises et protestantes, La désertion par eux des écotés gatholiques anglaises est sérieuse et celle des écoles ca-! nadiennes-françaises est chco- re plus généralisée.les enquéteurs auraient découvert que c'est surtout parce qu'ils veulent que leurs en- apprennent très bien l'anglais et reçoivent une formation pratique, que les Néo- Canadiens préférent ordinairement les écoles anglaises et souvent même les écoles protestantes, On a aussi fait remarquer que lu décroissance des inscriptions des Néu-Canadiens aux icoles françaises de la métropole coïncide avec le remaniement des programmes scolaires de cette province lequel fut fait il v a quelques années en vue de retarder l'âge auquel on devait enseigner l'anglais aux nôtres dans les écoles primaires.lIEspérons que la leçon se dégageant de ces faits sera bien comprise, Si nous voulons assimiler les autres, au lieu d'e- tre assimilés nous-mêmes, ce n'est pas en boudant le progrès, en boudant la langue anglaise, en boudant la formation pratique, en prenant les mo- veus infaillibles de rester pauvres, que nous y parviendrons.| A moins de changement, dans quelques années ce sera le tour des nôtres de fréquenter en majorité les écoles anglai- ses e{ peut-être méme les écoles protestantes, Est-il de pires aveugles que ceux qui ne veulent pas voir?On ne dirait pas.à voir la façon dont les choses se pussent, qu'il y eut Munich, il v a seulement dix ans.La clameur des temps présents couvre jusqu'aux derniers échos du drame \u201cdu passé\u201d, On ne sait plus, on affecte de ne plus se souvenir.Le cauchemar s'est évanoui.La vie a repris sa sérénité.Quelques nuages noirs du côté de l'Est pourtant.Mais qu'importe, pourvu qu\u2019on n'évoque pas le \u201cpassé\u201d, qu'on ne cherche pas trop a établir les responsabilités de jadis.Berlin, Trieste, Salonike, Buda, n'importe quoi.Mais ne parlez pas de Munich! N'établissez surtout pas les responsabilités essentielles, fondamentales, individuelles ct collectives de cette capitulation odieuse qui nous a valu le second conflit mondial.Avec son cortège de vingt millions de morts.N\u2019établissez surtout pas l'identité foncière des gens de Munich et de ceux qui exercent se pouvoir réel de nos jours.11 y a dix ans, et il est temps d'oublier.C\u2019est tout au moins ce qu'on s'efforce de nous faire faire.Et les Jeux Olympiques sont venus parfaitement à point pour occuper des colonnes qui.sans cela, auraient pu être consacrées à quelques parrallèles génants.Silence sur le crime du passé, peut-être parce que on s'apprête à en commettre un autre tout semblable, dans l'avenir.Pourtant, le Voyageur retour de Germanie rapporte que les Barbares s\u2019apprétent, une par À.R.inis de plus à combattre dans les rangs des légions romaines, afin de micux pouvoir les conquérir plus tard.Une fois de plus, les Patrices, comme la plèbe, refusent d'éconter.Les jeux du cirque passent avant tout.Rome anticipe déjà Dy-! sance.Pourtant une décade seule ment nous sépare de cette fatidique époque, ce tournant de l'Histoire que ceux, chargés de la fairesinon de l'écrire.abordèrent si criminellement.Oui, mais entre temps sont passés la bombe atomique, les contrats de guerre, maintes annexions déguisées, quelques successions coloniales et quel- Chronique des temps bar BOWMAN Quelques acteurs du drame sont morts.les \u201cstars\u201d en quelque sorte de ce film inlm- main, qui se déroule encore, dans une publicité tapageuse vt mensongère.Mais leaucoup plus d'acteurs et d'auteurs sont encore vivants.Bien vi- {vants, trop vivants.Ils ne survivent que parce que les victi- tes, aveuglées, une fois de plus, suivent la fausse piste.iCes responsables, masqués \u201clongtemps par des hommes de \u201cpaille, reprennent ouvertement ie pouvoir.Ils font parler les autres, mais ce sont leurs cerveaux qui dirigent les innom- , brables mains.LA .Quest-ce qu'un Îlitler, vit un ques rébellions outremer.Les César de Carnaval qui se fai- budgets des Etats n'ont plus sait appeler duçe, comme s'il vien de commun avec la réali-\u2018cût été authentique descen- té.L'économie mondiale esti dant des conquérants romains?brisée.comme les ressorts mo- ; Du'est-ce qu'un général où un raux «le certains peuples et de | maréchal, brodé d'or, couvert certaines castes.On est en face d'une destruction universelle, gigantesque par ses proportions, monstrucuse par sa pro- fnndeur et sa portée, Il y a des responsables et des responsabilités.Mais qui songe à punir la trahison des clercs?C'est à peine si l'on reconnaît, pour absoudre \u201cles autres\u201d l'effravante médiocrité des \u201cdirigeants\u201d du passé, du passé récent, puisqu'il ne date que de dix ans.Dans un mon- ; de qui ne voit que des cons-! pirations partout, qui prépare: des buüchers pour les com@éik- tre, qui rappelle obstinément des \u201cconspirations\u201d plusieurs fois centenaires, il n'y a pas le temps pour rechercher celles des temps présents.du monde.Mars ?.recevoir avec des oeufs gâlés ceux qui ne partagent point leurs idées ct quand ils prêchent l'expulsion des Juifs de tous les pays Le divin confrère voudrait-il les envoyer habiter la planète - rer T.-D.BOUCHARD L\u2019Union, Saint-Hyacinthe, 16 décembre 1905.de ruban multicolores, sinon un symbole, un symptôme ou tout au plus une manifestation perceptible aux masses stupides, systématiquement abru- lies: Qu'est-ce qu'un dieta- teur, sinon un accident dans la vie d'un peuple où de plusieurs ?Quelle importance exagérée leur donne-t-on, à tous ces pseuco-surhionmes qui se ! révélent, une fois le drame passé et les coulisses du théâtre nettoyées, comme \u2018autant de cabotins qui ont appris plus ou moins bien leur rôle, avec le souffleur à leurs côtés! l\u2019ourtant, l'imagination po- pnlaire continue d'être entrai- née invinciblement vers le culte des \u201chéros\u201d car il lui fant toujours ses mythes, ses.contes de fées, ses histoires de dix- bles.La réalité est trop dure à contempler et l'on se réfugie dans une fuite éperdue, moralement, spirituellement, intellectuellement.Si du cataclysme survivent quelques penseurs qui n'auront vas été empoisonnés par le virus de la propagande, jls pour- ares vont écrire de sombres volumes sur la capitulation de l'intelligence, au NNe siècle, en l'an de gräce mil neuf cent trente-huit.l£t ils constaterant que, dix aus plus tard, tout a cté oublié ou que l'on a tout fait pour faire oublier.Le verdict ne sera pas beau.Iv a eu li guerre, et l'on affecte de ne pas s'en souvenir, afin de pouvoir parler de la guerre future.Il y a des responsables, et l'on court ¢éperdument à la curée de quelques pauvres imbéciles égarés.I y a un point d'Histoire à clucider et on l'obseurcit à plaisir.TI y a des décisions à prendre, des procès à faire, des procès qui auraient dù être entamés, dès 1939, et qui ne viendront jamais devant un tribunal.Mil neuf cent quarante-huit ! Le triomphe de la restriction mentale en vue de la trahison de l'avenir! On ne discute plus du sexe des anges au moment où le bélier des Tures abattait les murailles Dyzantines, parce que les anges ne s'intéressent plus qu'à leur propre sexe.Mais l'on discute tout de mé-, me aussi gravement sur des insanités réelles.Pour un siècle à venir, l'ennemi, le seul ennemi, est Pesprit de fascisme ou de nazisme, qu'il soit ou non officiellement coloré d'une touche de noir clérical ou de rouge révolutionnaire.C\u2019est le seul ennemi que le monde devrait combattre, en améliorant méme dans une faible mesure les conditions actuelles qui pttéva- lent dans la société.Le reste n\u2019est que menson- pe et fumisterie.Mensongedestiné à couvrir les vrais coupables.Fumisterie, destinée à égarer l'opinion vers de fans- ses voies, en cherchant quelque boue émissaire, taillé d'avance sur mesure et produit sur commande, quand le moment s\u2019en fera sentir.par Amédée GAUDREAULT | ° ° \u2018 Ce parti canadien Il est un proverbe qui dit qu'il est difficile de se faire (pardonner d'avoir réussi, | « parti libéral, qui a su se conquérir | a faveur populaire pendant de si nombreuses et successi- Ves années, n'a pas fini d'en éprouver toute la vérité.En effet, lien quit soit généralement admis que ce parti a contribué plus que quiconque au progrès et à la prospérité de notre pays.il n'en est pas moins aujourd'hui en butte à de nom- ibreux assauts.Evidemment, l'opposition est normale, néces- (satire mneme en démocratie, IE ce n'est pas nous qui allons | contester aux autres groupements politiques leur droit d'existence, de atte pour le pouvoir; à condition que cette opposition n'ait pas qu'une fin destructrice, purement négative, Ce qui semble le cas du soi-disant parti canadien que l\u2019on serait à former au pays et qui grouperait des éléments aussi isparates que foncièrement inacceptables pour la majorité des Canadiens.On sait qu'il avait été fortement question, après les victoire.renportées par MM.Drew et Duplessis dans leurs provinces re pectives, de confier la direction du parti conserva- uur, abandonnée par M.Lracken, au premier ministre onta- rien.Ce n'était d'ailleurs pas la première fois que le nom de M, Drew était mis de l'avant, puisqu'il était déjà question de lui comme chef du parti conservateur bien avant que M.Bracken n'annonçät sa démission.Depuis, il semble que M.Drew a déchanté et il est plus que probable qu\u2019il refusera de laisser porter sa candidature à la convention conservatrice du mois prochain.Evidemment, M.Drew s\u2019est dit qu\u2019un tien vaut nrieux que deux tu l'auras, Ce qui l'aurait surtout décidé a prendre cette attitude serait le refus de l'Union nationale | luplessiste d'appuyer officiellement le parti conservateur; car lon sait qu'officieusement, M.Duplessis et ses principaux acolytes n'ont jamais cessé d'être conservateurs.Tout autant qu'ils sont anti-libéraux et qu'ils sont disposés à tout faire {pour nuire au parti que dirige maintenant M, Saint-Laurent.; ! l'on ne sera done pas surpris de voir M.Duplessis ap- , blaudir de toutes ses forces à la formation d\u2019un parti dit | canadien, de lui fournir même quelques-uns de ses lieutenants, {sans oublier, en temps et lieu, sa machine électorale.On men- !tionne en effet, comme chef provincial de ce parti, nul autre ;que M.Camillien Houde, qui fut déjà chef conservateur du Québec et qui a fait la dernière campagne provinciale aux côtés de M.Duplessis, ce même M, Duplessis qui devait périr | sous ses foudres il y a un peu plus de dix ans.M.Houde j aurait pour second M.Paul Bouchard, publiciste de l'Union nationale, qui mordit déjà la poussière contre M.Saint-Lau- rent dans Québee-FEst: on se souvient que les succès de M, loude dans l'arène fédérale ne furent guère plus reluisants.Mais qu'est-ce que ces messieurs apporteront de neuf ou de sérieux à la province de Québec?Rien, Ts entonneront de nouveau les vieilles rengaines nationalistes que leur cuisineront les propagandistes de l'Union nationale et les éternels partisans de la doctrine isolationniste.Pourtant, ils auront comme alliés, dans les autres provinces, des impérialistes à tous crins, à commencer par M.Drew, dont on connaît la politique en matière d'immigration, de sécurité sociale, etc.Il est évident qu'un tel parti ne pourra jamais s'emparer du pouvoir et qu'il pourra tout au plus faire élire une poignée de représentants: oh! il sera peut-être encore question de cette fameuse halance du pouvoir, celle-là même que détint Bourassa en 1911, avant de consommer sa trahison.Quoi qu'il en soit, des développements ne manqueront pas de se proiuire d'ici quelques semaines; et il apparaîtra alors plus clairement que jamais que le seul parti véritablement national au pays, celui qui peut compter sur l'appui de la majorité des citoyens de toutes les provinces, c'est le parti libéral, qui vient de se donner un nouveau chef dans la personne de l'un des nôtres, le T.FT.Louis Saint-Laurent.Le parti libéral, qui n'a particulièrement jamais cessé de reconnaître les droits du Québee et qui vient de le prouver une fois de plis en se donnant pour leader un Canadien français.CETTE SEMAINE \u2014_\u2014 _] \u2014 = EN PAGE 2.\u2014 lI se peut bien que n'ot maire Houde finisse par casser sa pipe de plâtre, Georges Lasnier, -\u2014\u2014 Le retour à l'écote (suite), Alexis Demaitre.\u2014 Les millionnaires et les universités, Conrad Langlois.\u2014 Une coalition des réactionnaires, André Fallières.' .EN PAGE 3.\u2014 Quelques propos sur V'actualité, André Bowman\u2014 Les chrétiens de Russie, C.de Mestral.\u2014 Une fédération mondiale recommandée.EN PAGE 4, \u2014 Cinéma: L'avènement du Roux-color?, René Lévesque.\u2014 Parcours et detours, Jean Bonfils, \u2014 Les étrangers au Canada, Père Lampois.\u2014 La vice culturelle de l'Inde.EN PAGE 5.\u2014 Plaisir de Ia découverte (suite), Jérôme Séverin\u2014 Souvenir, Antoine Richard.\u2014 \u201cLe bal du comte d'Orgel\u201d de Radiguet, Anne-Marie Saint-Onge.\u201cRefus Global\u201d, Charles Doyon.\u2014 De Cléopâtre à Cyrano, Margucrite Dorion.\u2014 Variations sans théme, J.-J.Gagnier, D.Mus.EN PAGE 6.\u2014 Narrow Ideas, T.Damien Bouchard.\u2014 Réponse à M.Conrad Langlois, Albert Lévesque.\u2014 M.Lévesque enfante une souris, Conrad Langlois.\u2014 Lés ©.dé C.et les F.-M. cu PEUX = | LE CLAIRON, SAINT-HYACINTHE, P.Q.Co 27:AOÛT 1948 Lee LE RETOUR A L'ECOLE |LES MILLIONNAIRES UNE COALITION DES = LE CLAIRON oo - ET LES UNIVERSITES REACTIONNAIRES k \u201cLe Clairon\u201d, qui a succédé à \u201cL'Union\u201d, fondé en 1873, \u2018 LE CLAIRON-MONTREAL\u2014LE CLAIRON-QUEBEC Au commencement de septembre, le maître, lui aussi, rentre de deux mois de vreances.A ln ville ou à la campagne, il a vécu, comme les évoliers, une période de liberté, de détente, de repos et d\u2019oubli.Ft voici quit doit reprendre l\u2019aceablante tâche quotidienne.Oh ! ce n\u2019est pas drôle d'enscigner à des enfants, à des adolescents! Les gens de la profession le savent.Avee un peu de réflexion et d'imagination, les profanes peuvent ie concevoir.Au début de l'année scolaire, les premiers contacts entre le maitre el ses nouveaux élèves comportent tant d'incertitude, de tâtonnements, de vaîns essais, de décevantes reprises ! De part et d'autre, l\u2019esprit des Vacances règne encore dans In classe.Les écoliers sont forcément distraîts Et le maître doit faire effort pour ne pas l'être.Cet effort, it l\u2019accomplit pourtant géné- reuseinent.Il s'efforce de comprendre, de contrôler avec douceur le petit peuple de trente-cing ou quarante marmots qui s\u2019agite devant lui.(Lleur parle, 11 essaye de trouver le chemin de leur coeur, il fait appel à leur raison.11 sail qu\u2019on lécoute d'une oreille distraite et que, dans chaque jeune tête, là, devant lui.les beaux songes continuent leur cheminement invineible, Son \u2026 Æ paralt chaque vendredi et est imprimé au No 435, 14ème je © Avenue, Saint-Hyacinthe, par l'Imprimerie Yamaskashe Téléphones: Rédaction: 498 \u2014 Administration: 143 st! * nn Bureau à Montréal: ! eut Edifice Keefer - Ch.6M ,| 1440 quest, rue Ste-Catherine Tél, MArquette 8691 Pha * * \u2019 ST Directeur: T.-Damien Bouchard ; Rédacteur en chef: Conrad Langlois dioa pb Secrétoire de la rédaction: André Bowman Wl Rédacteur: Amédée Gaudreault Ji199 Gérant: Jean-Paul Brault i PRIX DE L'ABONNEMENT: hui Saint-Hyacinthe et région: $2.00 par année ah «| Ailleurs au Canada: .$3.00 © .pny] Etats-Unis et étranger: \u2026 s3.50 « \u201c \u201c| Abonnement de soutien: .$5.00 el plus On est prié d'adresser les abonnements de soutien directement -auid au Directeur, M.T.-Damien Bouchard, qui en accusera per- 4.sonnellement réception.af uw sil mec arta.se} mounre i sua.O0 :,]l se peut bien que n\u2019ot maire Houde i finisse par casser sa pipe de platre y *: 1 Le \u201cdevoir très agréable\u201d du premier ministre Duplessis en A su \"Ive 2.-lasesi -_ Jen 2 en .> Lu dfales présageait un chambardement complet lui faisant visite a I'Hétel de Ville ne signifierait pas grand'chose.\u2014 Il paraît que Camillien s\u2019est donné une trop grande importance aux élections provinciales.\u2014 L'attitude du Congrès libéral d'Ottawa sur le problème } rébaptiser Montréal Ville-Marie et l\u2019Anticosti Ile de l\u2019As- , seimption ?par Georges LASNIER Pat | Ceux qui croyaient que le résultat des élections provin- à l'Hôtel de Vil- & \u2018commencent à revenir un tant soit peu =v pessimiste.M.Duplessis a bien visité le maire Camillien Hou- Fit de, disant que c'était pour lui un \u201cdevoir très agréahle de stendre hommage au premier magistrat de la métropole\u201d, mais _a, les pessimistes de la première heure estiment que d'ici à la «* .prochaine session, beaucoup d'événements pourraient se pro- \u201caus duire, susceptibles de calmer quelque peu l'enthousiasme de = \u201cCamillien.° hier i.EUR ;( esnys | Un quotidien est allé jusqu'à dire que le premier minisire su Provincial avait ainsi salué \u201cson principal lieutenant dans la récente campagne électorale\u201d.Que penseront de cela les vieux \u2014lieutenants du Mauricien, c'est-à-dire.pour n'en nommer que quelques-uns, les Onésime Gagnon, les J.-S.Bourque, les Ro- .: .| méo Lorrain, les Antonio Barrette, les Paul Beaulieu, les Laurent Barré, les Omer Côté et le pittoresque J.-H.Delisle ¢ Camillien, il est vrai, selon son habitude, n'a pu cacher ga suffisance.Dès le lendemain de la \u201cvictoire\u201d, il a fait une déclaration laissant supposer que M.Duplessis lui en était rincipalement redevable, Un peu plus, il aurait tiré de son ôté \u201ctoute la couverte\u201d.On conçoit donc aisément cette déclaration d\u2019un personnage municipal ardemment duplessiste: \u201cLe seul point noir de ce triomphe, c'est le maire.\u201d à Bien entendu, diverses rumeurs ont eu cours de prime bord.L'une était que le Conseil municipal serait réduit de membres à 33, avec rétablissement des anciens quartiers.Céla supprimerait d'emblée les 33 membres de la classe *C*, Hommés par des corps publics tels que la Chambre de Commerce, le Board of Trade, l'Université de Montréal, le Conskil Central des Syndicats Nationaux, l'Association des Manufacturiers, le Conseil des Métiers et du Travail, la Ligue du Rrogrès Civique, le Comité des Citoyens, la Ligue des Propriétaires, etc.Cela supprimerait aussi 33 des 66 membres des asses \"AT et \"B\".{ Or tout ce monde a été nommé ou élu pour jusqu'au mois e décembre 1950, selon le voeu de la population de Montréal, ftifié par la Législature.Celle-ci est-elle prête à revenir sur décision et à découdre ce qu'elle a cousu?On peut done raisonnablement supposer que les conseillers municipaux resteront 99 pour deux années encore et que le gouvernement duplessiste, en proie à d'instantes suggestions, se limitera à quelques modifications.; .11 se peut, par exemple, que le maire obtieune la préroga- ve de convoquer les séances du Conseil, détenue à l'heure actuelle par le Comité exécutif.I! se peut même que le maire fasse partie ex-officio du Comité exécutif, mais sans en être lé président, comme il n'en a pas caché l'ambition.Et il se ut.encore que cela ne vienne qu'après les prochaines élec- tjons municipales, Limiter le pouvoir du maire à la convocation des assemblées ne satisferait certes pas Camillien: anssi de faut-il jurer de rien quant aux intentions qu'il manifestera aux satisfactions qu'il obtiendra, d'ici quelques semaines, théme plusieurs mois, { \u201cPérisse la patrie plutôt qu\u2019un principe! ¢ j Depuis le 28 juillet, il s\u2019est produit un autre événement politique non moins important: la convention libérale natio- wale des premiers jours d'août à Ottawa.Cette convention a pas craint d'aborder la questioh du logement, longtemps Hfférée par le gouvernement.En sa qualité de président du sbmité de l'habitation de la Fédération canadienne des maires & des municipalités, M.J.-O.Asselin se montre fort satisfait in l'attitude prise par le congrès libéral, lequel a préconisé mme article du programme du parti une politique de subvention fédérale à la construction domiciliaire de loyers mo- iques.Ainsi s'exprime M.Asselin : \u201cToute tentative locale et isolée en vue de construire des est vouée à l'échec, sans la coopération du gouvernement fédéral, seul en possession des dèniers et des autres facilités nécessaires à la réalisation d'un logements à loyers modiques programme national de- construction domiciliaire.\u201d - libéral à travers le pays peuse autrement.\u201d du logement déplait à nos \u201cautonomistes\u201d.\u2014 Faudra-t-il de leur attitude \u201cAu dernier congrès d\u2019Halifax, je disais aux délégués que jusqu\u2019à date nos démarches pour amener le gouvernement Hid ral à assumer cette responsabilité avaient été infructueu- | pole Ville-Marie.Et ce mouvement prenant de l'ampleur, il ses.En effet, le gouvernement a rejeté notre proposition.Il st consolant d'apprendre que l'ensemble des adeptes du parti autorité peut obtenir le silence et Fimmobilité, Mais cest l'attention, l'intérêt, l'affection de tous et de chacun de ses élèves que le vrai maître veut rnériter, qu'il yepos, je regarde ma bibliothèque et je découvre le programme u congrès eucharistique mondial \u201ctenu à Montréal en 1910, l'année de ma naissance et je découvre aussi que j'ai pussé à deux cheveux de me nommer Vanutelli, du nom du délégue papal.Si vous connaissez quelqu'un qui orte le nom de Vanutelli, ayez < a certitude qu\u2019il a 37 ou 38 ans, sar est né où à été fait en Depuis longtemps, je me demandais pourquoi les élèves du Loyola et ceux de Ste-Marie et de Jean-de-Brébeuf ne se visi- faient pas plus souvent et pourquoi François Hertel, de jésuite qu\u2019il était, est devenu prêtre géculier.Cela ne remonte pas d'hier, il semble que les cutholi- ues irlandais el les catholiques l'ançais ne s'entendenl pas au Canada.Dans l\u2019album souvenir du Congrès eucharistique de 1910, je lis un très grand nombre de noms de prélats de langue ansluise et très peu de lungue française.Voici la liste, par ordre de pa- ginalion, on en fera le décompte après: Pie X (naturellement qu'on ne le compte pas), Cardinal Vincenzo Vanutelli (lui aussi est hors concours).C\u2019est ici que ça commence: Mer Paul Bruchési, Cardinal Logue (primat d'Irlande), cardinal Gibbons, Hon.juge Guerig, maire, archeveque Glennon, archevéque O'Connell, Mgr Fallon, (.), Mgr McDonald, Mer Howley, Mgr Lynch, révérend S.Poirier, de New-York, Miss Sadlier, M.Baxter de Southsea, (An- _gleterre).M.O'Hagan, de Chica- \u2018go, rév.Hand, de Toronto, rêv.inn, de Chicago, les révérends Fitzgerald, Neagle, Coyle, lLam- Bert, Cavanaugh, Doyle, Campbell, McCoy, Canning, Quinn, Hartigan, Shealy, Vaughan, Mgr Wall, les révérends MeShanc, curé de St-Patrice de Montréal, Donnelly, Brady, MePhail, O'Meura, Cusey, Kiernan, Heffernan, Shea, Callaghan (Martin), Calla- .ghan (Luke), et c'est tout, Nous ne tiendrons pas notre promesse de les compter.De lan- qe française, il n'y à que Mgr Éruchési (ce nom est bien devenu canadien, peut-etre Brady, puis Fallon (on : connu ce dernier lors des écoles séparées).Est-ce que cet album souvenir .est Un indice des divisions de langue ou du conflit des bonnes volontés chez nos dirigeants spirituels qui préchent l'amour du rochain, la charité.En tout cus, es Irlandais étaient bien organisés lors du congrès de 1910.Ils le sont aussi aux States Je termine ici ma méditation dominicale.¥ + LUNDI.Est-ce que mon- \u201csieur Duplessis a Di l'argent où s'il a NOTRE argent?That's the question! Il est très riche surtout si on considère \u201cun seul de ses .contrats d'annonce dans un seul journal\u201d.11 s'est payé douze (12) pages, un supplement com- *blet dans \u201cLa Patrie du Dimancne\u2019 du 25 juillet.Savez-vous ce que ça coûte ça?Procédons à un caleul d'après les taux d'espace publicitaire publiés dans l'organe officiel des publicistes le \u201cCana- dian Advertising\u201d (2nd Quarter 1948).Le taux est de 30 la ligne et Al y a 200 lignes par colonnes, soit 1,000 lignes par page à 30 la ligne agate ou $300.00 pour une ape.Les organisateurs de Muplessis n\u2019ont pas assez d'une page, il en faut scize en outre de celles réservées et payées dans d'autres sections, du meme journal\u2019'ce meme jour.Le supplement de 16 pages à coûté, d'après la liste de prix officielle, la somme de 16 fois $300.00 ou $LB00.00, Kt s'est-on base sur Ia liste offiviel- le?Y a-t-il eu réduction ou majoration?Où M.Duplessis prend-il l'ar- gent pour payer toute cette pu- blicilé, jusqu'à des haut-parleurs dans les avions, c'est sans doute que sachant sa politique très basse, il a besoin de, l\u2019élever \u2018dans les airs, au moyen d'avions.Où prend-il son argent, quand on compte que pour UNE SEULE FOIS, UN SEUL JOUK, DANS UN SEUL JOURNAL, il dépense $4,800 sans compter les autres annonces dans les autres pages (des pages complètes celles-là encore, plus des parties de pages) du même journal et quand, ce même jour {l a annoncé dans une multitude d'autres journaux, el que son annonce n\u2019a pus été une chose d'un jour, mais de plusieurs jours, de plusieurs semaines mé- me et que certaines annonces ont été publiées depuis plus d'un an.* x x MARDI \u2014 Je viens de faire le caleul de ce que M.Duplessis aurait pu acheter pour les pau- Vres gens avee ces argents et ce sont des chiffres trop gros pour manipuler avec mon inexpérience des chiffres astronomiques.Je vais me coucher et j'aurai des cuuchemars.Combien de milles de routes, d'hôpitaux, de terrains de jeux, d'hospices, de piscines?* x x MERCREDI, - J'ai eu des cauchemars, je le savais bien.Si saint Joseph pouvait me faire passer ça! x x x JEUDI, \u2014 C'est étrange comme les jeurnaux des semaines passées sont intéréssants.Je lis \u201cLa Patrie\u201d dit y a quelque temps et Je vois lu photographie de la multitude qui à L'Islet ovationne M.Godbout.Je regarde \u201cMontréal-Matin\u201d du mème jour et je vois \u201cqu\u2019il n'y avait presque personne\u201d.Qui u menti?! sem- ule qu'il devzait v avoir un bu- reay, Un genre de \u2018sereening\u201d comme il y a l\u2019Audit Bureuu of Circulation pour les journaux, afin de vérifier les déclarations.Pourquoi le Better Business Bureau n'insugurerait pas un {el service?Les candidats ne feront que des déclarations certifiées par ce bureau ct toutes les autres déclarations non certifiées et contrô- lees ne seraient pas considérées.Que pense-t-on de l\u2019idée?«+ x VENDREDI \u2014 Au cours de ta campagne électorale, j'ai écouté les deux candidats de mon comté.Aux deux assemblées on a été ussez poli, mais à la réunion brace, des jeunes gens qui é- tent poussés par les \u201cUnion nationale\u201d lancèrert des gravois «4 pleines mains dans la salla de récréation de l\u2019école où lc ean- didat libéral tenait son assemblée.On a fermé les fenêtres et, en plus des cris de l'extérieur.on entendait le bruit des gravois dans les vitres, d'ai volé pour les gens polis! * k x SAMEDI \u2014 Çu me dit plus grand\u2019chose de parlez de politique.Je profite de mon week-end pour me reposer de tous ces mensonges, Je vais cependant faire la liste des promesses et chercher à faire publier cette liste périodiquement.Seulement je n'ai pas d'argent.M.Duplessis en a-t-il et comment fait-il pour en trouver.Il doit semer des dix cents et récolter des arbres dont les bourgeons produisent des billets de $100 a retnettre deux à lu fois à des amis écrivassiers le soir des sran- des victoires.Si c'est ça, il s'y connaît en agriculture.I est vrai que ces arbres poussent bien, engraissés qu'ils sont par la pourriture qui sort de la bouche de ses orateurs, même après l'élection.Ça va en prendre des brosses à dents et de la pâte dentifrice pour noet- toyer toutes ces cavités bucales Jean BONFILS \u2014 Sat ran 28 = | { cUORTI aux.NCW SHOWNO LE CLAIRON, SAINT-HYACINTHE, P.Q.C8 ref = 7 15 L'avènement du Roux-color?par René Le 26 mai, à Paris, Marcel Pagnol et quelques autres producers français et américains assistaient à la projection de films en couleurs réalisés par les frères Lucien et Armand Roux, Ces deux inventeurs francais auraient mis au point un nouveau procédé dont l'emploi serait d'une facilité tout enfantine, La méthode Technicolor, qui monopolise actuellement les grands marchés du cinéma, exige en effet le traitement de la pellicule elle-mème: au cours d'opérations nombreuses tcomplexes, presque alchimiques, c'est le film qui doit absorber la couleur, Le Roux-color permettrait de simplifier à l'extrèmez désormais la couleur serait \u201cprétée\u201d au film par un appareil trés simple qui s'adapte à la caméra et à la machine de projection.De plus, le Roux-color donne, paraît-il, des coloris d\u2019une renversante exactitude.\u201cLes couleurs sont si pures, nous apprend une dépêche de l'Agence France-lresse, les nuances et les ombres si nettement marquées, qu'on a l'impression de voir un film en relief (1).\" Cette mème dépêche d'AFI déborde toutefois d'enthou- stemie an point de nous rendre un tantinet méfiants: \u201cTel homme qui avance, y Tisons-nous, paraît sortir de l'écran et l'eau qui coule dans le ruisseau ou la vague qui déferle ques! Quoi qu'il en soit, il semble que nous aurons avant longtemps l'occasion d'apprécier nous-mêmes l'invention des frères Roux.Marcel Pagnol lancerait en effet, dès septembre, \u201con film \u201cLa belle meunière\u201d avec \u201ccolor by Roux-color\u201d.\u201cUn peu\u201d, c\u2019est beaucoup trop l'Helides parisien pas communiste pour un sou (qu\u2019il dit), \u201cLes Lettres Françaises\u201d, publie une critique-éclair intitulée \u201cNous avons aimé \u2014 Un peu.Beaucoup, \"assionnément, Pas du tout.\u201d Récemment je trouvais qu'on a aimé \u201cun peu\u201d seulement \"Le joyeux phénomène\u201d.un filni de Danny Kaye.Il s'agit, je suppose, dune version francophone du fameux \u201cWonder Man\u201d.de comprends à merveille que les amateurs parisiens n'aient suère prisé un tel tour de force.Que penseriez-vous, que penserait Thonnete spectateur new-vorkais, d'une ver- don \u201cpostsynehronisée\u201d, comme on dit, du \u201cMarius\u201d de l\u2019a- sual ou d'an quelconque film de Fernandel* l'est une mode qui mène vite aux abus les plus, ridicules, \u201csemblent se répandre dans la salle.\u201d Matheur aux cardia-| (.et le Technicolor enfoncé?) LEVESQUE que cette manie du \u201cdoublage\u201d dont profitent actuellement les distributeurs, Déjà, voilà bien le comble de l\u2019idiotie: d\u2019essayer de reudre (en argot, sans doute) les cris et les soupirs, les déboulades vertigineuses de mots sans suite et de \u2018gags\u201d duisible qui est une bonne moitié du talent de Danny Kayve\u2026 N'y aurait-il pas à l\u2019aris un nombre suffisant de bilingues pour qu'on v puisse faire les frais d'un film non traduit non trahi?Alors tant pis pour Paris.Exactement comme on doit dire tant pis pour le New-York qui, ne pigeant pas Raimu à cause de \u201cl\u2019asseng\u201d aurait voulu l'entendre parler \u201cslang !\u201d 22727?(sans réponse) Pourquoi ne parle-t-on jamais, ou si peu, des documentaires qui accompagnent les \u201cgrandes productions\u201d?et qui sont parfois la meilleure partie, même la seule bonne, du spectacle?(Par exemple, ces quelques scènes de l'Ouest que jai vues récemment, toutes grouillantes d\u2019admirables chevaux : sauvages, pleines de galopades effrénées et de rodéos cata- | pultants).Pourquoi faut-il que ce soit un quotidien de New-York qui m'apprenne ce qui se passe chez nous?Dans \u201cPM\u201d (re- | baptisé depuis le \u201cStar\u201d) j'ai trouvé un compte-rendu abon- : dumment illustré du film canadien \u201cInside The Atom\u201d.Il s'agit d'une visite à notre usine de Chalk River, pendant laquelle on parle sans cesse des applications constructives de | l'énergie atomique \u2014 et pas une fois de la BOMBE! Ce qui [nous donne l'air de.quoi: de la colombe de la Bible, ou de | l'autruche de la fable?\u2026 | Pour quand, aussi, la décision du tribunal dans l'affaire Hedy Lamarr?Lêlle réclame $200,000 (dommages-intéréts) du | magazine qui a eu le malheur d'attribuer la ligne grecque de | son nez à la rhinoplastie\u2026 Que réclamerait-elle, grands dieux, ; si l\u2019on avait touché i.i autre chose®.René LÉVESQUE | (1) A Moscou vient justement d'avoir lieu la première du cinéma en relief, Encore une vie de Staline, allez-vous dire, ou de Lénine, ou de Karl Marx! Eh bien, \"Nyet\u201d!.C\u2019est Une version russe de \"Robinson Crusoé\u201d.Un sujet tout indiqué, comme l'expliquait le metteur en scène soviétique: Robinson en effet serute constammient, examine sur toutes les coutures ce qu'il trouve dans son île, ce qui permet au cinéaste \u201cdes trois dimensions d'en faire autant avec naturel, d'explorer chaque scène et chaque objet sans trop lasser le spectateur.wn ANOTHER THE FORE PANTHERE NOIRE.Panthère notre, au fond de mon coeur, sûr asile, Dors d'un sommeil épais, loin du veneur hostile.Que le flanc amaigri de ta soycuse peau Ondule sous le ruthme apaisant du repos.Tes griffes, iustruments de rouges sacrifices, Mollement rentre-les dans leurs creus orifices.Que le dieu de l'oubli couvre de son Léthé Les alertes instinets de ta vivacité.La tropieale nuit, bruissante de murmures, Hahale sa torpour ef ses essences mûres.Les hommes ont tiré le voile des secrets Sur leurs actes subtils et leurs malins apprêts.Dors cn calme, à panthère, à l'abri des surprises; Demain vicndre trop vite, ol ses risques, ses crises ! Henri SMITH PRINCESS \u2018THE LADY FROM SHANGIIAY THE FOREST\u201d ; -_ Dans le film \u201cThe Lady From \u201cAnother Part Of The Forest\u201d Shangai\u201d.Orson Welles non seu sera présenté, à compter de ven- (lement tient la vedette aux côtés dredi, au cinéma Palace.Les de Rita Hayworth, mais c'est lui PALACE | \u201cANOTHER PART OF | sont Frederic March, Dan Durvei, Edmond O'Brien ot Ann Blyth.; , Les autres interprètes du film Un film auquel on pourrait 'sont Everett Sloane, Glenn Ancomparer \u201cAnother Part Of The ders, Ted de Corsia, Erskine Forest\u201d est \u201cThe Little Foxes\u201d.Sandford, Gus Shilling, Carl Ue sucets de Ja scène est com- Frank, Louis Merrill, Evelyn Elplété par plusiours séquences qui 1 lis, Harry Shanon, Wong Show permettent de faire voir des as- i Chong ef Sam Nelson.peels imprévas de cette histoire, | Welles raconte dans \u201cThe La- Le scénario de \u201cAnother Partidy From Shangai\u201d une histoire Of The Forest\u201d est de Vladimir étrange, dans laquelle entrent un Pozner et la mise en scène de, meurtre mystérieux, un amour logue, c'est lui qui est le \u201cproducer\u201d et le metteur en scène.prineipaux interprètes de ce film qui a écrit le scénario et le dia- DESORDRE Maréchal-président, héros insurpassé, Aigle chenu, apparemment sans plomb dans l'aile, Traits taillés par l'esprit de la Prusse éternelle, H roule en limousine, impassible et lassé.Mais Tindenburg n'est plus que le tremplin cassé D'un forcené révant conquête et guerre belle.| Même son fils à son côté (rumeur cruelle) | N'aurait qu'un mannequin du sauveur du passé.Notre dye en proie au collectif, astigmatique, | l\u2019areil an maréchal quasi-automatique, | Proclame au moi profond: \u201cEnkyste-moi ou meurs\u201d.Panurges et Babbitts et fauteurs de désordre Font le jeu de Tartufe aux insidicuses moeurs Qui pêche en l'eau troublé« où le poisson peut mordre.| { Robert FORNEY wlio = \u2014 LOEW'S CAPITOL ;\u201cON AN ISLAND WITH YOU\", \u201cCASBAN\" I \u201cOn An Island With You\u201d, tel \u201cCasbah\u201d, mettant en vedette prochain film du cinéma Loew's, | Yvonne de Carlo, Tony Martin et a une forte distribution.D'abord, [Peter Lorre, ct présentant au la belle baigneuse Esther Wil-'public pour la première fois ;liams et Peter Lawford, que l'on! Marta Toren, débutera vendredi .verra ensemble pour la poemiére {au cinma Capitolfois; Ricardo Montalban, qui al \u201cCasbah\u201d est tiré du roman joué avec Mlle Williams dans le ; \u201cPépé le Moko\u201d et c'est un film \"film \u201cFiesta\u201d; Cyd Charisse, Jim- [ musical.C'est une des raves fois my Durante ct Xavier Cugat avec | que l\u2019on donne ce traitement à {son orchestre.une histoire dramatique.Les acteurs de deuxième plan sont Leon Ames, Kathryn Beaumont et Dick Simmons.Dirigé par John Berry, ce film comprend plusieurs chansons de Hurold Arlen et Leo Robin, au nombre désquelles on peut citer \u201cHooray For Love\u201d, \u201cWhat's Good About Goodbye\u201d, \u201cIt Was L'intrigue a trait à une ,compagnie de cinéma de HollyWood, qui est à photographier des exté- typiquement yankees, bref, tout ce débit inimitable et intra- ! Michael Gordon.entre Welles et Hayworth, un, rieurs dans le Pacifique.Tout va Le \u201cproducer\u201d est Jerry Bres-: procès, le tout dans ce goût très ; bien jusqu'à ce que la jolie ve- ler; le cameraman: Hal Mohr et la musique de scène a été écrite par Damels Amfitheatrof.SAONE AIS n inventeur chanceux Un Anglais qui'n\u2019a jamais demandé un sou rceroit $400,000 exempts d'impôt, de la Commission royale des récomrenses aux inventeurs.Il s\u2019agit du modeste commodore de l'air Frank Whittle, inventeur du moteur à réaction, qui a particulier & Orson Welles, Rita Hayworth chante une ballade à la mode.EE ra refusé d'exiger quoi que ce soit pour ses inventions, parce que, dit-il, il les a perfectionnées alors qu'il était officier en activité de ervice, Aujourd'hui, ces moteurs iervent à rééquiper toute la R.AF.ils attirent de l'argent d'ou- \u2018re-mer et l'industrie les adopte M maints domaines.Depuis le début des années 30, alors qu'il eut le premier indice de son idée, Whitile méprise l\u2019argent, ne demandant que la possi- \u2018dette devienne amoureuse d'un pilote de la marine.Des compli- ! cations, romantiques ou joycuses, \u2018s\u2019en suivent.Esther Williams, dans une tenue de circonstance, y nage à plusieurs reprises, bilité de perfectionner son invention.Il a fini par emprunter de l'argent grâce auquel, avec des collègues, il a constitué la Power Jets Company, mais, ayant laissé périmer son brevet, il a perdu des centaines de mille dollars.Vint la guerre et, en 1941, le premier avion à réaction.Aujourd'hui, Frank Wihittle reçoit la récompense du travail de sa vie.Written In The Tears\u201d et \u201cFor Every Man Thert\u2019's A Woman\".Des commentaires sur ces chansons font croire qu'elles deviendront vite très populaires.Ce film marque les débuts de Mille Toren, l'actrice suédoise, que la compagnie Universal-Interna- tional a fait venir à Hollywood.pe ee TT es La.paralysie infantile LONDRES.\u2014 Le Ministère de la Santé vient de terminer un film sur le traitement de la poliomyélite, Ce film a été tourné à l\u2019intention du corps médical.On y voit un jeune homme qui contracta la maladie l'année der- 27 AQUT 1948 LE COIN DU REVEUR LE LU LES ETRANGERS AU CANADA \u2014Père Lampois, pensez-vous que ce soit une bonne chose de- permettre aux étrangers de venir s'établir \u2018au Canada ?; \u2014 Y a étrangers et étréngers.D'une façon générale je les diviserais en trois groupes.Il NV a d'abord les Frunçais et les habitants des Iles britanniques.Quoique les individus de ce\u2019 premier groupe ne soient pas nés sur le sol canadien ils ne peuvent pas être considérés proprement comme des étrangers et il semble qu'on devrait leur permettre d\u2019entrer librement dans le pays que leurs pères ont fondé.Le second groupe comprend tous les nutres habitants de l'Europe et il est certain que les peuples germains et slaves ont fourni d\u2019excellents colons à notre pays.\u2018 Le troisième groupe se compose des Orientaux, Chinois, Japénais et Indous.I! semble que les Chinois nous aient été très utiles; dans toute petite ville de l\u2019Ouest le blanchisseur est un Chinois et les Chinois se sont aussi fait une spécialité dans ln profession de cuisitier et de restaurateur.On est également étonné, dans les grandes villes de \"Ouest, par le nombre d\u2019épiceries tenues par des Chinois, et clles sont fort bien tenues.Les Chinois se svécinlisent encore dans le jardinage ct leur aptitude au travail méthodique en font d\u2019éxeellents jardiniers.Il est à peine besoin de faire mention des Indous ear on n\u2019en rencontre guère qu\u2019en Colombie britannique, of en très petit nom bre.Il'n\u2019en est pas de même des Japonais qui ont fait montr en Calombie britannique, d\u2019un esprit d'entreprise très remarqu ble.Avant la dernière guerre ils avaient à peu près complèt ment monopolisé l'industrie de la pêche sur les côtes du Pacifiquells étaient merveilleusement outillés et il paraîtrait que le gof- vernement japonais les avait aidés à installer cette industrie; on se demande même si ce gouverhement n\u2019avait pas des jisées\u2018 militaires en prévision d\u2019une guerre future lorsqu\u2019il prêta son assistance à ses nationaux pour formersune véritable flottÿle sur les côtes canadiennes du Pacifique.Dès la déclaration de guerre le gouvernement canadien se rendit compte du danger et expulsa tous les Japongis de la Colombie britannique.On les répandit un peu dans tut\u2019le Dominion; dans le sud de l'Alberta ils devinrent de précieux auxi- linires pour ln culture de la betterave.On installa aussi une colonie japonaise à Mouse Juw, en Saskatchewan, ct depuis quelques mois cette colonie n donné benucoup de fil à retordre au gouvernement fédéral; non pas que les Japonais se soient mal conduits, mais simplement parce qu\u2019ils ne voulaient quitter la colonie où on les avait installés pendant In guerre que pour retourner en Colombie britannique, leur patrie d\u2019adoption.Aujourd'hui tous les Japonais de celte colonie se sont résignés à accepter des emplois chez les fermiers environnants, À l\u2019exception de deux seuls iridividus.Le shérif n fait sortir des bâtiments toute la petite colonie japonaise, mais les deux individus têtus campent sur le terrain avoisinant, déclarant qu\u2019ils v resteront jusqu\u2019en mars prochain, date & laquelle expirera l\u2019interdiction pour les Japonais de retourner en Colombie britannique.\u2014Que pensez-vous de tout cela, Père Lampois?Je me demande si ce fut jamais une chose sage de permettre aux Orientnux d'entrer dans notre pays.\u2014-Peut-être que non, mais peut-être aussi que oui.Qui sait?Qui connaît les desseins de la Providence ?\u2018 PERE LAMPOIS » La vie culturelle de l\u2019Inde i (a) Lettres et beaux-arts Le ministère de l'éducation propose d'établir une institution centrale pour la vie culturelle de l\u2019Inde dans le but d\u2019encourager le développement des lettres ct beaux-arts.Trois académies seront organisées: l\u2019Académie des Beaux-Arts, l\u2019Académie des Lettres; et l\u2019Académie de la musique, de la danse et de l'art dramatique.° Un projet est déjà à l'étude pour l\u2019établissement d'un conservatoire central de musique indoue.Il est proposé d'effectuer ln réorganisation\u2019 du Conservatoire *Marris\u201d de musique indoue a Lucknow, et d\u2019en former une institution nationale, et les dispositions à vêtte fin ont déjà été prises auprès de ln direction.Un conservatoire central de musique indigène à lu province de Karnataka sera établi à Madras.Ces deux conservatoires donneront de l\u2019enseignement \u2018professionnel et s\u2019occuperont de recherches musicales.(b) Réunion d'archivistes et historiens La dernière semaine de décembre, 1948, l\u2019Université de Delhi recevra les archivistes et historiens venant de tous les pays du monde.L'occasion sera la vingt-cinquième réunion de la Commission indienne des archives nationales.Ja réunion serà inaugurée par le premier ministre de l'Inde, le Pundit Nehru, ct sera sous In présidence du ministre de l'édu- ration nationale, M.Maulana Abdul Kalam Azad.Lan commission projette une exposition de pièces documentaires, de monnaie, tableaux, marbres antiques et modernes, photographies, et autres objets qui reflètent le progrès de la vie culturelle de l\u2019inde ct les différentes phases de son histoire.NI y aura également un service cinématofraphique qui présentera des films documentaires relatifs à l\u2019Inderet] IMPERIAL ORPHEUM TO THE: ENDS OF THE EARTH ES OF.\u201cTo The Ends Of.The Earth\u201d, dont les principaux interprètes sont Dick Powell et Signe Hasso, a été présenté il y a quelques semaines au cinéma Palace.Il reviendra, vendredi, au cinéma Impérial, en programme double avec \u201cBest Man Wins\", qui met en ve- defte Edear Buchanan, Anna Lee et Robert Shayne.L'intérêt de ce film vient du fait qu'il est basé sur d\u2019'authentiques incidents, qui furent con- \u2018ADVENTURES OF CASANOVA\u2019 Le principal des deux films que présentera, à compter de vendredi prochain, le cinéma Orphéum est \u201cAdventures of Casanova\u201d, mettant en vedette Arturo de Cordova, Lucille Bremer et Turham Bey.Ce-film a été tourné entièrement dans la ville de Mexico et dans les alentours.Il s\u2019agit des amours d\u2019un des héros les plus romnnes- ques de l'histoire.: Plusieurs chevaux de l\u2019armée 4 servés secrets dans les casiers judiciaires des burcaux américains de narcotiques, douanes, ete.Il révèle pour la première fois les opérations d\u2019un puissant réseau de criminels qui firent des uffai- res pour un billion de dollars.Les rôles secondaires de ce film sont interprétés par Maylie, Ladwig Donath, Vladimir Sokoloff, Edgar Barrier, Hyot et Marcel Journetmexicaine ont été prétés à la compagnie Eagle Lion Films pour \u2018permettre de tourner des scènes spectaculaires de combat.Le metteur en score du film est Roberto Gavaldon.Le producteur est Leonard.Wilbur.Scénario de Crane Wilbur, \u2026.Les autres interprètes sont Nu- ween Nash, Juhn Sutton, George Tobias, Lloyd Corrigan, Fritz \u2018Lieber et Jacqueline Dalya, niére, maintenant suffisamment rétabli pour reprendre le travail, revivre toutes les phases de sa maladie.Ce documentaire illustre le traitement de réhabilitation physique en vue d'enrayer toute Infirmité causée par la ma- ladle.Ce film, intit é \u201cTraite-corps médical.Es \"ment de réhabilitation physique après une attaque de poliomyélite\u201d, passe actuellement dans les théâtres du Canada, et peut être obtenu en s'adressant au Bureau d'Inf i ormation du Royaume-Uni, à.Ottawa, à l\u2019unique intention du a CINQ, SOUVENIR Te souviens-lu mon dame.Tu étais là, Dans le sein du Seigneur Savourant ton bonheur Loin d\u2019ici-bas.Te souviens-tu mon âme De tout cela: De cette quiétude Loin de la solitude ?Peut-être pas.Mais souviens-toi mon âme Qu\u2019à son trépas Le corps, humble geôlier, Livre son prisonnier A l\u2019au-delà ! Antoine RICHARD LE BAL DU COMTE D'ORGEL \u201c de RADIGUET Ayant goûté \u201cLe diable au corps\u201d de Radiguet, je ne pouvais manquer de lire \u201cLe bal du comte d'Orgel\u201d.Mnis cette fois, peut-être parce que je comptais trop sur un chef-d'oeuvre, une déception m\u2019attendait.Certes, par son style dépouillé autant que par ses subtiles analyses, ce livre sort de la banalité; mais la forme hachée des phrases et des chapitres donne une impression de sautillement.Radiguet emploie le récit de préférence au dialogue, comme dans son premier livre d'ailleurs, mais on dirait que dans celui-ci manque un certain fondu dans In composition d'où résulte une sorte d'éparpillement.Ainsi, l\u2019auteur se met tout à coup à détailler longuement le couple Forbach, puis il le laisse en plan et il n\u2019en est à peu près plus question par ln suite.Même chose pour la Princesse d'Austerlitz par exemple ou Hester Wayne.Tl aurait fallu, il me semble, pour justifier l\u2019auteur de nous entretenir d\u2019eux, qu\u2019ils mettent parfois la main à la barre pour faire avancer l'intrigue.L'artiste qui s\u2019attarde à contempler le fond du décor oublie de mettre en relief ses principaux personnages.Les menus incidents de la vie mondaine dont le plus important est le projet de bal du comte d\u2019Orgel servent de canevas à ce livre dont le fond, c\u2019est l\u2019éternel triangle, le mari oecupant, selon les règles classiques en cette matière, la partie solitaire du triangle, mais ici, chacun se trompe lui-même de bonne foi, sur la position qu\u2019il y détient.Grâce à ce quiproquo, on arrive à la dernière page sans que l\u2019adultère soit consommé, ce qui est bien, je pense, une marque d\u2019originalité pour un écrivain français.M.d'Orgel est, à mon avis, le croquis le mieux dessiné.On l\u2019imagine assez bien évoluant dans le monde factice des Guermantes.Mais Radiguet n\u2019a pas comme Proust le don d\u2019entou- 1er les menus fuils quotidiens d\u2019un halo de poésie et surtout il manque de souffle.Quant à Mme d\u2019Orgel, ec n\u2019est pas un caractère, c'est À peine une silhouette qu\u2019on imagine gracieuse\u2026 Bt François, on lui devine un air de famille avec le Jacques du \u201cDinble au corps\u201d, Un peu comme son reflet brouillé dans l'eau; déjà moins jeune, avec je ne\u201csnis quoi d\u2019insaisissahle et aussi, diraît-on, une nostalgie de la pureté el un certain nlaise à déranger l\u2019ordre établi.L'extrême jeunesse des heros de Radiguet les cantonne.dans des rôles plutôt négatifs où ils ne gagnent du terrain que dans la mesure où leur belle fait les avances.Et puis, les êtres dont les sens lancent trop vite leur feu d'artifice deviennent bientôt des volcans éteints.En tous\u2019 cas, Radiguet est de ceux à qui Ia mort a fait la grâce de leur laisser d\u2019éternels vingt ans; plante de serre chaude qui, par le greffage inaccoutumé de l\u2019adolescence à ln maturité.a donné à la littérature des fleurs nouvelles.Vus dans cette perspective, sa personnalité et son oeuvre revétent un aspect qui n\u2019a pas fini de nous émouvoir.\u2019 Amne-Marie SAINT-ONGE EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 De Cléopâtre à Cyrano \\ Un cliché assure que les yeux sont le miroir de l'âme.C'est Plutôt vrai.Quant à la bouche, quelle caractéristique ! Mais le nez, à mon avis, c\u2019est lu caricature faciale par excellence.La série est des plus complètes, de Cléopâtre à Cyrano.I y a aussi les nez nationaux: judaïques, hollandais, contraste amusant: le premier vous savez comment, le second en boule.Que Vire maintenant des autres?Ty en a qui vous pointent comme l\u2019appendice d'un poisson-épée, certains qui vous reni- Ment avec le snobisme d'un pékinois.D'autres accusent une nervosité de sensuel et palpitent comme des ailes de papillon en amour.Que dire des bourgeonnés que la petite vérole a signés et des violacés que la clandestinité dans les celliers a marqués de son crépuscule bleuté?Il ne faut pas oublier non plus les ondulés à ligne concave ct convexe alternative, et les habitués aux coups durs des boxeurs, Toutes les qualités morales glissent sur cet appendice si apparent: la fougue, l'honneur, l\u2019impertitence, l'humilité, le dédain, Uinsignifiance, oui, méme Uinsignifiance.Joubliais, il y a les standards.Hs doivent être de construction américaine, ceux- la.ils ne sont pus remarquables.Ce pauvre nez a fait couler beaucoup d'encre, si on en juge par celui de Cléopâtre.Aussi il a inspiré le génie: qu'on se rappelle l\u2019éblouissant Cyrano.Il mérite bien sa petite publicité car, 8\u2019il n\u2019inspire pas les grandes envolées littéraires, il prodigue bien des joies aux sculpteurs.Qui oscrait nier la beauté plastique des nez grecs et égyplions ?Ce pauvre nez si utile à notre vie, plus! indispensable que nos yeux encore, puisque sans lui que ferions- nous de nos poumons ?Eh bien! qu'il soit cn long, court, gros, petit, retroussé, interminable ou standard, relevons-le sans honte, il est plus que le miroir de l\u2019âme, il est le fidèle concierge de notre existence.Marguerite DORION AVIS DE REQUETE DE DIVORCE Avin est AVIS DE REQUETE DE DIVORCE Avis est par les présentes donné ue Dame ANNE WARNES RICE, e Montréal, Québec, x\u2018ndressern au Parlement du Canada; & sa prochaine session ou À sn session fmmédia- tement suivante, afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec son époux, FRANK_ RICE, gérant de bureau, de Montréal, Quéliec, pour cause d'adul- re.-Daté à Montréal, province de Québec.le 29 Jie 1948, MERGLER & MERGLER Procureurs de la Requérante.| Waterman Bullding 261 quest, rue St-Jacques | ontréal L Qué te he par lex préscnten dopn\u2019 que DORIS MAZER, de Montréalprovince de Québec, s'adressera an Parlement du Canada À sa prochaine session où À sn session Immédhatement sulvante pour obtenir un Bi de Divorce d'avec won époux, IID.WARD SOL GOLDSMITH, opératour de Ilnotype, d'Outremant, province de Québec, pour cnuse d'adultdre, Daté à Montréal, ce 17&me jour du mois de mul 1948 [MIT neuf cent qua- rante-hult].LOUIS GLAZER Procureur de la Requérante 358 ouest, rue St-Jacques ontréal, Qué.II Voici comment Huysmans présente des Esseintes, le héros d'A rebours (1): \u201cDe cette famille (la famille des Floressns des lsseintes) naguère si nombreuse qu'elle oceupail presque tous les territoires de l\u2019He-de-France \u2018et de In Brie, un seul rejeton vivait, le due Jean, un grêle jeune homme de trente ans, anémique et ner- VOIX, AUX joues eaves, aux veux d'un bleu froid d'acier, au nez éventé et pourtant droit, aux mains sèches et fluettes.\u201cPar un singulier phénomène d\u2019atavisme, le dernier descendant ressemblait à l'antique aïeul, au mignon, dont il avait la barbe en pointe d\u2019un blond extraordinairement pâle et l\u2019expression ambiguë, tout à la fois lasse «{ habile.\u201d (p.2) Ft.suivent d'autres détails d\u2019ordre psychologique et moral qui expliquent la personnalité curieuse du due Jcan: \u201cSon enfance avait été funèbre\u201d (p.2).\u201cIl n'avait gagdé de ses parents qu'un souvenir apeuré, sans reconnaissance, sans affection.\u201d (p.3).\u201cChez les jésuites où Jean fut dépéché pour fire ses classes, son existence fut plus bienveillante et plus douce.\u201d (p.3).Les seules années douces et relativement heureuses de son iulolescence, Jean les avait vécues dans In maison de ses éduea- leurs jésuites, LA, ses maîtres ayant sondé son \u201cintelligence éveillée mais indoeile\u201d, eurent Phabileté de ne point le contrarier et de le laisser étudier, rêver, vivre à peu près à sa guise.Aussi, le jeune homme, ses études terminées, ses parents morts, voulut-il mener dans l'isolement une vie de méditation ct de raffinement.\u201cDéjà il révait à une thébaïde raffinée, à un désert confortable, à une arche immobile et tiède où il se réfugierait loin de l\u2019inces- sunt déluge de la sottise humaine.\u201d (p.9).La fortune héritée de ses parents le libérait des soucis matériels et lui permeltait de satisfaire d'assez coûteuses fantaisies.\u201cIf fouilla le= environs de la capitale, et découvrit une bicoque à vendre, en haut de Fonte- nay-aux-Roses, dans un endroit écarté, sans Voisins, près du fort: son rêve était exaucé; dans ce pays peu ravagé par les Parisiens, il était certain d\u2019être à l'abri; En songeant à la nouvelle existence qu\u2019il voulait organiser, il éprouvait une allégresse d'autant plus vive qu\u2019il se voyait retiré assez loin déjà, sur la berge, pour que le flot de Paris ne l'atteignit plus et assez près cependant pour que cette proximité de In enpitale le confirmât dans sa solitude.\u201d (p.11).Je n'entreprendrai pus de décrire ni même de résumer les extraordinaires transformations que des lEsscintes fait subir à Roses.J'imagine que, de nus jours ,un ses Millions à de semblables fantaisies, On ne saurait être esthète et combler à bon marché toutes ses imaginations esthétiques.1 Même à un riche, il paraîtrait ruineux de recommencer l'entreprise de des Esscintes.Celui-ei a poussé jusqu\u2019au raffinement le plus subtil l'éducation de ses sens.Maintenant, ils ne peuvent être satisfaits à peu de frais, ils onl des exigences extrêmes.Les idées de des Esscintes sur l'harmeu'e des couleurs el des nuances, sur le décor des pières, le choix et la disposition du mobilier ne =au- raîent se runasser en quelques lignes, Pas plus d\u2019ailleurs que =a façon de déguster les liqueurs et de faire jouer pour son palais une symphonie gustative: de méler savamment les parfnus pour obtenir, par de sublils dosages, un poème odorant.Il faut lire A rebours pour comprendre à quel point l\u2019art des jouissunces, tel que le conçoit des Esscintes, exige de la culture et de la patience, du goût naturel et de l'étude minuticuse.C'est 1h un des sommets de l'artifiee et de Partificiel \u2014 de Part, pourrait-on dire.Le due Jean est un artiste, expert à liver des biens de ce monde les plus fines ef les plus rares jouissances.Il dispose des ressour- tes pécuninires indispensables à sa fantaisie: il peut faire glacer d'or et sertir de pierres précieuses la carapace d'une tortue géante; il peut faire tendre de panneaux en maroquin bleu les murs de son cabinet de travail; il peut composer toute sa bibliothèque de livres de son choix, imprimés pour lui seul, sur des papiers de grand luxe el ep des Cypographies rares, Ces plaisirs exquis ne sont pas, comme on dit, à In portée de toutes les bourses, Et, souvent, ceux qui ont les moyens, ne les imaginent pas du tout.lls se contentent de plaisirs conventionnels préparés à l'intention du premier venu et de tout Je monde.Ces satisfactions ne demandent aucune culture pour les découvrir, aueun effort pour les mériter.Elles s'offrent; il ne faut qu'un peu plus où un peu moins d'argent pour se les approprier, pour nvoir grossièrement l'illusion qu'elles sont nôtres.millionnaire épuiserait Millénaire Cette année, la ville anglaise de St.Albans célébrera son millénaire.Les trois églises, l\u2019école et le marché fondés en 948 par Ulsinas, abbé de l'abbaye bénédictine de Saint-Albans, existent toujours.MANUELS DU COURS CLASSIQUE 11 n'est pas ordinaire de parvenir au millénaire.St.Albans jaura done un pageant qui donne- jra une idée de la très vieille histoire de cette ville.: .Mille personnes prendront part à ce pageant, dont une chorale de 200 chanteurs et un orchestre de GO musiciens.\u2018Le pageant comptera neuf épisodes et un épilogue.Par exemple, le martyre, en 303, d'Alban, officier romain ui fut le premier mailyr de rande-Bretagne; une visite de lu reine Elizabeth de la dynastie des Tudors, puis une visite du malheureux Charles ler à l\u2019école; des scènes de la guerre civile de Cromwell et une élection au 18e siècle.LIBRAIRIE TRANQUILLE 67 QUEST STE-CATHERINE BE.6571 l'extérieur et surtout à l\u2019intérieur de In bicoque de Fontenay-aux- 21.AQUT, 1948 .LE CLAIRON, SAINT-HYACINTHE, P, Q.Homme de culture, de discernement et de réflexion, des Esseintes veut ajouter les joies de l\u2019esprit aux plaisirs des sens.Comme les chefs-d'oeuvre de l\u2019art, les chefs-d\u2019oeuvre des litté- atures exis(ent pour lui.Mais, ici encore, il n ses Vues propres et il weeeepte pas aveuglément les classifications convenues.Ainsi, entre d\u2019autres exemples qu\u2019on pourrait citer, voici ce qu\u2019il pense de Virgile: \u201cEntre autres le doux Virgile, celui que les pions surnomment le eygne de Mantoue, sans doute parce qu\u2019il n\u2019est pas ne dans cette ville, lui apparaissait, aînsi que l'un des plus terribles cuistres, l'un des plus sinistres raseurs que l'antiquité ait jamais produits; ses bergers lavés el pomponnés, se déchargennt, à tour de rôle, sur la tête de pleins pols de vers sententieux et glacés, *=en Orphée qu\u2019il compare à un rossignol en larmes, son Aristée qui\u201d pleurniche à propos d\u2019abeilles, son Enée, ce personnage indé- vis ot fldent qui se promène, pareil à une ombre chinoise, avec des gestes en bois, derrière le transparent mal assujetti et mal huilé du poème, l\u2019exaspéraient.(.) mais ce qui l\u2019horripilait davantage c'était la facture de ces hexamètres, sonnant le fer blane, le bidon creux, allongeant leurs quantités, de mois pesés au litre selon l'innnuable ordonnanee d\u2019une prosodie pédante et sèche; c'était la contexiure de ces vers râpeux et gourmés, dans leur tenue fficielle, dans leur basse révérence à la grammaire, de ces vers coupés à la mécanique, par une imperturbable césure, tamponnés en queue, toujours de Ia même façon, par le choc d'un dnetvle : contre un spondée.\u201d (pp.37, 38).FU il y en a encore sur ce ton! Je crois bien que ce jugement sur Virgile paraîtra sacrilege ot Dla=phématoire à certains.Je le donne, sans l\u2019adopter, comme un exemple de l'originalité des vues littéraires de des Esscintes, Celui-ci, sil avait la critique assez acerbe, comme on voit, ne se privait pas, lorsqu'il Pestimait à propos, des plaisirs de l\u2019admiration.J] avait une vive estime pour Verlaine et une vénération pour Baudelaire.Voici, pour finir, un extrait qui montre à quelle hauteur des lEsseintes-Huymans (car, ici, je crois qu'il faut confondre l'écrivain et zon personnage) plaçait l\u2019auteur des Fleurs du Mal et des Petits poèmes en prose: \u201cEn de magnifiques pages il avait exposé ses amours hybrides, exaspérées pur l'impuissance où et des toxiques appelés à l'aide pour endormir la souffrance et miter l'ennui.À une époque où la littérature attribuait presque exclusivement la douleur de vivre aux malehances d\u2019un amour méconnu où aux jalousies de l\u2019adultère, il avait négligé ces mala- {dies infantiles et sondé ces plaies plus incurables, plus vivaces, {plus profondes qui sont creusées par la satiété, In désillusion, le mépris, dans les âmes en ruine que le présent torture, que le passé répugne, que l'avenir effraye et désespère.Ët plus des Esscintes relisait Baudelaire, plus il reconnaissait un indicible charme à cet écrivain qui, dans un temps où le vers ne servait plus qu\u2019à peindre l'aspeet extérieur des êtres el des choses, était parvenu à exprimer l'inexprimable, grâce à une langue musculeuse el charnue, qui, plus que toute autre, possédait cette merveilleuse puissance de fixer avec une étrange santé d'expressions, les étals morbides les plus fuyants, lex plug trem- Dlés, des esprits épuisés et des mes tristes.\u201d (pp.190, 191).I n\u2019était sans doute pas banal de porter un tel jugement sur { Baudelaire vers 1883, année où À rebours ful écrit et parut pour la première fois en librairie.A cette époque, Baudelaire était lecteurs personnels et de critiques perspieaces reconnaissnient sa vraie valeur et le plaçaient au rang qu'il mérite dans la littérature universelle.Des Esseintes-Huysmans comptait parmi cette élite restreinte de sourciers qui pressentent ct découvrent, finissent quer imposer à l'admiration publique les valeurs authon- tiques, Jérôme SEVERIN (1p À rebours de J-K, Huysmans.Bibliothéque-Charpentier, Fasquelle éditeur, Paris, 1947.VARIATIONS SANS THEME par J.-J.Gagnier, D.Mus.Quand on réfléchit bien au commerce des hommes, on se demande pourquoi ceux-ci ont une âme, alors-que les animaux n'en ont pas.* Ordinairement il nous faudrait an réveil encore dix minutes de sommeil.* * * Celui qui s'euflamme d'un enthousiasme irraisonné ne va pas vers l'amour, mais vers sa perte.* 11 y a dans le monde les esprits sages ét les esprits étroits.Les premiers \u2018établissent la différence avec les second * * * La sottise déplait à celui qui la subit et réjouit son auteur.* x à * ok * 1 faut se méfier des épines, méme si l'on ne cueille pas que des roses.Certaines femmes donnent l'impression d'une statue grecque, jusqu\u2019à ce qu'elles ouvrent la bouche.* * * Une pipe et un livre suffi- * {sent au bonheur du sage.* ** Une guêpe est inoffensive si on ne l'attaque pas.Ainsi celui qui sait faire face aux heurts de la vie n'en sera pas blessé.* * * Peu de gens réussissent bien à se méler uniquement de leurs affaires.* % + Les parents oublient les soucis de la famille dans la joie que leur procurent les enfants de leurs enfants.* + * Il y a des femmes qui étudient le droit et d'autres qui l imposent.* * + La seule chose qui nous réussisse sans qu'on la recherche, est le désordre.Deux caractéristiques de la femme d'esprit en société: de la mesure et de la distance.* * * H faut savoir se moquer de ce qu'on possède comme de soi-même.* x L'opportuniste est celui qui fait ce qu'on a toujours eu \u2018Pintention de faire.elles sont de se combler, ces dangereux mensonges des stupéfiants ! méconnu des uns, ignoré des autres.Seulement une pincée de, \u2014\u2014\u2014 \u201cREFUS GLOBAL\u201d ., (Au refus global nous opposons ° la responsabilité entière) Borduas Est-ce à cause de son caractère insolite ou de ses évota- - tions de madrépores d\u2019un rappel de racines-souches et de filets à déceler le piège, derrière lesquels tendent à se libérer les photos-montages du groupe de l'Automatisme, que les passants sont intrigués devant une montre de la Librairie Tranquille, annonçant dans un étalage original la parutiôn d'un manifeste de ce groupe?Une vitrine est devenue bocal et la nuit un éclairage sourd y provoque d\u2019étranges hallucinations.Avec des moyens de fortune: ficelles de papier-maché et papillottes, Jean-Paul Mousseau et Claude Gauvreay ont tendu un appât où dans les rêts de l'Automatisme s\u2019élèvent les racines-promesses de \u201cRefus Global\u201d.\u2018 Mais l'explosion de surprise, la commotion sera plus brutale cependant, pour ceux qui auront la curiosité de lire \u201cRejus global\u201d, cet exposé de théories et d'exemples de 1'Automatisme, dont une vitrine symbolise un appel à la libération et aux délibérations futures.On a beau ressasser notre passé littéraire et-artistique, revivre le temps d'Arthur Buies et de Charles Gill, de l\u2019Institut canadien et du \u201cPays\u201d et se reporter aux allusions sur In peur de Jean-Charles Harvey, jamais au grand jamais, au pays inamovible et indivis de Québec, on W'aura vu pareille audace et outrancière intransigeance.Ce que plusieurs d'entre nous éprouvent silencieusement, ce que de rares précurseurs ont rêvé, ce que ceux de ma génération ont prévu est ici dévoilé.Le feu des ardents-silencieux, l'aveu du bafoué, la dilatation des consciences élastiques, le refrain des âmes émoussées, l'émancipation de liens archaïsants, tout cela et plus est exprimé et exige dans ce \u201cRefus global\u201d, manifeste qui synthétise une révolution spirituelle en marche et dont un groupe de jeunes peintres assume la responsabilité.Si cela frise l'irrévérence, j'y vois quant à moi, plus une explosion littéraire et artistique, qu'un reniement total.C'est un cri de détresse suscité par l'écoeurement des jeunes devant une génération d\u2019assis et d'encenseurs.Non pus un réquisitoire.N\u2019est-il pas possible d'exiger de temps à autre une prise de contact, un état d'attribution, un air d'échange.La révolution est un animal que l'on tient en laisse.À las les promiscuités et vive l'exposition, la vraie, qui serait un existentialisme bien compris.Un besoin de libération, la foi en un nouvel espoir collectif est ce qu'il faut retenir de ces affirmations et de ces abstentions, Notre devoir est simple nous dit Borduas: \u201cRompre définitivement avec les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire.Refus d'être sciemment au- | dessous de nos responsabilités psychiques et physiques.Refus de fermer les veux sur les vices, les duperies perpétrées sous «le couvert du savoir, du service rendu, de lu reconnaissance due.Refus d'un cantonnement dans la seule bourgade plastique, place fortifiée, mais trop facile d\u2019évitement.Refus de se taire, refus de la gloire, des honneurs, stigmates de la nuisance, de l'inconscience, de la servilité.Refus de servir.d\u2019être ! utilisable pour de telles fins.Refus de toute INTENTION, arme néfaste de la raison.À bas toutes les deux, au sécond rang \u2014 PLACE A LA MAGIE! PLACE À L'AMOUR! PLA- i CE AUX NECESSITES.\u2014 Au refus global, nous opposons la responsabilité entière.Cette attitude se passe de commentaires.Dans une étude assez poussée Bruno Cormier fait une revue de la libération des formes, pour en venir par l\u2019intermédiaire de l'expérience à tenter d\u2019établir la raison d\u2019être de l'oeuvre picturale chère au surréalisme et à sa bifurcation l'Automatisme.Les résonnances de Claude Gauvreau laisseront abasourdi le lecteur non prévenu du langage sybillin.Et pourtant fut acceptée d'emblée dans le temps la verve funambulesque d\u2019un Alfred Jarry qui tint un langage dont aurait pu se rapporter l'auteur du monologue de \u201cL'ombre que fit sur un cerceau un acrobate qui sautail\u201d.Je ne sais pas si Claude Gauvreau a Ju James Joyce maïs ce dernier ne désavoucrait pas certaines phrases de son monologue intérieur et applaudirait à quelques audaces verbales de Gauvreau et à des créations de mots.Alors qu'il parle de gris pamenver, de langues fagottes, d'a- crobandes, de poutres engermeuses et de cabitons.In tant que poète, je n'ai rien à reprocher, si ce n'est leur fréquence, à ces créations dont les belles résonances \u201chachissent l'espace fictionne\u201d comme il le dit si bien.J'aimerais bien suivre Françoise Sullivan dans sa ronde sur \u201cla danse et l'espoir\u201d, quand elle dit que: \u201cPar l'Automatisme, le danseur retrouve les localisations du corps, gni- vant la puissanee et le dynamisme de son individu.Son oeuvre personnelle est générale.Ce côté affectif régit tout.II sé\u2018localise seulement sur tn des points déterminés du corps humain mais le pousse dans le temps, la pesanteur, rétmnit\u2019 des groupements, modifie tout de son inflexion\u201d, parce qu'à mon humble point de vue: Je ne puis suivre on exécuter une danse sans un rythme musical.Ceci me porte à souhaiter voir le groupe Automatiste tendre ses filets du côté des jeunes musiciens qui auraient peut-être un son à faire entendre dans ce jeu de massacre.Enfin, Leduc y va d'un message laconique où il se révèle d'accord avec les affirmations du gronpe.Est-ce une concession au réalisme?mais la planche reproduisant \u201cLa fleur ignifère\u201d de Pierre Gauvreau cette silhouette au bec de lièvre et à la main à sept doigts à trop de signification à l'envers où elle.retombe de tout sun poids, pour laisser croire à une erreur de mise en page, ou à une mystification.= La présentation de ces textes est originale mais peu; pratique.À cause de ses feuillets épars, j'ai dû relier avant d'assimiler à ma façon le contenu et les insertions de \u201cRefus glo; bal\u201d, manifeste d'un mouvement qui a déjà obtenu la reconnaissance à l'étranger.Nous verrons ce que cela donnera ! Charles DOYON ee À Po \u2014 Si l'on s'estime, pourquoi ne | On dit que dans un ménage pas commencer par étre mo-|I\u2019homme doit porter la culdtte, deste?même si la femme n\u2019en porte ry \u2026 * * pas.rR H n'y a pas beaucoup de difference entre une femme et une auto dont un bon maquillage masque les années.Maïs les Une bonne teinture, un maquillage adroit, un rembourrage seyant et des manières affectées, procurent des faveurs lignes trahjssent l\u2019espéce.J.-j=Gà certaines femmes, mais c\u2019est là fausse représentation.1 \u2019 six \u2014 \u2014 \u2014 M LE CLAIRON, SAINT-HYACINTHE, P.Q a Him 21 AOUT 1948 rer rer MISCELLANEA NARROW IDEA by T.Damien BOUCHARD : te br vy \u2018 + Many of our readers will have learned with regret, from one source or another, that our director, Senator T.Damien Bouchard, has had to be hospitalized in the metropolis during the last three weeks.He is now out of danger and the state of his health 18 Improving in « satisfactory way.However, as he must, by order of his doctors, make a convalescence of several weeks and avoid any work during such time, we have thought it might\u2019 be of some interest lo our readers to reprint herewith, until the time fhe, Senator can again take up his pen, various articles which he published forty years ago, first in the paper L'Union, of which he jpas editor and publisher, then in Le Clairon, which he founded in 1912, .« These reproductions will appear under the rubric Miscellanea and will give some idea of the Honorable Bouchard at the ouset of his career in journalism, when he was about twenty years oi age and still a student at the St.Hyacinthe Seminary.Instead of following «a strictly chronological order, we propose to reproduce those articles of various kinds, literary, political, etc., which seem lo us most characteristic of the author at that time, Once our readers have perused some of these cditorials, they will be able to note that our director, from the very sturt of his journalistic career, was preaching the same doctrine as he is today, and was making himself the apostle of the bonne entente between Canadians of different origins; he was writing in favor of national unity and secking lo favor the progress of our people, equally in intellectual fields as in these of a purely material nature, In each case, we shall indicate the date of the original publication.An outsider who would like to learn something about the narrow-minded ideas of a certain section of our population woulkl only have to read the latest number of the Courrier.He would not then be astonished to find out that our young French-Canadian students allow themselves from time to time to demonstrate against the liberty of speech by throwing rotten eggs against persons whose only erime is not to share their ideas, as if our people had the monopoly of truth.Fortunately, the ideas of the, Courrier, however little they may smell to heaven, are shared only by a small section of our people and just as disease-bearing microbes eannot live in the light of day, these ideas are not held by the most enlightened class of French-Canadians.Our nationality might well merit the reproaches which certain journals; eager to make politico-reli- gious capital, have unfairly placed on the lips of Madame Sarah Bernkirdt to have her heckled by the students of Quebce.Le Courrier says that it refuses to sce in this escapade of youthful Quebeckers any serious offence.What would it not have said had a Catholie lecturer in Toronto been the objeet of an identical reception to that of Barah Bernhardt or of Mr.Mage.The editor of the saintly journal would have spilled floods of ink all over it to smear the character of those who should have made themselves guilty of such an act of mediaeval intolerance.We would have witnessed in his article # mad dance of the epithets: backward, intolerant, fanatical.Le Courrier and its fellows deny to Mr.Mage the right to come to Quebce to make his ideas known, because the great majority in the Province is Catholie.1f this argument is good for eur country it should he so for nnother; if it is true today, it must have been true nineteen hundred years ago.The prenehing of the Gospel might therefore be and might always have been a mistake.If the first apostles had been deprived of the right.to preach their religion, where then would today be the fine Christian and Catholic doctrine.Tf nobody has the right to preach his doctrine in n country where the great majority does not share his views why then do we have Catholic missionaries ?Rex Let us therefore not refuse to others a right we claim for ourselves.Those who do not share Mr.Mage's views have only to stay at home as it is their duty to do.Le Courrier which well deserves to be the organ of all our super-bigots makes it a crime for Sir Wilfrid Laurier to have spoken against the atrocities presently being carried out by the Rhéinns ugninst the Jews in Russia.The prophet of Sainte-Anne Street sees only the riff-raff among the Jews; how little he knows these people.The Jews are men exactly like Freneh-Canadians and An- glo-Canadians.We shall be told: \u201cThese people have no country of their own.\u201d Are French-Canadians who, according to Le Courrier, are superior people, any better-placed ?Does the Province of Quebee belong to them or is it merely one of the ten facets of the most beautiful dinmond of the English Crown ?Those of us who live in glass-houses should not throw stones.The luek of war, the force of cireumstances have seen to it that: the Jews lost their country; they are forced to live on foreign soil like ourselves; they are no worse for that.Let us respect them as we wish ourselves to be respected and, if neees- gary, extend our hands to them in their misfortunes as they will give us a helping hand in ours.That is what One wishes who said: \u2018Ye are all brethren; love ye one another\u201d.\u2018Sir Wilfrid was evidently a better follower of this precept when he =poke in favor of the unhappy victims of Russian polit- ico-religious fanaticism, than the pretended holy men of the Courrier when they recommend to our growing generation that they should receive with rotten eggs those who do not shave their idens and when they preach the expulsion of the Jews from all countries of the world.2.Would our godly contemporary like to send them to live in the planet Mars ?.T.D BOUCHARD L'Union, Saint-Hyacinthe, 16th December 1905. et 3 T., Camion Réo | rang St-François-St-Pie, Maison \u2014\u2014\u2014 TTT 3 nrg.1938 avec dompeuse $600.00, Ford | de Ÿ appartements d'hiver et d'é- | PERDU.\u2014 Porte-monnaie en oven e a 1842, 2 tonnes '»:, $800.00 avec | lé, avec garage et dépendance, en | cuir repoussé, portant initiales longue plate-forme 17, en très bonne condition.S'adresser à: 2340 St-Joseph, Tél.781-M._.jno-26m.A VENDRE.\u2014 Boucherie, gros et détail: classification des porcs, + avec residence privée de deux logis, située dans le village d'Upton.Cause de Mortalité.S\u2019adresser à Mme Aimé Frédette, Upton, Bagot.! 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Rosaire Arès, Boston, Mass.; Paul-Abel Arès, Saint-Césaire; Aimé-Zénon, Park, Saskatchewan; Rodolphe Poirier, L'Ange- Gardien; Albert Cournoyèr, Hudson, Mass.; Roland Chenette, Donat Grenier, Arsène St-Amand, Claude Savary, tous de Saint- Hyacinthe; Mme J.-R.Beaudetde Saint-Hyacinthe; Mlle Isabelle Arès, Montréal, Mlics Hélène Beaudet, g.m.g., Obéline Demers, Pauline, Thérèse, Monique cf Suzanne Arès, toutes de Saint- Hyacinthe; le R.P.Oswald-M.annon- \u2018Arès, o.m.i., le Rév.F.Adélard cent.les fiançailles de leur fille, Beaudet, Woonsocket, R.I., MM.Marie-Ange, à M.Emile Lapoin- | Emile-Charles me \u2014 UT e vi ce Pe Soy SER KE ee a.ES AS us my Att Ig et Jean-Pierre THE ET CAFE 'SALADA Qualité supérieure Saveur délicieuse \u2014 : PAUL SERVICE Enrg.Pour NETTOYAGE, PRESSAGE TEINTURE.et confiez-nous vos commandes et assurez-vous entière sulisfaclion, Service prompt et courtois PAUL CHEVALIER, Prop.84, Centrale \u201cSuint-Joséph\" Tél.1891-R | Mme René Brunelle.Arès, Eugène Gervais, Jacques Patenaude et G.Scuaid, tous de | Saint-Hyacinthe: SHOWER .Mesdemoiselles Pauline Saurette, Paulette Trudeau et An- I nette Coté organisaient un show- | d'ustensiles de cuisine diman- che derni-r, au Club Maskoutain, en l'horueur de Mademoiselle i Claire Forcier.Lies salons étaient décorés de fleurs de la saison.Outre les personnes déjà mentionnées.se trouvaient Mesdames Norbert \u201cForcier, Lucien Auger, Armand Bolduc, chard, Emile Guilmaine, Edmond Saab, E.J.Bérubé, Gabriel Laflamme, Jean-Marie Saurette, Emile Côté, Oscar Trudeau et L.- G.Saurette, Mesdemoiselles Gilberte Forcier, Pauline Forcier, Carmelle = Frédetle, Moniaue Chapleau, Marictte Dupont, Héléne Brunelle, Mariette Lemieux, Thérèse Lemieux ct Françoise Burque.DEPLACEMENTS M.et Mme Jean Lincourt el | leur fils Michel, de Coaticook, ont passé quelques jours à St- Hyacinthe les invités de M.el de Mme Edmond Leblanc.Mlle Béatrice Archambault et Mlle Germaine Saint-Denis, de New-York, étaient de passage à Saint-Hyacinthe la semaine dernière les invitées de Mme René Brunelle.Mme Gaspard Turcotte el Milles Eugénie, et Héloise Turcotte de Montréal étaient les invitées ces jours derniers de Miles Alice et Maric Turcotle.M.et Mme Jean-G.Richard font une villégiature de trois semaines à La Malbaie et à Mé- tis-sur-Mer.M.ct Mme S.-J.Chagnon ct leurs enfants, de Ville Mont- Royal, étaient à Saint-Hyacinthe ces jours derniers.Mlles, Henriette ct Reine Derome passent une quinzaine à Maria (Bonaventure), P.Q., les invités du docteur et de Mme Laurent Duval.M.François Adam est de retour d'un voyage de quelques jours a Toronto, Docteur et Mme Antoine Dumouchel, de North Adams, Massétaient de'passage chez le docteur ct Madame Ovila Desmarais.M.et Mme Gérard Breton et leurs enfants, Jacques et Monique, passent Une quinzaine à Percé.Mme Maurice Saint-Jacques passe Une quinzaine à Québec chez des parents et amis.Mlles Audrey Hett et Mary P.Leclere, de Kitchener, Ontario, cette dernière autrefois de St- Hyacinthe, sont actuellement\u201d en vacances à Saint-Hyacinthe.M.et Mme Wilfrid Laporte ct leurs filles Monique et Pauline, de Belleville, Ontario, passent la semaine a Saint-Hyacinthe, les invités de Miles Yvonne et Rachel Phaneuf el de M.et de Mme Louis Bourgeois et Milles i + a , \u2019 chaleur méroite sur la plaine La .la douce odeur de la pluie Adelstan Bou- |] Adèle, Madeleine et Monique Bourgeois ont passé quelque temps à Saint-Hyacinthe les invitées de M.et Mme René Perrault.M.ct Mme André Robillard et Mme O.Normandin, de Montréal, ainsi que Mme Arnold Morin, de Verdun étaient les invités dernièrement de M.et Mme D.-N.Dupont.10 M.P.-H.Plourde, de Victoriaville, était à Saint-Hyacinthe la semaine dernière.; M.et Mme Lucien-C.Vallée, vassent quelque temps à Boston, es invités de M.et de Mme Paul Cavanagh.Mme Charles-Edouard Beauchesne, de Montréal, était l\u2019invitée la semaine dernière de Mme J.-A, Ostiguy.Mlle Jeanne d'Arc Demey, Mme A.Demey, Mlle Ethel Doiron, Mlle Herméline Gaudette, de Montréal, Mlle Marie-Jeanne Marchesseault, de Saint-Antoine, M.A.Duhamel, de Chambly et le R.F.Duhamel, £e.c., de Montréal, étaient à Saint-Hyacinthe dernièrement les invités de M.et de Mme Lucien Marchesseault.Docterr et Mme Louis Lacoursière ct leurs enfants, de Shawinigan Falls, étaient les invités srrnièrement du docteur ct de Mme A.Bédard.Docteur et Mme Laurent Duval ct leur bébé Jacques, de New Carlisle, ont passé quelques jours chez M.Gustave Derome.M.et Mme Louis-Philippe, Michaud sont retournés à Québec, après un séjour d'une semaine chez M.ct Mme Maurice Bourgeais et chez M.et Mme Yvan Michaud., M.Louis Lussicr, de Sorel, ¢- tait a Saint-Hyacinthe la semaine derniére, chez sa mére Mme Louis Lussier.Mlle Liliane Cayer, de Québec, a passé quelques jours chez ses parents, M.et Mme Georges Caes y M.ct Mme Léonie Moreau, de Nicolet étaient à Saint-Hyacin- the ces jeurs derniers.M.et Mme Euclide Dupont, de Boston, Mass., ont passé quelques jours chez M.ct Mme D.-N.Dupont.Mme Raoul Bisson et M.Roland Bisson étaient à Saint-Hya- cinthe ces jours derniers, chez Mlle Régina Racine.Docteur et Mme Lomer Cayer et leurs fillettes Madeleine cl Louise, de Québec, étaient les invités dernièrement de Mme Ephrem Brodeur.M.et Mme Georges Alain el leurs enfants Jean et Louise, de Montréal, étaient à Saint-Hyacin- the dernièrement, les invités de Mme Eugène Benoit.Docteur et Mme L.Gouin et leurs enfants, et Mlle Annette Gouin, de St-Lambert, étaient les invités ces jours derniers de Mlles Gertrude ct Geneviéw Gouin.| Mme Rodrigue Boisvert, de Sherbrooke, était de passage chez Mme Jules Richer ces jours derniers.i Mme Roger Bisson et ses fils Claude et André, des Trois-Riviè- res, ont passé quelques jours chez | M.et Mme Albe't Morin.M.et Mme Roland Beaulieu.!de Charlesbourg, ont passé une quinzaine chez MHe Marie-Ange Dr{resne.Docteur et Mme Marcel Gouin, Mme Henri Saint-Jacques, M.et Mme Maurice Godbout, Miles Denis2, Madeleine et Michelle Saint- Jacques, tous de Montréal, étaient les invités dernièrement de Mme J.-A.Ostiguy., Mlle Hélène Labelle, de Hull, était à Saint-Hyacinthe dernièrement.M.et Mme Roger Cayer et leurs enfants, de Montréal, docteur et Mme Jacques Cayer et leur bébé, du Cap-de-la-Madeleine, étaient à Saint-Hyacinthe ces jours derniers chez M.ct Mme Georges Cayer.Mme Louis Bcurgeois et Miles Bourgeois, de Montréal, étaient à Saint-Hyacinthe ces jours derniers.M.rt Mme Maurice Cayer ct leur bébé Francine, de Saintdcan.étaient à Saint -Hyacinthe dernièrement chez M.et Mme J.- A.-A.Dumaine.M.et Mme René Morin, d'Out-emont, étaient à Saint-Hyacin- the la semaine dernière.Mlle Lucia Beaudoin, de Montréal, a passé quelque temps chez Miles Yvonne et Rachel Phaneuf.M.ct Mme Aimé Arès, de Zenon Park, Sask., ont passé unc quinzaine à Saint-Hyacinthe, les invités de M.ct de Mme Eugène rès.ESTEL petite.nl, La ai ~ NOSSSICSSOSSSIUOSSS TO STSSTR LEPIQUETTE | - wh.Artiste de 1a scéne ct \u2018de la radio; +.+ .Diplômée en phonétique de l'Université de Montréal, M.ct Mme Gaston St-Picrrz, M.ct Mme W.E.Harris ont pas- st une scmaine au Lac Massasaga, Ontario, les invités de M.et ve \"me Georges Morritt, de Toronto.eens 2 Jean Leroir et Mlle Ma: rie Lenoir, dr Ville Saint-Lau- rent, étaient a Saint-Hyacinthe au aébut de celle semaine.M.et Mme Rosaiie Arcs sont rctournés à Boston après un court séjour chez M.et Mme Eugène Arès.M.ct Mme Philippe Bouvier et leurs enfants de Whitinsville, Mass.ont passé quelques jours chez Mme rthur Ledoux.\u2018M.Adrien Morin, d'Asbestos, a passé quelque temps à Saint-Hya- cinthe cette semaine.M.et Mme Eugène Arès étaient de passupo à Québec ces jours derniers.Mme Auguste Larocque, M.et Mme Zéphitin Bi.tz, de Montréal, M.et Mme Adrien Laroccue et leur fils Jacques, d'Iberviile, M.ct Mme Charles-Ome: Rouiller et leurs enfants Micheline ct Robert.de St-Jean, étaient de passage en notre ville lors des fêtes du 2ième Centenaire, les invités de Mlles O.Birtz et A.Larocque.Mile Cécile Massicotte, de Montréal, était de passage en notre ville, lundi dernie .l'invitée de Mlle Adèle Larocque.Dimanche dernier se sont ran- dus par autobus à Plattsburg, Ausable Chasm, Burlington, les personnes dont les noms suivent: Mile Aline Mayvard, M.Maurice Fontaine, Mme Aldéas Pincince.Rév Elzéar, Mlle Lucette Archambault, M.Adélard Fontaine, M.Joseph Bélanger, Mlle Thérese Beaud y, M.Jean Fontaine, Mlle R.Lagres, 11.Gill.s Gau thier, Mme Girard Ménard, Mlle Lalancette.M.Simon Chagnon, Mlle Gauthier, M.Léon Bédard.Mme Gérard Dio+, Mile Jeanne d'Are Lemieix, Mile Moaique Lemieux, Mme: Caa.les Senécal, M.Charles Senécal, Rév.Cyrinus, Mme Adrien Plante, M.Adrien Plante.M.et Mme Robert, Mme Médard Michaud, Mme René Lamoureux.M.ct Mme Léopold Allard cl leurs enfants, d'Ottawa, ont passe une semaine chez M.et Mme Georges Cayer.Mme Raoul Lamarche Mme Gaston Jcannotte et Mme Paul Jeannotte.de Montréal, ont passe queloues jours à Saint-Hya- cinthe chez des parents.Mlle Gabrielle Desmarais, de Montréal, était de passage à St- Hyacinthe la semaine dernière Piano - Chant \u201cSolfège Théorie - Diction Cours de:.- \u201c Français, Arithmétique, Anglais, Clavigraphie Elèves de toutés capacités Age: 5 ans et plus Mme RENE DAIGNAULT.\u2026.935, Du Palais Tél, 443 SOLD AT THE BEST SHOPS EVERYWHERE THERE IS NONE BETTER YOUR SEAL OF GUARANTEE FOR * QUALITY AND CRAF TSHARSHIP MADONNA JEWELLERY MFG.460 ST.CATHERINE STW.~ MONTREAL PAGING v vod ec ASS ne Suzanne Sicotte, etualan- tait à Saint-Hyacinthe la semaine\u2019 dernière chèz des parchts.La rédactrice se fera un plaisir de publier, sans frais, toute nouvelle concernant cette colonne.Tél.370.een evr : .TRANSACTION l'Agence Immobilière de Développement Enrg., situés à Saint- Hyacinthe; 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