Le Clairon, 16 novembre 1934, vendredi 16 novembre 1934
[" = -\u2014\u2014 ced STE We eS ET Notre Atelier Typographique est le plus moderne et le mieux outillé de la ville.C\u2019est pour ces raisons qu'il nous est possible de faire un travail rapidement et à un prix raisonnable.LE CLAIRON Pour vos travaux d'impressions adressez-vous à L\u2019IMPRIMERIE YAMASKA 173 Girouard , Tél.143 Ateliers et Rédaction Tél.498 VOL XXIII \u2014 No.46 SAINT-HYACINTHE, 16 NOVEMBRE 1934 PRIX: CINQ SOUS L\u2019ENQUÊTE DE L\u2019ÉLECTRICITÉ Nos lecteurs sont au courant du fait que la Commission de l'Eleetricité, après avoir siégé pendant cinq jours à Montréal, s'est transportée cette semaine à Québec, où elle a entendu et entends encore plusieurs témoins importants.Nos lecteurs savent également que M.Damien Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe, après avoir présenté le mémoire de l\u2019Union des municipalités et avoir parlé pendant plus de trois jours aux séances tennes à Montréal, a dû interrompre son discours pour le continuer plus tard.\\ la reprise des séances à Québec, M.Bouchard a laissé la parole à plusieurs témoins de la Vicille Capitale qui se sont prononcés carrément pour lu municipalisation de l'électricité et qui ont fait des déclarations vraiment sensationnelles dans leur dénonciation du trust de l'électricité, Au moment où nous donnons ces lignes à l'impression, il est probable que le maire de Saint-Hyacinthe à repris devant la commission la suite de son discours, mais vu l'heure tardive, nous devrons forcément en renvoyer le compte rendu à la semaine prochaine, Mereredi après-midi, comme le maire Grégoire, de Québec, déclarait qu'il n'était pas prêt à se faire entendre, M.Bouchard s'est levé pour faire brièvement quelques précisions sur Ja nature et l'objet du mouvement qui se poursuit dans la province contre le trust de l'électricité.Ceux, dit-il, qui ont entrepris ce mouvement en faveur de taux électriques plus bas vont jamais cu dans l'idée et n'ont pas dans l\u2019idée de faire exproprier les compagnies électriques existantes par le gouvernement provincial où les municipalités.Cette explication est nécessaire afin que lon ne se fasse pas une fausse conception des motifs qui animent la présente campagne.Ce qui est désiré aujourd'hui, c'est le pouvoir de faire concurren- Ce aux compagnies ct ce pouvoir ne peut être accordé que par le gouvernement.Ce que lon veut principalement, à ajouté M.Bouchard, c'est le rétablissement de la concurrence dans les affaires de l'électricité dans Québve et ceux qui supposent que l\u2019on a l\u2019expropriation dans l'idée commettent une erreur profonde.intéréts de notre population ne seraient pas bien servis par l'expropriation des compagnies, pas plus que les intérêts de la population ontarienne ne furent bieif servis lorsque son gouvernement provincial voulut forcer la Commission de l'Hydro à absorber l'Alitihi l'ower Companydition de dix huit millions de dollars au fardeau de l'Ontario bien que le développement de T'Abitibi ne valüt pas plus de 200 de cette somme, et il faut aussi noter qu'à l'origine le système de l'Hydro s'était imposé un lourd fardeau en expropriant les compagnies privées, les compagnies électriques de l'Ontario \u2019mouillérent\u201d leur stock généreusement et ce fut l'Itydro qui dut en porter le fardeau.\u201cVoila pourquoi, s'est écrié M.Bouchard, les taux de T lectrieité à Toronto sont exorbitants.St l'on avait dès l'origine pris pour ligne de conduite le paiement de la seule valeur physique des compagnies, les taux de l'électricité dans l'Ontario, surtout «dans les villes comme Toronto où les compa- unies furent expropriées, sertient beaucoup plus bas qu'ils ne (Suite en page 8) QUAND L'OPINION PUBLIQUE FINIT PAR S'EVEILLER NX DE JOUR EN JOUR LA MUNICIPALISATION DE L'E- LECTRICITÉ RECUEILLE PARTOUT DE NOUVELLES ADHÉSIONS.le mouvement contre le trust de l'électricité lancé dans la province par le maire de Saint-Hyacinthe et autres, la eréation d'une commission d'étude du problème de l\u2019électricité et les récentes révélations à l\u2019enquête de cette commission ont fini par éveiller l'opinion publique un peu partout.Aujourd'hui, dans toute la province, tout le monde parle de l'électricité et de ses problèmes, des empiètements du trust et des mesures de municipalisation qui s'imposent afin d'abaisser et de maintenir à un niveau raisonnable les taux et tarifs de ce fluide dispendieux qu'est le courant électrique.On sait que l'Union Catholique des Cultivateurs de la province, tout comme l'Union des Municipalités, a soumis un mémoire à la Commission de l'Electricité dans lequel elle représente qu'il n'y a pas plus de 10 pour cent des entreprises agricoles de notre province qui soient électrifiées et que I'électrification rurale, trop lente sous le régime de l'initiative privée, ferait de bien plus rapides progrès avec la nationalisation et la municipalisation.l£t elle demande la création d'un Hydro comme dans l'Ontario.A Rigaud, les citoyens ont fondé une ligue locale affiliée i la Ligue des consommateurs d'électricité qui étend ses ramifications dans toute la province.À l'exemple de Sainte- Anne de Bellevue, Rigaud aura aussi son cercle d'étude communale pour la considération du problème de l\u2019électricité.Le collège Bourget de Rifaud a promis sa collaboration ct comme preuve de sympathie, le R.-P.F.X.Forest, professeur de physique au coll'étatisation de l'électricité comme l'un de ces problèmes.Le temps est fini de nager entre deux caux, a-t-il dit.Le temps est venu de se prononcer nettement ef sans ambages.la question de l'électriei- té nécessitera du courage de la part des échevins, Les mouvements Bouchard et Gouin en faveur de la municipalisation de l'électricité, a ajouté le maire Houde.ont posé la question devant le peuple.D'un côté, l\u2019entreprise privée s'inquiète de ce mouvement et de l\u2019autre les masses réclament la disparition des trusts, Au commencement de la semaine également, un grand journal de Montréal, en rapportant que les échevins de Montréal étudiaient | pays au co une mo- lège, a accepté d'être V'aumd- (ion d'un des leurs touchant nier de la ligue.I'étatisation = de l\u2019électricité Mais il y a plus.L'adminis-|dans la province, annonçait tration nmunicipale de la gran-|qu'il était question de prier de ville de Montréal elle-mé- me se préoccupe du problème de l'électricité.Au commencement de la semaine, le maire Houde, en rappelant aux échevins qu\u2019ils auraient bientôt à prendre des décisions dont dépendrait leur avenir politique, a mentionné au premier plan l\u2019hon.T.D.Bouchard de représenter l'opinion de la ville de Montréal devant la Commission de l'Electricité, Mardi matin, l\u2019échevin Savignac, président du comité exécntif de Montréal, a adressé à la Montreal Light Heat & (Suite en page 5) les | Celu voulait dire l'ad- e- UNE RELIGIEUSE _ EST DECOREE La supérieure générale des Soeurs Grises à .Montréal reçoit la décoration de Commandeur de l'Ordre de l\u2019Empire Britanique.Une intéressante cérémonie s\u2019est déroulée lundi à Ottawa, alors que le gouverneur général du Canada, lord Pessborough, a remis à six Canadiens et à deux Canadiennes les décorations qui leur avaient été décernées par Sa Majesté le Roi à l'occasion de son anniversaire de naissance.Des deux Canadiennes ainsi décorées l'une était la T.Révérende Mère Anna Piché, supérieure des Soeurs Grises à Montréal, qui a requ la décoration de Dame Commandeur de l'Ordre de l'Empire Britannique.Sur la recommandation du gouvernement fédéral, le roi a ainsi recompensé les mérites personnels de la Rév.Mère Anna Piché, ainsi que l'oeuvre de la communauté dont elle est supérieure, et qui célébrera le 31 décembre 1937 le 200ième anniversaire de sa fondation, par la Vénérable Mère d'Youvillela Rev.Mère Piché.supérieure générale de la commu- nauté de 1910 à 1920 fut réélue en 1930 à ce poste important.Infatigable, la dévouée reli-, gieuse, alors âgée de 72 ans, visita, l'an dernier, les maisons ; du Nord-Ouest de la commu-! naute.Elle fit le voyage dans un avion mis a sa disposition par\u2019 le gouvernement fédéral et di-\u2019 rigé par le pilote qui fait le service postal jusqu'au fort Aklavik, situé dans le vicariat ËApostolique.du Mackenzie, à 50 milles de l'océan glacial Arctique.Le voyage aérien n\u2019émut aucunement la Rèv, Mère Pichépas plus.nous assure la reli- gicuse qui l'accompagnait la Rev.Mère St-Jean-Baptiste.que le chemin parcouru en canot, la communauté des Soeurs Grises avant des établisse- \u201cments dans les régions les plus {froides et les plus éloignées du | Canada.| Tes Socurs Grises, connues | aussi sous le nom de Soeurs de | (Suite en page 5) LE SARRAZIN EST DISPENDIEUX {Osa et Doria Arsenault condamnés à un mois de prison.Montreal, 15, \u2014 Le sort en est jeté, M.Elzéar Arsenault pourra désormais semer son sarrazin à la pelletée s\u2019il le désire et ses fils Osa et Doria ne viendront plus le taquiner à ce sujet: quant à sa femme, née Clémentine, elle devra également se méler de ses affaires et ne plus se mettre le nez dans les patates ni les pieds dans le blé d'Inde.Tl est pas mal tard pour penser à cultiver, mais Osa et Doria auront le temps de se préparer aux prochaines récoltes de 1935 après avoir été condamnés à un mois de prison aux travaux forcés pour avoir attaché leur père comme un saucisson et lui avoir fiché une dégelée.Clémentine a été assez heureuse pour s\u2019en tirer avec une sentence suspendue après que le trio eut comparu devant le juge Perreault en Cour des Sessions.La bordée de neige n\u2019a pas empêché nombre de St-Poly- carpiens, comté de Soulanges, de se rendre en ville assister à l'épilogue de ce roman du terroir, mais aucun d'eux ne prévoyait l\u2019intermède servi par Adela, socur d'Osa et Co, après que sentence eut été rendue.\u2014\"\u201cCa pas d\u2019bon sens.un mois \u2026 ça s\u2019peut pas \u2026\u201d lança soudain la jeune fille.\u201cTu parles d'une affaire.qa pas d\u2019bon sens .ct toi m'man.qu'est- ce qu'y l\u2019a donnée?.hein?\u2026\u201d Un constable chargé de faire observer le silence eût tôt fait de mettre un peu de décorum cn montrant à Adèla par quelle porte il fallait sortir.RÉMONIE PUBLIQUE ADRESSE ET ALLOCUT Son Eminence le cardinal M.L, archevêque de Québec, Sun Eminence a passé la l'auto cepefdant qu'un clergé contre el qu'une foule considé évêque auxiliaire, Le cardinal crétaire particulier, M.l\u2019abbé bre de membres du clergé div- césain étaient aussi présents à l'évéché pour souhaiter la bienvenue 4 Son Eminence, L'après-midi a été consacrée à la visite des principales communautés de la ville.En compagnie de nos évêques de St- Hvacinthe, le cardinal Villeneuve a d'abord visité l'hôpital salles des malades, ete, puis le couvent des RR.SS.de la Présentation de Marie, ou les KR, SS.et élèves rangées en file le long du principal corridor de l'institution ont reçu la bénédiction de Son lEminence comme elle passait, pour se grouper ensuite dans la salle académique où avait lieu la réception officielle.Puis ce fut la visite de lHôtel-Dien.du couvent des RR.PP.Dominicains et du monastère du lrécieux-Sang.Parmi les membres du clergé on remarquait : Mgr Choquette.Mgr Senecal, Chanoine Allaire, chanoine Cormier, chanoine Foisy, curé de St-Ours, chanoine Desmaras, curé de St-Pie.MM, les abbés Cabana, aumoônier l'hôpital St-Charles, St-Pierre nence a été reçu à l\u2019évêché par Decelles, évéque de Saint-IIyacinthe et J.Aldée Desmarais LE CARDINAL VILLENEUVE A SAINT-HYACINTHE SON EMINENCE VISITE LES COMMUNAUTES.\u2014 CE- À LA CATHÉDRALE.\u2014 ION.J.M.Rodrigue Villeneuve, Oa rendu visite à Saint-Hyacin- the hier et la réception qui lui a été faite de toute part témoigne hautement de la place spéciale que l'ancien évêque de Gravelbourg, devenu prince de l'Eglise, occupe coeur des fidèles de notre diocèse.dans le journée dans notre ville, Arrivant a midi et cing, le cardinal Villeneuve est descendu de nombreux se portait à sa ren- rable l\u2019applaudissait.Son Emi- LIL.EE.NN.SS.Fabien-Zoel était accompagné de son se-.Bourque, et des chevaliers Corporation Défenderesse en | demandant l'annulation d'un procès-verbal régissant un AUTOUR D'UN COURS D'EAU L'action des demandeurs est renvoyée dans la cause de la paroisse Saint-Thomas d\u2019Aquin.\u2014 À propos d\u2019un règlement.L'Honorable Juge Trahan a rendu jugement, samedi dernier, le 10 novembre, dans cette cause de Albany Coté & Al vs La Corporation de la paroisse de St-Thomas d'Aquin.Comme on le sait, l'enquête dans cette cause avait eu lieu au mois de juin dernier et avait duré plusieurs jours.les Demandeurs, qui étaient au nombre d'environ une quin- | zaine, avaient poursuivi la cours d'eau passant dans la di- ST-HYAGINTHE OBSERVE LA JOURNEE DU SOUVENIR DÉPLOIEMENT MILITAIRE ET DÉFILÉ DES VÉTÉRANS ET DES TROUPES DU REGIMENT.\u2014DEVANT L'HÔTEL DE VILLE.Le jour de l'Armistice, dénommé \u201cJournée du Souvenir\u201d dans tout l'empire britannique, a été généralement observé ans notre ville dimanche dernier et a donné lieu à un beau déploiement militaire.Suivant une proclamation du maire de Saint-Hyacinthe, à vnze heures de l\u2019avant-midi, c'est-à-dire à l\u2019heure exacte qui marqua la fin des hostilités le 11 novembre 1918, il y a scize ans, tout tralic fut arrêté pendant deux minutes, tout mouvement cessa, et l'on s'inclina pieusement en mémoire de ceux | qui furent tués à la guerre.A ce moment, les vétérans de la grande guerre, portant leurs décorations, et les troupes du Régiment de Saint-Hya- cinthe étaient rangés en face de l\u2019hôtel de ville, sur le portique duquel se tenaient l'hon.T.D.Bouchard, maire de Saint-Hya- Mullen et Boivin de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand.Nom-! te paroisse et appelé \u201cDéchar- .- .\" 'g iv\" i 21 , Oo aumônier des Eclaireurs et vi-, 8\u20ac des Six\u201d ainsi qu\u2019un règle- caire de Granby, Tétreault, vi- ment se raportant au dit cours cinthe et député à la Législature; M, T.-A.Fontaine, député du comté à la Chambre des Communes, et les membres de l'administration municipale.Après la cérémonie du souvenir, les troupes paradèrent par Saint-Charles: la chapelle, les ÿ*1 .2, 3 disnositi ¢ : 4 \u2018boire, Véronneau aumônier des [les dispositions de ce PL A une \u201cle verbal et que ce dernier était ivorux pour lem de=Dicu.Colette, Lajoic ., \u2018or caire St-Pie, Roy curé d'Ac-| dean.jLon, lagassé, Martel, curé de ;Knowlton ; Dubue, vicaire à St- \u2018Is alléguaient que leurs ter- ; Pierre, Fournier curé de Rou- |TiNS n'étaient pas {gemont, Nadeau curé de Sti Valérien, Breton curé de Gran- |by, Desrochers curé de St-Jo- i seph.Larochelle curé de St-Li- i Eclaircurs de Sorel.Lusignan vicaire de Sorel, le P.Augustin cistercien à Rougemont, Poirier curé de Gravelbourg dans À l'appui de leur poursuite.égouttés ipar ce cours d\u2019eau, qu\u2019en con- i : .It~col.Pothier invita | fre séquence ils souffraient un [et Fontaine qui rappelèrent en lt-col.Tothier mvita les vete- d'Ouest, Lussier, curé de Cow-, : 1a! jt ce que par jugement à inter-! tansville, Bernier de Marieville, [Gendron curé de Ste-Drigitte, \u2018Senay du l'récieux-Sang.Lagassé, Ilétu curé de St-Tho- \u201cmas d'Aquin, Gadhois, Guertin, Perreault curé de St-Damase, |Desnovers curé de St-Hugues, Paulhus curé de St-Aimé, Cha- ; bot.[incourt, Vézina curé de St-lHlaire.Dufresne vicaire de St-Hhlaire, Charbonneau cure de St-Mare, Guillet curé de Bediord, Messier, curé de Waterloo, Chanoine J.B.O.Archambault.supérieur du séminaire de Saint-Hyacinthe, Vigneau, chapelaimn de l'Hôtelde St- (Suite en page 5) QUAND LES MAS ETAIENT DES DEFRICHEURS ! | M.J.LE Laïorce, dont le nom, associé aux problèmes de colonisation est bien connu, a prononcé samedi soir dernier, à la radio, une conférence intitulée: \u201cSaint-Hyacinthe s\u2019établit!\" Voici de copieux traits de ce remarquable vail: \u201cAu pays québecois les terres de la région maskoutaine sont classées parmi les meilleures: terres fortes où les habitants ont abusé de la culture lu foin, terres d\u2019'alluvions sa- blo-argileux où pousse notre meilleur tabac à cigare, à ce qu'on affirme, terres montagneuses où croissent les pommiers qui nous fournissent de fameuses et de macintoshs.Les Maskoutains prétendent occuper le meilleur pays du Canadals n'ont peut-être pas tort.Mais il n\u2019en fut pas toujours ainsi.Les arrière-grand-pères des diocésains de Saint-Hyacinthe ont vu leur pays à l'état.sauvage.Ils en furent les pionniers.Fils des premiers défricheurs canadiens, Maskoutains et Sorelois s'enfoncérent par \u201cles chemins qui marchent\u201d jusqu\u2019au plus épais de forêts quasi impénétrables.Riches d\u2019un sac de farine, de quelques briques de lard et armés d\u2019une hache ils s\u2019attaquê- rent aux arbres séculaires et en commencèrent le massacre.Quand d'entreprenants industriels explorèrent ces forêts riches en essences de toutes sortes, dans leurs courses ils furent souvent surpris en entendant au loin le bruit sec et répété par l\u2019écho de haches heurtant des troncs d'arbres, tra- ox- KOUTAINS ou le fracas d'un géant séculaire se couchant violemment sur les débris des cormiers, \u2018des bouleaux et des sapins qu'il rentrainait dans sa chute pour lui servir de lit.Attirés par le bruit éclatant de la hache qui attaque la fo- rét sauvage, les explorateurs s'acheminaient cn zigzaguant \u2018à travers les sapins poussés {dans des enchevétrements inextricables de troncs d'arbre renversés, superposés, croi- \u2018sés en tous sens, Mébouchant dans une clairière, ils apercevaient une maisonnette grossièrement construite, entourée d'un jardin rempli de souches, et un peu plus loin un feu dévorant des arbres abattus, ct à l'orée du bois, confondus aux trones d'arbres et aux ramures, des êtres enfutnés, \u201cpous- siérés\u201d de cendres ct ressemblant à des natifs du Congo, frappant à coups redoublés d'énormes trones d'arbres renversés, les roulant par tas pour en faire des braisiers, cependant qu'un peu plus loin des enfants ramassaient dans des bassins des cendres refroidies, que l\u2019on ferait bouillir plus tard: procédé long.lent et peu payant de faire de la potasse.Les colons du temps n'\u2019avaient pas d'autres moyens pour obtenir de la farine que cet échange de la potasse pour du froment.Aprés deux ans, cinq ans d'une vie pénible, le colon du pays de Saint-Hyacinthe avait quelques arpents de terre défrichée qu\u2019il cultivait à la pioche.À sa première maisonnette de bois rond s'ajoutait une étable, une grange, et quand à force de travail ardu il récol- | (Suite en page 5) préjudice grave, cn qu'ils y étaient assujettis par soldats procès- [d'honneur et irrégulier, illégal, nul dans sa forme et à son mérite et en! plus ultra vires, Ts concluaient en demandant venir, il fut dit et déclaré que leurs terrains n'étaient pas oe! gouttés par le dit cours d'eau\u2019 et qu'ils étaient appelés à v contribuer également sans raison et sans droit.Ta Corporation Défenderesse qui était représentée par Me.TA, Fontaine.CR.avait plaidé à cette action en en\u2018 niant les allégations principales et en alléguant spécialement que les terrains des De-! mandeurs étaient égouttés par\u2019 les deux branches du cours d'eau régi par ce procès-verbal, à savoir: par la \u201cDécharge des Six\u201d comme par la \u201cGrande Décharge\u201d.Flle alléguait que, le règlement No, SD avait été, passé et adopté à cet effet par\u2019 un groupe de contribuables intéressés dans les dits travaux! que la fermeture de ce cours (Suite en page 5) UN CONFÉRENCIER ÉVOQUE À LA RADIO LE SOUVE- SUR LA LOI DU NIR DES PIONNIERS DE SAINT-HYACINTHE.\u2014 VERS LES TERRES NOUVELLES.MORATOIRE Une intéressante question de droit en Cour Supérieure.Les dispositions de la Toi suspendant l\u2019exigibilité = des créances hypothécaires et autres ne s'appliquent-elles qu\u2019- \u2018Aux actions en recouvrement, [en tout ou en partie.du capital | d'une créance hypothécaire ou si elles s'appliquent également aux actions en recouvrement des intérêts seulement?Voila une intéressante question de droit qui vient d'être plaidée de nouveau devant la Cour Supérieure de ce district, dans une cause de Aimé Lemonde, commerçant de Ste- Rosalie.contre Dame Adélaide T.ozeau, de la paroisse de St- Théodore d'Acton.Le demandeur, par l'entremise de son procureur, Me T.A.Fontaine.C.R.avait poursuivi la défenderesse pour le recouvrement d'intérêts cet d'arrérages d'intérêts dus sur une obligation garantie par hypothèque, avait obtenu jugement contre elle pour un montant de $271.78, et avait ensuite procédé à l'exécution de ce jugement par voie de saisie sur les biens de la défenderesse.Cette dernière ainsi que son fermier, Alexis Gauthier, du même endroit représentés par Mtres Dion et Dion, de Montréal, produisirent, à l\u2019encontre de cette saisie, des oppositions qui furent contestées par le Demandeur.La jurisprudence actuelle sur le principal point en litige, paraît se partager.Après une courte enquéte et après les plaidoiries des avocats sur les questions de droit soulevées par ce litige, l'Honorable Juge Trahan a pris la cause en délibéré.autant [termes émus le souvenir les rues Girouard, Bourdages, Cascades, Concordes ct retour au Manège.Après l'observance des deux minutes de silence traditionnel.de brefs discours furent ; prononcés par MM.Bouchard | Avant de briser les rangs, le des rans de la guerre i être les tombés au champ hôtes des officiers à leur mess, formèrent des | invitation qui fut vivement ap- aintien conti-(bréciée et acceptée d\u2019emblée.nu de la paix, afin que ces sol-.Des discours furent pronon- dats ne se soient pas hattus et'Ces au mess par les It-colsne soient pas morts en vain.Brabant ¢t Pothier, ainsi que Tous deux félicitèrent égale- par le sergent Henri Pelletier, ment les officiers et les gol- Vetéran, dats du Régiment de Saint, Le It-col.Brabant remercia (yacinthe pour leur belle te-les vétérans d'être venus en nue et leur allure vraiment aussi grand nombre et se fit martiale.les vétérans de la grande guerre, sous le commandement du It.-col.Raoul Brabant, s'¢- taïent joints aux troupes du Régiment de Saint-1Tyacinthe pour la sortie militaire à l'occasion de Armistice.Le ré- viment était sous les ordres de son commandant, le It.-col, Roland Pothier, l'interprète de ses camarades pour remercier les officiers du Régiment de leurs aimables \u2018attentions.Le It-col.Pothier offrit également ses remercie- \u2018ments et ses félicitations aux vétérans et leur promit tout son appui pour l'avenir.Le sergent Henri Pelletier se fit l'interprète de ses camarades pour rappeler le souvenir des Corps de police et fanfare jours glorieux de la guerre et militaire en tête, on marcha du remercier les officiers et sol- manège à l'hôtel de ville, où dats du Régiment de Saint-° les armes furent présentées, IIyacinthe.FEMME BRULEE VIVE DANS UN INGENDIE LE CORPS CALCINE DE MME ROIREAU DIT LALIBER- TE, A STE-ROSALIE, EST RETROUVE DANS LES DECOMBRES DE SA MAISON.Suffoquée par la fumée, une vieille dame du village de Ste- Rosalie, à trois milles de notre ville.n'a pu s'échapper de sa maison en flammes me pour entreprendre de pénétrer dans sa maison en flammes, M.Roireau supplia quel- qu'un de sauver sa femme.et soni M.Grenier se dévoua.Il .pé- corps calciné a été retrouvé |nétra dans la maison en flam- dans les décombres.mes et fit l'impossible pour La victime, Mme Saul Roi- retrouver la vieille femme, reau dit Laliberté, âgée de 79 |mais la fumée était à ce point ans, habitait seule avec son\\dense et suffocante et les mari une maison du village, en {flammes à ce point menaçan- face de la beurrerie et froma- ites qu'il dut se retirer sans ê- gerie de M.Conrad Grenier.[tre parvenu à localiser la dis- Les détails de la tragédie, telle parue.que reconstituée par les spee-{} TM est probable que Mme tateurs, sont les suivants: Roireau fut suffoquée par la Lundi matin, vers les cinq | fumée et asphyxiée avant que heures, Mme Roireau se leva|son corps ne soit atteint par et descendit comme d'habitude |les flammes.Après l'incendie, à sa cuisine, à l'étage infé-|on retrouva le corps calciné rieur, pour allumer le feu.Puis | dans les ruines de la maison.elle remonta se coucher.Ce-|Celle-ci fut complètement dépendant, quelques minutes | truite.en dépit des efforts des plus tard, son mari nota qu\u2019il citoyens pour la sauver, cau- v avait de la fumée dans lalsant des pertes évaluées a $1,- maison.Il en fit la remarque | 800.à sa femme.Comme le volume| C\u2019est à l'entrée de la cuisine de la fumée augmentait, le |que le corps fut retrouvé quel- couple décida de descendre |ques heures après que l\u2019incen- pour s\u2019enquérir de la cause de | die se fut déclaré.On constata ce phénomène et découvrit la cuisine en feu.Le mari et sa femme sortirent pour alerter les voisins.M.Conrad Grenier, fabricant de beurre, qui arrivait pour faire l'ouverture de sa beurrerie.en face de la maison en flammes, se porta aussitôt sur les lieux, cependant que M.Roircau ne tardait pas à revenir avec des voisins dont il avait demandé l\u2019assistance.Ce fut alors, comme on s'ap- prétait à combattre l'incendie, que l'on constata que Mme Roireau était disparue.Immédiatement l\u2019hypothèse se présenta que la vieille femme aurait bien pu retourner dans son logis afin d'y sauver quelques effets.Trop âgé lui-mé- la victime avait dû tenter de sauver quelques objets mais qu'elle avait été suffoquée par la fumée.On se perd en conjectures sur la cause exacte de l'incendie.M.Roircau dit Laliberté, qui est âgé de 8 Oans, survit à sa femme.Le coroner du district de Bagot, le Dr Auger, a tenu une enquête tout près du lieu de la tragédie, dans la demeure de M.Guillemin, un voisin.Il a rendu un verdict de mort accidentelle.Le corps fu: retrouvé dans les ruines vers 10 heures de l\u2019avant-midi et l'incendie s'était déclaré un peu avant cinq heures du matin.(Suite en page 5) par la position du cadavre que \u2018 { | | | { | »- mai + Tw ES ES \u2014n DEUX FACES MULTIPLES DU PROBLEME DE L'ELECTRICITÉ Suite du témoignage de I'hon.T.-D.Bouchard devant la Commission de l\u2019Electricité, \u2014 Les entreprises municipalisées comme régulateurs des tarifs.\u2014 Témoignage de M.Ernest Robitaille, comptable expert, sur le mouillage des Ac- tions de la Montreal L., H.and P.Co.LE COÛT RÉEL DE LA \u201cBEAUHARNOIS\u201d M.Bouchard montre qu'une électrique municipale a Montréal bien que d\u2019un coût relativement faible, ferait économiser à la métropole près de $1,000,0000 par année.\u2014 Le cas des meuniers du Richelieu.\u2014 Délégations.Nous continuons, ci-après la publication de notre contp- te-rendu des séances d'étude de la Commission de I'Electricite à Montréal la semaine dernière, compte-rendu que la presse des nouvelles et le manque d'espace nous forcèrent necessat-, rement à interrompre., On sait que le principal témoin à presque toutes les seances de la Commission.durant toute la semaine, fut l'hon.T.-D.Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe, qui, en outre de présenter le substantiel mémoire de l'Union des municipalités de la province en faveur de la municipalisation, le commenta copieusement, D'autres témoins furent également entendus, entre autres M.Ernest Robitaille, comptable-expert, qui fit des déclarations vraiment sensationnelles sur le cas de la Montreal Light.Heat and Power ct le mouillage de ses actions où surcapitalisation.,Ç M.Bouchard a également rendu ténivignage cette semaine à Québee, où la Commission de l'Electricité a transporté le siège de ses séances pour plusieurs jours.Nos lecteurs liront dans d'autres colonnes un résumé de ces séances dans la Vicille Capitale.Nous revenons ici aux séances tenues à Montreal.CAS DES MUNICIPALITES Mardi, le 6.à l'enquête de l'électricité, M.D.Bouchard.secrétaire de l'Union des municipalités, à continué d'examiner les cas particuliers des diverses municipalités de notre province qui ont leurs propres entreprises électriques, soit pour la génération, soit pour la distribution.ll parle d'abord de Sainte-Anne de Bellevue.qui achète le courant de la M.L.H, & P.et le revend à ses citoyens.En passant, M.Bouchard remarque que les prix de l'électricité devraient être l'objet d'une étude spéciale par la commission fédérale des Onze, l'ancienne commission Stevens, Sainte-Anne.tout en achetant l'énergie qu\u2019il lui faut, rend un grand service à ses administrés en ayant municipalisé la distribution.Mais Sainte-Anne a raison de demander un abaissement du tarif de la M.L.H.and P.pour la vente en gros du courant.L'entreprise municipale de Sherbrooke, dont parle ensuite M.Bouchard, est plus complète puisqu'elle comprend la génération comme la\u2018 distribution.M.Bouchard dit que la municipalisation de l'électricité explique dans une large mesure le progrès de la ville de Sherbroke.L'entreprise municipale de Sherbrooke à toujours eu des surplus chaque année.Pour le dernier exercice.le surplus d'opération a été de $334,- 120.Diverses déductions faites, dont $55,000 pour la dépréciation, $66,.' 000 pour l'amortissement, $5,000 pour la publicité, il reste encore au compte du surplus une somme de $62.829.De plus Sherbrooke éclaire gratuitement ses rues et elle fournit l'électricité à un prix nominal a ln compagnie qui exploite l'exposition locale.En passant, M.Bouchard dit qu\u2019il serait curieux de savoir si la Quebec Power se montre aussi généreuse envers la commission de l'exposition de Québec.Autre remarque que M.Bouchard fait en passant: la loi générale des cités et villes est satisfaisante car elle accorde aux villes auxquelles elle s'applique tous les pouvoirs nécessaires à propos de la municipalisation de l'électricité.Ce qu'on peut désirer de mieux.c'est que le Parlement n'y touche pas.À l'heure actuelle, il n'y a probablment qu\u2019une : seule ville de la province, celle de Québec, dont les pouvoirs en fait de municipalisation soient restreints par une loi spéciale.M.Lapointe demande si le cas de Montréal n\u2019est pas le même.M.Bouchard ne le croit pas.A son avis.Montréal.après avoir tenu un referendum sur la question.pourrait organiser une électrique municipale.Le cas de Terrebonne.dit M.Bouchard, démontre qu'une municipalité a tout intérét à avoir au moins un service de distribution pour l'électricité quand elle ne peut avoir sa propre usine génératrice.Le cas de Thurso est du même genre.La ville de Thurso achète son électricité de la Gatineau Power au prix de 2 cents 1 le kilowatt-heure.Le village du Petit Luc Magog
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