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Titre :
Le Clairon
De sa fondation à 1954, Le Clairon de Saint-Hyacinthe a exprimé les vues de son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, qui cherchait à s'attirer l'appui des opposants aux conservateurs, au clergé et aux nationalistes tout en se consacrant aux intérêts de sa région. [...]

Le Clairon est un hebdomadaire fondé à Saint-Hyacinthe en 1912 pour faire suite à L'Union (1873-1911), journal libéral de Saint-Hyacinthe. Son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, sera en charge de la rédaction jusqu'en 1942 tout en assumant des fonctions politiques. D'allégeance libérale, Le Clairon se positionne d'abord comme un média d'information locale et régionale. Ses fortes prises de position entraîneront de fougueuses disputes avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe, son principal opposant, plus conservateur.

Jusqu'en 1954, on trouve dans Le Clairon les luttes menées par son propriétaire pour l'instruction obligatoire, contre le clergé, pour une propriété publique de la ressource électrique, pour l'amélioration des conditions ouvrières, etc.

T.-D. Bouchard collabore au journal jusqu'à sa vente à Jacques Lagacé en 1954. Cette même année, Le Clairon devient Le Clairon maskoutain, et accueille Yves Michaud comme rédacteur en chef. Celui-ci, qui conservera ce poste jusqu'en 1962, poursuit l'opposition à l'Union nationale de Maurice Duplessis. En 1958-1959, pendant un séjour à Strasbourg, Michaud envoie chaque semaine une Lettre de France qui est publiée dans le journal. Un autre collaborateur libéral, Pierre Laporte, y signe une chronique sur la politique provinciale au début des années 1960.

Le Clairon maskoutain étend sa couverture régionale jusqu'à Acton Vale, Upton et Saint-Valérien en 1954, puis jusqu'à Beloeil, McMasterville et Otterburn Park en 1955. Le journal devient un hebdomadaire gratuit de grand tirage au début des années 1970, et il prend le nom de Clairon Saint-Hyacinthe. Quatre décennies et plusieurs changements de nom plus tard, il s'agit toujours d'un important média d'information pour la région.

Le Clairon est tiré à 825 exemplaires en 1913, à 2750 exemplaires en 1933, et à 6024 exemplaires en 1960.

100 ans, 1912-2012 - D'hier à aujourd'hui - Cahier souvenir, Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, 2012, 34 p.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 39-42.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :[s.n. puis] Entreprises maskoutaines,1912-1954
Contenu spécifique :
vendredi 13 mars 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Union
  • Successeurs :
  • Maskoutain (1952) ,
  • Clairon maskoutain
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Références

Le Clairon, 1931-03-13, Collections de BAnQ.

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[" \u2018 1} ORGANE RÉGIONAL PARAISSANT LE CLAIRON D PUBLIÉ ET IMPRIMÉ PAR TOUS LES VENDREDIS 1'IMPRIMERIE YAMASKA VOL.XX No.11 ST-HYACINTHE, P.Q.13 MARS 1931 PRIX : TROIS CENTS À PROPOS DE SUPERFICIE Nous recevons de la maison L.P.Morin & Fils la lettre suivante que nous reproduisons pour l'information de nos lecteurs: St-Hyacinthe, Que.10 mars, 1931.Monsieur le Rédneteur du Clpiron, Cité.Alonsieur le Rédacteur, Nous remarquons dans votre éditorial du 6 courant, où il est question de notre terrain coin des rues Ste-Anne et Morison, une erreur de superficie assez notable, Afin de ne pas vous laisser sous la fausse impression, suns doute nequise à votre source d\u2019information, nous nous permettons de vous fire remarquer que la superficie totale de ces lots vacants est de 50,000 pieds carrés et non de 41,000 pieds, ce\u2018 qui pour une somme de $9,000.00 représente 18 cents le pied earré au lien de 22 cents.Vos bien dévoués serviteurs, L.P.MORIN & FILS ENRG,, par C.Morin.L'information que nous avons publiée au sujet de la dimension de ces terrains nous P'avons puisée à une source officielle, au Bureau d'Enregistrement.Voici In dimension officielle des différents lots offerts par la maison f.P.Morin & Fils: Lot No.Pieds carrés.701-1 7,087 701-2 5,275 701-3 5,325 701-4 5,375 © 701-5 5,425 701-6 6,490 701-7 6,160 Grand total 41,137 Le bureau d'enregistrement donne done comme grandeur totale officielle 41,137 pieds carrés.Or si on fait le caleul on arrive à un prix un peu plus élevé que 21 cents, soit, 21 cents et 87/100.Comme nous avons donné pour prix 22 cents le pied on ne peut pas nous accuser d'avoir exagéré.Nous désirons faire remarquer que nous n'avons imputé aucun blame a la maison L.P.Morin & Fils d\u2019avoir demandé ce prix; tout le monde a le droit de vouloir obtenir le plus possible dans un marché quel qu\u2019il soit.Tout ce que nous avons voulu faire remarquer c\u2019est l'inconséquence du maire Pagé et des adversaires de l'ex-maire Bouchard qui ae- cusaient celui-ci d\u2019avoir demandé comme gérant du Crédit Maskoutain un prix exorbitant lorsqu'il offrait au Comité d\u2019Initiative pour les terrains de ln Gotham un prix de dix cents du pied alors que le Maire Pagé et ses amis du conseil approuvent un prix de vingt-deux cents du: pied pour les terrains de la maison L.P.Morin & Fils qui sont eux- mêmes situés dans Bourg-Joli, terrains que lu même maison avait offert il y u trois ans environ pour $5,500, soit pour un peu moins que quatorze cents du pied lorsqu'il fut question de l\u2019établissement de lu manufacture Otto Higel à Saint-Hyacinthe.Le peuple peut maintenant juger de la sincérité du maire Pagé et de ses ncolytes du conseil municipal.L'HISTOIRE DE SAINT-HYACINTHE \u201cL'Histoire de la ville de Saint-Hyacinthe\u201d écrite par Monseigneur Choquette ct publiée l\u2019an dernier par la maison E.H.Richer & Fils n\u2019aura pas le sort de la plupart des histoires régionales qui ne sont lues que par quelques parents ou amis de ceux dont les noms figurent dans le volume plus ou moins épais qui tombe dans l'oubli dès le lendemain de sa publication.\u201cL'Histoire de la ville de Saint-Hyacinthe\u201d est pour beaucoup celle de ln grande lutte de ln race canadienne-française pour ses libertés constitutionnelles; les principaux personnages du drame qui s'est déroulé au cours du siècle dernier avaient pour ln plupart des relations étroites de parenté ou d'affiliation politique avec les principales familles du vieux Saint-Hyacinthe.Monseigneur Choquette n savamment profité de cette situation pour donner un aspect plutôt national que régionnl à son histoire et c\u2019est cet aspect plus vaste qui fait, pour les étrangers à notre région, le charme de la lecture du livre de l'ancien supérieur de notre Séminaire.Pour donner une idée des impressions que laisse même à ceux qui n\u2019appartiennent pas À notre race, la lecture de ce livre qui durera, nous croyons devoir publier une traduction bien imparfaite d'un article qui a été publié, lundi de cette semaine, par le plus important journal anglais de notre pays, la Gazette de Montréal sous le titre: \u201cMonseigneur Choquette sur Saint-Hyacinthe\u201d, On raconte ce fait \u2014 et il comporte beaucoup d\u2019étrange vérité \u2014 qu\u2019un jour le poète anglais Stephen Philips commença d'écrire l'histoire de sn place natale, un hameau perdu au nord de l\u2019Angleterre.11 pensa bien qu\u2019un texte d'environ cinq mille mots serait suffisant; qu\u2019il pourrait distribuer ce petit ouvrage sous forme de fascicule ct qu\u2019il contribucrait ainsi à réchauffer les sentiments patriotiques de ses concitoyens.Il se mit done à l\u2019ocuvre.Mais, après avoir terminé son travail, il fut tout surpris de constater qu'il avait composé un ouvrage de cinq volumes.L'âme rêveuse, il jeta l\u2019épais manuserit au fond d\u2019une malle, dans sa mansarde, et finit par l'oublier complètement.Plusieurs années passèrent quand, en faisant le remue-ménage de sn malle, il trouva, au hasard, le manuserit jauni par le temps.Il le parcourut ct quelle ne fut pas sa confusion de découvrir qu'il avait écrit, cn réalité, une histoire d'Angleterre.Si cette anecdote possède quelque valeur \u2014 ct un historien serait le dernier du monde à le nier \u2014 elle démontre alors un fait reconnu: l'histoire\u2018 de toute petite ville ou établissement constitue une tranche cssenticllement importante de la grande histoire.C\u2019est pourquoi les historiens canadiens ne peuvent que difficilement écrire l'histoire de Montréal ou de Québec sans faire celle du Bas-Canada ou même du Dominion entier.Au fond, toutes ces histoires n'en forment qu'une seule.DESCRIPTION VIGOUREUSE C'est un récent travail de Mgr C.P.Choquette, ancien Supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe, qui m'a amené à cette conclusion.Dans son instructive [Histoire de la Ville de Saint-Hyacinthe, publiée par la librairie Richer et Fils, le distingué et savant Prélat, animé de cette maxime répétée vingt fois par Carlyle \u201cToute histoire est presque une bible, à mis sous nos yeux une description virile ct attrayante de l\u2019histoire de St-Hyacinthe, petite ville sise sur les bords de la rivière Yamaska; par ce fait même il donnait une peinture achevée de l\u2019histoire de la province de Québee.Ceei prouve bien que l\u2019histoire de notre province est celle de tous ceux qui ont fondé ses florissantes municipalités, qu'ils viennent de Saint-Hyacinthe, de Sherbrooke, de Valleytield, de Ste-TFhérèse ou même de Namur, village éloigné au nord de Lucerne- en-Québee.On peut étudier l'histoire sous deux angles: simple spectacle ou bien philosophie.Mgr Choquette, de lu famille des Choquette qui a fourni nombre de littérateurs à notre province, envisage l\u2019histoire comme une philosophie.Ce fut en 1748 gle Saint-Hyacinthe vit le jour, grâce à une concession de la Seigneurie Maska ou Yamaska faite à un nommé Pierre François Rigaud.Ce Rigaud, qui était Chevalier de Vaudreuil, naquit à Montréal en 1708 ct fut le frère du fameux Vaudreuil, le signataire des documents attestant la chute de Québec cn 1760.Cette seigneurie était alors une étendue de bois, où fourmil- luit le gibier, et peuplée par une poignée d\u2019Indiëns.En 1753, elle chan- geu de maître et pour la pitoyable somme de 666 dollars \u2014 dans le temps, une fortune \u2014 elle passa aux mains de Jacques-Hyacinthe-si- mon Delorme, dit Lapointe, pourvoyeur de bois pour les vaisseaux de Sa Mujesté.L'année 1757 vit Delorme jeter les bases de la prospère ville de Saint-Hyacinthe quand, accompagné de Nicholas Jolibois, Pierre Leclere, J.B.Lafond ct plusieurs autres valeureux pionniers, il choisit sur lu rivière Yamaska, et du côté de Ste-Rosalie, une pointe de terre pour =\u2019y établir.LES DEBUTS Ft vinrent des colons intrépides, Canadiens-Français dont les aieux avaient colonisé les solitudes boisées du Canada, combattu Wolfe sur les Plaines d'Abraham et supporté la défaite avec un courage digne des Spartiates, Ils vinrent, dans lu région maskoutaine, construire leurs cabanes et ériger une chapelle.Ils abattirent les arbres géants de la forêt, labourèrent la terre, rendirent gloire à Dieu et élevèrent ainsi ce monument que le ciseau de la colonisation réussit toujours à sculpter: la civilisation.En 1876, la ville de Saint-Hyacinthe prit possession de toute la \u201cpropriété seigneuriale\u201d, et une colonie d\u2019humbles cabanes, une foret ombrageuse, se transformèrent bientôt en une cité pleine de vie, au milieu d'une province qui bénificiait heureusement d\u2019un renouveau industriel amené pur l'exploitation de ses nombreuses richesses naturelles, - Mgr Choquette attire Patiention sur le fait important que l\u2019agriculture est le fondement de la civilisation, de la science et du machinisme.Autrefois, la civilisation reposait sur l'agriculture comme sur su buse lu mieux ussurée.En effet c'est dans l\u2019agriculture que trouvaient leur plus large soutien les patriciens de l\u2019ancienne Rome, les lords et le clergé au Moyen-Age ct les seigneurs aristocrates de l'Angleterre et de la Prusse.Si, dans la pensée des économistes urbains, l\u2019a- grieulture a été reléguée à l'arrière plan, en réalité, elle ne pourrait disparaître gans voir s'écrouler avec elle ce qui reste de la structure sociale.Par l'agriculture.Saint-Hyacinthe a grandi et d'un petit village tst devenue le centre industriel que nous voyons aujourd'hui.Et c'est ainsi dans toute la province.Et comme il n'a pus pu détruire l'esprit qui animait les pionniers et la foi vigoureuse des premiers Inboureurs de Québec, l'industrialisme a ocexsionné de sérieux problèmes \u2014 plutôt économiques \u2014 qui pour menacer l'industrie et le commerce dans d'autres centres n'ont produit qu'un léger affaissement chez nous, à St- Hyacinthe.Tet est le point saillant que Mgr Choquette a traité et les mots suivants qu'il a écrits révèlent un sociologiste averti en même temps qu'un profond philosophe-historien! J'aime voir le campagnard jréquenter la ville.Citadins et campagnards sont solidaires et de leurs rapports mutucls résulte une similitude d'intérêt qui doit faire de l'ensemble une vraic collectivité.L'histoire de la ville de Saint-H yacin- the ne se sépare pas de l'histoire de la campagne environnante.\u201d CENTRE INDUSTRIEL Depuis le temps de In mauvaise hâche, du pauvre métier à tisser et de lu grossière charrue de bois, St-Hyacinthe a grandi avec l\u2019âge et s\u2019est affirmée un centre industriel florissant qui frémit au grondement des machines géantes de ses usines.La machine a remplacé la main d'oeuvre mais n'a pas tué l'esprit de foi prédominant chez les Canadiens-PFrançais qui résidaiit nujourd'hui à Saint-Hyacinthe, sc disent avec orgueil descendants des hardis pionniers lesquels ne craignirent pas de s'enfoncer dans les forêts de Québec pour y fonder des établissements à la gloire de Dicy et de la Nouvelle-France.La beauté d'âme de l'ouvrier maskoutain n'a nullement été ternie par l'Âge de ln Machine.Aujourd\u2019hui, comme dans de nombreux autres petits centres industriels de la province, l'ouvrier est gai, sobre, honnête, ami de ses compagnons et respectueux de l'autorité.Au surplus, il aime son travail et vise à la perfection dans l'accomplissement de sa tâche.La vocation du père passe, comme un héritage, au fils, au petit fils, ct ainsi s'établit une sorte d\u2019aristocratie du travail dont les titulaires tirent une gloire digne de l'envie des camarades\u201d.La machine done n'a pas dans Saint-Hyacinthe militarisé la civilisation jusqu'à éteindre la vie et n'a pas implanté sa religion jusqu\u2019à subjuguer l'âme.C'est le cri vibrant des critiques de l\u2019Age de la Machine.La civilisation, à la fin de tout, ne pourra seulement y gagner qu'en s'adaptant au machinisme de manière à sauvegarder In vie et la religion.Et Mgr Choquette a reconnu que la civilisation, supposant la culture, règle sa marche par l'idéal.C'est en effet l'idéal qui inspira les pionniert, les fit aller défricher les forêts vierges, labourer 1 nterre et répandre la civilisation.C\u2019est encore l'idéal qui prévaut et In vie humaine, qui converge vers la survivance spirituelle et matérielle de Saint-Hyacinthe, cst empreinte d\u2019idéal.Le citoyen de Saint-Hyacinthe demeure le pionnier d\u2019autrefois, seulement dans sa situation il ne lui reste plus le métier à tisser et il ne vit plus dans une cabane de bois rond, ni dans une forêt où courent les chevreuils et les lièvres.Le livre de Mgr Choquette a une plus grande cnvergure qu'on ne imagine.Il ne contient pus seulement l\u2019histoire complète d\u2019une ville, Saint-Hyacinthe: c'est l'histoire de la marche de la civilisation dans Québec.Comme le poète anglais Phillips, le distingué Prélat arrive à s'apercevoir qu'il a éerit l'histoire de toute ln Province de Québce.En dehors du tumulte des passions, qui ont marqué le développement de Québee, En dchors oeffide sliqshde etaoi etnoin etnoin taoin taoin ict la province, il y a l'esprit de grandeur idéalisée; et cet esprit était inné chez ceux qui ont fait In ville de Saint-Hyacinthe.Il était aussi le point d'appui de ceux qui fondèrent Trois-Rivières, Sherbrooke, Granby et nombre d'autres municipalités.Par ses florissantes municipalités, par ses maisons sises à l\u2019ombre des clochers, par ses usines nombreuses où grondent les puissantes machines, la ville de Saint-Hyacin- the demeure un monument à l'Idéal.L'Histoire de In Ville de Saint-Hyacinthe restera un travail viril, et une fleur de plus pour l'Histoire du Canada français.Mgr Choquette a uni son rôle de Prélat à celui du philosophe.Et il est bien philosophe, car il s'élève plus haut que l'historien: il étudie la vie historique de sa province à In lumière d\u2019un drame où s\u2019agitent des hommes dominés par idéal.John P.CLIFT CLINS D\u2019OEIL L'Honorable L.-A.Godbout, messicurs Edouard Montpetit et Eugène Tremblay sont reconnus officiellement comme des hommes de mérite ct éminemment doués.Le \u201cJournal\u201d, organe des conservateurs, leur fait de la réclame à pleines colonnes.Les apaches gardent pour eux-mêmes la honte et le mépris; l'insulte et I'injure sont réservées à ceux qui protègent l\u2019ordre et favorisent les honnêtes gens.LE CANADA CEDE LA PLACE AUX INDES L'hon.R.B.Bennett devait, a- vee sa politique de haute protection tarifaire prêchée au cours des dernières élections fédérales et appliquée dès le lendemain de son arrivée au pouvoir, ramener d\u2019un coup sec la prospérité au pays.\u201cCanada first!\u201d Résultat obtenu, du moins jusqu'à date: M.King cède la place à M.Bennett, laissant à celui-ci un surplus de plus de 40 millions de dollars dans les coffres de l\u2019Etat, et le premier ministre actuel nous réserve un.déficit d'au moins 169 millions de dollars pour la fin de son PREMIER exercice; les produits de la ferme se vendaient, l\u2019an dernier, à un prix insuffisamment rémunérateur pour les cultivateurs, et cette année ils se vendent.moins cher; I'an dernier le Canada occupait le cinquième rang de tous les pays exportateurs du monde, et un rapport officiel rendu public AVANT-HIER par le BUREAU FEDERAL DE LA STATISTIQUE nous révèle qu'il est descendu au sixième rang, les Indes ayant pris sa place au cinquième; 20 millions de dollars furent votés pour remédier au chômage, et M.Bennett vient d'annoncer qu\u2019il fera une coupure d'au moins 50 millions de dollars dans le budget de 1931-32, soit\u2026 50 millions de dollars de travaux de moins qui eussent peut-¢- tre fait autant l'affaire des chômeurs que les.20 millions votés lors de In session d'urgence de septembre dernier.EH \u2014\u2014 PAUVRE M.LAURENT BARRE!.Lu dans \u201cLa Riposte\u201d, de Montréal, l'article suivant publié sous la rubrique ci-dessus: \u201cPauvre M.Laurent Barré!.\u201cM.Houde, son chef, nous avons déjà eu l\u2019occasion de le signaler, a un tempérament expansif, étant porté à tout prendre par le côté gai, cn farce.(Voir: \u201cQui est-ce donc que ce M.Laurent Barré?\u2019\u201d La RIPOSTE, édition du 25 octobre 1930.) \u201cCe pauvre Laurent, lui, est décidément mélancolique; il broic toujours du noir!.\u201cComment voulez-vous qu'il en soit autrement?\u201cDans les belles terres de la vallée du Richelieu, où nos cultivateurs vivent confortablement, plus à la gêne, sans doute, depuis la récente crise économique, Laurent Barré, lui, n'a même pas pu arriver A joindre les deux bouts.\u201cEt le pire c\u2019est qu'il souffre de mauvaise vue, qu\u2019il est enclin À généraliser son cas.Il n\u2019est pas seul de son espèce: c\u2019est le sort de la majorité des \u201choudistes\u201d.Il prête volontiers ses misères à tous ses voisins qui, après réflexion, se regardent, se tâtent, tellement ils n\u2019en peuvent croire leur cinq sens.ct se demandent comment ils sont si malheureux alors que leurs frères des grandes villes, soi-disant, chôment et crèvent de faim par le temps qui court, tandis qu\u2019eux en font pas de gros bénéfices mais trouvent tout de même le moyen de vivre, pas lu- xucusement, sans doute, mais convenablement.Les gons du Nord et des régions de colonisation peuvent le croire sur parole, À distance; ses voisins s'y refusent.\u201cM.Barré ne broicrait, comme par instinct, que du noir que nous uscrions À son égard de toute l\u2019indulgence que commande l\u2019esprit de charité chrétienne.Il est tout aussi naturel pour le politicien.aspi- rant-ministre de.brailler qu\u2019il l\u2019est pour l\u2019âne de braire, pour le mouton de suivre.Mnis il existe une qualité qui, indépendante et du tempérament ct du caractére, est affaire de conscience, une qualité que possède dès sa naissance tout honnête homme, fût-il d\u2019extraction sociale la plus humble, et qui veut qu\u2019on respecte In vérité, au moins In vérité qu\u2019on connaît.Or, et ici M.Barré ressemble à son chef M.Houde comme deux gouttes d\u2019eau, ou encore comme un nègre authentique d'Afrique ressemble à un autre nègre non moins authentique dudit pays d'Afrique.Il ment à jet continu comme il parle et comme il marche c\u2019est-à-dire sans savoir apparemment ce qu\u2019il dit ni ol il va.\u201cAdressant la parole il y a quelques semaines 4 Marieville, Barré broyant du noir selon son habitude, se plaignait d\u2019avoir à paver.lui pauvre cultivateur incapable de joindre les deux bouts, $87, de taxes municipales par année.Le fait brutal eût été exact que nous comprendrions qu\u2019il en attribue la faute à.M.Taschereau.Mais il n\u2019est pas précisément exact, ainsi qu\u2019on va pouvoir en juger.Un collaborateur dévoué de la RIPOSTE a fait à temps perdu une petite enquête à ce sujet et a fini par savoir, de source autorisée, que M.Barré, loin de payer 887 de taxes municipales par année, n\u2019a même pas cu ce montant à verser pour ses taxes des TROIS dernières années.Comme question de fait, il a versé à la municipalité de L'Ange-Gar- dien, où il demeure, $15 de taxes en 1928, $15 en 1929 et $37 en 1930.soit en trois ans $67 ou 820 de moins que le montant de $87 qu'il déclarait avoir à se dégraisser à Marieville, \u201cD'où il ressort, done.que si M.Barré n'a pas voulu mentir.lors de son dernier discours à Marieville, il doit admettre n'avoir pas dit la vérité, toute lu vérité, rien que ln vérité.Jacques LABROSSE 50 }\u2014\u2014\u2014\u2014eemeeees CAMILLIEN HOUDE A IGNORE L'OUVRIER Le Conseil des Métiers et du Travail a tenu sa séance régulière au cours de In semaine dernière, à In Palestre Nationale.On y a décidé de changer de local.À partir du premier jeudi d\u2019avril, les assemblées du conseil auront lieu au Monument National.A la demande de l\u2019union des modeleurs, le conseil a adopté à l\u2019unanimité une résolution de blâme à l'adresse de la Benedict Stone Co., qui a congédié sans raison, paraît- il, plusieurs de ses employés de l\u2019union qui dès te lendemain, à mis une annonce dans les journaux demandant d'autres employés, qu\u2019elle prie moins cher que ses anciens ouvriers.Plusieurs rapports du comité exécutif du conseil ont été adoptés.Le conseil approuve entièrement le travail de la ligue du progrès civique et lui versern une contribution.On approuve aussi entièrement l\u2019attitude du président Foster au sujet de la liberté de parole et du droit d'assemblée.Certains membres avaient critiqué ce qu'avait dit, à ce sujet M.Foster, à l\u2019occasion de manifestations communiste.Par un vote de 34 à 3 on endosse tout ce qu'a dit M.Foster à ce propos.Des politiciens ayant récemment déclaré contre l\u2019emploi de machines dans l\u2019industrie, le conseil croit qu\u2019il convient de se prononcer la dessus, et déclare qu'\u2019- en principe, il n\u2019est pas opposé à l'emploi de machines, pourvu que les heures de travail soient équitablement partagées et qu\u2019en autant que possible ces machines, soient manufacturées au Canada.On se rappelle qu\u2019à la dernière assemblée af conseil des métiers et du Travail on avait adopté à l\u2019unanimi- té une résolution désapprouvant Ml\u2019obstruction systématique faite aux projets du C.N.R., par le groupe de M.Houde.Le secrétaire avait reçu ordre de faire parvenir copies de ces résolutions au premier ministre du Canada aux ministres du Travail et des Chemins de fer, nu maire et au greffier de la ville de Montréal.Les membres ont appris avec stupéfaction que seul, de tous ces personnages, le maire de Montréal, M.Camillien Houde, n\u2019a pas daigné accuser réception de cette copie de résolution.Comme c\u2019est lui que ce- 1 concerne le plus, des cris de honte ont accueilli la nouvelle de sa manière d'agir envers le travail organisé, Quelques questions ouvrières ont été discutées et M.Jos.-T.Foster en a profité pour rappeler brièvement ce que le conseil a accompli pour les travailleurs et les chômeurs II a fait remarquer que les unions ouvrières font beaucoup de travail et lorsqu'elles critiquent elles le font de façon constructive et non pas destruetive.NOS \u201cHABITANTS\u201d SONT-ILS PLUS RICHES QU'HIER ?Nos bons \u201chabitants\u201d de la province de Québec se souviennent, sans doute encore, que selon ce que promettaient les candidats bennet- tistes lors des dernières élections fédérales, le beurre de In Nouvel- le-Zélande disparu du marché canadien, ils vendraient enfin le leur à un prix plus rémunérateur.Voici à ce sujet les remarques d\u2019un confrère étayées de statistiques qui, je crois, se passent de commentaires.\u201cQuelle est In situation aujour- d'hui?Elle se résume très bien par le simple exposé suivant : \u201cEn décembre 1929.à Toronto, le beurre se vendait $0.40 la livre ct le traité de la Nouvelle-Zélande était en vigueur (nous étions donc dans les pires conditions possibles).\u201cEn décembre 1930, le traité de la Nouvelle-Zélande n\u2019existait plus (par conséquent plus de concurrence) et le beurre se vendait 20.30 la livre.\u201cC\u2019est la meilleure illustration de ce que nous vaut In protection Bennett.\u201cLa protection devait tout guérir, elle ne nous donne que des maux plus graves et des remords.\u201cLes Etats-Unis ont une protection plus élevée que la nôtre, partant, d\u2019après le système Bennett, ils devraient être au comble de la félicité ct ru contraire ça va plus mal là qu'ici! \u201cEn 1929, le beurre se vendait $0.43 la livre à New-York, et les Américains n'avaient pas de beurre de la Nouvelle-Zélande pour les embêter.\u201cEn 1930, le beurre ne se vend que $0.33 Ia livre et la Nouvelle- Zélande n\u2019a rien à y voir (King non plus) ! \u201cC'est là un bénéfice des bienfaits de la protection!\u201d LE 19 MARS A ST-JOSEPH D'YAMASKA Le 19 courant les paroissiens de Saint-Joseph d\u2019Yamaska célébreront dignement la fête de leur patron.Le matin il y aura messes à six heures et à sept heures et demie.Le soir, à 7% heures, il y aura cérémonie solennelle en l'honneur de St-Joseph et à laquelle S.G.Mgr Fabien-Zoël Decelles, évêque du diocèse, présidera à lu bénédiction du Très Saint-Sacre- ment.Le sermon de circonstance sera prononcé par Mgr P.S.Desranleau, P.A, vicaire-général et\u2019 le chant sera fourni par la chorale de In cathédrale sous la direetion de M.Léon Ringuet.Cette cérémonie se terminera par la vénération de la relique de saint Joseph Les places de banc ne sont pas réservées et l\u2019ordre sera maintenu par les membres de la Garde d'Honneur de St-Hyacinthe. PAGE DEUX LE CLAIRON, ST-HYACINTHE, P.Q.13 MARS 1931 Elle avnit dit peut-être, elle avait dit plus tard, Pourtant, elle l\u2019aimait.Si pourtant elle l'aimait, la foile avait un désir et son désir l\u2019avait dominée: elle voulait en connaître un autre, l'embrasser lui nus- si.rien que pour voir.Plus tard, par exemple, elle serait sage; plus tard quand elle saura que son pre- / Légende) EGLANTINE ET COLIBRI C'était une nuit infiniment tiè-! de, dans les bois.Ils suivaient un sentier inconnu.guidés par une main invisible, ignorant pourquoi ils allaient.où ils allaient., quel palais féérique ouvrirait à leurs pas les battants de ses portes de bronze.Leurs sandales s'imprimaient dans le sable de la vote.Les exhalaisons de la fougère se méliient aux -enteurs résineuses des sapins.On eût dit que la Princesse de la Forêt avait renversé duns l'atmosphère ses ai- gvières d'aromates dont s'étaient onduites \u2018es caressante= ailes d\u2019Eole.Les rossignols -\u2014 car ils chantent la nuit \u2014 cachés dans le ieuil- Lise dos éralsles, soupiraient des airs pleins de mélancehc.= ailaient silencieux.1vres de vette heure enchantoresse.Un gurgouillis de fontaine se {if catendre.Continuant toujours leur marche mvstéricuse, \u2018lz deseendi- vent à la fontaine.Une pierre.en pente lérère.s'offraits receuverte de mousse.(le s'y assirent.Alors, il prit dans
de

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