L'aurore des Canadas, 30 juillet 1839, mardi 30 juillet 1839
[" / £ x £3 FY FF ¥ \u201c Vor.1.\u2014No.26.B'AUVRORE DES VANADAS JOURNAL LITTERAIRE, POLITIQUE ET COMMERCIAL.DROITS EGAUX, \u2014s MONTRÉAL, MARDI MATIN, 80 JUILLET, 1839.| JUSTICE EGALE.DOI IT ROSE Le ren 1 Prix 8 Sous.a pen ne peut doñc, à Mort, suspendant ta colère, À nos instans passés sjouter un instant : prière aux saints autels, et ce doux nom de mère Que sous ta-pâle faux épèle un pauvre enfant.9 tien hélas ! et ton vol en sa course inféconde à Eroporte hatetans, les Prophétes, les Rois, Ÿ Psuvre rérant lu ciel, riche rêvant le monde, Etla Vierge qui prie, et Jésus sur la croix ! A La crucile ! a ilétri de ses doigts de squelette, KA Ce iront suave el pur au gracieux contour ; sta regard s\u2019est éteint, ct sa bouche muette Plus jamais ne dira de paroles d'amour ! Four ell: avait tari lu coupe des douleurs.Où l\u2019ange à qui le cicl pour toujours l\u2019a ravie, § Lui tressnit un Bandeau do buisers et de fleurs ! Plus d\u2019smour maternel, plus de larmes de joie ; L'ange n'épendra plus aux lucurs du matin, D'inéfibles douceurs vù notre curur se noie ! Le tombeau s\u2019est ouvert.ct l'ange est orphelin ! Sur la terre un instant tourne tes yeux si Lesux ; Ft tu verras alors du cick.séjour des ames, A Ta fille ct les amis, au ti ieu destombeaux ! ! A.L.MÉLANGES.UNE LITHOGRAPHIE- On a besoin d\u2019aimer au sortir de l\u2019enfance : Belmontet, dans fa campagne ; Sa physionomie, quoique enfantine, colique.Ernestine.\u201d mes yeux etaient humides.ts done?s'ceria Ermestine.\u2014Eh bier de jeune fille, peut offrir quelque intérêt Amélie avait seize-nus.Une des premières per-sions de Paris, attendait avec impatience le jour où su père, veuf fepuis plusieurs années, lu re prendrait chez lui.Ce jour arriva: tait au nois de mui.toutes les actions de lu journée, dans wm superbe châtrau situé à pou de distance de Paris.Cette riche demeure, jol.e enfunt.n.élie la fit adorer de tous.Un jouz qu\u2019A mélie était loin dans le parc pelait.Elle accourut.sourire plein de finesse.près d'ici.les baissu aussitôt.ê Morte hélas ! pauvre femme, au moment où \u2018la vie Toi qui fus douce et boune cotre toutes les femmes : L'âme neuve à l\u2019amour so donne sans «défense.«Vaici mon voyage, dit Ernestine en me présentant un écrun do bois de Spn, sur le quel elle avait appliqué une lithographie.C\u2019est une de ces petites scènes détachées auxquelles le crayon spirituel et délient de Devéria apporte tant de grâce et de finesse, Eile représente deux jeunes filles assises les cheveux d\u2019une delles tombent en boucles sur son cou.a pourtant vne expression sérieuse et mélan- II semble qu\u2019elle raconte une histoire touchante, car sn compagne l\u2019écoute avec intérêt.\u2014Tout cela m'en apprend beaucoup, dis-je en sonpirant.Pauvre petite ?\u2014Que veux-tu done?s\u2019écriu Mnis je ne l\u2019entendais pas ; toute entière à l\u2019idée qui m'était venue, je me laissnis attendrir; je crois même que « Mais qu\u2019as- écoute-moi, répondis-je, nlors mon émotion seru motivée, ct tu verras que cette lithographie, en révélant le secret d\u2019un cœur Flevée dun- elle c\u2019é- La jeune fille, après S'être trouvée sous ln surveillance active dune maîtresse sévère, se vit libre de inhabitée long-tems, s'embellit de la présence de ln Le n.arquis était heureux et fier de sa file, et Pannable caractère d\u2019Aelle entendit la voix de son père qui l\u2019up- Il étit accompa- \u2018#0é don jeune homme à Pail vif, à la taille élégante, aux moustaches noires, au ourire plei Amelie rongit et s'inclina légèrement.C\u2019est le fils d\u2019un de \u201cmes amis, dit le marquis, son régiment est Hl viendra nous voir souvent.\u201d Amélie leva les yeux sur l'étranger ; elle La journée s\u2019écoula rapidement, Les lie avait perdu de su timidité ; ello lui dit avec naiveté : \u2018 Venez voir mu volière.\u201d Et dès lors, comme vlie lui nvuit fuit partager ses pluisirs et ses amusemens, elle ne le regarda plus avec cruinte.Su jeunu Awe s\u2019uuvrit à la -confiance.Anntole venait souvent.Un mois s\u2019écoula.Amélie devint réveuse ; le marquis ne s\u2019en apperçut pus: il aimait lu chasse avec passion, pussédait des bois immenses, étuit absent une grande partie de lu journée : quand il rentrait, Amolie etuil guie.Uni soir qu\u2019elle chantait en s\u2019accompagnant de son piuno, Anatole entra sans s\u2019être fait annoncer.Le murquis pria su fille de continuer, mais lu voix d'Amélie etnit tremblaute, elle fut obligée de cesser.Quelqu\u2019un vint duinander lu musquis; il sortit.Les croisées étaient ouvertes, la chaleur de In journée avait fait place à un doux zephir, Pair était embaumé.= Amelie se sentit troublée lorsqu'elle se vit seule avec Anatole.Il prit la muin qu\u2019elle lui abau- donnait, la pressa uvec un mouvement passionné sur son cœur.Un éclair de hon- heur bgilla sur le front de la jeune fille.Amélie, mou Amelie.murnura Anutole.Le marquis rentra.11 m\u2019aime, ditla jolie enfant.Elle était heureuse, gaie 3 elle se jetu au éou de son père, elle lembrasaa.De nombreux amis vinrent au château, et un moment de tête à tôte ne se trouva plus.Amelie n\u2019osuit s\u2019avouer qu\u2019elle désirait éncore un instant de ce bonheur qui.uaît d\u2019un premier et_ innocent amou ; mais lorsqu'un regard d\u2019Anntole lui *disnit qu\u2019elle était aimée, elle n'envinit plus rien.Parmi les hôtes du marquis, était la helle duchesse de**#.Son lunguge était insipuant et flstteur.Son regard, tantôt doux ou fier; ses graces, naturelles et piquantes.Son esprit vif et léger savuit prendre le genre qui convenait h son interlocuteur 5 enfin il était difficile de la voir sans se luisser capliver pur tous les charmes de sa personne et de son esprit.La jeune fille volu au devant d'elle.Les bras de lu duchesse s\u2019ouvrisent pour la recevoir.Que vous êtes belle! s'éerin Améhe.\u2014 Que tu es finiche et naive ! dit In duchesse, et un nunge vint obscurcir son beau front.\u201d Anutole avuit déjà rencontré In duchesse dans le monde, mais là, enivrée d\u2019encens, elle n\u2019avait pas remarqué la noble physiono- tie d\u2019Anatole.Ce jour-là, Amélie, occupée de donner quelques ordres, fut absente plusieurs heures du salon.Quand elle rentru, elle frémit en voyunt Anatole \u201cJassis près de In duchesse, et causant fimi- lièrement avec elle.Elle prévit qu\u2019elle allait avoir une rivale dangereuse, et se promit bien de ne pas lui laisser déviner le secrêt de son cœur.Une sœur de su inèro tomba dangereusement mulade.Elle fut contrainte de s\u2019absenter quinze jours.Quand elle rentra au château, un pressentiment funeste ln sisisit ; colle fondit en larmes.Une pintie de chasse uvait Été projetée.La belle duchesse en fut: vêtue d\u2019une n- mazone qui dessinnit les grucieux contours de sa taille, elle s\u2019élança sur un beau cheval qu\u2019elle savait manier avec adresse et uvec grâce.Auméhe refusa d'accompagner les chasseurs; elle ne trouvuit aucun plaisir à ln destruction des nnimnux puisi- bles qui peuplaient les forêts de son père.Elle ullu duns un pavillon situé près de la gille d\u2019entrée, et prenant un livre, elle voulut sS\u2019accuper, mais bientôt ses pensées errèrent au loin, ct elle demcura perdue dans ses réflexions, Le trot d\u2019un cheval la tire de sn rêverie ; elle s\u2019élunco uu balcon, elle reconnaît Anatole : pur un mouvement irréfléchi elle se Cache derrière le rideau.\u201c Tout le POESIE.paroles d'Anutole n\u2019étaient point recher- [monde est à lu chasse, monsieur, dit\u2019 le[dans toute sa force._ oo.I chérs.Sa conversution etait simple, elé- | concierge, mademoiselle seule eat restée.LA MORT.gante et fucile.Quand vint le soir, Amé-|\u2014Ah! elle et donc revenue 1\u201d répondit Anatole ; il sembln hésiter.Amélie se disait: Il y à si long-tems qu\u2019il ne m'a vue! elle allnit se montrer.* Où est le rendezvous?dit Anutole.\u2014Au currefom St-Jean.\u201d Il partit avec la rapidité d'une flèche.Amelie palit, de grosses larmes roulèrent dons ses yeux.* Si jeune, mon Dieu! s\u2019écrin-t-elle, et je souflie déju.\u201d Inquiète, elle fit seller un cheval, et, suivie d\u2019un domestique, elle voulut aller rejoindre lu chasse ; puis, changent subitement de projets, so dirigeu subitement vers la demeure de sa mourice.| Lorsqu'elle rentra ou château, on était à lable depuis longtems.Le marquis regarda sa fille d\u2019un air mécontent.Amelie vit Anatole près de la duchesse.Duns su préoccupu- tion il w\u2019avait pas même aperçu que tous les convives s'étaient levés à l\u2019ontrée de lu Jeune fille.Intimidéo par les regards de son père, le cœur brisé de la conduite d\u2019Anntole, Amélie baissait les yeux ot de- meat immobile.* Eh bien, mon Amélie,\u201d dit le marquis, ému de, l'air souffrant de su fille chérie, ello releva ln tête, sourit doucement à son père, et prit la place qu\u2019elle occupait à table.\u201c Anaclie, dit le marquis, il est décidé que je donnerai un bul demain.\u2014 Ah tunt mieux, dit la jeune fille sans savoir ce qu\u2019elle réponduit ; clle soupirn, DéEjA les pluisirs de son âge lui étuient indifférens.* Quello toilette auras-tu ce soir, inon enfant ?demanda le marquis en entrant chez Amnélie, le lendemain matin.\u2014Elle sera simple, mon père, mon ami, simple comme ta fille.\u201d Mais la femme de chambre entra et déposn une toilètte élégante sur le lit de sa jeune maitresse: \u2018Des \u2018pleurs \u2018de reconnaissance s\u2019échuppèrent des yeux de Puimuble enfant.\u201cl'a tendresse ine suf- lit, dit-elle à son père, aime-moi toi-seul, je serai plus heureuse.\u2014 Que dis-tu?sé- cria le marquis nvec inquiétude et comme frappé d'une idée souduine, Anatole !.\u201d Amelie jeta un cri.La duchesse entra, et le marquis ne put reparler a sa fille.La fête estunimée.Amélie a ouvert le bal avec Anatole.Elle no s\u2019ebuse plus; ce sont les convenances qui Pont fait agir ainsi.Elle écoute ces puroles qu\u2019il y a peu de jours encore elle trouvait pleines de charmes et d'abandon ; aujourd\u2019hui cles ont quelques chose d\u2019uflucié.Amélie voit son embarrna; ah! elle a vu aussi coin- bien lu duchesse est belle ! La chaleur est accablante, la jeune fille s\u2019esquive dans le parc, elle a besoin d\u2019air ; mais des nuages épais s\u2019elèvent à l'horizon.Amélie passe devant une des fenêtres du rez-de-chauséo c\u2019est celle d\u2019un boudoir éloigné du salon.Elle reconnait la voix d\u2019Anutole, celle si douce, si insiouuante de la duchesse.\u201c Mon ami, disuit-clle, il tn\u2019est venu Une pensée qui pèse sur mon sœur.Cette enfunt si naive, si jolie, ne l'uvez-vous pus ninéo ?\u2014 Tloitensu! s\u2019écrie Anutole, êles-vous donc de ces femmes qui produisent une impression pnssu- gère ?Ah! du moment que je vous vis, votre imuge restn gravée sur mon cœurs alors le bonheur ou le malheur de ma vie dépendit do vous, Amélie ne peut me séduire, m\u2019enivrer, c\u2019est toi, c\u2019est toi.Amélie s'éloigne, clle cn a assez entendu.Elle marche précipitammient, elle ne sent point les larges gouttes de pluie qui tombent sur ses vêtemens.Un éclair terrible sillonne la nue: \u201cAh! s\u2019écrie-t-clle avec désespoir, que cela fuit de bien, l\u2019orage 1\u201d Et elle tombe privée de sentiment.Cependant le marquis s'aperçoit de l\u2019absence de su fille; la demi-contidunce qu'- elle lui n fiute Je mntin lui fait craindre qu\u2019elle ne soit souffrante.Il la cherche dans son nppartemen:, l\u2019appellé, demande uux domestiques s'ils ne l\u2019ont pas aperçue ; l\u2019un d\u2019eux dit l\u2019avoir vue, il y à environ une \u2014\u2014\u2014 « Amélie ! \u201d.s\u2019écrie le mnrquis dans la plus horrible anxiété, et son pied heurte un \u2018corps inanitn6/; à la lueur d\u2019un écluir il seconnait sa fille bien- aimée, il la proud duns ses bras, rentre comme un désespéré uvec aoû précieux furdeau.Un médecin est appelé; une fièvre violente so déclure, un délire effruy- unt fait tout craindre pour ses jours.* Mon père, mon père!\u201d s'écrie-t-elle et puis e:le répète avec égarement : «* C\u2019est toi ! c\u2019est toi !\u201d\u2019 et ces imota ont l\u2019air d\u2019un souvenir.Le marquis d'un regard terrible à appris à Anatole qu\u2019il ne doit plus se présenter: chez lui; lu durhusse se sent coupable, elle quitte le château.Enfin, le quatrième jour, on n\u2019entend plus qu\u2019un cri de bonheur et d\u2019amour ; ello est sauvéo !.\u2026 Les roses de lu santé revinrent biontôt sur les joues de la jolie enfant, muis ses beaux cheveux blonds tombèrent, elle fut obligée d\u2019en \u2018faire lo sucri- fice, et ses longuos tresses furent coupéeze * Jo te les dontie, dit-elle à'son père, à présent jo suis guérie, toi seul ourus mes souvenirs.Je ne çhercherai plus Je bon- hour ; j'avais cru le trouver.j'ai été bien cruellement trompée.\u201d Amélie pussa l'hiver à Paris.Au prin- tems elle revint au château.Quand elle revit ce parc où elle avait rêvé tant de doux songes d\u2019amour, son cœur sc serra; puis elle s'arrêta avec attendrissement à la plu- ce où son père l\u2019avait trouvée mourante le soir qu'il donnait une si belle fête.Le marquis, \u2018craignant la solitude pour une jeunc imagination encore mulade ; il pria une compagne d\u2019enfance de sa fille de venir passor la bolle saison avec elles Alors Amélie retrouva sa gaîté dans ces mêmes lieux qui ne lui rappeluient quo de tristos souvenirs ; ef, assiso sur le gazon, ello racontait avec un doux sourire à son amie pourquoi elle avait perdu ses beaux chevoux blonds.N.ve B.VARIÉTÉS.Un paysan qui voulait servir l\u2019État.va un jour chez un colonoli pour le prier.de l\u2019engager.Le colonel lui demande s\u2019il se \u2018sent en état de porter un fusil.* Comment Monsieur, répond-il tout en colère, et comme si on l\u2019avuit insulté ; j'espère bien en porter une douzaine ! \u201d Un officier-général, prévoyant que la placo où il comunandait allait êtro attaquée, avait coupé lo rivière qui y passait.Les ennemis qui campèreut sur les bords de cette rivière, eurent bientôt épuisé le peu d'eau qu\u2019uvait laissée la coupure.Leur général fut réduit à envoyer un trompette nu commandant de la pluce, pour le prier de lui donner de l\u2019eau.HI répondit qu\u2019on lui en demandait de trop loin ; mais que si ce général voulait d\u2019excellent vin de champagne, il lui en offrait.Lo général, prenant cette réponse pour une raillerie renvoya le trompette dire au commandant, que sl ne lui donnait de 'ean, il brülerait toute In ville avec des bombes, et qu\u2019après -le siège il achevrait de brûler ce que les bombes auraient épargné : qu'il mettrait le feu partout : * Dites-lui, repartit le gouverneur, qu\u2019il n\u2019y pense pas, et que lorsqu\u2019il me menace du feu, il m\u2019avertit de (garder l\u2019eau pour l\u2019éteindro.\u201d ES _ Un paysan s\u2019¢tublit dans un village, où il gagna en peu de tems Pamitié de; fous ses voisins.Après qu\u2019il y eut demeuré environ une année, uno de ses plus belles vaches créva : il en fut bien affligé ; tmais il le fut oncore bouucoup plus, lorsque quelque tems après if pardit sa femme.- - Ses voining se cturent obligés dee consoler.Mon ami, lui dit un d\u2019eatto, eux, il, est rai vous avez peudu une \u2018bonne femme gui demi-houre, dans lo parc.L\u2019orage est méritait votre affection ; mais il'est un bon remède ; vous êtes jeune, bien fait, vous ne manquerez pas de fomme ; j'ai trois filles, je vous en donnerai une en mariage, celle que vous voudrez.Un autre lui proposa sa sœur, ct un troisième su nièce.de vois bien, leur dit le jeune veuf sélgé, que dans ce vitlage-ci, il vaut beaucoup mieux perdre sa femme que sa vache.À peine ma femme est olle morte, que voilu déjà cinq autres pour la remplacer ; lassque je perdis ma vache, personne no me parka de m\u2019en donner une aulre, HERR LPAURORE DES CANADAS, MARDI, 30 JUILLET, 1839.On attend par la malle de New-Vork d\u2019aujoud\u2019hui des nouvelles d' Angletesre,par le nouveau batenu d vapeur, British Queen, qui était attendu journellement à New- York.Tenres pes Mitscis.Ns.Nous appelons l'attention des intéressés sur l\u2019avis signé Jean Langerin, publié dans le Numero de ce jour.Les examens publics des Eloves du Collège de l\u2019Assomption doivent avoir licu aujourd'hui et demuin.Ceux de Ste.\u2018Fhérèse doivent aurai avoir lieu aujourd'hui, après sidi, et du- main.Température.Après quelques jours d\u2019un temps assez chaud, nous avons eu hier une grosse pluie accompagnée de vent et de tonnerre.pe Sr ve REVUE DES JOURNAUX.(Du Morning Courier du 23.) Pendant que Me Merritt, comme Lord Durham, rabaisse les progrès que nous avons faits, sous la protection de Angleterre, il nous ¢léve trop haut lorsqu'il dit que nous sommes les \u2018\u2018rivaux naturcls des habitans des Etats-Unis.\u201d La protection et les préférences qui nous sont accordées par l\u2019Angleterre une fois retirées, nous descendrions à humble condition des contrées Gloignées des ports attanti- ques des États-Unis ; et pour toulcs lesesportations par lo St.Laurent, ce fleuve pourrait presque aunei Lien nous être fermé douze mois dans d'année, qu\u2019il nous l\u2019«st À présent cing ou six par les glaces.Remarques de la Gazette de Québce sur le discours de Hamillon Merritt, Que les Canadas aient fait do grands progrès, sous In protection de I\u2019 Angleterre, c\u2019est là uno proposition quo personne ne prétendra nier ; mais il n\u2019est pas précisément correct d'établir la question de cotto manière ;\u2014purceque, si on y répond aflir- mntivement, comme on le foru certainement, on so demandera encore si l\u2019onn\u2019aurait pas fait les mêmes progrès, dans lo cas que In Colonio n\u2019auruit pas été sous la protection de l\u2019Angleterre.Rien ne peut être plus erronée que ne serait cette conséquence.Si lo Cannda s\u2019étuit joint aux treize provinces qui sont devenues indépendantes de Ja Grande-Bretagne, le Cunada aurait foit des progrès, autant plus grands que ceux qu\u2019il a faits que le pus du cheval de course anglais cst plus accéléré que celui du mar- che-donc cunadien.Nous pensons que cette proposition, dans tout son contenu, ne peut pas âtre plus niée que cette autre: \u201cle Cunada a fait de grands progrès sous la protection do l\u2019Angleterre.\u201d Comment est-il artivé que le Canada n\u2019a pas fait des progrés comparables à ceux dos totritoiros voisins ?Nous sommos également anglais des deux côtés des eaux du St.Laurent :\u2014le peuple do la rivo sud ne s'appelle pas anglais, pendant quo celui de la rive nord le fuit ;\u2014et copeudant ces deux peuples sont anglais ;\u2014ils sont un même pouple pour le caractère, les mœurs, lu liberté, les lois, les aciences, la religion.Comment se fait-il donc que non scule- ment nous ne voyions pas un égal progrès des deux côtés du St.Laurent, mais encore L\u2019AURORE DES CANADAS.une différence égalo à celle qui existe entre les chevaux do course etles chevaux de trait du Canada ?Ccla doit-il tre attribué à la différence dans les inntitutions du Gouvernement ?Si le matériel qui fait fonctionner est le saîme et qu\u2019il n'y ait rien duns la différence des institutions auquel on puisse rapporter la différence duns le progrès, il y a peut-être une cause naturelle.Muis il n\u2019y a pavde cause naturelle !\u2014 notre sol est, jrin cn momie, nus productif que le sol des états voisins ; notre cti- mat, quoiqu'il soit loin d'être doux, n\u2019est pas plus rigoureux que celui des parties septentrionale du territoire qui nous touche,\u2014et les facilités que nous avuns pour ln navigation intérieure et pour fairo un commerce productif, sont plus grandes que dans lu plupart des lieux des pays voisins.Il n\u2019y a donc aucuno cause naturelle ! Cependant, il y a une différence surprenante enire les deux côtés du St Laurent, en faveur de lu rive sud.Si cette différence no peut être attribué à la différence des institutions politiques ni à des causes naturelles, à quoi devons-nous l\u2019attribuer ?La différes.ce est palpable ; c\u2019est un trait aussi marquant que le nez dans la face d\u2019un homume.\u2014H n\u2019y a pus besoin de nier le fuit.\u2014Bl est là et comme une conscience coupable, il nous poussuit partout ; il n°y a pas moyen de lui échapper :\u2014il vaut autant l\u2019avouer de bonne grâce et ensuite sc mettre à l\u2019œuvre pour en découvrir la cause.A présent, entro notre égoisme et notre antipathie pour les Yankees, nous semblons Otre dans un état d'heureuso indifférence sur ce sujet.-Nous sommes tout-à-fait convaincus que notre forme de gouvernement est incommensurablement supérieure à celle des Yankees ; ces derniers, certainement, no sout pas de notre avis ; mais cela vient de cc qu\u2019ils ne veulent pas voir, \u2014il n\u2019y en à pas de plus nveugles que ceux qui ne veulent pas voir, c\u2019est pourquoi, di- sons-nouy, la cause de cette différence ne peut du tout so trouver dans les institutions républicaines ; muis si cette cuuse ne peut se trouver là, où est-elle ?-Celte cause est-elle un secret, est-elle un mystère ?\u2014 une cause occulte, à laquelle l\u2019entendement humuin ne pout atteindre ?\u2014un feu follet que des fous seuls cherchent à saisir ?la recherche qu\u2019on en fait est-elle aussi vaine que cello du l\u2019élixir de vie, qui doit ramener le printemps de la vie et les cheveux bouclés d'Alypérion sur une tête chauve et blanchie par les frimuts de quatre-vingts hivers ?protection et les préférences qui nous sont accordées par l\u2019Angletesre, nous descendrions à l\u2019humble condition des Etats qui sont en arrière des ports atlantiques des \u201ctats.Unis.L'humble condition des Etats qui sont en arrière !-et notre condition n'est-elle pas humble, que nos provinces soient en arrière ou en avan! ?Notro situation estelle si élevée, si orgueslleusement éminente que nous puissions regarder du haut en bas avec un sourire de complaisance, cello de nos humbles voisins, le peuplo des parties do l\u2019Union situées en arrière ?Les humbles contrées des Etats-Unis, situées en arrière, retirent-elles quelque bien du la protection et des préférences accordées par l'Angleterre ?Un noble Espagnol peut se pavaner d\u2019un air aristocratique, enveloppé d\u2019un manteau brun râpé, dans les rues sales d\u2019une ville de province qu\u2019il parcourt en tous sens, ou dans un villago plein de poussière, et se vanter de sa noble origine, (qu'un magicien Lo Gezelle de Québec dit que, sans la] même serait bien en peine de découvrir ;) \u2014et assurer au voyogeur qu\u2019il est un être de beaucoup supérieur à l\u2019hmable artisan, et dans une condition bien supérieure à celle de cet homme, dunt les sueurs et Pénergie ont couvert de roses le désert mêsne ; \u2014 mais, pensons-nous le voyageur intelligent, dans son estime, fera descendre le noble aun dégré bien inférieur et mettra l\u2019artisno, nonobatant les protestations de l\u2019homme au noble sang, à la place d'honneur.Il en est ainsi de la condition du Canada ct des pays voisins.Nous pou- vous parler avec complaisance d\u2019une châte à l\u2019humble condition des contrées qui sont en arrière des ports atlantiques, mais co ne sont que des mots ;\u2014parceque les contrées qui nous joignent immédiatement, ainsi situées, ont fait des progrès bien plus grands que nous n\u2019en avons fuit nous-mêmes.Notre peuple dit que cette différence n'est pas die A l\u2019influence des différentes institutions politiques :-\u2014peut-être que non \u2014Nous espérons que non,\u2014ct nous pensons que non !\u2014mais à quoi est-clle de ?\u2014II n'y a pas d'effet suns cnuse.\u2014La cause de notre condition arriérée n\u2019est pas naturelle, voilà ce qu\u2019il y a de certain.Eh bien ! quello en est la cause ?Nous allons nous mettre à l\u2019œuvre pour la découvrir et nous recommandons à nos locteurs d\u2019en faire autant.Nous soupgon- nuns quelle est cette cause ct ol elle est et nous ln montrerons un de ced jours.Du N.Y.Commercial Advertiser, cité par le Morn : Courier, du 27.Affuires du Canada.Notre correspondant, dans In Icitre que nous avons publiée hier, a exprimé son opinion qu\u2019aucun progrès ne sernit fuit, pendant la présente session, dans l\u2019arrangemoat des affaires du Cunada.Nous sommes forcés d\u2019en ve- bir à ln même conclusion par les derniers procédés du Parlement à ce sujet.Dans lu Chambre des Communes, le 4 Juillet, Ja seconde lecture du Bill du Canada, préparé par le gouvernement, étant présenté par Sir John Russell, Sir G.Sinclair commenta avec sové- rité sur la marche vacilante et dilatoire des ministres et protesta contre leur opiniâtreté à rester en place, convaincus qu\u2019ils de- vnient être qu\u2019ils n\u2019uvaient la confiance ni de la Grande Bretagne ni de ses dépendances, et qu'aucune mesure venant d\u2019eux ne pouvait être reçue avec respect et cor- dinlité.Mr Hume rejettait la détermination des ministres de ne pas suivre les recomman- datious de Lord Durham.Il pressa les ministres de rétablir le gouvernement local et do laisser connaître aux colons sur quel terrain îls marchent.Mi O'Connell défendit la marche suivie par les ministres.Il pensait qu'ils avaient bien fuit de considérer et do délibérer avant d\u2019adopter un procédé final.11 se réjouissnit do découvrir qu'ils n\u2019avaient pas intention d\u2019engager la chambre A former une union entre les deux Canadas.Les matériaux pour uno semblable union étaient très discordants, et une semblable union devait peser injustement sur quelque portion considérable du peuple.Le Haut-Canada ne voudrait pas consentir à une semblable union, à moins que ce ne fût à des termes favorables aux intérêts de cette province, termes qui devraient être très désuvantngeux aux habitans de lu pro- vinco inférieure.Il a vu avec un profond regrêt cette recommandation d\u2019une union dans le rapport d\u2019ailleurs admirable de Lord Durham.Cette union anéantirait les pouvoirs des Canadiens-Français.Les Canadiens Frangais ont été représentés dans ce rapport comme des gens bons, biemveillans, charitables, excellens : ex- emplnires dans l\u2019accomplissement de leurs devoirs ; exempts de vices, qui sont presque inconnus parmi eux\u2014et quel est le résultat de cet élogo ?\u2014Quoi ! qu\u2019on propose de les anéantir comme peuple.On ne donre aucune raison de celn.Si on fait quelque chose pour les priver de leur juste part dans In franchise, (ap- pliudissemens) ou ne fern qu\u2019accroîire Je mécontentement qui existe déja, dans le fait, on leur donnerait un sujet légitime mécontentement, et au lieu de mettre aux difficultés qui existent maintenage la colonie, on travaillerait seulement à | rendre éternelles.(Ecoutez, Ecoute \u2018a Ii est de fuit que, dans le Conseil Exécuis du Bas-Cunada, il n\u2019y a pas un seul ho me né dans la Colonie.lis sout tous né, daus quelque partie de la Grande-Bretagne Dans le Conseil Législatif, sur cinq, que.9 tre sontsujets Anglais.Comment ey; [i possible, ulors, de se concilier les nag, .ff s\u2019ile sont ainsi exclus de tout ponvoir et d, toute autorité ?Tout cela doit prodyip, des jobs et lu desnflection dans le cœur de; Canadiens.\u2014II lui paraissait extidmemey; douteux qu\u2019il fit possible de se concilie: E In colonie : muis on ne pourrait jamais |.faire tant qu\u2019on travaillernit sur le princi.Ç pe d\u2019anéantir les Canadiens Français et de À donner une supériorité politique à une race À qui n\u2019y avait pas de prétentions.1] cop.B clurait par exprimer sa sutisfaction que le Gouvernement n\u2019eût pus engagé In Chem.À bre à aucun bill de cette nature pourly À session présente.(lEcoutez.) Mr.Charles Buller désapprouvait | marche qu\u2019on avait adoptée.1 penny que le Gouvernement devait prendre gar qu\u2019aucune nouvelle no sortit de \"Angle.gE terre avant qu\u2019on connût ce qu\u2019on devar A faire par rapport aux colonies.Dans son opinion c\u2019était In chose la plus atroce qu\u2019on pouvait concevoir, de Inisser un pays dans un doute perpétuel à l\u2019égard de ce qu\u2019on devait faire pur rapport à'lui, 11 y avait une croyance générale qui se re.pandait en Canada, c\u2019était que les intérêts de cette colonio étaient entièrement négligées, et les Canadiens avaient droit de le penser, lorsque mois après mois el session après session se passaient sans que rien welt été fait.D'après la connaissance qu\u2019il avait des Colonies,il pouvait assurer les ministres quo le succès de In mesure repe- sait sur eux ; si le peuple voyait qu\u2019ils sont préparés à établir l\u2019union de bonne foi, tous les partis dans les Colonies se rallie- À rnient autour d'eux, parce qu\u2019ils avaient besoin d\u2019un gouvernement fort.Les troubles dans le Bas-Cunnuda s'étaient élevés à cause de Pincestitude duns In quelle lo peuple avait été tenu ; va que, pendant Tes dix dernières années, la politique de tous les gouvernemens avait été vacillnnte.LI était intimement persuudé que telle était l\u2019opinion du peuple, qu\u2019il serait très aisé de mettre à effet le large plun d'union suggéré et recommandé par lord Durham, et cela avec lo consentement des Législutures en masse.: Il y a un avis qu\u2019il voulait donner au noble Lord.S'il se proposait d'adopter Puninn des deux provinces, il devait aumoins le dire; miais si le noble Lord désirait la faire adopter, il prenait un étrange moyen de gagner In bienveillance publique en faveur de ce projet.D\u2019ubord le gouvernement paruissait craindre qu\u2019il n\u2019y cût pas de discussion pendant lu présente session, ct ensuite In seule information qu\u2019il eût donnée à la chambre était que des objections contre l\u2019union existaient dans le Haut-Ca- nada.Le noble Lord avait mis sur la tn- ble de la chambre un rapport du Comité de PAssemblée du Haut-Canada, attaquant quelques parties du rapport de Lord Durham, et pareillement quelques dépêches de Sir George Arthur fesunt des plaintes contre d\u2019autres parties de ce même rapport.Si le noble Lord désirait bien fort que le plan de l\u2019union fût mis à effet, il aurait dû donner des preuves en fuveur de l\u2019union comme il en donne contre elle.(Ecoutez.Ecoutez.) Le noble Lord n\u2019aveit donné aucun renseignement sur la manière dont le rapport du Comité de l\u2019Assemblée avait été adopté\u2014que ce rapport avait été tenu secrèt jusqu\u2019au dernier jour de la session-que la session devait être prorogée le jeudi et qu\u2019elle avait continué jusqu\u2019au samedi, et que, lorsqu'un tiers des membres réformuteurs so fut retiré, on présenta ce rapport et on proposa le bill des réserves du clergé et il passa à uno majorité d'une seule voix.Depuis que le rapport était arrivé ici, il y avait en deux élections cn Canada, et ces Candidats, qui étaient en fuveur du rapport de Lord Durham pour l\u2019union, ont été élus parune ès grande mujorité.Il y n une chose daus les dépèches de Sir G.Arthur qui nurait dû faire réfléchi beaucoup le gouvernement avant de les EE roa Br PE di Eire de ee iro sur la table.Sir G.Arthur avait Ie én ce qu'il considérait être une opi- ro défavorable, qui avait été exprimée nion 9 9 .d Durham à l\u2019égard de l'exécution pr individus.Maintenant, si le gou- at avait considéré le rapport de Lord Durham, il aurait vu qu\u2019il ne contient rien du tout pourjustifier la réflexion de Sir G.Arthur : parce qud tout ce que Lord Purbam avait dit était que Pexécution de ces hommes avait accru l\u2019irritation de l\u2019es- rit public et certainement quede pendre E gens n\u2019était probablement pas le moyen de produire lu conciliation.La plus grande partie des faits rapportés par Sir G.Arthur sont entièrement et motistrueuse- ment faux.1, 11 (Mr.B.) no prétendait pas dire rien de personnellement offensif, parcequ\u2019il ne naait pas que Sir George avait rapporté ces faits connaissant qu\u2019ils étoient faux ; mais il aurait dû s\u2019enquerir et alors il au- nait été convainçu qu\u2019ils n\u2019étaient pas vrais; eu il était coupable d\u2019une grande négligence d'avoir rapporté de telles choses, sans avoir fait d'abord une conquête.Il (Mr.B.) rapporterait une circonstance à la chambre.i Sit G.Arthur a accusé Lord Durham d'avoir rapporté d\u2019une manière incorrecte le nombre de signatures à des pétitiohs en faveur des deux individus dont nous avons paré, d'avoir dit qu\u2019il y en avait 30,000 pendant qu\u2019en effet il n\u2019y en avait que 5,600.Maintenant, un Monsieur du Haut- Canada avait été le visiter, lui Mr.B.et l'avait informé qu\u2019il avait présenté à Sir G.Arlhur une pétition, qui seule renfermait plusde signatures que toutes celles qu\u2019il avait reconnues.Quel foi apids cela, peut- on njeuter à ses rapports ?Alr.Leader protesto contre l'union des deux provinces ou tout autre plan qui au- sait l\u2019effet d\u2019éloigner ou d\u2019anéantir les Canadiens Frangais, ou de les forcer à sacri- 5 fier leurs affections, leurs lois, leur langue ou leur religion.Lord John Russell était d\u2019opinion qu\u2019une union entre les pruvinees était le principe d'après lo quelles affaires devaient être réglées finalement.En même temps ou devait donner au gouvernement temporaire le pouvoir d\u2019encournger les entreprises et pureillement d'assurer l\u2019émigration.Mr.Ellice conclut pur les remarques suivantes, qui duront faire une forte impression :\u2014 \u201c Il était de leur devoir de guérir les blessures aussi vito que possible et de mettre une fin à un état de choses qui, si on lui permet de continuer, ne laisserait pas de provinces à unir.1! pensait que, sans un assentiment général au principe d'union, aucune mesure de cette espèce qu\u2019on pour- tail passer no serait pus beaucoup mieux que du papier blanc.Sion en fesait une mesure de partiet une question de divisions de parti, il dirait au \u2018moins à ln chambre que c\u2019est une perto de temps de débattre
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