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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 16 octobre 1954
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1954-10-16, Collections de BAnQ.

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[" Ta AD AS LY ER RE EAR RARE ESA AT \u2018 - 3 Cu a ft\", Lu ; ; .1 I ! 40e ANNEE No.11 16 OCTOBRE 1954 Imprimé à St-Hyacinthe Rédaction: 2003, St-Hubert MONTRÉAL P.Q.- Directeur: GÉRARD CINGRAS Rédacteur en chef: JEAN VINCENT 10 cents Ceux qu'on aime | En Asie moderne tombe.Le crépuscule des princes Hindous Jacques Hébert .M s'agit d'un jeune monsieur rigoureusement systématique.|! s'appelle : 1 \u2014 Jacques 2 \u2014 Hébert Dans sa vie, il a accompli un certain nombre d'actions : 1 \u2014 Il a fait le tour du monde; .2 \u2014 ll a refait le tour du monde; 3 \u2014 ll a, en sens inverse, fait le tour du monde.De ses voyages, il a surtout retenu : 1 \u2014 Que le confort est un luxe dont il faut se garder; +5 J 3 $ F1 4 1 1 4 Cay 1 ely\u201d .$0 xX Rl AL .£75 GL ne.+ A1 3 i 7: Sa Ales 10 3 Bor rmlhTy ES TIER UO SE = CRC LL a ALWE AT » 2 \u2014 Que, d'une maniére générale, il fait plus chaud en Afrique qu'en Amérique du Nord; 3 \u2014 Que les missionnaires, quand ils n'ont pas été chassés par ceux que l'Eglise dénonce, continuent d'exercer leur ministère dans certains pays moins chrétiens que le nôtre.Jacques Hébert vient de fonder un journal, \u201cVrai\u201d.Nous sonims assez bien placés pour savoir qu'une telle entreprise n\u2019est guère facile.\u201cL\u2019Autorité\u201d lui souhaite bonne chance et croit savoir que l'aventure réussira.Argument supplémentaire Jacques Hébert en assume la direction.«Oui, il y a lieu de se réjouir.Car, à tout prendre, il aurait\u2019 bien pu lanéer \u201cVrai\u201d dans l'un ou l'autre dos nombreux pays qu'il a visités.Non, Jacques Hébert, écar- fant toute facilité, mère du confort\u2019 qui est cousin du ice, \u2018à-choisi Montréal.Merci Jacques Hébert ! :* Dur, lucide et tenace, Jac- Ques Hébert est aussi frugal.On l'avait déjà noté dans ses carnets de route.En veut-on une preuve de plus ?Sous le ciel éblouissant du Pacifique, appuyé au bastingage d'un navire, en vue d'Honolulu, tan \\S-que.\u2018les autres passagers, \u2018Veules &t mous, con- templdient ün décor terrestre de3jolles filles et une nature fascinante, Jacques Hébert, Igi, avait eu joindre, non pas Fiputlq au désagréable, maig da grandeur A la médita- font\" Îf*lisalit une vie de Salhte.Thérèse.Un témoin Malhôhnête raconte qu'il a final ment déposé son livre parce qu'il.y trouvait un trop grand.plpisiv, Malis la vé- Fr nia : Il n'a déposé son.livre que pour ren- asa al'ecolésiastique qui Fr un ,mouchoir sur le NUAL Un: fraternel salut.\" BEAUBIEN#|: Les maharadjahs, radjahs et autres princes hindous nui contribuérent, au cours des derniers siècles, à donner à l'étranger une image de l'Inde aussi fastueuse qu'erronée, sont en voie de disparition.Depuis les célèbres discours d'Edmund Burke au Parlement britannique jusqu'à la légende de Clive et de Dupleix, tout tendait à faire croire que l'Inde, ce tait les Maharadjas.Jamais on ne parlait de l'immense masse humaine soumise à ces souverains \u2014autocrat\u201d- ques.La révolution sociale 2 pius considérable de l'Histaire s'est effectuée en quelques mois, grâce à l'énergie surhumaine du Sardar Patel, dont l'oeuvre d'unification de l'Inde est mégalér dans le monde.Le jour de la proclamation de l'Indépendance, le 15 août 1947, l'Inde comptait environ 600 états, donc 600 princes.L'oeuvre d'unification du Sardar Patel était terminée en décembre 1947.NN a suffi de quelques mois pour briser la coalition et intégrer ces 600 hauts personnages dans lz République indienne.Et ce n'était pas chose facile.Pendant des siècles de dominz- tion anglaise, les occupants s'étaient constamment servi de ces princes pour régner.Avantages aux uns, promesses aux autres, menaces ici.interventions là, cette multitude d'Etats, qu'il était fa cile d'opposer.était le meilleur atout dans le jeu bri- \u2018annique et permettait une application facile de la doctrine, toujours vraie depuis l'Empire Romain : \u201cdiviser pour régner\u201d.Ces six cents Etats ¢- taient.du reste, bien diffc- rents les uns des autres.Certains comme le Cachemire et Jammu ou l'Hyderabad étaient immenses e avaient environ 220.000 knZ, d'autres, la majorité, avaient moins de 25 kn2.A part les états de Jammu ct Cachemire ct Hyderabad, l'Inde comptait 15 grands états de plus de 25.000 kn2, 67 états de 22.500 kn2, 202 états de moins de 25 kn2.Le plus be- tit état, celui de Kathiawar MAIS Bravo Guindon ! L'histoire n'est pas trop récente, mais avant de la raconter, il convenait d'attendre que le premier ministre de la province aii quitté la vieille capitale pour prendre ses vacances.\u201cVrai\u201d, le nouvel hebdomadaire dirigé par Jacques Hébert, n\u2019a pourtant pas attendu ce départ et relatait l'incident dans son édition du 9 octobre.Parmi les invités qui l'accueillaient au Palais du Commerce à l'occasion de l'Exposition Française de Montréal, M.Duplessis aperçut une fort jolie fille.Le premier ministre se dirigea vers elle et tendit la main.La jeune personne, de plus en plus jolie, se fit imperturbable, dévisagea l'homme d'Etat et ne bougea point.Croyant que celle-ci ne comprenait pas ses intentions galantes, M.Duplessis tendit la main une seconde fois.Toujours imperturbable, la de: moiselle déclara séchement : \u2014 Je regrette, Monsieur, mon-père est-professeur ! n'avait que quelques acres ou quelques ares.La population de ces états était également très variable, allant de plus d'un million (seize états) à quelques centaines Tandis que le Nizan d'Hyderabad, par exemple, régnait sur des millions d'hommes, tel autre principicule ne disposait du droit de vie et de mort que sur quelques centaines de sujets.par Félix Naggar Le Sardar Patel véduisit cette multitude d'états à vingt.y compris les grandes provinces anglaises comme celle de Madras ou de Bombay.En fusionnant et amalgamant plusieurs états on réussit à faire des états modernes.Ainsi \u2014 l\u2019Himacha! Pradesh est formé de 21 anciens états, le Vindhya Pradesh de 35, le Saurashtra de 222, le Madhya Bharat de 20 et le Popsu de 6.Ce regroupement posaii évidemment la question des princes.Ce n\u2019est jamais de bonne volonté que l'on a- handonne tous les droits que l'on possède.Le Sardar Patel employa toutes les méthodes : pour les grands princes, la promesse que s'is signaient leur accession à l'Inde, ils deviendraient \u2018\u2018ra- jpramukhs\u201d, c'est-à-dire vouverncurs des nouveaux ¢tats, avec tous les honneurs et prérogatives que cela comporte, sinon c'était la de- chéance.La plupart signè- vent.Comme l'accord avec l'Angleterre créant le Pakistan donnait aux princes, la possibilité de choisir le pays auquel ils voulaient être rattachés, certains, comme te Hizam d'Hyderabad ou le maharadjah de Junagadh, pensèrent jouer habilement en se prononçant pour le Pakistan.Le Sardar Patel entreprit contre eux \u201cl'action de police\u201d, euphémisme pour désigner une véritable opération militaire.Ils ca- yitulèrent en peu de jours et acceptérent de se ratta- NE LE RÉPÉTEZ Le candidat oublié On nous avait pourtant promis la candidature de Jacques Normand à la mairie de Montréal.Inexplicablement, le pressenti des \u201cTrois Castors\u201d s'est cantonné dans le mutisme le plus complet.A peine avait-il annoncé son programme électoral qu'il s'est aussitôt retiré de la lutte.Une délégation de contribuables auxquels les divers points de ce programme \u2014 prévoyant notamment la reconstruction de Montréal à la campagne \u2014 paraissaient excellents, se présentent l'autre soir dans la loge de l'artiste, rue Ste-Catherine : \u2014 Et alors, votre candidature ?\u2014 Ne m'en parlez pas .C'est une histoire sale ! \u2014 Que s'est-il donc passé?\u2014 Jacques Sauriol ma \u201cyu\u201d \u2014 Bt alors ?demandent les contribuables.\u2014 Alors .il m'a promis de ne jamais mettre les pieds dans:mon cabaret si je me re- ~ cher à l'Inde.Cette \u201caction de police\u201d était la première entorse au principe sacro- saint de la non-violence.Pour d'autres, négligeables, point n\u2019était besoin de prendre des gants pour la plupart, l'attrait d'une bonne liste civile vainquit les résistances.Ces listes civiles varient de 192 roupies (14.000 Fr) par an, pour le prince de Katodia, à près de quatre cent millions par an pour le Nizam d\u2019Hyderabad.Cette générosité de l'Etat républicain envers les princes s'étend même au Maharajah de Baroda, qui fut déposé en 1951, à la suite d\u2019un conflit avec le gouvernement, mais qui n'en continue pas moins à toucher 454.000 rou- pics par an (33 millions de francs).En tout, la République indienne paye annuellement aux princes des listes civiles atteignant plus de soixante millions de roupies soit environ plus de quatre milliards trois cent millions de francs.Etat généreux, er (Suite en page 4) \u2019 'ELECTEUR MOYEN ACCLAME DRAPE, Mais il exige de lui ne U un programme et pas seulement une conception de la \u201cmoralité\u201d (EN TROISIEME PAGE) Trois { \u2018 f p'tits tours ct on Jeu AR AE ETS ASE M A EE EME SR TIT ANS TS TT ey = \u2014 Si ces messieurs veulent bien s\u2019eSsuyer les pieds avant de rentrer \"= r'\u2018commence .Tandis l'ONU inscr que it le désarmement en tète de ordre du son jour A QUEL USAGE LES ETATS-UNIS DESTINENT-ILS LES BOMBES H ?11 fut un temps où les Etats- Unis avaient la possession cxclu- sive de la bombe atomique et pouvaient se donner l'air de la mettre au service de l'humanité en vue de l'élimination de l'agression.En dépit des horreurs d'Hiroshima et de Nagasaki, dont la conscience occidentale s'est très bien accommodée d'ailleurs cet engin avait le mérite de posséder des effets limités.Employé À bon escient, c'est-à-dire sur les autres, il pouvait contribuer à sa façon à la pacification du mou- de.C'était là, en gros, la théorie peut-être cynique, mais quand même réaliste, de Tiaman ct d'Acheson.Le fait que l'URSS.en fût arrivée À faire sauter sa première bombe atomique pouvait tirais, Dans ces conditions, vous comprenez, je n\u2019ai pas hésité un seul instant .Il faut bien s'\u2019e.tr\u2019aider ! Ex libris .Quel est le livre le plus répandu au Canada ?A cette question, on serait tenté de répondre sans hésiter : \u201cSuite Marine\u201d de Robert Choquette, ou \u2018Les Cinq Grands\u201d de Roger Duhamel .Mais non, répond l'Institut canadien de l'Opinion publique, cette littérature n\u2019est pas encore très répandue dans les foyers canadiens.Quels sont donc les livres les plus lus, les plus consultés au pays ?La Bible ?Non pas.Le dictionnaire ?Non plus.Pour tout dire, les livres les plus répandus au Canada sont des manuels de cuisine, oui, des livres de recettes culinaires.Qu'on se rassure toutefois, car les Britanniques, tout de suite après la Bible, accordent aussi la préférence aux manuels de cuisine.LL ES vi dis Saki see) bamilier la technologie américar- ne, mais n\u2019était pas suffisant en soi pour modifier la politique de Washington, Les Etats-Unis pos- ricains abandonnérent leurs terrains d'essai du Névada pour l'a:- chipel des îles Marshall.L'affa- re des marins japonais sinistres sèdaient une avance confortable = rar la radio-activité montre que dans l'accumulation de ces ar- ces précautions n'étaient pas sue par Noel Pérusse mes, si bien qu'en dépit du rus- que de destruction d'une ou dew de leurs grandes villes, leur position pouvait rester inchangée.D'ailleurs, ils s'acheminaient maintenant vers la possession exclusive de la bombe à l'hydrogène, tellement puissante que les Amé- Où est la vérité ?A la première des \u201cHussards'\u201d, la semaine dernière, deux critiques causent un peu avant le lever du rideau.Maurice Huot s'approche de Paul Toupin et lui demande : \u2014 Et alors, \u201cl'Autorité\u201d, ça marche toujours ?\u2014 Mais très bien, mon cher, répond Toupin qui ajoute, à l'intention du critique de la Patrie : La preuve c'est qu\u2019on vous citait la semaine dernière.\u2014 Et que citait-on ?\u2014 Le vietnamien tire duns le tabernacle et tombe foudroyé\u201d.\u2018 \u2014Et, alors demande spontanément Maurice Huot, ça n\u2019était donc pas vrai ?CBC dans la fausse aux lions Trois lions s'étant échappés du 200 de Granby se dispersent dans la provinge at cherchent à se sustenter.Un mois passe et voici :qu'u perflues.Puis, l'Union soviétique.à son tour, a procédé, comme disent les savants, à une explosion thermonucléaire à des fins expérimentales.À partir de ce moment-là, ou du moins quelques semaines plus tard, la thèse américaine de l'a- PAS jour\u2019, les trois bêtes se retrouvent joyeusement dans une clairière de Westmount.Le premier est très maigre.Il est évident qu\u2019il n'a pas mangé à sa faim.Le deuxième est plus maigre encore, presque décharné.Mais, le troisième, lui, se porte fort bien.\u2014 Moi, dit le premier.j'ai rôdé dans la région de Québec.Je n'ai trouvé à manger que quelques bambins par ci par là.\u2014 À Toronto, raconte le deuxième, il y avait pénurie d'enfants.Quelques chiens n'ont pas suffi à mes repas, bien minces et peu nombreux.\u2014 Quant à moi, déclare le troisième qui se porte bien, je me suis embusqué près de \u2018édifice de Radio-Canada à Montréal.Chaque jour, je \u201cbouffais\u201d un directeur des programmes ou un réalisateur à la télévision.J'avais l'embarras du choix.\u2014 Et il n'est rien arrivé ?demandent les deux autres.\u2014 Non.Personne ne s'en est aperçu.tme-au-service-de-la-paix deve- ait indéfendable.Normalement, us Américains auraient dû avoir :e réflexe salutaire qu'ont eu tous les peuples devant la possession partagée des armements de des- l truction massive, tels que les gaz et les microbes; ils auraient dû.par instinct de conservation, participer de toute leur énergie à l'interdiction des engins nucléaires.C'est alors qu'à l'instant mé- me où le président Elsenhower proposait au monde, commé un jette un os à un chien, un pool atomique d'un sou, c'est alors que son secrétaire d'état, M.Dulles, proclamait sa doctrine des représailles massives et Inimédiates.Nous sommes prêts à admettre, pour les fins de la démonstration, que les Communistes sont des salauds qui ne méritaient pas mieux cue d'être copieusement arrosés de bombes atomiques.Nous pouvions être prêts à en recevoir une ou deux sur la gueule pour ne pas passer (de notre vivant) sous leur joug.Il n\u2019y avait que les consciences délicates et celles des \u201cfellow-travellers\u201d pour alors s'en offenser.C'était là la théorie Truman-Acheson et c'était de bonne guerre tfroide), Mais là où nous re marchons plus, c'est quand l'humanité entière \u2014 c'est-à-dire nous-mêmes doit risquer toutes ses acquisl- tions, culturelles, religieuses et techniques: sun ordre et son organisation en sociétés, même im parfaites; son existence peut-être, pour repousser l'agression communiste.Retourner à l'âge des cavernes, Avoir À réinventer la roue et le fau, être obligés, peut- être, de revivre les théories de M.Darwin pour échapper A celles de M, Karl Marx, non merci.Car l'aboutissement dà la doctrine des représailles massives di John Foster Dulles, \u2018c'est peut- être ça, et peut-être pis encore.Le secret qui entoure toujours les choses atomiques, et qui ne se lustifis plug du point de vue scientifique et niilftalfd, sért vraisemblablement 4 nous cacher les horreurs qui nous aiténdènt Des savants ont évoqué là :posti-, (Suite en page À) mis un NY Lo SRE ; i + à : Ni aa, hia \u201d, \u2014 ses Ta AA er .a w \u201cDes soldats, nombreux, por- sat: des blepsés purdes bran- 5 et \u2018en.sputenaien d'autres sous lp.bra, (.) Des bastions ; pértendient le fracas incessant de a canonpade et lè crépitenient dès \u2018poupe de :fuéiip\", Ces lignes écrites voici un siècle, relatent un\u2019 épisodé du siège de Sébustopol.:C'étäit -enuore l'époque\u2019 vù la guèrre, considérée comme ur, mé- ter - \u2018par ia jeunesse, comme un pal\u201d nécessaire par les politiques, demeurait l'affaire des \u2018soldats, même si les populations civiles re valent parfois exposes au Things.#6 A l'exode, Au sortir de l'enfance, on nält le métier dut Bt qu'en Avait du goût et des Ant tudes pour les armes, On chol: gjasait cette carrière.comme le 1édecine.ou.le droit.Nul n'affec- } t ge mépris des militaires, que l'on tenait plutôt pour des aventu- Hers\u2019 de race.I) existait même, pour peu que l\u2019on remonte dans his ire, au temps de Descartes, une: ple de guerre internationale dul.A tout: \u2018prendre, ne fut pas moins.utile à l'humanité que ne - | ont été.:Par-la suite la S.D.N.ou PONT, : Mais A péctir .de Sadowa, pre- miler \"conflit moderne au sens actuel du.mot, par l'importance du matériel, le monde a subi les con- coups d'explosions en chaine qu d'ont.conduit au bord de la issoldtion: 1870 \u2014 1904 \u2014 14 \u2014- 20 \u2014 36 \u2014 39 \u2014 50.Nous ne te- gona, pas.compte, ici, des guerres à \u2018embuscade comme celle d'Indochine, -qui a fait 92,000 morts du goûté fränçais, en l'espace de huit ans.; Depuis 1866, le monde n'a pas.contrairement À l'opinion courai.- te, évolué: Evolution implique pro- res, sélection, et non pas des- fee -Blen loin d'évoluer, le de p'est transformé, avec fr£- Sede, ¢n Un mécanisme social qui Féalise, dans, une proportion de pour .cent, le déterminisme Elin du XIXème siècle.(Le std,\u2019 =} id) pour cent, \u2014 est lc br Ld 1e liberts, entendez celle de pade r r des impôts.qui permettent, © rd par: Exein! e ladéption de créa 4 de deux milliards, Pour \u2018énitrelien des cadres d'une dried \u2018dont lès, principaux corps soit de;miiice.) ).La a sclende donc, après avoir ne de: savon les hommes au Éroyen \u2018de formules, ne tarda pas à réconhaître seg-torts, et se tour- ra, nécessaire pour remplir leur mission, a | eo U FY LLU RLY LIU TY P P .Je\u2019 aoe ARE RET a SEL No von e k | 2 A \u201cStet de AGE QUATRE | LAUTORITE | ces Postes, OttaWd: Abonneméhf Eriñuël; .$ | _ enceissable au pair à Monttdalà Se : Co Le pius viell hebdomadalte dé langue française de Montréal.Rédaction et admi- }- irlstration: 2003 rue St-Hubert, Montréal, tél.: FRontenac 1127.Imprimé à St-Hyacinthe | par l\u2018Imprimerie Yamäëska.Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, Ministére Dirécteur: Gèrard Gingias.Rédacteur en chef: Jean Vincent.4.00 payable d\u2019avancé pér mandai-poste ou par chéque LE CREPUSCULE DES PRINCES HINDOUS EET (suite de la Tere page) somîite; ot qui paye assez cher son ünité et sa tran- dudilité, Beaucoup dé princes tou- thérent ausdl de coquettes stmmes pour les terrains prés ui devinrent proprié- .@\u2019Etât- i y a en gros, aujour- d'hui, trois catégories de Princes.: les Grands, devenus Rajpramukhs, et conservant, grâce à leur statut de gouverneurs, des prérogatives leur permettant de penser \u2018qu\u2019ils sont encore les maîtrés de leurs anciens états, les princes possédant de grands domaines privés ct une, liste civile honorable et qui nè font rien que de chasser, s\u2019aftflusèr, recevoir, enfin une maltitude qui a dis- ru, sinon physiquement du bins | politiquement, et Hort on ne sait rien.Certains se sont honné- tement et sincérement ralliés au régimé républicain êt l'approuvent, notamment au Parlement, ou plusieurs aiègent, ayant réussi à se faire élire par les habitants qui ne connaissaient que leur nom et sont encore peu rodés a la vie politique moderne.Ils représentent démocratiquement les sujets qu\u2019ils gouvernaient autocra- tiquement il y a peu d'années encore.Beaucoup, même des Rajpramukhs, se sont ralliés que du bout des lèvres, et, dans des conversations privées, n'hésitent pas à dire pis que prendre de cette rè- publique dont ils vivent et qu'ils devraient servir.Si l'on er croit certaines rumeurs, fausses certainement mais symptomatiques, cer- fain rajpramukh n'aurait-il pas acheté plusieurs hôtels en Suisse, prévoyant la possibilité d'avoir à habiter à Vétranger ?Il y a plusieurs mois, le Premier Ministre, M.Nehru, demanda aux princes de réduire volontairement leur liste civile afin de contribuer au développement du pays.Aucun ne répondit, que l'on sache.F* le Premier Ministre vient de leur expédier une nouvelle lettre reitérant sa demande.Il serait curieux de savoir combien les princes ont souscrit à l\u2019emprunt national iancé en avril dernier.C\u2019est là basse ingratitude.En effet, la République n\u2019a pas seulement donné des listes civiles et des compensations pécuniaires aux princes, elle leur a donné, ce qui pour beaucoup d'hommes LA BOITE AUX LETTRES FEU LA CONFEDERATION Depuls quelques années, le monde natfonaliste était dans un état de confüsion extrême.Plusieurs tendances contradictoires étaient apparues êt tendaient à briser l'unité d'action.Bref, devant les minaudèries et les offres de carreaux dé sucre du fédéral, les forces ployaient, les arguments nationalistes devenaient de moins en moins évidents.La thèse autonomiste devenait difficile à faire adrhéttre ,même du point de vue juridique.A force de répéter des formules, mêmes fausses, on finit par créer un climat, une habitude dè pensée, un ensemble d'idées précontués sur lesquelles on ne discüte plus.C'est l'effet qu'a eù la propagande du fédéral.A disculér avec l'homme moyen, on s'äpérçoit qu'il faut maintenant fecommencer à démontrer les vieillés vérités, à redresser des inexactitudés cent fois redressées dans lé passé.Les céntrdlisateurs, par leur propagande ont si bien chloroformé T'opinion publique, qu'il fous fut impossible, récemment, de faire admettre à un employé fédéral que la thèse autonomiste n'était pas une création de l'Honorable Maurice\u2019 Duplessis et que, déjà en octobre 1887, Honoré Mercier convoquait une première conférence interprovinciale afin de mettre Ottawa à la raison; il fut même scandalisé de nous voir prétendre que les autres provinces avaient été autonomistes à leur heure.Seu] le Québec était capable d'une telle bassesse.Mais maintenant que le Très Honorable Louis St-Laurent s'est compromis d'une façon violente, les camps vont se dessiner et sc préciser, les doctrines respectives de chacun de ced carps vont devenir plus franches et plus rigides.La guerre froidé est terminée, c'est maintentint le corps à côtps.En 1867, les Canadiens frân- gals acceptèrent de pafticiper à la Confédération à la condition de pouvoit orBaniser un, état où ils seraient \u2019ältrés, où ils pourraient conserves 18ita üalités êt lévrs défauts .et pour que cette chose se réalise matériellement, il Jeur fallait des champs dé taxation suffisants.Les Canadiens français Btäféfit üiniifiies, au moins derrièté têtté idée.Depuis cette époque, et à cause de ce particulorisme, on \u2018n'a pas cessé \u201cfin seul instant de considérer le Québec lomme une entrave à la grandeur du Canada.\u2018Très tôt, : On a réalisé que pour avoir un - Canada puissant, il failuit de tou- = «Les, Mécersités, so débarrasser do Cette fausse note gônante qu'est le \u2018Cénadé : français.Si nous considérons le probiè- me, comme on le ferait pour une entreprise financière, c\u2019est-à-dire du seul point de vue pécuniaire, nous serions pas loin de dire : \u201cVous avez raison, messieurs.\u201d Si l'on supprimait cette constante difficulté que sont le bilinguisme, le double système de taxation, le double système d'éducation, les dix gouvernements provinciaux, etc.comme le problème serait simplifié ! Mais voilà ! Un époux n'a pas le droit de supprimer sa tendre moitié pour obtenir une plus grande unité de pensée dans le foyer et moins de bouches à nourrir.Indubitablement, une nation a le droit à la vie.Il serait peut-être plus avantageux pour le Canada en général que nous disparaissions en tant que peuple, mais ce dernier n'a pas droit de vie ou de mort sur nous.Je dirai plus; sur ce continent d'Amérique, un peuple comme le nôtre, plein de potentialités et jeune, a le DÉVOIR de vivre.La nation canadienne-française a-t-elle des chances de survivre dans la Confédération et si elle peut n'y pas mourir, pourra-t-il s'y épanoulr ?NON ! Depuis 67 ans, notre élite se dépense au séul soin de tenir notre pauvre nation debout ! Eux pourtant, qui avaient la taille des bâtisseurs, ils ont dû s'épuiser à réparer les brèches.Pourquoi ?Parce qu\u2019en 1867, on a procédé à un mariage forcé .Un mariage de raison déraisonnable.Il est établi depuis longtemps que les deux époux ne peuvent vivre ensemble, mais personne ne se résigne à parler de séparation de corps et de biens, On attend qu\u2019ils finissent par se jèter l'un sur l'autre ou que le plus faible meure d'inanition ! Il ne demeure qu'une solution pour assurer la coexistence pacifique de nos deux nations.Leur pleine liberté d'action, dans un étal indépendant qui leur soit prdpre.L'ISSUE EST DANS LE SÉPARATISME ! ! ! On l'a déjà dit'et 11 est temps qu'on le redise.Nous devons avoir le courage de nous départir de nos idées préconçues, de cesser de sonsidérer le séparatiimeé comme odleux parce qu'il est élégdnt de 16 fliger ainsi dans les salons.Notré décision devra être rapide, car depuis sa naissance, la Confédération se tiènt dns un édui- libre précaire comme un chat eur la corde raide et elle est sur le point Ge prendre unr fameuse cul- \u2018bute.Sera-ce\u2019 vers la.cextrallsu- tlon totale où vers le sépuruifame?Pierre chambâié New Carlisié, £.§.compte plus que la réalité du pouvoir, beaucoup de privilèges.Puisque les princes possédaient tout, il fallut déterminer ce qui était propriété privée et ce qui deviendrait propriété publique.On définit donc la propriété des Rajpramuhks.En général, ils conservent leurs Palais, les terrains destinés à la culture et les vergers.Ils conservent tous leurs bijoux dont une partie est souvent en dépôt.Car ils sont revenus à l'Etat qui les laisse aux princes pour les cérémonies officielles, mais iis ne peuvent les aliéner.En général, ils ont conservé une bonne part de bijoux privés.Ils ont aussi des privilèges presqu'inconcevables dans une république égalitaire ; ils ne sont pas soumis, sauf après décision spéciale du Parlement à la justice civile ou criminelle, ils sont exempts des droits de douane, des taxes, etc .Ils ont le droit d'avoir, sur leurs automobiles, des plaques d'immatriculation spéciales de couleur rouge, ils ont droit à une salve de coups de ce- non dont le nombre varie selon le rang.Le Nizam, le plus élevé des princes, droit, à vingt et un coups de canon, comme à la belle époque où il était autocrate.Enfin, la préséance est strictement réglée et plusieurs rajpramukhs viennent en troisième place avant le Vice-Président de la République.Le personnage no 1 est le Président de la République, le no 2 est le Premier Ministre, le no 3 est réservé à certains rajpramukhs et le Vice-Président n\u2019a que le quatrième rang dans la préséance officielle.Tout cela est beaucoup.I! semblerait donc que rien n\u2019a changé.C'est une erreur.D'abord le principe héréditaire a été aboli.La plupart des princes ne sont plus que de simples citoyens.D'autres contfnuent encore une vie assez fastueuse, mais vaine, sachant bien que cela durera aussi longtemps qu'eux mais pas plus.Et déjà, si vous êtes l'hôte d'un de ces maharadjahs, vous constatez souvent qu'il a, dans la domesticité, beaucoup d'uniformes rapetassés, souvent rattachés avec des bouts de ficelle Les Rajpramukhs doivent se conduire très constitutionnellement et ne peuvent pas être en désaccord avec leurs ministres démocratiquement.élus.C\u2019est dire qu\u2019ils n'ont plus que les apparences du pouvoir.Et même cela va disparaître avèc eux.Il est rare que le gouvernement nomme yr fils de Rajpramukhs pour succéder a son pére.Si certains ont encore un sort assez enviable, c'est malgré tout le erépuscile des princes.Car la République indienne est forte, démocratique, et I'Inde parfaitement unifiée.La seule ombre au tableau est la question des provinces \u201clinguistiques\u201d qui pourrait provoquer, selon cértains, un nouveau détou- page de l'Inde, süivant les langues, et qui risquerdit comme le disent plusieurs adversaires du projet devant le Parlement, de remettre en cause la merveilleusé et incroyable réussite du Sardar Patel .PL Les F.NAGGAR AVIS DE DEMANDE D'ANNULATION DE MARIAGE AVIS est donné par les présentes que QGABRIBI, BOISCLAIR, vendeur, domicilié et résidant dans les Cité ot district de Montréal, Province de Quéhec, adressera une demande au arlement du Canada, A sa prochal- ne nession ou À sa wesalon suivants, hour obtenir un hil Lannuiatio ¢ arlage contre sun use, ETIEN- NETTR BENOIT-BOIRCL fi employée de.bureau, domiciilfe.et ré: sdant dans lex Cit§ et diatfict de Montréal, Province de Québec, A cauxe & noñ-conamimation du Rt0, à Montréal; » nos di jd hed b Aegis | éayoviiice de Qué BERN.M, 54).\u2019 \u2018oo Prosoteur i ERLE.\u2018 y.Notre-Daïtne cat; bile 3% qué.\u2018pags à bibl, teneur AUTORITÉ; 16, OCTOBRE.195 A ¢iel usage les Etats-Unis destinent-ils les bombes H?(Suite de la page 1) bilité dé mutations des genes qui pourraient provoquer des générations de monstres.Allons donc, çédragëux défenseurs de la liberté, contempler froidement, dans les asiles, les enfants que nous ferons bientôt dans nos accouplements de sinistrés de la radioactivité.Et, par mesure de précaution, exerçons-nous, pendant nos loisirs, au maniement de la massue et de l'arc, pratiquons à des fins utiles la vie cn plein alr, étudions le code de procédure de la loi de la jungle., Evidemment, à moins d'être un dément, M.Dulles ne prépare pas tet avenir à ses enfants de gaité &e coeûi.Îl a bien son idée der- tière la tête et 11 espère que ses représailles massives pourront restèr à l'état de menace, donc qu'elles n\u2019enträîneront päs les représailles immédiates de l'autre côté.Il prend un risque \u2018calcule\u2019 tout en formulant le voeu, bien sûr, que les Communistes n'impu- seront pas ces horrèurs à l'humanité en se livrant à des agressions, Et, comme i] est religieux, il prie sans doute son \u201cLord\u201d d'arrêter le soleil et de lui per- Mèttre d'accomplir ce prodige.L'AUTORITE, 2003, rue St-Hubeort, Montréal, P.Q.| Bulletin d\u2019abonnement | | | Messieurs, Veuillez nous faire I durant un an (six mois).Ci-inclus chèque de Abonnement d'un an $4.Nom - eae eae _ EE \" .(Biffex la mention inutile).Abonnement de six mois $2.50.N.B.\u2014 Prière d'ajouter .15 cents si le chèque est tiré sur une banque en dehors de Montréal.*»eca-0s0sna0000U SU 0APO00 008 teccoe proséosonsa sacuasesacenccanu00 Adresse anvesntettsnenn)s00a0ec40 bn 0025200 susconsconeng Cependant, il faut bien voir co que les Etats-Unis entendent maintenant par \u2018agression\u2019.Alors que l'attaque perpétrée ouvertement par Castillo Armas contre le Guatémala, les a laissés rarfaitement froids (pour ne pas dire plus), ils se sont émus dangereusement à l'occasion des guerres de Corée ot d'Indochine où ils s'exciteñt déjà à la pensée que les Chinois vont enfin attaquer Formose.Or, le conflit coréen fut une guerre civile, dont les responsabilités sont loin d'avoir été éclair- cles.Le bellicisme déclaré du président Rhee et la visite qu'il a ru- que de M.Dulles à la veille de l'ouverture dés hostilités, n'y sont peut-être pas tout à fait étran- pers, De toute façon, il s'âgissait, au début, d'un engagement sans Importance et parfaitément lo- talisé, qui justifiait tout au plus une médiation des Nations Unies, Et pourtant, sans le voyage-éclair de l'ex-premier ministre britannique à Washington, M.Attlee, les Américains y auraient peut-être utilisé la bombe atomique, avec toutes les conséquences qui pou- valent s'ensuivre.Sommes-nous prêts à risquer maintenant le sort le service de votre journal \u2026.\u2026 à cet effet.| | | | l 1 J ( ! CS WW Wer \u2014\u2014 GEES .\u2014 Ie es a eee ee = ES ses Bélier - Energique et optimisie, Vous savez saisir l\u2018octasion.La vie sera magnifique Si vous achetez des Obligations.Taureau Né sous le signe du réalisme; Vous savez qu'il faut économisëf.C'est pourquoi vous chetez des OEC* Avec tant de dynamisme.Gémeaux Mercure règne sur votre sighe Et vous donne finesse et intuition, De ses bienfaits soyez digné, -* Achetez des Obligations.* Cancer Ce signe des belles réalisatiäns bus donne toutes les ambitions.kthetez des Obligations d'Épargfe® volre vie s'écoulerb comm un charme, 3 Les Obligations - d'Epargne \u2018du Canada.\">, PR A di ds , Lo grandeur marque votre destinée,\\ x Mais la pridence vous eit conseillée.Les Obligations™ en tout temps Sont votre meilleur placement, ! Vierge Balance Eh bc Storpion sont le wivilloui kisioieops pour four-Conédien.Patr:vBts \u2018Brut téVoni- doit vévi-rèvez, Dtheted) sans tarder des Obligations d'Ejraitgne du Ctadà do Vêltfe otdiéftér db hive, de voile DIVES Votre esprit d'organisation : > Vous assure le succès en tout.) L'achat d'Obligations* Est votre meilleur atout., Signe de sagesse et d'harmonie, Vous êtes comblé de tous les dons.Fé Oya, Vols ferez des dconomies etait des Obligations.¥ ous saurez embellir votre vid Et en faire ue chanson, Car dns vôlte signe il ester Que vbus amassez des Obligätions.® de l'humanité pour défendre un Syngman Rhee ?.En Indochine, il s'agisyait, de touts évidence, d'ind guérre 6o- loniale, ridiculisée longtemps par In presse américaine.Il est étrange qu'après huit ans, les Etats- Unis y aient soudainement vu une nouvelle agression communiste et qu'd l'occasion dé Dien Bien Phu, 1 ait été question de Ja bombé H.Etions-nous vraiment prêts, À ce moment-là, à nous faire atomiser four souver Bao-daï et les cliquos aux prises à Saigon?Le terrain de bataille do la guerre froide se situe actuellement à Formose.L'île appartient en droit à la Chine.Les Etats- Unis ont arbitrairement décidé d'y protéger les Nationalistes.Le jour où les Chinois communistes décideront de rentrer en possession de leur bien, devrons-nous les considérer une seconde fois comme des agresseurs?Et sommes-nous disposés, dans une telle éventualité, à risquer d'avoir des enfants monstrueux pour maintenir Tchiang Kai-chek dans son île et arrêter là la marche du communisme ?I! y a plus grave, et plus dangereux, encore.Les Etats-Unis, qui se soucient fort peu des incidents frontaliers de Palestine et ont statué, à Manille, sur le caractère nécessairement communiste de l'agression, ont décidé, par la même occasion, d'inclure ln subversion, dans leur concept éminemment élastique de l'agression.Si bien que les pays où existent de puissants partis communistes, comme la France et l'Italie surtout, pourraient, dans l'éventualité d'une crise intérieure, être considérés comme agresseurs.Logiquement, les Italiens, s'ils décidaient un jour de porter au pouvoir MM.Togliatti et Nenni à la faveur d'élections à l'occidentate, comme les observateurs amërt- cains s'accordent à la prévoir, pourraient être déclarés agresseurs et tomber sous le coup des représailles instantanées.Notre attachement à la liberté exigeru- t-it de nous de semblables mesures et la contre-attaque qui s\u2019ensul- - vrait?Sagirrafre ~ Tout ov long de votre vd\" | & chance vous sotrird, \\ or vous saurez tirer parti .De vos Obligations d'Epargne dv Cemada.® D'ailleurs, s'il a'y Avait-que Jey Commuhistes, notre cOnunience chrétienne pourrit rester Mèn trénquilié.Mais\u2019 lég Résérionins ont une Prôpension indutétarite.» voir l'oeûvre dé Moscoï- daris fou, tes les entreprises d'émanelpation nationale oi économique ig, rleuses ou en vole de réusair, Le vieux braillard de Mossadegh egy devena un suppot dir Kremlin, )y général Néguib a siuve of réputation à temps, et PeX-président Arbenz, le dégonfié parfait op sait bien maintenant dots fy g pg, cu Tordre de\u2019, cabituler Kontaygyment.Les Noirs Mau-Mau, gy ne sont pas devenus des Rouges c'est seûlemént Que les Britatmiques les contiennent admirablement.Soyons trinquillas: on gg.coûvrira sQrément des fracig communistes, en, langue Fifse, dans les quartiers généraux des Nords-Africains, des Malgaches des Sud-Amériéains et des Astatiques, quand îls auront décidé que la liberté et les frigidaires, c'est bon pour tout le nionde, : D'où t\u2018orn voit que la doctrine des représaillés thermo-nucléaires, si ellé n'est pas l'oeuvre d'un dé ment (il y en a déjà eu à fa tête des gouvernements), a pour but, non Beulement d\u2018endiguer lé communisme, mais d'empêchér toy progrès humain et économique qui élèverait le prix des matières premières et rétrécirait le marché des pays actuellement arriérés.La politique Dulles, c'est d'abord un avertissement eux Com« raunistes d'avoir à rester sur feurs positions, et, aux peuples coloniaux, de ne pas compromettre lea affaires des grandes pulssan- ces économiques, Si tous, is n'ont pas la sagesse de maintenir le statu quo et nos standards de vie, 'humanité pétira ou retournera A l'Age de plerre, dang la.quel cas ils né scront guère plus avancés, les arriérés.Nous non plus, d'ailleurs.A notre avis, la politique du gouvernement américain en est ge.tuellement une de chantage.Sans doute, voulons-nous conserver de bonne foi nos trois repas par jour, nos voitures, nos marchés et nos millionnaires.\u2018 TN ovate.Capricorne 1a bonne fée qui présida à voire natssonce Vous donna esprit invent of puissoncè.\u2018si les Obligations* n'avaient déjà existe Vous les auriez sûrement Inveritées.Verseau Vous avez de l\u2018espritet-œimez Tes sclances Mäis penset-Vous-assez à votre sécurité?Faites un bon examen de coniciench \u20ac1.vous achéterez quantité 'OEC.2 Poissons La vie comblèrè vos désirs! Car vous faites confiance à Faventy Amassez Four vetre vécufité Des Obligotiohs* en'bonne-quniité.1 > | d'une Fociotd dè fdUcio oU\u201cde BrôlE.Achotes-des Obligätions d'Epañgne pros Métetues où élire Vutaire | Bana ds FEE rt F fe p ¥ br be 2 arr a A Gr HE] Tat aR in aint ASE ES TORR AR es SRK PCT SAY SROs Ager CTR HME es LS SK ACER RRL ih e-10 Cod De Ge £5 32 Risto Cro Rifai ere FIR 0 secs f- - 06 pre ee a ae L'AUTORIIÉ, 16.QCTORRE-1954 [ , PAGE LC re TP Gry yeu \u2014 SRE ROLE he A AY Ph APR Med (TRS: Mat Ta ert Toes ee co ee TE I ee LE PRIX DU CERCLE DU LIVRE IEA à nT ee 0\" % voue 0 7 Les deux Vaillancourt nous font aimer LES CANADIENS ERBANTS par Wilfrid Lemoine \u2018 ie CE QU'ON LIT EN URSS J par Jules Klanfer Le gigantisme soviétique \u2014 ci-devant stalinien \u2014 se manifeste dans bien des domaines, dont la littérature et l'édition.Une statistique, publiée récemment par la revue \u201cNowy Mir\u201d, nous apprend que le nombre des publications sorties des presses soviétiques entre 1928 et 1950 tteint un total de 13,300 mil- fons.En 1952, les livres et brochures imprimés sur le territoire de l'U.R.S.S.se montent à 800 millions.La majorité de ces immenses tirages est représentée par les écrits politiques de toutes sortes et les manuels scolaires.Mais deux milliards de livres parus entre 1928 et 1950 appartiennent à la littérature d'imagination.Les romans et pièces des auteurs bien en vue, des Simonov, Fadeiev, Ehrenbourg et autres écrivains \u201cdirigeants\u201d \u2014 dirigeants, ils le sont au sens propre du mot, puisque les toutes-puissantes organisations d'écrivains sont placées sous leur direction \u2014 se tirent à des centaines de milliers d'exemplaires.On imagine sans peine ce qu\u2019un tel lancement peut apporter au bénéficiaire de richesse, d'honneur, de pouvoir.La faim de lecture des masses soviétiques, naguère illettrées, prêtes aujourd'hui à se nourrir de tout aliment littéraire, ne connait pas de limites.On lit tout, mais on ne lit pas tout avec une égale ferveur.Malgré les immenses efforts des responsables de li Vie soviétique pour créer un type d'homme entièrement tourné vers la production, réfractaire à l'imagination, méprisant les préoccupations personnelles, les citoyens dc l'U.R.S.S.se tournent de préférence vers les oeuvres qui parlent de conflits d'ordre privé, qui offrent matière à l'imagination du lecteur, qui présentent la vie des hommes dans sa plénitude et dans sa misère autant que dans sa grandeur.Naturellement, ils aiment que les livres les introduisent dans un univers proche du leur, mais ils ressentent également le besoin d'évasion qui oriente, dans une certaine mesure, les lecteurs de tous les pays du monde.D'autre part, les pro- bièmes humaine les attirent et les préoccupent non seulement dans le cadre de l'organisation sociale et économique de leur pays et de nos jours mais aussi sous leur aspect le plus universellement humain.En tôte de tous les auteurs visent Maxime Garki, dont les tirages totalisent 69 millions d'exemplaires.Chez Gorki, le citoyen soviétique trouve le reflet d'un passé encore assez récent, une richesse humaine qui lui permet de se retrouver, lui-même et ses proches, dans tel personnage, une -alncérité qui accorde sa place \u2018à l'optimisme combat- tif et au désespoir de l'homme livré à sa solitude angoissante.Rien d'étonnant à ce que les masses soviétiques préfèrent cette lecture aux livres contemporains avec leur optimisme de commande, leur ekritation du travail soviétique, leurs personnages invariablement .héroïques dont l\u2019Amë n'a jamais été touchée par le doute, l\u2019an- lisse, les bassesses de la enqr Après le\u201d demni-clgssique Gorki viennent Jes yrais olas- es russes : PRouchkine (62,7 millions), Léon Tello (JE Al Tchéoh » miflions), Tourguesy (27 millions).Ce Be.Vier est-syivi de Nrès par Aloxis oletoi, Püls pat Gogolsi Après l'auteur des \u2018Ames Mortes\u201d vient le poète Maïakowski, avec 19,4 millions.Ce n'est qu'après Maïakowski qu'apparait un auteur vivant \u2014 vivant mais tourné vers le passé plus que vers la \u201cconstruction socialiste\u201d : Cholokhov.Ce n'est que bien après lui qu'apparaissent les \u201cgrands\u201d contemporains Simonov (15.3 millions), Fadéiev (9.6 millions), llya Ehrenbourg (7,6 millions).Bien entendu, de tels tirages feront pâlir de jalousie les auteurs à succès des pays occidentaux.Il ne faut toutefois pas oublier que ces écrivains occupent des positions de pouvoir, que leurs ouvrages sont imposés aux masses par une gigantesque propagande, qu'ils n'ont à craindre aucune rivalité sérieuse.aucun jeune talent \u2014 les jeunes qui ont du talent se sont détournés d'une littérature entièrement dirigée et réglementée, où leur besoin de libre création ne trouve pas de champ d'application.Parmi les écrivains étrangers, certains, comme Dickens, connaissent une grande faveur.Les romans de l'auteur de \u2018David Copperfield\u201d ont été tirés à 3,5 millions d'exemplaires.Henri Heine, Victor Hugo, Rabelais et bien d'autres sont largernent diffusés.Ce tableau des gloires chiffrées a pour contre-partie un certain nombre d'interdits.le grand banni de la littéra- tu russe est Dostoiewski.C'est moins la philosophie mystique et l'attitude politique réactionnaire de l\u2019auteur de \u2018Crime et châtiment\u201d, des \u201cFrères Karamazov\u201d, qui lui à valu l'irrémissible disgrace du régime, que l'abondance de personnages déchus dans son oeuvre.Ces ivrognes ignobles ou pathétiques, ces criminels, ces prostituées, ces demi-fous hantés par l\u2019obsession du meurtre ou du suicide ne sont pas de nature à favoriser la foi en un régime d'efficacité technique.Aucun des classiques russes n'oblige tant que Dostoïewski à chercher les valeurs suprêmes et le sens de la vie en dehors du domaine social.Sont encore interdits les conteurs soviétiques vraiment réalistes (de ce réalisme dont le \u2018réalisme socialiste\u201d constitue une absurde caricature) : Léonov.Fédine, Gladkov, ces témoins des premières luttes et des premiers efforts de construction socialiste, qui n'hésitaient pas à présenter des tranches de vie et des personnages vrais que l'exaltation du combat révolutionnaire ne parvient pas toujours à élever au-dessus des petitesses trop humaines.Le grand humoriste Sostchenko reste interdit en U.- R.S.S.Ses livres, imprimés avant 1946.existent toujours, mais on n'en fait pas de réédition.Peu à peu, Sostchenko, I'impitoyable critique des défaillances de la vie soviétique, tombera dans l'oubli.Jules KLANFER L'ACTIVITÉ AU HI y a bien des unndes, Froest l'eminguas s'était vo inviter à devenir membre de F'Académie américaine Arts et des Lettres\u201d, une institution de haute ré- potation que préside netuellement le poète Archibald MueFeish, of commune il était déjà Ernest Hee mingway à l'epoque, Ernest Hemingway avait, naturellement.refusé.Généreuse comme elle avait été auparavant pour d'autres que tl \u2014 et notamment pour Sinclair Veuis \u2014 l\u2019Académie ne lui n° pus gardé rigueur de ce refus puis- qu'elle vient de lui décerner sa plus hante récompense, réservée à une \u201cpersonnalité = fout-à-fait exceptionnelle\u201d, et accordée seulement tous les cing ans.Ernest Hemingway, cette fois- ci, a nccepté.Et 11 n même cÂblé, dit-on, à Archibald MacFelsh pour lui promettre quil fersit l'impossible pour être à New- York Je jour de In remise solen- pelle de cette récompense: une méduille et mille dollars en espèces.de, * * x John Pos Passos, un des plus grands écrivains américains de In période séparant les deux gues.res mondinles, s\u2019élait retiré depuis plusieurs années dans une terme de Virginie qu'il ne guittail guère que pour se rendre dans diverses bibliothèques où 1] se Mvrait à des recherches minutieuses et persévérantes.Le résultat de ces recherches vient de psraître sous ls forme d'un volume intitulé \u201cJp tâte et Ir coeur de Thomns Jefferson\u201d, Ie premier essai historique de JPau- teur de \u201cManha{tan Transfer\u201d du \u201cQuarante-deuxJème parallèle\u201d et de msaints autres romans tradnifs dans toutes les Inngnues du monde.Bien que lo lyre ne le dise pas, ] s'agit sans doute seulement d'un premier volume sur un sujet chez A John Dox Passox: la naixsapre de lp démoergtie américaino.lo volume paru, en pftel, s'uprête an 1708, bien avant l\u2019açcossion do Jetferson à ln présidence des K- LITTÉRAIRE USA tats-Unis, alors qu\u2019il n\u2019était core que simple ministre dans le gouvernement de George Washington.en- x * * La connaissance de Gustave Flaubert aux Etats-Unis a fai: cetée année up grand pas en avant grâce à la publication par un même éditeur (\u201cNews Directions\", de New-York) de deux volumes parficulièrement bien présentés, Le premier est une traduction, pur TW.Karp et GW.Stonier, de \u201cBouvard et Pecuchet\u201d, munie d'une excellenis et pertinente introduction du philosophe et essay- fete Lionel Trilling, Le livre a beaucoup impressionné les critiques américains qui fvoquent à son sujet à la fois Voltaire et Pettysse de James Joyce.Quant à l'autre ouvrage, c'est une version américaine, adroite et *pirituelle, des quatre-vingt six pages de eux communs, banal.tés, formules ct clichés divers réunis par Flaubert dans son \u201cDictionnaire des idées reçues\u201d.Un régal dont les Américains semblent disposés à se réjouir autant que les Français, encore que certaines images de Flaubert \u2014 sa définition des \u2018bases de In 30- Gété\u201d, par exemple \u2014 ne manquent pas d'une audace fort mal vue pur les temps qui courent.L'auteur de cette dernière n- daptation est un Américain né es France, venu aux Etats-Unis alors qu'il étuit encore enfant ct devenu depuis professeur d'histoire à l\u2019Université de Columbia.A pou près en même temps que su traduction du \u201cDictionnaire\u201d de Flaubert, M.Jacques Barzun n publié un ouvrage de lui-même qui a paru chez Little-Brown, a Boston, sous le titre de \u201cGod's country and mine\u201d.Encouragé sans doute par la fréquentation de Flaubert, 11 y prend à partie, à son tour, un certain navmbro dr cliohés tels qwils faussent no- tpmmont les rupports ontre les Etats-Unis ot l'Europe.LG, VASSQT DANS LES JARDINS DE M.TISSEYRE 1 cst regrettable que Langevin et Cloutier aient présenté deux bons romans la même année (1953) au jury de Cercle du Livre de France: l'un a nécessairement dû passer au sccond rang.Si Cloutier s'était manifesté une autre année, le Prix lui aurait probablement été décerné.De toute évidence, la lutte ne fut pas mouvementée cette année.D'un commun accord, les jurés écartérent les deux autres romans retenus en finale et donnèrent l\u2019accolade aux \u201cCanadiens Errants\u201d d'un jeune inconnu de Sorel: Jean Vaillancourt.sans emballement, il m\u2019a semblé.Déjà, il y a trois semaines, la personnalité de Vaillancourt avait surpris ces messieurs journalistes déjà habitués à l'allure classique d'un Cloutier, au regard tout intérieur d'un Langevin, à la délicatesse d\u2019un Elie.H était évident que quelque chose venait de changer et les changements, chez nous, troublent les esprits toujours avides de confort.Chacun y avait été de sa bombe, au Prix du Cercle: Elie, Langevin, Cloutier, dont les escapades Littéraires pouvaient (chacun à sa façon) \u201ctroubler les esprits\u201d.Ici, \u201ctroubler les esprits\u201d signifie: oser dire (un peu) ce que l'on pense sans nécessairement avoir recours, comme documentation, au catalogue rose de l'abbé Bethléhem.Des bombes d\u2019une toute autre fabrication ont également tombé dans les jardins de monsieur Tisseyré, dont celles d\u2019un Bertrand Vac, chargées de sable incolore et de cailloux insipides.Les paroles réservées des membres du jury, après que les lauriers furent déposés sur la téte de Jean Vaillancourt, inquiétaient les lecteurs futurs de LES CANADIENS ERRANTS.Que se passait-il dans les marmites du 400?Enfin le livre nous arriva, chaudement caressé par la bande rouge annonçant en lettres flamboyantes: PRIX DU CERCLE DU LIVRE DE FRANCE.Mais sous le titre, ce petit mot très bon pour la vente, parait-il, n\u2019apparaissait pas: \u201croman\u201d, en lettres noires.Est-ce parce qu'on ne sait plus exactement ce qu'est un roman?Qu'il nous soit permis de trouver remarquable cette bonne conscience professionnelle du jury et de l'éditeur.CE QU'EN PENSE UN LECTEUR Ce livre de Vaillancourt est-il done un roman?un vrai roman avec tous ses éléments structureux?Je ne sais pas, et je ne sais pas non plus à qui le demander! Au risque de me fourvoyer, je dirais plutôt que c'est un récit.Et si l\u2019on veut jouer avec moi au jeu des questions et des réponses, je dirai ce que j'en pense, de ce récit de guerre.EDGAHR POE EN ITALIE La publication des oeuvres temps des dernières générations complètes d'Edgar Poe, entreprise pur l'éditeur G.Cosini, dans la traduction de Carlo Izzi, procure à Emilio Cecchi Ploecasion d- quelque chose de plus qu\u2019une chronique, bien quil ne s'agisse pas d'un véritable \u201cportrait\u201d, ni mé- me à proprement parler d'un \u20acs- sal de réhabilitation de Pauteur des \u2018Contes Fantastiques® et di \u201cCorbeau, 11 semble, à premiere vie.au soins pour les lectenrs de langue francaise, que In tmé- moire d'Edgar Poe n'ait plus besoin d'être défendue contre tes \u201cnoirs vols du blasphèmie épars\" aussi bien dans le passé que dans le présent où dans le futur, grâce 4 la traduction de ses ouvrages en prose par Baudelaire et de ses poètues les plus significatifs par Mallarmé, Or, Cest précisément un des points autour desquels se concentre le délicat problème soulevé par Walter Pater, ot mis en évidence pur EK.Cecchi, a savor oue \u201cPidée que l\u2019on se fait du style de Poe en Europe, sans que l'on s\u2019en rende compte, subit toujours l'influence de la splendide traduction de Baudelaire, qui nous donne un Poc ennobli et aeudé- misé\u201d.\u201cL'Académie, ici, est soutenne par Pakademos classique un peu contre la \u201cscapigliatura* où éche- vèlement romantique auquel su réfèrent involontairement les amateurs de dates.Muis de cette opi- Mon nuancée à justifier le discrédit dans lequel est tombé Ir poète américnin, idole en son du romantisme et des première, gé-érittions dn symbolism: nnis- sant, Hy a Hon, et c'est à quoi le goût discriminateur de Cecchi oppose Jen meilleures raisons: \u201cFoutes les réserves de Lawrence, de Muxley, y compris le dédain aliter de Henry James, contiea- nent aussi leur part de vérité.Mais quand on en vient a la substance.on voit qu\u2019elles ne signifient rien\u201d.En effet.Lawrence, écrivain érotique de chair et de passions, Huxley et James, trop aristocrates et trop proches d'un mioralisme intellectualiste où esthétisant, ne pouvaient adhérer à \u2018Tidéalisme délirant à froid° CEdgar Poe sur \u201cl\u2019emour éternel ultra-terrestre\u201d.Et notre époque, plus où moins teintée de surréalisme, n, d'autre part, abandonné les directives de Poe \u2014 adoptées au contraire par Valéry dans ses analyses rigoureuses du phénomène de la création poétique -\u2014 pour se retrancher derrière l'inconscient et s\u2019abandonter au jeu incontrolable de l'écriture automatique.La conclusion = d'Emflio Cevehi est, au contraire, qu\u2019il est impossible de réfléchir sur une quantité dexpressions\u201d qui vont des correspoudances de Baudelure à la poésie symboliste sans penser à Edgar Poe, et qu\u2019il ne faut pas chercher ailleurs que duns son art le premier pressentiment de ce que l\u2019on à commencé d\u2019up- peler la nouvelle ère atomique\u201d.q \u2014 Est-il long et ennuyeux?\u2014 Il m'a paru juste assez long pour le souffle de l\u2019auteur et pas ennuyeux du tout.C'est le classique 250 pages.\u2014 Le sujet est-il aussi osé qu\u2019on l'a laissé entendre?\u2014 Parler de la guerre qu'on > vécue est toujours osé, il me semble, tellement le sujet en lui-même est terrible.T1 peut paraître ridicule, exagéré ou, au contraire, trop banal pour l\u2019importance humaine que l'on s'attendait d\u2019y trouver.-\u2014 Comment Vaillancourt s'en est-il tiré?: \u2014 Je l'ai lu en une nuit, comme on pourrait lire un Simenon, et je ne me suis pas endormi un seul instant.Il se passé toujours quelque chose, ça ne languit pas.C\u2019est quand mêmé sérieux, très sérieux dans certains chapitres, mais rien ne m'a paru ampoulé, surfait, exagéré.Toujours à la hauteur, juste à la bonne hauteur, ce qui donne un sens tout à fait spécial au récit.\u2014 Pourquoi ne vous expliquez-vous pas plus clairement ?\u2014 Parce que très rarement on doit parler d\u2019un tel livre.Voltl ce que je veux dire.Quand l'auteur décrit, il le fait avec justesse, exactitude, il atteint d'impressionnantes lueurs poétiques tout a coup surgies comme par derrière lé sujet mais qui le complètent et I'embellissent en lui restituant sa valeur universelle.Toujours, dans les descriptions d'événements dramatiques, de soldats ou de lieux, une image soudaine apporte de la lumière et de la fraîcheur, signe d'espoir malgré tout.Si vous connaissez \u201cLes Noyers de l'Altenberg\u201d, de Malraux, vous me comprenez.\u2014 Vous comparez Vaillancourt à Malraux ?\u2014 Non.Mais certaines pages, 135 ef les suivantes par exemples, m'ont quand même fait penser à lui.Voyez-vous, Vaillancourt est un auteur vrai, il a vécu puis il a décrit.I] semble porter en lui, au siage premier de son être, deux personnalités: l'une est indéniablement vaste et universelle, comme une sorte d\u2019atmosphére qui l'enveloppe tout entier; l'autre est tout à fait matérielle, faite des actes de tous les jours, de la routine matérielle.Chez Vaillancourt cette dualité est évidente, trop évidente peut-être.Le premier Vaillancourt est celui des descriptions très belles, des élans poétiques francs et très purs.Le deuxième Vaillancourt est celui des dialogues dont le \u201cvévisme\u201d arace un peu, à la lonzue.Evidemment, nos soldats canadiens devaient parler comme ça, à la guerre, exactement comme ils le font sur la rue Saint-Laurent à Montréal, Ils se servaient aussi des jurons explosifs empruntés au vocabulaire liturgique\u201d, ils lasseront quand même beaucoup de lecteurs.Il me semble que l'auteur aurait pu styliser un peu Pargot et les jurons.Vaillancourt n\u2019était peut-être pas encore prêt à le faire et son récit s'en porte peut-être mieux ainsi.Mais je suis certain qu\u2019au deuxième ou un troisième \u2018roman\u2019 apportera, de ce côté- là, des améliorations.À cause de ce souci du \u2018\u2018déjà entendu dans ia bouche des soldats\u201d, à cause aussi du rythme conservé de la \u201cparlure de cheu nous\u201d, les dialogues paraissent authentiques.\u2014 Et le côté sexuel?\u2014 C'est là où notre auteur nous attrape.Sa langue est crue.c'est vraie, mais jamais elle ne verse dans l'érotisme lasclf.De temps à autres, les gars du régiment parlent de femmes (pas très souvent, ils ont bien d'autres choses à fnire!); seulement aux der- niéres pages, l'auteur décrit les préparatifs du \u201cgrand événement\" alors que le héros du livre est une \u201crespectueuse\u201d, quelque part dans le bas de la ville, Puis # sait admirablement bien s'en tirer avec ses billets successifs de cinq dollars .vous verrez ce que je veux dire quand vous lirez vous-même.C'est malgré les apparen- ves et quelques grossièretés (quand même à leur place) un lyre propre.\u2014 Vaillancourt n déclaré qu'il n'aimait pas les \u201cauteurs trop intellectuels*.D'aprés son livre, est-il lui-ménie un homme dépourvu le culture?\u2014 Au contraire, H semble animer beaucoup la musique.LU fait souvent allusion à \u201ccet art le plus pur (comme certains se pinisenc à le désigner), à la peinture, à la poésie.H vous glisse quelques aperçus de ses lectures philisophiques et de ses réflexions sur Dieu\u2014 H me semble que tout ça doit être un peu déplacé après ses dialogues trop verts.\u2014 Pas du tout! Et c'est ce qui m'a surpris, croyez-moi.11 a l'art de passer d'un monde à l'autre avec autant de franchise et de sincérité.C'est done qu'il connaît les deux.Mais élément premier est toujours MM: l'action.(Dans l'esprit de J.V.l'action passe avant tout) Et, à mon avis, ee Vaillancourt est aussi bien capable de goûter une symphonie de Mozart, un tableau de Gaugin, un poènie de Baudelnire, qu'il fut capable de courir sous les bombes et de crier \u2018\u201cTabarnaque\u201d\u201d comme le firent souvent ses soidats .Vaillancourt serait un écrivain exceptionnel, chez nous.N'est-ll pas le premier romancier musclé qui nait réussi un tel tour de force?\u2014 N'avez-vous quand même pus un reproche important à lui adresser?\u2014 II ue n'en est pas venu à l\u2019esprit, en lisapt son livre.Si ce west un certain dépaysement au début de quelques chapitres; à cause des noms que nous posons souvent sur certains visages qui ne leur appurtiennent pas, visages qu'il a st bien décrits.Mails que Lanthier s'appelle Xavier où pus, peu importe, nous finissons bles par retrouver le personnage dans ses actes.J'aime beaucoup le style linéaire du premier Vaillancourt.Les dialogues du deuxième éeri- vain en lui m'ont fait rire .avec joie.La Cercle du Livre de Franc: vient de découvrir quelqu'un qui le mérite.Wilfrid LEMOINE am \\ient de parailre : mresmmenenennnnnnnn \u201cÉCRITS DU CANADA\u201d \u201cLA FIN DES HARICOTS\u201d, une nouvelle de Jean-Louis Gagnon \"SOUVENIRS POUR DEMAIN\u201d, un essai de Paul Toupin \"L'HOMME QUI NE SAVAIT PLUS JOUER\u201d, un conte d'André Langevin \"\"TCHÉKOV\u201d, une étude de Louis-Marcel Raymond L'ÉTRANGERE\u201d, une pièce inédite de Robert Élie \u2014=z\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014 | vente dans toutes les librairies EN a.\" : 4 au 7 a PT oi CEN PAGE: L'AUTORITÉ, 16 OCTOBRE 1954 - Interview par Maria Craipeau HONEGGER DECLARE \u201cLa musique se meurt\u201d - \u201cSavez-vous qui j'aurais.aimé être?\u201d me demande Arthur Honegger.Je regarde l\u2019auteur de \u201cPncific 281\u201d, celui dont, Jadis, le modernisme fit scandale.\u2014 Qui donc auriez-vous aimé être?\u2018 \u2014 Puccini, me dit-il.C'est si inattendu que je le fais répéter.Incrédule, j'interroge: \u2014 Vous?Mais pourquoi?\u2014 Connaissez-vous quelqu'un qui donna plus de joie au monde?Regardez un homme comme Schoenberg.Je viens d'entendre, encore récemment une de ses compositions.Certains le traitent de fumiste.C\u2019est ridicule et injuste, 11 n\u2019y a pas de compositeur plus sérieux, plus sincère que lui.Mais sa musique est toute cérébrale, et qu\u2019on ne vienne pas me dire qu'elle fait plaisir à qui que ce soit.Toutes ces belles dames qui vont se pâmer à ses concerts, je voudrais bien qu'elles me disent ce qu\u2019elles ont entendu, con:- pris dans la pensée musicale du compositeur.\u2014 Donc, pour vous, la musique doit, sans aucune pudeur, s'adresser au coeur, n'est-ce pas, êt non pas à l'intelligence ?\u2014 Absolument.I y a déjà asset de choses qui s\u2019adressent à l'intelligence.Je regarde autour de moi.Nous sommes à Bâle.A travers les grandes bales vitrées, au pied de Ja colline, on voit les forêts et les monts de trois pays.Sur les murs, Il y a de superbes tableaux de Braque, de Picasso, de Miro, de Klee .\u2014 Verrez-vous Stravinsky ?me demande Honegger., \u2014 Je ne sais pas.Faut-il le voir?\u2014 Oui, c'est très Important.C'est tout de même le grand mai- tré de la musique moderne.Ses dernières oeuvres sont d\u2019ailleurs très différentes des premières.= N'est-Il pas comme Picasso, sf \u2018divers et versatile, qu\u2019il n\u2019aime pas suivre les mêmes chemins deux fois, même si c'est lui qui les a tracés le premier?\u2014 C'est juste et comme Picasso, C\u2019est un très mauvais berger.Il abandonne derrière lui le troupeau.Mais ne poursulvons pas l\u2019analogie, car Îl ne faut jamais comparer peintres et musiciens.\u2014 Pourquoi?\u201cToujours toujours les mêmes to.oeuvres .\u201d Arthur Honegger se soulève presque de son fauteuil, oli une longue maladie le maintient plus au\u2019'll ne voudrait.\u2014 Parce que, Madame, il n'y a rien de commun entre les compositeurs ., et les autres.Un peintre, que fait-il?II prend une bouteille, la place en fuce de lui et puis la peint.Un romancier?Sauf le respeet que je vous dois, ce n\u2019est qu'un journaliste, an chroniqueur, quoi Mais un musicien n'a pas de bouteille, lui.Ce qu'il fait doit sortir de sa tête, de là, tenez .H est bien vain de le comparer aux autres .\u2014 Les être .\u2014 Oui.Vous avez narfaitement raison.Seuls les mathématiciens et les compositeurs bâtissent dans l'abstrait.La musique, voyez- vous, c'est de l'alchimie, de lu magie.Sans cela, pourquol Jes mêmes notes mille fois entendues peuvent-elles soudain, dans un arrangement donné, bouleverser à un point incroyable?Moi qui suis un fabricant de musique, chaque fois que j'entends \u201cLa Passion de saint Matthien\u201d, de Bach, je suis profondément touché.\u2014 Dois-je vous faire une confidence®?dis-je au musicien, Il y a des oeuvres que j'ai animées et que je ne peux plus entendre.Littéralement, je ne les entends pas.Les Symphonies\u201d de Beethoven, par exemple.Après les avoir écoutées quelques centaines de fois, cest comme si je n\u2019entendais plus que du bruit.Honegger se penche vers mol.H lève les bras au ciel.\u2014 Oui, blen sûr \u2014 et In musique se meurt.Elle se meurt, croy- ez-mol.La radio, cet engin infernal, aide à l\u2019achever.Toujours, toujours les mêmes oeuvres, jusqu'à satiété, jusquà ce qu\u2019on tourne le bouton, pour en entendre ame autre tout aussi ressassée.Lorsque je proteste, on me dit: vous n'aimez sûrement pas Beethoven, comment oser- vous dire qu'on le joue trop?Moi, qui ai appris à aimer la musique en lisant les \u201cSonates\u201d de Beethoven! Mais on finit par tuer même Beethoven, même Bach, en faisant des rengnines de leur musique.Elle se meurt, la musique.croyez-moi! \u2014 Pourtant, on compose encore.mathématiciens, peut- ~ On noirgit beaucoup de papier, ca, oui, Mails qui peut faire une oeuvre valable lorsqu'il y a si peu de chances d'être entendu?Un jeune compositeur peut s\u2019estimer très heureux lorsqu'on joue son oeuvre une fois à la radio.Une fois! Alors que personne n\u2019entend peut-être, et que la musique tombe dans le vide.Un compositeur a besoin d'un contact avec lex auditeurs.L'\u2019obtient-H jamais > Non, on joue Tchaïikowsky.Sa- Vez-vous que 30%: de tous les programmes joués, c\u2019est du Tehajkowsky?Lorsque je m'indigne, on | Cinema ÉCHOS JAPON La délégation officielle japonaise au Festival du cinéma de Venise comprend les deux actrices Kyoko Kagawa et Ikuko Matsuda, la ballerine Stesuko Matsudarira, le directeur de la Diei Film, M.Massao Soga, et le président de la Towa Shoyi Ce, de Tokio, M.Nagasama Sawiakita.Trois films japonais seront présentés au festival de Ventsex SUISSE * Un film documentaire sur la vile et l'oeuvre du compositeur suisse vivant à Paris, Arthur Honegger, est actuellement touraé en\u2018 étroite collaboration franco-suisse, sous les auspices de la Fon- ,dation pro helvétia, de l'Office central suisse du Tourisme et de * l'Association des Musiciens suisses, Cette bande fera partie de ,a Série des films documentaires sur Gide, Colette et Claudel et évi- { demment Honegger.¥ Sur l'invitation de la Direction du Tourisme de la ville de Zu- : rich, la presse a eu l'occasion de suivre les prises de vuc à la Tonhalle de Zurich.Arthur Honcgger était présent.Coe * * * \u2019 HOLLYWOOD Karur Le Consul général du Mexique a remis A Katy Jurado le prix à de l'Académie mexicaine du film, qui lui a été décerné pour son rôle ;dans \u201cEl Bruto\u201d.La cérémonie de la remise de l'\u201cAriel\u201c a eu Îlleu sur un plateau des studios de la \u2018Twentieth Ceatury-Fox' ofi \u2018 l'artiste tourne un autre film.* NEW-YORK * à Dans un rapport qu'elle vient de rendre public, la Commission } Législative de l'Etat de New York, chargée de l'étude des probla- mes de la vieillesse, a dénoncé les préjugés qu'entretiennent contre : celle-ci, disent-lls, les films sortis d'Hollywood.» .\u2018Hollywood, affirment-ils, est devenu l'ennemi juré des citoyens -vénérables de ce pays\".PT \"Les sets\u201d réles avec lesquels Hollywood associe la vielllesse™, \u2018peut-on lire dans ce rapport.\u201csont ceux des viellles filles iraaci- i bles, de grand-pères gâteux, de grand'mères ridicules et de tantes \u2026 5, Qui mettent Jeur nez partout\u201d.\u201con La aufeurs.de ce rapport décrivent ainsi-Je-cycle:Ge lu vig Bou\"; £ \u2014rsjoesHoNywood:;}héroine a.environ 23 ans, lev.héros de 25-4 30: \u201cMalay role duif\u2018vilain\" est laissé à un acteur de plus de 40 ans.\u201d A 4 { > me dit: De quoi vous plaignez- vous?Vous avez eu du succès.Mais seulement, C'est ce qui me permet de purler tout haut.Ceux qui n\u2019en ont pas cu n\u2019osent rien dire.\u2014 C'est donc bien décourageant d'être compositeur à notre époque?\u201cCrest facile d'imiter les autres\u201d Le maître asquiesce d'un signe.1! a les gestes jeunes, l'indignation vivace, \u2014 Savez-vous ce que je disais à mes élèves, lorsque j'enselgnais?Je leur disais: faut-il vraiment que vous écriviez de la musique?Réfléchissez bien, 1 y a déjà énormément de musique sur cette terre, et H y en a d'excellente qui n\u2019est jamais jouée.NH y a déjà trop de monde autour de la table, et pas assez à manger pour tout le monde.S'il faut absolument que vous vous asseyez, je vous prie, soyez au moins discrets.\u2014 Ces sages paroles ont-elles jamais freiné un de vos élèves?\u2014 Hélas! Mais je leur dis encore: 1! y a une seule justificn- tion à ce que vous faites.Vous avez le droit d'écrire de ka musique lorsque vous pouvez dire, comme j'ai dit, moi: \u2014 de suis peut-être un imbécile, mais voici, c\u2019est moi, voici ma bouche, mon nez, mes oreilles, c'est absolument, = sincèrement moi, je m'offre tel que je suis.car ll y n peut-être un autre.pareil à moi, qui se retrouvera en ce que je fais.\u201cSavez-vous, pour un vieux fa- bricunt de musique.C'est facile d'imiter les autres.Comme un apprenti cuisinier, qui regarde le vieux chef faire une omelette aux champignons et qui lui dit: Mnintenant, je vais essayer, est-ce comme ça?Et l'autre lui répond: Oui, c'est à peu près ça .Je peux faire du Bach, madame, et du Schoenberg aussi si je veux, mais j'ai toujours essayé d'être moi-même.Et pourtant je suis un des Tares compositeurs qui siment In musique .\u201d Je sursaute.\u2014 Voyons, monsieur Honegper.\u2014 C'est comme ça, je vous assure.Les compositeurs, dans la très grande majorité, n'aiment que In musique qu'ils créent eux-mé- mes, Ils n'aiment pas celle des autres.Moi, j'aime toute la musique.Je vous ai dit, j'uimeruis être Puccini.J'ai bien ri lorsqu'on n'a rapporté qu\u2019un de nus compositeurs très modernes avoua l'autre jour à quelqu'un: \u201cSavez-vous ce que j'aime vraiment, c\u2019est Massenet\u2019.Je ris.Je voudrais savoir si M.X le répéterait en public.\u2014 Non bien sûr, m'assore Monegger.On n'avoue pas ces cho- ses-là de notre temps.Ce n'est pas la mode.On dit, faisant Ja petite bouche: Oui, ce Massenet, c'est une petite chose gentille .\u201cTout ccla sera remplacé .\"\u201d Nous voici revenus au thème de l'agonie de la musique.Se meurt- elle vraiment?Pourquoi?\u2014 La commercialisation, mada- - me, est une chose terrible, \u2014 Mals est-il possible de l\u2019éviter, lorsqu'on vit duns une société démocratique, où beaucoup de gens, ot non seulement les membres d'une élite, ont accès à l'art® \u2014 Oni, c\u2019est possible.Il faudrait d\u2019abord changer l'éducation musicale.On leur apprend In musi- aue par le commandement, Mais lorsqu'on veut lire du Hervé Bnsin, est-il obligatoire de lire d'abord Montaigne?I} faudrait commencer À enseigner les modernes, ceux qui sont Immédiatement compris et dont la sensibilité se rapproche de la nôtre, et ensuite aller en arrière.Et puls, il faudrait redonner leur place aux compositeurs, ne plus les remplacer par les interprètes, Maintenant, on Va entendre tel ou tel chef d'orchestre, tel ou tel pla- niste.Et le compositeur, que de- vient-il là-dedans?\u2014 Vous n'avez pas grande tendresse pour lcs interprètes?\u2014 Moi?Je les admire profondément.Tout comme j'admire les prestidigitateurs, madame.Mais ne confondons pas, je vous prie, et ne mettons pas sur le même pled des compositeurs et des interprd- tes.Cn n'a rien de commun, Remarquez, maintenant, cela devient de plus en plus du cirque.On donne au public, pulsqu\u2019il aime s'amuser, des chefs d'orchratre de quatre ans qu'on apporte sur lu weime on lunges, ayou dour.pobily, pots de.chambre.Et de être avec admiration: \u201cN\u2019est-il pas magnifique?I] dirige la \u201cBème Sympho- nie\u201d de Beethoven et il ne sait même pas son solfège!\u201d Je ris et je demande à M.Honegger s\u2019il n\u2019est pas un peu mé- chant.\u2014 Moi, madame?Pus du tout.Mais lorsqu'on n 62 ans, on se paye le plaisir de dire ce qu'on pense vraiment.Pas tout, bien sûr, mais presque tout.\u201cMais oul, vous pouvez dire ce que j'ai dit de Satie, qu\u2019il n\u2019était qu'un maître, que Cocteau et Piensso, l\u2019ont porté sur In scène à In force de leurs bras, car aucun d'eux ne connaît ni n'aime la musique, Picasso encore moins que Cocteau\u2014 Jde soupçonne monsieur Honegger, que votre sentiment profond est que presque personne n'aime vraiment la musique.\u2014 C'est bien vrai.C\u2019est d'ailleurs sans importance, Notre civilisation va finir bientôt, et In musique encore plus tôt, Tout ce- In sera remplacé par autre chose.\u2014 En attendant cette fin, quel est le renouvellement = possible dans le domaine musical?\u2014 La musique concrète, peut - être.Lorsqu'elle sera faite par des vrais compositeurs, et non Plus par des ingénieurs.Certainement pas la musique dodécaphonique engoncée dans ses règles, sans vie et sans joie.\u2014 lé jazz a-l-il renouvelé la musique moderne autant qu\u2019on l'a dit?\u2014 Oui, ce fut fulgurant, Mais un feu d'artifice .Plus rien n'en reste, des bouts de carton, voilà tout.Tes commerçants sont venus.\u201cL'Amérique est le marché ré- vé pour les compositeurs européens.On n\u2019y a peur de rien, au contraire, on ne veut pas rater le dernier bateau, Et des évè- ves, en Amérique, m'ont dit, lor:- que je leur parlais d'une musique qui n'était pas exactement de cette année: \u201cCette musique?Mais ca ne se fait plus!\u201d Je descends lentement la mer veilleuse colline, jetant un dernier coup d'oeil sur la Forêt Noire, sur le Jura Tout d\u2019un coup, je sursaute.Dominant tout ce merveilleux paysage je découvre, maquillé, un canon braqué sur ce propre petit paradis suisse C'esf peut-être à contempler ce canon que M.Honegger est devenu si violent .Ou peut-être écoute-t-il trop lu radio, miroir parfois infidèle d'une civilisation \u2014 la nôtre \u2014 qui, en descendant cette colline, m\u2019a paru, ma foi, bien agréable.Le nouveau spectacle du FT n m \u201cLES Les Hussards sont.une pié- ce qui se situe dans ce no writer's land de la comédie et de la farce.Les caractères ne sont pas des caractères et ils ne sont vas des mimes.par Paul Toupin l'intrigue fait appel à des situations pour exister.Les bons mots y sont, faciles, trop faciles.Il arrive qu'on les prévoit.Enfin, par le ton et le développement, par l\u2018invraisemblance, les Hussards nous font souvenir de la Cuisine des anges.Elle est fabriquée pour plaire.Elle plaît et elle plaira.Jentrevois ce qu'une mise en scéne de Broadway en fera; un grand succès dont l\u2018affiche portera en lettres minuscules le nom de l\u2019auteur, monsieur Bréal, et en lettres majuscules le nom du produ- Musique el poésie Des poètes ont aimé Ia must- que.Ainsi Goethe à l'égard de Mozart, Ainsi Victor Hugo qui témoigna parfois d'une sorte de divination vis-à-vis de cet art en LénéralL Ainsi Lamartine et Verlaine bien qu'ils se soient montrés peu favorables aux compositeurs qui traduisent leurs textes en musique.Ainsi les Symbolistes .Au reste, le lied allemand tel que le conçurent, après Beethoven, Schubert, Schumann et Liszt n'est-il pas né de la conjonction musique et poésie?Blen que moins fréquente, l\u2019influence inverse s\u2019est pourtant manifestée et dans la plaquette qu'il a éditée sur l'interprétation des arts (2), Jacques Feschotte rappelle Pexemple de Wagner dont la production musicale exer- Ca Un rayonnement efficace maints poètes français.Jueques Feschotte présente ses notes comme des libres-propos.l'appellation est juste.Ce sont en effet des ébauches, des aperçus qu\u2019il énonce et qu\u2019il sème A travers les pages dont il dispose.Les éléments qu'il apporte, pour ètre peu nombreux, n\u2019en sont pas moins solidement fondés et choisis avec soin.Au lecteur de méditer sur eux, de les approfondir, et de les compléter, (1) \u2018Petite histoire de ln Musique , russe\u201d, par Rostislav Hofmann (Sté française de diffusion musicale et artistt- que, Paris).\u201cMusique ct Puésie\u201d, par Jacques Feschotte (Sté frar- calse de diffusion musicale et artistique).sur HUSSARDS\u201d° cer, monsieur Kivanich.Déjà, ce n'est pas sans sourire qu'on a pu lire la tartine que le critique d\u2019un quotidien anglais en a servi à ses lecteurs.On a les chefs d'oeuvre qu'on veut, et les critiques aussi.Consolons-nous en nous disant que ce même critique trouverait mauvais l\u2019Annonce faite à Marie ou le Maître de Santiago.Les Hussards sont donc une farce de tout repos.La fantaisie, si fantaisie il y a, est tout à fait convention- neile.Le sujet l'est en tout cas.Et il est logique qu'il le soit.C\u2019est une pièce pour chambrée, pour hutte de soldats.Cela sent son sergent On a fait son deuil du St- Germain des Prés.On a.boudé les Trois Castors.Puis, la curiosité l\u2019emportant, on est allés.Et on a été à nouveau conquis! Un spectacle varié, à l'enseigne de la chanson du monde, nous promène cette fois d\u2019Arménie en Roumanie pour se terminer entre la France et l'Espagne.Redécouvrir Jacques Normand cst toujours une aventure arl- mirable.Avec lui, le public est docile.Doué d'une intuition de somnambule, Normand passe brutalement du monologue sali- rique à la chanson poétique, et on n\u2019y voit que du feu.Réceptif, il tend l\u2019oreille et s\u2019excite au contact du public, augmentant ou diminuant son énergie selon le climat.Ainsi s'équilibre sa.nature à la fois généreuse et critique.Avec le public, 1 joue à la balle, la lance, la rattrape, s\u2019amuse à regarder ses courbes, lui fait prendre des virages dangereux, et, parfait équilibriste, la ramène au moment voulu.Il ne présente pas son numéro au pu- lic, il le fait avec lui d\u2019où son perpétuel état de choc.A son tour de chant, \u201cAu bois de Chaville\u201d, d'un poéligue tendre.à Audu Aznavour: rez end 407 \u201créperloire - ouélquasei ee meilleures chansons de son -frère, dont \u201cIntoziqu£\u201d et \u201cJe hais Guitare, poèmes et théâtre AUX TROIS CASTORS par P.Villeneuve les dimanches\u201d.Elle à une mignonne frimousse aur yeur de poupée, mais chauds, un visage aux longs cils qui battent, une chevelure en couronne.Elle a l'air d'une Petrouchka.Arménienne d'origine, clle chante les chansons de ce pays.L'accordéon cn bandoulière, Nicolas Dolcin présente ses chansons aux couleurs vives, au rythme entraînant.I puise largement au folklore roumain des rengaines populaires.Le numéro du caricaturiste a une place privilégiée dans un cabaret.Les yeux des gens sont facilement absorbés, leur attention aisément retenue par les dessins humoristiques de Normand Hudon (auxquels est venu s'ajouter un excellent St-Lau- rent).Plus d'aise, plus d\u2019aplomb et de naturel sonl venus combler son travail, en plus des dessins auxquels participe le public et qui chaque soir trouvent un bon succès, Moins satirique qu\u2019observateur, le monologue de Pellerin caple habilement le vivant aspect, du langage populaire.Une voie riche de trouvailles s'ouvre ainsi.(rilles qui jusqu'alors se limilait à son rôle de comédien a trouvé ic: un nouvel emploi Jurt pilluresque.Pierre Thériaull se réserve les - chansons sophatiquées \u201cde \u201cGilberl Bécaud ol les jolis poèmes de Lamoureux.Il man- encore, d'agsu - rea, Jois de confiance en scs chansons, On peut discuter le genre de Béraud, Mais ses chansons \u201csexy\u201d (le mot est étrange quand il s'agit d'un homme) sont ra- pissantes.IL faut les laisser al- er, Le théâtre de 10 heures met cetle semaine à l'affiche \u201cGeneviève\u201d de Félix Leclerc.Un pa- radore prometteur dure discrè- lement pas plus qu'il ne faut.Ha le don d'être facilement accessible à tout le publie qui écoute fervemment.Mauffette rend bête à souhait son commis-vo- yageur contraint.Luce CGuil- bault et Julien Lippé lui donnent la réplique.Pour parler de Luc Poret, il faut ouvrir une parenthèse.Ce n'est pas tous les jours qu\u2019on entend au cabaret les chansons de Lorcat, le poète assassiné.Sur une musique originale, Poret, en son interprétation sensible et raffinée, de son timbre mélodieux et souple, donne un cri, qui ne veut pas percer, mais émouvoir, troubler, TL éveille un univers d'envergure dans lequel toute confiance est accordée à l'homme, un univers qui revendique sa poésie.Dans ses chansons, on se laisse aller au rêve, à la fantaisia, aux images, aux dénira, Il entre en scène le rorpa né.tu de noir, l'oetl\u201cflôu, lea dents - souriantes.Tel, il chante les [lamencon, la senèuelle plainte espagnole, aa major.Les militaires ont l'âme et le corps de leurs uniformes.(je suis très antimilitariste au théâtre).Au Gésu, la pièce a été fort bien jouée par messieurs Guy Hoffman et Georges Groulx, lls sont les deux piliers des Hussards.Monsieur Grouly nous rappelle peut-être trop par l'attitude, la voix, les intonations, les gestes, un comédien que nous aimons tous, Saturnin Fabre.Il lui ressemblait déjà dans Sebastian.Mais n'\u2018allons pas reprocher à un comédien de jouer comme il l'entend.Le vrai mérite du jeu de monsieur Groulx fut de n\u2018imiter pas celui de monsieur Hoffman qui fut comique à souhait.Tous deux ont chargé dans des directions opposées.La difficulté était d'être comique différemment.lls ont bien réuss?5 l'être.Si nous étions de leur brigade, nous leur rendrions les honneurs militaires avec une salve de mousquets chargés de poudre blanche et sans plomb, bien que Flicot ait suffisamment exposé son derrière comme cible.Deux hussards \u2018\u2019démontés\u201c\u201d arrivent chez un drapier italien, durant la campagne d'Italie que Bonaparte y mena.La maison de Joseph Lippi est sans dessus dessous.C'est pourquoi monsieur Ovila Légaré fut mauvais.|| faussa comme un chanteur italien peut fausser.Sa corpulence ne parvint pas à nous faire oublier son accent et ce n\u2019est pas parce qu'on est gros qu\u2019on est italien, ni qu'on ou- vro les bras qu'on fait des gestes.Madame Demons parut et disparut sans laisser de souvenir.Mademoiselle Giroux répéta vingt fois Sancta Maria sans que la Vierge lui apparut.Gabriel Gascon à joué bien un rôle difficile et niais.L'entrée de Jean Gas con fut une merveille.Son comique était parfait et à son personnage de 3e ordre, il à su donner beaucoup d'importance.Jean Dalmain fut sans couleur.Jean-Louis Roux campa un officier brillamment.Il avait fort bonne tenue.Mademoiselle Gisèle Schmidt a joué avec naturel, trop de naturel.Mais c'était peut-être dans l\u2019intention de l'auteur que sa servante fut une hussarde.Hussarde, elle fut assez souvent.(Attention au penchant qu'il y a à jouer courbée).La distribution était nombreuse.Chacun s'en est bion tiré.La mise en scène était faible, imprécise.La pièce parut longue.Et elle l'est sans doute.Sans messieurs Hoffman et Groulx, les Hussards ne tiendralent pas le coup.Le T.N.M.a fait beaucoup mieux par le passé.N'oublions pas cependant les décors ingénieux et les jolis costumes de Michel Ambrogi.Et n'oublions surtout pas que les Hussards sont sans prétention, et comme Flicot, gouce, disons que la guerre c'est la guerre, et que le-théd- \u2018tre, c'est parfois le théètre.© Tout n'y est pas don Juan.| - Péul TOURIN "]
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