Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 14 mars 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1942-03-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ru if ui He ; A \u2018 béral et à fait valoir les qualités I à dans le comté de Saint-Jacques, \u2014=mcR© 1X D'OR met É 10 oz.$1.05-26 ox.$2.40-40 oz.83.45 Produit de Melohers Distilleries Limited, Montréal Berthierville.REDIGEE EN COLLABORATION \u2014 27e ANNEE \u2014 No 1957 / J.-A.Fortin, Te! est le titre qui convient aux Japonais.\u2014 Le relèvement du poteau de tortures faiilier à nos anciens Indiens.\u2014 Leur haine inassouvissable contre les Blancs.\u2014 L'assassinat au ralenti et le viol sont leurs tactiques favorites.© Tous ceux qui, dans les pays anglo-saxons, s\u2019imaginaient jusqu\u2019à cette date que la guerre était un sport, viennent d\u2019être cruellement désabusés.Les atrocités commises à Hon-Kong par les Japonais n\u2019ont aucunement surpris quiconque a suivi la campagne de Chine avec ses horreurs.Le lardage des prisonniers de guerre à coups de baïonnette et le viol en masse des femmes sont de pratique courante dans les urmées nipponnes.Dans son numéro du 14 février, à propos de l\u2019effro- ÿ yable massacre de Nankin, perpétré en 1937 et auquel font M allusion les dépêches, \u201cL\u2019Autorité\u201d écrivait sous le titre \u201cCes \u201cbons\u201d Japonais\u201d, alors présentés par nos feuilles \u201cnationa- leuses\u201d comme les protecteurs bénévoles des missionnaires, ces lignes prophétique: \u201cSe figurer que les Japonais, malgré le vernis dont ils se parent, sont un peuple civilisé au sens qu\u2019on Pentend dans les -Ÿ pays occidentaux, constitue une profonde naïveté.S\u2019ils étaient de bonne foi, ces sympathisants de l\u2019Axe en conviens draient eux-mêmes, mais ce qui leur importe avant tout, c\u2019est Peffrondement de PEmpire britannique.\u201d Et nous citions un article de la grande revue canado- M américaine \u201cLiberty\u201d, dû a la plume de M.Hallet Abend, correspondant de guerre très connu, qui racontait son entrevue avec un diplomate nippon lui-même révolté de la barbarie de ses compatriotes: \u201cIl me demanda ce que je savais sur le sac de Nankin et je lui racomtai alors que j'avais appris que les soldats japonais jetaient les Chinois dans les ruines des maisons en feu pour les y faire rôtir vifs.Tanks et camions se frayaient un chemin sur des monceaux de morts et de mourants sans se soucier de distinguer les seconds des premiers.Toutes les ÿ femmes, jeunes et vicilles, qui leur tombaient sous la main, étaient outragées sans rémission, et non seulement les officiers laissaient faire, mais ils avaient au préalable annoncé à leurs soldats que pour les récompenser de leurs exploits ils, R leur accorderaient tous les trois jours un congé au cours duquel ils pourraient agir à leur guise dans les villes occupées.\u201cMirua (Cest le nom de mon interlocuteur) me racon- la à son tour qu\u2019il s\u2019était rendu à Nankin afin d\u2019y passer une semaine mais qu\u2019il n\u2019avait pu supporter les scènes dont il était témoin.Il y avait près du consulat, où il s\u2019était retiré, deux camps de concentration, l\u2019un contenant 6,000 prisonniers civils et l\u2019autre 8,000.Les soldats nippons se rendaient de nuit ÿ dans les deux camps et conduisaient dehors les hommes par groupes de cent ou deux cents ct les mitraillaient ou les lardaient à coups de baïonnette sans autre forme de procès.Puis ils faisaient signe aux femmes frappées d\u2019horreur de les suivre.Celles-ci, avec un visage de pierre et les lèvres pincéea s\u2019avançaient vers les soldats qui les entraînaient aussitôt et se perdaient avec elles dans Pobscurité.\u201d D\u2019autres correspondants de guerre ont fourni des détails encore plus circonstanciés.Ils ont rapporté, avec documents à l\u2019appui, que les soldats nippons, afin d\u2019assouvir leur ÿ soif du sang et par sadisme faisaient mourir lentement les à prisonniers en se livrant sur eux à des exercices à la baïonnette au lieu d\u2019utiliser des sacs comme dans les armées civilisées.Bref, on peut appeler sans hésiter ces farouches soldats jaunes les Iroquois de l\u2019Extrême-Orient.Leurs tactiques sont les mêmes que celles de nos anciens Indiens, et les Blancs ne doivent pas s\u2019attendre a plus de pitié que les Chinois ct autres Asiatiques, car les Nippons nourrissent depuis près d\u2019un siècle une haine recuite contre les Visages Pâles.OBSERV ATOR.M.Claude Jodoin ouvre sa campagne Le candidat libéral officiel M.Claude Jodoin, a inauguré officiellement sa campagne électorale hier soir en la salle de l\u2019école Salaberry, angle des rues Robin et Beaudry, par une grande assemblée à laquelle prirent part plusieurs sommités du monde politique, notamment l\u2019honorable M.Hector Perrier, Secrétaire de la province, qui a pro- oncé un éloquent plaidoyer en faveur du candidat du parti li- qui le désignaient tout particulièrement à briguer les suffrages de l'électorat de cette division.Au nombre des autres o- tateurs, sc trouvaient M.J.A.Francoeur et Paul Gauthier.M: Perrier à souligné que le ministère Godbout en jetant son dévolu sur M.Jodoin, avait ainsi voulu rendre un homma- 8e mérité et légitime à la jeunesse du pays, l'espoir de demain.l énonça aussi tout ce que son gouvernement a fait pour encourager la jeunesse à se perfectionner dans les industries, le M.Claude Jodoin, candidat libéral officiel dans St-Jacques.: marché Saint-Jacques et sera ac- commerce en général et il men- donna entre autres les réformes qu'il se propose d'édicter au Moyen d'une loi appropriée Pour l'instruction en général.Jodoin fut chaleureuse- Ment accueilli de l'auditoire.Modoin \u2018parlétä-lundi soir au compagné de l\u2019'hon.M.Adélard Godbout, premier ministre de la province, l\u2019hon.C.Bastien, Emile Boucher, Eugène Durocher, Gaspard Fauteux, etc., de méme que de plusieurs autres ministres et députés tant provinciaux que fédéraux.Dir.-Gérant.Les Iroquois de I'Ex LA MONTREAL, 14 MARS 1942 mr tr tr Le \u201cDaily Mail\u201d, journal à grand tirage de Londres, a commis une gaffe d'envergure en publiant Ia dépêche d'un correspondant à l\u2018effet qu\u2019un immense convoi américain se dirigeait vers le sud-ouest du Pacifique.Depuis ce temps, le secrétairo de la Marine, M.Frank Knox.pris dans ce dilemne.\u2014 ou nier que les Américains tentent de secourir leurs alliés ou avouer l'existence du convoi en l'exposant aux coups des Japonais, \u2014 n'a réussi qu\u2019à pa- fauger, et cela se conçoit.De grands journaux anglais et américains sont en rain de porter de rudes coups aux chances de la démocratie à seule fin d'augmenter leur circulation aux dépens de leurs concurrents, Certains d'entre eux ne vont-ils pas jusqu'à vouloir imposer aux états- majors alliés leurs propres conceptions stratégiques?A les entendre, il faudrait prendre l'offensive sur toute la ligne, n\u2018accorder aucun répit aux Allemands et aux Japonais, débarquer des centaines de milliers d'hommes en France et en Norvège, envahir l'Italie et marcher sur Berlin de concert avec les Russes.En cas de réussite, ces stratèges en chambre s'en attribueraient le mérite: en cas de faillite.ils proclameraient l'incompétence des géné- \u2018Taux, toujours en ne perdant pas de vue la sacro-sainte circulation.Nous ignorons si un journal mont- réalais du matin a voulu jouer un mauvais tour & ce Dr Penfield, qui l'autre jour prononçait une conférence selon laquelle le Canada n'a fourni d'effort de guerre suffisant dans aucun domaine, conférence à laquelle il accordait une large publicité; mais la même feuille publiait dans sa méme édition une photo représentant le Dr Penfield faisant du ski avec sa femme et sa fille dans les Laurentides, ce qui offrait une idée plus sportive qu'he- roïque de la participation au conflit du bouillant esculape.Ils ne sont pas rares, les docteur Penfield, d'un bout à l'autre du Canada.On Pourrait en frouver des centaines non seulement dans les Laurentides, mais dans les diverses stations hivernales du pays.Ce M.McDonagh, pontife du \u201cGlobe & Mail\u201d, doit déguster ses trois repas par jour et absorber mémo quelques cocktails dans les clubs fashionables de Toronto.Sans doute répète-t-il en son for intérieur ce que nous confinit un Montréalais: \u201cOn me reproche de prendre un verre de scotch de temps a autre depuis la guerre, mais j'ai une excuse, car chaque verre que je prends.c\u2019est toujours à la santé du Roi!\u201d bravoure et au dévouement des Français Libres, nous n'avons pu nous empêcher d'apporter des réserves & l'extravageance de leurs dénonciations contre Vichy.et sur- fout aux fausses nouvelles qu'ils mettaient en circulation, sans se soucier de causer le plus grand tort à la France chez les nations alliées, A los en croire, ils veulent que celle-ci demeure grande et respectée après la guerre, mais ils ne prennent certes pas les moyens d'arriver & cette fin.A qui feront-ils croire que les ouvriers de la banlieue de Paris appelaient depuis longtemps les aviateurs anglais et sont morts le sourire aux lèvres et le coeur rempli de reconnaissance de quitter enfin leur sol envahi?Nous ne croyons pas que l'aviation britannique est allée là pour son plaisir, comme nous ne croyons pas non plus que la population parisienne soit aussi avide que cela du martyre.\u2014 Les commentateurs de la radio, en fout cas plusieurs d\u2019entre eux, devraient se contenter d\u2018exalter les mérites sans pareils de leurs savons, de leurs pilules et de leurs recettes de beauté sans aborder des problèmes auxquels ils n'entendent goutte, à moins qu'ils ne veuillent se moquer du bon peuple qui les écoute.L'autre jour, l'un nous annonçait que les Japonais rencontreraient de terribles adversaires dans la jungle de lu Malaisie.infestée de crocodiles, de tigres, de lions et même de rhinocéros.Il est à croire que ces défenseurs improvisés de la \u201cdéinocratie\u201d malaise n'ont pas trouvé à leur goût las grenades, les balles et les obus des Japs.car on n'a pas signalé leurs exploits.Un autre bateleur n'a pas craint d'annoncer que les Javanaises transformaient leurs huttes en véritables forteresses et que les Javanais aiguisaient leurs couteaux de cuisine.Résultat: même désastre qu'en Malaisie.Les huîtes et les couteaux javanais n'ont pas plus arrêté l'envahisseur que les mâchoires des crocodiles et les cor- (Suite à la page 4 Tout en rendant hommage à la.(Campenon).L'AUTORITÉ Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d Gilbert La Rue, Rédacteur en chef.trême-Orient 3 Cents Administration: Suite 333, Edifice Canada Cement, Tél: Lan.9841 ENCOURAGEZ LAUTORITE en confiant vos travaux d'imprimerie à Provincial Publishing Company, Limited 333 Canada Cement Bldg.MONTREAL VOS IMPRIMES \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Abonnement: 82.50 par année è L\u2019expropriation avortée des vieilles maisons autour du! marché Bonsecours.\u2014 Son père était-il dans l\u2019affaire?\u2014 Ballottements du Conseil en tous sens.\u2014 @ \u2014 L\u2019ex-échevin Omer Côté, avocat sans trop de causes, après avoir fait mine de se consacrer à sa ville, de 1936 à 1940, fait aujourd\u2019hui semblant de se vouer à sa province en posant sa candidature contre M.Claude Jodoin, porte-drapeau officiel du parti libéral dans Saint-Jacques.Mais on peut être sûr qu\u2019il verra à lui tout d\u2019abord.Jusqu'à tout récemment, il semblait entendu que le candidat de l'Union Nationale dans Saint-Jacques, serait l\u2019hon.Henry Lemaître Auger, ministre de la Colonisation dans le cabinet éphémère Duplessis, de triste mémoire.Henry-Lemaître avait parcouru le comté en tous sens, suppliant les électeurs de le renvoyer à Québec en récompense de ecs anciens états de services.Mais quels services ce pauvre homme a-t-il jamais rendus?En tout cas, ce n\u2019élait pas à la Colonisation, qui fut une faillite sous son administration.Les colons de l\u2019Abitibi et d\u2019ailleurs se souviendront longtemps de ce \u201c\u2018fils natif\u201d de West Boylton, Etats-Unis, qui entreprit d\u2019enseigner aux Canayens le vrai patriotisme.Comment le Sieur Côté s\u2019y est-il pris pour se substituer à l\u2019ancien ministre?C\u2019est un secret qu\u2019il ne dévoilera certes pas aux élecieurs de Saint-Jacques.On assure aussi que l\u2019ex- échevin J.E.Jeannotte n'est pas le moins du monde enthousiaste de la candidature de Me Côté.Ceux qui sont au courant de la chose municipale savent que de 1936 à 1939, Me Omer Côté, alors échevin de Ville- Marie, ne cessa de faire la navette enire la métropole et la vieille capitale, en passant par-dessus la tête des membres de PExécutif, comme s\u2019ils eussent été de simples zéros.L\u2019AVORTEMENT D\u2019UNE EXPROPRIATION Mais où Me Côté s\u2019est surpassé, c\u2019est dans l\u2019expropriation avortée de vieux immeubles autour du marché Bonsecours, expropriation qui, si elle avait eu lieu, aurait coûté plus de $1,000,000 à Concordia.Jolie plume à arracher du chapeau de cette grosse matrone! Nos \u2018\u201c\u2018archevins\u201d, défenseurs de la morale et de la propriété, étaient ballottés en tous sens el auraient certes fini par se faire emberlificoter sans de vives dénonciations de l\u2019intérieur, auxquelles notre journal prit une large part.C\u2019est par erreur que l\u2019un de nos collaborateurs, dans le dernier numéro de *L\u2019Autorité,\u201d parlait de l\u2019expropriation du terrain sur lequel s\u2019élève le marché lui-même.Concordia a commis tant de bévues, que ce collaborateur a sans doute pensé, qu\u2019elle pouvait aller jusqu\u2019à ce tour de force.Il faut remonter au mois d\u2019août 1938 pour faire l\u2019historique de ce \u2018\u2019scheme\u201d gigantesque.\u201cL\u2019Autorité\u201d publiait en date du 27 du mois précité: \u201cLe tout petit Omer Côté, de Ville-Marie, a cru se grandir en prenant une action en dommages de $10,000 contre l\u2019ex-président de la Ligue des Propriétaires, M.Emery Sauvé, cl contre la Ligue elle-même, conjointement el solidairement.pour avoir déclaré à la radio que son père (à Me Côté) était intéressé dans l'affaire Bonsecours.Est-ce que M.Côté, père, n\u2019est pas le plus gros pro- prictaire des terrains et batisses a exproprier?Alors.s\u2019agit- il d\u2019un bluff afin de museler les adversaires de ce \u201cscheme\u201d fantastique?\u201d Nous ignorons ce qui est advenu du procès en question\u2014 il s\u2019est probablement perdu dans les sables \u2014 mais nous savons fort bien que le père de M.Omer Côté était en effet propriétaire autour du marché Bonsecours.Et le moins que\u2019 poisson deviendrait à peu près! l\u2019on puisse dire, c\u2019est que le fils, (en bon fils), travaillait dans les intérêts familiaux, en [avorisant celle expropriation de toutes ses forces.Après des tractations qu\u2019il scrait palpitant de rappeler, le conseil municipal, à sa séance du 16 septembre 1938, vota l\u2019expropriation par 19 à 16, grâce à la voix prépondérante du maire du temps, nécessaire\u2019 pour obtenir la majorité absolue.VERITABLE COUP DE THEATRE Mais dès le 23 septembre, cette majorité se désagrégeait brusquement et voici comment \u201cL\u2019Autorité\u201d rapportait ce miracle: \u2018\u201cDeux échevins de langue anglaise, MM.Quinn et Healey, ont senti la honte les envahir.Hs lâchèrent tout simplement un projet qui, au lieu de tendre à améliorer l\u2019infect édifice actuel du Marché Bonsccours, ne visait qu\u2019à des ex- (suite à la page 3) À travers les faits rr rte Les autorités nazies viennent d\u2019ordonner de nouvelles exécutions d\u2019otages, en France occupée, afin de venger les attentats commis contre les occupants par les Français.Un tel terrorisme pratiqué sur une haute échelle secoue le monde d\u2019un frisson d\u2019indignation.Car, ne nous faisons pas illusion, de telles exécutions constituent un véritable assassinat.La miise à mort d\u2019un innocent, en quelques circonstances que ce soit, est toujours un meurtre.C\u2019est ce qui faisait dire au président Roosevelt alors qu\u2019il protestait contre l\u2019horrifiante politique des Boches: \u2018\u201cLes peuples civilisés ont, depuis longtemps, adopté le principe fondamental que nul homme ne doit être puni pour les actes d\u2019un autre.\u201d Dans les pays occupés, les innocents sont fusillés parco que les coupables ne peuvent être découverts.C\u2019est de l\u2019assassinat.Voilà ce qu\u2019il faut penser de la politique criminelle suivie par les occupants de la Pologne, de la France et autres pays, pour terroriser la population.Nous avons affaire à une troupe de bandits.En avant, Canada! Sous ce titre, le Simcoe Reformer publie les lignes suivantes: \u201cIl n\u2019y a pas eu de profiteurs au cours de cette guerres le gouvernement absorbe les excédents de profits dus aux activités de guerre; des taxes excessivement lourdes nous sont imposées, telles que nous n\u2019aurions pu le prévoir avant la guerre; mais ce n\u2019est pas suffisant ct il faut encorc plus d\u2019argent.Dans les temps actucls, c\u2019est une bonne chose que le pays possède des hommes et des compa- gniés bien pourvus d'argent ainsi que des corporations qui se procurent de larges tranches du nouvel emprunt.Même cela, cependant, ne suffit pas.La masse du peuple doit faire Quand Me Omer Côté trempait-il _ dans une affaire embrouillée ?Les distinctions de race, de couleur et de religion\u2026 Un mandataire du président Roosevelt avertit les employeurs qu\u2019elles doivent cesser.Situation qui n\u2019est pas sans parallèle au Canada.Un comité formé par le président Roosevelt et appelé \u2018\u2019President\u2019s Committee on Fair Employment Practice\u201d, vient de déclarer qu\u2019il faut mettre fin chez nos voisins aux distinctions de race, de croyance, de couleur et d'origine quand il s\u2019agit d\u2019accorder des emplois.Cet avertissement devrait aussi être entendu, st dans une moindre mesure, au Canada, où dans certains endroits la même discrimination joue à l\u2019égard de la race et de la religion.Sous le titre \u2018Jobs for Everybody\u201d (de l\u2019emploi pour tout le monde), quelques questions acérées, accompagnées de leurs réponses, dans la livraison de février de la revue mensuelle de la rédération Américaine du Travail, revue intitulée \u2018American Federationist\u201d.Qu\u2019adviendrait-il, demande M.Ethridge, si l'on éliminait du domaine économique les cinq millions d\u2019employés negres que compte l'Amérique, et si des dizaines de milliers de Mexicains dans le sud-ouest ainsi que les Ortentaux de la côte du Pacifique étaient empéchés de gagner leur pain?\u2014 Ces Orientaux ne comprennent sans doute que les Chinois, les Hindous et autres alliés, cac les Japonais sont tout au plus dignes du camp de concentration.M.Ethridge estime que peu de récoltes s'effectueraient, que la production de la viande et du nulle, que les pièces de vêtements se feraient excessivement rares, que l\u2019industrie de la betterave devieridrait chose du passé et que les légumes frais disparai- traient du marché.En somme, l'avenir serait encore moins brillant qu'il ne l'est aujourd\u2019hui.\u201cDans certaines régions, dit- il, la production du lait et de ses dérivés serait insuffisante.Nous ne pourrions nous procurer une quantité suffisante de houille et d'acier même pour nos besoins ordinaires en temps de paix.Il voyer notre linge aux buanderies où il est remis en excellent état.Des miliers de cafés seraient sans la main-d'oeuvre nécessaire.\u201cQue l\u2019on aille refuser du travail à un groupe minoritaire et l'on verra qu\u2019il ne s\u2019écoulera pas beaucoup de temps avant que d'autres groupes minoritaires soient dans le même cas.Et comme le nombre de ces groupes deviendraient nombreux, le pays se verrait privé d'une bonne partie de la main-d\u2019oeuvre dont nous avons un pressant besoin.\u201cSi l\u2019on allait congédier cette main-d'oeuvre considérable, l'on amoindrirait l\u2019effort de production de guerre \u2014 pour lequel nous dépensons des milliards de dollars \u2014 car sans cette main- d'oeuvre, le pays ne pourrait manufacturer ses armes, nour- fix ses combattants et tenir en opération ses vaisseaux de guerre et ses avions de combat.Et si toutes ces choses ne s\u2019accomplissent pas, il serait bien inutile de songer à sortir victorieux du présent conflit et la démocratie ne pourrait être sauvée.\u201cI me serait agréable de pou- t à tour pour équiper nos armées ct payer les dé- sa.part à son Pot à la page 2: pay (Suite à la page 5) nous faudrait discontinuer d'en-! Déjà se pose la grave question | de la réhabilitation de nos vétérans Le Parlement canadien étudie actuellement ce problème capital.\u2014 Une suggestion.\u2014 I] faut tendre tous nos efforts pour éviter la crise de la dernière guerre.\u2014 Coopération nécessaire.La Chambre des Communes, 3 Ottawa, vient de mettre à l'étude l'importante question du rétablissement des soldats canadiens dans la vie civile après la guerre.Déjà, le gouvernement de l'hon.M.King a pris des dispositions pour parer à cette tâche excessivement lourde et il a demandé la coopération de tous les corps publics, une action commune et bien concertée afin de prévenir, autant que possible, les misères de l\u2019ancienne guerre.On se rappelle la crise affreuse que nous avons subi avec le chômage et tout ce qu'il en a coûté à nos gouvernements et aux municipalités du pays pour nourrir nos milliers de chômeurs.Montréal en sait quelque chose.lement trouver du travail à tous nos vétérans qui reviendront du front ou qui seront démobilisés des armées du Canada, mais également à la légion d'ouvriers de nos usines de guerre, des administrations devenues inactives et du commerce.Où les placerons- nous?Cz probleme de la réhabilitation présentera de multiples et graves difficultés.Et nous sommes heureux de constater que, dès maintenant, on songe sérieusement à régler, dans une certaine mesure, ce difficile problème.; H appartiendra à chaque province, après que le pouvoir central aura accordé sa part de travaux, et aux différentes municipalités à trouver du travail à ces gens.Et il serait temps, si on nous permet cette suggestion, d'ouvrir des territoires nouveaux à la culture, à la colonisation en donnant du travail à tous ceux que nous devrons aider.On pourrait employer ces mains inactives à faire de la terre nouvelle et, pour nombre d\u2019entre eux, à se créer un foyer.Ce serait un programme de travaux publics qui procurerait un gagne-pain à tous ceux que les entreprises normales ne pourraient pas récupérer.Nous aurons également la ressource des industries nouvelles qui nous viendront du vieux continent, alors que nombre d\u2019industriels chercheront un asile plus sûr pour garantir la survivance de leurs entreprises.11 faudra bâtir, aménager et des milliers d\u2019ou- Vriers trouveront certainement du travail à ces endroits.Enfin, comme il faudra fournir à l'Europe dévastée des matériaux divers pour la reconstruction, là encore nos vétérans auront une source de travail important.Mais pour réaliser tous ces espoirs, tous ces projets, il va falloir bien comprendre le devoir qui s'impose à tous: l'union des efforts des particuliers à ceux des pouvoirs publics.L'expérience de la dernière crise économique devra servir à guider nos dirigeants, tant des pouvoirs publics que des industries et du com- I merce, a préparer des programmes de travaux utiles et productifs comme à éviter des exagérations et des gaspillages toujours regrettables.E.FI va falloir pourtant envisager sérieusement ce problème Ce printemps, comme depuis longtemps déjà, la crise des loyers pour familles nombreuses s\u2019accentue davantage.\u2014 L'opinion d\u2019un confrère.\u2014 Notre société actuelle est hostile a la famille.\u2014 Un mal social.\u2014_\u2014\u2014 .L'autre jour, nous avons rapidement étudié le problème du logement pour les familles nombreuses, dans la ville de Montréal, tout spécialement, et dans les autres villes de la province où la position n'est pas meilleure.Un correspondant de notre journal.en réponse à notre article.disait que les enfants appartenant à !des familles nombreuses étaient de petits mal élevés, qui saccageaient la propriété et que.pour résoudre le problème, il faudrait tout d'abord refaire leur éducation.L'argument est enfantin, sans fondement et nous ne nous attarderons pas à le réfuter.Une vérité saute aux yeux à l'heure actuelle: c\u2019est que, depuis trente à quarante ans, sinon plus, la société se montre carrément hostile à la famille.et cela de mille et une façons.Tout notre régime de taxation tend à écraser les familles nombreuses.Le Commerce et l'Industrie n'ont aucune pitié pour elles.Et l\u2019opinion publique elle-même regarde avec un sourire de dédain ces cellules vivantes de la société, si nécessaires, si vitales pour sa survivance.Un confrère de Québec, l'autre jour, abordait le même problème que nous avons étudié devant la rareté des loyers pour familles nombreuses et écrivait les lignes suivantes qui rendent exactement notre pensée à ce sujet: \u2018Depuis une couple d'années, il se bâtit de multiples maisons de rapport auxquelles ne pourront jamais avoir accès les familles nombreuses.Des logements de quatre, cinq, six, rarement sept pièces, voilà ce que l\u2019on offre aux familles incapables de se loger convenablement dans moins de neuf ou dix pièces.\u201cPour jouir d'un logement répondant aux besoins d\u2019une famille moyenne ou nombreuse, il faut aujourd\u2019hui construire sa propre maison ou acheter l\u2019une de celles qui ont été bâties au temps où le logement était moins considéré comme une affaire de spéculation qu\u2019un instrument de vic familiale intense.À notre humble avis.cette disparition des logis véritablement familiaux est une faute collective grave qu\u2019il faut imputer non à M.un Tel ou à Mme Telle Autre, mais à la société entière, qui s'organise en vue du profit et qui, de ce fait, néglige de façon coupable l'aspect humain et moral des institutions et des choses.\u201cSans doute il faut de petits logements pour abriter les nouveaux mariés, les familles voulues petites par la Provide Guite à la oP nce et les Soha en tryed On, Fe EH rE SSD CR Lorsque la guerre actuelle sera terminée, il faudra non seu- & 3 a EN soda 4.Dl as rts EX EN PAGE DEUX eri L\u2019artillerie canadienne à l'oeuvre outre - mer par Kim Beattie mer.\u2014 L'impression dominante qui Teste d'une tournée des établissements militaires du Corps canadien en Angleterre, c'est la rapidité avec laquelle tous les mouvements tactiques s'exécutent dans les grandes manoeuvres auxquelles prennent part nos soldats.On n'aurait jamais émaginé une telle vitesse il y a vingt-cinq ans.Mais nulle part cet élément de rapidité n'est aussi frappant que dans les opérations d'ar- erie.\"Il est remarquable de constater avec quelle facilité le soldat canadien s'adapte à cette condition essentielle de la blitzkrieg, la vitesse.La vitesse est à l'ordre du jour partout, dans les écoles d'instruction comme sur les terrains d'exercice et les champs de manoeuvres, dans les escadrons de chars d'assaut, les bataillons d'infanterie, les batteries d'artillerie de campagne, anti-chars ou anti-avions, dans les compagnies du Génie, les colonnes d'approvisionnements, et les ateliers de réparation.Mais c'est un grand étonnement de constater que cet esprit de vitesse ait gagné une arme d'aussi vieilles traditions que 1'Artillerie, que bien des experts s'accordaient à considérer comme désuète après Dunkerque.H faut noter dès maintenant que les chefs de l'Armée canadienne ne se sont pas laissés aller à l'esprit de panique qu'a engendré les succès fantastiques des divisions blindées aux mois de mai et juin 1940.Au cours des consultations d'état-major qui ont suivi Dunkerque et qui ont donné naissance au plan de rénovation des armées britannique et canadienne, ni le ministre de la Défense nationale, l'honorable J.-L.Ralston, ni le lieutenant-général A.- G.-L.McNaughton, commandant du Corps canadien, ni le major-général H.-D.-G.Crerar, alors chef de 1'Etat- Major et actuellement commandant intérimaire du Corps, n'ont pas voulu pour cela négliger les autres armes et services de l'Armée.Ils ont reconstruit une armée de terre canadienne dans laquelle la proportion des unités blindées par rapport aux unités d'infanterie est plus grande que dans toute autre armée du monde, Mais chacune des autres armes continue d'y trouver sa place et si chaque homme doit savoir a l'occasion combattre en fantassin ou en guérilla, il doit aussi connaître à fond une spécialité.Il ne faudrait pas trop s'étonner, après tout, que nos artilleurs se soient montrés à la hauteur de la situation.Car la précision et la vitesse ont toujours été pour eux une règle fondamentale.Mais, en 1942, l'artilleur canadien en Angleterre mange, dort, et vit avec ses canons, ! et son instruction le transforme au point que canons, tracteurs et cano- niers ne forment plus qu'un seul tout.TI y a peu d'armes où l'esprit d'équipe soit poussé à un si haut point et où le travail d'ensemble se fasse avec autant de précision.Il serait peut-étre imprudent de chercher une explication à cette transformation; mais il est possible que l\u2019Artillerie ait été stimulée par la crainte de devenir une arme démodée aprés avoir été considérée naguère comme la plus perfectionnée.Durant l'autre guerre, les artilleurs affectaient de prendre un air de supériorité à l'endroit des autres armes, à cause de sa tactique développée et de la précision de ses manoeuvres.Or cette précision est plus grande que jamais et la rapidité de mouvements qu'elle a acquise fait de l'Artillerie l'incarnation même de la blitzkrieg, quoi- qu'en puisse penser les troupiers du corps blindé.Il y a une opération de campagne qui est caractéristique de l'Artillerie modernisée.C'est celle que, dans leur argot, les artilleurs canadiens outre-mer appellent \u201cCrash Action!\u201d C'est une opération minutieusement chronométrée.Elle varie par Certains détails selon le type d'artillerie et le calibre des pièces.Mais il faut pour cela que chaque hom- tne sache exactement ce qu\u2019il a à faire et puisse le faire avec une précision d'automate; il faut qu'il connaisse tout\u2019 aussi bien la tâche de chacun de ses co-équipiers.Cette opération consiste à quitter ne position d'attente ou de réserve, ou encore à sortir brusquement d'une cachette camouflée pour transporter une batterie à l'endroit désigné pour le tir, mettre les pièces en position et commencer le feu.Majo: Balluste Lavery, OR.Rès.6450 C.-Colomb Tél.DO.6654 Ls Philippe Guay, BOL Rés.3482 Iberville TH.CH.3503 LAVERY & GUAY AVOCATS \u2014 PROCUREURS Avocats-conselis de l\u2019Union internationale des employés de Tramway - Locel 78 1575 rue St-Deuis MONTREAL © Avec l'Armée canadienne outre- Tl faut que tout cela se fasse dans le plus petit nombre de minutes ou de secondes, selon la distance à parcourir et le calibre des pièces Pour cela il faut que les gestes de chaque membre de l'équipe soient réglés et coordonnés à la perfection afin qu'il n'y ait aucun mouvement inutile ni aucune maladresse, ni surtout aucun faux-pas.C'est un spectacle inimaginable que de voir, par exemple, une batterie de 25 faire irruption à travers une haie ou au sommet d'une colline, derrière des tracteurs lancés à toute vitesse et tralnant des canons qui font des sauts de crapaud à chaque enfractuosité du terrain.Après une course affolante d'un quart de mille, par exemple, pour atteindre les positions de tir, les tracteurs sont à peine arrêtés que les hommes en jaillissent de toute part, comme projetés par une explosion.Comme par enchantement, chacun d'eux se trouve instantanément placé dans l'attitude requise au levier ou à la roue qu'il doit pousser, le tracteur se décroche presque automatiquement et dispa- rait pendant que les servants pointent le canon dans la bonne dirce- tion, mettent l'aff\u2026it en place, chargent la pièce et tirent.Une équipe qui prend pour cela plus de trois minutes est mauvaise et se le fait bien dire.Les meilleurs artilleurs font cela en une minute et demie ou deux minutes.Ceux qui prennent deux minutes et dernie se font des reproches à eux-mêmes, s'ils n\u2019en reçoivent pas, tellement ils ont à coeur de maintenir cette rapidité d'exécution et tellement ils en ont compris la nécessité.Même les gros obusiers de campagne, dont l'équipe se compose de dix hommes, y compris un servant et un bombardier, sont manoeuvrés avec la même rapidité, malgré leur taille et leur poids énorme; il suffit de quelques minutes pour que ces grosses pièces, avançant en colonne sur une route, soient mises en place dans un champ, leur affût profondément calé en terre pour absorber le recul, et commencent à cracher leur mitraille.Au cours d'une démonstration faite par des artilleurs qui n'avaient jamais travaillé ensemble, des ca- noniers de la 23e batterie de campagne (Toronto), et de la 7e (Montréal), sous le commandement du lieutenant A.Melanson, du 5e Régiment d'Artillerie moyenne de campagne, ont pris à peine plus de cinq minutes pour exécuter tous les mouvements requis depuis l\u2019arrêt de la colonne de route jusqu\u2019à la première salve.La moyenne d'une équipe bien exercée pour mettre en place des pièces de ce calibre prend quatre minutes et demie.L'adoption de nouvelles pièces d'artillerie a sans doute contribué pour beaucoup à accélérer les mouvements des artilleurs d'aujourd'hui.Les principales innovations sont naturellement les batteries anti-chars et anti-avions.Si elles n'opèrent pas à une vitesse inouie, elles n'ont plus aucune raison d'être.Les équipes de pièces plus lourdes ont probablement emprunté à la technique de ces nouveaux canons.Quoiqu'il en soit, il est presque incroyable de voir comment une batterie de campagne peut arriver en ouragan sur un théâtre d'opérations et entrer en action quelques secondes à peine après un arrêt brusque.Les champions, à ce jeu, ce sont sûrement les artilleurs canadiens qui manient ce bijou de canon qu\u2019on appelle le Bofors.Leur \u201cCrash Action\u201d se fait a une vitesse presque incroyable.J'ai vu une batterie de ces canons formée en colonne mobile le long d'une route bordée d'une haie, entrer en action 43 secondes après avoir reçu le commandement: \u2018\u201cHalte!\u201d Il s'agit là d'une batterie mobile.Dans Je cas d'une batterie fixe, destinée par exemple à la protection d'un aérodrome, cela prend encore moins de temps lorsque les artilleurs sont à leur position d'une façon permanente.J'ai vu une équipe de la 53e batterie légère canadienne anti-avions, sous le commandement du lieutenant Alan Nobleston, un journaliste devenu artilleur, lancer sa mitraille vers le ciel trois secondes après en avoir reçu le commandement.Dès qu'un avion ennemi est signalé, le canon, déjà pointé vers le ciel, se tourne dans la direction indigi.ée et le coup part.Trois secondes suffisent presque à chaque fois.Tous les mouvements se font avec tellement d'ensemble et de précision qu'on serait tenté de comparer une telle équipe d'artilleurs au fameux corps de ballet appelé les \u201cRockettes\u201d.La mise en action des canons an- ti-chars ne se fait pas avec moins de rapidité et de précision.Dans un cas d'urgence, quand le canon reste sur ses roues et qu'on se contente de ficher une tige en terre pour le maintenir en place, il suffit de 17 secondes pour ouvrir le feu.Pour monter le canon sur ss base et lever les roues de terre, il faut un peu plus de temps, mais même dans ce cas, il ne faut pas plus de deux minutes.Tél Ma.aus II y a beaucoup d'émulation entre les différentes équipes d\u2019artil- CE PR La Vraie Saveur de Hollande du Q i C'I NG ce KUYPER 10 ONCES, 26 ONCE, 40 ONCES, 1.05 \u20182.40 \u20183.45 Diutillé ot enbentuillé ev Canode vous te survolienes directe de Jetn de Eryper & Sou, Ditiisteun, Rutterdem, Molente.ODUIT das ON PTE ~ ee À Quelques secondes après que cette canon se faisaient entendre.leurs.Ils en discutent en tout temps et en tout lieu.Chacun prétend que son arme est la plus efficace et la plus importante, son équipe, la mieux entraînée.Cela montre à quel point ces soldats sont enthousiastes, à quel point ils prennent leur rôle au sérieux.Ceux qui appartiennent à des batteries anti-aé- riennes ont facilement le dessus dans ces discussions, car ce sont les seuls à avoir vraiment combattu jusqu'ici.Mais on peut se demander si la chasse aux chars d'assaut n'est pas plus fertile en émotions que le tir contre les avions.Car J\u2019Artillerie anti-chars s\u2019est perfectionnée et assouplie au point que ceux qui la connaissent sont aujourd'hui persuadés que le char d'assaut a perdu son invincibilité légendaire.Le canon anti-chars à obus de deux livres lance ses projectiles à une vitesse qui atteint 2,000 pieds à la seconde à la gueule du canon; et il peut tirer presque avec autant de précision que le fusil du fantassin.Son obus perforant lance un sifflement aigu et métallique dont le crescendo se fait encore entendre au moment où l'obus atteint la cible.Ce canon peut tirer douze coups à la minute.D'après les artilleurs canz \u201c\u2018ens, il n'y en a pas de meilleur dans le genre et aucun char connu ne pourrait lui résister.Sa portée peut atteindre 12,000 verges.Mais c'est & 800 verges et en-dega que le tir est le plus efficace.Une cible à 300 verges est la portée préférée de nos canonniers.Ceux-ci s'interdisent 4 eux-mémes de manquer plus d'un coup sur douze.On aura une idée de la souplesse de cette arme en sachant que son angle de tir peut se modifier de soixante degrés presque instantanément.Les équipes d'artilleurs anti-chars sont sous le commandement d'un sergent, qui est le canonnier No 1.Il est le chef absolu de son équipe, il a l'entière responsabilité des opérations.Il n'a à côté de lui aucun officier pour l'aider ou le guider.II y à maintenant assez de canons Bofors pour qu'il ne soit plus nécessaire que les artilleurs canadiens suivent leur instruction d'Artillerie anti-avions avec des batteries britanniques.Nous avons maintenant nos propres batteries de canons anti-avions pour instruire nos artilleurs et un bon nombre d'entre eux prennent maintenant part à la bataille d'Angleterre.L'Artillerie a été l'un des derniers services de l'Armée à faire son instruction avec le personnel et le matériel de I'Armée britannique.Le dernier pas est presqu'un fait accompli qui permettra au corps canadien de se suffire à lui-même.M.Taschereau a 75 ans (Suite de la page et en 1862 il convolait avec Marie- Louise-Joséphine Caron, fille aînée de l'honorable René-Edouard Caron, qui fut lieutenant-gouverneur en 1873 après avoir été maire de Québec il y a un siècle (1836).Une autre fille de l\u2019hon.Caron, Lady Fitzpatrick, vit encore.Sir Henri-Thomas Taschereau, ancien juge-en-chef de la Cour d\u2019Appel, était issu du premier mariage de l'honorable Jean-Thomas Taschereau avec Louise-Adèle Dionne.Il aurait aujourd'hui cent un ans et, pourtant, c\u2019est le demi-frère de l'ancien premier ministre.J'ai à peine le temps de saluer Son Eminence le cardinal Taschereau, frère cadet du juge Jean-Tho- mas.Nous reparlerons de lui à l'occasion du centenaire de son ordination sacerdotale (1842).La génération précédente nous réclame.\u2014L'honorable Jean-Thomas Taschereau, sr, mon grand-père.Né, celui-là, en 1778, à la Beauce.Il étudia au Séminaire, reçut sa commission d'avocat en 1801, à vingt- trois ans, mais depuis 1800 il représentait Dorchester à la chambre d'assemblée.L'un des fondateurs du \u201cCanadien\u201d avec Bédard, Levasseur- Borgia, Blanchet, Bourdages et Planté, il est mis en prison par Craig.En 1812, 11 rentre de nouveau au parlement, est nommé major au 3e bataillon de la division de milice de la Nouvelle-Beauce.Comme tel, il fera toute la campagne de 1812 avec son bataillon.Député-adjudant général de ls milice du Bas-Cana- da en 1818, i1 devient président des sessions de quartier de la Paix puis, en 1827, juge de la Cour du Banc du Rolle roi se nommait George L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 14 MARS 1942 photo eut été prise, l'affût était IV), enfin, en 1828, membre du Conseil Législatif.Mon grand-père fut une des victimes du choléra asiatique qui sévit en 1832.Autre détail fort intéressant, I'honorable Jean-Thomas Taschereau, sr., avait épousé, en 1806, Marie, fille de l'honorable Jean-Antoine Panet, premier président de l'Assemblée législative.Madame Taschereau, première instigatrice de la Société charitable des dames catholiques de Québec, mourut à Sainte- Marie le 14 septembre 1866, quelques mois avant la naissance de son petit-fils, l'honorable L.-A.Taschereau.Au même étage, puisque chaque génération était représentée dans mon allégorie du début par un étage, il y aurait d'autres belles figures à mentionner.Ainsi, Thomas- Pierre, grand voyer et conseiller législatif, qui fut le père de l'honorable juge Joseph-André Taschereau, du notaire Thomas-Jacques (grand-père de lady Fiset) et le grand-père de Sir Henri-Elzéar Taschereau, premier juge-en-chef cana- dien-français de la Cour Suprême du Canada.Antoine-Charles, frère de Jean-Thomas, sr, et de Thomas- Pierre, fut député de Dorchester et présenta en Chambre les 92 Résolutions.Un de ses petits-fils, An- toine-Charles, mourut à Rome où il était accouru, avec les Zouaves pontificaux, au secours de Pie IX menacé dans ses états.Ceci est emprunté à la monographie de la famille Taschereau, par M.le commandeur Pierre-Georges Roy.Encore un étage, le troisième seulement.\u2014Mon arrière-grand-père, l'honorable Gabriel-Elzéar Taschereau.Un personnage auquet il faut s'ar- réter.Gabriel-Elzéar Taschereau, treizième enfant de Thomas-Jacques Taschereau, le premier du nom au Canada, naquit à Québec, dans une maison qui occupait le site de l'archevêché actuel, le 27 mars 1745.En 1759, malgré son jeune âge, il participe, avec quelques-uns de ses frères, à la défense du Canada envahi par les Anglais.En 1775, sous Carleton, il accompagne l'arinée du général Burgoyne à \u201cl'affaire du Sault-au-Matelot\u201d.Les Américains pilleront, pour cela, sa seigneurie de la Beauce.Le gouvernement le nomme juge des plaidoyers communs et il est membre d'importantes commissions.Elu député de Dorchester, en 1792, il siège dans ja première chambre d'assemblée.En 1794, le voici grand voyer de Québec.Quatre ans plus tard, il est appelé au Conseil Législatif et, en janvier 1802, devient surintendant des maisons de postes provinciales.Il meurt dans son manoir de Sainte- Marie le 18 septembre 1809, au milieu des regrets de ses censitaires.Gabriel-Elzéar Taschereau avait épousé, en premières noces, Marie- Louise Elisabeth Bazin, fille d\u2019un négociant et colonel de milice, et en secondes noces Louise-Françoise Duchesnay, fille du seigneur de Beauport.Ce n'est pas à cette seule génération que les Duchesnay, les Chouinard, qui siégeront eux aussi dans les conseils de la nation, comme députés de Dorchester, sont alliés à la famille Taschereau.Enfin, l'ancêtre nous attend dans son cadre.Après seulement quatre escaliers, rencontrer une perruque à la Louis XIVI .\u2014Thomas - Jacques Taschereau, sieur de Sapaillé, était né à Tours le 26 août 1680, fils de Christophe Taschereau, conseiller du Roi, directeur de la monnaie et trésorier de la ville, et de Renée Boutin.Il arriva au Canada le 28 août 1728 en compagnie du marquis de Beauharnois, gouverneur, et de l'intendant Dupuy qui en fit son secré- wire.8 L'intendant Dupuy, d'un caractà- re \u2018violent, ne demeura pas longtemps à Québec.En 1728, il retour- Nos artilleurs à l\u2019oeuvre sur le sol, les roues sur leur plate-forme et les premiers coups de définitivement au pays.En 1728, le 17 janvier, il épouse Marie-Claire, fille de Joseph Fleury de la Gorgendière, seigneur de Deschambault.Madame de la Gorgendière était une Joliet, fille de Louis-Jo- liet, découvreur du Mississipi, et l'histoire ou la légende veut qu'elle ait donné naissance à trente-deux enfants.Deux de ses filles épousèrent les Vaudreuil, l'un gouverneur de la Nouvelle-France, l'autre gouverneur des Trois-Rivières.Comme Thomas-Jacques Taschereau n\u2019était plus très jeune, on se contenta d'élever quatorze enfants, dont Ga- briel-Elzéar, Charles-Antoine, qui combattit dans les armées de son oncle Vaudreuil, participa à la guerre de l'indépendance des Etats-Unis et fut créé chevalier de Saint-Louis, Louis-Joseph, qui mourut cadet de marine à Saint-Dominique, Marie- Anne Louise, supérieure des Ursulines pendant quinze ans, entre 1793 et 1818.Trésorier de la marine en 1732, Thomas-Jacques Taschereau siège au Conseil Supérieur à partir de 1735.En 1736, avec son beau-père Fleury de Deschambault et son beau-frère Picrre-François Rigaud de Vaudreuil, il se fait concéder un fief à la Beauce et ouvre une route qui deviendra Lévis-Jackman.Il forme même une société pour exploiter les forges du Saint-Maurice.NM décède à Québec en 1749 et est inhumé à la cathédrale.Mais sa femme vit jusqu'en 1797 et c'est elle et le nouveau chef de la lignée au Canada, Gabriel-Elzéar, qui construiront, en 1778, la première chapelle de Sainte-Anne, près du manoir seigneuriaL Du salon, nous sommes retournés à la clairière où les oiseaux chantent toujours.Nouveaux souvenirs de jeunesse.\u201cNous étions cinquante en rhétorique au Séminaire, et sa- vez-vous qu'il n'en reste que trois ou quatre dont Mgr François Pelletier et le Dr Arthur Potvin?L'hon.M.Taschereau a été admis à la pratique du droit en 1889, après avoir fait sa cléricature chez Montambault et les frères Langelier (Sir François et Charles).Deux ans plus tard, il épousait mademoiselle Eugènie Dionne, fille de l'honorable Elisée Dionne, Conseiller Législatif.Vers la même époque, il a combattu \u201cpour les saines idées\u201d dans l\"\u2019Union Libérale\u201d, avec l'honorable juge C.-E.Dorion, Edmond Paré, Ludovic Brunet, Arthur Delisle, Jos.-P.Turcotte, Blaise Letellier, Charles Archer, Nazaire Olivier, Charles Deguise, Adélard Turgeon, Philéas Corriveau.Edouard Taschereau, son frére, l'un des plus brillants avocats de sa génération, faisait aussi partie du groupe.\u201cQuand j'étais journaliste, je signais Turpin, en Yhonneur d'un archevé- que du temps de Charlemagne, ou Claude Frenelot, un personnage de Victor Hugo\".Sir Thomas Chapais va célébrer dans quelques jours le cinquantième anniversaire de ,son entrée au Conseil Législatif.M faudra que je lui demande ce qu'il pensait de l'Union Libérale! Nous arrivons ainsi à la première élection de Montmorency, en 1900, suivie des réelections de 1904, 1908, 1912, 1916, 1919, 1923, 1927, 1931 et 1935.Ministre des Travaux Publies en 1912, M.Taschereau devenait premier ministre en 1920 ef tout le monde a pu apprécier son oeuvre.\u2018Thomas-Jacques, l'ancêtre, Gabriel-Elzéar, l\u2019arrière-grand-père, Jean-Thomas, sr.,\u201d Jean-Thomas, jr.n\u2019ont qu'à remonter les quatre étages, ils constateront que bon sang ne sait mentir.L'honorable Robert Taschereau, mon camarade du Séminaire, n\u2019honore-t-il pas la Cour Suprême du Canada?Quant aux petits-enfants, le grand-père doit bien faire des rêves aussi pour eux, mais fl se réjouit surtout de leur présence autour de lui.Dans la famille, depuis! 1680, il est le premier À connaître.çe bonheur, pelle les paroles de Laurier, aux noces d'or de la société St-Jean- Baptiste en 1892: \u201cIl est rare parmi nous de trouver deux générations de travailleurs.Il est rare que le patrimoine acquis par le pére ne soit pas dissipé par le fils.Voyez notre ancienne noblesse; voyez le grand rôle qu'elle aurait pu jouer, avec son instruction et ses richesses; aujourd'hui éteinte, presque entièrement disparue.Il est des exceptions sans doute, il en est une notable entre toutes.Quel est, à votre sens, le plus beau nom de la race française au Canada?Est-ce Papineau?Est-ce Lafontaine?Papineau et Lafontaine ont été comme des météores dans la nuit; mais il y a parmi nous une illustration perpétuelle qui pour moi a encore plus d'éclat.Le plus beau nom de la race française en Canada- c'est le nom de cette noble famille dans laquelle le talent, le caractère, l\u2019honneur, la force, le travail sont héréditaires; qui, à toutes les générations depuis cent ans, a fourni des patriotes et des travailleurs dont l'empreinte a été marquée sur les hommes et les choses de leur temps; qui, au début de ce siècle, avaient l'honneur de compter un martyr de la liberté dans les prisons de Craig, qui a donné cinq juges à la magistrature, un archevêque à l'Eglise du Canada, un cardinal à l'Eglise universelle! Saluons ce glorieux nom de Taschereau! Saluons-le avec respect, parce que ce nom est le symbole de ces vertus viriles qui seules font les grandes races et les grandes nations.\u201d C'était, cinquante ans à l\u2019avance, L'Oncle GASPARD.un joli bouquet de fête.Il n'est pas fané, M.Taschereau.Restrictions des vêtements ; masculins Ottawa.\u2014 La Commissiun des prix et du commerce en temps de guerre a publié une liste de sévères restrictions éliminant l'emploi des parties non essentielles sur les vêtements d'hommes et de garçonnets: complets, habits de sport et paletots imperméables.La Commission a émis à ce sujet quatre ordonnances.La première sera en vigueur le 10 avril et concerne les manufacturiers de vêtements de sport.L'ordonnance touchant les véte- ments faits sur mesure entrera en vigueur le ler août; celle touchant les vêtements manufacturés en série entrera en vigueur le ler mai.Devront être éliminés des vestons d'homme: les ceintures, les plis du dos, les poches extérieures, les remplis, les fentes arrière et latérales, les goussets à monnaie, les sous-bras protecteurs, les boutonnières superflues réelles ou imitées; sont aussi interdits les paletots et les smokings à devant croisé et les bou- tôns sur les manches.La longueur des vestons de grandeur 38 est limitée à 29 pouces et demi; les autres grandeurs seront déterminées proportionnellement.Sont interdits sur les gilets: la ceinture arrière, les poches intérieures, les poches à stylos; sont également interdits les gilets à devant croisé et à collet.Le bas de la jambe de pantalon, pour la grandeur 32, ne devra pas dépasser une largeur totale de 19 pouces et demi.Le gousset à montre disparaîtra sur les pantalons sans replis; dispa- raltront aussi les ceintures d\u2019étoffe, les pattes des poches arrière, les ceintures arrière et latérales, les dos surélevés type anglais et les coutures élevées.Sur les vestons de sport et les vêtements d'été, deux poches extérieures seront permises.Les restrictions qui s'appliquent aux vêtements pour garçonnets sont déterminées d'après les restrictions des vêtements pour hommes.Les paletots d'hommes, grandeur 38, ne doivent pas dépasser 46 pouces de longueur.Avec tout complet, l'acheteur ne pourra se procurer qu\u2019une seule paire de pantalons, D'autres restrictions sont prévues pour les coupe-vent et les vêtements de travail.L'ordonnance sur les vêtements naît en France.Mais Thomas-Jèc- que Taschereau décida de- s'établir \u201ca, \"En me fetirant, après lûl avoir renouvelé mes so C4 MA ubaits, jé mie\u201dfaD-des boutons de cuir ou simill-cuir, imperméables délimite les lon vision canadiens-français, \u2014\u2014\u2014meam ___ __ ____ A travers les fails jourd\u2019hui.Je voudrais voir un flot toujours croissant de jeu.; nes officiers canadiens-français.Nous ne serons pas satisfaits, n-t-il dit jusqu\u2019à ce que nous ayons des commandants de diet je suis certain que le Canada français portera l\u2019honneur et le fardeau de fournir sa par | de chefs militaires\u201d.* pourront se qualifier à dev * sions de fournir de l\u2019argent vie pour protéger et défen morts à Hong Kong ont co devoir, sur le sol canadien?cesser de prêcher si nous vo * relative et il faut prier Dieu * être qu\u2019au commencement que 1942 sera l\u2019année criti C\u2019est immédiatement qu\u2019il jours des armements.ment \u2014 les mois durant les dustrie du cuivre, et toutes jamais pensé possibles.La prochain si nous avions du autres: ne permettez pas des messages d\u2019importan 9 © urs permises et interdit l'usage \u201c(Suite de | penses de la guerre, car nous devons admettre que la guerre moderne est très dispendieuse Nous avons raison d\u2019être fiers des soldats canadiens-fran.çais que nous avons en Angleterre.Ce n\u2019est pas nous qui les vanions, car ces témoignages pourraient avoir plus ou moins de valeur étant donné que nous serions intéressés à prôner leur mérite.C\u2019est la général McNaughton, commandant des a troupes canadiennes en Angleterre, qui vient de déclarer à § Sorel, lors d'un voyage d'inspection des usines de guerre; SN \u201cJe voudrais parler des merveilleuses unités canadiennes-fran.Ÿ çaises outre-mer, et je vous assure qu\u2019elles sont de merveil.ÿ leuses unités.Je les ai toutes vues en Angleterre, el je vous dis qu\u2019il n\u2019y a pas de meilleures unités dans le monde au- AUTRES CONSEILS À 27e ANNEE \u2014 No 1953 +_\u2014_\u2014\u2014\u2014 ln lère page) .9 LS * v * * Voilà qui nous console des paroles plus ou moins agréa.LA bles des journaux conscriptionnistes pour lesquels l\u2019effort de 2 guerre du Canada se résume à la conscription.Pour le général MeNaughton, le Canada possède outre-mer d\u2019excellents soldats ct, parmi eux, les Canadiens de langue française figu À rent bien.Souhaitons que nombreux seront nos soldats qui enir des officiers de valeur afin } que nous puissions, dans ce domaine, figurer également avec avantage.* * A force de le proclamer, nous allons enfin comprendre § que chaque citoyen du Canada a sa tâche à remplir pour gagner la guerre et parmi les efforts et les sacrifices que nous § avons à faire, c\u2019est de payer et de payer encore.Si nous ces.; , nous ne pourrions continuer à ; fabriquer des armes, et si nous ne pouvons nous armer, il ne $ nous reste qu\u2019à abandonner la partie.C\u2019est dire que nous n\u2019avons que deux alternatives, la victoire ou la dette natio- ÿ nale.Il faut continuer à lutter et à payer.Dans les airs, sur À la mer et sur la terre, des milliers de Canadiens offrent leur } dre la patrie.Des centaines ont J déjà sacrifié leur vie pour la liberté.Si les hommes qui sont § nsenti ce sacrifice suprême pour leur paye, quel citoyen aurait la lâcheté de ne pas faire son § C\u2019est cette politique qu\u2019il ne faut | ulons gagner la guerre.* Dans le même ordre d\u2019idée, que nous le voulions ou non, la force des choses et des circonstances va nous obliger à ser- #' rer la ceinture et nous priver de nombre de choses qui, jus- § qu\u2019aujourd\u2019hui, nous étaient faciles d\u2019accés.Dans tous les f domaines, nous allons constater avec quelle prodigalité nous} avons dépensé follement, abusé méme.Mais voila que les § Alliés perdant de plus en plus leurs principales sources d\u2019approvisionnement en matières premières, il s\u2019en suivra que notre niveau de vie devra baisser si nous voulons fournir à nos soldats armements, munitions et provisions.Toutefois, nous ne connaîtrons jamais, espérons-le, les terribles privations des peuples d\u2019Europe sous la botte de l\u2019Allemand.En Grèce, on meure littéralement de faim, à raison de 900 per- eonnes par jour.En France, en Belgique, en Hollande, c\u2019est la misère noire.Îci, nous vivons encore dans une abondance que nous ne connaissions pas les affres de la faim et des rations parcimonieusement mesurées.| * * Si nous en croyons Donald M.Nelson, chef absolu de la production de guerre aux Etats-Unis, nous ne sommes peut- des épreuves qui nous attendent au cours des prochains mois.Celui-ci affirmait récemment que de la guerre pour les Alliés faut produire et produire tou- À \u201cNous avons, a-t-il ajouté, gaspillé des mois précieux, durant lesquels nous aurions pu nous préparer complète quel nous aurions pu étendre no- À tre industrie de l'acier, notre industrie chimique, notre in- les autres, afin d\u2019avoir en abondance tout ce qu\u2019ils nous faut.Mais nous avons encore 10 mois précieux \u2014 les mois qui restent de 1942 \u2014 et pendant ces mois nous pouvons encore faire des choses que nous n\u2019avons vitesse, l\u2019énergie et la détermination dont nous ferons preuve durant ces mois détermineront ce que nous penserons quand ces mois seront passés.\u201cPour cela, dit-il, il faut obtenir une plus grande production des industries et des machines qui produisent actuelle-\u20142 hison.N\u2019allons point donner dans le jeu des Nazis et des Japonais relativement aux races et aux préjudices, nous qui luttons pour détruire cette atteinte aux principes démocratiques.\u201cNotre but, comme notre devoir, consiste à faire en sorte que tous les travailleurs qualifiés et loyaux en quête d'emploi puissent obtenir du travail dans les entreprises du gouvernement et ailleurs, selon leur qualification et leur mérite comme cela doit se faire au sein d\u2019une démocratie véritable, et non selon leur race, leur religion, leur couleur ou leur origine nationale.\u201d Et M.Ethridge termine cet appel en déclarant que son comité est bien décidé à faire observer l\u2019ordre du président.Depuis deux ans et demi que les démocraties reçoivent des coups de pied au derrière aussi bien des nazis que des japonais, fi- niront-ælles enfin par s'éveiller mondrille, P.Tiré des stocks de whisky les plus vieux et les plus considérables au Canada.Jos.E Sengram & Sons Lié., Wataries, Ont.Dietillateurs de whiskÿe fins depuis 1857 RARARALARRALERLEANARARAR ! Les idées de Mme Voisclair 2222202 LRRRRAARE \u2014Ahf! Mme Voisclair, si vous sa- viezl\u2026 Et Mme Grondin entra chez sa voisine, une main gur Je coeur, les yeux levés au ciel, dans toute l'attitude d'une personne qui vient de voir quelque chose d'horrible.\u2014Mais qu'est-ce qu'il y a?Vous avez l'air bouleversée! \u2014On le serait à moins.Figurezvous qu'Estelle est revenue avec un magazine dans lequel on voit des photos épouvantables! Des pauvres gens tués par les Allemands et entassés, tout d'un pain! Et Cléophas- m'a montré, dans un journal, la photo d'un pauvre petit, maigre à faire pitié\u2026 Et en ouvrant les journaux de ce soir, même chose! | C'est à demander si ceux qui nous montrent ces choses-là ne veulent ! pas qu'on devienne fous!.\u2026 \u2014J'ai vu cela, moi aussi, Mme Grondin.Comme vous, j'ai trouvé cela affreux, mais, vraiment, je ne crois pas que ce soit pour le plaisir de présenter des monstruosités que l'on publie ces photos-là\u2026.\u2014-On ne devrait pas laisser voir cela à des mères de famille.Et en disant cela, la brave Mme Grondin, qui grogne souvent, mals qui a, au fond, un coeur d'or, en avait les larmes aux yeux.\u2014Les mères de famille, reprit Mme Voiselair, sont, au contraire, celles qui, les toutes premières, doivent savoir, afin de prévoirl.-\u2014Ne me dites pas que pareilles choses pourront nous arriver?\u2014Mme Grondin, quand vous rencontrerez de bonnes personnes qui vous diront qu'en ce moment, nous faisons la guerre pour les autres et que Je Canada n\u2018avait pas de raison de se fourrer dans ce guépier, vous leur parlerez des photos qui vous ont tellement saisie.\u2014Mais qu'est-ce que vous voulez qu\u2019elles répondent?\u2014I1 vaut mieux qu'elles ne répondent pas, elles diraient encore des bêtises, mais il n'en est pas moins vrai que ce serait être béatement optimiste que de s'imaginer que jamais (jamais, quel mot plein de conséquences!) pareille chose ne nous arrivera.\u2014F'aites-moi pas peur!\u2026.\u2014Mme Grondin, le moment n'est ni à la confiance aveugle ni à la panique.Mais il faut voir les choses comme elles sont et ne pas se leurrer.Il y a encore des personnes qui comptent sur les autres, et qui se disent:\u2014 Que mon voisin me défende\u2026 Moi, je n'ai pas affaire a cela.\u2014C'est joliment béte, raisonner de méme.\u2014Bien sûr, mais que voulez-vous.Il n'y a pas que des gens responsables sur la terre.Il y en a aussi qui ne voient pas plus loin que le boat de leur nez et qui ne veulent pas croire QUE L'ENNEMI EST A NOS PORTES!.\u2014Mon Dieu que ce serait terrible! \u2014Ce serait d'autant plus terrible, Mme Grondin, que les Allemands feraient de nous ce qu'ils ont fait des populations que représentaient les photos de tantôt.A leur avis, il y a UNE race supérieure: la leur.Les autres, toutes les autres, sont inférieures et destinées à devenir les esclaves de la grande race supérieure.\u2014Oui, ben le gars qui a dit cela, il ne connaît pas les Canadiens.\u2014Chère Mme Grondin, les Polonais aussi sont des braves, et les Belges, et les Français et tous les autres.Et voyez dans quel état ils sont aujourd'hui.Ce qu\u2019il faut, pour le moment, c'est empêcher l'ennemi d'arriver jusqu'ici \u2014Comment faire?\u2014Pour les questions d'ordre militaire, ce n'est pas à nous à y voir.Mais pour tout ce qui a trait aux restrictions, à la santé publique, à la conservation des denrées et à leur usage parfaitement réparti, nous, les femmes, les mères de famille, les ménagères, nous avons plus que notre mot à dire.\u2014Alors, qu'est-ce qu'il faut faire?\u2014Le gouvernement nous donne des directives, c'est à nous de les L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 14 MARS 1942 télévision-téléphonique, prétend M.John Baird, le fameux inventeur, surnommé le \u201cpère\u201d de la télévision.Ceci, toutefois, ne serait qu'un seul des nembreux développements qu'entrevoit M.Baird dans le domaine de la télévision.M.Baird est certain que sa nouvelle idée, la télévision-téléphonique, en couleurs naturelles et en profondeur, sera partout en usage, avant peu d'années.La reproduction d'une scène, d'une personne ou d'un objet ne différera du naturel que par la grandeur seulement et par l'existence d'une vitre.M.Baird est au- jourd'hui à perfectionner la télévision à trois dimensions.À présent les images peuvent être vues directement de front, mais non d'un angle.Ainsi elles ne peuvent être vues que par un spectateur à la fois.C'est le principal défaut qui reste à corriger.Deux photos de télévision sont envoyées en une rapide séquence, un correspondant à l'image vue par l'oeil droit et l'autre a celle vue par l'oeil gauche.A la réception, ces images sont reproduites et projetées de telle sorte que chaque oeil reçoit celle qui lui est destinée, le tout se mêlant pour donner le sens de la profondeur.Ainsi, si on ferme un oeil, on ne voit qu'une image contrefaite et peut-être rien.Voici un autre problème important à mettre au point.Mais M.Baird est très satisfait des résultats qu'il a obtenus à date et très optimiste pour l'avenir.Après la guerre, la télévision sera possible pour plusieurs foyers et sa popularité, prévoit-on, augmentera rapidement.Il y aura divers modèles receveurs dont les dimensions peuvent varier d'un écran de 2 x 2 pieds et qui devrait se vendre aux alentours de $1000, à un modèle réduit avec écran de 4 x 5 pouces au prix approximatif de $90.Mais dans ce domaine comme dans celui de la radio, des appareils devraient bientôt être à la portée de toutes les bourses.Le sucre Le rationnement du sucre est une point de vue.En effet, les experts en nutrition s'accordent à dire que trop de sucre et de gras rend difficile l'assimilation de la vitamine B.Des enquêtes alimentaires ont révélé chez les groupes examinés une déficience de vitamine B.Le Service diététique du ministère des Pensions et de la Santé nationale s'inquiète de cet état de choses.En effet, la vitamine B facilite l'assimilation d\u2019autres valeurs alimentaires et aide au bon fonctionnement du système digestif et du système nerveux.De plus \u2014 ce fait est à noter par les mères de famille \u2014 elle est nécessaire à la croissance.Les meilleures sources de vitamine B sont le germe de blé, le porc, et la levure, mais on la trouve aussi en bonne quantité dans les céréales complètes, les légumes \u2014 verts ou séchés \u2014 les racines, les viandes, les fruits et le lait.Du temps de nos grand'mères, la farine et Je pain avaient un quotient élevé de vitamine B, mais les ménagères ont ensuite réclamé une farine plus facile à emmagasiner et à conserver.Le germe de blé et le son, qui se détériorent facilement, ont donc été éliminés en grande partie de la farine.On a ainsi obtenu une farine raffinée, facile à conserver, mais ces produits essentiels à une saine alimcatation ont été sacrifiés.Heureusement, on a trouvé un nouveau procédé de blutage qui rendra à la farine sa valeur nutritive, Dans quelques mois, une nouvelle farine blanche et fine, mais beaucoup plus riche en vitamine B, sera mise sur le marché.Plus son travail est ardu, plus on a besoin de vitamine B.Mais le corps humain ne peut pas s'en faire de réserve.Il faut donc lui en donner régulièrement.Une bonne façon de le faire est d'inclure du germe de blé dans le menu quotidien.On peut se le procurer à la livre ou en paquets.Libre à soi de le dégraisser ou de lui laisser son huile naturelle, mais dans ce dernier cas on ne devra l'acheter qu\u2019en petite suivre, de coopérer le plus étroitement possible avec lui et de nous | faire scrupule de désobéir.\u2014Pour dire vrai, jusqu'ici, on n\u2019a! pas trop eu à se plaindre! \u2014Mais grands dieux, de pourrions-nous nous plaindre?\u2014Ah! ben, il y en a qui ne sors pas contentes à cause de la restriction du sucre, de la gazoline, du caoutchouc.L'autre jour Madame Beaumont me disait.\u2014 Quand Mme Beaumont vous dira encore quelque chose, vous lui ferez voir les fameuses photos et vous lui demanderez ce qu'elle préfère, voulez-vous?\u2014C\u2019est une idée.\u2014Ceux qui, en ce moment, osent se plaindre, Mme Grondin, ne sont pas dignes d'être Canadiens, d\u2019être dans un pays aussi riche, aussi plein d\u2019avenir que le nôtre, qui leur assure toutes les libertés.S'ils étaient en Bochie, vous verriez où ils iraient, quand ils parlottent comme cela.\u2014Oui, je sais, vous, vous êtes forte sur la question de ne pas trop parler.\u2014Parce que, inévitablement, quand on parle trop, on dit des bé- tises.Mieux vaut agir.\u2014C'\u2019est ce que vous faites?\u2014Je crois, sans me flatter, que je fais, dans mon domaine, mon effort de guerre.J'ai souscrit à l'emprunt, je ne gaspille rien, je récupère ce qui peut servir, et surtout, je fais confiance aux dirigeants.\u2014Ca a bien du bon sens.\u2014Nos dirigeants, croyez-mol, sauront bien empêcher, cux, qu'un jour, nos petits enfants deviennent les monstres des photos que vous avez vues.C'est des hommes, des hommes forts, qu'ils deviendront, pour faire, après la guerre, un grand pays, du Canadaquoi La télévision pour bientôt Après la guerre, les femmes pourront acheter des chapeaux À des centaines de milles de distance sans avoir à se déranger, ni même à é- ecrire.Et elles seront certaines que la couleur et le modèle de ces chapeaux leur conviendront, parce qu'elles pourront les voir.Voici un développement ae l\u2019après-guerre dans le domaine de la à la réalité et à remplacer leurs flots de salive par des actes con- quantité ou le garder dans un endroit frais.Autrement, il deviendra rance.On peut tirer parti du germe de blé de mille ct une façons.Entre autres le saupoudrer sur les céréales, le mélanger à une soupe aux légumes, s'en servir dans la préparation des muffins, ou tout simplement le prendre dans un verre d'eau ou de jus de fruits.Toutefois, le germe de blé perd à la cuisson, un peu de vitamine B.Le manger cuit ne suffit donc pas pour en absorber une quantité nécessaire.\u2014 Cette révolte des boxeurs \u2014 (Suite de la page 4) Naturellement, les Russes se firent payer leurs bons offices.Sous couleur de réprimer le mouvement des Boxeurs, ils venaient d\u2019occuper toute la Mandchourie.Malgré leurs promesses réitérées ct leurs simulacres d\u2019évacuation, ils n\u2019abandonnérent plus cette province.C\u2019est pourquoi, après des négociations qui n\u2019aboutirent pas, les Japonais exécutèrent en 1904 l\u2019attaque \u2018brusquée\u2019\u2019 de Port-Arthur, en tout point semblable à celle de Pearl Harbour.Ce précédent aurait dû inciter les Yanks à plus de méfiance.DORSAY.AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE \u2014 AVIS est par les présentes donné que Jean Creighton, de la cité de Montréal, province de Québec, s\u2019adressera au Parlement du Canada, au cours de la présente session, pour obtenir un décret de divorce de son époux, Aden King, de la cité de Montréal, province de Québec, pour adultère et déscrtion.DATE à Montréal, ce 3 mars 1942.+= Paul MASSE, Procureur de la Requérante, 152 E., rue Notre-Dame, crets?HERADITE.ch.95, Montréal, Province de Québec.> é-0ggR Ru PAGE TROIS Au Princess > 22e Un magnifique film d'aventures prend l'affiche cette semaine au cinéma Princess.Il s'agit de \u201cSouth of Tahiti\u201d.La vedette en est Brian Donlevy dont on se rappelle l'immense succès dans \u2018The Great Mc- Ginty\u201d.A ses côtés on pourra voir Brod Crawford, Andy Devine, Henry Wilcoxon, H.B.Warner, Armida Abner Biberman et Ignacio Saenz.La vedette féminine est Maria Montez, vedette sud-américaine qui vient de faire ses débuts à Hollywood.Le film \u201cNever Give a Succker an Even Break\u201d.La vedette de ce film est W.C.Fields.À ses côtés, on verra quelques acteurs très connus des amateurs de comédies, Florio, Butch et Buddy, Leon Errol et plusieurs autres.À L'Impérial Pour trois jours seulement, le principal film à l'affiche du cinéma Imperial sera \u201cKeep \u2018Em Flying\u201d avec Buddy Abbott et Lou Costello.Le film \u201cThe Perfect Snob\" passera en second.La distribution de ce film groupe également Martha Raye, Carol Bruce, William Gargan et Dick Foran.Les comédiens Abbott et Costello ont à peu près fait partie de tous les groupements de l'armée américaine.L'aviation avait encore été épargnée par les deux loustics.Dans \u201cKeep \u2018Em Flying\u201d, ils reprennent le temps perdu pour le plus grand amusement des cinéphiles.Dorothy Goos, de New-York, âgée de treize ans, vient de se voir décerner le titre de championne junior du patinage de fantaisie.chez les femmes.Elle exécute ici avec une grâce et une aisance consommée une difficile manoeuvre: la nouvelle championne américaine a bien mérité son titre.La distribution du film \u201cThe Perfect Snob\u201d groupe Charlotte Greenwood, Charlie Ruggles, Lynn Bari et Allan Mowbray.Au Palace Pour la premiére fois, Robert Taylor et Lana Turner seront co-vedet- tes d'un film dans \u201cJohnny Eager\u201d qui prend l'affiche cette semaine au cinéma Palace.Lana Turner z5i arrivée très rapidement à la célébrité.Eile doit ce succès à son admirable talent qui lui permet de se plier aux exigences des rôles les plus divers.On se rappelle certainement ses récents succès dans \u2018Honky Tonk\u201d aux côtés de Clark Gable et dans \u201cDr Jekyll and Mr.Hyde\", aux côtés de Spencer Tracy.La distribution de \"Johnny Eager\u201d groupe, en plus de Robert Taylor et Lana Turner, Edward Arnold, Van Heflin, Robert Sterling, Patricia Dane, Glenda Farrell, Henry O'Neil, Diana Lewis et Barry Nelson.Au Capitol Un film impatiemment attendu par tous les cinéphiles prend l'affiche cette semaine au cinéma Capitol.I s'agit de \u201cBedtime Story\u201d dont les vedettes sont Fredric March et Loretta Young.La distribution de ce film groupe également Robert Benchley, Allyn Joslyn, Eve Arden, Helen Westley chute.d'une manière décisive.d\u2019un champion.condes.nutes ct trent secondes.bition est d'abandonner la carrière théâtrale pour vivre une vie domestique.Son mari, Fredric March, est tout aussi désireux de faire la même chose.Mais il y a toujours quelque chose qui survient pour empé- cher les deux malheureux de réaliser leur idéal.Cela donne naissance à des situations très amusantes.-_\u2014\u2014 Au_Loew's Un film à la gloire des héros inconnus de l'aviation militaire canadienne, tel est le film \u201cCaptain of the Clouds* qui connaît une telle popularité que la direction du cinéma Loew's a décidé de le conserver à l'affiche pour une troisième semaine.et Joyce Compton.Loretta Young joue le rôle d'une vedette de cinéma dont la seule am- premier rôle.Il est Dennis Morgan, Branda Marshall, Yvon Robert s'assure deux chutes sur Lewis et conserve son titre Le champion montréalais s\u2019assure la première et la troisième Grâce à son habileté et à sa grande rapidité, Yvon Robert, reconnu comme champion mondial des lutteurs poids-lourds par la Commission Athlétique de Montréal, a conservé son titre, mardi soir au Forum, en s'assurant deux chutes sur son redoutable adversaire, le vétéran \u201cStrangler\u201d Lewis.Quelque 5,000 spectateurs ont vu Yvon Robert s'assurer la première chute, concéder la deuxième à Lewis et s'assurer la troisième En dépit d'un avantage de quelque cinquante livres dans la pesanteur, le vétéran Lewis a pu constater que Robert n\u2019est pas le premier venu et que sa clé de tête, si redoutable soit-elle, ne peut avoir raison Durant les douze minutes et quinze secondes qu\u2019a duré la première manche, Lewis a appliqué à quatre reprises sa fameuse clé de tête mais chaque fois Robert à pu s'échapper sans trop de difficulté.Huit minutes d'une lutte acharnée s'étaient écoulées lorsque Robert s'est échappé une deuxième fois d\u2019une étreinte solide du vétéran.Ce dernier tentait de reprendre haleine lorsqu'un redoutable coup d\u2019arpin l'a fait rouler sur le plancher.Yvon s'est pourtant relevé après quelques secondes et le vétéran, profitant de l'étourdissement momentané du champion en a profité pour appliquer une autre clé de tête.Robert s\u2019est échappé encore une fois grâce à son extrême agilité en comparaison de la lourdeur de son rival ct lorsque le vétéran a voulu une quatrième fois appliquer une prise de tête il a été pris à son propre piège.Robert, redoutant une telle tactique, s'est échappé en faisant un écart en arrière; d\u2019un coup d\u2019avant bras il à couché Lewis et l'a écrasé de tout son poids pour s'assurer la première chute en 12 minutes et 15 se- Lorsqu'il est revenu dans l'arène pour la première reprise \u201cStrangler\u201d avait l'air d'un homme déterminé à prendre sa revanche.Après avoir été victime d'une clé de tête, son principal atout employé par Robert, le vétéran a frappé son rival d\u2019un coup d'avant-bras suivi par un solide coup d'arpin alers que Robert tentait de se relever du plancher.Le combat durait depuis sept minutes environ lorsque Lewis, profitant de lu chute de Robert, s'est emparé de son poignet par une puissante étreinte.En quelques secondes la main droite de Robert est devenue blanche et rigide; l'arbitre Sammy Smith, constatant que le champion était à la merci de Lewis, a concédé la chute au vétéran après sept mi- Dans la deuxième reprise, Lewis a voulu tout d'abord recourir à sa force brutale pour maîtriser Robert mais le champion a su répondre du tic au tac.Il en a résulté, pour quelques instants, un corps-a-corps que l'arbitre a bientôt interrompu.À deux reprises par la suite Lewis a appliqué sa clé de tète mais chaque fois Robert a su reprendre sa liberté.Lorsqu'il s'est échappé une deuxième fois de l'étreinte, Robert n'a pas laissé le temps à son adversaire de reprendre haleine, il s'est élancé sur lui et grâce à une série de coups d'avant-bras il a fait rouler le vétéran en dehors de l'arène.Tandis que Lewis se relevait lentement l'arbitre Sammy Smith a compté les dix secondes fatidiques puis il a accordé la victoire au champion sous les nombreux applaudissements de la foule.Cette reprise avait duré cing minutes et cinquante secondes.George Tobias, Allan Hale, Reginald Gardiner et Reginald Denny.Cagney interprète le rôle d\u2019un pilote commercial qui s'enrôle dans l'aviation militaire et qui s'aperçoit que, malgré sa vaste expérience, il en a encore énormément à apprendre avant de pouvoir aller combattre les avions nazis.Cela ne lui plait pas d'abord mais il apprendra vite, au contact des as de la R.C.A.F., à aimer la discipline.memset re Voyez ce flot lointain.Il s'avance, calme et paisible, mais il ne fera pas briller à mes yeux la blancheur de ses écumes, nous n'entendrons pas son retentissement sonore s'il ne rencontre un rocher contre le- quel il se heurte; ainsi le génie pour éclater et grandir a besoin de C'est James Cagney qui y tient le, se heurter contre le malheur, con- secondé par{tre la souffrance, contre l'obstacle.\u2014Abbé Perrevva Au pied de la attend.vir.Leur tact, Un hôte fidèle vous colline boisée que contourne la route, voici l'auberge accueillante qui vous Combien de voyageurs fatigués de la poussière et des distances parcourues en ont franchi le seuil et goûté l'hospitalité! Partout, dans notre province, des auberges de ce genre nous invitent à la douceur du repos.Les gens qui nous y ont préparé un gîte sont d'une vieille et noble race dont la tradition est de nous bien recevoir et bien ser- leurs attentions délicates v1 ATPASES Le eb] Ra \u2019 pe) attend a l\u2019auberge et leur amitié laissent en nous un souvenir ineffaçable.L'aubergiste de nos campagnes est un hôte à la fois charmant et pittoresque.Bien des fois, en sa compagnie, nous avons dégusté une bière délicieuse, alors que, trinquant à la santé de l\u2019un de l\u2019autre, nous mé- lions nos voix amies au murmure du ruisseau et au chant des oiseaux.Devant cette scène où tout respire la joie herd LS + calme et saine, on éprouve le besoin de rester modéré, convenable, maître fey de soi.BREWERS INDUSTRIAL FOUNDATION OF CANADA \u201c - DeuxL fee ee tar ey \u2014 \u2014 9 .\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014,\u2014\u2014,\u2014,,\u2014,,\u2014,eee mm La géniale carrière de sir Stafford Cripps, ministre Tour a tour savant, chimiste et avocat.\u2014 Un régime sévère lui vaut le titre de \u201cChrist aux Carottes\u201d.\u2014 Son expulsion du parti travailliste.\u2014 Radical devenu l\u2019un des augures des tories.\u2014 Son opinion sur Staline, géant politique et militaire.En entrant dans le cabinet Churchill comme lord du Sceau Privé et leader de la Chambre des Communes, sir Stafford Cripps est devenu une figure mondiale.On eait généralement de lui qu\u2019il est un homme de gauche, qu\u2019il est un socialiste militant, qu\u2019il a été expulsé de ce fait des rangs du parti travailliste en 1939, qu'il entretient d\u2019étroits liens d\u2019amitié avec la Russie et qu'il est en faveur d\u2019une large autonomie pour les Indes.D\u2019autres détails de sa vie sont moins connus.En fait, Pentrée de Cripps dans le cabinet de guerre britannique est le couronnement d\u2019une des carrières les plus remarquables dans la vie publique d\u2019Angleterre.Il est de famille riche et aristocratique.Le plus jeune fils de Lord Parmoor, il grandit au château de Cotswolds, qui appartient depuis longtemps à sa famille, et reçut son éducation dans l\u2019institution exclusive de Winchester.Mais il y avait aussi du radicalisme dans sa famille.Son père, d\u2019abord conservateur, reçut son titre des libéraux et, comme Lord Président du Conéeil, remplit une importante fonction sous les travaillistes.Sa tante épousa Sidney Webb et tous deux devinrent plus tard lord et lady Pasefield, les vieux parrains du socialiame anglais.A l\u2019Université de Londres, Cripps se fit une réputation dans la chimie, science qu'il laissa néanmoins pour apprendre le droit.Puis, durant la première Grande Guerre, il fut chauffeur d\u2019un camion militaire en France.Au bout d\u2019un an, il revenait en Angleterre pour devenir eurintendant d\u2019une fabrique d\u2019explosifs.Après la guerre, il retourna au droit, où il se fit rapidement une brillante carrière.Il devint le plus grand expert de Grande-Bretagne sur l\u2019interprétation de la loi des compagnies.Ses services furent aussi retenus comme avocat-conseil par plusieurs grandes firmes britanniques et on ne tarda pas à dire qu\u2019il était l\u2019avocat le mieux payé du Royaume-Uni.Après dix années spectaculaires comme avocat de corporations, Cripps se lança dans la politique.Durant sa car- rière légale, sir Stafford s'était aussi intéressé à la politique du parti ouvrier et il avait également plaidé des causes de travaillistes.H devint donc Solliciteur Général dans le second gouvernement Macdonald.Avec son esprit brillant et retcre, il devint bientôt une force dans les débats de la Chambre des Communes et le chef de l'aile gauche du parti.Il fonda la Ligue Socialiste et, en 1936, commença à réclamer un front |} uni avec le communisme.Mais les travaillistes s\u2019y opposèrent ! et, en 1939, le parti travailliste l\u2019expulsait de ses rangs, ce qui fit dire à plusieurs que le parti travailliste s\u2019était fait \u201csauter la cervelle\u201d.| A partir de 1933, Cripps se mit à réclamer un peu partout l\u2019établissement de meilleures relations avec la Russie.Avec le gouvernement Chamberlain, il ne fit naturellement aucun progrès, mais lorsque la guerre fut déclarée, Winston Churchill, qui avait été longtemps son adversaire politique, l\u2019envoya en mission en Russie, mission couronnée de succès.Cripps est, suivant l\u2019expression anglaise, \u201ca gentleman and a echolar\u201d.Lorsqu\u2019il parle en public, ccpendant, il est plutôt froid, s\u2019adressant bien plus à la raison qu\u2019au sentiment de ses auditeurs.À cause d\u2019une indisposition de l\u2019estomac datant de la Grande Guerre de 1914-18, il ne peut plus manger que des fruits et légumes crus, ainsi que du lait et du fromage.Comme il ne cesse par ailleurs de parler des principes chrétiens, on l\u2019a surnommé \u201cle Christ aux carottes\u201d.Il est peu d\u2019hommes dans la vie publique anglaise qui aient été aussi violemment attaqués, mais il en est peu! ement que l\u2019on respecte plus que lui pour leur cerveau génial.Aux yeux de millions de Britanniques, Cripps représente à la droite de Churchill l\u2019espoir de la Grande-Bretagne ; ur l\u2019avenir.po Mobilisation des ressources humaines du pays Ottawa.\u2014 Le cabinet fédéral est à mettre la dernière main aux plans qui lui ont été recommandés pour la mobilisation des ressources humaines du Canada pour faire face aux besoins grandissants de l'industrie de guerre, de l\u2019agriculture et de volontaires pour les forces armées, a déclaré un officiel haut placé.Un directeur du service sélectif national sera nommé et il aura entière juridiction sur cette mobilisation.Il sera responsable envers un conseil dans lequel il y aura des représentants de tous les départements affectés par l'effort de guerre, \u2014 services combattants, munitions et approvisionnements, travail, agriculture et services de guerre.Le gouvernemeut cherche actuellement l'homme qu'il lui faut.Pour l'instant, la mobilisation sera volontaire, mais il y aura une cer- \u2018 taine coercition, principalement dans la fermeture de parties d'industries, qui se livrent à la production d'articles non essentiels, ce qui forcera les ouvriers à se trouver d'autres emplois ayant quelque chose a voir avec la production de guerre.La coercition sera aussi employée si un patron refuse de libérer un employé dont les services pourraient être d'une plus grande utilité pour l'effort de guerre que s\u2019il gardait un autre emploi.La machinerie nécessaire pour effectuer cette mobilisation sera l\u2019organisation de l\u2019assurance-chômage et les quelque 100 agences de placement dispersées à travers le pays.Les centres d'initiation artisanale des jeunes joueront aussi un rôle important.Coups de marteau (Suite de la 1ère page) nes des rhinocéros.Messieurs les commentateurs, ne connaissez-vous pas cette chanson: \u201cLes Canayens sont pas des fous\u201d\u2026 etc.etc.?VULCAIN.GARDEZ: Te NA LÉ an A ra M ESA UCI CATE See ay ASA AT * » L'AUTORITE, MONTREAL; 14 MARS 1942 \u2018une a pour récipiendaire \u201cLe Devoir\u201d, l\u2019autre M.Liguori Lacombe, député de Laval-Deux-Montagnes.\u2014 La résurrection des Jeunes Laurentiens.\u2014 Sortie de terre de ces énergumènes.\u2014 Quand M.Henri Bourassa rentrera-t-il pour tout de bon dans pour la Défense du Canada tombe au fiasco.mr La troisième assemblée tenue sous les auspices de la à l\u2019occasion du plébiecite, a eu lieu mardi soir à l\u2019école Meilleur, dans la division électorale Sainte-Marie.De même que la seconde assemblée, au marché Maisonneuve, marquait un pas en arrière sur celle du marché Saint-Jacques, de même celle de l\u2019école Meilleur en a marqué un autre, et cela se conçoit facilement.M.Henri Bourassa, dont on avait voulu faire le Paul l\u2019Ermite de cette croisade, est rentré dans son trou aussi vite qu\u2019il en était sorti.Sans doute le Maître n°a-t-il pas réalisé les grands espoirs fondés sur son éloquence par ceux-ci ont-ils été décontenancés non eculement par l\u2019accueil frigide qu\u2019il avait reçu, mais aussi par les briques lancées par leur Prophète aux jeunes \u201c\u2018nationaleux\u2019\u2019 qui se croient les seuls canadiens au pays.Les étudiants de l\u2019Université de Montréal avaient fait les frais des deux assemblées antérieures.Les \u201c\u2018Jeunes Lau- Tout le monde croyait en avoir fini avec cette \u2018\u201c\u2018Laurentie\u201d heureux, séparé du reste du Dominion sous un gouvernement dont on oublia de nous dire s\u2019il serait démocrates ou fasciste, mais plus probablement fasciste.Depuis la guerre, on n\u2019entendait plus parler de Laurentiens, jeunes ou vieux, jusqu\u2019à ce que les premiers surgissent à l\u2019assemblée de l\u2019école Meilleur comme d\u2019une boîte à surprises.D'ailleurs leur rôle fut plutôt effacé.Us essayèrent vainement d\u2019un défilé par les rues dont l\u2019événement le plus sensationnel fut une tentative avortée de sonner une fausse alarme.Comme tentative de libération de la province de Québ
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.