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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 10 janvier 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1942-01-10, Collections de BAnQ.

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[" bn 31,500.000,000 contractée envers nous pour la fourniture de art matériel et d'approvisionnements; la seconde, que M.Churred chill suggérerait d'imposer la conscription dans le pays, ont Or, il n\u2019en a rien été M.Mackenzie King est apparem- Hl \u2018nent plus économe de nos dollars que les ploutocrates en Bqyurstion, sans doute parce que sa responsabilité n\u2019est pas du \u201c2 méme ordre que la leur.C\u2019est bien beau de faire un don d\u2019un TU milliard et demi, lorsque ça ne coûte rien aux généreux do- \u201cM naieurs et qu\u2019ils n\u2019ont de comptes à rendre à personne.Mais ng peuple canadien n\u2019en aurait-il pas demandé, des comptes, rel ; M.King?D'autant plus que le principal grief formulé par MBA les isolationnistes américains contre l\u2019Angleterre, jusqu\u2019à la Ira À déclaration de guerre du Japon, était de ne pas avoir payé la R dette qu'elle accumula aux Etats-Unis pendant la première a-f Grande Guerrng Au lieu de suggérer, méme de loin, la conscription, Mce.fll Winston Churchill déclara frunchement aux journalists qu\u2019il réf n'avait pas Chabitude, lorsqu\u2019il était Chote d'un pays étran- ln8] eer.de se méler de ce qui ne le regarde pas.Nos \u201cimpérialis- y tes\u201c auraient dû prévoir cette réponse, s'ils avaient été au cou- EY rant non seulement des coutumes internationales, mais de la 28 plus élémentaire courtoisie entre particuliers doués du mini- UE mum de savoir-vivre.ig Loin de parler de conscription, M.Churchill « insisté 8 plus d'une fois sur notre magnifique effort de guerre.Pro- \"EY jondément désappointés, les nababs dont nous parlions tout \"BR à l'heure en sont venus à cette subtile conclusion qu\u2019un effort ax à déjà \u201cmagnifique\u201d peut devenir encore plus \u201cmagnifique\u201d.me er le rie oo ce te er I~ Ny + fs plus disposé à leur accorder Uindépendance dont ils ont B tion\u201d > traitait P Angleterre de \u201cvieille truie\u201d en même temps .Wnillien Re $1.05-26 oz.$2.40-40 oz.83.45 Ze 10 tu de Melohers Distilleries Limited, Montréal \u2014 - Berthierville.PE REDIGEE EN COLLABORATION ee 97e ANNEE \u2014 No 1948 de capter le pouvoir et la caisse?\u2014 Cette proposition de faire un cadeau d\u2019un milliard et demi à l'Angleterre.\u2014 M.Churchill et la France de Vichy\u2014 \u201cFofol\u201d Bouchard et ses \u201cLaurentiens\u201d.\u2014 Spectacle démocratique peu reluisant à Washington.\u2014_\u2014 (Correspondance spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u201d) Ottawu, 9 \u2014 Le souvenir du passage de M.Winston Churchill dans la capitale ne s\u2019effacera pas de sitôt.Fait curieux: cette visite du premier ministre britannique a fort dé- soppointé les uns, si elle a satisfait les autres.Parmi les premiers nous clusserons nos \u201cimpérialistes\u201d a tous crins et spécialement les magnats du \u201cGlobe & Mail\u201d, de P\u201cOttawa Jourpal\u201d et autres.Ces nababs avaient profité de l\u2019occasion pour lancer du coup deux rumeurs sensationnelles: la première, que M.Mackenzie King profiterait de l\u2019occasion pour annon- à cer que le Canada faisait cadeau à Angleterer de la dette de Nous pourrions leur rétorquer qu\u2019étant \u201cstupides\u201d ils pourraient devenir encore plus \u2018\u201cstupides\u201d.Qui incite ces gens à fre si prodigues de nos hommes et de notre argent?Pas le peuple canadien, en tout cas.D'où il en faut conclure que leurs clameurs hystériques cachent tout simplement une ma- neeurre politique en tentant de saper le cabinet Mackenzie King afin de le remplacer par un autre de leur choix.TS A p FINIE LA TOLERANCE ENVERS LES \u201cCOLONNARDS\u201d ¥ Le discours prononcé par M.Churchill devant nos par- A fmentaires ne valait pas celui qu\u2019il prononça devant le Con- Et très américain, et cela se conçoit.M.Churchill n'avait pas à Bi accomplir un aussi puissant effort oratoire, puisqu\u2019il était bd ches nous un peu chez lui.Ajoutez à cela que sa fatigue était A risible.Après qu\u2019il eut repris son siège, il resta quelques mi- 4 nutes affaissé, Il avait dicté son discours juste avant d'entrer tH on séance.Sa sortie contre la France de Vichy en a surpris M plusieurs.Jusqu'ici, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis, À V.Churchill s'était montré plutôt réservé à l'égard des chefs M de la France non occupée.I dirigeait plutôt ses traits contre À les \u201ccollaborateurs\u201d de Paris, les Laval, les Déat et les de Bri- N non, ; D'aucuns ont voulu voir dans cette sortie imprévue un Bj crrtissement à nos \u201cnationaleux\u201d du Québec que leurs ma- R'vcurres n'étaient pas ignorées en Angleterre.Le correspon- R dant du \u201cDevoir\u201d, placé dans la tribune des journalistes, pce le premier à mander à son journal qu\u2019il pouvait bien s\u2019a- {tir d\u2019une menace voilée.De toute façon, nos \u201cisolationnistes\u201d 81 nos \u201claurentiens\u201d feront mieux de se bien tenir.Ottawa ce jusqu'à ce jour.M La nouvelle est parvenue dans la capitale que lhon.A Louis Saint-Laurent, successeur de hon.Ernest Lapointe au ministère de la Justice, aurait un adversaire dans Québec-Est f°! que cet adversaire serait M.Paul Bouchard, jeune avocat | Magogue qui dans son journal aujourdhui disparu, la \u201cNa- § thus qu'il ne larissait pas d\u2019éloges sur Hitler et Mussolini.\u201cPopol\u201d derra discipliner sa langue, ou il courra le risque aller re- Fpindre au camp de concentration les grands bavards, les Ca- Houde et les Adrien Arcand.Aujourd\u2019hui que la guer- levenue totale, notre défense contre les \u201ccolonnards\u201d pus étre moins totale.le est ne doit WASHINGTON N\u2019OFFRE PAS UN BEAU SPECTACLE r Des personnages d\u2019Ottavwa ayant eu Poccasion de visiter 1 ashington depuis le coup de foudre de Pearl Harbour rap- partent que l'atmosphère n\u2019y est pas ce qu\u2019elle devrait être, ; rronne ne parle de la croisade du président Roosevelt pour 7 pense de la chrétienté contre le paganisme.Personne ne ind © non plus de mourir pour la démocratie.Enfin, tout en » volireant les Japonais à cause de leur traîtrise, personne ne in ) \u2018 s'inquiéter beaucoup de leurs progrès, pourtant réels, fonds ; Pacifique.Mais chacun paraît fort préoccupé d\u2019ob- : or \u20ac contrats de guerre, des positions lucratives dans le on oonarisme, ou des avantages politiques au profit des ad- im res de Padministration rooseveltienne, au cas on celle- or a Montrergit pas à la hauteur de la tâche entreprise, vue Milton Mayer, envoyé spécial de \u201cLife\u201d, la granda cars \u201cméricaine, qui peint la situation sous ces sombres couse + venu Washington, depuis que la guerre bat son plein, est de- ours confus et chaotique au-delà de toute expression.Des > wily ccieux ont été gaspillés et seront gaspillés en disputes Res > it raconiars stæpides et en maquignonnages politi- bar suite vies précieuses ont été perdues et seront perdues out dés e de l\u2019ingérence qui tend à s\u2019introduire partout et à Live fic organiser.Il n\u2019y a rien dans cela dont nous puissions # route, La cause en est peut-être à la démocratie et à Pesprit Engton Le qu'elle engendre.I a fallu deux années au Washud, incolr.avant de se lancer pour tout de bon contre les tes; il a fallu deux années au Washington de Wilson at-elle pour base qu'une manoeuvre politique, afin J.-A.Fortin, Dir.-Gérant.me EE (Campenon).MONTREAL, 10 JANVIER 1942 e nos impéri L'AUTORITÉ Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d Gilbert La Rue, Ré«acteur en chef.3 Cents Administration: Suite 333, ENCOURAGEZ L'AUTORITE en confiant vos travaux d'imprimerie à Provincial Publishing Company.Limited 333 Canada Cement Bldg.MONTREAL VOS IMPRIMES Edifice Canada Cement, Tél.: Lan.0841 Abonnement: $2.50 par année ET ee mm \u2014 _\u2014 eee sities L'hystérie (ay 3 Les fêtes du troisième centenaire ! Le signor Benito Mussolini trouve que los Italiennes ne haissent pas assez les ennemis de l'Axe.L'homme au menton carré, faisant appel à ce qu'il lui reste de son ancien bluff, s'est écrié: \u201cEn temps de guerre, nous ne pouvons nous battre si nous ne haïssons pas l'ennemi de toutes nos forces, car dans un pareil temps les principes moraux des époques normales sont superflus et souvent nuisibles.La guerre demande aux Italiennes d'être dures, unies dans la haine.avec un coeur d'acier, et d'être prêtes à se sacrifier jusqu'à la mort\u201d.Et comme celui qu'on a justement appelé un César de carnaval ne manque jamais de tomber dans le ridicule par sa grandiloquence, il a ajouté: \u2018Aucun sacrifice que vous pourrez consentir ne sera aussi pénible quo ceux accomplis par nos \u201cbraves soldats\u201d qui se battent dans les steppes de la Russie ou dans les dunes de I'Afrique.\u2019 Appeler \u2018braves soldats\u201d ces froussards qui ne cessent de se rendre en masse aux Russes aussi bien qu'aux Anglais.n'est-ce pas le comble de la suffisance! Pendant que Mussolini recommande aux Italiennes \u201cd'être haineuses envers les ennemis de l'Axe, quels qu'ils soient.les scribes de \u201cI'Action Catholique\u201d demandent aux Canadiennes de prier pour les catholiques allemands et italiens.et ils qualifient de haineux les discours dynamiques de Churchill et Roosevelt.À ce compte, l'Axe ne tarderait pas à friompher des Alliés.Ajoutons néanmoins que les scribes en question mettent sur leur phonographe des disques dont les deux côtés ne jouent pas du tout de même air.Si dans les \u2018\u2019elévations matutinales\u201d de Radio-Canada, MM.L'Heureux, Roy et Sauriol favorisent en quelque sorte nos ennemis, dans \u2018l'Action Catholique\u201d elle-mé- me ils se permettent de reprocher au \u2018\u2019Devoir\u2019\u201d son etroit nationalisme, qu'il ne faut pas confondre.selon eux.avec le véritable patriotisme.et le \u201cDevoir\u201d leur ayant demandé de specifier.de porter une accusation directe contre lui.le Diatoirus L.-P.Roy a repondu que la charité chrétienne defendait d'accuser spécifiquement un confrère, ce qui en a bouché un fameux coin à Omer Heroux qui se croyait le plus Tartufe d'entre les Tartufes.A propos de cet Escobar.rappelons un incident dont il fut le héros au petit séminairo des Trois-Rivie- res.Il appartenait \u2014 nous précisons \u2014 à la Société Saint-Thomas d'Aquin, espèce de Forum où les forts en rhétorique avaient l'avantage de s'escrimer.Après avoir appris par coeur presque toute l'oeuvre de Louis Veuillot.dont il imite encore, mais de loin, le style agressif.l'enthousiaste Omer s'éprit de Garcia Moreno.ce présidant de l'Equateur qui périt assassiné parce que ses ennemis le jugeaient trop ultramontain.Tout à coup.en pleine étude, Omer se leva et, à la stupéfaction de ses condisciples, il entama un dityrambo funembulesque à l'adresse du martyr équatorien.On accourt, on s'empresse, on s'inquiète et on l'emporte à l'infirmerie.où l'on découvre qu'il avait besoin d'un repos complet dans un asile.tutelaire.Depuis ce temps, Omer n'a jamais repris son aplomb.Il cite fréquemment Louis Veuillot, mais il ne fait jamais la moindre allusion à Garcia Moreno.On dirait que ce dernier lui fait l'effet d'un revenant.comme la statue du commandeur, dans le \u201cDon Juan\u201d de Molidre.\u201cLa siatue m'a fait signe\u201d ne cessait de répéter Don Juan avec inquiétude, Nous aurons tout vu, nous aurons tout lu et tout entendu au cours de cette guerre.Une émission radiophonique de Tokyo, louangeant les nazis ot les fascistes de race blanche, à déclaré que ces messieurs n'avaient violé aucun \u201cprincipe aryen\u201d en s\u2018alliant au Japon.\u201cLes Japonais, disait le commentateur, sûrement pas aussi blond qu'un Prussion de Dantzig.sont simplement, de par leur race si pure, des \u201cAryens jaunes\u201d, e2 ils entrent donc dans la grande famille aryenne.\u201d Quand aurons-nous les \u201cAryens et les \u201cAryens rouges\u201d, avec les Esquimaux.Nous avons déjà vu les @ \" atteindre son maximum d\u2019effort da la mi ;\u2018 imum d'effort « ns la première guer- (Suite à la page 3) noirs\u2019, avec les nègres du Soudan, | Remaniements ministériels imminents à Ottawa dans le cabinet King + \u2014\u2014 -\u2014\u2014 Le chambardement prévu et d\u2019ailleurs promis par le premier ministre se produira incessamment.\u2014 Permutation de ministères.\u2014 La Santé revien-! drait au Québec pour la première fois depuis que feu le Dr H.S.Béland en fut le titulaire.\u2014 Scission des ministères des Travaux Publics et des Transports, actuellement sous l\u2019égide de l\u2019Hon.M.9e .° ° L'initiation de Méderic Comment le maire de *Morial\u201d fut reçu dans une so- viélé secrète vers 1914.\u2014 Le coup de poignard dans la vessie remplie de \u201csang\u201d et ce qui s\u2019ensuivit.\u2014 Emotion du Dr Ouf.\u2014 Le Cardin.\u2014 L\u2019un d'eux serait attribué à un ministre de l'extérieur du Québec.(Du correspondant de L\u2019 Autorité\u201d ) Ottawa.9.\u2014 Les remaniemwnts ministériels promis tout récemment encore par PHon.M.King, en vue d\u2019attribuer à la province de Québec sa part équitable de représentation au sein du cabinet prendront bientôt forme, si l\u2019on en croit Dame Rumeur.Les spéculations sont évidemment multiples et tous ont hâte de savoir à quelles décisions en viendra le chef de PEtat.\u2014 Chose certaine, M.King tiendra parole et ne laissera pas la fidèle province de Québec dans un état d'infériorité représentative en regards des provinces-soeurs.Ces remaniements prendront la forme d\u2019un réritable chambardement avec permutations de ministres à d\u2019autres services administratifs.Suivant les milieux autorisés, il parait d'ores et déjà certain que l\u2019hon.M.Cardin, qui détient présentement les ministères des Travaux Publics et des Transports, ne conservera qu'un seul de ces derniers, en raison de son état de santé, sans doute fort amélioré, mais qui ne permet pas au distingué ministre de sS'absorber à une dualité de tâches accablantes pour un homme au sortir de sa convalescence.M.Cardin ne garderait que les Travaux Publics, qui demandent un moindre effort, surtout depuis que le conflit actuel à éclaté, du fait que ces derniers ont été réduits à une | expression moindre.H faudrait donc attribuer le ministère des Transports, autrejois dirigé par l'hon.M.Howe à un nouveau ministre ou encore à un ministre en fonctions, ce qui créerait une vacance ministérielle, à la disposition de la province de Québec.De sorte que suivant les conjectures actuelles, soit que le ministère des Transports soit donné au Québec ou bien, dit-on, l'Hon.lan Mackenzie, ministre actuel de la Santé Nationale et des Pensions en assumerait les responsabilités et la Santé Nationale reviendrait au Québec après plusieurs années d'absence, C\u2019est cette dernière solution qui semble la plus plausible.On se rappellera en effet que le dernier représentant du Québec à être ministre de la Santé fut le Dr H.S.Béland, ancien député de Beauce, qui fut interné par les Allemands en Belgique dès les débuts de la guerre mondiale de 1914-1918.quand il fut fait prisonnier en Belgique.M.Béland demeura quatre ans en captivité en Bochie, mais n\u2019en conserva pas moins son siège de député et \u2018in ab- sentia\u201d fut réélu aux élections générales de 1917.En 1921.an retour des libéraux au pouvoir, il decint ministre de la Santé dans le premier cabinet King formé vers la fin de décembre 1921.(Suite à la page 2) L'usage de la langue anglaise devenu indispensable dans notre pays \u2014e La nécessité du bilinguisme est reconnue par nos compatriotes anglo-saxons.\u2014 Le témoignage d\u2019un on- tarien.\u2014 Notre jeunesse devra s'appliquer davantage à connaître la langue anglaise.L'autre jour.en revenant d'Ottawa, nous causions avec un voyageur de commerce, citoyen de Toronto, qui.depuis quelques années, parcoure la province de Québec.Il m'avouait candidement qu'avant de mettre les pieds dans Québec, il ne connaissait pas le Canadien-français, sa mentalité.sa vie religieuse, sociale et économique.sa largeur d'esprit et son attachement au sol canadien.Qu'il était même prévenu contre notre race.comme l'est la majorité des gens de l'Ontario qui sont fort mal rensci- gnés sur leur voisine.Mais depuis qu'il a parcouru notre province, coudoyé nos hommes d'affaires, pénétré dans nos foyers canadiens-français, comme ses opinions se sont modifiées ct comme il désirait que la connaissance des deux langues servent à unifier davantage ces deux races faites pour vivre en constante harmonie et à créer un Canada plus grand et plus prospère.H ajoutait qu'avec sir Wilfrid Laurier, nous avions actuellement deux grands hommes qu'Ontario admirait: le cardinal Villeneuve et le regretté Ernest Lapointe.À ses yeux, ces deux éminents citoyens représentaient exactement la mentalité du peuple canadien-français, son attachement indéfectible au sol.à la couronne britannique, aux traditions catholiques et françaises, son respect de la race anglaise et de tout ce qui constituait notre système gouvernemental pour la grandeur et la prospérité du Canada.Nous avons déjà souligné la nécessité qu'il y a pour tous les Canadiens de bien connaître le français et l'anglais, même s\u2019il est normal ct légitime de viser surtout à se bien perfectionner dans la connaissance de sa langue maternelle.Combien de froissements seraient épargnés entre les deux principaux groupes ethniques de notre pays.si chacun était capable de comprendre con- (Suite à 1a page 2) ® prêtre martyr\u201d.Comme la vogue est aux sociétés secrètes, spécialement depuis qu'un hebdomadaire fait la [réclame que l'on sait à la Jac- | ques-Cartier.il nous sera bien permis de rappeler la sensation- | nelle initiation.dans l\u2019une de ces sociétés.de Médéric ler, maire de \u2018Morial\u201d aux alentours de 1914.Le personnage n'en vaut-il pas la peine?Des amis du nouvel élu n\u2019eurent pas de peine à le convaincre que s\u2019il devenait membre de l\u2019une de ces associations qui pullulaient et pullulent encore dans la métropole, il en retirerait de gros bénéfices politiques et de non moins gros bénéfices personnels.La date de l'initiation venue.Médéric endossa son plus bel habit.cracha sa chique et.solennel.se mit en route vers le lieu de la cérémonie.Les mêmes intimes qui l'avaient poussé vers le domaine du rêve et du mystère le pré- {vinrent qu'il serait soumis à un féroce questionnaire de la part de l'un de ses prédécesseurs à la matrie.lequel n'avait pas du reste de sympathie à revendre pour son successeur.Aussi le questionneur en fut-il pour ses frais.Dument stylé d'avance.Médéric répondit du tac au tac et poussa même quelques bottes secrètes à son vis-à-vis, histoire de lui prouver qu'un escrimeur canayen vaut un escrimeur irlandais.Mais une initiation ne se compose pas que d\u2019un questionnaire ou le récipiendaire a l'occasion de faire valoir ses qualités d'a-propos et de sang-froid.mais aussi d'une \u2018\u2019épreuve\u201d susceptible de mettre en relief sa résistance physique et morale.Plusieurs autres candidats devaient passer par l'inittation et subir l'épreuve.car c'était soir de grand gala.cr l'honneur du maire de \u2018Morial\u201d.Une violente discussion s'éleva tout à coup entre quelques spectateurs.au sujet de questions religieuses.Beaucoup d'arguments furent apportés de côté et d'autre.De répartie en réplique et de réplique en répartie le ton s'éleva à tel point qu\u2019un pré- tre dans l\u2019assistance jugea bon d'intervenir afin de pacifier les discuteurs.Mal lui en prit.car ceux-ci faisaient bloc.comme Sganarelle et sa femme dans le \u2018Médecin malgré lui\u201d de Molière.lui lancèrent toutes les injures imaginables et inimaginables.Il tint néanmoins si bien tête à l'orage que ces enragés se jetérent sur lui et se mirent à le passer à tabac comme oncques mortel ne fut passé à tabac.Le ministre du Seigneur fut jeté à terre.foulé aux pieds et baigna bientôt dans une mare de sang, au milieu des vociférations des spectateurs.Médéric.au milieu de ce cha- but.restait impassible, soit habitude des assemblées municipales.soit qu'il cut été prévenu par ses anges gardiens.Mais un médecin impressionnable.que nous baptiserons le De.Ouf, s\u2019écria: \u2018Je m'en vais appeler la police, car ça prend une bande de voyous comme vous autres pour leailer ainsi ce pauvre prè- tre!\u201d de Montréal devraient être remises C\u2019est l\u2019opinion émise par M.le sénateur David, opinion qui semble partagée par la majorité de notre population.\u2014 I faut tout d\u2019abord gagner la victoire et nous aurons alors la joie de célébrer dignement ce glorieux anniversaire.L'autre jour, dans une causcrie donnée devant les membres de la Ligue du Progrès Civique, l\u2019hon.M.Athanase David n'a pas craint d'affirmer que l'on devrait remettre les fêtes du tricentenaire de Montréal à une date ultérieure étant donné l'état de guerre actuel et les obstacles de tous genres qui s'opposent à une telle célébration.Cette opinion de notre éminent concitoyen semble égu- lement partagée par la grande majorité de la population de la métropole qui réalise que les temps sont loin d\u2019être propices à des fêtes qui devraient revêtir tout l'éclat possible.\u201cUne célébration qui ne jetterait pas de lumière sur la ville n\u2019attirerait pas notre attention et n\u2018attirerait pas non plus les étrangers.tant des Etats-Unis que des autres provinces canau- diennes.\u201d Et I'hon.M.David d'ajouter que les représentants du pays d'origine de la grande majorité de la population de Montréal ne pourraient assister à ces fêtes.Comment espérer que les Français puissent se rendre nous visiter alors qu\u2019ils gémissent sous le joug allemand?Et la Grande-Breta- gne qui aimerait à se faire représenter dignement est aujour- d'hui dans l'impossibilité absolue de déléguer vers nous des envoyés dont tous les efforts et tous les instants sont actuellement mis au service de leur pays pour la défense commune.D'ailleurs.il semble bien décidé que les autorités en charge de cette célébration réalisent qu\u2019il est impossible de donner suite à l'exécution du programme dout les grandes lignes avaient été arrêtées et qu'il vaut mieux remettre à plus tard, lorgque la paix sera conclue.la célébration d\u2019une date aussi mémorable dans l'histoire de notre ville.On conçoit difficilement que notre population puisse se réjouir en ces jours de fête alors que des milliers de nos enfants sont actuellement sous les armes.exposés à répandre leur sang pour la défense de la patrie en danger.et que, en cette année 1942, il va falloir demander à la nation le plus grand effort possible, les sacrifices les plus lourds que nous n'avions encore consentis.Enfin, comme de telles fêtes demandent des sacrifices d'argent assez importants.serions-nous en mesure de les consentir alors que les besoins de la guerre capitalisent tontes nos ressources disponibles?Est-ce que les gouvernements comme le soulignait avec raison M.David, le fédéral, le provincial et le municipal, seront en mesure de répondre aux demandes d'argent que nécessiteront des célébrations grandioses?Evidemment non et s\u2019il nous est impossible de faire les choses rovalement.il vuut mieux suspendre et attendre la venue des jours meilleurs.C'est une excellente inspiration que l\u2019on a eue de vou- ligner.par des démonetrations religieuses.cette date du troisième centenaire.C'est encore au pied des autels, dans l'atmosphère calme et sereine de nos églises, que par nos prières nous implorerons Dieu pour la paix et pour que notre ville soit préservée des atrocités de In guerre.C'est en demandant que nos valeureux enfants échappent aux mille dangers qui les menacent que nous pourrons le mieux affirmer notre attachement et notre amour pour Montréal.Demain, lors que lout danger sera écarté de nos têtes.lorsque nous aurons abattu l\u2019hydre qui menace le monde et la civilisation.nous serons heureux et fiers de célébrer avec tout l'éclat possible cet anniversgive de la naissance de Ja métropole du Canada et de faire monter vers le Ciel nos chants de reconnaissance et de joie, Dici la.que tous nos efforts soient portés vers le triomphe final de nos armes afin que le monde civilisé puisse continuer dans la paix et la sécurité sa marche vers le progrès et la fraternité.L'enquête Gallup n'est qu'un camouflage pour faire avaler la conscription Comme quoi nos tories conscriptionnistes ont adopté cette méthode pour faire avaler leur couleuvre.\u2014 Deux journaux de chez nous se sont laissés prendre.\u2014 La mèche est maintenant éventée Les partisans de l'établissement de la conscription.au Canada, emploient tous les moyens à leur disposition pour atteindre leur but.La fameuse enquête Gallup dont certains journaux nous ont parlée avec les plus grands éloges en est une preuve évidente.C'est une entreprise américaine fort bien montée ct qui s'est affublée, pour les besoins de la cause, du titre pompeux de \u201cCanadian Institute of Public Opinion\u2019.Sous ce masque impénétrable.on pouvait se livrer à toutes les petites enquêtes sans trop attirer l'attention du grand public.Deux journaux cana- diens-français de chez nous se sont fait prendre dans les filets de cette organisation, mais.depuis trois semaines, ils ont fait silence sur les résultats des enquêtes poursuivics.C'est donc un semblant de scrutin que ces messieurs de l'institut Gallup entendaient poursuivre.à la suggestion des dirigeants tories.Et fort du résultat obtenu, on ne sait trop comment, messieurs les tenants du conscriptionnisme s'appuient sur cette parodie du scrutin démocratique pour réclamer le système d'enrôlement obligatoire pour le service outre-mer.Et ce sont eux.cependant.qui se sont scandalisés d'entendre M.King dire que la conscription ferait au besoin l'objet d'une consultation populaire.Mais, une fois de plus.les électeurs intelligent: du Domnion ne se laisseront pas prendre aux arguments fallacieux et aux tirades patriotiques des torics qui croient que le saiut de l\u2019Em- (Suite à la page 3) (Suite à la page 4) mers As cart es MO PAGE DEUX Histoire et légende On a déjà dit que si.un jour.par Impossible.paraissait une histoire du Canada telle qu\u2019elle fut, en la lisant.on ne s\u2019y reconnaîtrait pas du fout.Un écrivain tenta, en France, d'écrire une \u2018\u2019vraie histoire de France\u201d.On la lut avec un grand éclat de rire et l'auteur passa pour un lunatique.C'est qu'il est bien difficile de déméler.dans l'histoire d'un pays.l'histoire de la légende.D'ailleurs.y a-t-il une très grande ditfé- rence entre l'Histoire et la Légende?Camille Saint-Ssens, qui ne faisait pas seuleme- * de la musique, mais qui s'amusait parfois à batifoler dans l\u2019histoire.à nait cette définition: \u2018L'Histoire, c'est ce qui est probablement arrivé: la Légende.c'est ce qui n'est probablement pas arrive.\u201d H y a de l'histoire dans la légende et de la légende dans l\u2019histoire.S'il y a un peu de vrai dans cette définition.ou plutôt cette boulade, elle ne manque pas assurément de fantaisie.Mais il faut s'entendre sur le mot légende.Il ne s'agit pas toujours de ces contes et de ces récits fantastiques où entre beaucoup de merveilleux et où l'on parle surtout d'apparitions du diable sous différentes formes.de fantômes.de revenants, de loups-garous.de feux follets, de gnomes ct de farfadets, d'enchantement et de chasse-galerie.On doit aussi.et plus généralement, entendre par légende.en regard de l'histoire.ces faits soi-disant historiques qu'on a lancés, un jour.dans un livre ou dans un journal.et qui n'ont jamais été clairement prouvés, dont plusieurs ont cependant réussi à acquérir pour ainsi dire des droits de ci- foyenneté dans le domaine de la vraie histoire.Ce sont des erreurs, ou encore, des faussetés historiques, ou, si l'on veut.des légendes véritables où l'imagination, cette folle du logis.ayant eu son mot à dire.a mo- mentanement sasné la partie.On n\u2019en finirait pas de mentionner \u2014 seulement mentionner \u2014 ces erreurs el ces faussetés historiques dans notre histoire du Canada.A titre, disons.de curiosité.je veux en citer quelques-unes.Ainsi, la mort tragique de Richard Montgomery que, par une terrible tempête de \u201cnordet\u201d, on a fait tomber.avec son cheval, du Cap Diamant au bas duquel.le lendemain.c'est-à-dire le matin du jour de l'an 1776, on trouva son cadavre à demi enseveli sous la neige\u2026 La vérité.c'est que le général américain fut tué au cours d'une attaque qu\u2019il tentait à la tête de ses troupes contre Québoc, à Près-de-Ville \u2014 rue Champlain.Un coup de canon tiré par deux Canadiens.les capitaines Chabot et Picard.donna le coup de grâce à l'envahisseur du Congrès américain.L'endroit où est mort Montcalm est une question qui a été fort con- froversée et sur laquelle les historiens et les mémorialisies ne se sont pas encore tout à fait accordés.Les uns prétendent que le grand vaincu des Plaines d'Abraham expira au Château St-Louis et d'autres à l\u2018Hôpital General.Sans trancher trop arrogamment la question.on peut affirmer qu'aujourd'hui.après l'étude des plus sérieux mémoires du temps.que Montcalm rendit Je dernier soupir au Château St-Louis, ou il fut transporté après avoir reçu les premiers soins dans la maison du chirurgien Arnoux, tout près de là.C'est comme la fameuse maison de Montcalm à Québec, ou plutôt les \u201cMaisons de Montcalm\u201d, car, d'après les guides improvisés de la ville de Québec qui se basent sur des faussetés historiques, il y aurait pas moins de quatre maisons de Menicalm.à Québec, une entre autres qui est dans le voisinage du Château Frontenac et que l'on affirme la réelle.mais qui est fausse, comme les autres.À la vérité, il n'y a qu'une maison de Montcalm et elle est sise sur les Remparts.du côté nord du cap.face à l'estuaire de la rivière St-Charles.Montcalm a réellemen: habité cette maison.si l'on s'en rapporte aux plus sérieuses archives du temps.Parmi d'autres faussetés historiques, on continue de laisser croire encore que la première messe dite sur le sol canadien fut célébrée à l\u2018Ile-aux-Coudres.le 7 septembre 1535, lors du passage de Jacques Cartier à cet endroit.Or.le ll juin 1535, trois mois avaut l'arrivée du Découvreur à l'Île-aux-Coudres.on lit dans la relation que ce jour-là, 11 juin, jour de saint Barnabe.\u2018après ouir la messe, nous tirâmes outre\u2018, c'est-à- dire que les caravelles continuérent la montée du Saint-Laurent.Or, cet endroit ou.le 11 juin, fut \u2019ouie la messe\u201d était Brest, sur la côte nord du St-Laurent.aujourd'hui Vieux-Fort, situé à une trentaine de milles à l'est de Blanc-Sablon.Il y aurait eu, même, une autre messe avant celle de l'Ile-aux-Coudres et après celle de Brest, une autre messe dite sur la Côte Sud.en un endroit qui s'appelle aujourd'hui Port-Daniel.Et à propos de Jacques Cartier.que de faussetés au sujet de l'endroit et même du jour où il planta sa croix à Gaspé.Il est reconnu au- jourd\u2018hui qu'il est impossible que Cartier l'ait plantée ailleurs qu'à la pointe dite de Jacques Cartier et qu'on voudrait bien appeler Pointe O'Hara en l'honneur du premier député de Gaspé.O'Hara, le premier Loyaliste qui vint s'établir dans la Gaspésie.Et cette croix, elle fut plaistée le 24 juin, non pas le 13 de ce mois.comme on le veut en certains milieux, nous ne savons pourquoi.Il resterait encore à fixer definitivement l'endroit ou eut lieu le der- nier combat naval en eaux canadiennes en faveur des armes françaises.j Qui restera fameux.s'avance vers On est d'opinion en général que le héros de cette dernière bataille na.o.« Louis le sourire de la confiance vale fut Jean Vauquelain sur son immortelle \u201cAtalante\u201d le 16 mai 1760,|aux lèvres et le championnat poids Mais le 10 juillet de la même année, il y eut le combat du commandant lourd du monde dans la main gau- Darjac.sur son \u201cBienfaisant\u201d, dans la Baie des Chaleurs, contre une |che.Et on sait ce qui arriva.Une escadre anglaise commandée par le capitaine Byron.grand-père du fa-: fraction de seconde et la plus sen- meux poète Byron.Ce combat fut livré également dans les eaux cana- | sationnelle des victoires se change diennes et pour la cause française.deux mois après celui de Vauquelain.On parle souvent du Chateau Bigot situé pres de Quebec, dans la paroisse de Charlesbourg.Or, il est prouve maintenant que jamais ce manoir n'appartint à Bigot.qui ne l'aurait habité que quelques jours , le plus d grèce à la complaisance de son ami et garde-magasin Devienne.Le manoir fut construit par l'intendant Begon.De Begon a Bigot, dans la tradition orale.il n'y a qu'un pas.De là l'erreur ou la faussete\u2026 Il y a bien d'autres légendes dans notre histoire, bien d'autres points intéressants mais peu clairs que nos historiens se son: en vain évertués \u2019 à mettre au point.Le drapeau de l'amiral Phipps qui fut abaîtu d'un coup de canon tiré par d'Iberville.comment fut-il recueilli dans l'eau du fleuve où il était tombé?Est-ce à marée haute ou à marée basse?\u2026 Et cette histoire du coeur de Frontenac qui aurait été envoyé dans un coffret d'argent à sa femme.la \u201cDivine\u201d Anne de la Grange.en Franceet qu'elle aurait refusé de recevoir en disant qu'elle ne voulait pas d'un coeur mort qui ne lui aurait pas appartenu vivant.Fausseté absolue, invention de toute pièce, mais dont la légende persiste encore dans maints milieux.Et puisque j'en suis au comte de Frontenac.le portrait qu'on nous fait voir de lui ne le représente pas du fout puisqu'il est prouvé aujour- d'hui que c'est le portrait d'un théologien protestant suisse du nom de Jean-Henri Heidegger, mort en 1698, en la même année que Frontenac.De mème le portrait qu'on nous montre de Maisonneuve n'est aucunement celui du fondateur de Montreal, et d'autres encore.ce qui donnerait raison a l'abbée H.-R.Casgrain qui disait qu'il ne voyait rien d'authentique dans \u201cnos bonhommes historiques\u201d.M.Ernest Mayrand.qui fut un de nos plus consciencieux nistorio- graphes, pendant plusieurs années avait pris l'habitude de noter sur des bouts de papier tout ce qui l'intéressait sur l\u2019histoire du Canada.principalement les détails à vérifier.Vers 1878, il eut l'idée de classifier ses innombrables notes et il vit qu\u2019il avait là.comme il me le révélait L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 10 JANVIER 1942 Ty Nominations a la Chrysler Corporation La Chrysler Corporation of Canada Lid annonce des changements dans son administration.De gauche a droite: MM.C.W.Churchill.J Nde la compagnie, président du Co O.Mansfield et R.S.Bridge, qui doviennent respectivement président nseil d'administration et vice-président de la compagnie.Avant de devenir président du conseil d'administration M.Mansfield était président de la compagnie et M.Churchill avait été vice-président pendant huit ans.un jour.matière à sept ou huit volumes de ces notes à contrôler et a' Dans les tournois pour les cham- mettre au point.| pionnats amateurs des sections fémi- Du reste, au sujet des portraits de personnages historiques.\u2019le tra- nines et masculines, les favoris don- vail d'identification serait.paraît-il, très difficile.Saïl-on combien il nérent de piétres exhibitions, Bud existe de portraits différents de Christophe Colomb?Exactement vingt- Ward, malgré une assistance hos- sept.Et ceci me rappelle cette naïveté d'un \u201cguide historique\u201d qui montrant à des touristes, dans un musée, une collection de crânes de personnages célèbres indiquait du doig de Napoléon enfant et le crâne de tile, remporta le titre chez les hommes après que Dick Cnapman eut | ete retiré à la première ronde.Betty t deux crânes de Napoléon: le crâne | Jameson tomba elle aussi à la pre- Napoléon mort\u2026 :mière ronde du tournoi féminin et Betty Hicks Newell gagna la coupe.Bill Welch, un fabricant d'outils, Dr SAP.Les faits saillants de l'ann La guerre menace de jeter une umbre temporaire sur la scène sportive américaine, mais si la chose se produit, il n\u2019en restera pas moins que l'année qui s'achève a permis d'écrire les pages les plus excitantes dans l'histoire générale du sport aux Etats-Unis.Les victoires les plus imprévues, les défaites les plus renversantes, l'incroyable et le presqu'impossible, ont fourni aux rédacteurs sportifs de l\u2019Amérique du Nord assez de copie pour compenser tout ce que 1942 pourrait apporter de désappuin- sant.Prenons le cas de Billy Conn qui, à la douzième ronde d'un combat en mise hors de combat, subite, impitoyable.Le sport proprement dit a apporté e drames et de moments excitants.Mais il semble que c'est le baseball qui a inspiré les plus captivantes idées aux scénaristes et juurnalistes.On sait déja le cas des Dodgers de Brooklyn qui, après avoir énervé un continent, se sont vu enlever un championnat par un concours aussi comique que fatal de circonstances.La saison débutait à peine quand ies clubs St-Louis et Brooklyn commencèren* une lutte enle- vante pour les honneurs de la Ligue Nationale.Par dix fois, les Dodgers prirent la tête du circu:t et autant de fois les Cardinaux les rejoignirent Ce ne fut qu'en septembre que les gars de Brooklyn purent enfin prendre une marge qui leur donna le championnat de la ligue et le droit de prendre part aux séries mondiales.Mais la chance des Dodgers devait tomber quand ils apparurent devant les meneurs de la Ligue Américaine: les non moins fameux Yankees.s un déport - - de fais toujour une DOW!\" Plus de gens decouvrent chaque jour que Dow est lo plus déelicieuse des bieres | remporta le championnat des ter- | rains publics.Bobby Riggs sut retenir son championnat de tennis par une belle ex- | hibition de stratégie contre Frankie Kovacs, le comédien des courts.| Un pur sang du nom de Whirlaway a perdu deux de ses premières | courses comme trois ans puis se mit à devenir l'une des sensations du Tout de suite, les Yankees furent ; turf.favoris des connaisseurs de base- | Whirlaway a établi un nouveau ball.Mais, y avait-il quelque chose |record pour le Derby du Kentucky d'impossible pour un club inspiré de deux minutes et une seconde et comme était le Brouklyn à ce mo-{2-5 puis a gagné le Preakness par ment?Les Yankees prirent la pre-, cinq longueurs.mière partie.Les Dodgers, la deu-s Whirlaway remporta ensuite le xiéme.Les Yankees gagnérent la prix Belmont et est devenu par le troisième, 2-1.Les hommes de Léo i fait même le cinquième cheval à dé- Durocher s'amenèrent avec un sco-|crocher les trois grandes classiques ée sportive + pt ® re de 4-3 dans la quatrième joute.tirés et Tom Henrich était au bâô- ton.Deux strikes étaient déja enregistrées contre lui.Henrich essayu une troisième balle et la manqua.La série était égalisée deux parties à deux.\u2014 Mais, en fait, elle ne l'était pas.La balle courbe de Hugh Casey avait échappé au receveur des Dodgers, Mickey Owen (qui n'avait pas commis une erreur de la saison avant le 30 août\u2019: Henrich se trouva subitement sauf et quand toute la tragédie fut terminée, les Yankees avaient gagné 7-4.La cinquième et dernière joute ne fut que le dessert au grand banquet des Yankees.D'autres faits ! D'autres paragraphes etincelants furent écrits dans l'histoire sportive de 1941.Ted Williams, des Red Sox de Baston, fit quelque chose de remarquable en conservant une moyenne de .400 au bâton pour la saison.William fut de plus le héros de la joute annuelle des étoiles du baseball majeur en cognant un coup de circuit à la neuvième manche qui donna la victoire à la Ligue Américaine par un score de 7-5.Joe DiMaggio fut désigné comme le joueur le plus utile a son club dans la Ligue Américaine: Dolph Camilli, du Brooklyn, remporta le même honneur dans la Ligue Nationale.Pete Reiser, un jeune homme que Brooklyn avait acheté pour $100 se classa comme le meilleur frappeur de son circuit.Le vétéran des Cardinaux de St-Louis, Lon Warneke se vit créditer la seule partie sans coups sûrs de Ja saison et ce fut contre la formidable équipe de Cincinnati.Dans la bexe Le champion poids lourd, Joe Louis apporta personnellement des minutes excitantes dans le domaine du pugilat.Pour faire un peu plus d'argent, il accepta volontiers des combats contre les premiers \u201cbums\u201d qu'on lui présenta.Et le cinquième qui se présenta l'envoya sur le dos ronde.Quelques secondes de plus et le championnat changeait de mains, au profit du plus jeune des fréres Bear, Buddy.Joe Louis remonta pourtant sur le canvas et sut retenir son titre.Et ce ne fut que quelques semaines plus tard que la couronne de Louis chancela une fois de plus.Billy Conn, un jeune et courageux pugiliste de Pittsburg s'amena un soir dans l'arène et dit simplement à Joe Louis: \u2018Tu vas te faire servir une vraie bataille, ce soir, Joe!\u201d \u201cJe le sais\u201d répondit seulement le champion.A la douzième ronde, Louis semblait fini.Conn le poussait, le frappait et Louis ne semblait plus savoir quoi faire pour s\u2019en débarrasser.Conn avait à ce moment la bataille gagnée aux points, mais le sang irlandais qui bouillonne en lui n'allait pas lui permettre de gagner de la façon sage.A la treizième ronde, il s'amena au centre de l'arène pour finir Joe Louis de façon ssnsationnelle.Et, la minute suivante Conn était étendu au canvas, un sourire pâteux à la bouche et Joe Louis gardait son championnat Un direct à la mâchoire avait paralysé les espoirs du gars de Pittsburg.Trois mols plus tard, Louis se montrait de nouveau dans l'arène, au Polo Grounds, et cette fois contre Lou Nova.Nova fut la victime No 7.Les autres avaient été dans l'ordre Red Burman, Gus Dorazio, Abe Simon, Tony Musto, Buddy Bear et Conn.Golf et tennis Craig Wood fut probablement le héros du jeu de golf pendant l'année 1941.Vainqueur du tournoi professionnel d'Augusta, il était le choix des experts pour le championnat omnium.Wood se disloqua alors une vertêbre spéciale et tourna un total de 284 pour remporter un titre qu\u2019il avait toujours visé.Vic Ghezzi, de Deal, N.J., gagna le tournoi professionnel de golf du pays quand son adversaire, Byron Nelson, le favori, man un \u201cputt\u201d de deux pieds au 88ème trou.Vu.Deux Yankees avaient déjà été re- : en bas de l'arène dès la première, de l'année.Lu dernière sensation a été Alsab, un deux ans qui a fini dernier à sa première course puis qui gagna 15 des 22 courses auxquelles il prit part pour rapporter S110,600 à son propriétaire Albert Sabath, l'homme qui l'avait acheté il y a un an 1 Saratoga pour la somme de $700 Churchill au Canada L'année 1940 s\u2019est terminée, au Canada.par un événement de portée mondiale: la venue à Ottawa de M.Winston Churchill, premier ministre de Grande-Bretagne.Au cours de sa visite, l'éminent homme d'État a eu des entretiens avec nos ministres et avec nos chefs militaires, comme il en avait eu à Washington avec les autorités américaines; comme, aussi, M.Anthony Eden en eut avec Staline à Moscou, et le général Wavell avec Chang-Kai-Chek, a Chunking.Les pourparlers d'Ottawa faisaient donc partie d'un vaste plan destiné à coordonner les efforts des peuples libres opposés à l'Axe.Au cours du principal discours qu'il a prononcé, M.Churchill a tenu à dire gnelques mots en français, consacrant par là le caractère bilingue de notre pays.Voici le texte de ce qu'il a dit dans notre langue: \u201cEt partout dans la France occupée et non-occupée, car leur sort est égal, les honnêtes gens de ce grand peuple, la nation française, se redressent.L'espoir se rallume dans les coeurs d\u2019une race guerrière, même désarmée, berceau des libertés révolutionnaires, et terrible aux vainqueurs.Partout on voit le point du jour et la lumière grandit, rou- gedtre mais claire.\u201cNous ne perdons jamais confiance que lu France jouera le rôle des hommes libres et qu'elle reprendra, par des voies dures, sa place dans la grande compagnie des nations libératrices et victorieuses.\u201cIci, au Canada, où la langue française est honorée et parlée, nous nous tenons prêts et armés pour aider et saluer cette résurrection nationale\u201d.Ailleurs, dans son discours, M.Churchill a parlé des soldats canadiens: \u201cD'ici quelques mois, lorsque la saison favorable à l'invasion reviendra, il se peut que l'armée canadienne ait à livrer l'une des plus terribles batailles de l'histoire.Par ailleurs, sa présence fera peut-être hésiter l'ennemi à engager un tel combat sur le sol anglais.\u201cIl est fort probable, je crois, qu'avant la fin de la présente guerre, les soldats canadiens soient aux prises avec les Allemands\u201d.Au sujet de l'état d'esprit des populations qui sont encore libres, le premier ministre de Grande-Breta- gne fait l'observation suivante: \u201cPoint de place aujourd'hui pour le dilettante, le faible, l'embusqué ou le paresseux.Toutes les tâches sont nécessaires.Les ennemis que nous affrontons en ce moment, qui se sont unis et alliés contre nous, ont voulu la guerre totale.Faisons en sorte qu'ils soient servis à souhait.\u201d Cependant, M.Churchill a laissé poindre son optimisme, quant à l\u2019issue finale du conflit, ct il s'est déclaré convaincu que J'entrée en guerre des Etats-Unis était déjà un gage de victoire.Au cours de la conférence de presse qui eut lieu le lendemain (mercredi le 31 décembre), Monsieur Churchill a loué l'effort de guerre canadien, le qualifiant de \u201cmagnifique\u201d.Il a refusé de se prononcer au sujet de la conscription des Canadiens pour service outremer, ajoutant que \u2018\u2019cela est du ressort du Canada et non du mien.J'ai pour principe, dans des questions de ce genre, de me mêler de mes affaires et de laisser les Dominions décider par cux-mémes\u201d.Et M.Churchill a motivé sa non-intervention en expliquant que les Canadiens comprennent très bien qu\u2019ils sont eux-mêmes menacés et que leur effort de guerre, pour être efficace, doit être aussi grand «ue possible.Le premier minist :- de Grande- Bretagne a véritablen.ont électrise tous ceux qui l'ont approché.Et ce 27e ANNEE \u2014 Ne 19 sont des fotiles frénétiques qui l'ont npplaudi, Il sait paraître tour à tour imposant et gavroche, emporté et calme, judicieux dans le choix de ses expressions et insouciant jusqu'à s'en divertir lui-même, mais toujours maître de ses mots et de ses attitudes, jamais embarrassé par les questions parfois indiscrètes qui lui sont posées.On peut dire de Churchill qu'il fait paisiblement sensation.ett gl) mente 0000000000006 00000000000 e © : Billet du jeudi : Bitlet du jeudt e ° ® .a ® : Hortense Cartier : : 00000000 00000000 On annonce d'Angleterre, où la guerre l'avait conduite, le décès de Mlle Hortense Cartier, fille de sir Georges-Etienne Cartier, l'un des pères de la Confédération canadienne, et l'un des fils les plus éminents du Canada français.Mlle Cartrier s\u2019éteignit a Beaconsfield, dans le comté de Buckingham.Agée de 92 ans, elle vivait en Europe depuis lu mort de son père, en 1873; tantôt a Rome ou a Naples, en France surtout, dans la ville ensoleillée de Cannes.Le désastre de la France, en 1940, l'oblige à chercher refuge en Angleterre, qu'elle atteint à bord d'un charbonnier parti de Marseille.Comme son illustre père, Hortense Cartier nait à Saint-Antoine de Verchères, l'un des villages historiques de la vallée du Richelieu.Fils de marchand, admis au barreau dès 1835, Georges-Etienne Cartier épouse en 1846 Mlle Hortense Fabre, fille d'Edouard-Raymond Fabre, ancien maire de Montréal, et soeur de deux jeunes gens qui seront, l'un S.E.Mgr Edouard Fabre, premier archevêque de Montréal, l'autre l'hon.Hector Fabre, journaliste.homme politique, chef du Commissariat canadien à Paris.Du mariage de Cartier naissent deux filles: Hortense et Joséphine.Alors que la seconde meurt assez jeune, l'ainée comptera plus de 90 ans de vie.* * Ayant participé activement à la rebellion de 1837, Georges-Etienne Cartier ne débute dans la politique qu'à l'âge de 34 ans, en 1849.Il est alors député de Verchères à la Chambre d'Assemblée.Il brûle rapidement les étapes, devient ministre dès 1855, d'abord dans le cabinet McNab-Taché, puis dans les divers ministères qu\u2019il dirige avec Sir John Macdonald.À partir de 1864, il s'acharne à l'oeuvre de la Confédération des provinces canadiennes, qu'il voit se réaliser en 1367.À sa mort, le 21 mai 1873, il occupe le poste de ministre de la Milice, dans le dernier cabinet formé par McDonald et lui-même.Pendant une carrière brillante d'un quart de siècle, il n'oublie pas un instant qu'il est fils du Québec, ct que ses compatriotes canadiens-français comptent sur lui dans les hautes sphères de l'administration.De 1855 à 1872, son uctivité est presque incroyable.Aussi réussit-il, malgré les vicissitudes de la vie publique.à accomplir beaucoup.C\u2019est à lui que le Québec doit en grande partie le règlement de la tenure seigneuriale, la codification des lois françaises, la loi donnant l'existence civile aux paroisses érigées canoniquement, la réforme des lois sur l'enregistrement des hypothèques, le cadastre de la province.«+ ¥ Hortense Cartier était l'un des derniers témoins de cette époque mouvementée.À la mort de son père, elle a vingt-quatre ans.Depuis un an et plus, l\u2019homme d'Etat se sent miné par la maladie de rein, alors appelé mal de Bright, qui l'emportera.C\u2019est sur le conseil des médecins, à l'automne de 1872, qu'il décide de se rendre à Londres, pour y consulter les sommités médicales du temps.Mais le moral est bas chez lui, autant que le physique.Aux derniers jours d'une heureuse carrière, il a subi un humiliant échec.Aux élections fédérales d'août 1872, il est défait dans son comté de Montréal-Est, par Louis- Amable Jetté.S'il reste député et ministre.il le doit à S.E.Mgr Taché, évêque de Saint-Boniface, et au métis Louis Riel, celui-là même qui sera pendu à Regina, après l'insurrection du Nord-Ouest.Comme Riel est près d'être élu député de Provencher, Mgr Taché lui suggère de céder la place à Cartier, que je peuple élit par acclamation.A ce moment, Cartier a des doutes sur les sentiments de Macdonald, son allié de toujours, à qui il a tant donné.Il croit même discerner chez lui de l'animosité contre les Canadiens francais.C'est dans cet état d'esprit.très malade au surplus, qu'il s'embarque pour l\u2019Europe.Il n'en reviendra que couché dans son cercueil, sur un vaisseau de guerre de Sa Majesté.Hortense l'accompea- gne alors en Angleterre.Elle ne reviendra jamais au Canada, sinon pour de brefs séjours, notamment en 1919, lors de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de ee A4 QE AN, L'armée est en alerte constante à Hawai.Voici des artilleurs sur veillant les approches d'un point important.derrière leur pièce de 75 millimètres.Les Japonais ne trouveront pas facile d'aborder dans les îles.\u2014\u2014\u2014 Remaniements ministériels imminents a Ottawa dans le cabinet King * (Suite de la lère page) Mais ce ne seront pas les seuls changements apportés à la constitution du ministère, car il est question que certains ministres, deux ou trois au plus, abandonnent leurs fonctions sous peu, soit qu'ils soient nommés au Sénat ou juges, Si la Santé Nationale est attribuée au Québec, comme tout semble l'indiquer, il serait fort logique qu\u2019un médecin en devienne le titulaire.Les disciples d\u2019Esculape ne manquent ; .; ; .E pas dans la députation québecoise ou ailleurs et l\u2019expérience ËR a prouvé qu\u2019ils peuvent se transformer en habiles administrateurs, même si certaines gens ont tendance à leur reprocher de laisser les comptes de leurs clients en souffrance, à la grande joie de ces derniers, la plupart du temps.M.Cardin aura chose certaine le dernier mot à dire dans le choix du dit titulaire dont il fera la recomandation à son chef immédiat M.King.Il voudra assurément chercher ur homme jeune, énergique, dans la force de l\u2019âge et capable de donner Peffort voulu dans ces temps difficiles et surtout susceptible de devenir, plus tard, un chef de file dont nous arons grandement besoin.Les éléments ne manquent pas.Pas besoin de la loupe pour les trouver.Il s\u2019agit que de s'ouvrir les yeux.L'usage de la langue anglaise devenu indispensable dans notre pays \u2014\u2014e (Suite de la lère page) venablement le langage de son voisin et de s'exprimer avce facilité dans cette autre langue! Sous ce rapport.les Canadiens-fran- Sais ont fait leur part, malgré qu'ils aient encore beaucoup à faire.si bien que sur trois de nos compatriotes, un parle couramment l'anglais.Nos compatriotes anglo-saxons ont montré moins d'empressement à maitriser la langue seconde.La chose s'explique par le fait que notre langue est difficile.compliquée.semée d'em- büches pour celui qui ne l'a pas parlée dès sa plus tendre en- fance.De plus, nombre d'anglais ont montré une résolution tenace de ne pas apprendre la langue de la minorité.Constatons À cependant que beaucoup d'Anglo-Canadiens regrettent cette dé- \u20ac ficience et sont prêts à consentir des sacrifices pour y remédier.Chez nous, nous ne saurions trop conseiller à nos jeunes § gens d'apprendre l'anglais.Inutile de songer à occuper un rang supérieur dans l'échelle sociale, économique et politique si nous | ne parlons pas couramment et même avec une certaine perfection § la langue anglaise.Il faut se rendre à la vérité des faits: la haute Ë finance, chez nous.les grandes entreprises, l'industrie sont con- trolées par nos compatriotes canadiens-anglais et si nous voulons conquérir notre part légitime et la place que nous soubaitons ° occuper.il nous faut non seulement apporter la préparation technique nécessaire, mais encore et surtout parler la langue anglaise.la maîtriser avec la plus grande perfection possible.Depuis quelque temps, un mouvement fort accentué se développe dans ce sens, chez nous.La guerre actuelle nous fait tou- à cher du doigt la nécessité du bilinguisme.Nos jeunes soldats vont avoir l'occasion d'apprendre ou de perfectionner leur connaissance de l'anglais.Nous souhaitons sincèrement que d'ici quelques années.la jeunesse qui grandit.tout en gardant jalousement l'usage de sa langue maternelle, puisse avoir cet immense avantage de lutter avec succès sur le terrain de la vie économique en maniant avec facilité la langue de nos compatriotes anglais.et qui leur permettra de monter au premier rang.E.F.son père, à Montréal, et en 1927, à l\u2019occasion du soixantenaire de la Confédération.Elle meurt en Angleterre comme son père, à 68 ans de distance.Avec elle, c'est toute une époque qui s'éloigne davantage des contemporains.tées à la liste des produits qui ne peuvent être exportés que sous un permis délivré par le Bureau de: permis d'exportation, Ministère de l'industrie et du commerce, Ottawa.Cette mesure a pour but de conserver les approvisionnements pour les L'Ilettré.besoins du Canada.= \u2014\u2014# Depuis le 24 novembre 1841, les fourrures et les peaux ont été ajou- Avis de divorce LE SOURIRE .\u2026.\u2026.\u2026.ccosovensecaecsecsencoc00.Par Moyer Avis est par les présentes donne 4 que Kathleen Marguerite Winnall Barwick, de la cité de Montréal comté d'Hochelaga, province de Québec, épouse de Angus Cameron se d'adultère.\u201c Montréal, le 29 décembre 1841.Gordon M.WEBSTER.Procureur de la requérante.507 Place d'Armes, Montréal, P.Q.Avis de divorce AVIS est par les présentes donné que Frederick William Merchant, Québec, s'adressera au Parlemen du Canada, au cours de sa prochai ne session, pour obtenir un décre de divorce de son épouse, Maria Ca terina Parino, de la cité de Mont dultère et désertion.de décembre 1841.| Paul MASSE Procureur du Requérant, Qu'est-ce que le Potit Chaperon \u2018Rouge aural circonstance ?Tal dam woe tells, \u201c v 1.153 Ew¢zue Notre-Dame \u2014 Ch.
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