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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
vendredi 5 janvier 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1940-01-05, Collections de BAnQ.

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[" 7 \u2014-Gara qu\u2019il s\u2019en venait fei Æ s% 2% % \u2014 REDIGEE EN COLLABORATION 25e ANNEE \u2014 No 1349 BENNETT, \u2018À quoi rime cette croisade prêchée par wa commis- voyageur en impérialisme?\u2014 Pour un peu, notre \u201cArbi\u201d remplacerait le Pape dans l'octroi des indulgences.\u2014 Que fait-il des millions de Madame Eddy, puisqu'il ne les donne pas à l'Empire?\u2014 La rage de certains individus de ruiner le Canada semble de la folie et conduit ce pays tout droit à l'annexion aux Etats-Unis, ; (Dépêche spéciale a \u201cL\u2019Autorité\u201d) Ottawa, 5.\u2014 Notre presse impérialiste a tellement donné de l\u2019encensoir au travers du visage de M.Bennett, qu'elle semble lai avoir cassé le nez.Aussitôt de retour à Ottawa, chez son beau-frère, M.W.D.Herridge, chef de la Nouvelle Démocratie, M.Bennett après sa grande tournée qui finit à Montréal, jeudi dernier, annonça qu\u2019il retournait en Angleterre dare-dare.L'ancien chef conservateur, en revenant au pays, entendait-il assumer le rôle d\u2019un nouveau Pierre l\u2019Ermite?Ce n\u2019était plus une propagande qu\u2019il préchait, c'était une croisade.À l\u2019entendre, ce n\u2019était plus pour la liberté que les troupes anglo-françaises combattaiem au front, mais pour la chrétienté.Dans son préche mystique, il a même confondu PEmpire britannique avec le christianisme.S\u2019il faut en croire, ristianisme n\u2019existerait plus si l\u2019Empi o\u2019&ait constitué son boulevard depuis un nombre impressionnant d\u2019années, > M.Bennett voudrait-il nous ramener au temps d Croisades, tout simplement, ou encore vers 1570-71, \u2018lors que le Pape prêcha une grande levée de boucliers contre ! Turcs et combla d\u2019ind ceux qui y prenaient part?.Le tout se termina par bataille de Lépante, où la flotte turque fat annibilée.M.Bennett ne nous parla pas d\u2019indul- Er we ae Fa ourn aurait K à o qu ureux d\u2019en verser Sa foi profonde se doublait d\u2019un jingoïsme fort pratique.M.Bennet veut que nous schetidues le plus possible en Angleterre, et le moins possible aux Etats-Unis.En ce faisant, il assumait tout simplement le rôle d\u2019un commis-voya- il arriva au pays, par vole de New.York, il dé .ans les intérêts\u2018de la Croix Rouge.Hi na parlé nulle part de cette intéressante et sympathique institution.Hl rencontra bien à Toronto M.Sommerville, président de la Croix Rouge Canadienne, mais l\u2019entrevue est demeurée secrètes Peutdire alors M.Bennett confia-t-il à Mommerville se Croixdernière chemise oes Rouge comme de sa .ARBI NE SE RUINE GUERE A vouloir aller trop loin, notre Arhi a méme frisé le ridicule.Voici un monsieur qui demande gue le Canada fasse tuer son dernier homme et verse son dernier sou pour l\u2019Empire.Nous avons déjà voté une somme de 8100,000,000 pour \u2018équipement et l\u2019envoi de contingents en Europe.Nous serons appelés à voter plusieurs autres centaines de millions afin d\u2019augmenter notre corps expéditionnaire et de le maintenir.Nous voterons aussi une somme de $350,000,000 pour la création de notre aviation militaire, ceci en dehors de ce que pourront dépeneer au Canada l\u2019Angleterre et les autres inions.M.Bennett n\u2019eet pas content de cela.I trouve e M.King ne va pas assez vite et il a l\u2019air de dire: \u201cAh! si: j'étais là, moi, ça marcherait autrement!\u201d Pour un homme aussi désireux \u2018de ruiner les autres, M.BenneU ne semble guère anxieux de se ruiner lui-même.Sa fortune est pourtant de taille.11 a hérité dix millions de Madame Eddy, la veuve de notre roi des allumettes.Comment s\u2019y est-il pris pour cela?C\u2019est son secret.Néanmoins, il ne semble pas qu\u2019il faille être un homme génial afin d\u2019arriver à la fortune en de telles circonstances.Nous voyons en Angleterre des millionnaires comme lord Nuffield, le roi de l\u2019auto, jeter l\u2019argent par les fenêtres pour le plus grand bien de l\u2019Empire.M.Bennett n\u2019a encore rien fait de tel, à moins que l\u2019on ne considère comme oeuvre triotique la restauration du château par lui acquis dans le ussex.Aux élections du 28 juillet 1930, alors qu\u2019il décrocha le pouvoir par une imposante majorité, M.Bennett se vantait d\u2019avoir souscrit $600,000 de sa poche, assertion confirmée par plusieurs de ses plus chauds partisans, dont M.Turnbull, député de Régina.Le gain de la guerre actuelle devrait être pour le moins aussi important devant M.Bennett, que le gain d\u2019une campagne électorale.Comment se fait-il que lui, célibataire, n\u2019ayant aucune obligation spéciale, n°aît pas envoyé un chèque d\u2019un million au chancelier de l\u2019Echiquier?Ce serait incompréhensible, si nous ne connaissions la mesquinerie de M.Bennett, dès qu\u2019un versement ne peut rien lui rapporter.Des enthousiastes, au cours de sa tournée, ont proclamé qu\u2019il était le plus grand homme d\u2019Etat que nous possédions à l\u2019heure, actuelle.Un peu plu, ils l\u2019auraient hissé au.dessus de sir Wilfrid Laurier et de sir John MacDonald.Qu\u2019a fait M.Bennett pour mériter de pareils éloges?Arrivé au posvoirs avec une majorité constituée de 137 partisans, en 930, il fut renversé en 1935 et si bien renversé qu\u2019il ne lui resta même pas 40 fidèles.Humilié, dégoûté, il jugea bon de pari en Angleterre, \u201cgoing back home\u201d, ainsi qu\u2019a dit de ui M.Meighen.son ancien collégu \u2019 \u20ac et son ancien rival.Pai M.BENNETT ET SON TITRE DE LORD sque M.Bennett est \u201cchez lui\u201d en Anglitérre, parions °à la prochaine distribution de titres royaux, en juin à 1940, récoltera ce qu\u2019il a tant cherché, soit le titre de lord Hope- weH.Ne résidant plus au Canada, pays trop démocratique pour lui, M.Bennett peut donc aapirer -à cet honneur convoités ce serait la juste récompense de sa tournée au Canada et de son amour invétéré envers l\u2019Empire.Sans doute, qu\u2019à Pinstar de plusieurs autres lords, il serait obligé de \u2018casquer\u2019, mais dans ce cas, les beaux deniers de Madame Eddy ne tomberont pas dans la caisse de l\u2019Echiquier, mais dans la caisse électorale du parti unioniste de M.Chamberlain.A tant prêcher la ruine du Canada, M.Bennett songe-t- À qu\u2019il préconise le moyen le plus sûr de détacher notre pays de l\u2019Empire?Ceux qui reviennent des Etats-Unis sont unanimes à prédire que cette fois-ci les Américains ne se laisseront pas, pour aucune considération, entraîner dans le conflit.Ils en ont soupé des querelles de l\u2019Europe et n\u2019entendent pas aller rétablir la paix tous les vingt ans dans cette malheureuse partie du globe.De sorte que les Canadiens, une fois ruinés, se trouveront les voisine d\u2019un pays.2 enrichi par la guerre, en vertu du système \u201ccash and carry\u201d.| Ne serions-nous pas alors tentés d'inviter les Yankees à venir Nous prendre dans leurs bras, développer les ressources na- (Suite à ia page 3) \u2018 J.-A.Fortin, Dir.-Gérant._NOUVEAU PIERR \u2014\u2014 _- La jeunesse étudiante contre la conscription Nous saluons avec joie la belle initiative que prennent nos étudiants des universités canadiennes de fraterniser et d l'heure.I est intéressant de suivre l'évolution de notre jeunesse canadienne et de constater quel intérêt elle porte aux problèmes de l\u2019heure.Il cst surtout consolant de la voir s'attacher si amoureusement, si énergiquement au sol canadien, à la patrie canadienne dont elle désire le progrès, le développement et l'émancipation de plus en plus grande.Nous nous souvenons d'il y a trente-cing ans, à l\u2019Université, les étudiants d'alors \u2014 et nous en étions \u2014 se désintéressaient complètement des choses de la politique.Ils laissaient à leurs aînés le soin de conduire les affaires du pays.Sir Wilfrid Laurier était alors I'idole du ternps et jouissait de la confiance populaire.Il a fallu la guerre de 1914 et les conséquences qu'elle nous a apportées pour éveiller dans l\u2019âme de la jeunesse étudiante un courant de patriotisme éclairé et d\u2019attachement au sol canadien, comme unc poussée vers J\u2019étude approfondie des problèmes qui passionnent aujourd\u2019hui l'opinion publgiue.Après les congrès d'études du Bloc Universitaire québecois, voilà qu\u2019un congrès national des universitaires s\u2019est terminé, diman- the dernier, à Ste -Anne de Bellevue.Il réunissait plus de deux cents | étudiants, venus de toutes les parties du Dominion, au Collège Macdonald à Sainte-Anne-de-Bellevue.Ce Congrès, qu'on avait soigneu- |, sement préparé par des études appropriées, portait sur les trois | points suivants: 1\u2019unité nationale; 2\u2014le Canada et les affaires | extérieures; 3\u2014les moyens d\u2019améliorer l'éducation universitaire.On a formé un comité pour étudier chacune de ces questions et chaque comité a fait connaître le résultat de ses délibérations à la fin du Congrès.Ces conclusions sont particulièrement significati- \u2018étudier les grands problèmes de | ves, parce qu'elles sont le fruit de discussions libres et cordiales entre les étudiants des deux grands groupes ethniques de la nation ca-\"|- nadienne.était chargé d'étudier les problèmes sociaux ct économiques et le problème des races au Canada: 1\u2014On a réaffirmé le principe de l'égalité des deux races dominantes du Canada: la race canadicnne-française et la race cana- dienne-anglaise ; 2\u2014on a admis la dualité de culture conme une chose avantageuse qui doit être maintenue; 8\u2014l'anglais et le français ont éét reconnus comme étant et «e- vant rester les deux langues officielles du pays.On a même appliqué ce principe dans les délibérations des comités; (suite à la page 3) A BATONS ROMPUS anglaise et nos compatriotes en profitent pour festoyer joyeusement ct.se reposer, le lendemain.D'ailleurs, pour les employés dis grands magasins, pour tous ceux qui ont fiévreusement travaillé durant les derniers +, Voici donc les résolutions adoptées.par.le premier \u2018comité-qui-| Au lendemain de Ia Noël, à Montréal comme dans les autres villes de la province, c'était fête légale.Au point de vue social, Noël est une fête jours.de décembre, ce repos est largement mérité.Le Jour de l'An est la célèbre joyeusement la naissance de la nouvelle année, au sein de la famille et \u2014 c\u2019est une coutume qu nous n'approuvons guère \u2014 dans les grands hôtels et dans les clubs, Comment se fait-il qu\u2019à Montréal Ic lendemain du Jour de l\u2019An n'était pas fête légale, alors que dans les autres villes da Québec, on chômait, cu jour-là?Si c'était bon pour le lendemain de Noël, pourquoi pas le lendemain du Jour de I'An?On nous informe que messieurs les courtiers ont imposé leur volonté et qu'ils se sont opposés à cette mesure.Deygais quand ccs messieurs dirigent-ils nos pouvoirs publics et \u2018pourquoi cette injustice à l\u2019adresse des Canadiens-français ?Nous sommes très large d'idées, à l'\u201cAutorité\u201d, mais il ne faut pas abuser lorsqu'on nous pile trop fortement sur kis pieds nous entendons protester et avec vigueur.Nous estimons que le lendemain du Jour dc l\u2019An aurait dû être proclamé fête légale, d'autant plus que dans les autres ville un peu importantes de la province, on chômait, ce jour-là et que les petit:s et les moyennes gens, chez les Canadiens-français, pouvaient se réjouir en famille et se reposer des fatigues de la veille.Nous serions anxieux de ricevoir des explications à ce sujet afin de savoir qui est réellement responsable de cette injustice.x x x L'honorable M.Esioff Patenaude vient de quitter Spencer où fl a occupé avec honneur et avantage le poste éminent de lieutenant-gouver- neur de la province depuis au-delà dci cing ans.11 est remplacé par Sir Eugène Fiset, militaire de carrière et politicien distingué.Au nouveau Heutenant-gouverncur, nous sommes heureux d'offrir nos meillcurs voeux de succès et d'un règne sans nuage.A celui qui s'en va, nous tenons à rendre hommage, car l\u2019honorable M.Patenaude a rempli ses délicates fonctions avec un tact, une distinction et une affabilité qui lui avaient attiré tous les coeurs.T1 était admirablement secondé dans l\u2019accomplissement de sa tâche par une femme dont on se plaisait à reconnaître tout le charme, la délicatesse et In bonté.Les deux chatelains de cette historique maison apportent, dans leur retraite, l\u2019estime, l'affection et l\u2019admiration de tous ceux qui les ont connus et approchés.L\u2019honorable M.Patenaude était un grand ami des journalistes à qui 11 portait une amitié toute particulière.Je me souviens d'un garden-party qu'il avait donné à Spencer-Wood aux membres dc I'Association de Ia presse hebdomadaire canadienne-française lors d'un congrès tenu à Québec et auquel J'avais été activement mélé.L'honorable M.Patenaude nous avait recus d'une façon tout-à-fait royale «t il ne cessait de répéter combien 1} lui faisait plaisir d'accueillir sous son toit les journalistes hebdomadaires du Québec.11 nous avait gardés longtemps, pirenant plaisir à causer avec chacun de nous et avait exigé qu\u2019une photographie soit prise de scs invités dans le grand salon de réception.Plus tard, j'avais l\u2019occasion de rencontrer M.Patenaude qui me disait combien il avait aimé cette réception et Que si jamais semblable occasion se présentait de nouveau, qu\u2019il serait heureux d'accueillir ses amis ks journalistes.Inutile d\u2019ajouter que, tous, nous avions laissé -Wood sous le charme de cette généreuse et cordiale réception.| L'honorable M.Patenaude entre dans la vie privée avec Ia conscience d'avoir rempli son rôle avec une grande dignité et un esprit d'indépendance remarquable.II à continué dign:iment la belle lignée des lieutenants-gouverneurs qui ont yyassé sous le toit de Spencer- Wood.Nous lui souhaitons de continuer à bien servir sa province et son pays et nous l'assurons du bon souvenir que nous gardons de lui et de sa distinguée compagne.x x x Le suicide du capitaine Langedorff a semblé, dans Ia presse jaune des pays, rencontrer l'assentiment des journalistes qui ont rendu hommage à cc qu\u2019ils ont appelé \u201cson courage et son patriotisme\u201d.C'est fausser f'opinion publique (t précher une morale anti-chrétienne et anti-naturelle.Le suicide, comme le divorce, est tellement contre les droits de Dieu, contre le bon sens de la raison, contre tout: loi divine et humaine, qu\u2019il ne faut pas en parler ni le considérer comme on ferait du coulage d'un bateau ou d\u2019un accident d'automobile.Pour se suicider, comme pour divore:t, hors les cas de maladie mentale, il faut être très faible, très lâche, et très matérialiste.Les vrais forts, qui n'ont pas peur des hommes, ne se suicident pas.-Dans un message transmis à la presse de notre province, Son Emi- nence k cardinal Villeneuve, qui ne manque jamais l'occasion de mettre les cheses au point lorsque le besoin s\u2019en fait sentir, a fait une déclaration principes qu'il fait ben d'entendre et à laquelle il faut denner touts in publicité possible.Son Eminence a déciaré ce qui suit: \u201cLa guerre risque de faire perdre les notions fondamentales clies-mémes de dreit naturel, en tous cas, de Ila morale chrétiennt.Aussi, tout en faisant (Suite à Ia page 4) fête des Canadiens-français, c'est le jour où, suivant la vidille coutume, on 4 ii T Lem + L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 5 JANVIER 1940 > Yo \\ ° ) E , » | = > 0%, .4 se , sp Le plus ancien hebdomadaire francais de Montréal.Gilbert La Rue, Rédacteur en chef.pompe CENTS Administration: Suite 415-416, Edifice Canada Cement, Tél.: Lan.9841 Abonnement: $2.50 par année \u2014 E L'ERMITE fs Les avatars de ce pauvre \u201cArb M'impérialisant R:-B; Bennett.\u2014 \u201cJé\u2018suis'Venh au Canada Hl Il > pouk chasser du gouvernement tont -ce-qui;n'cetimen:impérialiste cent pour cent, ct voilà que c\u2019est celle sale hête libérale qui me chasse moi-même!\u201d Comment se fait-il que les banques aient f«rmé leurs portes le mardi qui suivit le jour de Noël et les.aient ouvertes le mardi après le Jour de FAn?D'autant plus que dans toute la province la chosc ne s'est produite qu'à Montréal, où les deux-tiers de la pppulation sont bien plus intéressés à la célébration du Jour de l'An qu\u2019à celle de Noël.Informations prises, on nous a ré- pendu quu les maisons de courtage étaient responsables de cctte ano- malic un jour de fête civique.Depuis quand les courtiers sont-ils les maîtres d« la finance?Depuis quand les banques sont-elles leurs humbles servantes ?Est-ce que les Canadiens-franqnis won) pas les mêmes droits à uno vacance que leurs concitoyens de langue anglaise?Beaucoup ont été obligés d\u2019é- courier leurs vacances par suite de cette inégalité de traitement.Beaucoup d'autres, sous l'impression que le 2 janvier était jour de repos bancaire, en ont essuyé des ennuis con- sidérabl's, Espérons que des protestations se feront entendre un peu partout, en plus de la nôtre.+ Flusieurs membres du défunt cabinet Duplessis arboraicnt des prénoms plutôt hétéroclites.M.Auger se prénomnrait Henry, M.Tremblay, William, M.Bourque, Johnny, M.Faquette, Albini, M.Dussault, Bonaoù leurs parents ont-ils déniché ces noms de baptêmes, pour ne pas dire ces baptêmes de noms ?Albini est le pluriel d\u2019Albinus, qui signifie blanc, Y a-t-li plusieurs personnes cn M.Paquette ?Bona est le féminin de bonus, qui veut dire bon, Faut-il croire que M Dussault est une femme?Bref, on comprend de micux en mieux que le cabinet \u201cduplessiste\u201d n'ait pas vécu vieux avec une formation aussi composite et surtout fantaisiste.* .Parmi ceux et celles qui donné- rent des inurviews à l'aurore de la nouvelle année figure Mille Idola Saint-Jean, féministe trés en relief, présidente de l'Alliance Canadienne pour le vote des Femmes : \u201cJ'ai résolu de continuer\u201d, déclarait-elle, \u201cà travailler jusqu'à l'obtention du but que nous poursuivons.Avec le nouveau gouvernement, nous espérons voir la réalisation des promesses qui nous ont été faites.Quant à mes résolutions plus personnelles, Je puis vous assur:r aou'elles ne comportent pas de desseins matrimoniaux, malgré que nous entrions dans une année bissextile.| D'ailleurs, les célibataires pourraient me répondre qu\u2019ils ont, do leur côté, pris la résolution de ne pas se marier.\u201d Mlle Saint-Jean ne semble pas s\u2019en faire de cettte attitude des abstentionnistes.Elle a à connaître les hommes à force de les combattre\u2026.Un alambic gigantesque, d'une capacité de 250 gallons par jour, vient d'être saisi près de Terrebonne.On Commission des Liqueurs, à l'inati- sation du \u201cprohibitionniste\u201d M.Duplessis, les consommateurs aient jugé bon de s'approvisiomer ailleurs.L'ère des \u201cmoonshiners\u201d et des \u201chootlcggers\u201d = allait riflcurir sans l'intervention de In nouvelle régie, d'où la saisie de Terrcbonne.M.Godbout n'entend pas faire de politique \u201cà base\u201d de religion, mais comme il ect plus sincère, en somme, que le Tartuffe de la Mauricie ! + IBlen que nos moeurs etectorales aient subi une notable amélioration, les \u201corganisateurs\u201d électoraux «en prennent encore plus que la largeur de leur langue.Le peuple, en vérité, est capable de se rendre aux urnes sans leur intervention.Si nous remontons au \u201cbon vieux tempe\u201d, nous constatons qu\u2019en n\u2019entendait pas badinage, alors, le \u201cjour du vote\u201d.Ainsi, à Sorel, en 1634, il y eut mort d'homme, Un \u201corgani- sat ur\u201d du nom de Louis Marcoux fut la victime expiatoire.Un groupe dont ce Marcoux faisait partie et aul favorisait le candidat John Pickel, rencontra un autre groupe sympathique \u2014 oh! combien! \u2014 au candidat adversaire, John Jones, Marcoux se servait généreusement d'un énorme gourdin quand il fut attcint d\u2019une balle de revolver.Il mourut trois jours après, malgré les suins attentifs du Dr Woiford Nel- \u201con, l'un des héros, un peu plus tard, de la rébellion 1837-1838.En des jours moins anciens, la dernière victime, en date, d\u2019une mélée électora- Ic fut ce malheureux Gagalas, assassiné pendant la campagne d'Adhé- mar-Deux Raynault à la mairie, en 1936.La mort de Gagalas, tout comme celle de Rlanche Garneau, si commentée par des pamphlétai- rs politiques, est restée \u201cnon ven- E 9\u201d VULCAIN.Un nouvel emprunt des SS de la Providence Afin de défrayer en partie le coût \u2018de construction du nouvo! hôpital Saint-Joseph de Lachine, la Communauté des Soeurs de la Charité \u2018de la Providence de Montréal a |vendu à la maison L-G.Beaublen &rCie, Limitée, une émission d'obligations de $350,000 échéant en série du ler févreir 1941 à 1950.Les titres qui échoient de 1941 à 1952 portent intérét au taux de 4% et ceux de 1953 à 1960 au taux de 4% %, ct sont présentement offerts à 100.Ce nouvel établissement logera 125 lits et remplacera l\u2019ancien hôpital qui ne suffisait plus aux besoins de la région.L'emprunt engage le crédit de la Corporation des Soeurs de Charité de la Providence et est garanti par une première hypothèque sur le nouvel hôpital dont le coût d»passera deux fois le montant de la conçoit qu'à In suite de In formida- :présemte émission.Ii est bon de no- bie hausse Ges alcocis édictée par Initer que les religieuses _ reçoivent l\u2019homme n\u2019est qu\u2019un vil bétail pour Hitler Comment les \u201cpurs Aryens\u201d ramenés de force des Etats baltes sont maltraités et exploités par les nazis.\u2014 Espionnage et delation.\u2014 Ce qui attend les \u201cétrangers\u201d Ceux qui auraient pu croire que c\u2019est par amour que Hider récupéra de gré les citoyens d\u2019origine alle mande établis (Ja plupart depuis près de 700 ans) dans les Etats balles connaissaient bien peu la mentalité du Fuhrer, pour qui les populations ne sont que de vulgaire bétail.Vovons un peu sa façon d\u2019agir, en vertu du principe que c\u2019est à Pocuvre que Pon juge Partisan: C\u2019est en Esthonie que les Allemands ont agi avec le plus de brutalité pour ramener au bercail ce qu\u2019ils appellent leurs ; minorités.On supposait à l\u2019étranger que ces Baltes avaient l\u2019eption de rester chez cux ou de wexiler.De Berlin les délé- le surprise et ne pus laisser aux familles le temps de se concerter.Elles étaient chargées de dossiers, de registres, de listes.Tout cela préparé depuis longtemps.Ce qui démontre que l\u2019espionnage, lu délation, la surveillance exercée par l\u2019Allemagne sévissaient de longue date dans ces pays, comme ailleurs du reste, même au Canada et surtout dans la province de Québec.- Une commission allemande réclama aussitôt 6,500 personnes à Tallinn, la capitale, et 2,700 à Tartu.L\u2019embanque- ment ne pouvant s\u2019opérer immédiatement, elle les parqua dans des camps de concentration, sans précaution ni ménagement.Leur transport se fit ensuite par cargos, les émigrés entassés sur le pont.recherchées duns les campagnes et acheminées dans les ports dans les mêmes conditions.La panique qui en résulta permet wapprecier la valeur des sentiments qui unissent ces malheureux à la \u201cpatrie allemande\u201d.Pour ceux qui s\u2019étonneraient de la brutalité de cette récuperation, la verité est que l\u2019Allomagne, pour remplir ses cusses, s\u2019est résolue à une opération de spoliation.En effet, 1a sonnine que chacun avait le droit d\u2019emporter avait été fixée a cnquanse couronnes, une misère.Le reste \u2014 avoirs liquides et comptes en banque \u2014 \u20ac saisi par la \u201cmére-patrie\u201d ques be suscrve lu tucuire de le rembourser sous Lette forme qu\u2019ehe jagera uule, C'est-à-dire qu\u2019elie paiera en bons.La plupart des récupérés sont riches.Négociants, banquiers, armuaieurs, leur forcune est en immeubles, en stocks me marchandises.Ces biens sont convertis en monnaie de singe par la Treubandels Gesselchaft, à laquelle ils de; vroni faire une déciaration sous la foi du serment, et qui se cnarge ve ia hquidanon.La tortune des Allemands des pa buites represeme trois miinarus.Un joli denier, quoi! Lorsqu\u2019un pays trane de pareille façon les \u201cfils\u201d qu\u2019il\" fail nune de presser sur son coeur, on se come miens à «ranera 168 \u201cNON purs aryens\u201d.4 ® Jlporiantes subventions ou gou- que toutes les provinces du Cinads vernument provincial pour ia psu- part QE Lule LidibLns, _ Féndée ea luis, & Monucai, ou ivouve 54 MaLon-mer, ia GO son eniendne, eue.Compre.: aujour=: chui Lit «uolissements et pius \u20ac oe 3,400 membres.Mud 5180 fepanaue Gals press, Wat , : - zations arrivèrent soudain en avion, pour produire un effet Une dizaine de milliers de personnes furent également \u2026 DORSAY.£5 me Mie QUE GAAS-UN grand nome wre ae aiocuses aes Eiats-Unis.Dans, Ha Cale med Phen oy ~ rte\u201d - de l'espionnage nazi, Dr _Ignatz \u201c- allons du pays laurentien, = sable que jamais dans les Page 2 QUAND HITLER FAISAIT ESPIONNER LA FRANCE Il employait de belles espionnes, charmeuses d\u2019officiers.\u2014 Le redoutable espionnage Allemand en 1914, \u2014 Les rendez-vous en avions.\u2014 Les postes émetteurs secrets de trucs de l\u2019espionnage.radio.\u2014 Les mille et un Le contre-cspionnage français a la preuve que, contrairement aux déclarations du général Nicolaï, grand chef de l\u2019espionnage allemand pendant la guerre de 1914 et que Hitler a remis à la tête des services secrets allemands, ceux-ci continuent à eur- ployer des espionnes, On avait dit que l'ère des Ma- ta-Hari, des Mlle Doktor était révolue! C'est faux! ; C'est l'Allemagne qui « répau- du ce bruit, pour nous tromper.| Dans toutes les affaires récen-! tes d'espionnage, il y a une femme.Serait-ce_ donc parce qu'il ne peut pas y avoir d'espionnage ! sans femmes?Awmour?.Cupiéité?.Besoin de luxe?.Goût de l'aventure \u20ac tdu risque?.Eternels ressorts de l'espionnage féminin! Dans la même âme, souvent, ils se mêlent au point qu\u2019elles ne savent plus très bien, elles-mèmes, les belles espionnes, si c'est par un noble dévouement à celui qu\u2019elles aiment, ou, tout simplement, pour « gagner des sous » qu'elles espionnent et qu'elles trahissent.De l'année qui vient de s\u2019é- csuler; on a dit, très justement, que c'était l\u2019année des belles espionnes.Depuis Johanna Hofmann, la coiffeus erousse de l\u2019Europa, arrêtée au début de l'année, aux Etats-Unis, où elle était le centre de la plus formidable bande d\u2019espions qu'ait jamais connue l\u2019Amérique, jusqu'à la danseuse Ida Capt \u2014 née Rata, \u2014 l'énigmatique danseuse italienne, arrêtée malgré ses hautes relations parce qu'elle dirigeait, à Genève (Ge- | nève, capitale de la paix!), une ; trés vaste organisation de guerre secréte, elles mirent, toutes, leur sez-Gppeal au service de leur patrie.et de leurs intérêts.Arrêtée alors qu'elle fuvait l'Amérique pour rejoindre son mari en Allemagne, le mystérieux chef ! Griebel, Maria Griebel peut figurer, elle aussi, dans la galerie des espionnes historiques, à côté de son \u2018amie, l'étrange nurse Mrs] Busch.N'ont-clles pas, avec leurs \u2018Gomplices, ravi et livré les plans d\u2019un nouveau croiseur?d\u2019un nouveau destroyer?le code secret\u2014 militaire, naval et aérien \u2014 des Etats-Unis?le plan des fortifications du canal de Panama et des côtes américaines?provoquant, dans tous les Etats-Unis, un mouvement général de stupeur, d'indignation et, aussi, de curiosité ormanesque ?Et l'Angleterre n'at-elle pas arrêté, en mars dernier, Marga Wobrock cette jeune Allemande qui s'intéressait de trop près aux nouvelles constructions navales britanniques ?Charmeuses d'officiers Mais c'est la France qui est, semble-t-il, la terre d'élection des be:les espionnes de M.Hitler.En peu de temps, le contre-es- piinnage français a arrêté et fait condamner Greta Oswald, « l\u2019espionne aux grands pieds », qui, dans nos ports de guerre, faisait le vamp auprès de nos trop can- \u201cime Burg, elle ¢ s\u2019occupait » {nos camps d'aviation, A Istres, \u2018es officiers ot les pilotes se retournaient.avec admiration, au pnosuge de vette jeuue et jolie femme qui fréquentait les cafés + {es Lass de voisinage.Arrêtée vour avoir tenté d'obtenir des ren- \u201c'gnements sur l'organisation de l'Ecole d'aviation maritime, elle a tout avoué, mais elle prétendit qu'elle agisasit sous la menace de som mari, employé au consulat allemand de Marseille, Quant à Mlle Irène de Versi (son vrai nom cst von Sievers), cette belle « danseuse serpentt- ne » connut au Maroc d\u2019éclatants succès en charmant les serpents et en posant pour la « Malta- Hari 1939 >.Mais elle eut le tort \u2014 comme son illustre devancière \u2014 de vouloir charmer aussi les officiers et les soldats de la Légian étrangère, et de les inciter à déserter et à trahir.Mme Z.travaillsit sur un plan et dans un milieu tout différents: elle s'introduisait dans les milieux féministes français à tendances pucifistes où elle prè- cha \u2014 avec beaucoup de lyrisme \u2014 la réconciliation franco- allemande par les mères de France et d'Allemagne auxquelles elle lança un « appel > pathétique.en faveur de la paix.Quelle Française aurait résisté à uné aussi généreuse exhortation?Mme Z.se fit, bientôt, les plus intimes relations dans les plus hautes sphères mondaines et politiques.Hélas \u2018Ce n\u2019était qu'un camuou- flage sentimental! D'accord avec l'éditeur Batschart, fondater:, à Paris, d'un prix littéraire pour ie rappreohement franco-allemand, Mac Z.n\u2019était qu'une espionne aux ordres de l'ex-officier autrichien Bernhuber, arrêté et condamné pour espionnage au profit de l'Allemagne.Et cette cynique exploiteuse des plus nobles sentiments français a rejoint, dans une prison de France.la danseuse serpentine.L'agent spécial \u2018.Si le contre-espionnage français n'avait pas mis fin aux exploits de cette dame, peut-être aurait-elle atteint la gloire du fameux « agent spécial 17 «.Nous possédons, depuis peu, les rapports scerets qu'elle adres- suit, dans les derniers jours de juillet 1914, jour par pour, heure par heure, directement, sans passer par aucun bureau de renseignements, à son chef suprême, le colonel Nicolai, Or, si nous comparons ces renseignements avec ce que nous savons, aujourd'hui, d\u2019une manière irréfutablement historique, nous nous apercevons, avee stupeur, avec effroi, que l'agent spécial 17 connuissait, de la manière la plus complète et la plus précise, les délibérations et les décisions les plus secrètes du Conseil des ministres ! Et il nous apparaît très nettement que ce sont les renseignements de l'agent 17 qui ont pesé, le plus fortement, sur l'esprit du généralissime de Moltke et du chancelier Bethmann - Halweg pour le déclenchement de la guerre.d'des officiers de marine.LES TRAINS DE NÉIGE\u2014Iis sant de Dos sports d'hiver.que tous coux organisés Par exemple, dès le 27 juillet Ay (1013 d'agent spécial 1 signale, | dant son rapport No 5116 « Au Conseil des ministres :an- çais, tenu hier, en l'absence du président du Conseil Viviani, alors en Russie avec le président de la | République, il a été lecture d'un télégramme chiffré de Viviani, jinterdisant de prenère \u2014 avant \u2018son retour \u2014 toute mesure militaire pouvant provoquer l\u2019inquiétude, et ordonnant d\u2019envoyer des instructions dans ce sens aux re- périeurs et des présentants de la France à l\u2019étranger.» Et c'était vrai! Et agent 17 ne pouvait le savoir que de source directe et secrète.« En outre \u2014 précise l'agent spécial 17 \u2014 les ministres ont décidé d'arrêter provisioirement les congés des fonctionnaires su- officiers supérieurs, d'uviser les préfets dépar- tementaur de ne pas quitter leur poste, de rappeler d'urgence les absents, et de prendre des mesures pour le rappel immédiat des personnalités en congé, » Ët v'était vrai! Le lendemain, l'agent spécial 17 envoie ce nouveau rapport: « Le ministère des Affaires étrangères de France possède depuis le 26 juillet des renseignements d'où il résulte que l'Autriche a décidé fermement la liquidation du conflit par les armes, depuis trois semaines déjà, en plein accord avec l'Allemagne; sinon, la réponse conciliante de la Serbie aurait dù apporter une base à des négociations.Cette fa- gon de voir vient de Pétesbourg.L'action de la \u2018Triplice est considérée comme extrémement déci- déc et habile.Occasion ct moment ne pourraient être mieux choisis.» Lu fille du Lido \u2014H y a longtemps que travailiez chez Hotehkiss?vous de- rue de la Bûcherie, au quartier Latin, à un brave ouvrier, un de ses Voisins de table.Et le brave ouvrier engage la conversation qui.peu à peu, dérive: \u2014 Quelles munitions y fabrique- t-on?Pour quels pays?Cette conversation?Ce n'est pas une invention de journaliste: je la relève dans un rapport du commissaire Oswald, un « as » du contre-espionnage français.Et c'est le début de l'affaire Kraussqui a défravé la chronique.Or, derrière Krauss.traitre et espion, qu'y a-t-il?Une femme Une tendre jeune tille si douce, si réveuse, si innocente, si Gemutlich! m'a affirmé un de ses amis.Et dont le sex-appeal irradiait le Lido des Champs-Elysées: Mlle Grtrud R., danseuse ct tespionnt allemande, née a Dusseldorf.C'est elle\u2019 qui incita son amant, le major Krauss, à dilapider les fonds du régiment et à livrer à l'Allemagne les documents de mobili- sution dont il avait la garde comme chef de bureau des opérations de l'armée polonaise.« Cas clussique \u2014 cerit le com- mnissaire spécial Oswald \u2014 de l'officier « découvert par une espionne ».Et c'est Gertrud R.qui, à Paris, installée à la caisse du restaurant de la rue de la Bâcherie, aidait son amant et son complice à faire bavarder les braves ouvriers français travaillant chez Renault et chez Hotehkiss.Ce qui peut surprendre, c'est la facilité avec laquelle ces belles espionnes arrivent À obtenir, par le seul charme de leur sourire, les renseignements les plus confidentiels.« Oui, cette usine française fabrique des gaz de combat », répond un passant à ure charmante jeune fille qui lie conversation avec lui.C était l'espionne Marthe Moreuil; elle s\u2019intéressait vivement à l'usine Kuhlmann.sR les autorités du Pacifique Jusqu\u2019ick pans 15 PAE He rs op PURINES A Midas re re se succèdent à chaque fin de semaine à travers le dédale des collines et des emportant vers les pistes de ski des milliers d'enthousiastes du plus sédul- Cette année, comme l'affluence des skieurs Laurentides, semble devoir être plus considé- in annoncent un service plus wande, dans un restaurant de la | L\u2019AUTORITE, MONTREAL, S JANVIER 1940 Prtit détail?Oui, mais qui, \u2018ajouté à un autre, à cent autres, confirmé, recoupé, centralisé, arrive à former un ensemble re- Joutable!.Sur ce terrain, la France est\u2014 1 faut bien l'avouer \u2014 lourdement handicapée.La « légèreté française » suffit à expliquer bien des choses ! Les Frangais ne sont pas méfiants !lls ne veulent pas croire aux espions! Et ils sont bavard: ! Ils aiment à parler de leur métier, de leurs préoccupations.Rendez-vous sur Pair LLLÎdes rendez-vous sur lair.Entre initiés, On sait ce que si- quifie cette formule imagée et très 1939! Au siècle de l'avion et de ia radio, l'espion vraiment à la page n\u2019opère plus seulement sur la terre ferme: l\u2019espace lui est ouvert.Fini, le temps des encres sympathiques à l'aspirine.au lait, au jus de citron, à la salivre, à l\u2019urine !Closc, l'ère des cachettes enfantines et romantiques: le denticr, l'ocil de verre, les talons creux, le cuir chevelu et, même, le seavités naturelles, pour dissimuler les messages secrets ! Pour communiquer \u2014 instantanément et bilatéralement \u2014 avec des employeurs de Berlin, de Hambourg ou de Stuttgart, l\u2019agent scaret utilise la voie des ondes.Dans les écoles où les espions de M.Hitler apprennent leur métier, il y a une « section savante » ou les agents secrets du Reich s'initient à la technique ul- tra-moderne de l'espionnage: l'espionnage par radio, Ces écoles sont munies de postes émetteurs clandestins dotés des \u2018derniers perfectionnements et d'une très importante section du chiffre.À la séance du Sénat du 25 mai dernier, M.Babaud-lacroze a law- cé ve 8.0.8.C \u2014On estime.a déclaré l'huno- rable sénateur, qu'à l'heure où je vous parle il y a, sur l'étendue de nutre territoire.1,200 postes é- mctteurs privés ou clandestins.la commission sénatoriale des Finances demande que le ministère des P'E.T.s'entende avec les services de la défense du territoire de la Sûreté nationale en vue de l'acquisition rapide des voitures spéciales \u2014 émettrices et réceptrices \u2014 qui permettraient de repérer et de déceler {ces postes clandestins.» Car, en cas de conflit.! ils i constituent un véritable danger.d'organiser ve service de sécurité nationale! » + Mille deux cents postes émetteurs clandestins!.Que de rendez-vous sur l'air peuvent sc donner les espions par radio! Je ne sais pas s\u2019il faut attribuer cette impressionnante statistique une valeur rigoureuse.Mais je sais que l'émission clandestine consti- tuc un véritable danger national: Voici ce que déclare un rapport officiel: « Bien avant que les policiers soient dotés d'autos, les criminels ont fait usage de l'auto; ild font usage de la radio bien avant que la police ait eu l'idée d'utiliser ce mode d\u2019intercommunication.« De plus en plus, les émissions à surveiller sont effectuées À l\u2019aide de dispositils peu coûteux, utilisant les ondes courtes jusqu'à cinq mètres, fonctionnant à faible distance, faciles à dissimuler, à transporter, ct permettant unc propagation à des distances surprenantes.« L'émission clandestine recrute un nombre croissant d'adeptes.Elle met à la portée de personnes ou de collectivités un moyen de communication qui peut favoriser des manoeuvres susceptibles de troubler l'ordre publie, de tenir en échec la puissance publique, ou de nuire à la défense nationale.Il est indéniable qu\u2019en cas de tension diplomatique ou de conflit intérieur, les émetteurs clandestins sont susceptibles de menacer l'ordre publie ct de faciliter les agissements des agents étrangers.» Parmi Jes clandestins, les noirs, comme on les appelle, distinguons deux catégories très différentes: d'abord, les Postes de radiodiffusion qui, narguant l'autorité d'un pays, font, par les ondes, de la propagande illégale en s adressant à la masse des auditeurs ayant un poste récepteur: c'est le cas \u2014 récent \u2014 de Radio- Corse Libre, installé sur un ba- Leau, ct d\u2019un mystérieux Radio- National.: Ensuite, les postes émetteurs clandestins individuels, grâce auxquels un correspondant s'adresse # un correspondant, cn lui parlant, par la voie des ondes, en un langage \u2014 généralement radiotélégraphique et non pas radiotélé- phonique \u2014 que lui seul comprend.C'est le moyen de communication \u2014 immédiat ct secret \u2014 des espions modernes.Mains dans les poches Fini, le tuneps des boîtes aux lettres, des postages par personnes interposées ou par certaines agences spécialisées ! Des communications en style conventionnel par la voie des petites annonces! Un petit poste à ondes courtes, aù très courtes, permet à l'expion LE famille ES Se IR dat A Haätez-vous, monsieur le ministreasboite à cigares.D'autres, Un héros de la pègre dont Chaque parti a son martyr, mais il arrive que ce martyr devient aussi le drapezu \u2014 si l'on osv ainsi s'exprimer \u2014 de tout un peuple.Tel est le cas de Horst Wessel, dont la mémoire est vénérée par tous les nazis.C'est en 1930 que Horst Wessel fut tué, disent les uns \u2014 assassiné, disent les autres \u2014 par un certain Ali Hoehler.Les nazis ont fait, de la victime, un sait tandis que le parti au pouvoir à vette époque l\u2019a présenté comme un individu de la dernière catégo- ric.Il est évident que les uns et les autres ont cherché qui à emn- bellir, qui à salir la mémoire du mort.Essayons done, impartinlement, de dégager du fatras des documents truqués pour ou contre, la vraie figure du garçon qui succomba en 1980 sous le nom de Horst Wessel.Il appartenait à une honnête famille de théologiens.Son père était un brave homme de pasteur qui entretenait certains liens d\u2019amitié avec la vicille idole de l'empire allemand.le maréchal Hindenburg.Naturellement, après la guerre, l'édifice bourgeois craqua de toutes parts en Allemagne.Le jeune d'être en relations constantes avec tout l'univers! Pour quelques centaines de francs, n'importe quel bricoleur peut se construire un poste émetteur à ondes courtes, à grande distance.Un poste de 5 watts suffit pour communiquer avec l'Europe entière.Un poste d'un ou deux watts échappe complètement aux voisins.Pas de danger de dénonciation ! Mais, au fuit, à quoi bon risquer d'attirer l'attention des voisins ou des indicateurs de la ra- dio-police ! - L'espion 1939 ne se confine pas untre quatre murs.11 se mêle à la vie.Il circule, dans la foule, avec son poste émetteur portatif.Il y a des postes émetteurs à ondes courtes qui tiennent dans une dans une sorte de bâton pus plus gros qu'un sucre d'orge.Postes émetteurs Il y n des postes émetteurs dont une partie \u2014 l'alimentation \u2014 tient dans la poche droite de votre veston et l'autre \u2014 émission et réception \u2014 duns la poche gauche.Les deux parties de ce poste sont reliées par un fil qui passe sous le veston.Tout en marchant, vous pouvez à In fois recevoir des messages en radiotélégraphic et y répondre, en tapotant de la main disponible.La Sûreté nationale a arrêté, sur le champ de courses de Mai- sons-Laffitte, des émetteurs clandestins qui, sur le champ même, transmettaient, de cette manière, les phases de la course à leurs complices, au fur ct à mesure de son déroulement ct qui étaient, eux-mémes, en communication avec Berlin.Car on joue beaucoup, parat-il, à Berlin, sur les courses françaises.Les services de la radio-police française ont également arrêté, à l'intérieur de la Boursc, des &- metteurs qui correspondaient avec des émetteurs-récepteurs situés place de la Bourse, et ceux- mêmes également en liaison avec Berlin.Tout dernièrement, arriva, dans une région côtière, un bateau alle- mnand commandé par le capitaine D.La nuit, le capitaine D.quittait son bateau, et, porteur d'une valise, allait rendre visite aux autres bâtiments allemunds du voisinage.Il demecurait toute la nuit en conversation avec ses collègues.Le capitaine était souvent accompagné d'une jeune et jolie femme dont le contre-espionnage français possédait le signalement dans ses archives.Le capitaine D.fut arrêté.I] protesta violemment cet voulut se débarrasser de sa valise.\u2014Elle contient des vêtements.On l\u2019ouvrit: c\u2019était un magnifique poste émetteur portatif, du dernier modèle d'outre-Rhin, \u20ac- metteur ct récopteur, à ondes très courtes.Et la mission du capitaine Détait d'installer \u2014 dans tous les ports de guerre français \u2014 des stations émettrices clandestines, qui, en cas de guerre, seraient immédiatement entrées en action.Peut-être le capitaine Daurait-il réussi si] s'était contenté de donner a ses complices en espionnage des rendez-vous sur géliques ornements\u2018 des archives sec du contre - espionnage français.LA VERITABLE CARRIERE DU \u201cMARTYR\u201d HORST WESSEL national.\u2014 Souteneur et voleur de loyer.\u2014 Comme quoi les nazis ne sont pas particuliers dans la canonisation de leurs saints.i de «gars du milieu > et la transl'air, et s\u2019il n'avait commis l'im- | prudence de donner des rendez- | D'après eux, le vaillant étudiant vous, sur terres'À une jeune et jo- lle femme dont\u2018la photographie |chement assassiné par une bande est un des plus ravissants et an- |de communistes.Ali Hochler, qui s'était réfugié à Prague, crut que l'incident était oublié et revint à Berlin.Mal lui on a voulu faire un héros Horst Wessel, qui était étudiant, abandonna les travaux intellectuels et son caractère aventureux l'incita à chercher un emploi manuel.: Comme tant de dévoyés, il se mit à fréquenter des brasseries où l\u2019on discutait politique ct littérature.Parce qu'il avait écrit trois ou quatre mauvais poèmes, il affectait des airs d\u2019intellectuel.Il était bien le type de cette génération de vaincus qui donna une physionomie si étrange à l'Allemagne d'après guerre.Après avoir cru dans la république de Weimar et dans les so- cial-démocrates qui le dégurent, il embrassa, à la manière d'un noyé qui s'accroche à n\u2019importe quelle branche, la doctrine d'un nouveau parti: le national-socialisme.Hitler et ses compagnons avaient besoin de garçons ayant tout à gagner et rien à perdre, de desperados prêts à toutes les besognes.Horst Wessel était justement de ceux-là.Il pouvait, dans un milieu spécial, passer pour joli garçon.Les « honnêtes travailleuses » \u2014 comme les appelle Jean Lorrain \u2014 le regardaient avec sympathie, H en remarqua bientôt une dans le tas.C'était une certaine Erna Juenceke.On la disait affiliée au parti communiste.À partir du moment où il rencontra Erna Jaenecke, le futur héro nazi se désintéressa des angoissants soucis matériels ct se contenta de palabrer et de faire le coup de poing.ou de feu dans les réunions politiques pour le comte des nazis ! Le «ménage >» habitait Grosse Frankfurterstrasse, chez une femme qui tenait des garnis, une certaine Frau Salm.Est-ce qu\u2019on paie son loyer quand on a l'honneur d'être nazi\u201d Il y avait à ce moment-là cing mois que Horst Wessel n'avait pas donné un fifrelin à sa logeuse.Quand celle- ci réclamait, le mauvais garçon répondait avec insolence que ses; copains, les chemises brunes, viendraient à son uide et mettraient tout en pièces dans la baraque.Frau Salm se lassa ct, un jour, [se décidu à s'adresser à un gaillard respecté et redouté par toute la pègre berlinoise.Cet Ali Hoehler était le chef du Ring-l'erein, sorte de société de sccours mutuels de malfaiteurs.Les services de propagande du; docteur Goebbels ont naturellement prétendu que Hoehler était un farouche communiste et qu\u2019il détestait, de ce fait, Horst Wessel.En réalité, Ali protégeait piu- sieurs dames du trottoir.L'une d'elles, dont il tirait le plus clair de ses revenus, une jolie fille répondant au nom de Betty, avait depuis quelque temps à se plaindre particulièrement de Erna Juenecke.Celle-ci s'était permis de chasser \u2014 si l\u2019on peut s'exprimer ainsi \u2014 sur le terrain que l'amie d'Ali considérait comme le sien, Betty ayant reproché à la nouvelle venue son incorrection, celle- ci avait crâpé le\u201cchignon de sa rivale, avait jeté de la bouc sur sa robe et l'avait menacée d'être corrigée par « son homme », Horst Wessel, et par les camarades de celui-ci.Betty avait raconté l'incident à Hochler ct celui-ci n'attendit plus qu'une occasion de se venger de ce « type nazi» qui empéchait sa femme de travailler.Aussi répondit-il avec empressement à l'appel de Frau Sahn, Il réunit quelques amis ct se rendit, dans l\u2019intention de faire une expédition punitive, chez Horst Wessel, I comptait \u2014 ainsi qu'il l\u2019expliqua au procès \u2014 d'abord le forcer à acquitter ses termes en retard et ensuite obtenir de lui que sa femme Erna Jaenccke changeât de ruc pour laisser le champ libre à sa chère Bctty.Il frappa à la porte du garçon qui s'intitulait étudiant alors qu\u2019il n'était inscrit à aucune faculté.Horst Wessel ouvrit lui-même.! Hochelr a raconté qu'il s'était cru ten cas de légitime défense parce \u2018que le jeune nazi aurait plongé | brusquement sa main dans la po- | che arrière de son pantalon pour 1y prendre son revolver.Ali au- | rait tiré le premier.Wessel se serait offondré et le meutrier se se- | rait enfui.| Le jeune nazi mourut une quin- !zaine de jours plus tard.Les | journaux pationaax - socialistes grossirent cette vulgaire querelle formèrent en drame politique.national-socialiste aurait été lâ- en prit.Les policiers, pour qui il it unc vicille connaissance, l'arrêtèrent aussitôt et le procès se déroula quelque temps après.En même temps que Hochler, tout un pctit groupe d'amis de ce dernier furent inculpés ct poursuivis.11 y avait son ami intime Erich Ruckert, avec qui il se trouvait lors de l'expédition tragique, un israélite désigné sous le nom de Kupferstein, accusé de recel de malfaiteur, et une amie de Betty et de Hoehler, Elsa C., qui aurait excité le meurtrier contre l'innocent Wessel; il y avait enfin la malheureuse propriétaire, Frau Salm, qui, non seulement n'avait jamais touché le prix de son loyer, mais encore était considérée comme complice d'Ali Huehler.Le procès dura plusieurs jours.La belle Ilélène de ce conflit de la pègre parut sous les traits d'Erna Jacnecke et le président In dbaptiss pompeusement de « fiancée > de la victime.L'avocat de la défense se contenta de lui demander: \u2014 Fraulein Jacnecke, quand vous viviez avec Horst Wessel, quels étaient vos moyens d'éxis- tence?Vous ne niez pas que Wessel n'avait aucune ressource personnelle?La jeune femme rougit et ne souffla mot.\u2014 Dois-je comprendre, fit le défenseur, que vous refusez de répondre à ma question ?Le témoin aoquiesça d'un geste de Je tête.\u2014 C'est tout ce que je désirais savoir! conclut l'avocat.On n\u2019insista pas.La moralité de ln victime était jugée.Mais cela n\u2019empêcha pas ln cour de condamner Ali Hochler à six ans de servitude pénale pour ho- mnicide volontaire.Son ami Rückert écopa de In même peine.Elsa C\u2026 et Kupferstein attrapèrent quatre mois caacun ct Frau Salm, la malheureuse propriétaire, dix- huit mois de prison.Le silence se fit: on semblait en Îtalie.EN MARGE D'UN LIVRE DE M.CES DE LA LIBERTE\".Un point important sur lequel insiste très justement M.Herriot, c\u2019est le dynamisme de la liberté.Ce dynamisme fut singulièrement puissant, avec pour centre la France, de 1789 à 1848.FI continua d'exister par la suite, mais beaucoup plus faible.T1 faut attendre la crise de 1914-18 pour le voir se fortifier, retrouver son style d'autrefois.Puis puissances dites démocratiques paraissent avoir perdu de leur dynamisme.Est-ce le peuple anglais, est-ce le peuple français qui est fatigué?Ou bien faut-il accuser tes idées de liberté de ce manque de mordant dont ont fait preuve, de 1919 à 1939, les deux communautés en question?Je crois qu'il faut souligner ici l'importance de la machinerie politique.Cette machinerie était vieillie en France et en Angleterre; elle a été renouvelée en Russie.en Allemagne, en Italie.Ou, si l'on veut, la France et l'Angleterre étaient comparables, au cours des derniers vingt ans, à des navires chauffant encore au charbon; les autres à des navires chauffant au mazout.Cela n'empêche que l'Allemagne a commis des actes de piraterie et déshonoré son pavillon ou, pour poursuivre la comparaison, qu\u2019elle a réduit son équipage à un régime de bagne et qu'elle cherche à étendre ce régime à toutes ses prises.Mais si pirate qu'elle soit, elle chauffe au mazout.D'où sa rapidité.D'où sa puissance d'action.nouvelle éclipse.Depuis 1919, les! 25e ANNEE \u2014 No 1349 avoir oublié la mort du jeune souteneur et soudain, les chemises brunes se mirent à fredonner une chanson, célébrant les exploits des combattants nazis contre leurs ennemis et particulièrement les communistes.Le bruit se répandit que l'auteur de la chanson était le jeune poète assassiné, Horst Wessel.Le nom de ce dernier était promu à la gloire.La propagande s'en mêla.On fit du protecteur d'Erna Juenecke, un héro: le martyr de la cause nazie.On célébra sa mémoire : le FTorst Weszel lied devint l'hymne national qu\u2019on joua partout, en même temps que le Deutschland über alles, on donna son nom a l'hôpital où il avait succombé, on inonda le pays de son portrait et on transforma l'appartement où \u2014 Joseph Goecbbels dizit \u2014 il avait été lichement assassiné pendant qu'il composait son chant immortel, en un sanctuaire\u2026 Lorsque Ilitlor aocéda au pouvoir, on recommença le procès, au mépris de toutes les lois civiles et criminelles du pays, afin de « purifier » définitivement la mémoire du héros nazi.Le principal accusé n\u2019était plus là pour se défendre: les hommes de la Gestapo avaient eu raison de la robuste constitution de ce géant bâti à chaux et à sable et l'avaient expédié dans un monde certainement meilleur.Quant à ses deux amis, Riickert et Kurferstein, ils furent tout bonnement condamnés A avoir la tête tranchée.La pauvre logeuse fut jetée dans lc camp de concentration de Mocringhem, en Thuringe, où elle doit être enco- Te, à moins que la Gestapo ne lui ait à jamais enlevé le moyen de parler; quant à la fiancée du martyr, la communiste repentie, la rivale de Betty, « l\u2019honnête travailleuse >, elle a épousé une vaillante chemise brune! Telle est l'histoire véridique de Horst Wessel, l'immorte!l héros nazi.On aurait tort de s'en étonner: chaque parti a les martyrs qu'il mérite.Jean DORSENE.TECHNIQUE POLITIQUE A RENOVER LE DYNAMISME DES PEUPLES Depuis 1919 les puissances dites démocratiques paraissent avoir perdu de leur dynamisme.La machinerie politique, vieillie en France et en Angleterre a été renouvelée en Russie, en Allemagne, EDOUARD HERRJOT \u201cAUX SOUR-.par PIERRE DOMINIQUE La encore, on voit ma critique.Dynamisme de la liberté sans deute, mais dynamisme aussi de grands peuples vigoureux servis par des machineries politiques neuves, voilà ce qu\u2019il faut retrouver.Rien d\u2019ailleurs n\u2019est plus facile à la France et à l'Angleterre que de se mettre au pas.Il ne s\u2019agit que de renover une technique politique, d'accélérer certains mouvements, de combattre les forces d'inertie, de réduire les pertes d'Energie, de vivre sur le rythme 1939, flequel nous change da rythme d'il y a trente ans T1 le faut, car enfin, comme le dit excellemment M.Edouard Herriot, \u201cle conflit est engagé entre le matérialisme racial, 1a théorie de l'espace vital, la formule du clan et de la tribu d\u2019une part: et, d'autre part, le libéralisme pacifique.la tendance à l\u2019universel, l'association de ila loi politique et de la loi morale, recommandé à la fois par la reli- gion et par la philosophie\u201d.Et encore, quand M.Herriot écrivait ces | lignes, le conflit n'avait pas pris le ; caractère forcené qu'on lui a ve prendre depuis, car la civilisation, la culture, Ia vie mème de l'Europe | sont aujourd'hui suspendues au cou- {rage des peuples, qui, vivant près des sources de la liberté, en sont les gardiens naturels.Pierre DOMINIQUE.(\u201cLes NOUVELLES LIT- | TERAIRES\", Paris).Il est bien beau d'afficher toutes les vertus, de s\u2019en parer même, pour cacher quoi ?grand Dieu, mais encore faut-il démontrer que la pudicité, ainsi mise au grand jour, soit véritable.On se rappelle sans doute des campagnes conduites mar certain pieux journal de la métropole contre l'intempérance ?Ceci se passait siste n'existait pas même de nom.Mais après 1936, tout changea et de tompérant, le dit organe devint (n- temméränt, non seulement de langage, mais aussi en matière pwblici- taire, C&r ses colonnes n'étaient pas assez larges pour contenir toutes les annonces d'alcools de toutes natures, qu'il refusait jadis avoc tant de fausse modestie et avec un atr de vierge offensée.L'explication de ce mystère troublant, si troublant même que jusqu'ici les plus clairvoyants n'avaient réussi à percer complètement, se résume à ceci : l'un des rédacteurs de la feuille en question était personnellement intéressé (pas tout seul) dans une agence de spiritueux et il va sans dire que son influence pesait de tout son polds pour faire trats d'annonces à sa feuille, et qu\u2019il fit en sorte d'en priver nombre d'autres.Pas besoin de parler des petite profits réalisés, ceci est hors de cause.Mais la morale de ceci est alors du temps où le régime duples- .octroyer de plantureux petits con- ; OU DONC SE LOGE LA PUDICITE?On la trouve sous toutes sortes d\u2019enscignes, qui parfois lui servent de paravent.\u2014 Comme quoi il arrive qu\u2019un pieux journal combatte l\u2019intempérance, quand l\u2019un de ses principaux collaborateurs l\u2019encourage.comme suit: Quand on habite une maison de verre, on ne jette pas la pierre aux autres.I sera maintenant difficile au journal en question d'aller appuyer la campagne de tempérance prohibitionniste qui va reprendre avec plus de vigueur que jamais d'ici peu.Avis d'application pour divorce Avis est par les présentes donné que Doris Bertha Schwartz, de la ville et du dis trict de Montréal, dans la province de Québec, s\u2019adresse- |ra au Parlement du Canada, à | ea prochaine session, afin d\u2019obtenir un bill de divorce d\u2019avec son mari, Mitchel | Schwartz, de Ia ville et du die- trict de Montréal, dans la province de Québec, pour cause d\u2019adulière.Daté à Montréal, province de Québec, le 12ème jour de décembre, 1939.M.H.SWARDS Procureur du requérant.Suites 809-10 Edif.Tramways 159 Craig Est, Montréal. 25e ANNEE \u2014 No 1349 L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 5 JANVIER 1940 a Page 3 SUR LES BORDS DE LA TAMISE CROQUIS DE LONDRES par Bernard FAY Londres est bien plus loin de Paris que New-York, Ses petites anaisons basses ct ses taxis hauts sur pattes, son odeur mêlée de lard frit ct de vieux charbon, les teintes grises ot grasses de son ciel, sont pour nous plus exotiques que l'étinceHement de la lu- anière américaine sur les étages de marbre.Londres en guerre ne ressemble pas à Paris en guerre.A travers ses œuelles sinucuses et ses grandes artères encombrées de trafie, elle charrie des masses humaines aux visages sercins et vucants.Les boutiques, qui sont presque toutes ouvertes, n'ont guère de bandes de papier pour protéger les carrcaux contre les vibrations du bambardement et celles qui en sont revêtues ne sc sont point donné la peine, comme ici, d'adopter des dessins élégants ou des figures symétriques.Pourtant, ln guerre se révèle partout, dans chaque groupe on voit des soldats, Finis les uniformes bariolés d'autrofois, tout cst kaki.Pourtant, là, encore, se révèlent des variétés et des soucis que nous ne retroun- vons pas en France, Je regarde avec étonnement ces étranges pantalons-culottes des soldats qui me coudvient; ils sont serrés au- dessus de la cheville, comme ceux d'un cycliste pressé qui n'a pas eu le temps d'ajuster avec soin son équipement; ct quels drôles de visages ont ces garçons aux yeux gris, sous l'énorme béret kaki, orné d'un pompon vert qui leur donne si mauvaise mine! l\u2019ourtant, Ms semblent conforta- \u2018bles et l'étoffe qui les habille a cotte pesanteur pleine de dignité qui décore d'ordinaire les productions anglaises.Comme je \u2018passe devant Je Savoy, je me heurte à des Ecossais en jupes ct à des dames en culottes.La guerre qui retourne toutes les habitudes hu- waines, sable avoir donné aux Aaygluises un vif besoin de revé- tir la culotte bleu marine, tandis qu'elle jetait sur les carrefours nos amis les Ecossais.cuisses et genous nus.LA RUE Tout c= monde est pourvu d'un masque; mais il n'a point le caractère revêche de notre masque, qui, dans son étui rond, peint en gris artilleur, évoque je ne sais quoi de grave ct d'inquiétant; le masque anglais est une toute petite chose carrée qui fait penser aux boites dans, lesquelles on cinporte les sandwiches des pique-niques, quand on n'a pas très faim, ou même les lunettes de théâtre, si l'on veut voir de près les jambes d'une danscuse.À l'é tat brut, la boite est en carton, attachée avec des ficelles.Cela n'a pas l'air sérieux.Aussi la pla- part des Anglais habillent-ils leurs masques.On vend, dans les rucs, des étuis de moleskine, des couvertures en toile kaki, des gaines de flancile; les messieurs sérieux drapent leurs masques de noir, les dames élégantes préfèrent le vert clair, mais Je bon ton c'est de le vêtir comme soi-même, d'un morceau d'étaffe identique à cdlle du costume que l\u2019on porte.Chacun a son masque, qu'il ne quitte pas; il y en a pour bébés; i] y en a pour chiens, et le métro- politnin Me Londres en trouve chaque soir plusieurs centaines oubliés dans ses wagons.l\u2019our- quoi Je anasque anglais est-il bien plus potit que le anasque français?Le nez des Anglais est sans doute moins grand que le nez des Français, ct, pour le cacher, un Anglais n\u2019a point besoin d'un si @rund appareil.Dans la foule d'un Londres de guerre, je regarde les visages ct les minois, lls ne me révèlent rien; autour de moi, je ne vois qu'une sérénité sans interrogation, unc patience sans attente.La guerre n'est pas une rupture de leur vie, mais un moment dans leur existence et la chaîne impo- saute des habitudes n\u2019a point été, fici, rompue.AU CINEMA Sur l'écran on enterre des aviateurs allemands; le maire d'Edimbourg arrive avec son chapeau haut de forme, l'aviation anglaise défile avec son petit calot.Ne sont-ce pus là les enfants des écoles?Et voici M.le pasteur qui rend hommage à « l'héroïsme des serviteurs de leur patrie >, quelle qu'elle soit.Enfin, des couronnes, Sur la tombe, les fleurs s'amoncellent, tout ce qui reste de la vie des jardins tombe sur la dépouille de ceux qui vinrent pour y apporter In snort.La foule regarde avec attention; pas un mot, pas un applaudissewment ni une protestation; mais on sent que les images correspondent exactement aux sentiments des spoctateurs.Dix minutes d'enterrement sur l'ééran pour les avinteurs atle- mands; jamais un Français, après le dîner.ne consacrerait tant de tamps à onterrer un ennemi vaincu, mais évidemment cot exercice \u2018convient à la digestion des Anglais.Ont-ils un appétit plus solide que le nôtre?Ont-ils une générosité plus hautaine que Ja nôtre, où simplement une cérémonie, «quelle qu\u2019elle soit, quand elle est bien organisée, leur semble-t-elle !plus intéressante quelle ne serait pour nous?Il me semble plutôt que l'Anglais, à tous les moments de sa vic, ot surtout à ceux où l'imprévu se dresse brusquement devant dui, aime à rétablir constamment le prévu parmi les choses et la discipline, en: lui-même, Ce qui lui plaît, sur l'écran, ce n'est à proprement parler ni la dépouille infortunée des aviateurs « descendus >, ni l'émotion religieuse des funérailles.mais la justesse apaisante et traditionnelle des gestes accomplis par ces Anglais, qui représentent l\u2019Angleterre.| Celle-ci continue à défiler devant eux.Le spectacle est organisé avec soin pour remplir les Anglais de l'Angleterre; son ar- anée, sa flotte, ses avions, ses (paysages, ses généraux, son roi, sa reine, leur sont offerts; ot voici Je duc de Windsor, le dernier, avec son gentil visage un peu | 1as, un peu fripé, comme nos vieux souvenirs de la dernière a guerre; mon voisin s'agite et, à travers toul ce cinéma, se déchai- ne un tonnerre d'applaudissements.Qu'est-ce là?On L'avait rien dit tout à l'heure devant les grands cuirassés, les héroïques aviateurs, le général en chef et les autres.Que signifie cette ovation au roi d'hier, au prince char- amant d'avant-hier?Ce n\u2019est là ni de la politique, ni de la diplomatie, ni de la polémique: il n'y a nulle fièvre et nulle uerimonic duns ces exclamations sympathiques, mais sans doute, dans le due de Windsor, avec sa destinée ratée, l'Angluis d'aujourd'hui ap- plaudit-il la nostalgic qu'il porte en lui.Nous tenons tous tellement à ce qui est raté en nous, et l'Anglais en cela n'est pas diffé- rent du Français.Allons, nous applaudirons, nous aussi, à ces sourires venus d'une autre guerre, d'un temps où nous étions très jeunes, ct qui semble dépaysé dans la boue de cette guerre-ci.LA NUIT Londres baigne dans un océan de lait.La lumière de la pleine lune ruisselle sur les vagues du brouillard d'automne.Au fond de sun esplanade, le lourd bâtiment du British Museum est revêtu de ses voiles soyeux, comme une jeune nymphe un peu grasse.Et les rues elles-mêmes, où nulle clarté ne se répand, sont seulement marquées par un somis de petites pierres précicuses étineclantes: rubis ¢t émeraudes, escarboucles et pierres de lune.Ce sont, au ras du sol, ou ajustées dans de rigoureux écrins, les lampes rouges et vertes qui indiquent d'arrêt et le mouvement de la circulation.Des ombres passent.Ou les entend sans les voir, La masse imposante d\u2019un taxi se glisse avec pré caution sur la chaussée.Lui aussi, grâce à la lunc.apparaît comme le char de Jaggernaut.Quant aux cinétmnas, blottis derrière leurs auvents de tôle ct leurs rideaux de serge noire, ils montrent un visage bleuté où brillent soudain les yeux étincelants d\u2019une lampe électrique dardée vers les passants.Londres, la nuit, est strillé de charmantes surprises.T'andis que vous circulez dans un méandre d'opacité pâle, un rideau se soulève par husard et sous la lu- wire crue d'un réflecteur, vous apercevez, chaude et précise, la rangée des consommateurs devant un bar.Je me promène longtemps dans la nuit toute meublée de vie feutrée.Je songe à la prudence exacte de ce peuj«.à sa soigneuse insouciance.Bernard FAY.L\u2019enlèvement de Bes et Stevens en Hollande (Suite de la page 4) comporter en «facteurs », c\u2019est- à-dire recueillir le message s'il y cn avait un et le rapporter.Ils n'étaient porteurs d'aucune proposition, d'aucun message à re- muttre aux émissaires allemands.Le gouvernement hollandais informé de ce voyage ne s\u2019y opposa pas.mais il fit accompagner Best ct Stevens par l\u2019un de ses agents chargés de s'assurer que la neutralité hollandaise ne scrait compromise en rien.Le 9 novembre, comme conve- \u2018car elle l'avait entre 1 La charmante Ywitte Lebon vient d'épouser Roger Duchesne, voila la nouvelle qui nous parvient de Paris.Ces deux artistes étaient partenaires dans lo film \u201cGibraltar\u201d qui poursuit actuellement sa brillante carrière sur les écrans canadiens., nu, Stovens, Best et leur compagnon hollandais, arrivèrent en auto à Vanlo ct, sous les yeux de Bakker, le prapriétaire de l'esta- minct voisin de la douane, étaient attaqués en territoire néerlnadais, à coups de mitriallettes et emmenés prisonniers en territoire allemand.C'était le lendemain de l'explosion de Munich, n'oublions pas ce detail, La Gestapo, pendant quelques jours, tint secrète l'arrestation des deux Anglais \u2014 qui en réalité n'était qu'un kidnapping \u2014 de même elle tint scerète, dans la nuit du 8, à la frontière suisse, celle d'un nammé George Elser, de Munich, que selon toutes probabilités, clle n\u2019a même pas eu à faire arrêter près de Constance, les mains auparavant.Et puis.brusquement, Himmler annonce qu\u2019il tient à la fois l'auteur de l'attentat de Munich et ses instigateurs.Pour ce qui concerne Elser, il est vraisemblable qu'il s\u2019agit d\u2019un malheureux bookmaker dans le genre de van der Lubbe, le prétendu incendiaire du Rcichstag.Le cas de Stevens et de Best prête à des suppositions diverses: 1.\u2014 La Gestapo a besoin de s'emparer de deux agents anglais et manigance toute l'affaire, y compris les suggestions de paix, sans se rendre compte que leur arrestation, le 9, lendemain de l'explosion, en territoire bollan- dais.ne rime à rien.Pour bien faire, il aurait fallu les arrêter dans In nyit du 8, au moment où ils auraient essayé de quitter l'Allemagne.2.\u2014La suggestion de paix faite par d'éminents Allemands était véritable et la Gestapo, désireuse de couper court à toute manoeuvre pacifiste, organisa lc Buet-apens de Vanlo qui uvait peut-être commencé du reste par des arrestations du côté allemand de la frontière.Dr.PANGLOSS On dine encore au gai Paris! (suite de la page 4) Chaque jour il commande le même menu: escalope, épinards.Depuis deux mois, le lundi, on ne mange plus de veau.Le couple est désemparé.Ce sont les seuls habitués de chez Maxim's qui semblent s'être aperçu que c'était la guerre.\u2014\u2014 rt es Théâtre.Sport.[The Le film qui prend l'affiche au Princess, cette semaine, a pour titre \u201cMarx Bros at The Circus\u201d.D met en vedette les trois Marx et crée pour eux un cadre merveilleux où ils pourront évoluer en provoquer !cs rires de l'auditoire.TI fallut en effet construire un clique avec de modernes installations, une ménageire, etc.Harpo el Chico sont deux artistes de cirque qui engagent un détestable avocat lequel Jamais n'a gagné la moindre cause, pour protéger Kenny Baker et l'empêcher de perdre les parts qu'elle détient dans Je cirque.C'est sur cette histoire que vont se greffer toutes les plaisanteries ot toutes les aventures du trio.Ouire ces antistes, nous relevons d'autres noms qui sont de nature à assurer l'intérêt du spectacle : Florence Rice, Nat Pendleton, Eve Arden, Jerry Marenghi, Margaret Dumont, etc.Le second film au même programme a pour titre : \u201cM.Wong in Chinatown\u201d.Au Capitol Le prochain film présenté au Capitol a pour titre \u201cFour Wives\u201d qui sera en quelque sorte la continuation du film \u201cFour Daughters\u201d que Yon a applaudi l'an dernier et où nous reverrons avec plaisir les trois sœurs Priscilla, Rosemary et Lola Lane ainsi que Gale Page dans les principaux roles.On y verra même John Garfield qui, dans l'histoire original est mort, et qui revient dans ce film mais dans une vision de sa femme.Un nouveau personnage, Eddie Albert.interprète le rôle d\u2019un jeune docteur qui épousera Rosemary Tane.la seule des quatre jeunes filles qui n'avait pas encore de mari.Henry O'Neill sera dans le film le père de Albert.\u201cFour Wives\u201d repiemira I'histol- re de la famille Lemp au point précis ou elle s'est arrêtée dans le film i \u201cFour Daughters\u201d.Les deux ainées son! mariées, la plus jeune est veu- À l\u2019Impérial C'est d'abord le fin \u201cMr.Smith goes to Washington qui est au programme de 1I'Impérial avec James Stewant ot Jean Arthur.Stewart in- terprèts le rôle d'un jeune homme loyal mais candide qui a été dési- £né pour prendre place au Capitol comme sénateur.Dans un sincère Zésir de faire le bien, le jeune homme se heurte 4 1a malhonnéteté de quelques collègues qui voyant qu'ils ne parvicnnent pas à le coœnpromet- tre dans lours louches combinaisons ont décidé de le perdre.Mais secondé par une admirable et ingé- niouse secrétaire.Stewart passera par des aventures tragiques et comiques et finira par l'emporter sur ses adversaires.Le second fim présenté au même spectacle a pour titre \u2018Dancing Co- Ed\u201d avec Lana Tumer & Richard Carkon.C'est un fikn de jeunesse, de musique et de danse, \u2014\u2014@ Représentation de \u201cL\u2019Aiglon\u201d Le M R.T.français apporte tous ses soins à nous offrir un spectacle parfait.Après \u201cLe Grillon du Foyer\u201d et da revue \u201cAdieu 1939\", la troupe du MR.T.français présente \u201cL'Aiglon\u201d d'Bdmond Rostand.Depuis phusieurs mois, cette oeuvre est sur le métier.Les interpré- tes répètent tous les deux jours et l'on corrige les impondérables.Nul doute que \u201cL'Aiglon\u201d, joué à cette époque de l'année, remportera un grand succès.On se souvient de \u201cCyrano\u201d, à la montagne et au théâtre du MR.Tfrançais où il fut joué huit fois avant d'être présenté par les mêmes artistes à deux reprises au Palals Montcalm de Québec.Plus encore que \u201cCyrano\u201d, \u201cL'Aiglon\u201d saura attirer des foules les :18 et 19 janvier en soirée, les 20 et 21 en matinée et en soirée et les 29 et 24 janvier en soirée, soit huit représentations.ve mais apprend, au moment où elle va se remarier qu'elle va avoir un enfant de son premier mariage.La quatrième est en pleine campagne mairimoniale.Au Loew's \u201cBalalaïka\u201d est le titre du film que l'on pourra voir cette semaine au Locw's.Les deux principales vedettes sont Edna Massey et Nelson Bidy.Ce film nous met dans l'at- mosphére de l'opéreite avec du chant et de la danse.C'est une mise à l'écran d\u2018une pièce de Eric Maschwitz qui a eu le plus grand succès à Toixires.Le film nous raconte le roman d'amour qui s'est Ébauché en- L'Ë un colonel de cosaques et la fille d'un révolutionnaire.entre deux ê- tres qui naturellement sont ennemis ce: que tout devrait séparer.Mals l'amour va les rapprocher, les conduire dans la plus terrible tragédie, ipour finalement les unir.Un incident qui ne peut pas ne pas soulever l'émotion, c'est la rencontre au cours de la grande guerre de soldais autrichiens et de soldats russes dans un \u201cno man's land\u201d a la veille de Noël et qui se mettent à chanter \u201cSainte Nuit\u201d.Ce chant est exécuté par Nelson Eddy et par un choeur de cent voix.Les Américains sont au Crillon, les Anglais au Meurice, où M.Edouard Daladier invita M.Anthony Eden ct M.Hore Belisha, Devant le Fouquet's, les cinéastes en chômage rêvent d'obtenir un passeport pour Hollywood.MATCH » Ces maquettes sont terminés et lon construit les décors, toujours neufs comme pour les autres pièces.\u2018Les costumes sont taillés et seront terminées pour la fin de la semaine.La troupe répétera une dizaine de fois dans les décors, avec costumes, mobilier et accessoires qu'il faut afin de présenter un spectacle parfait en tous points.Cyrano de Bergerac a Radio-Canada C'est une adaptation radiophonique de l'oeuvre de Rostard.Les artistes dramatiques de Radio- ! Canada viennent de mettre à l'étude, pour jouer le dimanche, 7, à huit heures du soir, le chaf-d'ocuvre d\u2019Edmond Rostand, \u201cCyrano de Bergerac\u201d, M.Jacques Auger, directeur des auditions du théâtre classique à Radio-Canada, jouera lui-même le rôle de Cyrano.Aubaine exceptionnelle pour les radiophiles qui trouveront dans l'interprétation de l'oeu- het\" \u2014 YVONNE PRINTEMPS AU PARIS & - tier I ] + La belle YVONNE PRINTEMPS et PIERRE FRESNAY dans \u201cTrois Valises\u201d au Cinéma de Paris Ce film entreprend sa deuxiènie semaine.BENNETT, NOUVEAU PIERRE L\u2019ERMITE (Suite de la 1ère page) turelles que nous ne pourrons mettre en valeur, enfin nous annexer purement ct simplement?Sans l\u2019intervention des impérialisants, le Canada ferait sa juste part dans le conflit actuel.Participation ne veut pas dire conseription, et contribution, n'est pas synonyme de ruine.D'où vient cette rage de certaine individus de nous faire massacrer ot de nous ruiner, afin de rétablir l\u2019Autriche, la Tchéco-Slovaquie et la Pologne, de libérer l\u2019Esthonie, la Lettonie et la Lithuanie, de défendre la Finlande, la Roumanie et la Turquie?Pourquoi le Canada se laisscrait-il conduire par des fous?Heureusement que M.Mackenzie King dont le flegme, dans les circonstances critiques, ne s'est jamais démenti, cst là pour leur administrer, dès la prochaine session, une énergique douche écossaise.PASCAL.La jeunesse étudiante contre la conscription (Suite de la 1ère page) 4+\u2014le principe de l'autonomie du Canada a été approuvé par tous.Le second comité devait développer Je thème suivant: le Canada et le monde actuel.On y a décidé que: 1\u2014le Canada étant un Etat souverain, devrait posséder sa politique extérieure propre ct devrait avoir la libreté de modifier sa constitution à son gré; 2\u2014au sujet de la guerre, le groupe canadien-français était opposé à la participation ct À la conscription et le groupe anglais était en majorité opposé à la conscription.Cependant, Jes opinions étant assez partagées sur ce sujet.on t'en cest pas venu à une conclusion nette.Tout au plus peut-on dire que la majorité des délégués était contre la conscription.La troisième partie qui était la moins importante portait sur l'amélioration de l'éducation universitaire.On a adopté les deux résolutions suivantes: vre, \u2014 même privée des décors, des ! jeux de lumière et des costumes du \u2018 temps, \u2014 une grâce émouvante, un charme irrésistible, le pittoresque \u2018 des andeurs, du don-quichottisme, Mes gasconnades, de la propre immolation même de ce héros, \u2014 d'un héros dans lequel le public français a reconnu ses propres défauts et qualités : brave et généreux, héç roïque et romanesque, spirituel et gouailleur.Cyrano, physiquement, est un être grolesque; son nez \u201cqui, d'un quart l'heure le précède\u201d, le condamnerait aux quoltbets si l'on ne craignalt les coups d'épée; dans ce grostesque, il y a un romanesque, un martyr d'amour, un poète et sous son apparence de truand, un raffiné, un sensible.Il aidera aux amours d'un del- litre pour Roxane que lui-même adore; il prétera 4 Christian, ce pâle Don Juan, son esprit, et son coeur.Et c'est sur le point de mourir que Cyrano avouera sa passion à Roxanc.Jean Després a fait l'adaptation radigphonique de Cyrano et il s'est acquitté de ceite rude tâche avec bonheur; 11 lui à fallu non pas résumer, mais extraire et raccorder sans briser le rythme des vers, et sans nuire à l'action, les principales scènes des cinq actes.1\u2014Læ nombre des bourses d'étude devrait être augmenté; 2\u2014On devrait donner plus de liberté aux étudiants pour exprimer leurs opinions.On a proposé lu fusion de l'Association des étudiants canadiens ct de la Fédération nationale des universitaires canadiens.L'Association des étudiants canadiens a soumis un programme formé de onze poiuts qui scrait comune la base de l'association projetée.Voici cc programme: 1\u2014 Augmentation du nombre des bourses d'étude; 2\u2014Cration de contacts entre les diverses universités du Dominion, soit au moyen de conférences, soit en échangeant des étudiants d\u2019une université à l'autre; 3&-\u2014Aide donnée à chaque université pour résuu- dre ses problèmes particuliers ; 4\u2014\u2014Préparer kes étudiants à agir dans le but de former une nation canadienne; 5\u2014Veiller à la bonne entente entre les étudiants de tout le pays; G\u2014Encourager les associations universitaires particuhères; 7-\u2014\u2014Créer un bureau de placement pour les étudiants; 8&\u2014Relever le niveau de santé dans les uni- versites; 9\u2014 Améliorer le système éducatif; 10\u2014Encourager les dé bats interuniversitaires; 11\u2014Lbonder un journal qui serait l'organe de contact avec les universités.Voilà du beau ct du bon travail, du travail intelligent et raisonné ct qui démontre que notre jeunesse étudiante désire le bonbeur, le progrès ct le développement du Canada.Cest une grande consolation pour les ainés mais c'est aussi un avertissement qu ils devront désoruais compter sur un élément nouveau, dans les luttes politiques futures, un élament actif, intelligent, serieux ct qui veut se M.Jacques Auger a cholsi, pour! S\u2019inzemprétation, des comédiens con- faire entendre.Car, dans le passé, on a peut-être trap négligé, oublié, ignore cette Jeunesse.UN Ne JW 8 pas AULUIUL, wand «i UIS- nus de Montréal.cussion de nos problèmes communs, la place qu'elle aurait dù oceu- per.Aujourd'hui, cette place, vile la reclame avec teruicle ct sans ambage.lile veut couperer et apporter sa libre expression d'opi- mon.Et cest d'elle que nous vieuaront les hommes ue demain.Ne l oublions pas.CINEMAZPARIS Evidemment, dans les discussions qui ont eu lieu au cours de ce congrès, certaines idées ont été mises dont l'application immédiate ne serait pas desirable ct nous croyons rendre service à cuite jeunesse en lui disant que le Canada, malgre le statut de Westminster, est encore une possession britannique, que nous jouissons de la protection du drapeau anglais et quil y va de notre interët de rester fidèle et attaché à la couronne anglaise.Le Canada n'a pas encore les moyens suffisants de se payer le luxe d'une indépendance qui l'exposerait à une tailité certaine.La politique la pius sage cest encore ac dovelopper nos ressources naturelles, de voir grandir notre population, dc detriaber nos terres et de considérer le Canada comme notre scute ct unique patrice, les deux grandes races qui Uhatitent vivant dans un esprit de psrtaite harmome.C'est en suivant cette politique de patriotisme bien campris et de bonne entente que nous reussirons a voir se lever, dans toute sa plétutuae, 'aurore d une inagpeudance qui era, de notre beau et grand pays, la véritable terre du bonheur ct de lu liverte, Mais ne pressons pas les évencanents outre mesure et sachons mesurer nos ambitions à | aulne de nos wmoycus., E.F.ABOLITION DE LA LOI DU CADENAS (Suite de la page 4) .cien.Nous concevons qu\u2019il aura d'abord à répondre de sa dé sastrelise gestion financière.Espérons tout de même qu\u2019il sera un jour invité à expliquer ses accointances avec les Adrien Arcand, les Joe Ménard, les Alexandre Huot et autres indivi- même farine.dus de e fa ROBUR.ae Anat «07 vo.mn x, 5 : + = ee SO = \u201c aon bateau était engagé dons la bataille du Jutland! et qu\u2019il apporte à sa riposte un tel délai qu'elle en arrive émoussée.vot Se .\u2018propos.\u2018\u2019rembbre, de Foreign Office était or \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 En France avec les jocks les soldats écossais sont populaires au pays des Poilus\u2014 Comment ils rivalisent d'humour avec les Tom- ° \u201d ° » e \u2014 Fausse réputation d'avarice.\u2014 Lutte! > » N \u201cse \u201d obstinée afin : de conserver la \u201cjupe\u201d.\u2014 \u201cPourquoi pas aussi un caleçon\u201d?_ On sait que le corps expéditionnaire britannique n\u2019est pas uniquement\u2019 formé de « Tommies » mais qu\u2019il comporte aussi des « Jocks », c\u2019est-à-dire des soldats écossais à l\u2019uniforme pittoresque et à la bravoure légendaire.Las! De nombreux bataillons écossais, parmi lesquels le fameux Gordon Highlanders «t le mon moins fameux Black Watch se sont vus contraints de troquer, pour la durée de la guerre, le kilt aux couleurs régimentaires contre le nouvel uniforme de combat le battle-suit.Cela n\u2019a pas été sans protestations.Les combattants écossais tenaient à leur petite jupe dont les couleurs régimentaires étaient masquées, durant la guerre de 14, par une sorte de housse kaki.On a vx s0urire avec dédain les protestataires: \u2014 Un pantalon?Quelle honte! Pourquoi pas aussi un caleçon?Car les plombs réglementaires dont le kilt est lesté suffisent à maintenir le bar de la petite jupe à la hauteur des genoux.LE BAGPIPER Pourtant, on n'a pas osé priver de leur kilt les bagpipers, ces géants dont les cornemuses remplacent, chez les « Jocks », la Band ou fanfare des « Tommies ».Au cours de la dernière guerre, il n\u2019était pas rare de voir les bagpipers s'élancer sur le parapet les premiers et mener les higlanders à l'attaque au son de Auld Lang Syne ou de Annic Laurie.; H est fort improbable que de tels exploits se renouvellent.Dans un cantonnement ou « Tommies » et « Jocks » discutaient des nouvelles méthodes de combat, tandis qu\u2019assis sur une caisse, un bagpiper jouait un air mélancolique, on entendit un soldat demander au musicien: \u2019 \u2014\u2014Emmêneras-tu ton sac & vent au combat?Le joueur s\u2019interrom pit : \u2014Vous jouer ma musique dans un tank de quinze tonnes?ous ne m'avez pas regardé! Alors le soldat: \u2014Tu as tort.C\u2019est le seul endroit où l'on n'entendrait pas tes fausses notes! PERMISSIONNAIRE ECONOME Sous prétexte que l\u2019Ecossais est très économe, de malins esprits lui ont fait, sans méchanceté d\u2019ailleurs, une réputation d\u2019avarice qu'il est loin de mériter, En 1915, dès que le régime des permissions fut établi, le gouvernement britannique décréta que tout officier en permission du front aurait le droit de passer tout ou partie de sa permission à bord d'un vaisseau de guerre de la Royal Navy.Mais en dépit de l\u2019immense amour qu\u2019éprouvent les Anglais pour leur flotte, il fallut \u2014 du moins à ce que racontent les « Tommies >» \u2014 attendre jusqu\u2019en mai 1916 pour zcir un officier demander à passer la moitié de sa \u2018permission dur un cuirass?.Et les « Tommies » de sourire: \u2014 Cet officier, comme de juste, était un Ecossais, qui comptait Of frig.une croisière de plaisance à l'oeil.Mais il avait mal éhoisi \u2018moment.I n'était-pas à bord depuis vingt-quatre heures que DU TAC AU TAC C\u2019est aussi une erreur de croire que l'Ecossais est lent d'esprit, En parlant de leurs amis les « Tommies 2, les « Jocks » racontent cette anecdote: \u2014 Jadis, il y a très, très longtemps, à l\u2019époque où, parmi ses mercenaires, l'armée anglaise comptait un certain nombre de recordmen du débrouillage à tout prix, un colonel écossais fut chargé de commander, durant des manoeuvres, un régiment anglais.Or, le premier soir, le colonel vit arriver un paysan en chemise, qui déclara: {Par exemple en 1857, Françoise Les dernières paroles sur - léchafaud Un Allemaud vient de crier: \u201cA bas Hitler!\u201d \u2014 Divers mots historiques tels que: \u201cJe ne suis pas une mauvaise femme\u2019, ou \u2018\u201c\u2018\u201cMourir par unc aussi belle matinée!\u201d Les dernières paroles d'un Allemand, qui vient d'être exécuté par la hache furent: « Neider Hitler >» «A bas Hitler! » S'il avait cu deux vies, il cst probable que le bourreau les cat tranchées toutes les deux, après un tel crime de lèse-majesté ajouté à celui de trahison.Ceci nous amène à rappeler plusieurs autres dernières paroles prononcées sous le couperet ou sous le noed coulant.L'empoisonneur Vaquier, Frangais pendu en Angleterre, pour avoir assassiné le mari de sa mai- tresse, s\u2019écria avant la chute de la trappe: « Five la France!> Méme appel à la patrie de la part du Belge Lucien Beyen, guillotiné à Dunkerque en 1928.« Vive la Belgique!.» cria le misérable.| Dans la même série, nous classons Eyraud, l'assassin (avec Gabrielle Bumpard) de l'huissier Gouffé, ct qui cria sur l\u2019échafaud: \u2014Je suis moins coupable que Constaus.Pourtant il est ministre de l'Intérieur e* on me coupe le cou.C'est dégoitant! Nous approchons des crises anarchistes : Ravachol résistant aux aides qui le basculent et hurlant: « Non, pas avant que j'aie parlé au peuple, non, vous n\u2019avez pas le droit.citoyens.» Et un dernier mot, la tête déjà dans la lunrtie: « Cochons! » Et Emile Henry, affirmant sa foi: « Camarades, courage! Fire l\u2019anarchie! » A l\u2019opposée des cris politiques ou suciauxr, il y a quelques supré- mes manifestations de coqueiterie ou de pudeur, notamment chez les condamnées du sexe féminin.Michaud, veuve Dejeur, qui tua les trois enfants que lui apporte son mari d\u2019un premier lit, s\u2019écrie sur l\u2019échafaud comme le bourreau lui arrache son corsage: « Ne me découvrez pas devant tout ce monde: je ne suis pas une mauvaise femme >.I ya des réflexions inattendues.Ce sont évidemment, les \u2014us nombreuses.Une des meil- « Je viens d\u2019être attaqué, au coin d\u2019une haie, par des soldats de voire régiment.Ils m'ont entièrement dépouillé, hormis ma chemise.» Et| le colonel écossais de répondre vivement: « Vous faites erreur, brave : homme.Ce ne sont pas des soldats de mon régiment qui vous onl attaqué.Je suis fixé à leur sujet.Ils ne vous auraient pas laissé votre chemise! > DEMONSTRATIONS AMICALES Pour les démonstrations amicales, les « Jocks » devancent les « Tommies > \u2014 dont l'amitié ne peut s'acquérir qu\u2019au bout d'un certain temps, Pour tout dire, les highlanders n'ont point cette pudeur du sentiment qui fait apparaître l'Anglais comme un être froid, peu enclin sux élans.} Dans les villages de France, les civils qui hébergent des soldats écossais sont les premiers surpris des marques cnfhousiastes d\u2019amitié qui leur sont prodiguées par les « Jocks ».| Récemment, en sortant de la petite église de village où venait de se célébrer le mariage de la fille d\u2019un conseiller municipal, la noce eut l'agreabie et émouvante surprise de voir les soldats écossais logés ches le notable tendre au-dessus des marches, avec leurs baïonnettes nues, la « voûte d'acier >.; Le photographe local n\u2019en est pas revenu.La population pas L'ENLEVEMENT DE BEST ET STEVENS EN HOLLANDE = ° Le ea 9 Pourquoi les Boches-ont violé la frontière pour s em- - parer de deux agents anglais.On A souvient qu'aussitôt avisé que certains personnages après l'attentat vrai ourfaux con- :importants d'Allemagne, étaient \u201ctre Hitler i Munich, un groupe [désireux d'entrer en contact avec allemand passa la frontière pour [le gouvernement britannique pour s'emparer de deux 5 anglais [lui soumettre des conditions de tenus reaponsables de ce délit.{paix qui, tout en prévoyant le Voici*les faite véridiques à: leur [maintien de Hitler et du\u2019 régime a nazi, pourraient néanmoins donner satisfaction aux Alliés, Il fallait tout d'abord s\u2019assorer de l'authenticité des personnages cités dans les communications et is étaient vraiment associés à a A Dans les premiers jours de no- = _\u2014 \u2014 em\u2014\u2014 a a ots a S LHOTEL WINDSOR 2 | ?de action.| es propositions.Lis recherchés st eut maté.| \u201cLe Forcign Office fut avisé .par des voyageurs éé-renom \u201cque, au cas où l'on voudrait en- i .:{(trêr en contact, des émissaires se d'érouveraient au petit poste fron- tigre de Vanlo en territoire hol- laudais, le 9 novembre.I! dégi- J.du monde.P est renommé \u201cpour nes chambres modernes 3 confortables, son \u2018excellente ie Îlres à Vanlo et choisit deux Ab- , |{blals habitant Le Haye: lc major \u201cà { Storéris:et M.Payne-Best.{da douc d'envoyer deux émissat- | leures est celle de ce Rosco dit le Rouge, pendu en 1937 dans une petite ville du Missouri.Sur le gibet, il salua poliment les spectateurs et déclara: \u2014 « Mourir dans un accident, soit, mais comme ça, c\u2019est vraiment trop bête >».C\u2019est presque le mot du docteur Conty de la Pommeraies, guillotiné sous le Second Empire et qui eut sur l'échafaud cette | seule réflexion, en considérant le ciel bleu: « Mourir par une si belle matinée! » Un certain Grandoux, exécuté à Marseille en 1933, pour l\u2019assassinat d\u2019un batelier, descendit de voiture, contidéra la veuve et dit: « Ah! ah! c\u2019esl ça la petite machine! » Puis parlant de lui-mé- me à la troisième personne: « Une | minute et il est mort!» L'un chante sur l\u2019échafaud le grand air de Faust: «Salut, © mon dernier matin!» d'une voix d'ailleurs remarquablement juste.Un autre observe: « Je pense que dans quelques secondes, je ne penserai plus! Un autre enfin, ancien sergent de ville, très fonctionnaire, murmure: < Je demande pardon à l'Administration >.A axon aumbnier, qui paraissait très ému, Mécislas Golberg, en- trainé par les aides, dit simplement: «Ne vous tourmentea pas, Monsieur l'abbé: ce n\u2019est rien; absolument rien s, Mais il y a aussi les laches qui résistent jusqu'au bout, hurlent devant la mort, suppliant, se débattant, tels que Moyse, l\u2019abominable assassin, qui n'eut sous le.couperct qu'un long hurlement: «Non.non.non».- Nous en avons vus à Montréal de ces hésitants, comme les Tony Frank, et les Serafini, auteurs.du hold-up de la Banque d'Hochelaporths sr la trappe.he SCARAMOUCHE = la Loi du Cadenas { Duplessis et ses amis, bien ge, & moitié mort loraqw'il furent | © peux.\u201d Emtendait-il | battre?Nousiopinons pour la Jigen) \u201cL/Auterité\u201d\u201d, faisant affaires \u201cIs raiven eaciale be \u201cL\u2019Asteriit En- , & as bureaux, Chambres 415- «jp 7 \u201cdevaient uniquement me 1656 Réifies Canada e \u2026 'uite à Ia page 3) Mantdat.VW pat imprimé à 3a Parole\u201d Lunitée, Druss- ; monéritte, F2 ME: a SA Le gouvernement provincial remplacera-t-il cette législation grotesque et \u201cà base\u201d d'inquisition par une autre plus sensée?\u2014 M.Duplessis paie d'audace en annonçant qu'il restera chef de l'Union Nationale.\u2014 Qui le remplacera?Onésime Gagnon ou Camillien Houde?(Correspondance spéciale\u2019 a \u201cL\u2019Autorité\u201d) Québec, 5.\u2014 M.Duplessis paie d\u2019audace.En dépit de l'invite non déguisée à lui faite par plusieurs de ses anciens partisans de quitter la \u201cchèfrerie\u201d de Union Nationale, il a profité du Jour de An pour faire cette déclaration: \u201cJe resterai à mon poste.Plus que jamais, je serai sur la brèche.Jai déjà fait mon devoir à la direction de la province, je saurai le faire dans ma nouvelle tâche.Je mettrai toute mon énergie, tout mon travail et toutes mes forces au service du grand parti dont je demeure le chef.Avec la collaboration sûre et dévouée de collègues qui ont déjà fait leurs preuves, je prouverai à la province qu\u2019elle ne s\u2019était pas trompée en 1936.J\u2019aurai même 366 jours, un de plus que d\u2019habitude, pour travailler à la cause de la justice et de la vérité.Voilà mes résolutions et mes voeux.Fasse le Ciel que 1940 me fournisse l\u2019occasion de contribuer au bonheur de tous mes concitoyens.\u201d Lorsque le Mauricien parle de la collaboration \u201csûre et dévouée\u201d de collègues qui ont déjà fait leurs preuves, com- prend-il parmi eux Phon.Onésime Gagnon, qu\u2019il essaya maintes fois de jeter hors de son cabinet?Par tous les moyens possibles, ne pouvant se débarrasser de lui, M.Duplessis tâcha de tenir M.Gagnon dans l\u2019ombre.Celui-ci en sort peu à peu, aujourd\u2019hui que le Mauricien a perdu 99% de son autorité.C\u2019est pourquoi, lors de l\u2019assermentation de sir Eugène Fiset comme lieutenant-gouverneur, on constata la présence de M.Gagnon et absence de M.Duplessis, ONESIME OU CAMILLIEN?S\u2019il arrivait que le chef de l'Union Nationale, après la prochaine réunion, fut contraint de convoquer une convention de son parti, afin de procéder au choix d\u2019un nouveau dirigeant, on assure qu\u2019il ferait tout en son pouvoir pour amener l'élection de n\u2019importe qui, même un Johnny Bourque ou un Albini Paquette, de préférence à Onésime le honni.Celui-ci a du talent et Maurice, plus que tout au monde hait le talent.Une personnalité, dont l\u2019attitude reste encore fort mys- tériease, est le maire de Montréal et député de Sainte-Marie, M.Camillien Houde.Ce dernier, bien qu\u2019il ait été élu avec Pappui des libéraux (nous parlons des électeurs et non de l\u2019organisation) ne s\u2019est pas présenté sous l\u2019étiquette libérale et entend garder ses coudées franches.Ceux qui le connaissent bien assurent qu@l commencera la session en tentant d\u2019occire le sieur Duplessis, comme celui-ci Pa occis lui-mé- me, et une fois cette besogne faite, les mêmes prédisent que Camillien essaiera de rallior autour de lui les débris épars de PUnion Nationale, laquelle serait rebaptisée.De sorte que ledit Camillien redeviendrait le chef de Opposition, comme il le fut de 1929 à 1932.M.Houde a beau se réclamer parfois du libéralisme, chacun sait qu\u2019au fond il est tory et le restera jusqu'à la fin de ses jours.Dans les milieux ministériels, ici à Québec, on ne se fait aucune illusion sur les services éventuels de M.Houde, car on sait parfaitement que son premier | objectif, en se présentant dans Sainte-Marie, était de tirer une rengeance corse du Mauricien qui, non seulement le supplanta à la \u201cchèfrerie\u201d du parti conservateur, mais le forga une fois à donner sa démission comme maire de Montréal.HARO SUR LA LOI DU CADENAS! Les vrais libéraux n°hésitent pas à prédire que Pun des premiers soins du gouvernement Godbout sera de faire voter par PAssemblée Législative le rappel de cette Loi du Cadenas, ignoble tache sur le blason de la Province, et qui a tant contribué à faire passer le Québec pour rétrograde et fasciste dans le reste du Dominion et aux Etats-Unis.On devrait intituler le bill à cet effet : \u201cLoi pour corriger la sottise et la mauvaise foi de l\u2019ancienne administration.\u201d La Loi du Cadenas est la seule loi provinciale qui ne définisse pas le mal qu\u2019elle entend combattre.M.Duplessis n\u2019a réussi à la faire adopter sans opposition à la Chambre basse et surtout au Conseil législatif qu\u2019en déclarant qu\u2019elle lui avait été demun- dée par le cardinal Villeneuve, odieux mensonge plus tard dénoncé par le cardinal lui-même.Notre \u201cpremier\u201d savait parfaitement que le communisme était alors à peu près inexistant dans le Québec mais que le fascisme, d\u2019autre part, y comptait des milliers d\u2019adhérents fanatisés par les appels hystériques d\u2019un Adrien Arcand, rédacteur-en-chef de \u201cLH; lustration Nouvelle\u201d, son organe officiel; et il protégeait aussi le dénommé Jos.Ménard, autrefois du \u201cGoglu\u201d et du \u201cPatriote\u201d, devenu fonctionnaire dans le département de la Colonisation avec des attributions qui ne furent jamais bien délimitées.f CL En présentant sa Loi du Cadenas M.Duplessis visait plusieurs buts.L\u2019un de ceux-ci était d\u2019embéter le gouvernement fédéral, parce que celui-ci avait rappelé le bill 98, mesure de guerre conférant à\u2018la police des pouvoirs quasi äli- mités, tels que ceux de la Gestapo d\u2019Hüler.Ce fut une manie chère à M.Duplessis que de,taper sur le gouvernement fédéral, et Pon sait ce qu\u2019elle lui a coûté le 25 octobre.Sous prétexte de défendre la religion \u2014 non menacée, \u2014 il croyait aussi pouvoir commettre les:pires cochonneries en conduisant la Procince vers la ruine à un train de 80 milles à heure.UNE LEGISLATION PLUS SENSEE On eut la mesure de sa sincérité anti-communiste lors de la saisie de ballots de copies commandés par sa police provinciale à \u201cClarion\u201d et \u201cClarté\u201d, les deux journaux pseudo- communistes de Toronto, rédigés par des primaires dans un style pitoyable et auxquels le gouvernement fédéral vient de faire trop d\u2019honneur en les ostracisant.L'idée \u201cduplessiste\u2019 > en réalité, n\u2019était guère de combattre le communisme, puisque sa police provinciale bourrait d\u2019argent les farceurs de Toronto, mais d\u2019ennuyer les journaux libéraux lorsque viendrait le temps des élections.On l\u2019a bien vu lorsque ses shires s\u2019emparèrent, aux Trois-Rivières, la veille du 25 octobre, de copies du \u201cCanada\u201d, de \u201cL\u2019Autorité\u201d et du \u201cMonde Ouvrier\u201d.I visait même à rétablir, dans le Québec, l\u2019Inquisition abolie en Espagne.Les libéraux n\u2019osaient plus conserver dans leurs bibliothèques des volumes même inoffensifs, lorsque ceux-ci traitaient de socialisme ou de communisme.Tout prétexte était bon pour pénétrer dans les maisons privées et y procéder à des perquisitions.+ Depuis la trahison des démocraties par Staline, de communisme est dénoncé par les trois-quarts au moins des pays du globe.Abolir la Loi du Cadenas sans la remplacer par une autre plus logique, moins rétrograde, serait mal vu dans certains quartiers.C\u2019est potrüoi le gouvernement Godbout adopterait une loi où ce qu'on entend par communisme se- Trait nettement désigné, de sorte que cette législation ne pourrait servir que contre les \u201crouges\u201d et nullement contre Mwils le mériteraient fort, Quand M.Duplessis préposa de mettre un anneau dans le nez de notre population, sous prétexte de combattre le bolchevisme, M.Bercovitch, \u2018alors député de Saint-Louis, demanda: \u201cEt le fascisme?\u201d Interrogation à laquelle le Trifluvien s'empressa de\u2019 répondré: \u201cLe fascisme, n\u2019est pas dange- ur là que le fascismeçn\u2019existait pus ou it plutôt Pencourager ap lieu de le com- s'il existait, qu\u2019il Ja Lachine \u201cville des sports\u2019 est devenue \u201cville des niaiseries\u201d On dîne encore au gai Paris! Dans les restaurants chics et les grands hôtels, les tables bien servies sont toujours bien entourées \u2014 On s\u2019installe dans lu guerre.Olivier, le maître d'hôtel du Ritz, parcourt d\u2019un regard impé- ricux le salle du restaurant.Olivier est maigre et impénétrable.Il connaît tout et fait semblant de tout ignorer.Il sait distinguer du premier coup d'ocil un vrai duc d'un faux, un millionnaire d'un escroc, ce qui est le comble de l'habileté, car rien ne prête aussi facilement à la confusion.Olivier en connaît plus à lui seul que le Gotha et le service des renseignements généraux réunis.ll est à la fois courtois ct dominateur.On pense qu'il sc met à vos ordres.Il vous dirige.Olivier est satisfait.La salle est brillunment garnie.La guerre n\u2019a occasionné encore aucune perte dans le restaurant du Ritz.Il y a un mot terrible qui a été prononcé déjà entre 1914-1918, \u2014 On s'installe dans la guerre.On s'est déjà installé dans celle-ci.AU RITZ Au Ritz, on y est particulièrement bien installé.Le restaurant du Ritz comprend une grande salle qui est celle du commun, étant entendu qu'au Ritz le commun comprend ce qu\u2019il y à de mieux, aussi bien chez les millionnaires que chez les gigolos mondains, Ici, le véritable plat du jour, c'est le gratin.Pour atteindre cette grande salle, il faut traverser une sorte de large couloir où des tables sont alignées à gauche.C'est là qu\u2019il est chic de s'asseoir.On intrigue pour y être.On sc bat pour y demeurer.Car on mère ici une drôle de guerre dc position.Pas très loin d'elle, Mrs.Corrigan occupe, clle aussi, une place privilégiée, Elle a unc perruque et des relations illimitées.C'est la funme du monde qui con- nait le plus d\u2019altesses royales.Noël Coward, avec sa tête de garçon roublard, déjeune avec des ofificiers de la R.À.l°.et on s'aperçoit que c\u2019est la guerre parce qu'une fois sur deux M.Paul- Louis Weiler oublie son veston de riche constructeur pour arborer un brillant uniforme d'aviateur.Dans un coin, sous ses cheveux fous, M.Jcan Cocteau a l'air d'une tête de loup oubliée par le garçon chargé de faire le ménage ct Léon-Paul Fargue, poète éminent, qui, dans la vic, joue les tiwvités étourdis, crre de table en table, les yeux lourds, cherchant celle à laquelle il a été convié.Comme avant.CHEZ MAXIM'S Maxim's est ouvert.On s'y aperçoit que c'est la guerre parce qu'on y refuse du monde.Pourtant, le patron a sa- cridié l'orchestre sur l'autel des nécessités civiques.Mme Mary Marquet a élargi le | ruban de la Légion d'honneur qui orne sa poitrine à part entière.C'est là un de ces signes qui ne trompent pas l\u2019observateur.M.Sacha Guitry, le menu de son souper, à apporté une chemise aubergine.Albert, le maître d'hôtel, son ventre débordant de son pantalon, dénombre secs clients.A unc table, un vieux couple mange depuis dix ans.Pendant 863 jours par an, il est Ia.(Butte à la page 3) Province de Québec, District de Montréal.AVIS PUBLIC Avis public est par les présentes donné que Mademoiselle Marie Ernestine Georgia- | na Frappier, fille majeure et usant de ses droits des Cité et District de Montréal s'adressera à la Législature de la pre- vince de Québec à sa prochaine session, pour demander l\u2019adoption d'une loi lui permettant dé changer son nom de famille do FRAPPIER en seconde alternative.Depuis; le fascisme a pris son vrai nom: lè nazisme.Essuiera-t-on de faire croire que ce n\u2019est paslà une doctrine | dungereusé?Pourquoi.une enquête ne serait-elle pas tenue\u2018 sur les activités nazo-fascistes tolérées, encouragées même | par le Mauricien et ses comparses?C\u2019est alors qu'on établirait peut-être le mieux l'inconcevable fourberie du Mauri.| i.(Buite à ja page 3) oo : Ce {celui de BEAUDRY avec tous iles droite et obligations inhé |.rentr à tel changement.Montréal, le 7 décembre 1939, C (Signé) Ernestine Frappier, pour corser | Que de temps perdu par la faute des \u201cniaiseux\u201d! \u2014 Rude tâche dévolue au député Kirkland, de Jac- ques-Cartier, et au maire Leduc, de Lachine, successeur du \u201cdéfunt\u201d Anatole\u2019 Carignan.\u2014 Ce qu'on dit à Saint-Laurent: (Correspondance spéciale à « L'Autorité ») Lachine, 5.\u2014 Il existe à Lachine un groupe de personnes qui semblent s'être donné le mot pour dénigrer ceux de leurs adversaires qui n'ont pas l'heur de leur plaire.C\u2019est ainsi qu'avant le 25 octobre dernier, on demandait aux enfants ides écoles de prier le bon Dieu afin que le Dr Kirkland, J'adversaire de M.Carignan, ne fut pas élu.\u2018Lors de la bénédiction de la pierre angulaire «le l'Hôpital Saint-Joseph, le nouveau (léputé de Jacques-Cartier en profita pour faire connaître sa façon de penser là-dessus au personnage prinei- palement responsable de cette anomalie.Le correspondant de « L'Autorité » ne craignit pas d'appuyer la candidature du Dr Kirkland, parce qu\u2019il estimait que celui-ci était excellent père de famille et fort brave citoyen, faisant honneur à sa ville (Ville Saint-Pierre), ct bien meilleur chrétien que ses détracteurs.La preuve en est qu\u2019il vient d'êtré nommé marguillier de sa paroisse.Ceux qui ont recommandé la candidature du Dr Kirkland à Chon, M.Godbout ont donc tout lieu de se féliciter, et ils peuvent être sirs que le Dr Kirkland, de son côté, n'oubliera pas plus ses amis que ses ennemis.\u201cLA VILLE DES NIAISERIES\u201d Nous avons eu la bonne forture ne rencontrer cette semaine un ancien résident de Lachine devenu, depuis une couple d'années, citoyen de Ville St-Laurent.D'après lui, nous serions bien à plaindre parce que notre ville est en train de mourir sans s'en rendre compte.Il ne regrette pas d\u2019avoir (fui motre cité pour Ville Saint- Laurent, bien au contraire.Depuis longtemps déjà, Lachine a perdu son surnom de « Ville des Sports », et s'il fallait lui en donner un nouveau, ce serait bien celui de « Ville des Niaiscries ».Il a souligné le fait que notre petite feuille locale de langue française eat, remplie d\u2019articles écrits \\par des experts \\en niaiseries, lesquels font tout leur possible pour tenir Lachine sous le régime de l'« vbscura- tion », comme si nous étions dans la sone de guerre la plus exposée.Laissons la parole au nouveau citoyen de Saint-Laurent: « Quand un « nigiseur » de Lachine », dit-il, « veut faire tort à ceux qu'il n\u2019dime pas, il commence par essayer de les faire passer pour des communistes ou des francs-maçons.Ces discussions oiscuses et ridicules empéchent la population de penser a des choses beaucoup plus séricuses, par exemple: le billet de tramway unique et le service de téléphone direct.Je ne crains pas de déclarer que depuis que je suis à Saint-Laurent, je fais deuz fois plus d'affaires qu\u2019à Lachine.Où s\u2019en va cette municipalité?Je me le demande ».JUSTICE POUR TOUT LE MONDE D\u2019autres aussi posent le même point d'interrogation et c'est pourquoi l'élection à la mairie de M.Edgar Leduc a ranimé l'espoir abrutic par les « niaiseries >» de nos « niaiseux ».Cette partie de la population demande à M.Leduc: un billet unique sur les tramways Lachinc-Montréal; le téléphone direct avec la métropole, afin d'éliminer les charges supplémentaires; le rajustement des salaires à l'hôtel-de-ville, les salaires actuels permettant à tel monsieur de prendre ses repas dans les plus grands hôtels de Montréal, tandis que d'autres fonctionnaires en ont juste assez pour prendre deux ou trois repas convenables par semaine; l'imposition de taxes d'affaires à toute personne qui fait des affaires, de n\u2019importe quelle nature que ce soit; un plus juste traitement à l'égard des « payeux de taxes », trop oubliés, et plus sévère à l'égard des « non-payeux de tares > trop choyés; la nomination de pères de famille comme inspecteurs dans les écoles, afin de procurer aux enfants une éducation plus pratique, etc, etc.M.Leduc étant tout juste l\u2019opposé de M.Carignan, c'est d\u2019une administration toute différente que celle offerte par l'ancien maire dont nous avons besoin, H.A.R.A BATONS ROMPUS .(Suite de la Ière page) .la part des illusions et des erreurs que peuvent expliquer des situations | tragiques et qui donnent trop peu le temps de réfléchie, on ne doit tout de même pas vicier le sens moral par des emballements ou des excuses pour des actes coupables de leur nature.Les journaux, là-dessus, ont us out premiers, le devoir de ne pas égarer l'opinion publique.I \u201cQuoi que l'on dise, le suicida reste immoral : i est un acte de fai- j blesse, quets que soient les prétextes sur lesquels on veuille le fonder.SI) est permis ct glorieux d'exposer sa vie aux coups ennemis pour l'honneur do sa patrie, fl ne l'est pçoint de se l'enlever à soi-même pour s\u2019éviter de répondre de xa conduite, sous couleur de mourir cn beauté.\u201cIl n\u2019y a pas que la stratégie militaire des nazistes et des communis- (tes à redouter; fl faut aussi se défier de leurs principes de conscience, | qui sont ceux d'un matérialisme et d'un fatalisme aussi cruel qu'athéiste\u201d.x x x Nous avons eu la visite de honorable R.M.Bennett, venu revoir ses , chers amis du Canada et nous apporter une doctrine que lcs Canadicns ine prisent guère: celle de la conscription.Sur ses vieux jours, M.Bennett sc fait prédicant d'invtérialisme à outrance, mais sans succès.fl ne s'aperçoit pas que le Canada marche vers unc sage cl prudente émancipation, dans le respect de sa constitution «4 sous la protection du drapeau britannique qu\u2019il a toujours aimé, respecté et défendu.I en a donné une preuve évidente, en 1914, comme il le donne encore aunjour- | d'hni, mails dans un esprit de libre contribution et conscient de ses responsabilités.Nous avions respecté jusqu'ici les motifs qui ont poussé M.| canette à quitter, sur la fin de sa carrière, le pays qui l'avait enrichi peur aller mourir IN THE OLD COUNTRY.Nous nous sommes interdit | d'écrire ce que nombre de gens géensalent et pensent encore du piètre exempli de canadianiame que donnait là l'ancien ohef du pari conservateur.Mais puisque M.Bennett revient aujourd'hui parmi nous ct qu\u2019ik \u2018a l'iIndiscrétion, pour ne pas dire l'indécense, de (raiter publiquement, , devant des auditoint canadiens, d'une question qui est la plus délicate de | toutes celles que pose l'actualilé en notre pars, la plus menaçante aussi ; pour l'unité canadienne : la conscription; puisque M.Bennett se met ainsi luli-mêmo au blanc, sans so rendre compte, apparemment, do la i hourde que lui fait commetire sa suffisance, nous ne voyons pas pourquoi nous nous génerlons M.Bennett à bien dû avoner, hier, dans son / discours revant la ROYAL EMPIRE SOQIETY, qu'il n'est plus citoyen ,du Canada.Ne l'a-t-il pas voulu ?Alors, quand il vient nous vanter rune mesure de guerre répudiée d'avance par le gouvernement actuel du Canada et même par celui qui dirige maintenant le parti conservateur, de quol we mile-4-i1 7?11 se mêle de ce qui ne Je regarde pas, de ce qui ! ne le regarde plus et nous avons bien le droit de lo lui dire et de le mettre \u2018en garde contre toute récidive.Le Canada et le gouvernement canadien , n\u2019ont pas besoin de la collaboration politique de M.Remuselt; nous oscrons .même dire qu\u2019il n\u2019ont que faire de in doctrine politique que personnifie ; M.Bennett, qui s'est dépouillé lui-même de sa citoyenneté canadienne.x x x ; Au soir du 2% décembre, la grande voix du Souverain Pontife s\u2019eat fait entendrd dans un programme en cing points susceptible de servir de base pour la négociation d'une paix \u201cjuste et honorable\u201d au premier mo- \u2018ment propice.Lo Souverain Pontife à également dénoncé l'invasion de la Finlande, qui, n-t-ll dit, appelle la malédiction de Dieu.Exprimant l'espoir que tous les hournes d'Etat seront prêts, le moment venu à négocier la ;taix, le Souverain-Fon a proposé qu'ils considèrent alors Jes cing points suivants: I i 1° Garantir à chaque nation grande et potite, puinsante et faible, le droit À la vie et à la liberté.: 2° Libérer le manie de l'esclayage des armements.3* Corriger les défauts ot l'inclfioncité des doganismes \u201cInternationaux\u201d créés pour résoudre paclfiquement les problèmes mondiaux, * Accéder aux besolus ol aux/jusies demandes des nations, des peuples et dé minorités ehtniques.> 5° Subvenir à l'ohservance par leg homme d'Etat et les peuples des cipes chrétiens ; prin Jas de recdbnnalire les graves difficuités qui \u201cNous ne manquons divisent les hommes d'Etat dans I\u2019 plimement des huts que nous un objootif valable qui demande soolignons.Mais «A n°y à jamaks © jeur concuurs générens et noble \u2014 c&st bien cet objectif qui consiste à pmener les neuwplen de co gouffre diniéréin matériels et égoïstes à lc) fontaine vivifianic de a loi Givine\u201d.a it le Tape eo de cette partie de la population qui n\u2019est pas encore tout à fait."]
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