L'autorité, 19 novembre 1938, samedi 19 novembre 1938
[" LE WAN REDIGEE EN COLLABORATION 25e ANNEE \u2014 No 1304.MONTREAL, 19 NOVEMBRE 1938.(Campenon) TORITÉ \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d BUREAU CENTS : 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL: FRONTENAC 1233 Abonnement : $2.50 par année L\u2019EFFRONTERIE DU MAIRE RAYNAULT M\" ÉDOUARD MASSON, HÉROS DES TRAITRISES NATIONALES Un individu qui se croit un astre et qui n'est qu\u2019un zéro.\u2014 M.Duplessis se débarrassera-t-il de cet encombrant personnage?La presse quotidienne a mentionné ce fait.plutôt surprenant, que Me Edouard Masson a été l'avocat de M.Louis Fitch au recomptage des votes dans l'élection de Saint-Louis.Or, qui dit Fitch dit Duplessis, pour l'instant du moins, car ayant dans son écurie deux \u201cpoulains\u2019 aussi disparates que MM.Fitch et Arcand, on se demande comment M.Duplessis pourra conduire son char, Depuis longtemps il est reconnu que Me Edouard Masson est l\u2019un des avocats qui, font le plus de tort au Bar-, reau par leurs finasseries, leurs virevoltes et leurs carambolages politiques.Nous n'avons nullement dessein de faire aujourd'hui la critique des méthodes suivies par Me Masson dans l'exercice de sa profession, spécialement son habileté à se maintenir en équilibre sur la ligne de démarcation en ce qui est l'étiquette professionnelle et ce qui ne l\u2019est pas, C\u2019est affaire, entre lui et ses clients.Mais nous croyons qu'il est permis d'insister sur ses manoeuvres Me EDOUARD MASSON, avocat.aux vastes ambitions politiques.électorales en laissant au public de juger des procédés qui lui sont habituels.| Il fut l\u2019un des organisateurs de M.Maurice Duplessis, ou plutôt il s\u2019imposa com- | me tel en 1935 et en 1936.A l\u2019en croire, ce fut lui le véri-\u2018 table vainqueur et non le! Mauricien.Il arriva tout de même que notre LeNoblet ne ministre et a tacher d\u2019éloigner de lui ses principaux amis, méme des membres du cabinet, N'ayant pas été heureux dans cette oeuvre de démolition, car rien n\u2019est plus difficile que de débarquer du jour au lendemain un premier ministre élu à une im- Dressionnante majorité, Me Masson changea soudain son fusil d\u2019épaule, et, pour arriver à ses fins, s\u2019imposa, selon sa coutume, à l\u2019organisation de M.Adhémar Raynault, candidat avoué du premier ministre à la mairie en décembre 1936.et subventionné par la caisse électorale de l\u2019Union Nationale, ou, pour mieux dire, les trusts.Mais il ne fut pas acceuilli avec l'enthousiasme qu\u2019il aurait désiré par l\u2019organisation \u2018\u2018raynaultiste\u2019\u2019, qui le tint en suspicion, doutant avec raison de la sincérité de l\u2019encombrant personnage.Entre temps Me Masson s'était lancé dans le journalisme.S'\u2019alliant en très grand secret avec M.William Juneau, directeur, et M.Adrien Arcand, rédacteur, il fit de \u201cL'Ilustration Nouvelle\u201d une feuille 100 pour 100 fasciste, exaltant Hitler et Mussolini chaque matin et fustigeant les Juifs.Nouveau changement de décor: on apprend un jour que M.William Juneau a quitté \u2018\u201cL'Illustration Nouvelle\u201d, que M.Adrien Arcand a cessé de manger du Juif et oue Me Masson a disparu .A partir de cette chute retentissante, l\u2019Union Nationale put compter davantage sur \u201cL\u2019Hilustration Nouvelle\u201d, ne pas craindre les coups de Jarnac que lui décochait tres sournoisement de temps a au- \u2018tre Me Masson, et s\u2019appuyer avec plus de certitude sur un organe n'ayant plus à servir les intérêts personnels d\u2019un individu désappointé dans ses fantasmagoriques aspirations.Que les temps sont changés depuis le jour où Me Masson se croyait le nombril du parti \u2018\u2018duplessiste\u2019\u2019! Me Masson est fort vaniteux.Nous ne dirons pas orgueilleux, car ce terme s'applique à un homme ayant la consistance que Me Masson n'a pas.Il se croit naïve- ensa pas de la sorte et n'ac- : os corda pas à Me Masson ce | ment l'égal des Aimé Geofque celui-ci réclamait à coups ; frion, des J.-E.Beaulieu, des l Arthur Vallée et autres mai- ag TP de poing et à coups de pied: | le poste de procureur-général dans le cabinet formé en septembre 1936.Procureur-genéral, vous entendez bien! Car si Me Masson ne figurait pas sur la liste des élus, il se faisait fort de trouver un comté dont le représentant s\u2019empresserait de se retirer en sa faveur et les électeurs de lui offrir le siège dont il avait besoin.Nous nous souvenons que dans le temps Dame Rumeur désignait Me Masson comme assistant-pro- cureur-général.Bien peu de citoyens, en effet, auraient pensé qu\u2019il avait eu le culot de jeter son dévolu sur un département dont se charge d'ordinaire le premier ministre lorsqu'il est avocat.En tout cas Me Masson, malgré sa phénoménale audace \u2014 et l'an sait que, selon l\u2019expression populaire, il a du front \u201ctout le tour de la tête\u201d \u2014 ne fut pas nommé assistant - procureur - général, encore moins procureur-géné- ral .On a beau reprocher un tas d'inconséquences à M.Duplessis, il n'était pas homme à commettre une pareille bourde.Furieux de voir sa tres du Barreau canadien- français, alors qu\u2019il n\u2019atteint même pas à leurs chevilles.S'il veut trouver des hommes de sa trempe, de son milieu, il a justement près de lui, son voisin, le fameux Frederic Brizard des \u2018\u2018messes noires\u2019 dénoncées par l\u2019ex-\u2018\u201cGoglu\u2019\u2019 d\u2019Adrien Arcand.L'audace, l\u2019impudence, la duplicité, fussent-elles poussées à leur extrême limite, ne sauraient suppléer au talent; et quand un homme n\u2019a que ces moyens de parvenir, il ne tarde pas à recueillir la jus- ite rétribution de ses traitrises politiques : tout d\u2019abord le mépris public, et ensuite la chute dans le néant.Après avoir brûle l'un après l'autre tous ceux qu\u2019il faisait mine d\u2019'adorer, Duplessis et tutti quanti, Me Masson essaie aujourd'hui de se recoller à l\u2019Union Nationale, et avec quelle viscosité! Mais le premier ministre, qui pase pour être un politicien roublard, aura tôt fait d'a-|roz bien l\u2019idée des conducteurs dresser au ciel cette ardente et opportune prière : \u2014Seigneur, délivrez-moi de mes amis, car de mes enne- personnalité reléguée aux oubliettes, Me Masson se mit à déblatérer contre le premier mis, je m'en charge! AUGUR.LE PARAPLUIE DE M.CHAMBERLAIN Il est en train de devenir aussi populaire que le \u2018riflard\u201d du bon roi Louis-Philippe\u2014 La révolution de 1848 fut- elle un avertissement ?Le parapluie est redevenu à la mode avee M.Neville Chamberlain, | d'Angleterre, après l'avoir été avec le bon roi Louis-Philippe, de France, ce monarque qui, en somme, aussi prudent que le \u201cnremier\u201d britanni- Que, ne sortait jamais sans son riflard.Ah! comme les hommes d'esprit d'il y a un siècle le lui reprochérent.à Louis-Philippe, cet accessoire qu'i's trouvaient bourgeois.vulgaire, platement pacifique! les Aristophanes du \u201cCharivari\u201d, de \u201cLa Caricature\u201d, «te, surnommèérent l'ancien combat.soit M.| 42 tant de Valmy le \u201croi-parapluie\u201d.et ce sobriquet, avec la \u2018poire\u2019 de Philippon, fut une des causes de In révolution de 1848.Que voulez-vous.les Français voulaient un emblème plus flatteur pour l'amour-propre national.Ils furent bientôt servis, | Après le pépin sans gloire.de Louis- Philippe, ce fut le sabre de Napoléon IT.Vais-je cn arriver maintenant au paranluie de Chamberlain?l'as encore.le tragique incendie de Marseille a été comme toutes les catac- trophes l'occasion de rappeler les \u201cprécédents\u201d.Au cours d'une \u201cflam- bee magnifique, i Paris, un bon papa, trouvant en toutes circonstances un prétexte à quelque leçon de marale, disait à son petit garçon effrayé par les flammes et la fumée: \u2014Voilà ce qui arrive, Toto, quand on joue avec les allumettes! I y a une bonne cinquantaine d'an- nérs.le feu prit aux grands magasins du Printemps.qui étaient alors bien moins grands qu'aujourd'hui.Heureusement, c'était après la fermeture\u2026 Seul était resté, dans son bureau, le directeur-fondateur de la maison, M.Jules Jaluzot.Tout brûla avec une rapidité fantastique.M.Jaluzet parvint cependant à se tirer d'affaire, mais ses favoris, déjà fameux, étaient roussis.Et c'est d'une voix émue \u2014 cela se comprend assez \u2014 qu\u2019il déclara : \u2014Je n'ai pu sauver que mon parapluie.Cette phrase.partout publiée.devint célèbre.Elle entra même, et y resta pendant longtemps, dans Ja collection des clichés de la conversation parisienne.Pour tout dire d'un joueur décavé, d'un pigeon plumé par une donzelle, d'un client de Robert- Macaire, on n'avait qu'à prononcer: \u2014H n'a pu sauver que son parapluie, comme Ja'uzot! Ou mieux encore: \u2014Moins veinard que Jaluzot, il n'a même pas pu sauver son parapluie! Le troisième de ces riflards cédè- bres est celui de M.Chamberlain.N'ajoutons rien à ce qu\u2019il a inspiré en prose, sinon en vers, à tant de panégyristes.l\u2019our copie conforme.MISTIGRIS.TRAVERSES À NIVEAU set tt La compilation das rapports d'accidents aux traverses à niveau illustre des cas vraiment typiques.Un camionneur d\u2019Edson,, Alberta, mérite certainement une médaille de plomb.C\u2019est À lui que revient le déshonneur d'avoir frappé le seizième wagon d'un train de marchandises en marche.La longueur moyenne de ces wagons étant de pieds, celui qui fut frappé étnit À 2,500 pieds de In locometive.Toutefois, un chauffeur de Simcoe, Ontario, pourrait la réclamer.Comme il arrivait à une traverse à niveau 9 il dépassa une voitue stationnant à l'arrêt pour aller se jeter sur la locomotive.La liste des accidents illustre as- de franchir Ja traverse avant le passage de la locomotive.Quelques-uns se font happer au passage et d'autres In frappent mais à leur grand malheur, Personne ne peut encore expliquer l'idée doe conductors gud frappont les wagone à plusiours gentaines de pieds à l'arrière de la Qu\u2014é ISERA-T-IL DE NOUVEAU CANDIDAT ?\u2014 L'HOMME QUI AURAIT REÇU D'UN SEUL TRUST $75,000 EN :1936 \u2014 ASSASSINS DE GAGALAS \u2014 LES CANDIDATS | À L\u2019ÉCHEVINAGE A en juger par le discours décousu du maire Adhémar ! : Raynault en la salle de l'Ecole de Levis, boulevard Monk, ; Côte Saint-Paul, vendredi soir, il semble bien que cet énergu-! mène va être de nouveau candidat à la mairie de Montréal en décembre prochain.À moins qu\u2019il ne cède la place a M.C.-A, Gascon, le champion de l\u2019Est-Central-Commercial, fortement appuyé par l\u2019ex-maire Médéric Martin pour une raison au moins inat- \u2018tendue.L'hon.Médéric Martin, conseiller législatif, qui n\u2019a pas d'enfant, estime que M.Gascon devrait être élu maire parce qu\u2019il en a quatorze, Médéric aurait-il soudain été saisi de remords?Quant à Adhémar-Deux, il s'est bien pauvrement défendu de l'accusation lancée contre lui d'avoir accepté, en 1936, l\u2019argent de la Montreal Light, Heat & Power Consolidated, \u2018et d'avoir voulu cette année renouveler cet exploit en accordant au trust de l\u2019électricité un nouveau contrat.D\u2019après des informations particulières, Adhémar aurait reçu en 1936 la jolie somme de $75,000 pour lancer la jolie campagne que l'on sait, dont le point culminant fut le meurtre de Gagalas, resté insoluble.TRENTE-CINQ CANDIDATS A l\u2019échevinage, les positions commencent à se dessiner.Adhémar-Deux aurait dessein de présenter 35 candidats, dont 8 seulement sont des échevins actuels, les autres, attirés par de belles promesses en janvier 1937, et ayant constaté le néant de la \u2018\u2018raynaulvation sociale\u201d, s\u2019étant défilés.Si l\u2019ex- maire Camillien Houde, auquel on prête l'intention de se présenter à la mairie, veut s\u2019amener sur les rangs, il devra sans doute lui aussi former un \u201cticket\u201d, ce qui lui sera facile, puisque 22 échevins actuels auraient déja endossé sa candidature.CANDIDATS A L'ECHEVINAGE Dans le quartier Saint-Denis, apanage de l'échevin J.- M.Savignac, les trois mousquetaires Baulne, Farley et Laframboise s'efforcent en vain de trouver un candidat contre celui-ci, ils n\u2019ont pas encore pu déterrer l\u2019as convenable.* x * Dans le quartier Montcalm, c'est la même chose contre l\u2019ex-échevin J.-E.Dubreuil.adversaire irréductible du maire Raynault.On a été jusqu\u2019à déterrer un mort, le dénommé J.-Henri LaMarre, ancien édile qui, de 1930 à 1932 se rendit assez célebre pour n\u2019avoir pas le culot de se représenter, si un reste de pudeur pouvait affecter cet individu.Un bref de quo warranto fut en effet pris dans le temps par M.Emile Hamel, menuisier, contre ce LaMarre, parce que celui-ci, profitant de sa qualité d\u2019échevin, représentant 750 sur une transaction de $30,000, dans la paroisse du Sault.aux-Récollets, entre la Cité de Montréal et la \u201cRoss Realty Company, Ltd.\u201d Pas besoin de dire que c'est la Cité de Montréal qui versait l'argent.En vertu d'un jugement rendu par le juge Louis Codercharge d'échevin.Une disqualification de cinq ans ayant été demandée contre lui.le juge laissa aux parties en cause de faire valoir leurs réclamations ultérieurement, ce que le demandeur ne fit pas, estimant que le dénommé LaMarre avait été assez puni et croyant qu\u2019il n'essaierait jamais de remontrer son vilain museau.S'il ose récidiver, les électeurs lui ménagent un de ces coups de baton.x * * Dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, méme situation.Le \u201cleader\u201d A.-E.Goyette entend se représenter, après avoir été élu contre la \u2018\u2018raynaultvation sociale\u201d et avoir éte l\u2019'hom- ® le quartier Montcalm, avait encaissé une commission de $4,-, re, le 10 octobre 1933.le dénommé LaMarre fut déchu de sa | que j que | bliques en face de 425 dans l'Onta-.LA D » M NAGEMENT DU 12 DECEMBRE \u2018 if | i I ! | | | i / LC \\ JT wim [a gg CAMILIEN \u2014 Pourquoi que A | ji SE je ne passerais pas de l'hôtel Mont-Royal à l'hôtel-de-Ville ?J'ai déja fait des sauts aussi hauts que ca dans ma vie!\u2026 SN es ~~ < Désireuse de rendre à César ce qui appartient à César, \u201cL'Autorité\u201d, qui ne manque jamais l'opportunité de citer les impairs de l'abbé Lionel Groulx, lorsqu'il déclare, par exemple.que l'anglais, \u2018c\u2019est bon pour les policemen et les \u2018\u201cmotormen\u201d.est heurcuse d'enregistrer une autre déclaration du même, dép'erant l'apathie du Conseil municipal envers nos bibliothèques publiques: \u201cLes édiles {répondent dit l'abbé Groulx, qu\u2019il faut remplir le ventre avant de remplir la tête.Des Hurons.je l'avoue.n'auraient pas trouvé mieux, On n'oublie qu'une chose: c'est qu\u2019une tête creuse trouve rarement le moyen de remplir un ventre vide\u201d.Ce l'abbé Grou'x n'ajoute pas, c'est nous avons 9 bibliothèques pu- | Honneur à la province de Quef bee: n'en continuera pas moins de | clamer un C.J.Magnan, apôtre de la magnan.cul.ture.| rio, - * * D'autre part.si nous avons si peu de palais des livres dans le Québecia qui la faute?Lorsqu'il fut question du construire la bibliothèque municipale.quels sont les personnages.encore aujourd'hui bien vivants, qui combattirent ce projet?On assure me lige de celle-ci, grâce aux deux enfants de choeur qui le même que la bibliothèque de Saintdominaient, les sieurs Farley et Laframboise.On croit que Sulpice.rue Saint-Denis.fut édiriée cette fois-ci le \u201cleader\u201d Goyette sera bel et bien battu et que * seule fin d'empêcher cette biblio- son exécuteur sera le docteur Gaston Demers, dentiste.CIVIS.CE OUE HITLER ENTEND PAR LA GRANDE ALLEMAGNE DE DEMAIN (Dépêche spéciaie à \u201cL'Autorité\u201d) LUCERNE, 18 \u2014 La carte la plus récente qui circule en Allemagne, tachement au Fuhrer ot & sa politique, représente l'Europe de demain.Dans cette carte, l'Allemagne s'étale en un bloc gigantesque du la Belgique.la Hollande, la Suisse, la Pologne, la Lithuanie, la Lettonie et l'Esthoniel'lus bas, l'ompire austro-hongrois est restauré, et s'étend jusqu'à la mer Noire (comprenant tons les pays balkaniques).et comme complément l'Ukraine indépendante dresse sa barrière puissante à la Russie rejetée hors de l'Europe.L'ambition d'Hitler semble même vouloir l'entrainer au-delà des limites du bon sens.Ainsi, lorsqu'il dit & Ia Tchecoslovaquie: \u201cJai besoin de ce territoire pour relier ensemble mes chemins de fer.Donnez-les moi ou c'est la guerre!\u201d apparaît.se produit une dépression dans la couche des gaz ionisés qui entourent le globe.lis se rapprochent de In terre \u2014 non mains que LA LUNE ENNEMIE DE LA RADIO et qui, croit-on, a été créée pour stimuler la fierté des Allemands et l'at-4 coeur de la France à la Russie, englobant le Nordi et l'Est de la France.; Voire T.S.F.est empoisonnée par des parasites?Votre auditian est sabotée par des raclements détestables.N'accusez pas que des causes terrestres, La lune peut être respon- lorsque les taches solaires s'agrandissent \u2014 et.pour ces deux raisons (surtout pour la première), votre radio à une voix de rogomme.Vous vous enneolerez :A pensant thèque civique, dans une ville où le civisme est inconnu.= Aujourd'hui.on se trouve en face d'une grosse bibliothèque civique presque vide de volumes et d'une bibliothèque sulpicienne remplie de livres, mais fermée pour cause de disette financière.Aussi longtemps qu'un pareil état | de choses existera, nous scrons dans \"une fameuse infériorité vis-à-vis de Ontario, * * x Dans quelle cervelle fumeuse a bien pu éclore l'idée saugrenue que le déficient Bona Dussault.ministre de l'Agriculture dans le cabinet \u201cdu- plessiste\u201d, piloterait le \u201cRepulse\u201d, qui doit amener Leurs Majestés le roi et la reine du Canada.au mois de mai.jusqu'à Québec?Le pauvre | Bona détient une licence de pilotage entre Quebec ct Montréal, mais en bas de Québec, il connaît le chenal du fleuve à peu près comme vous et moi.La présence de ce ministre \u2018\u2019à la rouc\u201d, du reste, ne setait d'aucun honneur pour les Canadiens français, ! Bona étant censé être le ministre de | \u201cla charrue\u201d, Il est vrai que lorsque ; M.Duplessis voulut justifier le choix de ce singulier collègue, il le présenta comme \u201cle maire d'une paroisse agricole\u201d.Belle excuse.tout de meme! * * * Cette visite royale semble embé- ter royalement le \u201cDevoir\u201d.Barbe- à-Poux Héroux ne sait comment s\u2019y prendre pour expliquer que George ; VT est À la fois et n\u2019est pas souve- ,rain du Canada, George VI étant eu- | ropéen et notre Deminion étant terre d'Amerique.L\u2019EMPRISE DE FRANCESCHINI À PRIS FIN DANS LE QUÉBEC (Dépêche spéciale à \u201cL'Autorité\u201d) QUEBEC, 19 \u2014 La nouvelle publiée dans I'\u201cAutorité\u201d ; du 12 novembre, à l'effet que le signor Franceschini, entre- , preneur italo-ontarien, avait obtenu le contrat du boulevard \u201cmétropolitain, soit une entreprise de 6 à 7 millions de dollars, n\u2019est pas tombée dans les oreilles d'un sourd.I M.Duplessis lui-meme a déclaré que Franceschini n\u2019au- ,rait rien à faire avec ce boulevard métropolitain aussi longtemps que lui, Maurice, exercerait un controle sur cette entreprise, car le boulevard métropolitain ne pourrait être construit que par une collaboration du gouvernement fédéral et du gotvernement provincial.Or l'octroi de ce gros contrat à Franceschini dépasserait évidemment le pouvoir du gouvernement provincial.| ! ! | | La domination du Franceschini est terminée, car cette emprise ne saurait durer plus longtemps, a moins de déclan- cher dans la province de Québec un scandale de première grandeur.Cet Italo-Ontarien a certes abusé de la \u2018\u2018puissance d'achat\u2019 dont il se vantait ouvertement.| ROBUR.BARBARIE ALLEMANDE CONTRE LES JUIFS AU MOYEN-AGE Le ghetto et ses chaines.\u2014 L'oie \u201cmiraculeuse\u201d du temps des croisades.\u2014 \u201cResponsables\u201d de la Peste Noire\u2014 Une épouvantable histoire de \u201cpuces\u201d.Les terribles persécutions tre et moi, dans une prairie des que subissent les Juifs en Al- bords du Rhin.La pature n'e- lemagne nous ramènent.selon l'expression courante, aux jours du Moyen-Age.Voyons donc comment étaient traités les Juifs, en ce temps-là.en Allemagne.MM.Jérème et Jean Tharaud ont écrit là-dessus un livre.\u201cLa Jaunnent Errante\u201d, qui contient des détails fort intéressants.Sous ce titre sumbolique, les auteurs ont voulu décrire la rie nomade d'Israël et les effroyables épreuves dont fut parsemée se route.= À Pourquoi rappeler les jours anciens, les jours heureux d'avant l'exil ?Dans la misère, il tait pas mauvaise.Il y avt là beaucoup de Juifs, installés depuis très longtemps.Mais c'est notre manie de croire que nous sommes installés depuis toujours dans les pays, où nous passons.De ville en ville.de village en village, moi tirant toujours la charrette, nous descendions le long du Rhin.Par- (Suite à ia page 2} MÉSAVENTURE DE CANARD ne convient de parler que de la misère.J'étais déjà, depuis des siècles, une jument.et des plus malheureuses, condamnée ment à travers le vaste monde.quand les hasards de l'existen-\u2019 ce nous conduisirent.mon maî-' dante du Canada.cédait celui-ci à par le sort à errer éternelle-' Themesville, Conn.-\u2014 \"Que les oiseaux se perchent sur les fils de tlephone et de télégraphe durant leur vol.passe encore\u201d dit M.J.- W.Baldwin, du service dus télé graphes du Vermont Central \u2018mais qu'un canard sauvage, en ce fui- sant, occasignne un court circuit et prive toute une régiva de moyens de communication, l'affaire se complique\u2018\", ajoute M.Baldwin.Cet imbroglio est survenu récemment entre Norwich et Montville.Tuut ce secteur fut privé de téléphone et Harbe-a-loux, semble ! l'Angleterre, et aucune convention, | d'électricité pendant douze heures, jque l'on sache, n'a annulé depuis ce! | Cè ne fut qu'après douze heures traité.Barbe-à-loux combattit lone- \u2018de recherche anon tranva to cac \u2018temp pont le retadless.ment de last l'accident qui était dûe à un ca- royauté en France.Pourquoi craînt- nard surpendu par le cou aux fila sable.Faiics une experience atien-: que la lune a une potentialité dec.avoir complétement oublié qu'il y tive: Vous cunstaterez que votre ap- | trique dif{érente de colle de la terre.eut un- bataille des plaines d'.Abrapareil va beaneanp mieux quand la; lant il est vrai que s'expliquer ses ham, après quoi intervint un traité \u2018lune n'est pas à l'horizon, Dès qu'elle : peines, c'est en moins souffrir.sen vertu duquel la France, posse- il «i fort une reyarté au Canade, ce sinistre barbu?VULCAIN.{lèka, jherd qui s'envoin, Tout entra dans l'ordre.Lcecgesuaie CL d'eictricite paral M.Baldwin détachn le ça 4 ve Page 2 L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 19 NOVEMBRE 1938 25e ANNEE \u2014 No 1304.BARBARIE ALLEMANDE CONTRE LES JUIFS AU MOYEN-ÂGE (Suite de la page 1) fois nous prenions par le Danube pour nous rendre à Ratisbonne ou bien à Nuremberg, et partout nous étions bien accueillis.En ce temps-là, quand nous avions payé ce qu\u2019il fallait payer aux portes, personne ne se souciait de nous.Ah ! qu'il est bon d'être oublié quand on est misérable ! Qu'on était bien dans le ghetto paisible, fermé tous les soirs par des chaînes ! Hélas, cela ne dura pas, et nos malheurs, un instant suspendus, recommencèrent avec l\u2019histoire de l\u2019Oie.L'OIE MIRACULEUSE Un jour, a Spire, je m'en souviens, des hordes de furieux, qui portaient sur la poitrine deux bandex d\u2019étoffe rouge en croix, et allaient, di- saient-ils, arracher le tombeau du Christ au pouvoir des Sarrasins, envahirent nos chères maisons paisibles, pillant et massacrant tout ce qui leur tombait sous la main.J'entends encore leurs cris : \u201cNous allons outre-mer venger notre Dieu qu'on outrage, épargne- runs-nous en chemin les maudits qui l'ont tué !\u201d Ah, l'épouvantable carnage ! en avait qui marchaient derrière une oie daient miraculeuse, et se laissaient mener par elle partout où il lui plaisait d'aller.Miraculeuse ou non, l'oie ne nous aimait pas.Partout où ces furieux passaient, jamais le damné volatile ne manquait de les conduire chez les Juifs.Aussichaque fois que mon maître met, comme je viens de le voir faire, une vie en loterie.je songe avec plaisir que, dans quelques instants, un Juif va lui tordre le cou.Je n\u2019aime ni les Chrétiens ni les oies.Tant et tant de Juifs périrent par la faute de cette vola- tille, qu'un Othon ou un Frédéric, je ne sais plus très bien, en tout cas un des Empereurs du saint-empire romain germanique, qui n\u2019était ni saint ni romain, comme chacun le sait, finit par nous prendre en pitié.On fit savoir à son de trompe que les Juifs, leurs biens et leurs bêtes, lui appartenaient en propre, attendu qu'il était le successeur et héritier des Empereurs Vespasien et Titus, qui! avaient pris Jérusalem et fait de tous les Juifs leurs esclaves.C\u2019est une belle chose que le droit et l\u2019esprit historique! Désormais, nous fümes les serfs de la Chambre Impériale.Pour payer cet honneur, chu- cun de nous.bon an mal an (l'explique qui pourra.du plus pauvre des Juifs on peut toujours tirer quelque chose) versait un denier d'or au moins.Et ce n'était pus tout ! Quand notre maitre et protecteur voulait récompenser une ville ou un prince qui lui avait rendu service ou dont il attendait quelque chose, il lui faisait cadeau d\u2019un petit lot de Juifs, comme si tous les fils d'Israël n'étaient que du bétail tel que moi.Le cadeau j'en conviens, n'avait pas l'air fameux.Nous ne payons guère par la mine ! Mais s\u2019il avait été si mauvais, on ne l\u2019aurait pas tant recherché.Pour nous l'affaire était moins bonne, car nous devions paver deux fois : notre saint Empereur, qui, paraît-il, nous protégeait toujours, et le mai- tre nouveau auquel il nous avait cédés.L'HISTOIRE DES PUCES - \u2014 Plaie d\u2019argent n'est pas mortelle.Sans quoi, où serions- nous, mon Dieu ?Mais arriva l\u2019histoire des Puces ! En moins de guatre années le terrible fléau qu\u2019on appelait la Peste Noire, fit passer de vie à trépas un bon tiers de l\u2019Europe.Dans les étables, nous savions tous, entre bêtes, que ce fléau venait des puces.Mais les Chrétiens, plus stupides encore qu\u2019au temps où l\u2019oie les conduisait, s'imaginérent que Tout mon | poil s'en hérisse encore L.Il y| qu\u2019ils préten-! cette peste-là était encore un de nos tours.Comme on mourait dans le Ghetto un peu moins qu'ailleurs, paraît-il (ce que je n'ai jamais compris, car nous avions autant de puces!), le bruit courut qu'un sorcier juif avait fabriqué un mélange d'araignées, de crapauds, de rats, d\u2019hosties et de lézards, et qu'avec ce venin nous empoisonnions tous les fleuves, toutes les fontaines et tous les puits.D\u2019autres disaient que cette peste avait été envoyee aux Chrétiens, non point par un sorcier mais par Jésus lui- même, pour les punir de leurs péchés.C'était un peu moins ridicule.Le fâcheux, c\u2019est qu\u2019on ajoutait que le pire des péchés était précisément de tolérer les | Juifs.En sorte qu'en l\u2019une ou il'autre occurrence, notre cas n'était pas meilleur.On nous Brûlait, on nous noyait, on nous expulsait des villes; dans Nes champs, on nous assomait : l c'était le seul remède qu\u2019on eût \u2018encore trouvé contre la peste i noire \u2014 ce qui faisait bien rire les puces.fon y avait aussi contre nous june vieille histoire de cheval.dont nous eûümes beaucoup à pätir.; LE MEURTRE RITUEL Un jour, à Blois, quelques temps avant Paques, un pale- \u2018frenier, qui menait boire son ;cheval à la Loire, se rencontra javec un Juif qui faisait aussi \u201cboire le sien.J\u2019ignore ce qui fit peur au cheval de ce pale- \u2018frenier, toujours est-il qu\u2019il \u2018s\u2019échappa, prit le galop, tomba :et se cassa la jambe.Pour détourner la colère de son maître, \u2018le valet raconta qu'il avait vu le Juif jeter à la rivière un ca- idavre d'enfant, et que c'était \u2018cela qui avait fait peur a I'animal.Sur quoi, tous les Juifs de la ville furent accusés d'a- Voir tué un enfant, pour mélanger son sang au pain qu'ils mangent le jour de Päques; et {on commença leur procès, dont ;on peut dire qu\u2019il dure encore.; Depuis l'origine du monde.| c\u2019est-à-dire depuis qu\u2019on nous |hait, jamais accusation pareille n\u2019avait été portée contre \"nous.Hittites, Egyptiens, Phi- !listins, Gens de Babylone et d'Assur, Perses, Mèdes, Grecs et Romains, aucun des peuples qui nous ont détestés, pas mé- me les premiers Chrétiens et saint Jérôme lui-même, n\u2019avait imaginé cela ! Il fallut ce palefrenier de Blois et son cabochard de cheval, pour accoucher de cette histoire qui nous a coûté tant de larmes ! Le palefrenier soutint mordicus qu'il avait vu le Juif jeter à la rivière le cadavre de l\u2019enfant.Pour éprouver son dire, on le conduisit en bateau à l'endroit même où il jurait que le crime avait eu lieu: on remplit d'eau la barque, et la barque n'ayant pas coulé (le monde est toujours plein de choses inexplicables !) l'épreuve tourna contre nous.Il fut désormais établi que c\u2019était notre habitude de sacrifier ainsi chaque année, quelque part, une pauvre victime dont le sang était distribué dans toutes les Communautés d'Israël, pour fabriquer le pain de Pâques.Les rois, les princes, qui volontiers nous auraient ménagrés car nous étions d\u2019un bon rapport, les évêques, les papes eux-mêmes, eurent beau déclarer maintes fois que ces prétendus meurtres n\u2019étaient que des fables absurdes, rien n\u2019y fit.Sitôt qu\u2019un enfant était trouvé mort d'une façon un peu mystérieuse, l\u2019accusation du palefrenier renaissait d'elle-même.Il n\u2019y eut bientôt ville ou village où se trouvaient des Juifs, qui ne tint à honneur d\u2019avoir son enfant égorgé.Ah! ce maudit cheval de Blois nous aura fait pendant des siècles, et aujourd'hui encore, mille et mille fois plus de mal que le cheval de Troie aux Troyens.Jérôme et Jean Tharaud.L\u2019HOSPICE DU SAINT-BERNARD Cet hospice, fameux entre tous, est l\u2019un des plus vieux d'Europe.11 fut fondé, en 962, par un prêtre savoyard de famille noble, béatifié sous le nom de Saint-Bernard-de-Menthon.Le personnel de l\u2019hospice se compose de quinze abbés, portant le titre de chanoines, et qu\u2019assistent sept frères, curieusement désignés du nom de marronniers.Tous ces religieux appartiennent à l\u2019ordre de Saint-Augustin ; ils se relayent à l\u2019hospice.Leur maison-mère est à Martigny, charmante petite ville située dans la vallée du Haut- Rhône.On sait que les règles de l\u2019ordre font aux abbés une obligation d\u2019aller au secours des voyageurs à toute heure du jour ou de la nuit, et même sous les rafales de neige.Depuis des siècles, ils sont aidés dans leur tâche héroïque par des chiens réputés dans le monde entier.Ils sont merveilleusement doués pour découvrir le voyageur qu\u2019a surpris la tempête.Par leurs abois, ils dirigent de loin les sauveteurs, et c\u2019est par milliers que l\u2019on compte les vies humaines qu\u2019ils ont tirées des griffes de la mort.L'hospice est maintenant relié par des lignes télégraphi- \u2018ques et téléphoniques avec des postes éloignés qui signalent, au endanger.\u2018bespin, 'urgente nécessité d\u2019envoyer des secours à des voyageurs NTT aviit disparu quelque part ou | J'AVAILS LAISSE NOS PROVISIONS NE TEN FAIS PAS , IL SUR CETTE ROCHE .UN OURS NOUS RESTE LE PRINCIPAL : NOUS LES À DÉVORÉES N PETIT \u201cCOUP DE CŒUR!* Ge Dirtillé et embouteillé au Caneds sous la surveillance duecte de JOHN de KUYPER 5 SON Dixilleteurs, Rotterdam, Hollande MAISON FONDÉE EN 1695 Le vrai goût de Hollande a toujours distingué ce vieux gin bienfaisant et les vrais Canadiens l'ont toujours préféré depuis plus de cent ans! ,.;.Ul 10 onces 85¢ 26 onces $1.90 40 onces $2.65 TRAVAIL ET CAPITAL Conférence radiophonique prononcé par M.Fernand Marrié, \u2014 La désunion des unions ouvrières.Voici le texte de l'allocution prononcée au poste C.K.A.Cprogramme: \u201cLa Voix du Peuple \u2014 C'est mon avis\u201d, par M.Fernand Marrié, journaliste, sur ce sujet: \u201cTravail et Capilal\u201d: * x * Depuis quelque temps, ces deux mots: Travail et Capital, ont une vogue extraordinaire, inouie, universelle.Leur puissance évocatrice est devenue telle, a pris une si formidable ampleur qu\u2019elle en est arrivée à secouer la torpeur chronique des cerveaux constipés de nos soi-disant grands hommes, politiques et autres, dont la réputation, vous vous en rendez bien compte, est surtout faite de publicité, L'importance de ces mots magiques tient à ce qu\u2019ils sont, tous deux, à la base même de la bataille sociale qui fait rage, si l\u2019on peut dire, de l'une à l'autre extrémité de notre planète; à ce qu\u2019ils constituent en quelque sorte l'essence, la raison d'être de ce conflit, d'ordre à la fois matériel et idéologique, qui se déroule ac- Luellement sur l\u2019échiquier monial.Jusqu\u2019à ce qu\u2019on est convenu d'appeler la crise \u2014 mais qui n\u2019est, en réalité, qu\u2019une reprise accentuée de crises antérieures analogues \u2014 le Capital a toujours eu ses coudées franches et a nettement subordonné, trop nettement, la rétribution du travail producteur aux exigences désordonnées de son farouche égoïsme, la nécessité de salaires \u2018 humains \u201d à cette immorale équivoque économique que sont les dividendes, le salaire du Travail à celui de I'Argent.Cette suprématie continue du Capital sur le Travail, fa- verisée par la prostitution de la Politique a la ploutocratie organisée, devait provoquer et a, en fait, provoqué, détermi- \u201cné de salutaires réactions dans |le monde du travail.Ces réac- \u2018tions se sont traduites, comme on sait, depuis plus d\u2019un demi- siècle, par le solidarisme appliqué de la classe ouvrière, autrement dit par le syndicalisme, c\u2019est-à-dire l'association de salariés du même métier ou de la même usine, selon le cas, résolus à défendre collectivement leur droit naturel à la vie contre un patronat impitoyable et tout-puissant, d'autant plus puissant que ledit patronat est, lui, organisé, syndiqué depuis longtemps par le truchement bien connu des Chambres de Commerce.En outre, ce qui maintient nos ouvriers en état d\u2019infériorité manifeste, par rapport à leurs patrons, c'est qu\u2019à l\u2019encontre de ceux
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