L'autorité, 16 octobre 1937, samedi 16 octobre 1937
[" L'AUIO REDIGEE EN COLLABORATION \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d BUREAU: 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL.: FRONTENAC 1233 \u2014 - pre \u2014 23e ANNEE \u2014 No 1162 MONTREAL, 16 OCTOBRE 1937 Abonnement : $2.50 par année \u2014_\u2014 = _ ES, \u2014\u2014mm - \u2014 Affreux scandale ou comedie LANGUE DE PLUS DE CINQ CENT MILLIONS D\u2019ETRES HUMAINS C\u2019est l\u2019anglais, langue universelle que des crétins et des farceurs voudraient empêcher les petits \u201cCanayens\u201d d\u2019apprendre pour gagner leur vie.Les sombres crétins et les sinistres farceurs qui veulent diminuer la part, déjà si mince, de l\u2019anglais dans nos écoles, ne se rendent peut-être pas compte, les premiers, du tort incalculable qu\u2019ils causent aux Canadiens français, et quant aux seconds, ils s\u2019en moquent, parce que ça fait leurs petites affaires de tenir un peuple sous le boisseau.Jugez de l'énorme diffusion de l'anglais, que nous aurions l\u2019avantage d\u2019apprendre, dans le Québec, comme en nous jouant, à l\u2019instar des Irlandais, beaucoup moins bêtes que nous, quoiqu\u2019ils relèvent des mêmes commissions scolaires.Langue du plus grand empire du monde et des Etats- Unis, l\u2019anglais est aussi la seule langue européenne connue en Asie et la seconde langue pratiquée en Europe, la langue enfin de plus de 500 millions d\u2019êtres humains.Sans parler de l\u2019Angleterre, où la largesse du public envers les livres n\u2019a d\u2019égale au monde, même les livres très intellectuels, voyez un peu ce qui se passe aux Etats-Unis.On nous invite à considérer l'Américain moyen comme un illettré et un sauvage.Eh bien, avec sa population nègre, avec ses hommes incultes de l'Ouest, l'Amérique achète plus de livres par tête d\u2019habitant que la France et conséquemment dix fois plus que les pseudo-Latins du Québec.Pourquoi consentirions-nous cet effroyable sacrifice de nous passer de l'anglais?Afin de plaire à la France?Mais la France, qui n\u2019a pas envoyé sur les bords du Saint-Laurent plus de 10,000 colons, depuis la fondation de Québec jusqu\u2019à la cession, ne se soucie de nous que dans la mesure de ses intérêts.Si les Français de passage nous conseillent avec une gé-, néreuse éloquence \u2014 ça ne leur coûte pas cher, Dieu merci! | \u2014 de cultiver avec ferveur le culte de l\u2019ancienne mére-pa- trie, les trois-quarts de ceux qui se fixent parmi nous s'empressent de se coller aux Anglais.Ne les en blamons pas: ils sont pratiques et .intelligents! proc CYRANO.DANS LA BAGARRE ENTRE LA \u201cDÉMOCRATIE ET LE FASCISME Où donc est la France?\u2014 Politiquement divisée entre la Gauche et la Droite, elle fait figure de paralytique.Depuis un an la Démocratie, en face du Fascisme, se trouve dans la position d\u2019un boxeur qui, tout en parant les coups trop durs, rompt pas à pas devant l\u2019adversaire.Pourtant le camp démocratique renferme les trop plus riches nations du monde: Angleterre, Etats-Unis, France, et il a en Russie et en Chine un réservoir d\u2019hommes inépuisable.Que fait donc la France, particulièrement menacée sur le Rhin par l'Allemagne et en Méditerranée par l'Italie ?La France est divisée en deux grands partis, la Gauche et la Droite, qui paralysent complètement son action, et la presse y fait de son mieux pour enflammer les passions politiques.Patriotisme à rebours.; Ce qui est grave, ce n\u2019est pas que la presse française, répugnant à suivre au doigt et à l'oeil les consignes du Quai d'Orsay, ait des opinions diverses en matière de politique étrangère.Ce qui est grave, c'est que ces opinions contaminent et influencent ainsi toute la vie politique.On sait le dialogue constant auquel se livrent certains journaux de droite et certains journaux de gauche.Chaque camp traite le camp adverse de mauvais Français et d\u2019émigré.\u2018Vous soutenez Franco, Mussolini voire Hitler\u2019, affirment les journaux de gauche, \u201cet pourtant leur politique extérieure est hostile a notre pays.La victoire de Franco entrainerait pour la France la nécessité de se garder sur une frontiére nouvelle.Et nos communications avec l\u2019Afrique?\u201d \u201cNous ne soutenons ni Franco, ni Mussolini, ni Hitler\u201d, répondent les journaux de droite, \u201caussi ouvertement que vous soutenez les Soviets.Ou avez-vous vu, chez nous, des articles de chefs étrangers s\u2019étaler avec autant d\u2019insolence que Staline ou que Dimitrof le font dans vos colonnes?D'ailleurs, l'U.R.S.S.ne veut qu\u2019une chose, c\u2019est entraîner la France dans un conflit avec l\u2019Allemae.,\u201d = Dans ce dialogue interminable, les deux interlocuteurs ont raison: c\u2019est dire qu\u2019ils ont tous deux tort.Car même si tous leurs arguments sont bons, le mieux que l'on puisse en attendre est de les voir s\u2019annuler, et la politique française réduite à l'empirisme et à l\u2019inertie dont elle souffre actuellement.DORSAY.D\u2019ANNUNZIO FIT-IL VOLER LA \u201cJOCONDE\u201d AU LOUVRE?Parce qu\u2019il en était devenu amoureux?\u2014 Un aveu du poète excentrique.\u2014- Feu de courte durée.Paris, 16.\u2014 Le vol de la Mona Lisa, la plus célèbre peinture du monde entier, commis au Louvre, en 1911, aurait été combiné par Gabriel d\u2019Annunzio, le poète-soldat italien connu par ses excentricités, selon le journaliste français Charles Chassé.Celui-ci, dans un article publié par le magazine A.B.C., dit que I'ancien amant de la Duse tomba amoureux du sourire de la Mona Lisa, mais que deux années plus tard il s'en lassa et rendit le trésor artistique.Chassé prétend que ses affirmations sont basées sur les propres admissions du poète dans ses écrits.Le tableau de la Mona Lisa fut enlevé subrenticement du Louvre en 1911.On le rechercha par le monde entier durant deux ans.En 1913, on le retrouva cn possession d'un obscur ouvrier italien, Vicenzo Perrugis.Entre autres choses, Chassé affirme que D'Annunzio déclara en 1914 à un journaliste français Jean Gabriel Lemoine, qu'il était possible de tomber en amour avec un portrait de femme, et qu\u2019il ajouta: \u2014 Je connais un homme qui tomba en amour avec la Joconde (Mona Lisa), non pas avec la femme actuelle, qui a perdu toutes ses couleurs, mais avec Ia femme réelle qu'était Mona Lisa.Ce-fut cet homme qui fit voler le tableau .\u2019 Reste à savoir ce que pourra bien répondre d'Annunsio & cette accusation.Menacera-t-il encore une fois le monde de son prochain suicide?WALLIS A PERDU SON AURÉOLE La duchesse de Windsor a perdu son auréole en même temps que le Prince Charmant perdait sa couronne.La duchese de Windsor est passée par Paris le plus discrètement du monde.Chose curieuse, le duc semble jouer, auprès de Wallis, le rôle d'un prince consort, tout comme son arrière-grand-père, le prince Albert.Elle est incontestablement la vedette du ménage: l'ex-roi d'Angleterreempereur des Indes et de tous les Dominions, n'est plus que le mari d'une femme célèbre .| Sur les photographies du couple déjà légendaire qui ont été prises à différents endroits, la duchesse appa- rait chapeautée de telle sorte qu\u2019un million de Parisiennes ont poussé ce cri à peu près unanime: \u2014 Elle n\u2019a plus son auréole! Fl ne s'agit, à vrai dire, que d\u2019une auréole de chez la modiste .Lors de son mariage avec le duc de Windsor, l'ex-Mrs Simpson portait un chapeau de forme ronde, rejeté en arrière, qui lui encadrait le visage un peu à la manière du cercle lumineux dont se coiffent les saints et les saintes.Ce chapeau.qui allait à ravir à la mariée, était lancé: il est nctuelle- ment très à la mode .On le voit sur de nombreuses têtes: que d'auréoles ct, par conséquent, que de saîntes! C\u2019est une mode très gracieuse et, par surcroît, très rassurante.Le plus chiche des maris ne peut qu\u2019acquitter avec plaisir Ia note de la modiste quand sa femme lui a dit: -.\u2014 L'auréole me va si bien! C'est un genre de coiffure qui ne sied pourtant pas à toutes Tes filles d\u2019Eve, et cela, bien entendu, uniquement pour des raisons que pourrait leur révéler un miroir quelque peu sincère .Mais il est impossible de mentir aussi bien qu\u2019un miroir.Quoique qu\u2019il en soit.la duchesse de Windsor semble avoir renoncé au bibi qu'el'e a porté en des circonstan ces historiques.Elle a dû trouver que l'auréole était tombée dans le commun.Son auguste époux \u2014 mais a-t-il encore droit à ce qualificatif depuis qu\u2019il a perdu sa couronne?\u2014 lui aura sans doute dit en la voyant avec un nouveau genre de chapeau: \u2014 Moi aussi, darling, fai changé de couvre-chef .Pour copie conforme.MISTIGRIS.HITLER ET SES PURS ARYENS Mussolini mouche ?prendra-t-il la Si les messieurs cn Allemagne ne préfèrent pas les blondes, c\u2019est malheureux pour eux, car pour plaire au Fuhrer ils ne pourront choisir que celles qui portent des cheveux du plus beau platine.Ainsi en a décidé M.Hitler qui voit dans les brunettes le dépérissement de la future race aryenne., \u201cChaque Aryen devra dorénavant épouser une Aryenne qui à part la couleur des cheveux (ça va de soi qu\u2019elle soit blonde) possédera en plus de grunds yeux bleus, un visage long et ovale, une peau satinée tirant sur le blanc, un nez qui ne sente pas son Juif et une petite bouche.\u201cLe mâle qui est blond et qui aura les yeux bleus ne pourra pas épouser de brunettes, ou de femme du type méditerranéen, ayant les jambes courtes, les cheveux moirs, le noz Lusqué ou une grande bouche\", Nous ne croyons tout de même pas qu\u2019il puisse y avoir querelle entre Mussolini et Hitler au sujet de la beauté des femmes dans leurs contrées respectives.En effet les Italiennes sont la plupart des brunes, mais lors de la visite du Duce cn Germanie, Hitler ge serait tu à co sujet et Mussolini n'aurait pas demandé d'explication.L'axe Ber- lin-Rome towrne done toujours malgré la lutte sournoise du dictateur allemand qui vient de mettre en si mauvaise posture les brunettes et indirectement une grande partie de la population féminine de l'Italie et d'ailleurs.Quant aux brunes alle- mandos, elle devront s'oxygéner.Mussolini lui at moins pratique ce qu\u2019il prèche.\u201cJo veux la ropopula- tion\u201d, dit-il, et il cet père de plusieurs beaux enfants.Fitter proche la même chose mais n'en fait rien.Il confirme très bien cette maxime: \u201cFais ce que je dis et non ce que je prati ue\u201d, Hitler, lui, se fiche bien qu\u2019il doive épouser un jour une blonde plutôt qu\u2019une brune.Incapable de marier les couleurs quelles \u2018elles soient, il se contente d'en badigeonner des tableaux, DIAVOLO QUE NOUS PRÉPARE LA NOMINATION DU BUREAU MUNICIPAL DE REVISION?\u2014 CINQ ÉCHEVINS SUR LES RANGS AUX CINQ POSTES, \u2014 MM.MONETTE À L\u2019EXÉCUTIF ET TRÉPANIER LEADER, \u2014 FUNÉRAILLES DU \u201cSCHEME\u201d BONSECOURS.La nomination des cinq membres du bureau de révision de l'évaluation municipale va-t-elle causer le plus grand scandale civique encore connu à Montréal, ou dégénérer en farce macabre comme la presque totalité des mesures de la raynaultvation sociale\u201d, depuis qu\u2019une clique d\u2019énergumènes à temporairement pris le pouvoir à l\u2019hôtel-de-ville ?Il n\u2019y a pas de milieu: c\u2019est l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux éventuali- Les qui se produira, avec le Conseil municipal tel que cons- itué.Au début, le scandale menaçait davantage.On parlait de candidats aux portefeuilles largement pourvus par les clans dont ils devaient surveiller les intérêts lorsque viendrait la révision des évaluations.On citait aussi les noms d\u2019échevins qui cabalaient leurs collègues en faveur de celui-ci ou de celui-là, à l\u2019aide d'arguments parlants et sonnants, \u2018\u2018sonnants\u2019 surtout.Mais il est possible qu\u2019en définitive la note comique prenne le dessus, et voici de quelle façon : La prochaine séance du Conseil devait avoir lieu mardi prochain.Vu que le maire, non content de voyager par mer et par terre, se sert aussi de l\u2019aéroplane, dans sa frénésie de mouvement, cette frénésie semble s'être communiquée aux échevins, qui eux aussi se dispersent aux quatre coins du continent, les uns pour inviter des légionnaires étrangers qui ne veulent jamais venir, les autres pour s\u2019occuper d'épuration.-b ouffe ?am i } | / Wipe! IGS À trot TT Mr Te , J oo .A .On n\u2019a jamais su, par exemple, ce qu\u2019au juste ils voulaient! épurer, si c'était les égoûts ou le Conseil.Toujours est-il que la séance échevinale ne devant avoir .lieu qu\u2019en fin de semaine, il est possible que les cinq plus forts.candidats au bureau de révision soient, ce jour-là, cinq échevins, ni plus ni moins.LE MAIRE DANS LES TRANSES De cela il existe plusieurs causes.Lorsque le Conseil sortit tout frais des urnes, en décembre dernier, un bon nombre, parmi les \u2018\u2018élus\u201d\u2019, se figuraient qu\u2019ils réaliseraient en un tour de mains le rêve qu\u2019a tout homme d\u2019étre \u201criche et heureux\u201d, a l'instar du chevalier Des Grieux de \u2018Manon Lescaut\u201d\u2019, et lex mirobolantes promesses faites à leur naiveté par} le parti de la \u201craynaultvation sociale\u201d portèrent leur enthousiasme au plus haut degré.Aujourd\u2019hui ce sont des désenchantés.D'autres sont absolument dégoutés de l\u2019enlisement de plus en plus profond d\u2019un corps échevinal qui ne brilla jamais d\u2019un très vif éclat, mais qui était tout de même beaucoup au- dessus du niveau de l\u2019édilité actuelle, il n\u2019y a pas encore dix ans.Le premier nom d\u2019échevin à sortir du sac fut celui de M.Weldon.Contre celui-ci, peu d\u2019objections s\u2019élevérent, si ce n\u2019est la crainte d\u2019Adhémar-Deux de voir l\u2019ex-maire Houde, domicilié à l'hôtel Mont-Royal, se lancer dans le quartier Saint-Georges.Puis ce fut au tour de l'échevin Jeannotte non d\u2019être proposé, tel M.Weldon, mais de se proposer lui-même, et pas re _ NTI N \\ ; CAMILLIEN.\u2014 Mon petit boy, tu n\u2019en as pas pour longtemps a me voir transporter mes meubles d\u2019hôtel en hôtel, car si ce satané Raynault continue à faire le fou, je retournerai bientôt à l\u2019hôtel-de-ville! .Les gardes du corps du président Roosevelt sont inquiets.Leur position n'était déjà pas une sinécure, car pas d'hommes plus difficiles à protéger que le chef démocrate, lequel en toute occasion cherche à se rapprocher du peuple.Ainsi vient-il de rétablir une coutume depuis plusieurs années abolie à la Maison Blanche: serrer la main, au Jour de l\u2019An, de tout neveu de l'Oncle Sam qui se prè- sente.Donc le ler janvier 1938 \u201cFranklin®, comme le prénomment familièrement 100 millions de Yanks, échangera des milliers de \u201cshake- Amérique.Voyez-vous Mussolini et comme simple réviseur, mais comme président du bureau, avec un salaire annuel de $10,000.Outre d\u2019alléguer qu'il est membre de l'exécutif, l\u2019échevin Jeannotte fait encore valoir qu\u2019il est depuis longtemps intéressé dans une grosse compagnie immobilière de l\u2019est, et conséquemment familier avec l\u2019évaluation foncière.Et il se déclare malade, sans spécifier quelle sorte de maladie: est-il dégoûté de ses collègues de l\u2019exécutif ou succombe-t-il à un surcroit de travail?Personne n\u2019en sait rien.Un qui ne prise pas le moins du monde la candidature Jeannotte est encore not'maire Raynault, qui ne s\u2019en cacha pas à M.Jeannotte lui-même, pendant la convention des municipalités à Lucerne-en-Québec.oo Si vous vous présentez, objectait Adhémar, on en profitera pour présenter un candidat hostile à mon régime dans Saint-Jacques, et s\u2019il est élu, adieu veau, vache, cochon et couvée! Jamais le maire ne fut aussi éloquent qu\u2019en tâchant de dissuader M.Jeannotte de quitter ses braves électeurs de Saint-Jacques pour les remplacer par un gras et appétissant fromage.HAUTS ET BAS DE CANDIDATURES Trois autres membres du Conseil qui ne détesteraient pas d\u2019être réviseurs sont les échevins Allan Bray, Goyette et Brien, en attendant d\u2019autres .champions.À supposer que l\u2019échevin Jeannotte décroche la présidence qu\u2019il convoite, son principal adversaire à ce poste, Me Camille Tessier, avocat de la Ville, deviendrait avocat-en- chef, Me Guillaume Saint-Pierre prenant sa retraite.Le successeur de M.Jeannotte à l'exécutif se trouve tout désigné: l\u2019échevin Joseph Monette, représentant de Crémazie comme Saint-Jacques un quartier du centre.En outre, l\u2019échevin Monette a pour lui d\u2019avoir déjà fait parti de ce corps.Sa réélection paraissait même certaine en janvier; lorsqu'il fut soudainement lâché par le maire Raynault.A la succession de l\u2019échevin Alcide Goyette s\u2019impose na- : turellement l\u2019échevin Trépanier, ex-leader lui-même, aussi\u2018 jeté par-dessus bord en janvier par le même Adhémar-Deux, lequel prétendait avoir entendu des voix qui lui \u201cvenaient de Québec\u201d.La liste des profanes, c\u2019est-à-dire des non-échevins candidats au bureau de révision, s\u2019allonge de jour en jour.Elle comprend aujourd\u2019hui MM.Adrien Beaudry, J.V.Desaulniers, Léo Doyon, G.Archambault, Mastaï Pagnuelo, Hermas Perras, F.Gagnon, Turcotte, Hand, Severs, Aimé Parent, etc.etc.Demain elle en comprendra sans doute plusieurs autres.Un jour les chances des uns paraissent fort brillantes, ainsi celles de M.Hermas Perras, protégé du maire Raynault, et celles de M.F.Gagnon, protégé de M.J.-H.Laframboise, personnage puissant chez Concordia.Le jour suivant, c'est l'étoile de M.Léo Doyon, protégé de M.Allan Bray, qui monte au firmament, ou celle de M.Turcotte, protégé de l\u2019échevin Dave Rochon et des Irlandais.Attendons la séance fatidique .À cette même séance sera pris en considération un autre problème d'importance: les expropriations pour l'agrandissement du marché Bonsecours.On peut prédire d'ores et déjà des funérailles de pre- mière classe à ce gigantesque scheme se chiffrant dans les millions.OBSERVATOR Hitler courir parcil risque?Ils au- lraient auparavant la précaution de i faire coffrer le quart des \u201cshake- handers\u201d., * * * | Ce pauvre Adhémar-Deux, maire de Montréal de par l\u2019un de ces caprices électoraux qui se renouvellent trop souvent pour le bien de la métropole.se voit aujourd'hui bafoué par le Conseil qu'il entendait contrôler.On le traite de fou, ni plus ni moins.cf à sa face même.A la suite tres il déclarait l'autre jour: \u2014 Pensez-vous que dans mon cas le lord- maire de Londres ne se fächerait pas?\u2014 Oui.monsieur le maire, répondit un échevin loustic.Dans votre cas, le lord-maire se ficherait, car il n'y a que la vérité qui choque .* * * Si 1a Belgique prend comme argent comptant le bon billet offert par Hitler, garantissant l'inviolabilité et l'intégralité de son territoire, c\u2019est qu'elle a le cuir dur et la mémoire courte.Détail savoureux: ce billet a pour endosseur Mussolini, Vinstigateur de In piraterie en Méditerranée, bandit international n'ayant jamais manqué de faire exactement le contraire, le qu'ici plus de respect des traités que son devancier de 1914 à la chancellerie, ce fameux Bethmann-Hollwegz déclarant alors que le traité de non- agression contre la Belgique était digne des honneurs du panier.* * * Ces centaines de légionnaires américains qui sont venus à Montréal, d'après certains échevins, rendre à la métropole la visite que nos édiles leur avaient faite à New-York, sont restés absolument \u2018\u2018incognitos\u201d, puisque personne ne les a vus.On nous avait dit pourtant qu'ils avaient dépensé chez nous des sommes folles afin de se remettre de la formidable cuite\u201d qu'ils avaient prise à New- York.Si le Conseil croit justifier, avce de pareils contes, les comptes accumulés à courir après les fugaces légionnaires depuis des années, il se fourre un doigt dans l\u2019ocil ct l\u2019autre dans le .nea! * * * Le Conseil municipal Cou plutôt cette fraction du Conseil qui se donne de faux airs fascistes) a fait des fa- cons avant d'élire I'échevin Max Seigler maire suppléant.D'abord, l\u2019échevin Seigler n'est pas le premier Israélite à décrocher cet honneur \u2014 si honneur il y a \u2014, puisque quatre «autres Font précede: MM.Blumenthal, Rubinstein, Lyon Jacobs et Shnbert.Fnreuite, M.Srigler compte | parmi les rares édiles qui soicnt in- LA FEMME DOIT OCCUPER UNE PLACE SECONDAIRE ! Au Congrès de la Saint-Jean-Baptiste d\u2019Amérique, à mettre à sa \u201cvraie place\u201d.(Dépêche spéciale à \u2018\u201cL'Autorité) Salem, Mass., 16.\u2014 D\u2019après Monsignor J.-Alfred Laliberté, de Central Falls, Rhode-Island, \u201cDieu a créé la femme pour aider l\u2019homme et non pour le diriger.\u2019 C\u2019est devant hands\u201d avec les libres fils de la libre | d'une houtade plus forte que les au-, lendemain.de ce qu'il avait juré la - veille.La parole du Duce vaut ce que ; valent les chiffous de papier du Fu-! hrer, car Hitler n'a pas affiché jus- le 14ème Congrès de Union de la Société Saint-Jean-Bap- tiste d'Amérique qu'il a prononcé ces fatidiques paroles.I} s'agissait d\u2019un amendement à la constitution concédant à la femme des droits égaux dans les comités, mais leur enlevant la prérogative de nommer des délégués au congrès national.i Plus de 100 femmes déconfites écoutaient de la galerie, : lorsque Monsignor Laliberté, directeur spirituel de la Société, : s\u2019écria : \u2018Les hommes qui, dans cette audience, prétendent ! que les femmes doivent avoir des droits égaux à la direction parce qu\u2019elles aident à l\u2019organisation sont illogiques'.Exprimant sa désapprobation du suffrage féminin, Monsignor Laliberté déclara que malgré tout son respect et sa sympathie envers la femme, celle-ci devait être maintenue à une place secondaire: \u201cDieu a créé l\u2019homme d'abord et la ; femme ensuite\u2019.Ça lui suffit.\u2018L'Eglise catholique, continua-t-il, est considérée comme l\u2019organisation la plus parfaite au monde.Eh bien, elle n'a jamais reconnu depuis 2,000 ans, que la femme puisse diriger l\u2019homme.Lequel d\u2019entre vous, messieurs, voudrait donner la premiere place a la femme au foyer?\u201d Plusieurs délégués se prononcèrent aussitôt pour l'adop- |tion de l\u2019amendement.Lorsque le président T.-H.Ledoux, de Noshua, New-Hampshire, \u2014 qui venait d'être réélu à ce poste pour la 23ième année consécutive, \u2014 mit l\u2019amendement aux votes, des délégués demandèrent le scrutin secret, Monsignor Laliberté s\u2019objecta: \u2018Soyez hommes et votez ouvertement!\u201d Alors ce fut la déroute et quelques délégués seulement votèrent contre l'amendement.Les femmes bouderont-elles la Saint-Jean-Baptiste?C'est ce que l\u2019avenir décidera, L\u2019EGLISE CATHOLIQUE VEUT FONDER SON PROPRE CINÉMA Et c'est là l'une des raisons pourquoi le cardinal Villeneuve lança de Québec son cri d'alarme.(Dépêche spéciale à \u2018L'Autorité) Québec, 16.Parmi les raisons qui ont poussé le cardinal Villeneuve à prononcer contre le cinéma tel qu\u2019il nous est servi son grand discours à la radio, voici les trois principales:1.faire suite à l\u2019encyclique du Pape; 2.Combattre l\u2019américanisation des Canadiens-français; 3.Favoriser l\u2019éclosion d'un ciné- -na francais et catholique.Commentant la même encyclique \u201cCroix\u201d de Paris écrit en effet: Le cinéma étant cn ce moment le plus puissant moyen d'influencer sur les masses, n'est-il pas évident que l\u2019Eglise doit s'en servir pour faire rayonner sur le monde le message de l'Evangile ?\u201cDès lors, deux solutions se présentent.Ou bien les catholiques s'emparcront eux-mêmes du cinéma pour qu'il diffuse leurs doctrines, ou bien ils se trouveront à influencer le cinéma du dehors, dans l'espoir d'attendre un résultat semblable.Or, it serait dangereux ct peut-être coupable de se résigner à cette dernière hypothèse\u201d.N'est-ce pas aussi la pensée du cardinal ?\u201cVigilants Cura\u201d, la ROBUR telligents.Il ne recevra pas un phénomène.Pourquoi ce que vous ne étranger par exemple, en lui posant l'emmenez pas par icitte?\u201d C'est tout a brule-pourpuint cette question : ce que le malheureux représentant \u201cPar chez-vous, à Bruxelles, c'est-y | du peuple savait du fameux Manevrai qu'y a un petit bonhomme qui, kenpiss.| pisse tout le temps?Ca doit être un VULCAIN.Salem, Monsignor J.-Alfred Laliberté entend la re- = DICTATURES.t * Le développement des ten-, dances fascistes dans de nombreux Etats de l'Amérique du Sud ne laisse pas d'inquiéter les Etats-Unis.Le fascisme prend en Amérique latine des formes singulières.On n\u2019en saurait trouver d'exemple plus saisissant et en même temps plus pittoresque que l'aventure de ce \u201cgénéral\u201d Gomez qui fut, durant vingt-sept ans, le dictateur-tyran du Venezuela, et dont la mort assez récente rappelait la carrière de grand chevalier d'industrie: L'HOMME Juan Vicente Gomez était né en 1859 dans un petit village des Andes du Venezuela près de la Colombie, d'une famille aussi nombreuse qu'obscure qui le confia à son parrain, gardien de bétail.Celui-ci apprit tout juste à lire, écrire et compter à son filieul qui se contenta, sa vie durant, de ces quelques notions élémentaires, affectant même un certain mé pris pour les intellectuels qui, d'ailleurs, le lui rendirent bien.On suppose que la garde du bétail fut la principale occupation de Gomez jusqu\u2019à l\u2019âge de trente-trois ans, puisqu\u2019on DICTATEUR-TYRAN QUI TERRORISA LE VENEZUELA mment le \u201cgénéral\u201d gardien de bétail Vicente Gomez a réussi a étre le seul Vénézuélien \u201criche\u201d.\u2014 Un pouvoir établi sur le meurtre et la torture.de sauver les apparences, il céda parfois, au cours de ses vingt-sept années de gouvernement effectif, son fauteuil de: président à ceux de ses parti-' sans qu\u2019il voulait honorer.Bien entendu, il restait, pendant cet interim, chef suprême de l'armée venezuelienne, ce qui enlevait au président intérimaire toute velléité de présider sérieusement.L'élection était d\u2019ailleurs, assez curieuse.Gomez se contentait d\u2019envoyer au candidat de son choix une note ainsi con- gue: \u2018\u2018Présente-toi au congrès avec cette note et on te donnera le fauteuil présidentiel.Parfois, il changeait brusquement d'avis et envoyait à un autre de ses partisans une seconde note: \u201cJ\u2019en ai envoyé un autre avant toi mais, décidément, sa tête ne me revient pas.Je préfère qu\u2019on te nomme.Dépéche-toi.\u201d Stir de ses troupes, ou plutôt de ses officiers qu\u2019il payait grassement et qui étaient toujours prêts à mâter une révolte, le général Gomez put gouverner et vivre comme il l\u2019en- L\u2019AUTORITE, MON 16 OCTOBRE 1937 23e ANNEE \u2014 No 1162 40 oz.tendait.Si le cinéma, les com- ; bats de coqs et les promenades en auto étaient ses distrac-; ne possède d'autres biographies de l'homme que celles établies sur ses indications.Il va de soi qu\u2019on ne peut tenir compte de ces textes pleins d\u2019une fantaisie et d\u2019un humour aussi volontaires que certains, était d\u2019ailleurs, très fière de Sa vie publique débute donc en 1892.À cette époque, il avait, opportunément, troqué son troupeau de bétail contre une troupe de révolutionnaires et s\u2019était rangé aux côtés du général Castro, alors en lutte contre le général Andrade, président du Venezuela.Une défaite suivie d\u2019un exil de sep années en Colombie, mettai fin à cette première aventure., Ambitieux autant qu'intrigant, le futur dictateur profitait de cet exil pour devenir l'ami, le bras droit et le confident de son chef.En 1899, après avoir préparé un nouveau plan de campagne, tous deux rentraient au Venezuela et reprenaient la lutte.Gomez remportait une petite victoire sur les forces gouvernementales, et quelques mois plus tard, le général Castro entrait à Caracas en triomphateur.Il se faisait d\u2019abord élire président puis confiait, après avoir mâté une première révolte, la vice- présidence à Juan Vicente Gomez, devenu général.Pendant neuf ans, \u2018l\u2019ami de vastro prépara patiemment son coup d'Etat, soignant sa popularité et augmentant dis- cretement sa petite troupe de soldats qui devait l\u2019aider à s'emparer du pouvoir et à le conserver.Ses hautes fonctions lui permettaient également d\u2019agir sur le plan diplo-! matique.En effet, durant la présidence échevelée de Cipriano Castro, tandis que ce général bégalomane défiait le monde entier, excité sournoi- zement par Gomez, ce dernier negociait en secret avec toutes lès puissance étrangères contre lesquelles Castro s\u2019entétait, accumulant à plaisir les incidents diplomatiques.\u2018 En 1908, Castro, miné par l'alcoolisme, reçut de ses médecins le conseil (sans doute inspiré par Gomez) d'aller se faire opérer en Allemagne.Il ne consentit à partir qu\u2019après avoir fait de son vice-président le:parrain d\u2019un de ses enfants Pur mieux s\u2019assurer, à Ja mode Ilanera, de la fidélité- de son ami.\u2018Mais les traditions, les coutumes et encore moins les scrupules n\u2019embarrassèrent jamais le général Gomez.Tandis que le président montait sur }a table d'opération, Gomez réunissait ses soldats et envahissait säns difficulté les bâtiments où sé trouvaient casernée l'armée castriste commandée par un des fils du président.En deux heures le coup d\u2019Etat était consommé.Gomez, aussitôt, décréta la déchéance de Castro \u2018et se donna pour le réhabilita- téur (sic) du.Venezuela.-Fürieux de cette entorse à la constitution et aux traditions Illarena, Castro quitta précipitamment l'Allemagne et tenta'de débarquer, mais en vain, AiLa-Guayra.Aprés avoir erré çà et là, il échoua, enfin, à Saint-Dominique, où il mourut Sans avoir \u2018réalisé son :rêve: faire fusiller son déloyal ami.\u201cJuan Vicente Gomez, devenu président- de la république ve- np uelienne, entendit le rester parvin ourtant, es quetterie ou par désir tions favorites, les joies de la ipaternité eurent pour lui un! \u2018attrait incontestable puisque, ' ;malgré le célibat, il fut père :de cent cinquante enfants na- iturels dûment reconnus.I ;cette ahurissante progéniture 13 oz.31.00 25 oz.$1.90 52.65 Joseph E.Scagram & Sons Limited, Waterloo, Ont.a.LACHINE NE DETRONERA PAS LE MAIRE ANATOLE CARIGNAN .a moins qu\u2019un candidat anglais ne vienne sur les rangs, ce qui assurerait la victoire de ce nouveau venu.\u2014 Candidatures échevinales.(Du Corr.spéc.de \u201cL'Autorité\u201d) {combien serait contestée une élection Lachine, 16.\u2014 C'est en décembre \u2018à la mairie de Lachine entre un can- prochain que le Conseil municipal de Lachine doit subir ses élections.En didat canadien-frangais et un candidat de langue anglaise.Jusqu'à date, autant que nous sommes concernés, :M.Carignan n'ayant aucun concur- nous ferons ce que nous avons fait :rent d'importance sur la liste nous jet s'en vantait ouvertement.:indique que le muire Carignan sera iOn rapporte à ce sujet l\u2019anecdote suivante: Lors de la ré- iception de Lindbergh à Cara- \u2018cas, Gomez tint à l'accueillir, | accompagné de plusieurs de ses i filles.Celles-ci offrirent au i célèbre aviateur un bouquet de ç/roses magnifiques.Etonné de; t.la beauté des fleurs, Lind-: ; bergh, se tournant vers Gomez, ui demanda: \u201cNaturelles?\u201d Et ! Gomez se méprenant sur l\u2019objet de la question, de répondre: \u2018Bien sûr qu\u2019elles sont naturelles, mais je les ai toutes reconnues.\u201d LE TYRAN Des monopoles successifs achevèrent de consommer la ruine des Venezueliens au bé- fice du général président.Les propriétés de celui-ci n\u2019étaient limitées que par les frontières et toutes les industries du pays étaient siennes.bien éleveur de bétail que marchand d'appareils de T.S.F., laitier, planteur de café et fabricant de tissus.C'est alors qu\u2019il prit une mesure qui plongea dans la stupéfaction les distingués économistes du monde entier.Le général Gomez supprima tous les impôts au Venezuela.Les distingués économistes igno- | raient tout simplement que le Venezuela, appartenant au général Gomez, le général Gomez pouvait s'abstenir de payer des impôts au Venezuela.Cette mesure n\u2019avait donc pour but que de simplifier la comptabilité du président.Néanmoins, l'Etat avait de vieilles dettes à régler et le général, déterminé à vivre en paix chez lui, résolut de s\u2019en acquitter cn vendant à divers trusts américains, anglais et thollandais la principale riches- Ise du pays: le pétrole, L'affaire fut excellente pour Gomez, détestable pour le Venezuela.En effet, le général signa toutes les concessions qu'on voulut contre argent comptant (le capital nord-américain, investi dans les pétroles du Venezuela, dépassa à lui seul 750 millions de dollars), mais le pays n\u2019avait pas le droit d'extraire un seul baril de son précieux liquide et s\u2019engageait à racheter aux exploitants le carburant qui lui était nécessaire.On comprend que la presse étrangère n'ait pas eu assez de louanges pour célébrer les mérites du général Gomez, ce grand soldat qui payait ses dettes et n\u2019aimait pas le pétrole.LA MORT LENTE Il va sans dire que toute la presse venezuelienne était a la dévotion du dictateur à tel point même qu\u2019après la mort de Gomez, les journaux de Carâcas ne parurent point pendant quelques jours.Ce n\u2019était pas, certes, par respect pour le défunt mais bien parce que leur unique source d\u2019informations étant tarie, ils n'avaient absolument plus rien à dire.Ce ne fut que quelques mois après que les langues se dé- Il était aussi | réélu par acclamation.Pour ce qui en est des échevins, la chose ne sem- ;ble pas aussi assurée.Des rumeurs ;courent qu\u2019il y a plusieurs nouveaux ieandidats, entre autres MM.E.Bé- \u2018langer et L.Lefebvre, membres de :la Commission Scolaire.' Un candidat canadien-français à la mairie en opposition au maire actuel perd son temps.Dans le moment nous ne connaissons pas un seul candidat de cette langue qui aurait des l chances de supplanter le maire Cari- :gnan et la chose est ussez facile à comprendre.M.Carignan ayant l\u2019appui de 80 à 90\": du vote anglais con-; tre n\u2019importe quel autre candidat de langue française, ceci assure du coup la réélection du maire actuel.Ça chaggerait du tout au tout si le maire candidat de langue anglaise.Un tel (candidat enlèverait le vote anglais \u2018au maire Carignan avec en plus un [certain pourcentage du vote cana- dien-français pour des raisons politiques ou autres qui changeraient as- | surément le résultat.Il ne faut pas oublier que le vote anglais est tout près de 50% a Lachine.Avec ces \u2018chiffres on peut se faire une idée i avait de l\u2019opposition lui venant d\u2019un | gn depuis les deux ou trois dernières sommes d'avis qu\u2019il sera réélu par élections, c\u2019est-à-dire que nous de- {acclamation en décembre prochain.meurerons neutre.Actuellement tout DEUX RAISONS D'ailleurs nous sommes partisan que M.Carignan reste encore pour cette fois-ci maire de Lachine et cela pour deux raisons.D'abord ses travaux de chômage ne sont pas terminés et autant vaut lui en laisser la responsabilité.Ensuite, n'oublions pas qu'il est aussi député provincial de Jacques-Cartier.Est-ce que nous aurions beaucoup de chances d\u2019obtenir quelque chose de Québec si le maire était défait en décembre prochain?Franchement, nous ne le croyons pas .Bien que le maire ne soit pas rancunier, rien ne nous dit qu\u2019il n\u2019userait pas de représailles à l'égard do Lachine du côté provincial s\u2019il venait à être battu.Il faudra donc penser deux fois avant de se décider à trouver de l\u2019opposition au maire Carian.Il va de soi qu'il reste encore six semaines pour la date de ls mise en nomination des candidats à l\u2019échevinage ou à la mairie.Nous tiendrons donc nos nombreux lecteurs au courant de toutes les candidatures possibles à Lachine pour les élections de décembre prochain.Plusieurs zéros devraient être effacés du Conseil.\u201cPit\u201d LABROSSE.connurent cette liberté dont ils n'osaient même plus prononcer le nom.Les écrivains et les journalistes purent enfin s'exprimer librement sans craindre la prison et la torture.Une foule de brochures ont été édictées en 1936 sur la tyrannie gomeziste et les effroyables tortures endurées par les prisonniers politiques duns les deux principales prisons du Venezuela: la \u201cRotunda\u201d et le \u201cCastillo Libertador\u201d qui étouffèrent tous les cris de liberté des démocrates venezueliens.On publia le triste bilan de la dictature, la liste des milliers de démocrates morts, torturés ou ayant succombé aux maladies contractées dans les prisons.On Rappelait le supplice d\u2019Andrade Mora dont les testicules furent arrachés par le \u2018\u201ctortol\u201d (instrument qui correspond au garrot), celui de Luis Rafaél Pimentel torturé onze fois dans les mémes conditions; on citait le cas de ces neuf prisonniers qui restérent sept jours sans boire ni manger et ne furent ensuite alimentés que tous les trois jours pendant trois semaines; on se souvenait, avec horreur, de ces trois jeunes femmes qui moururent, pendues par les seins.On révélait, enfin que le président Gomez inventait lui-même et expérimentait des supplices modernes d\u2019un raffinement incroyable.Citons celui-ci, qui consistait à enfermer dans un cachot obseur la victime qu\u2019on attachait devant un puissant projecteur électrique qui s\u2019allumait automatiquement toutes les dix secondes, sans arrêt, nuit et jour.Les malheureux qui subissaient cette torture devenaient fous en fort peu de temps.Gomez faisait torturer à la \u201cRotunda\u2019\u201d\u2019 de Caracas moitié par plaisir, moitié pour effrayer les Venezueliens de la capitale et étouffer en eux toute vélléité de rébellion, mais c\u2019était au \u201cCastillon Libertador\u201d que la plupart des révoltés étaient envoyés pour y pé- lières et que les Venezueliens ant rir lentement, savamment, par la torture, les privations et le fouet.Aussi, appelait-on les malheureux qui y étaient conduits, le plus souvent sans aucun jugement, les \u201ccondamnés à mort lente\u201d.FIN D'UNE DICTATURE A sa mort, le général Gomez laissait une fortune personnelle évaluée a deux milliards de francs-or, d\u2019immenses propriétés et une élite intellectuelle occupée à construire, sous le fouet des gardes-chiourmes, de longues et belles routes, le dictateur aimant à se promener en auto.Il laissait aussi à la tête de toutes les charges politiques un petit groupe de go- mezistes (parent ou amis du dictateur) qui s'enrichissaient sans vergogne a l'ombre du maitre.Ce furent ceux-ci qui cachèrent, paraît-il, la mort de celui que le peuple devait appeler tout haut son \u201cbenemerito\u201d (bien méritant) et qu\u2019il nommait tout bas son tyran.Sous son successeur, le général Lopez Contreras, de grands travaux furent entrepris, des hôpitaux se créèrent, de nouvelles écoles s\u2019ouvrirent.En effet, le général Gomez ne s\u2019était guère préoccupé de l\u2019hygiène de ses compatriotes (la plupart des villes sont dépourvues d'égouts), et encore moins de leur instruction.Encore au- jourd\u2019hui, le Venezuela occupe la dernière place du continent américain en ce qui concerne l\u2019instruction publique; sur une population de près de trois millions d'habitants, 43,041 seulement reçoivent une instruction primaire (à peine -.5 pour cent).Il s'agissait, bien entendu, de combattre la propagande communiste qui menaçait la vraie démocratie\u201d, c\u2019est-à-dire celle que le général Contreras entend pratiquer.Car si, au- Venezuela, il est permis et même recommandé d'être à-la fois général et dé mocrate, il semble pratiquement impossible d\u2019être démocrate sans être général.JEANDER.LA NAISSANCE DE VIRGINIA DARE 850iéme anniversaire du premier enfant blanc qui vit le jour en Amérique britannique.Mystérieux massacre de 'a petite colonie de Roanoke.L'ile de Roanoke, en Caroline du Nord, a été dernièrement le théâtre de grandioses cérémonies, au cours desquelles on a célébré le trois cent cinquantiéme anniversaire de naissance de Virginie Dare, le premier enfant blanc qui vit le jour dans Ja colonie britannique = d'Amérique.C'était également l'anniversaire mémorable de l'établissement de la première colonie anglaise dans le Nouveau-Monde.L'Amérique Centrale et l\u2019Amérique du Sud furent colonisées par les Espagnols, peu de temps après le retour de Christophe Colomb du fameux voyage de découvertes qu\u2019il entreprit en 1492.Mais il s\u2019écoula un siècle entier avant que les An- £lais fussent en mesure de s\u2019implanter dans le Nouveau-Monde, La principale raison de ce retard était que l'Espagne étant à cette époque une nation maritime de premier ordre, elle réclamait la presque totalité de l'Amérique.Ce n\u2019est Euère que vers la fin du XVIme siècle que des marins anglais se hasardèrent à jeter un défi aux Espagnols, et à leur disputer la maîtrise des mers.Sir Walter Raleigh, était parmi les Anglais éminents qui rêvaient de prendre pied en Amérique du Nord.En 1584, il équipa une expédition comptant sept navires, avec lesquels il vint aborder sur le rivage de la Caroline du Nord.Mais cette tentative échoua lamentablement.Trois ans plus tard, une autre flotte anglaise prenait le chemin de l\u2019Amérique, sous le commandement de John White.En plus des équipages, elle comptait 121 personnes, dont 95 hommes, 17 femmes et 9 enfants.Cette flotte aborda à l\u2019île de Roanoke, et White devint gouverneur de la petite colonie.Il fit construire plusieurs petites maisons, et un fort destiné à défendre l\u2019îÎle contre les Sauvages.Le 18 août 1587, ln fille du gouverneur White, Mme Ananias Dare, donna le jour à une fille qui fut baptisée Virginia Dare.Neuf jours plus tard, le gouverneur White mettait à la voile pour l\u2019Angleterre, dans l'intention d'aller chercher des provisions de toute nature, dont la colonie avait le plus grand besoin.Il comptait être de retour dans sept ou huit mois.Mais la guerre avec l\u2019Espagne battait son plein, et ce n\u2019est qu\u2019en 1591 qu\u2019il put affréter les trois navires nécessaires et reprendre le chemin de l'Amérique.Lorsqu'il revint à l\u2019île de Roanoke, il trouva l\u2019endroit complètement désert.Pas une âme qui pût lui dire ce qui était advenu de la petite colonie.Les maisons avaient été rasées, et il ne restait debout qu'une petite palissade.Sur un des grands arbres, dont l'écorce avait été arraché, le mot \u201cCroatoan\u201d avait été gravé en lettres majuscules, à cinq pieds au-dessus du sol.On ignore encore aujourd'hui ce qui est arrivé à la petite colonie de l\u2019île de Roanoke.Certains prétendent que les colons anglais sont morts de faim ou de maladies, après avoir abandonné l\u2019île pour aller demander l'aide des Sauvages-Croa- êté massacrés par quelque tribu indienne du voisinage.D'après Ja légende, Virginie Dare et autres membres de la petite colonie auraient été adoptés par une tribu indienne, mais cette légende, qui a longtemps persisté, n'a jamais été confirmée par aucun fait historique, et jusqu\u2019à ce jour, la disparition de la colonie anglaise de Roanoke est demeurée entourée du plus profond mystère.John White, gouverneur de la malheureuse colonie fondée par Sir Walter Raleigh, était un artiste de talent, et pendant son séjour dans l\u2019île de Roanoke, il avait fait de nombreux dessins d\u2019Indiens, dessins de leurs villages, de leurs costumes de cérémonies, etc.Il avait fait aussi des esquisses de maisons bâties par les colons anglais.Tous- ces précieux documents touchant la Virginie et l\u2019île de Roanoke en 1585, ont permis de rétablir dans une large mesure, le paysage et l\u2019entourage de la colonie, y compris la petite maison dans laquelle est née Virginia Dare, La \u201ccolonie perdue\u201d de Sir Walter Raleigh fut un complet fiasco, mais elle servit d'orientation à d'autres tentatives de colonisation.Vingt ans plus tard, les Anglais s'établissaient définitivement à Jamestown, et la Virginie devint la première colonie britannique en Amérique du Nord.F.LI, S.Bureau français New-York.COMMERCE EN ABITIBI La colonisation de notre Empire du Nord, y compris l'exploitation de nos ressources minières qui se poursuit à une allure vertigineuse, mérite certainement qu\u2019on y attire de nouveau l'attention du public.Nous avons, à maintes reprises, insisté sur la fécondité et la fertilité du sol abitibien.Nous avons dit que la colonisation est le seul remède efficace au chômage actuel, le seul moyen, à notre portée de rétablir j\u2019équilibre entre nos populations urbaine et rurale.Nous avons montré le rôle social de ia colonisation bien comprise et poursuivie avec méthode et constance.Nous avons soutenu que le chômeur qui se fait colon, sous les auspices du plan Rogers-Auger, peut faire un franc succès de son entreprise, en autant qu'il s\u2019y entendra en agriculture, qu\u2019il voudra et saura organiser son travail.Cependant nous n\u2019avons pas autant insisté sur les possibilités commerciales et industrielles de la colonisation.L'Abitibi compte actuellement une population d'environ cinquante mille âmes.Plusieurs villes se dressent aux environs de Val d'Or qui, d'ici peu, sont destinées à prendre une ampleur très considérable.L'exploitation de la terre se poursuit aussi à une cadence très accélérée.Plusieurs centres sont en voie de d-velopement rapide, tels Amos, LaSarre, Senneterre, etc.Il va de soi qu\u2019il y a dans cette immense région de notre province des possibilités commerciales qu\u2019il ne faut pas négliger.Plusieurs de nos commerçants qui peuvent engager des capitaux trouveraient là une magnifique occasion d\u2019établir leurs fils.Du fait que nous sommes séparés de cette région par une distance d'environ 500 milles, il ne faut pas conclure qu\u2019il y ait lieu de s\u2019en désintéresser.Il y a déjà un bon nombre de marchands rendus sur les lieux qui font un commerce très enviable.Il reste cependant, de nombreuses entrepri- tans.D'autres prétendent qu\u2019ils ont ve \u2014 L ses possibles, dans le domaine com- ER EE mercial qui, jusqu'ici, n\u2019ont pas été exploitées.L'Abitibi est un pays neuf dont l'avenir promet beaucoup.Les exploitations minieres et agricoles dans lesquelles s'engagent un nombre de personnes, qui s'accroît de jour en jour, ne manqueront pas de fournir une clientèle de premier choix aux industriels et commerçants qui seront partis à temps.C.Emile COUTURE.LA SEMAINE DU POISSON M.W.W.Swinden, surintendant général du service des wagons-restaurants du Canadien National annonce qu'à l'occasion de la \u201cSemaine du poisson\u2019 du 18 au 23 octobre, des plats de poisson figureront sur les menus des trois repas, dans les wagons-restaurants de sa compagnie.Des plats de poisson sont servis tous les jours dans les wagons-restaurants, mais durant la semaine du poisson des plats spéciaux sont préparés pour attirer l'attention du publie sur la variété et la qualité des poissons canadiens.Les hôtels du Canadien National participeront aussi à la \u201cSemaine du poisson\u201d avec des plats du jour et des spécialités marines.LA NOEL EN EUROPE M.C.W.Johnston, directeur du service des voyageurs du Canadien National, annonce que répondre à la demande des nombreux passagers qui se rendront en Europo pour le Temps des fêtes sa compagnie fera cireuler des trains de bateaux supplémentaires de différents endroits de l'Ouest du Canada A destination de Montréal et de Halifax.Huit navires quitteront Montréal, dont l'Antonia, l\u2019Ascania et le Duches of Atholl, le 19 novembre; le Duchess of York le 24 novembre; l\u2019Aurania, le Letitia, le Duchess of Richmond et le Montrose, le 25 nov.Il y aura aussi 8 départs de Halifax.Ils commenceront le 4 décembre avec I'Alaunia et le Montclare; le Carinthia, le 6 décembre; l\u2019Andonia et le I'Athenia, le 13 décembre; le Duchess of Richmond, le 15 décembre et le Duchess of Atholl, le 16 décembre.On remarque aussi plusieurs départs de Halifax à destination des pays Scandinaves, Ils s'effectueront par le Bergensfjord de la Norwegian American Line, le 25 novembre; par le Gdynia-American Line à destination du Danemark et de Gdynia et par le Swedish American Line.DOUCEURS CONJUGALES Elle \u2014 J'ai égaré mon boa .Lui.\u2014 Mets-le dans un journal.Elle.\u2014- Imbécile, comment le mettre dans un journal, puisque je l'ai perdu.TEMPS PERDU \u2014 Excusez-moi, chère amie, de travailler en vous écoutant: j'ai horreur de perdre mon temps! AVIS Avis est par les présentes donné qu\u2019à la prochaine session de la Législature de la Province de Québec, un projet de loi sera présenté par le soussigné, demandant l'autorisation de changer le nom de famille de Samuel Horowitz et celui de son épouse Bertha H.Zylber Horowitz en celui de Harvey.Montreal, le 4 octobre 1937.SAMUEL H.HOROWITZ, Duchess of Bedford, le 11 décembre; : DEUX FEMMES \u2014 Et puis ne me fais pas sortir de mon caractère.y @ deux femmes en mol, : \u2014 Ah! oui?Alors c'est pour qu'il te faut tant de robes et chapeaux?.LE ministère des Travaux publics recevra susqu'À midi, lo sumedi 16 oclobre 1987, deu soumissions pour Ja construction d'un mur de protection à Laprairie, Comté de Laprairie, 1.Q., Jenquellos suuinissions devront être cacliotées, ndressten au souasi- uné et porter sur leur envoloppe, on sus de Vadruwsy les muts: \u2018\u2019Soumiesdion pour mur de protection, Luprairie, P.Q.°.Uu peut cunsulter les plans, Ia formule de contrat ot lo devis, et ue rocurer la formule de soumission sux bureaux de l'ingéniour en chef du iministère dos Travaux publics, & Ottawa, de l'ingénieur régionul, station postale \u201841°, Montréal, P.Q., alnzi qu'au bureau de poste de Laprairie, PQ.Un ne tlendra compte que des soumissions qui seront faites sur Ja formule par fo ministère et en conformité des conditions yui y sont stipulées.Un chèque Gal À 10 pour 100 du mos- tant de lu souinission, fait & l'ordre du ministère des Travaux publics ect visé par une banque à charts canadienne devra ace ectupagner chaque soumission.On acceptera uussi comme garantie des bons au porteur du Dominion du Canada ou de Ia Cie du chemin de fer Canadien-National ut de nes compagnies cunstituanies garantis suns condition par le Dominion du Canuda, quant au capital et & l'intérêt, ou les bons susdity et, s'il y a lieu, un chèque visé pour compléter le montant.REMARQUE.\u2014 Le 1ninistère fouraira les bleus ot le devis de l'ouvrage sur réception d'un dépôt au montant de $20.00, sous furino d'un chèque de banque visé, fait payable A l'ordre du ministre des Travaux publics, Ce dépôt sera remis su déposunt dèu que lesdits Lieux et devis seront retournês au ministère, pourvu Que ln chose soit faite pas plus turd qu'ua inuls après lu dato fixée puur lu réception dus suuinissions.SI les bleus et le devis ne sont pus remis au ministère dans ce délai, le dépôt seru confiuqué.Par ordre, J.M.SOMERVILLE, Secrétaire.Ministère deu Travaux publics, Uttuwa, le ler octobre 1937.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis est donné par les présentes que Georges Brunet, débardeur, de la cité et du district de Montréal, Province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d\u2019obtenir un bill de Divorce d\u2019avec son épouse, Bertha Boucher, de la cité et du district de Montréal, Province de Québec, pour causes d'adultère et désertion.Lyon JACOBS, C.R.Procureur du requérant.Chambre 413, Power Building, Montréal\u2014\u2014 \u2014 Le journal \u201cL\u2019Autorité\u201d, faisant affaires sous la raison sociale de \u201cL'Autorité Enregistrée\u201d, a ses bureaux de rédaction et d\u2019administration au no 3954 Parc Lafontaine, Montréal.Il est imprimé à \u201cL'\u2019Eclaireur de Montréal Inc\u2019, 1725, rue Le requérant.Saint-Denis.EER du monde.py DON GEORGE ; Il faut être en parfaite condition physique pour pratiquer ce sport et Don George, le fameux lutteur, n'est certes pas un gringalet.Pesant plus de 200 livres, il est classé À parm les cing meilleurs luttours A mme il a voyagé 3 2° partout,son témoignage au sujet À i) de la Black Horse et de la diges- À tion n\u2019est pas sans importance.#3 ES plus célèbres athlètes, tels Don George, \u2018Johnny Gagnon, Babe Siebert, comme des milliers d\u2019autres personnes de toutes classes, conviennent que la Black Horse est excellente bien balancée aide à leur système digestif, Il est important pour vous aussi de bien digérer.Commencez .donc aujourd'hui même à boire de la Bière Black Horse et vous verres que vous digérerez beaucoup mieux.pour la digestion.Ils savent par expérience que cette bière blen mûrie et - Bière BLACK HORSE \u201cJ'ai bu de la bière dons bec pays gra j'el constaté que la Black Hot e ui convient toujours à men ere eyime disoil Ti m'aide à mièux digérer iments, 1 i Sling qui de que le mange de male 23e ANNEE \u2014 No 1162 CETTE ODEUR DE SANG FRAIS A SHANGHAI EN SEPTEMBRE.Plus désagréable que celle de la charogne.\u2014 Rues couvertes de débris humains.beaux.\u2014 Deux whiskies.\u2014 Les photographes-cor- (Par correspondance spéciale).Shanghaï, septembre.\u2014 Un whisky?Oui, merci bien.Tassé autant que possible.Ce n'est pas le spectacle qui m'impressionne, non.Oh ! j'ai déjà vu ça! Depuis huit jours que ¢a dure.On 8\u2019y fait.Non, c\u2019est l'odeur.Vous savezs l'odeur.L'odeur.Oui.Ça vous reste, là, au fond du nez, dans l'arrière gorge.L'odeur du sang frais.Vous comprenez?Mais ça, cette odeur toute frai- Une bombe d'avion?Oui, c\u2019est une bombe d'avion.Selon les uns.Un obus, selon les autres.Chinois.Ou japonais.On ne sait pas encore.On ne saura jamais.Et si on le sait, on ne le dira pas.Vous savez comme c'est.Encore un peu de glace, s\u2019il vous plaît.C'est entré dans la façade, monsieur, dans la façade du grand magasin Sincère, à la hauteur du premier étage.Oui, ça éventré l'immeuble.Le bâtiment d'en face est crible d'éclats.DU SANG PARTOUT Du monde?Ah! pour ça oui, tl y avait du monde! Surtout des Chinois, d'ailleurs.Vous pensez si elle est passante, la Nanking Road, à une heure! Beaucoup de monde.Je dois dire que les secours ont été vivement organisés.Comme j'arrivais, des ambulances emportaient déjà les blessés.Mais il restait pas mal de populo.Du populo qui ne s\u2019en faisait plus.Il y avait quelques personnes sur la chaussée.Pas beaucoup.Mais les trottoirs en étaient couverts.Elles émergceaient à demi de la houle des décombres, avec des gestes, mais fi- gyés, d'homme à la mer.Le pla- tras les avait recouverts d'une couche uniforme de poussière grise: on aurait dit de la pierre, des statues.Dans le ruis- reau, une tête sans corps faisait barrage.Un corps sans tête jetait au mème ruisseau un affluent de sang.Sur le bord du trottoir, on voyait, bien propre ct intacte, une cervelle fraiche, presque appétissante.Et à tel, monsieur, on voyait les viscères ou fond de la poitrine ouverte.Et tel autre n\u2019avait plus de jambes .Et à tel autre encore, les tripes, échappées du ventre, se tordaient en chevelure de Gorgone, emmé- lées sur le pavé.Et de celui-là, broyé, il ne restait plus rien d'humain.Et celui-ci avait les reins béants.Et puis, à y avait, monsieur, il y avait la foule anonyme, et qui n\u2019en finissait plus, des morts, des morts sans signes particuliers, fauchés au petit malheur par les éclats, des morts conformistes, des morts comme tout le monde.DES CORBEAUX Nous étions quelques-uns; on retrouvait des amis, on se hélait.Après cinq minutes on était tout à fait chez soi.Il y avait des photographes, beaucoup de photographes; ils se jetaient sur les cadavres comme des corbeaux.L'homme des actualités cinématographiques, lui, les bouffait en série.Il y avait un missionnaire, un vieil Américain, qui regardait \u2014 | | { | | | | Pour prendre part aux fêtes mondaines qui se donneront 3 Montréal, Cet automne et cet hiver.INSTALLEZ-VOUS pour quelques mois eu \"WINDSOR\" Un séjour à ce grand hôtel montréalais vous reposera tout en vous donnant l'occasion de vous distraire agréablement.Lors le .- OÙ vont se réunir Des aux saison.Informez-vous des conditions avantageuses qui sont faites, dans un cas\u2019 comme celui-là, L'HÔTEL WINDSOR Rue Peel, pris de la rue Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Tei.PlLatessu 7191 ue s'ouvre la saison des mondanités, indsor\u201d est l'endroit par excellence de joyeuses sociétés.prix tout-3-fait spéciaux sont accordés Stes qui se retirent au pour plusieurs semaines ou pour toute une ça sans se frapper.IL s\u2019est seulement ému à voir comme on empoignait les défunts par les épaules et les pieds, et comme on vous les balançait.\u2014 Un, deux, trois: houp-là! \u2014 sur les camions.Il a fait: \u2014 On ne respecte donc plus les morts! \u2014 On pourrait commencer par respecter les vivants.A l'heure qu'il est, monsieur, tout doit être déblayé.Pour les services publics, la voirie et caetera, nous ne craignons personne.J'ai vu ça l\u2019autre sa- moedi: vous vous souvenez?Les arroseuses municipales jettent de l'eau sur le sang.On balaye en tas les membres épars, les têtes qui traînent; on charge ça ensuite sur des tombereaux, à la pelle.Vous avez vu ça, n'est-ce pas, monsieur?Nous avons tous vu ça.On en verra bien d'autres.D'ailleurs, entre nous, il n\u2019y a pas de quoi se frapper.Samedi dernier, ça c'était un massacre! Plus de mille morts en moins d\u2019un quart d\u2019heure, c'est quelque chose! Ah! on en a bu du whisky, ce jour-la! Y en avait des macchabées, y en avait! Bon dieu! Et les hôpitaux! Vous y êtes allé, vous, dans les hôpitaux?Ah! c'était du joli! On ne s\u2019attendait pas à un coup pareil, vous pensez bien.Alors, comme de juste, pas de charpie, rien! Heureusement que la morphine ne manquait pas.Tu souffres, mon bonhomme ?Eh ben, on ne peut pas te soigner, c\u2019est dommage, tant pis! Au moins on va t'aider à crever.Ma soeur, passez-moi donc la seringue.QUEL \u201cBIVOUAC\"! Et les morts, ceux-là mon plus, ceux de \u201cCathay\u201d ceux du \u201cGrand Monde\u201d, on ne savait qu'en faire; vous pensez si on était embété! C\u2019est comme ça qu\u2019on a eu l\u2019idée de les disposer en rangs d'oignons, dans la Weihaiwe: Road, en face du champ de courses, dans l'espoir que les familles, et des amateurs et des collectionneurs \u2014 je sais- t-y, moi! viendraient en enlever quelques-uns et que ce serait ça de moins à flanquer à la fosse commune qu'on s\u2019était mis justement à creuser.Vous avez dû les voir: ils sont restés là quatre jours, saupoudrés de chaux, comme ils étaient.Le \u201cbivouac des cadavres\u201d, les journaux appelaient ça.La moitié de la ville puait la charogne.Et je vous dirai, monsieur, qu\u2019on a dû en ou blier quelques-uns dans les coins.L'odeur, monsieur, l'odeur! Vous ne la sentez pas, non?Moi, je la sens, Elle flotte partout.Elle est après tout.Bien qu'elle soit moins épouvantable que cette autre odeur, celle du sang frais, des corps éventrés, avec le relent de la poudre, comme je vous disais tout à l'heure.On n'est pas mal, ici.Il fait frais.I fait calme.Le barman a une bonne tête.Avezvous noté, monsieur, l\u2019influence salutaire de la tête des barmen sur le moral de la population civile en temps de guerre?\u2026 Jacques-E.MARCUSE.WINDSOR, 40 $ ONCES L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 16 OCTOBRE 1937 26 ¢ ONCES 26s 120 .'0.85° Cette Réelle Saveur de Hollande Gini Kuyper EN VENTE AU CANADA DEPUIS PLUS DE 100 ANS Distillé et embouteillé au Canada sous Is surveillance directe de JOHN de KUYPER & SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande\u2014Maison foadée ca 1695.UNE RENCONTRE Avec Willie Fréchette avant son départ pour Marseille.Donc je rencontre mon ami Willie Fréchette qui devait faire, le mois dernier, un voyage à New-York.\u2014 Comment, lui dis-je, déjà de retour! \u2014 Non.\u2014 Non?\u2014 Je ne suis pas parti.\u2014 Bon, encore un château en Espagne! \u2014 J'y vais.\u2014 Où?\u2014 En Espagne.\u2014 En Espagne?\u2014 Oui.\u2014 Tu m'dis pas! \u2014 Oui, puis en France.\u2014 Tu salueras les connaissance.\u2014Où?\u2014 A Paris, a Cherbourg, a.\u2014 J'arrive par Marseille.\u2014 Tu salueras le vieux port pour moi.\u2014 Je woublierai pas.il y a des bistrots en face du port.\u2014 Que vas-tu faire?\u2014 Chercher des élèves pour \u201cLe Petit Studio\u201d.\u201cLe Petit Studio\u201d?\u2014 La nouvelle école de diction de Madame Elise Plamondon.\u2014 Allons donc! de Marseille?\u2014 Oui.J'en profiterai aussi pour forcer les Marseillais à changer leur \u201c\u2018accent\u201d, !\u2014 Willie tu veux te payer ma fiole.\u2014 Non, je te dis que je vais en Europe et au Nord de l'Afrique.\u2014 Tu es déjà.\u2014 Déjà quoi?\u2014 Déjà Marseillais Willie.\u2014 Comment ?\u2014 Avec tes Mariussades et tes Olivades.\u2014 Non que je te dis je m'embarque avec Roger Brien et Madame Jeanne Farnès, la grande artiste qui habite Montréal depuis deux ans.\u2014 Oui, je connais Mme Farnès.\u2014 De retour d\u2019un hâtif voyage à Washington, elle n\u2019a eu que le temps de prendre quelques jours de repos ici avant de s\u2019embarquer pour l\u2019Europe.\u2014 Quand sera-t-elle de retour?\u2014 Vers le dix janvier.De toutes les villes qu\u2019elle visita dans ses nombreuses tournées, il n'y en a pas une qui lui plait comme Montréal, \u2014 C'est flatteur pour nous.En attendant, tout le monde part et moi je reste.Willie, je crois que tu me monte un bateau.\u2014 Non.En fait de bateau, regarde mon billet pour prendre le mien, mon bateau.\u2014 C'est vrai.\u2014 Quand je te disais! \u2014 Tu m'écriras Willie?\u2014 Je ne sais si j'aurai le temps.\u2014 Pourquoi, \u2014 Les Marseillaises sont tellement jolies.Arthur PREVOST.MONUMENT NATIONAL RS Matinées: samedi 16 et mardi 19 LA REVUE \u201cPar-dessus l\u2019Marché.!\u201d 9 ACTES ET % TABLRAUX de HENRI LETONDAL PRIX DRS PLACES Boirées 250, Bôe, 73e.Loges 81.00 Mntinées 250, 500.Loges 78e Billets: Archambault où Mentumont MR.POWELL GENTLEMAN.IL y a eu la dynastie des Barrymore.Lionel, John ct Ethel.HN y a, aujourd'hui, la dynastie des Powell.Î Dick qui chante Eleanor qui danse, et William, dit Bill, qui fait vraiment du cinéma.Les trois Barrymore étaient frères el soeur.Î Les trois Powell n'ont aucun lien de parenté.Fait curieux, c\u2019est dans un film de John Barrymore que William Powell fit ses débuts.Powell, c\u2019est lIntrouvable, My Mar Godfrey, Nick Gentleman détective, et toute une série de films fantaisistes, pleins d'humour et de verve.Powell, c\u2019est cinquante mille dol- larg par film et une garde-robe célèbre pour ses six jaquettes, quarante-quatre complets, cinquante- quatre chapeaux et autres babioles.Tout cela du jour ou le grand Bill eut l\u2019heureuso idée de se débarrasser de la plus invraisemblable paire de moustaches qu'on puisse imaginer et que nécessitaient ses rôles de \u201cvilain\u201d.De ce bon vieux temps Powell a gardé l'habitude d'entretenir de bonnes relations d'amitié avec son ancienne épouse Carole Lombard; de bricoler dans l\u2019électricité et de multiplier dans sa maison des panneaux qui disparaissent mystérieusement ou des boutons adroitement dissimulés; enfin, de hurler for gosh sakes en dansant un petit pas de cabri chaque fois qu'il oublie une ligne de son texte.Afin sans doute de sucrifier aux coutumes hollywoodiennes, William Powell fait actuellement son tour du monde.Il est de passage à Paris.On apprit sa présence par un article plus ou moins apocryphe où il traitait les journalistes de gang- asters et assurait qu'il broyait du noir.Bill sourit de l'article, fut charmant avec la presse, extériorisa une joie de boute-entrain.Car c'est un type charmant.Les journalistes francais qui ne détestent pas le tact, évitérent les questions qui n'auraient pu que l'affliger, sur celle qui fut le sourire blond.Que Powell ait entretenu avec Jean Harlow, les relations les plus tendres, que nous importe ! Chic et souriant, Powell n'en portait pas moins des vêtements de deuil; il y avait dans sa joie un peu d\u2019amertume.Pendant ce temps, celui qui fu siz fois Uépoux de Myrna Loy a cran, continuait à jouer son rôle parlait de l\u2019enfant qu'attend Myrna ou de l'adorable petit chien qui joue dans ses films.Soudain, comme on lui demandait quel film il allait tourner (avec Annabella), À répondit lentement: ~ Jean.Il y eut un court silence: .een \u2014 Jean, répéta-t-il, gi.i.é.n.Et il s\u2019aperçut alors qu\u2019un jeune journaliste, désireux sans doute de lui rendre hommage, avait, pour la circonstance, taillé sa moustache \u201cà la Powell.\u201d Maurice BESSY.\u201cMARIANNE\u201d \u201cLA TERESINA\u201d AUX \u201cLa Térésina\u201d la brillante opérette d'Oscar Straus contient assez d'émotions pour égaler plusieurs bons spectacles.En effet, les divers sentiments humains, le drame, la comédie, l'amour se succèdent avec un brio étonnant et ne sont égalés que par la beauté de la mise en scène, la grandeur des décors et la magnificence des ballets des Morenoff.Sa musique la classe parmi les oeuvres les plus intéressantes que l'opérette ait encore produites et le texte se révèle le plus choisi de tous les spectacles qu'on ait présentés jusqu'ici aux Variétés Lyriques.Les rôles seront défendus d'intéressante façon par Marthe La- pointe, (La Térésina) Lionel Daunais, Paul Charbonneau (Napoléon), VARIÉTÉS LYRIQUES LE PUBLIC APPLAUDIT \u201cPAR DESSUS L'HARCHÉ\u201d Où La Belle fait des siennes.\u2014 Les sloot-machines sont remplacées par les bingos paroissiaux.M.Henri Letondal a remporté un vif succès avec sa nouvelle revue au Monument National.Ça manquait certainement de mise au point à la première mais depuis que certains remanicments ont été effectués, il paraît qu\u2019il n'y a plus grand chose à lui reprocher.Des artistes comme Lucile Turner, Juliette Beliveau, Jeanne Maubourg et Henri Dauvilliers ne peuvent que dégeler les spectateurs, ceux 4
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