L'autorité, 15 octobre 1932, samedi 15 octobre 1932
[" or ar pat pro ir mage 0 mega a ne sto + à \u2014 \u2014\u2014 ree rrr qe a a .nant 20e ANNEE \u2014 No 1029 ; Et no ES RE 5 EL \u2019 : ) fi.9 Tes Wen bod > vis Co + ee.vtr 24 oh we BUS os Se - .1.nH ' \u201cSIR\u201d ARMAND LAVERGNE ET SON NOUVEAU ROYAUME! Oi le farouche anti-impérialiste et démocrate député: de Montmagny a-t-il trouvé son chemin de Damas?we inn.AP (Dépêche spécial à \u201cL\u2019Autorité\u2019\u2019) © Ottawa, 15.\u2014 M.Armand Lavergne, vice-président de la Chambre, en tient décidément pour son \u201croyaume du Canada\u201d.Sa proposition, à la dernière session, avait été accueillie par un éclat de rire général dans la presse, et la maladie grave dont il fut saisi a été seule la cause que cet éclat de rire ne se communiqua pas à la Chambre des Communes.L\u2019an dernier, M.Lavergne avait aussi une proposition pour le rétablissement des titres.Peut-être ambitionne-t-il celui de \u201cSir Armand\u201d.Il n\u2019est pas encore revenu à la charge avec celle-là.La session ne vient que de commencer: atten- dons-nous à ce qu\u2019il la ressuscite bientôt.Dans sa résolution, M.Lavergne pose en principe que le traité de Westminster donne au Canada le droit de changer son appellation de \u2018Puissance du Canada\u2019 en celle de \u201cRoyaume du Canada\u201d.C\u2019est vrai.Mais d\u2019oÿ lui vient l'idée que de par \u201cnos traditions\u2019 nous avons besoin de ce changement.Les traditions de qui?Des Canadiens-français du Québec, abandonnés par l\u2019inepte Louis XV, pour ne pas parler de la Pompadour?Des.Américains, pour qui tout souverain est une bête curieuse, ni plus ni moins?Des Anglais, des Ecossais et des Irlandais de l'Ontario?Mais quand ont-ils réclamé ce changement?| \u201cSir Armand\u2019 Lavergne, certes, figurerait bien dans une cour, un bel habit brodé et en culottes courtes.Mais; quel mouche monarchique a soudain piqué cet autrefois si farouche anti-impérialiste ?Que dira de Jui son cousin l'abbé Valmore Lavergne, à'la fois ennemi des théâtres, des tavernes, des Juifs et de! la Saint-Jean-Baptiste, lequel aimait à proclamer l\u2019in-! dépendance d\u2019Armand à l\u2019égard de toute coterie et se plai-; sait à dire et redire: \u2018\u201c\u201cMon illustre cousin Armand m'a dit:: Je n\u2019ai pas craché les poux des libéraux pour mâcher les morpions des conservateurs.\u201d .Bref, on en pourrait peut-être conclure qu'Armand et Valmore, à l'instar d'Alcibiade, \u2018couperaient.chaqué \u201cjour la queue de leur chien pour faire parler d\u2019eux.+ REX \u201cMARIE-ANGE PARADIS\u201d VA.TELLE RENAITRE DE SES CENDRES?Comme un nouveau phénix, viendra-t-clle combattre le bill pour Je vote des femmes au Conseil législatif?4 (Dépêche spécial à \u201cL\u2019Autorité'\u2019) Québec, 15.\u2014 Le bill pour le vote des femmes aux élections provinciales, qui d\u2019habitude essuyait le premier feu de l'ennemi à la Législature, viendra tout d\u2019abord cette année au Conseil législatif.C\u2019est le benjamin de la Chambre haute, l\u2019hon.Gordon Scott, qui s\u2019en fera le parrain, pendant que le Dr.Anatole Plante, député de Mercier, continuera de veiller sur ses destinées à la Législature.L'an dernier, ce bill easuya l'échec que l\u2019on sait aux mains des députés, mais certains de ces derniers, emportés par leur hostilité, gâtérent leur cause en employant un langage peu séant à l\u2019égard du beau sexe, ce qui leur valut d\u2019è- tre traités de palefreniers.Offensées, mais non médusées, les féministes, sous la conduite de Mlle Idola Saint-Jean, présidente de l\u2019Alliance pour le Vote des Femmes du Québec, essayèrent de ranimer le bill au Conseil législatif mais la il trouva sur son chemin, jetée comme une pelure de banane, une lettre signée Marie- Ange Paradis, laquelle disant parler pour quatre-vingt-dix- neuf pour cent et trois-quarts des femmes du Québec, se de- clarait tout a fait opposée au bill.Comme cette Marie-Ange Paradis, au nom.a la fois virginal, angélique et paradisiaque, était introuvable, le bureau du procureur général annonça qu'il avait mis à ses trousses la police provinciale.La police provinciale, bien qu\u2019elle ait à son actif des découvertes aussi promptes que merveilleuses dans les annales criminelles, n\u2019a pu au bout de'huit mois découvrir Marie- Ange Paradis, laquelle cessa comme par enchantement ses lettres aux journaux et est demeurée plus invisible que jamais.On la soupçonne cependant de porter moustache, de s'habiller en homme et, ce qui plus est, d'être assez chauve.En faut-il davantage pour lancer la police provinciale sur une piste sûre ?ROBUR | par une delle journée de juin ble.Sa fortune atteignit des tchiffres astronomiques.Puis LES FRÈRES INSULL 1932, il s'embarquait pour aller , Il y æ quelques années, le.vivre le plus modestement du journaliste clairvoyant: qui 8C lions s'étaient évanouis.I serait aventuré à dénoncer au' monde en Europe car ses mil- public les opérations des frères | jonissait encore cependant, d'u- Insull aurait probablement élé pourcuivi pour libelle comme l'ont été les preniiers détrac- tours d'Ivar Kreuger, Samuel Insull naquit à Londres le 11 novembre 1859.\u2018A wingl ans il est le sccrétaire de Thomas Alva Edison à trente ans on le vomnte vico-présideni.de Ia Genaral Kltetric Co; à quarante ans à éponge une ace friece.Une biographie nous informa qu'il.devint mabaul à T0 ana, en croyant que la monde.To éturit parnenn à utñe êre de pros- parité ilimitée.Dix-ans en di oan son:nacéneini Jui formida- ne pension annualle de $18,000, On sait à quelles extrémités lui el son frère en sonl rendus à l'heure actuelle.On pañdonnera.peul-être beaucoup à Samuel Insull, parce qu'il doln.et réor- ganisu le Chicago Civic Opera.Martin J.Insddl, grand.ol svelte, moins 4gé que son frére, était aussi nalff d'Angleterre.Samuel lui atevrit Les portes de in Middle West Utilities Ca.Trust que les consacra.tous deux grounds financiers eb qui les ré- dwisit plus lard à deux.effm- ant zérox dans l'opinion des RomIer.Co D'aucuns nous ont demandé ce que nous entendions, dans notre article de la semaine dernière sur la réforme de l'enseignement, par la \u201cmagnanculture\u201d.La \u201cmagnancul- ture\u201d est une doctrine professée par un dénommé J.-C.Magnan, avjour- d'hui inspecteur des Ecoles Normales, et dont le plus grand mérite est d'avoir publié un lot de bouquins soi- disant pédagogiques, commençant tous par cette phrase \u2018magnanculte\u2019: \u201cHopneur à la province de Québec!\u201d On y lisait que notre province était à la tête de tous les pays du monde sous le rapport éducationnel, que le Canadien-français était le nombril de l'humanité, ete.etc.enfin du suint-jeanbaptisme à 100 pour 100.Ned un couplet qui cût cours il y a 12 ans ct qui se terminait par cette scie bien connue: \u201cla magnan.eul.la magnan.cul.la ma- gnan.cui.ture! * x \u201cBarbe-à-l\u2019oux\u201d Héroux et ses deux associés du \u201cDevoir\u201d dans le débarquement de M.Bourassa conti- nuen* de demander à grands cris quel est le nom de cet exécuteur des hautes oeuvres qui dans Ja \u201cPatrice\u201d les a \u201cpiloriés\u201d de la sorte: \u201cQuétant, mendiant, tenant librairie, vendant des voyages et des chapelets; souples avec certains, insolents avec d'avtres; trahissant celui-ci et sa- lixeant celui-là: faisant métier d'être ratho\u201dques romuins, pliant la reli- gicn à leur étroite mesure, gour- mendant le clergé el commentant le pape: haineux.fielleux, délateurs, lémoliseeurs, le \u201cDevoir\u201d et M.Bourassa, s'appuyart l'un sur J'au- dre, vivant-Tun de l'autre, etc, ete\u201d?le \u201cDevoir\u201d, comme le contexte en- spite l'explique clairement, ce sont les \u201cd seiples aimés du Maître\u201d, qui n'hésitèrent pas à le trahir et à le jeter par-dessus bord dès nu'il y eût péril en In demeure.An fond \u201cBae So-h-Paux\u201d et ses xéides savent fort hien quel est Seulement.ces faux braves aiment micux l'inviter à venir à eux que de l'aller rencontrer.+ * * Il paraît que la Dufresne Construction -trouve le \u201cDevoir\u201d bien lourd.surtout depuis que la défaite du président Hoover aux Etats-Unis se faisant de plus en plus certaine, la canalisation du Saint-Laurent menace d'être réduite à néant par le vainqueur éventuel.M.Franklyn Roosevelt.Finie la canalisation, finis les gros contrats! Et sans les perspectives de gros contrats, pourquoi faire vivre le \u201cDevoir\u201d?Cefui-ci s'est appuyé un temps sur le clergé: mais celui-ci, après avoir été t1aité de \u2018\u201ccanaille\u201d par M.Bourassi, s'est naturellement éclipsé.et malgré le départ du \u201cMaître\u201d il ne revient que fort Jentement au bercail.craignant qu'encore une fois on ne se serve de lui comme de marche-pied.*\u201c x * Un temps on aurait pu croire que le chef de l\u2019apposition \u201choudiste\u201d* à l'hôtel de ville serait ce bon gros jovial Tancréde Fortin.et cela lui revenait, ayant été président de l'exé- eutif après la sortie en vitesse d'Allan Bray.Mais Tancréde ayant ju- fé plus glorieux et plus pratique de propager \u201cP{dée Conservatrice\u201d, nouvellement née, que de ressusciter le cadavre putréfié du \u2018houdis- me\u201d, on aurait cru que l'échevin su- perpatriote et supercatholique de St- Jacques, le Canayen natif des Etats- Unis Henry-Lemaître Auger.assumerait cette tâche.Mais il se trouva que cet homme de si grands principes était en même temps marguillier en charge de la paroisse Saint- Jacques, et que la fabrique dont il était le marguillier comptable avait un déficit de $425,000.Cen fut trop pour Henry-Lemaitre, qui décida de se vouer à la colonisation dans l'Abitibi, d'où il ferait mieux + + » de ne jamais sortir, s'il ne veut pas qu'un jour ou l\u2019autre on lui de- monde.des comptes.« * *# Le chef \u201choudiste\u201d.à l'heure actuelle (mais jusques à quand?ces fantoches ayant si peu de durée et de consistance) semble être Hector le \u201cTénor\u201d Dupuis, de Papineau, qui concentre en lui tout ce que le \u201chou- disme\u201d a de plus gueulard, de plus hypocrite et de plus grotesque.C'est lui.la jocrisse qui proposait que la Ville paât le loyer des locataires, afin de permettre aux propriétaires de la-payer elle-même, de sarte que ln Ville aurait versé d'une main ce w'elle recevait de l'autre: ou bien \u2018accorder un moratoire aux propriétaires, ce qui aurait privé Concordis de tout rovenu\u2026 Ce qu'il aurait fallu pour le service do Ia dette ot les nnlaires municipaux.Hector avait trouvé ce moyen ingénieux : \u2018quil fallait le prendre dans les banques, Montréal n'a qu'à continuer à envoyer des Gribouillex da ce genre au Conseil municipt! pour perdre rapidement xon titre de métropole du Canndn ot rombrer dans Ia plus honteuné- banquereutte.: \" VULCAIN, l'auteur de l'article: Lire CRT EE vais 4 7 © \"7\" 'REDIGEEEN COLLABORATION Bureau: 3954, Pare LaFontaine \u2014_ Tél: F Rontenae 1233 el + van né ep it rit | } Qed pe LE à PE ps ; or iE TE UNS me ts = 8 remem Tet Tate MONTREAL, 158 OCTOBRE 1932 = ey qua rence ro tm et 1 pt rib ra COMMENT ARTHUR SAUVE A PRIS SA REVANCHE.\u2014 MAURICE DUPLESSIS BATTRA-T-IL.\u201cTI - COQ\u201d GUERTIN À LA \u201cCHÈFERIE\u201d ?\u2014 CINQ CONTRE TROIS POUR MAURICE ET DEUX.SUR LA CLOTURE .Tandis qu\u2019à l\u2019édifice Thémis, angle des rues Saint-Jac-| ques et Saint-Laurent, l\u2019Organisation Libérale semble être plongée dans une léthargie profonde, à l'édifice Versailles, tout près de là, une animation inusitée chez les Bleus décèle qu\u2019il se passe quelque chose d\u2019anormal.C'est qu\u2019on conspire paraît-il, à l\u2019Organisation Conservatrice, la question à décider étant: Qui sera chef de l\u2019opposition à Québec, Duplessis ou de \u201cTi-Coq\u201d Guertin?Maurice a pour lui, solides comme des ponts de fer: le fils Sauvé, des Deux-Montagnes; le général Smart, vaillant militaire; Elie de Yamaska, qui n\u2019a rien d'un prophète; Lafleur de Verdun, que l\u2019on soupconne d'être sourd-muet.Le chef intérimaire Gault est sur la cloture avec le gros Béique, de Chambly, qui n\u2019a de romain que son nom, Hortensius.\u2018Ti-Coq\u201d Guertin a pour lui Laurent-Outang Barré, de Rouville, et Bertrand de Québec.dont on ne sait pour qui il votera qu\u2019un quart d\u2019heure après qu\u2019il ait voté.Ils sont en tout dix députés À la Législature, néanmoins divisés en deux camps irréductibles, avec Un troisième camp entre ciel et terre.Les chances n\u2019en sont pas moins pour Maurice, qui est un orateur assez complet à la Législature, tandis que \u201cTi- Coq\" ne sait que.chanter le coq.Leur rivalité a même surgi du fait que dés que \u201cTi-Coq\u201d se met à cocoriquer, Maurice s'en va.Aussi bien, désireux de lui rendre la politesse, \u201cTi-Coq\u2019 file a l\u2019anglaise dès que Maurice commence l\u2019une de ses homélies.L'\u2019ATRCCE VENGEANCE D\u2019ARTHUR .Quant à Camillien, tout le monde, tant chez les bleus que.chez les houdistes, à part les houdistes de l\u2019hôtel de ville, est unanime à s\u2019éloigner de lui.On s'applique à ignorer jusqu\u2019à son nom.On fait de fait le vide autour de son \u201cIllustration\u201d.plus cu\u2019ua souvenir, un désagréable souvenir.D'erdre de l\u2019hon.Arthur Sauvé, ministre des Postes dans le c:Lbinet Bennettcrcyait une bonne pâte molle, a une rancune d\u2019éléphant.Ds qu'il eût été poignardé par Camillien à la Convention des Mille, sans doute en mémoire de l\u2019Expédition des de Maurice Mille, de Garibaldi, Arthur jura de se venger, et il a tenu.parole.L'échec de Québec est effacé.près de son chef Bennett, à Ottawa, et ensuite à Montréal, chez lès gros bleus, les bleus influents.Si bien qu'avant peu l'ancien \u2018\u2018maire de Morial\u201d aura pour toute ressource de refabriquer du \u201cCamilriga\u201d dans Sainte-Marie.C\u2019est alors que se sera tout à fait accomplie la parole biblique modernisée : Qui se sert du couteau périra par le couteau! FLAMBEAU BOISSON TROP CHERE, CELA | VEUT DIRE \u201cBOOTLEGGING\u201d Parmi les articles touchés par le traité anglo-canadien, nous relevons les alcools.qui bénéficieront d\u2019une diminution douanière de 20 pour 100.Cette baisse signifie que la taxe fédérale sur les eaux-de-vie canadiennes devra décroître en proportion, et personne ne s\u2019en plaindra.La détaxe des alcools sera un excellent contre-poison.Elle contribuera puissamment à enrayer la contrebande qui sévit sur toutes les côtés du pays; à diminuer la fabrication illicite à l\u2019intérieur, qui allait grand train jusque dans les \u201ccabanes à sucre\u2019; enfin, à décourager le \u201cbootlegging\u201d, menaçant de prendre des proportions aussi grandes qu'aux Etats-Unis, car à vendre la boisson à un prix prohibitif, en temps de crise, on ne pouvait arriver qu\u2019aux mêmes résultats que si ous avions eu la prohibition totale.Pour un gallon de whisky, le consommateur doit payer d\u2019abord au fédéral la somme de $10 et plus.On ajoute à cette somme les profits des régies provinciales, les dépenses d'administration et les taxes spéciales, et on arrive à dépasser sensiblement vingt dollars par gallon- C\u2019est de là surtout que nait la tentation du contrebandier.Commencant en marge de la loi et n'ayant pas, par conséquent, à payer dix dollars par gallon au trésor fédéral, les \u201cbootleggers\u201d entrevoient, dans leur négoce, des profits énormes.Ils peuvent vendre cinquante pour cent meilleur marché que nos régies provinciales et, à ce prix, faire des bénéfices considérables.Ils se paient même impunément sans trop s'appauvrir, le luxe des saisies et de la prison, les profits réalisés ou à réaliser par les camarades couvrant d'emblée ces frais prévus et acceptés.C'est pourquoi le Canada est aujourd'hui couvert de boisson de contrebande.On peut en trouver dans une multitude de foyers honnêtes (sans compter les malhonnêtes) qui n'ont pu résister aux prix alléchants du \u201cmiquelon\u201d, présumé venir de Saint-Pierre et Miquelon, et du \u2018\u201cbagosse\u201d, ce tord-boyaux fabriqué dans les taudis de la ville ou les cabanes de la campagne.© En imposant ces droits prohibitifs sur les alcools, les ouvernements perdent du reste des sommes incalculables, ui tombent dans la poche des \u201cbootleggers\u201d.Donc, à moins de faire le jeu de certains tartufes (genre du \u201cDevoir\u201d), qui viennent nous soutenir sans rire que plus la boisson est chère, moins on boit, ils agiront bien de revenir sans délai au bon; = sens, une chose que le puritanisme semblait avoir enlevé à l\u2019Amérique, depuis la Grande Guorre.SPARTACUS.PE a du trait Bientôt il ne sera anand elle circule dans Paris.| une fois habillée, personne ne peut Il est avéré que cet Arthur, que l\u2019on .Plus se douter de «es partieulartes.; physiques.\"Le producer de cette charmante Petit à petit il réussit à évincer Camillien, d\u2019abord au- i à mer x re Cam LA FEMME GORILLE Est-ce qu'elle descend a la fois de l\u2019homme et du singe ?se demandent les Parisiens.LA JOBARDISE EST INFINIE Qu'est-ce qu'on nous chante en i nous répétant tout le temps que Paris est la Ville Lumière?A ce qu'on nous rapporte, tout l\u2019aris défila, il y a quelques mois, devant la femme- tronc, l'homme squelette, et Adam- Eve, qui était une femme habilement camnuËlée.culant décidément devant aucun sacrifice, montre a-tuellement la fem- me-garille er attem'ant d'exhiber Ë \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomver le marteau.\u201d (Campenon.) -._- Abonnement: $2.50 par année : mener rt\" pre pr Frais et incertain villie Samo +0 om ever = rrp Ameri LES JUIFS DESTRUCTEURS DE LA \u201cSUN LIFE INS.CO.\u201d?Comment ces gens si pratiques voudraient-ils la ruine d\u2019une compagnie où ils sont assurés.\u2014 Une campagne antisémite qui tourne à la monomanie.L\u2019un des deux exécutants de cette campagne contre les Juifs, déchainée par certaine presse dans la province, a été trouvé coupable cette semaine de libelle criminel par un jury et attend sa sentence.Il ne s'agissait, dans cette affaire.ni du meurtre rituel, ni des enseignements du Talmud, ni de démontrer que tous les gouvernants d\u2019Espagne, d'Irlande, du Mexique, de la Côte d'Or vt de la Libérie étaient tour à tour des Chrétiens ou ! des Juifs, selon qu\u2019ils faisaient un bon ou un mauvais coup.La direction de Luna-P'ark.ne re-! Non.Il s\u2019agissait tout simplement, au témoignage de l\u2019auteur même des articles incriminés, d\u2019une querelle sportive.Et l\u2019on juge à quel diapason était monté le ton de ce l'homme-aiseau! | En attendant que celni-ci vienne: exhiber son petit erâne, «ex nez im-! mense ef sen menton absent, la! femme-gorille tient l'affiche.Pour deux francs, on à le droit de con-| templer ses cuisses ve Ucs, ses sens! hérisses de bosses molles et grais-: seuses, On peut même si l'an est! incredule passer dans tout ccla un; peigne qu'elle tend elle-même avant! de faire la quête en vendant des car-: tes postales.Mais le haut du corps\u2019 demeure svilé sous un châle extra-! { orditaire, Tocon dessus de piano.Les) irpectseurs sent paturellement dé-: fou dene poirt voir fe v sage d\u2019une! Evidemment, parce que ce serait une mauvaise action que j dame aussi extraordinaire.i tu C\u2019est une jeune fille du meil- ileur monde (sic) explique l'inimita-! vaises actions & la surface du globe sont commises par des \u201chle bonimenteur.i 4 Elle re veut pas! qu'on puisse la reconnaître eusuite! Car\u2018 ' personne est un monsieur savant hollandais qui a l'air d'un Napoléon 111 septuagénaire.' \u2014 Je lai rencontrée à Nice tout à fait par hasard (re-sic), dit-il.Est-elle la fille d'un gorille et d\u2019une femme?D'une femelle et d\u2019un hom-: me?Jo ne sais pas, je ne veux pas savoir.On ne peut être sûr que de\u2019 ce qu'on voit soi-même.Ce même scrupule empêche le monsieur savant hollandais de pré-| senter son \u201csujet\u201d a l'Académie de! médecine et lui fait préférer les ex-| hibitions à Luna-Park.Sans doute: pourrait-on objecter que le pourcen- | tage honnête qui lui est réservé sur ia recette a peut-étre contribué à cette préférence.Mais les savants\u2019 sont toujours désintéresses et celui-; ci est sûrement un très grand sa-| vant puisqu'il le dit lui-même.| Le seul grief qu'on puisse lui faire est qu'il a tort d'ignorer de quel père la femme-gorille est la fille.C'est le père en effet qui est à la, caisse et quoiqu'il soit derrière uni grillage il apparait nettement qu'il n'a rien d'un anthropoïde.11 est vrai que lorsqu'elle est de mauvaise humeur, ce qui lui arrive souvent, la femme-gorille déclare volontiers que ce père n'a été acquis par celle que récemment, et parce qu'il faut bien dans la vie commencer par avoir un père.Tout cela n'empêche guère les l\u2019a- risiens de continuer à verser leurs deux francs, et si la femme-gorille vient un jour à Montréal, parions qu'elle fera recette.malgré la crise et le chômage! MISTIGRIS.M.ROMIER CHEZ LES FEMINISTES UN CHASSEUR A QUI L\u2019ON N'oublions pas que c\u2019est diman-' tout petit différend sportif, par le fait que le jury, après un résumé très sévère de la cause fait par le juge, ne délibéra que quelques minutes avant de rendre son verdict.Pas étonnant donc qu'une campagne antisémitique basée sur la Passion du Chirst, les Croisades, les Conciles, les Encycliques.le Talmud, les Bollandistes et les discours d\u2019Hitler ait dégénéré en tohu-bohu.en danse Qu scalp, en festin de cannibales, La dernière énormité dont sont accusés les Juifs par la presse en question est d\u2019avoir voulu détruire la \u201cSun Life\u201d, et J.J.Harpell, arrêté à la demande du président T.B.Macaulay, n\u2019est que l'outil des Israëélites, partant \u2018\u2018un traître, un Judas, un vendu, un félon, une canaille, un crachoir, etc.\u201d Voici un Chrétien qui en prend pour son rhume.Et pourquoi les Juifs veulent-ils détruire la \u201cSun Life?\u201d de détruire la \u201cSun Life\u201d, que les Juifs ne sont capables que de mauvaises actions, plus que cela, que toutes les mau- Juifs.Cependant, informations prises à la \u2018\u2018Sun Life\u201d même, nous apprenons que des milliers et des milliers d'assurés dans cette compagnie sont des Juifs.D'où il s'ensuit que les Juifs, à qui l\u2019on reproche d'être trop pratiques, veulent se ruiner, se détruire eux-mêmes en ébranlant les colonnes de la \u201cSun Life\u201d, comme Samson en renversant !e temple des Philistins.Voilà qu: est.n'est-ce pas, aussi difficile à comprendre qu'un casse-tête chinois.En tout cas, nous nous étonnerions que la \u201cSun Life\u201d fut bien charmée d\u2019être ainsi: défendue.Cela ressemble au pavé de l'ours.ou nous nous trompons fort.Nous n'avons pas pour mission d\u2019exonérer la \u201cSun Life\", tres capable de se défendre elle-même.Nous ne connaissons ni de près ni de loin M.Harpell.Nous attendons qu\u2019il s\u2019ouvre à son procès.Seulement, nous trouvons qu\u2019il a un peu beaucoup agi en acteur, l'autre jour, lorsqu'il s\u2019est présenté devant le juge se plaignant d'avoir été abandonné var ses avocats et accompagné du seui Camillien.Avouons que comme con- (seiller juridique Camillien n\u2019est pas fameux.Quant aux Israélites, si on les a embarqués dans cette galère, c\u2019est qu'on veut à toute force les nover.Seulement, depuis le passage de la mer Rouge ils ont montré qu\u2019ils étaient de fameux nageurs, et il n\u2019y a pas de doute qu'ils continueront.IGNACE FAIT UNE RUDE CHASSE! C'est le maire Viau, de Lachine, traqué par 175 chômeurs.\u2014 Les élections du Club des Lamentations.\u2014 Stupéfiante requête d'un groupe de marchands de bois.{Du correspondant spécial de Faut-il que je recommence?.» ; 1 .n \u201cL'Autorité\u201d) { Mais les délégués des chô- Lachine, 15.\u2014 Alors que le \u2018meurs étaient déjà devant maire Viau.lundi matin.Jour lui: d'Actions de Grâces, s appris \u2014 Nous nous attendions & : 8 Yo : : (ait à rendre fn de au ciel de travailler sur les chantiers ire dans la const ti d\u2019é (municipaux jusqu'à mardi naire dans ia construction &- soir.représentérent-ils, et voi- difices religieux au pourcen-; ci NR .75 onal Clue ce matin on nous a rem- tage.une foule de 175 chô- lacés , - : = placés par d\u2019autres.meurs se présenta tout à coup Ah! c'es i devant sa confortable demeu-| ,\u2014 71° C'est par erreur.expliqua le maire.On a rem- re, 16ème avenue, criant et.y tre liste gesticulant: pace otre liste par une au- 9; .C\u2019est pourquai vos noms \u2014 Que me veulent ces gens?, ; che.23 octobre, que M.Lucien Ro-: Q ¥ t'ont pas été appelés.:pensa le maire.S'imaginent-; mier, l'économiste français qui fait ils vraiment que j'étais sé- \u2014 Oui, observa l\u2019un.mais actuellement pureur & Montréal, rieux lorsque je promettais de nous sommes obligés de don- ha or oo ate in or dans construire de mon \u201cbel ar- ner à manger à nos familles, LE en des membres dejgont™, mon \u201cbon argent\u201d, nous, et sans erreur.Alliance Canadienne pour le Vote vingt-deux logements afin des Femmes du Québec et leurs[d'enrayer la crise dans ma | CHASSEUR AUX ABOIS amis Cette rencontre a été organisée par Mlle ldola Saint-Jean, prosi- dente.Naturellement, le sujot trai- tè se rapportera au féminisme.Nous donnerons un aperçu plus, complet de cet événement social dans no- je prochain numéro.bonne ville de Lachine! Il y a décidément des électeurs qui prennent ça au sérieux.lorsqu'un candidat, du haut d'une estrade.leur ouvre et sa bourse et son coeur.A propos de coeur, est-ce que je ne les ai pas consacrés, par G.L |deux fois au Sacr&-Ceeyr?Des vingt-deux logements promis, Dalbé ne dit mot.Il t'invila pas non plus ceux qui semblhnient les plus affumés à s'asseoir à sa table toujours somptueusement servie, et d'autant plus somptueusement (Suite à la puyc 2) HRONIQUE ervie ce:jour-là qu\u2019il'était depuis peu revenu de la chasse vec -un assortiment d\u2019orignaux, chevreuils, perdrix, cad'eénvie \u2018lés\u2019 571° chdmeurs de -: \u201cTout ce \u2018gibier fut abattu par le fuüsil-redoutable du mai- te.et les fusils non moins redoutables d\u2019une demi-douzai- \u201cne/d\u2019amis qué\u201cla crise ne sem- \u201cble pas affecter outre mesure, puisqu'ils ont tous les loisirs \u201cnécessa\u2019res pour se livrer 4 un sport réservé, par.le temps \u2018court, aux grands \u2018de la re.04 4 Poe ; i Les 175 chômeurs assemblés devant la maison du mai- Te, qui sur sa véranda ressemblait plus à un timide che- -vreuil qu\u2019à un terrible nem- rod, devant la colère populaire, ayant jugé que ce pre- \u201c.Mier avertissement Jui redon- -mérait peut-être un peu du coeur qu\u2019il a.perdu, se dispersèrent en se passant de l\u2019un à l\u2019autre ce mot d'ordre: i= Non pas adieu, M.\u2018maire; mais au revoir! LES LAMENTATIONS le Le Club\u2018 Conservateur de Lachine a.fait, cette semaine, \u2026 \u201cl\u2019élection de son bureau de direction pour 1932-33.« _ Cette réunion a eu lieu dans la saHe dite des lamentations, car chaque fois que les habi- _ tués de cette salle s\u2019y réunissent, c\u2019est un concert qui n\u2019en finit plus de pleurs et de grincements de dents.Comme je suis conservateur au fédéral, et cela depuis plus de 25 ans, je me permets de donner mon avis sur la \u2018liste des choix: Présidents honoraires: l\u2019honorable R.B.Bennett (très bien), ainsi que le futur chef de l\u2019Opposition à Québec.(Il aurait été préférable de savoir avant, qui ce sera, avant de s'engager à soutenir en aveugle n\u2019importe quel Thom, Dick ou Harry).Vice-présidents honoraires : M.Georges P.Laurin, député fédéral de Jacques-Cartier \u201c(très bien) et J.Dalbé Viau, maire de Lachine, (une farce déplacée, car \u201cGros Dalbé\u201d n\u2019est conservateur actif que - depuis qu\u2019il se croit à la veille \u201cde toucher à de gros contrats payants.) 5 \u2026 Président actif: Arcade \u201cFournier (c\u2019est pas bien, mais - Clest: pas mal; non plus,.car-il \u2018en \u2018fallait toujours-un pour \u2018boucher le trou.) ; Vice-président actif : Lud- »: - ger Berthiaume (très bien) et .le notaire J.A.Meunier.(On ne sait pas pourquoi car en po- .litique il appartient plutét a la classe des Zéros).Secrétaire: G.Tremblay (Inconnu, de sorte que je n\u2019ai © pas son pedigree)., Trésorier: J.-Emile Bélan- @er (Pataud pour les dames, absolument déplacé, car il n'appartient pas à un employé du gouvernement de faire de la politique, quand \u201c.bien même il ne serait que messager.D'ailleurs un trésorier, c\u2019est nécessaire là où : fl y a de l\u2019argent, et nous ne sachions pas que c\u2019est au Club = Conservateur de Lachine que l\u2019argent s\u2019imprime).Sentinelle: L.Desjardins (charge inutile).- - Directeurs : Alphonse :Emond, A.Brunet, Wm.Co- \"té.H.Décary, L.Gaston, F.\u201cBissonnette, J.C.Collette, A.-St-Maurice, H.Picard et A.3 \u201cnards, outardes à faire/crever| Boyer, (très bien pour les dix, 2 +.out en.restant quelque peu|chevin Fyon nous a fait cette 7 surpris de constater qu'ils ont |déclaration: \u201cété capables de trouver dix \u2018 directeurs le même soir.) (faire mener:par la faction du \u2018haut de\u2019 Lachine, la Faction du\u2019 haut \u201cde .Lachine qui ne {veut pas entendre parler de rencontrer la faction du bas.S\u2019il ont affaire à nous qu\u2019ils viennent nous voir.disent-ils, car nous sommes autant monsieur qu\u2019eux et ce n\u2019est pas à nous de se déplacer pour les rencontrer.et ainsi de suite.Pourquoi tant de querelles, frictions, batailles, lamentations, \u201cÉrincements de dents, hurlements, t ré p i gnements autour d\u2019une assiette au beurre toujours vide! L'AMI DES POLONAIS Ce n\u2019est pas en se battant autour de l'assiette au beurre qu'on battra le candidat libéral à la prochaine élection partielle dans Jacques-Cartier, qui s'annonce prochaine et dont le résultat aura une grande répercussion par toute la province et même par tout le pays.Un groupe, paraît-il, aurait déjà choisi son condidat, bien qu'il ne.le montre pas encore.Seulement ce candidat caché, très peigne d\u2019ordinaire, semble être plus -généreux que d'habitude.Il offre son appui \u201cmoral\u201d (et pas son appui financier, entendons-nous bien) a tous ceux qui lui en font la demande.Bourré jusqu\u2019au cou par \u201cCamilriga\u201d Houde et par \u201cEasy-Off\u201d Patenaude, qui lui promettaient le portefeuille de la Voirie, parmi les trente ou quarante bel et bien promis, \u201cGros-Dalbé\u201d y est al- lé aux dernières élections provinciales de quelques \u2018p\u2019tits mille\u201d qu\u2019on ne lui a pas remboursés, malgré des promesses, plus que cela, des serments formels, et il les pleure encore.Rendu plus prudent \u2014 car ce fut sa seule imprudence \u2014 il a décidé, afin de connaître sa popularité dans le comté, d'envoyer un questionnaire à chaque électeur: \u2014 Etes-vous pour ou contre moi?Pour ceux qui lui répondront pour, pas besoin de dépenser d\u2019argent, puisque leur concours sera assuré.Pour ceux qui répondront contre, pas besoin de dépenser d'argent non plus, car ce serait bien inutile.De cette manière \u201cGros- Ddlbé\u201d connaîtrait l\u2019opinion publique absolument \u2018\u2018gratis\u201d et le mot \u201cgratis\u201d a la plus grande signification pour lui._ Seulement, \u2018\u2018Gros - Dalbé\u201d, histoire d'économiser quelques sous, n\u2019enverra pas ce questionnaire aux enfants de la Pologne, étant sûr de leur appui.I est reconnu comme l\u2019un des grands protecteurs de a Pologne, l\u2019ayant démontré lors de la construction d\u2019une usine nouvelle à Lachine, construction dans laquelle il avait beaucoup à dire en sa qualité de maire.Or les Polonais y travaillaient à 10 cents de l'heure, chose que \u2018\u201cGros- Dalbé\u201d devait évidemment connaître, les ouvriers canadiens- français se plaignant tous les jours à lui d\u2019être évincés au bénéfice des Polonais, parce que ceux-ci consentaient à travailler dans des conditions qui nous ramenaient à l\u2019antique esclavage, alors que l\u2019homme, le père de famille, n\u2019avait que ce ses maîtres voulaient bien lui donner.: : 7 ETRANGE PROPOSITION Au cours d\u2019une interview l\u2019é- _e mite \u201cLa semaine dernière, par la \u201cGazette\u201d et la \u201cLa Presse\u201d, la +.Ce qui nous surprend dans cité de Lachine demandait des 3 Voir figurer des noms de .- Vieux Conservateurs reconnus \u2018tels-que MM.Anatole Cari- \u2018nan, Médore Boyer, l'avocat \u2026 \u2014*eorges Archambault, J.A.\u2018enri M ;Rabeau;::R: Beaudoin, Albert t:Onge,.Emmanuel] Bélanger, orin, Henri Gosselin, \u2018Cardinal et autres.Rabeau;' Faction Beau- Faction St-Onge, Fäction lin, Faction Morin, \u2018Fac-: Fa :Deschènes, \u2018Faction Lecae ce toile cétte affaire, c\u2019est de ne |soumissions pour la fourniture de 500 cordes de bois de chauffage, à être distribuées parmi les nécessiteux de notre ville.Dix-neuf soumissions nous ont été envoyées, et ont été ouvertes à la dernière assemblée de notre Conseil de ville.Dans ces soumissions il y avait toutes sortes de prix, de $5.20 la corde à $9.00 la corde, le plus - bas soumissionnaire étant un résident de Lachine qui n\u2019est cependant pas dans le commerce de bois.et charbon.\u201cJ'apprends, \u2018que les marchands de bois de Lachine, qui sont: pour.demander au\u2019conseil dernière au nombre de huit, sont pour \u2018demander au conseil de ville que d\u2019autre soumissions soient requises afin de leur'permettre de donner des prix.Demande serait aussi faite: pour que: ce ne soit que \u2018les \u2018marchands de Lachine qui:puissent soumissionner cette\u2019 fois, \u2018la raison serait .qu\u2019étant \u201d mar- N,[chands de charbon et de; bois (reconnus, ce serait juste qu\u2019ils seraient protégés, de\u201cpréféren- \u201cson J a d'autres qui.me: vs CDR % - ; \"A 5 EU sf Ce te Fo \u201c Co Ci gn Sh Se oe hi! Sal ESS 2e M rd .1 a 4 : J ».| > ut TE er; Lucien \u2018Langoureusement étendue sur un divan, la-tête appuyée sur un coussin moelleux, les paupières à demi-closes, Mme de Fontenelle s\u2019abandonnait à la rêverie.Sur son visage émacié, blafard et labouré de rides profondes flottait une intense expression de mélancolie.Pourquoi sa physionomie habituellement sereine s\u2019était-elle voilée d\u2019un morne nuage de tristesse ?Qu'\u2019était-ce donc qui l\u2019obsédait ?Un irrésistible souci .L'avenir de son fils fils l\u2019absorbait.Pour une mère, digne de ce nom, existe-t-il un point d'interrogation plus palpitant?T1 y aura bientôt une décade, son mari, l\u2019un des plus éminents chirurgiens de son époque, exhalait son dernier soupir, emporté par un cancer d\u2019estomac.Sa mort lui avait causé une douleur incommensurable.Désormais, son seul soutien, son unique protecteur, c\u2019était Paul sur qui se concentreraient son affection, sa tendresse et sa sollicitude maternelle.Aujourd\u2019hui, son univers à elle, n\u2019était-ce pas son enfant?Alerte et vaiîllante malgré ses 63 ans, Mme de Fontenelle avait profité de l\u2019absence de son garçon et de sa ménagère Georgette \u2014 celle-ci en promenade chez sa tante, celui-là l\u2019hô- te d'honneur à un dîner au Cercle Universitaire \u2014 pour se cloitrer dans son salon, car elle avait soif de recueillement.Dans son modeste logement, rue Saint-Hubert, tout était silencieux.L\u2019atmosphère paisible qui y régnait inclinait à la méditation.\u201cMaintenant que Paul est établi, se disait-elle en elle-même, ma conscience me commande de veiller davantage sur les pas de cet étre que la Providence m\u2019a confié.Jeune, actif et extrêmement intelligent, étant déjà avocat célèbre, je n\u2019ai pas le moindre soupçon qu'il sera consacré avant longtemps comme l\u2019une des gloires du barreau de Montréal.\u201d Soudain, un éclair de joie et de légitime orgueil flamba dans le large iris bleu de ses yeux.\u201cAh! si son père vivait! Comme il serait fier d\u2019être témoin de cette apothéose.\u201d Puis, reprenant le fil de ses idées: .\u201cUn jour, cependant, il lui faudra songer a fonder un foyer.Il est loin d'être indifférent aux coteries sociales.Sa vanité masculine s'arrange bien d'escorter de gentilles jeunes filles.Aussi, lorsque cette union sera contractée, ma mission, ici-bas, touchera à son terme.Il me semble qu\u2019alors je me sentirai plus près des morts que des vivants.\u201d Son front tout à coup se raya d'un pli.\u201cLa jeune fille, murmura- t-elle tout bas .Quelle angoissante énigme à déchiffrer ?De nos jours, le sexe féminin pèche si souvent par frivolité et légèreté.La plupart ne con- DUCHAINE: Sous le régime matrimonial, je constate, hélas! que lé vingtième siècle est parfois funeste aux époux.En effet, en l\u2019an de grâces 1914, un courtisan, imbu de bonnes intentions, doit fréquenter plusieurs milieux, avant de découvrir une jeune fille honnête, sincère et initiée aux travaux domestiques.Pourtant, je suis convaincue que Paul trouvera son idéal.Mon fils, rompant son célibat, comme l\u2019isolement me paraîtra morose .\u201d\u2019 Cette dernière réflexion fut paralysée par deux grosses larmes qui ruisselaient sur ses joues décharnées.Se resaisis- sant, elle tamponnait son visage avec un mouchoir de mousseline soyeuse.Sa raison trébuchait dans une sorte d'ivresse à la pensée \u201cqu\u2019il était impossible que son cher Paul puisse vivre sans elle.\u201d Une exclamation d\u2019amour lui monta aux lèvres.\u201cOh non! mon fils\u2019 me vénère et me chérit trop pour que je doute une seconde qu\u2019il puisse m\u2019éloigner .Et ma future bru, serais-je capable de me plier à son tempérament, à ses menus caprices, à ses fantaisies ?Et si la dispute éclatait.Son masque devint subitement résolu.\u2018\u2019Mon parti est pris.Si jamais ce sort m'était réservé, j'irais m\u2019'échouer dans un hospice.\u201d Tout cela s\u2019ébauchait dans son esprit.La pendule marquait minuit.Cinq minutes s'étaient écoulées que Paul franchissait le seuil de son domicile.Croyant que sa mère reposait.il pénétrait sur la pointe des pieds dans son cabinet de travail.Mais Mme de Fontenelle avait l\u2019ouie fine: elle avait reconnu \u2018ses pas.Paul, la tête plongée dans un volume de droit, préparait une plaidoirie.Sa mère, lentement, s\u2019avança vers lui.Celui-ci, chatouillé par son souffle chaud, se retourna vivement sur son siège et instinctivement déposait sur ses cheveux grisonnants un long baiser.Au même instant, Mme de Fontenelle eut un fiévreux battement de coeur.Cette symphonie d\u2019impressions qui tout à l\u2019heure l\u2019avaient sensiblement sécouée se précisaient dans son cerveau.Maîtresse d\u2019elle-même, elle l\u2019interpella doucement : \u201cTu as passé une agréable soirée?\u2014 Excellente.Comme j'aurais été content de te voir à ma droite au moment où les orateurs m\u2019aspergeaient d\u2019éloges.Mais cette réception t\u2019aurait épuisée .\u2014 Probablement .Sache tout de même, mon petit, que je me suis associée à cette fête par la pensée.\u2014 Tu l\u2019aimes donc beaucoup, ton Paul?\u2014 Si je l'aime .Son regard acheva ce que sa servent que de minuscules atomes de sage volonté et de sérieux.J\u2019admets qu\u2019il se glisse ici et là quelques exceptions.bouche n\u2019articula pas.Lui empoignant la tête à deux mains, elle l\u2019embrassa affectueusement.Remué par cette caresse soient demandées, déclare l\u2019é-| chevin Fyon.Je sais certainement en faveur d'encourager les marchands locaux, mais les marchands locaux cependant ne sont pas les seuls qui méritent protection.Il y a aussi les propriétaires, et je ne crois pas que pour protéger de huit a dix marchands de bois et charbon, il serait juste de demander aux! propriétaires de payer de leurs poches de $1,000 a $2,000 de plus simplement pour encourager huit à dix marchands.ET LE BOIS POUR RIEN?\u201cUne autre chose que je ne comprends pas, dit l\u2019échevin Fyon, est celle-ci: Comment se fait-il que le plus bas soumissionnaire, qui n\u2019est pas un marchand reconnu et est sans expérience dans ce commerce, ait été capable de trouver pour la ville du bois à un plus bas prix que des marchands qui ont de dix, quinze et vingt années| d'expérience?Ce = \u201cSi les marchands de bois et charbon de Lachine, désirent faire demander.de nouvelles soumissions, afin de vendre eux-mêmes ce bois ala ville de.Lachine, \u2018que vont-ils faire pour.ce.qui regarde les 200 cordes de bois que le Rév.J.-E.Provost \u2018à \u201cobténues gratuitement pour ses pauvres.Vont-ils demander à M.I'abbé Provost de le retourner afin de leur permettre:de vendre ce bois eux- mêmes, et le faire:payer par les propriétaires, \u2018afin d\u2019avoir pluside protection, .vu / qu\u2019ils :marchands .de \u201cbois \u201c\u2018et de conclure l\u2019échevin Fyon.Et il avait raison! DANGEAU UNE TROUVAILLE Une feuille de chou, égarée, sans doute, emportée par les vents d\u2019automne, car elle trai- ne d'habitude près des tas de fumier.On peut y lire une nouvelle bonne à emplir les naifs, qui sont prêts à tout gober, à! l\u2019effet que le Gros Viau, del Lachine, serait allé à la chasse il y a quelques jours, accompagné de quatre religieux.Pour l\u2019information du public qui ne veut pas se laisser emplir, nous donnons ici les noms de deux religieux en question: D\u2019abord il y avait le Révérend Père Lecavalier, de la communauté des Pharmacies \u201cRexall\u201d, qui s\u2019est rendu remarquable lors de la dernière épidémie de grippe espagnole.Cette communauté pratiquait l\u2019échange.de morceaux de \u201cCamphre\u201d moyennant finances.Ca faisait beaucoup de bien, mais principalement aux poches de celui; qui le vendait.; Le deuxième religieux .qui accompagnait \u2018le Gros: .Viau, était-le Révérend Père Venne, de.\u2018la\u2019 communauté - Viau & Venne, trés bien ¢onnus:comme étant de grands profiteurs dans la construction d'édifices religieux.au pourcentage.\u201d Ce sont certainement de bons garcons, mais: c'est un les chioses, que de: .$1se!\u201d Et dardant un \u201c$|sur sa montre, il jeta 21° \u2014 Hum! deux heures .les bonnes.oeuvres, en faisant |d \u2018peu forcer,|rier dont il était toujours gour- \"\" $| mand, Paul, radieux, s\u2019écria : \u201cQuelle biénfaisante friandi- coup d'oeil .Allons nous reposer.1 Bras dessus, bras dessous, le couple monta l'escalier qui menait au second étage.De nouveau, Mme de Fontenelle fut agacée par sa première et per- sistarite rêverie.Incapable de résister à la tentation de s\u2019épancher, elle lui dit : .\u201cPaul, je grille d'envie de t'entr\u2019ouvrir ce soir le sanctuaire de ma pensée et de mon coeur.\u2014 Voyons, petite maman, ré- torqua-t-il sur un ton poli, ajourne à demain cette tardive conversation.Elle l'interrompit du geste.\u2018Mais-moi plaisir, veux-tu ?Intrigué, Paul la regarda en face.\u2014 Qu\u2019as-tu maman?Auraistu des ennuis, des tracas, des contrariétés, que sais-je .La bouche fanée de Mme de Fontenelle se rosa d\u2019un sourire fugace.\u201cClest-a-dire .Et bien! tantot, avant que tu rentres au bercail, j'ai seruté ton avenir.Dans son for intérieur, Paul avait déjà deviné le dénouement de sa pensée.Aussi, dans un mouvement d\u2019impulsion spontanée, il reprit avec aménité: \u2014 Maman, c\u2019est à mon tour de scruter .J'ai tout compris .Tu es adorable.Mon bonheur, n\u2019est-ce pas toi .A tes côtés, je vis des heures qui renferment un infini de béatitude.Me séparer de toi .Non .Cela .jamais.\u201d Mme de Fontenelle que l\u2019émotion envahissait ouvrit largement ses bras et Paul, l\u2019âÂme inondée d\u2019allégresse, s\u2019y blottit avec effusion.Quelle scène sublime! Quel réaliste tableau! Le coeur d\u2019une mère en conférence avec le coeur de son fils! L\u2019ame d'une maman en communion avec l'âme de son enfant! Le paradis entrevu un instant .Quoi de plus émouvant .Après cette vivifiante étreinte, ils se souhaitèrent bonne nuit et se retirèrent.Les mois coulaient.Nous étions au 28 juillet au matin.Mme de Fontenelle et son fils finissaient justement leur déjeuner.Celui-ci, en parcourant son journal, y lisait à haute voix la nouvelle foudroyante que voici: L\u2019AUTRICHE DECLARE LA GUERRE A LA SERBIE L'assassinat de l\u2019Archidue François Ferdinand, à Sarajevo, suscitera, selon les apparences, un conflit mondial.Tout naturellement, leurs regards, chargés d'effluves magnétiques, se croisèrent.Entre eux tomba un silence, lourd de leurs pensées.Ils pesaient tous deux les effroyables conséquences qu'endendrerait ce crime épouvantable.Leur \u201cmoi\u201d présageait l\u2019heure où le Canada, Dominion britannique, serait inéluctablement contraint de se jeter dans la mêlée.Cette vision fugitive devint une réalité, car quinze jours plus tard, l\u2019Empire britannique levait des armées.Vers la mi-septembre, Paul, engagé volontaire, se dépouillait de sa toge \u2014 au prix de quel sacrifice \u2014 pour endosser l'habit militaire.Le départ fut fixé au 11 octobre.11 octobre .L'heure de la séparation sonna.Ce jour des adieux pour Mme de Fontenelle se leva dans un crépuscule teinté de nuances indécises.Ce jour même, elle connaîtrait l\u2019amertume de la soli- ltude.Sur son foyer où tout res- irait la gaieté, l\u2019harmonie et le ien-être \u2014 hier animé, demain désert \u2014 planerait sous peu le spectre de la guerre.C'était le prélude de cuisantes tortures morales.Aurait-elle suffisamment de vigueur pour gravir son calvaire et porter sans défaillance sa croix?Ce supplice, combien de temps, durerait-il?Son âme déjà était en proie au désespoir.Comme la vie, à certaines heures, est cruelle.Lui enlever son fils, alors qu\u2019il était tout sa richesse .Lui arracher son enfant, alors qu\u2019il était son seul appui.Son coeur saignait.Cette plaie se cica- triserait-elle?Paul reviendrait- il?Que de cahots et d\u2019orniéres sur la route terrestre ou se poursuit notre course.Ce flot e pensées trottinaient dans l\u2019esprit agité de Mme de Fontenelle.Son fils, dans quelques secondes, quitterait le toit qui- l\u2019avait vu naître et où il laisserait une mère éplorée, ce qu\u2019il avait.de plus cher, dé plus sacré au \u2018monde.Celuici refoulant ses pleurs, afin d\u2019épargner une crise nerveuse à sa mère, lui: adressait un supréme adieu.Après l\u2019avoir - encouragée et consolée' de son: mieux, \u2018il \u2019pro- mettalt quell > recevrait de ; Par, i ais \" |la: commune \u2014 elle s'y objec- -_ Après.péties du voyage.Ce mot, cela \u2018e conçoit, avait fortifié son énergie.Les lettres se succé- |dèrent assidûment durant trois ans.Pendant ce temps-là, Paul combattait comme un lion.Par son courage et son intrépidité, il\u2018avait conquis l\u2019admiration de ses chefs.A Ypres, il était cité pour sa bravoure.Ses faits d\u2019armes lui avaient valu successivement les grades de lieutenant et de capitaine.Or, au cours du premier semestre de l\u2019année 1917, à Vimy, en \u2018France, il était gravement blessé à la tête par un éclat d\u2019obus.Rélégué sans délai dans un hôpital, une intervention chirurgicale était jugée nécessaire.\u2018 L'opération avait été couronnée de succès, mais on appréhendait des complications.\u2018 Les médecins avértirent catégoriquement la gracieuse garde Elisa Bracelet d\u2019empécher le patient de faire aucun effort mental ou physique.Huit semaines plus tard, le docteur Cuvillier, \u2014 un habile praticien de la région.\u2014 permettait au malade d'écrire à sa mère, puisque tout danger était disparu.Mme de Fontenelle, cela s\u2019explique, vivait dans les transes.Enfin, par un rigoureux matin de janvier, le facteur lui remettait l\u2019épitre si longtemps désirée.Quels ravages cette attente \u2014 qui lui parut des années \u2014 avait accomplis en elle.Ah! ces atroces malentendus qui se greffent ainsi sur le silence.Elle n\u2019osait pas rompre le cachet de cire qui déjà s\u2019amolis- sait sous la pression tiède de sa main.Brusquement, elle s\u2019y résolut.L'idée que ces lignes lui apportaient comme dans la correspondance précédente une heureuse nouvelle, fit s\u2019évanouir son dernier scrupule.Elle décacheta l\u2019enveloppe.Après en avoir bu le contenu, la pauvre femme faillit chanceler comme si elle avait reçu le choc d\u2019une poussée brutale.L'image de Paul se présentait furtivement devant elle et lui causait un glacial frisson.Elle s\u2019accrocha à ce fantôme de lui qui flottait constamment devant elle comme un double du fils chéri et absent.Son intuition lui disait qu\u2019il avait enduré des\u2019 souffrances plus violentes qu\u2019il ne l\u2019avait révélé.Elle eut voulu arrêter le cours des heures, voler à son chevet, le panser, l\u2019'embrasser, le pendre à son cou.Si légitime que soit un chagrin, on ne doit pas s\u2019y éterniser.Aussi, ses loisirs, elle les employait à la lecture et à -la prière.Paul, là-bas, était en voie de convalescence.Maintenant, il n\u2019était plus besoin que de prudence pour surveiller le retour progressif de la santé.Les mille petits soins continus et attentifs que lui prodiguait garde Bracelet hâtaient à coup sûr sa complète guérison.En compagnie de cette attrayante créature depuis au- délà de trois mois il avait découvert en elle un trésor précieux de qualités et de vertus.Il avait d\u2019abord été frappé par la douceur de son caractère, sa patience angélique, son dévouement sans bornes et une première étincelle, vague et indéfinie, avait jailli dans son coeur.Son tympan s\u2019était familiarisé avec sa voix chaude de mezzo-soprano qui chantait comme une berceuse.Il ne se lassait pas de contempler son regard limpide, de répondre à ses questions ingénues.Oui, depuis plusieurs semaines, son charme exquis, sa grâce féline et sa ravissante beauté opéraient sur lui.Comment pouvait-il en être autrement.En effet, garde Bracelet était une femme très noblement séduisante.Ses grands yeux bruns, francs et un peu mogqueurs, ressemblaient à deux gouttes d\u2019eau de mer avec un reflet du ciel.Ses cheveux bruns, lissés et plaqués, se confondaient avec la blancheur ambre et satinée de sa peau.Elle avait le teint rose, les lèvres rouges et les narines déliées.Ame délicate et extraordinairement organisée que celle d\u2019Elisa.Sa \u201cpetite soeur\u201d\u2014c\u2019est ainsi qu\u2019il l\u2019appelait en badinant\u2014 avait rapidement flairé cette sympathie, cette flamme, ce fétiche qu\u2019il éprouvait à son égard.Fiancée contre son gré à un riche industriel \u2014 car elle ne le prisait pas du tout \u2014 cette passion naissante, loin de s\u2019y soustraire, elle s\u2019ingéniait par des prévenances calines, des louanges aimables, des allusions \u2018spirituelles.à la cultiver de son mieux.Elle \u2018avait une conquête à faire.La bataille semblait à demi gagnée.Etant majeure, par conéquent libre d'agir a sa guise, cette alliance ferait: Jusqu'au \u201cbout.\u201d tout, n'était-elle; pas ap bon: heur de narrer à sa mère les pris; purement -d'intérét qu\u2019ambi-|- tionnaient' ses parents \u2014 originaires:de Domrémy, sans for-.= tune, mais respectés \u2018de toute |., e' à éri- \u2018le!æer-elle-même son propre bon: Ce jeune homme que le hasard avait mis sur son chemin lui avait inspiré.une sorte de confiance, touchante de compassion.Bientôt ce sentiment de pitié dégénéra en une source vive d'amitié.Ainsi donc, sans s'être déclarés ouvertement leur mutuel attachement, ils avaient conclu un traité de réciprocité.Comment! Garde Bracelet! Rester insensible devant ce brave et robuste officier?Elle ne le pouvait pas.Il avait des traits nobles qu\u2019encadraient une barbe noire et une chevelure épaisse.Ses dents fortes, égales, donnaient de l\u2019animalité à son visage.Volontaire était son nez aquilin, aux ailes frémissantes.De son regard décidé, de sa tenue altière émanaient la fermeté et la virilité.Dans leurs entretiens, elle le couvait des yeux, l\u2019écoutait se décrire, se raconter soi-même et quand elle prenait la parole, c'était rarement pour deviser d'elle et presque toujours de lui.Mais voici qu\u2019un apr midi d\u2019avril 1918, par un resplendissant soleil de printemps, alors que la nature depuis peu éveillée, se prêtait aux confidences intimes, Elisa, entrant dans la chambre de Paul, s\u2019aperçut que sa figure était triste et que son imagination semblait vagabonder.Aiguillonnée par le désir d\u2019en pénétrer la cause, elle lança, inquiète: \u201cA quoi pensez-vous donc?Souffrez-vous .Vous ai-je-dit quelque chose qui vous aurait froissé ?\u2014 Mais pas du tout .au contraire, je suis le plus heureux des hommes de vous connaître et de vous .aimer.Cet aveu, enfin lâché, l\u2019avait soulagé.Elisa que cette confession avait fait bondir de joie, se frôla sur son épaule.Etant si proches l\u2019un de l\u2019autre, leurs regards se rencontrèrent.Ne pouvant plus y tenir, Paul l\u2019enveloppa dans ses bras, la pressa sur sa poitrine et scella sa bouche par un brûlant baiser.\u2014 Je t'aime, dit-il sur un ton onctueux.Et de nouveau, il colla ses lèvres sur les siennes.Elle lui rendit sa caresse.\u201cMoi, aussi, je vous aime, depuis longtemps.Puis, tout à coup se dégageant, elle mordit sa lèvre que relevait une moue gamine et ironique: \u201cEst-ce parce que vous m'aimez que vous étiez si taciturne il y a un instant?\u2014 Chut! jeta Paul, l\u2019air anxieux.L'amour est \u2018la plus grande contradiction sociale de notre misérable humanité.Oui, tantôt mon âme voltigeait pardessus l\u2019océan .Savez-vous vers qui elle s\u2019enyolait ?\u2014 Votre mère sans doute.\u2014 Exactement, ma mère, ma chère maman.Et prenant une attitude persuasive: \u2014 Elisa, vous êtes mon idéal.Vous êtes pour moi la femme rêvée.Mais il nous faut nous séparer.Mon âme se trouve ainsi emprisonnée dans une fatale impasse.Elisa, oubliez- moi .oubliez-moi.Allez, rejoignez votre fiancé.\u201d Ce discours, saupoudré d\u2019un accent de la plus douloureuse sincérité, arracha à Elisa un torrent de larmes.Son coeur s\u2019effondra dans sa poitrine.Cette conquête qu'elle avait tant convoitée se transformait en une défaite.Après quelques tentatives vaines, elle avait bien été forcée de s'avouer vaincue et qu'elle se trouvait en face d\u2019une puissance indomp- e.pour le Canada en congé par faveur spéciale.Saisie d'un impérieux désir d'échapper à la hantise du souvenir de Paul, Elisa quittait à son tour l\u2019hôpital.La vérité est que ce lieu, témoin de son premier grand amour, lui déchirait maintenant le coeur.Son âme se dé- un oiseau pris au piège.Jamais elle n\u2019avait mesuré plus netté- ment l\u2019abîme qui existe entre ce que l'on aperçoit du bonheur et les moyens restreints dont on dispose pour l\u2019atteindre.L'aile importune de la douleur avait passé entre eux, les avait effleurés et séparés.C'était près d\u2019un lit d'hôpital qu\u2019ils avaient échangé leurs premiers serments.C'était près d\u2019un lit d'hôpital également qu\u2019ils avaient enseveli leurs ultimes espérances.\u2018Comme il l\u2019avait annoncé dans sa dernière lettre, Paul débarquait à Montréal vers la mi-mai.Anxieux de revoir et d\u2019embrasser sa mère, il s\u2019était élancé chez Jui comme un trait.Georgette vint lui ouvrir.Quelne ne fut pas sa stupéfaction en l\u2019aperçevant de la voir éclater en sanglots.:_:\u2026._ \u2026 Paul, balbu- Ma.\u2018Ma:.Ma.\u201cAh! monsieur tia-t-elle .Madame: est.morte.\u2014 Ma mère ., morte.\u2026 ».Georgette lui apprit qué sa mère\u2019 avait.succombé À \u201cuné \u2018raynco Got r estte cruelle épreuve | Sentit non pas vieilli, mais Le 6 mai, Paul s\u2019embarquait |.battait intéreurement \u2018comme} a quatre jours avant son| ;
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