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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 13 octobre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1923-10-13, Collections de BAnQ.

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[" + LE NUMEKO SOUS CABLE : FLAMBO pet A * REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS REDIGEE EN SOUS Abonnements TéL Est 899 A, COLLABORATION Par malie, $2.50 par annéé VOL.IX \u2014 No 642 MONTREAL, SAMEDI 13 OCTOBRE 1923 Le Numéro: 8 Sous VICTOIRE LIBERALE ASSUREE Les nouvelles des quatre divisions électorales où il y a lutte sont excellentes.On ne s\u2019est occupé que d\u2019affaires de routine à la séance du conseil des ministres qui a cu lieu hier midi et qui a été présidée par l'hon.L.-A.Taschereau.Seul l\u2019hon.L.-A.David, secrétaire provincial, qui était retenu à Montréal où il a parlé hier soir, au banquet de l\u2019Institut des Architectes, était absent de cette séance devant laquelle, comme nous l\u2019avons rapporté, hier, le cabinet a reçu la visite des marchands de bois.Ce matin les ministres se dispersent un peu partout: l'hon.L.-À.\u2018l'aschereau part à midi pour Montréal où il assistera, ce soir, au banquet que donnera M.E.-W.Beatty à lord Renfrew, après quoi il se rendra dans le comté de Brome où, demain il adressera la parole it Adamsville et à Potton Springs, avec l'hon, W.Mitchell.L'hon.J.-Ed.Caron, ministre de l\u2019Agricuiture, est parti, ce matin, pour Sherbrooke où il adressera la parole, ce soir, au banquet qu'offrira l'Association des Laboureurs de Québec aux participants du concours provincial de labour qui s\u2019est ouvert hier sur une ferme près de la ville.L'hon.M.Mercier passe le reste de la semaine à son bureau de l'Hôtel du Gouvernement où il s\u2019occupera de régler quelques affaires concernant son département et la Commission des Eaux Courantes.Hier soir, le ministre des Terres et l\u2018'orêts à eu une entrevue avec son collègue de la Colonisation, l'hon.J.-Ed, Perrault, relativement à li participation que le ministre des Terres devra prendre dans le prochain congrès de colonisation que l'on prépare actuellement pour les derniers jours de novembre, Interrogé à ce sujet, l'hon, M, eMrcier a répondu à notre représentant: \u2018\u2019Tout ce que mon collègue de la Colonisation fera à ce sujet sera bien fait; j'approuve fort son idée de tenir un congrès de colonisation et si nous devons y participer nor le ferons avec plaisir.Ce serait une belle chose que de faire confraterniser de cette façon les marchands de bois avec les colons qui vivent déjà, du reste, en très bonne Intelligence.L'hon.M.Perrault, de son côté, est parti hier solr pour Arthabaska où il passera une couple de jours avant de se rendre, dès dimanche, dans le comté de Richmond où il dirigera la lutte pendant toute la semaine prochaine commençant lundi, jour de la nomination, à Richmond même, une série d\u2019assemblées dans toute la région.Au cas où il y aurait lutte dans l'Abitibi, ce qu\u2019on ne oroit pas, du moins entre candidats libés Taux, l'hon, M.Perrault poussera une pointe dans son ancien comté.L'hon.M.Moreau, député du Lac-Saint-Jean et ministre sans portefeuille, est parti, hier soir, pour la région abiti- bienne où il prêtera main forte au candidat libéral, M.Hector Authier.Les dernières nouvelles que l'on a reçues, hier, de la lutte dans les quatre divisions électorales où il y aura scrutin le 22 prochain, sont très bonnes.Hicr, plusieurs députés dont plusieurs avaient passé par les comtés contestés, étaient à l\u2019Hôtel du Gouvernement; tous s'accordent à dire que la victoire est certaine pour les candidats libéraux dans cs quatre divi- CE QUILNE FAUT PAS PERDRE DE VUE Si l\u2019Allemagne avait gagné la guerre Il est devenu de mode, au Canada, de parler de la dernière guerre comme d\u2019une chose sans importance.Même l\u2019on ose, en certains milieux élever des doutes sur la victoire remportée parles Alliés sur l\u2019Allemagne.Il nous semble utile de rappeler à nos lecteurs les termes que l\u2019Allemagne aurait imposés aux Alliés, si ces derniers avaient été vaincus, Les termes de la paix allemande, si les Alliés avaient été vaincus eussent été ceux indiqués en mai 1918 par le comte Roon au Parlement prussien.Annexion de la Belgique, de Dunkerque, Calais, Boulogne et de la côte française de la Manche, ainsi que de Verdun et Belfort.Reddition à l\u2019Allemagne de toutes les bases maritimes qu'elle aurait désirées, y compris Malte.Paiement d\u2019une indemnité de 9 milliards de livres sterling, soit plus de 740 milliards de francs.Remise à la Turquie de l\u2019Egypte et du canal de Suez.Occupation de la France jusqu\u2019à complète exécution du traité et paiement complet et l\u2019indemnité ; les Alliés payant en outre tous les frais d\u2019occupation des troupes allemandes.En outre, l\u2019Allemagne prévoyait l\u2019expulsion des Français de tout le territoire annexé.L'Allemagne, évidemment, ne songait pas à venir occuper le Canada tout de suite, mais il ne faudrait pas perdre de vue quelle aurait été notre part, directe et surtout indirecte dans le paiement, C\u2019est un excellent sujet de méditation que de songer, par le temps qui court, à ce que nous serions deve- .nus, tout ou tard si les boches avaient gagné la guerre! FLAMBARD.Quatre premier ministres Ils sont venus au banquet Perron.Le ministre de la Voirie a réuni l'autre soir, dans un banquet, au Château Frontenac, à Québec, en plus de 16 ministres, 4 premiers de différentes provinces du Canada.Il y a longtemps que l'on n'avait pas vu à Québec un aussi grand nombre de chefs de gouvernements et l'ovation que toug les ministres\u2014 libéraux et conservateurs \u2014 ont fait au ministre de la Voirle, au diner qu\u2019il leur a offert, témoignait du plaisir qu\u2019ils éprouvaient à se rencontrer dans la capitale de la plus ancienne des provinces de la Confédération.T1 était huit heureg environ, hier soir, quand les délégués qui viennent assister à un congrès interpro- !vinclal des bonnes routes, arrivèrent à Québec.Le matin, ils s%- talent rencontrés presque tous à Montréal, et, voulant inaugurer leur congrès par uno inspection de la superbe rout Québec-Montréal, dont I'hon.M.Perron leur avait si souvent fait des éloges, il étaient partis pour Ja capitale dans l'auto-paluis de M.D, H.Dandurand.Le banquet, an Château, commença vers huit et trente, Il y avait autour des tables une quarantaine de convives, qui représentaient aix provinces.L\u2019hon.M.Perron présidait ayant à ses côtés l'hon.M.G.H.Ferguson, premier ministre de l\u2019Ontario, l'hon, M.L.A, Taschereau, premier ministre de Québec, l'hon.M.P, J.Veniot, premier ministre du Nouveau-Brunswick, I'hon, M, J.D.Stewart, premier ministre de I'lle du Prince-Edouard, l'hon.M.W.C.Chisholm, ministre des Travaux Publics de la Nouvelle-Ecosse et M.H, R.McKenzie, ingénieur-en- chef de lu Saskatchewan.Le, autres présente étalent: de Québec, les honorables MM.J.E, Caron, ministre de VAgriculture, J.E, Perrault, ministre de la Colonisation, H.Mercier, ministre deg Terres et Foréts; de l\u2019Ontario, l'hon, M.G.S.Henry, ministre des Travaux Publica et de la Voirie, qu'accompagnait madame Henry et l'hon.M.Chs Mc- Crea, ministre des Mines; du Nou- veau-Brunswick, leg honorables MM.J.E.Hethrington, secrétaire et trésorier provincial et J.E.Michaud ; de la Nouvelle-Ecosse, l'hon.M, J.C.Tory; de l'Ile du Prince-Edouard, I'hon.M.J.A.MacDonald, ministre des Travaux Publicsquait aussi, parmi les convives, l'hon.M.Frank Carrell, C.L, Son Honneur le maire Samson, MM.S.L.Squire, Wm.Findlay, J.A.Duchastel, T.P.Regan, C.R., et Geo.A.McNames, membres de l\u2019exécutif de l'association canadienne des bonnes routes, M.J.L.Boulanger, sous- ministre de la Voirie de Québec; M.B.M.Hill, ingénieur de la voirie du Nouveau-Brunswick, M.Carl Hele, aecrétairo du premier ministre do l'Ontario, M.Auguste Pion, président du Club Automobile de Québec, etc., ete.Il nous semble que la farce de prétendre que l'hon.J.L.Perron n'est pas un homme populaire devrait avoir assez duré! Qu'en pensez-vous?vieille On remar- Un Ancien de Verchères.UN EXPLOITEUR DE L'ACTUALITE Comme la foule se pressait sur le quai de Southampto:, devant \u201cI\u2019Aquitania\u201d, pour assister à l'embarquement du fameux \u201cPapyrus\u201d, un vieux bonhomme, pauvrement vêtu, sc hissa sur une futaille et lança, d'une voix puissante: \u2014Ladies ot gentlemen, pendant qu\u2019on renouvelle avec \u201cPapyrus\u201d I'abominable scandale de Caligula faisant élever un temple à son cho- val, un père infortuné, dont la fille vient de mourir à New-York, n'a pra, faute d'argent, obtenir an pas sage mur \u201cI\u2019Aquitania\u2019 | Ainsi, ce : port officiel où sont consignées les observations de son admi- LA TRAGEDIE BURLESQUE DE LA PROHIBITION LES PROPHETIES DE L'\u201cAUTORITE\u201d S'ACCOMPLISSENT MOT POUR MOT Les fidèles lecteurs de \u201cL\u2019Autorité\u201d voudront bien se souvenir que notre journal a prédit la faillite de la prohibition aux Etats-Unis dès l'instant où cette loi ridicule fut votée par le gouvernement de nos infortunés voisins.Il s\u2019est écoulé quarante mois depuis que le Volstead Act est entré en vigueur, Or il fut stipulé, lors du vote, que le \u201crégime sec\u201d serait appliqué pendant une période d\u2019essai de quarante et un mois, Après quoi, on constaterait les résultats obtenus et l\u2019on prendrait une décision définitive en toute connaissance de cause.- Voici que les délais d\u2019expérience touchent à leur fin.M.Daugherty, attorney général de l'Union (entendez : ministre de la justice), vient d\u2019adresser au président Coolidge un rap- nistration.Or, loin de conclure au succès de la prohibition, le rapport contient un ensemble de faits qui tendent & =a sup-! pression, UNE FARCE DE GRAND-GUIGNOL Carnet de la Semaine L\u2019homme qui veut voir New-York Le Français Alain Gerbault avait beaucoup voyagé.Sportsman accompli, aviateur intrépide, on est plug à compter ses croisiéreg en n\u2019en riennes.1] voulait faire mieux et l'Amérique le hantait.Les Manhattan-cocktails de Paris, la statue miniature de lu Liberté sur les cartes postales ne lui donnaient qu\u2019une idée très vague de la fameuse presqu'ile ou du monument colossal de lilot de Bedloe, Il voulait re rendre compte par lui-même; et un Matin, à Marseilles, comme, au bord de la mer, il seru- tait l'horizon, il s'écria: \u2014Je perds mon ! L\u2019attorney général considère que la période que l'on vient tempa Méditerranée ni ses randonnéeg aé-, Lettre d'Ottawa Ottawa, 12, \u2014 La députation de l'Ouest, au cours des dernières années a fait entendre tellement de plaintes et de lamentations que l\u2019on serait disposé à les croire sur parole ces messieurs, I] peut se faire que la récolte manque dans quelques endroits particuliers et pour des raisons incontrôlables, Mais en général les conditions sont bien meilloures que les tableaux sombres qui ont été tracés par des mains malhabiles, Cette année la récolte n'est pas très bonne dans le Manttoba.Elle avait bonne apparence au commencement de la Saison, Mais les insectes, des chaleurs excessives et une tem- :pérature défavorable ont, causé des dommages considérables.1} ne faudrait cependant pas croire que tout est perdu, car il se fait beaucoup ae culture mixte dans cette province, Si le blé n\u2019est pas un succès, l'élevage donnera un bon rendement.| En Saskatchewan, la récolte est très belle.abondaut et l'avoine sussi.les espérances.Le blé est Tous les grains dépassent toutes Il n'y a qu\u2019un ennui, c\u2019est que nous n'avons \u2018pus lu Mecanisme requis pour disposèr avantageusement d\u2019u- | ne telle récolie.SUP al i L'Alberta produit pour sa part 149 millions de bolsseaux de traverser a été \u201cla plus tragique de l'histoire des Etats-Unis :Cannebière.en route pour News de blé et la production totale pour les trois provinces réunies En trois, et, er tout cas, néfaste pour la moralité publique\".entraîné | ans, on a relevé 90,000 violations de la loi, qui ont 16,000 poursuites judiciaires.Jamais les institutions de correction de la misère n\u2019ont adressé au public autant d'appels de fonds\u2019 que depuis \u2018eux où trois ans, Les vrôdits nécessaires pour les\u2018 : prisons, les asiles, les hôpitaux, les orphelinats, des municipa-: lites, des Etats ou du gouvernement fédéral ont plutot aug-; ment\u2019: Une \u201cvague\u201d de crimes s'est étendue sur l\u2019Union, Notamment, en 1921, le pays s'est trouvé momentanément sous | un véritable régime de terreur.Des attentats de toute sorte, ont été commis avec une telle fréquence que, dans nombre de| localités, les résidanis durent s\u2019armer et faire cux-mêmes Jla| police.Pendant cette année-là, il y a eu 226 assassinats à; York! Mais peu habitué aux moyeus de seulement des coins, méprisant les transports en commun.Alain Gerbault passa en revue sey accessoires, nis, yatch, «kis.lui semblèrent peu propres à effectuer ce petit voyage.C'est alors qu'apercevunt, au fond de de dix tonnes et deo son hangar, un minuscule voilier pieds de 25 just de 170 millions de hoisseaux.!dre à une piastre le boisscau, on voit la sonune énorme de za locomotion usue's, dédaigneux des! venu de celte source, ut de soulagement !wagons où il n'y a pus d'amis mais\u2019 CBee, lu gouvernement et de nombreuses | sur le Pacifique s'est outillé afin de tirer S'il était possible de le ven- #® u Afin de répondre au besoin de cette Industrie prodigieu- compagnies privées ., construisent des entrepé réegiol x, des entrepd é | Avion, torpédo, raquette de ten- pôts régionaux, des entrepôts de tête de \u2018ligne et aussi des entrepôts de ports d'expédition.Montréal est à construire cette année un immense élévateur à grain d\u2019une capacité de plusieurs millions de boisseaux, Vancouver qui a pris un essor nouveau depuis l\u2019ouvertue re du Canal de Panama et qui est le port naturel d\u2019expédition le meilleur parti New-York et 3,360 à Chicago.Or, à Montréal, en douze mois, !°Px et qu\u2019il avait trop longtemps: possible du produit «ie cette immense industrie.SI l\u2019on veut on n\u2019en compte que 11.En janvier 1923, le directeur de la prison de Mercer, | aans 'Etat de New-Jersey, déclara qu\u2019il n\u2019avait jamais eu: autant de prisonniers que depuis le régime du Volstead Act.Le nombre des admissions est passé de 852 en 1919, année de la mise en vigueur de la prohibition, à 1,250 en 1922.| L\u2019attorney général n\u2019est pas loin de considérer le Volstead Act comme absolument responsable de l'accroissement de la criminalité pour des raisons multiples: chômage forcé des ouvriers et employés de l'industrie «t du commerce des Doissons; usage d'alcools de mauvaise qualité et hypertoxi- ques ; accroissement de la consommation de l\u2019opium et de la: morphine; universalisation de la fraude et corruption de fonctionnaires et d'employés à tous les degrés de la hiérarchie, soit pour se procurer de l'alcool, soit pour en tolérer le trafic clan: destin, moyennant indemnité.M.Hudson Maxim, l'inventeur bien connu, a dit récemment: \u201cI n'y a jamais eu jusqu'ici d'aussi grandes tentations ni autant de profits dans une vie de crimes que depuis l\u2019avènement de la prohibition.\u201d L\u2019appât des gains énormes et rapides par la vente de bière et de whisky a séduit des gens de tous les mondes, notamment les bootleggers du Canada et les pêcheurs ou marins du détroit de Sound, prés de New-York, de la baie de Delaware et | de celle de Chesapeake, Une flottte de contrebandiers ravitaille en réalité les villes du littoral et la prohibition ne prohibe\u2019 pas.Le whisky coûte très cher et il est devenu souvent détestable, L'attormey général signale dans son rapport que les cas de corruption de fonctionnaires se sont multipliés.Un membre de la justice, de hauts magistrats, des hommes éminents ont dû être impliqués dans les poursuites.Les antiprohibitionnistes exultent a la lecture du rapport de M.Daugherty, qui proclame l'impunité avec laquelle le Volstead Act est constamment violé, la corruption des agents chargés de la répression, les subterfuxzes et mensonges qui apparaissent de toutes parts, l'inégalité de la répression et, pour tout dire, un état de démoralisation générale.En présence de ce réquisitoire, on se demande quelle attitude sera celle du président Coolidge et à quelles décisions il s'arrêtera.Souhaitons-lui de se rallier à l\u2019opirion de \u2018\u201cL'Autorité\u201d : 1s prohibition est plus qu\u2019une farce, c\u2019est un crime.F.LEBON.EE EE Er re ra À SPENCERVOOD L\u2019Honorable Louis-Philippe Brodeur, après avoir siégé douze ans à la Cour Suprême, où il s\u2019était fait remarquer par la justesse de son raisonnement, la précision de ses vues et la sagacité de ses décisions, va recueillir la succession \u2018de Sir Charles Fitzpatrick.Soit comme député aux Communes, soit comme collègue de Sir Wilfrid Laurier, M.Brodeur a joué de 1891 à 1911, un rôle utile dans la politique du pays.Ceux qui le connaissent, ont trouvé en lui un trésor inépuisable de sages conseils, de bonne foi et de sincérité.L\u2019AUTORITE, et ses lecteurs aussi, nous en sommes sûrs, se réjouirgnt de cette nomination.L\u2019AUTORITE.EC EEE malheureux n'aura pas la consola-|que versèrent une généreuse obole.tion de s'agenouiller sur la tombe|Le lendemain, la police ramussa le de sa fille bien-aimée! bonhomme ivre-mort dans une ruol- Une quête s'improvisa.Plus dejle de Southampton.i ; négligé, il décrocha aussitôt su bous-| sole, consulta la cartes doy eaux et) suffise de se rappeler qu'en 1913, les exportations prit la mer, sans plus de façon, avec{ port n'étaient que de 1-1 millions alors se rendre compte des progrès accomplis par cette ville, qu\u2019il par cè qu\u2019elles atteignaient une provision de boîtes de conserve; Cette année la somme de 61 millions de piastres, et de bonne humeur.Verazzano moderne, il allait faire une petite visite à New-York, 11 nuvisus 142 Jours et 142 nuits etre le ciel et l'eau, fut, on le suit,\u2018 généreux pour doubler ce rendement avant à plusieurs reprises assaillig par la i (\"ot grace a lessor pradigieux de notre industrie agri- \u2018cole et à la culture des grains spécialement si nous occupons la cinquième place comme nation industrielle du monde entier.Nous avons le sol Nous avons le produit.et des bras longtemps.Il tempête, vit les apparaux de son Teste i savoir s\u2019il serait possible de trouver un moyen pour embarcation brisés et sa provision d'eau-de-vie diminuer à vue d'ueil\u2026 dame, quand On est scull Et toujours souriant, sur sloop, Alain Gerbault arriva, par un, .; _ .op, duction et de transport plus un profit raisonnable pour son (travail ainsi qu'un.profit sur le capital investi, sine LU 1 beau soleil, en vue du Hudson traversa la rade au milieu de ii différence générale, Qui pouvait, en effet, se douter que ce petit bateau à voile v.d'effectuer 1,600 lieues marine-?fut Alain Gerbault connut alors la plus Quand révélé son exploit, triomphale des réceptions, Côest là, n'est-il pa: vrai, un bel exemple d'énergie Ce fut justice.Unis le prestige sportif des Fran çais voyage de M.Georges Carpentier avait quelque peu diminué?qu'un récent Simon ARBELLOT, Lettre à l\u2019\u201cAutorité\u201d La guerre au \u201cParisian- French\u201d faire en dentelles.Verdun, 10 oct.1923.Messieurs, S'il est bon de fulminer contre les malheureux commerçants onta- riens, yankees et autres qui cherchent à capter notre attention sur Texcellence de leurs produits, je crois qu\u2019il est préférable de trouver en ridicule le langage ou plutôt le patois appolé communément: \u2018\u201cPari- sian-French.Laissez-moi vous raconter Je petit trait suivant: Un membre du Congrès deg Etats- Unis de retour d'un séjour do quelques mois en France, fut invité à diner à l'ambassade française à Washington.Au cours du repas, il voulut montrer comme il avait bien apprig le francais pendant son séjour outre-mer et 6e mit à bégayer: \u201cTakn-er-eskn voo vooly \u2014 1 sil voo Mieux vaut la mean -\u2014 er \u2014 passy-mot, player.\u201d cinquante livres atorling furont réu-| \u2014 Voilà vingt ans que ju vis en ales en Un instant.| Le propriétaire exploitant l'actualité! déclara-til, et l'entraîneur du crack britanni-lune fois dégrisé, ' M Jusserand eut pitié de lwi; il l'interrompit en lui mettant la main ' son, bien fait pour rehausser aux Etats-| régulariser, stabiliser le prix des grains comme les autres produils de la grande industrie.Ce problème absorbe les attentions des économistes les plus sérieux depuis quelques années.I faut que le cultivateur obtienne le prix de sa main-d'oeuvre, le cont total de pro- Il n'est pas improbable que cette question de la vente collective des grains revienne sur le tapis un de ces jours et cette fois qu'on en vienne à une solution satisfaisante pour le roducteur et le consommateur.: On devra en venir à une entente entre les divers pays : producteurs de blé et les marchands internationaux afin d\u2019é- (Lablir cette importante industrie sur une base d'affaires « gc Les nouvelles qui nous arrivent de Londres montrent bien que le Premier Ministre du Canada continue à jouer un rôle ,de toute première grundeur à la conférence impériale, Vélritable démocrate ct fidèle à ses principes il veut que l'on l'accorde la plus grande publicité aux délibérations qui auront lieu.Il veut dissiper cet atmosphère de mystère dont on cherche toujours à entourer les délibérations de cette nature.LU veut que le peuple canadien soit bien renseigné sur ce qué se passe, Nos lecteurs sont assurés de trouver en lui un chef éclairé, ferme et capable de tenir une place de tout premier rang.ll est une personnalité intéressante, mais il sent qu'il est appuyé par la majorité du peuple canadien.Cette conviction est certainement la source profonde de sa force.;Ç Les premières dépêches nous ont apporté de nouveaux.pire, mais dans le monde, Le Premier anglais, M.Baldwin, a déclaré que toutes les nations britanniques entraient à la salle des délibérations à titre d\u2019égaux.C'est un plaisir pour tous les Canadiens avertis et ceux qui suivent de près le mouvement de notre développement constitutionnel, Il est vrai qu\u2019il n\u2019y a rien de changé dans le texte de notre constitution.Nous n'avons pas de nouveaux pouvoirs écrits, mais on abandonne la réserve timide dans laquelle nous nous sommes enveloppés pendant de nombreuses années pour aller dans la Voie des concessions effectives et très réelles.Ç Laurier avait déjà comparé les diverses parties de l'Empire à un ensemble de nations, mais cette parole n\u2019avait jamais pris le sens qu\u2019elle a aujourd\u2019hui sur les lèvres des hommes d'Etat britanniques et canadiens, Sa vision sereine est maintenant une réalité, .Fidèle interprète de sa doctrine et de la meilleure tradition libérale, MacKenzie-King défendra nos intérêts au cours des délibérations dont nous pourrons suivre le résultat dans, la presse quotidienne, D ET aur l'épaule ot en lui disant en ex-|votre accent est tolemont parisien cellent anglais, avec une exquise et{que vous C epirituelle courtoisio: pays!i\u2026 Pourquoi ne pas tuer par le, Mon cher Congressinan, fc vous French\u201d.en prie, cossez de parler français ; Pierre Charbonnier,, LE NUMERO éclaircissements sur notre status non seulement dans l\u2019Em-' 4 Lime : NA TENOR IRIN LOPE RENTS, me donnez le mal du : Teil rire cette légendo du \u201cParisians, J ua, ; + - 7 L'AUTORITE Samedi 13 octobre 1923 ES Wai ES ES bre pour \u201clui\u201d et \u201celle\u201d, car l\\nima- ev LL - ble couple adore la solitude a deux.a a «VS rh ara DLT ON CARILLONNF A SAINT-QUENTIN Des kermesses flamandes aux ducasses françaises, le ord renoue la tradition de ses fétes, de ses gildes, compagnies corporations.Cette année, dans ces \u201cpays\u201d où la langue populaire \u2014 cette piétaille \u2014 roule encore les vieux mots de chevalerie de messire Jehan Froissart, on a célébré, avec le bel lat d\u2019avant-guerre, le \u201cplaisant et noble jeu\u201d des francs ar- mainie nues dans ce retour du vieux rite, dans ce réveil des ne ui fera mi i \u20193 iona- Hete Go Charles Brun.qui T d'aise l'âme régiona Et voici que la fière Malines, la ville des dentellières et des maîtres sonneurs, des Van Dyck de Saint-Rombault et des Rubens de Notre-Dame, offre à Saint-Quentin, découronné de F.ses cantiques patronaux et de ses airs populaires, un nouveau carillon de trente-sept cloches.Laudetur Deus in cymbalis bene sonantibus ! E Dès 1915, nous dit-on, les Allemands avaient réquisition- § né les arcs de viorme ou d'if pour le jet des grenades et converti en engins de guerre le beffroi de Saint-Quentin.Le ciel gris de lin ne tintait plus\u2014il tonnait.Malines a réparé l\u2019injurieux dommage.Son bourgmestre et M.Jef Denyn, le maître carillonneur flamand, ont présidé tout récemment aux premières coulées.Les trois plus belles gloches ont reçu, pour nom baptisant, la triple devise répu- caine, Il faut regretter que de simples télégrammes nous aient ; sèchement informés de la cérémonie, Le geste de Malines \u2014 ce n\u2019était pas un crime, il est vrai, ce n'était qu'une résurrection \u2014 méritait cependant plus d\u2019honneur.Quant à l\u2019opération même, la fonte publique, elle appelle, elle convoque à son de cloche, les plus nobles souvenirs.Car ces fondeurs des vieilles Flandres se réclament de magnifiques ancêtres.Maîtres du bronze sacré, musiciens de Dieu, leur monogramme passait en renom et dignité la marque des batteurs d\u2019armures tolédans ou lombards.Savants comme des mages, ils se montraient fiers comme des rois, Montés à l\u2019avantage, on les rencontrait sur les terres de la chrétienté avec leurs chars, leurs fourneaux et leurs gens \u2018\u2018garnitz\u201d du chapel de fer, de la pique et de l\u2019\u2019harquebuse\u2019\u2019.On les nommait saintiers.Devant eux, les routiers se rangeaient, les cités se portaient à leur rencontre.Ils détenaient les sévères secrets de l'alliage et du feu.Car toute addition imprévue peut altérer le timbre et fausser le ton de l\u2019airain, La forme d\u2019un bourdon, d'une campane ou d'une nole, leurs proportions de la \u201cpatte\u201d au \u2018\u2019cerveau\u201d étaient exactement réglées.Le poids, le tour, la longueur du battant en fer forgé, le lien de cuir qui l\u2019attache, tout était pour les saintiers souci, mesure, calcul.Ils usaient, ayant l'oreille musicale, d'un bon latin dense, signifant et bien scandé dont ils timbraient, au £ré des consuls, les panses d\u2019airain semées d'orles, de fleurons et d\u2019armes.Les carillons sont l\u2019orgueil des bonnes villes du Nord.C'est le signe de leur liberté, de leur âme commune, de leur esprit communal.L'homme qui, pareil à un guetteur \u2014 plus d\u2018un beffroi, en 1914, décela l'approche allemande \u2014 vit la- haut parmi le ciel et le vent au milieu de son peuple de cloches tirant la corde, maniant la mailloche, toquant les touches de bois, \u2018buquant du martiau\u201d comme sur une enclume est \u2014 dans les carillons primitifs \u2014 un artiste et un athlète.Le premier qui disposa les gammes sur leur gibet en coeur de chêne, articula le clavier à l\u2019aide de fils de fer et de chevilles en bois, qui fit chanter enfin le ciel, le beffroi et la cité fut, dit-on, maître Barthélemi Koest, d'Alost, Sa \u201cmusique\u201d était composée de trente-deux cloches.Il eut tout de suite des élèves, I! les égrena sur les Flandres vallonnes et françaises.le Hainaut, le Cambrésis et les pays picards, comme des volées de \u2018\u201c\u2018fiete\u201d.Ils y nichèrent tel'es corneilles en clocher, Et l\u2019on cite encore, pour avoir tenu le clavier de père en fils, les Van Dyck, de Lierre, et les Merche, de Lille.Saint-Omer garde mémoire de Rodin, qui, après avoir sonné !es vieux airs familiers comme des prières, improvisait d\u2019admirables cadences et les jetait au vent.Nul ne les a recueillies.Tous ces maîtres.qui eussent fait fi des mécanismes modernes et des mélodies tubulaires, tiraient honneur de leur carillon.Les Flamands, à juste titre, se montraient !es plus fiers.Ils n'ont pas dérogé, Certes, nous avons Arras, Avesnes, Saint-Amand.Armentières.mais Anvers donne le branle à quarante cloches, Utrecht à quarante-deux, Gana à quarante-quatre, Malines à quarante-cinq, Chaque beffroi martèle et chante ses cantiques paroissiaux ou ses \u201c\u2019gayetés\u201d régionales.Mons carillonne la chanson de Doudou, Douai la Lisette ou l'air de Gayant.Encore sied-il d\u2019aventure de protéger la paroisse contre la malignité: un acte de la ville de Béthune dispose que le sonncuy doit jouer des chansons honnêtes et plaisantes et non diffamatoires.Saint-Quentin dira bientôt, grâce à la nob'e Malines, outre le refrain qui nous a donné notre titre, ce Petit Quinquin que la guerre a répandu dans toutes nos provinces.Cet air, Marcel Legay l'aimait entre tous.Il avait, sur ses cadences de berceau, rythmé une mélodie nostalgique et douce à la louange du pays d'Artois, et il la chantait au plus fort de la guerre, au seuil de la mort, d\u2019une voix grosse de douleur et de défi.Voici les bons refrains paroissiaux rentrés dans la cage du beffroi.Huchette close et la boraine au bec, les vieux se \u2018rementevront\u201d\u2019 les cloches mortes durant que la \u201cpov\u2019 dentellière amiclottera son petit garchon\u201d.Depuis cent ans, depuis toujours \u2014 et quana il fallait courir sus aux halbrans, hurlus et faucheurs de blé vert \u2014 la vieille chanson tourne et dance autour des abat-sons, sur le Touge toit des censes et des usines de faubourg.De vieux maîtres la cadencèrent du pied et du poing, à coeur perdu.Les \u201cguisterneux\u2019\u201d des frairies et des noces accordaient leur violon sur ce branle aérien.Ce vieil air, c\u2019est toute l'histoire de la cité.Pour Saint-Quentin, ce sera vraiment le chant de victoire et de recouvrance.Toutefois, pour ne pas clore sur un mot de harangue, il est permis de rappeler un autre carillon familier aux Français du Nord qet à quelques autres) : le carillon de Dunkerque.C'est celui que font les baisers.quand ils font du bruit.\u2014 Léon LAFAGE.PRUE TOS Mme de Bécourt, musicienne passionnée, ne jurait que par Berlioz.Elle s'installa au piano ct se fit ap- RES CONTES DE \u201cL'AUTORITE\u201d : LA GERBOISE BLEUE plaudir dans une romance dont les ; * On était en plein règne de Louis- paroles A on le devine \u2014 exal- \u201cPhilippe, lorsque les hasards de ia | \u201cPt l'amour, ses joies et ses dou- À leurs.vie littéraire firent se rencontrer le grand romancier Balzac et le spiri- fuel poète Toseph Méry dans le sa- on de Mn Bécourt, femme du Préfet de Rouc.Celui-ci, roman- ©\".tque exilé de Paris par l'ambition _ \u201cedministrative, fut heureux de pos- \u201cBéder ces deux célébrités pendant quelques jours, et sa femme plus .\u2014'arrive de Florence, dit Méry, et.je vais en Angleterre, où mon ami lord William Betinck m'offre l'hospitalité en son cottage.\u201d ==-Rouen manquait à mes randonnées architecturales, prononça Balzac.D'aîlleurs, ma soeur Laure a pousé un Rouennais.Je n\u2019ai pu (\".Mésister au plaisir de serrer la main \u2014L'amour, déclara Méry, est à coup sûr le plus aimable cadeau qu'on nous ait fait.Le maire de X., eut un léger haussement d'épaules, ce qui excita la verve de Méry, \u2014L'amour, articula le poète en posant sa tasse sur un guéridon, \u2014 l'amour est pour l'humanité la grande fiche de consolation.Balzac et .es deux femmes rapprochèrent leurs chaises.Ce sujet de conversation les intércesaient fort, \u2014 en dépit de l\u2019héroïque laideur de Méry, \u2014\u2014Mais, si nous almons ou croyons aimer, poursuivit le causeur, il est telle espèce animale qui pour- {Il manque une 3ngue pour lo por- de ce.cher de Bécourt, mon ancien principal clerc à l'étude de M.Guyonnet-Merville.* \u2018On passa dans la salle à manger après que Balzac et Méry eurent bi'le aupplice:de:l'aïbum.Les convives de M.et de Mme de Bécourt étaient ce jour-là le maire de-X,.'et ea femme, le sous-préfet dYvertot, le romancier et le poète.Balzac, alors doié d'un appétit rai belaisien,\" mangea comme quatre et Shut en proportion, .Méry, subjugus Ar\u2019 un.caneton aux petits pois, im- proviss sur ce mets exquisçun qua- LCT, Aprie, gaol, on retourne: 80 -|;salle à rait nous donner des leçons: la gerboise bleue de Provence, par exem- pls.Cette variété est peu répandue, même dans son pays d'origine.Sa fourrure d'un jolle bleu de ciel est si fine, si douce su toucher, qu'on la croirait en satin.La gerboise bleue (de l'arabe \u201cjarbuall\u201d) est plus mignonne encore que \u201cle chinchilly du \u2018Pérou.Elle tient un peu du castor, sans être aussi grande que lui, et bâtit son logis avec la délcitesse d\u2019une hirondelle, mals ce logis n\u2019est pas un nid! Il se compose d'une entrée, d'une cuisine, d'un magasin aux provisions, d'une anger, dag Eve.A tier, ce dont il fœxut féliciter ces intelligents mammifères.\u2014Félicitez-les guesi, pendant que vous y êtes de n'avoir point de garde à monter, ni da billets à payer, grommela Balzac.Mae de Bécourt soudit, La femme du maire ouvrit des yeux incendiaires.Le romancier braqua sur Méry deux flamboyantes prunelles.La gerbolse bleue lui était totalement inconnue.\u201cOn ne sait jamais tout!\u201d rumi- nait-il, Méry continua posément: \u2014La gerboise bleue femelle tient du Créateur le plus doux des privilèges, \u2014 le vôtre, mesdames, \u2014 celui d\u2019inspirer l'amour en toutes saisons à son conjoint.C'est alors qu\u2019il faut voir les égards, les attentions, les mille soins de l'époux! Il va cueillir, sur les plus odorantes collines du monde, la sauge, le thym et la verveine pour la couche de l'épouse, l'exquise bale du prunellier, la savoureuse fraise, le scarabée d'or vert pour la nourriture.Ce qui jui vaut parfois le coup de fusil du poste de chasse voisin, \u2014 procédé barbare, entraînant rarement la mort( au reste, car les chasseurs provençaux ne tuent guère .tlh \u201cOAL.VOS ACHTYE My +77Wh hdd al Sn BONE § 1 WAS LISE ES CRE FEY que d'invisibles chastres et de mythiques grives.Grâce au magnétisme de l'amour, le gerboise mile, quoique blessé, regagne avec sa cueillette te domicile conjugal et les gouttes de sang, en témolgnant de son dévouement, lui valent une pluie de baisers! C\u2019est en présence de ce spectacle touchant qu'on peut voir jusqu'où va la puissance de l'amour chez les.\u2014Mais, mon cher ami, interrompit Balzac en se levant et prenant le ton d'un juge d'instruction, ni Buffon, ni Guyton de Morveau, ni Lacépède, ni Cuvier, ni M.de Hutmbold, ni Geoffroy Saint-Hilaire ne parlent de la gerboise bleue! Elle existe donc?\u2014Comme vous et moi, On croit qu\u2019un naturaliste de Manosque en possède une collection assez riche et variée, mais empal!lée, car ce poétique animal a la pudeur de se laisser mourir de faim, en captivité, La dixième Muse, Delpkine Gay, Mme de Gérardin, m\u2019a supplié de lui rapporter une gerboise bleue, à mon prochain retour de Provence, de préférence un mile.\u2014\u2014Inscrivez-moi pour le couple complet! dit Balzac d'une voix sombre, bouleversé qu'il était par la révélation zoologique de Méry., Le poète et le romancier escortèrent le sous-préfet jusqu\u2019à la patache qui le ramenait jusqu'à Yvetot.Puis, tous deux excellents marcheurs allèrent fliner dans Rouen, bras dessus, brag dessous.Ils étaient, pour quelques jours encore, les hôtes de la préfecture.Méry s'extasiait sur les fontaines, les églises, tolsant de l'oeil les gargouilles, s'émerveillant deg vieux logis, du pittoresque quartier où coulait l'eau de Robec, des enseignes signalant à tout venant Ja rouennerie, les draps, le sucre d'orge.Balzac, déjà ventru, le suivait sans mot dire, regardant plutôt le pavé que les curiosités.Lui, ordi-! nairement si expansif, semblait de mauvaise humeur.Méry attribua ce mutisme à des soucis d'échéance, ou À des germes romanesques fermentant dans \u2018la chambre noire\u201d de son illustre ami.Ils arrivèrent ainsi devant la Grosse Horloge\u2014 Voyons, là, entre nous, mon cher Méry, est-elle vraiment de ce monde?Avouez-moi tout! \u2014la Grosse Horloge?La voila.\u2014-Non! la gerboise, l'animal azuré de Provence.L'Académie des sciences est perplexe à ce sujet, dit Méry en cachant mal un sourire.\u2014Ah! fit Balzac, comme soulagé d'un grand poids, vous souriez.\u2026 - je vous revaudrai cela! Mais je vous dois une fière ghandelle.Jullais baptiser un de mes romans: \u2018\u2018La Gerboise bleue\u201d.Je comptais glisser là Montriveau et la duchesse de Langeals\u2026.Vous voyez d'ici quelles étrivières m'aurait prodiguées la critique! Tancrède MARTEL.du Pacifique Canadien ste \u201cLa Course du Flambeau\u201d à l'Orphéum Commençant jeudi soir, la troupe Calmettes, nous donnera une comédie en 4 actes de Pau) Hervieu.\u2018La Course au Flambeau\u2019, une oeuvre hautement belle qui émeut et qui fait penser.Elle distrait nos regards des matières ressassées par le théâtre moderne, elle tire vers des objety plus éternels et plus neufs.Par l'âpre.et farouche honnêteté et par la noble ampleur de son su- Jet, par Ja perfection de son exécution, \u201cLa Course du Flambeau\u201d, avait été, dès son apparition, assez généralement considérée comme le chef-d'oeuvre de M.Paul Hervieu; les années s'écoulent, les reprises à la scène de ces quatre actes s\u2019effectuent, la Jecture de ces pages dramatiques se renouvelle, se réità- rent et, toutes ces éprouves subies, on constate que \u201cLa Course du Flambeau\u201d est, plus justement en- ouate orm FIER ry rats ans, pr 7 Are | @ bière que MEIN tas >.RS ER el Quand l'honorable Joseph-Remi Vallières d y Hon A \u2019 Ee > .~Rems [Be \\ 7 cn Vallicred de S'Réal.$3 - ER CS A I EE ET LOR FEY TI F Cure EE AC PANTIN SN VERSO em LANL NE FN SEC CTS PPT TY LR e StReal éfait le quatrième president de assem-, g blée législafive en 1823 la bière de Morson compfait alors même 37 années d\u2019exisfence/ | Fondée on 1786 / tar RCE CRE RSC RTL, x re FERAL REET, SADIE arriere-gra; nd père Ex buvait Extrait d\u2019un discours Récemment, le banquet annuel d'une association canadienne réunissait des membres de toutes les parties du pays.Des discours qui y furent prononcés, le plus important est celui d\u2019un officier du Pacifique Canadien en réponse au toast: \u201cA l'avenir du Canada.\u201d Nous nous permettons d'en communiquer quelques lignes au public, qui y trouvera des faits d'un réel intérêt.\u201cJ'ai l'honneur d'être au service depuis de nombreuses années; je me souviens que, lors de mon entrée à cette compagnie, il y avait deux choses dont le public aimait A parler : la politique nationale et le Chemin de Fer National.De fait, l\u2019une et l'autre ont eu une grande influence sur les destinées du Canada.Le chemin de fer véritablement national c\u2019est le Pacifique Canadien ; il l'est dans son établissement, dane son but, dans son développement, ct surtout dans son succès.Son président et la majorité des directeurs sont Canadiens de naissance.Ses voiles ferrées couvrent tout un continent; ces navires franchissent leg océans qui baignent nos côtes de l'Est et de l'Ouest.Il a fait connaître dans tout l'univers l'esprit d'entreprise des Canadiens.C'ost lui qui paie les plus lourdes taxes du Canada; il est un des plus grands souscripteurs, sinon le plus grand, aux emprunts canadiens.Il est administré d'une manière prudente, honnête et efficaco; sa direction patriotiquo ét couronnée de succds est un ferme appui du crédit du Canada.Se peut-il qu\u2019il ait perdu son titre de chemin do fer national?Qu'il ne doive plus compter sur votre soutien?\u201c0° : Nous avons un autre chemin do core, et tout court: un f-d'oeu- ries me ba Mild Ln edi a , [ajemments Male l'est national D fer, comme Canadien, je dis \u201cnous\u201d IVAN NB A is a adoption; il l'est aussi par les problèmes qu'il pose ct, je l'espère, par le succès qui l'attend; car j'approuve entièrement les paroles de feu sir William Van Horne: \u201cCe qui est avantagoux au Canada l'est aussi au Pacifique Canadien\u2019.Je souhaite donc à Sir Henry Thornton tout le succès possible dans la lourde responsabilité qu'il a assuméo.\u201d LA REVUE MODERNE Edition d'Octobre LA REVUE MODERNE d\u2019octobre vient maintenant de nous arriver, avec comme couverture, un délicieux tableau de \u201cRoméo et Jullette*.Dans son premier-Montréal, Madelcine rend compte de l'attitude sympathique prise envers nos compatriotes par un journal français qui avait laisser surprendre sa bonne foi À notre égard, et sut réparer son erreur avec beaucoup de courtoisie, Nous trouvons aussi une lette du Docteur Lord, de Granby, actuellement en France et qui a su protester auprès du même journal, avec une extrême dignité, pour rétablir les faits et revendiquer l'honneur de ses compatriotes.M.Léo Pol Morin étudie avce lucidité, et à propos, In situation re- prix d'Europe, en musique, Des articles de Jacques Hardy sur l'Hôpital Notre-Dame, \u201cla France et nous\u201d, de M, G.Vattier sur la fondation de Kingston, une étude sur un peintre canadien par J.J.Jutras, des nouvelles de Mesdames Marie Lefranc, Geneviève Aram, Monique, des \u201cNotes et Echos de Luc Aubry, les Livres ct Revues de Louis Claude, d'excellentes pages féminines, des poésies, ct deux délicieux romans complètent ce superbe numéro de la Revue Moderne qui er En Jen Ta A gm \u201chet Cv pep AY devrait être dans toutes les mains.Eloge de la Cigarette La manière la plus convenable de fumer, dit une Autorité Médicale.L\u2019éloge de la cigarette comme étant la manière la plus convenable de fumer'a été donné récemment par le Dr Royal S.Copeland, ancien Commissaire de Santé pour la ville de New-York, et actuellement Sénateur des Etats-Unis, Le Dr S.Copeland n\u2019est pas un fumeur et il traite de la question simplement du point de vue scientifique.Le Dr Copeland dit que la cigarette est la manière In plus convenable de fumer, parce que le tabac employé à cet effet est plus parfaitement consumé, et comme la combustion est mieux faite, la nicotine est pratiquement détruite.11 ne peut y avoir aucun doute,\u201d dit il, \u201cque les fumeurs trouvent l\u2019adoucissement et le confort dans l'emploi modéré du tabac.\u201d L'exposé du Dr y a quelques années par Je \u201cLancet\u201d.Comme résultat d\u2019une investigation conduite par cet éminent journal de médecine, le \u201cLancet\u201d a annoncé que la cigarette est la manière la plus pure de fumer le tabac.A la sortie du cimetière : Les mis de la veuve l\u2019entourent, lui prodiguant les consolationg d\u2019usage, \u2014Oh! mon Dieu, fait-elle soudain, que je voudrais être à huit jours d\u2019ici ! \u2014Pourquoi cela ?\u2014Parce que.Je n'y pense- raig plush.\u201c ENS ETAPE A IL Téléphone Est 2913 265 ST-DENIS J.A.GIROUX MARCHAND-TAILLEUR pour DAMES ct MESSIEURS : Coupe Garantie MONTREAL Copeland! confirme la déclaration faite il\u2019 Cartes d\u2019affaires BEDARD, RODOLPHE EXPERT-COMPTABLE Membre de l'Institut des Comptables 76 RUE SAINT-DENIS , Tél, Est 393.NORMANDIN & DESROSIERS Courtiers ea Assurance 232 RUE ST-JACQUES Montréal.Tél.Main 3983 Tél.Main 45568 .wy mr \u2014\u2014 PURCUT LIMITÉE \u2014 PAUL LANCTOT _.AVOCAT \"> 30 S.)rcques.Tél.M.2148.mr ROLAND MAILLET Edifice \u201cLA SAUVEGARDE * Main 2686 4 Ce Mathieu A.PAPINEAU avocat 180 St-Jacques.Tél, Main 2279 Perron, 'Taschereau, Rinfrot, Vallée & Genest, avocats.er n gravois, une spéciatité y Count BIER.STEAMFITTER .11 PLACE D'ARMES, Main 8360 Prix modérés \u2014\u2014 1681 rue CLARK.ST-LOUIS 266 DOCTEURS AVOCATS A Beauregard, H, Léntr.ueneral Edifice Powerre SEE £0 Ins.16 8.pe re #3 CKAIG OUEST.pte SHERI SR ha Dr ALBERIC MARIN, des hôpitaux Militaires vénériens, France, Angleterre Traitemont dos maladies de la peau, Voies urinaires, syphilis Consultations: 2 à 6, 7 à 9.Tél, Est 8958, 291, rue St-Denls.Tél.Main 4168 ALBAN GERMAIN, C.B.92 ,Notre-Dame Est \u201cL\u2019Autorité\u201d est publiée et éditée par \u201cL'Autorité Co.\u201d L'imprimerie Le Matin, Limtée, en est Vimprh meurs [ PEU S, W.JACOBS & PHILLIPS, AVOCATS Mais 4410 Lin .mue Nuage \u201ciin Jamedi 18 octobre 1928 L'AUTURLUE UNE PAGE HISTORIQUE DU SOCIALISME ITALIEN Les péripéties et les épreuves du journal l\u201cAvanti\u201d Une mauvaise nouvelle nous parvient de Milan qui souligne d'une façon frappante le déclin de l\u2019organisation socialiste en Italie.La Société éditoriale de l'Avanti, qui est depuis deux ans l'organe de la fraction maximaliste, après avoir été pendant vingt-quatre années le journal du parti tout entier, vient de céder pour deux millions deux cent mille lire à des particuliers le superbe immeuble qu\u2019il s\u2019était construit en 1920, ainsi que les terrains environnants où devaient surgir les maisons de ses rédacteurs et de son personnel.Dans la cession sont compris les machines et le matériel d'imprimerie.Dès hier, l'Avanti n\u2019a plus de chez soi, C\u2019est un déclin mélancolique qui attriste, bien que le superbe cffort de la rédaction et des souscripteurs ait garanti l'existence du vaillant quotidien et laissé espérer qu\u2019il sortira victorieux de l'épreuve, les militants aussi bien que les professionnels.Car l'histoire de l\u2019Avarti est, en outre qu\u2019une admirable épopée socialiste, une page gloricuse de l'histoire du journalisme italien.Il n\u2019y a guère plus de trois ans, la fortune du journal était à son apogée, La dévastation de son ancien immeubla par les fascistes avait fait souscrire en quelques mois plus de deux millions pour la construction des nouveaux locaux, les plus vastes et les plus modernes de toutes les installations similaires de la péninsule.Et elle nous paraît dater d'hier cette inoubliable journée où, groupés autour du vénérable Turati ot du directeur d\u2019alors, Serrati, les anciens directeurs du journal.Trèves, Ferri et Morgari, haranguaient, du balcon: flamboyant de drapeaux rouges, une foule enthousiaste de plus! de cent mille personnes.Nul n\u2019aurait songé, à cette heure | d\u2019apothéose, que bientôt les divisions intestines briseraient, cette fraternité et cette union féconde des âmes, que les divisions disperseraient et diviseraient les militants, en arrêterait l\u2019élan et en éteindrait l'enthousiasme et que, par la brèche ouverte, l'ennemi pénétrerait au coeur de l'édifice et en ferait son bivouac d\u2019abord, sa chose ensuite, bei re bx Ce que fut pendant un quart de lustre l\u2019Avanti dans la vie politique italicne n\u2019est pas facile à imaginer.Dans un pays où la presse n\u2019a point sur le public cette influence et cetto prise qu'elle exerce ailleurs, il fut même, lorsque son tirage était restreint, la voix ct la force les plus agissantes sur l\u2019opinion du pays, A lui seul il représenta, avec les espoirs du prolétariat dont il suivait la marche ascensionnelle, les reven- dications et I'idéal de tous les esprits libres.Ce fut, dès ses débuts, l'arme la plus redoutable de l'opposition.; Son développement, en tant qu\u2019entreprise industrielle, date de son déménagement de Rome à Milan, en 1911, C\u2019est à partir de ce moment qu\u2019utilisant tous les procédés de la presse moderne il devint à la fois un journal de parti et un con- current des feuilles de grande information.Lorsque, pendant la guerre et en régime d\u2019état de siège, dix-sept provinces (toute l'Italie rouge du Nord-Est) lui furent fermées, il continua, imperturbable, dans sa voie grâce aux souscriptions des militants qui comblaient automatiquement le déficit de la vente.Dès l'armistice, sa fortune s'affirma; bientôt son tirage attei-! gnit deux cent soixante-quinze mille exemplaires, le plaçant au troisième rang parmi les grands journaux.Bien plus, il eut: des éditions quotidiennes à Rome, à Turin et à Bologne.Cette dispersion d'efforts lui empêcha sûrement de tirer de la faveur publique tout le bénéfice qu'il était en droit d\u2019en espérer.Dientôt la scission communiste avec la création à Turin de l'Ordine Nuovo lui enleva, principalement en Piémont, une vaste clientèle; en septembre de l\u2019année passée, l\u2019exclusion des réformistes et la fondation à Milan même de leur quotidien, à Giustizia, lui causa un préjudice considérable.Mais ce fut la révolution fasciste qui lui porta le dernier coup.Son rédacteur en chef, M.Nenni, ayant refusé de suspendre au cours de l'émeute la publication du journal, les Chemises Noires en occupèrent les locaux, y campèrent plusieurs Jours, se livrèrent à des dévastations de tout ordre.Et sous le nouveau régime une situation se créa où les granaioses et dispendieuses installations du beau temps jadis apparurent en contraste aussi bien avec les possibilités financières qu\u2019avee les besoins désormais réduits de l\u2019entreprise.La dernière division entre maximalistes et la substitution de Serrati par Nenni à la direction du journal précipita une décision qui était de toute façon.inévitable.Les lecteurs, bien qu\u2019en nombre réduit, ne sauvèrent pas moins le journal, la souscription permanente ayant produit depuis le fer janvier plus de quatre cent mille francs.: a o£ Il est intéressant et curieux de remarquer que le tirage Actuel dépasse celui que le journal atteignit pendant les quinze années où il se publia À Rome.Et cependant c'est À cette époque qu\u2019il exerça son action prépondérante et qu\u2019il conquit son crédit à l'intérieur et assura sa réputation à l'extérieur.Il ne tirait pas alors à plus de trente mille exemplaires, Fondé le jour de Noël de 1906, avec un capital de soixante mille francs, il mena, sous la direction de Bissolati, un combat épique contre les déchets du \u201ccrispisme\u201d et contre la réaction.C'est un réconfort aujourd'hui de rappeler comment line poignée d'hommes, cinquante députés d\u2019extréme-gauche, dont une élite de seize socialistes, firent face à la tentative de dictature militaire et la brisèrent, Des incidents pittoresques émaillèrent cette lutte de géant où les hommes de l\u2019Avarnti payèrent de leur personne au Parlement et dans les rues.Une nuit de mai 1908, l\u2019état de siège étant proclamé, tous les rédacteurs du journal furent arrêtés.Enrico Ferri, professeur à l\u2019Université de Rome, prit au pied levé leur succession et, l'après-midi, il fit paraître l\u2019organe du parti sur une demi-feuille que lui et Morgari se mirent à vendre dans les rues de Rome, couverts par l'immunité parlementaire contre la menace d'arrestation.Ce fut le signal de l'obstruction parlementaire contre le régime d'exception sur la presse.Dix mois durant la majorité fut impuissante contre le jeu des amendements qui prolon- gcaient la discussion et la manoeuvre de l\u2019appel nominal qui aboutissait à la constatation systématique du manque de nombre légal.Un jour, au cours de cette bataille interminable, on vit arriver dans la salle de séance le député Morgari, administrateur de l'Avarti, suivi de quatre huissiers qui ployaient gous le poids de quelques douzaines de bouquins à l'aspect vénérable et poussiéreux.\u201cJe veux, déclara le leader socialiste, lire à la Chambre Je texte de toutes les lois qui ont successivement régi à travers le temps la presse de tous les pays.\u201d Bien que l\u2019on fut au mois de juin, \u2014 ou peut-être même justement pour cela \u2014 un frisson courut dans l\u2019assemblée.Et le président, qui connaissait Morgari comme homme de parole, demanda à traiter.\u2014Vous n\u2019avez évidemment d\u2019autre but que de retarder le vote, Combien de séances cstimez-vous nécessaires pour épuiser votre lecture ?\u2014Trois, répondit Morgari imperturbable.\u2014Eh bien, je suis disposé à accorder à la Chambre trois jours de congé.Et l\u2019arrangement fut conclu immédiatement.Un autre jour, au milieu d\u2019une discussion orageuse, la majorité pensa de se défendre d\u2019Enrico Ferri en prononçant vontre lui le blâme et l'exclusion pour écart de langage.Le bruyant leader d\u2019extrême-gauche, étant sorti de la salle, encadré par les huissiers, la discussion reprenait sur une sensation de détente.Mais, hélas! le directeur de Avanti avait fait un tour dans les couloirs et s\u2019était enfin posté derrière une porte vitrée d'où il voyait et entendait tout ce qui se passait en séance.Bientôt lon entendit le bruit sec d\u2019un carreau qui volait en éclats, la tête pittoresque de F'erri s\u2019encadra dans le panneau ct sa voix retentissante clama : \u2014C'est la Camorra parlementaire qui continue !.Et le désordre fut si violent que le président se couvrit, Lorsqu'enfin, comme suprême tentative, on songea à modifier le règlement de la Chambre en limitant le droit à la parole, il arriva qu\u2019un jour la majorité se trouve en nombre pour faire un coup de force et procéder au vote.Mais au moment de procéder au scrutin on vit deux socialistes, Bissolati et De Felice, se lever de leur banc, traverser la salle, se diriger vers le bureau présidentiel, s'emparer des urnes et les briser.Les bulletins blancs et les bulletins bleus s\u2019éparpillèrent et se mê- [PURETE \"SALADA\" est l\u2019essence de tout ce qu\u2019il y a de | mieux en fait de thé \u201cLe goûter, c\u2019est croire\u201d H277F noclastes et bientôt I'émicycle se transforma en champ de ba- taile, Quelques jours après, de guerre lasse, le général Pelloux, président du Conseil, démissionnait et la liberté de la presse était sauvée, Autres temps, autres hommes.Les anciens leaders sont disparus, emportés par la mort ou se sont cffacés volontairement.Des trois anciens directeurs de l'Avarati qui sont encore dans Ja politique active l\u2019un, M, Serrati, conduit dans la revue Pages Rouges, au nom des partisans de Moscou, le combat contre les maximalistes; l'autre, M.Treves, dirige lc journal réformiste la Giustizia, qui est son concurrent direct.Le troisième est M.Mussolini, dictateur du fascisme et président du Conseil.A.TISBO.REMINISCENCES D'ODYSSEE CURFOU ET SA FORTERESSE \u2018de jeunes filles à marier, à peine l\u2019our mesurer la victoire mussolinesque il faut en avoir vu, de ses yeux, le terrain.Corfou est un microcosme, nous allions dire une minia- Tout semble rapetissé après coup dans cette île, Une montagne y simule les Pyrénées avec des à-pics ef-| frayants, mais elle n\u2019a que 900 mètres d'altitude, Une plaine, fertile, rigoureusement plate, s\u2018insère entre la montagne ct lal mer: elle n'a que 3 kilomètres de large.{ La ville contient plus de 20,000 habitants, mais ses ruel-i les sont si étroites que, du sommet de la colline voisine, elle! paraît seulement un gros village, Il n\u2019est pas jusqu\u2019à l'A chil-' leïon\u201d de Guillaume IT qui ne singe le \u201cgrand palais\u201d sous les, dimensions réelles d'une villa cossue.Il exise, dans l'ile, 500 églises ou chapelles.Certaines ne contiendraient pas douze fidèles, | , L'ile est en forme de faucille.Du haut de sen point eul-! minant on la voit, à ses pieds, déployée comme une carte sur le fond bleu de la mer.Ce territoire était divisé, dans l'antiquité, en neuf royaumes, dont celui d\u2019Achille! Aucun d\u2019eux ne de-' vait être plus grand qu\u2019un de nos cantons actuels, On voit aussi, à l\u2019horizon, Ithaque! Ithaque dont on ferait le tour à pied en une journée, Ët c\u2019est là qu\u2019est sortie l\u2019épopée dont on a rebattu nos Oreilles d'enfants! C\u2019est de là que sont partis et là que sont- retournés les héros de la guerre de Troie! Aucun bourrage de crane n'égale celui-là! I£t les dangers de l'imagination guer-' rière populaire ne ressortent mieux, nulle part, que du sommet de cette jle ionienne.Or, Homère n'est étranger a aucun hellénisme, italianisme, fussent-ils modernes.C'est toujours la même histoire, toujours le même jeu.Seulement les joujoux ont grandi avec le temps, si les enfants sont demeurés les mèmes : la barcasse d'Ulysse a fait place aux cuirassés de Mussolini, dans la baie radieuse.Comment ont-ils osé tirer sur la \u201cforteresse\u201d ! Car il y a une forteresse dans la presqu\u2019ile prolongeant la ville.Elle aussi, elle a l'air d\u2019être pour rire.C'est, en mi-! niature, une réplique de l\u2019île.| Quand on a franchi le pont-levis et traversé la \u201ccour du quartier\u201d, monotone comme toutes les cours de quartier, il, faut immédiatement choisir entre divers escaliers délicieuse-| ! ture, a aucun, ment bordés de fleurs (les jardins de MM.les officiers).Longeant le rocher, les chemins de ronde sont mieux faits pour.l'idylle que pour le guet militaire, Et les tours semblent at-! tendre quelque beau prisonnier amoureux de la fille du gouverneur, comme dans Stendhal, { Il y a bien, tout là-haut.des meurtrières où ne figurent: même plus les canons décoratifs de jadis, en, bronze, naturelle-' ment.Je crois que les dernières armes du genre furent dévissées de là par le dernier gouverneur étranger de Corfou qui! était Français.; ; Tout de même, ce gouverneur français ne tira pas un: coup de fusil pour entrer.Il alla frapper du pommeau de son\u2019 sabre à la porte de la forteresse, Le colonel grec, de l'autre côté, répondit qu\u2019il résisterait jusqu\u2019à la mort.Sur quoi, on ouvrit et nous nous installâmes.| Mussolini, lui, fait feu du premier coup, et il tue quinze gosses qui se baignaient dans les rochers, Sur quoi, toute une nation déclare communier avec lui, \u201cêtre en lui\u201d, comme di-! sait, l'autre soir, le \u2018\u201cCorriere della Sera\u201d.Ce peuple n\u2019est pas plus méchant qu\u2019un autre.ne vote Loh Lvs Lo ov Lv ve M MM EM EM siècles, Il est jeune.vieillir, en dix ans, autant que nous Bonaparte.Et pourtant, l'Italie avait d'autres héros ! Au nord de Corfou, un ilot de 400 habitants nous rappelle Casanova.Le célèbre aventurier était alors officier galères vénitiennes ancrées en rade.Une punition non motivée et voila Casanova qui, révolté, se réfugie sur cet îlot.Il se décrète roi, I recrute d\u2019abord, parmi son peuple, un harem ct puis une escouade de douze porteurs d'escopettes.Et il attend l'amiral! I] fallut huit jours de négociations pour l\u2019amener à résipiscence.Voiia un héros que j'admire, 6 Mussolini, et un royaume: qui vous irait à merveille si vous aviez le front de le conquérir ct l'esprit nécessaire à son gouvernement, ; , Résister à son amiral, en se fortifiant dans un îlot, c est, après tout, un peu plus crâne que d\u2019assaillir, avec 15,000 hommes et une flotte cuirassée, une pauvre forteresse d'opéra- comique., Il est vrai que c\u2019est avec ces bagarres que lon fait les chansons de geste.A.1.Le savant et l\u2019ignorant parlait de son âge: \u201cJ'ai vécu 16,- 250 jours de mon existence, c\u2019est- ; bagage d\u2019un alpenstock et d'un filet | I plastique macgrichonne, lui parut Seulement, il fait son Odyssée | au jour le jour.Il n'a pas la patience d\u2019attendre le recul des! Un Mussolini est bien capable de le faire\u2019 sur les lui ft Interdiction ue véjourner,| même une seconde, devant le parvis! du temple des Académies.| d oe Lo \u2018\u2019suvant\u201d décida done d'aller! a ws?passer quelques joura au bord de Inj el \u20ac Add Y mer que, du reste, il n'avait jamais] on vue., A ERT Terr , Mais il n'avoua pag à Mme Bouf-i im PR À > fetro qu\u2019il fuyait simplement la | re LA CHE a chaleur accablante de la ville.Aht, / tb È Hl non! 1! entreprenat une croisière ! Xk N FINEST 9 ; scientifique dont la seule pensée| JM) CANADIAN IN 2 l'accublait de soucis.Et il partit sur| la côte normande, muni pour tout\u2019 à papillons.Sa chambre retenue dans un hôtel de troisième ordre ou l'hôtesse, loin de s'ébouriffer de sa compéten-! ce ù cuber le volume d'air respirable nécessaire à un homme de 1! m, 79! de hauteur, profita de sa distraction | pour lui colloquer un cabinet avec! vue sur l\u2019écurie, M.Misaupoin gagna la grève.C'était l'heure du bain.La pluge, un petit trou très cher, émaîllée comme un parterre fleuri de la couleur vive des toilettes, ne l'étonna Page à 7% p= il on 5 Z \u2018 \\ WZ = __ N = \\' \\ a (WAT : od = y i) av Jil E { | VS Il existe une boisson saine dont l'âge a corrigé la verdeur et affiné les qualités, la boisson favorite de ceux qui vivent fabriqué à Berthicrville, Qué., sous la survei Rectifie quatre fois, vicillit en entrepôt.The Melchers Gin & Spirits Distillery Co., Limited, Montrealau grandair: LE GIN CROIX D'OR, Nance du Gouvernement Fédéral.Trois grandeurs de flacons: Gros -Moyens\u2014Pelits.GIN CARADIEN point ct la mer, épandue telle une soie bleue galonnée de mousse blan.| che, où de grosses dames faisaïent;fixa sur ce phénomène ses trempette accrochées à la corde, où jyeux jaunes luisant sous sourcils embroussaillés et, mand, répondit: d'épais cn nor- entrées dans l'eau, poussaient de petits cris afin de se faire remarquer des jeunes gens qui bombaient le torse pour mieux exhiher leur \u2014On ne peut tout de même pas dire que c'est un beau temps, puisque le vent est de \u2018\u2018sudoué\u2019\u2019\u2026, Mais on ne peut pas dire que c'est un une grenouillère des environs de Ja mauvais temps, puisque lu \u2018\u201cmé\u201d eat capitale.calme! Avec sa longue redingote dont! M.Misaupoin approuva d'une in- les basques flottaient au vent, son chapeau à bords démesurés, M, Misaupoin produisit un effet comique.Il le transforma en curiosité admirative, prêta l'oreille ct, satisfait, tradusit ainsi les exclamations moqueuses: \u201cC\u2019est un savant.un grand savant\" clinaivon de tête ce langage plein de prudence et demanda : \u2014Lla mer est haute\u201d \u2014\u2014Pas \u201ccore tout à fait.-\u2014Croyez-veus, Man ami, que le volume des geny qui actuellement contribue monter?Le mar.n regarda son interlocuteur, et les poils de ses sourcils semu- ba:ignent à la faire se A pas comptés pour mesurer la largeur de la plage, M.Misaupoin descendit jusqu'au bord de j'ondefblèrent se dresser frémissants.Mais salée.I! =arréta près du maître- baigneur, un grand gaillard bien campé sur de grosses jambes les deux poitsrs sur le; hanches, en une attitude de lutteur portant défi à tous les astèques qui, lèvres: un barbotant clien- me en peignoir jaunc?va entrer dans l'eau, la mouillera les pieds.\u2014J'en étais convaineu!\u2026 SOUS se: YEUX, surve air tele, sa mer \u2014Un beau temps?insinua le Parisien pour entrer eu conversation.Le maître-nageur tournu la tête, petits! le marin.| |! i ami?demanda-t-i\", en face de la physionomie bonnasse-Ime tromper.je puis estimer que ment prud'homesque de M.Misau-\u2018vous avez ainsi perdu Je quart de poin, un sourire narquois vint à sesivotre moins, les mathématiques\u201d \u2014 Bien str.Voyez la grosse da-| Quand elle] vousivotre vie et perdue\u201d \u2026.Si on| supprimait de l'Océan tous les pois-, vous îe dire tout de suite: sons, tous les bateaux et les corps{ni fire, ni écrire.étrangers, on gagnerait peut-être) -\u2014Malheureux, clama M.Misausur l'étendue dey terres, 101 mètres! poin, les trois-quarte de votre vie 95 de continent.J\u2019approfondirai.\u2018eont perdus! Le bain terminé, M, Misaupoin: Mais la mer devenue méchante, demanda au maître-befgneur s'il ne les vagues s'enfièrent davantage et pourrait, moyennag: rétribution, le dez nausées forcérent M.Misaupoin conduire un peu au large dans \u2018elà se pencher.I le fit ai brusque- canot qui avait servi à surveiller Jesiment que le canot embarqua, chavi- nageurs intrépides.Lui et le marin tombèrent à L'homme accepta.Avec peines, M, Misaupoin ne voulant pial il ramille van \u2014 Monsieur.demanda ce dernier, se mousller les pieds.emharqua \u2018savez-vous nager\u201d son passager : puis, les rames en \u2014Hélas! non, gémit d'Une voix maîns, gagna la pleine mer.\u201camentable le pauvre homme en Cramponné à un banc, ea es se débattant.vagues étaient assez fortes, le su \u2014- Malheureux! nargua le bai- vante voulut étonner de sa -ience gneur, le laissant boire copieusement, votre vie entiere est perdue! Mais.bonne ame, jugeant sa propre leçon suffisante, l'empoignant par les cheveux, l'ignorant ramena \u2014-Connaissez-vous l'histoire, men -Non, répondit l'homme.te savont sur le bord.Daniel RICHE.\u2014Je vous plains.Tenez, sans > nn nam vie!.Connaissez-vous, au Entre sergent de ville et cocher : ; | \u2014l\u2019ourquoi que votre voiture elle n'a pas de lanterne - \u2014 Mais, m'sieu l'agent, c'est \u2014Pas du tout.\u2014 Ces déplorable.La moitié de Connaissezlvous?.pas nécessaire, mon cheval est \u2014J'ronnais rien.J'aime mieux aveugle.j'n'sais Alors, c'est bon.tt (IRAN NOTRE MAISON, AFIN DE LA RENDRE LA TRAVAUX D'AMELIORATION.VOUS NE POUVEZ MANQUER CETTE a 3 EXTRACTION ET TRAITEMENT D ES DENTS ABSOLU- Sit EEE EE EA A ERR BARA RA BARA RASA RA PARA SII ES REDUCTION DE TOUS NOS TRAVAUX DENTAIRES A L'OCCASION DE L\u2019AGRANDISSEMENT DE NOTRE ETABLISSEMENT RENDU NECESSAIRE PAR NOTRE CLIENTELE TOUJOURS CROISSANTE.NOUS AVONS DECIDE DE CONSTRUIRE UNE NOUVELLE AILE À LEE DE SON GENRE DE TOUTE L\u2019AMERIQUE.PROFITEZ DES REDUCTIONS SENSATIONNELLES QUI VOUS SONT OFFERTES PENDANT LE TEMPS QUE DURERONT LES Décembre mR PLUS MODERNE ET LA MIEUX OUTIL- - \u2018 ! REDUCTION QUI DURERA JUSQUAU ; 1 ee rt NOUS BATTONS TOUS LES RECORDS COMME PRIX RAISONNABLES ET QUA- MENT SANS DOULEUR A L'AIDE DE NOTRE FAMEUSE KILCAINE A-dire les trois quarts, moins dix jours.\u201d M.Ulysse Misaupoin avait, outre, une habitude qui continuait à grandir on réputaton.Invariablement, depuis trente-cing ans qu'il habitait 1c même étroit appartement, il sortait de chez lui A quatre Pourquoi M.Ulysse Misaupoin passait-il auprès des locataires de sa maison ct des commerçants de la rue où celle-ci s'élevait pour un savant?Aucune commère du quartier n'eût pu l'expliquer.Peut-être parce que, grand, maigre, il portait de longs cheveux, le Visage rusé, et|heures ronnant et disait, à haute coiffait l'extrémité de son grand nez voix, à sa concierge: en bee de corbin, d'un oscillant lor-| \u2014Madame Bouffetro, je vais à l'Institut\u2014 Bien, Monsieur Misaupoin, ré- gnon d'écaille?Peut-être parce que, en toutes saison, il se vêtait d'une longue redingote, tandia qu\u2019un haut de forme sans reflet lui servait de couvre-chef?À ces raisons venait s'ajouter In façon doctorale de s'exprimer sur les choses el les gons.Ainsi,M.Ulysse Misaupoin, à propos do son repas, disait: \u201cA midi, jai porté 51 bouché de biteck 4 ma bouche ( 58 morceaux de pain et j'ai bu 23 gorgées de liquide.Puis, après avoir aspiré 87 bouffées de tabac, j'ai fait mlle deux cent quatre-vingt-dix pas pour aller aux grands boulevards parcourir le der- nior livre paru, -\u2014 qui compte 282 pages, à T'étalugo de trois libraires, distants lca uns des|Avec ensemble, les partenaires dé- autres d'environ trente-métres,\u201d Et|sertdrent le café à l'atmosphère in- sa manie allaït jusqu'à déclarer, s'il goutenable, et la nojeil caniculaire très bas, fort impressionnée de posséder dans son dmmeuble un per sonnage aussi important, Le petit rentier ae rendait, on ef- une séance solennelle, il demeurait un long moment sur la place à contempler le monument, puis majes- tucusement gagnait jusqu'À son diner tardif, il faisait d'innombrables parties de jaequet.L'été excoptionnellement chaud vint déranger le plan si bien réglé de l'existence de M.Misaupoin.,lèrent; les députés de la majorité s\u2019élancèrent contug les ico- \u2014- 1 Mama aa M IE EME pondait la gardienne en s'inclinant; fet, jusqu\u2019au Palais Mazarin.Avce, l'illusion qu'il y était attendu pour| le cafeton oli UN DENTIER GARANTI HAUT OU BAS $5chacun PONT EN OR.$5.00 PAR DENT N'AYEZ PAS HONTE DE SOURIRE = Et rappelez-vous que votre SANTE et votre BONHEUR dépendent de bonnes dents SAINES.LITE SUPERIEURE.VENEZ LE MATIN ET VOTRE TRAVAIL SERA TERMINE LE MEME SOIR.= ARGENT REMIS, si vous wétes pas SATISFAITS N\u2019oublicz pas que tous nos travaux dentaires sont exécutés par des DENTISTES DIPLOMES et de grande EXPERIENCE.Notre laboratoire est sous I'HABILE DIRECTION d'un EXPERT DE RENOM.Chacun de nos dentistes est accompagné d\u2019une garde-malade privée.' | | INSTITUT DENTAIRE FRANGO-AMERICAIN, Inc Fondé en 1898.25 années de succès.162 ST-DENIS, MONTREAL En face de l\u2019Université Laval.Heures de bureau: 9 hrs AM.a 9 hrs P.M.Dimanche: 2 a 4 P.M.RARIRARARARARARARARA RAR RAR RA RA RAR RA RA RA RA RARA RA FARA RA RAR Fo 2 RAR PART RAR RAPA RAR FA RA PARA PARA RA RA RA RRA A PARA PARA RAR RA RA RA f Lara oo 2° SL 0 adn | M.POINCARE INAUGURE LE NOUVEAU ~ niers, en raison de la maladie des soeurs de I\u2019héritier de \u2018la couronne, le seront le 4 novembre prochain.Le ma- _ Ylage ne sera sans doute pas célébré avant la fin de tee RENE rage 4 at?L'AUTORITE Samedi 13 octobre 1923 fILLAGE D'HATTONCHATEL, OEUVRE ~~ GENEREUSE DE MISS BELLA SKINNER Paris, 13.\u2014 Le village d'Hattonchâtel fut hier a honneur.Détruit de fond en comble par les Allemands, il renaït de ses cendres.Sa reconstruction est \u201coeuvre personnelle de sa marraine, miss Bella Skinner, rénéreuse Américaine.C'estune belle oeuvre.Miss\u2019 Bella Skinner l'entreprit aussitôt l'armistice signé.Elle; avait reconnu dans le paysage meusien une similitude avec celui d'Ecizhoke, où elle avait passé son enfance.Elle adopta !\\e village.Et, sans tarder, elle se mit au; travail.Elle fit, avant tout, rebâtir la mairie et l'école.| Elle restaura l'église et anima son clocher de cloches sonores, Elle fit établir, pour l'eau qu'on allait chercher jadis dans la vallée, un moteur-élévateur, qui la distri-, bue abondamment au village.Par ses soins, un lavoir, des bains publies ont été construits et bientôt l'électricité illuminera tout le village.C'est miss Bella Skinner, elle-même, qui a étudié: et modifié les plans dans le sens le plus confortable.Flle a dirigé tous les travaux.Mieux encore, elle a pris à la lettre son rôle de marraine affectueuse, s\u2019attachant à réconforter les habitants du village, leur procurant, des distractions, organisant pour eux des fêtes de famille.Aussitôt, à Hattonchâtel, ne la nomme-t-on que.\u201cla bonne fée\u201d.La présence de M.Poincaré, qui tint à inaugurer.hier Hattonchâtel, associa la réconnaissance de la| France à la reconnaissance du village ressuscité.Laprésence de M.Whitehouse, chargé d'affaires des Etats-' Unis, à cette inauguration en a fait une cérémonie fran- co-américaine, toute de cordialité et d'émotion.TEODOROFF ET TEODOROF -_-_-_-\u2014 LYA Berne, 13.\u2014 M.Téodoroff appartint pendant quatre ans au gouvernement de M.Stambuliskv, dont il fut un des plus fidèles et des plus intelligents collaborateurs.Après la dernière revolution bulgare, il dut, pour échapper à la mort, se réfugier à l'étranger.Mais \u2014 et le trait e=1 28x07 rare pour mériter d'étre noté et admiré \u2014M, Técdoroff, dvrant sen long passage au pouvoir.n'avait pès pris suin de se constituer, dans quelque banque étrangère, Une solide réserve en prévision des mau- vids fours.Cet ancien ministre est done obligé de gagner sa vie, 1! le fais en caricaturant, à Genève, ses anciens collègues.les ministres des affaires étrangères.Cet'e bonhomie s'accompagne d'ailleurs d'une cer- taine cranerie, car les partisans de M.Zankoff N\u2019ONt |des chances d'emplois, Je crois que pas dirsimulé leur intention de faire assassitier M.TÉO-'la marée est à son tournant.Tout TT 7 \u2014\u2014 [indique que leg personnes d'occupa- 2 doroff.L'autre jour.un journaliste anglais en donna uouvelle en l'accompagnant d'une photographie de Téodoroff: mais, par une facheuse méprise, c\u2019était la photographie d'un autre M.Téodoroff qui, lui, fut président du Conseil de Bulgarie et est un des ennemis po-; litiques les plus acharnés de son homonyme.\u2018 L'ancien ministre stambuliskiste n'hésita pas la M.| il udressa à Un journal genevois sun portrait dessiné par: lui-même, en l\u2019'accompagnant de ces quelques lignes: \u201cS'il est vrai que des assassins sont lancés à mes trousses, je ne voudrais pres qu\u2019ils soient induits en er- 1 reur et assassinent par meéprise 'honorable M.Théodore on 1919 et 1920 par l'ancien gou-: Téodoroff.Pv?r cette raison suprême, je vous prie de vouloir bien insérer dans votre journal le croquis que, exactement mes.* i voici et qui reproduit à peu près traits.M.Téodoroff est aussi spirituel que ront pas s'attaquer à un homme qui se désigne aussi Jourtoisement à leurs coups.ES HORS AUX FTES UN Washington, 13.\u2014 Au dernier recensement, il existait 10,342,000 nègres aux Etuts-Unis, parmi lesquels 8,288,000 vivaient dans les Etats où ils sont nés, et le reste, soit 20 p.c., dans les Etats où ils ont émigré.Cette question de la migration des noirs préoccupe les esprits aux Etats-Unis.Les noirs ayant abandonné leur Etat d\u2019origine n\u2019étaient que 15.6 p.c.en 1900 et 16.6 p.c.en 1910.Les noirs montent peu à peu du sud des Etats-Unis vers les Etats du Nord et de l'Est, attirés par de plus gros salaires.Ce mouvement a été accéléré par la guerre et par l\u2019effloraison industrielle qu\u2019elle a occasionnée.Il faut remarquer que, quoique descendant de populations venues du centre de l\u2019Afrique et de régions équatoriales, les noirs des Etats-Unis sont faits aux conditions climatiques du continent américain et ne semblent pas souffrir lorsqu\u2019ils passent des régions chaudes du Sud aux régions beaucoup plus dures du Middle- West et de l\u2019Est des Etats-Unis.EE EE EE ee EE EEE) - FANGES DE LONGUE DATE 1 - Rome, 18.\u2014 Les fiançailles du prince Humbert \u2018d'Italie et de la princesse Marie-José de Belgique qui \u201cIle purent être annoncés officiellement ces jours der- Pannée prochainé en raison de l\u2019âge des deux jeunes + _Ainsi se terminera, non pas une idylle, mais une petite combinaison politico-familiale dont l\u2019origine remonte à plusieurs années déjà.C\u2019est, en effet, pendant la \u2018guerre que la princesse Marie, qui n\u2019avait guère alors \u201c>lus de douze ans, vint en Italie et que le roi et la reine ongèrent à l\u2019unir à leur fils.L'accord s\u2019établit entre les deux familles et la princesse fut mise dans un cou- ' payer se, dettes, et progresser d'u- protection adéquate pour les indus-; en éch ! \u201c ange de privilèges de com- \u2018tries domestiques, M.C.Howard.merce.\u201d Smith.président do l'Association M.Smitha appuye fortement sur des Munufacturiers Canadiens, a l'importance du tarif pour les cul- \u2018des agitateurs ont fait croire que courageux.| Mais gageons \u2014 et espérons \u2014 que les assassins n'ose-| SAUVEE PAR UN FOSSOYEUR New-York, 13.\u2014 Quelques instants avant la cérémonie funébre, et au moment de refermer le couvercie du cercueil, un des fossoyeurs fit remarquer que le corps de celle qui allait étre enterrée, une femme de Saint- Jean-Baptiste-de-Rouville (Canada), n'avait pas la rigidité cadavérique.Des médecins, mandés en toute hâte, constatèrent qu\u2019elle était en catalepsie et\u2026 la cérémonie fut contre- LES CANDIDATS MANUELS Varsovie, 13.\u2014 Le Directoire moscovite a décidé que tous les candidats communistes aux prochaines! élections devraient être des ouvriers: plus d\u2019avocats, de médecins, de journalistes, rien que des \u201cmanuels\u201d.Mais les députés qui forment actuellement le groupe communiste au Parlement sont presque tous, au moins de profession, des intellectuels: on conçoit qu\u2019une pareille décision les ait émus.La règle s\u2019'appliquera-t-elle & eux et ne pourront-ils pas se représenter?Ils intercèdent, dit-on.auprès des autorités soviétiques, pour qu\u2019elles atténuent la rigueur de l\u2019ukase, ils font valoir leurs services.Car, pour être communiste, on n\u2019en a pas moins le désir d'être réélu.L\u2019Association des Manufacturiers Canadiens le tari canadien ayant subi de si fréquentes réductions, ct comme il est si bas, il est malheureux que nous ayons peu à offrir.Le premier pas à faire serait, alors, d'augmen- Considérant que le Canada peut! CF, dune manière substantielle = le : tarif en général, Cela augmente- eq \" rait automatiquement toutes les ne patisfaisante, si elle préférences actuelley que donne le\u2018 adopte une po:itique saine de déVe-.Canada, qui sera en mesure d'offrir loppement national, basée sur une'\u2018de nouvelles préférences de valeur Lettre spéciale à la Presse maniere rononce iscours ret nea .: .prononce un disvou 5 narquable tivateurs du Canada, signalant qu'il sur lu question du turif à tine gran- y 2.500.000 + assen ze, .ca) cal, .= | de Eu mbiée (ue à Montreal personnes en Canada qui dépendent 2 « 27 septembre, et à lt » : Jeudi, le 27 se prem res eT A IAQUESE qur les fabriques pour gagner leur ussistaient des industriels de toutes vip les parties du Canada, et surtout de w approximativement D'après les chiffres fournis par le département du Travail, ces per soenntés consomment 260.000 000 de, livres de viandes par année; 5?,- Luel n'est pus suffisa:.t.000.000 de douzaineg d'oeufs : 39,- l'augmenter\"\u201d.Si on adopte celte 600,000 de gallons de lait; 590,- politique nous n'aurons aucune dif- po0,000 de livres de pain: 75,000,- ficulté pour avoir des capitaux pour !000 de livres de beurre et 13,000, les entreprises produetives, , Us af- 000 de minots de ponimes de terre.9 PAYS UE +31 TOP} Quand des ouvriers de fabriques.portera des profits.Les difficultés sont sans ouvruge, ou en partie du d'immigration disparaitront.Les \u2018temp, à des gages réduits, ils sont immigrants viendront où il aurvat|forcés de réduire leurs achats, mê-; lu province de Queber.M.Smith déc'ura que (e tarif ac- \u2018I! faut fiueront dans le me de nourriture, et les ventes des cultivateurs sont réduites en proportion.S°\u2019ils quittent le pays, ils sont perdus pour toujours comme acheteurs des produits de la ferme.De plus, quand les fabriques cessent leurs opérations, les chemins de fer perdent du fret, les détaillants du commerce, et tout les branches du commerce en souffrent.Tout le monde qui sont dans ces différentes branches d'affaires sont des consommateurs des produits de la forme, ot quand leurs revenus diminuent, ils sont obligés de réduire leurs nchats des cultivateurs.M.Smith calcule, qu'en moyenne, 90 pour cent des produits canadiens sout consommés en Canada, pur conséquent le marché domesti- quo est de tolle importance qu'il est la principal support du cultivateur canadien, Do même pour le manufacturier.Les réductions récentes du tarif frappe d'abord le manufacturier, viont ensuite l'ouvrier, en dernier Jieu le cultivateur et tous &s autres, augmentant par le fait le fardeau national et entravant le développement du paye Comparant le Canada avec les Etats-Unis, M.Smith démontra que les règlements douaniers de ce dernier étaient destinés à décourager, et autant que possible, prohiber l'importation des marchandises fi- nles.Ceux du Canada sont aptes à l\u2019encourager.Les Etats-Unis ont 314 port, d'entrées pour une population dv 110,000,000, tandis quo le Canada a 502 ports pour une population de 9,000,000 seulement.Les ports d'entrées des Etats-Unis sont soit sur les limites ou sur des eaux navigables.(eux du Canada sont pour !n plupart dans l'intérieur, ce qui facilite In vente des marchandises étrangères à travers tout le pays.Le tarif des Etats-Uniy est si élevé, que pratiquement 11 exclut les produits agricoles canadiens, le poisson et les manufactures.Le tarif canadien est si bas qu'il encourage les Américains à vendre au Canada leurs produits manufacturés, agricoles et autres marchandises que les Canadiens produisent.Cet état de choses ne devrait pas exister.On devrait avoir une base d'échange plug juste, Le departement du tarif de l'As- « tlation, déclara M, Smith, a com- pie un mémoire démontrant que 63 pays, comprenant la Grande- Bretagne, ont augmenté leur tarif depuis la guerre.Le Canada au contraire a fait quatre réductions, ouvrant par le fait ses marchés aux nations qui lui ont fermé les leurs.H demande pourquoi un changement s'impose dans [a politique fiscale sous laquelle le pays a si bien progressé?Le commerce a augmenté de $149,000,000 en 1879, à $1,- 747,000,000 en 1922.Le capital investi dans les manufactures s'est accrue de $165,000,000 à $3,500,- 000,000 de 1881 à 1921.Les marchandises manufacturées, durant la même période, ont augmenté de $309,000,000 à $4,000,000,000.En 1890 lea exportations étaient de $85, 000,000, ne comprenaient que 6 p.c.de produits manufacturés.Les exportations de l'année dernière étaient de $945,000,000, desquelles 50 p.c.étaient des produits manu- fa:turés ou en partie.En terminant, M.Smith déclara que le tarif est intimement liés aux chemins de fer Nationaux.A part de réduire les dépenses d'administration leur trafic doit être augmenté, et A co sujoy on a signalé que le revenu le plus proftable est la transportation du matériel brut aux manufactures pour être convertis en Marchandises.Si les réductions fréquonteg du tarif réduit la fabrication, 11 s\u2019en suit que les meilleurs clients des chemins de fer scront affectés et le montant de fret diminué.Entre 1913 et 1922 le millage a augmenté de 29,304 à 39,771 millos, ou 35 pour cent, mais le fret n\u2019a augmenté que de 56,- 829,000 à 62,273,169 tonnes, ou 10 p.c.Ces chifres sont forcément significatifs.En présentant M.Smith, M, Paul E Joubert, président de la Division de Québec, de l\u2019Association des Manufacturiers Canadiens, a déclaré que la province de Québec, a augmenté rapidement ses.rendements comme centre industriel, & cause de l'esprit d'entreprise de sa population, ses ressources naturelles, et ses immenses pouvoirs hydrauliques.Ceci a contribué À organiser un bon marché domestique avec l'aide de la prospérité agricole.Mais les industries ont eu à souffrir du manque de protection, et uno foule de personnes ont été forcées d'aller aux Etats-Unis, soit comme artisans ou agriculteurs, et & moins que les manufactures soient prospères, le cultivateur ne pourra prospérer, car ils sont intimement liés, cor sans un tarif convenable la chose n'est pas possible, Les autre, orateurs qui prirent la parole furent: MM, George A.Dobbin, de Galt, Ont, président de la Canadian Woollen Association, recommandant le préférence britannique sur les lainages; J.B.Mchurg, Halifax, pour l'industrie des navires, qui a été étouffée par le manque de protection; et G.Des- longchamps.vice-président de la Shoe Manufacturers\u2019 Association, qui relata la fermeture de plusieurs fabriques, causée par lu politique de bas tarif en vigueur dans le pays.BONS DE LA VICTOIRE Remboursables le ler novembre prochain.La maison de banque Versailles- Vidricaire-Boulais (limitée), nous prie d'annoncer qu'elle vachète ces bons dès maintenant et les paie: 1.En argent; 2.En bons de la nouvelle émission, imposables, rapportant, selon l\u2019échéance, 5.14 ou 5.23 pæ.; 3.En valeurs hypothécaires bien garanties ct rapportant de 6 1-2 à 7 1-2 p.c.S'adresser au bureau principal, 90, ruo S.-Jacques, à Montréal ; à la succursale de Québec, Immeuble de la Banque Nationale, ou à n\u2019importe quel agent ou correspondant de la maison, Reprise de \u201cAlain\u201d, sa mère et son amie\u201d, à l\u2019Orphéum La troupe de comédie française du théâtre Orphéum, qui a remporté son meilleur succès dans \u201cAlain, Sa Mère et Son Amie\u201d, il y a quelques sernaines, nous donnera une reprise de ce beau succès, commençant dimanche soir et se terminant jeudi en matinée.\u2018Alain, Sa Mère et Son Amie\u201d est certainement une des meilleures comédies du répertoire moderne.Lu pièce est de MM.l\u2019'au] Aumont et Marcel Gerhidon, deux noms avec lesquels le public est peu familier.Le public fut conquis dès le début du premier acte qui échappe à la monotonie ordinaire de l'exposition du sujet et de la présentation deg caractères.Noug apprenons qu\u2019une famille de Brionne noblesse qui descend du page dans l'incohérence sociale à cause des actions de certains membres de la famille.la bonne mar- [quise, qui craint que dans ses ran- donnéeg nocturnes, Alain, le Benjamin de la famille, ne se jette à la tête d'une demi-mondaine suivant l'exemple de ses deux frères, consulte Ludovic Rozans, un parisien qui peut toujours donner un bon conseil.Rozans fait comprendre a la marquise que le seul moyen de sauver Alain, c'est de Jui trouver une petite amie sérieuse.Echos et Anecdotes | POUR DORMIR EN WAGON Vous êtes dans votre came partiment, Vous vous sentez emporté en une course de vertige à travers la campagne nocturne, Vous ne dormez pas, Vous somnolez un peu, bercé par la chanoson des roues sur le rail.Et vous vous demandez confusément : \u2014Combien pouvons - nous faire de kilomètres à l'heure ?Eh bien ! vous avez un moyen de le savoir, paraît-il.C\u2019est de compter le nombre de secousses que donnenf les roues en, passant sur les interstices des rails et de suivre, en même temps, sur votre montre l\u2019aiguille des secondes.Le nombre des secousses perçues, en un laps de temps de 43 secondes est exactement le nombre qui représente en kilomètres, la vitesse de votre train.Tar exemple, al en 43 secondes vous avez compté 72 secousses, c'est que votre convoi file à 72 kilomètres à l'heure, C\u2019est du moins ce qu\u2019affirme un ingénieur ingénieux doublé d'un habile arithméticien, Et peut-être qu\u2019en calculant le nombre des secousses fini- rez-vous, sans y prendre garde, par vous endormir.L'AVENTURIER.SANS CHANCE.Cet aventurier n\u2019est autre que M, Gabriele d\u2019Annunzio.C'est lui, du moins, qui nous le dit, puisque c'est ainsi qu'il intitule un de ses prochains ouvrages, où il a résumé, pa- rait-il, ses impressions d'Orient.Un second volume suivra, sous le titre: \u201cl'Archange d'Asie\u201d, qui traitera de sujets analogues, Mais le poète va publier un autre livre déjà entièrement composé.Il s'agit d\u2019un discours qu'il s'adresse à lui-même et dans lequel il examine les principales circonstances de sa vie, la valeur de ses actions, la portée de ses aspirations spirituelles.Ce livre, très audacieux, a pour titre: \u201cDe Moi à mai- même\u201d.Audacieux, soit ! Le mieux serait qu\u2019il fût entièrement sincère, Sinon le mot de Pascal : \u201cLe Moi est haïssable\u201d, s'imposera en épigraphe.En tous cas, il est assez au- ! dacieux, même lorsqu'on est : sincère, de se traiter d\u2019\u201cAventurier sans chance\u201d, lorsqu'on ; & vécu la vie de Gabricle d\u2019An- | nunzio.tions diverses sont d'avis que pour développer davantage le pays.un tarif plus élevé est nécessaire, afin de nous libérer de dettes et pourvoir.à la prospérité de tous.Après la guerre, dit M.Smith,; toutes misères étaient dues su ta-\u2019 a À rif.et que lea manufacturiers en: ES profitsient pour hausser les prix.NS Sous l'effet crée par ces ondits de.l'opinion publique, on » subi quatre\u2019 .A .' réductions séricusey du tarif; deux ro.vernement, ct deux en 1922 ¢t 1923] Sh par le gouvernement libéral.SS \u201cMais ou est la prospérité pro- SS mize?\" demanda l'orateur.Les an-: SS nées coincidentes avec les quatre, - => réductions du tarif ont-elles été | a bonnes pour le cultivateur?Ont-| = i elles été bonnes pour le consomma-, teur?La population augmente-t-' elle?Les chemins de fer sont-ils profitablea?banques amélio- rent-elleg leurs (tite «tr augmentent- \u201cles leurs réservei?Le développement du pays : - !! augmenté?\u201d Avec une te! - politique, déclara le président, la prospérité du pays a été impossible, et dans l'intervalle leg Etats-Unis ont marché de l'avant en renforcissant leurs murs du tarif.tandis que |e Canada a subi la plus sérieuse dépression agricole et industrielle pour plusieurs années, perdant aussi une grande partie de ga population au bénéfice de la république voisine.Les augmentations de la préférence britannique ont aggravé la situation.Ces thangements ont été surtout nuisibles À l'induetrie des lainages et des tricots canadiens, augmentant par le fait le pourcentage des achats venant du Royaume-Uni, car le tarif préférentiel a manqué son but, vu que les Canadiens au- Jourd'hui achêtent proportionnellement plus deg Etats-Unis que du Royaume-Uni.En augmentant da- ~ vantage la préférence n'aura aucun bon effet, car il convaineu que cela réagirait quand même contre Ÿ Les Eyl 73, I IN m tarifa préférentiels soient abolis?\u201d dit M.Smith.\u2018Pas du tout.\u201d En 4 maintes occasions l'Association des Manufacturiers Canadiens a adhéré cu principe du commerce préférentiel, spécialement avec leg possessions de l'Empire britannique.Mais le tempa est arrivé où, en justice pour notre pays, les préférences de commerce devront être arrangées sur une base d\u2019affaires.C'est-à-dire que nous ne devrions accorder des faveurs de commerce qu\u2019en autant qu\u2019on recevra l'équivalent en retour.Le Canada a déjà conclg un tarif de préférence avec les Indes|.vent:de Florence pour \u2018y apprendre l'italien, Elle y resta et éle parie maintenant Je plus pur wean.Nes a ss a EN hgh et Sa po at au AF TR CRS occldentales, 1a Nouvelle-Zélande et le Sud-africain ot assale la méme| chose avec l'Australie, Toutefois, | a Si Ter A ie vo, AR Paid Fi les {Industries canadiennes qui ne ZZ \u2014\u2014 ES peuvent pas faire concurrence avec \u201c7 5 PM ot 8 les indusries anglaises dont l\u2019admi- Tk A fd X ff nistration coGte beaucoup moins.NL DIR \u201cDemandons-nous alors que les i) 43) Re 7 ig A Ji J I) # 7 Jé www Ten 6 bd Jo me suis fait sécher, Choour-Lat ya, sta, @ me suis fait sécher, plus ur la Le Choouer-Lei ya etc.Lui ya lemgtempe que $e Jemalo je\u2018 us weublisral Zab fours Foun, be os les fouilles a theme Sous len foutilez d'un chêne, haute branche, chantait A b di.re fon-mi-ne kb Qe » La Lg tax; al t tr fi \u2018 p la clai fontaine Sur la plus haute branche, allan promener, Ie rossignol chantait, Som EE Abs Chante, rossimol, chante, Toi qui as le coeur gal; Choeur\u2014Lui ya, ete 5 Chante, rossignol, chante, Tol qui as coeur gol; Tu as le coeur à rire, Moi, je l'ai-t-à pleurer, Choour-\u2014Lti ya, oto,
de

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