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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 22 septembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1923-09-22, Collections de BAnQ.

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[" LE NUMERO Ww, a « SOUS CABLE: FLAMBO \u2014 VOL.IX \u2014 No 639 REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS +, REDIGEE EN MONTREAL, SAMEDI 22 SEPTEMBRE 1923 dé LE NUMERO SOUS Abonnement: Tél.Est 898 Pur malie, 82.50 par année [F230 COLLABORATION Le Numéro: 3 Sous QUELES ECHEVINS SORTENT DU MARASME Et qu\u2019ils songent a sauver leurs dépôts Le jour fatal des élections municipales approche et, cependant, l\u2019ensemble du corps échevinal ne fait rien encore pour rétablir sa popularité chancelante.Nos édiles croient-ils sincèrement que le rôle passif qu\u2019ils n\u2019ont cessé de jouer au conseil de ville sera approuvé par l'électeur ?Ce serait le comble de la naïveté! Nos échevins ont été élus et payés par le peuple pour représenter les intérêts de Montréal en hommes libres et indépendants.La plupart, jusqu\u2019ici, se sont conduit comme des moutons! Nous n\u2019avons pas, à l\u2019\u201cAutorité\u201d, plus de tendresse qu\u2019il n\u2019en faut pour le corps échevinal actuel et nous sommes persuadés que la majorité de nos pères conscrits seront battus à plate couture, mais il nous semble que l\u2019heure est venu pour eux de songer au moins à sau- \u201cvez leurs dépôts! : pn wd.0 ATT SEVERINUS.0 ee A = EC TIE \u201cNOS BANQUES HORS DE DANGER EXEMPLE A SUIVRE .UN : À Nous ne voulons pas déprécier le voisin.Nous :voulens simplement jouer ce que dans les associations anglaises on appelle le rôle de \u201cbooster\u201d.Les événe- ments nous forcent de dire du bien de nos institutions parce qu\u2019elles ont prouvé, où d\u2019autres ont fzi/ii, leur valeur, la sagesse de leur administration, l\u2019esprit de prévoyance et d\u2019économie de leurs directeurs.Dieu sait auelle lutte ces hommes ont dû livrer pour tuer la légende qui les étouffait et les ligotait comme une pieuvre.\u201cLes Canadiens-français ne sont pas des hommes d\u2019affaires\u201d, disait-on.La chose était réglée, la cause entendue; et pour toute transaction importante on se tournait vers l\u2019Anglais.Honneur à ces hommes qui ont tenu quand ceux de l'arrière ne leur faisait point confiance, qui ont vaincu quand l'esprit de défaitisme chassait les concours sur lesquels ils auraient dû compter.Songez qu\u2019ils n\u2019hésitaient point à se mettre des entraves volontaires parce qu\u2019ils savaient que l\u2019honneur du nom canadien-français était attaché à la réussite de leurs affaires, à la probité rigoureuse de leur administration.Dans l'une de nos institutions financières il est de règle absolue de ne pas avancer un seul sou à un directeur ou à une compagnie où il est intéressé personnellement.Cette rigidité vraiment romaine assure le fonctionnement sans heurt de l'institution.Si elle était en honneur dans toutes les institutions analogues, les faillites seraient inconnues.DEBENTUR.LES ETATS-UNIS ET LA SOGIETE DES NATIONS Les idées justes font leur chemin.La France éprouva, certes, une déception amère lorsqu\u2019elle apprit que les Etats- Unis refusaient de ratifier le Traité de Versailles, et, particulièrement, dans le Traité, le \u201cCovenant\u201d.Il était l\u2019oeuvre du président Wilson, On pouvait à peine croire que l\u2019Amérique désavouât son iHustre représentant.Rien de plus vrai, toutefois, La passion des partis l\u2019emporta sur la raison.Les républicains firent bloc contre l'initiateur de la Société des Nations, \u2014Ne mélons pas la jeune Amérique aux querelles de la vieille Europe, dirent-ils, Qui sait où nous serions entraînés?Réstons chez nous.Rappelons-nous les vieux conseils de Monroe.L\u2019isolement nous est facile et nous sera avantageux.Ce fut sur ce programme que se fit l\u2019élection de M.Harding, qui le croyait sage et qui l\u2019appliqua fort strictement.Mais le temps passa.Les affaires de la vieille Europe se compliquèrent, Celles de Ja jeune Amérique ne prospérèrent pas.Et le Président élu en haine du \u201cCovenant\u201d en vint à comprendre qu'il s\u2019était trompé.Dans une lettre officielle écrite peu de jours avant sa mort, il disait, en effet: \u201cJ\u2019ai été longtemps convaincu que les Etats-Unis ne pouvaient et ne voudraient pas faire partie de la Société des Nations.Je n\u2019ai plus cette conviction.Mon espoir est aujourd\u2019hui que l\u2019on trouve le moyen de réaliser une association mondiale.\u201d M, Harding est mort trop tôt.L'initiative qu\u2019i] eût prise, il n\u2019est pas probable que M, Coolidge la prenne.Mais on peut penser\u2014et M.Harding le pensait\u2014que l\u2019évolution qui s\u2019était faite dans son esprit s\u2019est faite dans beaucoup d\u2019autres, Au surplus, ne suffit-il pas d\u2019ouvrix les yeux pour se rendre compte que l\u2019isolement d\u2019une grande nation, est, désormais une chimère; qu\u2019i] y a plus, dans la guerre, aucune protection naturelle pour aucun pays; et que, dans la paix, la solidarité économique s'étend à toutes les puissances, Les Américains sont gens de bon sens.Un peu plus tôt, un peu plus tard, ils comprendront la faute qu\u2019ils ont commise en cédant à des préoccupations d\u2019un aveugle égoïsme; et leur entrée dans la Société des Nations inaugurera pour eux comme pour nous-mêmes une ère nouvelle de paix et de prospérité.Pierre BERTRAND.Le canon va Grenades Le célèbre invanteur Turpin aug- gère un système d'extinction des incendies de forêts par bombes lancées d'avions.\u201c x * Il y aurait une revanche de la morale, à utiliser pour le bien public, ce qui fut trop souvent @n instrument de mort.+ # #& Un professeur américain, pour renouveler l'exploit d'un vieux trappeur, s'entraîne à ramper sur les genoux et les mains.x OE A Il veut ainsi \u201ccouvrir\u2019\u2019 cent milles.+ x Beaucoup, en rampant, sont arrivés plus loin.% Xx MW Médiocre et rampant, et l'on arrive à tout.comme dit l'autre.HE HK La récolte du blé et des patates, # +* Le prix du cnarbon, \u201c = * Le prix des habits, des provisions et des loyers, x WOW Le coulage dans la province Québec, de cs ¥ + La prohibition qui ne prohibe pas, x EW Le gaspillage dans les administrations municipales, .= + \u2018 Ny La rage des automobiles, Mad * # # = L'épouvantable désastre au Jepon.» * La situation en Europe, la révolution en Espagne, * * ° Le salut de nos êmes, ®t l'avenir de nos enfants, Tout ça c\u2019est fameux combat important, mais | | c'est de la m\u2026armelade à côté du'\u2018Yamaska avec une majorité de 2,000 voix, mais aux dernières élections provinciales M.Ed.Ouellette n\u2019a été : LE CABINET IRA AU FEU SOUS LE COMMANDEMENT DE L\u2019HON.PERRON.\u201c.LES CONVENTIONS.(De notre correspondant spécial) Québec, 20.\u2014 Enfin les vacances politiques sont terminées! Les deux camps politiques sont à fourbir leurs armes.Il y a quelques jours, c\u2019était le branle-bas conservateur chez Bertani et la nomination d\u2019un nouveau généralissime bleu pour le district de Québec, au- jourd'hui nous avons eu la réunion du cabinet provincial à 11 heures où il fut particulièrement question des élections partielles de Richmond, Brome et Abitibi.La date de la convention de l'Abitibi a été fixée au 2 octobre.L'hon.M.J.-E.Perrault y assistera.Trois noms seront soumis à la convention, qui comprendra 110 délégués.Les aspirants sont M.Hector Authier, M.Boisvert et M.F.-X.Gauthier.Les délégués seront absolument libres dans leur choix, mais les paris sont en faveur de M.Authier, qui est le véritable pionnier de la région et à qui la population de l\u2019Abitibi veut témoigner sa reconnaissance.Les ministres ont étudié le cas de Yamaska.C'est l\u2019hon.M.J.-L.Perron, le ministre de la Voirie, qui a organisé l'élection fédérale de Yamaska, en 1921, quelques mois avant les élections générales de 1921.On sait que la victoire de M.Aimé Boucher, N.P., dans Yamas-: ka, fut le prélude du grand coup de balai des libéraux, le 6 décembre 1921, dans la province de Québec.L'exemple de Yamaska fut suivi par 65 comtés aux élections générales.L\u2019hon.M.Perron a pris des renseignements auprès de ses amis de Yamaska pour savoir quelles sont les chances du gouvernement; provincial dans une électior partielle.En 1921, le ministre de la Voirie avait gagné Dempsey-Firpo qui s\u2019est déroulé élu que par 250 voix.On attribue ce résultat au fait que l'autre soir à New-York devant une M, Quellette n'a pas provoqué beaucoup d'enthousiasme ceutain® de milliers d'êtres humains qui ont pris plaisir à voir deux brutes musclées se donner des coups de poing sur la gueule.» .° La plupart des d\u2019affaires qui partent pour une vacance d'un mois, ce disent: .Nous aflon, choisir um petit droit poétique au bord d'un lac pois- * ° ° Nous ue lirons aucun magazine.eo = Nous ne recevrons aucun journal, .+ + Nous n\u2019utilieerons pes de téléphone, * Li * cla.Nous n'emporterons pas de vigraphe, .s&s + Nous oublierona le radio, .«s 6% Nous bannirons le graphophone.».+ Noug ne recevrons pas de visite, .+ + Nous ne verrons aucune: de nos connaîssances, nous rappelant la ville; ° Dans cette simple et paisible retraite nous nous proposons de passer un mois.Mais, en réalité, nous n\u2019y passe- vous que deux jours!ll Li * .M.Vladimir Pachmann, un pia: niste russe récemment débarqué à New-York, nous apprend qu'il est le plus grand pianiste du monde.- ® $s + Ce doit être vrai.puisque c\u2019est lui-même qui le dit.+ Il est peut-être bon pisnieté, mais il est bigrament prétentioux quand it dit: .& = \u201cJo suis lo grand joueur.Rien ne peut être plue beau, plus superbe que mon jou.C\u2019est merveilleux.Lorsque j'entends ce que jrexécute, je me dis, c'est fini, c'est parfait.Er j'en remevele Dieu!\u201d = # 5 Comme prétention Vladimir enfonce les triumvire de hôtel de ville.* » * Une grande société juive de New- Yerk vient de publier que présentement il y a 15,800,000 Juifs dans le monde entier, dont 1,643,000 dans la ville de New-York et 1,987,000 dans le reste des Etats-Unis.=\u201c +» En Fronee.il y an a 500,000.' dans le comté dans la dernière campagne, car ses amis croyaient qu\u2019au lendemain des élections il serait nommé conseiller législatif.que dans une élection partielle l\u2019opposition n\u2019aurait aucune chance d\u2019enlever Yamaska au gouvernement, sur- harmonie reposant sur les vieilles: tout si on laisse les libéraux se choisir un bon candidat.L'hon.M.Perron prendra probablement la direction de la lutte dans l\u2019Abitibi aussi, car l\u2019hon M.Perrault, dès qu'il aura assisté à la convention d\u2019Amos, devra se rendre dans Richmond et Brome pour diriger L\u2019hon.M.Perron est convaincu, gronder da s Yamaska! Carnet de la Semaine L'ART MECANIQUE Le futuriste Marine:ti, tel le ne- gre, continue, A l'approche de la réouverture de la saison, il se rappelle à l'attention des foules qui sont tentées trop vo- que ceux de son art.Ce qu\u2019il appelle son art, au surplus, c'est ce qui est délibérément anti-artistique et purement, sordidement utilitaire.Il veut raser le cathédrale, et s'agenouiller devant les usines, fussent-elles insalubres.| I vient de découvrir que la vitesse constitue une beauté nouvelle.' La vitesse de l'hirondelle ayant têté chantée et peinte dans les sie- |eles passés lui est, bien entendu, \u2018odieuse.1 .\u2018 } MH voit la vitesse de l'auto : son \u201cmanifeste\u2019\u2019 débute par cette coi lemsscrie: i \u201cNous déclarong que la splen- | ideur du monde s'est enrichie d'une ' beauté nouvelle: la beauté de la vi- | .:tesse.Une automobile de course lavec son coffre orne de gros tuyaux ! à .tels des serpents à l'haleine explo- \u2018sive.automobile une rugissanie, qui a l'air de courir sur de la m:- ; traille, est plus belle que la \u2018\u2018Vicitoire de Samothrace ?\" \u201cNous |foules.la vibration nocturne des \u2018arsenaux.les usines.ponts.\u201cles paquebots aventureux.les loco- chanterons les grandes les ; motives.\u2026 et le vol glissant des né- roplanes.\u201d + Comment peut-il = chanter les |ponts qui ne bougent pas?Il ne peut 1 gure chanter que les pants trane-| ibordeurs.Et encore, ils bougent \u2018bien lentement! Cette \u2018\u201cmodernolatrie\u201d (le mot est de lui) Je pousse à prendre \u2018infiniment plus de plaisir A combiner idéalement des bruits de tramways, d\u2019auto, de vuitures et de foules criardes, qu'à écouler l\u2018\u2019Héroïque\u201d ou ja \u2018Pastorale\u2019.Krupp, d'après lui, est un plus \u2018grand musicien que Beethoven.Toutefois, il ne répudie pas toute bases mais c'est a la condition qu'elle soit mécanique.! [1] : \u2019 * ° : Rien de plus intéressant, pour le poète futuriste, que l'ag'tation ld\u2019un clavier dans un piano mécanique\u201d.Parbleu! l'avenement du futuris- lontiers a: céder a d'autres attraits | *| | VENGEZ VOTRE HONNEUR, CHEF! | mn comes méme ty ep A LE PEUPLE EST AVEC VOUS.Nous continuons à recevoir à l'\u201cAutorité\u2019\u201d de nombreuses lettres à l\u2019effet qu\u2019un certain nombre de \u201c\u201cslot- machines\u201d continuent de fonctionner en dépit de la vaillante action du chef de Police.Pourquoi ne pas arrêter les marchands de mau- {vaise foi qui continuent à servir de complices aux voleurs dans l\u2019exploitation des gogos ?Les commerçants qui hospitalisent des machines à voler et partagent dans les bénéfices, ne doivent pas seulement être impitoyablement boycottés, ils doivent aussi être arrêtés comme complices au premier degré, par les gardiens de l'ordre.| L'existence de ces machines dans les endroits publics est un véritable défi au bon sens, à l\u2019ordre et à la police qu'on bafoue.L'AUTORITE.Ace Pal Leitre d'Oitawe Clic dwd Ottawa, 22, \u2014 A Geneve, 3 Société des Nations tient sa quatrième assemblée annuelle Les diplomates du monde enter font duns le moment une revue des affaires du monde et les nouvelles qui nous arrivent tous les jours semblent indiquer un état d\u2019anxiété intense, On se demande si Ja Société fondée au lendemain de la guerre, pour der au rétablissement de la paix dans le monde, atteint sa tin.Beaucoup en deutent.lien et qui déclarent franchement qu'e le t'est pas née viable.D'autres comme Lord Robert Cecil témoignent vraiment d'une confiance inébraniable.Ils jugent cette institution non sculement utile, mais nécessaire à la Paix du monde, Le Canada qui n'a pas encore eu besoin de cette institution lui accorde son appui franc et loyal.Chaque jour des Canadiens par milliers dunnent \u2018eur généreuse adhésion à la Soniété-«es Nations.-Les délégués canadiens ont joué par le passé un role bienfaisant au cour: des délibérations annuelles.1 y a quelques jours à prine, apres l'admission de Virlande dans cette Société, c\u2019est l'hon.Geo, P.Graham.notre popu- \u2018aire ministre des Chemins de Fer, qui souhaitait cordialement a bienvenue aux délégués irlandais en leur offrant un déjeuner à Genève, Sir Lomer Gouin discutera devant une com- , Mission spéciale a nécessité de modifier l'article NX afin de le rendre acceptable à toutes les nations de la terre, Le Canada, nation pacifique.continue sa mission pacifique st concillatrice.Notre pays est le seul Etat de \"Amérique du Nord à prendre part à cette importante assemblee.1 | avec l\u2019hon.M.Nicol, la campagne dans ces deux comtés.me dans les sphères officieiles de l\u2019Empire, En menant à bien ces deux campagnes, notre mi- | * .- - .pe , nistre de la Voirie témoignera encore une fois qu\u2019il n\u2019est pas si impopulaire qu\u2019on a voulu le faire croire en certains milieux, PHARAMOND.A COMMISSION OE LETERNEL SILENCE QUE SIGNIFIENT CES TENEBRES ?La Commission de l\u2019éternel silence c\u2019est la Commission des Liqueurs, présidée par l'hon.Simard.Les libéraux du district de Montréal commencent |à se demander avec angoisse ce que peut bien signifier le silence et les ténèbres qui enveloppent les murs tristes de la vieille prison.On ne parvient pas à s'expliquer comment un organisme public qui manipule les millions du public puisse, en pleine démocratie, sous un régime libéral se cacher dans l'ombre épaisse.On ne comprend pas l\u2019attitude équivoque de M.Simard, serviteur du public, payé par le public qui reste muet dans cette louche obscurité, tel le fantôme de Banco! Et l\u2019on continue, dans les cercles rouges, à s\u2019interroger douloureusement.Pourquoi M.Simard ne parle-t-il pas s\u2019il est vrai qu\u2019il n\u2019a rien à cacher ! Ceux qui doutaient encore de la cause de la défaite du 5 février à Montréal, sont maintenant éclairés.Combien de temps le silence de M.Simard peut-il durer ?M.Simard veut-il absolument empoisonner le régime libéral dans la métropole ?JULES BERT.En Grande-Bretagne, 600,000.000 en Judée, = + * « * +8 3,500,000 on Pologne.Si les Canadiens continuent à .* % émigrer, ce sera un fait curieux aus- 3,130,000 en Russie.ai, car il y en aura plus aux Etets- .»* + Unie qu'au Canada.Fait curieux, il n\u2019y on à que 54- MISTOUFFLET, l\u2019art s\u2019affirmor, instantanément par la création, au Conscrvatoire, d'un ! cours d'orgue de Barbsrie et l'inau- \u2018guration d\u2019une classe de grosse caisse.La côtés, appartien: à l'art mécanique, Le bruit.La grosse grosse caisse, par certains et puis, elle fait du bruit.jc'est de l'art futuriste.caisse peut encore réaliser ce genre que le Futurisme appelle la \u201cdecla- \u2018mation dynamique.\u201d du futurisme, et c'est peut-etre tout le futurisme.Jean DRAULT, Nos lecteurs nous écrivent Les mutilés du Reich spa 25.Montréal, 19 sept.19 M.le Directeur, Tandis que ja France et la Belgique attendent toujours les versements de l\u2019Alemagne pour acquitter les pensions de leurs nombreux mutilés et des autres victimes de la guerre, l'office statistique de Berlin nous fait rigoureusement savoir que le budget du eleich doit assurer le paiement de 2,- 045,963 pensions dont 960,560 à des invalides de la guerre.Certes, les mensualités que ces malheureux touchent aux caisses de l'Etat ne leur permettent pas de vivre en grands seigneurs, maig du moins ils touchant quelque chose du pays coupable, du pays qui voulut et fit la guerre: tandis que, sans le dévouement financier de leurs compatriotes, les mutilés français et belges envers qui l\u2019Allemagne a pourtant reconnu et signé sa dette, ne toucheraient rien du tout.Je crois qu\u2019il est bon de si- aler ces faits au public, ne ût-ce que pour montrer l'injustice du Star, le journal francophobe de notre ville, Veuillez, etc.Hanri CHARTIER.La grosse caisse c'est le symbole | | Le tres honorable W, 1.MacKerzire-Kine ~ ZA UP faute si une fatalité malicieuse plaçait au bout du canon de son fusil = un bourriquet au lieu d'un liom, et = :i la même fatalité impitoyable lui = \u2014 avait refusé le plus mince filet de ze 7 voix?._\u2014_\u2014 Tartarin ne créait pas tout; il mo- Ndifiait.Carbassou a moins de scru- NC pulez.Il ment avec une audace dé- = - concertante, et si vous le prenez en \u2014 flagrant délit de mensonge, il n\u2019avoue pas, il n'avoue jamais.Vous pensez l'avoir confondu; il vous regarde pendant dix secondes, puis, éclatant de rire, vous objecte froidement: \u2014Ca = c'est drôle.Vous avez Quand Jean-Anfoine Pan La fiero 6° Shard >.& ef é ve Le Ed aif 1e prési 3 oF, o \\ ep | 111 KL dent de la première assemblée législative, 3 à Québec en 1792, la bière de Mouson comptait même alors 6 ans d'existence.-FONDÉE EN 1786 / voire PEER PL, Lg SE ; oh ve dR Dh ER oise Gemma: a TO.A Dero LIV 4 RE Te a\u2019 - oo \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ee \u2014\u2014\u2014\u2014 de la supréme liberté, soit imposée aux jeunes gens comme un service de caserne dont il faut s\u2019acquittez routinièrement, sous peine de n\u2019avoir pas un diplôme.Mais, d'autre part, il me semblerait funeste pour la France et pour 'a partie de I'humanité qui luit en elle que notre jeunesse perdit tout contact avec la sublime et exquise tradition de beauté qui est passée depuis des siècles dans le génie de notre peuple, dans son génie d'art et dans son génie de révolution., Tant pis pour notre pays si une libre et noble curiosité n attire point vers ces études et vers ces joies une partie des élèves de nos lycées, même sans l\u2019amorce d'un diplôme privilégié! Je crois qu'aucune vérité ne peut se passer de beauté et que le génie antique est, pour notre nation et pour notre race, une source de beauté.C'est un beau lac de lumière qu'il faut regarder à notre horizon.La révolution sociale sera plus noble, plus humaine, plus soucieuse de haute culture dans un pays qui n'aura point perdu l'habitude de certains chemins et de certains sommets.Et, autant il est ridicule que ce soit une corvée, autant il serait bon que des équipes de volontaires maintiennent ces voies tracées.Mettre donc à la portée de tous les élèves du lycée toutes les formes possibles d\u2019éducation, n\u2019en imposer aucune, laisser devant chacun toute l\u2019étendue, toute l\u2019ouverture de l\u2019horizon et lui permettre de choisir la direction, d'aller vers Orient, vers Homère ou vers-Shakespeare, c\u2019était la seule méthode qui répondit à la complexité de la société moderne, toute chargée de trésors antiques et en quête de trésors nouveaux.° Mais ici encore, que de problèmes sociaux vont surgir! Quoi! vous voulez que les enfants puissent être libres de bonne heure, qu\u2019à quatorze ou quinze ans, après le premier cycle d'études accompli, ils puissent entrer dans la vie, pratiquer un métier, s\u2019engager dans une entreprise! Vous désirez, et avec raison, que notre race devienne ou redevienne agissante, qu\u2019elle développe sa puissance économique, qu\u2019elle aît l'initiative et le ressort ! Vous espérez, d'autre part, qu\u2019elle gardera assez de noblesse d'esprit pour continuer, malgré l'urgence des besognes pratiques, l\u2019étude des oeuvres et des civilisations anciennes ! Et à cette société qui veut vivre, à cette société qui n\u2019a pas trop de tout son temps, de toutes ses énergies pour ses tâches multiples, vous continuerez à imposer un terrible fardeau miiitaire, accablant et stérilisant ! Toute réforme d\u2019enseignement sera vaine, tout effort de libre et noble culture sera superficiel, si cette réforme et cet effort ne sont pas complétés par.une-politique de paix internationale et de désarmement.Oui, tout est lié.La caserne est l'ennemie de l'industrie, comme elle est l'ennemie de l\u2019école, du lycée, de l\u2019Université, comme elle est l\u2019erinemie \u2018de l\u2019ouvrier et du paysan, La paix armée est inconéiliable désormais avec la culture, avec l\u2019action, avec le progrès, avec la vie ; elle arrête l'élan du travail comme l'élan de la recherche, .1a production comme la-pensée.Guerre à la guerre! Guerre a lapaix armée, qui-est le mal de guerre devenu.chronique ! i i Jegn JAURES.| RE a.\u201c Hauts cadre st noite ops i} nt nf \u2014 .\u2026-.Jeru?.Mais je plaisantais.je voulais vous faire marcher.Je n'avais pag vu Carbassou depuis plusieurs mois, et je me demandais ce qu\u2019il était devenu, quand, avant-hier.je me suis heurté à lui sur le boulevard.Un chapeau de feutre, un visage rouge, des yeux ronds.C'était mon Carbassou qui commence par gesticuler, blasphémer en patois et entreprend ensuite de me raconter, à la manière d'un conférencier, son grand voyage.pécairel.Comment, vous ne savez pas?.Mais si, son voyage de I'Argentine jusqu'à la Cordillére.\u2014 \u201cLa CordiMère?\u201d* \u2014 Té, celle des Andes parbleu!.\u201d Je me méfie toujours de Carbassou.Je me hâtai de l'interrompre pour lui exprimer quelques doutes sur l'authenticité de ce voyage.Si Carbassou s\u2019était mis en colère, j'aurais cru qu\u2019il avait menti.Il eut l'intelligence de ne pas broncher: \u2014Je regrette, répliqua-t-il doucement, de ne pas avoir sur moi les lettres du directeur de la Compagnie Transatlantique et différents papiers qui vous auraient prouvé que j'ai quitté la France le 27 novembre dernier pour arriver à Bué- nos-Ayres le 18 décembre, Et fl ajouta: \u2014D\u2019ailleurs, il est inutile que je vou, confle mes impressions.Je pensais qu\u2019elles vous intéresseraient; je me suis trompé, voilà tout, Déjà, il s'éloignait, le visage consterné.Je dus le supplier de pardonner meg railleries.Il n'attendait pas autre chose.fit visiter l'Argentine, me guida de Buénos-Ayres à Tucuman, me révéla la splendeur des forêts du Chaco austral et ne m\u2019abandonna qu'après m'avoir forcé à traverser leg Andes.Carbassou, tête nue, épongeait son [front ruisselant de sueur\u2026 Moi, J'étais exténué.Songez donc.que Une heure durant, Carbassou me|' Le thé vert 4 un arôme agréable | et réparateur si c'est du \u201cSALA- DA\u2019.Demandez instamment les paquets à enveloppe métallique et portant le sceau \u201cSALADA\", 1 .j'avais parcouru des estancias de vingt mille hectares; j'avais suivi les gauchos dans leurs randonnées à cheval, à travers le campo.et gravi les flancs du Tupungato, volcan dont le cône est couvert de neiges éternelles.Parfois mon scepticisme, à cause des récits d\u2019explorateurs, se disait: \u2014Carbassou a lu tout cela des livres de géographie.Mais mon homme énumérait des détails si précis qu\u2019il fallait leg avoir vus pour s'en souvenir.Les muletiers chiliens dont la tête sous le large sombrero était serrée par une bande à molettes., les trois mules des convois, aveuglées par des pou- chos et portant des sacs de courrier, sous le neige.Quand je quittai Carbassou, j'étais convaincu qu'il revenait de Ja République Argentine.Hier, le hasard m\u2019a conduit dans une salle de cinématographe.Ty ai reconnu au cours d'un film documentaire, les estancias, les gauchos, le Tupungato, les trois mules encapuchonnées.Il ne manquait sur l'écran \u2014 et pour cause \u2014 que Carbagsou.Ce qui ne l'empêchera pas de soutenir qu\u2019il a voulu me faire marcher.\u201cIls\u201d sont terribles!.René GIRARDET.dans 7] Lu à la foire au pain d\u2019épices sur une des nombreuses baraques de dompteurs : Téléphone Est 2913 6 ATE Ce \u201c } i he = 265 ST-DENIS J.A.GIROUX MARCHAND-TAILLEUR pour DAMES et MESSIEURS \u2014 A \u2014 Coupe Garantie MONTREAL \u2014 Cartes d\u2019affaires BEDARD, RODOLPHE EXPERT-COMPTABLE Membre de l'Institut des Comptables 26 RUE SAINT-DENIS Tél.Est 393.EEE NORMANDIN & DESROSIERS Courtiers on Assurance - a 232 RUE ST-JACQUES Montréal.Tél, Main 3983 Tél.Main 4852 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014S TURCUT LIMITEE urs en gravois, une spéciatité Cour OTBIER-STEAMFITTER Prix modérés 1681 rue CLARK.ST-LOUIS 268 EE EE AVOCATS Beauregard, H, £Entr.venorai Edifice Power.Tél.Main 4168 J ALBAN GERMAIN, C.B, 92 ,Notre-Dame Est %0 ins.16 8.Tél.Main 901 I RSS S.W.JACOBS & PHILLIPS, AVOCATS X., dompteur d\u2019animaux LER yivants et autres.83 CRAIG OUEST, | Main 4610 \u2014\u2014 .PAUL LANCTOT AVOCAT co 30 S.Jrcques.Tél.M.2148.Sr tr ROLAND MAILLET Edifice \u201cLA SAUVEGARDE * Mathieu A.PAPINEAU avocat 180 St-Jacques, Tél.Main 2279 mr rar rer er rt Perron, 'Taschereau, Rinfret, Vallée & Genest, avocats.11 PLACE D'ARMES, Main 8360 is.DOCTEURS EE \u2014 Dr ALBERIG MARIN, des hôpitaux militaires vénériens.France, Angleterre Traitement des maladies de la peau, voies urinaires, eyphills, Consultations: 2 4 6,7 & 9.Tél, Ess 6958, 201, rue St-Denis.me ES \u201cL\u2019Autorité\u2019\u201d est publiée et éditée par \u201cL'Autorité.Co.\u201d L'imprimerie Le- Matin, Limtée, en est l'impri- mou, oe a\u201d Samedi 22 septembre 1923 \u2018 L'AUTONITE CHRONIQUE DE LA CORNE BASSE \u201cQu'il ne soit pas non plus artiste.\u201d Souvent il m'arrive de recevoir, au Petit Parisien, la visite d\u2019inconnus que tourmente l\u2019ambition d\u2019écrire dans les feuilles, Je les reçois toujours.L'art de refuser les entrevues m\u2019est étranger; je ne serai jamais ministre, ni secrétaire d\u2019un théâtre, Je les reçois un peu par vergogne, un peu par mauvaise curiosité, Leurs noms obscurs, inscrits sur les petites fiches rouges (nom de visiteur.objet de la visite.) vole aux mains des garçons, dans les couloirs, galeries et entreponts du grand paquebot journalistique.La porte de ma cabine s\u2019ouvre: l\u2019ambitieux se tient sur le seuil, son chapeau à la main, le regard fixé sur mon gros ventre, l'air hardi.L! a vingt ans, Un parapiuie, un baccalauréat, Sa mise est d\u2019un boxeur pauvre ou d'un commis de préfecture, selon.Ceux-là viennent des grands magasins, ceux-ci de leurs départements, Ils connaissent tous les journalistes du temps: polémistes, auteurs de filets quotidiens\u201d, grands reporters et les survivants de la chronique, de rnême que les.jeunes sportsmen savent par coeur les noms des champions, recordmen, joueurs internationaux et vétérans.Vingt ans! À cet âge on est toujours le Bottin ambulant de quelque chose.Mais ces vingt ans-ci diffèrent des nôtres en ce qu\u2019ils s'inquiètent - avant tout des appointements : La Fouchardière.Carpentier.Vautel.Pelissier.-\u2014Combien gagnerai-je d\u2019abord ?La jeunesse de 1922 porte des cheveux courts et des compelts repassés, Elle ne va plus, sur les Buttes, provoquer Paris; elle le grignotte; elle ne raillerait plus l\u2019oncle Sarcey, ah non ! Elle le venge.Cependant les poètes attendent, au bout des ponts, les adolescents qui n\u2019ont plus le goût des voyages au pays latin.Les glaces se ternissent aux murs des brasseries lyriques et la moleskine des banquettes a pris cette consistance humide et mate ct cette odeur de fumée refroidie qui imprègnent et ré- vêlent les épaves de cafés.C\u2019est fini, Vallès n\u2019a pas perdu son temps, ni Balzac.C\u2019est Vingtras qui a raison contre Rodolphe, de même que Lousteau, ayant une bonne fois asservi d\u2019Arthez, ne redirait plus, à présent, ce qu\u2019il disait au pale Rubempré, sous les marronniers du Palais-Royal, Car Lousteau n'aime pas à braver le ridicule.La poésie des mansardes s'en est allée avec les plumes d\u2019oie; les beaux loisirs des jeunes écrivains ne sont plus de mode, depuis que chacun porte, accroché au rebord de sa poche, un porte-plume américain.ll ne croyait pas si bien dire le courtier de publicité qui inventa que le \u201cstylo c'est l\u2019homme\u201d.Tous ceux qui viennent me voir au Petit Parisien ont des stylos et quelques-uns, pour faire riche, montrent à côté du bouchon de noir celluloïd le bouton nicke'é d\u2019un porte-mine à changement de vitesse.Tout ce qu\u2019il faut, voyez-vous, pour l\u2019interview d'une cabote ou d'un savart, tout ce qu\u2019il faut pour entrer dans la carrière.Savent-ils ce qui les attend ?, On les attachera d'abord à la brouette nocturne des faits divers, I's iront de même chercher le cours des halles, S'ils sont bien sages, et s'ils ont des gants, on fera d'eux quelque cho-e.Sous la pluie, dans la crotte, ils courront après tout te \u201c\u2018onne, et, pour satisfaire d'inexorables chefs d'informa- t ans.ils poseront a Deibler, & Sarah Bernhardt, a Sacha Guity des questions saugrenues, en cachant leurs pieds crotttés \u201csus \u2018es fauteui's, Ft.s\u2019ils ont l'espoir tenace, l\u2019estomac so- \u2018e \u2018e coeur accroché.ils attendront leur tour de signer en ie des journaux, S'ils ont un peu de chance, le talent qu\u2019ils peccédent re les empéchera pas d\u2019y parvenir.Ils connaîtront °.+ a misère de se renouveler chaque jour.Lousteau vivait « \u201cecrire un artic'e par semaine.Tant de facilité émerveillait c' effravait Barbey d'Aurevilly! Un article par jour ne suffit à pourrir son auteur.I lui faut, à présent, se colleter :*e \u2018liée qui s'échappe; il doit saisir à la gorge sa propre rensta, 1) se règle lui-même comme un laminoir à boniment.H s'use.I jette au vent le meilleur de lui-même.Ce qu'il dépense en un an d'esprit, de savoir, de jugement \u2014 et de grammaire, suffirait à assurer la carrière de trois cent soixan- te-cir- Anaré Gide.Mais i! est journaliste.On ne mêle pas les genres.1) écrit pour l'oubli.Et l\u2019oubli viendra, il viendra plus vite pour Vouvrier de lettres, pour le mâle généreux de son coeur et de son ouvrage, que pour tel ou tel petit bourgeois de la N.R, F., dont les permettptes, les malgré que, les voire mém®.et autres délicatesses, enchantent les derniers gladiateurs ne l\u2019art pur.Tu vicilliras, jeune homme.porter.Cet homme aux tempes grises vieilli dans Jes courants d'air, l'odeur des flics et sur les tapis des grands mariages, ce fêtu sali par les ruisseaux de Paris, c'est un vieux reporter.Homme rare! C\u2019est qu'on meurt jeune dans le métier.Et vela vaut mieux que de devenir le cheval de fiacre, le canasson somnolent et résigné des bagno!es de nuit relégué par la clameur des taxis, de station en station, jusqu\u2019aux abords des gares suburbaines; le vieux bourrin qui connaît par coeur tous les pavés, tous les réverbères, tous les bistrots à cochers et qui, le nez dans son avoine trempée de pluie, les pieds dans les flaques.les flancs polés par la sous-ventrière, rêve de suicide et d\u2019abattoir, l\u2019ourtant il vint un jour, lui aussi, avec son baccalauréat et son parapluie; il alla, lorsqu\u2019il avait vingt ans, s'asseoir en face d'un journaliste à gros ventre, Pour son malheur, il plut.On l\u2019attela, et il partit à travers da ville : cent fois le même carrefour, cent fois le même côté, cent fois le même tournant.Il ne changeait que de cocher et de remise.Il partait, tout ivre d'avoir vu, entre deux portes, Mendès, Mirbeau, Scholl ou Bauer.Il tirait courageusement sa carriole, I! vivait d\u2019un mirage: être, un jour, connu.Au premier signe de lassitude, il obtenait de mettre son nom au bas de quelque reportage parisien.J'en sais un qui ne signa qu'une fois : un entretien avec Renan sur les chansons de Paulus et le général Boulanger, en 1889, TI se crut hors d'affaire; i] en parle encore dans l\u2019escalier de la Maison des Journalistes.Pauvre vieux.\u2018 Plus on dope le cheval, plus vite il est fourbu.Après cinq ans, six ans, dix ans de labeur sinistre, le rédacteur sans : moyens (chance, talent, culot) voit arriver quelque heureux et : jovial garçon, qui, d\u2019un pas, franchit la barrière devant quoi, \"lui, l'homme qui reçut les confidences de Renan, piétine tête basse depuis tant de mois, tant d\u2019années, Puis c'est encore un nouveau venu, toujours des nouveaux.Les éphémères célébrités de la profession se forment et se déforment sous les regards des pauvres bougres qui s\u2019étonnent, puis s\u2019indignent.Voici le mauvais age, celui de Yaigrissement, de l'envie, des ragots de corridor, des rancunes qui s'assouvissent en échos perfides, en racontars fielleux, L'homme trotte toujours dans Paris, entre la préfecture de police et les ministères.II fait maintenant avec cynisme son affreux métier.Il y a du cuir de ses talons sur les plates-formes de tous des autobus.Et tu seras un vieux re- Son nom, jamais imprimé, on le connaît dans le monde des ! i i | | | | roussins et des larbins.Mais la misère s\u2019est accrochée à lui; elle ne le lqchera pas, Il décourage l'occasion, Un jour, M.Bunau-Varilla, au sortir d\u2019un banquet, ne trouva point sa limousine, Il regagna son journal en compagnie d\u2019un pauvre hère de rédacteur, son employé, dans un taxi.\u2014Combien gagnez-vous chez moi, dit-il.\u2014Six cents francs.\u2014C'est peu, mon ami.Le coeur du pauvre se dilata.souliers de son compagnon, et : \u2014C'est peu, reprit-il, mais yous avez peu de besoins.Les années passent Les mauvais sentiments s'usent comme les grands espoirs.L'homme se contente d\u2019un état qui le fait vivoter.Puis il devient peu à peu un vieux journaliste.A force de se voir \u201cdoubler\u201d sur la route, il ralentit le pas.L'âge vient; l\u2019âge est-venu.Tour comble de misère, le peu de talent que possédait l\u2019interviewer de Renan s'est démodé.Les secrétaires de rédaction se lassent de retaper sa copie.Tl n\u2019est plus à la page.On le tolére quelque temps.Puis les nouveaux venus le refoulent, et \u201ce voilà, entre un pot de colle et des ciseaux, aux tables noires d\u2019un journal confidentiel, où son- labeur n\u2019est qu\u2019un prétexte à de vagues combinaisons.L'honnête bougre qui, jadis, au temps où Renan l\u2019accueillit eut refusé son âme au prix d\u2019un château, sert maintenant un fripon balzacien; il ferme les yeux derrière ses binocles rouillés.Il y a, dans ces ruelles étroites et houleuses qui avoisinent la Bourse, des gargottes où les patriarches du chien-crevé broutent en silence de minces biftecks arrosés de Jarmes.Les enfants de la Victoire, qui ne perdent pas leur temps en rêveries, ne s\u2019attardent guère à contempler ces épaves.Comment leur viendrait-il à l'idée que ces tristes vieux au teint gris, au - Cheveu pauvre, à la moustache recuite, ce sont leurs propres Mais le patron regarda les bre\u201d d'interview ou de Chambre?Il y a cela de beau, dans ila jeunesse, qu'elle écoute distraitement les anecdotes et qu'ainsi elle ignore la vicieuse uniformité du monde.Elle croit ainsi que les vaincus ne lui ressemblèrent jamais ou qu\u2019en d'autres termes la défaite n\u2019est que la vieillesse de la sottise.Pourquoi dire aux ges la vérité de leur destin?Si, à vingt ans, Clemenceau s\u2019était vu pérorant devant le socle de Saint- Hermine, il se fut préparé à de pires cruautés envers les hoin- mes et envers lui-même.Mais il ne savait pas?Nul ne sait.Tant mieux! Donnons des coupe-file et des mensonges à ces jeunes gens.11 faut bien, n\u2019est-ce pas?que les journaux paraissent.Henri BERAUD.(Les cahiers d'aujourd'hui).ppp LUTTONS, AVEC LES MÉDECINS, POUR LA OUPPRESSION LÉGALE DE LA SUGETTE 2.par Raymond LAUBIER Le 10 juillet, l\u2019Académie de Médecine tint une séance dont, Le Quotidien excepté, évitèrent de parler les grands journaux: ceux qui tirent leurs ressources publicitaires de n'importe quoi.L'Académie voulait sauver la vie de milliers et de milliers d'enfants.Tout simplement.Un de ses membres, le Dr Cazzeneuve, y dénonçait les réclames scandaleuses d'objets meurtriers qu\u2019on met dans la bouche des enfants, , T1 s\u2019élevait contre \u2018les réclames précorisant l'allaitement artificiel des nourrissons au détriment de l'allaitement maternel ou l'allaitement aw sein\u201d, _ Les tramways et les autobus parisiens ont accueilli ces criminelles affiches.D\u2019autres sont placardées à la devanture des herboristes, épiciers, marchands d\u2019objets en caoutchouc.\u201cLa sucette X., toujours souple, nerveuse \u20act compressi- POUR toyens a ture nous services a \u201cMonsieur plans de sent très i Toutefois, je vous se parvenir e tingués.\u201d ble, donne à l'enfant l'illusion complète du sein materæel.Fa-jrépondu: briquée en France, clle est d'une composition garantie irof- ee fensive, \u201cMonsieur, Un homme a protesté officiellement, un seul: le professeur Pinard, député de Paris.Il a écrit au Préfet de Police.Le Préfet de Police a transmis sa lettre au Conseil d'hygiène.Le Conseil d\u2019hygiène a déclaré les faits scandaleux.Et, en fin de compte, le Préfet de Police a dû avouer son impuissance: les affiches resteront placardées, Déjà le 14 décembre 1921, le professeur Pinard avait fait entendre une première protestation, sous la forre d\u2019un projet de loi déposé sur le bureau de la Chambre des Députés.\u201cSont interdites la vente, la mise en vente, l\u2019exposition et l'importation des objets dits \u201csucettes\u2019\u2019 et de tous les objets similares dont le rôle cst de donner aux enfants l'illusion de a tétée.\u201d Une addition prévoyait également l'interdiction de la fabrication des sucettes en France.Ce dernier point déchaîna contre le projet Pinard la fureur des caoutchoutiers.Et cette fureur contribua certainement à.la mise au tombeau dudit nrojet.Le 17 juillet, reprenant la discussion commencée au cours de sa précédente séance, l\u2019Académie de Médecine, la conclut par un voeu à l'adresse des Pouvoirs publics, qu\u2019elle invitait à interdire les réclames incriminées, En même temps, elle déclarait urgent le vote de la loi Pinard contre les sucettes.Pendant ce temps-là, 40 p.c.des baient aux maladies de la première enfance.Combien de ces enfants seraient encore vivants si l\u2019abolition de la sucette avait été obtenue?Mais qu'est-ce que cela peut bien faire à ceux qui gagnent de l'or en la fabriquant?Nous avons voulu recueillir l'opinion des principaux pué- riculteurs qui, n'étant pas membres de l\u2019Académie de Médecine, n'avaient pu y protester, le 10 juillet, avec MM.Pinard et Cazeneuve, C\u2019est, tout d'abord, M.Couvelaire, professeur à la Faculté de Médecine et accoucheur de la clinique Baudeloque, qui nous déclare : \u2014La sucette est une chose abominable, fection mise sans cesse à portée de l'enfant.\u201cQuand, par hasard, dans la rue, je rencontre une mère qui la donne à son bébé, je la lui arrache et la mets dans ma poche, Certes, je commets un abus d'autorité, mais je sauve probablement la vie d\u2019un enfant.\u2018\u201cIndépendamment des maladies à l\u2019origine desquelles on la trouve, la sucette provoque parfois des accidents C\u2019est ainsi que le docteur Dubief a récemment signalé la mort d\u2019un enfant de l'Assistance publique, étouffé par une sucette avalée.\u201cOn est arrivé à supprimer le biberon à long tube.Tous les médecins demandent aujourd'hui la suppression de la sucette.\u201d ; Le docteur Demelin, professeur agrégé à la Faculté de Médecine et accoucheur de l'hôpital Lariboisière, précise que, la sucette favorise la tuberculose, l'entérite, le muguet, l\u2019aé-: rophagie.\u201cL'habitude de la sucette nous est venue de l'étranger où sa fabrication est plus considérable que chez nous, C\u2019est un moyen facile pour les mères d\u2019avoir la tranquillité quand l\u2019enfant crie.\u201cDans nos maternités, dans nos crèches et nos poupon-; nières, ce dangereux bibelot est rigoureusement proscrit.Nous | l\u2019interdisons aux mères qui nous consultent, Vous ne lutterez | jamais trop contre lui.\u201d Quant au docteur Mouchotte, chef de la clinique obstétricale, il n\u2019est pas moins catégorique.de la | nouveaux-nés succom- une source d\u2019in- \u201cSi des affiches sont collées sur les murs en faveur sucette, il faut traduire leurs auteurs en correctionnelle, \u201cC\u2019est dans la sucette que réside la plus grande cause de! mortalité infantile.Les mouches s\u2019y posent, elle tombe à terre, est souillée de poussière et de germes nocifs.\u201cDéjà, l'allaitement artificiel est dangereux, quand la tétine et le lait sont insuffisamment stérilisés.\u201cPuisque les puériculteurs font campagne en faveur de l\u2019allaitement maternel, seul capable de sauver nos enfants, il faut dire aux mères que leurs bébés perdent tout le bénéfice de cet allaitement, quand elles leur introduisent dans la bouche une sucette.\u201d Grande, également, est l'indignation du professeur Brindeau, accoucheur des hôpitaux.\u201cCeux qui défendent la sucette assimilent l'enfant au chien.Comme l\u2019animal bave devant un morceau de viande qu\u2019on lui présente, le suc gastrique de l'enfant est mis en mouvement par la sucette, disent-ils, Quelle erreur ! \u201cLa sucette est généralement sale; elle tombe à terre, dans les voitures, dans la rue et les squares; les parents l\u2019essuient à leurs vêtements et voilà des millions de germes qui entrent dans la bouche du bébé.\u201cDites bien qu\u2019il y a unanimité des accoucheurs pour la suppression de la sucette.\u201d Même dans les grands magasins où les rayons d'hygiène renferment de ces objets, les vendeuses n\u2019accèdent qu\u2019à regret au désir des acheteuses.\u2014C\u2019est dangereux, nous déclare une vendeuse.mères ne veulent pas nous écouter.Dangereuses, néfastes, mortelles, ce sont les termes dont qualifient également les sucettes plusieurs sages-femmes, qui nous conseillèrent d'aller voir, dans les squares parisiens, au milieu du sable, de la terre ct de la poussière, l'usage qu'en permettaient les mères.Puisque la vente des sucettes reste libre et qu\u2019on en trouve partout, en attendant le vote de la loi Pinard, demandons aux mères de s'abstenir d\u2019en donner à leurs bébés.~ Envisageons méme la question sous une forme beaucoup plus générale.C\u2019est une crise de moralité que traverse actuellement certain genre de publicité.oo Aujourd'hui, les objets en caoutchouc sont au pilori de l\u2019Académie de Médecine, Demain, on y verra monter des produits non moins dangereux, qui s'adressent toujours à la clientèle féminine.; \u2018 Au Congrès du Cancer, qui s\u2019est tenu l'autre semaine à Strasbourg, il a été déclaré qu'aucun médicament, aucun onguent, aucune tisane ne pouvait guérir le cancer.Or, jamais on ne lut dans les journaux tant de réclames en faveur de drogues dont Ja moindre prétention est d\u2019être infaillibles contre le cancer.Sait-on que ces drogues, en éloignant les malades du cabinet du chirurgien qui, seul, peut les guérir par une intervention précoce, sont responsables de quantité de décès, Femmes, quand il s'agit de votre santé ou de celle de vos t Mais les images \u2014 Jos-débris d'eux-mémes apres front Qi) \u201cmar- | uniformém pas encore les copies rez avoir pourrait à L'Administration fédérale continue - de réserver ses soins à nos conci- (Service de VERSAILLES - VIDRICAIRE - BOULAIS, Limitée).Le ministère fédéral de l'Agriculnir des réimpressions au bleu de « plans de granges très bien compris et susceptibles de rendre de grands plans étant toutefois A légendes anglaises seulement, nous avons écrit au ministre: \u201cMontréal, 29 août 1923, \u201cM.le ministre de l'Agriculture, \u201cNous avons reçu récemment des rais heureux, à l'occasion, d'étudier.gende de ces plans est en anglais et \u201cAvec mes remerciements anticipés, recevez, Monsieur le ministre, l'expression de mes sentiments dis- A quoi Monsieur \u2018\u2019J'accuse réception de votre let- PATE tre du 29 de l'écoulé, au sujet de plans de granges.par le passé un certain nombre de plans de granges en français et en anglais: les plans à légende anglaise ont tous été ces vieux plans, je faire parvenir, maig ils ne sont pas aussi complets que les nouveaux.\u201cVotre très dévoué, \u2018(S.)- A.V.Nicholson, Cette lettre.parfaitement claire, commentaires.NOUS GARDER PAUVRES a nglais.k 4 la RENTE, fait par faisait récemment parve- nos cultivateurs.Ces Ottawale ministre, _granges qui m\u2019apparais- ntéressants et que je se- je remarque que la lé- Après une partie;contestée, afin d'éviter les refroidissements le joueur de un verre de GIN CROIX D'OR fabriqué à Berthierville, Qué., sous la surveillance du Gouvernement Fédéralfois, vieillit en entrepôt.DL wy, GIN.#8 The Melchers Gin & Spirits Distillery Ca,, Ltdo, 0 iE Yee i |G ere me Golf prendra Rectifié quatre Trois Grandeurs de flacons GROS\u2014MOYENS\u2014 PETITS » MONTREAL rais obligé de m'en faire n francais.dit, à savoir que les nouveaux plans sont en anglais et pour les Anglais, alors que les vieux, qui sont incomplets, partant moins bons, sont en français et pour les \u201cCanayens?.11 le ministre alen est pour la grange comme pour île reste: on nous tient en arrière \u2018\u2019Ottwa, 5 sept, 1923.parce qu'on nous estime -arriérés et rons donc à répéter ce qu\u2019on nous a| ' i i i i 1 + i on nous sert les dernicracomme les | nts pauvres.Si, comme nous le .croyons, gouvernement d'Ottawa\u2019 publie drs plans de granges pour l'instruction des cultivateurs et non pas pour le seul plaisir de dépenser de l'argent, et modifiés!i] n'est pas indifférent aux cultiva- n'avons iteurs canadiens-français de com- Noug avons eu revises ent, mais nous eu l'occasion de reviser françaises, Si vous dési- des copies françaises de puis vous en comprendre, Toute question de dignité à part, notre race a droit à un autre traitement.Les inégalités de ve genre se traduisent infailliblement en monnaie sonnante, ct] \u2018Dessinateur.\u2019 |frais.la rigueur se passer de Nous nou, borne- le: prendre ces plans ou de ne pas les\u2019 CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURES Fondé parile gouvernement \u2018 provincial COURS GRATUITS.JOUR ET SOIR Ouverture Mardi,.2 Octobre 1923 MONUMENT NATIONAL 296 Boul.ST-LAURENT JOUR : A 2 hrs P.M.| JOUR : A 2 hrs P.M DESSINS A MAIN LEVEE.PEINTURE PS COUPE (pour dames) COUTURE « CHAPEAUX (pour dames) SOLFEGE PP\" dames) A 7.30 heures SOIR : A 7.30 heures: SOIR : DESSINS A MAIN LEVEE.ARCHITECTURE MODELAGE LITHOGRAPHIE SOLFEGE PEINTURE D'ENSEIGNES DESSIN MECANIQUE \u2018ETTRAGE ; MENUISERIE \u2018CHARPENTERIE COUPE (pour dames) CONFECTI : CHAPEAUX (pour dames) eon b Pet ERS MARCHE SAINT-LAURENT, PLOMBERIE No 147, CHARRON, DESSIN M'2CANIQUE, mardi e: jeudi soir Enseignement Théorique et Pratique.Inscription tous le, jours de 97h.à midi et de 2 h.a 4 h, p.m.Pour renseignements, s'adresser,au Bureau, No 4, \"MONUMENT NATIONAL'\u2019.Le Secretnire, J P.8 PLATEAU 985.© ee ERUBE.lecomme c'est nous qui les subissons,! === rer c'est nous aussi qui en faisons les pouvoir: nous savons pertinement iqu\u2019à des degrés Notre but en citant la réponse du {nistration ministère de l'Agriculture n'est pas[Mmoquée de créer des embarras au parti au plus différents fédérale français hier qu'aujourd'hui.fe l'argent, du encore | | i | ! | Nos bureaux sont MUNIS de tous les PERFEC NEMENTS les plus MODERNES en fait de DENTIS- vctre Bonheur :.able oN EE EE EE EE EE EE A EE AR VAE EM EME EEE IE ETS davies ved an] | Soyez Donc Convaincus Que des bonnes dents saines dépendent votre Santé et .TION- Chay + Xe va \u2019 enfants, ne croyez jamais aux promesses mirifiques de belles vu, affiches ou de belles annonces.Wi Co.» Ravmond .LAUBIER.§'%! \\ TERIE et que par conséquent nous EXECUTONS tous VOS TRAVAUX DENTAIRES avec une DELICA- TESSE telle que vous en êtes plus que satisfaits.SEW N\u2019oubliez pas aussi que ces TRAVAUX sont EXECUTES par des DENTISTES DIPLOMES avec la plus grande DISTINCTION et sous l\u2019'HABILE DIRECTION d\u2019un DENTISTE EXPERT DE RENOM.REDUCTIONS SENSATIONNELLES \u2014\u2014 TOUS NOS TRAVAUX SONT GARANTIS PAR ECRIT.Fell et « RY .\u2018 Vv el RLF ele PONT EN OR, $5.00 PAR DENT Nous battons tous les records comme prix raisonables et qualité supérieure.Extraction et traitement des dents absolument vekgheets, SANS DOULEUR à l'aide de notre fameuse KILCAINE.sera terminé le même soir.NRA ER Pa ti A INSTITUT DENTAIRE FRANCE \u201c - ; .Fondéen 1898 24 années de succès 162 ST-DENIS, MONTREAL En face de l\u2019Université Laval.Heures de bureau: 9 hrs AM.a 9 hrs EM ; Dimanche: à à à EMi zs Le je y ve.ARGENT REMIS, si vous'n'êtes pas SATISFAITS 0 mia UN DENTIER GARANTI 77725 HAUT OU BAS wit, 4 \u201c\u201c Nenez le matin et votre travail \u2018Nous voulons seulement faire com- l'admi-.prendre à nos compatriotes qu'à to- s'est toujours!lérer de pareils abus par esprit de et peut-être {parti ou par honasserie, il en coûte } E m ite de sels de plomb ot sont, do.eo fal La at LE MYSTERE MOLD UNE \u201c AFFAIRE DES POISONS\u201d EN ROUMANIE Vienne, 22.\u2014 Le mystère s\u2019épaissit autour du cas de Mold, cet employé des chemins de fer transylvains accusé d\u2019avoir empoisonné, avec de la strychnine, six personnes, dont son frère.Accusé de détournements, il voulut supprimer leur Toutes ses victimes sont mortes, et, de-| témoignage.puis son incarcération, cinq autres personnes ont succombé dans des circonstances analogues.Persuadées de la complicité de certains agents de police de sûreté, les autorités envoyèrent, dès le premier soir, dans la région de Bucarest un enquêteur spécial.Celui-ci tomba sans connaissance pour avoir bu, dans; un restaurant, du café dans lequel, ainsi que l\u2019analyse le révéla, on avait versé.une forte dose de belladone.A peine remis, l'agent spécial reprit son enquête.Arrivé a Clug, il recut un télégramme: \u201cCessez enquête Mold.\u2014 Signé: Bratiano, président du Conseil.\u201d Naturellement, ce télégramme était un faux.Enfin, samedi, le maHheureux enquêteur succomba aux coups de ses ennemis invisibles.Il commençait à diner dans un restaurant de la ville.Mais des la première cuillerée de potage, il roula sur le sol, tordu par de terribles convulsions et mourut.Le potage contenait une dose massive de strychnine.JEUNE, BELLE ET GELEBRE, MARY DORSKA - SES) TUÉE Paris, \u2014 Elle étaittadulée pour sa grace fière, pour son art un peu hautain, pour sa voix solide et fraîche.elle était \u2018\u2018Gismonda\u201d, \u201cManon\u201d, \u201cSalomé\u201d, la \u201cTosca™, \u201cChrysis\u201d: elle vivait et mourait la vie et la mort des héroines jaillies d\u2019un songe musical.Mary Dorska était acclamée sur la scène d'un des premiers théatres lyriques de France, à l\u2019Opéra-Comique, et sa fortune était de celles dont rêvent les enfants ambitieux.Elle avait livré à la foule les larmes de tant de femmes imaginaires.et gardé pour elle un drame réel que nous ne connaîtrons pas! La cantatrice, il y a quelques jours, avait déjà tenté de se plonger dans le sommeil sans lendemain en absorbant une forte dose de véronal.Avant-hier, elle eut le courage d'armer un lourd revolver d'ordonnance, une arme qui traînait là dans un tiroir, d'écrire quelques lettres suprémes.C\u2019était la nuit, mais elle attendit l'aube, elle dit adieu devant le miroir à son beau visage et à toutes ses soeurs, Manon.Chrysis, Gismonda.qui en empruntèrent l'expressive beauté.À quatre heures, la détonation retentit.Mary; Dorska fut retrouvée étendue sur le parquet les tempes trouées.Ce n'est point une mort très mystérieuse, mais ce drame-là ne nous appartient pas.Et, demain, Chrysis ou Manon auront un autre visage, qui sera peut-être le masque d'autres douleurs.- UN VOLEUR PEU ORDINAIRE Berlin, 22.\u2014 Le vol d'argenterie, d'une valeur de plusieurs milliards de marks, commis à l'ambassade 29 d\u2019Espagne à Berlin, vient d'avoir un dénouement étran-: e.g Tout le butin a été renvoyé par colis postal; il était accompagné d\u2019une lettre assez confuse, au bas de laquelle l\u2019expéditeur avait mis évidemment un faux nom et une fausse adresse.La lettre suggérait a la compagnie d\u2019assurances, qui va ainsi réaliser une forte économie, d\u2019en envoyer le montant au comité chargé de recueillir les fonds pour la résistance passive dans la Ruhr.ABD-EL-KRIM PROCLAME LA GUERR SAINTE POUR L INDEPENDANCE DU RIFF Tanger, 22.\u2014 En appelant les Riffains à la guerre | sainte, Abd-el-Krim, semble-t-il, tendrait à rassembler 100,000 hommes pour chasser les Espagnols.Tous les Riffains habitant les villes françaises du Maroc et de la zone de Tanger ont reçu l\u2019ordre de quitter ces contrées et de rejoindre l'armée.Ceux qui n\u2019obéiront pas auront leurs biens confisqués.Dans un manifeste, Abd-el-Krim proclame que les Riffains sont capables de gouverner leur pays et qu'ils sont en train de le prouver comme les Tures.\u201cLa République du Riff a été proclamée en 1920 - et aucun répit ne sera accordé aux Espagnols tant qu\u2019ils -.n\u2019auront pas reconnu l\u2019indépendance du Riff.\u201d « Or grrr LP Fore EE ES - ALESFLOTS BLEUS DU DANUBE.EMPOSONNENT UNE VILE \u2018Sofia, 22.\u2014 Plus de mille habitants de la ville de Ve pour.avoir büù de l\u2019eau du fleuve, Un grand nombre de femmes et d\u2019enfants sont arts après une douloureuse agonie.D'une déclaration officielle, i] résulte que les célè- \u201cWidin, sur le Danube, endurent d\u2019atroces souffrances eau pour les besoins domestiques, une grande quan- absolument 7 qe RS L\u2019'AUTORITE LE GAEKWAR DE BARODA Flessingue, 22.\u2014 Le gaekwar de Baroda est mort subitement dans le train qui le ramenait de Berlin a Flessingue.Fils d\u2019un humble cultivateur, descendant d\u2019une branche collatérale des rajahs qui fondèrent au début du XVIIIe siècle le royaume de Baroda, Gopal Rao, jcomme le nommèrent ses parents, naquit le 16 mars \u20181863.A l\u2019âge de douze ans, il exerçait les fonctions de valet de ferme, quand, un beau jour, le gaekwar Mulwar iRao, prince régnant de Baroda, accusé de tentative d\u2019empoisonnement sur la personne du résident anglais, fut déposé par le gouvernement britannique et Gopal Rao fut choisi pour lui succéder.Jusqu'à dix-huit ans, âge où il monta sur le trône, l'éducation du jeune prince fut confiée aux soins d\u2019un Iprécepteur anglais.Le nouveau gaekwar avait des vues très larges et \u2018très libérales.Très indépendant d'esprit et d\u2019allure, le mahara- ijah ne fut pas toujours, comme bien on pense, persona \u2018grata auprès des autorités britanniques comme le prouve il\u2019incident suivant qui souleva dans la presse anglaise de l\u2019époque un tolle général.| En 1911, au Durbar de Delhi.alors que tous les iprinces indiens, a tour de rôle, saluaient les souverains langlais avec force courbettes et se retiraient a reculons, le gaekwar s'avança, badine en main, inclina légèrement le front, pivota sur ses talons et s\u2019éloigna d\u2019un pas ltranquilte.La fortune du maharajah est immense.Ses revenus dépassent 2 millions de livres sterling par an.! m= Beneddettina jeta un de ces cris inexprimables par quoi les créatures humaines attestent qu'elles at- LA VENDETTA Beneddettina gardait au coeur li- Mage sanglante d'Ognissunti, l\u2019époux bien-aimé qui avait été tué.d'an dernier, par le fils aîné des !Glascopo avec lesquels Ognis- \u2018anti étaient en vendetta depuis plus de cent ans.peut-être.Leur petit Domenica vensit de naître.11 etait le dernier des Ognissanti qui, partis lea premiers jours de la guerre, en dignes fils Jes paladin: de Léonard de Casanova et de Sampierro Corso, dormaient à présent leur dernier sommeil, la-bas, sur le continent, en Argonne, aux liordy de lu Marne, et aux pieds des Vosgesteignent aux sommets suprêmes de leurs destinées.Ft s'oubliant, dans son désarroi A jurer, comme un homme, par le les sang de la Madona, elle coucha le petit Domenico dans sou berceau, saisit le stylet d'Ognissanti, et s'élança vers la maison ennemie.Au moment où elle y parvenait, un prêtre, en chasuble, et qui por- Elle ne le suivit pas, comme si lère, si juste qu'elle fat, profane- Ce matin-là, Bencddettina, qui rait dans cette maison.A cet ins- berçait le petit Domenico.était fort triste.Son âme superstitieuse \u20ac- 'prouvait un de ces malaises qui, tant où une existence s'éteignait, la de Dieu.Elle se signa, et, toute crispée de présence miséricordieuse tait le Saint Sacrement, y entrait.\u2018 ! 1 elle eut eu l'impression que sa co- REVELATION Comme Jeannine avait frisonnée, Jacques s'inquiéta : \u2014As-tu froid?Puls, sans attendre de réponse, il decida : \u2014Je vais chercher ta fourrure.D'un pas rapido, il s'éloigna; sa grande et mince silhouette se profila un instant devant le soleil pâlissant au loin; et sa jeune femme, ru- vie d\u2019une si tendre sollicitude, se tut pour mieux le regarder partir.\u2014Quelle ressemblance extraordinaire, s\u2019exclama leur amie Suzanne Dallier, assise près d'elle.Jeannino se tourna de son côté ct ne put s'empêcher d'admirer son élégance; la quarantaine n'avait pas terni l\u2019éclat de son visage et su beauté présente répondait de sa splendeur passée, Elle dit encore: de son père.Jeannine eut un mouvement d'humeur: \u2014Vous trouvez?demanda-t-elle Avec dépit.Car de tout temps elle avait entendu sévérement blâmer la conduite et la vie de Frédéric Ligueil.À nouveau la voix de Suzanne s'éleva, selon un rythme régulier: \u2014 Vous n'avez pas connu votre beau-père?ou, du moins, celui qui eût été votre beau-père si une mort subite ne l'avait enlevé en pleine force intellectuelle et physique.Jeannine, embarrassée.n'osa souffler mot.Elle savait combien Jacques et gn mère avaient souffert.Le manque d'égards, l'égoïsme et même la brutalité de celui auquel on faisait allusion étaient connus de tous.Nerveux, irascible à l'excès, Frédéric Liguell ne s\u2019était jamais entendu avec personne, décourageant Ia patience de son entourage, usant l'indulgence d'une épouse vertueuse et bonne comme Ja meule vient à bout d'une lame solide, exaspérant son propre fila en des scènes d\u2019une rare violence.Un silence avait livré son interlocutrice à ses pensées.\u2014\"Tout de même, risqua Jeannlae, Jacques est plus doux, plus affectueux.J'espère qu'il me rendra roe heureuse que ne l'a été sa mère! Suzanne redressa la tête; une étrange expression s'enipara de ses traits; elle reprit: \u2014\u2014Certes, les parents de Jacques formérent ce qu\u2019on appelle communément un mauvais ménage.Et la faute en revient entièrement au mari.Elle s'arrêta.hésitante, puis: \u2014Pourtant.une de mes meil- \u2014Jacques est le vivant portrait! zonne fut donc.Mais Jeannine l'arrêta; la confidence de Mme Dallier no devait point servir à rallumer les halnes ancienneg ni à créer, d'autres dissen- timenta; la mémoire do Frédéric Ligueil ne devait point être chargée du poids de griefs nouveaux.11 baissa la tête et murmura: \u2014Jo m\u2019étais bien douté de leur liaison, mais j'ignorais qu'ils eussent connu le bonheur.Des larmes humectaiont ses yeux; il pleura, regrettant de n'avoir pas connu en son père l'être aimant ot sensible dont on lui laissait soupçonner l'existence, se désolant que cette tendresse n\u2019eût pas été offerte à sa mère.Jeannine se tourmenta d'avoir causé un tel chagrin; elle attira la tête aimée vers son épaule; son instinct l'avertit qu\u2019il lui fallait jouer le rôle éternel de la consolatrice; ils s'étreignirent longuement dans l'ombre.\u2014Mon chéri murmura la jeune femme, ceux qui nous précédèrent et qui ne purent trouver ensemble les joies que nous apporte, chaque jour, notre beau sentiment ont chèrement payé.C'est peut-être pour cela que nous avons pu si facilement nous rencontrer ct nous prendre; leurs misères nous épar- |snement peut-être les durs chagrins jaue traine À sa suite une union \u2018sans amour, Léon DEUTSCH, CONTRE LE FLEAU DU: FEU Montréal, le 15 sept.1923, Messieurs, Une proclamation royale fixe pour cette année encore une semai- te À consacrer par tout le pays à: faire l'éducation populaire concer-; ., Samedi 22 septembre 1728 L\u2019arome embaumé du thé de Ceylan \u2018\u201c\u2018poussé très haut\u201d est superbe et particulier.\"SALADA\" constitue le aurchoix de ce thé et son parfum est unique.La plus forte vente en Amérique.Sur réception d'une carte postale nous vous en 9e verrons des échantillons.BALADA, MONTRE, Un monument au curé Labelle Les milliers de touristes qui viennent aujourd'hui admirer la pittoresque région des Laurentides ne savent pas que ces belles montagnes, les val'ées de la Lièvre, de la Rouge, de la Gatineau ont été ouvertes au progrès et à la civilisation par un simple curé de campagne dont la mémoire mérite d\u2019être perpétuée par un monument digne de lui.Le curé Labelle obtint des gouvernements des chemins de colonisation pour la région du nord où il déploya d\u2019abord son zèle, région qui couvre une superficie de 45 à 50 milles carrés, mais i] ne s'en tint pas là.Il voulait un chemin de fer, d'\u2019abord de Montréal à Saint-Jérôme, puis de Saint-Jérôme dans les montagnes.En 1871, trois ans après son arrivée à Saint-Jérôme, le curé Labelle lança l'idée d\u2019un chemin.de fer entre Saint-Jérô- me et la métropole.Que d'obstacles, que de difficultés il a dû vaincre! Aidé par les principaux citoyens de Saint-Jérôme et par des personnages à grosse influence comme sir Hugh Allan, il réussit dans sa diffici'e entreprise ct, en 1876, on inaugurait la ligne de Montréal à Saint-Jérôme.I continua ses efforts, mais il mourut en 1891, à la veille même du prolongement du chemin de fer dans !e nord obtenu par son tra- vait inlassable.\u2018 Le curé Labelle voyait loin et il comprenait que la cona- truction des chemins de fer était indispensable au développement du pays.Ce qu\u2019il en a tracé sur la carte du Canada déployée devant lui et étudiée par lui des nuits entières! 1} fut nant les mesures préventives des lincendies, du 7 au 13 octobre pro- | chain.i S\u2019il fallait chercher la justifica-' tion d'un tel mouvement, il serait! malheureusement trop facile de la\u2019 trouver dans les statistiques fédéra-| les qui portent les pertes subies par \u20ac feu en Canada pendant l'année 1922 à 54 millions de piastres, soit une contribution de $6.20 par tête ide la population, | ; Pour sa part, notre ville de Montrent contribue d'une façon désas- [treuse à cette épidémie de feux, ldont au moins 75 p.c.auraient pu être empêchés par une vigilance plus active et par des précautions raisonnables.En face d\u2019un mal qui apprauvrit astre ville chaque année de mi!- lions de piastres et qui met en dan- bres \u2018flots bleus contiennent, à l\u2019endroit où l\u2019on puise! |Hr/l' âme de sa mère.souvent, Ja bouleversaient toute.La veille, une voisine était venue la voir et avait dit en prenant Domenico, dans les bras: \"Qu'il est beau! > sans ajouter: \u2018Que Dieu le bénisse!\u201d qui sont les paroles cor- rertives des premières, et qu'on doit prononcer après chaque exclamation admirative.Elle tremblait.Elle redoutait toujours quelque sortilèæe.Elle \u2018attendait \u2018\u201cl\u2019incantore\u201d qu'elle avait envoyé chercher.C'était cière estimée de tout le village qui avait le don de préserver charme maléfique.i En l'attendunt, Beneddettina ber-! (ait son petit et le couvrait de bai-' 'sers.| | L_Oh\" le chéri de sa mère!\u2026 petit Domenico aimé de la Vierge! :Marie!\u2026 11 le faut que Dieu te bé-; .nisse.11 le faut pour que tu de-! 'viennes grand et fort et que tu: venges ton pére.Les beaux yeux de Beneddettina étincelaient.Ah! si l'occasion se présentait, et bien qu'elle ne fut qu\u2019une faible femme, elle se chargerait bien, elle, de le venger avant, et d'ajouter une chemise sanglante ja celle des Giascopo! Mais ce n'est .pas très facile, à cause du petit.de (courir le maquis.Si, au moins, c'était vrai, par Cristo, ce qu'on disait que Giascopo pourrait bien venir au village pour assister aux derniers moments de sa mère qui se sentait mourir.Elle réva un instant.Le regard de, Erynnies n\u2019était pas plus fa- touche que le sien.L'haleine parfumée du maquis pénétrait par la fenêtre ouverte.L'\u2018\u201cincantore\u201c parut.Elle, devait être apparentée aux sorcières hideuses aui hantaient le brocken pendant la nuit de Valpurgis.Elle fit quelques signes mystérieux, alluma une lampe À huile et y trempa deux doigts qu\u2019elle laissa dégoutter sur une assiette plsine d'eau que Beneddettina, pâle d'émotion, tenait placée sur la tête de Domenico.Comme l'huile ne se séparait pas, ce qui signifiait que l'enfant se trouvait en danger, la pythonisse s\u2019assombrit, fit trois fois le signe de croix sur l'assiette, et se mit à remuer l'enfant en tous sens, sans cesser de marmotter des exorcismes.Puis, brusquement, avec Un cri de triomphe, comme si elle venait de l'arracher aux pires souffrances, elle le remit à Beneddettina qui, en \u2018quelques-unes de ces belles images latines qui flottent sur la langue corse, lui cria une reconnaissance éternelle.Et, au moment de s'en aller, \u2018P\u2018\u2018incantore\u201d, en mettant la main (pur lo loguet de mm porte, lui dit tranquillément: \u2014Tu sais que Giascopo' cst au village.Il est venu pour voir.par: suûr- et i du! ne Le! rage contenue, elle se posta au coin de la rue pour guetter la sortie éventuelle de Giascopo.Des gens que Ja sorcière avait déjà informés, se groupaient autour d'elle.lt y avait là quelques Ognissanti d'alliance qui l'exaltaient avec Elle Sophocle n'a pas élevé la conscience d'Electre des paroles solenneMes.mi- chait des imprécations.en une beauté plus tragique.Soudain, un cri d\u2019épouvante domina la fièvre de cette atmosphère de vendetta.Quelqu'un était accouru qui apprenaiît que le feu venait de prendre à la maison de Beneddettina.La pauvre femme chancela sous cet autre coup de massue que le destin lui réservait.\u2014 Doomenico !\u2026.Domenico !.Mon petit! Sauvez-le!.suppliait- elle.Elle se souvenait, en courant, de la lampe à huile dont la vieille aux formules magiques s'était servie, et qui était restée allumée près du berceau.L'enfant, en s'agitant, l\u2019avait renversée, sans doute.Une fumée épaisse, des étincelles jaillissaient des fenêtres.Les sauveteurs avaient dû reculer, à demi asphyxiés.On retenait 13 malheureuse qui hurlait sa nouvelle détresse et voulait aller au secours de son petit.Il était certainement, trop tard pour sauver Domenico.Son Âme dovait, déjà, avoir rejoint les foilet- ti (les âmes des enfants morts sans baptême), qui sont une si jolie parure du ciel.Beneddettina venait de s'abattre, évanouie.Au mème instant, un homme.fendant la foule et se débarrassant de son pelone (caban)_ en poil de chèvre, s'élançait dans le brasier, Bien que la nuit fût venue, on l'avait reconnu à la lueur des fam- mes.C'était Giascopo.Tl y eut des halètements de stupeur, Un moment s'écoula qui parut sans fin.L'homme s'était abattu sans doute.Il apparut, noirei, la barbo brûlée, méconnaissable, I! portait dans ses bras le petit Domenico enveloppé d'une converture, et qui mpleurait.Les fati (fées) l'avait protégé.Puis il vint le déposer doucemnet aux pieds de Beneddettina qui reves nait à elle.\u2014Tiens, le voilà ton petit\u2026 Je ne te l'ai sauvé que pour l'avoir, dans vingt ans d'ici, au bout de mon fusil.Et il s\u2019élança sur le sontier qui conduisait au maquis proche dont on discernait malgré l'âcreté de :a fuross, le parfum des romarins, dea myrtes et des menthes sauvages._ Nonce-CASANOVA.Coe Sse , Leh leures amies m'a fait ses confiden- EF |A vie des habitants, le Chet ces.Pour elle, cet homme fut ta | Raoul Gauthier, directeur du ser- compagnon le plus attentionné.tell Tne pal dos incendies, d\u2019au- plus fidèle, Gardez ce secret, pe-i° 7\" \u20ac fes administrateurs da la tite Jeannine, mais sachez qu'ils sa.(Cité, croit l'occasion favorable pour dorèrent ; auprès d'elle seule, Fré- \u201csrpcier à tous les citoyens leurs idéric se montrait confiant et calme; Ps Irs dans la lutte contre le feula soumission de ce lutteur hargneux ! -* meilleur moyen d'atteindre tout EZ ise revêtait d\u2019un charme inattendu jet depuis sa mort, celle dont je vous parle n'a jamais cessé de le pleurer.Les derniers rayons du soleil se prélassant sur la plage s'en venaient s'éteindre au pied de la terrasse.Soudain Jacques surgit.I couvrit les frêles épaules d'une brillante et blanche fourrure.Suzanne s'étant levée, il ne la retint pas, acceptant comme une aubaine d'être seul, avec sa femme, dans la caressante tiédeur du crépuscule.- » = tre, ils restérent muets pendant un long moment Soudain.presque involontairement, parce que depuis le début de leur tête-à-tête elle sentait bien qu'il lui fallait des explications, Jeannine supplia Jacques de lui parler de son père.I! haussa les épaules.Puis, comme elle insistait, il lui fit à nouveau le tableau des événements qui avaient attristé son enfance: incompréhension, scènes de ménage, cris, larmes; il prit résolument le parti de aa mère, pour laquelle il professait une irréductible vénération.\u2014-Ma chérie, avous-t-il, tu me reproches souvent d\u2019être maussade, de voir le mauvais côté des choses, de ne pas arriver à chasser le scop- ticisme ou la mélancolie.C'est que mon enfance fut triste: le spectacle continuel des disputos vieillit le coeur des petits.M, mère était la douceur ct la bonté même; mon père trouvait un âpre plaisir à l'irriter.à gâter zeg moindres joies, à faner son sourire.Un jour, à bout de patience, je me suis dressé devant lui pour défendre sa victime.C'est alors qu'il nous délaissa, A plusieurs reprises, Jeannine avait déjà entondu ce récit: elle y attacha la même foi que précédemment; lorsque Jacques se tut, elle s'imagina qu'il valait mieux ne pas pousser plus avant ses questions ; pourtant un besoin de parler s'était omparé d'elle Tour à tour la crainte ou la défiance, la curiosité ou la hardiesse passèrent dans leurs paroles.Aux réticences, coupant Ia route à Tl'indiscrétion, succédèrent les aveux; la vérité jaillit, Et le fils qui ne w'était jamais préoccupé de savoir si personne avait eu le privilège, en quelque sorte, d\u2019apprivoiser son père, de le dominer, ce fils soucieux de proclamer avant tout l'incontestable vertu de sa mère apprit que Frédéric Liguell, fait prisonnier par une autre, avait su être pour celle-ci patient, respectueux, attendri.\u2014Suzanne, s'écria-t-il sans parvenir & réprimer un geste de rage, Su- Alanguis, serrés l'un contre l'au-; Ie monde lui a parc être la \u2018enue ld'une grande parade, bien annoncée |d'avance, et à laquelle parlicipe- jra\u2018ent plusieurs appareils du département des Incendies, décoré, de banderoles et inscriptions relatives aux pertes énormes qu\u2019entraînent les feux et, d'une façon générale, suggérer à chacun les précautions élémentaires pour se mettre à l'abri du mal.Les maisons d'affaires importantes de la Ville sont aussi invitées à fournir chacune un ou plusieurs chars allégoriques, annon- icant leurs produits et portant aussi \u2018des inscriptions touchant un Aspect particulier du problème du feu.Cette parade aura lieu le samedi 6 octobre prochain.Elle se mettra en route à 2 heuW, de l'après-midi, au parc LaFontaine, puis défilera par les rues Rachel, St-Hubert, Sherbrooke et Atwater.Ep cas de |mauvais temps ce jour-là, la parade sera remise au samedi suivant, 13 octobre, à la même heure.1 me fait plaisir d'inviter parti- jeulièrement votre firme à contribu- ter à ce mouvement civique et à faire en même LeWips ce que je crois une annonce très profitable à vos produits.en fournissant un char dans la procession, Si vous jugez à propos d'accepter l'invitation, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'en avertir au plug tat; et je me mets a votre service pour tous renseignements concernant cette organisation, Dana l'espoir d\u2019une réponse favorable, je me souscris, Votre bien dévoué serviteur, James McISAAC, Surintendant du Service Préventif deg Incendies.121, rue Craig Ouest.10,000 personnes visitent la Batisse \u201cSalada\u201d Depuis l'ouverture de la nouvelle plateforme d'observation, située sur la toiture de la Bâtisse \u201cSalada Tea?, en juin dernier, 10,000 visiteurs au moins sont venus admirer le merveilleux panorama de Montréal et du port.5,600 visiteurs ont signé leur nom dans Je registro de la Compagnie, ceci ne représentant qu'une partie du nombre total de ceux qui sont venus visiter la Bâtisse.Sans aucun doute, l'innovation a êté grandement appréciée par le pu blic en général, et il est à espérer que cet avantage sera donné aux i un fervent de l\u2019idée de la construetjon du Pacifique-Canadien.Et combien d\u2019autres lignes rêvées par lui sont maintenant réalisées ! Homme à grandes vues, homme d'action, saint prêtre, patriote ardent, le curé Labele fut pendant quinze ans l\u2019un des personnages les plus considérables du Canada, connu et admiré ici et en Europe d'où il attira, surtout de la France et de la Belgique, de nombreux immigrants et d'importants capitaux.Il eut pour amis, en France, des hommes comme Jules Simon, Claudio Jeannet, Xavier Marmier, Rameau, Onésime Reclus.A Rome où | fit plusieurs voyages, il créa une impression profonde sur Léon XIII qui l\u2019éleva à la dignité de protonotaire apostolique.Il est impossible de retracer ici toute la carrière féconde de cet illustre compatriote, La vil'e de Suaint-Jérôme croit payer une dette de reconnaissance en même temps que remplir un devoir envers la nouvelle génération en voulant ériger un monument qui per- ne le connaissent pas les grandes oeuvres accomplies par lui.Le conseil municipal de la ville de Saint-Jérôme a compris son devoir en souscrivant $5,000 à l'oeuvre du monument curé Labelle, Le conseil du comté de Terrebonne a répondu généreusement à notre appel en souscrivant aujourd'hui même le montant de $3,000.Aux autres maintenant de faire leur devoir.Nous comptons sur le concours de la presse pour faire appel à tous ceux qui se souviennent.Le clergé, le gouvernement de Qubec, la ville de Montréal, le «omté de Labelle, les régions qu\u2019il a colonisés, tous ceux qui ont connu et aimé le curé Labelle nous aideront, nous n'en doutons pas, dans cette oeuvre de reconnaissance.La souscription pour élever un, monument au curé Labelle au centre de Saint-Jérôme, à la porte des Laurentides, est donc ouverte, La ville de Saint-Jérôme s\u2019y inscrit la première pour $5,- 000: le conseil du comté de Terrebonne souscrit de son côté $3,000.Le Comité attend les autres souscriptions avec l\u2019espoir que, dans un avenir rapproché, on pourra contempler dans le bronze la figure de l'un de nos plus grands compatriotes J.-A.LEGAULT, Président du Comité et maire de Saint-Jérôme.N.B.\u2014Les souscriptions doivent être adressées à M.Rodrigue Castonguay, trésorier du Comité du monument Label'e, Saint-Jérôme.EEE Lettre d'Ottawa (Suite de la première page) aura pour but d'entendre les appels contre les pensions actuellement payées aux soldats et aux familles des glorieux héros de la grande guerre.Cette commission est actuellement en fonction.L\u2019un des membres de cette commission est le colonel J.Roy, Croix Militaire, ; En terminant cette lettre déjà longue, nous voulons attirer l'attention de nos lecteurs sur une déclaration de I'hon, Ernest Lapointe à L'Islet, Elle précise l\u2019attitude du parti libéral et indique sa ferme détermination pour l\u2019avenir.\u201cLe parti libéral, dit le Ministre de la Marine, c\u2019est le parti des hommes libres unis par un but commun qui est celui de faire marcher le pays dans les voies de la liberté et de la prospérité, Il n\u2019est pas le parti des esclaves de coteries où de classes.Il sait qu'un gouvernement ne doit servir ni les petits ni les gres intérêts, que son devoir est de servir la nation entière.Avec confiance donc, avec vigueur, sous Ia direction d\u2019un chef qu\u2019il s\u2019est choisi librement, le parti libéral s\u2019est mis à la rude tâche de la rénovation du pays.\u201d Et plus loin: \u201cNous nous sommes mis à l'oeuvre, Sentezvous maintenant qu'i} y a quelque chose de changé?Ne voyez- vous pas derrière les nuages une bande d\u2019argent?N'avez-vous pas plus de confiance dans l'avenir ?\u201d PE nt \u2014 Cet Observatoire restera ouvert \u2014Et il y a longtemps de au public pendant quelques semai-| ceia ?nes encore, aux heures régulières de| \u2014Deux heures A peu presl.bureau, permettant ainsi à ceux qui n\u2019ont pas déjà visité ce point de vue, de le visiter.On accuse un maître d'école de frapper violemment ses enfants.\u2014Que voulez-vous ! dit-il pour sedéfendre, j'ai des élèves si paresseux que je ne peux leur apprendre l\u2019histoire de France qu'à coup de Gaule ! Au cours.\u2014 Interrogation sur les progrès de la science moderne.\u2014\u2014Qu\u2019est-s:e que le théâtro- phone ?\u2014Un appareil qui sert à entendre de très loin la musique.\u2014Il existe aussi le thédtrapho- ne.! Un pêcheur à la ligne était venu passer la journée à Join- ville-le-Pont avec sa femme.Dans l'après-midi, un ari le rencontre seul, au bord de la Marne, sa canne de pêche sur l\u2019épaule.\u2014Vous avez lair lui dit cet ami.\u2014\u2014Oui, je ne suis pas tranquille.\u2014Quoi donc ?\u2014C'est ma femme.Pendant que je hais, elle s\u2019approche trop du bord, elle tom- à l\u2019eau.Je ne la vois plus.J'ai peur qu'il lui: soit inquiet, habitants, pendant nombre d'années A aumonden + (arrivé quelque chose, \u2014?\u2014\u2014Oui, C'est la pantomime.AR re Aen MENA pétuera la mémoire du curé Labelle et apprendra à ceux qui, du\u2019 "]
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