Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 10 juin 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1922-06-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" AL SAY ap M AT SLL cu LE NUMERO SOUS CABLE: FLAMBO * 7m bf REDDE CAESAR] QUAE SUNT CAESARIS Re REDIGEE EN COLLABORATION LE NUMERG 3 SOUS Abonnement: Tél.Est 898 Par malie.82.50 par année ry IT VOL.IX \u2014 No.469 MONTREAL, SAMEDI 10 JUIN 1922 Le Numéro: 3 Sous IL FAUT GARDER NOS TAVERNES Les propriétaires de tavernes feraient bien de se préparer longtemps d'avance à repousser toute tentative qui pourrait être faite contre eux.Ceux qui sont dans les secrets des dieux n'ignorent pas que l\u2019an dernier, s\u2019il n\u2019en avait tenu qu\u2019à M.Taschereau, les tavernes auraient été abolies, et que c\u2019est surtout à l'influence de M.Perron que nous devons leur conservation.| Le premier ministre de la province de Québec n\u2019est pas un puritain.Au contraire, il raille les buveurs d\u2019eau ct les empécheurs de danser en rond dès qu'il en a l\u2019occasion; mais il subit malgré lui l'influence de Mgr Roy, archevèque auxiliaire de Québec, l\u2019un des hommes les plus violemment réactionnaires qu'on puisse rencontrer.L'Autorité entend mener une campagne continue en faveur des tavernes, qu\u2019elle estime être les me\u2019lleurs agents de la tempérance.Nous dirons pourquoi dans des articles subsé- quets.L'AUTORITE.me \u2014_\u2014 LE PLUS VERTUEUX © INTHE WORLD\" Ainsi se proclame l\u2019Américain du Nord, bien qu\u2019il soit difficile de trouver une plus sordide crapule.L'hypocrisie américaine est en voie de porter ses fruits, et comme l\u2019Arbre de la Science du bien et du mal dans le Paradis terrestre, elle porte les fruits les plus malsains.L\u2019un de ceux-là est l'immense chantage qui étend ses ramifications d\u2019un bout à l\u2019autre de l'Amérique.Etes-vous un promoteur heureux, un promoteur à gros succès tel Tex Rickard?Des rivaux trouvent le moyen de vous impliquer dans une affaire de moeurs afin de vous ôter de leur chemin.Etes-vous une étoile de cinéma comme Rudoiph Valentino?Vous serez coffré pour bigamie par suite des chinoiseries de la loi californienne sur le divorce, et vous ne vous en tirerez que par une éclipse totale ou en versant dans la poche des avocats les flots du Pactole.Les maîtres-chanteurs rivalisent de prospérité \u201cbootleggers\u201d dans ce pays où l'espionnage, la délation, diffamation, \u2018tout se solde en dollars.Et l\u2019hypocrisie croit de jour en jour, à se demander où les Yankees s'arrêteront dans la voie de l\u2019odieux et du ridicule.Ne prétendent-ils pas maintenant étre absolument sans péché! Vous les voyez, à l'instar du Pharisien de VEvangile, s\u2019avancer en avant du tempje cl proclamer leurs vertus.Ecoutez pourtant cette véridique histoire: \u2018Une Française, venue en Amérique pour une courte visite dans diverses familles amies, s'est trouvée.pendant tout son séjour à New-York, l\u2019objet.des attentions galantes d\u2019un Américain.Qu'un Yankee tombe amoureux d\u2019une Parisienne, cela n'est pas pour nous surprendre; mais il y a, en ces sortes de choses, la manière \u2014 et notre Yankee avait si peu qu'il s'était tout simplement rendu ridicule et odieux aux yeux de la Française.Heureuse d\u2019échapper à des assiduités si peu délicates qu\u2019elles en étaient devenues intolérables pour une honnête femme.La Française vit arriver avec plaisir la date de son départ par Je Paris, de la Compagnie générale transatlantique.Le 24 mai.elle montait donc à bord et se faisait indiquer sa cabine.Quelle nc fut pas sa surprise en trouvant sa cabine toute tapissée de fleurs! \u201cSurprise\u201d ne veut pas toujours dire \u201cjoie\u201d, ot notre Parisienne, comprenant que le mys- avec les la térieux tapissier-fleuriste n\u2019était autre que son obstiné Yan-i lee, songea d'abord à faire jeter les fleurs par-dessus bord: mais elle eut tout à coup l'intuition que l\u2019importun avait, lui aussi, pris passage à bord du Paris, Une rapide enquête lui révéla qu\u2019elle ne s\u2019était pas trompée.Le déplaisant amoureux était à bord, n'attendant sans doute pour se montrer que le départ du paquebot.La Française, bien qu\u2019il n'y eût plus qu'un quart d'heure de répit, fit débarquer ses malles, et elle eut la joie de lancer du dock de la Transatlantique, un adieu ironique à son Américain qui.tout souriant.heureux du bon tour qu'il avait joué à la rebelle, apparaissait sur le pont aus sitôt après l'enlèvement de la passerelle d'embarquement.La charmante Parisienne, débarrassée de son fâchux, est partie par le paquebot suivant, la France.Elle s\u2019est contentée de dire que les Américains sont \u201ctrop romanesques\u201d.Nous ne dirons pas qu'elle a eu tort, mais nous ferons observer qu\u2019un Français ne s\u2019en fût tiré à si bon compte avec une Américaine.Ce Français méditerait aujour- hui dans un cachot sur les inconvénients qu\u2019entraîne la violation des sixième et neuvième commandements.Et quelles tartines sur l'immoralité française aurions-nous lues dans les feuilles puritaines! Aussi bien, vu que l\u2019immoralité, cette fois, n'était pas du côté français, mais du côté américain, les journaux de Sam ont pris leur ton le plus doux pour signaler cette petite histoire \u2014 et l\u2019un d\u2019eux a même eu Je culot de mettre la mésaventure du Yankec au compte d'un Américain.de l\u2019Amérique du Sud.Car, voyez-vous, il faut que l\u2019Américain du Nord soit ostensiblement (ainsi l\u2019ont décrété les sectes méthodistes, anabaptistes et mormonne) le\u2018 plus vertueux \u2018\u2018in the world\u201d, bien qu\u2019en réalité il soit difficile de trouver de par le monde une plus sordide crapule.SPARTACUS.saires et dénigreurs les plus acharnés, et pas plus sir Wilfrid Laurier que les \u2018autres, mais \u201cc\u2019est M.Bourassa lui- même\u201d.Et comment \u201cle Maitre\u201d en est-il arrivé là?\u201cPar rertaines graves et im- \u2018 2: | pardonnables conséquences \u2014 * Les deux premiers voiul-| répond le Progrès du Golfemes dans lesquels Mme Jules| dans ses revendications, ses Fournier, sous le titre \u201cMon| polémiques, et ses attitudes Encrier\u201d, a recucilli les prin-| publiques ou politiques, par cipaux articles du brillant! son altière ct sèche façon de journaliste que fut son mari,| traiter ses amis ct disciples s'enlèvent rapidement en li-| qu'il n\u2019a pas su retenir et brarie., vo grouper prés de lui quand, Grandeur et décadence de M.Bourassa \u201cMon Encrier\u201d, oeuvre posthume de Jules Fournier, nous donne le mot de cette énigme.On lira avec un spécial in- térét l\u2019inédit intitulé: \u201cLa faillite?du nationalisme\u201d.Dans cette étude, l\u2019auteur, nationa- , liste de la vieille ou première école, examine et diagnostique les côtés forts et faibles de M.Henri Bourassa,et s\u2019attaquant À l'oeuvre de l\u2019orateur-écri- vain, démontre que celui qui a le plus contribué à l\u2019échec de l\u2019oeuvre nationaliste, ce n\u2019est ni sir Lomer Gouin, ni l\u2019hon.Rodolphe Lemieux, ni Me D.A.Lafortune, ni M.L.J.Gauthier, ni aueun de ses adver- doué de si brillantes qualités intelledtuelles et oratoires, animé de cet esprit courageux, fier et indépendant qui le caractérise, il lui aurait été si facile de se constituer un état-major digne de lui et d\u2019inspirer & une grande partie de notre peuple, méme en ne disposant ni de places, ni de faveurs, au moins le même dévouement qu\u2019un simple chef politique ordinaire.\u201d De toutes les critiques que nous avons lues de-la doctrine, de la carrière, de l'oeuvre, | t ~ AH! LES FEMMES! A Londres, elles se coupent le petit orteil.En Amérique, elles suppriment le mot \u201cobéir\u201d.Les souliers à la poulaine sont à la mode à Londresme il sied, pointus jusqu'à l'invraisemblance, effilés au point que [pour les chausser, certaines Londonniennes, ferventes du snobisme, vont, paraît-il, jusqu'à se faire amputer le petit orteil! J'entends un mari grincheux qui me dit: \u2014Que ma femme vienne m'annoncer dès demain sa résolution de sacrifier son petit orteil à la mode du jour, et je vous promets de ne l'en point dissuader: ne serait-ce qu'à cause des huit jours d\u2019immobi- ls sont, com-|, À quoi vise Sir Lomer Gouin ?À une coalition libéralé-conservatrice protection- .niste?\u2014 En tout cas c'est un coup de tonnerre dans un ciel d\u2019airain.QUE FERONT LES PROGRESSISTES?Ottawa, 10.\u2014Sir Lomer Gouin parle en Chambre moins i souvent que Tommy Church, ex-maire de Toronto, et surfout moins longtemps, mais en revanche, il est beaucoup plus écouté : comme quoi il est vrai qu'ici-bas une justice immanente existe, qui est celle des compensations.Le discours de sir LomeriGouin sur le budget sera longuement commenté par les journaux de toute nuance.Certains vont jusqu'à y voir, comme vous savez, l'aurore d'une coalition libérale-conservatrice protectionniste., On se demande néanmoins qui prendrait la tête de cette alliance, si elle s'accomplissait.M.Meighen ou sir Lomer?Les | deux n\u2019ont pas montré l'un envers l'autre une sympathie bien vive depuis le début de la session.M.Meighen voudrait-il ser- Vir sous sir Lomer, ou sir Lomer sous M.Meighen?Problème lité indispensables pour elle apres l'opération.| Il n\u2019est rien là de très nouveau.Les Chinoises nous ont depuis long-! temps donné l\u2019exemple de mutila-! itions analogues.Les Anglaises ont jdu reste une réputation à soutenir, : et leur porte-parole aux Etats-Unis, ' Mme Margot Asquith, s'est expri- | \u2018mée ainsi, au grand désespoir des Américaines: \u201cJe n'ai pas rencontré une jolie femme aux Etats-Unis.Les Anglaises sont les plus belles femmes de 'univers: on ne trouve nulle autre part de pareils tempéraments.[Lee Américaines manquent de charme; elles n'ont pas meme le style de 1 des demoiselles magasin glais.\u201d ! Cette Margot, ce qu\u2019elle a de pré- \u2018tention! Puisque nous en sommes au chapitre des femmes, enregistrons la victoire qu\u2019elles viennent de remporter.Le juge Charles-H.Piper, ide Niagara Falls, a éliminé le mot an- \u2018obéir\u2019 des cérémonies de mariage qui ont lieu devant lui comme juge de paix.\u201cLes femmes n'obéissent jamais à leurs maris, a dit le juge, pourquoi rendre la cérémonie ridicule en y conservant cet ordre?\u201d Le juge demande seulement à la mariée de promettre qu\u2019elle \u2018\u2018aimera, servira, honorera et prendra soin de son mari aussi bien dans la ma-! ladie que lorsqu'il sera en bonne santé\u201d.! Lo brave juge en demande encore trop.Quelle femme peut entendre ce mot \u2018\u2018servir\u201d Ce mot ne sent-il pas l'esclavage ?\u2018Le juge fera bien de simplifier en- \u2018core la cérémonie du mariage.! Par exemple il pourrait dire : \u201cMlle une telle acceptez-vous M.un \u2018tel pour votre légitime époux, et pour combien de temps?\u201d Voila \u2018une formule simple, claire et cour- sans révolte.te, tout à fait en harmonie avec les idées, modernes et qui satisferait tout te monde.| Pourquoi pas imposer le serment \u2018d'abéissance et de \u2018\u2018servage\u201d au \u201cmari, qu'il s'en acquitte déja quel triomphe toutefois féministes! Peut-être est-ce inutile puis- bien ; les si pour MAX.:CHAMBARDEMENT CHEZ CONCORDIA The Axe.le périodique de M.John H.Roberts, signale un affreux scandale à l\u2019hôtel de ville.Il s\u2019agit d\u2019un chef de département qui aurait entretenu les enfants de sa mai- tresse aux dépens de la ville.Nous croyons {Vrai en disant que le fonction- inaire en question allait être, \u2018bientôt démis par le comité l exécutif.Nul doute que la dé- l\u2019objet de la part de The Axe va précipiter son départ.D\u2019autres chefs de départe- si l'oreille fendue avant les vacances d\u2019été.M.Ernest Técary avait installé une came- rilla qu\u2019il faut détruire, si nous voulons que Concordia sorte du marasme et le plus tôt css réformes auront été naccomnlies, le mieux ce sera dans l'intérêt des citoyens.des qualités et des défauts du chef nationalïste, nulle n\u2019atteint, en adresse, en justesse et en précision celle qui a jailli de la plume de Jules Fournier, d\u2019ailleurs plus en état et plus à même que d\u2019autres d\u2019apercevoir et apprécier les £ai- blesses, les travers et les petits colds du grand homme qu\u2019il avait coudoyé.Il n\u2019est que de lire cet article magistral pour voir clair comme le jour comment il se fait que M.Bourassa, qui se promenait autrefois environné d\u2019un si brillant cortège, n\u2019a plus aujourd\u2019hui autour de lui qu'une demi-douzaine de cré- ns.i \"+, ments municipaux auront aus-; insondable pour le moment.Sans prononcer le mot de protection, sir Lomer s\u2019est nettement déclaré protectionniste.M.Mackenzie King, premier ministre, M.Fielding, son principal lieutenant, M.Ernest Lapointe, qui contribua tant au choix de M.King comme chef du parti libéral, ne semblent pas aussi enthousiastes que sir Lomer à l\u2019égard de la protection.Leur contenance d'hier le prouvait assez, Eux voudraient se rapprocher autant que possible des : progressistes, tandis que sir Lomer n\u2019a pas mâché les mots à | M.Crerar et a ses amis les fermiers-unis: \u201cAvec la majorité, ; sinon la totalité des membres de cette Chambre.a-t-il déclaré, ; Je crois que l'agriculture est l\u2019industrie fondamentale du Cai nada, mais je crois aussi que sans nos manufacturiers, notre ; pays n'aurait pas atteint le développement dont il jouit au- ! jourd'hui\u201d\u201d En d\u2019autres termes, sir Lomer a intimé à M.Cre- | rar et à ses suppôts qu'ils auraient à compter avec lui au cas oil ils continueraient de vouer les industriels aux gémonies.Pour sir Lomer, le pays, avant à se procurer des revenus, i doit maintenir un tarif, de quelque nom qu'on le baptise., et | tari, bien qu'il ne prononce pas le mot, est synonyme de pros tection: \u201cDans le temps, on a pu croire, continue-t-il, que cer- ; tains progressistes étaient des libéraux: mais j'ai toujours ; cru que le parti libéral était le parti qui siège à votre droite, ; M, l\u2019Orateur.\u201d C'est net, c\u2019est coupant comme la guillotine.Les progres- Sistes restèrent figés sur leurs sièges, pendant que les conservateurs applaudirent des passages du discours avec plus d'entrain encore que les libéraux, dont plusieurs gardaient leurs mains bien à plat sur leurs sièges, au lieu de les frapper l'une contre l'autre, Quel sera l\u2019effet de ce discours savamment müri?On prédisait, dans des milieux prétendus bien informés, que les progressistes, tout en votant contre le budget Fielding comme parti, dépécheraient une douzaine des leurs dans les couloirs de la Chambre ou dans les rues d\u2019Ottama, lorsque viendrait le vote.Après le coup de fouet de sir Lomer, il serait surprenant que le fait se produisit.les conservateurs exécuteront-ils la manocuvre ainsi dévolue par les observateurs aux progressistes\u201d (\u201cest là que ; nous verrons la portée du discours de sir Lomer, que se dessi- *nerait pour le ceup l'alliance libéraie-conservatrice protee- ; tionniste, si celle 4avait avoir lieu.i Selon moi.jamais les cartes n\u2019ont été aussi mélées, si, \u2018l\u2019on songe qu\u2019il scrait facile aux adversaires du gouverne-! ! ment, coalisés, de le mettre an minorité.La décision du pré-! \u2018sident de la Chambre, M.Rodolphe Lemieux, déclarant hors! d'ordre le sous-amendement Crerar, n'avait déjà pas facilité\u2019 \u2018la tâche aux progressistes en leur enlevant toute chance de voter au moins une fois contre le gouvernement, quitte à se rallier ensuite sur la motion principale.Il ne leur reste plus] { cette alternative.| 11 se joue done line gros se partie.une très grosse partie À Otawa, et la semaine prochaine sera fatidique en ce que, à supposer que le gouvernement soit maintenu, notre vie politique prendra, c'est certain, une orientation nouvelle.1 © LOUBLI DES SACRIFICES | | La France commence une propagande chez ses anciens alliés en établissant ses pertes pendant la guerre.sacrifices consentis par elle à la cause commune ; guerre, la France a commencé une campagne de propagande qu\u2019elle a subies pour la civilisation contre la barbarie.de la bataille de la Marne\u201d 329,000 hommes, taille, les Allemands sur l'Iser, octobre-novembre 1914, fermer la route de Calais et partant de l'Angleterre?125,000 Remarquons que ces chiffres ne comprennent blessés, encore plus nombreux.La bataille déensive de Verdun, février-juin 1916.à lapas porta seule, lui coûta 173,000 morts, blessés et disparus, ce qui ne l'empêcha pas tout de même, juillet-octobre de la même année, pour soulager le front russe, d\u2019engager la bataille de Soissons, dont le coût se solda à 136,000 morts, blessés et disparus.L'offensive de l\u2019Aisne, avril-juillet 1917, Chemin des Dames, et bataille des Monts, opère encore sur l\u2019armée française une terrible saignée: 105,000 morts, blessés et disparus.L'insuccès de cette ofensive et la débâcle russe produisent un moment d\u2019affaissement, mais la France a tot fait de se ressaisir, et quand il s'agit, au printemps de 1918, d'étayer l\u2019armée anglaise mise en mauvais arroi par les coups de télier de Ludendorff, la France est encore là.Enfin, les Américains arrivés et les réserves anglaises ayant été amenées d\u2019Angleterre sur le champ de bataille, c\u2019est la France qui contribue encore le plus à l\u2019oeuvre commune \u2014 bouter les Allemands dehors \u2014 et il lui en coûte jusqu'à l'armistice, en novembre, plus de 100,000 hommes.Bref, sont morts pour la France, pendant la guerre, 36.- 539 officiers et 1,321,940 soldats, sans compter les pertes de la marine.Aucun pays, pas même l'Allemagne, eu égard à sa population, n\u2019en a perdu autant.« G.L.LA GRANDE PITIE DE NOS TROTTORS Ils font aussi mal à voir que nos rues.\u2014Construi- sons-les en mastic d\u2019asphalte.JOCRISSE A PATMOS Prochain grand film, par L'opinion publique, bien que lente à s\u2019éveiller, finit tou- M.le marquis de Sales, | Jours par sortir de sa léthargie.Est-ce le printemps qui a ed \u201d i contribué à ce renouveau ?Mais jamais les Montréalais n\u2019ont tiré des Quatre Cava-' autant maudit que cette année leur mauvais sort.hy , v | L'Autorité a dépeint, la semaine dernière.nos rues liers de l\u2019Apocalypse ol trouées comme des Geumoires, Elle a diagnostiqué le mal: la | \u2014 produit de vege dee un resid du pétrole, qui est le = X N N= 8 all $ 3 - Une simple suggestion rait beaucoup moins cher, à la longue.d'employer de I\" as._ | phalte naturel, de Pasphalte de roche, d'une durée de 40 ans Un lecteur montréalais nous, Ÿ* MOyenne, au lieu de 5 ans, durée de la saloperie dont nous faisait, en date du ler juin, péuirons la surface de nos rues, ainsi stigmatisées par le cette suggestion, que nous Four: croyons re à propos de! _.\u201cMontréal est la terreur de l'automobiliste.De quelque transmettre à nos lecteurs.| côté qu'il l'aborde.il ne peut y pénétrer qu'en se livrant à ce M.le directeur, : périlleux exercice de courses à l'obstacle, de virages hardis Je me suis toujours deman-; 4Y'on nomme Eymkanas.Il n'évitera pas, au reste, toutes les dé où l\u2019on avait péché ce mar-, ornières, il ne contournera pas tous les trous.Pour y réussir, quis de Roussy de Sales, qui.WHne lui faudrait pas rouler, mais planer.Nous sommes la mé- fut pour moi un noble incon-\u2018 tropole du Canada ct nous ne devriions pas oublier de reven- nu jusqu'au jour où il fut diquer, parmi nus titres de gloire, le fait d'avoir les rues les bombardé censeur des vues! PlUS Mal tenues de l'Amérique.\u201d animées.Eclatante confirmation de l'effroyable état de choses que Je ne suis pas un enthou- NOUS signalions la semaine derniére.Pour en arriver 1a, il a fal- siaste du cinéma.Cependant.i lu que notre administration marchat d'illégalité en illégalité.en l\u2019autre soir, sur la foi de ré; NC demandant des soumissions que pour la frime,en n'en tenant clames flambovantes, je m'ins-' Fäs compte, et en achetant par petites quantités l\u2019asphalte (si tallais au Capitol, pour voir l\u2019on peut donner ce nom à semblable cochonnerie) d'un trust défiler les \u201cQuatre Cavaliers qui lui vend quinze dollars la tonne ce qui n'en vaut pas un et ta ; Mila, | qu'une fiancée ! éclai-r \u201cea pMa\u201d, a\u201c ° t .,n'imaginons pas que Blasco, yy gentilhomme aussi accom- \u2014\u2014\u2014\u2014 | Ibanez reconnaitrai- Comprenant enfin que les bienfaits sont vite oubliés, et) que ses anciens alliés ne semblaient plus se rendre compte des! pendant la, quelle ses alliés ne prirent aucune part, et que la France sup-; de l\u2019Apocalypse\u201d.Je n\u2019ai peut-être pas sur parchemin autant de quartiers mais à tort ou à raison, j'ai la prétention de me croire aussi intelligent que la grossc moyenne de mes concitoyens.qui vont au cinéma.Aussi les \u201cQuatre Cavaliers de I'Apocalypse\u201d guére encore galopé cran que je yeux.me frottais los croyant \u2018y voir demeurait entière, apocalyptique.directeur, d\u2019un film de réputa-! tion mondiale, vraisemblable-' ment destiné aux \u201cgrandes: personnes\u201d, M.le marquis de\u2019 Sales a quel fait une bouillie; quleconque pour enfants à la! bavette.L'héroïne, de femme mariés; avait été transormée en fian-i cée, ce qui ne l\u2019empéchait nul-' lement de fréquenter le studio d'un pseudo-peintre plus amateur de natures vivantes que de natures mortes.M.de Sales a-t-i} voulu nous faire croire que pas une femme né trompe son conjoint à Paris?Ou suppose-t-il les Montréalais assez jocrisses- pour lever les bras au ciel i.la seule idée qu'une pareille catastrophe soit nosgihle sous la calotte des cieux?Puisque M.le marquis a accepté d'être notre censeur, le voilà exposé à subir les questions de n'importe quel roturier.de nu suis pas rues) fort casuiste que Suarez.Escobar et mais il me serble qui visite les ateliers de rap'as peux le mauvais motif, ne dégage pas! fun maven plus aera qu'une E.M.Desaulniersinfildle épouse* de demise (lé-de;sus les lumr \u201cres de M.de Coles.Pu reste.M.de Sales! narait 74 se motto sa'le avec un \u2018limb au pour car nous ses *\u2018Cavaliers de l'Apocalynsc\u201d.dans cet affreux salmigondis.Un exemple entr'autres:Ayant amputé le film d'une scène d\u2019a- être dans le trop longtemps différée en établissant les pertes immenses: mour qu\u2019il jugeait trop corsée ; pour nos yeux pudibonds, M.De l\u2019aveu de tous, c\u2019est la première bataille de la Marne: de Sales, intègre à sa manière, i qui a été le point tournant dans ce terrible conflit.Or.savez-.| vous combien la France avait perdu d'hommes, morts, bles-i défilé.nonciation dont il vient d\u2019être: sés et disparus à la date du 13 septembre 1914, dernier jour! res.quand l'Angle-! | terre n\u2019avait pas encore 100,000 hommes sur le champ de ba- naître M.le marquis de Salesnous a donné en échange un {On dit qu'il se fait vieux, très Savez-vous combien il en coûta à la France pour arrêter! Vieux, et il y paraît.On le dit, pour leur! aussi plus occupé de ses fins, os ; dernières que de nous donner hommes tués, disparus et prisonniers.- du bon cinéma.Que ne va-t-il les; s'enterrer i la Trappe?°° Si le même film revient encore, voici ce que je proposerais: Comme Blasco Ibanez ne reconnaîtrait pas son fils dans ce bâtard.comme M.de Sales prend décidément le Montréalais pour un Jocrisseet comme saint Jean passe pour avoir écrit son apocalypse sur l'île de Patmos, j'inti- de noblesse que M.le marquis,\u2019 n'avaient : sur l'é-| a lui.de troupes canadien- ' Je n\u2019ai pas l'honneur de con-! ; ce qui Jui coûte du reste moins ; Autant de choses impossil erevalent les yeux.de Montréal.Nos trottoirs ne trous, autant d'ornières sur les que cela.Mes à croire.s elles ne nous Hélas! nos rues ne sunt pus seules à peindre le débraillé valent pas mieux.Autant de trotoirs que sur les chaussées.Nous construisons nos troftoirs en ciment, Or.le ciment se fendille, chaquelle nées, Le mastie d'asphalte,.au contraire, dure -1) ans.Fasphalte de roche, et il a déjà fuit ses preuves à Montréalde Suisse Toutes les grandes villes d'Europe l'emploient.Pourquoi l\u2019os.plus; Tracisons-nous?Pourquoi persistons-nous à utiliser le ciment, clair\u201d.Peine perdue: l'énigme! dont notre climat ne fait qu'un ragont?On le fait venir de Francenivstère ! Ou plutôt, nous nous réset C\u2019est que, voyez-vous, M.le.le pourquoi de si coûteuses anomalies.et s'enlève par tranches en deçà de 5 an- comme et d'Alsace-Lorraine.Mystère, insondable \u2018vons de dire, un de ces jours, CIVIS.mr LA BANQUE D'EPAR.FEU LE JUGE MARECHAL, : t Peu longtemps avant sa\u2019 mort.le juge Maréchal noncait ces paroles: \u201cJ'ai es- pro-, sayé de tracer mon sillon droit dans la vie.\u201d Nous croyons notre Sa pour part qu'il y est parvenu.brusque disparition est d'autant plus regrettable et LMA.torité se joint à ses innom-, brables amis pour aux siens l'expression plus vives sympathies.ERENT EIEN ED THE RIGHT MAN IN THE RIGHT PLACE présenter 1 de ses du docteur député de Chambly, au poste laissé Vacant par M.A.L.Caron, dans La nomination \u2018ans Ja | la Commission des liqueurs, est très heureuse.© 1 est difficile de trouver pli que M.Desaulniers, et sa longue expérience des affaires publiques le qualifie émi- | nemment à ce poste.\u2018 Astres et cinquante (82.le et après lundi le 3 \u201cde thé du monde entier.GNE DE LA Cfit ET DU DISTRICT DE MONTREAL.Avis est par le présent donné qu'un dividende de deux pi- 50) par action sur le capital appelé et versé de cette institution a été déclaré et sera payable à son bureau principal.à Montréal, juillet prochain aux actionnaires en- régistrés jeudi le 15 juin prochain à > heures pm.Par ordre du Conseil d'administration.A, P.Lespérance Gérant Yénéral 1-17 AUGMENTATION DE LA CONSOMMATION DE THE EN GRANDE-RRE- TAGNE La réduction de la taxe de douane anglaise sur les thés, de quatre pence par livre, aura certainement pour résultat d'augmenter la consommation de la part de la population de la Grande-Bretagne, qui est actuellement et de loin le pays le plus grand consommateur Cette augmertation de la demande aura pour effet de faire monter le marché actuel déjà anormalement élevé, et l'on peut s'attendre à une augmentation des prix de détail du thé dans le monde entier.I _ 8 i GAZ LION SEULE $3.00 1.000 RECHAUFFEURS DEA AU FABRIQUES A MONTREAL À des prix et termes réduits.; REGENT MENT = Comptant avec l\u2019ordre et la balance $2.00 par mois.$20.00 prix comptant tulerais cette salade: \u2018\u201cJocrisse A Patmos\u201d, grand film, ete.ete e Dieudonné Laframboise.Place chez vous le meilleur réchauffeur d\u2019eau au gaz.ACHETEZ MAINTENANT, vu que l'offre expire le 15 juin.J Chari saa.Berlureau, qui s'est découvert de grandes dispositions pour l'art dramatique, est en train d'écrire un grand mélodrame.\u2014Je suis arrêté au cinquième acte, confie-t-il à un ami, je ne sais pas comment faire mourir mon héros.\u2014C\u2019est bien simple: lis-lui les quatre premièrs actes ! Montreal Light, Heat & Power, Consolidated 83 ouest, rue Craig, Main 4040.605, Angle Ste-Catherine et de la Montagne.Upt.6000-6001.480 Est, rue Ste-Catherine.Est 2935.2575 Est, rue Ste-Cathorine, près Lasalle.Lasalle 1850.1657, Avenue Papineau, près Mont-Royal.St-Louis 9090.858 rue Saint-Denis, pres Duluth.St-Louis 7378.1945 Avenue du Parc, près Laurier.Rockland 7359, \u2018 bs, ER La crise de | l\u2019eñtente \u2014Qu'y a-t-il de vrai dans les nouvelles répandues à Londres et à Paris sur des menaces que vous auriez proférées à l'égard de la Franco?\u2014Propos de fous! Elucubrations de malfaiteurs voulant naufrager la conférence! Nous avons tous lu ce dialogue échangé à Gênes, entre M.Lloyd George et les représentants de la presse anglo-améri- caine.I} fut reproduit dans tous les journaux.M.Lloyd George a télégraphié à Londres et fait déclarer a Gunes que les propos come minatoires envers la France! qu'on lui attribuait étaient des: inventions mulveillantes.A la: vérité son télégramme à M.! Chamberlain visait seulement un passage du compte rendu du : Times sur sa conversation avec.M.Barthou, ct les autres dé-! mentis s'appliquaient seule-; ment à certaines expressions.4 1 § Quant à la lettre adressée par: conformer aux vues de la poli- SN A ; AN M.Barthou à M.Lloyd George\u2019 tique anglaise ou bien M.Lloyd 2 TE Sa pour confirmer sous une aNtre: George Iui mettrait le marché SH $ 5 forme ces divers Jémentis, elle a été écrite à la demande même: du premier ministre britannique.Le président de la délégation francaise n'a pas cru] devoir refuser ce petit service à notre grand ami.Cela permet de juger la situation.L'opinion française ne s\u2019est.pas laissé tromper par les dé- - A I) mentis anglais.La France à isolement traditionnel.Alors, fon | compris qu\u2019il y a actuellement la France païera peut-être de pr une crise des alliances, mais plus en plus cher pour la rete- ns ; elle a conscience de ne l'avoir nir ct elle ne la retiendra pas.Bi Bc point provoquée.L'amitié bri-! 1} faut regarder en face ce ee tannique a été exigeante! Les : Français, pour la conserver:, ont accordé tour à tour: le res- ! pect de l'unité allemande.des \u2018ménagements financiers pour l'Allemagne, l'abandon de certaines revendications belges (Se rappeler Je roi Albert arrivant à Paris en avion pour protester), l'abandon de certaines revendications italiennes (se rappeler le départ du MM.Orlando et Sonning).En somme, pour obtenir le traité de Versailles, qui était lui- même un compromis et une de- se des qualités, ce ne sont point celles-là.I lui faut done, comme le reste des humains, tenir compte des volontés et des intérêts d'autrui.Les interprètes ordinaires de sa pensée le servent mal en recourant A des procédés indignes de \u201cgentlemen\u201d.Qualifier M.Poincaré de Néron est grotesque.Affirmer que M.Liovd George est le seul ami de la France en Angleterre est inepte.Tl est curieux que.chaque fois qu'un dissentiment s'accentue entre Paris et Londres, les journaux Oofficieux d'outre-Manche proclament que M.Lloyd George est la seule personne capable de retenir le Royaume-Uni dans l'alliance française.Sur tous les points, aussi bien les répas rations que la paix avec la Turquie, aussi bien le pétrole que l'attitude à prendre vis-à- vis de l'alliance germano-russe, la France a été somihée de se en main.La menace quotidienne de l'Angleterre, c'est de se retirer des alliances de la guerre et d'agir en Europe pour SON propre compte.On ne se sert pas d'une pareille menace quand on n'a pas déjà dans l'esprit l'idév à laquelle elle correspond.L'Angleterre, voilà Ia vérité.brûle de retourner à son Sa Qualité L'AUTORITE apparait en là versant Riche Crémeuse Bouguet exquis qui apraraît maintenant comme une fatalité.Et il faut demander aussi pourquoi un iso-i lement qui est \u201csplendide\u201d; quand il s'applique à l'Angle-! terre, serait tragione pour les Delges et pour les Français.| Si M.Lloyd George croit! trouver.en dehors de ses al-| liéz de 1914, des amitiés plus] avantageuses.il est libre.Nous i lui reconnaissons mème le pou-' voir de faire beaucoup de mal! it ses alliés de la grande guer-| re.Mais les Francais se sen-| tent libres aussi! Il v a trois ANE ee SAE hd se 04 £4 vi 4 \u2018Samed! YU, Juin T92E AT ET TES EE BATT FFT LEN Pad a pe r= CRD RTF IR IR A \"ee 3 x y En.2 eu 3 .ori et etude oe ce f TN : 2 > © oy, iat NE 145 J xr.oe ae Ph I Ta 3 STs LG Se.A RK Vid ff Mans FBI ; die: ARE NES .a td ?x = a REE AE ASTER EEA EY a ee ET EET its > * Ron a por ay Xv Pa 7.{SEL ses PE.E REA SENIORS CA IA VS SE A \u2019 à EAST re fs > Mr rar ae mi Ep ROT RE a APT = mc .r z tree ~ Me : ed 2 2 R SERRE IE SAR EE TE TETE SERRE Sa * \"eeption, la France avait dd ans déja que dure le malenten- et, eg accepter une Europe où.en du.Le gouvernement britanni- : Ci ALAR face d\u2019une Allemagne restée que pense aque, jusqu'à pré- == = trop forte, il y avait surtout sent, il ne s'est pas encore ins-| des mécontents.Si encore, ce piré de ses intérots et qu'il doit! traité de Versailles, l'Angle-\u2018enfin en venir la.Les Franterre avait «en l\u2019intention de l'appliquer! Mais l\u2019interprétation qu\u2019en donnait M.Lloyd\u2019 George différait profondément de celle que les hommes d'Etat français en donnaient.A Puaris, ¢\u2019était un texte invariable, intangible, la loi et les pro- phetes.A Londres, c'était un texte élastique et qu\u2019il faudrait - reviser de temps en temps.L'erreur de la politique française a donc été de croire\u2019 que, selon la formule consacrée, le traité ne serait exécuté et les réparations obtenues que par l'union des alliés, ce qui; voulait dire par l'union avec l'Angleterre, Erreur et illu- Sion, car pour maintenir cette union, la France était amence sans cesse à des abandons nouveaux sur les réparations ct sur le traité.Ce recul se {raduit d ailleurs en chiffres, ! Les réductions successives que.la créance francaise a éprou-' vées l'ont ramenée de 148 milliards de marks-or à 50 environ, et les nouveaux projets: qui ont surgi dernièrement la: ramèneraient encore à Ja moi-; tié de ce chiffre.! Les véritables observateurs.voyant que le chemin de la\u2019 : maintenant gravement les con- \u201cternative.Çais pensent.de leur côté, que les intérêts de la France ont êté subordonnés de l'union entre les alliés.Ft la veritable question de politique extérieure qui se pose pour la France est celle de savoir si elle doit continuer à sacrifier à un antôme d'alliance des nécessités vitales.Le peuple français en visage séquences de la rupture et se montre résolu à en subir toutes les consequences pour maintenir ses droits.La France doit choisir à la croisée des chemins où bien la banqueroute ou bu) l\u2019isolement, puisque fa tactique de l'Angleterre, puissamment ai.tée en cela par l'Italie, a été de Ja placer en face de cette al.De deux maux il faut choisir le moindre.Mieux vaut done pour elle de se posi.gner à l'isolement que d'encourir Ia ruine.C'est à M.Poircaré \u2018à.choit le redoutable honneur de sauvegarder ia dignité of les droits de la France, Mais il a avec Jui la presque unanimité du pays.Il pourra done supporter la lourde responsabilité au maintien | Mettez quelque chose à boire et de la glace pilée dans un verre et vous aurez un breuvage glacé quelconque.Mais il y a une grande différence entre un breuvage glacé et un breuvage hygiénique et rafraîchissant.La bière Molson est bonne pour vous\u2014en hiver comme en été.la digestion.Elle est tonique et fortifiante.Elle facilite Sa délicieuse saveur crémeuse en fait le breuvage idéal par les jours de chaleur.Lorsque le mercure monte à des hauteurs affolantes, rafraîchissez-vous en buvant de France et celui de l\u2019Angleter.due M.Lloyd George voudrait re ne cessaïent de s'écarter, lui faire porter seul.avaient pensé de très bonne, Lorsque toul sera consommé, heure qu\u2019il y avait à tenter une, lorsque la France sera isolée épreuve: c\u2019était de proposer au j EN lgurope, avec à ses côtés la gouvernement anglais de re-i Belgique et plus loin peut-êtra commencer ce qu'avait rénasi! Ses dermiers amis de la Petite M.Delcassé en 1904, c\u2019est-à.: Entente, elle accueillera cet ar.dire un règlement général de toutes les difficultés franco- britanniques, une \u201carodise nette\u201d, comme on dit là-bas.Les Observateurs furent fixés par le froid silence avec lequel ces suggestions françaises furent accueillies.L'esprit de M.Delil n'y avait plus d\u2019escadres allemandes ni de Guillaume 11 pour exciter l'Allemagne à \u201c \u2026 devenir une grande puissance \u2018Maritime.© 7%, La France a donc tenté l\u2019impossible lorsqu'elle a cherché à -_.Conserver l\u2019amitié britannique.Aujourd\u2019hui, .+ @elle ne peut vivre indéfini- ele comprend -Mmént sous un régime diplomatique où l\u2019un des alliés prétend : faire toujours prévaloir sa vo- wr lonté, volonté mobile et qui @happe aux prévisions.Nous &Vons souvent signalé les ten- \u2018dânces impérieuses de M.Lloyd George qui se laisse vo- lontiers- :persuader .par ses courtisans qu\u2019il est désigné poûr gouverner le monde.Une pareille dictature n\u2019est ni dési- .rable, ni réalisable.On ne pour- ; admettre l'autorité d\u2019un nme d'Etat étranger que si le résiltait de Hommage uhiversel à un'grand _carac.ère, à un jugenfent \u2018sûr et à el \u2018Or, si M.Lloyd ds.gra iret du sort avec \u2018dime qui convient A une nation victorieuse et forte, 3 cassé vivait encore en France, | \u201cMmaïs,en Angleterre, il n\u2019y avait | plus d\u2019Edouard VIT.Et surtout in parfait désintéressement la grandeur Sûre de son bon droit elle attendra l'heure de la justice qui ne saurait tarder à sonner.; Le Courrier des Etats-Unis.La Situation Financière L\u2019OPTIMISME RENAIT Depuis quelque temps l'on constate qu\u2019un sentiment -d\u2019optimisme très prononcé se ma- infeste dans les milieux industriels, financiers et commerciaux des Etats-Unis et du Canada.Une maison financière de Montréal commentant le situation dit: \u201cDepuis quelques semaines le travail reprend dans les mines de cuivre, l'augmentation du nombre des mineurs, qui descendent dans les puits est constante.On prévoit que d'ici quelques mois le production sera de 900 tonnes par jour, c\u2019est-à-dire qu'elle atteindra presque le chiffre de leur production normale.La National City Bank signale une reprise accentuée des affaires, laquelle lui apparait provoquée par la hausse des préduits\"de la ferme.Les cultivateurs ayant plus d\u2019argent.en pocke, achète davantage.Le ti- rage des quotidiens dépasse ce- lufiqu\u2019il\"atteignait rn rs .glaises, et le comte.d'Auterotere .La Bière que votre Arrière-Grand-Père buvait héroïques de la guerre.Étant donné l\u2019épuisement rapide de leurs stocks de papier, c\u2019est la perspective d'une prochaine reprise d\u2019activité dans les fabriques.Si à ces symptômes de renaissance économique on ajoute ceux que l\u2019un connaît déjà : augmentation de la production des aciéries, augmentation du nombre des wagons en ciréula- tion, on s'explique qu\u2019un sentiment de confiance renaisse dans tous les domaines de l\u2019activité économique.\u201d Au sufet d'un mot historique TIREZ LES PREMIER 8 Notre confrère -Pièrre Varenne vient de faire une singulière découverte au sujet de l'échange d\u2019amabilités qui, selon la légende, se serait produit: sur le champ de bataille de ontenoy entre Lord Charles Hay.capitaine aux grdes an- \u2018(tendu ct les Anglais exécutè- d\u2019avait éconduit.Pour se ven- auss).iB de France.Des quelques documents trouvés par notre confrère, il résulte, en effet, que jamais d\u2019Auteroche n'a crié: \u201cMessieurs les Anglais, tirez- les premiers.\u201d Bien au contraire, connaissant l'ordinaire cautèle d\u2019un nnnemi combattu maintes fois, il donna à ses troupes ce conseil de prudence: Tirez les Anglais (comme on dit: tirer un lièvre), messieurs, les premiers !\u201d\u201d Hélas! Son ordre fut mal en- rent un feu roulant qui, comme on saît, emporta notre premier rang, tout entier, y compris d\u2019Auteroche, soit 600 soldats et 52 officiers.Ce qui explique l'erreur des historiens, c\u2019est qu\u2019elle se fonde sur un document officiel qui est en même temps une impudente calomnie.Le comte d\u2019Auteroche avait, en le marquis de C., un ennemi implacable: le marquis\" importunait.- la ;comtesse d\u2019assiduités déplacées, on ger, le -jaloux, qui.combattait a.Fontency, dévécha s\u2019en tira sain et sauf, deux messagers, l\u2019un au maréchal de Saxe, l\u2019autre au Roi.Ce dernier était ainsi conçu: Sire, hi ln cause de Votre Majesté.Avant que d'ouvrir le feu, il osc donner aux Anglais le con- geil de tirer sur nous sans tarder.Seul survivant du premier rang de votre armée, je Jai parfaitement entendu crier: \u2018Tirez les premiers, messieurs les Anglais.\u201d Le lâche a payé de la vie.Suivent quelques cémmen- taires assez désobligeants pour I'infortuné d\u2019Auterèche.Louis XV admit la version inexacte du marquis de C.Mais il ne voulut voir en cette prétendue trahison qu'un excès de politesse ,ressortissant à l'ancien :esprit chevaleresque.Une lettre d\u2019aveu du marquis de C., et trouvée dans le château de Comborn en Limonsin, en:même temps que la copie du:message adressé au roi, détruit cette légende.Le comte d\u2019Auteroche.était.un brave, mais ilin\u2019était pas un sot: (Le Mo Vide.Face.Le Comte d'Auteroche a tra- ) -*| binson} lui.annonce\" : PETITE HISTOIRE Pleurs de juges En Angleterre, les femmes sont jurés.Mais dans ces graves fonctions, elles se montrent aussi versatiles que les hommes.Exemple: .La scène suivante se passe à Leeds, dans le Yorkshire.On jugeait un homme de cinquante ans ,Uun mineur nommé George Henry Robinson qui, dans un accès de jalousie, avait, d'un coup de rasoir, tranché la gorge de sa femme.M fut condamné à mort; parmi les juges membres du jury figuraient trois femmes, Comme en Angleterre les var- dicts se rendent à l'unanimité, les trois femmes uvaient voté la mort de ce marf iruncihi.» ct! jaloux.CE - Les jurés rentrent: coven dant, s\u2019asseyent'à leur banc, ie: pendu haut et court jusqu\u2019à ce que mort s\u2019ensuive.Les mots tragiques font frissonner les femmes-jurés, La vision de la potence les atlen- drit.On entend un sanglot, puis un autre, Et voilà les trois femmes qui fondent en larmes.Les larmes sont conlagieu- ses, stomme le rire; le publie pleure, les galeries gémissent, tout le prétoire sanglote.Les jurés en profitent pour signer bien vite un recours en grâce qu'ils remettent au juge.Celui-ci le lit et, s'adressant au condamné : \u2014Je ferai parvenir à qui de droit le recours en grâce.Mais surtout ne vous nourrissez pas de trop d\u2019espoir.Rien ne permet de dire que vous serez gra- ciél.Ce juge-là n\u2019était pas sentimental.Le MERCURE de FRANCE \u2014\u2014 - Tony Roche, La Paix et-la Jyge met, selon l\u2019usage, sa ta-| Guerre dans l'Oeuvre d\u2019Erckque noire sur sa perruque gri-! mann - Chatrian se, puisse tournant \u2018 4, qu'il: sera! (He ; Alexandre nri Mongault; trad:) vers Ro-| Kouprine, Les Blés d'Automne| en: us ri Hertz, Vers un Monde volage, nouvelle; Maurice Mardelle, Le Compagnon de la Cathedrale, poésie: Benjamin Vallotton, L\u2019Ecole française en Alsace; S.Etienne, Un Hameau alsacien au XVIIIe siècle: le Berceau de Chatrians Henry Vuibert, Le Dépôt légal ct la TFibliothèque Nationale; Paul Souchon, Le Meneur d Chèvres, roman an.: Revue de la quinzaine.\u2014 Emile Magne: Littérature; Rachilde: Les Romans; Henri Béraud; Intérim: Théâtre; Henri Mazel: Science Sociale; Louis Cario: Science financière; Jean Norcl: Questions militaires et maritimes;Roubert Abby: Hagiographie el Mystique;Char- les-Henry Hirsch: Les Revues: R de Bury: Les Journaux ;Gustave Kahn: Art; Charles Mer-\u2018 ki: Archéologie; Yvon Eve- nou-Norvès: Régionalisme :Gerolamo Lazzeri: Lettres italiennes; J.L.Walch: Lettres néerlandaises; Diver: Bibliographie politique; \u2018Ouvrages sur la Guerre de 1914; A I'E- .tranger: Chine, Russié; Mer.- : vre: Püblications rés rendis au marché de Cabanaqu\u2019il faut traverser, \u201cparvenir, toutes son.NOL.IX \u2014 No.469 Ce morceau est extrait d'un livre de M.Armando Palacio Valdés, intitulé: \u201cLe Roman d'un romancier\u201d, qui vient de paraitre à Madrid, avec un éclatant succès.L'illustre membre de l\u2019Acudémie espagnole nous donne, dans sun oeuvre nouvelle, ses souvenirs d'enfance et de prime jeunesse.C\u2019est une suite de récits, pour la plupart d\u2019une exquise fraicheur, empreints d'émotion et de poésie,parfois aussi d\u2019une grande élévation morale ou d'une philosophie profonde: mais tous, mème les plus simples d'aspect, prêtent à la réflexion, comme l\u2019on en pourru Juger par l'histoire de \u201cRamonin\u201d.oe oe + Ce soir-làd, on parla de Joups, et Cayetano me conta le fait suivant, que connaissaien?tous les autres assistants.\u2014Il y a quatre ans environ, dans la même saison, j'étais assis un après-midi, là, devant la maison, sur le banc de pierre, quand vint à passer Ramonin, le gars du père Angel de Carzara, qui descendait de la montagne avec son troupeau.Tu connais bien Ramonin:tu le vois tous les dimanches, quand nous allons à la messe.C'est maintenant un beau gail- Jurd., qui a tiré au sort cette année; mais alors ce n\u2019était qu\u2019un jeune garçon, et non pas des plus grands.Donc, comme je le disais, il vensit de la montagne avec sa nanétière sur le dos et il por- \u201cot à la main un petit panier.\u201cai qui suis un peu curieux, d'arrêtai en lui prenant Je toons et je levai le couvercle du\u2019 usier.Celui-ci contenait un' notit chien de lait.-Lau chienne à mis bas dans lu montagne, Ramonin?\u2014Ce n\u2019est pas un chien, monsieur Cayetano, c'est un loun.me répondit-il en riant.« \u2014Un loup?Que le diable m'emporte si ce n'est pas vrai! Ju sortis le petit animal du panier, je le mis à terre ct il coimmenca à hurler comme un chien nouveau-né.Ramonin me conta que, la veille, Luison de la Granja,dont la cabane était près de la sien- neavait b'ouvé dans une grotle trois louveteaux, en avait tué deux et avait rapporte celui-ci, Dans l\u2019après-midi, comme il retirait le fumier de l'étable, il; fut soudain attaqué par la louve, S'il ne périt pas, c'est grâce; à la fourche qu'il avait en] main.Il Jutta contre Ja bête et: parvint à lui percer le ventre! A cette heure, il devait être à: la Pola, afin de toucher, à la! mairie, la récompense promise; pour la destruction des animaux nuisibles.\u2014FEt toi , pourquoi diable; veux-tu cette bete?: \u2014Ce n\u2019était que pour la: montrer à mon frère.Eusuite nous la tuerons.C'est alors que l'idée me vint, d'élever ce petit loup et je Je\u2019 Jui demandai.Je l'élevai, en effet, lui donnant du lait jusqu'it; ce qu'il pit manger.Nous nous, mimes à l'appeler Ramonin.: vomme le gamin qui l'avait apporté.Ce nom lui resta.1 y répondait, mais pas avec la\u2019 même vivacité que les chiens,\u2019 car les loups sont plus lourds,, ou, pour mieux dire, d'intelli-i sence moins ouverte.Cela n'a rien d'étonnant.car même: parmi les hommes il en est de; nioins ouverts que d'autres.i Voyez plutôt Pachon.\u2014Il serait bien extraordi.! maire que je fusse pas sur le.tapis! grogna Pachon, en co-; lore.| \u2014L'animal grandit, ct, aui bout de six mois, il me suivait\u2019 comme un petit chien joueur.Je l\u2019emmenais à la Pola, je l\u2019emmenais à Sama, et il exci-! tait la curiosité partout où il passait.Je finis par m'y attacher.Un jour que j'étais allé à Ovidéo, je lui en rapportai un joli collier avec une plaque de cuivre où jo fis graver mon: nom et la date du jour où je l\u2019avais acquis.Lui.se conduisait comme un chien fidèle.La seule circonstance où il trahit: sa race, ce fut quand il tua, dans l\u2019espace de quelques jours, trois agneaux que je dus payer et qui me restèrent pour compte.J\u2019étais si content d'avoir ce petit animal, que je lui pardonnai cet exploit et quelques autres du mème genre.Il ne mordit jamais personne; les enfants jouaient avec lui coms me avec un chien.Un vendredi du mois de novembre.alors que mon loup avait déjà plus d\u2019un an, je me quinta et I'v emmenai avec moi.Je montai à cheval de bon matin, je franchis la Collada et en trois heures à peu près j'étais rendu au marché.Tu dois savoir que Cabanaquinta est derrière Ja Pena-Mea et pour y les moniu- gnes que tu vois devant la mai.Je passaj le jour à régler mes affaires et, vers le soir, s'entrai à l'auberge d\u2019Andréa, aù je rencontrai Xuanon, le cé.bre .tueur d'ours, dont ta) fais connaître Je nom, et don Le Loup Salustiano, le notoire.Avec eux, je me plongeai dans le jeu de brisque, de telle façon que, lorsque je revins à la réalité, il était huit heures, et il y avait lopgtemmns que la nuit était venue.Je monte à cheval et je pique des deux.La nuit était très froide: il était tombé pas mal de neige sur les sommets.Avant de tourner la ColJada, l\u2019idée me vint de regarder en arrière et je ne vois pas Ramonin.Je siffle, je l'appelle.Rien.\u201cLe coquin s\u2019est échappé dans la montagne \u2014 me dis-je; \u2014 j'ai eu tort de l\u2019amener dans ces parages.\u201d Je déplorais le contre-temps, car je répète que j'étais satisfait et fier de cet animal.En outre, je regrettais la perte du collier, lequel m'avait coûté neuf piécettes, Je tourne enfin la Collada, et je vais bien tranquille, encore que du pas le plus vif que puisse suivre ma monture dans ces maudits chemins, quand soudain le cheval s'arrête, dresse les oreilles et frémit.C'est en vain que je l'éperon- ue.Au lieu d'avancer, il recule.Je comprends aussitôt qu\u2019il a flairé le loup.En effet, je distingue confusément un de ces animaux à la lueur des étoiles, ! car il n'y avait pas de lune.Je prends mon revolver et je vois brusquement un autre loup de l\u2019autre côté du chemin.En moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour le dire, en Voilà devant non to ; 8 ; LES MEMOIRES DE L'EX-KRONPRINZ L\u2019abdication de Guillaume H.\u2014 L'accueil du prince héritier en Hollande.Groener lui avai: déconseillé de rentrer en Allemagne et d\u2019essayer la percée vers l'intérieur.Des masses en révolte étaient en route vers Verviers et Spa et il n\u2019y avait plus de troupes sur lesquelles on pouvait conipter.\u201cSi mon père devait abdi- Le Nieuwe Rotterdamsche Courant, journal Hollandais, a commencé la publication des mémoires de l\u2019ex-kronprinz d'Allemagne.Dans le préambule, doté de mars 1919, l\u2019auteur dit: \u201cFranchement et sans fard, je veux noter les événements 5 | : LD'AUTORITE: comme je les vois.Je ne veux pas taire mes propres erreurs, ni détailler trop largement les fautes commises par les autres.\u201d quer comme empereur, il lui fallait à tout prix \u2018rester roi de Prusse.Naturellement, me dit-il.Je fis reconnaître aussi la nécessité qu\u2019il restät À la te.te de l\u2019armée et je proposai qu\u2019il vint auprès de mon groupe d'armées et qu\u2019il dans la batterie à sa tête.À ce moment, le colonel Heyem fit son rapport disant qu\u2019en cas de guerre civile on ne pourrait pas compter sur les troupes.\u201cAprès ce rapport, l\u2019Empereur reste seul plus un seul homme du quartier général autour de nous.Alors que seule une volonté de fer aurait dû bondir et s'imposer à tous les degrés du commandement, alors que toutes les forces restées saines auraient dû s'unir pour une forte action afin de s\u2019imposer, il ne se manifestait rien.Maintenant, dominait le général Groener.\u201cLa voix de mon père avait un accent étrange et pour ainsi Sa mère L'ex-kronprinz commence par rappeler les vertus de l\u2019ex- impératrice défunte qui avait pour Jui, son fils ainé une prédilection particulière.\u201cDans les nombreuses difficultés qui, pendant de\u2019 longues années, s\u2019élevèrent entre mno père et moi, dit-il elle s'efforça de remplir le rôle de médiatrice, de parler en ma faveur et d'arriver à une entente.\u201d Son père Les relations de l'auteur avec son père étaient tout autres.Quoique toujours affable.l\u2019ex- empereur n\u2019avait que peu de temps à consacrer à ses enfants.Ses pensées étaient sou- moi trois, quatre, cinq.je ne sis combien au total.Peut-! être l'effroi qui s\u2019était emparé: de moi les multipliait-il.Mais! que vois-je encore?Eh bien, je: vois, parmi eux, Ramonin lui- même.avec son petit collier, brillant, prêt à se jeter surmoi avec tous les autres.Comme vous devez le com-' prendre, le cas était grave.Jusqu'alors, Je n'avais Jamais vu la mort de si près.Je sautai à bas de mon cheval, et je me mis.it tirer au juger, car la crainte.m'empéchait de prendre le temps de viser.Les loups s'en-! vert dé grandes dispositions pour l'art dramatique, est en train d'écrire un grand mélodrame.- \u2014Je suis arrêté au cinquième acte, confie-t-il à un :ami, je ne sais pas comment faire mourir mon héros.i \u2014C\u2019est bien simple: lis-lui les quatre premiers: actes!\u2019 nd .co 3 : Es qu \u201cees, C'est ainsi que j'appris q venl ailleurs.dire irréel lorsqu'il chargea L'ex-kronprinz raconte que,' Hintze de téléphoner au chan- par sa méthode d'éducation, celier qu'il était prêt à abdi- son père s'aliénait l'amitié de; quer, mais qu\u2019il demeurait roi ses enfants.C\u2019est ainsi que\u2018 de Prussse et qu\u2019il ne quitte- ceux-ci apprenaient que par; rait pas l'armée.\u201d leurs gouverneurs ou leurs: précepteurs si était contente d\u2019eux où non.\u201cSouvent, dit-il, ce système du tiers\u201d amena de la tension.et je me souviens qu\u2019à une de ces époques, ce fut pour moi presque un soulagement quand je fus condamné d'aller en uniforme voir mon père pour être tancé par lui vertement.Sa Majesté: La fuite en Hollande | L'ex-kronprinz raconte voyage en Hollande: son par Andelles, en tervitoire { belge.Partout, dans la ville, flotte le drapeau tricolore.La population exulte.L'aspect de nos gens aussi change à me- tait.I! L\u2019adressa à moi avec un flot de paroles.II dévidait sans arrêt une série de faits et me répétait bien des choses qu\u2019on venait de me raconter et il me zemblait voir une catastrophe menaçante résultant de l'effondrement et de la dispersion de la volonté et des for- bon méunage et il est assez rare, en somme, qu\u2019un oeil dise zut à l'autre, .On se demande pourquoi, en dépit de leur bonne entente, les yeux n\u2019ont jamais d'enfants?Cela tient, je suppose, à ce que la nature indiscrète fourre toujours le nez entre Poa EL CAE : rentrât : \u201cLa route de Fresnove passe; \u2019 J | XE NEY XT A VA IS, a JEN Pc \"|\" Ye i iy BJ .A Les I Tre an a.AAT [3 .Ce » \u2019 SEA RET, Fe ; PRL.D J ; sa donnée, mélangée d\u2019émotion pénétrante et de fine ironie, une de ces oeuvres qui charmant, conquièrent.retiennent et font penser même après qu'on les a terminées.Dès l'abord, on y sent la marque d\u2019un maitre.C\u2019en est un, en effet, Grand Prix du roman.Coutumier des sutcés, Pierre Villetard en connaîtra un de plus grâce à ce délicieux Mon Amiqui joint, à \u2018tant d\u2019autres mérites, celui de pouvoir être mis entre toutes les mains.qui a écrit Mon Ami: Pierre Villetard, à qui l\u2019Académie La'Lande, par'Henry Bister.attachante l'étude des scrupules sentimentaux qu\u2019éprouve .fuivent, mais quelques secon-, mals au moins directement sure que nous avancons.Des: des s'étaient à peine écoulées ais il cite cet exemple Ot bandes d'hommes qui autrefois.\u2018 qu\u2019ils survenaient tous.Je me tout jeune, il avait pris part à étaient des soldats marchent: crus mort: j'avais déjà tiré june Source de chevaux mslare maintenant en désordre.Nous! y $ x \u2019 > .- at = .- 3 us a ty et i n Bie Fappela, le tança, puis lui de! dépassons un troupeau de: plus de cartouches.Mais Dieu \u2018 Appeta, SHS ; boeufs conduit par des territo-l 9 UP Qu en voulut pas que ce fut cette; manda: iriaux.Un vieux territorial, qui a LR À P ce ; ' .a aux.; .qui fois.Derrière moi, j'entendis, \u2014As-tu gagné, au Moins?brandit un drapeau rouge nous! mo = = \u2014- = crier, C'étaient les marchands; \u2014Hélas! non.Le comte Koe-) 00\" passage apne otf] ma ee rs ambulants qui retournaient à; Nigsmark m'a battu d'une tête.\\ ciers, dit-il, sont cause de tout, EUX.à moins que tous les yeux la Pola.lis avaient rencontré, \u2014Voilà qui est bête: décam-; T}s ont fait bombance endant! ne soient du menue sexe, Ce quel Bureau tél.est 9342 mon cheval, qui fuyait épou-j pe! que nous mourions he faim.|J¢ he saurals atfirmer, né! A IONALE vanté, et l'avaient arrêté.Les: La Marne Cela dépasse les bornes.\u201d Je ré.T#Nt point allé y voir.| Garage Savard |, coups de feu leur avaient fait plique au territorial d'une telle De leur serré : Ae R t 1 FONDEE EN 1860.air S\u2019Atai neenillr .ste .3 .\u20ac ils save SE soler: ace ° .vage .- rire ue Jolin ssa rar) citant de ta bataille de la Façon que Cremblent tôle de, un 5 ha SL GU meme seen wee || La plus vielle banque canadienne-française s s, 1s Marne, l'ex-kronprinz exprime! frayeur, il me fait saluts sur! Font il veille à lui.1{ OUVERT JOUR ET NUIT BUREAU-CHEF: OUEBEC.P courant et criaient pour mel! la\u2019conviction que l\u2019ordre de re-!saluts, {lousement, il veille, ne la lais- CHAR DE SERVICE : Q , P.Qdonner courage.Les loups, à| traite était inutile.T1 est dû à yag Les hoteliers, malgré les| ra-t-il de I'Opéra avec ses éle-; tam-tam au piano, etc.pro-i l\u2019espérons.+ bourrer le erine! {£:ire viser leurs passeports.tarifs affichés, doublent et triplent leurs prix quand ils se trouvent en présence d\u2019un Américain, et si cet Américain se plaint, comme ce fut le cas pour un membre du \u201cBankkers Club\u201d de New-York, il s'attire cette réplique: \u201cNous ne tenons pas au patronage américain.\u201cNous avons assez avec notre clientele.\u201d Voilà des témoignages précis et qui ne sont pas suspects! Puissent-ils convaincre tous ceux qui méditent d\u2019aller, sous un prétexte ou sous un autre, passer leurs vacances en Allemagne et villégiaturer en Bavière ! Un peuple ne se modifie pas du jour au lendemain.Les gens qui ont apporté dans la guerre les procédés de rapine qu'on sait ne pouvaient pas ne pas les conserver dans la paix.ROME NE TAXE PAS L ETRANGER Rome 10.\u2014 Le conseil municipal vient de pren- \u2018dre une décision qui ne manquera pas d\u2019avoir un certain retentissement à l\u2019étranger.Saisi d'une proposition, qui consistait à établir une taxe de séjour sur les étrangers, il a décidé de l\u2019enterrer | purement et simplement en en renvoyant l\u2019étude à une date indéterminée, © \u201cLa presque unanimité'du conseil, nous dit un de _ ROs,correspondants, a estimé que si la taxe était justi- \u201c fiable.dans une ville d\u2019eaux ou dans une station ther- Male, créée dans un but déterminéé elle était inadmis- » sible dans une grande ville, qui doit rester largement Jquverte a'tous.\u201d Londres, :10.\u2014 Le \u201cDaily Mirroi\u201d\u2019 annoncé qu'une jouvelle rencortré.a été préparée entre Ted: Lewis- et George Carpntier; mais ctte fois, dit-il, elle aura le tribunal pour ring.ne En effet, le pugiliste anglais avait intenté des pour- aites contre les éditeurs du périodique \u201cTown Topics\u201d et contre Carpentier à'la suite d\u2019un .\u2018cette publication; Je'19 mai, sous le titre: \u201cde \u201cKid\" Lewis\u201d e titre: \"Ce que je iticle que Von attribug a Car: \u2014 \u201d ona jie ' VOL TN \u2014 C4 4° en bois, qu\u2019il aura dessiné lui- méme, toujours avec les con- {seils d'un professeur, s'il fait La voix est un Anstrument, un don de la nature et, par, consequent, des plus délieats.L Le prix de nos Thés étiquettes Bleue, Rouge ct Dorée n\u2019a pas été changé \u2014 \u2014 \u2026 © / i.Rome, 10.\u2014 Un journal italien a démandé a ses|} Coad lectrices?; LL, CC Fl Quelle femme auriez-vous désiré être?._ iorité a ré i i = .La majorité a répondu que la femmé dont le sort leur paraissait le plus enviable, était norte bonne grand | imére Eve.D'autres auraient voulu être Phryne, quel- : ques autres Hélène et d\u2019autres Madeleine, la pécheresse J .ti CARES MEE) repentie, bo oo ; asset Le jury \u2014 car il s'agissait d'un conceurs \u2014 a dé- = Si Laurent cerné le prix, se montant à 3,000 lire, a une femme postevard Fin, 19 pleine de bon sens, qui s\u2019est contenté de faire cette ré- Mon ponse : Le \u201cJe veux être tout simplement mei-même, c'est-à- , dive une humble et boñne ménagère.\u201d ,Ç STILE: th Po Cela valait certes mleux que de regretter de n\u2019a- - pu DETAIL | voir pu présenter à Adam la pomme fatale! La leçon es DU GROS E ess de SEE - ourant, : valait bien 8,000 lire.a nos CLI ue Drum ser EE conten Monsieur ADA ee augmentation Ce I cher ain, 1e prix du ute A cette EN ves qui réet .CHRONIQUE MUSICALE nd ps ce re en e ; a livre vos \u20ac frères.de Londres.és dis comme , de Java © gec 9 - du ché es Indes.de Ce cire \u2018 (oon régulièr .¢ les douz | A \u2019 os \u2019 S ie marc alités a etit, mais 4 \u20ac or isions peed eu a yes et Opinion sur l'audition de|sa volx et que, s'il voulait | La de certaines AU raite petit à P ons fait de fortes PE Sravons pas 2 LF environs chant de Mongiour Jean |travalller avec lui, 1 lui ferait: D gugrentetio ur nous, nou cert ewe iY Loa n us serie Riddez.une des plus belles voix de té-| Heureuse ue mois, Et PO nt fini par P Nou avons COTE bai .\"os mois, .(et ; t r : Uno ville comme Montréal !11| nor: (fin renard ce monsieur,| remiers de cet Mais Po de eux gré notre
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.