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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 29 octobre 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1921-10-29, Collections de BAnQ.

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[" Wy Ta LE NUMERO \u2019 1 SOUS CABLE: FLANBO Vol.11I.\u2014No.407.REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS MONTREAL, SAMEDI, 29 OCTOBRE 1921.SOUS Abonnements Tél.Est 898 Par malie, $2.50 par année \u201c3 \u2019 ; Le Numéro: 3 Sous\u2019 AU PLR, LES FLANGES Nos échevins de langue francaise y seraient voués, s\u2019ils allaient faire un renoncement ridicule.#L\u2019 Autorité\u201d a toujours été pour le plus complet \u201cfair play\u201d envers nos concitoyens anglais, mais cela n'implique pas qu\u2019il faille leur sacrifier ce qui nous revient de droit.C\u2019est pourquoi nous nous refusons à croire que le maire Martin soit sérieux lorsqu\u2019il propose au Conseil de nommer deux échevins de langue anglaise sur les cinq membres du comité exécutif.Les 27 échevins de langue française du Conseil municipal commettraient leur hara-kiri, car ils n'auraient plus besoin de se remontrer devant leurs électeurs, s\u2019ils allaient sacrifier ainsi volontairement un siège auquel s'attache un pouvoir prépondérant dans les affaires municipales.Le maire lui-même prendrait, nous en sommes sûr, la chose de très bonne grâce si un seul échevin de langue anglaise (et encore faudrait-il qu\u2019il fût bilingue) était nommé, juste proportion si l\u2019on considère que l\u2019élément anglais ne forme que le cinquième de la population.Il pourrait toujours dire à cet élément: \u201cJ'ai fait plus que je ne devais pour vous.\u201d Jamais les échevins de langue anglaise, du reste, n\u2019auraient songé à la nomination de deux des leurs, si on n\u2019eût prit les devants.Dans l\u2019ancien bureau de contrôle aussi bien que dans la commission administrative, les anglophones n\u2019eurent jamais plus d\u2019un représentant sur cinq et ils ne s\u2019en plaignaient point.Pourquoi tout à coup doubler leur représentation dans un corps du même nombre?Est-ce parce que le corps a changé de nom?Nous n\u2019entreprendrons pas d\u2019énumérer tous les ar-|% guments déjà aprortés cu\u2026tre un acte d\u2019abnégations tellement outré qu\u2019il nous couvrirait de ridicule.Nc'is ne voyors dans les journaux anglais aucun plaidoyer en faveur de la nomination d\u2019un deuxième membre.C\u2019est donc qu\u2019ils n\u2019ont guère confiance dans le mérite d\u2019une telle cause.Certes, les édiles canadiens-français ne peuvent inaugurer le nouveau régime municipal par l'octroi de faveurs, par un renoncement qu\u2019on ne leur demande même pas.Autrement, s\u2019ils commettaient cette tentative de suicide, tous ceux qui par leur vote se seraient ainsi désignés i la vindicte publique mériteraient que leur portrait fut publié dans les journaux \u2014 et la tête en bas.Le peuple les reconnaitrait tout de même aux prochaines élections ! FLAMBEAU.- \u2014 pme 2 _ 1e move.UN HOMME POPULAIRE res.apse Un politicien populaire, c\u2019est M.Alphonse Verville.On l\u2019a bien vu à la convention libérale qui choisit un candidat pour la division Saint-Denis.Le nom de M.Alphonse Verville, le dernier représentant de cette division électorale à Ottawa, dès qu\u2019il fut mentionné, fut salué d\u2019une clameur assourdissante de sifflets et de hués.Devant un tel témoignage d\u2019estime, M.Verville, souriant et ému, se hâta de retirer son nom et de placer un discours.Car, le son de sa voix, comme chacun le sait, a même sur sa personne l\u2019effet d\u2019un sirop calmant.À peine avait-il dit: \u201cIntelligents électeurs de la plus belle division de Montréal, ce qu\u2019il vous faut c\u2019est un autre ouvrier comme candidat,\u201d qu\u2019il fut subito presto enlevé de la tribune, comme, dans une scène de burlesque, l\u2019on tire, à l\u2019aide d\u2019un crochet (hook, en anglais), un bouffon dans la coulisse.Le désordre était à son comble.M.Verville ne dut son salut qu\u2019à la science qu\u2019il possède de louvoyer.Aux dernières nouvelles, il était encore tout pâle, de cette pâleur aristocratique des rois dégommés et des nouvelles accouchées.Lu L'année 1921 aura été pour M.Verville l\u2019année terrible.Elle aura marqué pou: luila fin du cumul.Il doit méditer en ce moment ce qu'il.en coûte de se faire élire eandidat ouvrier sous lé plus faux des prétextes, comme de se faire nommer commissaire municipal-grâce à un Te .titre d\u2019ouvrier usurpé, = .fini de nous emplir.En voilà au moins un qui semble avoir bel et bien a LL eee ; ; Sv * _ MICROBES GLACES le et de bois, des fibres de textile, des grains de tabac, des On peut le dire maintenant \u2018i que les fortes chaleurs ne sont: lus qu'un souvenir et que les oissons chaudes sont bien plus ppréciées que les glaces et les 4 ; sorbets.Un médecin anglais a ana- ; - lsé des glaces vendues sur la \"vote publique.IL a trouvé des) poussières, des Fe tellules épithéliales, dés poils, des débris de mouches et de.punaises, plus de 7 millions de microbes au centimètre cube.Dans les gläces vendues par les grands limonadiers, il n\u2019y avait que.1 million de microbes au centimétre carré.débris de pail- péut-dire: plus propre.: Mais notre .ice.cream cst | i çon qui ronfle: :lupté sans pareille!! \u2018 Doux ronfleurs La consigne ast de ne pas ronfler.Bientôt on ne pourra plus dormir tranquille!\u2019 Un monsieur vient d'inventer un appareil pour empêcher les gens de ronfler.On raconte même que cet inventeur ronflait tellement lui-même que sa femme obtint contre lui un bon jugement de divorce.Toujours est-il que nous voilà en présence d'une sensationnelle découverte.J'espère que personne ne s'aviscre de Uadopter et qu'on la \u2018laissera tomber\u201d.Sonycons-y.en effet.Si quelque chose empéche le sommeil d'être la lugubre représentation de la mort, c'est bien le ronflement sonore et bon enfant qui nous rassure.Mon Dieu! je veux bien que l'harmonie n'en soit pas parfaite.Les musiciens peuvent y découvrir certaines disso- mances.Mais j'ai entendu dire que les dinsonances, méme les plus éperdues, étaient fort en honneur à l'heure qu'il est.Et, du reste, comme dit Bilboquet: \u201cI y en à qui aiment cette note-là!\u201d Mais, à mon sens, la prinet- pale qualité d\u2019un sonore ronflement cst d'inspirer la gat- té partout où il se produit.Je vous défie, par exemple, de ne pas avoir envie de rire, en wagon, si l'un de vos voisins se met à ronfler.Scriez-vous mé- me morose et accablé de soucis, cette musique vous mettrait en joie.Donc l'idée d'empécher sas contemporaiys de ronfler n'a pu venir qu'à quelque paurre omme doué d'une natüre chagrine et rageuse.Les bons ronfleurs sont des gens bien portants et heureux de vivre; ils possèdent, à n\u2019en pas.douter, une éme fraiche et candide.Vous n\u2019entendrez jamais ronfler ceux que tourmente un affreux cauchemar.C\u2019est le signe, au contraire, de l'innocence dans le sommeil.Admettons, pourtant, qu'il y ait des personnes grincheuses et d\u2019asiiez mauvais caractère pour en vouloir au brave gar- et bien, ma sympathie ira à ce dernier et je lui conseillerai non pas de se guérir de sa précieuse et musicale faculté, mais de s\u2019y exercer au contraire.Car il se procurera ainsi l'inappréciable ocrasion d'em-, béter lA: empccheurs, sans en | avoir l'air, sans qu'on puisse lut en faire vn erime.Et ce doit être là une Joe LEBLANC LES AIEUX Un des noms les plus connus de l'aristocratie romaine, le duc de Toriania, est très fété actuellemetn par la \u201cgentry\u201d de Londres.Pourtant les titres de noblesse du duc sont loin de remonter aux croisades.Leur origine beaucoup moins ancienne est d'ailleurs fort curieuse.Lorsque Pie VII voulut = excommunier Napoléon ter, il ne trouvät personne dans son entourage qui osdl vlacarder sur les portes de Saint-Jean-de-Latran le bref d'excommunication.Comme il faisait appel à la oopulace même, un marchand ambulant, une sorte de forain, accepta cnfin la dangereuse mission.Le Saint-Père lui ayant demandé ce qu'il wvou- lait pour récompense, Toriania, en homme avisé, demanda le monopole des tabacs.H l'obtint et fut assez heu- veux pour y gagner une fortune qui permit à ses descen- dants d'obtenir plus tard la \u201coartiéule.Dans Saint-Jacques La lutte promet d'être intéressante dans le comté de Saint-Jacques.M.Fernand Rinfret, candidat libcral et directeur du \u201cCanada\u201d, journal officiel de son parti sera probablement choisi par la convention.M.Léon Gauthier, condidat conservateur et directeur de la \u2018\u2018Minerve\u201d, journal officiel de son parti, portera le drapeau bleu dans le comté.M.Ubald Paquin, candidat indépendant, ancien journaliste qui diri- gen il y a quelque temps une feuille appelées: \u201cLa Bataille\u201d, et qui justifia son nom par los assauts qu'\u2019elle livra contre l'impérialisme et pour lo droit des minorités, se présente aussi.\u2018de la jeuncise universitaire.- Trève de plaisant Un Napoléon qui ne voudrait pas s'échapper de Sainte-Héiène PAIX A SA MEMOIRE Ce n\u2019est pas toujours dans le \u201cCanard\u201d que nous lisons les Echos les plus comiques.Pour sa part la \u201cPatrie\u201d détient le secret d\u2019un certain genre de blagues à froid qui, après un moment de stupéfaction, a la vertu, de faire rigoler ses lecteurs comme de moyennes balei-; nes ou de petites folles.Voici en deux lignes la dernière de la \u2018\u201cPatrie\u201d:; \u201cOn annonce que l\u2019ancien commissaire des finances, Napoléon Giroux, serait nommé trésorier de la cité.\u201d La charge est digne d\u2019un Alphonse Allais.Ladé- erie! vinces canadiennes en bauche n\u2019eût pas trouvé celle-là.M.Napoléon Giroux qui fut lui aussi, à ses heures, un assez mauvais plaisant, | n\u2019a pas jugé nécessaire de démentir la rumeur.La farce conserve donc toute sa saveur.Malgré de multiples déveines financières, M.Napoléon Giroux a su conserver une imagination fraîche.Cependant nous le connaissons et l\u2019estimons assez pour croire qu'il a juré de ne plus jamais s\u2019aventurer, ni pour son compte et, à plus forte raison, ni pour celui de ses concitoyens, dans des aventures administratives et financières où son incompétence irrémédiable l\u2019empêcherait de sortir avec honneur, sinon avec profit.M.Napoléon Giroux m'est plus un jeune homme.Au cours d\u2019une vie besoigneuse, il a appris à se connai- tre lui-même, ainsi que le prescrit la sagesse des grecs.Doué d\u2019une heureuse mémoire, il sait avec quelle facilité, depuis sa tendre enfance, l'or pur, le vil métal comme il l\u2019appelle, en vil plomb s\u2019est entre ses mains toujours! changé.L\u2019haleine de certains cuisiniers est infaillible, pour faire tourner les sauces.En affaires, celle de M.! Napoléon Giroux fait tourner les entreprises les plus pro-| metteuses en désarroi.M.Napoléon Giroux est par ail-' 1 | ministrateur ou un grand financier.1 \"©\" | pas également les dons et les talents.C\u2019est pourquoi la: leurs un brave homme.11 n'est pas donné à tout homme d'être un grand ad-; i « ciel ne répartit ; sagesse des nations renvoie le cordonnier à ses chaussures.M.Napoléon Giroux täta de la librairie, ses créanciers savent encore avec quel succés! Il se lança dans la vie publique, le juge Cannon lui délivra un certificat qu\u2019il ne fit pas encadrer, tout le monde et lui-même l'ayant appris par coeur.Enfin, il trouva comme par hasard sa voie, dans la vente autorisée cles alcools.Il de-i vint une espèce de personnage dans Whiskyville.Hélas! le gouvernement mit fin à une carrière qui l\u2019eut mené loin.Il essay: des petites vues mais oublia d\u2019allumer sa lanterne.L\u2019affaire sombra dans 'obscurité la plus profonde.Depuis lors, il s\u2019est retiré dans la solitude.I s\u2019y livre à la méditation et à la prière, loin des vains bruits et tracats de ce : méprisable monde.Aussi, quand la \u201cPatrie\u201d ose écrire: \u201cOn annonce que l'ancien commissaire des finances, Napoléon Giroux, serait nommé trésorier de la cité,\u201d non seulement M.Giroux dédaigne de nier, mhis tout le monde réprouve cette mauvaise plaisanterie comme une indigne profanation.L\u2019on dit que le diable quand il fut vieux se fit ermite.Personne, que nous sachions, ne fut si mal inspiré que de l\u2019alier taquiner.EE EEE VAE EEE {ANTE UN FAIT UNIQUE UN NAVIRE ! Le médecin inspecteur g\u2018-| On connait la légendaire néral Troubert, directeur du service de santé du ministère de la Guerre en France, dans une étude qu\u2019il vient de faire paraitre, indique le chiffre dcs pertes totales de l'armée fran- caises.Tués au fen.Morts de blessures.Disparus présumés tués au feu.\u2026\u2026.guérite que Napoléon dùt faire brûler, parce que tous les grenadicrs qui y montaicnt lu garde finissaient par se pendre.( Les épidémies de suicide constituent l\u2019un des plus eu- rieux phénomènes de contagion mentale.Trois officiers de marine, ces jours derniers, 674,700 250,000 225,300 Nos forêts sont à nous Aux termes d'une résolution adoptée par les deux Chambres du Congrès, le président Harding est à la veille de nommer une commission ayant pour objet de conférer avec certains gouvernements ; des provinces canadiennes en vue de faire rappeler l'inter-! dietion de sortie dont est fran-! pé le bois à pâte provenant\u2018 des terres de la couronne.L'initiative de ce projet insolite revient au sénateur Un-, derwood qui, en l\u2019exposant de-; vant le Sénat, il y a plus d'u | an, insinuait que si les pro-| cause © ne se rendaient pas à cette in-| jonction, les Ftats-Unis pour- ; raient bien user de renrésail- | les, Ce qui s'appelle, en bon français, du chantage.On connaît les faits.FEn 1908, la province de Québec \u2014lont l'exemple fut suivi par quelques autres provinces \u2014 interdit l\u2019exportation à l'état brut du bois à pâte coupé eur les terres de la couronne, que ce bois appartint à des Américaîns, à des Anglais et mo.me à des Canadiens, Cette mesure, on le voit, n\u2019a jamais été dirigée contre les Etats-t Unis.Son unique ohjet ost de conserver des richesses naturelles aux Canadiens dont.en l\u2019occurrence.le gouverne- ; + \\ Le nouveau ministre de la voirie, l\u2019hon.L.-J.Perron, a été cette semaine à l\u2019ordre du jour.Ses collègues, ses amis et ses admirateurs l\u2019ont fêté dans un grand banquet au Viger.Cet événement a revêtu l\u2019aspect d\u2019une grande manifestation politique.Non seulement l\u2019hon.M.Perron est digne de respect et d\u2019admiration pour la carrière brillante et fructueuse qu\u2019il a fournie déjà dans le monde professionnel et politique, mais il est aussi un homme en qui ses compatriotes placent de trés grandes espérances.Dans son discours au Viger, l\u2019hon.M.Perron a manifesté son intention de pousser fort activement la politique des bonnes routes, entreprise par ses prédécesseurs.Nous pouvons être assurés qu'avec les qualités d'énergie, de volonté, d'enthousiasme, de jugement et d\u2019initiative qui le caractérisent, tous les coins de notre province, les plus fertiles comme les plus beaux, seront avant peu facilement accessibles, non seulement au commerce et à l\u2019industrie, mais aussi au tourisme, qui est pour nous une source de revenus de plus en plus considérable.Bien que nous ne fassions que de commencer à réaliser ce que la politique des bonnes routes procure d\u2019avantages et de richesses à notre province, nous entrevoyons déjà que notre prospérité future en dépend en large partie.L'hon.M.Taschereau a fait preuve d\u2019une grande clairvoyance en confiant à l\u2019hon.M.Perron un ministère d\u2019une pareille importance.Le génie pratique de ce dernier saura tirer de ce domaine tout ce qu\u2019il peut rendre.Cette sage nomination fait également honneur à l\u2019hon.M.Taschereau et à l\u2019hon.M.Perron.Elle est une ment est le fidéicommissaire.marque de reconnaissance à M.Perron pour services rene Du reste, lorsque le gouvernement autorise un locataire, en vertu d'un bailà exploiter! des forêts qui lui appartiennent, il a incontestablement ; le droit d'y mettre des conditions.Or.l\u2019une de ces condi-! tions, c\u2019est l\u2019obligation d\u2019élaborer au pays même le hais à.pâte tiré de ses forêts.(I val sans dire que ceux qui sont propriétaires de forêts peuvent disposer à leur gré des produits qu\u2019ils en tirent.) ! Les Etats-Unis ont compro- | mis leurs réserves à bois à pâte par l'exploitation intensive | et imprévoyante qu\u2019ils ont, faite de leurs forêts.Après {les avoir aux trois-guarts ruinées avec les plus gros jour-' naux in the world, ils vou-; draient dépouiller les nôtres.\u2018 Cela leur parait tout simple.Plutôt que de réclamer une; chose absurde, les Américains\u2018 avunt des forêts canadiennes.à bail feraient bien mieux = plusieurs ont déjà fait\u2014d\u2019é-! tablir des pulperies au Canu-| da où, à côté de la matière pre-! mière, on trouve des forces hydrauliques à Ton compte, Ils mettraient aussi à leur portée, outre le marché canadien, ceux des pays de FEm- pire britannique, où nous avons un tarif de faveur.L'Economiste canadien SINCEÉRITE | Le rélèbre avocat anglais lord Eldon laisse.pur testament, toute sa fortune à un | asile d'aliénrs: \u2014JVe rends aux fous, dit-il, ce que je dois aux fous, lest à-dive aux plaideurs, | Tribune libre On nous prie de publier la lettre suivante: Monsieur le Consul Général da France au Canada, Montréal.Monsieur le Consul, Je me fais un devoir de porter! à votre connaissance les faits sui-| vants: d\u2019ai goûté du vin, vendu, paraît-il, par la Commission des Liqueurs à\u2018 Montréal pour du Vin Français, qui ; est de fabricaton Canadienne et qui, | plus est, ne contient pas une seule foutte de jus de raisin.Ce breuvu- ge était tellement mauvais qu'il a failli me faire mourir.J\u2019ajouterai que je m\u2019y connais en fait de Vin Français, \u2014 étant un ancien vigneron du Midi, et que j'ai parfaitement constaté la \u2018\u2019fraude.\u201d Je ne doute pas que vous comprendrez que le devoir qui vous in- combo est de protester, auprès du Gouvernement Françnis, à moins que vous ne préfériez prendre vous- même l'initiative d\u2019une poursuite contre le chef de la dite Commission des Liqueurs, \u2014 en d\u2019autres termes, dus à sa province et une preuve d\u2019'habileté de la part du chef, qui sait placer au poste qui lui convient un excel« lent lieutenant.EN GARDE, LES ECHEVINS | Nous tenons de source certaine que quelques membres du corps municipal ont déjà été approchés et que d\u2019autres le seront bientôt par un groupe de coulissiers bien connus, qui ont intérêt à faire nommer des hom:- mes tarés, des schemers ou des incapables aux plus importantes fonctions de l'hôtel de ville.Exhortons les conseillers municipaux à résister de toutes leurs forces à la tentation.Le public, quoique bien disposé à leur égard, tient les yeux fixés sur les mendataires qu\u2019il vient d\u2019élire.L\u2019impression qu\u2019il gardera d'eux jusqu\u2019aux prochaines élections sera déterminée, dès d'abord, par les premiers actes qu\u2019ils accompliront.Nous connaissons certains personnages qui désirent compromettre la réputation du nouveau Conseil de ville et qui visent à ruiner la carrière politique de plusieurs de ses membres.Nous tenons à mettre ceux-ci en garde, jusqu\u2019au jour où nous pourrons démasquer les traîtres, où nous pourrons mettre des étiquettes sur certains gros et sales bonnets.A toute proposition malhonnéte ou louche, nous espérons entendre tous et chacun des échevins opposer, un péremptoire Vade retro.Les loups sont à la porte de la bergerie.Gare aux mauvais gardien qui les laisserait entrer! B CAMOUFLAGE ALLEMAND Les autorités canadiennes ont constaté que les Allemands \u2018pratiquent le camouflage pour l'expédition de leurs marchandises au Canada.Les expéditions se font par des maisons de Hollande ou de Suisse.Les marchandises sont supposées lpllandai- ses où suisses et échappent ainsi aux prescriptions de la rés vente loi qui & pour objet de protéger le marché canadien contre le \u2018\u201cdumping\u201d allemand.DE LIVERPOOL À HALIFAX ; EN QUATRE JOURS Un projet vient d'être mis à l'étude par une importante firme anglaise d'armement par lequel la traversée de l\u2019Atlantique de Liverpoal à Halifax serait réduite à quatre jours seulement, le voyage de Liverpool à Vancouver par Halifax et la traversée du Continent en huit jours et demi et celui, par la mème voie, de Liverpool à Sydney, à 20 jours et demi au lieu de 50.Co Ce projet comporte la construction de huit vaisseaux à, grande vitesse de 50 mille tonnes chacun, munis de machines\u2019 A turbines à combustion d'huile et capables de couvrir 26 noeuds à l'heure.de 600 passagers de première classe et 3,000 de seconde.Is seraient aménagés pour le transport.On dit quo M.Paquin aura l'appui, Morts 'de maladie.175,000 Total.1,825,000 Le médecin inspecteur-Trou- bert lire cette conclusion que le feu de l'ennemi a fait sir sept fois plus de victimes que la maladie.C\u2019est un fait unique dans l'histoire des.gran- des guerres.se sont donné la mort, à bord du transport \u2018\u201cBien-Hoa.\u201d Comme il est beaucoup plus difficile \u2014 cet coûteux \u2014 de brûler un navire qu\u2019une guérite, il serait peut-être sage d'examiner s'il n\u2019existe pus de trop humaines raisons à cette répétition de gestes déscspé- rês.le maitre \u201cBistro\u201d (comme on dit chez-nous).Car vraiment cet abus de pouvoir de la part de la Commission des Liqueurs est révoltant.Dans cet espoir, je vous prie d\u2019agréer mes plus empressées salutu- tions.H.TRUCHASSON, - 329 rue Rachel Est.Montréal, 27 octobre 1921.EMIGRANTS Pendant le mois de septembre écoulé, 3,762 émigrants se sont embarqués à Anvers pour l\u2019Amérique du Nord.De .ceux-ci, 921 se sont rendus au Canada et 2,841 aux Etats=\" | Unis.Ce total se décompose comme suit: 100 Belges, 3 Hollandais, 106 Américains, 2,208 Polonais, 32 Allemands, 206 Tchéco-Slovaques, 296 Roumains, 4 Anglais, 3 Lüuxemboux geois, 13 Autrichier 1 86 Hongrois et 611 Russes, \u201c \u201cFîtes.Ils ont l'outillage et l'expérience.Samedi, 29 octétire wa.NECESSITE DES CROSS FORTUNES \u201cLa crise\u2019commerciale a donné naissance, aux Etats-Unis, dans une grande partie de la presse quotidienne, à des atta- :ques sans nombre contre les puissants du jour, à des récla- \u2018mations contre I'injustice que comporte les grandes fortunes.\u2018Tous les journaux crient contre le gouvernement parce Tau ne se décide pas à pratiquer par voie de confiscation.Ces clameurs insensées trouvent chez nous, parfois, quelques oreilles attentives.Les crises provoquent souvent du mécontentement, mais - Al\u2019 est inconcevable que le mécontentement rende des gens Aveugles au point de préconiser une mesure qui signifierait : la mort de l\u2019industrie, le déclin assuré de la prospérité éco- \u2018\u2019Nomique du pays.Les grandes fortunes sont nécessaires parce que; par définition, elles sont \u201cdu travail accumulé en vue d\u2019une pro- \u2018duction future.\u201d En Russie, ils ont anéanti les grandes fortunes, en pro- _ cédant par voie de confiscation.Les Bolchevistes, par ce geste, ont lué l'essor du pays; ils l'ont plongé dans la pauvreté, dans le marasme.\u201cLes beautés sociales du Paradis rouge\u201d, c\u2019est le titre dun article de M.Adolphe Théry, méritent d'être dévoilées.Îles montrent où conduit fatalement la mise en pratique des doctrines communistes.En quelques années, le régime communiste a réduit la classe ouvrière de Russie à l'état d\u2019esclavage, comme le voici démontré.\u201cOù les ouvriers font-ils les plus longues journées?\u2014En Russie soviétique.La journée de 8 heures y dure 9, 10, 11 heures, plus même, et on demande \u201caux ouvriers de renoncer à leur liberté du samedi et d'accomplir, ce jour- là, une journée de travail supplémentaire.\u201d \u201cOù les ouvriers sont-ils mobilisés?\u201d \u2014En Russie soviétique.Voici, entre autres, des arrêtés pris par les organisations soviétiques placées à la tête des armées et qui datent du début de 1920: \u201cTous les ouvriers et employés sans exception appartenant au service principal des transports par eau et à ses organes annexes, aussi bien ceux qui travaillent dans les ports que ceux faisant partie des équipages, sont mobilisés sur place.Sont mobilisés tous les ouvriers de dix-huit à cinquante ans ayant, à une époque quelconque, travaillé au flottage du bois dans Jes entreprises de l'Etat, les entreprises privées ou les coopératives.Ils doivent se présenter dans les deux jours au bureau de recensement.\u201d A C\u2019est ainsi que les Soviets entendent la liberté du travail.\u201cOù les ouvriers sont-il astreints a un certein rendement?\u201d \u2014En Russie soviétique.Ils ont été de même obligés de revenir au \u201ctravail aux pièces\u201d, qu\u2019ils avaient commencé par déclarer contraire à la dignité de l\u2019homme et ont créé, dans ce but, tout un système de primes individuelles et collectives.Ces primes elles-mé- mes n\u2019ont pas été jugées suffisantes.L'ouvrier est astreint à un \u201cminimum de rendement\u201d sous peine d'amende.Il ne peut plus chômer à son gré.Voici, en cffet, dans quelles conditions un décret du 10 mai 1920 réglemente les absences: \u201c41.Les absences inférieures à trois jours, sans raison plausibles, donnent lieu à amendes.Elles portent aussi bien sur le salaire que sur les primes.On doit retenir, notamment, pour le premier jour d\u2019abseuce, 15 pour cent de la prime mensuelle, pour le deuxième 25 pour cent, pour le troisième, 60 pour cent.\u201c2, Les absences supérieures à trois jours entraînent des poursuites devant les tribunaux disciplinaires pour sa- botage.\u201d ( : Aussi bien.devant de telles constatations, une conclusion s'impose: \u201cI n'y a pas de législation ouvrière dans le monde qui soit comparable comme dureté et comme tvran- nie à celle de la République des ouvriers et paysans.\u201d N'y a-t-il pas jusqu'au droit de grève lui-même que Jes ouvriers se voient interdire, dans l'intérét supérieur de la nation! \u201cOù les ouvriers sont-ils le plus mal nourris et le mal logés?\u201d \u2014En Russie soviétique.\u201cPratiquement, ils n\u2019ont pas mangé un seul jour à leur faim.Les soviets n'ont jamais pu leur assurer la ration promise.\u201d Veut-on des chiffres?\u2018Les aliments distribués gratuitement par les bolchevistes représentent en octobre 1918, les 25 pour cent de la consommation minimum de l\u2019ouvrier; en décembre 1918, les 10 pour cent; en mai 1919, les 22 pour cent; en juin 1919, les 24 pour cent: en septembre 1919, les 10 pour cent; en octobre 1919, les 11 pour cent; en décembre 1919; les 8 pour cent; en mai 1920, les 18 pour cent.Les déclarations officielles des bolchevistes reconnaissent cet état de choses: Le 7 mai 1921, dans une stance du comité exécutif du soviet de Petrograd, Koukline déclare que la commune de Petrograd n\u2019a emmagasiné que 28,000,000 pouds de blé au lieu de 45.000,000 prévus, soit un déficit de 38 pour cent.L'ouvrier n\u2019a même pas la possibilité de se procurer le complément nécessaire sur le marché libre, bien que, théoriquement, celui-ci ait été rétabli.Quelle en est la raison?\u2018De janvier 1918 à novembre 1919, le prix des vivres a centuplé d\u2019après les statistiques officielles.Les sa- Jaires n\u2019ont augmenté que de 75 pour cent.Ils sont toujours en retard sur le prix de la vie.Le pouvoir d'achat de l\u2019ouvrier va donc sans cesse en diminuant, sa misère devient chaque jour plus grande.\u201d Pour y remédier, les Soviels ont organisé des restaurants communistes.Quels avantages l'ouvrier en retire-t-il?\u201cCes restaurants communistes sont si ignobles que les ouvriers préfèrent y renoncer et consommer leur maigre pitance en famille.\u201d Les égarés, enclins à un idéalisme détourné par des malfaiteurs matérialistes à de lamentabler errements, com- prendront-ils enfin?AVONS-NOUS RAISON?M.Richard Spillane, économiste attaché à la rédaction du New-York American, écrit: \u201cOn dit qu\u2019une con- \u2018fession publique est chose salutaire à lâme.S'il en est ainsi, 11 est sage et opportun pour nous de confesser ici \u2018aujourd\u2019hui que nous fimes un horrible gâchis de notre commerce extérieur.Nul pays ne peut se suffire à lui- \u2018même.Le nôtre ne peut se développer et prospérer -cômme il le doit sans commerce extérieur.\u2018pouvons compter sur un commerce extérieur aussi grand \u2018que nous le promettent notre richesse et notre production, à à moins de corriger les erreurs que nous avons com- \u2018Imises au cours de ces dernières années.L'Amérique, sûns les avoir tous, possède peaucoup d\u2019avantages.Nos rivaux, l\u2019Angleterre, en particulier, pratiquent depuis «des siècles le commerce extérieur.Nous sommes des no- Nous, la ri- -chesse, la surabondance des produits et l\u2019inexpérience.IS connaissent la partie.Nous, pas.Il nous faut ap- Lo prend \u2018e, exercer notre patience et notre sens commun.Lr Nous devons multiplier les agences, qui sont la base mé- oe de tout commerce, et, une fois qu\u2019elles l\u2019auront été, ; da user largement.\u201d 3 Ensuite, M.Spillane démontre par des faits l\u2019inani- Le prétendre s'imposer sur les marchés du monde, 8 avoir sur place des agents, pour développer les af- fai gires par tous les moyens, soit techniques, sociaux, fi- nanciers-ou autres.Il ne suffit plus de produire beau- jup-de \u2018bonnes marchandises et de disposer d\u2019une ex- lente mariné marchande pour les transporter.T1 plus eut aussi partout, aujourd\u2019hui, des représentants com- erciaux au service.de l\u2019état, afin surtout de détruire là:mauvaise impression.que crée souvent à l'étranger les \u2018Cpmmis-voyageurs de certaines\u2019mäisons, qui ont plus: à coeur, de.s\u2019 nrichir vite, et pe que.de faire 3 a leur: patrie: un\u2019 hon re renom au: point; de vue @mmerclal 3 | paraît importe quel: moyen, |.\" En tout temps, mais surtout pendant la belle saison, Dinard possède une colonie anglaise assez importante, colonie composée de familles aisées qui s'installent sur la jolie plage bretonne pour prendre des bains et pour contempler la mer.Outre ies étrangers, de nombreux Français viennent s\u2019y fixer; Anglais et Français s'y lient, se réunissent pour se distraire en commun et, reconnaissons- le, les Anglais sont des maîtres dans l\u2019art de se créer des distractions.Cette année, les familles de Dufreville, Laribois, de Peyrola s\u2019étaient rencontrées avec lord Vytton et ses nombreux enfants, les familles Brakson, Maxford, Dans cette société choisie, quelques célibataires étaient admis; un jeune poète déjà renommé, qui venait tous les ans passer la belle saison à Saint-Enogat, et quelques officiers de la garnison voisine.Chaque jour, c'étaient des distractions nouvelles: parties de pêche, de lawn-tennis, promenades en mer, excursions dans les environs: lorsque le temps ne permettait pas de sortir, thé et jeux divers tan-|\u20ac tôt chez l\u2019un, tantôt chez l\u2019autre.i Pour varier, Pétrus, le poète, avait proposé un déjeuner en pique-nique à la campagne, au bord de la mer, proposition qui avait été adoptée à l\u2019unanimité.Chacun devait apporter son plat, garder le plus grand secret sur sa nature, la surprise devant être le principal attrait de ce repas champêtre.Chaque maîtresse de maison s'était ingéniée pour trouver un mets sortant de l'ordinaire: les cuisinières s\u2019étaient surpassées ; le pique-nique promettait des surprises culinaires délicieuses.La veille, le poète se rendit vhez la comtesse de Dufrevil- \u20ac.-\u2014Je viens prendre congé de vous, lui dit-il, et vous prévenir qu\u2019à mon grand regret, je ne pourrai pas assister au pique-nique.Je suis obligé de partir ce soir.\u2014Comme c'est regrettable! s\u2019écria la comtesse.\u2014Dc graves intérêts me forcent à retourner à Paris.\u2014Vous ne serez pas des nôtres, vous qui avez eu l'idée du pique-nique?\u2014J\u2019en suis désole.\u2014Nous comptions sur un poème culinaire.\u2014Je fournirai mon plat, néanmoins, dit le poète en souriant.Je suis sûr que vous réservez à toute la société une surprise du meilleur goût.A quel mets vous êtes- vous arrêtée ?\u2014Oh! je ne dois pas le dire.\u2014Puisque je pars.\u2014C\u2019est vrai; vous me garderez le secret?\u2014Je le jure.\u2014dJ'\u2019ai un superbe fuisan que mon mari m\u2019a envoyé.\u2014Un faisan! s\u2019écria le poë- té; ne faites pas cela.\u2014Pourquoi?\u2014Je viens de rendre visite 4 madame-Laribois; c\u2019est son plat.\u2014Ce n\u2019est pas possible! \u2014Hélas! si.\u2014Quelle facheuse coïncidence.\u2014Vous devriez changer de mets, reprit Pétrus; deux faisans, ce serait trop: cela ne serait pas original.\u2014Sans doute; que faire?\u2014Voulez-vous me permettre de vous donner un conseil?Avec plaisir.\u2014Substituez au faisan cochon de lait.«C'est une idée! \u2014Personne n\u2019y pensera.\u2014C'est probable.\u2014Et votre plat aura le mérite de ne pas être banal.\u2014Vous me sauvez! s\u2019écria la comtesse; il n\u2019y a que les poètes pour avoir de l\u2019imagi- un Nous nef nation.\u2014Vous me flattez, répondit modestement Pétrus.\u2014Je vous remercie mille fois.\u2014Vous êtes mille fois trop bonne, cela n\u2019en vaut pas la peine, reprit le poète qui prit congé de la comtesse.Il se rendit chez Mme Laribois, femme d\u2019un riche banquier.\u2014Madame, dit-il, je viens prendre congé de vous.\u2014Vous nous quittez?demanda Mme Laribois.\u2014Pour quelque temps; de graves intérêts m\u2019y obligent.\u2014C'est fort ennuyeux.\u2014Ce qui me contrarie le plus, c\u2019est que je ne pourrai pas assister au pique-nique.\u2014Votre oeuvre.Ne pou- vez-vous pas ajourner ce départ?\u2014Impossible.Le nique-ni- que sera des plus réussis ;.i} ue ces dames se sont surpassées.Puisque je serai absent, ne serais-je pas trop indiscret en \u2018vous priant de me dire quel: plat: - Vous -em- portez?: : \u2014Je' veux eux; bien satisfaire |- votre curiosité, à \u2018condition [ue cela reste entre nous.serai: muet \u201ccomme.Jet PIQUE - NIQUE crétion; eh bien, dit Mme La- | ribois en baissant la Voix.: j'emporte un pâté d'alouettes.| \u2014Comme je suis heureux d\u2019être venu! s\u2019écria le poète; c'est le plat de la comtesse de Dufreville; elle vient de me le dire à l\u2019instant.\u2014Quel contre-temps! Ces cheses-là n'arrivent qu\u2019à moi.\u2014Heureusement _ que je vous ai prévenue à temps; vous pouvez encore changer.\u2014Mais quoi prendre?\u2014Voulez-vous me permettre de vous conseiller?\u2014Faites.\u2014Dans un pique-nique, il faut autant que possible que chacun apporte un plat dif- : férent; je crois que j'ai trou- | vé un mets auquel personne | ne pensera.\u2014Dites vite; vous me faites languir.\u2014Achetez un cochon de.lait.| \u2014 Bravo! L'idée est excellente! | \u2014Je la donne pour ce qu'\u2019el- le vaut.\u2014Elle vaut son pesant d'or! \u2014Non, c'est trop, est.trop, dit le poète en baissant ! les yeux, ct il se retira pen-, dant que Mme Laribois l'accablait de remerciements.! Il vint chez mistress Brakson, femme d\u2019un colonel de, horse-guards en retraite.| \u2014Obligé de partir tout de; suite pour Paris, je viens vous | faire mes adieux, dit-il.| \u2014Aôh!dit mistress Brakr-| son, qui parlait assez diffici-; lement le français, vo partez.sans venir au pique-nique; ce était abominèble.\u2014Croyez, madame, que je regrette vivement.\u2014Ft moâ, encore plus.\u2014Je me réjouissais d'être \u2018 des vôtres : connaissans votre goût, je me délectais à la pensée du déjeuner de demain.! Quel plat comptez-vous of-, frir?| \u2014Vô savez que ce était défendu.i \u2014De le dire aux autres: mais moi, je pars.\u2014V6 partez, bien sûr?\u2014Ce soir.\u2014Je emportais un pudding.\u2014Gardez-vous en bien! s\u2019écria le poète.\u2014Pourquoi ?\u2014C'\u2019est le plat de Mme La-, ribois.i \u2014iLe plat de Mme Laribois ; | ce était abominèble! | \u2014C'est comme cela.Il ne| peut pas y avoir deux plum-; puddings.\u2014N6, ce ne serait pas con venèble.Je'suis très mal à mon aise.\u2014Voulez-vous me permettre de vous tirer d\u2019embarras?-Côment donc! avec bonheur.\u2014I1 vous faut un plat auquel nul ne songera.\u2014Yes; c'est cela que je vô- lais.\u2014Prenez un cochon de lait.\u2014Un cochon.Ce ne sera pas shocking?\u2014Pas du tout; un pique-nique est un déjeuner sans fa- con.\u2014Vô avez raison: je prendrai le cochon ; je vô suis très reconnaissante.\u2014Îl n\u2019y a pas de quoi, dit le poète qui se rendit chez les - autres invités chez lesquels a; renouvela la même comédie: 11 se fit renseigner sur le pla! choisi, le fit changer contre.un cochon de lait et, heureux: i d\u2019avoir servi à ses amis un\u2019 plat de sa façon, il partit.L'endroit désigné pour le: déjeuner était situé à dix ki-| lomètres de Saint-Enogat; à\" l\u2019heure dite, tous les invités : arrivèrent ; les jeunes filles ravissantes dans leurs fraîches toilettes d'été, procédèrent à une installatis 1 sommaire sur l\u2019herbe pendant que chacun ; sortait avec mystère le plat! choisi, soigneusement dissimulé dans le coffre de chaque voiture.\u2014A table! s'écria lord Vytton.Le domestique de la.comtesse apporta un superbe cochon de lait, celui de Mme Laribois, un autre, et ainsi de suite, au grand ébahissement de tous.Ce fut d\u2019abord un éclat de rire général auquel succédèrent la stupéfaction et le dépit d\u2019avoir été mystifiés, \u2014Rien que de ces vilaines bétes! s\u2019écria mistress Brakson, ce était affreux.\u2014-C'est-à-dire, ajouta un capitaine de dragons qui avait apporté du champagne, les, garçons devant fournir le li quide, que, autant d'invités, autant de.\u2014-Vous, soyez convenable! s\u2019écrièrent les dames furieuses.+ E.FOURNIER |\u2018 plum:-; MAITRE.Les Belges sont furieux et ils ont bien raison: le général Sarrail est-venu chez eux \u2014 et à Charleroi comme par ha-| sard! \u2014 pour appuyer de sa parole la campagne des partisans du service militaire de : six.mois.{Les \u2018Belges :n\u2019ont.tout sim-| : plement qu'd envoyer prome-' ner le général Sarrail qui I c'est vraiment be | \u201cEE CHARBONNIER EST 1 | DECIDEZ-VOUS! Il n'est jamais trop tard pour bien faire.Ayez de belles et bonnes dents.Que votre sourire soit votre fortune! Dentier Garanti à !a Portée de toutes les Bourses TRAITEMENT ET EXTRACTION DES DENTS AU MOYEN DE NOTRE FAMEUSE KILCAINE, Trop de monde malheureusement ne Connuit pas les bienfaits d'une parfaite dentition.L'HYGIENE DENTAIRE est de nécessité DIALE, Les mauvaises dents sont ia cause d'une Joule de maux.On à découvert dans les miauvaises dents les microhes de la fièvre typhoide, de la tuverculose et de la PARALYSIE INFANTILE, TRENTIE-DEUX BONNES DENTS.CE TE-DEUX EDICT Ne QUI VOUS SOIGNEN Si vous vou lez avoir une BONNE DIGE SION, ayez do BONNES DENTS.L'ART DEN PAIR E a fait des PROGRES CONSIDE- RABLES depuis vingt ans.AUJOURIPHUL on posé LES DENTS SANS PALAIS.AUJOURD'HUI, on zxtrait les dents sans douleurs.AUJOURD'HUL, on pose des dentiers qui remplacent à s\u2019y tromper les dents naturelles.AUJOURDTHUL, il n\u2019est plus nécessaire de se faire extraire les dents.ON LES TRAITE, on les soigne et on les guérit et cola SANS DOULEUR PRIMONR- Son TREN- Remarquez ces jeunes personnes avec leurs mauvaises dents après qu'elles furent traitées, soignées, (à gauche) et remarquez leurs épanouies sauvecs par ls dentiste.figures Dentiers inusables, incassables qui font à la perfection, aui vaz manger ot parler comme dentistes de l\u2019Institut Dentaire Sapristi, les tout.du tout.ne m'ont pas fait mal du s'adaptent à la perfection et avec lesquels vous pou- avec de vraies dents.Hommes, Femmes et Enfants Consultez nos Dentistes experts Il y va de votre intérêt, de votre santé et de votre bonheur.PERES DE FAMILLE, les mauvaises dents de vos enfants mettent jeur SANTE et leur VIE en DANGER.VOYEZ-Y.JEUNES GENS et JEUNES FILLES ne GARDEZ PAS VOS DENTS CARIBES.Les MAUVAISES DENTS nuisent à la BEAUTE.Vous vous LAVEZ LIES MAINS, LAVEZ et NETTOYEZ vos DENTS, C'EST PLUS IMPORTANT.NOS PRIX SONT (00 pc.PLUS BAS QU'AILLEURS DENTISTES.DIPLOMES SEULEMEN T-PAS D\u2019E TUDIANTS | | Anstitut | Dentaire FONDE EN 1898 France- haie EINER tel pour Core en Morne pg agi ov 20 anne ocean na.re x Les A.Parodiant le mot héroïque \u201cDe- : medio stat virtus'\u2019 \u2014 les sages di- les phénomènes très curieux et en- \u201cne, lasse d\u2019errer dans les prosaïques NR i i Quelques anecdotes.Fimpératrice Eugénie i bout les morts!\u201d, voici qu\u2019on les appelle, qu\u2019on leur crie: \u201cPlus haut!\u201d quand on croit les entendre parler.Parlent-ile?Montaigne eût dit: Que sais-je?\" et Rabelais: *\u2018Peutêtre!\u201d Les savants nient, les adeptes croient et entre les deux \u2014 \u201cinjd sent: \u201cJ'ignore\u201d.- 11 semble qu\u2019on puisse s\u2019en rap- \u2018porter à ce que concluait Sardou, grand spirite lui-même : 7 Je {Pour dire mon modeste avis sur core inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, j'attendrai le four où ils ne seront plus écrasés entre deux excès égulement déplorables: la crédulité ignorunte qui accepte tout, même le charlatanisme \u2014 l\u2019'incréduilité savante, qui n'admet rien.Et ce jour-là ne sera pas demain, cur nous trempons en pleine superstition de la science eomme nous ancêtres barbotuient dans l'autre.\u201d Il est vrai de dire que Sardou ne n\u2019en tint pas à l\u2019incrédulité de saint Thomas: il devint l\u2019un des plus fougueux disciples d'Allan Kardeck et l'on a de lui des dessins \u201cmédiani- ques\u2019 fort curieux, dans lesquels il; peint l\u2019aspect de lu planête Jupiter] Avec ses paysages ct ses villes, les rues, les maisons, les meubles et les habitants, son crayon guidé par lu main invisible d\u2019un \u2018\u2019Jupitérien\u201d favorable, En dehora de toute opinion reli- gleuse à propos de lu suivie, pour- OPIRITISME \u2014 Douglas Hume et trice, très superstitieure, ne jura que par lui.Hume ne joua pas auprès d\u2019elle le rôle de Raspoutine.Il ne dirigea en rien la politique im- pèriale et eut bien tort \u2014 s'il connaissait l'avenir \u2014 de ne pas prédire à la souveraine une quantité d'événements qu\u2019elle eût pu dis lors éviter Malheureusement Hume poussa un peu loin sa plaisanterie: un jour à Biarritz, il offrait, en écartant un rideau épais, une main froide et glacée à l'Impératrice, la main de Napoléon ler.Mais on ne sait commient la main tomba, et on releva un horrible débris fraîchement apporté de l\u2019amphithéâtre.A la La tradition gréco-égyptienne qui Taconte l'existence d\u2019une ancienne civilisation aux temps préhistorique, se confirme de plus en plus, grûce aux découvertes fuites en Afrique par les explorateurs et les ethnocra- phes, Ces déccuvertes démontrent que Jes Atlantes, parés par la légende d\u2019une intelligence et surtout d\u2019une force surnaturelle ont vraiment vécu et les savants n'hésitent pas à reconnaître leurs traces et celles do la mystérieuse Atlandide qu\u2019ils habitaient.Le résultat des récentes recherches n\u2019a rien de commun cependant avec les inventions extravagantes d'un Pierre Benoit, ni même avec les envolées poétiques et intuitives de Maeterlink, mais notre curiosité en est davantage captivée, car c\u2019est bien la vérité qu\u2019il nous révèle.La science, en effet, a retrouvé les ves- suite de quoi Hume fut congédié et l'on n\u2019entendit plus parler de lui.us CE Nous avons cu, depuis, des médiums sans nombre, jusqu\u2019à Eusapin Palladino qui faisait si amoureu-! ftiges de cette race gigantesque dont (le souvenir remplissait d'effroi les \u2018 anciens Hellènes, cette ruce qu\u2019ils fuisalent descendre du Poséidon atluntique et qui avait bâti ses for- ; teresses puissantes sur la terre afri- scaîine.On est presque sur aujour- sement parler Marion Delorme, ct à d'hui que le berceau des premiers l'Américain Miller, lequel appelait êtres civilisés a été non pas, comme des morts vêtus de banc, le crûne en- on le croyait, duns le bassin des touré d'un disque lumineux, tandis\u2018 fleuves usiastiques, mais bien au qu\u2019un pasteur de Montauban, M.! nord et au sud de l'Atlas.C\u2019est là Bénézech, invoquait les esprits.:que l\u2019on rencontre les restes de \u201cEt vous, mes amis de l'espace, constructions colossales, de tom- les disparus, vous tous qui nous en-: benux et, gravés sur des roches, des vironnez, apportez-nous la preuve si; dessins bizarres d'une signification ardemment désirée, afin que nous} que l'on devinait pas; on y trouve allions de par le monde porter la {surtout des tribus, aux cheveux bonne parole!\u201d \"blonds, aux yeux bleus, les tribus Alors qu'en 1854 çes évocations|des Kabyles ayant conservé les cou- avaient lieu déjà, l'illustre M.Babi-!tumes, les usages qui se sont perpé- net, au nom de la Science, leur con trés à travers des milliers de siècles suerait des articles nombreux.Ili et dont les mythes, les légendes, les estimait qu\u2019il serait beaucoun : chants de leurs bardes forment les quoi diable, si les morts peuvent parler, emploient-ils pour correspon- { dre des coups de pied dans une ta-: ble, ou des petits bruits secs dans les boiseries?Pourquoi ces conversations à \u201cbâtons de chaise\u201d alors qu\u2019il leur serait si simple d\u2019employer le français \u2014- langue diplomatique \u2014 ou de nous appeler au téléphone?Vous me direz que suf-} fisamment lassés de cet instrument odieux pendant leur vice, il leur répugne de le reprendre après leur mort.Soit.Mais qu'ils se mani-! festent par des signes certains, utilisant les sans-fil et parlant une lan-! gue courante, füût-ce le volapuek.| La question ne \u2018date pas d'hier.De tout temps l'imagination humiai- sour-sola, a cssayé de s'envoler vers l'Au-delà! Des ailes! Des ailes! Astrologues et démoniaques moy-! enâgeux, chercheurs de pierre philosophale, Faust de tous les temps, convulsionnaires de saint Médard ; ou disciples de Mesmer et de Cagliv:tro, tous ples ou moins sincères, .ont cherché et ont vu.Les disciples des méduims composent aujour-; d'hui une innombrable armée en Europe et surtout cn Amérique, avec leurs phalanges de thévsophes, occulistes, kaballistes, etc.Dans le monde savant, on compte des croyants qui ne sont précisément ni des naîfs ni des dupes.Ce fut sous le Second Empire que\u2018 le «piritisme prit soudain une impor-: tance capitale.Il arriva d'Ecosse un | éphèbe blond et triste, du nom de: Douglas Hume.À l\u2019ordre de ce jeune dieu, les chaises et les meubles se : mettaient à danser foillement les! tangos de l'époque ou le quadrille : des Lanciers; les tables tournaient | comme des derviches, et à son appel; les morts les pluz anclens se met-l taient à parler.I voinble Le du merveillear, al ferit une de ses adoratrices, Mme: Tuscher de la Pagerie c'est que\u2019 quand Hume se trouvait dune an sn- \u2018on, on entaondait frapper dans Jai\" muraille, sous le parquet, sous Vos, pieds au-dessus de vous, à côte; les ; meubles adossés aux murg Voisins venaient à vous, comme poussés par une main invisible.\u201cDes mains tiraient les robes Jes dames, et parfois ces mains agissantes se sont rendues visibles pendant quelques instants; on se sen-! tait touché, secoué au moment où | l'on s\u2019y attendait le moins et l\u2019on ne! parvenuit pas à saisir ces mains in- | visibles.\u201d HOUR OC La voguc de Hume fut telle qu'il \u2018ut mandé à la Cour; et l'impéra- \u2018monstration il est absurde.\u201d {simple pensée ordonner tel ou tel res et les Arabes, un service?\u201d Une phrase que long de faire la liste des faits à.véritables legs des Hyperboréens conrtater que celle des faits à ex- disparus.| Peut-être arrivera-t-on ; pliquer.N ajoutait, à propos des tai un jour & reconstituer ainsi I'histoi- | bles tournantes: \u201cCe n'est pas tout | .re fabuleuse de cette Atlundide que que de faire un miracle; il faut que:lu puissance de l'empire romain et le miracle ne soit pas ridicule ct s \u2018il Les historiographes avaient reléguée est en contradiction avec les lois de/ au rang de çhimère.la nature, jusqu\u2019à plus ample dé-: A ln suite des migrations nom- ; breuses qui, dans le cours des âges, I se servait d\u2019un exemple: \u2018ont envahi le nord de l'Afrique, Voici Lord X.qui, & Londres,\u2019 deux groupes y sont restés, formant gentleman accompli, peut, par sa un veritable contraste: les Berbè- Les premiers re- mouvement au cheval hypnotisé qu'il\" présentent le paysan attaché à la monte.-lèbe natale les seconds personni- \u2014Soit, disait M.Babinet, mais, \u2018fient les nomades toujours en au moment où l'écuyer pense à une route comme des oiseaux voy- résolution quelconque, il fait des ageurs; voyageurs et pillards sou- mouvements involontaires, pression: vent.\u2018\u201cL'Arahe dévore le Berhère\u201d, des jambes, traction de guides que) dit un proverbe arabe.Il est vrai.le cheval comprend naturellement,\u2019 Les Ierbères, possesseurs de pres- sans qu\u2019il y ait communication entre: que toutes les oasis ou des proprié-| la cervelle du quadrupède et celle ! tés dans les montagnes, se faisaient du lord anglais.souvent la guerre entre Voisins; les | uns ou les autres appeluient alors a leur aide les Arahes nomades, mais Ne nions rien, n'affirmons pas, cette nide était chèrement payée.telle remble devoir être actuclle-, Les Arabes ne tardaient pas à deve- ment notre devise.Et jusqu'à pré-, nir les seigneurs de leurs protégés sent, je considère comme exacte la|et, à la rentrée des récoltes, ils ne pensée de Dumas fils, pensée d'un; Manquaient pas d'accourir du fond jour de 2 novembre: de leur désert pour exiger la plus \u201cLes morts regoivent aujourd\u2019hui\u2019 grande partie des dattes, des figues, des quatités de visites, ils ne nous; des céréales qu\u2019ils allaient vendre à les rendent jamais.\u201d la ville.Après avoir été des maîtres Hélas! les Berbères furent des esclaves.Leur ardeur au travail s\u2019en ressentit et se relâcha là où s\u2019élevaient, il y n quelques siècles des demeures or- gucilleusement fortifiées, ce ne sont plus que misérables huttes et ruines d\u2019une richesse passée; les cultures, les canaux amenant l\u2019eau à des Henriot.BAVARDAGES.Le nombe des qu'on ne froisserait personnes pas en! leur glissant un pourboire kilometres de distance ne sont plus dans la main est beaucoup | entretenue et l'on voit parfois le plus considérable qu'on\u2019 ned fier Berbére, renoncant méme à sa suppose.propre langue, mendier en arabe.B Oui, \u201cl\u2019Arabe a bien dévoré le Ber- C'est un commencement de ! bère\u201d.Pourtant, il ne l'a pas dévu- satisfaction pour la conscien- ré tout à fait.Dans les montages ce que de classer, avec vin- du beau Djurdjura résident les Ka- \u2018tention d'y répondre, des let- byles qui personnifient encore la na- tres auxquelles on ne répon-lture distinetive et l'indépendance! ra jamais, berbères.Ces hommes ont conservé ee les idées primitives de leur race ct \u201cp sans se laisser modifier par les cleé- ments étrangers qui sont Venus se ourriez-v
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