Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 11 décembre 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1920-12-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Rp nc hey © SOUS CABLE: FLANBO .Val.VII.\u2014No 861 REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS ° MONTREAL, SAMEDI 11 DECEMBRE 1920 Oul.il serait intéressant d'entendre l'hon.M.Mitchell, trésorier provincial, répondre à ce questionnaire.Pour lui, le caleul est facile à établir, puisque ce sont 5es officiers qui vendent lex tiubres et que ses agents ont le pouvoir d'examiner le livres des vendeurs pour contrôler leurs afiaires.Me Bercovitch, avocat d'un vendeur arrété en rébellion j contre l\u2019apposition des timbres, à déclaré en Cour que ls lol ; était \u201cultra vires\u201d et qu\u2019il entendait en contester la validité au \u2018nom de son client jusqu\u2019en Cour Supréme, Lorsque les vendeurs autorisés actuels ont demandé et obtenu leur Hcence, 11 existait déjà, cet article 21 de Ja Loi de Prohibition : \u201c21, Aucune personne, excepte le vendeur autorisé, ne doit neheter des liqueurs enivrantes pour tins exclusivement médicinales, industrielles, mécaniques, scientifiques où artistiques, SANS payer, au moment de l\u2019achat, un droit équivalent à cinq ; pour cent du prix d'achat.\u201cLe droit doit être pereu par le porteur de licence qui Vend ces liqueurs enivrantes, au moyen de fimbres adhésiis équivalant au montant du droit, qu\u2019 appose aur le réceptacle contenant ces liqueurs cnivrantes et qu\u2019il oblitère au moment \u2018de E achat, en conformité des réglements faits par le trésorier de ls vrovince.\u201d S'His connaissalent l\u2019article pourquoi acceptaientells ticence, puisqu'ils n\u2019avalent pas dessein de payer! Chacun sait bien que tes vendeurs sont en, bloc derrière Me Bercoviteh, qui à lui-même contribué à l\u2018adoption de cette lol comme député de la division Saint-Louis à Ia lécislature.Quelle sinistre comédie ! Sous compter les procédures pour non-apposition des timbres, de nuimbreuses poursuites ont déjà été prises contre les vendeurs, soK par des agents du gouvernement, soit par des particuliers, pour ventes de-llqéce@4 enivrantes sans certifieats médicaux, Pas une de ces causes n\u2019a encore été entendue au mérite.Croyez-vous que cela soit pour inspirer au public heau- coup de respect dans nos lois provinciales ou dans nos cours de justice?Un se demande un peu partout si ce sont les vendeurs qui se moquent du gouvernement en n'observant pas, daus Is plus grande impunité, sa loi, où si cest le gouvernement qui s'est moqué du publie en édictant une telle législation.Car d\u2019après l\u2019article 19 de la Loi de Prohibition, le Heutenant-gouverneur en conseil (soit le cabinet) a le droit vincial, M.Mitchell, si une interpellation: sur le vol d\u2019un demi-million lui était e P'adopter les mesures qu\u2019il jugera & propos pour la le trésorier de la province, s\u2019il était sincère, lorsqu\u2019il propusa sa loi à la Législature, devrait les présenter sans retard au cabinet.Foin de toutes ces procédures dilatoires entamées par les vendeurs ! Que ferait le cabinet fédéral, si tous ceux que Trappe Ia taxe sur le revenu s'avisaient de prétendre qu\u2019elle est \u2018ultra vires\u201d ?11 demanderait un jugement immédiat.D'ailleurs, puisque le gouverneur en conseil à le pouvoir d'adopter les mesures qu\u2019il iugera à propos pour Ja mise à exécution des dispositions de Ia présente loi, pourquoi ne cancelle- t-il pas la licence de tous les vendeurs qui, au lieu de consentir à être jugés selon leurs mérites, ont recours à toutes sortes de {rauduleuses finasseries I \u201cL\u2019AUTORITE\u201d.MOINS EPAIS QUE LES QUOTIDIENS, ILS SEMBLENT TOUT DE MEME PLUS UTILES.(Du cor.rég.de \u201cL\u2019Autorité\u201d) Québec, 10.\u2014 Les journaux hebdomadaires continuent de prouver que.s'ils sont moins épais que les quotidiens, en re- ranche ils font oeuvre autrement plus utile.A la suite de la sensationnelle campagne nienée par M.Raoul Renault, directeur du \u2019Franc-Parleur\u201d, une enquête a été ouverte devant le juge P.-A.Choquette, de la Cour des Sessions de la Paix, sur les circonstances qui ont entouré le viol et l\u2019assassinat de Blanche Garneau.Diverses pièces, jusqu'fci introuvables, ramassées près du cadavre, telles qu'une boule de quilles, un livret de banque, etc, ont été produites.Cette enquête n'aboutirait-el'e pas à l'arrestation des assassins qu'elle n\u2019en aurait pas moins eu sa grande.sa très grande utilité en offrant satisfaction à l'opinion publique, joliment montée.Constantinople, 10.\u2014 La nouvelle de la défaite de M.Venizelos et du prochain avénement de Constantin à causé une grosse émotion ici.Les Turcs jubilent absolument et les éditions du soir des journaux s\u2019enlévent rapidement.On voit dans les rues de nombreux groupes se former autour de lecteurs de journaux qui lisent à haute voix le compte rendu des élections grecques.Dans les restaurants et les cafés, des officiers turcs dressent les plans des nouvelles frontière turque, s'étendant jusqu\u2019en Thessalie.Le traité de Sèvres est désormats considéré comme un \u201cchiffon de papler\u201d.1æs Grecs de Constantinople, dont la grande majorité est vénizéliste.ne peuvent cacher leur colère et leur stupeur, et, dans de nombreux cas, de vives discussions s'élèvent entre eux et des officiers ou soldats partisans de Constantin.Ces dis- \u2018ussions se terminent par des combats qui amènent l'intervention de la police interalliée.11 y a des raisons de croire que les nationalistes turcs vont commencer une nouvelle tentative sur le front de Smyrne dans l\u2019espoir que le résultat des élections aura démoralisé l'armée grecque.% - mise à exécution des dispositions de la présente loi.| Ces mesures qu\u2019on \u201cjugers a propos\u201d, il nous semble que l'auteur {Grecs ont trouvé e {heureux que touchant, \u2018La Re- les vendeurs du ui-ci du peuple DES VACHES PRÉCIEUSES \u201d Le Numéro: 3 Sous _ tm LES BOCHES, à qui [a France et la Belgique réclament les vaches volées pendant l'occupation, prétendent que leurs \u2018petits\u2019 mourront de faim sans ces bonnes laitières.Larépaaion LES FUMEUFS des Grecs r\u2014\u2014\u2014 La seule chose quills n'aient pas volée, d\u2019après Edmond About\u2014 egw \u201cLa seule chose que les Grecs n'aient pas volée.c'est | Jeur réputation\u201d, a écrit Ed- | mond About.Un autre écrivain français, + à By-Town {ON PARLE DE L'ENTREE DANS LE CABINET DE SIR LOs MER GOUIN, MM.RODOLPHE LEMIEUX ET EsNe PA TENAUDE.(Du cor.rég.de \u201cL'Autorité\u201d) Ottawa, 10.\u2014 Les rumeurs politiques vont leur train lOttawa, et l'on peut dire qu'elles vont bon train.Les récentes visites de M.L.-J.Gauthier, député be = aus ' : \u201c 3 de Saint-liyacinthe, à l'hon.M.Mefghen, ont de nouveau attiré l'attention sur la res présentation absolument inadéquate de la province de Québ dans te* gouvernement, lacune queT'hon.M.Meighën serait\u201d dit-on.fort anxieux de combler avant d'aborder l'électorat.On s'accorde à reconnaître maintenant.que M.Gauthier Pierre Loti, n'est pas tendre \u2018n'a aucune chance de décrocher un portefeuille.LI a créé une non plus pour les Ilellènes.On sait que Grecs et Tures se disputent la suprématie Constantinople.Chacune des deux nationa\u201cités prétend être supérieure en nombre à Vau- | tre.D'après Loti, Constantinople compte 700,000 Turcs contre 180.000 Grecs.Seulement, toujours d'après d\u2019\u2018Aziyadé\u201d.une façon sommaire = d'expulser les Tures: l'incendie.711 leur impute les dernières conflagrations qui ont détruit 59,000 | maisons à Constantinople et) chassé de la ville un nombre formidable de familles turques.La défaite de Vénizélos le rappel de Constantin ne! contribueront guère à bonifier ; le renom des Grece auprès des Ailliés.On devait s'attendre toutefois à ce que les descendants de ceux qui bannirent Aristide et Thémistocle bannissent le grand Crétois Vénizéloset Les nationalistes tures attaquent = actuellement les Grecs, qu\u2019ils veulent chasser de Smyrne.Constantin parle d'aller se mettre à la tête des Hellènes; mais s\u2019il donne le signal de la reculade, comme en 1897, lors de la guerre gré- co-turque, on peut s'attendre à nne fameuse déroute.LA REVUE MODERNE impression plutôt mauvaise.En ecausant beaucoup trop vite $ |sur ses tractations avec le premier ministre \u2014 peut-être dang À le secret dessein de couper les ponts derrière lui e.M.Meighen \u2014 il s'est coulé auprès des libéraux, qui parlent mème de l\u2019exe les unionistes.| pulser de leurs caucus, et a créé une mauvaise impression chez Le départ de sir Lomer Gouin de la \u201cPresse\u201d, se produise intéressantes.\u201csant dans les entrefaites, a ravivé des rumeurs bien autrement C'est que M.Mcighen, disposant de trois pore refeuilles, les offrirait à sir Lomer Gouin, à M.Rodolphe Les les mieux et à M.E.-N.Patenaude.1cien ministre, On comprend qu'une semblable trinité serait un précieux :appoint pour le gouvernement et que son entrée dans le cable \u2018net décapiterait du coup le parti libéral dans le Québec.Mais quel serait l'appät assez puissant pour faire mordre ces gros poissons ?On n\u2019en voit qu'un: la protection.Communications _ avec l'au-delà Londres, 19.\u2014 M.Edison, interviewé pur un collaborateur du \u201cScientific American\u201d, la grande revue scientifique d\u2019Amérique, a confirné l'annonce de la découverte par lui d'un appareil qui, espére-t-il, le mettra en mesure d'entrer en communication avec l\u2019au- delà.: Mon appareil, explique-i-il, est un relai amplificateur.La moindre impression qui agira sur l'instrument sera amplifiée un grand nombre de fois ct enregistrée.Ce sera un peu comme une usine moderne où un \u201chomme, avec une force de huit chevaux, met en marche une \u201cLa Revue Moderne\u201d Noël nous arrive extrêmement grise, encadrant une ravissante image d'enfants préparant les étrennes de leur papa et de leur maman.Le sujet de ce gracieux tableau est aussi vue Moderne\u201d de Noël est.un beau volume d\u2019une centaine de pages, abondamment illustrée et contenant deux beaux romans, des contes de Noël et une abondante littérature ca- nadienne-française.Le sommaire comprend, entre autres articles intéressants \u201cSur les Collines de l\u2019Energie française\u201d, par l\u2019abbé Martial Levé ; \u201cllonoré Mercier\u201d, par Arthur Beauchesne; \u2018Un Fantôme\u201d (conte de Noël), par Louvigny de Montgny ; \u201cLendemains de Conquête\u201d, par Gustave Lanctot; \u201cL\u2019Anthologie haitienne des poètes contemporains\u201d, par Louis Dantin, et le fameux roman (complet) de Jean de la Brète, \u201cMon Oncle et mon i machine i de! jolie dans sa toilette rose et: be de cinquante mille chevaux.Je ne tiens pas à m'expliquer plus longuement pour le moment.Un de mes collaborateurs est mort l'autre jour.ll est complètement au courant de mes travaux actuels.li pourait donc être.je crois, le premier à faire usage de mon appareil si cela est en son pouvoir.M.Edison base sa croyance en la survie sur ses théories \u2018au sujet de la composition de l'être humain.D'après le savant, l'homme ost composé de myriades d'entités infinitésimales qui forment chacune en elles-anêmes une unité de vie.En se combinant ensemble, elles forment un être humain.Ces entités vivent éternellement.Vous ne pouvez pas plus les détruire.dit-il, que vous ne pouvez détruire la matière.Nous travaillons toujours et indéfiniment sur la même masse.Nous modifions les combinaisons, mais nous ne changeons pas les quantités mêmes entités qui réapparais- ~ Curé\u201d.Ix relatives.Ce sont toujours les \u2014Pp La raison pour laquelle je suis Edison et vous quelqu'un d\u2019aue tre, c'est que nous sommes coniposés tous deux d\u2019un \u2018es saim différent de ces entités, Il z été prouvé d'une manière coucluante que notre personnalité réside dans cette partie du cerveau qui est connue sous le nom de Sillon de Broca et il est, en conséquence, raisonnae ble de penser que nos entités directives sont localisées dans cette partie de notre organise me.Ce sont ces entités\u2019 qui nous donnent nos impressions mentales et notre personnalie té.Ce que nous appelons la mort est simplement la séparation de toutes les entités qui composent notre corps.Toute: la question de la survie réside dans la déstination ultérieure de nos entités maîtresses du \u2018\u201cSillon de Broca\u201d, On peut lée gitimement supposer que ' tes autres entités de toutes les are : tres parties du corps, celles qui exécutent le travail de mas noeuvre, se séparent après la mort et partent à la recherche d'une besogne nouvelle.mais que deviennent les entités du \u201cSillon de Broca\u201d ?Se débane dent-elles aussi et cherchente .elles une oeuvre nouvelle dans > I'nnivers?S'il en est ainsi, \u2018je - crains bien que notre person= nalité ne survive pas.Mais at ces entités demeurent ensème.ble, notre personnalité conti-\" nue d'exister et ma machine.doit pouvoir être de quelque utilité.or * Québec, 4, \u2014 Dos capitalistes amé ricains ont entrepris de faire renaîe! tre 4 Québec lo commercy du poise.son vivant.Ce commerce avait 66: inauguré un peu avant da guerre: mais 11 avait dû être abandonné\u201c à cause de Is pénurie des navires On va désorinais transporter de.Québ = toutes jes semaines, def: containes Jo mile livres de.po J ~ vivant, cans des navires - mpécliales ment construits à cot effet.Ce poles\u2019 son sera mis en vento sur le:marchl de New-York.D Ce commerce sora exploité par 18.\u201cLive Fish Company\u201d, qui viont d'ô-.tre constituéo avec un \u201ccapital.an $50,000 et dont les \u2018promoteurs | sent sous de nouvellés formes: Frederick and Co.0¢ New-Yo! \"2 i £7 Hy cu pe Ao EY INL ve gs RES ue \"fe village, 1} 5e l'avait pas vouiu, © L\u2019AUTORITE qui cout Jou qui cout Le procureur-général n'est-il pas moralement tenu A Mitchell comme trésorier provincial, laisserez-vous, de - gaieté de cœur, les vendeurs autorisés distraire cette énorme somme de votre caisse ?de voir à ce que le ven leur Pigeon soit jugé de suite ?La \u201cPatrie\u201d termine un long compte-rendu du procès A.- \u201c Ce Pigeon, en Cour de Potice, vendredi après-midi, par ces tie : RNEs grosses de signification : \u201cLa décision du juge Lanctot est considérée par les vendeurs autorisés, dit-on, comme une victoire éclatante.Ce jugement saurait pour effet d'empêcher que d'autres poursuites de même nature sojent Intentées contre les vendeurs uuto- risés tant que la Cour Supérieure n\u2019aura pas rendu jugement dans les causes qui lui ont été soumises\u201d Or, cette décision du luge Lanctôt \u201cconsidérée par les vendeurs autorisés comme une victoire éclatante,\u201d c\u2019est l\u2019ajournement sine die d\u2019un procès dont le but était de montrer que le vendeur A.-G.Pigeon avait conspiré pour voler au Trésor provincial une somme de 8500 en n\u2019apposant pas sur des bouteilles vendues dans son magasin les timbres requis par Ia 0 Si c\u2019est une victoire pour les vendeurs autorisés fraudeurs =et il parait que le nombre en est grand\u2014ce n\u2019en est pas une à coup sûr pour le gouvernement fraudé.Volla pourquoi le \u201cMatin,\u201d dès samedi, demandait : \u201cLe procurenr-général interviendra-t-i1 2\u201d Le \u201cMatin\u201d n\u2019a pas craint d\u2019affirmer du même conp que \u201c le vendeur A.-G.Pigeon, à partir du 26 mai su 29 décembre ; 1920 n\u2019a pas acheté pour plus de $1,230 de timbres du gouver- \u201c nement : que dans le même laps de temps il a vendu av minimum pour $300,000 de liqueurs 3 qu\u2019il aurait da acheter pour $15,000 de timbres au bns not, la taxe é'ant de 5 p.\u20ac : et_que c\u2019est donc de 813,750 au moins que le Trésor provincial a été floué cn l'espace de six mois par le seul vendeur A.-G.Pigeon.Prouvez que ce n\u2019est pas vrai, M.l\u2019igeon, et le *Matin\u201d \u2019lenregistrera.Et comme il y a dix-sept ou dix-hnit vendeurs à Montréal, à supporter que l\u2019exemple du dénommé AG .Plyeon fût quel- \u201cque pen suivl, Je gouvernement aurnit tot fait de perdre UN DENI-MILLION DE PASTRES par année, Un demi-million de piastres de revenu, n'est-ce pas un très joli denier ?ial Quen pense l\u2019hon.M.Mitchell; notre trésorier provin- cia Allons, M.Mitchell, qu\u2019en pensez-vous ! Etes-vous prêt à perdre de gaieté de coeur un demi-mil- lion pour les beaux yeux des vendeurs autorisés ?Pourtant, avec un demi-million, que de henux - subsides à l\u2019ins- \u201cpourrait consacrer le gouvernement à la colonisation, à LE VAGABON il n'en avait pas fait son but.ll s'é- {alt tout simplement trouvé inévitable A !a route, et {I l'avait traversé avec la route, Aucune intention d\u2019exploitation ne lui en était venue, quuiqu'il fit étu- iage de richesses et de pleine cun- fiance.11 ne lui avait dema- dé que la victuallle qu'il faut pour ativ.ndre à un autre village.Sommne toute, Une aumône, en ce cas, c'était, croyait-il.une réceme pense due À son honnêteté, étant donnée Ja facllité que Fon salt à un vagabond de voler, Aussi, quand fl fut de nouveau sur la route.l'homme se jura-t-i! de ne; plus être dupe de l'appréciation que peut avoir le vh'agcois des bonnes intentinns.Son désenchantement juatifiait de St l'homme.quand 12 fut sur la routé, ne se retourna pas pour un dernier regard au village qu'il venait de traverser, c'est qu\u2019il lui en venait du inépris, pour trop de dé- + SfHusion qu'il y avait trouvée.Il venait d'y recevoir un refus .presque totui de rapulître par des aumônes la Vie dont i! avait besoin pour continuer pius loin.On avait mai répondu À ses quêtes pour lesquelles fl p'étal: tant humilié.En co moment qu'il en était enfin sorti, une seule chose l'uccupuit ; sen éloigner le plus vito possible avant que ne se développe trop l'idée qui s'ébauchnit de retourner en are rière avec tout un plan du vengeance, La route, avec la fatigue qui sy\" .ajoute, promettait d'Epuiger en lui par de la distance l'énergie qu'il faut .pour une entreprise pleine de diffi.ouités, et 1! y marchait.LA poussière, comme de la nelge, * Bardait les vestiges do l'homme.Les - pas enregistrajent A Ja route la dé.\u2026, Aston qu'il avait de s'éloigner.tre un vo! au village suivant, et il y ulaft, Ses bras we balangalent dans le rythme de ses jambes, et il marchait d'une allure que soutenait le désir d'atteindre au village suivant de la route, à la nuit.POFTE HOMME D'ACTION D | la résolution qui lui vint de cominet- ; truction publique, au développement de nos richesses naturelles ?alors, oui, n \u2018appartient-il pas a Au banquet qui lui fut où tion de la vente de alcool * L'EXECUTIF DE C SABILITE DE TERA TOUTE A MON SENS DE PLUS FUN PAYS S'\u2019'EST DONNEES.rouages de Ia justice.VI I'intérét public était en jeu, avocat de In défense en faveur inge pus à propos de Inire Ia vendeurs,\u201d tre eux pour ventes de tigneurs tions médicales à suffisamment dilatoires est bien clair : Le ieu est connu.L'homme marchuit sur in route.De chaque côté de lui, c'étulent deux paysages qui tournalent Jentement sur eux-mêmes, comme sur un pivot: c\u2019étaient, au !,in, des arbres et des buissons qui se dépiagaient.Les poteaux du télfgraphe qui fianquajent son chemin, et qui Pindiquafent, :à-bae, comme une rame pe, venaient kh lui en de grundes et lentes enjambées, et ils s'addition- najent en une solution énorme et lointaine qui ajoutait à la fatigue qu'il commençait de ressentir.Au bout de plusieurs heures d'une marche ainsi soutenue, {1 viut \u2018a fin de l'après-midi par où la nuit en.«trait, 11 vint aussi, sur le bord de la , toute, quelques hameaux qui annon- | vaient \u2018a fin du Voyage.L'homme atteignit enfin le somine* d'une côte, et le village lui apparu.D restait dans j'air encore trop de clarté pour qu'il Jul fat possible d'y pénétrer tout de suite: et quofqu'il en fût onoore arse Signe, 11 eut l'impression qu'on Je regardait vee nir.II sortait des toits de chaume deux petites cheminées, ce qui don- nial aux maisons Tair inquiet de têtes de chiens les orcilies dresses.L'horume attendit lu nult, puis.quand l'ombre se fut percée au loi: d'un groupe de \u2018umières, 11 se dirizeu prudemmen: vers Une maison qu'il s'était chuisic, Une muaison à l'écart dey autres.Comme une lampe l'allumait enco- jre quand i] en fut À proximité, HW pénétra dans la cour.C'était un grand rectangio daté au fond duquel- s'ouvrait le rez-de- chaussée de lu malson.Une porte et une tenétre reflétaient wur len dulles blanches leur caddie lumineux el agrandi L'homme se blottit dans l'embre \"TTE PROVINC FAIRE OBSERVER LA LOL, LA VIGUEUR NECESSAIRE.TRUIRE L'ORDRE DE LA SOCIETE PROGRES QUE LA DESOREISSANCE ET CE NEST QUE NOUS LAISSERONS S'INFILFRER CET ESPRIT.\u201d Nous savons le premier ministre, qui est en même temps notre procureur-général, homme à faire honneur à sa parole, quelles que solent les influences \u2014e! nous savons qu\u2019elles sont grandes-\u2014qui interviendraient en fuveur des vendeurs.Il importe que cette cause de Pigeon soit jugée le plus tôt possible, dût le procureur-général intervenir asin d'activer les a des précédents du reste, quand d'une encolgnure, et 11 atleudt.Une famille vellluilt din de-chaussée : {il en silhouettes muuvantes sut + Iunuere de la fenètre.Par fn:e- tes, des sons de Voix venalent aurst Jusqu'à lui, Alors, 1} vint au fond do cet hom- Mme, non pas une Craînte de ce qu'il allait peut-être ne pus réussir, mais l'angoisse que connaissent ceux qui ne font pas un mauvais coup d'une manièro désintéressée.Avec cet esprit de vengcance, que la fatiguo de ia route avait exagéré, 11 avalt peur de ne pouvoir pas maîtriser toute lu pousséo fiévreuse qui donnait À scs mains une envie d'étrangiement, Ii aurait volontiers mieux aimé un corps-û-corps brutal, dans lequel se serait agsouvi lo trop plein de force qu'il éprouvait, que le travall déllcat do dévaliser uno maison, sans rien déranger du sommeil du propriéial- re.En résumé, l\u2019homme en voulait plus, \u2018en ce moment d'attente flé- vreuse, À la gorge du prypriétuire qu'à sa bourse.Maïs ll fallait éviter ça.Cette pen- ste d'un meurtre de fit frissonner.1! éprouva lo malaise do sa chair épouvantée.Par.une, brèche du'mur, jl apercevait: au\u2018Join-los lumières dù village qui.tremblotalent dans des feullla- ges I! les vit's\u2019éteindre une à une, puis après, {i n'y eut plus que le wl- lence et l'ombre d\u2019où venalt de temps en temps le bruit sec.de auel- ques portes tardives, ; Dans le: :res-de-chaussée, en veillait -encore.\u201d \u2018 L'homme entendait \u2018battre son coeur A ses tempen, | \u2018et fli eut un.ee quelqu chose de 134 \u2018 iw vez-! D - + dates Us iia UB \u2018coeur les sympathios et les antipa- En supposant que tout cela laisse froid l'hon.M.Mitchell, u bureau du procureur-général d° intervenir atin de faire observer Ja Joi } ert en l'hôtel Viger, Fhon.M.Taschereau s\u2019est écrié avec vigueur, parlant de la réglémenta- : E À LA RESPON- EY IL Y POR- IL NEST PAS ELEMENT POUR DE- ET ARRETER SON AUX LOIS QU'UN PAS DANS QUEBEC ESTE Saît-on quel a été Ve principal argument apporté par un de son elient Pigeon 2 - \u201cOn multiplie les plaintes contre Pigeon, muis on ne même chose contre les autres Pourquoi désire-t-il que tous les vendeurs soient poursuivis à In fois ! Les autres vendeurs sernient-ils tous des moutons noirs que ça ne rendrait pas son Pigeon plus blanc ?Cette farce des vendeurs de revourir à des breïs de prolkii- bition en Cour Supérieure dès qu'une poursuite est prise con.sans timhres ou sais preserip- duré.Le but de ces procédures arriver à se moquer de la loi fus- qu\u2019au ler mai, 1924, comme leurs prédécesseurs daus In enr- rière y ont réussi jusqu'au Tee mai 1920, Il coûte trop cher, puisqu\u2019il menace de coûter au gouvernement, en somme, UN DEMI-MILLION.+ LE \u201cMATIN de sa vie.11 en éprouvait la chose mysiérieuxé, NO souffrait de cette attente qu'il n'avait pas prévue aussi pénible et prolongée, I; fixait toujours la lumière de Ia fenêtre, avec l'eapotr de Ja Voir n'é- telndre, quand, tout à qu'il pat sen expilquier Int vint ane peur grandissante voir cette limière s'étefndre de savoir toute In vie de cette Maison er dormie.fo se mit à craindre cette nuit qu\u2019il al\u2018ait devenir.A cri instant, Une forme courtée dans jine pose craintive passe de- Vant Ja fenttre allumée, et mit, pour are seconde, ute ombre iguntesque su drs dulles de jn cour.L'homme retint sn le morif.H respirat.on QUI avail couvte ot angnissée.L'embre repassa près de lui PP et c'est alors qu\u2019 reconnut dans le manège de l'autre Une aflure sur la- quelie 11 ne pouvait y avoir d'er- rear, Us étalent deux Vojeurs dnns la méme cour, dans la même attente.C'en était trop, on allait lui voler gon droit à a vengeance, Et comme dans l'ombre, {] eut sensation d'un corps qui so truinait près de ul, 11 ¥ bondit, Sous le choc.l'autre roula par terre, et 11 ent à peine je temps do se reever, qu'i.fut embrasse à la taille.L'homme nvait mils dns ges bras | New-York, Toronto, & CO.; Agents de Change à lu * ! pathie en respectant plus serupuleu- wi ers l'ordre public sur iv territoire jaue cela soit terriblement vral pour Coup, sans de | Buco se déroule en Irlande méme.SPECULATION ! i Si vous désirez être informé de ce qui se passe en Bourse, demandez notre \u201cNOTE [| AMÉRICAINE\u201d adressée gratis chaque jour.I i Fils privés : \u2014 Hamilton.I[FAIRBANKS | GOSSELIN Bourse de Montréal 103-ouest, rue Notre-Dame, Téléphone: \u2014Main 4090 Communiquant avec tous les SOrvices.Consultez notre Service d\u2019Informations.EE RE religieux alt été célébré ce même Jour à lu mémoire du maire de Cork ; qui s'est luissé mourir de faim ; ! \u2018l\u2019Union Club est une organisation ! américaine qui a lu droit d'hondœer comme Cie l'entond des nations al- lPes aux Etats-Unis, Suns qu'aucun étranger puisse y voir une \u201cprovocation\u201d.Eu vortu des traités, les étrangers ont des droits reconnus, \u201cmais ils ont nussi des devuirs, et lo \"pous élémentaire de ces devoirs cons siste à respecter la paix = publique.Les Irianduis y ont munquée gravement, et le fuit est d'autant plus notable qu\u2019il est particuller à leur na- tonalité Que deviendrait la paix intérieure Les Etats-Unis, si les Boches als afent démoir les devantUres conte- dant des drapeaux français?SI tes | lusses attuquaient ls Polonais | dans les rues ou sb les Turcs musul- | many s'avinatient de considérer eus | croix chr\u201ctientes comme des sujets de \u201cprovocation\u201d 7?Aucune nationa- | Je promi toutes celles qui ent des rolotairs HUX Etats-l'nis, inn Jamais dunn sujet a des } Clondes dans Ja presse, contre Les flandais, rprès la petite émente du Thanksgiving, Les Brches eux-mêmes, qui son?pourtant assez fimpu- dents, ont qu s'abstenir pendant ja guerre d'actes de violence de cette nature, Les = Iriandais sont des Girangers roinme les autres, et si le \u201cpeuple américain a pour = Jeurs [CREA une indulgence particigiére, [dua À des sympathies très chaleureuses, 15 appartient = précisément Faux fils d'Erin de ve montrer dignes Ide cette hidulgence et de cette sym- isement encore quo les autres étrun- ; américuin.| Muis le courroux {rlandais ne con- {naît plis de bornes: M.Lioyd Geor- Re à déclaré \"autre Jour au Guild- ; hal! quo l'Angleterre était avec lIr- lande \u2018en état de guerre, et il faut de Sa Majesté, sous les cunditfons {d'un contrat pour un terme du quae | tre années, G fois par setmnuine, surf ln route entre BERTHIER of SO-i RBL, à commencer au bon plalsir du Ministre des l\u2019ostes, Mes avis imprimés contenant des renseignements plus détaillés au stijet des conditions du contrat projetés peuvent être Vus aux bureaux du poste de Berthier et de Sorel et au bureau de l'Inspectéur des Postes où T'ON pourra aussi se procurer des formules de soumission, VICTOR GAUDET, Inspecteur des l\u2019ostus.Bureau de l'Inspecteur des Postes, Montréal, 26 novembre 1920, CONTRAT DE LA MALLE | DSS SOUMISSIONS CACHETEES, udressèen au Ministre dus l\u2019ustes, se.que lg premier ministre britannique en ait fait Paveu.Chpendant, cette oll lo parti sinn Fuin se livre à des tetes qui font déjà le plus grand tort à la cause frixndaise, et ley Irixndals d'Amérique devraient comprendre qu'ils pe-dent encore de! nombreuses symputliey en portant la guerre sur lo s6] des Etats-Unis et en attaquant des citoyens améri- vainsa chez Eux, les gens les moins nusophites se déteurnent d'une cause difendue ave tint de maladres- ne, el il est grand temps que l'on s'en rende compte à Dubiin comme à New-York.Les Irlandais, st \u2018eur courroeux ne 1cg avait pas rendus aveugles, au- mient vu déjà que leg plus passion- tuôs anglophiles s'attristent, depuls quelque temps, de ne piu pouvoir défendre Angleterre avee la méme ardeur, parce que le pouvernement ' britannique a commis des fautes «ui, toutes, ont eu Jeur origine dans un égolsme parfoin féroce.Au llou de chervher À profiter de ce revirement de l'opinion du mode, le parti Sinn Feln a pe sist?dans une politique de violences alant trop sou- toute l'énergie de son, py, et i! séerraiît, comme an qui vivre de ne | pas \u2018Agher poire veautie + ul Ce eux Corps | donde: + 2 dn Duns sen, CH avalt enter, el NN roca, Foes dein jutteurs furent diliégs de leur eq a soment, et 11 y eut des explication.A in lumière d'une lum- Pe qW'ot avait apportée.E° pendant qu\u2019en garottalt le vo- ety, l'homme pensait au prestige Gull allait avoir le iendemain, pour Quèter, avoc ln niivelle qu\u2019on allait sans doute répandre de son dévouement.Jean-Aubert LORANGER.[\u201cl.0ce Atmospheres\u201d) LE GUURROUX IRLANDAIS Les Américains sont souvent injustes à l'égard des étrangers vivant aux Etats-Unis, car {ls les accusent cn général de tous les méfaits dont fi no leur plaît pas de ternir la réputation nationale.Cependant, fl faut bien avouer que certains étrangers se conduisent tel de telle sorte, qu'on ne peut reprocher aux Amérie caîns quelques mouvements re mau- vaiso humeur.1,09 étrangers établis aux .Etats- Unis nuit je droit de nourrir dans Jeur thies nationales qui tiennent À leur origine ls ont même le droit de ma- nifrater leu unes ct les autres, tant Qu'ils respectent les-lois, des institue \u2018tlons, l'ordre et ja paix intérieure de ce pays hospitaiter.mais I! teur est interdit à tous d'abuser de l'hospi- taiité américaine en troublant In paix, publique d'une façon quelconque.C'est pourquoi nous ne pouvons que blamor très sévèrement les violences auxquelles 80 sont livrés les Irlandais qui, te jour \u2018du - Thânkagiving, ont attaqué le: bâtiment de, l'Union Club de New-York, parce que ce club avait arbors le drapeau anglais à côté.des drapeaux américain ot français.Il importe \u2018peu que, vent nagud ln crunuté et jusqu'au vandalisme, s'ailénunt ainst der | STATION i Ee EE rent recues À Ottaws jusqu'à midi, | vendredi, Ie 7 Janvier, 1421, pour! le transport des Malles de Sue Jesié.sous les Conditions d'un Contrat pour un terme de quaue unnées ! 24 et 1 fois par semaine sur la route! entre BERTHIER en HAUT et LA DU CHEMIN DE FER CANADIEN PACIFIQUE, à ie les avril 1y21 pro- bu commencer chain.Des, avis Imprimés contenant des veuseignements plus déta:llés au su.Jet des conditilos.s du Contrat projeté peuvent être vus AUX Bureaux de Poste de Berthier en Haut et au bu- renu de Inspecteur des Postey ol | l'on pourra aussi se procurer des\u2019 formules de soumission, Vieter GAUDET, Inspecteur des Postes.Jureau de l'Inapecteur des l\u2019ostes, Montréal, 25 novembre 1920, car i} comprend la rage qui s'empare des hontmes lorsque lJeurs cami- rades sont ussaminés, je gouvernement a dégapprouvé les représailles sans les condamner caNegorigue- ment.\u201d Quand une guerre civile on arrive sympathies sincères, ot voicE qu\u2019ave: ie mame aveuglemoent les Irian.Anis of Amérique commettent In faute, piua grave encore, d'employer la violence contre les citoyens d'un! pays où ls trouvent une si larke et sl Lienvelilante hospitulité! Ce n'est pas le moyen de faire oublier au monde que le parti {rlandais dfri- geant aujourd\u2019hui l'agitation en fn- veur de J'indépondance à fait cause commune avec les Boches pendant In grande guerre.\u201cTourtant, ses Mandals ont plus que jamais besoin de Vappul moral extérieur, car la guerre qui se poursuit dans leur pays ne parait pas près de finir.Il eut certain quo le Home Rule voté pur la Chambro des Communes arrive beaucoup trop tard pour donner satisfaction À la population suroxcitée de l'Ile Verte.Les rapports ontre Anglais et Irlanduis gunt devenus tels que la guerre civile n'est pas près de prendre fin et que, de tuerfes en \u2018représallles, elle ira probablement en accentuant le caractère atroce que lui ont donné les Sinn Feiners, \u201cL'état de guerre, nous dit une correspondance de fondred existe en Irlande et l'on ne peut en prévoir ni Ja fin ni les con- wsquences futures.Lioyÿ George a dit au Parlement comblon 11 est re- \u2018grettable que des innocents alent 18 victimes dos &chauffourées, mais que ce sont des faits qui ve produisent À ln guerre, Cette déclaration n provoqué des exclamations do atu- peur sur divers banca de l'assemblée, mais, cependant, le premier ministre a raison: la guerre sévit en Irlande, une guerre do guérillas qul population surexcitéo do.Ille Verterite les policters et les soldats et les pousse À commettre ces représailles que tout je monde s'accorde À condamner.Faut-il croire, comme on l\u2019a laissé entendre, -que les\u2019 repré- saîlles solent Lolévées par le Fouvernement et que les fautifs ne volent pas punis?Sir Hamar Greenwood, avec des oxemples probants À l'appui, n démontré que les auteurs de reprégailles sont sévérement punis tous les moyens miiiteires dont (dis- fi ce dogré d'acharnenent, on ne peut plus prévoir qu'une soule solution: le rétablissement de lj'ordre par les autorités britanniques, avec nose l'Angleterre.St les chefs du Sinn Fein n'arrétent pag les meurs triers et les incendiaires, l'Angletorre mettra fin & ces vlolences en éloufftant dans le sang In \u201crévolte\u201d irlandaise.C'est\u2018 JA une extrémité PM.| an (4500p.MONTREAL | Ar, 740 > (Care Donaventare) 6iS Am; QUEBEC Des.NSS a (Gare du Palais) \"a.dans: un- temple voisin, un service et, sans.se prononcer ouvertement, Me-i M _ ra BONA CEN TURE UE av fod: soulagement assuré DES CONTREFAÇONS Cn Dollar le Tube THE LEEMING MILES CO., LIMITED MONTREAL MEFIEZ-VOUS Agents du br Jules Bengué Soulage la douleur ri | NDE \u2018SOURCE Pour la Goutte, { en Es \\ r® CONTRAT DE LA MALLE | NEVRALGIE DES SOUMISSIONS CACITIS- Atns \\ ques TEES, adressées au Ministre des arrêtez la douleur avec l\u2019ustes, seront reques À Ottawa Jusqu'à midi, vendredi, le 31 décembre, 1 1420, peut ie laecnispio.D Une iets la Gravelle, l\u2019Arthritieme, etc.Ecrivez pour un pamph hlet à propos des It Eaux de Vitel.SEULS AGENTS EN CANADA $ THE LEEMING MILES CO., LIMITED, 4 Boulevard St-Laurent, .Montréal.5 vers laguelle ranrohent fatalement ies Angials, retenus jusqu'ici encore par Vopinfon du monde qui, tout en blâmant les Irlandnis, ne peut s\u2019empêcher de les plaindre.tera plus J'Angicterre, Irlundals auront lussé violences, Rien nari 6- lorsque indulgence - monde par eurs excès ot t alors?l'Irlande espère- les leurs t-ciles faire échec à un effort mile.taire vraiment sérieuxx de in nation britannique?Naus souhaitons.pour les Irlandais eux-mêmes, que les choses n'en arrivent pos à ce paint, pourquoi nous prondrons la ot c'est Hlerté de leur rappaller quo la volère est mauvaise consoillère.{Courrier des Etats-Unis\") Chemin defer Natio, a = F.G.NE A ke Bin QUEBEC ALLIS A= Le prix Nobel au président Wilson Copenhague, 8 \u2014 On vient d'annoncer fel que le prix Nobel sera décerné au président Wilson.des Etats-Unis, vendredi, Ge 10 décembre.Ja cérémonie aura lien comme d'habitude dans le Sthorthing nor- végion qui a décerné Ja prix Le prix Nobel pour la paix comporte RVte lui Une aHocation de $40,600, co qui roprésente Je une cinquième de l'Intér@t annuel sur lu somme de $9,000,000 laissée dans co but par Alfred Nobel, savant cet inventeur de In dynamite, mort en 1896.ve JQTIDIEN Samedi, 11 décembre 1920 L'AUTURITÉ DIMANCHES BLEUS En français, lo noir est !a couleur de la tristesso: nous avons, par example, des ldéos noires, ou bien mous voyons les choses en noir.lorsquo lu mélancolie pesant sur nos ooprits nous sugsèroe do lugubres ponsées.Pour les Américains, c\u2019est en bleu que se colorent lez mondos ubjectif et subjectif, lorsqu'ils les contamplent d'un oll attrisié par les chagrins ou trouble par les regrets, Done, lorsque Jes infatigubles réfur- amateurs de ce beau pays, retournant dans nos plates doulourvuses Jour fer fanatique, nous menacent de fni- re voter des \u201clois Léeusn\u201d, instituant des dunanchos de même couleur, cola vout dire qu'lls nous préparent une Jégislation instituant lu tristessu dominicale obligatoire.8.nous osions, nous ferions remarquer qu'un \u201cdimanche bleu\u201d to saurait être qu'une institution humaine d'une irrévérencleuse audace.l'uisque, eu effot, lo Créntour a pris la peine de motlio sept couleurs dans la lumière du soluil, 1] seruit au moins logique de laisser le Jour du Suigneur briller dane le giorileux mélange Ges sept teintes que Nowton, en un jour do malhour, (it fearteler pur un prise irrespoctueux, Mais nous n'osuns! D'abord parce que ia couleur ne fuit rien à l\u2019'affaire, ot ensuite parus que Jo Lr, Crafts, fondateur do l'Intecnationaï Reform Bureau, & prononcé des paroles que nous aurlons mauvaise grâce à ne pas considérer comme définitives, D veut, Vinternational Reform Bureau demande, ot ju Lords Day Alllanco exige: un \u201cdimanche américuin\u201d.Ft ce dimanche vertueusement unico- loro impose à notre époque déver- sondte: to.Pnice qu'on n'observe plus sabbat: 2u.Parco que la cruninalité aux- mente considérablement parmi la jeunesse (les probfhitionnistes suu- tiennent précisément Ib contraire) ; 3.Parce quu l'éggolsmo s'est Glendu comme une inondation depuis la fin de lu grunde guerre; 5o., Go.70.ut So.purce que les réformateurs en ont ainsi décidé - ce yut constitue l'argument pérempiot- re.La \u201cNew York Tribune\u201d s'ust le livrée à une enquête dont cle a pu- | Lité ces Jours-ef les résultats | 128- aultats tristes, affrousement \u201cbleus\u201d, Ctablissant que la criminalité nug- mente sans cesse À New-York, et Que Jamais, dans l'histuire de New- York, lew criminels n'ont été aussi audasteux \u2014 co qui, soit dit en passant, donne un démenti furmel aux prechibitiponnistes.Des swaastiques, incomplètes d'afifeurs, publiées par notre voufrère, il ressort que, de janvier À fin novembre 1920, 4] y a eu A New-York #15 vols iv main ar- mabe représentant pour les victimes une peste de $3,100,000.que les ase sussimate restés mystérieux ddpas.suit la centaine et (que jes meurtres = commettenit, dans New-York, au rytlune necéiéré d\u2019un tous les trols Jours.Ce bilan est évidemment d'un bleu très accentué et, sl nous ostons.nous nuxgérerions aux, réformateurs de talsser aux hontêtes gens leur li- Bert, meme lc dimicnche, et de mo- stuliser d'abord parmi des criminels qui.cvidemment, n'obsurvent pas le eabhat ot sn 'aissent entraîner sur la grande vague d'égoïsme dont parle te docte fondateur de l'International Reform Bureau.Mais nous n'\u2019ysons! 'arce que nous avons humblement conscience de ce qu'aurait de saugrenu uno ob- sorvation aussi simple, faite à des réformauteurs Juchés sur tes plus hauts sominets d'une morule fi Ine quelle nous RO COMDICRONE PUB srand'chiose.La \\fherté Individuelle?Les honnêtes gens nen ont pag be- sin puisque, sous log \u201cwis bletos\u201d 435 cuinplèteront tn jour la prohibition, los dimanches de l'honnête homme seront réglés par heure con- fo:mément au coude du la Loxd's Day Afilunce.Ft d'ailleurs le D: D.A.Burrell, membre de PAljidnce suse dite et presidente de l'Anti-Saloon League de New-York, déclare cnté- Guriquement: \u201cQuant À In Hberté individuelle, il ne saurait être trop clairoment entendu que rien de pie veil n'existe duns notre pays\u201d der d'aucune dérogation.\u201cTu ne feras pas de fou dans ta maison le jour du sabbat\u201d \u2014 donc, vous n\u2019aurez pas lo droit d'allumer votro pipe chez vous, Songea que le Dr.Burrel interdi: môme la grasse matinée dominicale qui semble si dotice aux trayailieurs: \u201cLes nults vous ont été données pour dormir, dit-il: roga- gner Je dimanche le sommell pordu en semaine, c'est simplement dérober au Seigneur une partie du temps sur lequel §1 s'est résorvé un droit de propriéte\u201d Evidemment ! Et même nous sommes surpris que le Dr, Burrell, nllant jusqu'au bout dans sow pleuscs deductions, ne dise pus nussi que, Jos nez ayant été faits pour porter dos lunettes, tous les hommes qui n\u2019en portent \u2018pas détournent cet, organe des voles quo le Seigneur lui a tracées.Nous oserons cependant, cette fuis, émettre l'opinion que trop de gens abusent du nom du Seigneur, et que la réfurme tendant à créer le \u201cAlimanecbe bleu\u201d n'est pas plus un mouvement religieux quo la prohibition n'eut une réforme véritablement morule, Duns Jos deux cons, on Joue sur des équivoques ot l'on explot:o au profit de groupements sectiilres dou sentiments qui sont dignes, par uliieurs, de tous les rospects, Non seulement !a réforme projetée par In Lord's Day Alllance est la file ninée de In prohibitign, mals il y a én outre tout lieu de croire quo les individos qui iruvailient à l'une sont les mêmes qui ont fait réussir l\u2019autre, et que ja communauté du personnel dirigeant entraînera la sfmi- tude des méthodes.Les chefs de la Lord's Duy Alllance nu cachent pus lau'ils ont l'intention de modeler leur lcampagne sur celte de l'Anti-Saloon League ot de la poursulvryu avec l'addo des chefs de cette dernière or- gunisation.Déjà, le \u201cLord's Duy Lender\u201d, organe officiel de l'AlHan- ce, n décluré que les Membres du Congrès ne voteront la réforme que \"si on eur fait peur\u201d on leur montrant \u201cque leur réputation personnelle et politique ost on Jeu\u201c.Nous retrouvons !à lu manoeuvre probibi- Uonniste.1 y à des gens qui considèrent que In réforme \u201cbleue\u201d cs: trop ri- \u2018diculo pour que le Congrès et es Jé- Bislateurs la prennent Jamuls au | sérieux.Co n'est pus notre sonti- \u2018ment.On en a dit autant de la prohibition, et c'est précisément ce qui la permis A PFAnti-Saloon League de surprandre le peuple; 11! en sera exactement de mâme des \u201clois bleues, st l'uggitation créée par Ja iLuvd's Day Alllance n'est pas en- rayèe dès son début.Itesteruit Rat voir, 11 est vral, si ia cause de In il- Lberté individuelle ne gagnerait pis finalement à l'appiicution stricte de toutes les réformes dont elle souffre et dont ville est menacée, Ples on dra Jain dans le fanatisme, «1 plus Vio- 1 nite sera suns dotite la réaction.it qui done ne passerait volontiers par lu pénitence des \u201cdiman- ehes bleus\u201d, si ce sucrifice devait sre compensé un jour par l'applici- lon d'une loi de prohibition raisonnable?1] y à bien des gens qui souhaitent la réalisation de toutes lus extravagntnces législatives tendant à restreindre l'exercice de lu liberté individuelle, afin que le peuple américain, excédé un beau jour, finisse par se ficher tout rouge contre lon auteurs das lois bleues.1! noux parait probable que satisfaction sern donnée à cos Müchtavels, qui comptent que le bien sortira de l'excès du mal, on Co sens AU moins que l'excés du mal ne leur sera pas Cpargné.F.G.Paris, ¥ ~~ Muigré les divergences de vues qui se sont élevées entre les hommes d'Etat de la France #t de l'Angicterre sur lus grands problèmes qui buuleversent nctuelle- ment l'Europe, ui Croit dans jes mi.Leux politiques A Ia nécessité d'une entente entre ces deux pays.Ainsi, l'Un d'eux, le colune) Fabry, (député R lu cnambre de Parla an.vlen aide de camp du maréeul Jof- \u2018fro pendant In guerre, Un des mell- Hleurs critiques militaires, dit dans un Lu Ur.Burrell exagère! VU en reste lrecent article que la France devrait encore UN peu, EL C'est précisément pour cela qu'ii y à des réformatesurs.Quand 1} n\u2018y aura plus de liberté 1 n\u2019y aura plus do aŸformateurs.Mais, en attendant ce jour que nous voudrions cratre lointain, chivque groupe de réformateurs se charge de nous débarrasser d'une partie des theta dont nous foulssons encore ét chaque Froupe renchérit sur le fa- natigne borné de son voisin.L'Antil-Saloon League s'ost contentée d'interdire en nous privant de vin, elle ne nous a pus ordonné de boire du grape-julce\u201d: la lord's Day Alltance ne s¢ coutentern pas d'Interdire les distractions profanes, mais honnêtes.Jusqu'ici permises.cle nous ordonnere | par-dessus le marché d'observer le sabbat d'une manière rigoureusemont délerininde, II n'y aura plus de journaux, plus de trains, plus de tramways, plus de nit distribué le matin, pius de cinémas, plus de concerts \u2014 {1 n'y aura plus rien, rien que lo sabbat, dont l'ebservance ne pourra s'accominoe- DEEE pen EE EE EE DE LA POLITIQUE À L'HYGIENE iviser À conclure Une union solide {aviv lex Etats-Unis et l'Angleterre, \u201cLa flotte allemande est maintenant au fond des mers et 1 t'en existe ;pas d'autre sir mer pour faire la iutte À celle du l'Angleterre, à l\u2019exception cependant des Etats-Unis, west donc un dovois pour la France, continue lo colonel Fabry, et aussi pour le monde, de survelller attentivement les ambitions gut se feront bientôl autour de ces deux grimstides puissancey rivages, ct pal- Jance qui peut se conclure entre etes, Ri, par malheur, lu guerre devait de nouvenu dévaster la sure fuce du monde.elle aurait pour of- fet certain de diviser les peuples en deux camps distinats, et ni J'un ni l'autre ne pourra J'emporter, s'il n'a À ses côtés l'appui d'une puissante marine de guerre.11 y # ne- tuellement deux puissances seulement capables de contrebalancer leurs forces, et tant qu'elles seront côte À côte, la guerre cst impossible.MISS JEANETTE RANKIN, qui eut américaine à entrer\u2018 au congrès, des mères et des enfants.LE l'hanneur d'être ta s'occupe mainignané ME IDA HAMBURGH, de Grattiebore [Vt] qui déclare n'avoir jamais rôvé qu\u2019il y eût au monde un médicament qui pûât lui faire le bien que le Taniac lui a fait.Elle engraisse de vingt- sept [Puvres.\u201cJ'estime quo Tunlnc m'a remise sur plod cst tout A fait mervellleuse, Lorsque jo com- mengul i en prendre, mu sunté était î1a façon dont lo fort dé'abrée et je ne qpresais plus que 117 Jivros.J'en pèse maintenant 144 ct je me porte à ravir, \u201cJe n'ai Jumnais rêvé qu'il y eût au monde un Médicament qui pât me fuire le bien que le Tatilar ina fait et qui pût mo faire raprendre le poids que j'avais perdu, C'est pourquoi je suls plus reconnuissante que Jo ne peux dire au Tanlac et que je tsUfs sl désireuse de dire bien haut le Revue de la situation la rick Willlams-Taylor).La réunion annuelle de la Banque de Montréal offrait un intérêt tout particulier vu que l'un s'attendait à ce que le Président et le gérant général devaient définir 1a politique de lu banque en général en face de l'état urité du commerce et de l'indu trie et établir des principes pour guider les hommes d'affaires embarrassés on prévision de J'annéo qui s'avance, Cette attente n\u2019a pus été trompée, car le président, Sir Vinçent Meredith, Bur., ct le générant général Sir Frederick Willlams-Taylor, ont fait une analyse détaillée des conditions économiques du Dominion = expliquant les causes du la dépression uctuello et dndiquant la vote que le Canaca en général et les hommes d'affaires en particulier devalent sul*re s'ils voulafent faire fuce à in situation avec lo plus d'uvantage possible.DISCOURS DU PRESIDENT Sir Vincont Merudith, parlant d'une des particularités courantes de l'année, la demande toujours crols- sante de fonds, dit qu'il était diffi- clo de falre accapter l'inévitaule, aux producteurs, marchands ct nu- tres qui portaient de forts stocks, habitués à Joulr de prix élevés, de les amoner À se rendre compte qu'il était futile d'essayer de vaincre les lois de In nature et de réaliser que lus bien que jen pense, \"J'ai souffert pendant doux ans de ; mauvaise digestion ot de dyspapsie.J'étais, en vérité, dans un pitoyable état de santé, J'avals constamment | lu sonsation d'être rendue à bout de ! force, d'être fatiguée à l'extrême.| J'avais pour ainsi dire pordu tout | appétit.: \u201cJe souffrais parfois tellement de l'estomac que je ne pouvais plus respirer qu'avec la plus grande pel-} ne.Je souffrais aussi de palyitation An coeur, de maux de tête et de mal aux reins.Tous ess terribles symnpe tomes d'un état de santé très alar- mant ont disparu et je peux dire que fe ne mo suis jamais mieux porté de ma vie.\u201cAutre chose: je dors d'un bon somineil pulsible et réparateur et je cemment.Côte Brattieboro [Vermont}, Main street, Lo Tanlac ost en vonte dans chaque ville AUX meilleures pharma- | cies, RD | Restons chez nous: Ah! lo vieux refrain, ah! la vielle rengaine! 1j y à belle Jurette que ça se chante che-nous, et sur tous lus tons.On croyait aly définitl- vement remisé, abandonné pour ja- muis.Or il paraît qu'il va falloir le seriner d nouveau.Nos gars, en effet, se remettont non seulement à quitter lu terre, mais encore à Gmigrer aux ltatu-Unis.Out, non seuiement lus campagnes se dépeuplent, mais aussi dans les villes.La crise économique que le monde entler traverse, certains vs- pritg faibles croient y é:happer en quittant ieur pays ul el ullant vivre à l'etranger.J'arce que, à Montréal, et dans les autres centres industries cennadiens, certaines = usines ont fermé leurs portes, certaines autres ont réduit ly nombre do leurs employés, les vuvrlers fmigrent, croyant trouver un muilleur sort chez nos voisins.Leur erreur est grande, trop grande peur que nous ne la leur signa- dons pas immédiatement.Aux Jatats- Unis, comme au Canada, ly 2 chômage, chômage qui va sans cesse cn saccentuant.La prospérité éyhémère née de la guorre menace du tourner en crise.Les commandes sont rares.les prix sont bas, ls trae vait ost réduit de tmoitié, On n\u2019a qu'À lite les journaux pour s\u2019en convaincre.Justement l'\u201cOpinion publique\u201d de Worcester vient de pubiler un nrti- cle sur ce sujet, article dont nous extrayons 10 pussuge significatif suivant: Nous ne saurions, &erit le journal américain, encourager le mouvement migrateur canadien durant une période aussi notténent inopportune que celle que hous teaver- sons, Dupuis bien longtemps, ws Etats-Unis n'ont pas passé par tne crise économique aussi sérieuse que celle qui sévit actuellement.Dans ln Nouvelle-Angleterre en particu- Her, les sans-lravall se comptent par milliers.Dans les viliges sl gais et sl prospdres, 11 y a gueiques mois à peine, tout est morne maintenant.La consternation se lit sur tous los Visages el l'un ne rencontre plus que chômeurs eù quête J'ou- virage.\u201d Est-ce nrsez clalr, assez prions?Que faut-il do plus pour convaincre ceux des nôtres qui seraient tontés de plier bagage et de déserter leur pays?Leur sort n'est peut-être pas ce qu'il étuit 11 y à quelques années, mais en quoi serx-t-ti mei.leur aux Etats-Unis?Bien plus fl to pourra être que piro.Les Etats- Unis, en effet, souffrent plus du la crise Économique mondiale quo le Canada.Le nombre des sans-tra- vall ost plus élevé là-bas qu'il Vest tel.Et s'il! faut en croiro les rapports du ministère du travail, à Washington, ce nombre no pourra aller qu'en augmentant d'ict peut- être l'été prochain.Avant d'abandonner leur ville ou leur village, que les Cansadions-français réfiéchissent donc À co qu\u2019ils vont faire.Qu'ils pensent aux dé- siliugions, aux dédbuires qui les attendent au deâ de la = frontière.Quand ils auront médité quelque temps sur le sort des ouvriers américains, fls comprendront que le leur est plus enviable, et ils resterong chez eux.C'est co que nous leur souhaitons, Pierre ALAIN \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pp PP EE Londres, 9.\u2014Le corrospondant du Times\u201d à Pékin télégraphie que.d'après les indications recueillies par la commission internatiofale, Ja famino \u20ac Chine affecte des dis- triets comprenant una population totale do 58 millions d'habitants, Dans ce nombre, 14 millions se trou- vont dans uno situation critique, 2 millions sont gériousement aftectés et 16 moins gravement atteints.\u2018cerne le Lié, s'udresse tet diminuer conditions économiques, qu'aucuns moyens artificicis ne peuvent changer, Sont les seules causes de la diminution des prix, Dans certains quartiers la demande d'intervention par le gouvernement persiste enco- Ire.maly le Canada seul ne pourrait controler les conditions dans tous les pays et 11 Ctait inutile de s\u2019adrez- ser au gouvernement pour faire cesser la baisse des prix, Ce qui con- également À tous les nu:res articles.Un niveau plus bas dus prix, ajouto-t-il, devrait être atteint avant que nous puissions rulsonnablement anticiper une reprise des affaires sur une base solide, J'our \"arriver À ve point on doit réduire les inventaires les déficits cn pulsant faite par Mme lda Hamburgh, ré- jmerce étranger nit dépassé celle aN- jeur los articles dimiruant de valeur.dame demeure À née, tous les revords précédents, les 1) s'ensu!l: que lus crédits demands chiffres Ctalent moins favorubles dana le sens que les Importations dépagsaicnt los exportations, Lu Lulance du commerce était au Canuda nprès plusieurs années de surplus d'exportations et les importations venant des Etats-Unis n'uvalent pas êté arrétées par le taux de change.L'instabilité du change étranger étult ur obstacle sérieux au rétablissement rapide du commerce international et un projet international! pendant pour financer le commerce étranger, i! lui sembje qu'il vaudrait mieux que le Canadu agisso seul.Je suts tuujours d'avis, ujuute- t-fl, qu\u2019un projet pour encourager le commerce étranser afin de tenir nos fabriques occupées et donner de l'emploi à l'ouvrier cst désirable et devra tot ou tard être lanoé.Si le commerce d'exportation pouvait être rétabli, 11 résoudrait nombre de dif- ficultéa.LES TAUX DE L'ARGENT l'our ce qui est des taux de lar- gent, air Vincent dit qu'il nu voit aucune raison que les taux diminuent permanemiment sur l'argent dans Un avenir rapproché.La réae- tion dans les affaires ot tu vento des récoltes pourront peut-être provoquer des taux plus ithéraux tempo.ralrement, mais 'énormité do 1a dette Internationale À êtru remboursée, ainsi quo le gaupilinge de lu guerre ne pourront être Immédiaement componsés et probablement pas avant Un temps indéfini.1! parle en faveur do ja restriction d'importation sur les garanties bien qu'il] espère que bientôt ley restrictions permettront lo retour au marché libre.LES PERTES DES CHEMINS DE FER NATIONAUX L'un des faits saillants de tuation économique sur lesquels insista est que les chemins de nationaux sont opérés avec une lourde perte, augmentant par là le fardeau d'un pays déjà si lourdement taxé.ai crolt que lo meilleur remède à cette situation serait que le gouvernement abandonno l'opération de ces chemins de fer et qu\u2019il les places sous un contrôle incorporé dans des termes justes pour le in si- 11 fer sureraient le service pour lequel ces voiles ferrées ont été construites.Ii dit aussi qu\u2019en ne devrait plus dépenser un sou pour la construction de navires, vu que le tonnage mon- dia] excède actudliement les besoins.LE CANADA EST BIEN ARC- BOUTE En pésumant son discours, il dit qu'on n'a pas do raison d'entretenir aucune appréhension quant À l'avenir du Cannds, bien qu\u2019il faille pren- are toutes les mesures possibles de précaution, TU que les conditions mondiales dont ne pout se départir le Canada ne sont pus antfafaisan- tes.La réaction de l'activité ot In pronperité sans exemplo qui ont suivi la signature de l'armistice est venue, et peut-être pus encore dans toute son amplitude.Heureusement, le Canada est bien nre-houté eur plusieurs côtés, et la prudence et In nngesse devraient lul permettre de faire face au choc de in balsse des prix, cré&iits restreints et de l'Inflation de la monnale gans graves inconvénients pour sa vitallté commerciale et financidre.LE DISCOURS DU GERANT GENERAL Sir Frederick Willlams-Tayior, en expliquant le bilan «annuel, remarque que le boni do 2 pour cent aux ac- tlonnalres, en plus du dividende ordinaire, n\u2019est pas le résultat d\u2019intérêts plus élevés eur lou prêts courants au Canada, car le taux d'inté- rét au marchand ct au manufeturier, en ce pays, est d'environ le même que celui d'avant la guerre.Los recettes = satiafalsäntes = proviennent surtout do l'augmentation des prêts courants requis par les Cllonts par suite des prix élovés des commodités et de l'activité générale du commer- co et partiellotæent par lo fait que Canada, à l'assemblée de \u201cBien qu\u2019il ne semble exister aucune cause d\u2019appréhension, 11 y à toute ralson d\u2019exercer lu plus grande mesure de prudence.\u201d\u2014(fir Vincent Meredith).; ' \u201cNotre foi dans le Canada est aujourd'hui plus forte que Jamais.D'autre part, nous n'avons fumais subi, dans les banques et les affaires une situation plus délicate.\u201d\u2014(Sir Frede- pays et dans des conditions qui ne-: Banque de Montréal donnés gratulement aux acheteurs \u2026 \u2018 \u2018de la nouvelle v : ronjenac LL ALE Convaincue qu\u2019il suffit de goûter à la nouvelle Bière 3 Frontenac 1.P.Ale pour apprécier ses qualités dis- | v A \u2019 tinctives, la direction de la Brasserie Frontenac & i I~ Li décidé d'offrir, à tout acheteur d'une demi-douzaine 2 de grandes bouteilles ou d\u2019une douzaine de petites bouteilles de Blère Frontenac, I.P.Ale, un coupon qui donne droit au tirage des prix suivants : I prix de $300.00 2 prix de 100.00 2 prix de 58.00 4 prix de 25.00 10 prix de 10.00 40 prix de = 5.00 Le tirage aura lieu le 31 janvier 1921, Tous les porteurs de coupons ont une chance de gagner l\u2019un ou plus'eurg des prix mentionnés ci-dessus.Commandez à votre épicier une demi ou une douzaine de la délicieuse Frontenac {.P.Ale, et il vous donnera un coupon vous donnant droit au tirage.La Frontenac I.P.Ale est en vente partout.BRASSERIE FRONTENAC, LIMITEE, MONTREAL | l'iIntér&t sur les prêts à demande À\u2018 New-York a atteint une moyenne élevée.11 expliqua incidomment que le volumo des prêts à demande de | lu Banque, & New-York, n'était pas souverné par in question d'intérêts ! bas ou Clevés, mnfs seulement par lex besolus de réserves liquides de in Banque.L'ARGENT A BON MARCHE AU CANADA lu autre point sur Jeque) 11 a spé- - clulement insisté est ceiuf du aux monétaire.Pendant que les taux d'intérêt sont aujourd'hui lrèg éle- \u2018 vés dans :e monde entier, Une ato- \u2018 manie, qui attire paruculièrement \u2018 l'attention c'est que malgré que les restrictions de crCdit sotent ici aussi , considérables qu'au delà do !a fron- titre, le prix de l'arxent est beuu- \u2018 coup nioins élevé au Canada, Cette situation est considérée comme un hommage rendu à l'excellent systé- me employé par les banques canadiennes.Cependant Un des désavan- | Tagen quo présente lo taux Un peu élevé de l'argent c'est que des per- ! sunties ayant des rovenus fixes pro- , venunt de placements n'ont pas vu ces derniers augracnter en propot- tlon du coût de la vie, parce que, comine tout le mondo le salt, 11 y « une Ctroite relation entre Je taux monétaire ct le rendement des pia- cements, RESTRICTION DU CREDIT Pariant de Ia restriction du crédit j au Canada, Sir Willums-Tuyior a LA BANQUE dit que cette mesure avait 8.6 prise pour les mclileurs intérêts des banques et du pays et que l'on n'avalt fait que suivre en célu ja politique fondamentule adoptée dans tous les autres pays.Ji sf av - ; ar pays.Jumais Yop n no vu un | Avis (st quar de présent donne ! période od les demandes d'avances .ws ; ; \u2018qu'ur dividende de deux dL ous vins de fonds, pour des fins non essen- : 4.0.ter: j a Yquutité Cenls par action sur eo capt- [iletes nient ê12 aussi nombreuses.\u20ac ein ét versé de vitts institu \u2018l'on peut affirmer sans crainte de se C0 UC .RE il! ; \u201c ; lot u (té déclar\u201d et ser u qrevietbie à tromper que sj l'on eût aecuefilt fa- ; Ep son buvenu prinecpal, « Montréas, le vorabivimgnt toutes cos dumandes et at après lunelt le trois janvl ro- Ce >) : ie in Janvier we - NC ICH ressotrces dey bangues, ce Chan, aux a don Tir ; \\ L etre .\u201cbe .2 ustiesr ra real x {pays se trouveralt aujourd'hoi dans ç ! ie i) î mercredi quan dicmhis pro- une ritustion très sérieuse : \u2019 © | érieues, vhetin À trois heures pm, | Par ordre Jun Conerlt de Frontenac Racatnes MOT REAL Sh se ese mame D'EPARGNE !7 DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL \u2014\u2014 Theatre Canadien-Francais Fred lombard et Charles Schauton, D'recteirs proprie'aires LUNDI 13 DECEMBRE ET MERCREDI 15 DECEMBRE ET MARDI 14 DECEMBRE JEUDI 18 DÉCEMBRE \u201cLES EVARIES\u201d\u201d \u201cCŒUR À CŒUR\u201d pièce en 3 actes de Romain Coolus Vendredi 17 décembre et Samedi 1S décembre \u201cMATERNITE\u201d pièce en 3 actes d'Eugène Brieux Direction.n'a) plus le moindro symptôme de \u2018dans les profits excessifs des années | VIGOUREUSE CROISSANCE A.P.LESPFERANCE .nervosité maladive.Le Tanlac est , brécédentus.Un côté enceurugesst de la situ - Ge rant G : Pidce en 3 actes, d'uxènu Bricuxcertidnement un mervellleux médi- UN PROJET POUR ENCOURAGER Von, continue sir Feuderirx Wits | Monte.le Le rovevmbre 1020 Vu le caractère spécial des deux plèces \u201cLes Avartés\u201d et 6 qamont \u201c Je puis , ro nate LE COMMERCE ETRANGER | ams, C'est que je coût de ta ner ere \"Maternité\", les adultes se ul sont admis.5 orsque l'occasion s'en présente, de : i vie va diminuant, Je erols elle , A ; le recommander À mes amies.\u201d | l\u2019arlant du commerce étranger il buisse re ining an Roland Mallet, À vocal Janine phasiatng 42 VEL rMLRE Soirée La déclaration qui précède a Gté idit que, bien quo ie total du com- ques no s\u2019en trouveront que mieux, 163 rue St-Denis Tei.Est 893 \u201cLA PAIX CHEZ SOI\u201d comédie en 1 acte de G.Courtefine.F.Lombard, Mado Ditza.\u201cMouton\u201d comédie en 1 acte d'A.Bisson et G.Thurner.H.Miral, J.Jacmin, G.Dauriac, M.Thiéey, J.Roll.Benuregard, H., Ente.Général § Edifice Power.Tél.Main 316% aux banques dimisnucronl dans lu même porportion.| Perron, Taschereau, Riniret, Il est À noter que ja plus grande! Vallée & Genest, avocats.\u2018expansion de ln Banque de Montréal; i ¢ tie de MentiTili 41 PLACE D'ARMES, Main 8360.VUES ANIMEES | pendant lew dernières années s'est accompiie duns notre pays.Ceol ip: gy, ; .ve Loner ta pert pur l'augmentation de nos dé- Jacobs, Halt et Cie, avocats \u2014\u2014\u2014\u2014\" a \u2014\u2014 D pôts et de nos préts au Canada ot 83 CRAIG O.Main 4116 + dans atgmeg ation nos succursales.Vole du numbre de ow chiffres pour leg annéey respectives 1514 ot \u201cL'Autorité\u201d est \u201cpar \u201cl'Antorité* Co, primerie Hoyaie, 162 St-Denis, en est publiée et éditée La Cie d'hn- Crédit Foncier de France 1950 : j Vimprimeur, Succar- |} ; lrèta Dépôts sales\u201d Bepubien X Lamarche, avocats: ;- 1914 $123.147,000 LIEN SAT,.LV0 173 60 Notre-Dame O.Tél, Main 2225 | : 1920 240,(55.000 858,878,000 302\u2019 ; FORTE ESPERANCE DANS L'AVENIR DU CANADA En terminant (1 dit que sa foi est plus forto que Jamas que ie Canad pusseru sany accident iu travers cor pérlodes de dépression que chaque pays doit travereer de temps à au- i TURCOT LIMETEE ) * Couvreurs en gravois, une spécialité : PLOIABIER-STEAMFITTER Prix modérés 16B1 rue CLARK.ST-LOUIS 266: Ce que vous offre 1 Gustave Adam.Avocat Edifice \u201cLa Sauvegarde\u201d Main 2200 tre.ID ajoute en mème temps que, A e © ® ins bon opinion, fig n'ont jamais, NORMANDIN x ; 66 ¢ \u201d A cu i envisuger ung situation aussi\u2019 DESROSIERS (ll en id inancia OCIE délicats, : Courtiers on Assurance , VU ny a pas de raison de s'effrasar 232 RUE ST-JACQUES .eee peer Montréal, sur nos perspectives nationales, au contrary, nous avons toutes raisons d'espôrer leraque nous considérons Mathieu A, PAPINEAU avoeeat BOS ressources en notre avenir, Nous! 180 St-Jacques.Tél, Main 2279! devons Lous rappeler toujours que .la route qui conduit aux nd one | ALBAN GERMAIN, CI \u2018utables des années passées t'e-t pas.92 Notre-Dame Est ! \u2018tracée et que le bien-être perdu ne\u2019, Coy .yes Re Iipeut être 1cgagné où \u2018es dattes vane 20 ins, 16 =, F'él.Main 901 liractées he peuvent disparaître par magie.IL uy a qu'à réparer jes donm- | mages diminuer les dépenres C1 ; travatiler aver confinnee à tiotre sa: POUR FAIRE FORTUNE REGLES GENERALES Pour acheter un Bon du Cradit- Foncie* de Franse à termes: il suffit: d'adrcsrer , avec la demande de sous\", : cription, le montant du premier ver- Bédard, Rodolphe | rement.savoir: $4 EXPERT-COMPTABLE | Des ta promier versom.ent, Vache: Membre de l'Institut des Comptables teur reçoit un titre represontatif du les frais d\u2019encaissement à Paris, et la eomma qu'il redost sur l'achat du Bon, Notez bion que l'obligation que nous vous vendons et dont nous vous : livrons le numéro, a été achetée par nous à la Bourse de Paris, puis dé- poseo à la Banque Nationale, à Montreal, et que nous ne la gardons là que Nationale que pour vous étre livrée, quand vous aurez fini de la payer.Vous pouvez, en aucun temps, venir la retirer, en nous versant la balance que vous devez, sous déduc- tior d'un escompte do 6 po.Nous vous offrons un placement.exceptionnellement bon.Nous vous offrons la chance da\u2018 faire fortune 12 fois par année, mais Hut.\u201d 72, NOTRE-DAME EST bon achete ct portant son numéro quien garantie de vos paiements.- d oment, il es e ne sortira ut - |DEUX NOUVEAUX DIRECTEURS Tél MAIN 8787.cortidie.À Par Avan atta- le que pour vous êtes fi te seul à jouir des avantages tta- chés au dit titre.Seul il a droit à : \u201cl'intégralité do la prime si son nu: méro est favorisé par le tirage.\u2018 ! rr e\u2014\u2014\u2014 Le rapport annuel a 610 adoptéd DOCHEURRL NOEL PECARIE unanimement et Un votu de remer-, C \u2018 element n été offert aux président, Gradue du Forsyth, Boston, wort soit au vice-président, pérant-séntral el Vous brome: satisfaction absolue; Donc, 81 SON nu.nere ream : aux autres employes.Les actlonnaj.Ave In NOVOCAINE qui permet! ane qui sust le pre d a extraire les dents sans douleur.\u2014 ! soit aux tirages qui ont lieu pendan tes agprouvèrent ja motion de Lord od ; LC.\u2018 Shaughnossy do porter lv nombre | 392 Bleury, près Théâtre Impérial.| ja puriode des vorsements leo QU, arrive querquefo:s).l'acheteur toucho des diveutours sde 16 A 18.Taus les} CHTHODONTDS (redressement les dents des enfants), une spécialité.integraïlement, comme 8 \u2018teur , ét ; 3 - : rime À .\u2018 mer Goon ri pémére Sr À ur Lion titre était entièrement paye.fo nest pas une loterie: c'est mille ; : * sé us Ar , Lamothe.J.-C.nvoent.R.Chaque souscripteur en aehors de fois teux, puisque vous conservez Currie furent nppelés À faire partie votre mise après chaque tirage, - du bureau do direction, ge.Et s'il vous arrivait de gagner une des grosses primes, ce serait l'aisance, le bien-être, le bonheur pour vous et\" votre famille SECURITE .Pour so rendre compte de Ja séeu- .rité que présente le Bon du Crédit.1P ' .Tél, i 1 tréal est tenu d'adresscr dirccte-\u2019 1 LACE D'ARMES.Tél, Main 3215 Montré ont tone dadre mont Se : é, ir 4.00; nous! Fontaine & Labelle, avoeats; sa monsun tas le remet \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ; , [I 4 t 51 rue ST- JACQUES.Tél.Main om vd mesure a eté prise dans l'inté- Dessaulles, Garneau | rét même des souscripteurs.! c bas So | Nous n'accusons pas reception des .Désy & Lorrain; versements par la poste, le récepisse rité que présente le Bon avocats, 86 Notro-Dame ouest.Tél\u2019 du mandat-poste restant entre les \u20ac pi il suffit de savoir.Main 4116.| mains de l'envoyeur et lui tenant lieu! Que le Crédit-Foncier de France est, ! do reçu.Nuanmoins, cèux qui dési.| actuellement dépositaire d'une some .| rent un accusé de réception n\u2019ont mo de trente deux millions de dot Lemire, PAT.LL\" inclure dans leurs lettres d'en- | lars [$32,000,000] en rentes de Fonds Voici un excollent laxatif tonique, dit le pharmacien Si vous voulez avoir le sang mefi- Jeur, 1e teint clair et les peux buil- lants, prenez du Wilfrid Damphousse, Joseph E.1 qu'à ! \"do l'Etat français, dont les inté ÿ ; i timbre de trois cente.Avec: À .intérêts: Celery King Damphousse & Lemire dernier versement, le souscs ipteur : pet oe paismant des primes.Syndies autorisés do la Loi de j devra joindre son certificat d'achat.| \"eo vr en Son usage ost suivi de l'action Fauilite L'onvoi du titre est fait dès le \u2018ence portee de tous par ses va 3 normale de Vintosun.du travail} SUITE 710 \u2014 MONTREAL fre do l\u2019encatssemen \"1 par ses facilités de paiement.Les parfait due l'estomac, ce qui adoucit versement.des valeurs ven-! remboursements dont nous TRUST BLDG.! Pourquoi les prix publions Tél.Main 4895! gues à successivemant les résultats sont ag- - surés à l'aide de 12 tirages par année, le 22 de chaque mois, jusqu\u2019à complot remboursement de tous les Bons émis.; En somme, tous les Bons émis: sont remboursables.Le tirage n'in- terviont que pour fixer l'époque dy lhalvine, En boire est une Jouissan- .Co pour les enfants.11, Place d'Armescrédit sont-ils plus élevés ; qu'à .a Bourse do Paris?| \u2014 \u2014 3 Cest 116 Question que se posent | Se CHEMIN DE FER NATIONAL ceux qui consultent lo tableau de nos: conditions de vente.¢ : Washington, 0 -\u2014 Le président PN Ces prix sont plus élevés Wilson à rofusé d'accepter l'invita-, DU CANADA 1.Parce qu'ils reprisentont l'inté- ix d'achat pendant | tion de in ligue des nations en von- Servi t ; ; res du d'achat p a durée remboursement de chaaue Bon.( féêrence à Genâve lui demandant ervice de trains oxpress a q'du core mode de règlemem:: , SUr réception de la liste officielle - d'envoyer des roprésentants nméri- voyageurs pour , 2 Parce CAO emptabilité minutiou- des remboursements, nous en adres- \u2026.cains pour prendre part aux délhé- Moncton, Saint-Jean, Com enormément de correspondance, sors une copie ee Shacun de ceux qui ; rations de la commission du désar- ; i is | ont alia pagnrie, afin moment.\u2018 ! Ces Halitax, Charlottetown co qui nécessite un surcrolt de frais} utils puissent eux-mêmes contrôler et Sydney.! généraux: i t Sydney sts Mais surtout parce que toutes la are HE qumires ant aves\" \u2018les chances do primes appartiennent |, prudential Financial Society, vous à l'acheteur, à lui seul, pendant la mégociez avec une compagnie éolvaz durée du crédit, .ble, id Les obiigations du Crédit-Foncler| Vous pouvez avoir des informas: {do France que nous offrons en vente| tions sur notre compte à Ia Bangu Lu pgésident, pour motiver son refus, fait remarquer qua, les Etata- Unis ne faisant pas partie de la Ngue il ne sa croit pas en droit de former une délégation américat- no \u201cqui prendrait part de facto au Départ de MONTREAL [Gare Bonaventure] 0h 25 du matin, jours sauf lu sumodi.7 h, du soir, tous leg jours.tous les travail do In commission.\u201d Maccordoments à Monoton \u2018sont déposés à la Banque Nationale! Nationale et à la Banque.Royal Copendant, assure te président, los pour les endroits de l'Nu du Hi?Montréal.du Bon sort au tirage Montréal.TR a Riats-Unis favoniseront tout plan Princo-Edouard par vole de [i Sile numero 3 9%! 462, SAINT-DENIS, MONTREA! avec une primes de 100,000 francs, l'acheteur touche intégralement les .CANADA LU 100,00 francs moins.bien entendu, Siège social: Tél.Est sos Vienne, 9 \u2014 Selon une dépâche de, Baranya.Lu Serble s'engage à lu source autrichienne venant d'Agram, | fournir uno aido militaire sl 1a Hon le district de Fuukirchen, situé A |grie cssalo d'occuper co tarritoire.105 milles do Budapest, et qui a été La proclamation de cette républi- accordé à la Hongrie par lo -traité {que ne s'est faite qu'd la suite @¢ de paix, Vient de so proclamer ré- {longs pourparicrs ontre le gouvernes publique sous la protection do la ment do Belgrade ot les aholeny Serbla La nouvolle république (ministres de la, Hongrie, MM; Jnakif portera 33 nom de république.de |ot Lindner.LE visant au désarmoment dans lo mon- DEPUIS sers EEE HILO 30£auier LA TOUX Sackville et Tormentine.Wagons-lits modernes directs jusqu'a Moncton, Haiifax et Sydney.Service de repas non suLrpassé.Billets ou renseignements a n'imuporte quel bureau des LH- lets du Chemin de Far Natio- nal-Grand-Tronc.vtt, \u201cPragu \u201c a\u2019 populition.tchèque, surexcitée par l\u2019at- dise de la population allemande de la: ville et surtout par \u2018attitude des députés allemands au Parlemont, a manifesté |! contre ces derniers dans la journée du 17.C'est ainsi que des groupes de 1,500 à 2,000 Tchèques ont envahi-le vieux-théâtre allemand ety.ont, arboré le : drapeau \u201ctehèque.Ils se sont ensuite rendus au Casino allemand, dont ont enfoncé la porte.y Les manifestants se sont alors emparés d\u2019une statue de Guillaume II dans la grande salle du Casino et ont jeté la sta- \u201ctile par la fenêtre, ce qui constitue une excellente application *de la méthode de \u201cdéfenestration\u201d* déjà ancienne à Prague et \u201c>, Lélèbre dans l'histoire.Se \u2018Les manifestants se sont ensuite rendus devant les bu- ;Ç jxeaux de deux : journaux qui s'impriment.en allemand : ils ont \u201cbrisé la vitrine de l\u2019un d\u2019eux, 1a \u201cBohemia\u201d, connu pour ses \u201csentiments germanophiles.L'enseigne de l\u2019autre journal, le a Brager- Tageblatt\u201d, fut arrachée, > Les testaments disparus 254 Saint-Quentin, 10: \u2014 Nous avons, en juillet 1919, relaté \u2014 Mlhetance soumise à la première chambre du\u2018tribunal et ten- ui dant à faire établir par témoins l'existence d'un testament dis- A \u2018paru au cours de l'invasion.Il s'agit d\u2019un testament ologra- - \u201cphe déposé entre les mains de Me Glard-Latour, notaire à à \u2018Saint-Quentin, par une dame Lefranc, au cours de l'année \u2014 1916.\u2018La testatrice étant décédée, sa fortune était disputée ; les héritiers naturels et par des cousins qui, eux, se pré- itgridatent légataires universels.Ayant atuorisé la preuve testimoniale offerte, un témoin \" \u2018tütientendu, le notaire.C\u2019est sur ce témoignage que l'affaire \u2018\u2019Févenait vendredi devant le tribunal, ne, A Là, les héritiers naturels firent plaider que le témoignage a notaire.:ne pouvait être retenu, car il.avait un-intérêt qui isistait à faire couvrir la faute par Toi commise en ne met- it pas le testament en leu sr.¢.Aprés plaidoiries de Mes Eugène Crémieux et Dorville, le \u2018tribunal a décidé que \u201cles conditions dans lesquelles s\u2019est faite l'évacuation par l'autorité militaire allemande des habitants de Saiñt-Quentin:ne permettaient pas au notaire d'emporter avec lui les testaments, au nombre de deux miHe, dont il se trouvoit détenteur; que ce transport eût d'abord pu éventuel- Tement présenter de réels dangers; que les mesures adoptées \u201c avaient été suggérées par le commandant ennemi qui garan- - Lissait l\u2019inviolabilité de ces dépôts\u201d.ial Sa décision ainsi motivée, le tribunal a envoyé en posses- on, :comme {ls le demandalent, les légataires universels.\u2014 Autre complot boche Berlin, 10.\u2014 La \u201cMunchner Post\u201d de Munich publie un document de la plus haute importance, qui inontre avec quel oi \u2018acharnement les militaristes allemands s'obstinent à créer \u2018partout des formations militaires nouvelles., gx Ce document, qui est de date toute récente, est adressé à 12 26e compagnie de mitrailleurs d'assaut.L'auteur de cette \u2018, Ibtéressante lettre annonce au chef de la 26e compagnie qu\u2019il \u201cA \u2018été obligé de cacher:dans les appartements privés des mem- : bres de la compagnie qu'il a lui-même sous ses ordres quinze -« initrailleuses lourdes et vingt-sept mitrailleuses légères.Le - \u2018\u201cdôchment continue : | i] \u2018La situation politique appelle une solution par la violence.Les soclalistes ne sont\u2019plus- très sûrs de leurs derrières et \u20ac st pourquoi nous avons \u2018intérêt à à \u201cprovoquer, üne déci «cn le ; lus rapidement possible.\u2018Le lieutenant Demalie est revenu de Poméranie, où i] est parvenu: à réunir de nouveau les \u2018anciennes formations:de vo- gs temporaires qui s'étaient éparpillées et en a coneti- tué 6 bataillons de 4 compagnies, d'infanterie et 1 compagnie \u201cdé mitraiNeuses chacun.-.D'après-les informations que tous avons reçues de Breslau .\u2026 \u2018@kde Berlin, les formations que nous avons dé à dans ces villcs \"sont en pleine prospérité et, d'accord avec nos 25 compagnies \u201c0e l'armée, elles mèneront l'affaire à bonne fin sans grande \u2018effusion de tang de notre part.1! faudra renoncer à faire a preuve d\u2019une vaine humanité dans les exécutions et nous de- Vrons surtout lancer nos éclaireurs eur les chefs républicains, socialistes et syndicalistes, comme de chiens sur le gibier.\u201c Nos compagnies ne comptent à l'heure actuelle que 237 hommes, 1) nous serait agréable que des camarades nouveaux viennent Srossir nos rangs.\"En cas de coup de force de la droite, tous les chefs socia- ou distes devront être fusillés chez eux.Plus le premier choc est violent, plus.le succes est facile à remporter., \u2018Au: cas où les typographes refuseraient de travailler, cinq & entre euxidevront être fusil'és sur-]e-champ, à titre d'exem- A \u201cBoycotiage contre la France Le ministre allemand des affaires étrangè- eur von Simone, s\u2019est présenté mercredi soir à l\u2019am- a ate de France.Où\u201811 à eu une conversation avec M.Charles Laurent.\u2018Ce dernier a remis au ministre allemand a I'lssue : de'cette conversation deux notes écrites protestant contre Ja : violation des articles 264 et 265 du traité de Versatlles dont l'Allemagne s\u2019est rendue coupable en frappant \u2018d'interdiction - \u2018l'importation d\u2019une quantité considérable d'articles français catalogués par.elle comme articles de luxe, mais dont l'entrée n'Ailemagneétait'autorisée chaque fois que le pays produc- ° était autre que la France.\u201c \"La première note prouve, à: d'aide\u201d de statistiques officielles\u201cho-landaises et {chéco-clovaques, \u2018que cea pays ont pu faire \u2018entrer en Allemagne une\u2019 grande, .quantité de \u2018produits dont poration à a été\".refusée, cependant, eux commerçants A ar ét \" L .La deuxième: note s'élève: contre: autorlgation d'importa- Mon donnéc à une firme tehéco-slovique -qui:.fonetionne à aide de capitaux allemands et-qui'a'Introduit en Allemagne 50:000 litres d'une liqueur à la uêlle à été donné frauduleuse- ens le nom d'une des plus célèbres marques françaises.Les autorisations allemandes ont violé, \u2018on accordant cette: \"\" Le docteur Simons s promis d'examines nos revendica- tos et de nous donne \u201cune.réponsé écrite.: au lee vaches exist \u201cpar en le laissent enten- le Chinois | RS se mêle pas immortels principes et chifive de 500 000 donné de vengeance de Ja | \u2018réparation à:laquelle| À et nn; n\u2019est que de e visiter Change \u201chat pourvoir combien le Cé- \u201d, leste est Insssim fable.Chang-Hal \u2014 \u2014 Contraste des \u2018deux efvilisations \u2014 Les \u2018marchands \u2014 Les missionnaires, \u2018Pendant qu\u2019 en \u2018Burope \u2018on ne parle que de guêrre, qu' \u20acn Amérique on se lamente sur l'état des affaires, qu\u2019en Afrique et en Océanie les indigènes continuent de se manger les uns les autres, il est bon de reposer ses yeux sur Asie, qui semble si calme.11 est bien vrai qu\u2019on nous à annoncé, comme fait-divers, que quelques millions de Chinois étaient menacés de mourir de faim cet hiver; mais au peu de détails que nous fournissent les agences, cela semble n\u2019avoir guère d'importance.-Comme porte d'entrée en Chine, on ne pourrait mieux choisir que Chang-haiau marché francais, L\u2019Allemand, moins esclave de routi- -nes anciennes, plus plastique et plus jeune de civilisation, |' contiaît moins ces préjugés et |' se conforme davantage, aux \u2018exigences chinoises.Le Fran- |.gais ne consent pas à vendre la camelote que la pauvreté du pays demande: exemple au Chinois pour qui le combustible est chose eptre toutes rare et précieuse, car le bois manque et le crottin des bêtes, la paille, l'herbe séchée, les feuilles le remplacent, magnifiques casseroles épaisses et inusables, très chères, que la pauvre flamme- brève ne peut échauffer.L'Allemand, qui sait-que le riz n'exige qu\u2019une rapide cuisson, vend des casseroles minces vite usées, mais qui utilisent toute \u2018la courte chaleur du combustible, et qui, si souvent qu'on les remplace, finalement reviennent moins cher.On pourrait multiplier les exemples.Et d'aiHeurs entre les plus entreprenants des marchands et la Chine un intermédiaire s\u2019interpose qui empêche toute pé- C'est | la ville chinoise ou Yon ren- | nétration profonde: le \u2018\u2019com- prador\u201d.La difficulté de la langue l'a imposé.C'est par contre le plus d'Buropéens, lui que se font toutes les C\u2019est là qu\u2019on peut le mieux juger des contrastes entre les Célestes et les étrangers.Nous cédons la parole à M.Emile Hovalaque, inspecteur générai de l\u2019Instruction publique en France: C'est à Chang-haï, dans les \u201ctreaty ports\u201d, ou les quartiers européens s\u2019accolent aux quartiers chinois, que ces contrastes éclatent surtout.Tout y fait sentir à que! point l'essence des deux civilisations diffère.Elles ne peuvent davantage se mêler que l'huile et l'eau.Elles restent juxtaposées sans se pénétrer, sans déteindre l\u2019une sur l'autre.Ce sont deux somman:bulismes qui se déroulent parallèlement, inconscients l'un de l\u2019autre.-Des siècles de commerce n'ont pu altérer Ix cel- lue chinoise, et l'incompréhension du Blanc n\u2019a subi aucune atteinte.L'Anglais, le Francais, l'Allemand, tels des insectes dépaysés, refont partout instinctivement, comme en rêve, un fragment de France, d'Angleterre, d'Allemagne où vivre, construisent des maisons en général saus rapport avec le climat, couser- vent des habitudes qui chez eux sont logiques, et en Chine absurdes, mangent et boivent et vivent comme en Burope, et paient la rançon de leur refus de comprendre que les moeurs chinoises correspondent à des nécessités naturelles inexorables.Plus Ja civilisation du Blanc est vieille et profonde, plus absolu est ce refus.Le Français idéologue qui, moins que tout Européen; subit le préjugé de race, plus que tout autre semble croire à l\u2019identité foncière de l'homme partout et à l\u2019uniformité des conditions de sa vie.Il importe en Indo-Chine et en Orient les l'absinthe, comme l'Allemand sa bière et l\u2019Anglais ses sports ; des habitudes de café .et des moeurs de politicien, l\u2019esprit de clocher, d'individualisme et de dénigrement, l'incapacité d'entente et de collaboration organisée, la tendance à ignorer les réalités et à se payer de mots qui le caractérisent en France.Toute sa vie semble tournée vers son passé, la métropole, la société qu\u2019il a quittée et qui l\u2019obsède encore.11 ne s'intéresse pas au monde où il vit.LI n'a rien appris et ne peut rien enseigner.Jen ai trop souvent fait l'expérience quand j'ai voulu me documenter sur les moeurs chinoises.L'accablante réalité qui l\u2019entoure est trop souvent pour lui comme si elle n\u2019était pas.I n\u2019y adapte pas \u2018mieux son sommerce que ses façons de vivre, I] entend que le Chinols accepte sans changement Jes marchandises qui conviennent he Tot UN MARIAGE DE \u201cRAISON\u201d transactions; il est la cheville ouvrière du commerce de lu Chine.Son honnêteté proverbiale est garantie par la confrérie à Jaquelle il appartient; able est telle qu'aucune signature n'est nécessaire, sa parole suffiit: il n'y a pas d'exemple qu'elle ait été violée ou que la confrérie ait refusé d\u2019y faire honneur.Les services que \u2018cette institution a rendus sont inappréciables : aucune n\u2019a plus fait pour donner au Blane le respect du Jaune.Mais pré-| cisément par sa perfection, elle constitue une barrière entre eux; ale dispense le Blanc apprendre la langue et de connaitre ses clients.OR x Et done ce n'est pas parmi nos mrarchands, si longtemps qu\u2019ils aient été établis en Chine, que l'on trouvera sur le pays des renseignements qui I'éclairent, une compréhension de sa vie, muis parmi nos missionnaires qui.eux, vivent avec simplicité et humilité dans l'intimité du Chinois, nos savants qui, par une tradition ancienne, car la sinologie est surtout une science française, étudient avec sympathie et pénétration la Chime.Près de Chang-haï on trouve dans l'établissement des Jésuites, à Zi-ka-wei, cette alliance de la science et de lu connaissance intime des moeurs du pays qui est proprement chose française; ces Jésuites sont des savants autant que des missionnaires, et les services qu\u2019ils ont rendus aux Chinois ne sont pas moindres que ceux qu\u2019ils nous ont rendus pour la comnaissance de leur civilisation.Dans les manuels qu'ils ont édités pour l\u2019étude de la langue comme dans les travaux purement scientifiques qu\u2018ifs ont publiés sur la Chine, on trouve l'intelligence la olus déliée des caractères du pays; telle légende populaire, tel dialogue, tel récit chinois qui figurent dans ces manuels ont jeté pour moi un flot de lumière sur la psychologie de la race.Je ne connais pas de lecture plus attrayante ni plus utile que ces \u201cRudiments du Parler chinois\u2019, et je voudrais reconnaître ici la dette que j'ai contractée vis-à-vis des bons Pères de Zi-ka-wei, que notre pays leur doit.Ce qu\u2019ils ont apporté en Chine, c\u2019est l'essentiel de la civilisation occidentale, Ja science; et par là, mieux que personne, ils nous représentent; leur établissement est un flot d\u2019Occident où tout est bienfaisant, car leur science est désintéressée et sille a appris à leur zèle religieux une modération que les autres miissionnaires feraient bien d'\u2019imiter.Lvur séculaire étude de la Chine a enseigné à nos Jésuites ce que l'aveugle ardeur des autres missionnai- il offre par io MATIN.de} = de |ment installés avec leurs fem- iN, ATE Ty Laas RS IR a ; globes blancs, val t ay MIEN con Jot tou ia choix: fn faut les arrêter n où EE an A faut les- arrête 5 \u201clon étrangère, offre un E | 42 | i l'langereuse irritation.Depuis, penser leur exil.\u201cide pays où cette question des Comment Foch - décrocha la timbale L\u2019entrovue de Poullens \u2014 la plus grande scène de: la Grande Guerre \u2014 racontée par Stéphane Lauzsnne.Nous nous en remettons à la plume de M.Stéphane Lauzanne, rédacteur en chef du \u201cMatin\u201d de Paris, qui n'est pas un inconnu à Montréal, pour nous peindre Ja scène exacte de la nomination de Foch comme commandant en chef des anmées alliées.Plusieurs se sont déjà essayés à décrire cet événement historique.Nul n\u2019était plus qualifié, selon nous, que M.Stéphane Lauzanne, tant par son talent que par l\u2019intimité qui l\u2019unit au maréchal Foch.Voici : HE Le dimanche 23 mars 1918, M.Clemenceau vient vers le soir trouver M.Poincaré à l\u2019Elysée.C'est le quatrième jour de l'offensive allemande sur la Somme et l\u2019Oise.Le président du conseil déclare sans préambule au président de la République : \u2014Je reviens de Compiègne.J'ai vu Pétain.Les choses vont très mal.Je ne sais pas s\u2019il ne faudra pas que nous envisagions l'évacuation de Paris.M.Poincaré sursaute.\u2014I1 ne saurait être question de cela, fait-il.\u2014Je retourne ce soir même à Compiègne, réplique M.Clemenceau.Je vais revoir Pétain.Je vous téléphonerai dans la soirée.Le soir, en effet, vers 11 heures, le président du conseil.appelle le président de la Ré- # oblique au téléphone, et lui it: \u2014J'ai revu Pétain.Il maintient son avis.\u2014C\u2019est bien, coupe M.Poincaré, nous en reparlerons.Et, dans la nuit, tandis qu'un raid d'avions se poursuit au- dessus de Paris, le chef de I'Etat prend sa plume et écrit une lettre au chef du gouvernement pour lui notifier ses ré- te EE res ignore: la tolérance, la reconnaissance de cette vérité, que la Chine est aussi profondément, aussi complétement civilisée que l\u2019Europe si elle l\u2019est autrement, et qu\u2019il n\u2019y a pas de plus périlleuse sottise que de traiter la race raffinée qui l'habite conime une peuplade de nègres.C'est l'intolérable outrecuidance, la stupide incompréhension de certains émissaires d'organisations religieuses qui trop souvent ont déchainé en Chine des massacres cruellement vengés par nos interventions anmées auxquelles des soulèvements parfois justifiés ont servi de prétexte.La xénophobie chinoise est en grande partie due à l'attitude sottement agressive de ces missionnaires bornés qui apportent en Chine des préjugés ineptes, toutes les vanités et tous les dédains de leur race, toutes les intolérances de leur foi qui s'exaspère de ses insucces, car dans cette antique société, sauf parmi les classes les plus pauvres, les conversions sont rares et précaires.Ce sont elles cepen- daut qui seules peuvent faire maintenir la coûteuse propagande de ces gens, dont certains avec toute leur famille, vivent trop souvent trop grassement dc leur religion devenue un métier et une profitable profession.A tout prix ils doivent justifier leur présence par le nombre des prosélytes; et c'est en bourse déliant qu\u2019ils les obtiennent si d\u2019autres moyens échouent.Pour quelques prêtres catholiques, quelques religieuses qui humblement se dévouent et partagent la pauvreté chinoise, que missionnaires luxueuse- |) mes et leurs enfants j'ai trou- .|vés vivant en Chine conune |dans leur pays d\u2019origine, plus \u2018argement même pour com- 1] n\u2019y a pas missions se pôse avec p.us d\u2019a- svité qu'en Chine, parce qu\u2019il \u2018n'y en a pas qui, par sa civili- ER A | \u2018ation, son irréligion foncière, sa rés\u2018etance à toute interven- ter- ain moins favorable i de pa- rellles activités, Dans le passé es éléments de troubles ont \u201cté.des foyers permanents de hod \u201cmissionnaires, d'ailleurs { vs tiédes, ont appris quelque.\u2018rudence.Mais tout danger n'a 2as disparu encore.D'étran- zes , superstitions .subslstent \u2018oujours en Chine au sujet des niselons; :des méflances indé- -acinables; on croit ferme- nent dans certaines régions |: que les missionnaires volent \"es.enfants, les offrent en 8a: crificé, \u2018aivachent leurs yous: an- \u201cbocal d'oignons en conserve trouvé ches des religieuses | fut montné par des énergumè- [\u20ac nes à la foule exaspérée comme la pretrve certaine que des | répèt veux d'enfants avalent été ain- a collecticnnés par ces pau- vrès fammes.innocentes;.ces si soigneuse- e autre chose, Et mission fut |sistances;\u2019 fl Vinvite;'à tout le moins, avant de prendre une \u2018Le conseil a lieu le lende- | résolution extrême, À convo- |.quer le conseil des ministres.| mäin matin.M.Clémenceau yl; vient \u2018avec des dispositions quelque peu différentes.Sous une enveloppe brutale, c\u2019est au fond un homs:c de caractd- re mobile et\u2018 inttuençable.Hier, i] pensait comme Pétain; - maintenant i] est assez disposé i penser comme M.Poincaré.ll prend la parole, dès que les ministres sont en place, expose la situation et ajoute : \u2014 Nous aurons, main, & Doullens, ine entrevue avec un représentant du gouvernement anglais.Je propose que le président de la République m'accompagne; il ju- sera lui-même de ! la situation.Ainsi est décidé, Le mercre- 26 mars M.Pofncuré se rend alors en automobile a Doullens.Une scène d'histoire \u2014la plus grande scène d'histoire de la guerre \u2014 va s\u2019y dérouler.- Lorsqu'il descend de voiture, on lui annonce que le maréchal Douglas Haig est enfermé à la mairie, en conférence avec ses commandants d'armée; et qu\u2019il serait peut- être préférable de ne pas l\u2019interrompre.Pour tromper l\u2019attente et se défendre contre la bise aigre qui fouette les visages, ceux qui sont là se promènent de long en large, dans le petit square de l'hôtel de ville.Ceux qui\u2019 sont 13, c'est M.Poincaré; c'est M.Clemenceau, c\u2019est M Loucheur, et c\u2019est aussi un général en-gris ardoise qui fourre de temps à autre, rageusement, sous son bras gauche, une.vieille canne scukptée de poilu: Foch.On ne sait exactement qui lui a dit de venir, mais il est venu, Dès qu'il voit le président de la République, il s'approche de lui, le prend à part, et lui dit: \u2014Vous ne connaissez pas, monsieur le président, les ordres qui ont été donnés?Le président ne connaisait, en effet, pas ces ordres.Ils étajent graves.lls comportaient le repliement presque complet de l'armée et entrai- | naient à bref délai I'évacuation de Paris.Ils semblaient produire chez le vainqueur de Fère-Chaanpenoise une surexcitation extrême.De sa voix brève, nerveuse, saccadée, - il répétait : : \u2014Paris! Parisn'a rien à voir là dedans, Paris est loin.C'est là où il est qu\u2019on doit arrêter de Boche.On l'arrête toujours, le Boche; il suffit d'en donner l'ordre.Haig et Pétain sont deux hommes qui tiennent fermée une porte à deux battants, chacun poussant son battant.La porte a été forcée.Et ils sont 13, tous deux, chacun derridre son battant, _regardant - \u2018g'engouffrer VYennemi - ne \u2018sachant-pas comment fermes la porte; et qui doit commencer! \u2014Mais comment les arréte- riez-vous?demande M.Loucheur qui s\u2019était rapproché.\u2014Heu! repart Foch, connaissez ma \u2018méthode.Heu! je colle un pain à cacheter là, puis un là, puis un autre 1a.Le Boche n'avance presque plus.J'en colle encore un là.Et le Boche est fixé.On fixe toujours: le Boche.# OH O&K Sot lain, sur le perron de I'hotel de ville, les deux minces silhouettes du maréchal Haig et de lord Milner se profilent.La conférence anglaise est terminée; \u2018la conférence anglo-française va commencer.- \u2018En hâte, tout le monde se dirige vers la mairie.On s'installe dans une grande salle nue, autour d'une table étroite.M.Poincaré est assis au milieu, ayant le gouvernement anglais représenté par lord Milner a sa droite et le gouvernement francais représenté par -M.Clemenceau à sa gauche.Un peu plus loin, le amérchal Halg, les généraux Foch et Pétain ont pris place.M.Loucheur, assis au bout de ja table, fait-office de secrétaire.Chacun, méme à cette heure solennelle, garde sa physionomie prôpre: M.Poincaré est : calme, M.Clemenceau caustique, lord Milner flegmatique, Foch nerveux, Pétain inpénétrable.Haig a la figure tendue et harassée d\u2019un homme qui n\u2019a pas dormi depuis trois nuits.M.Poincaré prend la parole.Avec cette lucidité\u2018 qui; aux minutes les plus troubles, ne.l\u2019abandonne pas, {1 expose la situation.Et - il ajoute avec énergie que, pour \u201clu ne ee être question d'arrêter Jes Boches que 1a oil ils étaient Cy \u2014 hon allleurs.- Le maréchal
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.