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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 16 novembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1918-11-16, Collections de BAnQ.

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[" OABLE : FLAMBO Vidons les casernes Maintenant que l\u2019autocrate allemand s\u2019est écroulé sous les débris de son peuple Nous sommes avec le \u201cStar\u201d quand i dit qu\u2019il faut relâcher immé- dintement les soldats retenus dans les casernes au Cunada, dan guerre est finie.L'Allemagne est écrasée de tolle facon qu\u2019une fois de plus est démontrée l'existence d'une justice inmanente iel-bns.Afant qu'aucun autre peuple ne donne le contrôle absolu de ses affaires à un GulHkaume où À un von Tirpitz, 11 y penseru À deux fois.l'our en revenir aux militaires casernés de ce côté de l'océan, ren- dons-les immédiatement à l'Industrie et au commerce, qui en ont an pree- sunt besoin, De la sorte nous aurons fait disparaître le manque de main-d'oeuvre qui nous embarrasse ct nous préparerous plus sûremeut le retour des soldats du front.' Gilbert LARUE.Le journalisme a un sou Lu \u201cI'resse\u201d décochie à la \u201cPatrie\u201d ce trait acéré: En ce temps où le papier coûte si cher, on s'éton- ue de voir gaspiller des monceaux de copies d'une feuille tombée en discrédit-\u2014et pour cause\u2014dans l'opinion pu- Mique.A quol bon persister à offrir pour un sou un Journal qui ne s'appartient pas et que le peuple cana- dien-francçais refuse d'acheter pour nueun prix?Les dépôts de journaux restent encombrés de cette feuille dont le lecteur canudien-français, qui se respecte, ne veut pus.\u201d \u201cL'Autorité\u201d n'netend pas s'immiscer dans les différends qui peuvent surgir entre nos aleux confrères.Tout de même, comme un journal que- tidien de votre connulssance, le \u201cMatin\u201d, n'attend pour faire son apparition que de pouvoir s'assurer d'un stock suffisant de papier, l'\u201c\\ntorité\u201d s'intéresse tout particulièrement À la crise que subit actuellement le Journalisme.Elle se permettra done d'exprimer encore une fois et sons ambages son sentiment sur le prix de vente des journaux.Elle à toujours soutenu que les éditeurs ennadiens en général commettaient la plus lourde faute en s'obstinant À vendre leur papier au lecteur pour un prix ridicule, Mors que tout a augmenté, depuis dix années, de cent pour cent, pourquoi s'obstiner à gander le journal à un sou?C'est ce qu'a compris la \u201cPresse\u201d en se mettant À deux sous, et c'est ce que persiste à ne pas comprendre la \u201cPatæie\u201d en restant À un sou, Cette dernière, espérerait-ele de la sorte enlever quéiqué peu de cireula- tion à sa rivale qu'elle se mettrait un doigt dans l'oeil, attendu que les revenus supérieurs de la \u201cPresse\u201d Ini permettant de poyer mieux son personnel, ode obtiendra de celui-el et sera en mesure d'offrir au publie un meilleur aertice, et attendu que sa large publicité lui attirera toujours un public innombrable.= Sans parler des journaux de New-York, dont les principaux ont augmenté leurs prix de vente et d'abonnement, mentionnons que le \u201cDiario de la Marina\u201d, de la Muvane, se vend trois sous soir et matin, et que Ia \u201cPrensa\u201d, le grand journal de Buénos-Ayres, que nous recevons Aussi aux bureaux de l'Autorité\u201d, à de même su se placer £ur une base d'affaires ussurant son Indépendance.Car la \u201cPatrie\u201d ayant elle-même convenu qu'un journal à un sou ne pouvait plus exister, jl est bien permis de se demAnder, puisqu'elle exste encore, qui lui insuffle .cette vie, .FLAMBEAU.«à PCI \u2014\u2014 pp \u2014 To the Hon.WALTER MITCHELL Treasurer of the Province of Quebec Sir:\u2014 One Hundred and Twenty-Five Days ago today Marshal Foch, on July 18, told the Allied forces that the Hun had been permitted to ge far enough and ordered them to stop him and drive him back.There has been more war waged within those hundred and twenty-five days and more history made than in any hundred years of warfare before.Millions of men have been constantly fighting on both sides, without let or interruption, and more cannons have roared and more projectiles, have been fired than in all the history of the world from the invention of gunpowder to the heginning of the world war.In the brief space of those hundred and twenty-five days the vastest and most determined effort fo over-run the world has been checked, fought and defeated and empires almost as old as Christianity have been overthrown, for that unholy institution calling itself the Holy Roman empire, descending from Charlemagne to William Hohenzollern and Charles of Hapsburg, is no more.A gifted writer, since dead, exclaimed as he saw the ships of Cervera dash out to battle from the harbor of Santiago and turn one after another shattered or hlazing to seek escape along the const, that the Spanish western empire of four hundred years had heen dostroved in twenty minutes.It was a momentous deed, that swif{ coun de prare viven to Spanish dominion in the western world just as the American fleet was going to church on that hright Sabbath more down there in the blue waters of the Caribbean.hut even as the Spanish War was a tempest in a teanot compared to the war of todav.so the elimination of the last vestige of Spanish tveanny in the new world was an insignificant episode in history com- ared to the destruction.after nearly twé thousand years of the idea of world domination represented by the Roman empire with its imperafor modernized into emperor and its enesar corrupfed into kaiser \u2014 2 most vile corruption.And all this the rreat Foch has done in just one hundred and tweenty-five favs, since he ordered the Americans {fo stop the onrushing Hun al Chateau Thierry, and thev stooped him, and he ordered Haig and Petain, and Pershing and the rest ooch ta do his offensive part.The vietorions enrnch of the modern Attila hordes has been stonned and turned back, the world-defvine milifary nower of imperial Germany has been shattered and the imperial masters of Europe have fallen to their knees before the elected president of a western democracy hegging for mercy.Within those hun- \u201cdred and twenty-five dave the imperial Hohenzollern and the imperial Hapsburg have been shorn of their hereditary powers and their realms have been taken from L'école d\u2019après-guerre Nous publions en troisième page une autre lettre derite par d'abbé Maurice, visiteur d'écoles, au cours de In polémique déclanchée sur l'enseignement primnire par notre ami Paul-Emile Lamarche peu avant sa mort, On s'est davantage apercu au cours de cette guerre, où l'urganisa- tion industrielle s'est dévoilée ivussi effective que les-armes entre les muîns des soldats, des Incunes de notre enseignement primaire, \u201cpour ne parler (selon l'ironique expression de Puaul-Emile Lamarche) que de celui-ià\".AMons-nous, jairee que la guerre a pris fin, ne plus nous apercevoir des tares de notre enseignement et nous rendormir sur nos lauriers, dans la province de Québee, et faudra-t-il attendre qu\u2019une nonveHe calamité vivnne Vous secouer?Dès que le mot \u201cécoles nationales\u201d a été prononcé, dès qu'il fut parlé d'une mainenise possible du gouvernement fédéral sur l'enseignement afin de rendre celui-ci plus uniforme et plus pratique, on entendit des eris d\u2019orfrale poussés par une section avant tout désireuse de maintenir chez nous le saint-jeau-baptisme, cette néfaste doctrine en vertu de laquelle il faut élever un mur de Chine autour de la province de Québee pour l'empêcher de communiquer avec le reste de In terre, attendu que chez elle tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Mais laissons crier.N'estimons pas qu'il suffit à une nationalité d'avoir produit MÉdérie Martin pour se croire sans égale.Profitons des enseignements de In guerre.Et bien que l'Allemagne ne doive pas nous inspirer plus qu'il ne faut de sympathies, rendons tout de même hommage à sa formidable puissance, développée par un enseignement technique de premier ordre.Nous avions l'école d'avant-guerre qui remplacait dans l'enseignement primaire l'anglais par le latin et Tarithimétique par l'histoire de Noboum et de Jéroboam.Avons l'école d'après-guerre, l'école qui nous dote d'hommes d'affaires et de techniciens, nou de pelleteurs de neige et de sieurs de long.\u201cL\u2019AUTORITE\u201d.Redde Ceasari La \u201cPatrie\u201d publie l'article ci-dessous, attribuant à M.Alfred Laubert, de ln Chambre de ommerce, un mérite que peut.avec raison réein- mer \u201cL'Autorité\u201d.dont l'exdirecteur, M.Gaston Maillet, préconisuit au moins une fois pur mois, depuis quatre ans, l'envoi pur la province de délégués commerciaux en Europe: Devant la Chambre de Commerce, hier, M, Alfred Lambert a préconisé un projet que nous avons émis hien des fois.Hu demandé ou gouvernement de Québec d'envoyer en Europe des commissaires ou délégués com wercinux qui s'occupersient de nos propres Intérêts au point de vue provincial, Nous avons bien le ministère fédéral du Commerce, qui est tenu de prendre soin des intérêts généraux du pays, mais est-ce suffisant pour nous qui avons à coeur le progrès de notre bonne vieille province française?Quel bénéfice réel œctirons-nous du travail des agences du ministère du Commerce établies dans certaines parties de l\u2019Europe?A Pheure actuelle, les représentants de notre province en Bupopy malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent rendre des services comme veux dont M Lambert à parlé à ln Chambre de Commerce.Ms n\u2019ont ni les émotuments, ni l'aide nécessaires pour accomplir des oeuvres dont.nous retirerions des avantages pratiques el importants.leur bureau n'est pour ainsi dire qu\u2019un pied-à-terre.L'on y trouve nueune organisation de propagande et d'études efficace.Va-t-on toujours vivre dans un état d'infériorité et croupir dans l'ornière?\u2019 Une dre so 18ve pour Lous les peuples.Aux nations éclairées, laborlenses et clafrcoyantes- appartiendra l'honneur de battre la marche dans lu vuie du progrès industriel et du développement matériel.la province de Québec serait-elle satisfaite de jouer un rôle secon- dunire?L'Ecole des Hautes Etwdes Commercinles n dû former un certain nombre de jeunes gens.C'est le temps - de mettre leur travail & contribution.Nous alignerons un jour ou 'nutre les diffévenis projeis lunes par l'HAutorfié\u201d nu cours de ses cinq années d'existence et qui se sont réalisés.On verra que In liste en est longue et que la nomination d'agents à l\u2019étranger y figure en bonne place.Nous ne disons pas ceci pur vanité: mnis de même que nous aimons À nous conformer, envers les nubres, À notre devise : \u201cRendez A Cérar ce qui appartient à César\u201d, de même nous tenons À ce qu'on ne nous enlève pas ce qui nous revient, dès que notre province tire bénéfice de nos idées.\u201cL\u2019AUTORIE™.real demaecracies.We are at the turning point of our history.sent hour.cent that chance.west, as follows: Hydraulic powers .Good roads and subsidies to railways Schools .Hygiene .440 5 Agriculture and exploitation of mines, foreign commercial agents, ete .The credit of the province of Queb permit the floating of such a loan, will accomplish this deed.You can be that man.Your reputation IS A \u2014 T.You are an HONEST MAN.You are a SAFE MAN.DO IT and by DOING IT your name will pass BENEFACTORS of the Province of Quebec, Sir Charles s\u2019en irait (Spécial à L'Autorité) Ottawa, 15\u2014Un ami particulier de sir Charles Fitzpatrick annonce à votre correspondant que le nouveau lieute- nant-gouverneur de la province de Québec voudrait bien se voir encore assis sur le banc du juge en chef de la Cour Suprême.Le nouveau représentant du roi à Québec aurait reçu des menaces terribles de Elu part de différentes personnes du district de Québec.On ne lui pardonne pas son jugement en faveur de la conscription, jugement qui aurait aidé à son élévation.Sir Charles aurait déclaré qu'à Ia moindre violence contre Spencer Wood il abandonnerait immédiatement son poste.Ses amis qui l'ont rencontré à Ottawa l'ont trouvé morose, songeur.Sir Charles regretterait déjà sa nomination.Au ens où les circonstances amènernit son départ, l'hon.Charles Doherty, déclarent les intimes du ministre de la Justice, ne s\u2019exposerait plus à pareille critique et donnerait un tour de roue au navire de Mr .Blondin qui bientôt doit voguer vers Londres, de manière.à ce que le vrisseau se dirice plutôt vers le port de Québec.Lu nomination de 'hon.M.Blondin comme lieute- nant-gouverneur calmerait les esprits montés dans toute la province et arriverait à point, au moment où le gouvernement unioniste demande une prolongation de mandat pour les besoins de l\u2019après-guerre.° On craint aussi, dans les cercles ministériels, que la présence de sir Charles A Spencer puisse être la cause de rrèves sérieuses dans le dénart-ment de la marine à Québeccausant par dà un tort considérable à l'exrellent et patriotique programme naval de FHon.M.Rallantvne.Les nombreux amis de l\u2019Hon.M.Sévieny à Ottawa sont toujours sûrs de sa nomination de sénateur advenant le dé- vart presque certain:d\u2019une manière ou d\u2019une autre, de l\u2019Honorable M.Blondin.Total .Good roads and subsidies to their rule and placed under the rule of the people, shortly to be converted into « \u2018 It has been a crowded hundred and twenty-five days It is up to you now.Mr.Treasurer, during the next hundred and twen- ty-five days to emulate the decds of Marshal Foch by demonstrating to your province that you can financially put us in the limelight of the world, What has been accomplished in the past is as nothing to the opportunity presenting itself to you at the pre- Now is the chance that only comes once in a lifetime.It is up to you to ac- This can be done.M:- Treasurer, by floating without delay a provincial loan of fifty million dallars at least, divided, if you permit us to sug- 20.000.000 15.600.000 5.000.000 3.000.000 .5.000.000 £50.000.000 All the citizens of the Province oi Quebec are on the look for the man who Your province, Mr.Treasurer, waits for nothing less from you.for one of the BIGGEST L\u2019AUTORITE Lsoscnat OU BUMBARDIER Ainsi qu'il fallait s'y uttendre, lous ceux qui éprouvaieut la plus grande joie, jusqu'au 13 juillet, date de la Foch, à prédire la défaite des AI- tiés, \u2014 les uns par haine de I'Angleterre.les autres par haine de In France, d'autres encore par haine pour les deux, \u2014 tous ces fielleux sont les premiers aujourd\u2019hui à agiter des drapeaux et à crier: Victoire ! M faut s'attendre même à ce qu\u2019un jour ou l\u2019autre les Chevaliers de Colomb réclament comme leur ln victoire, attribuant celle-ci à la souscription par eux lancée en faveur de l'érection de huttes aux soldats, Sculement.®.car il y a un seulement.tout le monde ignore comment a fini leur claironnante campagne.si cest cinq cent mille dollars qu\u2019ils ont recueillis.ou cing mille.Ces féaux chevaliers out vraiment réalisé si tard que nous étions en guerre qu\u2019il semblait bien qu\u2019ils n'eussent revêtu leurs armures que pour prendre part à la curée.Mais leur excessive prudence de quatre années sera punie en ce qu\u2019ils arriveront même tron lard pour réclamer leur part de.dépouilles.contre-offensive de L'AUTORITÉ REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS GILBERT LARUE, rédacteur en chef Cinquante dentistes en revolte Comme quoi le Dr Dubeau ne peut plus faire la pluie et le beau temps dans sa profession \u2014 Bien que L'Autorité ne nourrisse aucune rancune personnelle contre le Dr.Eudore Dubeau, dentiste, elle trouve néanmoins que ce monsieur commence à brouter du pré de lu dentisterie plus que la largeur de sa langue.Il semble que sa devise soit: \u201cTout pour Dubeau !\u201d l'ar exemple, qu\u2019a-t-il fait pour son confrère Gendreau.qui lui fut toujours xi dévoné?Tien, moins que rien, Il ct vrai que le Dr Gendreau ne ='imposait guère comme personnalité.Mais il n'en est pas de même de son autre acolvte, le docteur Nolin, qui est un praticien fort habile en son art.lui, et de plus un homme du monde accompli.Or.qu\u2019a fait Eudore pour son factotum Jos, pour lequel.entre parenthèses, naus n\u2019avons queune svmpathie, sinon de remuer ciel et terre pour le (aire battre aux Hernières élections pour le Bureau des gouverneurs du Collège des Dentistes?Voilà comment Fudore récompense ceux qui Pont hissé a pinacle.Mais tont le monde ne courbe pas l\u2019écliine «ous In férule de M.Puhean.Ainsi, les docteurs Kent et Raivin font aujourdhui partie de Ia Clintaue Dentaire de PTôpital Saint-Lue, institution qui fait de annonce dentaire dans les jour- baux eu dépit des réclements pas- \u201cés bar M.Mirheau.Peut-être que ce dernier.qui est prudent prendra on considération que PHôpital Saint-Tue a pour président l\u2019hon.M.J.-T, Perron.conseiller léris- Larif, Nos félicitations \u2018out de même aux docteurs Kent et Boivin de s\u2019âtre joints à la phalange de 50 dentistes qui ne frouvent pas déshonorant d'annoncer dans les journaux quand ils voient le gouvernement se servir des mêmes jour- baux pour lever des soldats et né- ocier des emprunts.Le docteur Kent à d'autant plus de mérite d'en agir ninsi qu\u2019il appartient au Bureau des gouverneurs du Cullère des Chirurgiens dentistes, qu'on disait placé jusqu'à late sous Je contrôle absolu de M.Pubeau.PICK.+ Le patriotisme des pompiers Une belle initiative due en partie au chef Chevalier L'Association de Bienfaisance des Pompiers mérite les plus vives félicitations pour son patriotisme, ayant souscrit S12.- 960 à l'Emprunt de la Victoire.L'équipe de cabaleurs no 12, par le ministère de laquelle a été souscrit le plus fort du magot, a été Wéibilement dirigée var M.Mitchell.capitaine, et par M.Jules Hones, son lieutenant.tout le long de la campagne.o- Abonnement: Par malle .$2.00 par année Tél.Est 893 la paix serat-elle la mort de la prohibition ?Née de la guerre, la prohibition devrait logiquement disparaître avec elle De l\u2019agitation se manifeste à Ottawa (Spécial à L\u2019Autorité) _ Ottawa, 15 \u2014 Maintenant que la guerre est terminée, une question grosse de conséquences se pose.La prohibition totale au pays sera-t-elle ou ne sera-t-elle pas imposée le 1er mai prochain?A l'heure actuelle, le restaurant licencié n\u2019existe que dans la seule province de Québec.Dans les autres provinces ont été installés des dépôts de liqueurs où le public afflue tellement qu\u2019on fut forcé d\u2019en conclure, même en des milieux sympathiques à la prohibition.que ce n\u2019était peut-être pas rien que la crainte de Ia grippe espagnole qui l\u2019y portait.D'ici quelques mois, des milliers et des milliers de soldats seront de retour du front.Croit-on que ces hommes vont accepter de gaieté de coeur cette législation adoptée en leur absence, sans que la population restée \u2018\u201c\u2018at home\u201d elle-même ait été consultée?Les prohibitionnistes ont profité de la guerre pour nous imposer leur détestable doctrine.Maintenant que la guerre est finie, celle-ci n\u2019a plus sa raison d\u2019être.Elle a été mise à l'essai.du reste.Ses fruits sont là pour indiquer ce qu\u2019elle vaut.Chaque jour amène une saisie de boissons dans les provinces qu\u2019on ne disait peuplées que de buveurs d\u2019eau.Dans le Québec.même position.La vieille cité de Champlain elle-même, renommée par son nuritanisme.est devenue.depnis qu\u2019elle a adoptée la prohibition, une véritable uin- ruette.Jamais on n'y a (ant bu, jamais les moeurs n'y ont été plus relichées.Les prohibitionnistes n'ont pas remporté le suects auw\u2019ils attendaient des derniéres élections américaines.En C-lifornie notamment ils ont hu du siron pour leur rhume.D'où il résulte que la conclusion de la paix ne pent manquer d'abattre cette vague prohibitionniste ui a profité de la œuerre pour s'enfler demésnrément en Amérique.Sous couleur de faire rendre à notre effort contre l\u2019AI- lemigne son maximum, on nous a fait faire le jen de quelanes farceurs aui peuvent compter parmi les plus cyniques profi- tards de la guerre.Le cauchemar allemand disparu.notre gouvernement devra certainement s\u2019incliner devant ceux aui n\u2019auront nas de neine à lui démontrer ane l'essai de prohibition fait au pays 1 été pitoyablement malheureux.M.Bonin s\u2019échauffe 1! se montre à Paris plus ou moins enthousiaste du Canada {Spécial à L\u2019Autorité) Paris, 12\u2014L'ancien consul général de France au Canada interviewé par votre représentant avant son départ pour la Perse aurait déclaré qu\u2019il a gardé du Canada un souvenir plus ou moins bon\u201d, On a trop précipité mon départ a-t-il déclaré.Jamais je ne m'attendais à un pareil rappel.Il est vrai que je n'ai pas fait grand chose pour les Canadiens-français, mais j'attendais mon heure.\u201d Madame Bonin est furieuse contre son mari qu\u2019elle aurait traité.dans un salon aristocratique, d'espèce de pâte molle.M.Bonin maudit l\u2019Autorité dont plus de cinq cents co- vies auraient été distribuées au Club Républicain, 5 avenue de l\u2019Opéra parmi les sénateurs français et un grand nombre de personnalités républicaines haut côtées.Les articles contre moi.publiés par ce journal ont aussi été envoyés à M.Poincaré, à M, Jusserand, ambassadeur de France à Washington.au consul de France à New-York, et à beaucoup d\u2019autres, ajoute le consul.Note de la Rédaction \u2014Si M.Bonin est parti du pavs il ne peut s\u2019en plaindre qu\u2019à lui-même.C\u2019était un consul de salon.et le temps n'est plus aux consuls à plastrons, exéeu- tant la valse des consuls à travers le monde.comme le disait dernièrement le \u201cFigaro\u201d.II était ce qu\u2019on est convenu d'avpeler aujoura\u2018itui un bon à rien.Les copies de l\u2019Autorité distribuées en France ou aux Etats-Unis n\u2019ont pas été envoyées par le personnel de ce jour: nal.Nous tenons à faire cette déclaration.qui est vraie.L\u2019AUTORITE In Memoriam Du Dr.Camille LAMOTHE L'AUTORITE regrette d\u2019autant plus vivement la disparition foudroyante de l\u2019éminent praticien que, doué d'un talent littéraire remarquable, il était l\u2019un de nos collaborateurs les plus assidus et les plus distingués.Aux profondes sympathies qui sc tournent vers la famille si cruellement éprouvée, qu'on nous pere mette donc d'ajouter de tout coeur celles de L'AUTORITE.\u201d SAMEDI 16 NOVEMBRE 1518 MONTREAL, SAMEDI 16 NOVEMBRE 1918 L\u2019AUFORITE Une victoire en appelle une autre Après avoir VAINCU nos ENNEMIS par les ARMES de GUERRE, VAINQUONS-LES par les ARMES de PAIX.REMPORTONS une VICTOIRE ECONOMIQUE COMPLETE.Pendant quelque temps à venir, le Canada devra continuer à FINANCER la fourniture des PRODUITS ALIMENTAIRES délivrés à crédit à la GRANDE-BRETAGNE et à nos ALLIES.En guerre ou en paix, le Canada devra aussi continuer à financer son programme de construction de navires destinés à remplacer le tonnage perdu ainsi qu'à établir et maintenir son rang dans le monde commercial et maritime.Profitons du dernier Emprunt de Guerre Espace gracieusement offert par L'INSTITUT DENTAIRE FRANGO-AMERIGALN 162, RUE SAINT-DENIS, MONTREAL SOUSCRIVONS QUAND MEME! La REDDITION de l\u2019Allemagne ne signifierait pas que l\u2019EMPRUNT de la VICTOIRE n\u2019est pas necessaire.Au contraire, le Canada aura BESOIN de MILLIONS pour l\u2019APRES-GUERRE, comme il en a eu BESOIN pour poursuivre les HOSTILITES.Dans la paix comme dans la guerre.le Canada doit continuer a financer ses INDUSTRIES pour ne pas causer de DEPRESSION economique.Rien moins que cela ne rendra le Canada CAPABLE de maintenir sa prospérité agricole et industrielle.\u2018 Souvenez-vous aussi que c\u2019est peut-etre votre derniere chance d\u2019acheter des obligations du gouvernement canadien rapportant cinq et demi pour cent d\u2019intérét.UNE VERITABLE AUBAINE Espace gracieusement offert par la Dominion Iron & Wrecking @.|uw.120, SAINT-J ACQUES MONTREAL .» « ' .no\" - su .Y = Le Ce [oc .Ce mee, + RE ety Aie Se A ie PVE APTI Sn © Air HRI ap ATA te sain Se TERA Gs an ee oR Ge AR PRR\u201d SH L'enseignement __ primaire Nous publiona la dernière lettre adrexace par Pabbé Maurice à Paul- Emile Lamarehe avant la mort de celud-ci, afin que notre dossier sur cette polemique de l'ensciguement suit complet : L'ABUE MAURICE A M.PAUL- EMILE LAMAKCUE Bien cber Mousicur Lamarche, Done, le programme, c'est le pelé, le galeux d'où nous vient tout se mal 1 doit être bien coupable, contenir des erreurs bien profondes, pour que, de tuules purts, on veullis le réforimer.Ces erreurs quelles sont-elles& Je ne les trouve cnoncées avec précision, nulle part ailleurs que daus le projet de ré- foruie paru dans le Canadu du ler avril 1v1s, ct reproduit pur vous et M.(i.-0.Deserresd'est done à co projet qu\u2019il faut porter attention et ce d'autant plus qu\u2019il est loyalement propusé et signé par des persusnes qui duivent s'y entendre: MM.Nuz.Dubois, pire, visiteur des Écules, district ventre; l'abbé Adélard Desrosiers, principal de l'Ecole Normale Jueques Cartier; A Lelllond de Bruwath, principal de l'Académie com- mercidie catholique; A Machéras, directeur de l'Enseignement = technique; J.-V.Desaulniers, président de lu Commission des Ecoles catholiques de Montréal, district ouest; Audré C.Robituilie, directeur général des écoles; J.-l* .lavbarre, directeur géuéru!l des évoles du district nord.do Qu'il traduit l'opinion et les voeux d'un groupe cousidérable de citoyens impyrtants (quatre cents, dites-vous.) Je suis d'autaut plus à mon aise pour aborder le projet, que ceux qui l'ont compose, tant presque tous Ines cullègues duns l'euseigne- ment primaire, savent très bien que ce n'est pus une région vù le dogme fleurisse et qu\u2019ayaut librement exposé lours vues, Ils ne peuveut pas refuser aux autres, qui sont aussi du sétier, de les discuter, méme d'en présenter qui soient différen- tos, contraires ou oppusées aux leurs.J'ai d'ailleurs eu l'occasion de dire publiquement ce que je pense du projet, lorsque, en juin dernier, à une réunion de plusieurs centaines d'institutrices, en présence de Mgr G.Gauthier, ¢t de plusieurs des signataires du projet, je Ime suis efforcé d'en montrer les points, ou côtés fuibles, sans que j'aie reçu de réplique qui vaille.Bien au con- truire, lun des pères du projet se ralliu aux idées qui furent alors exprimées ct uvout que le projet de réforme n'était \u2018qu'un graud coup d'épée dans l\u2019eau\u201d, \u201cun vaste ca mouflage\u201d.Disons douburd que le projet best présenté au public sur un ton un peu tapageur, \u201cJmportant projet de réforme de l\u2019Enscignement primaire\u201d, écrivait en grosses leitres le Canada du ler avril 1918.l'esez les mots, et vous serrez que lu chose annoncée est sériuvse, Lien plus mesurées et proportionnées au projet sout les parvies de M.DeSerres.\u201cJe fus heureux de \u201cconstater à la fois la modération \u201cde leurs vues (il s'agit des citoyens \u2018\u201ccouvoqués) et leur zèle à secou- \u201cder les efforts accomplis au profit \u201cde l'instruction publique.11 était \u201cévident que ces personnes approu- \u201cvaient, en principe, notre système \u201cactuel d'enseignement = primaire.\u201cCe qu'elles voulaient c'était non le \u201cdétruire, non y substituer un au- \u201ctre systme, Indis bien le conser- \u201cver en l'améliorant.\u201d J'uis, les articles du projet énoncés, M.DeSer- res reprend: Comme vous le cons- *tatez, ce projet ue coutient rien de \u201crévolutionnaire.\u201cen conservant l'essentiel \u201cgramme de nus écoles suggestions proposées = que les grands mots de réforme et de modernisation.Cur, apres tout, que demande-t-on?De supprimer certaines matières du programme qui seruit surchargé ; d'eu ajouter d'autres, et de mieux répartir quelques- .UNes.Aux détails : 1 Suppressionss lo Supprimer livres lea pour \u201cPenscigoement de histoire sainte \u201cet les remplacer par une série de \u201ctableaux qui, expliqués par le \u201cmaitre, parleraient mieux à l'in- \u201ctelligence des enfants\u201d, \u2014 Disons À cein que les séries de tableaux demandées existent dans un bon nombre d'écoles; que s'il n\u2019y en a pas partout, c'est qu'on ne peut plus s'en procurer et qu'elles coûtent bien cher.-\u2014- Que, pour l'enseignement de l'histoire sainte le livre est défendu en 1ère et Ze années par le programme (cf.pag.81).\u201clenseignement oral, sous forme ancedotique, récits très simples, en rapport avec l'ensciguement des prières et des lères notions de catéchisme.\u2014 9 récits en lère année; 8, en Ze, et c'est tout.© Quant à la suppression du manuel, dans les autres années, nous nous y opposons, car (ef.pug.1): \u201cSi la \u201cvoix du maitre est le meilleur li- \u201cwre, 11 n'en reste pus moins indé- \u2018\u201cniable que l'emploi du manuel est \u201cnécessaire (ou parle ici d'une fa- \u201ccon générale).Un ensciguement \u201cpureiment oral fatiguerait le maf- \u201ctre et les élèves.Aves ce systè- \u201cme, il y aurait, en outre, le dan- \u201cger de ne laisser dans la mémoire \u201cdes enfants que des impressions \u201cfugitives et celul de coudamner \u201ctrop souvent à un fuueste désoeu- \u201cvrement toute une portion de la \u201cclasse.\u201d D'ailleurs, très souvent les manuels sont illustrés de gravures qui tiennent la place des tableaux demaudés et qui, expliquées par le maître, parleront aussi avec le texte à l'intelligence des enfants.Il doit y avoir quelque sagesse dans ces conseils pédagogiques du programme.20 \u201cSupprimer l\u2019histoire sainte dans les classes de 5c ct do Ge au- mécs.\"\" Plusieurs s\u2019y opposent, parce qu'en ces doux années, on étudie la vie de Jésus-Christ toute entière ob la géographie de la l\u2019a- lestine.Tous admettront qu'un chrétien doit connaître In vie de son chedy le Christ, tout comme et plus ends- re que le disciple d'une école politique ou littéraire doit connaître la vie; les oeuvres, les principes de son maître.Or, il n'est peut-être pas exagéré de penser qu'avant leur 5e année du cours, les enfants ne sont pas bien en état de saisir et de goiiter, tout ce qu'il y a de beau et d'éminemment social surtout, dans les paroles et les netes du Sauveur.C'est pourquoi je conclus qu'on doit Inisser, là où le programme l\u2019inserit, la partie de l\u2019histoire qui regarde la vie de Jésus.Savez-vous que le programme des écoles protestantes de \\n province de Québec met l'étude de cette vie on 5c, celle de l'Evangile aclon saint Luc, en Ge, colle des Actes des apôtres en 70?Ne conviendrait- Voici .I sulfirait, tout: du pro-, primaires, : \u201cue l'améliorer sur certains points.\u201d : Voici des paroles qu'il faut rete-[nystème concentrique, nir, et qui rument mieux avec les! ne quand il nous prescrit ces notions, nécessaires À la formation d\u2019un bon citoyen, ches, appropriées à l\u2019âge connnissahces des élèves, ct cela, vecasionnellements pendant les \u201cle- puissent parier de la vie de Jésus tout aussi Lien que les petits pro- festants et salutistes?Enfin, M.Jamarche, dans une de vos lettres tous Bfficmez que notre enseignement est À base religieuse, et vous ajoutez: \u201cC'est là un caractère dis- \u201ctinetif de notre enselgnement qu'il \u201cfaut garder.\u201d Douce, gardons-le, améliorons-le, si possible, en reudant cet enseignement plus propre à répondre aux obstacles et aux attaques gue la foi au Christ rencontre aujourd'bul dans le peuple comme ailleurs.3u \u201cSupprimer l'histoire du Cangda et ln géographie (80) dans les deux premières unnécs.Distinuons, #11 vous plait.Supprimer \u2018enseignement scientifique de l\u2019histoire et de In géographie, je le con- code.Ne plus se servir de l\u2019histoire d'ulanadu et de In géographie comme moyens excellents de développer cheb l'enfant l'esprit d'observation, la formation du coeur et d'utie foule de vertus, morales, su- cinles, nationales, ce serait une grande erreur.Ur, c'est tout ce que de- maude le programme.Voyez plutôt page 137.Histoire du Canada, lére année Anecdotes relatives à l\u2019histoire nationale, présentées sous forme de causeries fumilières\u2014sans confier de résumé à Ja mémoire des enfants \u2014~- (5 anecdotes en Jlère: Découverte de l'Amérique.Arrivée de Jacques Cartier.Fondation de Québec, de Montréal.Murtyre des le.de Bréboeuf et lalemast.) En 2¢ année \u2014 8 faits touchunt: Prise de Québec par les Kerth \u2014 Dollard - - Massacre de lachine \u2014 Mlle de Verchères \u2014 dispersion des Acudiens -\u2014 Bataille de Carillon et des lHuines d'Abraham \u2014 Moeurs des Indigènes.La géographie \u2014 p.131.En 1ère et Le unnées: \u201cEnseignement pure- \u2018smeut orul -\u2014\u2014 causeries fumilières, \u201cpetits exercices et cutretiens très \u201csimples, gradués de munière à dé- \u201cvelopper - l'esprit = d'observation \u201cchez les enfants, en leur faisant re- \u201cmarquer les phénomènes les plus \u201cordinaires, les principaux acei- \u201cdents du sol, ct à lea préparer à \u201cPintelligence des représentations cartographiques.\u201d Et c'est tout.Aluns, Monsieur, admettez que les petits enfants de 6 à 8 ans, ne peuvent- pus toujours lire, écrire et compter; il faut aussi un aliment à leur coeur, À leur sensibilité, à leur imagination, à leur curiosité, pourquoi ne pas se servir de l'histoire et de Ly géographie pour le leur donner?Quand ils auront Lien travaillé, et £1¢ bien sages, le maître commencera un beau conte: Une fois il y avait un petit garçon bien studieux.I! s'appelait Christophe.Sur la proposition de \u201csupprimer l'histoire du Canada en 7e et 8e Années, quatre années de cette histoire devant être amplement suffi- suntes\u201d, j'ai consulté des pédagogues de longue expérience, des gens qui appartiennent aussi aux industries, au Commerce ct fux professions libérales, et tous l'ont rejetée avec un sentiment de révolte.Je l'éprouve aussi vivement.Mails il s'agit de notre histoire nationale, de la beauté de laquelle l'éloge n\u2019est plus à faire, et dont je n'ai pas non plus à faire voir l'importance! Que quelques-uns des signataires du projet n\u2019en fassent pas si grand cas, je le comprends, maïs que les autres la confinent en des limites si restreintes, et ne veuillent la confier qu'aux intelligences d demi-formées des enfants de 9 à 13 ans seulement, voilà ce que je me refuse de coin- prendre.J'omets ici des considérations pélagogiques qui me rendraient trop long.l'occasion se présentera peut-être d'y revenir.4o \u201cSupprimer l'histoire ancienne dans la Se année.\u201d \u2018Très bien.J'irai même plus loin.Je in supprimerais en Te aussi.pourquoi.Comme le programme ne demandée, et en cela cone toujours il est très modéré, que des notions sommaires, an moyen de lectures choisies, et.qui &u rattachent à l'étude de l'histoire sainte, lus deux histoires devraient marcher de front, par l'usage du les Cleves acquérant les dites notions sur les Eyyptiets, à propos de la captivité du peuple juif: sur les Asayriens, à propus de la destruction des royautnes de Juda ct d'Israël, sur les Perses à l'occasion du retour des Juifs dans leur patrie: sur les Grecs, à propos de Jérusalem me- uacée par Alexandre le Grand; enfin sur les Romains, À l'occasion de la vie et de la mort de Jésus- Christ (ef.p.82).60 \u201cSupprimer la lecture latine | \u201cdans la 4e, Se, Te et Se année.\u201cIl nous semble superflu d'ensel- \u201cgoer pendant cing ans à lire en \u201clatin.\u201d Ce que l'on demande ici est légé- time: ce qui est fautif, c'est ln fa- con dont on s'exprime.A lire cetto clause telle qu'elle se présente, on dirait que pendant 5 aus, les mai- tres et maîtresses consacrent beaucoup de temps à Ja lecture latine.Et les bonnes gens de s'écrier: Les voilà bien, les frères et les soeurs, qui perdent le temps à faire lire en latin, ln voilà une connaissance qui sa ontiller nos enfants pour le jour où ils devront gagner leur viel.ete, ete.D'où critiques générales, mouvements des ouvriers qui réclament ceci et cela, et feu de joie dans certains camps.Mettons les choses au point.En 4e, le programme demande, page 85, que les enfants sachent lire les prières qu'ils doivent apprendre, c'estA-dire Pater, Ave, Credo, Confitcor, Benedicite, Sub tuum, De profundis, Angelus, Ce n'est cêrtes pas exorbitant, à moins qu'on ne prétend que c'est déjà trop de faire apprendre ces prières en latin à un enfant catholique.Ce qu'on voudra bien nous dire, si on le croit.Es 50, lecture des chants liturgiques de In messe, En Ge, lveture des chants liturgiques de l'urdinaire des vêpres.En 7e, autres chants liturgiques usuels.En 8e.récapitulation.Bagatelles, done, que tout cela; choses qui sc font À temps perdu, sous forme de repos, qui n'entrent jamais dans la division quotidienne de l\u2019emploi du temps.Avouons done qu\u2019il faut avoir bien peu de choses à réformer dans un programme pour s'attaquer À semblables minuties.60 \u201cSupprimer l'organisation ad- \u201cministrative, politique, judiciaire, \u201cecclésiastique de la province de \u201cQuébee et du Canada qui, d'après \u201cle programune, doit s'enscigner \u201cdans toutes les classes à partir \u201cde Ia de année, \u201cUne demi-heure \u201cpar semaine, en \u201cbème année, donnerait aux en- \u201cfants une .connaissauce suffisante \u201cde ces différentes organisations.\u201d Boit, mals à In condition que la plupart des élèves parviennent à la 6e année et In fassent.Ce qui n'est pas tout à fait le cas, je crois.Sinon, je regretterais que les élèves, quittant l'École après la quatrième, ne connaissent rien des diverses organisations de leur province, ni de Jeur pays.Il me semble done que le programme est bien sage, de donner tran- et aux par il pas que nos enfants catholiques çont de lecture, d'histoire, de géo- graphie; à l\u2019occasion d'une élection Inunicipale, provinciale, fédérale, d'une visite des commissaires d'écoles, de l'évêque et du curé.Cette méthode naturelle parait à plusieurs plus efficace et instructive que de faire avaler tout d'un coup uux élèves, en Ge, tout un tas de counalssances compliquées, qu'ile he pourront certainement pas digérer, ni retenir.Je proposerais plutôt et en plus que, tout le long du cours, de Ja même façon, naturelle et occasionnelle, on fasse savoir à l'élève quels sunt et seront blentôt ses droits et devoirs de citoyen.Et xollà pou rles suppressions sufurérées desquelles Je dis, sous forme de résumé, les unes sont inndmissibles, lea autres sont inal- @nifiantes et luin de constituer une réforme qui vaille de notre programme, Nous verrons bientôt ce qu'on demande d'y ajouter.l'ardonnez-moi, cher monsleur Lamarche, d'étre si long dans ma réponse.Je n'indique tous ces détails que parce qu'ils sont propres à faire du bien au publie et à la cause de l'enseignement.C'est du Moins ce que je conclus des Hombreunes lettres d'encouragement que je reçoin d'hommes de toutes puel- tions sociales et religieures, Recevez l'expression de mon en- tler dévouement et respect.J.O.MAURICE, ptre, Visiteur d\u2019écoles.Ie 6 octohre 1518.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ce Orem - LE Sauveur DE LA France C\u2019est le titre d'ores et déjà décerné à Foch le 23 août dernier, en remettant à Foch le bâton de maréchal de France, le président de Ja République française s\u2019écriait: \u201cNous voulons vainere, nous vainerons,\u201d Nul programme ne pouvait définir plus heureusement la résolution des nations alliées, nulle main n\u2019était plus digne que celle de Foch de recevoir Pinsigne du commandement suprême ave l\u2019ordre de conduire les armées à la victoire.M, Poincaré a indiqué le but à atteindre, l\u2019och y «st parvenu.Car ce que veut Foch, if le fait.Notre nouveau maréchal de France est avant tout et par-dessus tout une volonté réfléchie se basant sur Ja puissance des moyens dont ib dispose, volonté tenace qui ne connaît pas de flichisse- ment, Aux mois d'avût et septembre 1904, les Allemands out rencontré devant eux Joffre, l'homme froid, avisé, sans nerfs, capable «de conserver son calme et toute sa lucidité d'esprit pendant la plus grande des tempêtes: aujourd'hui, nos cunemis ont en face d'eux un homme chaud, ardent, (Foch\u2014prononver Foche, \u2014 sinifie Feu dans certains diütlectes, du latin Focus).ré-ofu, méthodique dans la pour-
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