L'autorité, 23 juin 1917, samedi 23 juin 1917
[" Tamas | ' or = 8163 ST-DENIS GASTON MAILLET, directeur .Cette insulte au clerge Un vieux prétre appuie \u2018\u201cl\u2019Autorité\u2019\u2019 et demande av gouvernement Borden de la réparer en incluant les ecclésiastiques dans la conscription L\u2019article intitulé: \u201cUne injure au clergé.\u2014 Pourquoi sir Robert I.Borden l\u2019exclut-il de la conscription?\u201d nous vaut cette lettre d\u2019un vieux prêtre, dont nous ne mentionnons pas le nom, bien que nous toyons prêts à le communiquer, dans nos bureaux, À qui en fera la demande, aiusi qu\u2019il nous y autorise.Dans l'article en question, \u201cl\u2019Autorité\u201d réprimandait le gouvernement Borden de vouloir enlever aux prêtres du Canada l\u2019occa- sioir de glorifier leur état en participant aux sacrifices sanglants offerts eur l\u2019autel de la patrie; et colle ajoutait: Pourquoi nos jeunes réminaristes scraient-ils empéchés de suivre les magnifiques exemples que leur ont donnés leurs cousins de France, dont le coeur fut assez grand pour y renfermer à la fois et l\u2019amour de la religion et l\u2019amour du pays?.Cette révélation en faveur de notre clergé nous a valu d\u2019innombrables messages plus flatteurs les uns que les autres; mais aucun ne pouvait nous être plus sensible que celui du bon ct brave curé à qui nous passons maintenant Ju plume: A Monsieur le directetr de \u201cl'Autorité\u201d.Monsieur, Laissez-moi vous féliciter de la généreuse inspiration qui vous a fait élever la voix pour protester contre l'insulte fuite nu clergé protestant et catholique dans la loi de conscription actuellement débattue nu parlement.Je veux charitablement penser que le gouvernement n'a pas eu l'intention d'offenser les ministres de la religion en les déclarant, Binai que les Ioukhobors, \u2018dispensés des devoirs que tous les bons citoyens doivent à In patrie.Comme prêtre, et quoique fatalement ex- \u201ctppté du service militaire à cause de mes soixante-0onze aus, je n'en ai pas moins ressenti l'uffront fait à mes jeunes confrères.Quand, avec la eonscription, on aura incorporé dans les armées tous nos jeunes gens el qu'en les enverra sur les champs de bataille, comment le gouverne- went pourrait-il croire que les pasteurs consentiront ainsi à abandonner leur troupeau en face des périls qu\u2019il aura à affronter.Si la défense mationale exige que tous les hommes classe par classe, soient appelés sous les armes, au nom de leur dignité les membres du clergé ne suuralent accepter d'être dispensés de faire leur part.D'ailleurs tout en combattant, quelles magnifiques occasions ne trouveront-ils pris d\u2018exercer leur saint ministère?Du reste, quand nos jeunes gens partiront, pourrions-nous répondre pas un refus, nous, du clergé, si s'adressant à nous, îls disent: \u201cNous vous avons toujours suivis en tout ct partout.Est-ce que vous ne serez [xix à notre têle, là-bas, dans les tranchées?D'où il résulte que le gouvernement en dispensant le clergé en masse du sacrifice suprême demandé à tous les autres citoyens moins les Doukhobors, lui décerne en quelque sorte \u2014 sans l'avoir voulu, je l\u2019espère Lien! \u2014 un brevet de Jâcheté.Oh! je suis sûr que rien qu'd cette seule pensée chaque ecclésiastique à senti bouillir son sang comme j'ai senti bouillir le mien.Si cette imputation souverainement Injurieuse n'est rayée de la \u201c101 Je demadlie quan moins Bi ÿ ajoute une autre disposition, qui, tout - eu laissant subsister \u2018exemption, permettra aux membres du clergé de s\u2019enrôler volontairement.Que l'on inette, dans la loi du service militaire de sir Robert Borden, une clause pureille à l'article 14 de Ja loi de la milice qui décrète: \u201cL'exemption n'empêche de servir dans la milice nulle personne qui désire le faire et qui n\u2019y est pus impropre pour cause d\u2019infirmité physique.\u201d Ainsi les pasteurs pourront servir leur pays, ef Îls ne se montreront pas inférieurs à leus confrères de France, vis face de leurs devoirs patriotiques.Je n'ai pas présentes à ln mémoire les courageuses paroles prononcées en diverses eircoustances par Son Euinence le cardimmnl Bégin, par Mgr Emard et autres prélats depuis le début de la guerre; mais j'ai encore sous les yeux ces phrases épiques sorties de la bouche de Sa (irandeur Mgr Bruchési en octobre dernier, et par lesquelles notre vénérable archevêque indiquait clairement où sont, dans son opinion, les véritables lignes de défeuse du Canada : \u201cLes héros morts sur le champ de bataille, prononçait Sa Grandeur savaient que c'est lo Canada même qu'ils défendaient à ce moment, en combattant pour la mère-patrie.Ils ont fait grand le nom de leur patrie et ceux qui leur survivent ne failliront pas à feur devoir.\u201d (Cette héroïque répouse fuite d'avance à l'appel lancé par l\u2019Empire britannique, je suis sûr qu'elle n trouvé Jécho qu\u2019il fallait dans le coeur de nos jeunes prêtres ct de nos wéminaristes, et que ceux-ci, lorsque les mobilisés de Québec \u2014 nu cas où la conscription deviendrait loi ~ leur demanderunt: En êtos-vous?répondront sur le champ: Nous sommes prêts, Encore une fois, monsieur le directeur, je vous remercie de tout mon coeur pour votre protestation généreuse, et je vous price de croire que tous les catholiques sincères partagent ma gratitude pour l'attitude sympathique que votre journal ne cesse de manifester à l'égard du clergé.UN VIEUZ PRETRE LES THEATRES A QUEBEC (Spécial à l\u2019Autorité) Québec, 22.\u2014Le recorder Dery vient de condamner en bloc les théâtres de vues animées à fermer leurs portes le dimanche.Heureusement, l\u2019habile avocat qu\u2019est Mtre Hector Laferty a pris la cause en mains et va instituer un bon \u201ctest case.\u201d Sans cela: la vieille capitale serait aussi morte que Pompéi.NAPOLEON SEGUIN La démonstration amicale dont a été le héros, au Sault-au- Récollet, notre ami Napoléon Séguin, député de Sainte-Marie, n'était que le juste hommage rendu à un homme de coeur par ses compatriotes reconnaissants.Nous étions là plus d\u2019un millier, mais cela ne donnait qu\u2019une petite idée de la foule énorme des amis de Napoléon Séguin, et dans laquelle entrent pour une bonne part tant d'obligés.À cet homme charmant, à ce citoyen dévoué, l\u2019Autorité renouvelle ses meilleurs voeux.L\u2019AUTORITE.En garde, Verdun ! Les contribuables de Verdun sont actuellement appelés à _ &e prononcer par referendum sur le projet de dépenser $500,000 dans leur municipalité cet été.Comme toujours, les citoyens sont de bonne foi et ne voient pas les grosses ficelles tirées derrière ce \u201cscheme.\u201d S'il est voté, l\u2019Autorité se chargera de déméêler ces fils.Elle a été avertie trop tard pour en dire plus long aujour- d\u2019hui.= LAUTORITE REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS Mouchardise et piraterie Le bureau du Coli - charder, par des détectives privés, les bureaux des dentistes.\u2014 Eudore Dubeau, le pirate de I\u2019Ecole Dentaire terrorise les étudiants\u2014 Scandaleux état de choses Le bureau du Collége des dentistes a jugé bou de traduire devant lui quelques membres de la profession, leur reprochant d\u2019être attachés a des bureaux qui ont recours dans les journaux à des réclames noi\u2019 autorisées par les règlements du Collège.En agissant ainsi, bien enteudu, le bureau du Collège des dentistes prétend sauvegarder l'honneur professionnel.Quel culot! lls parlent d\u2019honueur professionnel, ces gens qui se livrent à un espionnago en règle des bureaux des autres membres de la profession en y envoyaut des détectives raccolés, dans les agences privées, de ces hommes sans foi ni loi, comme où en n vu opérer à Québec, lors des exploits de l'agence Burnsles pires ennemis de la dignité professionnelle, en l'oceur- rence, ne sont-ce pas les dentistes qui ont recours à semblables agents ?Impossible de descendre plus bas que ce bureau des gouverneurs du Collège des dentistes.Après s\u2019être constitué en tribunal d\u2019inquisition, voici un corps qui fait moucharder par des sbires payés les bureaux des confrères.Pourquoi ne soudoieraient-ils des faux témoins afin de multiplier les suspensions, car les membres de ce bureau de gouverneurs (quels grands titres pour de si petites gens5) auraient tout intérêt à n'être que les senles dentistes dans la povinee de Québec?C'est écoeurant.Encore, s'il s'agissait de surveiller tel dentiste adonné à la cocaine, tel autre en proie à l\u2019usage de la morphine, tel autre faisant abas d'alcool.comme il s\u2019en trouve plus d\u2019un.nous comprendrions que le bureau des gouverneurs aurait un senrblant de justi- cation en îes faisant moucharder par des sbires.11 pourrait alléguer In protection due au public.Mais ces dentistes, comme vous le savez, anis lecteurs, pratiquent en paix.Ceux À qui les gouverneurs en veulent, ce sont ceux qui pourraient appartenir de près ou de luin, à des bureaux annonçant et posant des dentiers bon marché.Le public jugera par la immense amour que lui porte le bureau du Collège des dentistes, incarné dans son méprisable secrétaire, l\u2019homme au scheme raté du bain LaFontaine.le gluant Eudore Dubeau.Ré né ue H faudra bientôt que les pouvuirs publics interviennent pour délivrer la profession de ce Castro de la dentisterie.Car le tyrannique Eudore en est rendu à considérer la profession comme son empire et ses confrères comme ses sujets sur lesquels il aurait droit de vie et de mort.Nous avons dénoncé les persécutions qu\u2019il a exercées contre un des membres les plus anciens et les plus respectés du Collège des dentistes, parce que ce dernier avait suspendu à sa porte une dent d\u2019or, l\u2019enseigne symbolique de la profession.Si la défense d'annoncer est maintenue dans les règlements, au mépris des intérêts des dentistes et du public, cela est aussi dû à son influence, * Les abus d'autorité du docteur Dubeau ne-sont pas devemus | intolérables seulement aux membres de la profession, mais un vent de révolte souffle aussi parmi les étudiants, qui se déclarent incapables de se soumettre plus longtemps à ses odieuses persécutions.Chacun sait que les étudiants sont, à l'écule dentaire, exploités d'ela plus révoltante façon.Les cours sont à un prix exorbitant, et lo neyige xans pitié qu\u2019ils soient intégralement payés d'avance.Puis les étudiants sont tenus de débourser sans cesse pour acheter des instruments et des drogues, qui devraient être gratuitement fournis par l'école.D'autre part, l\u2019école Dubeau \u2014 Nolin garde la totalité des honurnires payés par les patients traités par les étudiants eux-mêmes à la clinique.l'uis les professeurs séparent entre eux les profits et vivent gras.On conçoit «once que beaucoup de jeunes gens ue pourraient étudier l\u2019art dentaire s\u2019ils ne comptaient sur le léger salaire qu\u2019ils peuvent gagner en travaillant chez des practiciens pendant leurs études.Nous savons, par exemple, que de grandes institutions\u2019 ont offert de payer les cours d'une quinzaine d'étudiants, en considération de quelques services qu'ils pourraient rendre à leurs heures de liberté.Or, voivi que l\u2019autocrate Dubeau vient de faire savoir que les étudiants qui travailleront dans \u201ccertaines\u201d institutions ou chez \u201ccertains\u201d dentistes ne lui plaisant pas, à lui, seront impitoyablement blackbonlés aux examens.Cet insolent ultimatum comble la mesure et promet de déchat- ner ni plus ni moins qu\u2019une révolution\u2019 à l\u2019école dentaire, révolution qui recueillera assurément les sympathies du public et celles de la majorité des membres de la profession; car quel respect, quelle confiance peuvent inspirer des examens où ce qui prime n'est pas la force du candidat, mais l\u2019arbitraire de l\u2019examinateur?Ft les parents des élèves donc.eux qui se saignent aux quatre membres pour payer bon an mal au de fabuleux cachets que Dubeau & Cie empochent avec un cynisme vutrageant.pourquoi ces parents exploités sans vergogne n'iraient-ils pas en délégation vers sir Lomer Gouin et Mgr Bruchési, dénoncer Eudore Dubeau, pirate ct bourreau des étudiants en dentisterie ?- JULES MOREAU PE L\u2019amendement Laurier va être battu par dix voix Et la conscription sera adoptée par vingt- cinq voix aux Communes (Spécial à \u201cl\u2019Autorité\u201d) Ottawa, 22.\u2014Tous les milieux d'Ottawa où pénètre \u201cl\u2019Autorité reconnaissent la justesse de l\u2019attitude par elle prise lorsqu\u2019elle déclare que la conscrintion du travail et la conscription de la richesse auraient dû précéder au Canada la conscription militaire.Mais entre nous, cependant je dois dire que la conscription va passer en Chambre par une majorité de 25 à 30 voix.L\u2019amendement Laurier, en faveur du referendum, sera défait par une dizaine de voix, et ainsi en sera-t-il de l\u2019amendement Graham, propre à faire rendre gorge aux accaparateurs.de FEmpire angials.On a décidé de nous faire entrer de force dans l\u2019Empire britannique.dépourvu, comme elle l\u2019a été par l\u2019Allemagne.On prévoit bien quelque agitation dans la province de Québec: mais la province de Québec contre l\u2019Empire britan- nique, c\u2019est pot de terre contre pot de fer, n\u2019est-ce pas?e Dentaire fait mou- Les finances municipales Heureusement que Saint-Sulpice et autres communautés religieuses sont là pour y remédier Le régime Martin le plus néfaste que nous ayons jamais eu a Phôtel de ville, a conduit les finances de Montréal À un gâchis épouvantable.Quels que soient les expédients, les emprunts successifs aux- uels le conseil de ville puisse recourir, i) lui est désormais impossible de combler, avec le système actuel, les énormes déficits qu'accuse chaque année le budjet municipal.Quelle humiliation pour nous, Montréalais, que le refus des banques canadiennes et américaines d'entrer en nézeciation- avec la métropole pour le dernier emprunt de $1,400,000 ! Le seul remède jusqu'ici proposé à ce désastreux état de nos finances est une augmentation de la taxe qui ne frapperait que les wwalbeureux propriétaires déjà saignés à blanc.Des hommes imbus de l'esprit de progrès, doues d'une certaine dose d'iniative ct d\u2019énergie, trouveraient pourtant de nouvelles sources de revenus pour alimenter le \"l'résor municipal; *l\u2019Autorité\u201d en a déjà indiqué un grand nombre ct il n'y a que l'embarras du choix; mais nos édiles, enlisés dans la vieille routine, n'ont pas l\u2019esprit assez ingénieux pour faire venir, comme on dit, l'eau au moulir Je moment est cependant venu «le réviser ln taxe et d'imposer les propriétés non directement destinées au service du culte ou a des fins evolaires, et qui jouissaient jusqu'ici de l\u2019exemption de cca- tribution.Cette mesure ne prendru du innté.verte par le maire Martinplus, reste personne par surprise; on sentait qu\u2019an jour ou l'autre elle viendrait inévitablement; et le sémipmire de Saint-Sulpice, toujours prévoyant, prend déjà ses me- eures pour paver des impôts, mêmes rétroactifs.de côté une certaine somme d'argent destinée à solder les taxez que la ville pourraient un jour lui réelamer.Fondateurs de Montréal, intéressés de tout temps à son déve- loppément et sà prospérité .les Sulpiciens comprennent qu'is faut aider la ville dans les moments de crise qu\u2019elle traverse.l'on peut être assuré qu'ils ne se feront pas tirer l'oreille, si notre administration fait appel À leur concours et à leur bonne vo- II met chaque année Le jour ol, dans Pintérét publie, on imposera leurs immeubles, MM.les Sulpiciens s\u2019exécuteront avec d'autant plus de bunne grâce qu\u2019ils voyaient venir le coup depuis la dance échevelée des écus ou- Le dévouement que MM.de Saint-Sulpice ont manifesté et manifestent encore envers la Ville de Montréal -ervira d'exemple et sera suivi, vous n\u2019en doutons pas.par tant de commumautés non assujetties jusqu'à date aux obligations des simples vitovens, Et ainsi s'ouvrira pour In Ville un inépuisable filon d'or qui sauvera de la vente par le shérif maints propriétaires qui n'en peuvent ORSERVATOR > Tont-ils de que d'ivrognes.l'Autorité citait, dahs son dernier numéro, la \u201cSemaine Religieusc\u201d de Québec, organe de Son Eminence le cardinal Bégin, qui dévla- rait, en 1898, que la prohibition totale n'est pas réalisable et n'est.qu\u2019une pure utonie.\u201d Nous avons auni compulsé la Semaine Religieuse de Moutréalpour voir quelle attitude elle avait adoptée à pareille date sur le referendum pris à propos de la prohibition.Mais la publication moutréalaise reste tout à fait muette là-dessus, estimant sans doute que la prohibition étant une utopie, autant valait n'en pas parler.lit co méprisant.silence en dit aussi long que Particle anti-prohibi.tionniste publié par Ia \u2018Semaine Religicuse™ de Québec.Or.ceci étant posé, pourquoi le vlergé catholique ne conserverait-il pas la meme attitude sur la prohibition, aujourd\u2019hui, que celle adoptée il v a 20 ans?Un principe est imanuable.et ce qui était mauvais en 1898 ne peut être bon aujourd'hui: c'est là du moins ve que lon nous a enseigné au cullège.LES FURITAINS NOUS MENACENT Mais le clergé de la province de Québec serait-il tenté de favoriser la prohibition par déférence pour les ministres puritains de l'Ontario?Auparavant, qu'il se mette bien * au courant de la sympathie entrete- { * v nue par ces messieurs à l'égard du Québec, Chacun à pu Tire dans les juurmaux cette dépêche de Tondon, contenant les si amicales paroles prononcées par l'évêque Williams au synude anglican : \u201cImposons la conscription, et de force s'il le faut, aux Canadiensfrançais, Est-ce que la politique du pays, dans cette guerre, va être dirigée pur les tire-au-flanc de la province de Québee?\u201d Ia \u201cGazette\u201d, commentant telles paroles, rappelait qu\u2019en juillet der- pier un ministre badtiste de l\u2019Ontario, avant même qu\u2019on panät de conscription, proposait de se mettre À la tête d\u2019un corps armé et d\u2019envahir le Québee.Et la \u201cGazette\u201d en concluait que ces apôtres semblent avoir un faible vers ln -persunsion Les puritains d'Ontario continue- Nous faire (a loi ?Mettons le clergé canadien-français en garde contre ces énergumènes.\u2014 M.Bourassa réitère, dans une lettre ouverte, qu'ily a chez nous plus de voleurs par la force, | Or, ces tenants de la conscription sont.aussi les tenants de la prohibition, et ils ne parlent pas en termes plus mesurés de nous imposer leur doctrine prolubitive que leur doctrine militaire.Le clergé canadien a pu etre trompé un temps par ces énergumènes ; Nutis nots espérons quil va se ressaisir bientôt.Le puritans me n\u2019a jamais marché de pair avec le catholicisme; ve sont deux doc- irines irréconciables.et nous ne voyons pas comment elles pourraient être mises d'accord aujour- d'hui plus gquhier.Un homme qu\u2019on n'accusera pas ce faiblesse envers les anti-prohibi- tionnistes, M.Henri Pwurassa, directeur du \u201cDevoir\u201d qui interdit dans son journal la publication des annonces de liqueurs, vient d'exprimer nettement son avis sur le sujet au Rév.l'ère Jonchim-Joseph, directeur d\u2019une revue qui s'appelle \u201cla Tempérance\u201d et que son rédacteur voudrait répandre à profusion dans les Écoles.Voici la correspondance échangée entre eux: LETTRE DU PERE JOAOHIM- JOSEPH + Mat, 1917.Monsieur Henri Bourassa, Directeur du \u201cDevoir\u201d.Cher M.le Directeur, Trourerez-vous le problème asse: important pour lui consacrer quelques minutes d'attention ?Jose l\u2019espérer puisque personna ne pense cl ne parle mieux que rous de l'éducalion de nos enfants et de son importance rapitale.El que dans l'occurener il s'agit de préparer une gén.ration de lempérants par Uécole.M.Bourusse.je suis que rotre temps est excessivement pris par les grandes questions sociales el cependant j'ose solliciter rotre appréciation de la question ici jiosée, REPONSE DE M.BOURASSA Montréal, 9 juin 1917.Mon révérend Pere, J'ai lu votre communication avec un vif intérêt, Inutile de vous dire que je partage entièrement votro opinion el que j'approuve sans réserve voire excellente idée de faire de la tempéranee l'objet d'un ensei- GILBERT Rire et MONTREAL, 23 JUIN 1917.Abonnement : - Par malle.$2.00 par année LARUE, rédacteur en chef pleurer Midas Laporte Vl'ous connaissez tous, À Montréal, Midas Luporte.Or, savez-vous que cet homme qui ne cesse de poser «à la vertu va ac trouver bientôt dans de fort mauvais draps.Nommé acheteur du goucernement, on vient de s'anerceroir que des personnages touchant de près à Midus s'enrichissent à vue d'oeil.Afin d'éclaircir sa conscience, qu'il a si délicate les Libéraux ront demunder une bonne pctite enquête aur acs achats.(Dépêche spéciale d'Ottata).C'est dans l'épice et l'chocolat, Dans la mélass\u2019 que débuta Midas Laporte: Puis, se prenant pour un sauveur, Il se fit grand réformateur, Midas Laporte: Son commerce fut délaissé, Car on ne pouvaitse passer D'Midas Laporte: 1 était dev'nu si puissant Que l'on n'pouvait exister sans Midas Laporte: Avec son eeil inquisiteur, Il veill* toujours l'assiette au beurre.Midas Laporte; Rien au conseil municipai S'faisait sans cet homme\u2019 principal.Midas Laporte: Et l'on voyait tous fes éch'vins Craindre comme de p'tits gamins es a.Si par hasard iis Mettre iF N RESORMEZ-VOUS, BONNES GENS ! Midas Laporte; \u201c \u201cQue sans 'moindre dout\u2019 iis voulaient le pouvalent à Laporte.Au parle ment on n'peut aller A c'heure icitt\u2019 sans en parler A M'sieur Laporte: I! est partout, s'fourre dans tout C'est des Tories le gros atout, Midas Laporte: Oui, c'est lui, le GRAND ACHETEUR, L'copain de Xle barboteur, Midas Laporte: V'a plus d\u2019ville, plus rien.plus d'pays, Y'a Midas tout seul\u2014et c'est lui Laportc.Messir\u2019 Chacun se dit:\u2014 Jusques à quand Supporterons-nous fe carcan D'Midas Laporte ?Car tout Ic monde en a plein l\u2019dos De cet hypocrite bedcau D'Midas Laporte: Et comm\u2018 le veut l'AUTORITE, Faut qu'son Commerc\u2019 soit ausculté A M\u2019sicur Laporte; Y s'pourrait bien Le mettent dans qu'tous gcs contrats un pièg\u2019 à rats, C'pauvre Laporte! ERNEST TREMBLAY EE EE EE EEE.qnement méthodique à l'école.Vous n'ignore: pas que le Devoir a prêté un concours loyal ct constant aur promoteurs de la tempérance.11 lui en a même cuûlé très cher pour res- ler ronséquent avec ses principes, là-dessus comme en toute autre chose.Cependant, je me permels une observation: La nécessité de combattre l\u2019alconlisme ne doit pas faire oublier les autres maur de notre société.À mon humble avis, l'improbité, publique et privée, et le défaut d'esprit social, menacent notre société française el catholique, notre existence nationale et notre ri- falité religieuse, plus encore que l'intempérance.En d'autres termes.nous complons plus de voleurs et de mauvais patriotes que d'ivrognes \u2014\u2014 dans nos classes dirigeantes surtout.À l'enseignement de la temperance.ne faudrait-il pas joindre l'enseignement de la probité, de l\u2019honneur et du vrai patriotisme?Veuillez agréer, mon révérend Père, l'assurance de ma respectueuse considération.Henri BOURASSA.Pour qui sait lire entre les lignes, il est facile de tirer d\u2019instructives conclusions de cette lettre.Souhaitons qu'elles towmbent sous les veux des principaux intéressés.Sylvio PICAUD.La prospérité revient ; et si vous voulez reussir en affaires, vous devez annoncer L\u2019AUTORITE ear 2 à | MONTREAL, 23 JUIN 1917, \u2014\u2014 Ces attaques des journaux americains contre les Canadiens-francais nes comme des harengs fumé.Nous ne sommes pas de ceux qui se complaisent en une héate con- y templation d\u2019eux-mêmes, persua- \u2018barbarous asd inhuman 83 civilisa.dés qu\u2019ils ont touché le sommet de Gon has declared them to bela perfection, mais il ne faut pas | \u201c# - perdre confiauice en nous-mêmes, | We belleve thut everybody wil) ce qui serait aussi pernicieux à Stree that there Is à vast difference Lepplin ralés on undefended Evgiish towns have been discontinued , Because they were unprofitable and t because they were 1) MEFRIBZ-VOUS Des premiers | RHUMES BI VOUS \u2019 notre développement intellectuel between belag broke und belug 4 Pourquol s\u2019acharner sur un jeune peuple peu attaché aux.« quete nous brdler ge PRE Cu u PRENEZ LES .choses de la terre et qui poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin ?, : nerné , ous l\u2019encens_ perpétuellement sous le\u2019 In view of the demand sud the nez «t d'habiter le moude irréel du prices it would.be the part of wis.tève ou de lu fantasmagorie.dom for Cuba to raise less hell and CAPSULES CRESOBEN QUERISON RAPIDE ET CERTAINE more sugar.Après le \u201cNew York Times\u201d, c'est un journal de Boston qui vherche noise aux habitants de la Province de Québec, Ces Américains, vraiment prennent guût à manger du Canadien, depuis quelque temps.On ne leur connaissait pas ces fringales d\u2019anthropophages.Ces gens qui vivent \u201cà l'ombre du flambeau de la Liberté\u201d conne dimit M.Prud'homme se révèlent à tous sou> un jour nouveau.le privopte \u201cLive and let live\u201d qu\u2019on aurait cru tiré de leur génie inventif, tant il caractérise bien fes fils de l\u2019Oncle Sam cesserait d'être en vigueur au-delà de lu quarante-cinquième ligue\u201d Nous nous le demandons avec inquiétude, depuis que les feuilles de New- York et de Boston nous attaquent avee tant de délovauté.Ou bien la folie collective qui s'est emparé de tout le monde gagne-t-etle aussi le cerveau des journalistes et vont-ils se mettre à hourrer leurs colonnes de mots explosifs, de grenades meurtrières «commencer sur nous ln uerre qu'ils =e proposent de généralier par l'univers\u201d Puisque c'est la guerre sous la terre.dans le ciel, sur mer, ainsi que l\u2019a prédite UApoalypse, pourquoi n'existerait-elle pas dans les en- vriers?On a bien vit des tempetes dans un verre d'eau, vu sous des cranes, Tien d'étonnant à ce que les gratte-papier mettent leur plume au bout du fusil et s'exercent ainsi à faire des charges contre les C'anadiens.d'aiguiser leur fureur sur Hous pour fondre avec plus d'a-surance sur les Bouches?Tout de même.avant de condamner nos voising, il convient de pro- ceder @ une petite enquéte pour ne pris Nous livrer à des jugements téméraires.dont la consequence serait d'éveiller en nos coeurs un sentiment d\u2019aigreur, peut-être injusti- fie.D'abord il faut dire que les articles résounent étrangement à nus oreilles, Nous «ynnaissons pour les avoir entendus quelque part ces accents de haine.Cette cacophonie à déjà déchiré notre tympan.Hs out déjà, je crois, fait le tour de la \u2018presse vntarienne.Avec une sourdine, ils unt paru dans les quotidiens de Montréal, la *Gazette\u201d, entre autres.Quand ils no passaient pas ici.ils allaient se faire liu-pitaliser en milieux orangistes.Ne serait-ve pas les machines infernales qui ont incendié lu Ville-Réine et préparé la guerre vive au Canada\u201d Sournuisement des agents de destruction ont semé In zizanie dans les provinces anglai- Des branduns de discorde ont été jeté= par des muins criminelles duns une population qui ne nous témoignait pa- autant d'hostilité, il v n quelques années, De même qu'il ne faut qu'une allumette enflamme jetée dans un tas de paille pour allumer un invendie désastreux, il suffit de quelques paroles malheureuse pour causer l'irréparable entre Jes races Les intempé- ses.des projections de slentilles de faire brûler à distance les flottes ennemies.Un journaliste anglais a réussi un autre tour de force.Tout en restant assis à son pupitre, il u dirigé le rayon de sa haine par de là les ondes contraires, à un point fixe qu\u2019il avait résolu d'atteindre, et le courant néfaste parti de son cerveau est venu frapper d'autres pensées.L\u2019étineelle fou- drovante a jailh avec un zigzag dans Ja nuit noire et l'oeuvre de mart fut accomplie Tant va la «ruche à l\u2019eau, qu'à la fin, elle se brise.Cette prose incendiaire qui d\u2019abord avait réjoui les jannes de Toronto et dont ils s'arrachaient les tmoinilres brindilles, parce qu'elle satisfaisait en eux un mesquin sentiment de vengeance, cessa d\u2019é- tre recue avec enthousiasme, quand ils virent les ravages qu'elle causa.non jras à ceux qu\u2019elle visait mais à eux-mêmes, Îl arrive souvent que l'inprudent qui se «rt d'une arme à feu en et la première vie- tine.Grand fut leur désappointement, en constatant que les Canadiens qu'ils avuient insultés re- fusnient de payer l'impôt de sang à leur place.Ils auraient bien voulu rengniner leurs propos Îdesants, mais il étaient déjà entrés dans les âmes des Canadiens-français peur n'en plus sortir peut- etre.Toute l'oeuvre de civilisation des Cartier, des Lafontainedes Laurier devrait-elle done e- chouer sur ce misérable écueil?11 v avait sans doute d'autres causes lointaines et profondes de mésen- tence, mais elles seraient restées latentes.sans ce malheureux qui mit le feu aux poudres.Furieux comme l'enfant qui denne un coup le poing sur ln porte où il vient de frapper sa téte blonde, ces jour- maux d'Outario répudièrent les writs de ee journaliste, cause de tant de trouble.Te serite recut ar le prochain courrier ses manus- \u2018rits chargés de dvnamite.Mais quel est celui qui se décide à serrer lans som tiroir un article refusé?On avale plutôt aa langue qu\u2019une liatribe empoisonnée contre un mnemi.C'est alors qu'il eut li- lée d'envoyer ses poulets à Ta- Iresse des Canadiens à des juur- \u201caux américains, lesquels comme ioute presse jaune en firent leurs lélices.Mais il est facile de voir que ees oeufs \u201cpivelé\u201d n'ont pas \u201cté couvés par des journalistes anté- \u201cicains.Nous sommes même
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