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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 25 septembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1915-09-25, Collections de BAnQ.

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[" P [Achetez l'Autorité avant Voi.1I\u2014 Ne 92 ée partir pour la campagne lo samedi Administration ot rédaction : 162 St-Denis Tél.Est 893 GASTON MAILLET, directeur JOURNAL HEBDOMADAIRE L'AUTORI Redde Caesari quae sunt Caesaris \u2018 i L\u2019Autorité est pre o~ rt los 86 Somer rw Montréal, 25 Septembre 1915 Reglons donc l'affaire du Tramway Une troisième offre à Sir Lomer Gouin ! J'avais raison de parier que sir Lomer Gouin n\u2019accorderait pas à l'Autorité\u201d le contrat d'impression du \u201cJournal d'Agriculture\u201d, même a $10,000 meilleur marché que le prix du \u201cCanada\u201d, + A cette première offre, il est resté muet.J'ai vainement insisté sur la joie que ressentiraient les employés du Palais de \u2018 Justice, trop longtemps négligés, à se partager cette manne que le gouvernement, grâce à une sage économie, pourrait leur consacrer.Pas de réponse ! A la proposition d\u2019épargner $10,000 au Trésor provincial j'ai joint celle de verser $500 à la corporation de l'hôpital Notre- Dame, qui est en déficit et menace de fermer, par la force des choses, ses salles ouvertes jusqu'ici gratuitement aux miséreux.Silence complet ! Je dis complet parce qu'au silence de sir Lomer Gouin le \u201cCanada\u201d a joint le sien, craignant sans doute pour sa grasse prébende, dénoncée même par un journal libéral du matin, le \u201cRéveil\u201d, qui-est en train de s'approprier petit à petit le reste de la clientèle du \u201cCanada\u201d et qui trouve $29,000, à part le bénéfice net des annonces et des abonnements, une bien trop grosse somme pour les services discutables que rend le \u201cCanada\u201d au parti, \u201cavec sa maigre rédaction et ses gaffes\u201d (je cite le \u201cRéveil\u201d).Contribuables de la province, aurez-vous la réponse attendue?Outre d'imprimer le \u201cJournal d'Agriculture\u201d a $10,000 meilleur marché, outre de verser $s00 à l'hôpital Notre-Dame, le groupe financier qui publie l\u201c\u201cAutorité\u201d propose aujourd\u2019hui d'ajouter à cela une subvention annuelle de $500 à l'hôpital des Incurables.Les garanties nécessaires seront prêtes dès qu'on nous soumettra le contrat.Et au cas où sir Lomer Gouin persisterait:à le refuser, ce contrat, à l\"\u201cAutorité\u201d, nous serions heureux, chez nous, d'apprendre qu\u2019il a été octroyé à toute autre corporation désireuse de l'accepter aux mêmes conditions.Allons ! M.le premier ministre, devant la province entière, continuerez-vous à dispenser au \u201cCanada\u201d $11,000 qui ne vous appartiennent pas, en somme, puisqu'ils ont été versés dans les coffres par les contribuables ?wn \u2014 Gaston MAILLET.Rouges et bleus Un journal conservateur, le \u201cCourrier\u201d, de \u2018Trois-Rivières, disait dernièrement : \u201cDuns notre province, nous avons besoin d'une organisation plus complète, plus efficace.Nos chefs ont raison de travailler à se mettre \u201cplus en contuet avec l'électorat.Les esprits dirigeants de notre parti, \u201cdans chaque comté, méritent l'attention, l'encouragentent de nus chefs.\u2018Ils ont lutté fièrement äAles époques bien difficiles.Un parti politique \u2018doit parler à la raison et au coeur, Nes chefs doivent apprécier les \u201cbons soldats.\u201d \u201cL'Autorité\u201d n\u2019a nullement l'intention de s'immuiscer dans les affaires des conservateurs.Mais nous çroyons intéressant de souligner les paroles de notre confrère trifluvien.11 purait y avoir deux groupes duns le parti conservateur: Les hommes à tendances démocratiques et les royalistes.Les premiers, esprits combattifs, réclament, à l'avantage de leur parti, plus d'initiative, plus d'action, plus de contact avec le peuple.Les sutres se contentent du statu quo, d\u2019un, laisser-faire asphyxiunt.Ce sont des braves gens à grands principes aristocratiques, que l'on ne voit s\u2019agiter qu'aux élections générales ou uu lendemain d'une victoire.On y trouve des demi-dieux blottis duns leurs niches., Les premiers ont un tempérument plus libéral.On dirait vraiment que les deux grauds partis sont en train de perdre leur ardeur d'sutre- tois.La ligne de démarcation qui les séparait judis semble se rétrécir.Le parti libéral est dans lopposition à Ottawa.A-t-il son entrain d'autrefois?Contruiut par l'opportunité, il n'ose plus défendre les vrais principes du Hbéralisme.ll évite de froisser les personnages de lu haute société et de Ja haute finance, 11 n'a qu\u2019un souci: essayer de retourner le plus tôt possible au pouvoir.Un groupe de conservateurs, au contraire, semble faire tout son possible pour retourner au plus vite dans l'opposition.Le parti conservateur n\u2019u ni organe français, ni clubs, ni réunions à Montréal, et l'exercice du putronage est pratiqué avec imprudence, gaucherie et indifférence.Le nouveau chef de l'opposition à Québec, M.Cousineau, semble vouloir montrer plus d'activité.11 appartient à l\u2019école des combattifs, des remueurs et des excitateurs d'idées; muis est-il suffisaument secondet : Sir Lomer Gouin est hautement impopuluire.ll mérite d'être chassé du pouvoir, et le parti libéral devrait lui trouver au plus tôt un remplaçant, soit M.l\u2019erron, soit M.Taschereau; mais hélas! il consacrent feur temps à l'exercice de leur profession, avocats uvant tout; ils ne sont pas aussi remuants que sir Lomer Gouin, lorsque celui-ci tramuit le complot couronné par l'ussussinat de S.-N.I'arent.l\u2019our nous, ces deux libéraux distingués manqguent peut-étre la supréme occasion de gagner le premier mandat de lu province.S'ils n\u2019agissent pus, lu pluce est toute prête pour M.Cousineau, car nous le préférons à M.Gouin.Nous avertissons encore une fuis le parti libéral, que sir Lomer Gouin le conduit au désastre.Faut-il que le parti libéral retombe dans l'opposition à Québec comme à Ottawa, pour qu'il puisse se retremper comme il faut?.On injurie le directeur de \u201cL'Autorité\u201d parce qu'il ose dire la vérité et dénoncer les exploiteurs de son parti.Le directeur de \u201cL'Autorité\u201d fait-il le dime du travail de critique que fit sournoisement M.Gouin de 1901 à 1905, pour supplanter son chef, M, Parent?Voyons, les bons amis du club Saint-Denis, du club Canadien, vous en souvenez-vous?: Nous demandons aux deux partis de secouer leur torpeur, de reprendre leurs idéals, de se montrer soucieux des intérêts du peuple, d'élargir leurs envergures et de faire bénéficier notre province d'une politique intelligente, passionnante et vraimnet progressive.Qu'ils songent à la jeunesse et qu\u2019ils sachent lui offrir, à l'instar de M.Bourassa ~ dont on ferait mieux d'accepter les bonnes idées plutôt que de les critiquer en bloc, \u2014 des idéals qui feront germer dans son coeur de nobles sentiments, de l'enthousiasme, l'amour de l'étude et de saines idées qui sauront l'intéresser aux grandes questions de l'économie sociale et politique, au développement intellectuel et matériel de notre pays.OBSERVATOR.t Montréalais, propriétaires, hommes d'affaires, ouvriers, sommes-nous capables de voir à nos propres affaires ?Ou si nous méritons des bottes au derrièret Nous revenons sur le sujet, car il en vaut la peine! L'\u201cAutorité\u201d proclamait, il y a un mois, que la plus lourde faute pouvant être commise à l'heure actuelle serait de laisser mou« rir de sa belle mort la question du Tramway.En effet, quel est le problème le plus angoissant auquel la Ville ait à faire face, si ce n\u2019est d'équilibrer son budget pour 1916?En se basant sur les chiffres du budget de 1915, lequel était de $12,589,000, le déficit prévu à l'heure actuelle est d\u2019un bon million et demi.Le percentage prélevé par la Ville sur les revenus de la Compagnie des Tramways atteignait, dans le dernier budget, $472,812.11 s\u2019élé- verait facilement à un million dès la première année, au cas où une nouvelle franchise concéderait à la Ville le droit de prélever un percentage non plus sur les recettes de la Compagnie dans les limites du Montréal de 1892, date de l\u2019ancienne franchise, mais dans les limites du Montréal d'aujourd'hui.Le maire Martin parle de taxe mobile.D'autres combattent cette proposition sans indiquer de remède.Pourtant, ne faudra-t-il pas en venir là, la cotisation ne devra-t-elle pas être augmentée au taux des dépenses, si de nouvelles sources de revenus ne sont pas trouvées?Chacun sait que d'ici quelques années I'évaluation municipale restera stationnaire, ou méme diminuera.Eh bien, alors! Suffira-t-il de mettre a pied quelques fonctionnaires ?Outre que l'allégement ainsi produit ne serait guère appréciable, les chefs de départements seraient les premiers, dans l'hôtel de ville, à protester, eux qui réclament sans cesse des employés additionnels.Créer de nouvelles sources d'alimentation au trésor municipal sans que besoin soit pour cela de toujours recourir au malheureux propriétaire, \u201ctaillable et corvéable à merci\u201d, comme on disait du bourgeois sous les rois de France, \u2014 telie devrait être la ligne de conduite.Pourquoi ces querelles qui nous paralysent sans cesse, Montréalais, dès que nous avons une question grave à résoudre ?A Philadelphie, ville certes aussi importante que Montréal, un contrat était débattu entre la Cité et la Com pagnie des tramways de l\u2019endroit.En quelques jours le contrat était bâclé à l\u2019hôtel de ville de Philadelphie, puis quelques heures après il était ratifié par la Législature de l'Etat de Pensylvanie.Les Américains procèdent de cette façon, et point n'est besoin de voyager longtemps aux Etats-Unis pour constater de quelle longueur ils sont en avant de nous.Une Ligue s'est récemment formée dont l'ambition est, paraît-il, de doter la Ville et la Compagnie d'un contrat équitable pour les deux parties.Un comité spécial nommé par elle a étudié le projet de franchise soumis par le contrôleur Hébert et en a trouvé les termes un peu vagues.Tout de même, elle a jugé ce projet, qui n'est en somme qu'un assemblage de diverses autres propositions, digne d'analyse.Pourquoi alors ne laisse-t-on pas les autorités municipales agir de la même façon que cette Ligue ?Elles se mettralent résolument à l'étude du projet Hébert, éclairciraient les termes semblant trop ambigus; puis, après consultation du peuple par referendum, si le verdict était favorable, ratification par Ia Législature ! Même si les actionnaires du Tramway devaient y trouver leur compte, même s\u2019ils étaient pour retirer un dividende de plus de 6 pour cent, le peuple ne trouverait-il pas son avantage à avoir un bon service de tramways, ce que ne lui assurerait certes pas la municipalisation ?Et ils sont rares, de par le monde, les actionnaires assez philanthropes pour sacrifier tout dividende.Allons, procédons en hommes d'affaires.Tenons compte de l\u2019avenir de Montréal.Préparons-nous à recevoir un flot d\u2019immigrants, lorsque cette guerre terminée, des millions d'Européens fuiront en Amérique se mettre à couvert de semblables conflagrations.Cessons nos luttes byzantines; n'imitons plus les habitants de Constantinople qui, pendant que le canon ennemi battait les portes de la Cité, se disputaient sur des dogmes.La solution fut terrible.Les infatigables disputeurs eurent la gorge tranchée par le cimeterre des janissaires de Mahomet I], et.Constantinople tomba sous le joug musulman.Nous sommes donc tombés bien bas qu'il n\u2019est pas possible de régler équitableent cette question du Tramway.Sommes-nous tombés à une telle profondeur dans l\u2019avachissement qu'il n\u2019y a plus moyen de trouver d'hommes capables de la régler d\u2019une manière satisfaisante, d'abord pour là\u2019 ville de Montréal, ct ensuite pour la Compagnie.Ce qui va arriver, c'est ceci.Sir Lomer Gouin, toujours aux aguets des gros bills, va favoriser sa venue à l\u2019Assemblée législative de Québec.Avec toutes nos chicanes et nos désunions, nous nous en allons vers l\u2019abîme.Commençons donc à avoir de l'esprit public.Comprenons qu\u2019en pleine crise, qu\u2019en pleine guerre, il est ridicule, sinon criminel, de laisser en suspens des questions qui touchent de si près à notre progrès, à notre vitalité même.Les affaires ne reprendront pas dans la métropole avant que la question des tramways soit réglée.Notre indolence frise le crime.Le règlement du Tramway arrêterait du coup la baisse de la propriété immobilière dans les quartiers excentriques.11 apporterait plus de recettes dans le trésor public.Le règlement du Tramway empêchera nos braves ouvriers, nos petites ouvrières de grelotter, de geler aux coins des rues, pendant le dur hiver qui s'annonce.Is! Et nous sommes là, muets, endormis, anéantis Quelles bottes au derrière nous faudrait-il donc pour nous réveiller?Car, il n\u2019y a pas à dire, nous méritons d'être traités à coups de bottes ! FLAMBEAU.Monte - Carlo sur le Mont - Royal Monsieur le rédacteur, prix qui serait exigé pour la con- Je suggère, ce ne serait pas autant Si surprenante que paraisse au premier abord votre proposition de convertir notre Mont-Royal en Monte-Cario, dans le but louable de sauver Montréal de la ruine, j'avoue que, plus j'y réfléchis, plus elle me semble offrir de grands avantages et de petits inconvénients.Sans doute, nombre de citoyens s'opposeront par principe à l'établissement d'une maison de jeu.Mais une maison de jeu comme celle que vous proposez, et où n'auront pas accès les Montréalais, où n'auront pas accès les gens de peu de ressources, mais qui ne sera ouverte qu'aux riches étrangers, et qui leur fera débourser à notre profit de grosses sommes qu'ils dépenseralent tout autant ailleurs si notre pruderie nous faisait rejeter votre projet, n'a pas le re repréhensible des maisons de jew clandestines qui existent déjà à Montréal comme dans toutes les grandes villes.Songeons qu'il y a un grand nombre de nes conciteyens qui condamnent aussi en principe les cinémas, ce qui n\u2019a empêché les cinémas de se multiplier à l'infini à Montréal.Un établissement de jeu comme celui que vous proposez ne rapporterait pas à la ville que les profits directs de l'exploitation, ou le haut cession du privilèège.Mai ce sont des milliers de visiteurs, et parmi les plus fortunés, qui se succède- raient toute l\u2019année dans la métropole et qui y dépenseralent, en dehors du jeu, beaucoup d'argent.Ils contribweraient largement 3 Vactivité du commerce.Pour les recevoir, iI faudrait construire de grands et luxueux hôtels.Pour les distraire, 11 faudrait construire et tenir ouverts en toute saison de beaux théâtres.Ce ne serait pas assez.Etè comme attraction additionnelle, pourquoi n'embellirions- nous pas autant qu\u2019il est possible de le faire l'Ile Sainte-Hélène, cet admirable joyau placé au milieu du Saint-Laurent, et qui n'a besoin, pour devenir un liew d'enchantement, que d'être dégrossi.Quel endroit conviendrait mieux pour établir, par exemple, un Aquarium semblable à celui de New-Vork, et un Jardin des Plantes, comme à Paris ?La vifie, dira-t-on, ne saurait se déposséder, ou enlever à la classe populaire, pour le réserver aux riches, ce liew de promenade si apprécié du peuple.Mais Il faut comprendre qu'on ne remettra pas Montréal dans une saine position financière sans avoir à faire quelque sacrifice.Et, dans le plan que un sacrifice qu'un placement, qui ne contribuerait pas peu au bien- être de Ia classe populaire.Mais, M.le directeur, toutes nos institutions de bienfaisance, nos oeuvres d'assistance, l'hôpital No- tre-Dame, l'hôpital des Insurables, nos orphelinats, manqualent de ressources lorsque Montréal était en pleine prospérité et que l'abondance régnait dans les finances municipales.Que va-t-il advenir de toutes ces institutions indispensables à la classe populaire ?Pour les maintenir Il faut nécessairement créer des revenus, et ce n'est pas en augmentant les taxes qu'on améliorera le sort de la population, ni qu\u2019on trouvera plus de ressources pour les oeuvres de charite et de biental- sance.Je trouve fort ingénieux le moyen que vous suggérez de sortir Montréal de sa situation inextricable en faisant, comme vous le dites, payer notre dette publique par les visiteurs étrangers que nous saurons intelligemment attirer dans notre ville.L'idée a certainement du bon, et elle doit paraître d'autant plus acceptable qu'elle nous est en quelque sorte imposée par la nécessité, CONTRIBUABLE.LE MAIRE MARTIN AU CONSEIL LEGISLATIF Un correspondant nous écrit: \u201cC\u2019est le maire Martin qu\u2019il faut nommer au Conseil législatif.C\u2019est un bon libéral.I a toujours été un appui pour metre grand chef, sie Wilfrid Lourier.M est temps de reconnaître ses services politiques.On parie de M.DeSerres.Sir Lomer Gouin, en nommant M.DeSer- res, ferait une nomination encore ples impopulaire que ne le fut celle de M.Bérard.\u201d Sir Wilfrid Laurier rétabli Neus apprenons avec plaisir, à l'Autorité\u201d, que sir Wilfrid Lauvier, notre vieux chef, se rétablit premptement de la grave indispe- sition qui l'avait tenu trop longtemps loin de ses amis.Il pourra donc reprendre sa place à la tête du parti libéral, dont les destinées sent si intimement fides aux siennes.ner.me me Certains faux libéraux essaient, par le temps qui court, de nous manger; mais gare au bon sens etaux .briques! (L\u201cAutorité\") LE SENATEUR CHARLES P.BEAUBIEN Nous apprenons, à la dernière heure, que M.Charles Beaubien vient d'être nommé sénateur en remplacement de feu l'honorable Charles de Boucherville.Nous plaçant au-dessus de toute question de parti, nous n\u2019hésitons pas à reconnaître que fe choix du cabinet ne pouvait mieux tomber.A part d'avoir pris dans le Barreau une place prépondérante, grâce à son remarquable talent, M.Charles Beaubien occupe encore dans la vie sociale une position de tout premier ordre, par ses relations de famille.Mais sous des dehors de grand seigneur, il cache un démocrate sincère.C'est un ami du peuple.|! sait parler à la foule et exercer sur elle une réelle emprise.En cette époque fatidique que nous traversons, le Canada ne doit confier ses destinées qu\u2019à des hommes capables de jouer de grands rôles.Eminent légiste et homme d\u2019affaires averti, M.Beaubien saura remplir au Sénat [a mission qui lui est dévolue.En même temps que ses autres talents, son parti a vouls sans doute reconnaître en lui l'organisateur hors ligne, ayant rendu d\u2019incomparables services et capable encore d'en rendre de plus grands.Conservateur en politique, combien n'est-il pas plus libéral, toutefois, au vrai sens du mot, que tant de nos pseudo-libéraux! Et c'est A ce titre que l'Autorité\u201d est heureuse de saluer son avènement.L'\u201cAUTORITE\u201d.Feu Mme Arthur Ecrément Succombant ax es d'une opération, Mme r Ecrément, née de Grandpré (Alice) s'est éteinte mardi dernier à l'hôpital Victoria.La nouvelle de sa mort a cause chez les amis de l'ancien député de Berthier, un deull profond et sincère.Brillamment douée, Mme Ecrément unissait aux dons de l'esprit, une âme généreuse et ardente.Le souvenir de cette femme de bien et de coeur est encore tout frais à la mémoire de ceux qui vi- valent dans som intimité.Aussi sa disparition a-t-elle été accueillie avec doufeur et regret par tous ses amis et proches.Mme Ecrément était mariée depuis treize mols à peine.Sa mort imprévue a causé une peine irréparable à l'ancien député de Berthier.La disparition d'une telle femme est une perte sensible que fera toujours regretter le souvenir pleux de ses vertus et de sa bonté.Aux nombreux témoignages de sympathies et de conde- léances qu'a reçus M.Ecrément, l'\u201cAutorité\u201d joint les siens et ceux de son directeur.L'énergie ne manque pas à nos jeunes gens Le \u201cboom\u201d de l\u2019immeuble a démontré qu\u2019il ne leur fallait qu\u2019une plus solide instruction commerciale ; mais sir Lomer Gouin s'en moque !.L'Ecole des Hautes Etudes Commerciales vient d'ouvrir ses portes.Bien que le nombre des élèves ait crû lentement, au cours des dernières années, il n\u2019est encore nullement en proportion avec les dimensions de l'édifice.Nos jeunes gens continuent de se farcir la tête de grec et de latin; du domaine des affaires ils connaissent assez, à 20 ans, pour ne pas être capables de distinguer un chèque d\u2019un billet promissoire.Pourtant, nous avons une jeunesse canadienne-française très virile, remplie d'une belle énergie.Nous avons pu le constater lors du \u2018\u2019boom\u2019\u2019 de l'immeuble.Quelle trépidation animait ces jeunes gens fouillant les quatre coins de Vile de Montréal! Plusieurs accumultrent de petites fortunes en peu de temps et surent s'arrêter au moment opportun .D'autres dépassèrent malheureusement le but qu\u2019ils s'étaient assigné, faute de l'entralnement et de l'expérience nécessaires dans les affaires.Toutefois, cette manifestation de combativité démontre quelles forces improductives résident chez nous.Il appartiendrait au gouvernement dont sir Lomer Gouin est le chef de pousser les jeunes gems vers les carrières commerciales, industrielles, techniques.Le pre- mier ministre de fa province devrait savoir que cc n'est pas tout que de consacrer à l'instruction publique une grosse bâtisse ; il lui faudrait encore faire prêcher le catéchisme capable de conduire beaucoup de fidèles à ce temple.Aujourd'hui que le premier ministre a placé dans l'édifice ce qu\u2019il appelait \u2018ma pierre de Deschambault\u201d, il se désintéresse absolument de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Peu fui chaut que l\u2019institution ferme scs portes.1) ne songe qu'à une chosc, aux gros con trats futurs qu'il scra à même d'octroyer, soit un barrage dans le Saint-Maurice, soit une section de la route Montréal-Québec, soit une nouvelle prison dans le goût de celle de Bordeaux.A propos, les classes viennent de s'ouvrir un peu partout.Les institutrices retireront-clles, pour les prochains dix mois, une moyenne de $100, soit le tiers environ de ce que reçoivent les laveuses du pa- fais législatif de Québec ?Aussi longtemps que nous aurons à notre tête des hommes ni dévoués à l'avancement de l\u2019instruction publique, combien de for« ces latentes resteront stériles.Or, en ces temps de lutte à outrance, les peuples stationnaires sont cone damnés à disparatre.EDUCATOR.Ces sans-coeur osent oublier Préfontaine A M.Gaston Maillet, Directeur de l'Autorité\u2019.Plus je scrute les rangs de notre parti, M.le directeur, plus je m\u2019aperçois que la plupart de ceux qui prétendent être nos chefs sont des sans-coeur.Le parti libéral dans la province de Québec est un arbre qu\u2019il faudrait décapiter, afin qu\u2019il pousse des branches plus vivaces, des racines plus vigoureuses.Préfontaine fut pour nous une Providence.Que font les libéraux de son temps pour perpétuer sa mémoire ?Hélas! il est tombé dans l'oubli, comme sir Wilfrid Leurier tomberait lui-même dans l'oubli, auprès de certains libéraux, si le vieux chef n'était plus de ce monde.Vous avez lancé l\u2019idée d'élever un monument à Préfontaine.Les égoïstes qui nous tiendront encore longtemps dans l'opposition à Ottawa, après nous avoir précipités du pouvoir, se sont gardés de répondre à votre appel, car il leur aurait fallu ouvrir leurs bourses; et allez donc demander à un F.-L.Bélque, A un Raoul Dandurand, à un Gaspard DeSerres de verser une ebole, cette obole fut-elle destinée mémoire de Préfontaine, auquel ils doivent tant ! D'ailleurs, quand ces gens-là ont-ils jamais casqué pour le parti ?Or, chacun sait qu'un parti ne se maintient pas avec des prières.Le plus comique, c'est qu\u2019eux et leurs pareils vous jettent l'anathème, crient au mauvais libéral.Je sais pertinemment que vous avez souscrit, lors des dernières élec«- tions provinciales, $4,200.Les chèques sont là pour l\u2019attester, à part de plus d'un candidat libéral.Croyez-vous que Mercier aurait son monument, en face de l'hôtel de la Légisiature, à Québec, s\u2019il n'avait eu que l'appui de notre podesta québecois, sir Lomer Gouin, lequel a eu la précaution de se garder un rond-point pour lui-même, tout à côté ?Supposez toutefois qu'au lieu d'être payé par la pre- vince le monument Mercier l\u2019aurait été par une souscription pu- bilique: vous auriez vu nos pseude- libéraux, sir Lomer Gouin en tête, s'éclipser.comme des lunes.Pauvre Préfontaine, ton monument risque de rester longtemps dans le marasme ob Certaines parti ?+ UN VIEUX LIBERAL, LE a aba] _ \u201c+. Nous sommes heureux d'applaudir à l'initiative patriotique que vient de prendre l\u2019Université Laval, celle de faire une souscription pour l'organisation scientifique de l\u2019Hôpital Stationnaire Canadien-Fran- ~cals.¢ 11 appartenait à Laval de promouvoir ce projet et de voir à cé que l'Hôpital Stationnalre Canadien- Français soit sur un pied d'égalité avec les autres hôpitaux similaires et qu\u2019il nous fasse honneur en France.Cette souscription donnera à ceux qui ne peuvent aider l'oeuvre autrement, l'occasion de faire leur petite part de sacrifice, quand déjà tant des nôtres sont partis, prêts à verser leur sang pour la liberté civilisatrice.cep Paty servira 4 une belle cause, puisque la moindre somme contribuera à mieux étancher le sang des blessures des nôtres qui font bravement Jeur devoir sur les champs de bataille.Quel Canadien-français ne tiendra pas à se faire un devoir d\u2019y aller de sa petite somme?Nous savons que les temps sont durs, maïs songeons en ce moment à tous les sacrifices qui se font de par le monde! Songeons qu'en France il y a des deuils dans toutes les familles et que dans toutes les demeures où la mort lointaine a passé, on tire tous les jours quelques pièces d'or ou de cuivré, afin que ceux qui restent debout puls- sent mieux venger ceux qui sont tombés pour le salut de la patrie! chez nous, ct pour le plus grand nombre d\u2019entre nous, fl coule pur et sans alliage dans \u2018nos veines.Soyons donc généreux.Ayons présents à la mémoire, ces vers de François Coppée: Le plus noble geste qui soit C\u2019est d'ouvrir ia main toute grande! Ouvrons-la aussi gvande que nos coeurs, quand nous serons appelés dans quelques jours à souscrire pour l'organisation scientifique de l'Hôpital = Stationnaire = Canadienfrançais No 6.Nous serons géneé- reux, à la francaise.Pensons aux dévouements sublimes dont les plus beaux sont peut- être ceux qu'on ne connuîtra Jumais; pensons aux sacrifices \u2018de L'AUTORITE Laval fait son devoir consolubibes des mamans et des orphelins, de tous ceux qui demeurent, quand les leurs sont à jamais partis pour le dernier voyage de gloire, et cette pensée réveillera notre générosité, et nous donnerons afin que ce petit soldat canadien- français, blessé, soit mieux soigné et que ses blessures reconnaissantes saignent moins ct guérissent plus vite! Nous ne saurions donc trop encourager l'initiative prise pur l\u2019Univorsité Laval qui n entrepris de prélever unc souscription pour l\u2019organisation scientifique de l\u2019Hôpital Stationnaire No 6.Nos compatrio- les répondront à l\u2019appel en méditant cette Lelle parolo du poète des Humbles: \u201cLe bonheur c'est d'on donner\u201d! coup avait été ourdi.D'autres langues se délièrent et je reçus, après coup, des justifications inattendues de la décision que j'avais prise.M.Constaus lui-même, interpellé par M: Le Hérissé à la séance du 11 juillet 1889 de la Chambre des députés, abandonna la version des coups de canne, si chère au préfet de l'Hérault, et présenta l\u2019intervention du commissaire central comme une protection de Déroulède.\u201cIl y a quelques jours, disait-il, dans le Midi pourquoi les gendarmes sont- ils intervenus?Etait-ce pour prendre à l\u2019encontte des arrivants une mesure de rigueur?Non! Car là ils ont eu à les protéger; ceux-là même qui se plaignent aujourd'hui n\u2019ignorent pas, ne peuvent pas ignorer, que, si l'un d'eux n été l\u2019objet d'une mesure prise par le commis- safre central do Béziers, ce n\u2019était pas pour procéder à son arrestation, mais pour citer un conflit inévitable tlans lequel 11 aurait certainement eu le dessous.\u201d Le Journzl officiel constate des applaudissements et pas une con- \u2014 EEE mr ra G\u2014 FONTAINE & LABELLE Avocats Kdifics La Presse, 83 rue NT-JACQUES.Tél, Mais 971.GORDIEN MENARD AVOCAT Tél Mala 6507.Bâtisse Versailles.RUE ST-JACQUES ROBERT MAILLET AVOCAT 48 rue Desery Montréa \u2018Tel.Bell Lusulle 1896 Gusenu: Main 6763 Mésideæco: St-Leuls 1729 CHATEAU DUPERE Rue Notre-Dame, Longue Pointe Repas à la carte Le) Samedi, 25 septembre 1915 Te.Las.301 Ter Les.481 Tél.Lasalle 180 J.A, GAGNON Mupuriaieur et fabricant de fistares électriques.\u2014 Plagueur\u2026 733 Notre-Dame Malssanouve Terminus des Tramways 179 Bto-Catherise \u2014\u2014 EEE Pour distribution et collection de journaux, revues, etc, etc à prix modérés adressez-vous à H GAGNON, 245 rue Hogan\u201d SALLE POUR BANQUETS Chef français RAILWAY PL OR \u2018erente, Hawliton, N .Hamlin gare Velie Uetrt A TORONTO 1 Se 734 Meures par \u201cl'Entormationns Simts® Le train d'un eriice supérieur Quitte Montréal à 10.15 a.m.Quatre Trains Express par Jour 10.13 a.m, 9.20 am., 7.30 p.m.11.00 p.m.MONTREAL, TORONTO «# L'OUEST VOYAGEZ PAR EAU PASKEZ VOR VACANCES SUR LES EAUX DU SAINT-LAURENT.Ligne Montréal-Québee Ce que les Canadiens donneront | Nous avons du sang français | sang et do bonheur; aux peines in- | \u201cLa Patrie\u201d.tradiction.Plus tard, bien long- Ménidouce: Ave Bastien, Abantale Pad ri fours wagons-iite Paie Service quotidien A 7.00 pm temps après, j'eus l\u2019occasion de cau- J.A.E GRAVEL man, éclairés À l'électricité, avec lampes Lime Montréul-1060 Eles-Terante \u2014 ser amicalement avec l\u2019ancien mi- eu AVOCAT fe lecture dans les lits, our ler traine de Les BATEAUX quittent le quai Victouis de l'Intérieur de cet incident; fl en avait gardé un souvenir très net et il me confia qu\u2019il en avait d\u2019abord ressenti contre moi uuc vive ria A 1 pam.compris.mie.tous les Jours, dimanche POWER BULLMING 83 CRAIG OUENT.MONTREAL \u2014 ALBANY -\u2014.NEW.YORK, D.& H, Co.\u2014bL7.20 a.m, 8.30 a.m, LY.59 a.m, alld pan, ad.dv p.m, Moatréal Ligue du Saguenay Népart de Québec tous les jours ex- Ma rencontre avec Déroulède VONTREAL \u2014 BUSTON \u2014 mPNING.|[\"\"PIÉ le dimtnche, à 8,00 am.iveltations puis fl njoutn avee son ; FIELD via CV.Ity.\u2014a8,15 nm, a9.30 Servire Vxprews du Saguenay sourire caustique: \u201cVous nvicz rai- DESSAULLES, GARNE AU us.Lo batesu \u201cSaguenay\u201d quitte Mont- ! son.on ne sappule que sur ce MONTREAL « OTTAWA \u2014 at,16 am, | j'éni les mardis et vendredis A 7.15 p.m.qui résiste\u201d cite déclaration d\u2019un & VANIER ms D BRDROOKE\u2014LEN Service ve Sorat.P.E.-Pleton .Le fs - .I tenu \u201cCa \"lat - La figure de Déroulèdo emprunte | sous-préfet qui est le maitre de 58 les de Bonst, qui se transmettalent central, l'agent Vidal dépose pinsl Chomme qui Mimait à être obét me 4 VOCATS NOXVILLE \u2014 as.01 am.béié bn, réal tous.les deuxième PTE Mont aux terribles épreuves de l'heure |currière et de son avenir; le pro-|1o siège épiscopal de Béziers comme \u2014M.Déroulède s\u2019est avancé vers prouva, uno ols de plus, qu'en ré-, 86, RUE NOTRE-DAME OUEST us.20 pm sours.Tao ten ture on Toutes les informations en rapport présente le plus saisissant relief.|cureur de ln Itépublique, dont il se|un héritage familial; le luxe ita- | vous aprds avoir dit: \u2018Monsiour le |sistant à certains ordres, le magis- Ta.Mata 6118., avec les intéressants voyages sur lo\u2019 jn cepté le dimanche.cle dimancho seule- Commissaire.\u201d Il vous a lancé 25 ment.coup de canne à travers Ia figure, trat du parquet non seulement rem- : _ \u2019auxi- dit dans ses procès-verbaux l'auxi plit son plus élémentaire devoir, il les dresse Ontario et le fleuve St-Laurent v e Président de la Ligue des patrio- at jo lien s'y montre encore partout, dans font données par votre agent local ou tes, poète, conférencier, député, il fut, surtout et avant tout, pendant un demi-siècle, l'apôtre de la revanche.Il était de cette pensée unique incarnation vivante, à tel \u2018point qu'il nous est difficile d'en concevoir sans lui la réalisation.Sa vic mortelle a pris fin, mails son oeuvre s\u2019accomplit chaque jour par l\u2019hé- roisme de nos fils.L'une est inséparable de l'autre, et la biographie complète de Déroulède ne pourra être écrite que lorsque les trois couleurs flotteront sur la flècho de Strasbourg.Voilà pourquoi j'arrive encore à temps pour donner une page inédite de cctte biographie et faire connaître un des côtés, peut- être mal défini, de cette noble figuré; je veux parler du rôle politique de Déroulèdo dans le mouvement Boulangiste de 1589-1890.Ceo fut, à mon sens, une des erreurs du grand patriote, et je n\u2019avais pas attendu la fin de cette lamentable aventure pour le dire ct pour l\u2019écrire.J'ai toujours eu présent à l\u2019esprit l'avertissement par lequel M.Thiers termine son Histoire du Consulat et de l\u2019Emplres \u201cIl ne faut jamais livrer la patrie à un homme, n'importe l\u2019homme, n\u2019importent les circonstances.c\u2019est le cri sincère que je voudrais faire parvenir au coeur de tous les Français, afin de leur persuader à tous qu'il ne faut jamais aliéner sa liberté; pour ne pas être exposé à l'aliéner, ne ja- * mals en abuser.\u201d Même dans ce que je considère conune l\u2019erreur politique de sa vie, Déronlède montra la loyauté de son coeur ct la noblesse de son caractère.L'épisode auquel j'ai été mêlé le prouve.J'étais, cn 1889, procureur de ln République à Béziers.Ce coin de notre Midi est la fontaine de vin de la France; la valeur de la terre y subit des variations énormes; j'ai vu vendre à In Larre du tribunal de Béziers des vignobles à raison de 20000 francs l'hectare; lorsque le vin atteint un cours normal, la récolte d'une année suffit parfois pour payer le prix d\u2019achat du domaine.Si In mévente persiste pendant quelques années, la terre tombe à plus bas prix que dans tous les pays voisins.Ces oscillations de la fortune ont leur répercussion sur l\u2019état moral de la population; elle manque d'équilibre; d'une nervosité fébrile, elle roproduit, en les ampli- filant, toutes les vibrations de l\u2019opinion publique.11 n'est pas nécessaire, pour s\u2019en rendre compte, de remonter à la guerre des Albigcois et à Simon de Montfort; à chaque page de notre histoire contemporaine on en trouve la trace, Le fond de ces tempéraments méridionaux, à la fois ardents ct versatiles, est resté Césarien; non seulement ils subissent la force, mais ils l\u2019aiment: Jules Simon, qui, à l\u2019époque dont je parle, publia sous ce titre: Souviens-tol du Deux-Décembre, un de ses meilleurs livres, semble avoir pensé à eux, lorsqu'il y écrit: \u201cJamais il ne s'arrête dans la liberté, c'est tout au plus si entre deux servitudes il la traverse.\u201d Dans ces milieux, le régime parlementaire est mal compris et vite faussé, ot ceux qui souffrent de scs abus sont trop facilement enclins à chercher un remède dans la dictature.En 1889, le département de l\u2019Hérault était administré par M.Jules Pointu-Norès, qui se disait ancien secrétaire de Jules Favre, mais qui ne paraissait pas avoir profité des leçons et des exemples de son ancien et illustre patron.Les reprê- sentants de l'arrondissement de Béziers étaient le sénateur Griffe, l'honorable M.Michel Vernière, au- jourd'hui encore président du Conseil général de l'Hérault, M.Vernhes, républicain de 1848, très cesti- mé ct aimé au Palais-Bourbon où il avait l'inoffensive manie de tutoyer tout le monde, surtout Mgr Freppel qu\u2019il rencontrait fréquen- ment, raconte M.Andrieux, à la buvette.Le maire de Béziers était M.Mas, ancien avoué, plus tard député et ensuite trésorier-payeur dans les colonies; le sous-préfet, M.Emile Carion, appartenant à unc veieille famille républicaine de Dijon dont plusieurs membres avaient été exilés en Belgique après le Z Décembre; ces souvenirs et une tradition commune me rapprochaient de lui; mais, mal préparé à ses fonctions par son éducation antérieure, il n\u2019avait aucune idée dc la séparation des pouvoirs et il pratiquait volontiers cete maxime d\u2019un ancien préfet de Marseille: \u201cL'administration, c'est le déplacement des responsabilités.\u201d Enfin, le chef de la police Bitéroise était M.Jacquemot, commissaire central.Jamais je n'hi mieux senti qu\u2019alors la nécessité de confier la police judiciaire à des agents autres que ceux auxquels est confiée la police administrative ou politique.Voilà plus d'un siècle que nous avons des représentants légiférant sur tout et à propos dé tout.Ils n\u2019ont encore trouvé le temps ni d\u2019abroger le fameux article 10 du Code d'instruction criminelle qui livre au caprice de MM.les préfets la liberté des citoyens français, ni d'opérer entre les agents de la police judiciaire et les agents de la police administrative une division qui existe en Angleterre, aux Etats-Unis, dans tous les pays sou- cleux de la liberté individuelle; à l'heure actuelle un commissaire central est placé sous l\u2019autorité de trois chefs, dont les vues et les ordres sur la méme affaire peuvent être bien opposés: le maire qui lui fournit bureaux, agents et souvent, dans certaines villes du Midi, dés in- tions secrètes;ale préfet ou liaire, même quand contrairement aux intentions de ce magistrat.De ces trois chefs, le moins écouté ost certainément le dernier, alors que dans les affaires judicinires 11 devrait être le seul on- tendu.En face de cet état-major officiel, le purti foulangiste était, comme l'écrivait Jules Simon, à Béziers comme ailleurs, uno coalition.Les Boulangistes purs, les républicains comme Déroulède, y étaient en minorité.Le gros des combattants se coinposait de royalistes, de bonapartistes et surtout de mécontents.Ils avaient formé, commié partout, un comité qui prenait lo titre de Comité national révisionnistes le président était M.Louis Fournier, ancien négociant à Béziers; son organe, le Commercial, sans parler des journaux régionanux qui, de Montpellier ou de Toulouse, rayonnaient sur Béziers, à l\u2019aide d'éditions spéciales.11 est facile de comprendre l\u2019effervescence que produisaient chaque jour, dans ce milieu méridional, In vivacilé des polémiqués, l'ardeur des tempéraments et surtout la proximité de In bataille électorale.Amis ct adversaires se rencontraient chaque soir dans ces grands cafés qui, autour du théitre et des nllées Paul-Riquêt, donnent à Bétiers l'aspect d\u2019une ville aussi peuplée, surtout les jours de marché, et plus agitée que Marseille.Lä, on lisait les Journaux, on commentait les dépêches ct on discutait bruy- ammont.De la discussion, on nè tarda pas à venir aux coups.C'était le 27 janvier 1889, au grand café de la Paix, On y attendait avec impatience le résultat de l\u2019élection législative de Paris.M.Floquet, qui avait été autrefois candidat à Béziers, y avait laissé beaucoup d'amis; ils vantaient sa fermeté cet ils escomptalent la victoire de M.Jacques.Le commissal- ro central, dont la place était ailleurs, se trouvait au milieu d\u2019eux.Vers minuit, M.Louis Fournier donne lecture d\u2019un télégramme qui lui annonçait le succès du général Boulanger.M.Jacques, oubliant de plus en plus In réserve que lui im- posnient ses fonctions, répondit par des réflexions agressives; M.Fournier répliqua par un coup de canne sur le chapeau du commissaire.Le délinquant fut traduit en police correctionnelle; le tribunal lui infligea un franc d'amende, Je fis appel de ce jugement irrégulier en la forme, ct la cour de Montpellier le réforma, Mais le résultat fut celui qui se produit toujours en parcil cas: loin de se calmer, les passions n\u2019en furent que plus vives, et cette condamnation suffit pour désigner M.Fournier comme candidat du général Boulanger aux élections 16- gislatives.Dès le mois de juin, la campagne électorale commençait.Dérouldde la conduisait avec son dévouement, son Gloquence ct son désintéressement linbituels; les organisateurs étaient heureux de le mettre à leur tête ct en avant; s\u2019il n\u2019était pas toujours un guide écouté, il était un admirable porte-drapeau; il ne marchandait pas sa peine; chaque dimanche, il allait, ici ct là, porter son verbe claironnant.Le 9 juin, il débutait dans son pays, à Angoulême, avec MM.Laisant et Laguerre: Îls y Ctaient tous trois arrêtés, détenus et condamnés pour je ne sais quel délit.Le 23 juin, il était attendu à Béziers; lh devait avoir lieu la grande manifestation régionale du Midi: l\u2019Hérault, l\u2019Aude et les Pyrénées-Orientales devalent y prendre part.Le programme, partout répandu à grand renfort de publicité, comprennit les articles d\u2019usage: réception à la gare, banquet, réunion publique ct atscours.Le rendez-vous était à la vaste salle de l\u2019Alcazar, louée pour cela à la société qui en était propriétaire.De leur côté, les républicains gouvernementaux ne voulurent pas rester silencieux, et, puisque le Midi révisionniste bougeait, ils résolurent de bouger, eux aussi; ils organisdrent, pour le même jour et aux mêmes heures, une manifestation au théâtre municipal de Béziers; les ora- tours devaient être M.Lissagray, directeur de la Rataille, ct M.Gaston Lisbonne, avocat à Montpellier.Ce dernier choix était heureux; à Déroulède on ne pouvait pas opposer un orateur plus populaire; le nom de Lisbonne est, depuis trois quarts de siècle, synonyme duns l'Hérault de science juridique et de dévouement à ln République.Un soleil magnifique favorisa les deux manifestations, qui se déroulèrent sous les yeux des policiers et des gendarmes de l'Hérault mobilisés à Béziers.Cependant, dès le matin un bruit discret se répandait dans certains milieux; on annonçait que Déroulède, qui n\u2019était pas, comme MM.Laisant ot Saint-Martin, protégé par l\u2019immunité parlementaire, serait arrêté et qu\u2019on réparerait ainsi les erreurs commisses quinze jours auparavant à Angoulême.En Ces temps reculés on ne connaissait pas à Béziers le téléphone, cet instrument précieux à l\u2018aide duquel les chefs peuvent aujourd'hui si facilement donner des ordres dont il ne reste pas trace! On était rensel- Ené par des cyclistes que le commissaire central dépéchait de temps en temps vers la sous-préfecture, porteurs de Inconiques billets, La sous-préfecture n\u2019est autre que l'ancien évéché, contigu à la vieille et élégante cathédrale de Saint-Nazai- ve; c'est un vaste palais, élevé la fin du dix-septidme siècle, oar les plafonds à caissons, dans le marbre des vastes chominées, dans les boiseries dc ces immenses salons que le vandalisme administratif a mutilés, dans la magnifique torrasse d'où le regard, dominant la riche plaine de l\u2019Orb, s'étend jusqu'à la mer.Ce pulais abrite non seulement la sous-préfecture, mais aussi le tribunal et toutes ses dépendances.Loc voisinage cst parfois gênant et l'application de la séparation des pouvoirs gagnerait à un -pou plus d\u2019éloignement.Lo 23 Juin, les estafettes apportaient à la sous-préfecture les nouvelles; vers 4 heures il en arriva une pour le parquet qui annoncait l'arrestation de Déroulède, pour coups ct violences sur la personne du commissaire central.Je reçus le pli ct jat- tendis.deux heures l\u2019arrivée du coupable.Dans l'intervalle, M.Pointu-Norès vint me dire que, si l'arrestation de Déroulède n\u2019était pas maintenue, il ne répondalt pas dans la nuit de In sécurité de Béziers; je fis observer au préfet que la police administrative ne me concernait pas et que le parquet ne délivrerait pas de mandat de dépôt par mesure préventive.Quelques instants après cette visite, une immense clameur s'élevait de la place Saint-Nazaire.Déroulède, conduit par les agents de police et suivi par la foule des manifestants et des contre-manifestants/ arrifrait au par quet.En habit, cravate blanche, il portait, suivant son habitude, le large ruban rouge qu\u2019il avait gagné sur le champ de bataille de 1870; tête nue, il dominait la foule; épuisé par la fatigue et la chaleur du jour, il suait à grosses gouttes et s'appuyant tantôt sur le bras de Laisant, tantôt sur une grosse canne, instrument de son délit.Je ne l'avais vu, et cette arrivée un peu théâtrale me produisit une fâcheuse impression; je crus voir apparaître Don Quichotte ou d\u2019Artagnan.Le procès-verbal lui roprochait d\u2019avoir frappé le commissaire central à la figure et un agent de police au poignet; tous deux étaient très affirmatifs ct montraient même, je crois, des ecchymoses.| Déroulède niait avec énergie, et ses dénégations étaient confirmées par celles de M.Saint-Martin qui ne l'avait pas quitté un instant.Comment démêler la vérité?Il ne fallait pas la demander à la foule, qui vociférait des acclamations ou- des imprécations.Je finis cependant par retrouver les plus proches voisins de Déroulède ct j'acquis la conviction que non seulement il n\u2019avait frappé personne, mais que \u2014 l\u2019eût-il voulu \u2014il se serait trouvé dans l'impossibilité matérielle de le faire; la foule le pressait tellement de tous côtés que, privé de In liberté de ses mouveménts, il n'aurait pu brandir une canne, ni même mouvoir son bras.A 8 heures l'enquête était terminée, et je déclarais à Déroulade qu'il était libre.Le lendemain matin il prenait le train et rentrait à Paris.11 est inutile de rappeler de quels commentaires furent l\u2019objet dans la presse régionale ct parisienne cette arrestation et cete mise en liberté de Déroulède.Injures et éloges pleuvaient dru sur le procureur de la République de Béziers, qui, aux uns et aux autres, aurait pu répondre par le mot de Tacite, nec bene- fleio, wee injuria cogaitl | Parmi ces journalistes il en était un qui s'était constitué le Dangcau du Boulangiste: c\u2019était M.Charles Chincholle, du Figare.11 n'avait pas suivi Déroulède à Béziers, mais il courut l'interviewer dès son arrivée À Paris.Je transcris ici une courte partie du long article qu\u2019il publia dans le Figaro du 26 juin 1889, sous ce titre: Le eas de Déroulèdes \u201c.Nous arrivons, dit Déroulède, à la mairie, dont on ferme les grilles sur nous.Je suis introduit dans le bureau du commissaire central, où se trouvent déjà son sécrétaire et un autre commissaire, que j'ai su depuis être M.Nadal.\u201cJe m'assieds, impassible et m'attendant à tout après les incidents d'Angoulême.\u201cAlors le commissaire central, le sieur Jacquémot, celui-là même qui vient de m\u2019arréter, dit au greffier: \u201cEcrivez.\u201d \u2018Puis, se promenant de long en large, fl dicte d'un air inspiré l\u2019élucubration suivante: \u201cDans une foule hostile au milieu de laquelle je cherchais à la protéger, M.Déroulède s'avance vers moi, me dit: \u201cCommissaire\u201d, et au même moment m\u2019assdne sur la figure un coup de canne, qui ne m'atteignit que légèrement à la joue gauche, parce que heureusement j'avais fait un mouvement en arrière et que mon chapeau avait paré le coup.\u201d \u201cSi stupéfait et si indigné que je fusse de cet abominable mensonge, je demandai avec beaucoup de calme à M.le commissaire s'il ne se trompait pas.J'insistai en lui disant de faire attention à ce qu\u2019it dictait.\u201cIl me répondit: \u201c\u2014Vous allez peut-être dire que vous n\u2019êtes pas capable d\u2019avoir fait ce dont je vous accuse?\u201c\u2014Capable ou non, je ne l\u2019ai fait et, puisque vous insistez, je déclare que, si vous vous trompez, vous vous trompez volontairement, \u201c\u2014Ah! vous dites que je mens! s'écria-t-il.Secrétaire, inscrivez cet outrage au procès-verbal.\u201cPuis, se dirigeant vers une porte, fl appelle I'agent Vidal.\u201cC'est alors que m'\u2019apparut dans toute sa beauté la machination ourdie contre moi.\u201cSur l\u2019invitation du commissaire et aussitôt il s'est retourné vers moi et m'a assené un second coup de canne sur le poignet, coup de canne qui a produit l\u2019excoriation que voici: \u2018Et l\u2019agent Vidal fit voir une petite écorchure n\u2019offrant pas trace de contusion.\u201cJe demandai alors ironiquement si c'était tout ot s'il n\u2019y avait pas, de l'autré côté de la porte, une troisième personne à qui j'aurais donné un troisième coup de canne.\u201c\u2014Non, monsieur, il n'y en a que deux, mais ces deux-là suffisent bien à vous faire condamner.\u201cJe protestai encore très tran- quillément-pour la forme\u2014mais l\u2019aimable provocateur repartit: \u201c\u2014Vous pouvez dire que vous me ferez révoquer cela ne me touche guère.\u201c\u2014Cela vous touche d'autant moins que je ne l'ai pas dit.D\u2019ailleurs, bien que ces deux messieurs, {cl présents, appartiennent également à la police, je ne peux pas croire que leur conscience ne parlera pas pour moi, je les prends à témoin de ce qui s\u2019est passé duns ce cabinet et je les citerai tous deux dans le procès que vous voulez me faire intenter.\u201cC'était en effet alors ma seule ressource et ma seule défense.J'étais entre les mains de quatre agonts, de la déposition desquels dépendait absolument ma liberté.\u201cA ce moment cntra un autre agent, qui dit que MM.Saint-Martin et Laisant, députés, demandaient à me parler.\u201cC\u2019était une errcur quant à Laisant, que la bousculade policière avait séparé de nous et qui était en train d'écrire à mon sujét au procureur de la République.\u201cM.Saint-Martin entra, accompagné de l'organisateur du banquet, M.Fournier, que l\u2019on pria de sc retirer.- \u2018Mon ami demanda au commissaire central s\u2019il ne pouvait m\u2019emmener êt pourquoi on m'avait arrêté.\u201cJe ne pus m'empêcher de lut dire, sans attendre la réponse du commissaire: \u201c\u2014Comment, vous ne le savez pas?Mais je suis arrêté pour avoir asséné un premier coup de canne sur la tête de monsieur ct un second coup de canne sur le bras de cet agent.\u201cMais c\u2019est impossible! s\u2019écrie Saint-Martin.J'étais à côté de vous, à votre droite.\u201c\u2014Je ne vous at pas vu! répondit le commissaire, manifestement troublé.\u201c\u2014Cela ne prouve point que je ne m'y sois point trouvé.J'ai même été étonné de ln tranquillité avec laquelle mon ami Déroulède s\u2019est laissé conduire au poste, sans que j'ate pu en doviner les motifs.\u201c\u2014Ces motifs, écoutez-les, dis-Je À Saint-Martin, et je priai le commissaire central de donner la lecture de son étonnant procès-verbal.\u201cQuand il eut achevé, Saint-Mar- tin s'écria encore une fois: \u201c\u2014Mais c'est impossible! Je vous affirme que cela n\u2019est pas.\u201cLe commissaire, qui s'était remis dé son trouble, fit reprendre la plume au greffier et lui dicta les lignes suivantes: \u201cM.Saint-Martin, député de Vaucluse, s\u2019est présenté à nous pour déposer en faveur de M.Déroulède, prétendant qu\u2019il était à ses côtés quand l'arrestation a été opérée.\u201cNous affirmons qu'il n'y était pas.\u201c\u2014Mais c'est inouï, s\u2019écrié Saint- Martin.\u201c\u2014Laissez faire, mon ami, inter- rompisje, il n\u2019y a pas à causer avec monsieur.\u201cAprès d\u2019autres pourparlers du même genre, nous fâmes conduits par la ville, entre une haic d\u2019agents et de gendarmes ,au parquet, dans le cabinet du procureur de la République.\u201cLA, nous trouvimes un homme d'une convenance parfaite, qui nous déclara tout d'abord que la politique n\u2019avait rien à voir avec la jus- , tice et que, si les faits avancés contre moi n\u2019étalent pas reconnus exacts, je serais aussitôt remis on liberté.\u201cLe magistrat, M.Jaudon, me fit immédiatement conduire chez le juge d'instruction, qui, très impartial et très correct, procéda sur-le- champ à l\u2019enquête et à la confrontation, entendit la déposition du commissaire, la mienne, celle de Saint-Martin, puis celle de l'agent Vidal, enfin les explications qu'était spontanément venu \u2018apportér mon ex-complice d'Angoulême, mon ami Laisant.\u201cA huit heures du soir, M.le procureur de la République, après cn avoir délibéré avec le juge d'instruction, me déclara que j'étais libre.Je l\u2019en remérciai ct me félicitai devant lui d\u2019avoir trouvé à Béziets d'autres magistrats instructeurs qu'à Angoulême.\u201d Le récit était exact, sauf un point: les remerciements et les félicitations Ddrouldde savait tras bien qu'on ne remercie pas un magistrat d'avoir fait son devoir et qu\u2019on ne le félicite pas plus de son impartialité qu\u2019on ne félicite un soldat de son courage ou une femme de sa vertu.Le temps, qui fait l\u2019apaisément dans les coeurs.fait aussi la lumière dans les esprits.Elle ne tarda pas à se faire, complète ét brutale, sur ce que Chincholle avait appelé \u201cle cas de Déroulède\u201d, Un brigadier de police, M.B., fut révoqué pour n'avoir pas fait, disait-il, déposé comme son chef; il mangea le morceau et raconta comment le mais sert même la cause de ceux qu\u2019il contraric.Car, un jour ou l\u2019autre, In vérité éclate et la justice prend sa revanche.Quant à Déroulède, je no l'avais pas revu depuis la soirée du 23 juin 1859, lorsque, il y a quelques années, je le rencontrai dans une réunion d'artistes: 11 mc reconnut et vint à moi In main tenduo et le sou- riro aux 1dvres; nous causfimes.du Salon, et, quelques jours après, je reccvats les Chants du soldat, la Mort de Hoche, les Chants du paysan.avec les plus flatteuses dédicaces.Ces potits volumes, élégamment édités par Calmann Lévy, forment aujourd\u2019hui un des plus précieux rayons de ma biliothdque.Mes J'clations avec le grand patriote avaient commoncé au parquet et presque sur le souil de la prison; aprs vingt ans d'interruption, elles se continuaient «ur le terrain artistique ct littéraire.Je le rencontrai pour ln dernière fois au Salon de la Société Nationele, In sinistro visiteuse l\u2019avait déjà frappé; son regard était éteint, son dos voûñté, et j'eus dé la peine à reconnastre l'agitateur de Béziers.Malgré cela, il me parla encore de la revanche et de In guerre prochaine, me félicitant d\u2019avoir des fils pour y prendre part.De ce corps marqué pour une fin prochaine le patriotisme débor- duit ecncoro; l'exaltation de ce senti- meut explique toute la vie de Déroulède, même ses erreurs politiques.Aucune ne fut de sa part le résultat d'un caleul intéressé.Henry JAUDON.ee ce et a tt ee Lae ee FIDELES AU VILLAGE, MEME EN RUINES Sur 42 maisons, il y cn a 37 que l'ennemi hombarda ou incendin, voici juste un an, dans Je petit village lorrain.ln noût dernier, ces maisons comptaient 73 habitants non mobilisés.Aujourd'hui, sur ces -73, 4 sont morts, et, sur les 69 restants, 68, c'est-à-dire lous, sauf un, sont revenus dans ce village pourtant meurtri, pourtant inhabitable.Tant bien que mal, d'un commun accord en ces cinq seules maisons encore debout, ils se sont serrés, campés, cn attendant de pouvoir essayer de rebâtir.1ls n\u2019ont pas voulu qu\u2019il soit dit qu\u2019ils ne demeuraient pas fidèles au village, même dans cet état effroyable, Cartes professionnelles COURTIERS FORTIER, BEAUVAIS & CIE Courtiers Membres de In Bourne de Montréal.90 rue ST-FRS-XAVIER Tél.Muin 876.RODOLPHE FORGET Courtier et Banquler 83 rue NOTRE-DAME OUEST.Tel.Main 7181 LEPAGE, MENARD Limitée Courtiers en Immeubles 13 rue ST-JACQUES Tél.Mala 7632, Normandin & Des Rosiers E.A.D.MORGAN AVOCAT Ediflce Transportation 120 rue St-Jacques, Montréal.Tel, Main 2670 Rés.: West 2660 J.C.Lamothe, LL.D,, C.R., Emilion Gadbois, LLL.J.Maréchal Nantel, B.C.L.Lamothe, Gadbois & Nantel Avocats Edifice Bunque de Québec 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SEMAINE DU 27 SEPTEMBRE 1915 Burizsque be Luxe \u201cStrolling Players'\u2019 Harry K.Monrox \u2014 Zenua Russrul, \u2014 June Mies choeur lc 40 jolies filles Mat.-15c à 25c Soirées 15c à 75e Parc King Edward (Le 6n0ss0is; (Ouvert le dimanche.) Le parc des familes.La plus belle place pour piqueniques.portez votre panier ct soyez chez vous.SUPERBE VOYAGE EN BATEAU Terrasse illuminée.> Fanfare sur la terasse.Pie IX à toute sles heures.Ap- Bon restaurant.Superbe salle de danse.Les bateaux partent du pied de la rue bateau & 9 hrs A.M, Le LE PARC EST OUVERT LE SOIR Le dernier bateau part de l\u2019île à 10 heures P.25 cts Passage, y compris l'admission au Parc 25 cts.VENEZ A BONNE HEURE \u2014 EVITEZ LA FOULE.Les grandes heures Le soldat russe Pour bien comprendre da résistance admirable de nos amis en l\u2019ologne, leur ténacité sans limites, leurs alternatives déconcertantes de reculs et d'attaques faisant songer aux remous et aux courants mystérieux des flots, ct enfin In sire hardiesse de leur défensive et le mordant de leur retraite, 1) fuut se pénêtrer, en l\u2019étudiant de plus près qu'à travers d\u2019incomplètes et vagues notions, de ce quest le soldat russe.M offre, spécial en tout, un type saisissant de force, de noblesse et de grandeur.Ses dons, et ses qualités dont quelques unes atteignent le rang des vertus, lui viennent d\u2019abord de Ia nature et de Fimmensité du pays qu\u2019il habite, de sa calme tristesse, de la profondeur de ses instructives étendues.; .Depuis ses plus lointaines origines, In steppe à formé et perfectionné le moujik.11 apporte en naissant la prescience de son désert gris et de ses horizons.l'ar privilège il est prémuni contre le distance dont d'hostilité lui demeure étrangère, 11 en ignore les dangers et il en apprécie d'instinet la valeur.La distance est son amie, sa bienfaitrice ; elle a pour lui du divin.La terre, le ciel, la rudesse du climat et des moeurs semblent marquer le Russe avec une puissance particulière.Nul homme n'est plus que lui une image absolument ethnique.Le plus souvent de haute taille et d\u2019épaisse ossature, Ia poitrine vaste et les membres forts, développé de purtout, bâti pour la vie comme pour une chasse à la grosse bête, équarri pour l'endurance et la longévité, il apparaît de construction supérieure, Il y a en lui de d\u2019arbre et de Pours, 1 a la sureté de sa lenteur, les solides aplombs de su charpente et de son poids.Les épreuves les plus dures, qui, sur d\u2019autres, triomphent des énergie corporelles, sont incapables de le réduire.Le Russe peut mourir \u2014 il n\u2019est pus immortel \u2014 suns être terrassé.Il cesse, s'arrête, mais ne s\u2019abat pas.L'infortune momentanée a pour principal effet de lever sn lourde pâte.Le redoublement des coups le fouette, le redresse, pareil à lu bonne enclume qui, au lieu de ses creuser, se bombe, et renvoie le marteau.Sobre, vêtu toujours de même l'hiver et l\u2019été, il dort partout, jusque sous les tentes de lu neige.Le soleil brise sur lui ses rayons; et lu pluie, comme au long d\u2019un toit, glisse sur ses cheveux plats.Enrôlé, le moujik atteint au plus haut degré d'énergie physique et morale.La vie militaire achève son apprentissage humain.Il garde sa robustesse et sa douceur paysannes, son incroyable habileté manuelle À toutes sortes de travaux.ll n\u2019a pus à acquérir la discipline, il la dons le sang, avec un absolu désir de bien fuire qu'aucun mauvais esprit de scepticisme ou de rébellion ne vient, ainsi que dans d\u2019autres pays, corrompre ou entamer, ll pratique envers ses maîtres et ses chefs l'inusable obéissance du chien et de l'enfant.Ayant le sens affectueux et le besoin de lu docilité, il est né fils, humble et soumis.Il fout qu'après le tsar exerçant da paternité souveraine, ceux qui sont placés au-dessus de lui, et dont il se sait aimé'et protégé, détiennent aussi par dérivation un peu de cette même autorité familiale; il l\u2019introduit duns tout ce qui le domine, et le seigneur, le fonctionneire, l\u2019officier sont toujours dcs pères.Du haut en bas bas de la grande échelle, le Russe attribue avec respect au pouvoir une force et une couleur putriarcales.L'Unité, qui, là-bas, s\u2019observe partout, aux berges de l'existence, dans l'aspect extérieur des régions et le train morne des choses, facilite la cohésion des multitudes, Jos armées ne connaissent pas le disparate et le tiraillement des tendances opposées, les vivacités rivales de l\u2019esprit de corps.Une même et large pensée les anime et les règle.Une égale et monotone grandeur les revit.Sous cette sorte de chape on voit le soldat de la steppe révéler le caractère éminemment religieux qui le distingue.Il sert en mystique.C'est le pèlerin des batailles.Tout de suite la guerre devient un voeu.Même quand il se tient debout on le sent prosterné.Au sein de l'obscurité la Plus profonde il a des lampes.La prière, assoupie et vigilante, est toujours dans son coeur, prête à sortir à chaque instant.Frappé, blessé, il n \u2018oublie pas de dire aux brancardiers qui l'emportent: \u201cl\u2019ardon, mes frères\u201d Et, sans horreur ni crainte, il regarde nu tête In mort, avec respect, un peu courbé, comme si c'était ln dernière icone.Renforcant scs croyances de fatalisme, tranquille oriental de la glace, contemplatif de l\u2019izba, du clocher vert, du cimetière aux croix blanches, le soldat russe, absolument inimpressionnable au sens nerveux, concentre des réserves de force et de patience impossibles à imaginer.L'esprit de dévouement fait de lui un bloe de calme et de certitude.Le goût du sacrifice, afin de la conserver plus longtemps instacte et neuve, frigorifie sa volonté.À pied ou à cheval il se montre un guerrier sans caprices, redoutable et sûr, géant furibond comme un buffle sauvage comme un agneau.= He antamin, it marche.Autant qu\u2019on veut, en n'importe quelle di- Tection, jusqu'au bout du monde.Durant des heures, des semaines, des © .L'AUTORITE La presse française et étrangère CORPS A CORPS Extrait du carnet de route du soldat L., du .e zouaves, tombé dans les lignes allemandes, blessé d\u2019une balle qui lui perça le bras droit: 10.mai.\u2014 Nous sommes id D.Les Allemands ont reçu des renforts et nous évacuons la première ligne de tranchées.Le lendemain, Je colonel V.donne l'ordre de contre-attaquer et de reprendre la tran- |- chée coûte que coûte.L'odeur de la poudre nous grise.Il fallait voir les zouaves, furieux comme des lions.Nous pourchassons les Boches, reprenons la tranchée perdue, et les suivions jusque dans les maisonnettes voisines, à briques rouges, où ils sont allés se cacher dans les cavcs.Oh! ces luttes sanglantes, ces corps à corps! Nous en garderons toute la vie le souvenir.Nous avions affaire aux Bavarois ct aux Wurtembergcois, qui sont, avec les hussards de la mort, les meilleures troupes allemandes.Dans les caves, pendant une heure, dans ces boyaux étroits et obseurs, on voyait des couples rouler sur le sol, puis se relever et tomber encore.Plus loin, c'étaient des zouaves qui frappaient à coups redoublés de crosse, à coups de pierre.La plupart des Boches y pé- .rirent, les autres furent faits prisonniers.Quant à nos camarades tombés dans ces corps à corps, nous les enterrümes ct recouvrimes de chaux leurs corps.Quelques instants après, notre 75 fuisait sauter les maisonnettes elles-mêmes.L\u2019OPERATION De M.Pierre de Valrose, dans la Renaissance: \u201cEndormez\u201d.Doucement, sur son visage, on pose le masque.\u201cChlorure d'éthyle, d'abord, puis éther; respire largemnct, profondément.\u201d La main du blessé se crispe dans celle de son infirmière, 31 se |: débat, il étouffe, dans un rile, il appelle \u201cMaman\u201d, puis, abruti, il retombe.Par In baic on voit les flocons de neige qui voltigent dans l'air gris.Le major a pris le couteau affilé, qui doit trancher en pleine chair; aide a badigeonné la jambe diode.\u201cDort-il, soulevez le bras.il retombe.Ie Pouls?\u201d On n'entend plus que la voix du major ct un ronflement cadencé; l\u2019opération a commencé.D'un seul coup, la chair est tranchée; maintenant c\u2019est l\u2019os qu\u2019on scie.Un bruit see, la jambe est mise dans le seau.\u201cPinces à forcipressure, allons vite, du catgut!\u201d Sans bruit les ordres s'exécutent.On recoud les lambeaux de chair.\u201cCompresses, bandes; enlevez le masque.\u201d LEUR CAPACITE STOMACALE Le docteur Capitan publie une cu- fieuse étude sur la Paychologie des Allemands actucle, alcooliques, fous et criminels.Le sujet fut traité par l'auteur, à l'Ecole d'anthropologie de Paris, en ses cours de novembre.Nous extrayons de ce juste réquisl- toire les lignes suivantes : Dans la nuit du 13 au 13 septembre, un parti 150 Allemands s\u2019était attuardé à festoyer dans le chû- teau d'Allenville, à 8 kilomètres d\u2019Amiens; le gros du corps était parti précipitamment dans la nuit du 11 septembre, à la nouvelle de la victoire de la Marne.: 11 a été possible d'établir ce que ces goinfres ont mangé et bu dans la journée du samedi et la nuit suivante, Si on peut admettre que 150 soldats et officiers ayant bon appétit ont absorbé: une vache, 400 oeufs, 35 kilogrammes de beurre, 60 pots de confiture, ete, il leur a fallu une capacité stomacale peu ordinaive (celle d'efroyables alcooliques entraînés depuis longtemps à ce genre de sport) pour boire 2 fûts de bière, 100 bouteilles de cidre pur jus, 225 bouteilles de vin blanc, 48 bouteilles de vins fins, 30 litres de malaga, 10 litres de mudère, 6 litres de muscat, 5 litres de vermouth, 12 litres de \u2018cognne, 15 litres de fine champagne, 12 litres de calvados, 8 litres de rhum, 6 litres de cassis, 4 litres de liqueurs diverses.LA DISCIPLINE FAIT LA FORCE DES ARMEES Du Temps: C'est le 18 mars: les forces navales auglo-françaises bombardent les forts des Dardanelles.Deux cuirassés anglais, l'Océan ct l'Irréaistible, viennent d'être détruits; notre Bouvert a chaviré en quelques secondes sous l\u2019effort d\u2019une explosion suos-marine, et le Gaulois, gravement atteint à ln flottaison, menace de couler bas.L'amiral Guépratie, qui, sur la passerelle du Suffren, est \u2018averti du danger que le cuirasé court, commande son canot pour fnire le geste sccourable qu\u2019il croit devoir à ceux qui sont en péril.\u201c En quelques minutes, il est auprès du Gaulois et gravit rapidement l'échelle de coupée.Arrivé sur le Pont, il s\u2019immobilise.En face de lui est la garde, dont les hommes sont correctement alignés et dont.le clai- Fron sonne.L'amiral élève su main droite, fait le salut militaire, et, ri- \u2018gide, attend que le clairon aît égrené su dernière note, plein d\u2019admiration \u201cpour ces marins qui, calmes duns In bataille, oublieux d'eux-mêmes, ren- \u2018dent au chef les honneurs réglementaires.Au Gayety lu burlesque de luxe des jolies filles de la belle et moderne musique, un choeur puissant, des décors et des costumes ébiouissants voila le menu de lu semaine prochaine au Palais de la Gaîeté, rue St-Urbain.Les \u201cStrolling Players\u201d sont une troupe remarquable par leur chant, danses ct comédies désopilantes.A leur têôté est le fameux Harry K.Morton, le comédien Irlandais.Il est assisté de Mlle Zella Russell, mois s\u2019il le faut, le jour, la nuit, par toutes les températures, 11 peut couvrir, sans les compter, des centaine sde verstes, du même grand pus régulier, total et dévorant, qui, dans un déclanchement de fléau, bnt le sol et le rejette en arrière.- L'attaque est son devdir.Friand de la rase campagne il a la passion du fusil, moins pour V'épauler que pour le croiser en pointe en avant, car il sera toujours fidèle au conseil de Souvarow: \u201cTire peu mais juste.\u201d On a de la peine à l\u2019empéêcher d'êtr eavare de ses munitions.Et, comme avec cela il observe volontiers en tout une sage économie, il déclare, honnête: \u201cOn ne pent pas jeter les cartouches au vent, la poudre appartient à la couronne 11 suit d'ailleur que, même efficace et bien nourri, le fen n\u2019est, faute de mieux, qu\u2019un exercice, un moyen, et jamais un achévement.Seule, la buïonnette aboutit et termine.C\u2019est avec elle qu\u2019on travaille et qu\u2019on fait le meilleur.La balle est folle, la baïonnette est sage, a dit encore la vicille maxime.Impossible de se passer de l'arme froide, comme l'appelle Gourko, Quoi qu'on fusse, on est obligé d'en venir à elle.Plus que tout autre, dédaignant l\u2019organisation, le nombre, les formations, l'armement, tous ces facteurs, à son idée, secondaires, qui, à force de s'éguliser des deux côtés, finissent par s'annuler, l\u2019école russe n\u2019a cessé d'établir qu'en dernière analyse, c'est toujours l'homme qui reste en face de l'homme sur le champ de bataille.\u201cDonnez-moi des solduts bien décidés, à écrit lc général Dragomirow, et je me charge de faire de lu bonne tactique.Z'homme, l\u2019homme encore, l\u2019homme toujours, tel est le premier de tous les instruments de combat.Or, l'homme est sollicité en sens contraire par deux sentiments, celui du devoir et celui de la conservation.Fe premier de ces sentiments est représenté par la baïonnette, le second par la balle\u201d Et il conclut qu\u2019en dépit de tous les progrès et de tous les beaux résultats de la mécanique moderne, \u201c ce ne sont pas ceux qui suvent tuer, mais ceux qui saveut se faire tuer qui sont tout-puissants sur le champ de bataille\u201d.: Il a raison, à la condition toutefois de ne pus pousser le système jusqu'aux limites où son excès le rendrait dangereux.La mitrailleuse, en effet, n\u2019est pas méprisable et vaine; elle est même, À coup sûr, plus muertrière que n'importe quel assaut.et pourtant elle ne le remplace pas, elle le retarde ct le rend plus nécessaire, voilà tout.La Laïonnette prime tous les feux; y compris ceux des plus grosses bouchess c'est sur l\u2019acier clair de sa Inme, plus exactement que sur le bronze des culasses, qu'il conviendrait de graver la classique ultima ratio., Cette suprématie de lu pointe, de l\u2019estoc et de la taille, le cavalier russe l'exerce également.Qu'ils soient du Don, de Koubnn, de Térek, d'Astrakan, de l'Oural, de Sibérie, du Transbaikal ou de VAmour, les cosaques sont les maîtres de la lance, l\u2019arme des temps passés, et de la chachka, le sabre courbé avec lequel ils font, comme on fauche l\u2019avoine et le sarrasin, voler les têtes.De Gogol i Tolstoi on les n célébrés; tout n été dit sur la foudroyante promptitude, In souplesse et l\u2019ubiquité de leurs ouragans.L'armée russe entière est aînsi, elle veut bouger, épandre ses nappes, apparaître iei, disparaître là, se reformer ailleurs, surgir d'une façon inattendue.Elle ne peut pas rester en place et ne s\u2019y résout\u2019 qu\u2019à la dernière extrémité.le soldat est nomade.Il n'aime pas creuser des trous et remuer la terre; il préfère abandonner une position, quitte à lu reprendre plus tard, que de l'occuper en s\u2019y enfouissant.La tranchée-abri lui déplait.Varlez-lui de se défendre \u201cavec ses jambes\u2019 par\u2019 l\u2019attaque ou la retraite, peu im- -porte, à l'idée de ses chefs qu\u2019il ne discute pas une seconde.Tant qu\u2019il marche, avec son fusil et son bidon, il ne se plaint pas.+» + = Ie chef ne le cède pas à Phomme puisqu'il linstruit et lui com munique son moral, qui est très élevé, Jæs généraux, en lançant leurs soldats à la mort, ne trouvent pas inopportun, sans embrigader Dieu, d'invoquer son secours.Jæs officiers sont, en compagne, l'exemple interrompu du courage et du devoir.Je me souviens de ce trait qui me fut conté par le commandant de Villebois-Mareuil avant que ce chef de haute valeur et de si noble caractère n\u2019allät glorieusement tomber au \u2018l'ransvaal dans les rangs de l\u2019armée boër à laquelle il avait offert les services de son épée, Ami de Skobelew il connaissait bien l\u2019armée russe.Pendant Ia campagne de Bulgarie, me dit-il.le général Nadetsky parcourait le soir le champ de bataîlle de Schipka.11 faisait nuit.Arrivé près d'une batterie il voit sur le sol dix-sept artilleurs, couchés \u2018dans leur manteau, alignés l\u2019un près de l'autre, la figure noircie par les fumées.Appuyé contre un canon, un jeune capitaine est là qui veille, debout, les yeux ardents, cherchant à percer des ténèbres dans In direction de l'ennemi.Radetsky l\u2019interroge, et lui montrant lex soldats, brisés de fatigue, étendus côte à côte: Ils dorment?\u2014Non, Votre Excellence.IIs sont tués, mes camarades! \u2014Alors qu'attendez-vous ici tout seul?\u2014Mon tour.Admirable et tranquille réponse, digne de rendre amourcuse aussitot la Victoire! : * «eo 5 SE Celle-ci accompagne quand même aujourd'hui nos frères de là-hns, au long des étapes, guidant leurs armes sublimes de constance et de foi.Elle est pour le moment leur arrière-garde, avant de les précéder demain.Elle ne peut pas être infidèle au grand-duc Nicolas dont le génie aura su, dans la lutte titanesque engagée, profiter à la fois de Ia naturè et la vaincre, à la façon d\u2019Annibal.(de l\u2019Ilustration) Henri LAVEDAN de l'Académic francaise.pianiste distinguée, June Mills, la suffragette incomparable et d'autres artistes.tou Les représentations au Gayety sont de la plus haute moralité et les dames peuvent y assister sans crainte.Donc, au Gayety la semaine prochaine.Théâtre Canadien Français Mile Renée d'Agreves qui était de passage à Montréal vient d'être engagée comme premidre contralto À notre théâtre d'Opéra.Elle arrive de l'Opéra Comique de Paris où ses succès ne se comptent plus et M.Robi toujours à l\u2019affut de numéros sensationnels l'a engagée sur le champ pour une courte saison.Elle débutera lundi dans ce petit chef d'oeuvre qui a nom \u201cLa fille de Madame Angot\u201d peut-être la plus jolie opérette qui alt jamais été écrite au monde.Son sucès est assuré.Elle joint à une école moderne la plus jolie voix possible et le physique le plus agréable que l\u2019on puisse concevoir.Ce sera un délire.Nous attendons les véritables amoureux de l'art de l'oporette et leur promettons une vraie fête.Mme Dubuisson, MM.Robi, Pellerin, Cauvin.cte\u2026 et la graclouse Mmo Rivière sont de la distribution Nous disons donc à nos lecteurs; al- lex entendro la fille Angot au Canadien Français.Les places sont à prime, retenez les de bonen heure.Théâtre National Français Pour la nemuine prochaine nous aurons une véritable aubaine à no- tro populaire Théâtre National.La troupe Julien Daoust donnera la grande pièce dramatique \u201cHaine et Repentir\u201d.Mlle Bella Ouellette on tête, Hamel ot toute la troupe.C'est un drame d'une intensité remarquable, une image fidèle des passions humaines que des circonstances imprévues mettent à nues.Le public se passionnera pour cette ocuvre superbe et voudra y retourner pour mieux la goûter.Une mise en scène de tout premier ordre, uno interprétation impeccable tout contribuera au succès de \u201cHaine ot Repentir\u201d.Des matinées sont données tous les jours.Allons en foule au National.A Cartierville La soirée dramatique que donnera le \"Ste-Brigide\u201d co lundi 27 septembre 1911 à Cartierville, fait augurer un brillant succès.Les organisateurs sont à mettre une dernière main aux préparatifs.Cette soirée sera sous In présidence d'honneur de M.F.A, Grothé, maire de Carticrville.Des tramways spéciaux seront à la disposition des citoyens de Montréal, pour assurer un prompt retour.On est prié de prendré note qu\u2019il ne reste que quelques billets réservés, en vente, et l'on devra s'adresser aux concurrentes à Cartierville, Miles Laura Roger, Charlotte Plouffe, Germaine Desrochers, Aldea Deslauriers, pour sc procurer ces billets, Province de Québec, District de Montréal, No 3269 COUR SUPBRIEURE Dame Hesse Terevosnik, épouse commune en biens de Solomon Lack, des cité et district de Mont- Téal, agent, dûment autorisé à ces fins par jugement de In Cour Supéricure, Demandeur; vs Solomon Tnck, des cité et district de Montréal, agent, Défendeur.Une nction en séparation de biens be instituée ce 14idme jour d'nofit 1915, JAOONS, WALT, COUTURE & Fitch, Avocats du Demandeur.COUR SUPERIEURE Province de Québec.District de Montréal.No 763 Samuel Ship, de la cité ot district de Montréal, tailleur, en saqualité de gardien volontaire in ré.C.S.1281 Chernoff vs Cohen DEMANDEUR vs Harry Cohen et Morris Cohen, \u201cdelicatessen Merchants\u201d de la cité et district de Montréal, et autrefois faisant affaires c¢nsemble en société sous le nom et raison so- clale de \u201cH.and M.Cohen\u201d DEFENDEURS et Jos.Cohen, marchand de la cité et district de Montréal.T1 est ordonné aux défendeurs de comparaître dans le mois.Montréal 13 septembre 1915.T.DEPATIE Dep.Protonotaire.SE AVIS Dr J.0.LAMBERT, Limitée.Avis est donné au public qu'en vertu de la première partie du chn- pitre 709 des Statuts revisés du Canada, 1906, désigné Loi des compa- gniea, il n été délivré, sous le sceau du Secrétaire d\u2019Etat du Canada, des lettres patentes en date du 28e jour d'août 1915, constituant en corporation Alphonse Edmond Provost, négociant en gros de ln cité d'Ottawadans la province d'Ontario; Joseph Ethier, Albert Mudon, négociants en gros, Adalbert Gauvreau, pharma- cien-chimiste et Fernando Tloisvert, industriel, ces quatre derniers de la cité de Montréal, dams la province de Québec, pour les fins suivantes: (a) Manufacturer, produire, acheter et vendre, impnrter et exporter en gros et en détail toutes sortes de produits chimiques et pharmacen- tiques, drogues et médecines hreve- tées (Proprietary medicines and ar-| mières œy rapportant, ainsi que toutes machines, outilu et acoes- soires employés dans leurs fabrication et vente; (b) Employer tout moyen jugé nécessaire comme moyen d'annonce et de publicité pour les fins du commerce et des affaires de la compagnie ; (e) Généralement acheter et vendre, louer ou autrement acquérir, soit comme principaux ou comme agents, tous effets, denrées et mar chandises et tous bien mobiliers et immobiliers, et en disposer par vente ou autrement ; (d) Tmporter et exporter, manufacturer, acheter, vendre, faire le commerce de tous effets, articles, marchaundises, * propriétés mobilidres et immobilières ; (e) Faire affaires comme agents, dépositaires, commissaires et agents de publicité et autrement ; (f) Acquérir en tout ou en partie les biens meubles et immeubles de toute compagnie, société ou personne faisant des affaires semblables, et prendre à charge tous les engagements et toutes les respousabilités de telle compagnie, société ou personne ; (g) Placer les argents donut la compagnie n'aura pas un besoin immédiat de toute manière ot eur toute garantie qui sera jugée convenable; prêter et faire arrangements jugés nécessaires pour garantir les obligations de la compagnie et de toute personne faisant affaires avec la compagnie; \u2018(h) Vendre, louer ou autrement céder en tout ou en partie le commerce de la compagnie À toute compagnie où personse, et prendre en paiement des actions, débentures ou autres garanties dans toute autre compagnie, et acquérir, posséder et transporter toutes actions ou autres garanties dans toute compagnie ou corporation faisant des affaires semblables, nonobstant, les dispost- tions de l'article 44 de ln Lot des compagnies; (i) Faire tous arrangements relu- tifs À l'acquisition, à In vente ou an lounge de brevets d'invention, marques de commerce, licences ou autres privilèges semblables; (j) Avec le consentement des actionnaires, émettre des actions, des bons ou autres garanties de In compagnie pour payer les services rendus, ouvrages faits, où le prix de toutes marchandises, meubles et 3m- meubles, ct droits acquis par ln compagnie ainsi qu'il sera jugé à propos et.en particulier émettre comme actions entièrement payées des actions de In compagnie et les donner en paiement pour toutes detles et obligations de In compu- Enie, pourvu que ces netions soient émises avec l'approbation des ne- tionnuires ; (k) Faire toutes autres choses né- cessrires pour les fins de In compn- gnie, Ta compagnie exercern son industrie par tout le Canada ot ailleurs, sous le nom de \u201cDr J, 0.Lambert, Limitée\u201d, avec un enpital-actions de deux cent cinquante mille dollars, divisé en 2,500 actions de cent dol- rs chacune, et le principal Heu d\u2019affaires de In dite compagnie sera en In cité de Montréal, dans In province de Québec.Daté du bureau du Sccrétaire d'Etat du Canada, ce 31e jour d'août, 1915, THOMAS MUIWFY, Sous-secrétaire d'Etat.Avis THE TUPPER REALTY Company, Limited.Avis est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, 11 a été accordé par le Lieu- tenant-Gouverneur de la porvince de Québec, des lcttres patentes, en date du sept septembre 1915, constituant en corporation Dame Annic Wiseman, épouse séparée de biens de Abraham Mendelson; Demoisello Mary McDonald, comptable, Roch Thimolon Icaudoin, notaire; Gilbert Demors, entrepreneur; W.Alfred Dumontet, étudiant, do Montréal, dans les buts suivants: Faire affaires comme agents d'immeubles, agents financiers et agir comme mandataires aux fins d\u2019acheter, vendre, louer, ct administrer des propriétés immobilières, moyennant considération, à être payée, sous forme de commission ou autrement; Acheter, louer ou acquérir de toute autre manière des propriétés immobilières; Vendre, louer, échanger ot disposer de quelque munière que ce soit des propriétés immobilières ou partie d'icelles, les subdiviser en lots à bâtir, les développer, ouvrir des rues, ruclles, squarés, etc.; Construire, ériger ct réparer des édifices pour résidences, fabriques ou autres fins, les vendre ct les louer ou autrement lés exploiter; Faire affaires comme ne canteurs publics ct agir comnic tels aux fins de vendre à l'encan public toutes espces de marchandises mobilières moyennant commission ou autre rémunération, le tout conformément à la loi de cette province; Acheter, louer ou autrement acquérir les propriétés et l'actif de toute personne ou compagnie faisant des affaires idéntiques à celles de la présente compagnie ct de payer pour tciles acquisitions, soft en argent, soit en actions acquittées de cetc compagnie; Rémunérer toute personne ou compagnie pour services rendus ou à être rendus, soit en vendant ou aidant à vendre ou garantissant le placement des actions débentures, billets promissoires ou autres va- léurs de cette compagnie; Sc rendre responsable ou garantir le paiement de lettres de change, billets promissoires, débentures et autres obligations de quelque nature que ce soit, d'aucune autre corporation, compagnie ou personne avec laquelle la présente compagnie peut être en relation d'affaires; Exercer tous les droits et pouvoirs nécessaires à cette compagnie pour atteindre les fins pour lesquelles elle a été formée, sous le nom de \"The Tupper Realty Company, Limited\u201d, avec un fonds social de vingt mille piastres ($20,000.00), divisé en quatre cents actions de cinquante ($50.00) chacune; La principale place d'affaires de la corporation, cst à Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce septième jour de septembre 1915.C.J.SIMARD, Sous-secrétaire de la province.G.Beauregard, avocet des requé- rants.AVIS GRANT DISTRIBUTING CONPANY OF CANADA, LINITED Avis est donné au public, que, en ticles), ainsi que les matières pre- {vertu de la lo! des compagnies de Québec, 11 a été accordé par le Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, en date du 3 septembre 1915, constituant en corporation MM.Samuel William Jacobs et Alexander Rives Hall, Conseils du Roi, Harry Gough, comptable ; Heurl Vautelet, étudiant en droit et Isidore Friedman, comptable, do Montréal, pour les fins suivantes: Acheter, vendre, faire commerce, manufacturer et trafiquer des automobiles, bicycles, véhicule moteurs, engins, voitures et commodités do toutes espces, ainsi que tous articles employés dans leur fabrication; Sxercer l\u2019industrie de fondeurs, ingénieurs-mécaniciens et manufuc- turiers de toutes sortes de pices do machinerie, fabricants d'outils, fondeurs de cuivre, métallurgistes, machinistes, ingéniour électriciens ot convertisseurs de fer et d'acier; Acheter, vendro, trafiquer, manufacturer ct faire le commerce des accessoires d'automobiles de toute espèce; Acquérir par achat.louange ou autre légal ou prondro charge de la totalité ou d'aucune partie des af- futres, dev biens ct des obligations d'aucune personne ou corporation exerçant aucune industrie que ln présenté corporation est autoriséo à exercer, où en possession do biens convenant aux fins de In présente compagnio; Acquérir par achat, louage ou autrement, ou proudre des actions, des obligations, des débentures ou d'autres valeurs d'aucune autre corporation exerçant où engagéo duns l\u2019industrie qu cla présente compa- gnio est autorisée à oxercor, les vendre, les ré-6mttre avec ou sans granntie ou autremont en disposer; Emottre et assigner des parts ne- quittées do la compagnie en pale- ment total ou partiel d'aucun sor- vices rendu ou à être rendu, d'uu- cun commerce, d'aucune franchise, entroprise, propriété, d'aucun droit, pouvoir, privilge, ball licence, con- cossion, contrat que la présente corporation cest autorisé à acquérir; Vondro, céder à bail ou autremont aliéner la proprit et l'oxploitation de la compagnie ou aucune partic d'icelles en compensation de co qu'elle jugorn conveonnbles, ot parti- culidrement, pour de actions, des débontures, des obligations ou d'autres valeurs d'aucune autre corporation; Conclure aucun arrangement pour le partage des profits, l'union dos intérêts, la co-opération, l'aventure conjointe, la concession réciproque, ou autre avec aucun gouvernement, pouvoir municipal ou local, ou avec aucune personne ou compagnie exerçant ou cngagée, ou sur le point d'exercer ou de s\u2019ongager dans nu- cune industrie ou aucun genre do transaction susceptibles d'être conduites pour le bénéfice direct Olyindirect de In présente corporation, se porter caution de l'exéeution des contrats, avec où sans garantie, avancer des donièrs, ou autrement ni- der aucune telle personne ou com- pagnic on aucune autre personno ot corporation qui entreoprendra do construire ou d'améliorer aucune propriété dans laquelle In compr- nico est intéressée, ct généralemont À ces personnes ot compagnies, aux termes ct suivant les conditions quo In compagnie jugera convenables; Prendre ct détenir des hypothd- ques, droits de vontes, liens ot charges pour garantir le paiemont du prix d'achat daucune propriét mobilière ou immobilière vendu, par la compagnie; Placer et disposer des deniers disponibles sur telles valeurs ot on In manière qui pourra être, de tomps à autre, déterminée, par les dirce- teurs de In compagnie; Distribuer aux actionnaires, ct on nature, aucune propriété de la compagnie; Faire toutes et chacuno des choses susdites, soit comme principaux agents, centropreneurs ou procureurs; Demander, acquérir, des brevets d'invention, droits patentés, procédés, concessions, licences, marques de commerce, droits de reproduction ou autre privilèges Où avantages de même nature pour o uen rapport avec aucune substancé, article ou objet do fabrication relatifs nu commerce de la corporation, les rendre profitables en les manufacturant ou en les modifiant, octroyer des permis à leur sujet, où autrement agir; Acheter, ou autroment acquérir, détenir, prendre i bail, ou autrement disposer d'aucun bien mobilier ou immobilier, droit, privilège qui pourra étro nécessaire ou utiles au commerce de lu compagnie; Emettre des débentures ou des obligations garanties par la totalité du aucune partie de la propriété mobilière ou immobilière, présente et future de la corporation, les payer ct lés racheter; Faire aucune autre chose sc rapportant ou conduisant à la réalisa-' tion d\u2019aucun des objets susdits; Aucun des pouvoirs conférés aux paragraphes des présentes ne sera limité par référencek aucun autre paragraphe où par inférence d'icelui; Généralement, faire toutes choses se rapportant àé la réalisation dos objets de la corporation, sous le nom de \u201cGrant Distributing Company of Canada, Limited\u201d, avec un fonds social de vingt mille plastres ($20,000.00), divisé en deux cents (200 actions de cent plastres ($100.- 00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation, est en la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce troisième jour de séptembre 1915.C.J.SIMARD, Sous-secrétaire de la province.\u2014_\u2014\u2014 Avis AVIS INCORPORATION Avis est donné au public qu\u2019en vertu de la loi des Compagnies de Québec, il a été accordé par le Lieutenant Gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes constituant en corporation MM.Gui Casimir Papineau Couture, Louis Fitch, avocats, Harry Hough, comptable, Robert Bourassa, étudiant en droit, et Belle Rubinsky, dactylographe, tous de la Cité et du District de Montréal et toutes autres personnes qui sont ou deviendront actionnaires dans la ompagnie, constituant une corporation pour les fins suivantes: (a) Faire le commerce et les affaires de fabricants de vêtements d'enfants et de jeunes gens, véte- ments de toutes sortes et description.de marchands de marchandises sèches, soieries, satins, fournitures pour tailleurs, tissus de laine et coton et le commerce général d'articles pour tailleurs.(b) Faire tout commerce de fabrique au autres relatifs a ce commerce ct qui pourra être fait par la compagnie en rapport avec ce commerce.(ce) Acheter ou absorber tout ou la partie tout commerce, immeubles ou actif de toute personne ou Compagnie faisant quelque commerce que cette Compagnie est autorisée à faire et d'acheter tout actif de commerce et achalandage incorporé ou non incorporé et de payer pour L ces commerces ou marchandises en parts de cette Compagnie.(d) Faire demande ou acquérir de quelque façon tous brevets, patentes, inventions, licences, concessions etc.donnant des droits exclusifs ou non-exclusifs ou droits d'exploitation limité ou tous secrets ou toutes informations relatifs à toute invention pouvant être appliqué aux opérations do cette Compagnie ou l'achat de laquelle pourrait donner quelque bénéfices directement ou indirectement à cetto compagnie, et de se servir, opérer, développer ou accorder des droits d'exploitation ou concessions pour son bénéfice ou d'informations ainsi acquises.(e) Faire l'achat, prendre à bail ou en échange, louer ou acquérir de toutes façons, des fimmeubles, propriétés de particuliers ct tous droits ou privilèges que cette compagnie pouru jugor nécessaires à ses affat- res et en particulier tous terrains, édifices, muchineries, outillages ct fonds de commerce.(f) Emprunter ou vendre pour garantir ou obtenir lo patement d\u2019argents, de touto façen que cette Compagnie jugora nécessaire et partieu- lièrement l'émission de débeatures à charge sur toutes propriétés de cette compagnie présentement ou dans le futur, inclus son capital non versé et de rachoter ou payer ces garanties ou obligations.(g) Acquérir on ncheter de quelque façon des parts do toute autre Compagnies dont le but est similaire en partie ou non aux fins de cotte Compagnie, ou qui fait un commerce pouvant être fait de façon à rapporter dos bénéfices, directs ou fndi- rects fo cotte Compagnie suivant les prévisions de ln Loi des Compagutes de In Province de Québec.(h) Vondro, améliorer, gôror, dô- velopper, échanger, louer.hypothô- quer, disposer, réaliser, ou autrement négocler au tout ou d'une par- tio les bicns ct droits de cette Come pagnie.(1) Le sidgo d'affaires de cetlo Compagnie sera dans ln Vilio de Montréal, dans la l\u2019rovince de Quôec, Lo nom incorporé de cette Compngnie sera \u2018Flo Amorican Moy's Attire Limited\u201d et lo Hou principal de sos affnires sera dans ln ville do Montréal, P\u2019rovinco de Québee.Le capital-actions de coté Compagnie sera divisé en cinq cents parts de cent dollars chneuno et fixé au montant de cinquante inille dollars, cours monétaire du Canadn.La som- mo de cinq cents dollars 1 été sous- erite au capital de cotto Compagnie.Los personnes suivantes ont été nommées directeurs provisoires do cette Compagnie: Gui Casimir Papinoau Couture, Louis Fiteh et Harry Gough, Daté nu siège du Gouvernement de In Province de Québee, co quatrième jour de juillet en l'an de grâce mil neuf cont quinze.Piero Evaristo Loblane, Licutonant Gouverneur de ln l\u2019rovinco de Québec.Par ordre C.J.SIMARD, Assistant secrétaire Provincial Jacobs, Mall, Couture & Fiteh, avo- cuts des requérants.\u20140 Avis MAGASIN DU PEUPLE INCORPORATED Avis est donné au publie que, en vertu de da loi des compugnies de Québec, il à été accordé pur le lieu- benant-gouverneur de lu provinee de Québee, des lettres patentes en date du 19 août 1915, constituant en core poration MM.Lazarus Millman, ave- ent, Paul Emile Bourret, agent fi- nuncier, Aaron Millman, agent dim.meubles, Max Hetz, éhadiant et Sue rah Chaskelson, sténographe de ln cité de Montréal, pour des fins suivantes: fxercer le commerce et l\u2019industrie de fabricants eb marchands en gros de vêtements de toute nature et des- eription; importer et exporter, acheter ct vendre et faire le négoce de vêtements de boule nature cb aussi celui de marchandises sectes, des soics, sutins, garuitures, tissus de toute surle, draps et cotonnades en général, aussi (ransiger les affaires des (ailleurs et manufacturiers ; lxercer aucune autre industrie semblable, de fabrication ou autre, en rapport avec les objets susdits, que lu compagnie juger« propre i être avantageusement exercee con- jointemeñt avec aucunes des susdites industries ; Acquérir et assumer en Lotalité ou en purtie In propriété ou les obliga- bions d\u2019iwucune personne ou corpori- tion engugée dans aucune industrie que du présente compagnie est autorisée à entreprendre où cn poses- sion de biens convenant au bénéfice de Ja présente compagnie; Accepter en quuicment des parts do In compugnie des hypothèques sur biens-fouds ou aucune autre obligations que les aclionnuires estimeront convenables.Acheter en général, prendre, donner à buil, échanger ou louer, ou aal- trement = uequéris une propriété mobilière ou inunobilière et lous les droits et privilèges que ln compagnie jugera nécessaires à son industrie et particulièrement tous les terrains, bûütisses, obligations, machines, outils et fonds de commerce; Acquérir et détenir des parts dans aucune autre compagnie dont les objets sont semblables à ceux du la présente compagnie Rémunérer, uvee le consentement des actionnaires, aucune personne \u2018ou corporation pour services par elle rendus, où à être rendus, en plaçant ou aidant à placer, en garantissant ln souscription d'aucun nombre de purts du capital de lu compagnie ou les obligations ou autres valeurs de Ju compagnie, ou en rapport avec l'organisætion et lu formation de la compagnie, ou la conduite de ses affaires; \u2018Tirer, faire, accepter, endosser, escompter, payer et émettre des billets promissoires, des chèques, des lettres de crédit, connaissements, tnuites, débentures et autres documents négociables et transportables ; bles; Prendre tous les moyens pour faire connaître lea produits de la compa- guie, tel qu'on le jugera convenable, et spécialement en annonçant dans les journaæux, par circulaires, par l'achat et l'exposition d\u2019ocuvres d'art, par la publication de livres et de journaux périodiques ; Vendre, améliorer, gérer, développer, échanger, louer, céder, perfectionner ou autrement disposer de la totalité où d\u2019une partie de In propriété et des obligations de la compagnie, sous le nom de \u201cLe Magasin du Peuple, Incorporated\u201d, avec un capital action de quarante neuf mille piastres ($49,000.00) visé en quatre cent quatre-vingt-dix (490) parts de cent piastres ($100.00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce dix-huitième jour d'août 1915.- C.J.SIMARD, Sous-secrétaire de la province.2 true ciate pe rad ARTHUR BRUNELLE MARCHANDS-TAILLEURS Réparations, pressage 74, rue St-Jacques | et nettoyage.Montréal L & CIE Strachan vs All Stars Le public Montréalais verra demain, à De- Pl orimier, une enlevante partie de base-ball La grande partie entre les Strachans, champion de la Ligue de Ia Cité, et une équipe All-Star, composée des meilleurs joueurs de lu ligue de nos semi-professionnels attirera sans doute plusieurs milliers de personens au parc Delorimier, demain.Les Strachans ont une équipe ex- cessivoment redoutable.Ils ont remporté le championnat de main de maîtres, ct ils ont fait un travail parfaitement régulier et des plus soutenus toute la saison =\u2014 Leurs joueurs ont déployé un ensemble superbe et une merveileluse cohésion.Ils méritaient blen de remporter le suprême honneur du championnat.Lour gérant dévoué, Omer Garon, a bien piloté ses protégés, et le succès a couronné son travail comme celui de ses équipiers.Cette joute de demain après-midi, it Delorimier, sera assurément une grandiose exhibition.Ce sera comme in finale superbe d'une saison magnifique au point de vue de la qualité du baseball, qu'a donné la Ligue de In Cité, et tous les fidèles partisans de la ligue du président Strachan seront les témoins de cette dernière partie de l'année 1915.La boxe au Jubilee Le club de Boxe Hochelnga qui nous a donné des séances si intéressantes lo printemps dernier au pati- noir Jubilé recommencera ses séances lundi prochain le 27 septembre avec un programme de premier ordre à l'affiche, Lo gérant Walter Burke voulant douner aux Montréalais \u201cl\u2019article qu\u2019ils exigont\u201d, na mis au programme de cette soirée comme attraction principale les grands pugilistes que sont Phil Bloom et Packey Hommoy.La réputation de ces doux hommes n\u2019est pas fondée sur des articles de presse, mais bien sur des performances établies dans l'arène contre des pugilistes de premier ordre.Bloom que les promoteurs de boxe s'arrachent actuellement, a triomphé de rivaux comme Knockout Brown, Jack Britton, Jimmy Duffy, Gilbert Gallant, Leach Cross, Johnny Lore, Joe Bodeli, Ted Kid Lewis, Harry Stone.Il n fait bataille nulle de dix reprises avec Freddie Welsh qui a fait courir tout Montréal au Parc Sohmer, et a triomphé récemment de Azevedo, le pugiliste Portugais qui est en train de sc faire une grande réputation aux ftats-Unis.Packey Hommy son adversaire de lundi prochain, est également un homme dont le passé est des plus recommandables.Qu'il nous suffise de dire qu\u2019il a défait des rivaux comme Lore, Jack Fallon, Joe Wagner, etc, et qu\u2019il a fait des batailles nulles avec des adversaires de grande réputation comme Grover Hayes, Eddie Smith, Young Brown, Knockout Brown, Johnny Dundee, Young Shugrue, Willie Beecher, Leach Cross, Tommy O'Keefe, Kid Whitton et avec le fameux Ad Wolgast.Outre ce grand combat le Club Hochelaga mettra plusieurs autres préliminaires intéressantes à son programme.Le gérant Walter Burke, invite les amateurs à se renscigner s'ils le désirent auprès des autorités américaines que sont Robert KEdgrén et Bat Musterson, s'ils désiront s'assurer du calibre des pugilistes qui entreront en lice dans ln batatlle principale.Ces exhibitions de boxe nuront licu au patinoir Jubilé qui neut gontenir dix mille personnes.l'admission générale sera de 50 centins, Edouard Fabre courra samedi Nos amis du Ciub Richmond se préparent à faire de leur course de cet après-midi, un immense suc- cds.Hier soir, le urcau d\u2019organisation s\u2019est réuni pour jeter les bases de l'organisation.Cette assemblée a démontré que le succès promet d'être magnifique.On compte sur une grosse assistance parce que déj un millier de billest ont élé vendus ct on en demande tous les jours un grand nombre.Un appel pressant est fait au public pour faire une ovation à notre ani lèdouard Fabre.ny avait une assistance de 10,000 personnes pour le voir courir à Kingston l'an dernier.Nous pouvons donc compter sur un public nombreux parmi les compatriotes.Les fameux clubs de baseball Swastika et Mansfield ont Cté engagés pour jouer une partie avant la course, Déjit une quinzaine de coureurs se sont.inscrits.L'on compte encore sur un grand nombre d'autres.L'on parle de hockey Changements dans le circuit de la N.H.A.Ottawa, \u2014 Le circuit de la N.HA.subira quelques changements l'hiver prochain si l\u2019on en juge par la rumeur qui circule ici depuis quelques jours.Le club local gardera sa franchise comme par les années passées, et l'on croit que les deux clubs de Montréal seront encore debout lorsque la saison s'ouvrira.Il est certain que Sam Lichtenheim sera encore représcenté dans la N.H.A, par ses Wanderers et que d'un autre côté le Canadien ne discparaîtra pas car quoique Gcorge Kennedy n'ait pas fait une fortune avec son club l'an dernier, il sait parfaitement bien que si la guigne ne lc poursuit pas au commencement de la prochaine saison comme colle l\u2019a fait l'hiver dernier, il reprendra le temps perdu, car le Candien a toujours été une grosse attraction non- seulement à Montréal mais partout on il est allé.Cependant là où il y aurait un changement, dans le circuit, c\u2019est à Toronto.L'on dit même ici que la fran- chiso des Ontario seront transférée soit à Trois-Rivières, soit même ici à Ottawa.A tout événement les propriétaires du club local ne veulent croiré pareille rumeur et ils s'opposeront certainement à ce transfert si Jamais la chose se présente devant les diréeteurs de la National Hockey Association.Grover Alexander remplacera Walter Johnson Les Philadelphie lui doivent beaucoup cette année Philadelphie.\u2014 Grover Cleveland Alexander est sans contredit le plus grand pitcher du monde.Après quelques années d'insuccès, il vient de battre tous les records cette année, c\u2019est-à-dire qu'il est le roi des lanceurs de toutes les ligues majeures.Depuis le 5 juin Alexander a ga- Ené neuf parties consécutives.Ce record n\u2019a pas été établi cette année par aucun autre pitcher des ligues majeures.Cet étoile n'a accordé que 36 coups sûrs dans 10 parties et 12 points sculements ont été comptés dans le même nomrbe de parties.Il a blanchi ses adversaires trois fois.M lança dans les deux parties de onze reprises et n'accorda que cinq coups sûrs à cachune des parties.Si les \u201cPhilies\u201d remportent le championnat, ils devront beaucoup à leur étoile qui a les tenus dans In course pour le championant de In ligue Nationale.pas un motif ne alt rien, co n'est de supposer Qu'il n'est Qu'en organe de famille.Marcil Trust Co.100 D inoqees Stème année.Actif; plus Ge 04,000.000 \u2014 ER J -\u2014 77/7777 4 a 1881 Shamrock Crosse 1882 Shamrock 1883 Toronto A l'occasion de ln première gran- | 1884 Toronto 8 Shamrock \u201cEgaux\u201d de série entre les champions de deux | 1885 Montréal ligues rivales, pour le championnat | 1586 Montréal de l\u2019est du Canada, il est intéressant | 1887 Cornwall de consulter la liste des champions | 1888 Shamrock depuis 1866 jusqu\u2019à 1915.1889 Montréal .1890 Cornwall Ligue Nationale: 1 Cornoall 1866 Montréal 1892 Shamrock 1867 St-Regis 1893 Capital \u2019 1868 St-Regis 1894 Shamrock 1869 Montréal 1895 Capital 1870 Shamrock 1396 Capital 1871 Shamrock 1897 Capital 1872 Shamrock 1898 National 1873 Shamrock 1899 Shamrock 1874 Shamrock 1900 Capital 1875 Toronto 1901 Shamrock -1876 Toronto 1902 Shamrock 1877 Shamrock 1903 Shamrock 1878 Shamrock 1904 Shamrock 1879 Shamrock lou Shamrock ap .1880 Toronto 1807 Shamrock 1908 Tecumseh 1909 Montréal 1910 National LECTEURS ECONOMES 1911 Tecumseh 1912 Toronto (x) 1912 Cornwall 1913 Krish Canadians (x) 1913 Cornwall et M.A.A.A.\u201cEgaux\u201d 1914 National (x) 1914 Rosedale 1916 National 1915 Rosedale (xx) (x), Champions du \u201cBig Four\u201d (xx) Champion de Toronto.\u201cAmateur\u201d je C'est avec une certaine impatience et une hâte fébrile que les fervents de belle soirée, ou la satisfaction et le devoir d\u2019une bonne oeu- v reaccomplie règneront en maîtres attendent le euchre-concert du Cercle Parolsial qui aura lieu le 29 septembre courant.Ceux qui out déjà goûté ces soirées où tous se sentent chez eux par la bonne entente et la joie qui règnent seront là, car la vente des billets bat son plein, ct par le nombre déjà en circulation le succès est assuré.Pour les velnards, les prix qui sont exposés à la \u2014 pharmacie Désautels, coin Villeneuve et St-Laurent, c\u2019est- h-dire au-déla de $75.00 en valeur en verre taillé, sans compter les autres prix qui arrivent chaque jour sont certainement de nature à en- 1 9 SAMEDI, 25 SEPTEMBRE 1915 C\u2019est mercredi le 29 septembre prochain courager; ajoutons le prix de présence donné par le curé, toujours al dévoué qu'est Monsieur Perrier, et les douces mélodies que nous prépare l'orchestre Blouin, ce sera certainement un régal musical.Les rafralchissements seront donnés gratuitement, le tout en faisant une oeuvre de charité en encourageant Une association où la jeunesse se garde hors des périls du monde en vivant en contact constant avec l\u2019Eglise, ayant pour devise: \u201cun esprit sain dans un corps sain\u201d.Donc, al- mables lectrices et lecteurs, rendezvous au Cercle Paroissial, 62 Boulevard St-Joseph Est, le 29 vous serez contents de votre soirée, surtout, vous serez libres à bonne heure, le euchre commencera à 9 heures p.m., précises.Admission, 50 cts.Québec.\u2014 La mort du célèbre Albert Lewis nous ayant fait rappeler, l'échec sensationnel du 2 octobre 1897, essuyé à Québec par le National, il est juste de remémorer les circonstances atténuantes de la défaite de ce club alors champion intermédiaire.Harry Lougheed, le brillant gardien de buts, était rentré depuis peu dans l\u2019équipe Sherbrooke; de plus, Albert Kennedy, encore à l'apogée de sa force, prêtait son utile concours, de même que Jim Early, alors très rapide et au début de sa carrière dans cette catégorie d\u2019adoptes de la crosse.Quant au National, il était plutôt affaibli par l'absence de John (\u201cShiner\u201d) White, de petite stature, mais généralement le plus efectif de la division d'attaque, à cause de son agilité et sa précision à lancer la balle dans les buts adverses.L'équipe montréalaise fut presque toujours à l'offensive et lança très souvent vers Lougheed, mais Lewis, uvec une promptitude et une prestesse étonnantes, s\u2019emparait du caoutchouc, déjouait plusieurs con- Propos de Grosse \u2014 currents et changealt un peu l\u2019aspect de la lutte.Les joutes étaient de deux heures, les équipes changeaient de buts après chaque point, et aucun repos n\u2019était permis à moins qu\u2019on cut pris cinq minutes à compter.Les équipes et le sommaire de cette foute mémorable furent comme suit: National\u2014P.Foley, Jos.Valois, J.Martineau, W.McGrath, Aiph Valois, Jos.Cousineau, Dan Brown, Chs Marcellin, D.Murphy, J.Mc- Keown, D.Shanahan, T.Welsh, Sherbrooke\u2014H.Lougheed, A.Lewis, A.Kennedy, Simpson Stewart, Ross, J.Early, Hogan, Burns, H.Witty, A.Witty, Sawyer.Temps 1\u2014National .Brown .36.50 2\u2014Sherbrooke .A.Witty .42.26 3\u2014Sherbrooke .A.Witty .0.30 Plusieurs de ces vaillants joueurs sont aux champs du suprême repos.notamment McKeown, Welsh, Lougheed, Lewis, Martineau et Alex Wity.New-York.\u2014 Ce sont les boxeurs prenant part aux préliminaires qui donnent aux amateurs pour la va leur de leur argent, car neuf fois sur dix, le match princippl d'une séance désuppointe les gens, Tes \u201cPork-and-beamer boys\u201d ne connaissent pas la boxe à fond.Tout ce qu'ils savent, c'est qu'ils sont dans l'arène pour se frapper à tour de bras, et ils le font.Ils ne se donnent pus une seule minute de répit.Is cognent, cognent sans cesse, Si le mateh Packey MeFarland- Mike Gibbons a été un désappointement pour beaucoup, c\u2019est parce que ces deux hommes sont trop scientifiques, connaissent trop bien le pugilat .Tous deux sont habiles, très habiles même à éviter les coups.Nombre de fois, les poings de l\u2019un ou de l\u2019autre ont manqué leur bunt simplement parce que le but s\u2019était déplacé.Te couple recourut aussi si souvent à des prises de corps qu'il se fit huer.Pourtant, on ne doit point s'attendre à autre chose quand deux hommes de la force de ces messieurs en viennent.aux prises.Tls n'échangent pas coup pour coup sans cesse, Ils en portent un ou deux, puis se retirent vivement en arrière .S\u2019îla ne peuvent reculer, il y à prise, afin d'empêcher que l'un d'eux frappe.Tes \u201cbeamer boys\u201d pour nous, à l'avenir, Matty Baldwin, le pugiliste poids- léger de Boston, Mass, est un ama- Chicago.\u2014 Autrefois, dans les environs de Chicago aussi bien qu'ailleurs, j'imagine que tricher quelque peu, pourvu que l\u2019on ne se fit pas prendre, était considéré comme un plaisir bien innocent, et que ai l'on était découvert, lon n'avait qu'à rire, car alors, 41 n'existait pas de commisssions pour punir les conpa- bles.Voici un tour que Tommy White, un des anciens de la classe des poids-plumes, joun, un soir, à un débutant.Ce n\u2019était pas d'un véritable sportsman, mais comme ce pu- iiliste qui mit un fer de cheval dans son gant si cela passait inapercu, vous étiez sauf.C'était en 1895, quand le théâtre de Sam T.Jack, sur la rue Madison, était une veritable salle d\u2019amusement.Plusieurs boxeurs renommés sy battaient, rencontrant tout venant, ce qui était alors considéré comme haut exploit.Un débutant, d'ordinaire, était quelque jeune homme plein d'ambition et d'une grande force, qui comptait qu'un champion ne pourrait venir à bout de sn personne dans trois ou quatre rondes, Aussi, plusieurs bons \u2018pugs\u2019, de cette manière, furent-ils mis à jour.Tommy White, pour retourner à nos moutons, fut choisi pour rencontrer, durant une semaine, tous ceux qui se présenteraient.Si son adversaire ne durait le moindrement, Tommy devait donner une exhibition avec son entraîneur.Au commencement de la semaine, Jack déclara à White qu\u2019une forte délégation d'Elgin achèterait tous les sièges du parquet, le vendredi, à condition qu\u2019il consentit à se mesurer avec un homme qu\u2019ils amèneraient.La réponse de Tommy fut de commencer de suite à vendre les billets, puis il s\u2019en fut s'acheter des gants de six onces, les portant ensuite à Harry Gilmore, un cordonnier expert.A sa demande, Gilmore les ouvrit, et mit la moitié de Ja bourrure d'une paire dans les deux autres.Comme on le conçoit, White, le soir du match, prit les plus minces, mais malgré cela, le gars d'Elgin, dans la première ronde, ne le mal- La boxe Gauserie sur ce sport teur enragé de musique classique.Il ve manque jamais un bon concert, et souvent, l\u2019hiver, fait cing ou six voyages à New-York pour assister fi des représentations de la \u201cMetropolitain Opera House\u201d.Baldwin apprécie la musique classique bien mieux que tout autre homme dans l'arêne, et même mieux peut-être, que 90 pour cent des nma- teurs de musique ordinaires.11 assiste à des concerts depuis nombre d'années, connaît tous les grands opéras, peut les jouer et les chanter.Il y a quelques années, Matty devait, un soir, 5e battre à Tloston, et recevoir, pour son travail, la somme de $1,000.Or, quelques jours avant le combat, il s'en fut chez lex promoteurs, et demanda que la rencontre fut contremandée.\u201cJe n'ai d'une raison\u201d, leur déclara-t-it, \u201cet c'est que je veux nssister à une représentation d'opéra qui aura lien le méme soir.\u201d Les promoteurs refusèrent, mais l'affaire fut finalement réglée, Matty recevant la permission de ne monter dans l'arène qu'à 11 heures 15, au lieu de 10 heures.\u2014 Te sport de In boxe exécute ne- tuellement son retour annuel, Plusieurs clubs, qui avaient fermé leurs portes vers la fin de mal, les rouvrent de nouveau.D'autres les imiteront dans quelques jours.Et il est pratiquement sûr que 1a saison, vers le ler du mois prochain, sera {PO Des reminiscences pleinement en marche.mena pas pen.Dans la deuxième, cependant, ce fut antre chose, et l'étranger encaissa tant de coups de gauche à la tête, qu\u2019il finit par s'étendre, hors de combat, Voici maintenant le côté curieux de cette affaire, Très de douze ans plus tard, White, en travaillant, se fractura un bras, et s\u2019en fut chez un Dr Fitch, précisément à Elgin.Te médecin le regarda longtemps puis lui demanda : \u201cEtes-vous l\u2019ancien pugiliste?\u201d White répondit affirmativement, puis, la fracture réduite, il voulut payer le médecin : \u201cM.White\u201d, lui déclara ce dernier, \u201cj'ai toujoura pensé que je vous devais quelque chose.Jadis, mon jeune frère, qui possédait un commerce important, se mit à tout négliger pour la boxe.Quand vous arriviites i Chicago, il vous y rencontra, un certain soir chez Sam Jack, et depuis ce jour-là, bien, dame, l\u2019homme d'affaire le plus prospère d'Elgin est ce même frère.Aussi, Vous pouvez être sûr que si jamais il vous arrive encore quelque chose au bras, il ne vous en cofitern pas un sou, pour vous faire soigner,\" PES Des figures nouvelles dans la N.H.A.Plusieurs joueurs de hockey de la ligue de la Cité figureront sur des équipes de la N.H.A.dès l\u2019ouverture de la prochaine saison, Comme plusieurs joueurs professionnels sont déjà dans l\u2019armée, 3! faudra nécessairement qu'ils soient remplacés et déjà les magnats de la ligue majeure ont les yeux fixés aur les étoiles de notre ligue semi-pro- fessionnelle locale.Tl est probable que Gunboat Smith et Carl Morris échangeront des coups le mois prochain, dans l'Okla- homa.- L'Indépendant de Verdun remporte le champlonnat l'Indépendant de Verdun a remporté le championnat de l'ouest de Montréal en battant les meilleurs clubs qui lui ont fait face.Encore dimanche dernier il faisait baisser pavillon au club Cherrier par Je seore de 13 4 4.Alors que tous les buts étaient occupés, Legault et Hé bert de l\u2019Indépendant frappèrent chacun un deux-buts, Te vainqueur de dimanche dernier est prêt À rencontrer tous les plus forts clubs de lu province, principalement le National, la Casquette, le Caughanawaga, les Mancottes et le Strachun.Inf.s'adresser à O.Hébert, gérant, 921 Etel, Verdun.J.H.HARTE, 216, Laurier Ouest Gervais & Frere 71, Oherrier P.DEMITRE, La première ie Lis £F° octobre Cincinnati, 24.\u2014 M.Hermann de 1a Commission Nationale de baseball a annoncé que la première partie des séries mondiales aurait lieu le 9 octobre prochain, alors que lu saïson des ligues majeures dans l'est se termine le 7.Tes deux ud- versaires auront done deux jours de repos avant d'en venir aux prixes.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Al Shubert et Patsy Rrannigan se battront à New Bedford, le 27 septembre.\u20140\u2014 Willie Ritchie, qui est devenu poids-mi-moyen, veut = rencontrer Packey McFarland.A.D.QUINTIN, 6140, Sherbrooke Ouest 4187, 8te-Oatherine Ouest CTUALITE SPORTIVE Lisez \u201cl\u2019Autorité\u201d afin de connaître les dernières nouvelles sportives.NOTES Ce qu\u2019on pense être un record américain d'endurance en fait de natation, est que Chs Toth, de Boston, à été pendant quinze heures et quarante-sept minutes dans l\u2019eau, dimanche dernier, en franchissant 24 milles, environ.\u20140 On dit que \u201cBull\u201d Thompson, l'ad- veraaire actuel de Frank McCarthy, est l\u2019auteur d\u2019un défi à Schiff\u2014) Tes services de Marcel Malouin sont requis, conune gardien de buts d'un club de hockey de Québec.La réduction des salaires, dans la N.H.A, va s'imposer.On ferait bien aussi de diminuer le nombre des joutes ou les prix d'admission.\u2014o\u2014 \u201cRabbit\u201d Maranville, l\u2019arrêt des Braves, a dû cesser de jouer, à cause d'un léger cas d'empoisonnement de sang, \u201cRabbit\u201d fut Dblessé à une jambe, par Doyle, des Giants.On compte que le minuscule joueur pourra retourner au travail dans le cours de la semaine, \u2014) Les Chicago \u201cCubs\u201d ont acquis Ed, Holly, \u201cshortstop\u201d .des Pittsburg Feds, The Strathcona Fire Insurance Go.Assurance contre les incendies Capital autorisé .Dépôt au Gouvernement Provincial $500.000 50.000 SURPLUS AUX PORTEURS DE POLICES y compris la réserve de Ré-assurance sur primes en foru3(Gaveranant Standard) .331,217.06 A.A.MONDOU, M.P.Président.P.J.PERRIN, Géraut J.H.OLIVER.N.P., Vice-Président J.MARCHAND, Sec.-Trésorier EDIFICE VERSAILLES 90, RUE ST-JACQUES BELL TEL.MAIN 7844 Modèle 83, 1.o.b.Hamilton, Ont MONTREAL Avantages - - Pour Votre Femme Souvent une voiture qui paraît bien lors d'un examen superficiel se trouve être très incomplète et manquer de nombreuses commodités APRES L'AVOIR ACHETEE.De nos jours toutes les autos MARCHENT mais quelques-unes fonctionnent avec beaucoup moins d'ennuis 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