L'autorité, 7 février 1915, dimanche 7 février 1915
[" À Êqes à, M ay Cee Vel: 11\u2014\"Ne 60 Jardin de Danse Tous les soirs _e$ osmedié epréé-médie Le Premier-Ministre a sûrement la liberté de ses partisans.récolter la tempête qu'il mérite.sort.membres de la Législaturebouche d'un personnage d'Horace : et nous dirons au parti libéral: Si Redigé en collaboration Donnez-nous des chefs.ressenti cette semaine les premières secousses de la catastrophe qui le verra dégringoler avant peu.M.Napoléon Turcot, échevin et député de Laurier, a lancé, en plein palais législatif une parole qui indique jusqu'à quel point la dictature de Sir Lomer, même sur ses partisans est à charge, lourde et embarrassante.\u2026 Et nous savons que plus d'un député libéral n'attend que l'occasion de faire savoir au chef méprisé, son sentiment et son dégoût.La tempête commence à faire entendre ses grondements sourds.Sir Lomer Gouin n\u2019aura pas en vain détrôné M.Parent, il n'aura pas en vain non plus écrasé pendant des années, sous son césarisme hautain, Le moment arrive où ce semeur de vent va Les jours du gouinisme sont compfés comme ceux du pan-germanisme.A force de faire son petit kaiser, Sir Lomer va finir par subir le même aly L'opinion publique, A V'instar de Joffre.grignotte.Et elle grignoite si bien que la Kultur à M.Gouin a des chances de disparaître avant celle de son illustre et cynique modèle.Et ce ne sera pas trop tôt.Et nous savons que ce voeu est partagé par la majorité libérale des * X Quant aux autres, quant à ceux qui ont tous les intérêts du monde àgajoler le premier ministre, et à subir ses atteintes, nous leur dirons, ynous inspirant des vers fameux que le grand Corneille met dans la Romc si tu te plains que ccat 1à te trahir Patis-toi dca ennemie que je puisse haïr.tu te plnins que c\u2019est là te.trahir, fnis-toi des chefs que nous puissions aimer.Sylvio PICAUD Au fil de ELLE A EU LE \u201cTRAC\u201d Evidemment la délégation.municipale de Concordia à In législature a en le trac sur la question de l'autonomie de Montréul, Sir Lomer, l\u2019enfant terrible, a dû faire encore son gros croque-mi- taine.DANS UN GRAND ROYAUME Dans In discussion qui s\u2019est faite à Québec autour de la clause 43 du bill de Montréal, le maire Martin s\u2019est Écrié : \u201cJo ne demande pas que l\u2019on forme un petit royaume dans \u2018un grand royaume!\u201d .Le grand royaume, ça doit être la province de Québec, qu'a vouln dir.M.Martin.Voyez-vous d'ici son roi dams la personne de Sir Lomer ?C\u2019est un compliment qui fait tout de même plaisir.TAILLABLE ET CORVEABLE Pourquoi ln Cité peierait-elle taxe À la province sur ses véhicules- moteurs, quand le Palais de Justice et la Prison de Bordeaux n\u2019en paient pas À la municipalité?Assurément la chose publique a quelque chose des manants du Moyen-Age, Elle est taillable et corvéable à merci.MECONNAISSABLE La \u201cPresse\u201d disait au cours de la semaine: \u201cLe bill de Montréal est déjà méconnaissable.\u201d C'est probablement parce que ses auteurs l\u2019ont méconnu.XN.J.NM.TELLIER \"(de la \u201cPresse\u201d) \u201cLa .nouvelle que M.J.M.Tellier, le chef de l\u2019opposition, à Québec, se retirait de la politique, avait jeté, hier, de la tristesse dans le public; car, il existe peu de personnalités plus sympathiques que la sienne.M.Tellier possède le respect de ses adversaires, et il donne à tous les débats une tournure virile et honnête, qui aide, singulièrement, à tenir la discussion dans les hautes sphères.La nce de M.Tellier à l'Assemblée Législative, comme chef du parti conservateur dans la province de Québec, est, non seulement bienfaisante, mais nécessaire.Ft, nous sommes heureux d'apprendre de lui- même que le pays ne perdra pus ses services.Un chef d'opposition bien doué est aussi utile, dans son rôle de surveillant vigilant, que le Premier Ministre lui-même; et le peuple aime à les confondre dans son estime et le sentiment de sa propre sécurité.\u201d PERDUE.! \u201cLa ition de M.Sévérin Létournean.oat: battue sans vote, sir Lower Gouin, criant, le premier, per- .due\u201d (Extrait du compte-rendu de 5 \" sur une séance au co- = mité des bills gris).==\" Bir -Lomer lo in, criant, le pre- \u2018mier, perdue.v.1-7 ; ANY quand \u2018son Wanocs.bleu n'est Hitec allo que Te 2 nous que premier ministre était bleu.LE SERPENT ET LA LINE :! Lo est paraît-il en.rupture = ate de ban avec les échevins de) Montréal, \u201cdepuis que M.Turcot fi¢ allègrement qu\u2019il ne luf t rien.Et Je Grand Mogol ne mijote rien la plume ne fois les pèlerinages des échevina auprès de son trône, que d'abolir définitivement le corps échevinal de la métropole.Nous pensons que c'est le temps de rappeler la fable du bonhomme LaFontaine: Le serpent ct Ia lime.Petit serpent-à tête folle, Tu-te prends à plus dur que 1017.su * AH! CES ASSOCIES.! _ -.Qu'est-ce que rodait, M.Rodolphe Lemieux, dans lcs corridors du par- Sernit-ce lui qui reprend auprès du premier ministre les fonctions d'intercesseur si tragiquement ravies l\u2019an dernier à M, L.l\u2019.Bérard?C'est À se le demander, car de même que l\u2019ex-conseiller législatif, l\u2019ex-ministre des postes a été un fidèle associé légal de M.Gouin.A MEDITER Nous désirons mettre devant les yeux de la commission échevinale, qui fait une enquête relativement à une tentative de boodlage sur l\u2019achat d\u2019un terrain, rue Amherst, ces paroles tirées du rapport du juge Mercier, dans une autre affaire de péculat : \u201cDans une question de cette nature, on conçoit, magistrat ou non, que la solution en est difficile.C\u2019est pourquoi les jurisconsultes qui ont écrit sur ce sujet admettent qu\u2019une grande latitude, quant à la preuve, doit être laissée au magistrat chargé de conduire de telles enquêtes.On sait que celui qui se rend coupable de fraudes essaie, par tous les moyens possibles, de cacher les traces de sa fraude et d\u2019en faire disparaître les moindres indices, les preuves directes étant dans ce cas très souvent difficiles à obtenir, et I'aven de la partie se gardant bien de g'incriminer, étant encore plus difficile à arracher de sa bouche.Les présomptions et les preuves de circonstances sont celles qui, d'ordinaire, si elles existent sérieuses et concordantes, viennent au secours du magistrat enquêteur en pareil cas, et sont les seules, le plus souvent, pour ne pas dire toujours, qui l\u2019aideront à découvrir l'existence de la fraude.\u201d REVE OU REAUITE ?A Québec, faut toujours être sur nes gardes.Demandez plutôt à l'échevin L.-A.Lapointe.Aun cours d'une nuit orageuse, au Château Frontenac, où les cauchemars le disputaient à l\u2019affreuse gi- houlée qui cinglait les carreaux de sa chambre l'échevin du quartier Est entendit des voix sourdes qui devisnient sur son compte.C'est.un peu comme le voyage en Calabre raconté par ce bon Paul- Louis Courier.\u201cFaut-il les tuer tous les deux?DEUX POLES NEGATIFS.T1 paraît que le nouveau conseil de Maisonneuve ne veut pas de l'an- nexjon à Montréal, et la Cité, de son côté, veut a\u2019 r à l'englobement du territoire de la ville voisine.Il ne reste plus que Sir qui souhaite la réalisation du \u201cgcheme\u201d.Ça se comprend.Mais ce sera drôle de voir comment va sy prendre le premier ministre pour établir le courant de ses Catteries avec ces deux pôles néga- tifa.\u201cCES PAUVRES CHINOIS.Noa législateurs se sont occupés cette semaine, entre autres choses, d'instituer une taxe destinée À afféc- ter les blanchisseurs, notamment les Chinois.Taxer des Chinois peut comporter un certain plaisir, il est vrai, pour une race supérieure.comme la nôtre, ainsi que le dit ai bien M.Asselin, Une chose certaine c'est qu'on moins, dit-on, pour stopper une bon- SL .ar ey .iter yy lement, à Québec, cette semaine?On semble ne pas se rendre compte, dans la province de Québec, de l'effort énorme qu'accomplit actuellement l'Angleterre, afin d'en finir une bonne fois avec l'Allemagne.Le lecteur canadien- français, qui constate que les Russes se battent dans les Carpathes et sur la Bzura, que Jes Français luttent sur l'Aisne et sur la Meuse, semble oublier que les Anglais n'ont pas seulement à faire face sur I'Vser, en Belgique, et sur les bords du canal de Suez, en Egypte, mais qu'ils tiennent la flotte allemande embouteillée dans le canal de Kiel, et qu'ils n'ont pas seulement à patrouiller la mer du Nord, mais tous les mers du globe, afin d'empêcher vivres et manitions de parvenir en Allemagne.: Aussi, ce blocus commence-t-il à être terriblement effectif.La meilleure démonstration de l'extrémité où en sont réduits les Allemands ne réside-t-elle pas dans le fait qu\u2019ils viennent d'annoncer qu'ils couleront indistinctement tout navire de commerce faisant route vers l\u2019Angleterre, sans tenir compte du pavillon dès qu\u2019ils pourront l'atteindre.Cela pourrait les mettre bientôt en guerre avec des nations actuellement neutres; mais en désespérés qu'ils sont, Îls n'en ont cure, et ils semblent disposés à jouer tout de suite leur va-tout.|i Cest pourquoi, à la fonte des , on peut être sûr que Îles Neatons vont tenter une formidable lve, et contre les Anglo-Fran- car ce sont ceux-là qu\u2019il ime perte de vaincre.Et le blocus décrété par Albion aura pour effet d'abréger de plusieurs mois la durée de la guerre.Les Teutons vont L'enquête échevinale sur l'achat projeté d\u2019un terrain où ériger un bain public, dans le quartier LaFontaine, s'est continuee, hier matin, au milieu d'un avalanche de contradictions entre les témoins qui de près ou de loin étaient intéressés à voir la boutique de forge de M.J.-D.Courville tomber dans le domaine municipal.11 y eut, au début, des passes d'armes épiques.On menaca MM.le docteur Gaston Maillet et le notaire Gaétan Valois, de l'Autorité, qui ont dénoncé ce \u201cscheme\u201d, de les traduire devant la Cour du Recorder et même de les jeter dans les plus sombres cachots, s'ils refusaient de répondre à certaine indiscrête question; mais ceux-ci, comme les martyrs au milieu des tourments, gardèrent une contenance impassible en face de leurs bourreaux.M.GASTON MAILLET M.Gaston Maillet, appelé le premier à rendre témoignage, dit qu\u2019il a fait paraître dans l'Autorité l\u2019article intitulé \u201cCynique boodlage en perspective\u201d, parce qu'il a cru que c'était le meilleur moyen de faire rater l'achat de ce terrain, au mois de janvier, par la Ville, au prix de $34,857, quand le même terrain était offert en vente à des particuliers, quelques jours auparavant, pour $16,000, $17,000 et $19,000.Il n'avait en vue que l'intérêt public et se réjouit de voir que ses efforts ont été couronnés de succès.Il n'é& tait pes nnellement au fait \u201cqu\u2019il y avait $7,000 là-dedans pour des échevins\u201d, mais il s\u2019est guidé sur le témoignage de personnes absolument dignes de foi pour remplir son devoir de journaliste, qui était d\u2019éviter à la Ville une saignée de plusieurs mille piastres.La première information qu'il re- cut venait de l'ex-échevin Poissant, qui l\u2019avertit par téléphone que le Bureau de Contrôle venait de recommander au Conseil l'achat de la pro- Courville, C'était un samedi après-midi, et les journaux du dimanche avaient À dénoncer Ia chose, car le Conseil devait prendre action Polssant m'informa ès le fnndi suivant.docteur \u2018latter avec l'énergie du désespoir, L\u2019ENQUETE SUR LE \u201cSCHEME\u201d DU PUBLIC ALLIE LE TRAGIQUE x Montréal, 7 FEVRIER: 1915 L'Angleterre se montre le facteur déterminant mais comme tous les désespérés, ils feront beaucoup de mail pour être définitivement écrasés.C\u2019est mieux pour les Alliés que leurs adversaires soient décisivement battus en Belgique et en France, que d'avoir à envahir l'Allemagne pour enlever tranchée après tranchée jusqu'à Berlin.Ce peuple de 70,000,000 pourrait résister indéfiniment, bien pourvu de vivres et de munitions; mais sans cela, il se trouve dans la position d\u2019un homme les bras liés et la poitrine nue devant son ennemi armé d'une épée bien trempée.Et depuis le début des hostilités, quelles merveilles ont été accome- plies par la diplomatie anglaise, sans égale au monde 1 Les Allemands, pourtant si chauvins, admettent que leurs diplomates se sont fait rouler dans les grands prix par les diplomates anglais, qui ont agi de telle sorte qu\u2019ils ont ime planté dans le monde entier l\u2019ime pression, qui restera en dépit du temps, que les Allemands sont les véritables instigateurs de cette guerre, qu'ils la voulaient depuis longtemps et que Guillaume Il est le dieu Mars personnifié, avec son état-major de reitres et de aou- dards.Cette conviction acceptée du reste de l'univers a fait plus de mal aux massacreurs de L aux pétroleurs de Louvain que les fameux canons de trois pouces sortis du Creusot ! A part cela, n'est-ce pas dû en plus grande partie à l'Angleterre si l'Italie, au début, ou plutôt le gouvernement italien, n'a pas emboîté le pas à l\u2019Aflemagne et à l\u2019Autriche- Hongrie ?7 -On comprend qu\u2019avec des milles AU COMIQUE aussi, continue M.Maillet, que les bruits circulalent dans les corridors de l'hôtel de ville qu\u2019il y avait quelque chose là-dedans pour des échevins.Je voulus donc obtenir des informations supplémentaires.Je téléphonai à M.Rodrigue Langlois, à qui le docteur Poissant m'avait conseillé de m'adresser.Je questionnai done M, Rodrigue Langlois par téléphone : \u2014On dit que c'est un pot-aux- roses ?demandai-je.\u2014Dites donc plutôt un pot de chambre! me répondit M, Langlois.(Itires).QUI EST-CE ?M, Maillet continue son témoignage en disant que l'Auforité n'a pas porté contre les échevins une accusation formelle de \u201cboodlage\u201d, mais ce cette infimante accusaton.\u2014Avez-vous eu personnellement connaissance que de l'argent, soit dans cette circonstance, soit dans vins.\u2014Non, et j'en profite pour déclarer sous serment que moi, quoiqu l'argent, pour aucun projet, ni à un échevin, ni à un député, ni à un conseiller législatif ! M, Maillet ajoute que le même samedi, un peu après 6 heures, il recevait un message téléphonique de quelqu'un qui ne se nomma pas, mais qui spécifia que les bruits couraient qu'une somme de 47,000 irait aux échevins, si la propriété Courville était achetée.M.Maillet soupconne trois hommes de lui avoir fourni ce venseigne- ment: un fonctionnaire municipal, un avocat ou un journalistes mais comme il ne peut spécifier lequel des trois est le bon, il ne veut pas être injuste en indiquant sur qui reposent ses ns Le comité a\u2019informe, supplie, menace, tempête afin de connaître le nom de l'Informateur; mais M.Maillet se contente de répondre : \u2014Vous voulez prendre des procé- C'est elle, qui tout en poursuivant un blocus ; \u201cfuneste pour I' Allemagne, deméle I'écheveau diplomatique et avance des fonds aux Alliésdes milles de côtes exposées au mbardement de la flotte anglaise, l'Italie, à part ses sympathies natu- les pour la France, ne se soit _uère souciée d'entrer dans le cont, où son état financier, du reste, ue l'incitait pas à entrer.s Puis, qui a jeté le Japon sur le flanc de l'Allemagne Ÿ Qui a ainsi dégagé les Russes et leur a permis de jeter les troupes sibériennes du côté de la Pologne ?Plus que cela, la grosse artillerie russe ne viente elle pas du Japon ?C'est I'Angleterre qui a ourdi cette trame dans laquelle Guillaume 1] s'est empétré, comme elle a tout fait pour pousser la Roumanie à rendre l'offensive du côté de la ransylvanie, et y réussira sans doute dans quelques semaines.Et que dire maintenant de l'api financier prêté aux Alliés ?La rance, bien entendu, pourrait se suffire à elle-même.Mais la Russie La Russie nc serait pas en mesure d'équiper un million après un autre million d'hommes, si l\u2019Angleterre n'était pas là pour prêter la galette.Elle s\u2019est mise de plus en travers de la contrebande américaine, qui aurait eu tôt fait d\u2019inonder l'Allemagne et l'Autriche, si le lion bri- et | tannique n'était pas là pour montrer ses énormes crocs et ses griffes aigues.Apres cela, les chauvins feraient bien d'y réfléchir à deux fois avant d'essayer de diminuer le rôle d\u2019Afbion.Les événements futurs scront là pour démontrer qu'elle a été dans cette guerre le facteur le plus puls- w sant et lc plus décisif.SPARTACUS BAIN Les deux représentants de \u201cl'Autorité\u201d sont menacés des foudres du recorder.\u2014 \u201cNous ne voulons pas être des traitres\u201d.\u2014 Un mystérieux coup de téléphone.\u2014 Les évaluateurs municipaux sont-ils des ignorants ?\u2014 Récompense promise.mais pas aux échevins.\u2014 Le voyage de plaisir devait finir à New-York.dures?Prenez les procédures que vous voudrez.Vous savez ce que vous avez à faire.DE BONNE FOI L'échevin L-A.Lapointe veut savoir s'il n'est pas vrai que M.Maillet, devant plusieurs personnes, au Frontenae, À Québec, à déclaré que la présente enquête était un bluff.\u201411 ne faut jamais prendre au sérieux ce qui se dit au Frontenac, répond M.Muillet.M.Menard voudrait savoir si c\u2019est par animosité contre l\u2019échevin Dubeau, représentant du quartier Ln- Fontaine, que M.Maillet voulait faire rater l'affaire.Je n'ai aucune animosité contre l'échevin Dulbeau, affirme le té- moin.que des bruits infimants circulant [que trois personnes m'ont affirmé dans les couloirs de l'hôtel de ville, coup sur coup que c'était une sale journal a demandé au Conseil de | affaire, se réhabiliter, le lundi suivant, de croyais ngir dans l'intérêt publie, une autre ,ait ét\u201c offert à des éche- |\" \u2018on\u2019 en ait dit, je n'ai jamais offert de.d'ai publié l'article parce- d'étais de bonne foi et je UN MYSTERE Le notuire Guétan Valois, rédae- teur à l'Autorité, confirme les informations données par M.Gaston Maillet, à snvoir: que l'ex-échevin Poissant fut le premier A donner l'éveil nu journal: que M.Rolrigue Langlois affirma que c'était \u201cun vrai pot de chambre\u201d, et qu'enfin une troisième communication était venue d\u2019un quidam qui n\u2019avait pas voulu se nommer, mais qui avait dit au docteur Maillet: \u201cNe t'inquiète pas, Gaston.Ce que je te dis là ent correct.On raconte à l'hôtel de ville qu\u2019il y a $7,000 pour les êche- vins.\u2014Avez-vous entendn ce message?- \u2014Oui, car il y a deux acoustiques sur la même ligne.ju.Pendant que vous entendiez ce- , es que vous vous êtes regardés dans le blanc des yeux, i \u2014Pas moyen, nous n\u2019étions pas dans le même appartement, _.\u2014Avez-vous écrit votre artiele à mesure que vous receviez des messages ?\u2014Oui, al 1 chose, Jy corrigé quelque ~L'avez-vous lu & quelqu\u2019un?Montréal.Sir Lomer va pourtant finir par s'apercevoir qu'il ne fait pas toujours bon se 3 oa a ain sme - - 4 - : ; 4 8 Sh od - \u201c ne .* f * ws «era ay a Casa ms she Un SOuFnES ) J L'ecuevw Tunconggg \" Meigitocie=-Diste \u201cGouin à moquer de la ville de Nos lecteurs comprendront facilement que tout cormmen- taire de notre part, quelle.qu'en soit la nature, serait hors de mise, à l'heure ace tuclle au sujet de ce qul se pass: à l'enquête instituée par le Conseil sur l'affaire du terrain de ln ruc Amberst.I est vrai qu\u2019aucum texte de loi ne nous en empéche, attendu que cette commission échevinale n'est revétue d'aucun caractère judiciaire.Toutefois, il nous semble de meilleur aloi, du moins pour le moment, de n'en rien dire autre que le compte-rendu de fa séance d'hier matin.nos lecteurs le t | dans une autre colonne.versé.\u2014Oui, à M, Gilbert Laltue, jour- nuliste, ; \u2014Sembluit-il chose d'avance ?\u2014Non, il na pas paru être au courant, \u2014Est-ce que ça l'a beaucoup impressionné, d'apprendre tout à coup que les échevins étaient soupçonnés de recevoir un magot ?\u2014Non, I a pris cela froidement, PAS DIE TRATTRISE ! On revient ensuite aux trois personnages \u2014 fonctionnaire, avocat, Journaliste - dont l\u2019un est soup- conné par M.Maillet de lui avoir mentionné le montant qu'on disait destiné aux échevoens.| Le notaire tauétan Valois se retranche derrière son sceret professionnel, \u2014Muis vous wéticz pas notaire, sous étiez journaliste, quand vous avez écrit cet article, -Jde ne suis journaliste que par passe-temps, Jde suis avant tout, wotaire.Kt en me parlant, le doc- teux Muillet me dit alors: Notaire, poursuit M.Valois, moitié figue, moitié raisin.On essaie ensuite, en le menaçant du recorder, de la prison ct de la corde, de savoir sur quel informateur se sont égarés les soupçons de M.Maillet; mais M.Valois dit que ce n\u2019est pas son secret, mais celui de M.Maillet, et qu\u2019il n'en peut parler pour l'autre.A In fin le docteur Maillet intervient et déclare : \u2014dJe refuse de donner ces noms, parce que je n'ai pus l'habitude de trahir qui que ce soit, et encore moins mes amis.A présent, fuites ce que vous voudrez ! BESOIN DE VENDRE M, U.-H5.Dandurand, l\u2019agent d'immeubles si bien connu, est ensuite appelé à comparaître.Il raconte que d'après Jui In propriété Courville vaut $3.00 le pied pour un acheteur ordinnire, mmis que pour quelquun qui en a besoin, elle peut valoir $1,00 le pied, ce qui se rapproche du prix que devait payer lu Ville, $4.50 du pied.M.Dandueand relate que Mme Courville est venue à lui en décembre dernier et lui a offert la propriété ca lui disant qu'elle était grevée d\u2019une hypothèque de $12,000 et que son mari était obligé de s'en défaire.Jl n\u2019entra pas en négocin- tions avec M, Courville, et apprit ensuite que M.Clément Robillard avait offert $15,000 comptant pour la pro- pricte, connaître quelque LE PROPRIETAIRE M.J.-).Courville raconte ensuite les faits qui ont nccompagné la mise en vente de «a propriété.11 a donné une option à M.Cyr, puis une à M.Moffatt, lequel déclara qu\u2019il voulait vendre à In Ville.Au mois de novembre, il aurait trouvé à la vendre pour $19,000.Après avoir donné bien des options, 51 en donna une à M.Narcisse Gagnon, pour 434,657, la propriété devant être vendue directement À la Ville.\u2014M.Narcisse Gagnon vous a-t-il dit qu'avec Ja différence entre l'option précédente, $19,000 et celle de $34,857, 11 faudrait graisser les \u20acéchevins, \u2014Il ne m'a pas parlé de cela.Maintenant, en ce qui le concernait et d'autres mélés à l'affaire, 31 laissait cela à ma générosité.En cons- vience, je me croyais obligé de les récompenser ! Après le tapage que l'affaire fit dans les journaux, il vit léchevin Napoléon Giroux, qui lui dit qu\u2019il avait eu tort de.ne pas lui parler de l'affaire à lui, et qui se plaignit que l'éehevin Dubeau voulait faire acheter le terrain dans le quartier LaFontaine, après avoir convenu (Gazett Tout Montréal vint Une chart\u2019 qu'était d'uin'rais bien, cit Vous avec M, Giroux que le bnfnh serait dans le quartier Saint-Jacques, rue DeMontigny.Dh DIVERGENCES M.Olivar Asselin, agent d'immeubles et journaliste, évalne Ju propriété à $27,000 ou #28,000, à l'heure qu'il est, M, MeNicholl, aussi agent d'immeubles, Pévalue a $32,000 environ, soit $3 du pied la facade Tue Amherst, et #3 du pied la façade rue Saint-Timothée.\u2014Alors, observe M, L-A.Lapointe, vos évalunteurs municipaux sont, bien ignorants, eux qui évaluent.lu partie de l'immeuble sise rue Saint- Timothée à 80 cents le pied, et celle de la rue Amherst à $2.25 le pied?DES PRECAUTIONS M.Narcisse Gagnon raconte que quant à lui, M.Courville étant son ami, il a voulu Jui faire vendre sn propriété pour ce qu'elle valait, Il pensait dans le temps qu\u2019en dépit de la crise financière, les immeubles continuaient de prendre de Ia valeur, puisque Jes évaluateurs municipaux avaient augmenté l'évaluation de sa manufacture\u2019 de $7,000, Naturellement, il s'attendait à une récompense, et M.Courville la lui avait promise, du reste, mais nucun là-féssus, n\u2019était destiné aux\u2019 éche-, vif.Trois personnes lui conscillé-.reñfl:-toutéfois de prendre dés pré- cautions-afin de s\u2019assnrer de la\u2019 gé- nérokité de M.Courville.\u2018Ces trois cat, Moffatt et Casavant.: CE VOYAGE 4 Ln es , M.Albert- Casavayit\" convient\u201d qu'il west intéressé à la vente de la propriété Courville, Auparavant, fl avait fait circuler une requête pour obtenir un bain dans le quartier La- Fontaine.M.Narcisse Gagnon lui a Pour réclamer cett Muir\u2019, controleurs, éch'vins avec L\u2019Autonomie de Montréal imée Depuis l\u2019maie® jusqu'aux guuvres gueux, Tout \"monde ering: b'allnit voir ¢n, tous ces vines, C'était comme une épiaémie, \u201cAutonomie!\u201d à Québee chos\u2019 sacrée, dans ln purée.Monsieur Sauvé, .Savoir co qu\u2019en pense le maire, \u2018\u201c Mais faut ctr\u2019 trance, car vous savez, ' C'est pus un\u2019 demande ordinaire, Puy d'furce, dit le président, Ou je m'en vas quitter In chaise, - d'suis bon gurçon, mais cependant, J'veux pus qu\u2019on dise des faduises.l\u2019aadlon, Monsieur, je suis sérieux, Dit Sauvé le piuce-sans-rire, Mais je voudrais savoir un peu Ce que Martin pourrait uous dire, Jes députés qui sont pas fous, Disent: C'est bon, que vous en semble % d'autonomie, en voulez-vous * Sépondez donc pus Lous ensemble ! Médérie dit: Messieurs, c'est vrai, J'ai promis ça, quelle imprudence ! Mais Javou' que je n'suis pus prêt À vous dire ce que j'en pense.Mébort dit: Jd'uim® ln liberté, Mais il nous faut un\u2019 Lonn\u2019 sauv'garde.Suus çu, j'vous l\u2019dis, en vérité, Lu liberté vaut pus d'la .McDonald dit: Je suis Lien pour La liberts d'la métropole, Mais j'ui bien peur qu\u2019en soit un four Et que cela lu rende foile, En fin de compte on vit quelqu'un Se lever pour- l'autonomie Mais comme il n\u2019était pus ben fin 11 ne put dir que des folies.Assez! Assez! dit l\u2018'comité, parlez tous comme des ânes.Vous désirez lu liberté De continuer vos chicanes ?Retournez donc à Montréal Et fichez-moi la paix, j'vous pric.hicanez-vous, ça n'est égal, Mails n\u2019parlez plux d'autonomie ! BARRABAS pd dit, ainsi qu M.Moffatt, que M.Courville les récompenyernit.Il a cru qu\u2019il serait ensuite convenable de fuire un voyage à New-York, mais il n'avait pas l'intention de pousser plus loin, 11 nie, de méme que M.Moffatt, aussi appelé, que tous deux sC soient vantés un peu Partout que les mauvais jours achevaient ct qu\u2019ils allaient entreprendre un long voyage dont la Ville paierait In note, A la fin de la séance, M.Casavant a une prise de bee avec l\u2019ex- échevin Poissant, à qui il reproche de n'avoir pus eu en vue que l'in- térét publie en ébruitant cette af- fuire, 11 cite des paroles de M.Poissant, aussitôt démenties par ce- Jui-ci.Puis Je comité ajourne à vendredi prochain, en demandant à MM.Maillet èt Valois de revenir ce jour-là.ERASNE.re ere en \u2014 Personnel _.M, le docteur J.E.Lanoie et Madame Lannie, sont de retour à Montréal, après une absence de quatre -mois.Te docteur Lanoie, au cours de son voyage dans l\u2019est atnéricain, mogjant n'avait été spécifié.Ilien, | personnes sont: MM.Marsan,\u2018 avo- | - \u2018|Pierre sera probablement le cendl- à suivi les cours spéciaux du Post Graduate de New York et les cliniques des yeux, oreilles,-dé tn gorgé, ete, - : PU M.le docteur Lanoie ira.passer une dizaine de jours à Saint-Aimé de Itichelieu, en repos, avant de ie- venir définititement à Montréal: > _ Candidature \u2014\u2014 \u201cOn nous apprend que l'échevin-St- dat de-Sir Wilfrid LaurieF lors: des prochaines\u201c\u2018élections \u2018fédérales \u2018dans la nouvelle division électorale formée par'les quartiers Hochelags, DeLorimter et Duvernay.La pont .- ; larits de-M.St-Pierre est certes d'un bon augure pour som suceds. \u2014 me 1 EEE EE TOI ee cL tg \u201c5, r 4 CLICS TEE ER TN hp, man fi abandonne la présidence de la Chambre de Commerce.Mercredi prochain, M.Adélard Fortier, qui a présidé aux destinées de la Chambre de Commerce pen- | ps dant de deux années, cddera sa place à M.Frank Pauzé, le président élu, Malgré les instances réitérées de M.Pauzé et de tous les hommes d'affaires importants qui composent notre grande institution commerciale, M.Fortier n's pas cru devoir se rendre À leur demande et a refusé un autre terme.Si jamais le vieux proverbe, la valeur n'attend pas le nombre des années, a été approprié, c'est bien dans le cas de M, Fortier.Il quitte Ia Chambre de Commerce avant d'avoir atteint l\u2019âge de quarante ans.Malgré sa jeunesse, il à fourni une corrière des mieux remplies.A peine admis membre de la Chambre de Commerce il se fit remarquer par les questions sérieuses intéressant le commerce et la manufacture, qu\u2019il présenta.Toujours à Yaffut, cherchant les meilleurs moyens de venir en aide A ses concitoyens, il se fit vite une troude parmi ses collègues et, il y a trois ans, il était appelé à la seconde vice-présidence.L'année suivante, en reconnaissance de son talent et de son activité, il siégenit à la droite du président d'alors, le colonel Labelle, Au milieu de son terme, ce dernier dut démissionner en raison de la charge que venait de lui confier le gouvernement fédéral près la Commission du Port.Immédiate ment, M.Fortier fut prié d'accepter la présidence.Aux élections de l'an dernier il fut maintenu en office à l\u2019unanimité des membres.Lors de son entrée en fonction pour la première fois, on eut des craintes, des douter, en certain quartier sur ses capacités, Le fait qu'on lui a offert de nouveau la présidence et qu\u2019on a voulu l\u2019élire contre son gré, prouve amplement que M.Fortier s\u2019est ré- 4 LY Pr YY YY YY LL a Oa a a a a a a Eo aouaoonnrorrneys fz fam SHE.Toa vélé the right man in the right place, Partout on regrette son dé- rt.M.Fortier est le président de la Montreal Dairy Co.Avec l'aide de son associé, M.Monette, 1 a fait de cette maison de commerce, qui a eu des débuts très humbles, l'une des plus prospères et des plus importantes en son genre, La Montreal Dairy fait un commerce considérable par tout le Canada.Les connaissances qu'il a acquises en érigeant son Industrie, il les a mises à la disposition de la Chambre de Commerce.Les questions les plus importantes qui ont été traitées, furent amenées lui.Les gouvernements d'Ottawa et de Québec écoutaient avec sympathie les recommandations qu\u2019il leur faisait dans l'intérêt du commerce et de l\u2019industrie.C'est grûâce à M.Adélard Fortier si une pression formidable a été faite auprès du guvernement fédéral en vue de construire le Canal de la: Baie Georgienne et, n'eut été la guerre, ce projet serait en voie de réalisation.On se souvient encore de la nombreuse délégation que présentèrent MM.Fortier et Frigon aux ministres d'Ottawa alors qu\u2019ils soumirent les raisons qui militalent en faveur de cette gigantesque entreprise.De toutes les parties du Canada, les hommes les plus marquants s'étaient donné rendez-vous dans la Capitale pour appuyer la demande de la Chambre de Commerce formulée d\u2019une manière si éloquente et si convaincante par M, Fortier.De l\u2019aveu de l'hon.Rodgers lui-même, jamais une délégation représentant des intérêts aussi considérables n'avalent envahi l'enceinte parlementaire.Ce fut un triomphe pour la Chambre de Commerce et pour son si digne président.Quand la délégation belge vint aux Etats-Unis l'automne dernier pour exposer nes griefs au gouvernement, POUR LES ESTONACS CIVILS ET DELICATS Dans un écho récent, l\u2019on protestait contre les plaintes.ridicules par trop délicat, est déconcert* pur le pain fendu ou le pain boulot.Et on les avait priés.de prendre patience, dans leur ville culme et sûre, loin de la guerre et des ntrocités, en attendant le retour des soldats qui se battent pour ceux.: Et un journal a publié une lettre d\u2019une infirimère malade par suite des souffrances endurées pendant la campagne : \u2019 17, rue Jeveux, Calais.Je me permets de venir vous remercier de tout mon coeur de l\u2019écho Et avec ça?paru dans votre numéro du 9 novembre.Je voudrais, monsieur, que la censure vous permette de faire paraître ce que mes yeux ont vu, et je pense que ceux qui se plaignent de n'avoir pas de pain de fantaisie rougiralent d'avoir eu l\u2019idée de faire parvenir leurs plaintes jusqu'aux autorités militaires, Suivent quelques ancedotes; muis la Censure, ses ciseaux, son ea- viar., » x # Autre lettre.Celle-ci front, de lu tranchée : Jai eu la bonne fortune de toin- ber sur un petit morceau d\u2019Excetslor, J'Y ni lu que des gens gémissent, à Paris, de n'avoir plus leur croissant on leur pain polka!.Quel éclat de rire est parti de la tranchée quand j'ai fait lire aux ea- marades la pièce à conviction ! Tes pôrres, comme nous les plaignons, et comme nous voudrions ROu- lager leur détresse! Nous avons touché, hier, douze biscuits chacun, et nous sommes prêts à les partager uvee ces malheureux, Et voici un mot que l'on entend souvent, maintenant, dans la tranchée: \u201cJ'ai pas de croissant, na!\u201d 11 y a de bons moments, même à la guerre.vient du de certains Parisiens dont Vestomae: {2 On devine le sentiment qui \u2018mous agitait\u2019 lorsque nous émettions l\u2019espoir que notre écho ne parvint pas la tranchée.Ji y est parvenu, mais n'y provoque que de Nous-né-le- regrettons D ve TC.= \"2 = A LA COTE WAZUR CHARITABLE LE FPE Les odfcerta: de blenfaisänce\u201d éda- tinuent.à Monte-Carlo avec le niin empressement du?public et.le mime dévouement des artistes.Tfier; cé taient Mile Alice Zéppill, l'éxquine cantatrice de l\u2019Opéra-Comique, et -le' violoncelliste M.-Uimberto Benedetti - qui, tous deux, interprétèrent avec un rare-talent des octivres émouvantes dii répertoire des maîtres fran- çuis; italiens, anglais et belges.Te.public les a acclamés, et ces collaborateurs -dévoués \"d'une initia tive patriotiquee @irent\u2019 Mi jole \u201cde faire encaisser aux oeuvres d'hospitalisation de la Croix-Rouge une fort belle recette, LES CANONS QUI DORMENT Le kaïser va-t-il déclarer Iw guerre i la République de Suint-uMrin?On salt que, faute d'avoir un représentant anprès des capitaines régents qui administrent ce tout petit terri- taire, 11 n chargé son représentant à Rome de demander au gouvernement italien d'exercer un contrôle sur In ltépublique en réduction.Mais les douze mille montagnards de Saint- Marin ne sont pas gens à souffrir une ingérence quelconque dans leurs affaires, Ts possèdent d'ailleurs de l\u2019artillerie: un vieux canon Krupp et quatre pièees modernes, provenant du Creusot, L'effectif s'élève à trente hommes, Malheureusement, il leur «st impossible de procéder à Fécole À feu, Les pièces du Creusot portent à quatorze kilomètres, et le territoire de Saint-Marin, dans sa plus grande largeur, n\u2019en excède pas six! Alors, vous comprenez, on ne tire qu'à blane \u2014 les jours de fête.Agriez, ete.a\u2019 L'AUTORITE : 106 06 5 M, Fortier comprit de suite tout bien que notre pays retirerait su point de vue commercial et social w'il pouvait induire jen délégués à venir chez nous 11 se.night ay \u2018 Je\u2018résültat de ses démarches fut que Montréal a fait aux minintres belges (tions qui ne leiesera pés d'avoir un rappele# quel c'est à AL; Fo et à la Chambre 3e Commerce qu'on doit notre nouvelle un débdché \u2018chez-nous, fra = se ciale, _ : i qu\u2019un apercu du compli 14, Chambre\u2026de - dent, LC.cee Nous croyons que la catrière de M.Fortier ne doit pas s'arrêter brus- sé est une garantie pour l'avenir.Nous voyons sa place toute marquée te parlement d'Ottawa ou de Québee, Mon Dieu! nous ne sommes pas trop riches en hommes de valeur que nous devions oublier M, Fortier, Ce sont des hommes de sa force qu\u2019il nous faut sur le parquet de ln Chambre.Ce sont des coimmercants éclairés, connaissant les besoins et les lueunes qu\u2019il y a à combler qui font des bons députés.M.Fortier ent de ceux-là et, en plus, en politique il est libéral.Nous formulons des voeux pour que Sir Lomer Gouin l'appelle bientôt auprès de lui, Nul doute que son successeur, M, Pave, voudra marcher dans le sentier battu par M.Fortier et assurer In survivance de ses oeuvres.Tout de même nous espérons que l\u2019ex-pré- sident ne se désintdressern pas de lu Chambre de Commerce, mais qu\u2019au contraire il mettra à contribution toute son énergie et toute son expérience à seconder celui qui le remplace, Sous M, Pauzé In Chambre de Commerce a encore de beaux jours à LL AAA NASA INA A SNA AAA AAA EMA MA AMIE AMAR CIGARETTES NAVY CUT TON S \u2018 \u2018 i [i LA I 1 I \u2018 \u2018 \u2019 \u2018 \u2018 \u2018 A i 10 C A \\ JRA ® vivre, .Paul della CAMERE (Communiqué).\\ PTY A a al rrr Zrii 4) VY YY IYFEIIIZIL TTL TIER TROVE ied 4 rrr RR IIIa x =e mason mmünichtion\"avéc eux-et l'une des plus grandioses démonstra- expansion éotamer- Çe-que mous disons plus -hauf n\u2019est bon travail qu'a ac- sous, Ja, conduite rdessan : dévoné- pré- quement.Ce qu\u2019il a été dans le Ppus- Le courrier de Salisbury hie Gai HE fait en Batts 2 grass ny ow an FI qu = w deux céxits\u2019 par once applicable à toutes jog lettres envoyées du Canada av Royaume-Uni s'appliquera éga- ue .lement aux- lettres a aus een pement Tonle og oes pou] trobpes britanniques et canadiennes, vernement du roi wichera syr: le continent européen, -Le tarlf {d'affranchisseminent des lettres ordi- na partant du Canada, pour le continent européen est de cinq cents pour la première once et trois cents pour chaque once subséquente, de sorte que l'application du tarif de deux cents\u2019 par once aux lettres adressées À) nos soldats sur le con- 4inent\u2018éuropéerr ust-une-forie réduc- \u2018ttoit\u201cen-faveri-geï correspondances adressées aûx \u2018soldats\u2019 === rer \"te LA CUISINIERE PATRIOTE.Avant lu guerre, on Ja tenait, avec raison, pour un cordon bleu absolument remarquable.Depuis le début des hostilités, elle eût pu accepter, lu tête basse, ds honte au front, les critiques du plus déplorable d'entre les croquelardons ! Elle écumait devant ses fourneaux démoralisée.Elle écumait, car elle recherchait vainement, son ancienne amie, Ja cuisinière allemande! Leur amitié naquit avenue des Ternes.On se retrouvait tous les matirs, chez le boucher ou la fruitière.C'étuit charmant.Le dimanche, en grande toilette, elles se répandaient parmi les promeneurs mélancoliques.Et même elles avaient poussé, un jour, jusqu'à Viroflay, en partie fine, mon Dieu, oui.C'étaient de solides amies.L'heure de ln mobilisation sonna.L'allemande alla se cacher, sous les toits, et resta plus de trois mois dans une mansarde, sans mettre le nez à In tabatière.L'autre, sans se lasser, avce autant de haine au coeur qu'elle avait cu d'affection, traquait.l'ennemie héréditaire pour la faire coffrer.Les destins lui réservaient vette joie.Hier, avenue de Niel, on entendit des cris perçants: \u201cC\u2019est la Bochel.Voilà la Boche!.Arrêtezda!\" Des agents survinrent.On se dirigen vers le poste où la Doche demeura, et la cuisinière patriote, consciente du devoir accompli, regngna ses positions, momentanément abandonnées, sur la ligne de feux.ILLOGISME.Quand mous parlons de la Bétefloche.de l'Imperator Sanglant du Rochenland, nous le désignons parfois.pas toujours, par son nom: Guillaume, Nous ne disons jamais Wilhelm.Quand nous parlons de la souve- raîne des Pays-Bas, nous disons, tau- jours, Wilhelmine, : Pourquoi pas Guillnumette?om ee.Thre AM ., Du Timcs, au sujet de la splendide résistance de Nancy, de Nancy l'inviolée : .Quand Bismarck, en 1874, intervint pour empécher que Yon construisit des fortifications autour de la ville, il travailait, sans s'en douter, contre les intérêts de son pays.Si Nancy avait été encerclée par rin système de forts, il est à peu près certain que les Francais auraient succombé sous les coups de l'artillerie et que la ville aurait été prise depuis longtemps.C'est parce que Nancy est ville ouverte que l\u2019offensive allemande a pu être mise en ce point de nos lignes.Notre confrère anglais dit encore: Dès les premiers jours, l'ennemi ne cacha nullement son dédain de la fameuse ligne de défense fran- caise: \u201cToul-Epinal-Belfort.Peuh! nos gros canons les mettront en pièces en un moment, Nous les écraserons comme des boîtes en carton\u201d! J'ai reproduit ces deux passages à l'intention des personnes qui s'étonnent encore que nous ayons évacué des villes et des forts.Mieux valent une simple et bonne tranchée et une défense mobile que la plus belle coupole.Cette guerre comporte de précieux enseignements.En 1014, nous n'avons heureusement pas laissé enfermer nos armées dans des Metz ou des Sedan désastreux.Que le généralissime soit loué ! LE TESTAMENT D'UN BRAVE, Un des fils de M.Simyan, ancien sous-aecrétaire d'Etat aux Postes, a été tué en Alsace, à la fin du -mois d'août.: par les gens du pays sur l'ordre des Allemands.: .Aussitôt que cela fut possible, M.Simyan partit pour rechercher son Tl a été enterré à Rambervillers corps.Les fossoyeurs allèrent tout droit à l'endroit où étaient ensevelis trente soldats.Horrible besogne, dont la pensée fait venir les larmes aux yeux.Enfin, les cadavres furent à pu dane quel état, on le devine! Déui n\u2019étonnera : tous avaien été dévalisés.pas : Cependant, M.Simyan put reconnaître son fils.Et quand il l\u2019eut reconnu, avant de le laisser enfermer dans la bière qui allait le recevoir, il voulut prendre un souvenir de son enfant.Il coupa un mêche de ses cheveux, puis il chercha autour de lui quelque chose pour l'envelpoper.\u2019 Tl aperçoit un tas de débris dans un coin, fl y va, il y trouve un morceau de papier qu\u2019il ramasse.Sur ce papier, 11 y avait des lignes d\u2019écriture.Cétte écriture, il la reconnaît: c'était celle de son fils! I déchiffre les mots à demi-effacés, et Yoilà ce qu\u2019il lit sur cette feuillè que le plus tragique hasard lui mettait entre les mains: : \u201cJe ne veux pas que l\u2019on porte mon deuil, si la France est victorieuse.\u201d | C'était signé.C'était le testament du jeune homme.- EE \u2014\u2014\u2014 parement mmmn L'\u201cAutorité\u201d est administrée par la Cie l'Autorité Ltée.Bureau: 163 rue St-Denis.Téléphone: Est 6252.La Compagnie d'Imprimerie Godin-Me- nard Limitée, 41 rue Bonsecours, cola rue Champ de Mars, en est l'imprimour.vertu am 14 le:tarif ordinaire de.LA FAILLITE DE LA CUIRASSE, | ici?ou échec, définitivement peut-être, sur UN HEROS.Le sergent Giacomini avait été chargé avec sa section de couvrir le flanc droit d\u2019une compagnie.II s'acquittait de UT mission lorsque = peu de distance il apercut un grou, de soldats allemands désarmés qui agitafent un drapeau blanc.Sans méfiance, 11 se dirigea vers eux, mais à peiné avait-il fait 100 mètres que d'autres ennemis, dissimulés derrière un repli de terrain, se jetérent sur lui et le firent prisonnier.L'incident était resté \u2018inaperçu de la section restée en arrière sur l'ordre même du sergent.Cependant, ne voyant pas revenir leur chef, les hommes s'en émurent et se mirent à sa recherche, mais fl était déjà trop tard.Les Allemands s'étaient éloignés, emmenant le sous-officier fran- cals bléme de rage impuissante.Lorsque le sergent Giacomini comparut devant le chef du détachement qui l'avait capturé, il comprit de suite lé but que poursuivait l'ennemi.L'officier lui dit en effet dans un français impeccable: \u2014lu vus nous conduire à l\u2019emplacement de ta compagnie.Sinon, je te brûle la cervelle! i Le sergent bondit.La tête haute, il brava du regard l\u2019insolent personnage.\u2014La mort plutôt.Mais soudain il se calma, et c\u2019est d'une voix presque aimable qu'il murmura: \u2014Je suis à votre disposition.Quelques minutes plus tard, deux bataillons allemands prenaient la direction des lignes françaises.En téte marchait le sergent Giacomini, encadré de sous-officiers prussiens.La nuit commencait à tomber.Quand ils furent arrivés à une centaine de mètres de nos tranchées, le sous-officier dit simplement: \u201cC\u2019est là!\u201d et, du doigt, il! montra les retranchements.Alors, usant de leur habituel subterfuge, quelques soldats s'avancèrent en faisant de grand gestes et en criant: \u2014Amis! English! English! 11 y eut, parmi lés fantassins fran- tais, une légère hésitation.l\u2019eut-être allaient-ils se laisser prendre au piège de leurs déloyaux adversaires.Mais soudain une voix formidable s'éleva ct domina les cris des faux Anglais: \u2014Tirez, ce sont des Boches! C'était le sergent Giacomini qui, n'hésitant pas à faire le sacrifice de sa vié, donnait l\u2019alarme.Reconnaissant sa voix, nos soldats n'attendirent pas plus longtemps.Un terrible feu de salve abattit le premier rang des ennemis qui, voyant leur ruse éventée, se replièrent précipitamment.Quant au sergent Giacomini, il s\u2019était aplati devant le feu et, profitant de l'obscurité, il put s'échapper et rejoindre sa compagnie.On devine l'accuéil qui lui fut fait.Son héroïque conduite, portée à la connaissance du généralissime, lui a valu une citation à l\u2019ordre du jour de l\u2019armée et la médaille militaire.Son nom restera dans l'histoire de la guerre de 1914 comme un des plus saisissants exemples de l'héroïsme français.LE FLEGME BRITANNIQUE.Il y a quelques jours, un train qui transportait dans le Nord un régiment anglnis dut stopper à une petite station.Deux soldnts descendirent de voiture et questionnèrent le chef de gare.\u2014Combien de temps arrêtons-nous e .\u2014Cinq minutes.\u2014Les deux blonds fils d'Albion s\u2019installèrent devant une porte vitrée, se savonnèrent le visage, affi- têrent leur rasoir et commencèrent à se raser.Trois minutes s'étaient À peine écoulées que les employés les invitaient à remonter en voiture.\u2014Depuis combien de temps sommes-nous arrêtés?demandèrent les deux soldats à moitié rasés au chef \u2018de gare.\u2014Cela fuit trois minutes, répondit le brave homme, : \u2014Eh bien, nous avons encore droit à deux minutes; un galant homme n'a qu\u2019une parole! Et les deux Anglais continuèrent À se raser tranquillement jusqu'au moment où, les cinq minutes pro- \u2018mises étant écoulées, ils reprirent place dans leur wagon.Dimanche 7 février 1915 L'art de former une bibliothèque Je ne vois pas de raisons, bien que nous soyons en guerre ayec la - quie pour ae pas ajouter foi à l\u2019étrange histoire que rapporte, dans une brochure récemment publiée, le colonel Samy-bey, ancien aide de camp du sultan Abdul-Hamid.Elle n'a, du reste, rien d'invraisemblable, cette histoire, et elle semble confirmée par ce que nous avons appris, à nos dépens, de certains procédés germaniques.Îl ressort donc, du récit du colonel Samy-bey, que Guillaume II, lors de son voyage en Syrie et en Palestine, remarqua( à Koblé-Tul-Haziné, une très ancienne Bible de grande valeur Une fois revenu des rives du Jourdain sur les bords de la Sprée, l'illustre voyageur chercha à obtenir qu'on lui prêtat cette rare et curieuse pièce.Or, In mission à qui il avait confié ce soin ayant échoué, l\u2019empereur bibliophile, au sens le plus étymologique du mot, ne se découragea point et s'adressa au sultan Abdul- Hamid par l'entremise de son ambassadeur à Constantinople.Cette fois, l'opération réussit.La précieuse Bible fut envoyée en communication à Berlin et, au dire du colonel Samybey, elle y serait encore, malgré plusieurs réclamations du sultan.Il ne conviendrait pas de tirer de cette anecdote des conséquences qu'elle ne comporte pas.On sait que, de tout temps, les bibliophiles et bibllomanes furent sujets à céder aux tentations que leur suggère leur passion livresque et on ferait un recueil des bons tours qu'ils se sont joués les uns aux autres, mais celui dont il s\u2019agit dépasse un peu la mesure, et je ne crols pas que les préceptes de l'art de former une bibliothèque aillent jusqu'à le recommander.En cet art, si le fait rapporté par le colonel turc est vrai, l'empereur allemand va un peu loin.Mais l'amour des livres ne semble pas avoir été durable chez ce prince inconstant, et d\u2019autres préoccupations l'ont remplacé, à en juger par la façon dont le kaiser a laissé traiter par ses soldats la bibliothèque de Louvain.Malgré cela, il paraît bien que ce souverain trop bien donné, qui voulut être tour à tour poète, musêcien, architecte, avant de se révéler brûleur de villes et massacreur de femmes et d'enfants, fut, à son heure, un fervent mais dangereux bibliophile.À ce propos, je me souviens d\u2019un petit fait qui n\u2019est pas sans rapport avec celui que relate l'officier ottoman.C'était à l'époque où José-Ma- ria de Heredia était administrateur de la bibliothèque de l'Arsenal.Un jour que je l\u2018étais allé voir, je luf trouvais l'air soucieux.Au bou td\u2019un instant #1 me dit: \u2014l1 m'arrive une affaire très ennuyeuse.L'empereur d'Allemagne fait demander à la bibliothèque communication d\u2019un de ses plus précieux manuscrits: le Bréviaire de Saint Louixn Je n'aime pas beaucoup ces voyages, mêmes princiers.Tout en parlant, il s'était dirigé vers un petit meuble dont il ouvrit, avec une clé qu\u2019il portait toujours sur lui, la pesante serrure.A l'intérieur des volumes étaient rangés.Il en prit un et me le tendit.\u2014C'est le Bréviaire de saint Louis.Il a appartenu à la reine Blanche de Castille.Les plats en sont doublés d'un fragment du manteau de sacre.Le poète des Trophées m'avait reprit des mains le manuscrit vénérable.\u2014Vous pensez bien que je ne consentirai jamais à ce prêt.Il me faudrait un ordre écrit et signé du ministre.Le Bréviaire de Saint Louis est toujours à l\u2019Arsenal, mais je ne doute pas qu\u2019il ne figure sur la liste des \u201cemprunts\u201d que les Allemands, en cas de victoire, projetaient de faire à nos bibliothèques, à nos musées et à nos collections.Dans la guerre de destruction et de rapine qui nous est faite, tout, de la patrie, est en jeu, non seulement sa vie nationale, mais sa vie artistique et intellectuelle.C'est tout cela que défendent nos héroïques soldats, et ils combattent, aussi bien que pour le salut de la France, pour que les Watteau du Louvre n'\u2019aillent pas rejoindre les Watteau de Potsdam, pour que le Bréviaire de Saint Louis n\u2019ait pas le.sort de la Bible de Koblé-Tul- Haziné.Henri de REGNIER.de l\u2019Académie française.Encore la bonne vieille marque que Ses qualités de finesse et de pureté \u201csportmen 0 mn goût est tonjours le même dé La Biere Salvador de REINHARDT vous avez toujours aimée.lui ont assuré la préférence des Ileat, doux et frais, BUVE=Z LA SALVADOR EN VENTE PARTOUT Original Salvador Company Ltd.MONTREALTRAMWAYS CO.Horaire du service suburbain 1914-18 .LACHINE Du Bureau de Poste.10\" service de 5.40 a.m, à 8.00 a.m.20\" service de 8.00.a.m.A 4.00 p.m.1 service de 3.00 em.A 7.10 p.m.\"* service de 7.10 p.m.A 12.De Lachine.20\" srevice de 5.30 am a 5.50 a 10\u201d service de 5.50 am.à 9.00 am.20\" service de 9.00 a.m.A 4.00 pm.1m service qe 4.00 p.m.à 3.00 p.m.** service de 8.00 p.m.\u2018 Dernier char extra à 12.50 am\u2019 & 12:10 am.SAULT AU RECOLLET ET ST-VINCENT DE PAUL De la que St-Dents à 16\u201d service de 5.15 am.à 8.Saint-Viscent.20\" service de 8.00 am.& re om 16\" service de 4.00 p.m.A 7.00 Pm.20° service de 7.00 p.m.A 8.00 p.m.30\" service de 8.00 p.m.A 11.30 p.m.Char pour Henderson seulement .12,00 minuit \u2018Char pour &t-Vincent .1240 am.De 8-tVincent à la 16° service de 6.45 n.m.to 8.30 a.m.rue St-Denis 20\" service de 3.30 a.m.to 4.30 p.m.15\u201d service de 4.30 p.m.-à 7.30 p.m.20\" service de 7.30 p.m.& 8.30 p.m.80\u201d service de 8.30 p.m.A 11.3 p.m.Char de Henderson A la rue St-Denis .12.30 a.m.Char de St-Vincent à la rue St-Denis .1.10 a.m.Co .CARTIERVILLE _ De Saewden Jet.20; service ge 5.20 a.m.à 8.40 p.m.\"* service de 8.40 p.m.à 12.00 mi De Cartiorille.20\" service de 5.40 om A 9.00 mt 40\" service de 9.00 p.m.A 12.20 a.m.DE LA MONTAGNE : ve cb, - 20\" service de 5.40 am.à 12.00 minuit De I'Ave Victoria 20\" service de 58.3 .bs Fare v e 50 am.à 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et vendredi à 3 hrs p.m.pour débutants, Prefvsseur: A.LACANSE.Tél.Lasalle 2241 Gérant: A, GUENETTE.Tél.privé: Lasalle 2233.Theéatre National Francais HIS MAJESTY 3ème semaine du triomphal succès Dimanche, le 7 En avant=-marche 4¢ Concert Donalda BUSONI Pianiste-Compositeur février, à 3.30 p.m, Revue en 3 actes et 10 tableaux.Plusieurs décors nouveaux.Toute la troupe en scène avec nouveaux costumes.BiMets maintenant à vendre .Les grandes heures - L'entrevue Sans faiblesse et sans répit, depuis le début de la guerre, les actions d'éclat, Jes ruits heroiques, des scènes polgnantes se suivent, senc uient d'une 14ç01 INnterrompue, harmonieuse et lutute, pour former veu du plus vogique rigueur se pueme Luperissable conçu pur Fame s aicte pur eur science et trace avec Je sung de nus suitlats.[Ç emoti Uhuque Jour, Chaque heure, nous apporte le trophée d'une émotion mouvelie.; .out chauds encore de vie, tout palpitants d\u2019une inextinguible fièvre et precipites ses Ulis SUP 165 AULrEs, jes erenements, come une supe HLAGE, HUUS SOUL ENVOYES AI ILI da SKIP el Ws, Pur puqu 8.Nous até Peter ons Cit pitilt Visage, i ele POLIFIeG, et us Hous pu he Auvaut es yeux el a vravers 16 coeur uve une LOUE lougue et une : FupuOite que Hous VOUGTIONS pouvoir Jes retenir ul moment, en jou A SOLES WINE.MAIS NOUS MGR dAVONS Pils le temps.1s vont wop vite.pl PUBE UW BEICHR Ges APICES SE LOUFNE AVAUG QUE NOUS SOYONS EN 5 \u201d pur In liste qui Jes enumere \u2014 et pendant que ous des purcourons \u2014 \u201ccité L'ordre du juur® se musuiphient et se deploient en tiraineurs.ous on stage ue gionre, tout 1ue, guiope cb disparaît.En vain nous nous ecrions : Assez: Au pus! Haute! un petit moiment!.Que je relise & tel enuroit! Kien que ces deux dignes: Je veux recommencer, pour l'apprenare par coeur, cet abnea mugmfique!.\u201cLa guerre ne nous Écoute pus ec continue, en depit de sou appurente ct fausse lenteur, a nous étourdir pur d'ubonaance et ln succession vertigineuse de ses beautés.Leautes de tout ordre et de toute taille qui font de zuaïnt épisoue où elles se signalent un chapitre précieux, capable, à lui seul, a munortaliser le Livre.,Ç i 11 y a done des passages fameux, des instants décisifs que Fon na pas de droit de lamser se mdler aux uutres et se noyer daus d'océan aise péripeties.LI fuut s'arrêter à ces puussages et à ces instants qui ont lu hauteur des éonunets.C'est an devoir de Jes détacher de l'ensemble et de les isoler pour les considérer mieux, et puis de les gravir avec respect et d\u2019y faire une station, cur ils sont aes points de repère, des plateaux, et ils méritent qu'au moment et au lieu mêmes où 1 lustoire vient de les créer, notre pensée leur consacre un autel et leur élève un reposoir.La visite du général Joffre apportant un de ces jours derniers, aux Alsaciens de \"lhann, l\u2019accolade et se salut de la France est, entre tous, un tableau mémorable d\u2019un tel caraccère et d\u2019une telle grandeur qu'il réclame de nous le recueillement.+ # # \u2018ai pas besoin d'avoir assisté à l'entrevue pour qu'elle soit à jamais Seine ot fixée dans mon esprit.J'imagine le décor et les personnages de Ja science qui restera convme je lever de rideau du Retour, le premier acte de l\u2019oeuvre en marche dont rien ne peut plus empêcher ni le dénouement.mod ei done In petite salle obscure et modeste de la mairie où sont rassemblés les cing braves gens qui depuis plusieurs semaines ont assumé la délicate tâche à administrer au mieux les intérêts communs.Ils attendent le Chef suprême des Armées françaises.Celui-ci va venir aujour- d'hui, d\u2019une minute à l'autre.11 ne sera pas précédé de musiques, ni même de trompettes sonnantes, ni d\u2019escadrons en bougnets de sabres.Non.Sans appareil et sans cortège ii sera ld pourtant, à heure voulue par Je Destin et par lui-même.1es trompes d'autos l'annoncent, qui font frissonner plus qu\u2019une fanfare.Des pus tranquilles, lents et forts, de larges pas d ami, solide, exact et sûr ebranlent le palier.La porte s'ouvre.Les notables sont debout, dressés et tendus, pâäles de désirs.Une voix d'officier, une voix mäle, mais qui ne commande pas, jette dans da fierté: \u201cLe général Joffre!\" Et cet homme-là, dont ils n\u2019ont cessé d'entendre parler, dont ils ont contemplé si souvent dans les journaux les traits et la stature, il entre.C'est lui-même, de bon vainqueur! li entre \u201ccomme chez lui\u201d, simple, grave, heureux sans exaltation inopportune.Et c'est aussitôt.Je silence.écrasant, veligieux, le silence des rendezvous qui étreint, qui paralyse, et qui est l'exode éternel des beaux épanchements.Quel amas, quel fracas d'idées y afflue dans ce silence et vient d\u2019y engouffrer! lout, lc passé s'y précipite au devant de d'avenir, comme un fleuve amoureux qui baise enrin la mer! Un demi-siècle de dquleurs et de souffrances maîtrisées se déroule en cette minute de renaissance et de réparation, car à l'instant des réveils aniraculeux se reproduit le même phénomène qu\u2019à l'issue des grandes agonies.Lazare en se levant du tombeau a du revoir, comme au moment de s\u2019y coucher, défiler à ses yeux la procession de sa vie.Ce silence imposant ne gêne personne.ll encourage et facilite.Il rapproche déjà Jes parents de la même famille qui se croyaient perdus et qui se retrouvent, se reconnaissent.Chacun des assistants, pétrifié de noble joie, pense.pense à flots, à torrents: \u201cVoilà.Nous y sommes.C\u2019est pour de bon, las un rève.Itéalité.Nous existions encore et voyons de prodige.Quel bonheur! A présent nous pourrions mourir.Mais nous ne voulons plus!\u201d Ainsi lo minute rapide et qui dure, ct qui s'étale par faveur, recouvre chez ces privilégiés de la frontière les accents étouffés d'un large Te Deum qui tout bas chante en eux et leur monte à la tête.Le temps n'a plus, dans cette occasion, sa mesure ordinaire.Il se disloque.Les Minutes sont suspendues et planent comme d\u2019immobiles oiseaux à l'aile ouverte et fixe.1 y a des bruits interieurs de sang bouleversé qui vient heurter le front, déferler À Ja tempc et sonner à l'oreille ainsi qu'un battement de vieille horloge où va se dégeler tout à coup le timbre de d'Heure Française.Et tour à tour entremélant leurs harmonies, passent des frissons de sapins, des vols printaniers de cigogne, des roulements d'affûts et de cannonnade mourante, et comme une chute éloignée de chaînes qui se rompent.Mais ce silence est si poignant qu'il ne peut pas prolonger.Son intensité Je limite.Il a d'ailleurs besoin de lâcher son secret, de s'exprimer en se détruisant, de pousser, par la voix, de cri qui se démène en dui et qui veut en sortir.Aussi, le général, comme on casse une vitre d'un coup de poing pour avoir de l\u2019air, Je rompt-il sans tarder, ce silence qui n'en peut plus.il parle.Et ce qu'il dit c'est le résumé de ce que tous à l'unisson affirmaient intérieurement.Ecoutez les mots parfaits qu'il choisit, qu'il met en avant, les mots cornéliens avec lesquels il réalise.Tous ont leur armement, leur valeur, et, pareils à des soldats, sont dignes d'être médaillés.Ils n'en faut pas omettre un seul.Répétonsdes.Dégaînons-les!.sans nous lasser.\u2014Notre rctour cat définitif.Vous étea Français pour toujours.La France vous apporte arce les Nibcrtés qu'elle représente, te respect de vos libertés.Je suis la France.Vous êtes l'Alsace.Jc cous apporte le baiser de la France.| PAST EAST A! ce son! ce métal! ces accents! Je bruit qui ne ressemble à rien, de ce male baiser planté par la bouche du Vainquenr attendu, sur les joues contractées des vétérans de la Défaite.connaissez-vous rien de Plus beau?Qu'il ait été réellement donné ou non, ce baiser, peu importe ! À était pensé, décidé, voulu.il est marqué au procès-verbal, 11 s'applique, 31 retentit, et nous l'avons tous entendu claquer dans l'entrevue de Thann.Chacune des phrases martelées par Joffre, en cette solennité si simple est d'ailleurs un chef-d'oenvre de grandeur et d netteté.Elles n'étaient pas préparées dans la poche, sur un papier.11 les à trouvées au moment, Elles lui sont venues en face, dans l'action, paroles tricolores : tendres, claires et vives, paroles bleucs, Linnches et rouges.Elles ont une éloquence et une largeur d'évangile, une certitude biblique.On pourrait les détacher du cep une à une et les presser comme des grappes noirs, pour en faire jaillir un vin miraculeux et régénérateur.Définitif.Quelle proclamation dans cette épithète! Pour toujours.In divinité de Ia durée!.Le baiser de la Franco.Une pe- moigon ! / Après ces mots enchantés, un des Alsaciens dont la voix tremblait \u2014 et tremblera longtemps encore À ce souvenir \u2014 répondit du même ton: \u201cVous pouvez compter sur nous, entièrement, absolument.\u201d Et puis on se quitta, sans pourtant se dire adieu, Une fois pour toutes le contact était prie et la jonction opérée.CL en une rêverie sacrée, les cinq Pour toujours.pélérinage les lire.(de r\u201cIllustration®).Théâtre National Français 3ème semaine du triomphal sucets : EN AVANT.MARCHE \u2014 Revue en 3 actes et 10 tableaux.De nombreuses lettres étant parvenues à la direction du National lui demandant de reprendre le gros succès d'il y a quelques semaines, c'est & dire ln revue \u201cEn avant.marche\u201d; auteur et directeur ont.dé- eldé d'accéder à ce désic, mais en donnant à ce spectacle une parure toute nouvelle.Les premières représentations ont montré les petits points faibles; on les a supprimés.Le prologue en particulier à subi une transformation radicale.C'est un nouveau tableau qui fera pendant à celui de la cu- thédrale de Reims.Nous y verrons exprimé en jolis vers, les désirs des bons et braves Canadiens-français fidèles à leur langue, à leur weli- gion, fiers de leur pays et de son histoire.Nous assisterons à l'arrivée du bateau de Québec ct de lu jeune Sorelloïise, qui vient en ville retrouver son oncle papa Ladébauche, Puis nous recommencerons notre promenade À travers les rues de Montréal, voyant toutes les actunli- tés, dont plusieurs très nouvelles, enfin nous retournerons sur le théû- tre de la guerre, et nous y retrouverons les figures animées que nous avons tant applaudies.Toute la troupe du National fait partie de la distribution et nous retrouverons notre commère Mme Barlatier et notre compère M, Pellerin, qui ont été tant appréciés jadis.Il y a plusieurs nouvelles chansons, et la mise en scène elle-même est modifiée.Théâtre Canadiens Français C'est avec plaisir que nous apprendrons que M.Julien Daoust, voulant marcher de succès en succès et tenir aux yeux de son publie Ia haute réputation qu'il a su se faire, vient de créer pour la semaine prochaine une pièce qui sera toute une révélation, \u201cLa Conscience d'un Prêtre\u201d, tel est le titre, démontrera une fois de plus le grand talent de M.Julien Daoust comme compositeur.Mais, ce n\u2019est pas tout.M.Dnoust tiendra en plus le rôle de \u201cl'abbé Des Ormeaux\u201d qu\u2019il rendra avec cette force de caractère que nous lui connaissons dans ces genres de rôle, Avec Mme Bella Ouellette, dont 1%- loge n\u2019est plus à faire comme artiste, dans Soeur Marie, secondée par toute la troupe, inntile de vous dire que ce sera un triomphe de plus pour les Canadiens.La partie musicale, sous la direction de M.Massino, a été choisie pour rendre justice à la pièce.Une mise en scène superbe, de magnifiques décors, effets de lumière merveilleux, tout enfin a été mis à point pour aider au triomphe de la pièce.Parc Sohmer VUES ANINEES, ATTRACTIONS ET MUSIQUE Admission 10 ets, * de son côté retournait au Devoir qui n\u2019avait pas cessé.Mais.quelle pureté soudaine alors dans d'air et dans des coeurs! Quelle atmosphère de baptême! Quelle béatitude au ciel des fines détendues ! Dans les autos qui les remportaient-à fond de train oumme exaltés eux ausal, le général et nes officiers ne parlaient pas.Is regardaient ce qui n'était déjà plus et qui continuait.Tr récapitulaient Ja scène dont la Grüce unique venait de leur être uccordée.\u2026.lentement, baignés de reconnaissance et de satisfaction.bait, mais comme à Noël aves une joie de Nativité\u2026.Le brouillard n'était plus à présent que la robe de la lumière.Et dans la petite maison de Thann, plongés \u2014 après l'apparition \u2014 notables se taisaient, écoutalent encore et caressaient en leur esprit lu formule libératrice: Vous êtes Français.Ces paroles de Joffre les premières qui ont sanctionné et régularisé sur le terrain notre retour en Alsacemame qu'elles figurent dans nos précis d'histoire et ay nouvel atlas : de ia Revanche, il faut les graver aur le marbre, au mur de la chambre où elles ont été dites comme une vérité, pour qu'elles y restent éternellement et que des quatre coins de la France et du\u2019 monde on vienne en L'AUTORITE ils la rebuvaient Tu neige tom- il faut dès aujourd'hui avant Heuri LAVEDAN Les étudiants en Médecine au Ritz Gariton - Les Etudiants en Médecine de 1'Université Laval organisent pour jeudi le 11 février prochain, un grand bal au Ritz Carlton.Le Dr E, Persillier Lachapelle, doyen de ln Faeulté de Médecine et ex-contrôleur de la Cité, présidera ce bal qui se- Ta sans aucun doute l'\u201cévénement de la saison\u201d.Les Professeurs de l\u2019Université, les Etudiants et leurs gentilles amies, l'élite de la société eanadienne-fran- caise s\u2019y donneront rendez-vous.Un excellent orchestre, sous l\u2019habile di- wection du professeur J.Goulet snu- ra charmer les oreilles les plus rebelles à l\u2019harmonie et à la endence.En considération de la cerise moné- tuire qui sévit un peu partout et particulièrement chez lu gente étudiante, le prix du billet a été fixé à $1.00.Joignez l\u2019utile à l'agréable; encouragez les oeuvres universitaires en vous amusant.Le nombre de billets est limité; hütez-vous d\u2019acheter les vôtres.On peut s'en proen- rer chez M, E.Archambault, marchand de musique, rue Ste-Catherine près St-Denis, au restaurant Gagnon à l\u2019Université Laval, ou par téléphone à 2170 Lasalle.Euchre-Danse Jeudi le 11 février prochain, à la salle Stanley, aura lieu le euchre- danse annuel du club de raquette \u201cLe National\u201d.Le euchre commencera à 8.30 hrs précises et tout promet un grand succès, car les billets se vendent œapidement.Nul doute que tous les partisans du National seront présents afin d'augmenter l'enthousiasme qui rè- @nera déjà dans Ia salle.Asile de gloire Je viens de visiter les salles de l'Hôtel-Dien où va s'ouvrir bientôt, par les soins généreux de la Ville de Paris et de l'Assistance publique, un hôpital pour les soldats blessés belges, que complèteront un vestiaire et un ouvroir dus à da délicate initiative de Mme la comtesse de Béarn, secondée par un groupe d'amies et d'amis de la Belgique et par le con- ' par nature, active et forte, mais sa force se fait volontiers patients et son activité Jaborieuse.Elle tient à tirer de son travail le fruit d'une vie régulière ot bien établie.Elle met volontiers dans le bien-être le prix de son effort.De tout tem les Flandres furent auntérielles et prudentes, Suchant jouir du jour, cllcs voulaiont sqauvcgarder lo lendemain.Elles aimaient la monotonie de In sécurité, Le sens de la vie Lourgeaise y fut toujours remarquable et si fort que, Pour s'en procurer le bienfait, ce peuple plia à ce but sa fougue native, une certaine rudesse eanguine qui est en lui, et ce fut dans ce désir commun que les deux instincts du tempérament national trouvèrent leur point de contact et d'équilibre.Mais ce double tempérament, en son accord, continue à coexister, chacun sn part.ll a créé conune deux Flandres: d\u2019une économe, probe, minutieuses l'autre robuste, joviale, plantureuse.Les villes y étaient l'i- nige même de cette dualité, Certaînes y semblaient admirablement propres à cetto existence sage et sédentaire si conforme à un certain Hoût flamand.Avec leurs rues sali- taires, leurs maisons bien construites, un air de paix répandu partout, elles étalent comme engourdies dans un rêve modeste où le désir se Lorne À ce qu'il peut atteindre et où le bonheur se contente d'être heureux, OÙ mieux passer les durables lol- sirs d\u2019une vie calme que le long des \u201caux de Bruges, ou de Gand?L'- me flamande y vivait en ce qu'elle a de mesuré et de modique, C'était ailleurs quil fallait chercher ce quelle porte en elle de vigoureux et d'énergique.C'était au port d'An- Vers, tux usines de Liège qu'on trouvait le spectacle.Là, tout était mou- Yement et rumeur.C'était là que grondaient d'esprit des vieilles Comtunes, leur instinet de révolte et de colère qui s'est réveillé si angnifi- quement devant In menace de l'envahisseur, Cette dualité de l'esprit flamand, je la retrouve dans les arts, en peinture comme en littérature.M.Maurice Mueterlinek ne représente-t-il pas les qualités intimes et profondes du génie des Flandres?Son oeuvre est.toute tissée de fils subtils subitement enchevêtrés.11 écrit, di- rait-on, \u201cau métier\u201d.11 s'apparente aux vieux tisscrands gantois; M.Emile Verhacren, au contraire, en ses strophes éloquentes et sonores, semble plutôt battre du métal que manier des trames, Il me fait songer au forgeron qui martela jndis es prodigieuses figures de cuivre et d'émail couchées, en l\u2019église de Bruges, sur les tombeaux de Charles le Téméraire et de sa fille Marie de Bourgogne, L'oeuvre de M.Macterlinek fait un bruit de rouct, Celle de M, Verhacren un bruit de marteau.Par son attitude sérieuse et- probe, In Belgique semblait à l'abri des grandes intrigues européennes, Sa vie était forte et grave; son ditre hospitalier.Aussi fut-ce une sublime surprise de voir la bonne ménagère, tout à lheure en train de faire reluire ses cuivres et de tisser sn dentelle, apparaître à son seuil, le rouge à la.face, le poing tendu et montrant dans son bras hlane des muscles vigoureux de Jutteuse.Suluons son geste héroïque dans le noble dénuement de ses réfugiés, cours que voudront certainement ap- [dans les blessures suerées de ses sol- qui en reconnaîtront l'opportunité et, |.2 \u2014\u2026 porter à cette belle ocuvre tous ceux fe ! \u2018 je dirai plus, Ja nécessité, Ne fallait-il point, en effet, que d\u2019aceucil si cordial et si fratornel que Paris a fait aux réfugiés de da Ielgique offrit aussi un asile digne d'eux à ses soldats blessés?Paris ne pouvait manquer de donner cette nouvelle marque d'amitié ct de sol- dicitude à mos héroiques amis, et n'est-il point naturel que ce soit une femme française qui ait songé Ja première à rendre ce juste hommage aux souffrances endurées par les vaillants soldats du glorieux roi Albert ler?Dans ces salles de l\u2019Hôtel-Dieu, parfaitement et ingénieusement aménagées, ces braves trouveront des soins empressés ct des attentions vigilantes; ils y trouveront aussi, ce Qui ne manquera pas de Jeur plaire, cette propreté méticuleuse, ce confort simple, cette bonne entente du décor usuel que nous admirions chez eux.La clarté des salles, la frai- cheur des peintures, la blancheur des linges, deur rappelleront ce sain bien- être, si cher à la race flamande, et qu'ils ont sacrifié avec un si noble Henri de REGNIER de l'Académic française.repre) eters.COURTOIS, SANS PLUS.Les deux tranchées sont.creusées à soixante mètres l\u2019une de l'antre.L'officier aHlemand parle mal le fran- cais; mais l'officier français s'exprime fort bien en lemma.Tous les deux appartiennent à ln réserve, tous les deux \u201csont, dans le connmmer- ce\u201d dorsque la paix n'est pas tronblée Pendant des acealmies, In conversation s'engage, une conversation forcément retentissante.= Alors, le hommes rient et disent: \u2014Les huiles vont \u20ac raconter des scerets ! Un heau soir, comme les fusils : taisent, on fait comme d'habitude un bout de causette.D'uis le Boche 6 décide : \u2018 \u2014Camarade ! nous crevons de faim Ne pourriez-vous pus.\u2014Désolé, répond l'officier dr lrance, mais mon devoir.Désolé vraiment ! \u2014Alors, nous recommençons?et si simple héroisme.La race flamande, en cffet, est, eee DE Ils se tnisent ct Jes fusils reparlent.Cartes professionnelles \u2014 MEDECINS
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