L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 4 juillet 1838, mercredi 4 juillet 1838
[" éMontreal, Merrrem 4 Juillet 1838 No 100 MELANGES.\u20140t MNADOTTE ET LA DEVINE- , RESSE.\u201cLongue Bernadotte quitta définitivement A déportemens de \"Ouest, il emporta l\u2019es- ia de tous les partis qu'il avait rapprochés; Àfébellion était enticrement éteinte dans \u2018ea contrécs : elle n\u2019y reparut plus.Dans l'intervalle qui s\u2019écoula entre la \u201cpafcation de l'Ouest et la guerre de 1805, 3064 Lrouvons parmi nos documiens un récit qdprouve que si l\u2019on peut contester, en quelques points, le parallèle établi entre Bo- \u2018aparto el Bernaduite, on est au moins forcé \u201cdeéonvenir que le dernier fut l\u2019égal du jer dane la conflance nux pressenti- \u2018mins, el dons une certaine foi à la prédes- tinstion.LaLouisiane nvait été cédée à la France \u2018sain traité signé à Saint-Idephonse le ler \u2018#11801 : le premier consul, obsédé par \u2018wesorte d'inslinet qui lui montrait sans eve Bernadotte en opposition avec ses Avjels, rongen à een déburrasger, en le jéfantavec honneur hors de sa sphère : il \u2018ogie, Bernadotte accepta eur-le-champ et fervitia dans son acceptation malgré toutes ls representations de ses amis, qui regret- ient de le voir s'éloigner de la France.Cé gouvernement lui convenait evus tous le cappoñs.Hse flattait d\u2019y trouver le de wo soustraire à Is domination du piri, comme if en avait assez souvent témogné lo désir 5 il ¥ voyait aussi un chemin ouvert à vette élévation qu'il révait depuis son enfance.Bernacotte possédait, @elleur, des notions aussi exactez qu'é- 1ténduos sur la population et les ressources œ'ufaitle pays où il allait commander.\u2018Cette grande contrée au sol fertile qui, perdue jusqu'alors pour la culture et la civili- tion, n'avait servi qu\u2019à nourrie quelques \u2018fes sauvages, allait, sous sa direction, \u2018derenie florissante, par les faciles débouchés \u2018Wolraient Ia rive droite du Mississipi ef les Po commandent le golfe du Mexique, \u2018La Louisiane, enfin, apparaissait à Berna- \u201cdatt comme le siège d\u2019une domination qu\u2019il \u201cHiserait facile d'agrandir.Il demandait au *reœaul six mille hommes, nourris et soldés \"Peadant deux ans, et lui offrait de les pren- \u201censuite à en charge.Bonaparie se mon- \u2018Mdimosé à arcéder à ses demandes ; \u201cMis les affaires s\u2019embrouillaient avec l\u2019Au- \u2018géterre ; il abandonna ce projet, et se déci- Wi vendre la Louisiane aux Etats-Unis.*:Co fut pour le général Bernadotte un des \"fétgrands chagrins qu\u2019il eût éprouvés de \u201ctèvie.Le consul chercha à le consoler, \u2018wie oublier son but principal 5 celui_d\u2019é- Per un lieutenant incommode.Il lui fige d'aller à Washingion pour terminer Miégociations commencées avecJelerson, Méyresteren qualité d\u2019ombazeadeur de mace aux Etats-Unis.Tout celle fois , convenu, et le départ ne pouvait Masquer d\u2019être prochain.pe qui devait porter Bernadotte WNeeveau Monde était prête à le Metveie, eu port de La Rochelle; une Pet de das éfèts y avait été déjà trans- 3H pertit de Paris pour aller à sa ' ge prendre sa femmo et son Ua, ne doutant plus que ses destinées ne le \u201cten Amérique pour le resta de sa ; Pr Le colonel Gérard, son premier aide Scamp \u20ac son ami, avait\u2019 voulu sui- rune île étaient tous les quatre % même voiture, qui venait de passer - ale.Le général jeta un dernier regard tete re, en disant: \u201c C\u2019est sans My rm la dernière fois que je vois cette uo Je ne le erois pas, mon général, ré- M le colonel Gérard ; et cos mots fu- ets d'un ton qui semblait pro- - Quelque notion secrète.Comment, ie rois pas! reprit avec vivacité le ; et quel motif as-tu pour en douter te Bernadotte, qui n'était pas aussi que sn mari d'aller en Amérique, ane entra pas moins empressée de de Pei Mucolonel le fond de sa pensée.- iy a quelques jours, leur dit Gérard use do mes parentes qui #'intéresse Moi ; un si long Voyage l'afii- it; elle v'exogérait les pci de mer TB j'allais être exposé.Mi Que Parle d\u2019une vieille femme dont 3 étaient fort remarquables, Union, en \u20ac» qu'elles r'accomplissaient Hailey donc le gouvernement de cette co- - ordinairement.Ma parente voniut consulter cetle pythonise ; par condescendance, Je consentis à l\u2019uccompagner chez elle, Après luiavoir parlé vaguement de mou prochain départ pour des contrées outre-mer elle lui demanda si je reviendrais jumais en France.La sibylle répondit : \u201cConsolezvous, le départ de votre parent n'aura pas lieu, ni celui de son général ; des 6- vénemens imprévus y mettront obstacle et vous le reverrez plus 10 que vous ne pensez.Ma parente m'a montré tant de confiance en cetle prédiction, qu'elle a fini par me faire partagar ea crédulité ; j'ai le pressentiment que nous reverrons la Gran- ge\u2014Oh ! ma foi, reprit le général, au ton de ta première ouverture, je m\u2019attendais à quelque raison plus séricuse.\u201d Madame Bernadotte, qui aurait voulu que les paroles du colonel en-sent été mieux fondées, perdit son illusion d'un moment, et lon finit par en rire en continuant In route.Dès son arrivée à La Rochelle, le général apprit qu'-! une dépêche télégraphique, arrivée la veille.lui enlevait la frégate promise, et qu'elle; alluit transporter le général Ernouf à la Guadeloupe, où une ineurrection venait d\u2019éclater.Dans !a nuit meine Bernadotte recut un courrier du ministre de la marine, qui, eu Pinformant de cette décision du premier consul, lui annonçait qu\u2019uno autre (régate, armèe et équipée à Brest, viendrait incessamment lu prendre à La Ruchelle, pour lu conduiru à sa destination, Le sé- néral communiquaen riant cette dépêche à son aide\u201cde-camp : Voilà, lui dit il, l\u2019évé- BÉGIENU IMPOVIE Prèdit par GE SOyné: Male il n'uboutit qu\u2019à nous faice pisser ici quelques jours ennuyeux.Cependant la frégate qui devait venir prendre Bernadotte à La Rochelle reçut, eu sortant de Brest, le signal de rentrer ; elle devait maintenant porter à Saint-Domingue eaviron deux millions pour fournir aux be- soîng les plus pressans de l\u2019armée.Un officier, débarqué au Havre, avait appris nu premier consul l\u2019état de détresse où se trouvait nlors Rochambeat, l\u2019urgente nécessité de lui fournir les moyens de conserver cette colonie.Le ministre Decrès, en informant to général ambazsadeur Je ce nouveau retard, Ini annonça qu\u2019une frégate en réparation à Rochefort serait bientôt prête à prendre mer ; que le préfet maritime avait ordre de presser les reparations, ot dexéenter ce que le général lui preserirait pour la distribution et Parrangement intérieur.Bernadotte se rendit à Rochofort, afin de s'aboucher avec ce fonctionnaire, et de voir par lui- même en quel état «ec trouvait In frégate qu\u2019on lui destinait.Le préfet assura que sous quatre jours elle pourrait mouiller ens tre La Rochelle et Vile \"Aix.Rentré à La Rochelle, Bernadotte dit gaîment à Gérard: 6 Voilà bien encore un accident imprévu prédit par ta devincre «se ; mais nous nous n\u2019irons pas moins en Amerique, à.tu ne reverras pas In Grange.\u2014 Quen savons-nous ?répondit le colonel ; ous en semmes au second obstacle inattendu, n\u2019en peut-il arriver un troisième 1\u201d Gérard parlait encore lorsqu'on annonça le commandant de In place, qui remit au général ses lettres de Paris, avec le Moniteur.Par ces dépôches, Bernadotte apprit que la négociation qu\u2019il allait suivre à Washington était terminée, et que la Louisiane était définitivement cédéo aux Etats=Unis.Le Moniteur lui apprit In déclaration de guerre de \"Angleterre àla France.\u2018 Oh! pour le coup, wécriast-il en adressant à son aide-de-camp, je veux donner raizon à la sibylle, prépare-toi à partic sur-le-champ pour porter an premier consul la letire que je vais faire ;\u201d et il écrivit : * À mon retour de Rochefort à La Rochelle, j'apprends des événemens qui tne font regarder ma mission en Amérique comme terminée, et je vois dans le Moniteur, que l\u2019Angleterre déclare la guerre à la France.Joffre au gouvernement mes services et mon épéc ; je partirai demain pour Paris.\u201d Une heure après le colonel Gérard était en route ; le général partit le lendemain avec sa femme et son fils.Le jrremier consul n\u2019apprit pas sans co.1ère que Bernadotte eût pris si lestement son parti, et qu\u2019il revint à Paris sans von ordre, Joseph, sa femme et en familie parvinrent à l\u2019apaiser : le général conserva son traîte- ment de commandanten chef ; mais il n\u2019eût par en co moment de nouvelle destination.Les amis ct lea parene s\u2019intérersèrent vivement à remstire Bernadottejen bon accord \u2014\u2014 |aves le'ptemior consul.Bonaparte n\u2019étoit {prend une marche si extraordinaire ( janvier | 4 ANUS VU QUI GED.BAY | n\u2019en sais rien; mais j'avoue quo j'ai cou.organisé ni pour la haine ni pourla crainte; il désirait que toute sa fannlle, pour être forte, fae toujours unie.Lorsque le Béarnais paraissait aux Toileries, il lui faisait un ac- eueil bienveillant, le regardant comme un homme propro aux grandes choses, mais (tourmenté par une ambition qui ne trouve- J Tait jamais 6a placo dans la sphére d\u2019une ! domination absolue.Le général et son aide-de-camp avaient donc revu la Grang>, et Bonaparte laissait au premier le temps de réfléchir sur les vie cissitudes des choses humaines et aur les prédictions.Dans cette période d\u2019inaction, qu\u2019il supportait svec peine, Bernadoite dit un Jour à von ami: \u201cEh! comment va ta vieille devineresse, qui nous avait si bien prédit notre retour ici t\u2014Ma foi, général, je vent pensé à ceus prophétie.On m'us- sure qu\u2019elle en a fait depuis qui n\u2019ont pas êté moins exautes.Aujourd'hui que tout 1801), il serait enrieux de savoir ce qu'elle aurait à vous raconter ?\u2026\u2014Parbleu! volontiers, repondit le général\u2026Informe-toi de su demeure, et prends les mesures pour que nous pussions la voir sans être reconnus.Aux jour et heure donnés par Ia pytho- nisee, Bernadotte et Gérard vrrivèrent à ui logement de médiocre apparence.Le colonel présente son ami comme un négoriant trés-riche, qui fait de grandes entreprises commerciales sur diverses places de PAlle- sise places de l'éblez roat, La vicille femme, toisant lo général d\u2019un nie d\u2019incrédalité, dispose son tarrot, paraît bientôt plongée dans de profondes contemplations, et garde long-lemps le silence, Levant enfin les yeux sur Dernadotte : \u201c Monsieur, Ini dit-elle, vous n\u2019êtes pas négociant, vous êtes militaire, et mème dans les hauts grades.\u201d Sur les assurances qu\u2019on lui donna du contraire, elle sourit en hochant lu tête, et continua: Eh bien! \u2014 Monsieur, si vous vous livrez à des opérations do commerce, le- succès ne Courounera pas vos entreprises, CL Vous serez forcé de les abandonner pour suivre ln route qui vous est tracée.\u201d Fille reprend les cartes, les examine de nouvesu, et parait les combiner avec une grande attention.#Monsieur,poursuit-clle,non seulement vous êtes dans les hauts grades uilitaires, mais vous êtes on vous serez parent de leimpe- reur\u2014De quel empereur?s'écrièrent à la leis les deux consultans.\u2014Je voulnis dire du premier consul.mais bientôt vous le verrez empereur.\u201d Puis ses doigts se pro= mènent sur lez points cabalistiques dont lu table est couverte, et elle paraît frappée d'uno nouvelle vision.\u201c Oui, dit-elle, il scra empereur !.Mais voilà quelques nun- ges qui vous séparent.\u201d Dernadotte jette un regard d'intelligence sur Gérant.La devineresse poursuit: Il n°a pourtant pour vous aucun éloignement, et vous éprouvez de l'affection pour lui.Al! comme son abandonné.Bernadotto s\u2019était élevé aussi, duns lo conseil d\u2019état, contre le concordat, qui pouvait ressouder ua jour les chaînez saerées de la lrance, et contre la Lé- : gion-d'Honneur, ordre quasi-chevaleresque, \u2018jui venait élendre ses nouvanux parcheming sur le pacte civique qu\u2019une génération tra- gait depuis dix an3 avec son sang.ToucHanb Larossr.EER 55 DECOUVERTE DU PASSAGE DU NORD-OUEST.(Suite ct fin.) Au même moment, its apperçurent, assez près d'eux, un petit camp d'Esquimaux, vers lequel ils dirigèrent immédiatement leurs pas.Les hommes étaient absents pour ia chasse ; les femmes et les cnfns courgrent à leurs huteaux, dans la plus graôlo alarme, laissant derriéro cox un horome inficme, qui était dans lagonie do la peur, Quelques paroles d'amitié firent disparaitre ces appréhensions, et ramenèrent les fugitifs, qui furent également murpris et satisfaits da contempler des hommes blancs.Hs mirent devant les explorateurs, de la viande de rennes fraiche et de Phuite de veau marin, M, Simpeon alors se détermina à adopter un mode expéditif de voyager, en obtenant le prêt d\u2019un des Omial:s où canot de peaux pour une famille, afin de transporter le dé= | sue] vers la mer; mais le détachement | transporta son lêger bâtiment au delà de cette formidable barrière, et traga von che= min à travers des canaux étroits près de lu côte, À minuit, ils passèrent l'embouchure dune belle et profondo rivière, d'un quart de mile de large, à laquelle M.Simpson dontale nom de Bellevue,et en moins d\u2019une heure après, lo soleil levant les gratifia de la Pointe Barrote, sortant au nord, nord- ouest, Ils traversèrent bientôt In Paie d\u2019E/- son, qui, dans un calme parfait, avait aequis j tune couche de jeune glace ; mais îls eurent beaucoup de difficulté à tracer leur passage au travers d\u2019un monçeau de glaces, large et épais, qui restaîteur ln côtes En ut teignaut la Pointe, et en voyant l\u2019Océan s\u2019etendre au Join vers le sud, ils hissérent leur drapeau et, par trois acclumations, prirent possession do leurs découvertes au nou de Sa Majesté.La Pointe Barrow est un récif bas, composé de gravier et do sable brut, que lu pression de Ja glace avait repoussés en nombreux remparis, qui, vûs de loin, assument l\u2019apparence de grands et fiers rochers.À lu place où le détachement prit terre, elle a seulement un quart de mille de travers, ' mais elle est plus longue verason extrémi- ¢.Le premier objet qui se présenta, en jetant les regards à la ronde, au lieu du dé- tuctement à la Pointe Barrow, que ces peciles semblaient bien connaître, comme ei haga'vür là teffe.\u2019 Quatre rames furent adaptées, avec de soliles courroies, à cette étrange embnrca- tion.Avantle départ, les chasseurs avri- vtient, et des présents de tabac, d\u2019alcines, de boutons, etc, furent faits à tous les habi- tans du campement; cu dont îls furent hautement satisfaits.Lleutrée de Deuse à cinq miles de large, en cet endruit 3 mais la terre est si basse qu\u2019une côle est à peine visible à l'autre, les jours du temps le plus serein.Il soufflait alors un fort vent de Nori-Est, rame= nant un brouillard danse et froid ; mais lu traversés (ut eflectuée à l\u2019aide du compas.Les vagues courraient fiautes, et le bateau de peaux les surmontait avec une grande légèreté ; le détachement campa sue la côte Ouest de l\u2019ontrée.Les bancs là étaient de boue gelée, de huit à dix pieds de hauteur ; le pays était parfaitement plat, abondant en petits Ines, et procuieait une herbe très courte ; mais le dégel n'avait pas pénétré à plus de deux pouces de lt surface de la terre, tandis que le fond dde Peau, le long de la côtz, Ctait encore impénétrablement gelé.Pas une souche de bois ne fut 1rou- vée sur e2 £ol de désolation ; mais le détachement suivit l'exemple des natifs, et fit son feu avec des racines de saules nains, dans une petite cheminée ds gazon.Le lendemain matin, 3 août, le brouillard s\u2019éclaircit un peu, mais if était encore amdre- étoile monte !\u201d* La vieille s'arrête un instant, et sa figure semble s'allonger de surpri- ; se.\u2018* Monsieur! reprend-etlo avec feu, il | faut éviter de vous brouiller avec lui, car il | sera bien puissant \u2026 Il verra tout le monde | 4 ses pied.Et vous, loin, bien loin de lui, vous serez roi.Oui répète-t-elle, en grossissant su voix, vous serez roi.\u201d Ft la suspension se prolongeant : 6 Eh bien! lui dic! le colonel.\u2014Jo n\u2019en puis annoncer davan- Inge, car je ne vois plus rier,\u201d murmura la vicille avec humeur, en ramassant brusquement tout son grimoire, et paraissant ncen- biée de fatigue.Le général et son aidesde-camp étaient entrés chez cette femme, croyant y trouver un sujet de plaisanterie ; ils en sortirent sérieux et pensifs.Bernadotte fut d\u2019abord tenté de croire qu\u2019il y avait quelque mystification dans ce qui venait de so passer; mais Pattachement et la loyauté du colonel ! Ini firent repousser une telle supposition.| Ils se sont bien souvent rappelé cette scène : ni le roi ni le maréchal n'ont pu l'oublier.Quelques mois après ce que nous venons de raconter, Bonaparte acheva d\u2019antantir cette république, dont le nom devait trainer deux ansencore dans les almanachs, comme une vaine dérision.La voix du héros de cette histoire fut certainement l'une des der.nièrez qui osérent revendiquer l\u2019effet des promeszen du 19 brumaire au matin, et la conservation de ce gouvernement populaire ment froid et ln houle battait violemment sur les dehors de la lourde ligne de glace, «qui gissaient amassées sor la côte.Passer au delà, était vn travail danga- roux ; mais ln bonne qualité de teur bateau, après une épreuve sévère, les transportu eustreté.La terru courut pundant cing mille au nord, puis touran au nord-ouest, au-delà de quoi à la Pointe Christie, fut observé le 7lo degrè, 12,minutce, 36 secondes do lattitude, Delà, la côte s'inclinait plus à l\u2019ouest pendant dix nulez, formant deux pointes et une baie que M.Simpson nomma, d\u2019après les facteurs en chef, Charles et Rowand, ct d\u2019après le chef du négoce, Ross, Le détachement alors gagna co qui parus une grande baie, où il fit halte pendant deux à trois h2ures, pour attendre que: le brouillued se soit dispersé, ne sachant point par quel chemin il fallait se diriger, Dans la soirée, les vœux furent comblés et lo temps s'améliora sensiblement.On put alors s'assurer que la baie avait seulement quatre iniles d\u2019étendua j sn profondeur, au milieu, était d\u2019une brasse et demie, sur un fond de sable ; celle de Pentréo de Dease fut trouvéo après être de deux brosses, sur un fond de boue, étant la plus grande profondeur entre le Rocher du Métour et In: Pointe Barrow, excepté a dix miles sud- cst du Cap Alkell, où trois brasses \u201curent tondées, en revenant.Après avoir traver- 8 la Baie de Mackenzie, la côte s'incline pendant huit à neuf miles à l\u2019ouest et au nord-ouest.Un corps de gla:o compacte, si chèrement acquis, si malheuseurement w'étend tout lo long et au delà du rayon vi- barquement, fut un immense cimetière.ticulièro do ces pays, dans lesquels on n°avait pû pénétrer jusqu\u2019à ce jour, il resto démontré que lo passage du nord-ouest, quoique présentant des canaux ouvers dans presque toute ton étendue, ne pourra jamais devenir naviguable pour le dessein qu\u2019on £e proposait, à moins d\u2019une commotion de la nature qui déroule ces énormes monceaux de glaces qui semblent attaches au Pole.Ju postérité n\u2019en devra pas moins une somme de reconnaissance à In compagnie de ia Baie d'Hudson, qui a ace compli ce que des dépenses énormes et dey expéditions considérables autant que réités rées n\u2019avaient pu terminer jusqu\u2019à ce jour.JL est peu probable que les terres découvertes deviennent jamais de grande utilité, car le climat rigoureux, cera sans cesse un obstacle à la formation d'établissements: Mais les sionces peuvens irer de ces déserts quelque chose pour l\u2019agrandissement de leur aphière, déjà si étendue ; il n\u2019est donc pas louteux que In minéralogie, l'histoire naturelle, la botanique et la médecine no s\u2019eurichissent bientôt des fruits nouveaux de ses importantes découvertes.POSSIE.LA CHUTE DUN ANGE.Par À, de Lamartine, \u2014Les voduvres gissaient exposés de la mapière, la, nlyxhorgpile et Jam plus dé- : rurent si frais que les hommes fürent alarmés que le cotéra où quelqu'autre maladie inortelle n\u2019exergussent leurs ravages au tnilieu des natifs.Deux cnmpements con- | sidérabiles de natifs ge remarquaient à une petite distance sur la Pointe, mais pas un des habitans ne s\u2019aventura de s'approcher jusqu\u2019à ce que le détachement leur fit une visite ct dissipa leurs appréhensions par les expressions ordinaires d\u2019amitié, Un vif trafic commença alors, après quoi les femmes formérent un cercle, «t chan- térent une variété d\u2019uire, dont quelques uns étaient agréables à l\u2019ureille.Toute ln conduite de ce peuple l'utextrémement amicale, ils semblaient être bien fumiliers, si non avec les personnes, du moins avec le carne.tère des hommes blancs, et se montraient passionnés pour le tabac.Vers le nord, d\u2019énormes berges do glaces couvrent Océan ; mais vers l\u2019ouest il y u un bean canal ouvert, qui s'étend, euivant ce qu\u2019assurèrent les Esquimaux, tout le jong du sud, et Paspect, dans vette direction, était si invtante que M.Simpson n\u2019ent pas hésité un moment à pourauivre son Voyage jus-u'à l'entrée de Cook, dans son canot de peaux, si son objet eut été d'accomplir cetrajt.Les natifs l\u2019informèrent que les veaux marins se jouaienten multitude au milieu des glaces.La marte était haute, entre une heure et deux heures du matin et du soir l\u2019élévation du flux cet de quatorze pouces, et le flot vient de l\u2019ouest.Des observations furent faites, qui déterminèrent In position de lu place du débarquement être, en toto | nord, au Tle degré, 23 minntes, 23 secondes, ct en longitude au 156e degré, 20 minutes, Ô seconde, ouest, s\u2019aucordant exacte | ment avec les observations do NM.Elson, | Les explorateurs disant alors adieu à leurs gimables hôtes, ge décidèrent À se mettre en route pour le retour.Du Fort Norman, ils allèrent vers l\u2019ex- trômité Méridionalo du Lac du Grea! Bear.\u2019 lls devainat passer l'hiver dans ce lien, \u2018 ot delà hâler leurs bateaux à travers la rivi.¢re Coppermine, afin de reprendre leur ux- ploration vers Peat, à l\u2019ouverture de la nuu- vigation, en Juillet prochain, dans la vue de ; joindre les découvertes de Sir John Frankin et du capilnine Buck, de la Pornte Turnagain à ln Rivière du Grand Poisson (Great Fish River.) TU est probable qu\u2019ils jobtiendront ds ce côté les mêmes succès: (qui couronnèrent leurs efforts vers le nord, ; Les découvertes qui viennent d\u2019ôtre faites lairsent maintenant bien peu de travail à lacconplir pour explorer totalement toutes l'es côtes du nordsouest.Celles de l\u2019année {passée sont entièrement confinées vur le errituire Russe, qui prend de la rive ganche de ln rivière Markenzie jusqu\u2019au cap Lige burn, vers ie Détroit de Behring.L\u2019exploration de cette année sera entièrement FRAGMENT DU LIVRE PRIMITIF.Varamns.us dites.ny4.cti adorAnt CAS PHOS Dieu ne we taille pas la plume de roscau, Ni le burin de fer, ni Paile de l\u2019oisenu ; 11 w?éerit pas son nom, comme un enfant qui Joue, Sur lu feuille de l'herbe ou lo morceau de boue, Quel marbre ou quel granit, quel bronze ou quet nirsin, Si non doigt les touchuit, ne fundrait sous 6a mein ?sé 11 ne renfermie pas l\u2019éternelle pensée Duns une lettre morte aussitôt que tracée ; Les langues que bourdonne un insecte ici Las, 6 S'il était duns des sons no le contiendruient pas 1?Pour proférer de Dieu l\u2019ineffable parole, Qu'est-ce qu\u2019un souffle humuia qui frappe un vent qui vole 7 La langue qu\u2019il éerit chante éternellement ; Ses lettres sont ces feux, monde du firmament, : Et par-delà ces cieux des lettres plus profondes, Mondes étincclans voilés par d\u2019autres mondes.Le seu livre divin dans lequel il écrit Son nom toujours croissant, homme, cest ton esprit t C\u2019est ta raison, wirolr do la raison suprême, Où se pelut daus ta nuit quelque ombre de lui- même, Il nous purle, 6 mortels, inuls c\u2019est par ce seut sens! Touts bouche de chair altére ses nccons.L'intelligence en nous, hors de nous la nature, Voilà les voix de Dieny lo reste cst imposture ¢ + .: , .\u2018 .+ 4 .» .* Dieu dit à la raison : Je suis celui, qui suis ; | Par moi seul enfanté, de moi-même je vis ; \u201cTout nom qui mest donné par homme est uit Maspbime.* Nul ne peut prononcer tous mes noms que, mt.inême ! Mes ouvrages et mol uous ne sommes pas'deux, Cumme l\u2019umbre du corps je me sépare d'eux ; Mais si le corps s'en va, l\u2019imaga s\u2019évapore : Qui pourrait séparce le rayon do Vaurore ?Le nondeest mon rizs:d quisc contemple en voi, Formes, substance, esprit, qil'est-ce qui west pas moi ?Le cote social à grandir destiné, - À dans notre nature un fondement inné ; Cet ineffable instinet de justice suprôms Qui proteste en acerot en nous contre nousmême, Invisible fmtatce Où nous pasons sans poids, Sans pouvoir incliner un des Lassins du doist, Dopuis le corps sanglant du justo qu\u2019on immoto Jusqu'au cheveu qui tombe et qua lo vent nous vole ! : + : .Se transforme et s\u2019étond ayec l'esprit humala, Noire raison, où Dicu réflôto son image, En#\u2019élargiesant plus en contient davantage, La justice aujourd'hui peut être crime un jour, Ca qu\u2019il nomine à présent la loi da 14 justice Prépnrera pour lui Ia 161 du sacrifice}! sur les possessions britanniques et tendra à joindre les explorations précédentes.Maine Loi puissante, ou linstinet de la frateinité Dévofra librement l\u2019homino à l\u2019humaniié ! .tenant qu'on a une connniesance plus par- 4 Mals ce code, que l'homme a transerit de sg main, Quand !\u2019humine dans le ciel puisera plus d'amour .o) À.DB Lamantine.\u2018 \u2014\u2014\" UVELLES D'EUROPE.FRANCE.**.-M.le professeur Broussais, membre du onseil de santé des hôpitaux bitsires, vient être nommé commandeur de l&Légion-d'Honneur.\u2014 On écrit de Lv Haye, le 4 mai: «M.Cousin,pair de T'rauce,qui l\u2019année dernière avait fait parordre de sou gouvernement, un voyage dans notre royaume pour y inspecter l'état de l'instruction, vient d\u2019être nommé at S.M.chevalier de l'Ordre du Lion-Néer- unduis.\u201d \u2014 Qn écrit de Rome, 3 mai : [exposition des tableaux des élèves de l'école française est plus brillante cette année te l\u2019année dernière, Les tableaux historiques de MM.Flandin, Roger, l'apety, ont tous plus plus ou moins de mérite.Celui de M.Flandin pourrait se placer avantagousement à côté des productions des premiers maîtres.Los travaux d'architecture de MM, Baltard et Les veil sont remarg'nbles.** \u2014 M, Herhinot de Mauchamps ct Mine Madeleine Pontret, dont nous nrons annoncô J\u2019atrestation, ont subi un interrogatoire devant M.Dieudonné, jugs dPinstruction, qui à cons vertiles mandals d'itmmener décernés contre eux en mandats de dépôt.Le sieur Festinot de Mauchanps à été conduit à la l'orce, et la dame Poutret À fa prison de Saint Lazare, ORIENT.On écrit de Smyrne, 28 avril : « Achmet Fethy pacha est arrivé aujourd'hui sur le pagnebot français le Mentor.Il repart demain matin pour se rendre en France, où il est nommé ambassadenr.Ce fonctionnaire est en même temps chargé d'assister au couronnement de la reine d\u2019Angletorro, à Jaguetle il aps porte de riches prévens dela past du grand- seigneur.\u201d Avurses, 29 avril.\u2014La levée annacile de conserits pour complètes l\u2019armée, qui s\u2019ôtait opérée sans difficulté dans le reste du royaume, à éprouvé dans l\u2019île de Hydza une résistance à sequelle on ne s\u2019attendait pas, Les habitäns In sont soulevés en masse, le gouverneur qui voulait faire exécuter la loi à été assailli dans une assemblée publique et maltraité d\u2019une manière cruolle ; les femmes mêmes se sout jeties sur Ini avec furent et jui vnt déchiré la figure.Qn agita ensuite 1a question de savoir s'il Fallait l\u2019achever, et il fut décidé à une grande majorité qu\u2019on le mettrait à mort.Deux hommes vigoureux sortis de la Joule proposé.rent alors de le noyer comme un chien, ce qui fut approuvé par acclamation; l\u2019on traîna le gouverneur tout sanglant veis La mer, on le jeta dans une barques où cvs deux hommes fa placôtent avec lui et prirent les rames.Ja population entiéra se précipity vers la rive Nour se repaître de ce spectacle.Quand la Langue fut à quelque distance, le peuple criait aux rameurs: 66 Lin voilà i5:e7, jetez le chieu à lamer, $ Ceux-ci répondirent : 6 Non pas eacore,nous sommes trop prêts de terre, il pour Taitse sauver à la mage.0 Lorsqu\u2019enfin ils furent lois de Ia portée des coups de fusils, ils forcèrent de rames.se dirigèrent vets Pile de Paros, et le vouverneur trouva des sanveurs en ces deux hommos qu\u2019il regardait comme ses assassing, La populuce de Tydta, furieuse de voir échapper sa victime, faisait retentir Pair de ses itmpnissantes inafadiesièris\u201d contre ceux qu'elle accusait d'avoir trahi sa vengeance.Dès que la nouvelle du soulévement parvint à Athènes, le ministre de la marine s\u2019embarqua pons Pile de Hydra; mais se rendant à Pavis de quelques personnes qui lui criérent du hant d'une montagne, à l\u2019entrés du port, de ne pas meltre pied à terre, il se borna à faire annoncer aux Hlydriotzz,au nom du roi, qu\u2019il leur était donné quatre jours pour se repentir, ei que si, çe-terme expiré, l\u2019ordre n'etait pus purfaite- went rétabli, les mesures les plus sévères seraient prises contse leurile.Ja p'us grande partie de la garnison d\u2019Athènes à été embirgnée pour prendre une position en face d\u2019Hydra, ety aftendre le résultat.Uno députation des insnzgés est pendant ce temps arrivée au Pirée, demandant'à être admise anprés du roi pour lui exposer les griefs des habitans de l'ile : maisle capitaine du port avait ordre de ne pas Ja luisser débarquer, Je toine voulant pas recevoir de députés d'hommes armés contre son autorité, te bâtiment qu\u2019ils montaient à done Été forcé le sortir du port à deax heures de la nuit.On aitendicila réponse des Hydrinlea à la sommation da ministre de la marine, et avec d\u2019au- tont plus d'inquiétude que la plupart des capi- taies et officiers de la marine grecque sont Hydriotes, Ti serait bien pénible d\u2019avoir à faire combattre les fils contre leurs pères et ies frères les.uns:contre les nutres.Les dernières i vince, retirés hors des limites d\u2019icelle el soustraits aux poursuites du la justice ; Et attetrdu que Cest la volonté et le plaisir trés-gracieux de 8a dite Majesté que nulles procédures nité- teures n'aient lieu contre nucunes personnes quulcowpues à raison de telle haute-trahison ou autres crimes de cette nature,sauf et excepté comms il est néanmoins expédient de pourvoir À la sûrets presente de cette province cn empé- thant ellicacement tes divers individus dont les Horus sont insérés ci-dessus de s\u2019y trouver en li- besté: Qu'il soit en conséquence Ordonué et Statné par Son [Excellence le Gouverneur de la Province du Bas-Canada, de Pavis ct consentement du Conseil Spécial pour les ail'aires de la dite Province du Bas-Canada, constitue et assemblé en verts d'un acte du Parlement rene de Sa présents Majesté, et intitulé, ** pour by Gouvernement du BasCanadi?Jt il est par cos présentes Qrdonng et Status par l'autorité susdite, que Sa Majesté pourra transporter à ses Iles de ls Bermudo et y détenir durant son bon plaisir les dite Wollred Nelson, Robert.Shore Miînes Bouchette, Bonaveuture Viger, Sinéon Marchossault, Henri Alphonse Gauvin, \u2018Toussaint TH.Goddu, Rodolphe Desrivières et Luc Hyacinthe Masson,respective- Mont, et ossiujétir to is où aucun d'eux à telle Bène dans les dites Îles qui seru nécessaire paur empêcher leur retour dans celte Province, Et il est «de plus ordonné et statud pac Pautort6 susdite, que si les dits Wolfred Nelson, Robert Shore Milnes Bouchetle, Donaventate Viger, Siméon Marchessault, Henri Alphonse Gauvin, Toussaint II.Goddu, Rodolphe Destivières, et lue Iyacinthe Masson, respectivement, on aucun dens, ou si les dits Louis Joseph Papineau, Cyiile lector Octave Côte, Julien (Gagnon, Robert Nelson, Edraund Burke O'Callaghan, Edouard Etienne Rodier, Themas Storrow Brown, Ludger Duvernag, Etiens ne Chartiet, George Et.Cartier, John Ryan, père, et John Ryan, fils, Louis Perrault, Pierre Panl Demaray, Joseph François Davignon et Lours Gauthier, contre qui respectivement des mandats d\u2019arrestalion ont élé lancés por Huante-T'inhison, et qui se sont soustraits aux potrsnites de la justice comme susdit, où aucun d'eux, sont en aucun temps à l\u2019avenir trouvés cn liberté, où reviennezt dans la dits Province, d.moins que ce ne soit avec li pare mission du Gouverneur G-néral des Provinces de Sa Majesté sur le continent de PAmérique | Septenttionale et Tant Commissaire pour le | rêglement de certaines questions importantes en débat dans les Provinces du Haut et du Bas-Canada, où s\u2019il n°y a pas tel Gouverneur Général et Haut Commissaire, avec la permis- mission du Gouverneur en Chef ou du Gouvernenr on autre personne administrant le liouvernement de cette Province comsne il est prévu ci-aptés, ils sesont où il sera, dans fes Cas, tenus et censés Être coupables de Iaute- Trahison, ct seront on sera, sur conviction d\u2019avoir té ainsi trouvés en liberts ou d\u2019être revenus duns la dite Province sans la permission susdite, comme tels, punis de mort.Pourvis toujours, que le dit Gouverneur Géné:al et IE au.Commissaire, on sil n\u2019y a pus de tel Gouverneur Général ct Haut Commissaire, sors 1e Gouverneur en Chef, le Gonvernent on autre pegganne administeant lo Gouvernement An astis® rovinee, fesant pour et an nom de Sa dite Majesté, pourra, aussitôt qu\u2019il Ini du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne eu WAL 11.LINDSAY, d\u2019Érlande, passé dans la première année du) s Acte pour établis des dispositions tenporsires '} ee = = - | Ami ae avantage quelconque de la dite proclamation projetée du Sa \u2018Très Gracieese Majesté, el Pamnistie qui doit être accordée par icelle ne : ser conbiuérée comme applicable en aucune { manière aux dites personnes ot à aucune d\u2019elles, DURIIAM.Ainsi Ordonnt et statué par l'autorité susdite, et passé en Conseil Spécial, dans 1a Cité de Québec, te vingt-bnitième jour de Juin, dans fa deuxième année, du Régne de, Notre Souversine Dame Vie toraa par ls Grâce de Dieu, Reine de ln Grande-Bretagne et d'Islande, Protectrice de la Loi, etc.ct Pan de Notre Seigneur, nil huit cent trente Buitl\u2019ar Ordre de son Excellence, Grellier dn Conseil special, DURHAM, Victonsa par la Grâce de ; Bas-Canada, { Dien, Reine du Roysume Uni pie la Grande-Bretagne et d'hilande, Protec- | trice de la Fai, A tous ceux qui ces présentes verront, on qu\u2019icelles peuvent concerner, SALUT.PROCLAMATION.ArvesnO quo notre province du Jas-Conas da, depuis longtems en proie aux dissentions politiques, n éte récemment aflligée de lu rée volte eile la guerre civile, par où il est devenu necessaire de suspendre le Constitution de la dite province, ct de pourvoir au gon- vetnement temporaire d'icelle par des pouvoirs extruordinaires à nous confôrés par la Législature Impériale ; cl'attendu que nous sommes dans la ferme résolution de puniz avec la plus grande sevæité tout acte Mtur d\u2019insubordina- ion dans notre dite provinee, et plus spécialement de prevenir, autant qu\u2019il est en notre pouvoir, le retour de dissentions semblables à colles auxquelles notre dite province à été longtetns en proie comme susdit, en supprimant efficacement toutes causes de dissention, en sorte que notre dite province soit établie'en aix comine une Colonie Loyale et vraiment ritannique ; Et attendu que dans l\u2019exercice et en conséquence des pouvoirs extraordinaires susdits, il à ed ond nué et stätté, par une Ordonnznce anjourd\u2019hui faite et passée suivant la loi, et intitulée Ordonnance qui pourvoit à la säretô de la province du Bas-Cunada,\u201d?que nous pourrans franspoiter certaines pers sonnes nommées dans la dite Ordonnance, à nos Isles de la Bermude, et les y détenir du- tant notre plaisir, et que si les dites personnes, ou certaines nutres personnes aussi nommées dans In dite Ordonnance, qui se sont soustraites aux poursuites de Lu justice en se retirant hors des limites de notre dite province, sont, en aucun tems À venir, trouvées en liberté où reviennent dans notre dite province, à moine que ce ne soit avee la permission du gouvers neur-génèral de nos provinces sur le continent de l\u2019Amérique Septentrionale et haut-commissaire pour le réglement de certaines questions importantes en débat dans nos provinces du Bas et du Haut-Canada, où si n°y à pas de tel gouvemeursgenéral et haut-commissaire, avec la pernission du gouverneur-en-chef, où du gouverneur, on autre personne adminis.tant notte gouvernement du Has-Canada, comme il est préva par Ja dite Ordonnance, elles seront, tenues et censéer ôtre coupphles de haute-trahison, et seront, comme telles, | | Provinre du paraîtra compatible avec la paix et la tronquillité de cett: Province, accorder, par un acte on instrument quelconque sous son seing et le sceau de ses armes, œux dits Wolfred Nelson, Robert Shore Milnes Bouchette, Bonaventure Viger, Siméon Marchessault, Tenti-Alphonse Gaavir, Toussaiut H.Goddu, Rodolphe Desrivières, Luc llyacinthe Masson, Louis Joseph Pape w, Cyrile Hector Octave Cote, Julien Gagaon, Robert Nelson, Edmund B.O'Calte punies de moit ; Etattendu que dans les cir- ! constances particulières où notre dite province se trouve placée comme susdit, il n'est pas moins expedient dans notre jugement, qu\u2019agréable à notre cieur, de marquer par na acte de grâce royale notre souvenir de la loyanté ancienne et bien prouvée de tous nos sujets Canadiens, plutôt que de marquer par aucune sévérité de punition notre ressentiment de ta désaffection récente d\u2019une partie d'enx : À ces canses, savoir fesons que nous avons ordonné, commandé et déclaré, comme par ces présentes nous ordonnons, commandons et déclarons que nulles procédures ultérieures n\u2019autont lieu contre auctines persounes quelconques, à raison d\u2019ancun crime de haute-trahison ou autres cris mes de cettz nature,lont elles sont maintenant | nouvelles sont Cependant plus rassurantes.On annonce gu\u2019avant Vexpiration sles quatre jours, les principaux chefs de l'insurrection, crai- | gnant il\u2019être livrés, s'étaient échappés en secret de l\u2019ile, et l\u2019on espérait ainsi que fout y rentrerait bientôt dang Pordre.\u2014 Gazette d\u2019Avgsbourg.° : : GAP.1, .Ordonnance qui pourvoit À la sûreté de la province dn Bas-Canada, _ ATTENDU que divers individis'sujets de Sa \"Majesté en cetto l\u2019rovincé ont été accusés de Haute-Trahison et d\u2019autres crimes de cette nature, desquels individus quelques-uns sont maintenant en prison et d\u2019autres se sont soustraits aux poursuites de la justice cn se retirant hors de la Province ; Et attendu que ceux des individus ainsi accusés et en -prison, dont les noïhs suivent, c\u2019est à savoir : \\olfred Nelson, \u2018Robert Shore Milnes Bouchette, Bopaventure Viger, Siméon Marchessault, Henri Alphonse Gauvin; Toussaint Goddu, Rodolphe Désriviêtes, et Luc-Hyacinthe Masson, tous à présent dans la prison de Montréal, sous fa garde du Shèrif de Montréal, ont respectivement avoué leus participation à telle Haute-Trehison, et se *synt soumis à la volonté ct an plaisir de Sa Majesté ; Et attendu que Louis Joseph Panineau, membre de lu ci-devant Assemblée du Bas-Canada et Orateur d\u2019icelle, Cyrile Hector =Oetäve/Côte, aussi membre de la dite ci-le- vant Assemblée, Julien Gagnon, Robert Nel- 30n, Ausni membre de la dite cisdevant Assam.Née, Edward Burke O'Callaghan,aussi membre le la dite ci-devant Assemblée, Edouard idienne Rodier, aussi membre de la dits cic svant Assemblée, Thomas Storrmw Brown, ize Davernasy Etienne Chartier, prêtre, uorgeEt, Cartier, John Ryan père, et John z-Kyan file, Lonis Perrault, Pierre Paul Démas 0.£9, thingy ajest RE »\u2018Jo}se'vonliespéetivement ehfuis de la Pro- Jopeph François Davignon et Louis Gana mpectirements vujets de sa dite IV eontre qui respectivement il a été es mardats d\u2019arrestation pour haute tra- aghan, Edouard Etienne Iodier, T.S.Brown, Louis Perrault, Pierre Paul Demaray, Joseph ment pous leur bonne et tovale conduite à Paautre Personne administrant le Gouvernement et d'y résider 5 et les dits Wolfred: Henri Alphonse Gauvin, Toussaint God-; tor Octave Cote, Julien (Gagnon, Robert Nel-' [ndger Duvernay, Etienne Chartier, George | Louis Perrault, Prerie Paul Dimaray, Joseph ison où pratiques séditicuises on tendantes à tout cas d\u2019acçusation où poussnite pour avoir! à la partie accuste où poursuivie, à prouver Gouverneur en Chef, Gouverneur, ou autre 2.\u2014Et il est de plus ordonné et statnô par se propose de faire en conséquence des présen- Baptiste Lussier, Louis Lussier, Francois Mi-| Pinsonnault, Joseph:Pinsonnaull, ou d\u2019aucune régiment de Sa Majests, ou du menstse de feu Mignault, François Talbot, Amable Daunais, eux, ni aucunes autres personnes soupçon daus l\u2019évasion d\u2019entre les maîns du Shétif de Lussier après son évasion, ou lui aura aidé à accustes ou exposées à l\u2019être an temps actuel, mais que toutes telles procédures sans exception ni distinction, sant comme il est ci-après mentionné, cesseront et n\u2019auront plus lieu dorénavant.Jt cest de plus notre volonté et notre p'aisir qu'a l'exception des personnes qui sont nominées a cet effet dars la dite ordonnance, et aux cas desquelles il y est pourvii, toutes personnes maintenant détenues sous prévention de hante-trahison où d\u2019autres crimes de cette nature, comme aussi, avec pareille exception, toutes personnes qui se sont soustraites aux poursuites de la justice en se retirant hors des limites de notre dite province, pourront, nus- sitôt apres avoir donué tel cautionnement pour leur bonne et loyale conduite à l'avenir, que notre dit gouverneur général ét haut-commis= saire, Où sil n\u2019y à pas de tel gonverneur gi néra et haut-curainissaire, alors le gouverneur en chef, le gouverneur où autre personne administrant le gouvernement de cette provine ! çe, ordonnera, librement revenir dans leurs foyers, «4 y demeurer sans aucune molestation quelconque à raison d\u2019aucun crime de haute- trahison où autres ctimes de celle nature où elles peuvent avoir été impliquées, En foi de quoi nous avons fait rendre ces présentes nos Lettres Patentes, et i jcclles fait apposer le grand scean de notre dite pio- vince du Bas-Canada, \u2018Témoin notre tres.féal Jean George, Comte de Duthainy Vieomte Lambton, ete.chevalier grand\u2019eroix du tresshonorable ordre militaire du Bain, l\u2019un de nos conseillers en notre tress honorable conseil privé, gouverneur-général, vicosamiralel capitaine-géneral de toutes nos provinces sur et proche le continent de l\u2019Amés rique Septentrionale, etc.etc.A notre château de St.Louis, dans notre cité de Québre, en notre dite province du Bas-Canada, ce vingt-huitième jour de juin, dans l\u2019année de Notre Seigneur mil huit cent trente huit et de notre règne la denxieme.Signé, D.DALY, Sectétaire.L'AM DU PEUPLE, MONTREAL, 4 JUILLET, 1838, PRISONNILRS POLITIQUES.Nos lecteurs vers ront par les ordonnances que nons publions aujourd\u2019hui, et qui sont les premiers travaux du nouveau conseil spécial, que le sort de tous les détenus politiques est enfin décidé.Ludger Duvernay, Elienne Chartier, G.LE.François Davignen et Louis Gautier, ou à au- venit quele dit Gouverneur Géneral et Haut de cette Province \u2018jugora à propos, la per- Nelson, -Robert Shore Milnes Bouchette,, du, Modoiphe Desriviéres, Luc Hyacinthe \u2018 son, Edmund Burke O'Callaghan, Flouard | François Daviznon et Louis Gauthier, nu he ne Seront plus des lors, s.tjets à aucune pêna-\u201d trahison, par eux où par lui commises, en au- | été ainsi trouve, on être ainsi revenu dans la) qu'elle a obtenu la dite permission \u2018du dit; personne administrant le Gouvernement de et avec l'autorité susdite, quo rien de ce qui tes,ne s\u2019appliquera ni ne sera interprêté comme gnault, François Talbot, Amable Daunais, autre personne Où personnes accusées du mour- Joseph Chartrand, et les dits François Jalvert, François Nicolas, Etienne Langlois, Gédéon nées d\u2019avoir en paid aux dite meurtres où à Montréal de LoLussior,accusé du tneurtre du dit sis'évader, no retireront aucun bénéfice où Cartier, John Ryan, père, John Ryan fils, cun d\u2019enx, en par eux donnant t-l cantionne~ Commissaire, alors le Gouverneur ety Chef on\u2019 mission de revenir dans cette province: Bonaventure Viger, Siméon Marchessault, Masson, Louis Joseph l'upineau, Cyrile Jlec- | litienne Modier, \u2018Vhomas Storiow Trown, | E.Cartier, John Ryan, père, John Ryan, fils, d\u2019entre'eux qui recevront ane telle permission, | lité ou poursuite quelconque, pour anenne tra.! ctn temps ci-devant, lourvu aussi, que dans | Province, sans une telle permission, ce sera; Gouverneur General et Ham Commissaire, cette Province.- sera contenu en la proclamution que sx majesté appheable aux cos de François Jalbert, Jean: François Nicolas, Etienne Langlois, Gédéon ! tre de feu George Weir, lieutenant an 32e Jean Baptiste Lussier, Louis Lussier, François Pinsonnault, Joseph Tinsonnault, ni aucun Pun d\u2019eax, ni aucune personne concernée George Weiryon qui aura recelé le dit Louis Lo conscil spécial a passé un acto qui dis- \u201cleur procès devant la cour criminelle, euple.pose d'eux ot qui châtie les uns et rend les autres à la liberté et à tous leurs droits de citoyens, Ln manière dont on a procédé un cotte affaire est certainement un peu étrange et singulièrement sommaire; mais il faut bien se rappelec aussi les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, et In presque impossibilité de faire juger les accusés politiques suivant les furmes ordinaires, Ce qui nous semble surprenant seulement, c\u2019est qu\u2019aprés avoir vollicité des pritonniers politiques un aveu écrit de leur culpabilité, par Pentremise de certuin individu, le gou- versement n'ait puni que ceux qui ont confessé leur faute, et ait reliché suns aucune entrave fous ceux «qui se sont obstinés à lu nier.Ceci du moins est un bruit généralement répandu et dont nous avons lieu \"ads meltre la véracité.a décision du gouvernement montre certainement une bien grande clémence, et elle est bien plus douce que los coupables ne i; pouvuient l\u2019espêrer ; nous ne pensons pas qu'aucun d'eux ou de leurs umis puisse #\u2019oflenser de ce que les furmea ordinaires wont pas êté suivies ; car le mode de procedure adopté leurest bien plus favorablo.D'abord il leur évite les longueurs et les dis.agrémens d'un procès, et les sauvo de la possibilité d'une condanwation à mort ou à une détention perpétuelle et plus vévère.La peine infligée aux huit accusés politiques choisis, pour être les expiateurs, n\u2019u rien de bien dur.Nous savons qu\u2019ils doivent être traités avec beaucoup d'égards et qu\u2019ils ont été abondamment pourvus de tout ce qui est nécessaire ; CC n\u2019est point aux lieux ordinaires de d'éportation qu'ils se ren- deut,mais à la Bermude, pays fort agréable ; et, d'ailleurs, il est facile de voir par les termes mêmes do la proclamation que leur exil n\u2019est que momentané, et qu\u2019il leur sera bien prochainement permis de rentrer dans leurs foyers.Nous le répétons, il y aurait ingratitude et folie à se plaindre que la décision du conseis spécial svit trop sévère.D'autres, au contraire, se plaignent qu\u2019= elle n'est pas assez sévère, et c\u2019est d'abord ce qui parait frapper la grande douceur employée envers un grand nombre des plus coupables, les égards mômes que Pon a affecté de témoigner aux condamnés, ont fait craindre à bien des personnes que la leçon ne soit pas assez fonc et ne produise pus tout l\u2019efet salutaire qu'on pourrait cn désirer.Cependant,l faut considérer aussi que la peine de l\u2019exil imposée à huit indi- vids, west pas Ja seule qui ait pesé sur les rebelles ; sans prler de leur longue détention, des souflrances corporelles et de la privation de voirleurs familles, beaucoup de ceux qui ont été mis en liberté ont souffert des pertes considérables, dans leurs propriétés\u2019ou leur commerce,et seront long- tems peut-être à réparer la brèche faite à leur fortune où à leur crédit parc les évêne- mens de cette rebellion.Il faut considérer aussi que déja bien du sang a eoulé dans la guerre civile et que la leçon donnée aus campagnes par le sort de quelques villages à du être assez forte.Nous sommes assurés que personne ne souhaitait l'application de la peine de mort aux accusés politiques, et que tout au plus, on eut pu souhaiter de voir éloigner de la province encore quelques-uns des plus tur- bulens ; mais nous aimons à croire que ceux qui ont été ainsi Cpargnés sauront sentir tout le prix de la clémence du gouvernement ct ne donneront pas à l'adrni- nistration le droit de regretter sa générosité.Les vrais patriotes, les amis de leur pays, ceux qui portent une affection réelle à ceux {qui sont ainsi transportés et à ceux auxquels Pentrée de la province est interdite, devront se souvenir que le sort de ces dernicrs est entre leurs mains,et que du plus ou moins de tranquillité qui regnera dans ce pays, de- pendra la prolongation ou la fin de leur exil.L'acte du conseil spécial, comme on le voit, après avoir ordonné la déportation de huit personnes, interdit l\u2019entrée du pays à douze nutres, à la tête desquels se trouve M.Papineau, et ordonne que les meurtriers supposés du lient.Weir et de Chartrand restent en prison sans doute pour y attendre Ces derniers individus ne peuvent être considérés comme pritonniers politiques, et s'ils sont trouvés coupables il» rentrent dans la mona- trueuse cathégorie des plus infames meurtriers, Enfin tous les autres prisonniers ou ré- pérons que tous deviendront de loyaux : convenable, car clle u pris les moyens d\u2019é- i Cearter la foule aw moment de leur départ.fugiés politiques vont rentrer dans leurs foyers et reprendre leurs droits de citoyens- Nous voudrions pouvoir dira que nous cs- ceux qui ont Été déjà mis en liberté, ot de plusieurs réfugiés surtout nous interdit cet espoir, et nous force à redouter encore de nouvenux excès de leur part, si le gouvernement wa les yeux sur eux, i Depart pes PRISUNNIERS.~\u2014Poissox D'AVRIL EN JUILLET.\u2014Lundi après-midi, les huit prisonniers politiques ont été em- Larqués à bord du bateau à vapeur l'Aisle, pour être cunduits à Québec ct delà à la Bermude, où ls sont exilés.L'autorité craignait sans doute quelque trouble ou quelque démonstration bruyante et pou Le moyen employé nous semble uu peu singulier.Une compagnie des royaux avait été slitionné*, au quai où setiennent ordinairement les bateaux à vapeur et où se funt toutes les embarcations ; les soldats\u2019 étaient rangés sur deux lignes ouvertes, comme s'ils eussont attendu les prisonniers, et ils avaient un soin particulier de faire ranger la foule, pour laisser le passage libre ; une foule immenso s'était portée sur le quai et attendait impatiemment l\u2019arrivée des buit condamnés, Mais pendant que le\u2019 publie ouvrait les veux de toute sa force sur le quat de la ville, les prisonniers se pré- paratent à la prison, et lorsque tout fut prêt, ! le batcau à vapeur descendit rapidement, | alla accoster au quai Gilbert, au pied du ouvrant, où se trouvaient uno compagnie : ! } du Tle et une compagnie du cavalerie, qui ne permirent à aucun curieux d'approcher ; les prisonniers arrivèrent bientôt en voiture | s\u2019embarquêrent immédiatement et le stcam- bout partit vans délai, lussant tous les curieux de la ville, les uns sur les quais, les autres aux fenêtres, les autres en voiture, courant à toute bride vers le pied du courant.On nous assure que plusieurs individus avaient loue des fenêtres dans la! grande rue du faubourg de Québee, pour ¢ voir passer les prisonuiers, et que les cours | de Justice vont avoir à décider s'ils sont! tentis où non à payer !e prix convenu.Ce petit tour joué aux curieux de Montréal, aurait été exrellent, le premier jour d'avril, maux il est un peu lourd dans les chaleurs de juillet.Nous ne prétendons pus blâmer la me; sure «éloigner le public de la scene! d'embarquement, en elle même, mi le peilt tour Joue nots seuible hors de saison Cela nurait du se faire franchement.5 Puisque nous en sommes eur cette affaire, | et probablement pour In dermère fois, nous \u2018 devons dive aussi que le choix des déportés, nous semble fait peu judicieusement.Plu-| sieurs de ceux qui sont exilés, ont loin | d\u2019être les plus coupables et surtout les plus! importans.Cosein SvetiAL\u2014Le nouveau Conseil { Spécial dont nous dounons ici la liste, est en.tierement composé d'hommes absolument : étrangers à la province et qui par conséquent sont très probablement dépourvus de tous pres jugeés i notre égard.Les conseillers sont en outre tous gens d\u2019un rang distingué, d\u2019une édu- i cation parfaite dout les sentimens honorables et les connaissances étendues, les mettent à\u2019 méme de juger et de comprendre parfaitement ce qu\u2019il nous faut et ce qu\u2019il nous manque.| Nous avons grande confiance en ce conseil d'autant plus qu\u2019il est pen nombreux ct quit! sera rarement entravé par la multiplicité d\u2019as! vis, et qu\u2019il est formé d'hommes étrangers aux | ruses de Ja chicane et aux inaniéres dugir ohs.cures et entortillées.Les nouveaux conseillers sont gens accoutumés à aller par le ches! min droit, et nous pouvons au moins espièrey deux de la franchise.Le conseil à dôjà travaillé avec activité ol les sujets dont i] s'occupe et s\u2019est octupé sont | de la plus hante importance.Dia des ordonnances relatives A In ville de Quibec et 4 celle de Montreal ont été passées et sont actuelle.\u2018 ment en force ; le sort des prisonniers politiques a été décidé, et le Mercury a annoncé oflici- ellement que le conseil s\u2019occupaiît, d\u2019une loi surle Jury pour toutes affaires criminelles d\u2019une Ini relative aux faillites, d\u2019une loi concernant les institutions municipales, de l\u2019étas blissement tant demandé et si nécessaire dey bureaux d\u2019eatégistrement et des changemens raisonnables dans la tenure féodale.Tous ces sujets sont d\u2019une importance reconnue, ct il serait superflu de dire tous les avantages que le pays retirera de ces lois nouvelles, si, comme nous Pespérons, elles sont calculées pou\u2019 l\u2019intérêt publie.Il est temps que conseil le rés pare les plaies faites à lu province par la lon, Bue négligence, l\u2019obstination insurmontable ct les vues pericienses d\u2019une législa et méchante, à laquelle le maux qui l\u2019ont allligé, ure inepte pays doit tous les \u2014_ MouvexExs MiciTaines, Samedi dernier le 43e régimont est parti pour le Haut Halifax semedi ; l\u2019Herenles 73 et fam !| gouvernement, son origine nationale nap |g \u2014eve Ounacax.\u2014Le 19 violent, s\u2019est fait sent.à la Petite Le vent soufluit avec une ry ct les ravages qu\u2019il a causés Sont consigi bles Plusieurs bâtimens et lotus renversés et grand nombre d'arbres = \u201c déracinés.La perte » uC cons idé pour quelques personnes.Juin un OUFsgen tr, N Aigy, ge Incrovay, ily \u2014\u2014 Haur-CAnaon.\u2014Plusie ont cireulé sus des ages, uvoir été Faites duus cette province, o exécutions qui devaient ÿ avoir eu = chainement.Ou disait que MLe0g F gadier- général avait gg arrété esi, urd buy direy tions qu'on ¢ \u2014_\u2014 Sir Geo.Arthur à offert £50 restation d'un nommb Moreau imp duns Puffaire de Shori Hills, Dep bruit à couru ici que ce Moreau rs ucrête avec plusieurs autres, 0 pour, \u2014_\u2014 * Recurtes \u2014De vus les clita dp 3 do tome eipèce on magnilique, et promelien; d'être bien supérieures à tout ce Qu'on à vu depuis plusieurs années, province les révolte une apparence Si les mous na viennent pas dévorer les blés, Dos lab tans retireront enfin un prix Falfoiy ] he de F ieurs sueurs, et, comme il est prolitiequie À tee che \u201c blé seca cher eu Angleterre cone uni, J, pourront se refaire un peu de la dÉtresrque \" + FIT « » ; ' leur a causé le manque presque void d ; récolte des deux ou trois années Précéba.Bus tes, ti Les journaux des Etats-Unis dient qu in les récoltes de eette province olin bai D uue fort belle apparence, _\u2014 Levéque M
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