L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 19 août 1835, mercredi 19 août 1835
[" \u2014 PE OL.ve EV.PARLEMENT IMPÉRIAL.CHAMBRE BLS COMMUNES.\u2014Séunce du 27 juin.LonnMAuoN se lèvo pour fairo sa motion concernant lo dernier ordre du conseil relatif PEspagne, ot s'exprime en ces termes : Jene conteste pas ln légalité de cet ordre du conseil ; je crois que le bill sur les eurôlemens étrangers donno aux ministres de S.M.où plutôt au conseil du Roi, un pouvoir discrétionnnire.L\u2019Espagno étant notre niliéo, je reconnais que nous devons la traiter d\u2019une manière libérale ; ce n\u2019est pas lo moment de discuter le principe ou Iu politique de la quadruple alliance ; car, lors de son avènoment au pouvoir le dernier ministère en a scrupuleusement observé tous les articles.\u2018Mais il y a une bien grande did'érence entre remplir toutes les obligations do co trulé en l\u2019interprétant d\u2019une manière localoéet libérale, et soutenir l\u2019Espagno aux dépens du Trésor où du sang britannique.(Ecoutez !) Pourquoi n-l-on soutenu le gouvernement do ln reine Isabelle 7 C\u2019est paco qu\u2019on a pensé que In grande majorité du peuple espagnol agréait co gouvernement, et parce quo ce gouvernement avait été proclamé par les dix-neuf vinglièmes de l'Espagne.Comment done ce gouvernement, seutenn par une grande majorité, ne peut-il, sans l\u2019in- torvention étrangère, écraser une faible minorité?S'il n\u2019a point la majorité en sa faveur, pourquoi lo gouvernement britanni- quo le soutiendrait-il ?On demandera peut-être pourquoi ln Reine n\u2019a pu étouffer l'insurrection de Don Carlos ?Jo répondrai que c\u2019est parce qu\u2019elle a aboli les franchises et los privilèges d\u2019une partie de ses sujets, Y avait- il quelque chose de plus impolitique que do fusiller les rebelles qui tombaiont en son pouvoir, sans jugement préalable 7 On dira quo los carlistes en faisaient autant.Mais L'était-il pas convenable qu\u2019un gouverne- mont régulièrement établi donnât l\u2019exemplo do l'humanité ?La marche que lo gouvernement actuol a ndoptée'ne lui fait pas honneur ; et j'aurais préféré qu\u2019il cût envoyé à la reine d'Espagno des troupes ut des officiers nommés et payés par le Roi, plu.(ôt que des bandes de morcennires.Depuis ln révolution do 168S il n\u2019oxiste aucun pré- cédent en faveur do cet ordre du conseil ; et unc (entalive du mmo genre, faite en faveur de l'Amérique du Sud, a été immédiatement réprimée par !o bill des enrole- mons étrangors* Je reconnais quo les officiers, et l'honorable représentant do Westminster surtout le colonel Evans n\u2019ont cédé à aucun désirignoblo de pillage ; mais je no puis êtro favorablement disposé pour des hommes qui, quelque braves qu\u2019ils soient d\u2019ailleurs, s\u2019enrôlent commo morce- maires, ot prennent aujourd\u2019hui le nom d'Aglais, et lo lendemain celui d'Espagnols ou do Portugnis.Uno aulro objection so présento: lo nombre des troupes qui doivent partir est faible, et magré touto ma déférenco pour ses talons, jo pense qu'un lieutenant-colonel à In domi-soldo ne doit pas commander mémo 10,000 hommes seulement, et je crois qua le bravo colonel aura boaueou do poine à terminer in guorro entre la clôture do la session actuelle du Parlement, ot Pouverlure do la session prochaine.La conviction do lord Elliot et la mionno est que ces troupes no pourront invoquer lo bénéfico du traité, silo siége de la guerre Sost transporté hors do la Biscayo ot do In Navarre.Il m'importe de faire mention d'un autre point.Jo suis intimément persuadé qu'il n\u2019est aucun pays qui ait plus * d'amour-propre national, et qui ait plus en horreur touto intervention étrangère quo l\u2019Espagne, et quo si Pon vout vaincre don Jarlos par l\u2019intorvontion étrangère, il faudra 100,000 hommes pous domptor l\u2019esprit qui so manifestora partout en sa faveur.v.Lord Melbourne a déclaré que lo gou- vernemont britannique ne s'ongagenit en aucuno fagon pour lo paioment et les dé- enses de cette arméo ; mais je snis quo es soldats qui s\u2019enrôlent -s'imaginent quo le Roi d\u2019Angletorre ost garant de lour paio, vu l'attitude qu'a priso son gouvernement.Je regrette que lord Palmerston wait pas puis en considération l'opinion du duc de Vellington, si souvent oxpriméo dana les discours et los dépôchos qui so trouvent an Forcign-Offico.Il n souvent déclaré son | avorsion pour toute intervention on Espa- =X AQ rR gno et pour Pentrée do tout soldat étranger duns ce pays.Le 13 nvril 1823, su- une motion de M.Macdonald, concernant l\u2019Ispagno, on s\u2019est plaint da ce quo le duc de Wellington avait êté choisi pour donuer des consetls à l\u2019Espagne au sujet de modifications à introduire dans su Constitution.Lord lrimersion n décluré alors qu'il eût été impossible de choisir un homme plus eapable, et que la nation füt plus favorablement \"disposée à écouter, vu les grands services qu\u2019il lui avait rendus.Le noblo lord a ajouté qu\u2019il fallait dans cette circonstance envoyer en Espagne une armée considérable, ou s\u2019ubrs- tenir, et que des troupes qui compteraient surim coopération des Espagnols iraient au devant d\u2019une défaito complète.l'argument du noble vicomte, appliqué au cas acluel, n'est-il pas bien plus fort maintenant qu'il s\u2019agit d\u2019envoyer en Espagne, non pas des troupos du Roi, mais des troupes indisciplindes 1 Je demande ure copie de l\u2019ordre du conseil qui suspend lreto des onrdlemons étrangers à l'égard de ceux des sujels de S.M.qui entreront an service do la Reino d\u2019Espagne, ainsi quo des communications qui ont eu lien entre le gouvernement et l'ambassadeur do S.M, lu Roino d'Espagne auprès du gouvernement, LORD PALMERSTON : Jo ne m'oppose point à Ia prodution des documens demandés, au contraire, tant jo suis convaincu quo plus la conduite dit gouvernement de S.M.dans cette affaire sera examinée.plus elle obtiendra l\u2019approbation de la chambre et du pays.J'ai entendu uvec plaisir lord Mnhon déclarer, au commencement de son discours, qu\u2019il n\u2019attaquait ni ln légalité de Pordre du conseil ni la politi- quo du traité de quadruple alliance.D'un autre cOté, jo ferai remarquer que, considérant cette mesure comme une couséquen- ce naturelle du traîté de quadruple alliance, je suis étonné que le noble-lord so soit abstenu d'attaquer la politique du traité après avoir blâmé si sévèrement ln politique qui u dicté cette mesure, que je considère comme le corollaire du traité.Jo suis charmé de trouver ici l\u2019occasion de rendre hommage à la politique du traité signé par} lord Elliot et lo colonel Gurwood, et do dire qu'elle fait honneur an gouvernement qui l\u2019a proposé, et jo considère co traité commo un acle dont lo gouvernement peut être fier, parce qu'il cst avaningenx à toutes les parties intéressées.Je m'empresse aussi do reconnaitre In manière sincère, loyale ct honorabio dant le dernier gouvernement n dirigé les affaires du pays, rolati- vement à la guerre civile d\u2019Espagno ct à l\u2019éxécution du traité do la quadruple al- linnco.L'opinion que j'ai expriméo on 1823, sur lo duc de Wellington.en disant que jo le considérais comme le meilleur conseiller do l\u2019Espagno dans un moment de danger, jo 'ni encore 3 ct ce que j'ai vu dans los actes du ministère que j'ai l'honneur de diriger, relativement à [a manière dont le duc de Wellington n° rempli les engage=-' mens du traité do ln quadruple alliance n'n ! fait que mo confirmer dans la conviction que lo due de Wellington 5 l'intérêt do l\u2019Espagne à cœur, parce qu\u2019il m'est démontré que le noble duc a fait prouve dans collo circonstance do la plus grande loyauté, quelle qu'ait été d'ailleurs son opinion sur In politique qui l'a dictéo dans lo principe.Jo rends co témoignage au noble duc, non-seulement parce que le préopinant my a invité, mais parce quo c\u2019est mon devoir, eu égard À In position que j'occupe.Connnissant les opinions do la dernière administration sur la question dont il s\u2019agit, co West pas sans étonnement que j'ai entendu lord Mahon, qui n fait partie do cetto ad- mistration, professer, sinon cxpressé- mont, du moins implic\u2018tement, dos opinions d'un caractère si opposé.Car, nonobstant In crainto qu'ila manifestée quo lo nombre des troupes no fût pas suffisant, quo les offiiors - fussent décourngés d'entrer au sorvicn parce qu'ils ne pourraient réclamer le bénéfico du traité, enfin quo le brave colonel qui doit so mettre À ln tête de l\u2019ox- pédition n'oût pas assez d'autorité par son rang pour terminer avantageusement l\u2019ox- pédition, je ponso qu\u2019en cas d'échec lo noble lord np serait pas dos promicrs A prendro lo deuil.(Rires et applaudisse- mens.) Lo noblo lord n'a pas soulomont exprimé son opinion ; il à aussi prétendu oxposor l'opinion du duo do- Wellington sur la quostion, ot il n dit quo lo duc «ésap- prouvait l\u2019ordre du conseil.Lord Mahon a.sans aucun doute, reçu do lord Wellington l'autorisation de parler ; mais, puisqu\u2019il m'a renvoyé aux actes du Forcign-Oflice commo confirmution des opinions du duc de Wellington et m'a reproché de no les avoir ni consultéus ni adoptées, tandis que le due de Wellington avait, dans certaines circonstances, consulté et adopté les opinions enregistrées de l'administration qui l'avait précédé, je dois dire à In Chambre qu\u2019il n\u2019y a, dans les archives du ministère des affiires étrangères, nucune traco de l'opinion que le duc de Wellington pourrait avoir relativement à la question produit devant In Chambre.Lonv MauoN : En ce qui concerne l'in- fervention des étrangers dans les affaires intérieures de l\u2019Espratio ?LORD PALMERSTON : Lo noble lord confond la mesure dont il est question en co moicent, savoir la permission necordée aux sujets do S- M, do s'enrôler pour lo service de In Reino d'Espagne, avec uno me- euro toute différente, savoir, l\u2019envoi cn Espagne d\"armées commandées par des généraux qui obéiraiont À des souverains etrangers, recevraient uno paie étrangère, el par conséquent ne seraient pas sous les ordres et à la disposition da gouvornement espagnol\u201d Le noblo lord n cité des opinions que jui exprimées à l'époque où la France a envoyé cn Espagno uno armée de 200,000 hommes pour changer les institutions dit pays, afin de me reprocher une contradiction.Mois y act-il lo moindre rapport enlre ces deux cas?A cello époque, 200,000 Français entraiont en Espagna prove dévider quelle vrais lu Constitution du_pnys, et aujourd'hui, 10 à 12,000 individus ont pris les armes pour défendro son gouvernement établi.Je whésiste pae a declarer que fn majorité nationale est du côté de la Reine ; et co qui le prouve, c\u2019est que pendant dix-huit mois Ja rébellion s\u2019est bornée à quelques provinces, et aucun désordro n\u2019a éclaté ailleurs.De co que les lnbitans de ces provinces, qui ont des mœurs, des habitudes ct un langage différens de coux du resto do ln nation, résistent nu gouvernement de lu Reine, il no résulte pas que la nation partage leur opinion et loura sentimens.Lie noble lord a aussi cité l'opinion que jai émise en 1823, savoir, que si nous voulions envoyer des troupes cn Espagne, il faudrait y en- Voyer une grande armée ; mais dans cette guerre, aurions nous eu à combattre seulement 180,000 à 200,000 F rançais ?L'arméo française n\u2019était-olle pas alors l'avant-garde do l'Europe?Les nutres puissances européennes no soutenaient- elles pas la Franco dans cette occasion ?vt Ja lutte où nous nous serions engagés no nous cÂt-elle pas mis en présence non de France seule, mais des nutres puissances de l'Europe?Le préopinnnt nous reproche d'envoyer une arméo en Espagne qui agira sous les ordres du Roi d'Angleterre, et non de la Reino d'Espagne.Mais n-t- on fait cela?No s\u2019est-on pas borné à autoriser les sujets de S.M.DB.à s\u2019enrôler pour lo service de Ia Reine \"Espagne, et la dignité de la couronne d\u2019Espagne sera- t-elle blessée parce quo les troupes enrôlées appartiendront a un gouvernoment qui les paiera el dont elles porteront les conleurs ?Lord Mahon prétond qu'il n'existe aucun précédent.Qu\u2019importent les précédens, si le gouvernement a pris un parti conve- unable qui peut sorvir do précédent pour les ens semblables 1 Jo soutiens que, dans cette circonstance, le gouvernement a agi dans l\u2019intérêt du pays, et rompli strictement les chgagomens quo lui imposnit lo traité do la quadruple allinnco.Si l\u2019Angleterre etln France avaient envoyé on Espagne des armées commandées par des génémux anglais et français.il aurait fallu convenir de nouvaux articlos pour régler une parcillo operation , tnais certainement on ne sorait pas sorti de Posprit du quadruple traité.La question alors cût été uno question d'opportunité, et non uno question de droit.On n'aurait point demandé si l\u2019on s\u2019écartait ainsi do l\u2019ésprit d\u2019un traité conçu il y a un an, soumis au Parlement, et qu'il n'a jn- mais improuvé, Il est de l\u2019intérôt de l\u2019Angleterro quo In cause do In Reine d\u2019Jispagno triomphe, Il importe au pays quo l\u2019al- llanco houreusement cimentéo cntro les quatro puissances de l\u2019occidont, savoir, l\u2019Angteterro, In France, l'Espagno ot le Portugal constitulionnels, soiont\u2019 maintenue : et pour cola il faut que les armées do la Reine d'Espagne soient victorieuses.Si quelqu'un mo disait quo D.Carlos remontant sur lo trône el rétablissant les prineipes de gouvernement intérieur ot de poliliquo étrangère qui seraient une consé- quenco de cet événement, serait un allié atissi précieux pour l'Angleterre dans l\u2019esprit du traité quo la Reine victorieuse, je répondrais que l\u2019on ne comprend ui Pinterêt de l\u2019Anglelorre ni l\u2019esprit du traité.On sait que, depuis In révolution do juillet, l\u2019Europe s\u2019ost trouvée divisée en partis non hosliles, mais différens, dont les membres agissent suivant leurs principes; ct ss wont pas fait un appel aux urmes, c\u2019est parco que tous les gouvernemens europé\u2014 eus ont voulu lo maintien de ln paix.La quadiuple ~lliance a pour objet ce maintien deln paix, non seulement dans In Péninsulo, mais dans l'Euzopo entière : et cette alliance qui est fondée, non sur des vues égoistes, sur des projets d'agrandissement national, sur des idéos d'agression, mais sur le désir de maintenir In puix da l\u2019Eurape ainsi que l\u2019indépendanco des puissances qui l\u2019ont signée, est ln mcilieure garantio de In continuation de cetto paix.Quant au traité conclu entre lo général Valdès ot Zutmalacarréguy, il est évident que los troupes de l'expédition pourront l\u2019invoquer,| et cela no souffro hucun doute.En co qui touche leur paie.lord Muhon doit savoir qu MONTREAL, MERCREDI, 19 AOÛT, 1885 \u2014 ~~ \u2014\u2014 =~ présentant de Westminster (le colonel Evans) sentira qu\u2019il n été trop loin, et il retirera ses dernières oxpressions.LE COLONELEVANS : Fa Chambre voudrn bien remarquer que,n\u2019ayaot pu snisir parfaitement peut-être la ponsée de lord Mahon au milion des déclamntions incchérentos dant se composail son discours, je n'ai pu rnisonnor tout à l\u2019heure que par hypothèse, ot jo crois tro dans mon droit on répétant co que j'ai dit ; c'est que des propos offensans pour les hommus do l\u2019expédition doivent être traités avec mépris.Le noble lord a bion voulu déclaror qu\u2019il n'avait pas pensé à m\u2019offenser ; mais je no puis accepter du noble lord un compliment aux dépens des autres.En necoptant uno position élevée au service do l'étranger, jo n\u2019ai pas agi autrement quo ne fit le duc de Wellington, et cependnnt jamais le noble due no fut qualifié de morcenairo ! (Ecoutez ! } Lo duc de Wellington rocovait aussi sn solde de l'étranger, ot les\u2019 propriétés qu\u2019il possède en Espagne no sont-elles pns lo prix de ses sorvices militnires ?Que pout-il donc y avoir d'humilinnt à suivro les traces du noble duc ?On ne conçoit donc pas los expressions ironiques ot déduignouses de lord Malion.À des déclamations nussi vagues, jui une sonlo réponso à faire: co point ne regarde aucunement le gouvernement britannique, Je ne conçois pas'comment lo noblo lord, qui a étudié divers points de l'histoire d'Espagno, a pu traiter de mercenaires prêts à vendro lour sang, des hommes bravos et honorables ; lui qui a les sentimens d\u2019un Véritablo Anglais, peuac-t-il que CO désir dit gain puisse être lo seul motif capable do décider des Anglus à combattre sous les bannières d\u2019un souverain constitutionnel 1 Lonp Manon : Jui dit que leurs motifs pouvaient être honorables, mais qu\u2019ils étaient insuflisans.qu\u2019un minréchal-de-camp anglais accopto lo grade dont jo suis revêtu, ot je donne ma démission.Mon dévouement jour mon pays est connu, ct jo crois en avoir donné plus de preuves quo n\u2019en donna jamais le inoble lord.Qaunt 4 ln qualifiquation de merconaire, lord Mahon dovrait:mnine aia tout autre en parler, lui qui a touché son traitemont trimestriel nlors qu\u2019il était nu pouvoir.(Ecoutez !) On a dit enfin que 10,000 hommes ne suffiraient pas pour remplir Pobjel de Poxpédition ; mais est- co bien au noble lord, incompélent on parcillo matière, à donner un avis, à pro- Lonp rALMENsToN : Le noblo lord àflnoncer un jugoment ?Assurément il no parlé de condollicri ; il n prétendu que los{ipout faire autorité ; et son discours, à mes hommes ne pouvaient se justifier aux yeux|[yeux, n'est qu'un tissu de contradictions et de Dicu d'avoir versé lo sang, qu\u2019eutant|(d'argumens évasifs qu\u2019ils nvnient défendu leurs pays; maissi| sit.n.PEEL: Jo reconnaitrai d\u2019abord lo noblo lord n\u2019a cu aucune intention of |ique jetronse fort rmisonnable In proposition fensante, mon observation tombe néces-||faito par ford Palmerston, do répondre, sairement.Je déclare que je diffère entièrement d'opinion avoc lui sur la question cn discussion.Jo penso quo le gouvernement a pour lui, dans cetto circonstance, non seulement ln loi, mais aussi la politique, la prudence, un sentiment vrai des intérêts du pays, et celte démarche n\u2019a aucune ressemblance avec l\u2019envoi d'une armée en Espagne, comme il l'a prétendu.Quant à moi, j'adinire los braves qui se sont engagés dons Ia couse do la Reino d'Espagno, et jo leur souhuito do tout mon cœur le succès qui, je n\u2019on doute pns, sera In récompense de lours offorts.Jo crois avoir suffisamment répondu à lord Mahon, Si, toutefois, de nouvelles explications étni- ent nécessaires, je m\u2019empresserais de les donner.LE COLONEL EVANS so lève ; 11 débuto sur un ton si peu élevé qu\u2019il est difficile de saisir ses paroles ; il se plaint des observations faites par lord Mahon sur lui et sur les hommes qui doivent s\u2019embarquer sous ses ordres dans l\u2019expédition d\u2019Espagne.Le noble lord n\u2019a pas craint do dire quo ces hommes étaient des soldats snns principes, tout prêts À s'appeler aujourd'hni des Anglais ct demain des Portugais ou des Espagnols.Cos oxpressions no saurnient être admises sans explication, ot je viens, sur co point, provoquer quelques mots d\u2019é- claireissement, afin do savoir si le noble lord a ou l\u2019intontion de blesser quelqu'un.J'attends In réponse do Sa Scigneric, LORD MAHON : Je n'hésite pns h déclarer que, dans toutes mes obsorvations, jo n'ai eu aucuno volonté do blesser l\u2019honoräblo mombre : j'ai, au contraire, fait tous mos efforts pour roster toujours dans los bornes des convenances: LE COLONER EVANS : En vérité, los offorts que fuit lord Mahon pour dissimuler sa penséo joltont dans ses expressions une] tolle obscurité, qu'il était nisé de se mépren-| drejà l\u2019égardde quelquos'unes do ses paroles Toutefois, si j\u2019ai bion compris, Sa Sergueuvic a déclaré n\u2019avoir pas voulu m\u2019offenser ; c\u2019ost bien, ol j'accepte pour moi-même cetto déclaration ; mais j'ajoutorni que si quelque trait blossant avait été dirigé con- tro los officiors ou los hommes de Pexpédition, do lour part et on lour nom, jo traite~ rais cos propos offensans ave lo mépris et le dégoût qu\u2019ils méritent-(Dos cris à l\u2019ordro) so font entendro).L'ORATEUR-PRÉSIDENT : L'honorablo]k un onvoi d'armes, non sans douto: qu\u2019elle quelques soient les usngos do In Chambre dans toute leur rigueur, aux observations qui pourront être présentées sur In sagesse et la politique du dernier ordre du cousoil.Jo dois ensuistolc remercier de In franchise avec lnquolle il a rendu témoignage à In loyauté du dernier gouvernement duus l\u2019o- xécution dos engagemens contractés par le traité de In quadruple alliance.Ce témoignage est nussi honorable à lord Pnlmerston lui-même qu\u2019à ceux qu\u2019il concerne; il prouvo quo la différence des opinions politiques n\u2019empècho pas un honnête homme de rendre justico à qui cllo est duc.Co témoignage est encoro d'autant plus \u2018juste et plus mérité, qu\u2019il émane du secréiaire- d'Etnt pour loquet tous les documons officiels, et do la nature mémo la plus se- crête, toutos les pièces dejla correspondance du due de Wellington, sont lo plus particu.lièrément accessibles; et c'est nvec los connaissances puisées h de parailles sources que lord Palimorston viont déclarer quo si les parties contractantes du traité avaient eu À l\u2019exéculer, elles n\u2019nuraient pas agi autrement que In dernière administration, fiddle anx intentions de celle qui l\u2019avait précédée.Lin colonel Evans semble croite que le scul acte du gouvernement anglais n été l\u2019envoi de 10,000 fusils, subros et autres armes en Espagne.Pour moi, jo ponse que l\u2019Angloterro n fait tout co quelle devait faire.Les obligations à olle imposées par le traité de In quadruple alliance étaient, si jo compronds bien lo traité, do fournir des armes à l\u2019Epagno, de Iniser réparer los vaisseaux espagnols dans nos porls,ot si los circonstances l\u2019exigonont, d'assiter l\u2019Espagne au mayen d'uno force navale: Prenons pour exemplo une nation noutre qui demanderait des armes.Quels que soient les ongogomens particuliers du gou- lvernement anglnis, ils no peuvent lui don- iner Jo droit d'entravor les entreprises de ses sujets, ot d'empêcher cotto nation nou- tro do rocovoir dos armes.Mais, sans une déclarntion de guerre bien positive, nous n\u2019avons non plus sucun droit d\u2019atrêter sur les mors les vaisseaux d\u2019un pays nous tro.Cetto difficulté, que tout le monde comprendra, of qui était vivement sentie par lo ministère Melbourne aussi bien que par In dernièro administration, est ce quia déterminé celle-ci à bornor son assistance DES LOIS.|.- \u2014\u2014 1h 1 reculM dovant lèé stipulalions du traité.mais À enuse des obstaclos que je vieng-de.\u2018 mentionner, et quo lo cibinot-précédent; - avait comme ello-môme trouvés insurmon-, : tables.Ju comprends Lien que la Roine .d'Espagno n les mÔmes drmits que tout\u2019: autre nÎlié de l\u2019Augleterre à être secourue : par co pays, Elle a été reconnue, peu.importe par\u2019 quel ministère ; car jo pense que le premier principo de tout gouverne: ment, principe inculqué par: Phonneur et.l'intérêt du pnys, c'est quo les engagemtens \u201d .pris par un minirtère soient respectés par celui qui lui succède, quoique d'un \u2018purtis > opposé ; ct c'est pour cela quo juris.trouvé l'administration dont j'ai fuit partie.;.inexcusable de s\u2019âtre dérobée nux obliga:t; tions du \u2018traité de ln quadruple alliance»: \u2026, et de no pas les oxécuter d'une mnuidre >, loyale, hanarable et juste.Mais, après \u2026 celte déclnration, it mo sora permis do.conesq tester la politique d'un acto particulier, qui, I pour ln promière fuis dans l'histoire -mio- 2: dorno do l\u2019Angleterro ndmet ure intervention militaire directo dans les affaires.intérieures d'une autre nation.Lord; Päl-.\".merston n établi que les intérêts permanens.- de l'Angletorro sont liés à Valérimissement ; du trône do 14 Reine d'Espagne.C ost.une doctrine qu'il o, je crois, poussée trop: loin.Le principe général suivi.jusqu'à\".présent par l'Angleterre est celui: de_ln ,.non-intervention 5 j'admots cependant qu\u2019il.peut y avoir des extoptions dans dus'cas: .particuliers, soità causo du voisinage ie médint; soit par des.circonstances d\u2019une- > \u2018nature oritique of dan'intérÂt ur: anis: Mais venir dire que, pour In protection ot! - lo dévoloppement do nos intérêts, nous devons activement conpérer à l'étoblisse- ment ou au maintion d'une forme quelcom- que de gouverñement, co sorait vouloie.\u2018 erËor un droit d'intervention dans les aff res do tous 168 pays; sons les prétextes lar plus vagues et les plus -insoutenables.(Ecoutez!) Maintenant, A mes yeux de - marcho quo l\u2019on suit ñe diffère pas en-prin- cipo de l'intervention directe À main armée.Lors do In discussion du bill d\u2019enrôlement à l'étranger, ginod on proposait d'atiribuer ' au Roi on son conseil le pouvoir d\u2019en sûs- pendre le cours dans certains cas, on s\u2019y\u201d opposa, parce que disait-on, s'iln'y avait \u2018 pas de Lill.los sujots englais sornient libres | de prendre du service pour Pune ou l\u2019autre des parties contendantas ; mais qu'au contraire,sï l\u2019on necordait la facilité de suspens\u2019 - dre les dispositions du bill on faveur\u2018de Puno don parties bolligérantes, lo gouverne., mont,par-]à memo, serait censé envoyer - des forces sous son contrôle immédint.Lord Palmerston a prétendu.gue la Biscaye était onvinsurrection contra ln Reine d\u2019Espagne, dans le but do conserver ses privi- : lèges.Faudrn-t-il qu\u2019onéôfdonnance\u2018du consoil nide ln Reine à mener à bien ses arrangemens.politiques où ses transactions - fiscales?Et si l\u2019on intervient dans co cas, - qui empâcherait les puissances du Noid, ! sous lu prétexte d'intérêts généraux à défendre d'intervenir de même à main nrmée ?- Â-t-on bien réfléchi aux conséquences do : catto intervention, si les forcos -de l'oxpé: \u2018 dition no suffissient ps pour consolider Is gouvernoment do la Reine?Faudrait-il nlors rocourir à d\u2019autres moyons pos come primer l'insurrection?(Ecoutez {}\" ; ; \"._ L'Espagne -n sous les armes 54,000 hommes.Mod vient qu\u2019avec:celte-force prépondérante, avec le sccours du parti lo plus intelligent ot le plus riche; ayant avec elle toutes-les villes commerciales, .d'oû vient que In Roine n\u2019a pu comprimer encore l'insurrection?Mais, n dit le noble lord, Posprit du traité justifie celle expéditions | Jo soutiens, au contraire, que lo traité n\u2019a pns prévu le cas d'une interveation de co pays où de lu France.Side nos relations oxlérioures, nous passons à la,considératis : on de nos intérêts domestiques,que voyons» | nous?\u2018Vous voulez établir un précédent) .dangeroux, prenez-y garde.Dlabord il\u201d n\u2019y à eu aucune restriction à Végard du; nombre des-hommes de l'expédition.» Je demanderai à lord John Russell si depuis: l'ordre du conseil, il a été apporté des! nr ; \u2018tes au nombre des hommes, et vi alle.ris quolque arrangement & co sujel jell\u2019 noble lord a-t-il requ quelque autorisation officielle à cet égard.a] quelque di; position qui-s'oppose à ce que les hommes.recrutés au nom de la Reine d'Espagne., festent Un tomps- illimité en Angleterre re\u2019 avant.de s\u2019embarquer pour leur destinationt | jAlors nous yerrions des qujeis anglais, an; service de la Reine.'Espague réunis per: flo'nouvolics associations, et : - tn sorment de fidélité À uno souveraine étrangère ; puis il importernit de savoir commant ces recruos soront disciplinéos.Je vois qu\u2019on appelle con hommes la force auxiliairo anglaise, et l\u2019un des règle- mens porto que, pondant leur séjour en Espagne, cos volontaires serant sous l\u2019empire de In loi militaire nuglnise.d'avouo mon peu d'intelligenco : je ne comprends pas bien cet arrangement.Le règlement dit qu'il serait possible d'appliquer la Code militaire do co pays aux*troupes d'Espngne : il y a ici des distinctions tellement subtiles quo jo prio M.lo procureur-général ot lord JohnRussoll de m\u2019en donner In clef.Mon avis ost que notre Code militaire no peut recovoir son application en pnys étranger.Quel quo puisse êtro le nombre des enrôlemens, quel que soit lo sorvico exigé des volontaires,jo regardo le principe qui autorive lour curôlement comimo fécond en conséquences dangereuson, Ces hommes qui vont on Expugno so môler à In guerre contracteront nécessuirement des habitudes de partisans.La Chambre n lo droit da w'enquérie do lu discipline à Inquello ils seront soumis.Elle a lo droit de savoir si des hommes qui doivent bientôt rentrer duns lour patrie, seront sous lo même contrôle quo le soldut qui attend de l\u2019Etat sa récompense au terme de son service, Notre politique intérieuro s'accorde avec notro politiquo étrangère pour cou- dumner lo prineipo impolitiquo qui vient d\u2019être admis ; ot jo no puis voir sans nlnr- mes s'établir un précédent ai dangoroux.(Ecoutez !) LORD PALMERSTON : J'ai bosoin de solliciter In bienveillance do In Chambre ct do réclamer son indulgence pour quelques observations que j'ai à lui présenter sur ce qui vient d\u2019être dit.El cat nécessniro de remonter à l\u2019état des partis au moment do la signuturo du quadruplo traité.Avant l'adoption do ce traité, don Carlos et don Miguol étaient tous doux à In tête d\u2019une arméo qui onvahissnit Jo Portugal.Don Carlos, héritier présomptif du trône, vonnait d'en btro exclu par uno nutoritd A qui l\u2019on no pouvait nier le droit de rendre un sem- blablo décret.Il fut nlore convenu entre Joa deux puissances d'Espagno et do Portugalyque la première onverrait des troupes pour bannir les deux princes du torriloire du Portugal.La Franco ct l'Angletorre furent invitées À so joindro nutraité.L'objet du traité n\u2019était pas seulement l\u2019établis- semont de.la paix daus la Péninsule, mais oncoro In pacification de l\u2019lurope entière.Peu do tomps après,eut liou un événement qui n'avait pas été prévu dans lo traité, ou du moins qui n\u2019avait pas été dans ce traité go donn¢ A don Carlos.1 a nussi_ peu du droits ce titre, que de chanches de le possdder, mainte.loufo puissanco libre doit soutenir la causo de la livorté, Itappolome-nous quoln Sainte Alliance \u2018n'est pas morts, et qu'elle no fuit que somineillor, et qu'ello chorcho toutes les occasions du courir sur À In libarté ; elle voudrait, si cela était en son pouvoir, retrancher nos privileges, comme elle l'a fait en Allemagne à l'égard de quelques petits États, L'honorablu moitilro à dit que ectio intervention étrangère tornirait la révolution Fspagnole.Il ne parlesnit pas do cetto manière s'il était whig, car alors il n'anrait pas oublié quo c'est à l'aide do bataillons lollandais qu'a elé vecouruo natro gran- du révolution do 1688, Ju trouvo quela mission de lord Elliot a été touto d'humanité ct digne d\u2019éloges, puisqu'elle a fait cesser l\u2019eflusion du_sung non seulement des prisonnicrs, mais d'habitans inoffunsifs, L'effaire du jeune O\u2018Donnell doit être présento à la mémoire.Fait prisonnier, où Jui offrit lu vio s'il voulait seconneltre don Cuilos pour son souverain ; lo jeune soldat refuen de trahir son dovoir, et ntwsitôt i! fut fusillé par ordre do Zumalacartéguy.Mais cos crimes n'étaient pas commis d'un côté sculoment ; les deux partis xo livraient nu mêmes criautés et Mina, qua je qualifie de monstre, surpaseuit, Si c'est possible, Zumalacarréguy lui-smôme en Férocité.Jo regretto d'avoir présidé an banquet donné en l'honneur de Mina ; mais alora jlignorais ln cranuté dont il s'est rendu coupable, Jo conviens d'une chose: c'est qua ln gnerro civile 50 faisait bien rarement sans crunuté de puit et d'autres ; mais co qui s'est piresé en Espogno surpasso lout co qui a existé en ce genre, L'oratenr fuit cnsuito l'élogo de Lotivai, qui fit ceases les massacres dans la guvrro civile de l'Amérique du Sud, cl termine en disant qu'il cat convaincu quo son vaillant ami (Evans) nes'asso- cicrait jamais avec dus Étics qui commettraient des crimes semblables, M.G.Price succède à M.O\u2018Connell, nuquel il ro joint cordiolement cn indigontion à l'égard dew crimes conunis dans celte guerre civile ; mais il doit dire, pour justifier Znmulacarréguy, qu\u2019il n'a pas été le promier à intraduiro ces pratiques ernelles, ni lo dernier à les aboli.Zumulsearré- Bwy n'a jamais mis un prisonnier À mort avant d'avoir fuit des cMvrts répétés pour l'échange des prisonnier, offres qui furent toujours reponesées ; ct pour cu qui est \u201cdo l'affaire du jeune O'Donnell, il autuit div savoir que Zumalacarréguy l'ayant fait prisonnice, le traita en ami, ct qu'il\u201d proposa son échango à Mina contre nn anti prisonnier.Ce ne fut qu'après avoir reçu la réponse de Mina, que celui-ci n'avait pas do prisonniers, puisqu'on Ice fivillait tous, que Zumalacarrégay ordonna le supplico de co jeune homme en méme temps que celui d'autres prisonniers, Ilovenant à la question do l'intervention, il répète ce qu'il n dit autrefois : que les troupre qui se rendent en Espagne doivent êtro considérées commn mercenaires, vu que la plupart d'entre coux qui »'y engagent ne fu fout que pour la rolde, et il est perenadé que si lo vail lant colonel renvayait tous cenx qui vont intéressés, Il pourrait Lion partir avec quelques officicre, mois bieu jeu du solduts, La guesre d'Espagne est toufe espagnole ; elle ne menace In sûreté do personne, el c'est aux Espagnols à décider s'ils veulent don Carlos pour roi ou Christine pour reine.I pense quo l'honneur anghis cst fortement compromis par lu fait de cctiointervention, M.Buzwen, répondant au repzache ndressé par sic Robert Peel à l'achninistration actuelle, d'avoir ndopté le syatème d'intervention étrangère l\u2019objot de dispositions particulières ; nous voulons parlor du passago do dun Carlos en Espagne.Don Carlos alors parut à la tte d'une nrméa.pratendant % la couronne d'Espagne.On \u2018jugea dès lors convonablo do faire suivro lo traité d'articles additionnols, et l\u2019on sait que, par lo-20 miticle, l'Angleterre s\u2019ongagenit à fournir à S.M.C.les nrmos et les munitions dont olle nurait besoin, ainsi qu\u2019à assister SM; par lo moyen d\u2019une force uuvale.Nul doute quo ln fourniture des nrmes ct des munitions do guerro indentifiait lu Grande-Droingne avec l\u2019une des parties belligérantes aussi complètement quo si l\u2019Angleterro so fut dès ce moment engagéo dans In lulte avee ses propres forces ; mais ce n\u2019était pas seulement la lettre, c'était oncoro plus Verprit du quadruplo traité qui obligeait l\u2019Angletorre.Lorp Maxon dit que ces papiers no #0 trouvent quo dans les mains des ministres.M.Wanp répond que cela peut être vrai, mais qu'ils sont à la disposition\u2019 de tout le mondo, et qe leur contenu est déjà bien connu dans le pays.\u201cQuaht,à vno-force navale anslaieo, pouranit l'orateur, agiseant de toncertavec lo souverain reconnu d'une des quatre puissances signataires du ques druple traité, je trouve que cotte coopération cet très justifiable, ct que cette forco navale sumnit lo droit d\u2019expuisor lon sutres puissances qui vien- draiont nu secoura de don Cntluss je soutiens même qu\u2019elle eurait le droit d'exchure dew foils d'Espsgno les vaisseaux neutrce, comme cela a eu fiou.en.Danemarck.Il existo uno foulo de raisons pour engager ln gouvernoment à soutenir Je'gourernemont constitutionnel d'Espagne.lAngleterro a reconnn la dette contractée par les Cotlès sous un gouvernement précédent.(Ecoutez) Jo puis en parler sans partialité puis- ue je no possède ancuna do ces valeurs.Une saison plus importante encore nous cnzage i son.tenir co gouvernement ; c\u2019est la presque cotitude quo nous avons que l'Espagne reconnaitra l'indépendance des colonics do l'Amérique du Sud ; sieconstanco do la plus grande importance Pout lea ntérête de I'Angleterre, ct qui d e.la seule Justilierait uno intervention en faveur de la reine d'Epagne.On à demanié sila man'drod'intervenir pourrait blesser les sentiment do la nation espagnols œuscevirà so concilier ea bienveillance.Je conviens que les Espagnole sont ennemie de toute intervention étrangère ; mais c\u2019ert lorsqu'unetelle intervention a eu licu sans leur approbation.En 1209 none Intervinmes d'après lenr désir, et nous fâmes reçus cordiklement.11 en fut de même des Français lore de laur intervention en 1823, Je soutiens que les objections faites parlord Mahon no peuvent être applicables {à une intervention faite dans le bat de soutenir un gouvernement constitutionnel, Je nv suis pas étonné du désir de lord Mahon de voir le colonel Evans renoncer à son siége au parlement pour le commandement qu\u2019il va prendre surfe saisique lo noble lord voudrait voir son hono- rablo ares, lord Elliot, prémident do la société des © conservatenrs Westminister, le remplacer & la - Chambre des communos.L'orateur termine en disant que son honorable ami, lo colonel Evans, ayant obicne le grade de lieutenant genéral, va partie pour YEspagne avec tout l\u2019éelnt militaire queile rang et la bravoure peuvent offrir.\u201cM, OConuatz.oslève dit: J'aurais voula que la question de l'intervention fut traitée plus à fond encore.Je qu'elle devrait s'étendre jusqu'à -Ju restauration des priviléges ôtée aux T'acayens + at aug Navetraie par les Corlds, ef jo suis sûr qu'une semblable disposition aurait fait plue pour ~+.lg souse dn enement que la force militaire.D jou blâme jeté sue l'intervention par M.: Sor.Jo drrai quo l'honorable membre, toujours disposé À louer fe due de Wellington, no peut ig.Borer 00 os qualité de gardien du château de Doue ween, que 8.G., bdèle aux clauses de la quadruple alliance, à fait remettre des armes pour 40,000 des combattane opposés à don Carlos, et jo œuls pers, aidé qu'il lol aurait denné,à cet égard,aulant de lou anges qu'il dévorse de blâme our los membres du @vevermennt actuel qui n'en agissent pas autre» dans les querelles intéricurea d'une nation, sé tonne qu\u2019un pareil reproche soit sorti de la bouchu de sir Robert Peel.Jo tue rappelle qu'en 1815, lors du retour de Napoléon de l'ile d'Elbe, sir Tatass Dank for nn des fre nrlenu à annaver dans le parlement le système du gouvernement alors ui voulait intervenir dans les affsires de Francen a prétendu, njoute l\u2019o:ateur, quo la conduite de l'administration actuelle cat tout=à-fsit nou- vollo ct sans précédene.A-t-on done oublié co que fit Elisabeth an temps da Philippe HI 7 La reine, no voulant pas intervenir par une dé- eluratir : de guerre contre lo n:ovarquo espagnol, permit à ses sujeis de s'engager dans uno cause presquo semblablo à la cauo cetuelle, et 10,000 Anglais, profitant do celte permission, passèrent en Espagno sons lo commandement do sir [loraco Veré.(Ecoutez.) Enfin on n dit que les troupes auxiliaires quu l\u2019on recrute en co monent dans ce pays ne sauroient apprécier les mérites dela eanse pour lanuelle elles vont combnitre, et que par équent lent coopération scruit i ale, À cela jo répondrai que jo douta fi rt que les soldats qui ont combatin avce gloire sons le duc de Wellington fussent bien en état du divcerner les droits des prétondane à In couronne pour lerquels ile versaient leur rang.11 suffit done quo les hommes qui s\u2019enrôlent en co moment pour l'Espagne erotent que la cause qu'ils veulent servir cst juste.Après cela, permis à conx qui pensont diférem- ment de les oppuler imprudens rt enthousiastes, mais on n'a pas le droit do les culomeicr, Sir J.Etter : On dit quo v'est le gouvernement espagnol qui so chargera de l'entretien des troupes auxiliaires.Quant À 1no1, je auis convain- eu quoco serait n'exposer à un grave mécompte quo do sc fice sur co point à la promesse de ce nouvernement, Comment, on cffet, l'Espagne ponr- Tait-ello fournir à colte dépento, elle qui ne peut pas même ma/nter.ant payer los intérêts ce sn dette) Les frais «de cetto espèce d'expédition retombernient en définitive àla chargo de \"Angleterre, Pertonne p'us que moi ne rond justico à la bravoure rt aux talens wilitaices do notre collèque, l'honorable colonel Evan, qui doit prendre, dit-on, le com- manderuont des auxiliaires ; tnale jo regrette quo lo brave colonel ne doive pas avoir à commander des soldats disciplinés ; car on sait combien de tout temps lo manque do discipline n été funeste aux corpsarmés, S'il était Lesois d'en citer une reuve, je rappellerais la conduite de l'infanterie à Vatetloo, vi différents alors da ce qu'elle s'était montrée sur d'autres chanps da bataille.Personne n'ignore quo la cause principale do la défaite de cette infan.crie fut qu\u2019elle avait été rassembléo à la hte, ct qu'elle était composée d'élémens tirés de différens pointe du territoire français, «de tollo soile quo les sollals réunis sous lo mêmes drapeau n'avaient pas eu le temps de so connaitre comme corps, ni comme camarades.Le résultat fut un manquo d'union et de confianee dans log rangs.Si le défaut de discipline à entrainé la défaite deltin- fanteris française, je demanderai comment l'on flout eapérer que In mérie cause no prod pas os tnêmee effeis parmi les ausilinires que l'on re- erute maintenant indistinetement pour \"Espagne.Lo brave colonel Evans doit connaître nussi bien que personne les inconvéniens particuliers d'une guorre dans la Péninsule, etil doit savoir que, ponr en triomphe, la discipline est encozo plus nécessaire pour ce pays que partout ailleurs, Quoi qu'il en soit, je lui conseillo de no pas s'embarquer pour la Péninsule avant d'avoir en caisse l'argent nécessaire pour l\u2019entretieh de son arméo an moins pendant aix mois.Je lui recommanderai également de bien se rappeler que que'- ques promesses de secours que puisso lui fai le gouvernement espagnol, il no doit jamais s'y fier ; car ces promesses no so rénliscront pas.J'ai servi moi-même en Espagne, et j'ai eu suffisamment l\u2019occasion de connaîtro l\u2019esprit du peuple espagnol.Je sais qui no se fait Jervais faute de belles promesse, mais aussi qu\u2019il nelfait jamais rien do co qu'il a promis.(Ecoutez!) Je sais que pendant la guerre do la Péninsule, il nous arrivait souvent des assurances qui étaient contredites lo moment d'après : clio me rappelle (art bion qu'une fois on fit dire de Modrid à l'arméo anglaise de tenir bon, lorsque depuis deux jours l'ennemi oc- eupait cette capitale (Ecoutez!) Or, si une armée anglaise à été exposéo à de paroles difficultés.que t-on attendre de troupes evées à Ie hâte et induaciplinéea?Maintenant je ment.Je proteste contre les titres do roi d'Espas nant que ln valeur britannique vu s'opposer à ses projets.Notre intervontion est juele, parco que meyer d Jorni il éroti sont les op dont le brave colonel Evans sera chargé, et quel est lu but précis du son expédition.f! faut.que tous ces pointe soiont éclsircis ; car je suis convaineu qu'on définitive lo paiement dés troupes auxiliaires re- tombora à la chorgo del\u2019Angleterre, En résumé: je conjure encoro une foie lu Lrave colonel Evans do no\u2018s'einharquer quo lursque le nerf de lu guerre aurn été miv en ea posscasion {À pplaudissomens, M.MEran dersonde à ford Pulmereton s'il ent vai que lea puissance Ju Nord sient rappelé les ambussadeurs de Madrid, et si quelqu'un des ftats italiens u reconnu l'autorité do la Reine d'Espagne- Lonn Paunenston: C'est un fait connu do tout Jo monde, que la Prusse, l'Autriche et la Rusfin n'ont on co moment aucun représentant à Madrid.Personne n'ignore également que lu Roi de Noples u protesté contre tonto cepèce de chon- goment duns l'ordre do succession au trône d'Eypagne: Le Paksivest dit qu'avant la clôture de celte discussion il croit de son devoir d'inviter lord Muhon et l'honorable colonel Evans & oublier cu qui peut y avoir ou de personnel dans tours discours respectifs, attendu que ces personnahtés n'ont pu provenir de part et d'autres que d\u2019un malentendu, Em Mesoy Hanmixez s'userpose également commme concilisteur.Les deux honvurables membres donnent des ox- pheations réciproques, À Ja suite desquelles Nord Muhon fut la déclaration suivante: Puisqu'il est bien entendu que l'honorable colonel n'entend pas tm'appliquer les expressions de mépris eb de dégodd, je déclare que jo avis satisfait.Le Corovee Frans ro lève immédiatement après, ct dit : noble lors ayant déclaré que gout intention n\u2019était pas de m'inputer des motifs déshonomae, à moi ainsi qu'à ceux avrc lesquels je suis srxocié, ju n'hésite pas à dire que je suis satisfait, , Lord Manax déc'nre ensuite qu'il consent à retirer ka motion pour no pas eniraver la dircnssion du bill de réforme municipale, tout en se réservant do la reproduire dans nue prochnine séance à Pov evaion d'un des votes du hudeet, L\u2019ANI DU PEUPLÉ.MONTREAL, 19 AOU\"T', 1835, L\u2019Ami du Peupie.Quel cst l'homme ami de l'humanité, de l'ordre et d\u2019un gouvernement sur, quelle qu\u2019en soit la forme, qui ne frémut point en voyant quedans un pays cirilisé et dont on vante chaque jour leg ins.fitulions, les citoyens les plus marquans, les plus innocens, ont exposés sur un simple soupçon, ou sur la fui d\u2019une calomnic où d'uno fuble, à voir leurs propriétés détruites et incendibca, leurs vies et celles de leur familles on danger, ct souvent aussi détruites ?qui ne gémit point surtout, en voyant que tant d'horreurs so commettent toujours sans résistance aucune de la part de l'autorité, où vec une résistance vaine, illusoire et plus propre à oggraver les inux qu\u2019à les gnérie ?Quel autre peuple de notre époque peut fournir en aussi peu de temps tant de scènes de massuere, de tumulto et de désordre ?Quel autre peuple peut nous montrer les citoyens déchirant cntr'eux, In populaco commandant en reine ct sans frein, pendant les uns brulant les autres, incendiant les couvens, chassant des fymmnez, détruisant les maisons au gré (le zu fureur où de aa folie, ct tout cela sans que personne tente presque de s'opposer à sa rage?N'est-il pas aflienx de lice dans les papiers que rendent coinpte des horreurs de Baltimore : «If n\u2019y « point devésistunce ; le mal fintra probablement lorsque les brigands seront las de forfnts, N'est il{pas nfreux de voir lu maire d'une grande ville devenir aussi la victime de la lueur popnitiare, par cela sel qu'il a voulu s'opposer aux fureurs de la ennaille,et de voi, sca meubles ct sa maison détruits sans quo personne vienne défendre celai qui souffrait pour avoit voulu sauver les autres\u201d D'où vient co manque de résigtance, ce triomphe de crime et de la révolte?Ert-ce que les Etats- Unis tune population toute amie du désordre et joyeuse de ces horribles fêtes, Les scènes de sang et de fou p'aisontsciles à la nation entière, Non ; à Dieu ne pluiseque nous le sup- se NOUVELLES ETRANGERES.Par le paquebot Formosa, du Mâvre et l'Ontario tle Londrce, nous avons reçu des papicrs de Paris jusqu'au 7 juillet et de Londres jusqu'au 10.Cas papicrs ne contiranent aucune nouvelle de grand intérêt.L'Europe continua lonjours à être entièrement oc\u201cupéo des affaires d'Espagne, En attendant les effets de l'intervention, don Carlos fait do continucls pro sis, Dans Ly chambers des lords, sur motion du mar.quisde Lansduwne, en vola une ndrecse 3'sa inn- 3esté, prient le toi de vontoir bien danner les disec- tiona nécessaires pour faire iinmésiatement bâtir une nouvelle chambre provisoire pour les séancos des lords, Un batenu à vapeur va partic de Glasgow pour les terres Glacialee, éloignées de 400 milles seulement du ia butte Levis.Voilà unc occasion faves rable pour Îcs amateurs do voyages scientifiques, Lo fameux poëte, Thomas Moore, va sc rendre en lilande, sa terre notale, où l'attend un musgnifi- que banquet national.: FRANCE.Lit PIuces Hunatie ob vant lang Witjuuie & Dadice Le penplo de cette ville ost irrité au plus haut point contre leroi citoyen.Muis celui-ci se Gent fort de l'appui de ses boyonnottes dévouées.| Lo coléra fait toujuuts de grands ravages is Touon.On dit que lo fan.eux La Roncidre dont le protès à fait tant de bruit, est purvenu à s'évader, D'autres disent qu'il a mis fin À cs jours, Des troubles asecz considérables ont eu lieu à A dain, en consén du refus de queln propiiétuires de payer les taxes imposées ur leurs propriétés.Les militaires ont été oppelés, et on à ariété grand nombre de perronnes.Lo bruit courait à Dario, eux dernières dutes,quo le orc be Borpeaux était mort, et que Charles dix était mourant.Siccsdeux princes mouraient le duc d'Angoulême ç9 trouverait seul hériticr légitime do la couronne de France.On lit dans le Phñre de Bayonne l\u2019article suivant : « Lo gouverneur de Lérin trouvant que lux ca- scrues ctaient infestées d\u2019un tel noznbre do rats, que non seulement ils dévoraient les provisions et Len effèta des toldato, innis oftaquaient même les oreilles ct lea otteilsdes soldais pendant leur somineil, n mis en rénuisition tous let chats d'A r- tajonna, Larraga, Alla, Scuirn, et Dicatillo, 3 2 miles da circuit de Lérin.Le 20 du courant, chacun ao ces places envoyer environ 20 de ces animaux ; mais ceux-ci, malgré leur nombre fur- midable, ccfusérant d'attaquer les ennomis, et vo retirèrent à fa hâte, suit pur crainte de leurs antagonistes, soit par suile do leurs attachetmnents domestiques.» Cette nouvelle guene des ratz ai imprévue et si dangereuse, cxigera sans doute l'intervention de quelque peuple nouveau, puisque les chats ne veulent pas s'en mêler, Une explosinn terrible n eu lien près de Nowcastle, dans uncmino de charbon.104 personnes ont perdu la vio dans cetto affreuse catastrophe.On a fait de vainsjcflorta pour les sauver; toutes ont péri, éciasées ou suffoquéca, 11 est pénible pour nous d'avoir à reporter encore les yeux de nos lecteurs sur les excès qui se commettent jouracliement aux Etate-Unis, de leur montrer encorochez nos vo'tins des scènes aussi déplorables quo hont et dégrad pour l'humanité.Nous voudrions pouvgir cnsevolir dans l'oubli ces déshonorantes atrocités; mais commo journalister, nous devons au public dejrap- porter ces faits ; comme écrivains politiques, nous devons on examiner encoro les causes et en mon- trerla source, ct les peintures quo font chaquo jour des Etats-Unis nos adversaires politiques, la manière dont il les montrent au peuple, nous font un devoir sacré de les offrir sous leur vrai jour.Il nous cat bien facile aujourd'hui de trouver la cause der malheureux évènement qui affligent Ja république eméricaino; elle so montre avcc une évidenco qui frappo tous les youx, ct d'ailleurs les journaux Américains oux mêmes sont forcés do l'avouer.Le Courier Enquirer, le Commercial Adverliser ct plusieurs autres popiers de New-York, les journaux de Philadelphie, ceux de Baltimore ceux de la Nouvello Orléans, en un mot, ceux de touto V'union s'accordent tous, en déplorant ces malheurs, à en accuser la faiblesse des moyens de répression, à se plaindre du manque d'organisation d'une force suffisante pour contesir la populace el arrêter sos fureurs.pen F L\u2019unique cause du mal est lo manque de moyens de répression, vice terrible dans un gouvernement, vice qui donne toute la force ang méchans ct qui leur soumet les linnêtes gens.\\ux Etats
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