L'Aurore, 26 septembre 1818, samedi 26 septembre 1818
[" fh z ho N Ie Ggate F1 - / + f ~ Journal de Littérature, de Politique et de Commerce./ À a a) L\u2019AURORE, \u2019 su DEPELLUNT AURORE LUMINA Lee rue 2 0 ee trente ét pe NOCTEM.Guid, Metam.lib, VII.cas VOL.1V.] \u201c Pubhié & réligé par M.BIBAUD.\u2014 .CONDITIONS, \u2014 Le prix de la Souscription sera de 7s.6d.pour le premier semesire, jusqu'au 10 de Mars prochain, et après ce terme, de Y0s.par année, payables de six mois en six mois\u201d et d'avance, outre les frais déTa poste, lorsque le Journal! sera envoyé par cette voie.Les personnes qui voudraient discontz- nuer de souscrire, sont oblivéss d'en prévenir au Moins une semaine avant l'échéance de leur terme, autrement elles scratent censées continuer.On s'abonne au Beau et à l'Imprimerie du Journal, ct chez Messrs, les Agenseer OL LEIS SAS re trees AVERTISSEMENTS, Six lignes et au dessous, 17e.insertion, 2s.64.et 744.chaque suivante.PRIX DES Dix lignes et au dessous, 1re.insertion, 35.4d.st 10.chaque suivante.Au dessus de dix lignes, 1re.insertion, 4d.par ligne, et td.chaque suivante.- me AGENS POUR L'AURORE.ee ane ot © eae Erx.Bovorearety, er.- - < - - - - Québec, Mu.F.X.Boivin, - < - - - - \u2018Trois-Rivières.Mu.J.Terug, - - < - = - Rivière du Loup.Me.M.toy, - - = «= = = + = = - Yamachiche.Mu.G.Hlomery, « « « = = - - - - - Berthier.Ls, Raymoxn, Ecr.- - - - = - - lAssomption.Mg, Er.DELonse, - - = - - - - Terrebonne, Mu.J.Be Livionerte, - - « Riviere du Chéne, Hu.J.Hunuez Lacuoix, - - = = = Lapraiie, Mr.L.Gi.Lasanigy « = « - = = = = Vercheres.B.Cugngrin, Fer, « = = « = «= - = - St.Denis.J Uuiesse, Bers = « = = = = = = = = - Chambly.Mu.J.Wainer Laois, = = = - - Les Cèdres.BIOGRAPNITE.ess ArciLoque, Poete Grec, naquit à Paros, une des iles Cyclades, vers lan 664 avant cre vulgaire.Ceitait le pote le plus fatirique de lantiqu Quaid il ctait las de déchirer fes amis ou fes ennemis, il medifait de lui-même.Ce font fes vers qui nous apprennent qu'il était ne d\u2018une mere efclave 3 que la faim l\u2018obligea de quitter fon pays ; qu'il fe fit detciter partout où ! put fe faire connaître, et quil était livré à toutes fortes\u2019 de déreglements.Il fe déchaina svecune rage fi envenimée contre Lycembe, qui, magré fon ferment, avait promis fa fille a un concurrent prus riche, que le bon-homme fe pendit de defefpeir.Sa fureur f\u2018étendit jufque fur la fille de ce malheureux imbecille, et avec tant de violence qu'elle ne voulut pas furvivre aux fatires de cet enragé.Ciceron appelle de lon nom les placards injurieux affiches contre Céfar, Archüocki : Edicta.Archileque fut aufi licencieux dans fes vers que médifant : Lucédémone dcfendit a fes citoyens de lire fes porfies.ll fut un des premiers qui fe fervirent du'vers tambe, ct même l'inventeur de ce mètre, Lil en faut croire Horace, \u2019 [ 3 i.Archilschum propria rabies avmazit iambo, Son ftyle cft plein dc force, de hardiefle, de feu, de véhémence et déénergic.Ce fatirique \u201claflin fut aflafling lui-meme : on fe vengea parle fer du poignard que fes iambes enfon- \u201caent dans le cœur.I f\u2019etait trouvé à une bu- tille où il jetta fon bouclier.Jeai perdu mon Pjuclier, difuit-il, mais j'ai confexvé ma vie, \u2018til ne me fera pas mal-aifé dées: trouver ur mere leur que le premier.Bonne philofophic pour un poltron | Arcee, de Mitylene, contemporain de Sutho, inventeur des vers Aleaiques, fadonna aux Lies avant que de cultiver la poéfie.Il nous ielte de lui queljues fragmens aflez agréables.I nous y apprend que f\u2018c'ant trouvé dans une iatlle,ct tremblant de peur comme un pocte, il Pnt la fuite, Il déclamait contre les tyrans /é- lamdor et Pittueus, avec une véhémence qui pouvait plaire à l\u2018antiquité, mais que les modernes, plus délicats, trouvent aflez groffi: re.0 dit que Pirtacus le paya de fus vers en le far \u201cnt mourir, vers l'an 604, avant l'ore vul- Montreal, Samedi, \u2014\u2014\u2014 tn \u2014\u2014 \u2014 gaire Un autre ALce\u2019r d'Athènes, différent du lyrique, inventa la Tragedie, au dire de Suidas, Avagre\u2019oN, naquit à Téos en Ionie, vers l\u2018an 532 avant J.C.Polycrate, tyran de Samos, lsappells à fa cour, et trouva en lui un homme aimable et un homme utile.Anacrazn fut de fes plaifirs er de fon confeil.Hipparque, fis de Pifiltrate le fit venir d¢Athenes, fur un vaiffeau de cinquante riames, qu'il lui envoya.Anacreon partagea fon tems entre amour et le vin, et h.nta lun et icautre.[Il coula fa vie dans une moleflt voluptueule.Un prefent de quatre talents qu'il reçut du \"même /oycrate, l'ayant empêche de dormir pendant deux nuits, il renvoya ce trefor, et fit dire à fon bienfaiteur, que quelque confid(rabic que fut la fomme, le fommreil valait encore mieux.Les plaifirs le fuivirent jufqu\u2018à ltage de 85 ans.On dit qu\u2018un pepin de raifin f\u2018arrêta dans fon gofier et lui donna la mort.Nous n\u2018avons pas tous les ouvrages de cet aimable poète.Ce qui nous en reste a été publié par Henry Ltienne, qui, en faifant le premier ce préfeut au public, y joi- guit une verfion latine digne de ltoriginal.Les pochics d\u2018dnacréon femblentavoir été dictées par les amours et par les grâces.Léantiquité et même notre fiècle, n\u2018ont point fourni d\u2018auteur qui ait pu égaler ce ftyic délicat et facile, cette molefle clégante, cette négligence heureufe qui fait fon caractère.La France nw cu que L.fontaine à lui comparer.Ce que cet ccri- vain en a traduit a paru au public tel qu'Avacreon l\u2018aurait fait lui-méme, fil avait écrit en Français.Corneille de Paw prétend que les poe- fies que nous avons fous le nom d\u2018Anacréon font un recucil de picces de differents poctes de l\u2018antiquité : il entatfe beaucoup derudi- tion pour prouver ce paradoxe ; mais il ne faut quéune fimple réflexion fur lunifoimite du ftyle des ccuvres d*Anacreon pour le détruire en- ticrement.ARISTOPHANE, Poete comique Grece, ve s 450 avant l\u2018ère vulgaire, fic retentir le théatre déAthenes des applaudifements qu'on donna à fes pièces.Ou lui decerna, par un ducret public, une couronne de /\u2018olfvier Jacr:, en re- connaiflance des traits qu'il avait lances contre les chefs de la république.I étain fi mordant qu'il n\u2018epargnait pas fa propre famille.On lui difputait un jour fa quaiité de citoyen d*Athenes 5 il répondit par \u2018cs Jeux vers parodics d\u2018Homère : Je suis fils de Panniers, d ce que dit mamère ; Pour moi, je n'en sais rien ; qui sait quel est sou p-re ?Ses fallics amuférent lc peuple, ct reprimeérent les vices des grands.S.crate et Euripide furent cn butte à fes farcafme.Dans la pièce contre le philofophe, il\u2019 profite de tout pour lc rendre non feulement ridicule, mais odieux.Il Jui reproche l\u2018oracle de Delphes qui l\u2018avait nommé lhorame de la Grece le plus fuge 5 la fureur de décrier toutes ics fectes et de n'en avoir aucune ; l\u2018antipathie pour tout ce qui était mode, agréments, magnificence, fêtes; fes gonts fufpects ; fes tracaltrics de menage ; le prétendu démon dont il fe difait infpiré : tout jufqu\u2018à fa nuiffance et fa profcffion, fournit des armes coutre iui.I lui donne même le talent de décrocher les manteaux.Le poete intitula fa comédie, ou plutôt fa fatire, les N'uées.ll fuppofe que Strepfiode qui avait pañé fa vie à la campagne, mais qui était venu demeurer à la ville, étant abimé de dettes, entre dans léécole de Secrate, pour y appreudre à fe débaraffer de fes créanciers : Mais étant trop vieux lui-meme, il met fon fils à fa place.Le jeune homme profite fi Lien des le- ons de fon maitre, qu'il débute par battre fon père, ct il prouve enfuite cloquemment qu'il a très bien fait.Cette action amène le dénouement de la pièce qui finit par l\u2018incendie dc \u2018école de Socrate.Le rôle que ce philofophe y joue, cft digne de la pièce : on le voit cntle de vaine gloire, chantant fes propres louanges ; répétant qu'il était initié dans tous les fecrets de La nature ; qu'il était envoye des cieux pour éclairer Ja terre ; que la jeuneffe vint à lui pour f\u2018inftruire ; qu'il avait une méthode à laquelle était attachées la gloire et la felicité des g\u201cné- vations à venir.Aprés f\u2018étre prodigieufement vanté lui-même, ii fait la fatire des hommes et celle des Dieux.Ariflophune en rendant Socrate meprifable à la popuiace, prepara de.loin 1 arrêt, que des juges corrompus pronon- cérent contre :*homme le plus vertueux de la Grece.Ce poate avait compofe 54 comedies ; il ne nous cn refte plus que onze.Elles offrent ordinairement cette élégance, cette fin fie, ce ityle pur et délicat, cette plaifanteric lepere qui faifiit le fel attiqgue.On l\u2018admire moins à préfent qu'âutrafois, parceque l'éloignement des tems, ct Je peu de connaiflances des mœurs anciennes, empêchent de fentir fur quoi portent fes bons-mots, Ce qui le diflingua parmi les comiques Grecs cft le taient de la vaillerie.1! Éniliftaie leg ridiquleg avec facilité, .ve Drie} l\u2019iudépendance.Parmi les demande À faites récemment à la diete gy , ; .i +, | magne, sont celles de la tihorté ent | de fa presse, ct de la sécurité du co.Merce, non pas comme ci-devan on moyen à ue force navale Étranière mais bien de vaisseaux à eux ab ,( tenants, construits dans leur poré o dans leurs rivières, ! En 1815, ily a eu en Russie, 1,9.| 461 Haissunces, 830,988 décès, oi.(03 wariages.(De Peplise Grecuuseulement.) Paani les individus ÿ cédes cette année, 613 Ctaient âvé, (MR FUO ans ; 209 de 105 ; 123, de I.= (2 de 115 ; 31 de 120, 13 de 19: B de 130, ev 1 de 15) ans, \"EB Un grand nombre de Gres ml dernes étudient mauntevant dans ls 8 (uit ersités de Munich, de Wurtzhogy A de Gottingue, de Jena, et autres | Ig Wartzbourg, un des étudiants, etm | Prince d'Igpire.lis acbctent ui grand J nombre de livres pour tes emporterdans À leur pays ; ce qui produira sans doute § un bou cfiet parmi leurs compatriotes, li y a à l\u2019université d'Üpal, en Suede, 12067 étudiants, dons 50 ont de 20 à 35 ans.k Les derniers papiers d\u2019Allemme À parient d'nu demêlé sérieux qu'il ya eu entre les étudiants de Punivesic § de Go tingue et les hubitans de la vil.| On avait été contraint de faire veu des troupes pour appaiser le dirfére et cing des étidiants avaient été ble sés.Les autres, an nombre de 80) s'étaient retirds a Witzenhousen dus À la fesse, Dix jours apres, savaient FB cuvoyé une requête aux autorités de A Gotungue, les priaut de faire retirer force urmée, eu de teur permettre d retourner à l\u2019université, Le résulai h\u2019éfait pas encore comm.Un incendie terrible a détruit lavile de Crentzberg en Allemagne.Sur 21 MtisOns 11 nen reste que 11; edi fintlics, formant environ 22000 per | sonnes, se trouvent saus asile el ruts 3 a la derniere misère, Les derniers Journaux Françt disent que SU maisons ont été cor! | mées par le fn, et- 400 individusrels à l\u2019indigence, dausle village de SL oll pice, département de la Cote 40.§ M.Monge, un des premiersgétihe n du siècle, estinort dernièrementä i\" à l'éve de 70 ans.11 était un queues ; bres les plus clistinguésde P Lusttl¥ Ë tional de France, el avail accom, Bonaparte dans son expédition © | wypte, \u2018al.5) | «maréchal Ketlerman, Du oh my, vicliard de 83 ans, etait, mois Ll sur le point d\u2019épouser une emo de 43 ans.i B IL avait été frappé en Franch, oy 3 la rentrée de Louis XVII, 7 qu À lions de francs portant ] im | Madame Krudencer, Ja ce don À phetesse Allemande, depen çuai § 72,000 piastres aunuellemet* Ld beaucoup d'argent pour \u2018cette fem ou une tragédie religieuse.ep sail] vit maintenant retirée à Big, oblist natale.Un de ses parents2\u20ac > acer les frais de sod YOYR de payer les frais nyvée eu vou Memel 2 Riga, s'étant irou j de au bont de ses finances, \u2018te pric i Prusse lui ayant défendu | dans ses états.On sait que le ! ¢ arrêter et emprisonner 1\u20ac © notouski, supposé port à q de Napoléon à sa fern jleme péreur d'Autriche aval à mandé son élargissemen sentement que sd Mayés ayantrenouve té Sarde wa p perse véres dns 50R Jmper B lé sa demande, 88\" voir B as Cru devoir 08 pot ve te { refus. dir ne ile 19¢ ute de ef fit ho re qi de Te ale & entre le Rrinee Paul dle et son éponse, a ée pry- noncé.H y avait treize ans qu\u2019 5 é- (aient mariés.La reine donairiere de-: vaitse charger de l\u2019éducation de leurs.enfants.Les lettres de Madrid annoncent que le vieux Roi Charles 1V se prépare à faire valoir au congrès d'Aix-la-Cha- pelle, ses prétentions au trône d'Icspagne, ct qu\u2019il a un fort part en sa fareur à Madrid.Un papier Français annonce comme intéressante la publication d\u2019an voyage en Afrique, parle marquis d\u2019Etourville, gui a été conduit par des circonstances singulières daus l\u2019intérieur de ce con- timent, durant la révolution.H dit avoir découvert près des sources de Nil, - un nouvel Empire semblable pour la législa tion à celui de la Chine, et dont il\u2019 suppose lu civilisation antérieure à celle de !* Egypte! Raujeet Sinzn souverain des Sikhs, reçu dernicrement avec beauconp d.magnificence, i Lahore, un ambassadeur de Cuchemire.Après qu\u2019on lui eut fait les présents acconttumés, on lui demanda quelles étaient les ressonrces du royaunme d'hrau ?L'anbassadeur répondit que le roi avait de srands re- veuus, deux cent cinquante fils, et mille hat femmes Lic Statesmen (papier de Londres) du 1.3 d\"Aout, plaisantant sur la partie de plaisir qui devait avoir lieu sur la Manche, dans les J'ecais, transforme de la manière suivante,des centaines ou milliers Le divorce Wurtemberg de bouteilles de vin de Bourgogne, de Champagne, du Rhin, &e en autant de bataillons de même dénomination, et des bouchons scellés en commandants avec des ordres qui ne doivent être ou- ve-ts qu'enmer.« L'expédition qui doit partir à bord des Yatchs royales, en tems de paix excite, comme on peut croire, une grande curiofité dans le public.Un correspondant nous a fourni lc détail suivant concernant une partie-de l\u2018expédition.\u2018Toutes les troupes qui ont été embarquées ou qui font fur la point de l'être, font étrangères, «t ont presque toutes été fournies par notre bon allié, le roi de France, fans doute en reconnaissance des fervices que lui ont rendus nos trou | pes.Il y a, ou il y aura bientôt à bord du Royal Saverein des détachements des corps fuivants : Royal Bourgogne, Royal Champagne, Régiment de Bordeaux, (gros détachement), Infanterie légere de la Mofelle, Corps de Vétérans, levé sur le Rhin.Un petit corps, du Cap, Gardes du Corps, levés à Curracoa.Il y a à bord un petit train d'artillerie, supposé süûffisant pour prendre Chateau Margot, ou Chateau Latour.Les provisions sont de la meilleure qualité, et fous la dircction des Commiffaires Watier et Benois.On a pris les plus grandes précautions pour préferver la fäinté des matelots et des foldats.Un détachement du corps de fappeurs royaux et quelques lanciers démontés font partie de expédition.Par un arrangement nouveau les troupes l'rançaifes et celles du Rhin fe font munies de glace, pour conferver leur fraicheur, dans le paflage de la Manche.Notre ancien allié, le roi de Portugal, nous a offert autant de troupes que nous en voudrions ; mais on dit que fon offre a été reçue avec dédain au quartier général.Conformément au refpect dû à la coflitution, les troupes étrangères font, pour le préfent commandées par un officier Anglais, (Lord Cork, ou des Bouchons,) qui a des ordres fcéllés lefquels ne doivent être ouverts qu\u2018en mer ; après quoi on pente que le fervice du noble Lord ceifera.Le Rev.Mr.Bl\u2014b-g, eft nommé Chapehain des forces.L'objet de l\u2018expédition cft un profond fecret.\u201d , On lit dans les derniers papiers de Londres, l'extrait fuivant d\u2019une lettre écrite par un Anglais qui voyageait fur le continent, il y a deux ou trois ans,
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