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Titre :
L'Aurore
Hebdomadaire montréalais, L'Aurore se donne une mission d'ordre politique, scientifique et littéraire, accordant une large place aux nouvelles en provenance d'Europe et aux débats de l'Assemblée législative du Québec.
Éditeur :
  • Montréal :M. Bibaud,1817-1819
Contenu spécifique :
samedi 8 août 1818
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Spectateur canadien
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Références

L'Aurore, 1818-08-08, Collections de BAnQ.

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[" Ll'AURORE, JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE, « Lau .-0e a 1 WSO NS UN UP IPOD SOD SON ID AG ANATOLE IP LON nN A LPS SOD LD IP NAC SD seve DEPELLUNT AURORÆ LUMINA NOCTEM.Quid.Netam Ld.VI.TITAS VD LPI TD IPD OD LNG LASS LPS LD ALD LAS LOIS AS SMT ID LDS LD OO ODN OD ARO VOL.I] Montréal, D Aout, iSIS.[no \u201cU.LE LEVER DU SOLEIL.DEJa l\u2018astre du jour s\u2018est emparé du ciel ; Il flanc.par faisceaux ses rayons sur la terre, Et je découvre à sa \u2018lumière Les prodiges sortis des mains de l'Eternel.Mon âme, élance-toi vers cette clarté pure ; Des portes du matin admire Ja nature, Et remplis toi de son auteur.Ah ! si nos yeux pouvaient, sans blesser leur paupière, Approches du soleil, contempler sa splendeur, Et s\u2018enfoncer dans sa lumière, Îls ne verraient qu\u2018un océan de feux Qui ne roncontre aucuns rivages, Que tourbillons briilants, luttant suns cesse entr\u2018eux.Et dès la naissance des âges, Embrâsant les plaines des cieux.La pierre se dissout, bouil'onne avec furie, Au sein de ses foyers ardents ; La flamme roule par torrents, La lumière par flots juillit ct tombe en pluie.C'est aux clartés de tant de feux divins, Que marchent les saisons, quéasiscert les humaine Mais, grand Dieu, cet amas de luniière éternelle, Queret 11 devant ics ye eux ?à peive une étincclie.Ce disque dont tes mains ent arrondi les bords.Dont jamais les feux ne spelen Colare reulament ia surface des corp (2 ces rayons se brisert, Uv 306 ) | L'Aurore.Ton œil plus pénétrant perce leurs profondeurs ; Reunit sur un point les déserts de l\u2018espace ; Il ne parcourt pas, 11 embrasse, Et du même regard il sonde tous les cœurs.LE MIERRE.{prove LE PHENIX.Quand les bêtes parlaient, dit un jour Coridon A l\u2018insensible Célimène, Le Phénix arriva d\u2018une forêt lointaine, Et tous les oiseaux du canton S\u2018empressaient d'aller voir ce nouveau phénomène.La foule admirait sa beauté : CL Mais le ramier tout bas disait à son amie : > Est-ce là cet oiseau vanté ! Le malheureux est seul ! il me fait peu d\u2018envie 1 M.LEONARD.MELANGES.Histoire de La Maronite Hevpiz'.Vers l'an 173$, il y avait dans Ie voisinage de la mission des Jésui- | \u2018es, une fille Maronite nommée Hendie, dont ia vie extraordinaire À commença de fixer l'attention du peuple.Elle jefnait, elle portait !e À zilice, elle avait le don des larmes ; en un mot, elle avait tout l'extérieur | des anciens hermites, et bientôt elle en eut la réputation.Tour le monde la regardait comme un modèle de piété, et plusieurs la répu-j rerent pour sainte : de là aux miracles le passage est court ; et bientôt en effet le bruit courut qu\u2019elle faisait des miracles.Pour bien conce-Ë voir l'impression de ce bruit, il ne faut pas oublier que l\u2018etat des esprits } dans le Liban, es: presque le même qu\u2018aux premiers siècles.Il ny eut donc ni incrédules, ni plaisants, pas même de deuteurs.Hendie profita de cet enthousiasme pour l\u2018exécution de ses projets ; et se modelant en apparence sur ses prédécesseurs dans la même carrière, elle} désira d\u2018être fondatrice d'un ordre nouveau.Le cœur humain a beau | faire, sous quelque forme qu'il déguise ses passions, elles sont toujours les mêmes : pour le conquérant comme pour le cénobite, cfest toujours § également l\u2018ambition du pouvoir ; et l\u2018orgueil de la preéminence st} montre même dans l\u2018exces de l'humilité.Pour bâtir le couvent il fallait des fonds ; la fondatrice sollicita la piété de ses partisans, \u20ac} lès aumones abonderent ; 3 elles furent telles que l\u2018on put clever en pes d\u2018annces, deux vastes maisons en pierre de taille, dont la construction a dû couter quarante mille écus.Le lièu nommé le Æourket, est y dns de colline au nord-ouest déAntsura, dorminant à l\u2018œuest sur la mé} Aout, 1818.( 307 qui en est très voisine, et découvrant au sud jusqu'à la rade de Bairoutéloignée de quatre lieues.Le Kourket ne tarda pas de se peupler de moines et de religieuses.Le patriarche actuel fu: le directeur-gén néral, d\u2018autres emplois, grands et petits, furent conférés à divers prêtres ou candidats que l\u2018on établit dans l\u2018une des maisons.Tout réussissair à souhait : il est vrai qu\u201cil mourait beaucoup de religieuses ; mais on en rejettait la faute sur l\u2018air, et il était difficile d\u2018en imaginer la vraie cause.Il y avait près de vingt ans que Hendié regnait dans ce petit empire, quand un accident impossible à prévoir, vint tout renverser.Dans des | jours d\u2018été, un commissionnaire venent de Damas à Bairout, fut surpris par la nuit près de ce couvent : les portes en étaient fermées, l\u2018heure indue ; il ne voulut rien troubler; et content d\u2018avoir pour lit un monceau de paille, il se coucha dans la cour extérieure en attendant le jour.Il y dormait depuis quelques heures, lorsqu\u2018un bruit clandestin de portes et de verroux vint \u2018éveiller.De cette porte sortirent trois femmes qui tenaient en main des pioches et des pelles ; deux hommes les suivaient portant un long paquet blanc qui paraissait fort lourd La troupe s\u2019achemina vers un terrain voisin, plein de pierres et de décombres.La les hommes ddéposcrent leur färdeau, creuserent un trou où ils le mirent, recouvrirent le trou de terre qu\u2018ils foulerent, ct apres cette opération, rentrerent avec les femmes qui les suivirent.Des hommes avec des religieuses, une sortie faite de nuit et avec mystère, un paquet déposé dans un trou caché, tout cela donna à penser au voyageur.La surprise l\u2018avait d\u2018abord retenu en silence ; bientôt les refléxions firent naître \u2018inquiétude et la peur, et H se déroba dès l'aube du jour, pour se rendre à Bairout.Il connaissait dans la ville un marchand qui depuis quelques mois, avait placé ses deux filles au Æourke/, avec une dot de 10,oco livres.Il alla le trouver, lésitant encore, et cependant brulant d\u2018impatience de raconter son aventure.L'on s\u2018assit jambes croisées, l\u2018on alluma la longue pipe, et l\u2018on prit le café.Le marchand fait des questions sur le voyage ; l'homme répond qusil a passé la nuit près du Aourket.On demande des détails ; il en donne : enfin il s\u2018épanche, et conte ce qu\u2018: à vu à l\u2018oreille de son hire.Les premiers mots étonnent celui-ci 5 le paquet en terre linquiéte ; bientôt la réflexion vient l\u2018alarmer, Il sait qu\u2018une de ses filles est malade 5 il observe qu\u2018il meurt beaucoup de religieuses.Ces pensées le tourmenter: ; il n\u2018ôse admettre des soupçons trop graves, et il ne peut les rejeter ; it monte à cheval avec un ami ; ils vont ensemble au couvent ; ils demandent à voir les deux novices ; elles sont malades.Le marchand insiste et veut quéon les apporte : on le refuse avec humeur : il s\u2018opiniatre ; on s\u2018obstine ; alors ses soup«ons se tournent en certitude, Il part le désespoir dans le cœur, et va trouver à Darr-el La naryySaad, LE Ja (ministre) du prince Yousef, commandant de la montagne.I lui expose le fait et tous ses accessoires.Le Biya en est frappé ; il lui donne des cavaliers, e: un ordre d'odvtir de gré ou de force : la gñdi se joint an marchand, ce ( 308 ) L'AURORE.l'affaire devient juridique ; d\u2018abord l\u2018on fouille la terre, et l\u2018on trouve Àque le paquet déposé est un corps mort que l\u2018infortuné pere reconnait À pour sa fille cadette : on pénetre dans le couvent, et l\u2018on trouve l\u2018autre À en prison et près d\u2018expirer.Elle révéla des abominations qui firent À frémir, et dont elle allait, comme sa sœur, devenir la victime.OnË saisit la sainte qui soutint son rôle avec constance ; l\u2018on actionna les § prêtres et le patriarche, Ses ennemis se réunir pour le perdre, et pro- titer de sa dépouille : 1l fut suspendu, déposé.L'affaire a été portée § en 1776 à Rome ; la propogande a informé ; etl\u2018on a découvert des § infamies de libertinage et des horreurs de cruauté.Il a été constate B, que Hendie faisait perir ses religieuses, tantôt pour profiter de ses dépouilles, tantôt parcequ\u2018elle les trouvait rebelles À ses volontés; R que cette femme non seulement communiait, mais meme consacrait et § disait la messe ; qu\u2018elle avait sous son lit des trous par iesquels on intro- § duisait des parfums au moment quéelle prétendait avoir des extases e: | des visites du St.Esprit ; quelle avait une faction qui la pronait e: § publiait quelle était la mère de Dieu, revenue en terre, et mille autres Ç extravagances.Malgré ccla, elle a conservé un parti assez puissant § pour s\u2018opposer à la rigueur du traitement qu\u2018elle méritait : on l\u2018a ren- À fermée dans divers couv.nts d\u2018où elle s\u2018est souvent evadée.En 1783, Ë elle était À la Visitation d'Antoura, et le frère de l\u2018émir des Druzes Ë voulait la delivrer.Grand nombre de personnes croient encore à sa J sainteté ; et sans l\u2018accident du voyageur, ses ennemis actuels y croi- rae.de même, Que penser des reputations, s\u2018il en est qui tiennen: à si peu de choses ?VOLNiY, Voyage en Syrie.Extrait du Manuscrit du Duc de Rovigo.M.EsMENARD.Le Duc de Rovigo parle avec bvanconp d\u2019éloge de l'esprit et des talents de feu M Esmenard.Personne n\u2018avait fi plus de facilité que lui.Quelque cause qu'il eût à défendre, les raisons ct les preuves sc multüipliaient sous sa plume, avec une abondance réellement inépuisable, Le Duc assure quil n'a jaws coun mn esprit plus exible, ot pour preuve, tl cite le fait suivant.Quand il Lot question d'érigor tar® \u2018publique de Tiollande en royaume, Napolé éon crdounaà M.de Talley ral.alors ministre des affaires étrangères, de lui fournir dans Ja huitaine, un térioire propre à convaincre les autorités | de cette république, que leur forine de gouvernement était incompatible avec te système géndy ratement adopté en Europe, et que iv seul moyen de nixintonir l\u2019indépen- dunce de leur pays datis la balance politique du continent 4 « ' U it Aout, 181%.( 309 ) \" était de choisir un roi dans la fumnile de Napoléon.Fa a.\" aittant tes Fhnilleries, M.du Faileyrand SON SEA à 30s pe 3x asites accouttmmés ; 11 s'adressa four à tour à | ME Moda gorive, Roux-Laborie.eta l\u2019Abbé Desrenandes : tous su Pouerent incianles de compléter un ouvrage sivolummens 1 S| po de tems, Son Excellence pra alors à M.Jésme Bcd qu'il appetiait fannitièrement Figaro: à d\u2019envoya cher- lier; cl pour app amr toutes les dtitie: tés, th accom;y.- gna sa proposittioa Cane promesse de 250 louis, Footie But acceptee ; et le jour fixé, Figaro donna le mémoire, gont M.de Lalleyrand, lrmpereur, en ammo! tous te Bnonde, excopié les Btats de oll: aude, firent contents } < Ou sentait tres bieu à Amsterdam que des Mithnathons lc ce genre equivalaient à des ordres posinis, © «pendu it on resol de tare cne dernière tentative.\"Tous les du- blomates de Hollande nurent la main à Fœiuvre ; choo produisit ses notes: où les init ensemble et on les ensor à Paris, avec ordre à cniployer quelque littératenr tr tr fais, pour les rediger et À s présenter en torime de rés mse Qu mémoire de sa Majesté Imperiale.Lambassadom Fonnut alors par hazard M.esiménarel, c£ s'adressa @ ho Bor trouver Phone dont it avait besoin.C'est im o\"1- B rage, liu dit-il, auque 1 es katats attachent beaucoup din Doriance, et qui sera bien pave, Je suis chargé de ped geuter 5CO ous a l\u2019auteur.Diatre; 200 louis sont bons ÿ prendre, ait Figaro en Lri-même ete sevals Dien fou Re renvoyer une si chaude enrée à quelqu un de mes con- Frères.Jon oun mot, ib soffit, L'nnbassadeur en fut va- pi: il était dein de soupconner que MEFs nord end nla mom dre part ala Composition Fis md moiee ani avait té présenté aux Etais de Hollande; et Psniénaet étui rop pré dent pour s \u2018en vanter.Font tut pourtant crea pe.et voulu fêter avo à l'otorage, Etat Dientot ncbevé -f! pour rendre : à {auteur tonte Le qustiee qu'il mérite, 6 8\u2019 lai qu'it Sacqutta conscientieusement de son cntrentise, (quil en doumna aux ffoliandais pour leur argent.be éponse se tro va bien supérieure an premier Étnoireé lendemain, l\u2019a nbass ache Lr la pré SCH att miinesires chaos flares étrangeres, can fut tout étonné dela lyce des rat MEME S suilé qués contre Le plan de soi maitre, et du Gi dégatice de style qui remnait dans tévf vo decumen: ( 310 ) L'AurorE.diplomatique.L'Empereur n'expriina pas moins hautement sa surprise ; et tous ceux qui étaient admis an conseil del\u2019 Empereur en parlcrent : on nonima dix différent écrivains ; mais personne ne put deviner le véritable au teur.Ce ne fut que trois ans après, que dans un moment de franchise, et de belle-humieur, Figaro se vanta de œ petit tour de friponneric a I\u2019 égard de son maitre.\u201d Suivant la Bibliographie de la France, i} a été publié a compose dans ce pays, dans le cours de l'année 181] AQ37 ouvrages, 1179 gravures, et +10 pieces de musique] Les trois premières semaines de la présente année ont produit 280 livres ou pamphlets, 63 gravures ct 26 air NOUVEAUX.On apprend de Rome que la sureté publique devient de Jour en jour plus grande dans l'Etat de l'Eglise.Presquet tous les chefs de bandes de voleurs se sont \u2018rendus, et eu trautres le fameux Gésaris.Les gend\u2019armes vont être of Lanisés sur un nouvean plan.L'avmée de livne de & Sainteté est estimée à 9000 hommies de toutes armes.Un papier de Vienne dit, qu\u2019on assure depuis (uel tems, que le fils ainé de Madame Murat, va épouser | fille ainée de Joseph Bonaparte, doutla femme est a rane fort avec ses enfants.dar un déeret du gouvernement de Hayti, le systéme dé cimal a «té adopté pour la monnaie.On \u2018dit que l\u2019almanæ décimal sera aussi introduit dans le royaume, ct qu al n° aura que les noms des mois de la république Français qui seront changés en d\u2019autres plus convenables au elfe mat de liayti.\u2014\u2014 Movsirwn BiBarr, 11 wa paru que vous vous êtes toujours fait un devoir de bivn recevo toutes communications (ui tendent a faire connaître au public les expo faux et ha\u2018neux, qu'un éditeur d\u2019un papier public se fait un plaisir depe blier sans se mettre en peine de la vérité des faits qu\u2019il sS'empresse d\u2019expe au public avec une espèce de satisfaction.seulement parcequ (ls coutieun des injures grossir res contre les personties en place : j'ose me flatter que po Pamour de la justice et de la vérité, vous voudrez bien donner place dat le prochain numéro de votre feuille a \"écrit suivant ; vous obligerez in ment celui qui a l\u2019honneur et la satisfaction d\u2019être UN p£ Vos SouscriPrEURS, Capitaine de Milice Aout, 1818.( 3x1 ) Jc croirais manquer à la verité età la justice, si je gardais le silence dans age OCCasion, Ou un certain écrit du Canadien signe \u201c Un de vos Souscripears, Milicicn,\u201d prétend soutenir la fausseté de ce qu\u2019il avance par les Capitaines qu\u2019il désigne dans son écrit.Mon intention n\u2019est pas de donner quelques particularités qui tendraient à faire connaitre l\u2019auteur d\u2019un écrit aus- dj faux qu\u2019injurieux.Si le public le connaissait, il en serait surpris, ne le :oupçonnant pas capable d\u2019une telle méchanceté ; cependant il appercevrait feiciment son motif.Mais j Je me crois obligé d\u2019attester publiquem nt de la térité des faits qui sont & ma connaissance, et qui pourront servir au public a porter son jugement sur la valeur de l\u2019écrit du milicien et sur ses conséquences.iment.Quant à l\u2019heure ordonnée pour le commencement de l\u2019exercice, qui doit être « la discrétion du Commandant, je puis assurer publiquement Hque le Colonel en question a toujours été disposé de la changer à ja commodité des miliciens, ainsi qu'il a été connu dans la division ; et si sept heures ont été fixées, c\u2019est parceque ces années dernirres quelques Capitaine prièrent le Colonelld\u2019ordonne: les exercices à sept heures, afin do profiter ac In fraicheur du matin, et d'avoir du tems pour se reposer avant amesse.Je puis aussi assurer que quelques Capitaines ont prévenu cette année le Colonel qu\u2019ils se croyaient obligés de faire strictement l\u2019appel à sept heures précises, paur ne point faire souffrir les miliciens ponctuels qui paieut obligés d'attendre ane heure entière l\u2019arrivée des miliciens négligents.2ment.Quant a amende que l\u2019écrit mentionne avoir éte payée sur le champ à chaque revue, per ordre du Colonel, aux quatre capitaines de la paroisse où il réside, je snaintiens que tout cela est strictement faux.Je vais candidement rapporter ce qui a pu donner lieu à une observation aussi fausse et aussi injurieuse.Les Capitaines ayant fait le retour du premier exercice, se plaignirent fortement de la désobéissance de plusieurs de leurs miliciens ; en effet les retours constataient l\u2019absence sans permissions de sept dans une compagnie, de huit, de onze, de quinze dans les autres ; il faut observer que le plus fort nombre du tiers de la plus nombreuse compagnie était de vingt trois miliciens ; alors le Colon: craignant le mauvais effet d\u2019une désobéissance aussi grande au commencement des exercices, ct désirant évier la répétition d\u2019une semblable faute au dimanche suivant, dit aux Capimes d\u2019informer les miliciens absents du premier exercice, utils seraient strictement poursuivis.Plusieurs furent trouver le Colonel qui les renvoya à fleurs Capitaines, pour constater la validité de leurs excuses 5; les Capitaines evinrent trouver le Colonel, et lui dirent quéil paraissait que quelques uns watent (le bonnes excuses ; mais qu\u2019ils les croyaient coupables de n\u2019en avoir bas prévenu leurs Capitaines à tems : que plusieurs s\u2019asouaient coupables, mais qu\u2019ils demandaient en grâce qu\u2019on ne leur fit pas de frais, ajoutant qu\u2019ils tient disposés à payer l\u2019amende tout aussitôt.Le Colonel répondit aux Ca- (Pitaines, qu\u2019il fallait admettre les excuses de ceux qui on offraient de fisantes ; que quant à ceux qui priaient qu\u2019on ne leur fit pas de fraig, et qui en offrant largent de l'amende, montraient par là leur repeutir, il fallait teepter cot argent qui leur serait remis aprés tous les cacrcices, pour le on exemple 3 qu\u2019il suifirait de poursuivre ceux qui ne voudraient pas re- onnaitre four faute.Mais le Colonel enjoignit bien aux Capitaines en pré- ence Jo plusicars de faire observer aux miliciens que personne n\u2019avait le woit de fire pavez volontairement l'anicnde : que ce 1'ÉtuiL que pour leur ( 3172 ) L'Aurore.À J épargner les frais de poursnite qu\u2019ils concentiraient à recevoir l'argent.LA Colonel dit de plus aux Capitaines afin de \\eur épargner le soupcon Gent i pourraient être chargés en recevant ainsi Pargent, del: lui remttre, d'a ten run compte exact, et qu\u2019ii en tiendrait un lui-mème, atin de le rene tre après les exercices.Je pnis assurer même qne le Colonel informa w Magistrat des moyens cw\u2019il prenait afin d'éviter la poursuite de soixante :À quatre vingt délinquants.D'après l\u2019avis du Cotonel, et tion par aucun ordzË donné, les Capitaines tecurent lus excuses de quelques uns, et deux Capi taînes recurent l'argent de quelquesautres qui voulure nt payer vo'ontairemen[E et à la fin tous les coupables voulurent aussi volomiairement parer 3 mal le Colonel dit aux Capitaines de wen plus recevoir, et qu'il v en avait assaË pour le bon exemple.Ken effet, depuis cette dés obéissance ainst arrèéf tous les miliciens ont été ponctuels dans toute la division, ct le Colong iff en ia satisfaction d'arrêter le mal, sans avoir ête obligé de poursuivre personne, à l'exception de deux ou trois qui s'obstinent dans leur Césci- issanceR Maintenant que le public décide si c'est là montrer de te duvete et tourn:e | ter les miliciens.V vurquoi ne se plaint-on pas que le Cotonci n\u2019a tait paye aucune amende depuis qu\u2019il est commandant, pour certaines fautes qui soif aussi communes dans sa division, que dans celles des autres, dans l\u2019exéf cution de F'acte de niiliee ; c'est parceque ce n'est pas l'exécution Ge lalek que i\u2018on cherche, wais bien la haine publique que Pen voudrait exciter cof tre le Colonel.pour satisfaire s sa vengeance peisouriie.ct dela populardf cue Plon veut 2 acquérir aux Cépens de toute justice et de tout Lone.| est trés difficile de faire le Lien à la Campagne, parcequ\u2018on y trouve tig fachement des personnes toujours preies à soutenir les ennemis du bon ordrp et des lois, danseurs fautes et leuredésordres, etu les plaindre publiquement dans Piutention seule de satisfaire leurs vengeances ; versonciles et de se fair Ces partisans.quant au Licutenaut-maior, dont parle lécrivain milicien, je ne saisc Où « veut dire par cette charge qui à ma connaissance n\u2019à jamais existé.JR je vois bien qu\u2019il veut parter d\u2019un lieutenant aide-maior.ll est facile de vof pourquoi l\u2019ecrivain à qualil.é si haut son protégé.Pour moi j'ai toujours cig tendu dire que tous ces difiérents ofliciers appellés aide-n 1njors, ui \u201cap partons: ent pas plus à l'état-major que le tar:bour-major.Je les ai souvent enteadif nonmer les \u201c Galopins de l\u2019etat-major : assurément its doivent appartenr aux compagnies où ils se trouvent residents.Je puis attester qu\u2019il est aus faux que le Colonel ait donné ordre au Capitaine d'envoyer son Sergent com mancer le Heutenant aide-major, qu\u2019il est vrai \u20ac que le Colonel a sévéremer réprimandé l\u2019année dernière, et mème cette année, ce même Capitaine & ce qu\u2019il avait Envoyé con.mander par son Sergent non seulement ce fieutéf nant aide-majer, mais meme ses autres olliciers : : et qu'il lui a sirictemen ordenné de prévenir lui-même ses officiers des ordres qu\u2019il pourrait recevez les concernant, ca de les lear envoyer par son Sergent : mais ce Captir tres-Ugé a pu en air ainsi parim wh ertence ou par ressouvenir d'en avoi agt ainsi par ordre, disait-i, dan ancien Commandant Cu mème bataille autrement divisé.cn faisant commander plusieurs fois encore par ie miu} Sergent un Capitaine aide-major, qui l'avait averti autant de fois de Pile galite c?Ge l'imjure d\u2019un tel commandement : alors personne ne pr it en conv duration l'état immiifiont où lon réduisait ce pauvre capitaine aide-major, + DR Le car présent L Canitine ne posts avoiraucune excuse, à Ce néestaon gra ave par fie TC acte ti Pen u souvent averiritr pris, -_\u2014 \u2014 a = Aa à ee ™ en PA hr ee a Aout, 1818.( 313 } Fe laisse au public à juger de l\u2018honnetete et de la justice de toutes lesautrez Yélexions injuricuses.appuyées surla faute personelle d\u2019un Capitaine, sur des dit-on, sur des peut-étro, de droit, ou d\u2019ordre reçu : elles peuvent facilement indiquer le motif qui à pu animer l\u2019écrivain milicien, lour moije me suis cruobligé d'exposer publiquement les faits qui sont à ma parfaite connaissance, et dont on peut constater lenticre vérité par le témoignage, que les Capituines désignés dans l'écrit sont prets adonner sous serment, deslors qu ls en seront requis, ailtsi que toutes autres personnes auxquelles on fuit ailusion .\u2014 Mr.Ts Ed:teur,\u2014Un de vos correspondants, ou plutôt le correspondant déun de vos confreresy | puisque vous n\u2018avez publié sa pièce que d\u2018après un autre journal,)aprés avoir fait l'éloge de la liberté de la presse, tache ensuite du la faire regarder comme un avantage dont on pourrait fort bien se passer, ou si l\u2018on peu parler ainsi, comme un avantage de lui-meme assez desavantugeux.ll est bien vrai que si la presse attaquait indifféremment tout le monde, si elle allait chercher dans le sein des familles, ou dans la vie privée des individus, des choses qui néintéressent nullement le public, pour les divulguer et les exposer au grand jour, dans i\u2018intention de nuire gratuitement à ces familles ou à ces individus, loin d\u2018êètre un avantage, la liberté de la presse serait un vrai fleau : chacur pouvant s\u2018a attendre à Être tôt ou tard |« objet de sa censure et de sa malignité, elle mettrait le public et la société dans le malaise.Mais heureusement Ja liberté de la presse dont nous jou- | Issons, et dont en dépit des capticuses insinuations de VERUs, nous ÿ jouirons prosaolement encore longtems, la liberté de la pressse, dis-je, ne Va pas impunément jusqu\u2019à ce point là : les lois ont su la restreindre dans de justes bornes.Je ne crois pas pourtant que les lois, sur J: À liberté de la press:, ou mieux peut-être, contre la licence de la presse, g soient bien contormes à la morale naturel'e, s'il est vrai, comme on *R la dit, qu\u2018elles déclarent u 1 écrit en fait de blime et de censure, dfau- \u2018F tant plus libeïleux pour user de ce terme, qu'il approche plus de la vérité, et d\u2018autant moins, qu'il sen éloigne davantage ; ou en d\u2018autres termes, que le mensonge et la calomnie sont des fautes plus lé.} gères, des crimes moins graves, que la simple medisance.Ce contre Sens ne passera jamais en principe.On rir, Lien qua tort sans doute, de la médisence même en matière grave, et l\u2018On excuse en quelque :§ sorte le médisant en disant, c\u2018est vrai, il n\u2018a dit que la vérité.Lo | médisance a même cela de bon, qu'elle peut quelquefois contenir lc # vicieux et l'empêcher de se livrer effrontément à tous secs penchant; IR déréglés.Mais ls calomnie ne vaut jamais rien 5 et il ny a point + de homme bien né qui ne déteste et n\u2018abhorre le cälomniateur.Mais sil niet pas permis de dive maine la vérité, cur ce qui n\u2018in- \u201cf téresse pas essenticilement ie pwblicet la socide y on n\u2019est pas obligé d'être tout-a.fait aussi réservé çur le compte des hommes \u20acn place, des ienctionnaires publics ; la tiumèêre dout Hs s\u2019acquittent de leurs en- Hots interçese la nation le peuple, Li société, Mon zentenient 07 ( 314 ) L'AuUroRe.peut, j\u2018ôse mime dire qufon doit parler de la conduite des officiers publics, pour les louer s'ils s\u2018acquittent fidèlement et equitablement | de leurs devoirs, et pour les blamer s\u2018ils s\u2018écartent des sentiers de 1 § justice et de l'honnêteté.En agir autrement, ce serait ne savoir pas user À de ses privilèges ; Ct par conséquent se montrer indignes de les posses der : sc porter pour indifferent sur la conduite publique des officiers du gouvernement, ce serait se montrer p us digne de vivre sous un régime] administratif tel que celui de la ci-devant r.publique de Vénise, on il était défendu de parler ni en bien n1 en mal, des admitiietriteurs, que sous une adininistration miodeléc sur celle de la Grande Bretagne.Li Hibert\u201c de la presse e:: un droit inherent à la constitution Britannique Le Conseil Legisiatif de cette province a tent\u201c il y a quelques annee} de restreindre cette liberté dan- des bornes plus étroites que celles o:f clle est renfermce ; mais la Chambre d\u2018Assem*lec à cù le bon-sens def rejtter la proposition ; et il ¢st » croire que quand même la Cham bre aurait concourru au desir du Consi il, le R présentant du Rot n\u2018au- alt pus voulu prendre sur lui à: sanctionner la mesure.1 y adorf toute apparenec que le souhait de VErtUs ne sera jamais accompii, \u20ac que sa prediction ne sera jamais vérifive, Il est vrai que lors meme quon se croit oblige de censurer In conf duite ct les démarches des oitciers nubiics, 1 faut avoir soi: d'éviteE \u201c\u2018aigreur, l\u2018emportement, I'xagération, et surteut les iv\u2018uies Eros} sicres : les journalistes ec les autres éer-vains qui se piaisent a injuruf à tout propos, ct souvent sans à-propos, les hommes en piace, fouf souvent au public plus de tort que de bien, tout en paraissant vouluif le servir.Est-ce donc en aigraissant les gens queen parvient à les corriger?toutaucontraire en Jes mettant ¢n mauvaise humeur, vou Jes portez encore davantage à la partialité, à linjustice, et « l\u2018oppres 510 , sls soni forcicrement méchants, et en mesure de nuire à ceux qu'ils regardent comme leurs ennemis, ou comme fauteurs de leu cnnemis.À quoi ne purient pas le dépit et surtout i\u2018amour de la veck geance ?Lélhii-toire en feurnit des exemples frappants! Mais je nj pas besoin d'aller cherclicr si haut ni si loin la preuve de ce que ju} vance 3 je la trouve dans itéerit même de Verus.Cet lomr® n\u2018a pas personnellement à à se plaindre de la liberté de la presse, d:f moins dans la presente Circo.astalice 5 mais son ami en a sent les & teints, et CéeN est assez poor l\u2018indis poser con re cette liberté, au poil de désirer de la voiran, antiz.Que serait-ce si clle l'avait atteint up mem + {car il est a prosumer qual staime encore plus Jui méme qui nfame son ami, quelque chandemert qu'il prenne sa defense : 4 Thesce et tes Piritho:», tes Oreste et les Pylade, les Damon et 1 ra d\u2019y.nla., sont Cepuis lonstems devenus exir raordinairement rares.Jf | ne déciverar mas ot le journaliste qui à Mis VERUS ei: COUTOUX abuse tq + non de li nbirts de Li pres e, mais te dirai que c'est un soplism: meg cal que de croire une institution mauvaise, Où telle que sa su; pros \u20ac strait un bien, par a 741,02 qu\u2019on en pzutsduser, Ou La ropuce midg Pa Aout, 1818.( 315 ) fois, de quoi les hommes n\u2018abusent-ils pas?Combien de fois n\u2018a-t-on abusé de la religion même ?Ses partisans en ont-ils conclu qu'il zallait l\u2018abolir ?tant s\u2018en faut.; Puisque ses amis et \u2018\u20ac.ennemis m\u2018en fournissent l\u2018occasion, je m\u2018ar- | reterai un peu sur 1 Secrétair: civil du Gouverneur de cette Province.; Faut-il croire tout ce que disent et Vrrus et le CANADIEN, le premivr à à la louange et le second au détriment de ce Monsieur ?On ne le ] peut, s il est impossible d\u2018allier les contraires, et de supposer des faits ÿ contradictoires, Doit-on penser que l'un ne dit que des vérites et ÿ que l\u2018autre n'avance que des faussetés ?où n\u201cest-il pac plutét à présu- { mer que l'un et | autre s\u2018éloignent également de la stricte vérit-, et ÿ que l\u2018amitie dans celui-là, et dans celui-ci la passion contraire, donnent j egalement cours à l\u2018exagération.Jusqu\u2018à ce que j\u2018aie des dont:ées 1 plus exactes et des ren cignements plus certains, je m\u2018en tiendrai à j ce dernier parti, qui me parait le plus sir.Je ne pense donc pas que j sil s\u2018est commis ces années dernières des injustices et des passe-droits, \"si depuis l\u2018administration de Sir George Prevost, 1: y a eu si peu de Cmnadiens nés de promus aux emplois lucratifs et honorifiques de la province, ce soit sur Nir.C, seul qu'il en faille reïetter le bl me : d\u2018un autre côte, je ne me tiens pas obligé de, croire que ce Monsieur soit dans b SON poste pour ainsi dire impeccable.Il nie serai pas tel, si un favori, , en supposant qu'il en soit un, sans pourtant l\u2018issurer, pouvait abuser de là faveur dont il jouit; si en supposant encore que son office se réduisit à présenter à l'administrateur en chet les requêtes des admints- trés, il y avait plusieurs manicres de presenter ces requêtes 3 si l\u2018on pouvait Caire entendre par p«roles ou autrement, qu\u2018elles méritent où ne meritent pas df tre reçues favorablement ; où si lorsqu'il y a concurrence, on pouvait par avis, amical si vous voulez et non officiel, faire } pencher la balance du côté de ceux qu\u2018on désire fuvoriser 5 si tout cela - pouvait avoir lieu, alors 1! pourrait y AVC fuori fis; me, partialité, passe- , droit, injustice.Don dessein d'ailleurs n'était pas de faire mention de l\u2019affaite de messieurs Fortier et Bordages, dont on a déja parlé à : Satûeté.Je ne voulais que dire un mot sur la liberté de la presse, à | creed ton de la product: on de Verts.Quant à la nomination de Mr.C.à la place d\u2018Avocat-géneral du Bas-Canzda, on dit que les Avocats, et particu.1èrement ceux \u201cdu barreau de Québec, en ont ete fort tonnes, et ont mame manifesté ouvertement le mécontentement quécile leur Causair.Je conviens cue coe prom rotion a di surprendre et faire Murimurer ces mesiqure, sé est vrai que, comme on l'a dit, et comme son An Ne ne l'avoue, Air.©.soit an jeune homme arriv* dans ce sua Sement, Cfrou avorat depuis bezu- von Mir te A em - P, pays « cpuis Quote on oo Loup Muni as um.tM AT Lh pas den vdents iranscendants, et des fumicres cunt a Loe ame Mo ter its A nyio-Carodiens cu Gulio- Canny tin de nr ans Ones \u20ac : cl fecal, ct des Heo hivières, paul-i LL 4 © eu, ve Las te TL 0 4 Lath, l'ONT-ILS I vr, : ¢ .So .\u2019 \u201d.1.vds turi RAR VoniT Ue » \u2018 0020 À : \u2018' be + \u2018 * wT Pl - { 316 ) L\u2019Auroreje l\u2018ai dit plus haut, je ne connais pas assez les routes et les détcurs de ce labyrinthe, pour my enfoncer sans avoir le fil propre à m\u2018y guider, Je ne finirai pas pourtant sans donner à V » «Us l\u2018éloge que me parait lui meriter sa manière d\u2018écrire.Si ceux qu'il combat avaient son style, peut-être feraient-ils trouver bonnes des productions qu\u2018on regarde ge- néralement comme pitoyables.On ne peut d'ailleurs le blâmer de prendre la défense de son ami ou de son bienfaiteur ; !\u2018action est louable en elle-même : si l\u2018amitié n'est pas à proprement parler une vertu, la reconnaissance en est une.Cependant on aurait droit de regretter la force de ces sentiments dans l\u2018ucrivain en question, s\u201cils allaient jusqu'à lui faire perdre de vue les principes de notre constitution, et à lui faire oublier qu'il est Canadien.GRACCHUx SE ree Le Parlement de In Grand Bretagne a ête dissous, et les elections ont commencé vers le mi-juin.Hl en éait a pew pros comme il en est ici daus Jes élections contestces : les pavillons, les ecritaux, Les placards, les bas rangues, les ailées et les venues, les menées et les lateigues ; tout était mis cn usage ; tout ke monde élait en mouvement: C'etait, dit-on, dans les rues et sur les places de Londres et de Westniu-tr, un bruit et ua varcarue à ne point s\u2019entendre ; on comparait cesjours Liay ria LUX sus turnales chez les lomains et aux bacchanales chez les (cer 2 C'erentunt tout ve tintamarre était moins cetui des électeurs sue des 2 a as; Car s\u2018il en faut croire un ouvrage publié en France cet > u +2 5 Aie torro compte à peine autant d\u2018élecreurs que le Bas-Canada, + C0 5-0, qu\u2019un de Los comtés.Suivant l\u2019auteur, \u201cle nombre des per-on spires pour voter aux élections des membres de la Chambre des Camus .\u201cleve, pour l\u2019Ecosse, à 2,647, pour le pass à Galles, à 0,511, et pour D Nate terre, à 112,575, ce qui fait un total ce IYG,OS-4 dlecteuis, Leer toute la Grande Bretagne dont la population est evaluec à pil, de quatorze mutions d\u2018amnes.\u201d Si ceux à qui l\u2018on donne eu Angleterre le nom de réfermateurs ont tort de demander que le droit de suilrage soit donne indistinetement à tout ie monde, ils ont sans doute raison de se plaindre qu'il soit re-treint jusqu'à un tel point ; sils n\u2019ont pas raison de demander que la Chambre des Com niunes soit renouvellée tous les ans, peut-être ont-ils dhoit de Louver trop long le terme de sept années.On raurait pas une Lien haute idée de la population de la Grande Bretague, si l\u2019on en devait juger parle droit de sui- jruge, puisqu'on serat force de croire que sur une douzaine de millions d'individus, àl n*y en aurait gnère quéune centaine de milic qui fussent digres d'exercer le premier droit d'un peuple litre, celui du choisir ses représens cants.Louis XVIII à imité cette restriction du droit de voter aux clections, dans la charte qu'il a donnée à la France.Le ministère et le parlement Britannique se sout montrés beaucoup plus sages et plus généreux à l\u2019égard des Canadiens que >.ML TT, C, à l\u2019eyard de ses Sujets : ils ont modele sur ia constitution Britannique celle quils nous ont donuee : mais la copie s\u2019est vrouvée sous plusieurs rapports plus parfaite que l'original ; loïn de préferer comme à fait depuis le monarque Français, ce qu\u2019il y avait chez eux.de plus defcctueux, tis ne nous ont donné que ce qu'il v avait de meilleur : au eu d\u2019un parlement de sept ans, ts nous cn ont accorde unde quatre ; au lien - Aout, 1818.( 317 ) L; restreindre le droit d'élection à la classe des riches propriétaires, ils l\u2018ont Lndu à la presque totalité des habitants, &c.Kc\u2014\u2014 ge | Le Duc pe RicHMmonn, l'illustre ancêtre de nôtre présent Gouverneur, à éte le protecteur zélé des arts et des sciences en Angleterre, pe depensait une partie de ses revenus pour leur avancement = Iis\u2018est pussi distingue dans la carrière militaire.Celui-ci est-un miiruire de ) istinction, eta gouverné pendant longtems léIrlande avec sagesse.es Irlandais parlent encore de son administration avec reconnaissance.5 Canadiens 0 «t l\u2018espérance bien fondée d\u2018en pouvoir dire autant.de haut caractère de Sa Grace le met au dessus des .dulateur- et des Enriguans qui empoisonnent ordinairement les mellieures vues des jGouverneurs ordinaires.Il n\u2018est pas à presumer non plus que sa Grape se laisse entrainer par l\u2018esprit de part\u2019, et quéelle veuille faire des dis= Minctions entre les différens sujets de Sa Majesté.Le Canadien.HYDROPHOBLE.à Les effets de cette cruelle et temible maladie commencent à se faire pun ivi d\u2019une manière déplorable : deux enfants de dix à douzeaus ensont uorts à notre connaissance ces jours derniers : l\u2018un était l\u2018enfant d\u2019un nom- née Marchataire.du l'auxbourg des Récollets, et l\u2019autre celui de Mr.Forbes, Driquier, de la plaine Ste.Anne.Je dernier est mort cette semaine, et d'autre la cemaine passée.On nous a aussi nommé quelques grandes per- Rounes comme etant malades ou mortes cette semaine de la même maladie ; Juais nous ne vondrions pas répondre de la vérite de ce dernier fait.Quoiqu\u2019 il ie soit, les enfants dont nous venous de parler, avaient été mordus il ya fing on six mois, par des chiens enragés = Nous avons täché daus le tems Xe mettre le publie en garde contre ces terribles accidents ; mais il parait 3 Jj ou na nas fait la moindre attention à ce que nous disions, ou qu\u2018on a Pris les faits que nous exposions pour des contes faits à plaisir ; car nous isons entendu parler Laue un ordre donné, d\u2018aucune mesure prise pour Foisner ic danger.Cela ne nous cmpec Dera pas pourtaut de parler encore, u risque de n\u2018être pas plus évoutés.On dit donc qu\u2019il a ête tuë un chien uragé dans le fauxbourg de Québec, ces jours passés ; ct que ce chieu en fait mordu plusieurs autres, On dit aussi quéil court des chieus cnragés Lau diverses campagues.Ce ne sont là, il est vrai, que des oN pity ais si ces picrems étaient par hazard des vérités, ot qu\u2018on ne prit pas #3 moyens de couper court au nul, il est certain qu'il se répandrait bien pie, ct méme qu'il se perpétuerait.| Où a parlé lhiver dernier de la nécessité de diminuer le nombre des hiens dans ce pays, et l\u2018on a in diqué le meilleur moyen de le faire, qui st de mettre une taxe sur ces animaux.Une telie take ne serait accome gnéc d\u2019aacun inconvénient, et procurerais un double avantage : cle rens Frit moindre le noiubre des chiens, et par consequent le dan, Ler pour la à des citoyens : et elle verserait dans le trésor public, we seme quon Be Soruil pas hi \u20ac Paller chercher ailleurs.Nous sonne phrsnatés que ur cent individus, quatre-vingt dix au moins trouverdivnt plus raison- Fi Ble ct plus exp Eente une tdX0 sur les cldetis que sur tout autre objet, -» tl bon Ge taxon de ram, parceque Cest une liqueur doygereus- : copen- Bw - - .cu ele Lotus ne jun cou sue coon Gib veal nt bien Ccnidssrise, , au len + ( 318 | L'AURORE.que is ragé canine tue ceux meme qui n\u2019ont nulle envie de mourir.Quo-B qu\u2019il en soit, si legnalaugmente où même continue, et qu\u2019ou en prenne pas des À Mesures pour To détruire où du moîns le diminue r, ou pourra dire que paruif vous l\u2019indiféreuce pour la santé et 1r vie des citovens approche de celle quif regne chi 2 ies l'ures et chez tes Mauresrem rate Les Exercices publics du Petit Séminaire de cette ville, commences ront le Mardi, 11, et les Vacances, le Jeudi, 13 du courant.ADRESSE DESBHABIPFPANS DE MONTREAL A Son Excelience.SIR FOHN COAP SHERBROOKE, Chevalier Grand-Croix du Très Honsrable Ordre ÀTilitaire du Lain, Ca- À pitaine-Genéral, et Gouverneur en Chef des Provinces du Haut et Bus-Canada, Nouvelle Ecosse, Nouveau Brunswick et leurs Déperdances, et Amiral d'icelles ; Lreutenant-Gneral et Commons dant des Forces de Sa Alayesté, dans les Provinces du Hunt et Bas Canada, Nouvelie Ecssie, Nouveau Brunsuick, et leurs pens dances, et les [sles de Terre-Neuve, Prince-Edisard, Cap-Bre- ton et Bermudey, 8&0.Ce Ge Qu\u2019IL PLAISE A VOTRE EXCEULENEF.NOUS, les Crroyrns nr Moxtirse, pronons ia liberté de nous appro.f cher de VOTR In EXCEL JL, FENCE, pour lui offrir l'expression des vifs re grets qu'excite viiversellement son départ de cette pros nee, | lt, n\u2019y a que deux ans que la nouvelle de l'arrivée prochaine de Votre Excellence tit naître parnu nous les plus doures espérances ; celles étaient bg suite naturelle des regrets sincères que votre cépart pour Québec d'ntie Colonie voisine avait excités dans les cours de ses habitans : et la vive reconnaissance dela Nouvetie-losse devint peur des habits da Canada um sazgef certain do ce qu'ils pouvaicr:t nftendre de la ronduite et du caractère def leur nouveau Gouverneur, \u2014 ™Mous ne taraanes pas en clef a nous apperee-§ voir que nos espérances etaient enrore au dessous des avantages que nous de-} vions éprouver sous l\u2019udministration de Votre Téxcelience.AU dessus de tous préjusés locaux, le premier soin de Votre Fxeel lence fut de se mettre en garde contre les impressions que produit l'espritf de parti : lec ouinions doa inaividus, souvent le fruit du pe sentiment, | Four lu bien général : affable.mais Juciciet use ctrefleckie, Votre ; cwellone, | nous convainguit bientôt que | l'ex nese nee seulement éclairerait sa conduitr ct que la justice et Vimpartiaité serdeet la Lise fondamentale de son ac jnitistration.; PE LA cet accès farcie à 'aperserne de votre Jéxeriieuce, toutefets qu ig a &te nécessaire «de Ly ee mapressemest ge vor Uxeehience n ts ujours ma wl testé 1 aciuicscor a toutes demandes oo! soot nnsonables os dela enan.cet sollicitude à remptir diguement los devon eat de za Charge + colderp tude qui néa pu être ézelée que par ls Gronre et Pceuité de ses decisions] pt par con respect pour ied droits conscitutonet À VOIRE Ener Hence ne sustees Portée à Cire momer varmi Ges hali fants Grete Province Conon of fe Leino to srs eu ns pier ene on alia mere TE Peri NS mn DF gn ayaa A Se EE DM LES - Cobo Tha inet; cB Alen.0e fad IER REPS Aout, 1818.( 31e ) pumitée daus Fhonneur.l'intésrité of les talents du reprêse ntant de sa Majesté, elie a encore etudié avec un soin constant nos interêts sous tous rap- por ts: parint les à {ifférents objets auxquels V.Fxcellence a donné son attention, nous l'avons vue s s'occuper des ressources de notre pass.L'agriculture u pris sous ses aus pis es Uue vigueur nouvelle.et le développement des avantages naturels de cette province.est di a l'attention que Votre Excellence a donnée a ses communications, EXP Lauties traits de Trenfuisance dont le souvenirrestera à jamais gravé dns le cœur des CAS ABLENS, Ca*il nons soit permis de rappeler cet acte de la sollicitude pateructe de votre Excellence qui a soustiait aux horreurs de la famine, les sonic habitants dun vaste Disirict, qui par des accidents jnprévas, se arouvatent prives de tous moyens de sudsisteuce 7 Votre [Excellence en se livrant au penchant naturet de son caur bicnlaisant.pourvut à leurs besoins : la lézislatere secenta les vues de Voire Excellence, et la reconnaissance du poule deit être éiernelie.UN Th inot, nous AVOLs SH fous des actes de administration de Votre Excellence tiarqués eu coin de Ces principes.qui seuls peuvent rourrir la paix etce bonheur de cette Provinee, Nous tournrrens cediours nos regard: sur cette époque trop comte, afn y retrouver le modele de ceite conduite gui doit etre appanage do meilleur des Gutsorreurs, et te titre le pus Sur ! Fattachetmeut Wan peanle voconaaissie, PE ne nous reste plus quea sappiéer Votre Lacs Yu x jour sa prospérité etson b nbeur.Mostreal, ie 22 Juillet 1515.dense die vor nos } .1 a, ru à Son Exce clierce ie jaire re ponse en TO, Messieurs, Je vous prie d'accepter les s très sincères remcreiments que méritent de ma part les expressions ilatteuses d\u2018ap brobation contenues dans votre adresse, à l\u2018occasion de la ré:1gnation que ie fais du gouvernement ce cette Province.Mes défirs et mes efforts ayant cté conflunment ct_invariablement dirigés vers le bien-être du peuple qui j\u2018ai gouverné, c\u2018est peur moi un sujet d orgeuil et de sattffiction de voir, non feulrment que mes motifs ont Cté appréciés, Mais encore qu'il y alieu dcfpêrer que mes ciforts ont été couronnés ac quelque facces, Je dois pourtant en juf- tice attrinuer une grande partie de ce fucces au peuple lui-même et à fes repréfentonts, dont la hbératité à fourni les meyens que je n\u2018at sait qu\u2018appliquer, et dont ra sugeffe a comu les mefures que je néai lait qu\u2018exécuter.La Province du Bas-Canada pourra trouver dans {es Gouverneurs futurs des hommes plus propres que mei à fon zdminiltration, mais cie néen trouvera pas qui defire plus que ju neat fit de remplir cette charge avec une exule ot impartiale juitice, ou aul ait plus \u2026 cœur de promouvoir e hi.mmectre de fs habitants 5 et en m\u2018éloignant deux, | on dernier vœu C4 qu'ils puisse jours tevtours du kondeur out mes edors crttondo à !ur procar\u201d f | =.- ( 320 ) L Aurore.« Quant à vous, Meffieurs, j\u2018a! à vous remercier d\u2018une rnaniere pr : particulicre des bons fouhaits pour mon bonheur, et i vous offrir ceuf que je fais pour que vous jouifliez de toutes fortes de bonheur et of profpérité.a PAR SA GRACE CHARLES DUC DE RICHMOND, Chevalier du Très Noble Ordre de la Jarretière, Capitaine Génerl et Gouverneur en Chef, dans et pour les Provinces du Das-Canaff da, Haut-Canada, Nouvelle-Ecosse, NouveauBrunswick, et ley diifcrentes dépendances, Vice-Amiral d'icelles, Général et Commask dant toutes les Forces de Sa Majesté dans les dites Provinces du Bal Canada et Haut-Canada, Nouvelle-Ecosse et Nouveau- Brunswick, of leurs difF.rentes dépendances, et dans les lies de Terre-Neuve, (E PROCLAMATION.Vv qu'il a plà gracieusement à Sa Majesté par ses Lettres Patent} y sousl: Grand Sceau de là Grande-Bretagne, en datz du Se.jorf de Mai dernier, de me constituer et nonimer pour être son Capitaine Gén rulet Gouverneur en Chef des Provinces du Haut ct du Bas-C:B nada ; Ft vi qu'il est necessaire pour la paix ctle bon gouvernemezE .e vette Province que tous les Othciers de 5a Majesté duns icelles, conf inu-nt dans leurs diiFérens Offices et emplois ; j\u2018ai jugé à propos, paf ot de Tavis du Conseil de Sa Majeste, de faire sortir cette Proclamatif en.autorisant lesdits Officiers à continuer dans leurs Olhices\u2019et emploi dont tout.s personnes intéressées sont requises de prendre connaissand ct et de se conformer en conséquence.| Donnd sous le Seing ct le Sceau dé mes Armes, au Château Saind Levis, dans la Cité de Quebec et dans la Province susdite, 4 \u2018Prentième jour de Juillet, dans l\u2018Année de Notre Seignevf Mil huit cent dix huit, et dans la cinquante huitieme année d lRegne de ba Majesté.{ RICHMOND, LENNOX & AUBIGNY.Par Ordre de Sa Grace, JNo \u2018l'asror, Dép.Sec.CrATrAUST.Louis, Québec, 30 Juillet, 1815.| Ia plà a Sa Grace le Duc p£ Rrcinonp de faire les nominatio: suivantes : | Le Lt.Col.John Ready, Sécrétaire Civil de Sa Grace le Gov verneur en Chef.: *Touis Montizambert, Ecr.Assistant Sécrétaire Civil.) Sa Grace a aussi bien voulu continuer le Lieut.Col, D.3.Frot: er comme Aide de Cain Provincialcon\u2019 f}® ere
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