Le Canada, 17 décembre 1946, mardi 17 décembre 1946
[" .MARDI, 17 DECEMBRE 1946 ISU frttr \u2014 12« moto, 31 foun \u2014 51* mumIm Fitt d» Mint Lazare, évêque et confmeur IOLIIL lever é 7 h.36 coucher 3 4 h.17 LUNI lever 3 1 h.33 coucher 3 I h.32 BULLETIN METEOROLOGIQUE Temp* prefceLle «Mteeréluri < Neige et vents Température 3 Montréal, hier, suivant le rapport du bureau fédéral de météorulos'e.émis 3 Dorval : 6.30\ta.m.O 7.30\te.m, 0 8.30a.m.O 9.30\ta.m.3 10.30 a.m.4 1l.30am.S (Bulletin météorologique complet en page 2) 12 30 pm.8 1.30\to.m.8 2.30\tD.m.9 3.30\tp.m.H 4.30\to.m.8 5.30\tp.m.8 6.30\tpm.7 7.30\tp.m.7 8.30\tp.m.8 9.30\tp.m.9 10.30\tp.m.9 11.30\tp.m.9 QUARANTE-QUATRIEME ANNEE \u2014 No 217 MONTREAL, MARDI 17 DECEMBRE 1946 PRIX: TROIS SOUS Après la capture Ce* photos furent croquées sur le vif, hier après» midi, ion de l\u2019arrestation d\u2019un des inculpés dans une affaire de marché clandestin d\u2019automobiles, fonctionnant entre la province d\u2019Ontario et la vide de Montréal.En haut, on volt (de gauche à droite): M.Jacques Beaudoin, propriétaire de la maison Beaudoin Automobile Enregistrée, 4340, avenue Papineau, un de ceux qui contribuèrent fortement à l\u2019arrestation du prévenu; l\u2019inculpé, Ernest Higgins, 28 ans, de Hamilton (Ontario), et, de dos, Pagent Camille Julien, de Radio>Poiice.En bas, le prévenu Higgins qui vient d\u2019être déposé dans une voiture de police, avant son transport au quartier général de la Sûreté de Montréal, rue Champs-de-Mars.(Photos \"Le Canada\u2019\u2019 par Roger Saint-Jean) Bamfl oOntario captiré ici hier Surpris à vendre une voiture! volée/ il se sauve, mais on le capture ensuite, rue Papineau (Par Robert LeMjrre) A la suite d\u2019une émouvante chasse à l\u2019homme, on a capturé, hier après-midi, à Montréal, un réddhrtste d\u2019Ontario qui était recherché pour fins d'interrogatoire à pMpea d\u2019un présume marché clandestin d\u2019autos volées, fonctionnantMMB to province d\u2019Ontario et la métropole du Canada.Une arnBlntton semblable avait été effectuée, en fin de semaine, et on ÉBW rapporte que les deux inrulpés étaient les présumés chefs mt tas complices dans cette affaire de \"marché noir\u201d d\u2019automobiles, fjora de leur arrestation, ces deux prévenus étaient en liberté provisoire, après avoir fourni des eautionnements de |5,000 dans des causes de cambriolages de coffres-forts.Le Jeudi 12 décembre dernier, une voiture moderne de marque Buirk, soit une sédanelte 1046, était rapportée volée à Brantford, dans l\u2019Ontario.C'est cette auto qu\u2019un Individu aurait tenté de vendre, hier après-midi, dans un garage de l\u2019avenue Papineau, dans le voisinage de U rue Marie-Aine.On eut des doutes, cependant, et l\u2019homme en question prit subséquemment la poudre d'escampette.Il prit la fuite avenue Papineau, puis dans une ruelle, et II pénétra dans une maison où un homme était à réciter son chapelet.Il entra dans cet Immeuble par une porte et en ressortit pur l\u2019autre nuund il fut \u201ccuriM\u201d pur trois vendeurs d\u2019autos.Ceux qui se distinguèrent à cette occasion sont MM.Jean-Jacques Beaudoin, 4340, avenue Papineau; Eddie Barrette, même adresse, et Armand Piouffe, 4322, avenue Papineau.La voifura volé# al retrouvé* Le prévenu mentionné.Ernest Higgins.28 ans, de Hamilton, fut remis aux agents Camille Julien et Albert Rémlllard, de la voiture No 35 de la brigade de Radio-Polise, et le capitaine-détective I.Pelletier, et ses acolytes de la brigade préposée aux autos volées, se rendirent aussi promptement sur les lieux, et iis prirent charge de la cause et du prisonnier.Eta fin de semaine, c\u2019est-à-dire vendredi, le présumé complice de Higgins, soit Harold Ambrose Buchner, individu d'une trentaine j d'années, aussi de Hamilton, fut appréhendé à Montréal, dans des circonstances semblables.L\u2019nuto qu'in aurait essayé de vendre alors était une voiture de luxe moderne semblable à celle d'hier aussi rap- décidera Les réfieê étt prig t de» loytrB Votai Le peuple s'exprime rie d\u2019opinions de lecteurs sur la valeur du système de régie des prix et des loyers Les égoïstes Plus je Us les opinions divetses dans votre journal, plus le sang me bout dans les veines.Cela me fait décider de donner mon opinion, mol aussi.C\u2019est vraiment ridicule de voir certains locataires aussi égoïstes envers certains petits propriétaires.Jo n'ai pas bc-toin do savoir leur opinion.90% vous diront que le propriétaire ne fait pas de réparations et que ça le paie.Mais un jour il deviendra obligé d'en faire et déboursera d'un seul coup ce qu\u2019il aurait eu à dépenser par le passé.Iis oublieront de vous dire que durant la crise ils les ont tolérés en acceptant ce que le chômage tour offrait Heureuse-t ment, j\u2019en ]ls qui comprennent la position des ¦proprlos et aiment encore mieux payer loyer en acceptant une petite hausse qui aiderait le proprlo.Ces mémos égoïstes ne vous diront pas qu'ils ont profité de la loi leur demandant do louer les appartements disponibles »t à ne rien donner de plus pour la première chambre.Si ces gens avaient réellement voulu aider à l\u2019effort de guerre ils n'auraient pas Srofitô pour louer tours chambres uit et dix dollars par semaine, ce qui leur rapportait plus qu'ils ne payaient et aujourd\u2019hui venir empêche?le petit propriétaire d'avoir \u2022a pari Je suis proprio d'une maison à deux logements.J'en al déjà poesêdé une à trois logements que j'ai vendue et la somme reçue me rapporte beaucoup .plus que la \u2022 propriété et jo no conseille ù personne de placer sur la propriété.Ca ne paye pas pour le petit ; pour 1# gros, peut-être.Nos administrateur! avec leurs petits tours de .força noua enfoncent nu lieu de noua relever.Un moment on nous bourre avec dos soi-disant surplus * et après on nous annonce que les vont peut-être augmentées.Quelle garantie avons-nous pour lavenir ?Et après, on nous dira Îue le propriétaire no mérite rien.tontinuex comme vous le faites certains locataires égoïstes et voyex ce qui vous attend.Rien tac S'améliorera, si vous ne donnez pas Eus confiance nu petit, car c'est 1 qui a fondé le quartier que vous habitez, c\u2019est lui, le premier coion, quand vous parlez de pro-prios.Demandez au moins quelque chose pour le petit, celui-ci du moins n'a pas augmenté votre loyer depuis 1911.pas celui qui a été fixé par la commission pour ajustement ou pour prix fixé pour maisons neuves, d'espère que ces quelques romarques vous feront mieux envisager le sort de nos * bons proprlos «I savoir la diffé- rence, les petits et les gros et donner justice à qui de droit.Je parle avec mes quelques connaissances, mais sincèrement.Un propriétaire Joseph Lagucé 6511, Delanaudlère, Montréal 35.Une grave ereur \"Depuis quelque temps, je lis dans votre journal diverses opinions de personnes à ce qui a trait aux régies des prix et loyers.\"Vous ne m\u2019en voudrez pas sans doute si je viens exposer ma situa* tlon qui est celle de beaucoup d\u2019autres que je connais, et qui aéraient trop longs à énumérer.\"Voilà mon cas: je*auis locataire comme la plupart de la population,et je suis néanmoins très embarrasse et alarmé à la fols et même depuis quelques années; pendant la guerre nous nous plaignions pas trop, quoique notre si-l\t-\u2022- tuntion n\u2019était pas plus lucrative; __ mais, maintenant, la guerre est nie et notre sort ne s\u2019est pas amé-\tg lloré, en somme, remarquez bien que ce n\u2019est pas du côté financier, car je suis assez favorisé, c'est ÀifbwITfBai plus, évidemment pour uu peu plus d'argent, mais qui ne seraient pas obligées actuellement de vivre dans des logements exigu et insalubres, tels que caves, hangars, et meme des garages; cela est pitoyable et même parfois révoltant; ce qui suscite de graves ennuis pour un pays sensé libre comme le Canada ou le Christianisme doit être respecté; nous sommes rendus que les epoux ne veulent plus d'enfants, ils ont pour prétexte que nous ne pouvons nous loger, alors nous empêchons la famille, ce qui est tout à fait antichrétien.\u201cA tout événement, il faut inévitablement que cette grave erreur, la restriction sur les loyers, disparaisse le plus tôt possible, ce qui sera à l'avantage de la population, soyes-en convaincu.Un locataire, JACQUES DUVAL, Rue Amherst.WASHINGTON, 16 (AP) \u2014 La possibilité d\u2019une guerre avec la Russie a été éloignée grâce aux délibrations des Nations-Unies, n déclaré, aujourd\u2019hui, Torn Connul-ly, président du comité des affaires étrangères du Sénat américain.Connally a souligné qu'il croit avoir accompli sa tache comme délégué au Nations-Unies et qu\u2019il remettrait son poste de conseiller au secrétoire d'Etat Byrnes, aux futurs réunions.propos de logement \"Or, nous sommes une famille de quatre et nous vivons dans une seule pièce exigu à l\u2019extrême (9 par 13) les uns sur les autres.Que pensez-vous d\u2019un tel problème, est-ce raisonnable?Jo suis encore bien content d'avoir rencontré un propriétaire assez généreux et cona-clcncleux à la fois, pour nous abriter; après avoir parcouru en tous sens la ville, partout on m\u2019a répété la même chose: \"le prix de nos appartements est fixé pour deux personnos et nous n'accep-i tons pas d'enfants; cependant corn-1 Faisant remarquer que les ru-mc nous ne pouvons pas exiger plus meurs de guerre ont diminue, aux cher que le prix Indiqué, comme Etats-Unis, nu cours des derniers vous ne le pouvez pas non plus, niols et qu\u2019il en est rarement il serait alors absurde d'nbriterl question dans les cercles des Nairn troisième, un quatflème et mê-.tlons-Unics, Connally a dit entre me un cinquième pour lo meme autre choses: \"Je pense que les prix, vu l'augmentation des dcpen-|Nations-Unies ont contribué très ses occasionnées et la détériora- distinctement à régler les diffé-tlon do nos meubles.\u2019\u2019\t( rends, dans un esprit de concluu- \"Alors, restez dehors les locatal- tlon et do coopération, rca avec votre argent\u201d, voilà ma - ,\t~\t\u2022 version.Moi, dans mon cas, je ré- NanFU RI# munère mon propriétaire de quelques dollars (le plus par semaine,| ALLAHABAD, Indes, 16 (Rcu-car je sais consciencieusement que ters) \u2014 Le pandit Jawnhnrhat l\u2019appt.où J\u2019habite, et vu la quan- Nehru, vice-président du gouvorne-tlté quo nous sommes, cela vaut en ment provisoire des Indes, a nié, toute franchise plus que lo prix In- aujourd'hui, un rapport voulant diqué.\tqu\u2019il ait déclaré, lors d\u2019une nssem- \u201cNéanmoins, à mon point de vue blée tenue n Benares, dimanche, si nous avions laissé le proprié- que \"les Indes se déclareront en taire maître chez lui, il aurait pu dehors de l'Empire britannique, loger des centaines de familles de dans trois jours\u201d.portée volée dans la province d\u2019On tarlo.A cette occasion, Buchner fut appréhendé par les sergents-détectives Théodulo Vallée, Emmett McDonald, Odessa Malo et Eugène Bolduc, de la brigade du capitaine détective Israël Pelletier, de la Sû-reté de MontréaL Cette brigade est fthstamment aux aguets dans les causes de cette nature et son dossier est vraiment des plus remarquables.Buchner fut lui aussi arreté avenue Papineau, et conduit par la suite au quartier général de la police judiciaire de Montréal, où on le logea dans les cellules en attendant d'être conduit, dimanche à Swansea, où l\u2019auto avait été rapportée volée dans son cas.Plan pour améliorer la circulation, dans le prochain budget \"Notre programme en vue du doter Montréal d'un système de circulation adéquat est bien défini et nous prenons les mesures appropriée* pour que le budget de 1947-1948 \u2014 en voie de préparation \u2014 prévoie les sommes nécessaires pour en réaliser sans délai les parties les plus urgentes\u201d, déclarait hier soir M.J.-O.Asselin, président du comité exécutif, dans une causerie radiodiffusée portant sur le problème de la circulation.En plus de souligner que la cons- cheval était encore le seul moyen truction d\u2019un métro dégagerait do transport.grandement la circulation en sur-i La circulation crée les affaires, face et que l\u2019on n depuis un an mais, réciproquement, les affaires donné suite à plusieurs mesures engendrent la circulation.La raé-remédlatrices à court terme sur- tropole du Canada comprend à elle gérées par le Comité consultatif| seule dix pour cent de la populn-de la circulation, M.Asselin, dujtion du pays.Or, par suite des comité exécutif de la cité, n aussi conditions topographiques, le cen-déclaré qu\u2019il y a urgence de dis- tre des affaires de Montréal se poser à Montréal d\u2019artères de dis- trouve confiné à une superficie d'à trlbution pour canaliser la circula- peine dix milles carrés, alors que le tlon et de deux nutostrades pour reste du territoire couvre une éten-facillter l\u2019accès au centre de la,due d'environ quarante milles car-ville.\tjics.Chaque jour, les trente-neuf Traitant de la nécessité d'artères Plun*c*Pa*^s, de.\tdéversent de distribution, M.Asselin u partl-i pU1' c*rc.u*a^on dans ce coeur de culièrement mentionné que les nd-M aRl\u2019*°me,'.a^on ministratcurs de la ville projettent;:lsl,10ct lmeJr°P0^n*n du problème la construction d\u2019un boulevard \u2018Jc 1» circulation ne peut être laissé dans l\u2019nxc do la rue Dorchester, du carré Beavcr Hall à l\u2019avenue do Lorimier, \"amélioration qui offrirait de plus l'avantage de remettre en valeur tout un secteur de bâtiments vétustes\u201d.Quant aux deux nutostrades de côté, sans fausser sa solution.C\u2019est la raison d\u2019être d'un organisme gouvernemental métropolitain.\"Le problème de la -circulation peut se réduire à trois points principaux : l\u2019encombrement du centre, les difficultés que présentent ses voies d\u2019accès et le trafic intense, «isvrtt \\f A\ttn\tl\u2019tirvsk tsn V «JU\u2019M U «IL l UN Ut IC IrUllC lUtClIDCt ?nlt en direction est-oies t.l\u2019autre';^^^ rc a tCiitlTnliaul?\"8re?icmit h^biu*1 ,\u2019]l*S('n,Pnt\" industriels Pet cômmcr- ; cinilx disséminés à travers la ville.tcvnrd provincial de l'ouest au pont Jacques-Cartier, tout en desservant les industries du sud et en réduisant lu circulation lourde dans les artères du centre.L'autre, \u201cIl faut donc commencer par lo centre, le coeur même de toute la région métropolitaine.Des mesures à court terme s'imposent.Un près du boulevard St-Lnurent, fa.travail considérable a ctô accompli cilitcrait les échanges entre le cen-lcn 4:0 «ens depuis l.v fin de .a guor-tre et les quartiers domlcillairesl'-0; Signalons 1 amélioration des du nord et du nord-est.\t, ntersections les plus fréquentées, , Ito suppression d arrets de tr«im-Notre ville est déjà vieille de u«ays sur les artères principales, trois siècles, ce qui copipltquc du- l'interdiction graduelle du station-vantage la solution du problème, noment dans les rues achalandées, d ajouter M.Asselin.En outre, les comme Notre-Dame, St-Jncques et conditions economiques créées par Craig, et enfin l'établissement de la guerre ont pose des difficultés/onps rationnelles do rues à sens d ordre administratif, technique et unique, formant un circuit coni» financier qui retardent d'autant la] plot, mise on application des mesures propres à doter Montréal d'un système de circulation convenable, Sur la photo du haut \u2014 prise peu après la captura d'Ernest Higgins, 28 ans, de Hamilton, lors d'une émouvante chasse à l\u2019homme qui se déroula, hier, avenue Papineau, on volt un groupe de personnes entourant la sédanette de luxe 1946, que l'inculpé aurait tenté de vendre peu avant sa fuite qui se termina par sa capture.On remarque dans re groupe, M.Jacques Beaudoin, propriétaire de la maison Beaudoin Automobile Enregistrée, 4846, avenue Papineau, et un de ses vendeurs, M.Eddie Barrette, deux de ceux qui capturèrent le fugitif, ainsi que M.Aimé Boy, qui a '.a direction du garage, et 31.Jules Lachance, qui collabora aussi à l\u2019arrestation de Higgins.En bas, la magnifique voiture rapportée volée dans l\u2019Ontario, et alors surveillée par l\u2019agent Denis 8alnt-llllaire, du poste No 13 (rue Frontenac), en attendant soa transport au garage de la pellce.(Photos \"Le Canada\" par Roger Saint-Jean) On révèle le projet d'accord entre Ottawa et la N.-Ecosse OTTAWA, 16 (C.P.).\u2014 Le tièS|considérant l\u2019étendue de ses be-hon.Mackenzie King et le prcmierl*°*n8 de revenus> et les conditions economiques générales .Avant de mettre en lumière ce \u201cDepuis in fin do In guerre, le nombre des véhicules n\u2019a cessé d'augmenter : plus de 100.000 véhicules, camions, taxis et autobus parcourent les rues de l\u2019ilc chaque \"Vu l'acuité du problème du stationnement dans le centre, un relevé des automobiles stationnées ministre MacDonald de la Nouvelle-Ecosse, dans des lettres échangées entre eux et qui ont été rendues publiques ce soir, ont Jeté les bases sur lesquelles reposera le nouvel accord sur les taxes entre leurs gouvernements.Ces lettres indiquent qu\u2019il existe une très petite divergence d\u2019opinions sur quelques-uns des principaux points impliqués.Dans cette correspondance, qui n été publiée simultanément à Halifax et Ottawa, il.MacDonald a déclaré que son gouvernement était prêt & ne pas retirer d\u2019impôts sur le revenu ni d\u2019impôts sur les successions pendant la durée du nouvel accord.H est également prêt à accepter la proposition fédérale en vertu do laquelle un impôt de corporation de cinq pour cent sera prélevé par le Dominion, au nom de la province.La lettre de M.MacDonald, datée du 5 décembre, demande en retour que lui soit réservé le domaine des taxes sur la gazollnc.les amusements et l'électricité.Le gouvernement fédéral a annoncé, le 14 décembre.qu\u2019il abandonnerait la taxe sur la gazoiine le 1er avril prochain.\"En ce qui concerne les autres [taxes de moindre importance\", disait M.King.,.\"nous sommes encore prêts à nous retirer du domaine des taxes d'amusements et de paris mutuels, si toutes les provinces peuvent s\u2019entendre entre elles pour nous accorder en retour u u c pour la perte de revenus que bnndon de ccs taxes nous causera\".\"Lorsqu'il est quest'on de taxe d\u2019électricité, il s'agit là tout simplement d'un item des taxes générales de vente\u201d, ajoutait M.Kln lui serait considéré comme la base l\u2019un nouvel accord, M.MacDonald a de nouveau rappelé que son gouvernement était \"fortement convaincu\u201d que la conférence fédérale-provinciale qui s'est ajournée sans succès en mal dernier devrait êtr« convoquée de nouveau.M.Godbovt, i Saint* Pit ^a.na les rues et liors des rues a \"Comme vous le snvez, il y n déj été effeetué durant l'été.Les résultats de cette enquête permettent de déterminer les espaces de jour de la semaine'\u2019 dit écnlcmont stati°n\" Hn M.Asselin \"En autobus, en tramways, en taxis, à pied, ceux qui ne possèdent pas d\u2019autos, soit plus de 90 pour cent de la population, s'efforcent ne peut multiplier l\u2019interdiction du stationnement dans les rues sans établir hors des rues des facilités équivalentes.\"Il y aurait avantage à ce que do vaquer à leurs affaires à trn-jtput grand établissement fournisse cents automobiles peut libérer deux vers des rues encombrées dont la à mémo sa propriété l\u2019espaco de unités de circulation dans une rue largeur est souvent-réduite de moi-l stationnement nécessaire pour le tic par le stationnement continua- genre d'occupntipn qui s'y p.nr-t-11.Il est inutile d\u2019insister sur les [que, comme le propose le jonscil-inconvénlents, durant l\u2019hiver, des 1er MacLeod Pitts.Un expert amé-rues étroites du centre, héritage ricaln affirmait récemment qu\u2019un Québec en a assez de la dictature SAINT-PIE, 18 (De l\u2019envoyé spécial au \"Canada\u201d) \u2014 \"M.Duplessis est sur le point d'apprendre qu\u2019on ne mène pas les gens de Bngot A coups de bottes.En élisant le Dr Roland Bailly mercredi.In population de ce comté va lui signifier que in province en n nskex de sa dictature qui ne peut nous conduire qu'au communisme ou au nazisme\u201d.C'est |â ce qu\u2019a déclaré ici ce,me II en a le droit en donnant au soir, devant une foule de milliers ; gouvernement de la nation un de personnes, qui lui a fait une avis d\u2019un mois.\"Depuis les deux véritable ovation et qui tout otannées qu'il est au pouvoir, à prélong d'une magnifique assemblée else M.Godbout.M.Duplessis au-n\u2019a pas ménagé son enthousiasme, rait pu n'impoi-tc quand rompra Thon.Adélard Godbout, chef du-l\u2019entcntc dort il est venu vous di-parti libéral provincial, en termi-ij-e hier qu\u2019elle ast quelque chose nant un discours qui a été une | d'horrible.Pourquoi ne l'a-t-il pas violente dénonciation, non seule-ifait?Tout simplement parce que ment de la conduite générais du cette entente est dans le meilleur régime de l\u2019Union Nationale mals|sèns des intérêts du Québec, surtout du système de corruption M.Duplessis est allé Jusqu\u2019à auquel il a eu recours dons Bagot, !goU(en|r devant vous que cet ac-comme dans la Benuce, comme.cor(1 faJt perdre $300,000,000 par dans Compton, et \u2018juil a prononcé année à la province, qui n\u2019a en- f.RVeïr du .Pmi./ .y-'\tcore tout et partout qu'un revenu officiel du parti libéral a 1 elecUon d'un peu plus de $100^00.000.C\u2019est rnmnnnanllnn «n»Ufn».»T.to|C°mP émentl1 dU 18 dccembre- Un Sinistre farCCUf.Quand Ott p\u20acUt .c ™\ta o r « v n n n IL M8 a r !i Entouré d\u2019un nombre Imposant tenter comme cçlo toute utat popu- i perte de revenus que 1 a* de ses anciens collègues du cabinet,dation, dqns le but de voler une des députés libéraux à l'Assemblée élection, oh n\u2019est pas .digne de re-législative et de quelques députés présenter ni la province, ni même \"un seul de ses comtés\u201d.M.Godbout a .encore insisté sur le fait qu'à .la fin de la guerre, le gouvernement fédérai avait sur les bras pour $3,000.000,000 d'outillage de surplus, utilisable sur des fermes.Il y avait là des machines pour drainer, niveler, -essoucher la terre, réparer les chemina da.C'était à prendre.On 'avait qu\u2019à le vouloir.M.-Duplessis a' refusé même de faire un geste pour qu\u2019une partie de cet outillage vienne dans sa province.Ce n\u2019est pas lut qu\u2019on prendra jamais à collaborer une taxe dt> ventes affectant une considérable quantité d\u2019articles, et lu liste dos marchandises ou commodités exemptées de cette taxe peut être allongée ou diminuée de temps à autre par le gouvernement fédéral, quand 11 le juge à propos, sur une longueur d\u2019-'n milie.Ce pendant, sa construction i-oûtar It la moitié moins cher que rélargissement de la rue pour lui donner deux unités de circulation supplé- des siècles passées alors que lo| garage d'une capacité de quatre meotaires sur une meme longueur.\u201d la Chambre des Communes, M.Godbout a reproché à ses adversaires de ne négliger aucun mensonge pour atteindre leurs fins de petite politique.\"Qun-d on commence à mentir, a-t-il dit, on en vient tris vite à croire à ses propres mtnsongea\u201d.Et rappelant qu\u2019hier mémo à 8t-Pie, M.Duplessis avait une fois de plus, en invoquant le prétexte de l'autonomie provinciale, prétendu qu'en 1942 l'administration Godbout.en signant avec Ottawa un accord fiscal du temps de guerre avait trahi les intérêts du Qnê- \u201e;vcc u\u2019n gouvernement fédéral liber.le chef libérai n sou Igné que\t0n ,e 8avait d.a,11-wood de la Q.P.C., et qui a exprimé le désir de montrer ceo hanta d\u2019essai en anglais aux studios de la Capitale du Ctaéau eè II prédit pour nos deux artistes une belle carrière.Ces essais terminés, tout le monde quitta le grand plateau de 225 pieds par 85 où durant Tl jours on avait travaillé côte à côte à la production de deux films qui s'annoncent comme devant être do très agréables surprises.Et l'on se dirigera à la grande cantina du studio où M.L'Anglais offrait aa réception.Mary Anderson, seule vedette américaine à ce moment pas encore partie de St-Hjra-cinthe.y était avec les trois vedettes canadiennes-françaises Paul Dupuln Nicole Germain et Jacques Auger.Le producteur Geor^ ge Marton et le directeur de la production Roger Woog, partie In veille pour New York, étaient malheureusement absents mais M.Ozep.Guy Roe.Harry Sunby, Paul Wh It com be, Douglas Bsgier.Otto Lederer, Eddie Fenton, Bill Steiner, sans oublier lea Canadiens Sydney Banks.Dick Jarvis, Danny Dansereau.Jean Boisvert.John Pratt, Henri Letondal, Hnns Behrens.Paul Cuaaon, Charlia Quick, Johnny Foster, Jean Véxinn.etc., étaient tous là .M.Paul L\u2019Anglais remercia les Américains puis tout le monde pour leur excellente rt merveilleuse collaboration durant la réalisation du film.Mary Anderson remercia M.L'Anglais et la compagnie au nom des Américains.La fête se poursuivit ensuite au Club Mas-koutnin qui durant tout le séjour du personnel de la Q.P.C, à St-Hyarinthe.reçut tou» et chacun bien généreusement et aimablement.Le tout se termina par un grand diner au restaurant \"Chex Ben\u201d où toute la troupe eut souvent l'occasion d'aller déguster d'excellents repas grâce à l'art culinaire de cette souriante Mme Corbeil qui vit partir quelques jours avant.Paul Lukas et Helmut Dnntine, deux des plus grands admirateurs de sa cuisine canadienne, avec la larme à l'oell.Au cinéma comme au théâtre l'amitié et la camaraderie restent traditionnelles et touchent mime ceux qui ne font ni théâtre, ni cinéma.A cette dernière soirée \"Cher Ben\", l'sml-rompiaMe Gny Bernard aidé de Nicole Germain et Paal L\u2019Anglais, se révéla an merveilleux Interprète de la chanson canadienne à répondre et tant son répertoire y passa.L'Inimitable John Pratt vonlnt lui aussi noos donner son tour de rhant \"You\u2019ll Gel (Tard to II\" qnl le Ht triompher dan» le film comme dan» In comédie musicale.\"Meet the Navy\".le cuisinier s'en mêla avec son accordéon aidé par un copain de passage avec m clarinette.,.Bref, ce fat an dîner d'adieu digne d'une célébration d\u2019un Joyeux Noël et qui termina sur une note gale et amicale 11 Jours d\u2019efforts communs.Kt vous dire In vrritnMc vedette, le véritable héros dans tout cet* serait furlle.Ce serait ret homme simple, copain et modeste qui en 4 mois organisa seul toute In compagnie et von entreprise et qnl durant près de trois autre* mois Influença chaque jiour, et sur IM grands et petits détail» d'administration, ^'organisation et de production chacun de ce» Jour», toute la réalisation de ce grand film bilingue en deux version*, ces deux film» qui sont les deux plu* importants et les deux pliis prometteurs Jamais produits au Canada.Cesi cet homme que durant 71 jour» tout le monde alla voir chaque Jour avec ses grand» et petit problèmes, qu'il solutionnait chaque fois à la perfertion en quelque* secondes H avec le sourire malgré la somme de Ira*ail Incalculable, à Montréal d'abord pal* à St-llyurlnlhe, s\u2019iihuttunt à chaque heure sur se* épaules.C*e*t cet homme duquel Douglas Kagier, expert-monteur, disait: \"Vous faites mieux de le garder un t'annda, sinon, et avant deux ans.Il sera devenu un de* plus grands producteurs de Hollywood\" .Cest enrore re travailleur acharne niais souriant, ce gentilhomme parfait, qui restera peut-être Ninon certainement le seul véritable et indcniahtr pionnier du cinéma parlant au Canada .C\u2019est encore cri homme qui le lendemain matin, déjà au poste pour poursuivra son oeuvre, se rendait seul sur son grand plateau de cinéma, maintenant sans activité et tout à fait désert, pour être surpris par un Henri tatondal alors qu\u2019il regardait silencieusement tous ces décors sans vie t,nute cette niaehlnerie Inerte rt qal avouait regretter que tout soit fini, niêinn nmmcntunêment.Bon nom ?Tous reux qui le connalsNent et l'admirent, el Ils sont légions, l'auront facilement deviné, dés que nous avons commencé à parler de lal.Et sur ce.A DEMAIN.Qu\u2019ittend-il pour tauftr la clôtura?U.i l'arter fait un hrin de cour à Catherine McLeod dana la film T\u2019ve Always Ixned You\" à l'affiche du I-oew\u2019s cette semaine.Cette production en technicolor met aussi en vedette Phillip Dorn et Maria Ouspenskaya.Le célèbre pianiste Arthur Rubinstein a assuré la perfection d\u2019une trame musicale grandiose.9* Y 6r HAOK MA ffONAND l L'Office National du Hlm vient de réallvrr un docuawatalre fort Intéressant, faisant partie de In série \"IM Avaal Canada\" rt Intitulé \"Voix du i\".Nombre d'artiste* montréalais bien con- nus ont prête leur ronrour* pour cette réalisation.Sur cette photo nous voyons trois artist es lyriques populaire* dans le Québec, Jules Jacob, Anna Malenfant et lionet Daunai».Des airs classiques comme l'Ave Maria, des chanson» de la Corse, de* refrain* napolitain», comme «eul sait le* Interpréter Tins Rossi seront au répertoire du célèbre ténor corse lorsqu'il viendra en personne donner une série de I concerts en février prochain à l'Auditorium du Plateau.Ttno tto%*l > sera accompagné d'ua orchestre h cordes et assisté d'un groupe d'artiste* qui compléteront le programme.wm irâL HtcHHlÇW*- amicnÎ Raiai était fartiste par excellence qui tenait à se renouveler toujours Kalmu.comma toutep 1rs vedettes du théâtre et surtout de l'écran dont les Journalistes impitoyable* notent, au studio, lea moindres réflexions et les plus simples gestr», avait d'abord sa légende.Il était, disait-on.avare, bougon, ''rouspéteur\u201d, rarement de bonne humeur, exigeant, fracassant et au demeurant un bon gros diable.Rea camarades contribuèrent à compose: cea articles et ces échos de la petite histoire des comédiens.On racontait toutes les anecdotes sur lui avec l'accent de Marseille.Ça faisait à la fois plus couleur locale et moins méchant.A la vérité, ce grand comédien, certainement le plus grand de notre scène et de notre cinéma, avait des raison* d'étre resté jusque dans sa prospérité bien établie, prévoyant et raisonnable.Ses débuts dans la vie avaient été particulièrement dur», son enfance pénible, et ses premiers essais d'artiste difficiles.Le café-concert et tout c« qu'il comportait, il y a un demi-siècle, d'efforts lentement récompensés et de Gtience déçue.Max Dearly', Po-, Dranam pour ne citer que ces trois grands noms, l'ont su avant Raimu et lui ont montré, par leur exemple, ce quo les enseignements d# ces planches populaires avaient de durable et d\u2019irremplaçable aussi.Cest là, si l'on a un tempérament, comme on dit.si l\u2019on est une \"béte de théâtre\u201d, que l'on acquiert, dans le long monologue qu'est un tour de chant, cette autorité qui fut une des qualités premières du créateur de César.Et le tempérament, Raimu l'avait.Cest de lui que Pierre Frcs-nay, qui fut Mariu*.si parfaitement, disait: \"Au théâtre, Raimu ne se trompe jamais.Je ne l'ai {amtis vu commettre une erreur.\u201d I savait, d'instinct, ce qui lui convenait et ce qui convenait à ceux qui jouaient avec lui.D'où ses exigences qu'on lui reprochait, ses critiques qu'on mettait sur le compte de sa prétention.Or il savait sa valeur, il n\u2019avait aucun besoin d'étre prétentieux.Quand on est arrivé â aa notoriété et qu'on joue, à chaque pièce et à chaque film, sa réputation, \"quand, disait-il, chaque fois, tout est â recommencer, on a bien le droit d'étre exigeant pour soi-méme et de demander beaucoup aux autres.\u201d Lorsque Marie Bell, à force d'insistance.le convainquait de faire partie de la Comédle-Frunçuise, il n\u2019entra en vainqueur chez Molière, mal» avec toute la déférence et toute la modestie qui conviennent dans cette Maison des ombre» illustres.Le rôle de Monsieur Jourdain, qui devait être celui de ses débuts, l'intimidait, et, nssis sur une chaise du Fouquets, bien avant le temps où il devait l'interpréter, il en parlait.H discutait de Molière et de ses pièces, il s'informait, il écoutait les propos des uns et des autres.Les propos et non les conseils.De ces derniers, U n'avait cure et justement, car peu n peu se composait en lui, les personnages du Bourgeois gentilhomme, du Malade imaginaire qu'il Allait être, un jour, tout naturellement .Et pourtant il ne fut jamais complètement satisfait de ces deux tntrr- £ relations.Il ne se sentait point son aise dans la Maison.U s'efforcait de se montrer patient, de négliger les intrigues, les petites manoeuvres qui le paralysaient jusqu'au jour où on le frustre sournoisement du rôle de Guy MauHcttf Berrichon auquel 11 avait tant pensé qu\u2019il était conxnincu par Instants que c\u2019étnit le rôle de sa vie.Il comprit alors que sa place n'étnlt plus chez Molière et s'il avait vécu, on ne l'y aurait pas revu.Aurait-il été le César de Marcel Pagnol dans la pièce nul porte ce nom ?C'est peu probable: \u201cJ\u2019nl été le César de Marius, dlsnlt-U.J'nt tout donné dans ce personnage.Je ne Burrals que me répéter.\"Il eût llu toute l'affection qui le Hait » celui qui assura définitivement sn renommée, pour qu'il consentit a redevenir le héros marseillais.Quoiqu'il sût bien qu'à la période de sa vie où il avait atteint, on ne change pas le type qu\u2019on n imposé et aux auteurs et nu public, du moins le voulatt-i! nuancer toujours davantage.C\u2019étnit les retouches qu\u2019il était contraint de faire à son pro- f>re portrait qui l\u2019intéressaient dans es rôles des comédies classiques.Quelque temps avant Murins, Henry Bernstein avait fait annoncer qu'il ferait peut-être une reprise de Samson nu Gymnase, avec Raimu dans le rôle qu'avait créé Lucien Guitry .\"Lui seul, avait-il déclaré, est capable de remplacer ce grand artiste\u201d.Nombre do gens s'étonnèrent de ce choix qui.d\u2019ailleurs, par suite des circonstances, resta verbal.Mais c'était une Juste prescience de In carrière qu'allait faire Raimu pendant ces vingt dernières années.Il travaillait beaucoup sans en avoir l'air.Au studio, les Journalistes qui le harcelaient de questions «t qu'il amusait de ses réparties, l'agaçaient souvent.Un jour, alors que l'accès du plateau était aévèrement interdit \"à touts personns, sic.\", un quidam se présenta muni d'une lettre du commanditaire du film, qui était banquier, et pu tendit regarder Raimu tourner une scène.Raimu ne voulut pas.entra dans une de ses grandes colères, et ne »e calma que lorsqu'on lui eût expliqueî que c\u2019étnit le commanditaire quL.' \u2022\u2014Bien, fit-il, J'lral le voir.Il n'y manqua pas et s'en fut un matin à U banque, à l'heure ou le banquier avait le plus de rendez-vous et de travaux.Il traversa l'antichambre du bureau directorial, ouvrit la porte, s'assit dans un fauteuil, sans reprendre haleine et comme le banquier, ahuri, mécontent lui demandait: \u2014Que venez-vous faire ici, monsieur.et â ccttc heure 2 \u2014Moi aussi, dit Raimu de son ton le puis paisible, moi aussi, monsicui, je viens vous voir tiu-voilier.Quand il réfléchissait, qu\u2019il composait un personnage, en marchant, ou â la terrasse d'un café, la curiosité de la foule l'exaspérait.Il était capable d'étre grossier rt de renvoyer les quémandeurs d'autographes sans amc nlté.\u2014Il est extraordinaire qu\u2019on respecte le silenre d'un écrivain ou, d\u2019un peintre rt jamais le silence' ou le recueillement d'un acteur.Tout de même, on n bien le droit de penser â ce qu'on fera et à ce qu'on srra.Un des derniers souhaits qu\u2019il formula au rouis du long repos que lui imposait sa jambe cassée, ce fut d'étre l\u2019interprète d'un film de none Clair.11 rêvait que ce dernier fit pour lui un film d'après Labiche.Il devait être la vedette de la production que notre grand mrtteur en arène va tourner dan», no.» studios, mais si sa santé ni ses engagements piccédrnts ne lui | pnmettaiert d'étr libre rn temps voulu.Il en avait un vif regret.S'il avait fait longtemps encore! du théâtre, il eût certainement Joué plusieurs pièces de L-ihine.C\u2019était un auteur fait pour lui.Il avait le physique de ses emplois.César devenu rentier, si son petit café ^ de Marseille l'avait enrichi, eût été un Monsieur Berrichon ou tout nuire perso»'nage de l'ancienne classe bourgeoise que Lablne a dépeint si heureusement.Raimu sur le tiottoir des Champs-Elysées, large.puissant, la tête ronde rt forte sur le faux-col évasé; Raimu â Handol.sous 1rs palmiers, suivant d\u2019un oeil expert et amuse les gestes des joueurs de boule; Raimu sous le ciel de Paris, avec son inséparable Mnupl qui lui venait â l'épaule, parlant pointu, souple ciel de midi, se laissant aller à toute la fougue de l'accent c\u2019était partout un Labiche vivant, avec tout Ce que ce poiliait comporte de noblesse, de bonne humeur.de souvenirs amers et de satisfaction aussi, bien justifiée.Où y a-t-il un autre Raimu?Quelles pièces meurent avec lui ?Quels films aussi ?René BIZET.(Extrait de Bataille) Guy Msnfrite yowiposc avec une verve unique le \"Héros\" dans la pièce de George-Bernard Shaw que les membres de rEquipe présentent relie semaine sur la arène da Géaè.Tino Rossi vu par une femme Un journal français désirant un jour publier une interview de Tino Rossi, devinez qui 11 chargea de cette tâche charmante.Un journaliste spécialisé dans les interviews ?.Non pas.Cest une femme journaliste, Paule Hutxler, qui obtint cette mission, et voici, en partie, comment elle s'en tira : \"Tino Rossi, écrivit-elle, n'est pas tout à fait celui que l'on imagine d\u2019après le film, le disque et la photo : on le croit grand, et il est plu tôt de petite tsllle.Son teint mat est légèrement doré par le soleil, et ses yeux, que certsins déclarent verts parce qu'ils sont bruns \"changeant\", ont un éclat particulier qui donnent à son regard un velouté indéfinissable.\"Tino est l'homme le plus sim- {dc de la terre; U aime le ciel bleu, es petits oiseaux et les jolies fleurs.\"Le succès grandissant, la gloire bruyante ne l'émeuvent nullement Au milieu de la foule d'une grande manifestation sportive, je le retrouvai te] que je l'avais connu autrefois, simple, gentil.Et tous les camarades avec lesquels il a tourné des films vantent sa gentillesse.\"Dès qu'il ouvre la Itouche sur ses dents éclatantes, toutes les oreilles se dressent attentives, dans l'attente d'une romance caressante dans laquelle il est beaucoup parlé d'amour et de la douceur de vivre dans ITIe de Beauté.L'on n'imagine pas Tino Rossi pouvant vivre «ans sa guitare et ses chansons.\" Canadian Concerts A Artists nous présentera Tino Rossi au Plateau les 6.7 et 8 février.Le monopole d'Etat du cinéma tchécoslovaque a acheté pour l'exploiter en Tchécoslovaquie le film français \"Vive la Nation!\" de Muni ire de Cnnonge.Pour les critiques de Wort, le rideau lève maiiteiiant à huit heures (Par Fred Krrnrr) Les amateurs de theatre de New-York n'agissent pas différemment de leurs semblables des autres villes américaines ou canadiennes.Us arrivent rarement à temps pour le début d'un spectacle et comme ailleurs leur conduite retarde d'autant le début de la présentation.Cette façon d'agir, reprehensible évidemment ennuie considérablement les participants du spectacle, cela va de soi.Mais la situation est enrore plus grave lorsqu'il S'agit d'une première rt que 1rs critiques théâtraux doivent assister à la représentation et tenter d'écrire leurs appréciations le soir même lorsqu'il s'agit des journaux du matin.L\u2019ouverture régulière d'un spectacle à 830 ne laisse pratiquement pas de temps au critique de taper son compte-rendu.Dana le but de les soulager dana leur tâche, la Ligue des Théâtres de New-York a donc demandé aux réalisateurs de commencer le spectacle à 8.00 les soirs d'ouvertures.De fait, pour une fols ces derniers accueillirent cette demande avec bienveillance.Cependant, en dépit de leur acquiescement.les spectacles au cours de la dernière quinzaine commencèrent en général vers 8.10 hres i cause d'un public réfractaire.Toutefois ce début hâtif a permis aux gens de la presse de rencontrer leurs obligations journalistiques tout en assistant au spectacle complet.Cette excellente politique vient d\u2019étre interrompue cependant par le spectacle de Ruth Gordon, \"Years Ago\u201d qui est une comédie musicale très conventionnelle.La nouvelle pièce de cet auteur pourrait fort bien être intitulée \"Life with Ruth Gordon's Father\".Lts légunèut tforéus Cette |> ècr.rn effet fait partie de cette \u2022erte-type qui plait tant aux espilta romantique* et qui atteint une fois de plu* la corde sentimentale de la vie de famille.La I parente de Misa Gordon aussi bien Ique de* milliers de patenta mutuel» seront rat hantés d'awtater à lia reprise sur is scene de l'exsl-'tation périmée de tels sentiments.! La jeune artiste Patricia Klrk-\u2022 land, fille de la vedette cinématographique Nancy C.trroll et de l'écrivain Jack Kirkland auteur de \"Tobacco Hoad\u201d interprète intelli-gcmnirnt et avec talent le person-nag» de l'auteur même dans ss Jrunesir.\"Years Ago\u201d établit sans aucun doute un précédent en ceci qu'un écrivain pottr directement sur la scène sa propre vie.Un autre spectacle se signale au*»! sur le Broadway cette semaine.II s'agit de \"If the Shoe Fits\u201d qui eat une bien pauvre adaptation de 'Ihistoire de \"La Belle au Bois Donnant\u201d.Cette comédie qui aurait pu être fine, délicieuse, manque d'élan, de couleurs, d'images bien que produite de façon particulièrement luxueuse.Les I interprètes principaux sont Florence De
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