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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
samedi 8 novembre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1941-11-08, Collections de BAnQ.

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[" L OPINION BRITANNIQUE Le Congrès amende la loi de neutralité L\u2019optnuin du Times de Londr^a sur lituation internationale, transmue r / jour le jour nu Cnnada par service tpieial exclusif.(Copyright.HU by Bouthau Co.) {_r -Ves, *.\u2014 Les dernières nouvelles .,f reçoit de Russie confirment l'im-\u2022f»on que l\u2019on Avait, depuis quelques que tout le front russe, de Koursk L,\" nRrad, s'est immobilisé et que, de .j la mer Noire, les opérations te >nt considérablement ralenties depuis la n d'octobre.Le représentant du Times \u2022connaît que cela est partiellement dû l'arrivée de l'hiver.Il s\u2019empresse d'ajou-r, toutefois, que la véritable cause de \u2022\tralentissement général est constituée ir le fait que les lignes de communica- r> de l'ennemi se sont démesurément -ngees et qu\u2019il est incapable d'exploiter (:nd les nouveaux moyens de ravitaiU ment qu'il a organisés.Les dernières offensives allemandes \u2022\tont épuisées parce que les hommes ot disposait l'adversaire étaient exté-jis t que son matériel se faisait de plus plus rare; parce qu'aussi les réserves entant à la ligne de feu sont beaucoup e ns nombreuses qu'elles ne l'avaient été ; vj'ici et qu'elles sont devenues mca-t es de remplacer adéquatement les mes et les machines fatigués.Les récentes poussées contre Moscou ! donc été plus brèves et plus violcn-que les offensives générales qui au* ravant fonçaient en avant avec vrai-mh^ablement des quantités illimitées de res et de munitions i leur arrière im-diaf.Ifi Russes n'ont pas rencontré le mé-probîcme de communications.Au heu .allonger leurs lignes de communions se sont raccourcies.Par consé-\u2022nt, malgré leurs pertes, ils ont pu tmuer de résister avec la même obs* atr n, ralentissant f\u2019ivancc allemande tre Kalmine et Toula.I\"ayanf peut-être a dchn tivement arrêtée.Pour le moment, l\u2019armée rouge semble ir le dessus dans plusieurs secteurs front de Moscou, particulièrement du lé de Kalinine.Il est un peu inquiétant, refc:s, que Berlin garde un silence de * sur ce qui se passe dans le centre a Russie européenne et en Ukraine, question est de savoir, maintenant, si Al emands pourront cogner encore j s dur qu\u2019ils ne l'ont fait, il y a quel-s jours, sur la capitale soviétique; si j Russes qui, partout en ont plein les SAMEDI, 8 NOVEMBRE 1941 .1ISr Jour \u2014 llr mol*, 30 Joura \u2014 -t.Sc armalnr Kéle de «alut liieudonné »»l.i;il.trvrr A 6 li.Ci l.l'M-: h wr A S h.17 coucher A t h.38\tcoucher A 10 h.36 (lleura sclalre) ÏL.'5 Av?.Hullctln mltCorologlqu* Trni|i* prohahlr aujourd'hui Averses en certains endroits! plus froid Trnipernlurr A Stoalrtat, bien Slii.A»; M».4s IlulleMn mC-teoroloRlqu* complet en page 1 TRENTE-NEUVIEME ANNEE \u2014 No 183 MONTREAL.SAMEDI 8 NOVEMBRE 1941 PRIX : TROIS SOUS L essence sera rationnée.annonce WLHowe Il nous faut prévenir une autre disette, ajoute-t-il Les besoins de l'effort de guerre \u2014 Réponse à la Joy Oil Company \u2014 Rations fixées de mois en mois per le contrôleur \u2014 Les livrets de coupons sont sous presse et seront distribués en même temps que les permis des autos Ottawa, 7.(P.C.).\u2014 Le rationnement de la enzoline sera bientôt établi nu Canada, a annoncé, ce soir, l'hon.C.I).U owe, ministre dcw munitions et des approvisionnements du Dominion, à la Chambre des communes.Les rations seront aussi libérales que possible, et elles seront fixées de mois en mois selon les approvisionnements dont disposera le pays.Cette déclaration du ministre des approvisionnements et des munitions pris les Communes par surprise.Elle a été faite en réponse à une L\u2019hon.M.Howc a expliqué que, au debut de chaque mois, M.U.-R.Cot-trelle.le contrôleur des carburants et lubrifiants, annoncera la quantité de pazolino à laquelle un coupon donnera droit.\u201cEt nous espérons, dit-il, que cela permettra à tout conducteur do véhicule d\u2019obtenir !e nombre de irallons d'essence qu\u2019il lui faudra.Si lu ration est insuffisante, ce sera que l\u2019approvisionnement lui-même sera insuffisant, de sorte que nous serons plu* en mesure de prévoir toute disette possible.Il est probable qu\u2019il Les bénéfices de la récupération question formulée par M.John R.y ait une autre disette.Les sous-ma- MacNichol, conservateur do Toronto-Davcnport.L\u2019hon.M.Howc l'a faite après avoir présente les données du problème du pétrole au Canada.M.R.B.Hanson, chef de l\u2019opposition conservatrice, a aussitôt approuvé la déclaration de l\u2019hon.M.Howc.rins allemands sont à l\u2019oeuvre.L'hiver approche, et lu perspective n\u2019est pas trop brillante.Si, au cours de l\u2019hiver, il y a autant de navires de coulés qu\u2019au cours de l'hiver dernier, (Suite page neuf) (Suite page neuf) iHOS de la \"ssion fédérale )tlawa, 7.(P.C.) \u2014 L\u2019hon.M.wa, ministre des munitions, a an-ice aujourd\u2019hui que l\u2019on avait pris dispositions pour augmenter la Juction mensuelle des canons anti-ien de 3.7 pouces dans une propor-de 600 pour cent.* * » 1.T.L.Church, député conserva-r de Toronto-Broadvievv, a décla-nujourd'hui à la Chambre que, is les Invitations à visiter les cen-de guerre importants du Cana-on avait oublié plusieurs députés Parlement pour donner la préfé-cc à des vedettes de cinéma.Cet-plainte servit de prélude à une lande, par ce député, d\u2019un service itaire généralisé, qu\u2019on l\u2019appelle «rription ou autrement.os dépenses du ministère des Mi-et des Ressources naturelles ont réduites de $7,000,000 en 1940-soit une réduction de .\u201910 pour t sr on les compare aux dépenses l'année fiscale précédente.C'est qu\u2019indique le rapport annuel du istère des Mines que l'hon.Crerar posé aujourd\u2019hui sur la table rie hambre.* * * ministre du Travail, l\u2019hon.l.arty, a déclaré ce soir que le nbre des grèves et de jours de tra-perdus au Canada en octobre ient atteint le plus bas niveau dele mois de mars.Le cardinal stigmatise les procédés tendancieux des tenants du Crédit Social 'L'Eglise te doit de te dégager de pareil charlatanisme, et je le fais ouvertement\", écrit-il\u2014\"Son besoin d\u2019eau bénite est d'une insolence contre laquelle je me dois de protester\" Québec, 7 (Du correspondant du Canada), \u2014 Son Eminence le cardinal J.-M.-Rodrigue Villeneuve, archevêque de Québec, a adressé aujourd\u2019hui une circulaire à son clergé, touchant les activité^ du Crédit Social, don tvold le texte : \u201cMessieurs et chers collaborateurs, \u201cLes journaux annoncent pour dimanche prochain, le neuf courant, la tenue a Québec d\u2019un deuxième congrès du Crédit Social.\u201cJe n\u2019aurais rien à en dire si, une fois encore, les procédés pour lo moins tendancieux des chefs du Crédit Social daas notre province ne paraissaient vouloir laisser entendre qu\u2019ils ont l'approbation do l\u2019Ordinaire, et que leur mouvement est une croisade religieuse.Ils mettent, en ef fet, à leur programme Vierge \u2014 Notre-Dame suivi de la consécration officielle des créditâtes à la Vierge, Reine de l\u2019Ordre.\u201cCe besoin d'eau bénite, après les directives que j'ai données à leur sujet, est une insolence, pour ne pas dire plus, contre laquelle je me dois de protester.Il ne m'est pas possible d'abandonner aux gens simples l\u2019impression que le Crédit Social est une confrérie de dévots.Et pareille astuce, d\u2019ailleurs, plusieurs fols renouvelée, n\u2019est pas faite pour souligner la droiture des organisateurs.\"Tout le monde sait l\u2019amour que l\u2019Eglise porte au peuple, en particulier aux travailleurs.Je crois moi-même avoir donné des preuves de ma sollicitude à cet égard.Voilà pour- Lt premier chê««« émiajini la province ie Québec par le comité de la campagne nationale de récupération a été prétenté hier à la Division do fl provinco de Québec de la Société Canadienne de la Crcii-Rouge.à la Maiton de la Croii-Rougc.Ce chèque, au mflfant de $505.est le produit de la vente d'aluminium recueilli en-dehon det campagnet tpccialet de récupération organitéet à Montréal ot dam d'autret centres.Le cheque a été présenté par M.Maurice Trudeau, co-président do la Campagne Nationale da Récupération é Montréal at dans la district environnant, à M.Phillip Durntord.trésorier honoraire da la Division da la provinca da Québec de la Société Canadienne de la Croii-Rouge.On voit, dans la vignette ci-dessus Idc gauche i droite) M.Jean Clavcl.gérant de la Campagne Nationale de recuperation pour la provinca da Québac; M.W.D.Johnston, directeur de U publicité; Mme Henri Vsutdet.co-presidente du departement des marchandises i Is Maison de la Croia-Rouge: M.Maurice Trudeau.M.Philip Durntord.M.C.T.Russell, co-prési-dent do la Campagne Nationale de Récupération at M.|.W.Perks, secrétaire-trésorier.Progrès de l\u2019agriculture et de la colonisation depuis deux ans Déclaration de Thon.M.Godboiit pour le 2e anniversaire de son gouvernement - Répartition équitable des deniess\u2014La finance est assainie quoi je me vols obligé de ne pax paraître couvrir du manteau de l'Eglise ceux qui voudraient conduire le peuple à l'aventure.\u201cVoici donc ce que je crois devoir déclarer, après mûre réflexion, et que je commets à votre conscience pastorale, messieurs et chers co:iabo-ratcurs, en ce qui regarde le Crédit Social, pour qu\u2019elle vous guide en vos diverses attitudes, ainsi que tous i\t, .\t, r, ,,\t.\t,, ceux parmi nos catholiques qui ont vo,r* 1 agriculture et la colonisation \u2022 I hon.Adélard Godbout, a 1 occasion 1\ti\t'\tIf* f VS ?v-owit iin,.; Marts*\tr st f.f rt I 1a i «fil KA/«nni1 fl M fl t VU f* (.K I Tl \u2022 flO C O n Ar'fVfW.encore quelque respect pour la di-rection de leur évêque.\u201cA l\u2019égard du Crédit Social préconisé dans notre province, on peut distinguer trois aspects: une théorie économique, un parti politique en formation, enfin des imprimés.\u201cComme théorie économique, ou Québec, 7 (Du correspondant par-1 nomique qui ne peut, désormais, que lemenuiire du Canada) \u2014 \u201cDepuis s\u2019accentuer\u2019\u2019.Voilà ce qu\u2019a déclaré deux ans que nous sommes au pou-1 aujourd'hui le premier ministre, voir, l'agriculture et la colonisation | l'hon.Adélard (iodbout, à l'occasiot ont reçu uno impulsion profitable i a Canada aal pub::d par la Compas nia da l\u2019ubllcatlon du Canada J.irr.iW*.au numéro 12 ouaat rua Saint-Jacquao k Montréal PKIX UE C\u2019A BUNN F.MENT ANNUEL Par la puai a Canada (aau/ Moctréa.«I banliaua) .é.taU*Unlt al Cmpira Untatiniqua Union Poataia I « f < 111 l.lrralton É dnmltlla Montréal at bar .\t.Il I jin ira atrcnoamanU a«nt I a ; a b Va d'aaanra llidactcur «n chef : Eustdche Lctcllicr de Saint-Just s \\ MKDI.S Mit II ai n H || |||(| 1rs linanccs k guerrn cit de ce chef plutôt que de laisser saboter la stabilisation des prix qui entrera en vigueur le 17 novembre gourant.Knfin, M.Illalcy a aussi révélé que son ministère verra a établir un plafond pour les salaires dei membres des conseils d\u2019administration et les gérants de compagnies.Ces messieurs ne bénéficieront pas du boni de vie chère.Le gouvernement prend pour acquis que l\u2019accroissement du coût de la vie ne les empêchera pas de lioucler leur budget personnel.C\u2019est un contrôle que d\u2019aucuns trouveront désagréable, mais qui s\u2019impose au moment où l\u2019on exige de toute la nation de grandes privations.Ingérence de l\u2019Ktat ?Certes.Et comme tout ingérence, elle est regrettable.Qui dira cependant qu\u2019eüc ne soit pas indispensable ?r\t\u2022 e\tI Sur un nouveau formulaire A l\u2019instar de ses collègues du cabinet, le ministre des finances, M.Ulsley, a fait rapport aux Communes des grandes lignes de nos dépenses pour l\u2019exercice en cours.Son ex pose n\u2019apporte aucune surprise.Les Canadiens savent depuis longtemps que la guerre mute cher et que nous devons à l\u2019Etat une part sans cesse grandissante de nos revenus.Il n'y a pas là matière à réjouissances.L'important, c\u2019est que nous avons la preuve que notre argent n\u2019est pas dilapidé, qu\u2019il contribue au contraire à rendre plus redoutable la résistance des Alliés à l'offensive nazie.Ix>s sacrifices d\u2019ordre financier ne sont pas au reste les plus graves.Non pas que nous soyons prêts a soutenir de gaité de coeur que plaie d\u2019argent n\u2019est pas mortelle.Le fardeau des impôts peut au contraire déterminer des souffrances très pénibles et des privations au sein de plusieurs classes de la population.Néanmoins, nous devons nous répéter qu2 nous sommes engagés dans une voie que nous n\u2019avons pas choisie, qui nous a été imposée par les cir-constanccs, et que nous avons dû opter entre la liberté et la servitude.M.Ulsley a répété que les dépenses de l'exercice financier qui se terminera le îU mars 1912 atteindront sûrement $2.700,000.-000, montant qui se décompose comme suit : $1.'100,000,000 pour la poursuite de la guerre, $500,000,000 pour l'administration civile et $900.000,000 de crcnlits a la Grande-Bretagne pour faciliter ses achats.Ces chiffres n'ont rien do définitif, ils ne représentent qu'une prévision que les événements jHuivent modifier.De toute façon, il est prudent de considérer que c\u2019est le minimum des débourses du gouvernement.L\u2019année prochaine, M.Ulsley a prédit une augmentation dans ces frais, qui seraient de $3,000,000,000.Il \u2022 vt cependant fort possible que le budget des dépenses soit encore beaucoup plus élevé, l\u2019ersonnc ne reprochera à M.Ulsley de vouloir dorer la pilule.II s\u2019exprime franchement, convaincu que ses concitoyens n\u2019atten-lient pas de lui une idylle, mais des réalités, hi dures qu\u2019elles soient à connaître.Où trouver les fonds ?U y a gros à parier que les impôts, quelques-uns d\u2019entre eux en tout cas, seront majorés.Cette hausse n\u2019atteindra pas tout le monde aussi cruellement, car il y a beaucoup de gens qui ont eu l'occasion d\u2019accroître considérablement leurs gains depuis la guerre, grâce à l\u2019activité des usines qui fabriquent des armements et diverses fournitures.Néanmoins, cet ac-t roissement des impôts nous obligera a diminuer notre train de vie.Ce n\u2019est certes pas la pire calamité qui puisse nous arriver.Le gouvernement fera encore appel aux économies du public par des emprunts directs et par la vente de certificats d'épargne de guerre.Ces différents modes suffiront-ils à procurer tout l\u2019argent nécessaire ?M.Ulsley ne le croit pas.C\u2019est pourquoi il indique qu\u2019il devra probablement en créer, ce qui signifie, dans la pratique, faire des emprunts à la Banque du Canada.En somme, c'est reporter à plus tard des échéances qui seraient présentement trop onéreuses.L'impôt est sans contredit le moyen le plus orthodoxe, mais il y a une limite qu\u2019aucun gouvernement ne |>eut dépasser, sans déterminer un appauvrissement collectif qui tourne au détriment de l\u2019administration.lx» ministre des finances a aussi annoncé la création prochaine d\u2019une commission d\u2019exportation et d\u2019une commission d\u2019importation.Depuis le discours de M.King, faisant part au publie tic la politique de contrôle et de stabilisation des prix et des salaires, des cercles financiers s'inquiétaient de la répercussion de ces décisions sur notre commerce avec l'étranger.Los deux commissions en question résoudront ces difficultés.I«i commission d\u2019importation se substituera aux marchands et achètera elle-même les produits etrangers et les revendra aux manufacturiers et marchands canadiens.Elle le fera souvent à perte, puisqu\u2019elle devra écouler la marchandise quelle se sera procurée à l\u2019étranger aux prix établis au Canada et qui dans l\u2019ensemble ne varieront pas.Cela vaut mieux toutefois que de perturber \u2019.\u2019équilibre des prix dans notre pays.Par contre, la commission d'exportation se livrera à l\u2019opération inverse.C\u2019est elle qui achètera des producteurs canadiens leur marchandise et qui la vendra à l\u2019étranger, bénéficiant à l\u2019occasion des prix plus élevés qui ont cours dans les différents pays.Les bénéfices d\u2019une commission compenseront-ils les.pertes de l\u2019autre ?U est difficile de le juger immédiatement.Quoiqu\u2019il en soit, le gouvernement croit plus sage de risquer un défi- Choses du temp Littératures canadiennes Nous croyons connaître les lettres de notre pays.Il estt toutefois erroné de le prétendre, si nous ignorons tout ce qu\u2019a apporté au trésor commun les Canadiens de langue anglaise qui vivent avec noua »ur !c territoire national et qui participent à la même vie commune.Eux aussi se sont penchés sur les légendes d\u2019autrefois, ils se sont particulièrement inté-reMés à notre passé français et s\u2019en sont même fréquemment inspires, iis ont traduit à leur façon les sentiments, les coutumes, les manières de penser U de vivre d\u2019une partie de la population canadienne.Il y a peu de livres anglo-canadiens qui aient connu une certaine vogue diet les Canadicna-I' rançais.Nous avons lu The Golden Dog, de William Kirby, et nous lisons dans les magasines le* nouvelles de Maso de la Roche.C\u2019est à peu près tout, à condition d\u2019ajouter à ce n.incc bagage les livres où M.Èîovey noua entretient de nous-mêmes et nous trouve d\u2019innombrables qualité*.C\u2019est bien insuffisant pour connaître les travaux littéraires de nos concitoyens.Il faudrait que nous remontions jusqu'au H\u2019acousfa de John Richardson et aux Saginge and Doingt of Sam Slick, de Thomas Chandler Halihurton.Au umps de la Confédération, il faudrait retenir le* noms de Sangster, de Mair, de C ameron, de 1) Arcy McGee, d\u2019Isabella Valancy Crawford.Parmi no» contemporains, il y a Grove, Laura Goodman Sai-verson, Goodridge Roberts, Nivcn, t allaghan, Lloyd Roberts, Audrey Urown, E.J.Pratt, etc.Quels sont le* Canadiens-Français qui connaissent d\u2019une façon un peu approfondie cette produettion littéraire ?Un critique, Lome Pierce, qui est l\u2019auteur d'u.i Outline of Canadian Literature, a établi un choix des oeuvres les plus représentatives de notre pays, de ces oeuvres que les étrangers devraient lire pour se former une idée sur notre peuple.Comme toutes 1* sélections, celle-ci est arbitraire et ne peut satisfaire tous les esprits.La voici cependant : Let Ancient Canadiens, do Philippe-Aubert de Gaspé, Trente Arpentt, de Ringuet, 7Vo Geiierationa, da Grove, The Golden Dog, de Kirby, les Morceaux choisis, par 1
de

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