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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
mercredi 10 avril 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1940-04-10, Collections de BAnQ.

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[" TARIF D'ABONNEMENT PAYABLE D'AVAXCE PAIE LA POSTE CanAdA is de dire leur mot quand le moment de la conclusion dt la plaix sera venu.L'envoi d'un ambassadeur extraordinaire est donc très habile du point de rue de la politique intérieurs.C\u2019est un atout dans In bataille électorale.Puis, au point de vue de la politique étrangère, le même périodique rapproche la mi»»lon Welle* det preoccupation* des neutre* et de l\u2019intention des Etats-Unis de prendre dès maintenant position pour jouer un rôle de premier plan le jour où il s'agira de rétablir la paix.La mission de .V.Sumner Welles nest pas motus habile sur le plan de la politique étrangère.Si des gens te trompent, aux Etats-Unis et en Europe, sur le caractère de cette mission, le president Roosevelt ne se fait, lui, aucune illusion sur les possibilités d\u2019une paix prematures que personnellement il ne souhaite certainement pas.Les actes de ta politique rt tes declarations officielles ne laissent aucun douta « cet égard.Dans est conditions, l\u2019initiative du president Roosevelt exprime d\u2019une manière concrète le sentiment général que les Etats-Unis ont conscience, quoique non-belligrrant.de faire partis de la grande communauté de TOccidcnt.Leur double qualité de neutres et de grande puissance mondiale les met dans l\u2019obligation d« maintenir wh conflict étroit et plein d\u2019inconnues dangereuses avec le vieux monde.Il s\u2019agit, en effet, de résoudre leur part det problèmes économiques qui restent posés aux neutres, et auxquels s'ajoutent toutes sortes de problèmes nouveaux de production, de transport, de financement, de change et d\u2019utilisation de Tor.Il s\u2019agit en outre de réserver le rôle important et délimité qui sera assigné eux Etats-Unis le jour oit le» vainqueurs prendront place autour du tapis vert.Ces préoccupations définissent très exactm ent la mission d\u2019in* formation de M.Sumner Welle».* * * dr se rfslistf.Il aurait rn o\"t>c me talrur symbo- | hque qui si ioit certain* aient fret appréciée des deux | cotes dt la Menthe.De* deux côtes de 1s Manche comme au»*i de* deux j côté» de l\u2019Atlantique et de Pacifique.Car ce projet de timbre franco-anglais nou* œmb\u2019.erslt incomplet si la circulation n\u2019en était «-tendue a l'Union pot-taie internationale.\u2022 \u2022 « Rendons i César.L'omi»»ioii d'une ligne a été cau*« que .a ptove.nance d'un uiticl* n'était pa» indiquée, hier, dan» la Rttue dee recurs.L'article M.1 abbé Henri 1 lou-tkr, mUaionnaire-coloniaaUur, cité «ou» cette rubrique «ur la cauir de l'échec de» colon» en Abitibi, provenait de VAetnalité icononoque.Où fut signée la capitulation Ln timbrs d# Tlnttnts cordials L'entente franco-anglai.-c sc manifeste sous toutes les formes imaginable*.D\u2019aucun* ne vont-ils pas jusqu'à proposer la formation d\u2019un parkment franco-britannique ?Ce projet paraitia irréalisable à plus d\u2019un.On peut douter de son opportunité.Dans chacun des pays il y a apparemment moins d\u2019unité parmi les élu» du suffrage que dans la nation elle-même.En France la majorité parlementaire reste à peu près au*si instable qu\u2019en temps de paix.C\u2019est après tout un indice que la situation c.»t loin d\u2019être angoissante dans ce pays où l\u2019union est spontanée même chex les politiciens quand le danger e*t imminent.La propagande ennemie ne saurait donc exploiter à son avantage la forte opposition parlementaire à laquelle doit faire face le gouvernement français.Mais elle ne manquerait pas de tirer parti de la moindre dissension qui sc pioduirait au acin d\u2019un parlement anglo-français.Ce projet, tout discutable qu\u2019il soit, révèle combien l\u2019entente anglo-française a pénétré dans les fibres des deux nations auxquelles notre pay» si étroitement lié.Ainsi le timbre qu\u2019elle se propose d\u2019émettre en commun sera-t-il le symbole de cette alliance, la plus profonde et la plus intime qu\u2019on ait encore vue entre deux peuples.Il en portera le message aux quatre coin» du globe et sera, sans bruit mai* van* relâche, la plus efficace de< propa gandes.Voici quelque* détails d\u2019un des projets «le timbre en commun tels que nous les fait connaître un récent numéro du Temps ; L'idée iTi'ii timbre frauco-uuglau continue de faire Tobjrt de Huygestions diccrsrn data tu / produire un joli dessin do M.Dennis Flanders sur ce thème.C\u2019est une vignette du format habituel des timbres consacrés au couronnement des souverains et aux jubilés.Une Britannia casquée et.une France sous 1rs traits dr Circs se font face, tandis que le milieu du timbre rit occupe par Tl/niou Jack rt le drapeau frirol'i>r t,lion s.Le huit sr détache Sir ru fond do fcuiltr i de r'ii'er rt ih lis.Eu haut ,i r,, bas on lit : \"Auglu-Frriich l'o.ihige / - d.\u201d et \u2022\u2022 Postes jianvo-onglniHcs I fr.Ji\u201d.Au lendemain de.l'élargissement dr.l'accord franco-britannique, la.création du timbre commun parait avoir de plan rn plus de charters de le général anglais avait étudi«- le» article» de la capitulation, «^u\u2019il avait annoté le «iocument.qu\u2019il l'avait définitivement r«*«:u avec la signature de M.de Vaudreuil.enfin, qu\u2019il en avait transmis un duplicata au désolé gouverneur.N\u2019eat-ce pa* tout ce que l'on peut accorder au soutien de la tradition ?Aux exploit- dramatiques mis su jour par det conteur*.fm-XIXe-siècle, c»t-il po-.ib!e d\u2019ajouter créance ?Mieux vaut donc ne pas innister.F.-Z.MASSICOTTE l Le BnlUt\" drs Rrrl errhrs historiques) VOL XXXVIII \u2014 No 6 set pièces quand il «'agit de nietti*- la mam r ir l'Autriche «t !a Tchéco-Slovaquie, -.lai- » pa actuelle m mal engagi-e.Il y a de la lonlu; on d'idée» dan- la place donnée h la K- \u2022\u2022mmandtre grand Loui« Fréchette trouve la matière d\u2019un poème épique qu\u2019il incorpore dan* »a Légende d un i>rnplr, bien qu il dise en note \u201cavoir recueilli ka faits de la famille Sauriol\u201d (c\u2019est ainsi qu\u2019il orthographie le nom).Le poète Fréchette débute comme Stanislas Côté, en situant la fameuse habitation, mais il n« s'accorde pas avec son devancier sur le* pcr*onnages.Sauriol père se prénomme Luc, c\u2019est un vieux traiteur et il n\u2019a avec lui que sa femme et son fils Jean.Pour le poète, le logis des Sauriol est \u201cpresque un petit manoir\u201d et c\u2019est en icelui que le marquis de Vaudreuil, non pas Lévis, «a capituler decant Amherst.Mais \u201cle père ni le fil» n\u2019avaient capitulé\u201d.Cette même nuit, Jean Sauriol attaque la cavalcade dea officiers anglais retournant a leur camp et le* \u201ccrible à outrance\u201d.Durant les trois mois suivant», l'hécatombe ne cesse lîas.Exaspéré, Amherst aurait une fois envoyé vingt soldats pour l'arrêter, il n'en revint que trois.Enfin, traqué en plein hiver dans s» cachette sur le mont Royal, le fougueux tirailleur fait sauter sa tanière et avec lui les cent hommes qui voulaient l\u2019arrêter.Ainsi durant 1 automne et l\u2019hiver de 176*), \u201cUn vaincu tenait seul une armée en haleine\u201d.Le poète avait donc eu des renseignement.-' plus précis que le romancier, ou bien, il avait plus d\u2019imagination.Quoiqu'il en soit, ces version* en pros» ou en vers sont toutes deux entachées d\u2019invention* fabuleuses avérées.Prenons d\u2019abord les personnage» ; ?)\tAucune famille Sauriol n\u2019habitait Montréal en 1760.Il y avait à Saint-Laurent, un Sorieul dit Sansoucy dont les descendants ont changé, longtemps ajjrè* la capitulation, leur patronyme en Soriol, puis Sauriol.?)\tAucun Sorieul, en 1760, se prénommait Antoine, Luc ou Jean ; aucun n\u2019avait épousé une demoiselle Lauson.Abordons maintenant la capitulation : Ni le commandant de* troupe», M.de Lévis, ni le gouverneur général, M.de Vaudreuil, ne sortirent de la villa pour aller signer la capitulation.On procéda de façon rationnelle, chacun en «csjjosition*.Reportons-nous au moi* de septembre 1760.Trois armées forte* de 16,000 hommes cernent Montréal.Le général Haviland est sur la rive *u«i du Saint-Laurent ; le général Murray entoure l\u2019est et le nord de la ville ; les troupes du général Amherst «ont campées à l'ouest, depuis la Pointe Saint-Charles jusqu\u2019à la montagne.Montréal n\u2019a que 3,500 soldats, peu de munitions, peu de vivres et les fortifications sont en mauvais état.Une disette règne dans tout le pays.Voyons maintenant ce que rapportent les document» français et anglais que nou.» allons fondre et résumer, car ils .-ont bien connu-.Le formidable effectif des conquérants est en place la 6 septembre.Fantassins^et artilleur.* pa\u2014 sent la nuit »ous les armes.Le 7 au matin, M.de Bougainville et un officier s* pré«entent au général Amherst.L\u2019entretien est bref.Il y » suspension d\u2019armes et M.de Vaudreuil, avec l\u2019as-entiment des dirigeant», fait soumettre un projet de capitulation.Le général Amhrnt écrit en marge de chaque article le refus ou l'acceptation entière ou partielle, puis le projet est renvoyé à la ville.\u201cM.de Lévis et les principaux officier» protestent avec rigueur contre un certain point.II» voulaient opposer une résistance «léscspéréc en vue d\u2019obtenir de meilleur.» conditions pour l'armée.\u201d Cependant, M.«le Vau«lreuil \u201crefusa dr sacrifier Tintrrit général dr la colonie au profil de Torgueil militaire drs officier*\u201d.Que serait-il arrivé «i la resistance avait été désespérés { Eglise, chapelle.*, couvents, hôpitaux et nombre de demeure.» pouvaient être démoli» par l\u2019artillerie de» assiégeants ; civils, vieillards, femmes, enfants auraient etc fauchés immanquablement.Lévis aurait-il alors obtenu ce que réclamait son \"orgueil militaire\u201d ?On peut en douter.ses Il est de» légendes qui agrémentent l\u2019histoire et on les accepte quoique fausse».Mais il en est d\u2019autres qu\u2019on devrait inhumer.Dan» les deux fiction» citées, on attribue un rôle absurde aux généraux.Pourquoi les faire rendre, la nuit, loin, hors de la ville pour signer la reddition, quand il est su que tout se passa différemment ?Pourquoi, en plus, cetfe folie de massacre dont aucun historien n'u parlé et qui aurait pu donner lieu à de sévères représailles ?» * \u2022 Assez sur cette question abordons-cn une autre.D\u2019où vient la légende ?Qu\u2019cst-ee qui a pu lui donner naissance ?Nous croyions qu'elle nVxistnit que ch«'Z no* compatriotes mais il n\u2019en est pa» ain-i.En 1922.un journaliste interviouait !«\u2022 marquant joaillier Henry Birk» qui fêtait -on H2c anniver-«aire «le naissance.Entre autres «ouvenirs, \u201cil racontait que ses parent» avaient demeuré en bordure du chemin de la C«\u2018>te-dcs-Nciges, via-à-vi» le réservoir de Wcstmount.En sa jeunesse, «lisait-il, il y avait une maison «le pierre où est le réservoir et il se répétait que c\u2019ctait dan» ccttc mnivon «iu\u2019avait été «iÿiiét\u2019 l:i capitulntion «le Mon'irai.!«' I septembre 1760\".La tia«iition, vei.- 1M0, devait c borner u r.ip-peler le fait -uivant : Amherst, durant l\u2019investissement «le Montréal, avait logo dan» la maison plus tard habitée par In famille Sauriol.C est la que L\u2019Amérique et la guerre \u201cVe», Sir, le» frontière» *ont le» ride» de l'Europe.Peut-être un jour s\u2019effareront-elles comme elles s'effacèrent du vi»ago de la nymphe Pomone, et «an» doute entrait-il dan* le* intention* du Führer de contraindre l'Europe a cette cure de rajeunissement.Elle eût perdu »c» ride», mai* elle fût devenue allemande, et ce «ju'clle veut, je p*r.»c, ccvt de rester européenne comme le» *!\u2022 d\u2019où vou* êtes mai» si vous avez de* doute* sur la cause du Sud pendant la guerre de Secession, je me change de le* disisper.\u201d Inutile.Je suis moi-même du Sud.\u201cNous avions dix mille fois raison, lui dis-je alors.Convenons, par consequent, que la proclamation des Etats-Unis d\u2019Europe serait suivie de guerres de secession a n\u2019en plus finir.\u201d Mais comme tous les théoriciens, il est intraitable.\u2014Ou l'Europe apprcndia qu\u2019elle doit s'unir, ou elle périra.\u2014Elle est en tiain de rapprendre bien douloureusement.Cette convor-ation a lieu dan- le chemin de fer qui m\u2019cmp«»rte vt»rs Charlottesville, en \\ irginie.Le marchand de journaux, «|ui circule de wagon en wagon, a entendu quelque- phrase* qui l\u2019intriguent; aôjtsi appuie-t-il ^ur le bra* «l\u2019un fauteuil son éventaire où le» revue* de cinéma voisinent avec le» tablettes de chocolat, le» orange» et les lames da rasoir.\u201dSay.demanda-t-il avec une familiarité démocratique, vou» y comprenez quelque chose à cette guerre ?Qu'e-t-ce qu'i!» veulent ?Vous ne le» croyez pas un peu fous, non ?\u201d Mon voisin aux longue» mou-taches fait pivoter son fauteuil face a la fenêtre et s'enfonce dans des pensées dont il ne dit rien.Quant a moi, je suis dispensé do répondre par une dame qui réclame de» pastille* de menthe et les Amours dr Valentino.et peut-être cela vaut-il mieux, car U n\u2019y a guère que l'Histoire qui puisse, un jour, satisfaire la curiosité du marchand de journaux.A Charlottesville, je vais d\u2019ab«ir«] faire un tour à l'Université, sou» le» colonnade.» doriques où Poe se promenait, voilà plu» d'un siècle, d\u2019un pas incertain, dit-on.Paix à la grande ombre titubante! Allons voir miss Harrison qui ne «\u2019est jamais grisée que de bonnes lecture» et de thé de Chine, et dont 1s maison honnêtes, du temps que je donnais de» leçon* it convaincu que le moment viendra tôt ou tard pouv son pays d\u2019intervenir «lans la lutte.Mais nous voudrions \u2014 disent-ils \u2014 qu\u2019on nous lai ât libres de juger nous-mêmes du moment le plus oppottun pour nous et pour la cause de l\u2019Occidcnt.Ont-ils tort ou raison de penser ain«i?J«* n'en décide pa*.Mais j'ai senti pré» «feux combien le tact est nécessaire.Leur position c*t pour ain*i «lire intenable.D\u2019où leur extrême susceptibilité.Il importe de ne pa* la blesser.On la blesse quami on leur reproche brutalement de \u201cnourrir le crocodile\u201d.11* sont uu>.*itol tente*, «le répondre que «i le crocodile a refait «es «lent*, cela n\u2019est pas précisément leur faut»'.Ainsi «le* « sprit naturellement orientés ver» nou- *c rosaisk-ent.*\u2022 guindent.brandissent contre nous une neutralité dont il» sont loin d'être fiera.Ou bien, ce qui n'o*t pa» moins grave, les mêmes esprits, amoureux «le ta France, glisseraient vite à une «li.-tinction entre ell«* et son alliée.Cet amour pour la France, il «\u2014t -«*n«iblc «lans le» propo* de ceux-la mime» qui critiquent le plu» vivement lis erreurs de notr«* |*oliti«jiie.Kn H«»lliirt«lr, vieux pay» «le f«*rtc» tradith'ti», ou plu- l'arclit* HUI «te lit Ville tic Motitréitl pour amender *n charte I»* Slnltit «12 Victoria, chap.,r.X et le» différent» Stn-tutn qui l\u2019amendent, sera présenté pour élude A la Législature do Québec, le Village Incorporé de la Céto St-Luc ftrmnudern un amendement aux fin» de faire abroger avec i>ffet rétroactif t\u2019ar-II,-le r.| du chapitre \"*> du Maint 22 V.» i l'nrllelo i»s du chapitre 103 \u2022lu Statut I Hen.VI.Montréal, 2 avril 1040.MARIER.DEÇA R Y A- DECARV.Procureur» «lu Village Incorporé de la t.\u2019ôle St-Luc.Georges Gariépy, tailleur bien connu «lu Nord de la ville, produira une défense lors de son examen volontaire devant le juge Gustave Marin, le 16 avril.Le provenu, taillé en hercule, subissait son enquête judiciaire hier, devant ce tribunal, pour avoir battu un fils d'Israël nommé Hyman Wiseman, 5137, rue Jeanne-Mance.Le plaignant, appelé par son avocat.Me Sy-mour Fenster, relata longuement que le soir de l\u2019élection du 26 mars, ou plutôt le matin du 27.à l'heure du loup, Gariépy sortit d\u2019un restaurant, à l\u2019angle des rues Laurier et Du Parc, et heurta le témoin en lui criant: \u201cGj-t the hell out of the way\".Et Sire W N soman «le répondre : \u201cÜ.K.wise guy .Cette réponse aurait eu un effet de mitrailleuse sur le faciès du pauvre piéton.Wiseman, avec un symbolisme touchant, parla «h* sa lèvre fendue, de son oeil nu beurre noir, de dix jours de travail perdus, etc., jusqu au moment où Me Paul Dalmé, avocat de la défense, jeta une «louche d\u2019euu froide sur son témoignage en demandant: \u2014N\u2019est-il pas vrai que vous avez qualifié Gariépy d\u2019e.de.ch.^censuré deux fois).Wiseman, scandalisé, proteste ct jure sur la Bible qu\u2019il s\u2019est contenté de l\u2019appeler \u201cWise guy\u201d (les deux termes diffèrent légèrement).La poursuite fait entendre ensuite le docteur Louis Goldman, 5125, avenue du Parc, qui fait presque mourir de douleur le pauvre Wiseman, parle «l\u2019un «M*il au \u201cblanc sanglant\", avec possibilité «le fracture du crâne et même de cécité plus complète encore que celle de Tobic si le mal avait empiré.Le juge Marin, toujours sur le qui-vive demande à ce stage: \u2014En un mot, Wiseman avait un oeil nu beurre noir, un vrai ni plus ni moins.\u2014Mais il reste la cicatrice à la le-vre inférieure.\u2014Elle disparaîtra avec le temps, comme le reste, conclut le tribunal.Et voilà ! Un expert en \u201ccriminologie\u2019\u2019 était prêt à parier après l'audience que si Gariépy prouve au juge Marin que Wiseman l\u2019a appelé t disons le mot tout bas!, il a mille chances Le jugement lui donne raison en partie, en disant ; \"Le demandeur prétend qu'il s'agi».*ait d\u2019une intersection où la vitesse doit être réduite à huit milles à l'heure et .-\u2019appuie sur la section 41; la section 41 ré/ère au croisement des chemins.Cette règle s\u2019applique-t-elle lorsque le chemin ne traverse pas l\u2019autre dans toute sa largeur mais y aboutit seulement?E*t-ce là un croisement de chemin?Le tribunal n\u2019a trouvé aucune décision à ce sujet, excepté quelques décisions américaines dans Berry, mais qui ne sont pas convaincante*.Le tribunal est porté à croire que lorsque l\u2019on rencontre un chemin ou une rue qui ne croise pas la route que l\u2019on suit niais y aboutit seulement, si cette route ou ce chemin est à notre droite, les règlements de la circulation ct de la vitesse s'appliquent.L\u2019on doit protéger sa droite: l\u2019automobile qui vient de ce chemin de droite à droit de passage en vertu du paragraphe 7 de la section 36, l\u2019on ne doit pas dépa.-.-er la vitesse permise au croisement des chemins.C\u2019est élémentaire.Ce règlement est fait pour lu protection du public; mais lorsque ce chemin ou cette route que l\u2019on rencontre aboutit simplement à notre route, ne la croise pas, ne débouche pas à notre droite mais à notre gauche et qu\u2019à notre droite il n\u2019y a aucun chemin, ce règlement doit-il s\u2019appliquer?Nous ne le croyons pas.Le règlement qui dit que l\u2019on doit protéger sa droite d'abord ne peut s\u2019appliquer, puisqu\u2019il n'y a aucun chemin à droite.L\u2019.tutomobile doit-elle ralentir à huit milles à l\u2019heure, même quand le conducteur s\u2019est assuré qu\u2019il n\u2019y a rien à gauche, nous ne le croyons pas.Le danger ne peut venir que de gauche et ne peut être grand car celui qui vient de gauche doit évidemment modérer lorsque son chemin se termine et aboutit à l'autre, et qu\u2019il doit nécessairement virer là.\u201d \u2019 Un autr* point D'ailleurs, en l\u2019occurrence, le défendeur ne serait pas responsable même s\u2019il devait modérer, car la vitesse n\u2019a pas été la cause de l\u2019accident et, en ces circonstances, la vio lation d'un règlement ne peut onga ger la responsabilité.En effet, de di rc le jugement en rappelant la jurisprudence sur ce point, \u201cle fait de ne pas observer un reglement ne peut constituer une négligence ou imprudence, si cette vitesse n\u2019est pas la cause de l\u2019accident.\u201d L\u2019honorable juge Letourneau, dans cette cause de Plouffe et Plouffe vs MacKenzie (1643 C.B.R., jgt 30 nov.1939), dit: \u201cTout en reconnaissance que les appelants ont, en l'occurrence, contrevenu aux statuts, d\u2019abord en excédant la vitesse autorisée de trente milles à l\u2019heure, ensuite en ne ralentissant pas à seize milles à l\u2019heure et, enfin, en empiétant de 18 à 24 pouces sur la ligne médiane de la route, il me faut reconnaître qu\u2019aucune de ces fautes statutaires n'a eu, avec l\u2019accident dont il s\u2019agit, une relation de cause à effet.\u201d \"L'honorable juge Barclay déclare ce qui suit: \u201cThl* provision i.» one of those unfortunate clause which, if strickly complied with, would cause a series of disasters.If a man driving on a public highway where the speed limit is thirty miles an hour suddenly reduced to sixteen miles every time he saw another car coming, he would he considered a public nuisance deur a démontré qu acte d\u2019aucune négligence et consequence, la Cour rejette l\u2019action avec dépens.Numéro 180581 C.S.Mt.) Mes Montgomery, Mc Michael et cic occupaient pour la défense._ Une jeunesse qui a le vin \u2018\u2019coupant\u2019\u2019 ______________ John Roy s\u2019empare d'un long couteau à pain et blesse deux copains de chambrée frais ou.à défaut, à une peine «le prison de 30 jour».Trois amateurs «le ce jeu défendu »'en tirèrent avec chacun une amende de $10, frais inclus.La descente avait été effectuée par l'inspecteur Lucien Lemieux, «le ja police judiciaire provinciale, »ur l\u2019ordre «le l'inspecteur spécial Louis Jargaillc.MESSIEURS.FAITES VOS GAGEURES.L'inspecteur spécial Loui* Jargaillc continue sa campagne contre le- tripots.Hier encore, il citait a la barre «les inculpés, devant le juge Rodolphe De Serres.M.Trudeau, 1003 est, rue Sainte-Catherine, et six amateur» du sport des rois surpris a faire courir les chevaux des pistes américaines, et Tom Shay, 1866, rue Wellington, ce dernier avec treize \u201cclients\u201d.Les deux tenanciers s\u2019avouèrent coupables ct le tribunal imposa à chacun une amende do $100 et les frais ou.à defaut, une peine de prison de deux mois.Les vingt joueurs durent laisser chacun la somme de $15 au Trésor.iti»>!i»! t'ariiln.il, »'poti\\ «!«\u2022 Ht>*a «Slroux.Kun» i .till»» \u2022\u2022 matin A réalise 81-Jac-i|U»'-' A * li.'iir» \u2022 IM lit:.A M.intr.al, te 7 avril, âgé il.71 nus.»-i .l.lll»é, autrelol» tnar»'lian»»l« «le .i tinn, époux d\u2019AIblna Boyer, Pu» nériilll» * \u2022\u2022 innihi A IYkIIm' St-Vlnccnt WriH i A s lieiirc* Ml lit r.A l.' nmu ull.7 avril.A l\u2019An»' »!«' S'1 ntl'».«.'I «lécétlée* Mme Nfèl ImiIiii»-.n».- Mélina Charron, r\u2019unérnll-le* »\u2022\u2022 matin n :\u2022 It.L\"».lit « lll>\\i:\\l .\t\\ Verdun, le k Nul le lirilltnfw > ntnnlcmf»vy|n tn»>i»hrdt avril A l\u2019Att» «I» \"\u2022.'» nti-.est décédée Mme Alfie»! I \u2022ucli» Mie.iti.n- » Adrienne Pair»-liai*.Km».'« an sale n mortuaire t\u2019ri;»'l Itourelé.r.:.:.l\t\\V.llliiKt.m.Eunérallle* \u2022 but de cotte loi est d\u2019assurer la nomination d\u2019un contrôleur à la Coopérative Fédérée de Québec.Il est très important pour les cultivateurs qu»' Coopérative soient gens et la dépréciation de la machinerie, mais ne doit pas réclamer le mérite de la fondation de cette institution.Il dit que l\u2019idée de ccttc mine-école a été fournit» à l\u2019U.N.par le ministre des mines de la Nouvelle-Ecosse, l\u2019hon.M.Dwycr.Le député de Matane rappelle aussi les $101),-000 donnés annuellement à l'université Laval pour une école supérieure «les mines, mais le président «lu oo-, mité lui «lemandc «le s'eu tenir au c'est l\u2019arche d\u2019alliance entre l'employeur et l'employé.(Long» applaudissements à droite).La loi des contrats collectifs a été passée en 1935, à la gloire du parti libéral.On n'avait pas le droit de la saboter.C\u2019est ce que l\u2019U.N.a fait.En vertu du contrat collectif, si un entrepreneur ne payait pas les salaires décrétés, le comité paritaire avait le droit de poursuivre l'entrepreneur et «le faire rembourser les employés.Or, le bill 19 dit qu\u2019aucun décret \"ne s'applique ou ne s\u2019est appli«]ué\" au gouvernement et à ses entrepreneurs.Des causes intentées par M.Hector Perrier et M.Roger Brossard, avocats au Barreau de Montréal, ont été annulées par cette loi qui ren-«lait inopérante une législation, à l'honneur du parti libéral dans tout le dominion.Le ministre dit qu'il a fait enquête auprès d'employeurs pour savoir ce que les ouvriers avaient perdu par le bill 19, dans le domaine de la construction.M.ROCHETTE \u2014 Dans le district de Québec, 1,350 ouvriers, couverts par les conventions collectives, ont perdu en salaires entre $300,000 et $100,000.n»s entrepreneurs du gouvernement ont empoché cotte somme.Une réclamation pour l'inviter à venir parler nu publie nioutn niais «les pays dont il a été beaucoup «lUistion a début de la guerre « t qu\u2019on 111 coimait «|u'impar-faiU'im nt.Le «listiugué visiteurs profitera «le son bief 1 jour à Montréal pour visiter «|U« \u2019«ni« s écoI«*s et this priruipales institutions d'enseignement.Le pnilY «\u2022m «ie géographie à l'Université «le Raima « t venu en Amérique prinetpali ment pour donner «les cours il'ete .1 l\u2019Université il*.Ualifornie, a Lo.- Aiige.O', Il y a étu-«lie les problème' «le geographic po-litiipie de l\u2019Erope.Depuis l'automne, il a été rett iui aux Etats-Unis ,oà ou lui a di'iiiaudé
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