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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
mercredi 23 novembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1938-11-23, Collections de BAnQ.

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générale métallurgie, employés dans 1a région du Travail, irrité de constater que le de Montréal inaugurera la semaine internationale du Cancer gouvernement de M.Edouard Daladier prend des mesures énergiques et a même recours à la force pour arrê-! 1er une vague menaçante de désordres sociaux, a annoncé, ce soir, qu\u2019il : avait décidé d\u2019envoyer à toute* les J unions ouvrières qui lui sont affiliées Paris 22 (PC-Havas) _______ Un sa- \u2018*f* instructions précises, relatives à rant canadien, le professeur J.-E.Gen- l'organisation «\u2022\u2019une grève monstrueu-dreau, directeur de l\u2019Institut du Ra- »* «jj» ¦fêtera tout le pays et a la- } quelle participeront 5,000,000 de tra- La lutta s'organisa de Lille et de Valenciennes, ont voté, ce soir, en faveur d\u2019une grève d\u2019occupation qui commencera demain, dans leurs usines, toujours pour protester contre l\u2019attitude de M.Daladier .Dans les milieux ouvriers du nord de la Frilnce, on assure que cette décision constitue un véritable défi que les travailleurs adressent a M.Daladier qui a détruit la loi de la semaine de quarante heures, dans le but d\u2019accélérer la production française.Dans la journée.M.Daladier a dressé aux préfets de tous les départements du pays l\u2019ordre de mettre immédiatement fin aux occupations L\u2019enquête fait plus que protéger l\u2019intérêt public Le colonel Ralston dit que rien ne justifie les accusations du colonel Drew Contrat modifié 5 fois dium et des recherches sur le cancer .\t, de l\u2019Université de Montréal, va pro-.va,''eur* noncer, demain, à la Sorbonne, où la ' Le congrès de la Confédération a semaine internationale de la lutte con- | adopté, la semaine dernière, à Nan- tre le cancer sera inaugurée, une .tes, une résolution, autorisant la gre-\t.allocution dans laquelle il fera l\u2019éloge ve générale, ce qui était un premier d usines a mesure qu elles se produi-de Pierre et de Marie Curie\tmoyen de protester contre les nou- ront.Demain matin, la police entend U professeur Gendreau parler, de- \"*« ««ets-loi, de M.D.l.dler et ér.euer des usines de Den.in-An.in vant une assistance particulièrement distinguée puisque parmi scs auditeurs se trouveront le président de la République, M.Albert Lebrun, les ministres de l\u2019Education et de l\u2019Hygiène et tous les membres du corps diplomatique.\"Je projette, a dit le professeur Gendreau dans une interview qu'il r.accordée à Havas, de souligner, dan* ma causerie de demain, les résultats immenses de la découverte du radium, faite il y a quarante ans, par les Curie.Je montrerai aussi la conception actuelle que l\u2019on a du radium et qui vient directement des recherches effectuées par les Curie particulièrement contre ceux qui abolissent la semaine de travail de quarante heures.M.Léon Jouhaux, président de la C.G.T.avait alors prédit que si cette menace ne produisait aucun effet, elle serait mise à exécution.Le comité exécutif de la C.G.T.se réunira de nouveau vendredi pour fixer la date à laquelle la grève devra commencer.La confédération générale des fonctionnaires, imitant la C.G.T.a aussi donné instruction à tous ses membres de s\u2019unir aux ouvriers pour protester publiquement contre le pro- M.Gendreau paria aussi du travail i flamme économique du gouvernement.(Suitt page eept) D'autre part, les représentants de 5,00o grévistes qui y font de l\u2019occupation.a a * Paris, 22.(P.A.)\u2014 A la veille des importants entretiens anglo-français qui commenceront, lorsque M.Neville Chamberlain et lord Halifax viendront rencontrer à Paris, MM.Edouard Daladier et Georges Bonnet, la France et l'Allemagne ont échangé, aujourd'hui, des assurances de paix.Dans les milieux officiels, on assure que ces paroles bien intentionnées, prononcées, à Berchtesgaden, quand M.Robert Coulondre, le nouvel ambassadeur de France à Berlin, présenta ses (Suite page eept) Ottawa, 22.\u2014 \"L'enquête telle qu'elle se poursuit, non seulement protège l\u2019intérêt public, msis va beaucoup plus loin que d'habitude pour en arriver à la certitude que le fabricant n\u2019a pas obtenu d'avantages irraisonnables.'\u2019 C\u2019est ce qu\u2019a déclaré, aujourd'hui, devant 1s commission d\u2019enquête, le colonel Ralston, conseiller du gouvernement.Le colonel, répondant aux accusations lancés la veille par le colonel Drew, a dit qu\u2019il n\u2019y a rien qui justifie ce dernier \"de dire que l'hon.lan Mackenzie et le général Laflèche ont conspiré pouÉ tromper le premier ministre\".\u2022 Le premier ministre, au contraire, a été continuellement tenu au courant de ce qui se passait au moyen de mémoires adressés au secrétariat d\u2019Etat aux affaires extérieures.L\u2019hon.juge Davis dit que, pour lui, il n'y avait qu\u2019une seule question à résoudre: \"Qu'est-ce que le mini* tre savait et qu\u2019aurait-il dû savoir?** Le colonel Ralston répondit que cela n\u2019était pas si facile que cela.\u2014SI un ministre, dit-il, attache trop d'importance aux questions de (Suite page eept) L« major Hahn réclama des dommages on justice Toronto, 22.(P.C.) \u2014 Le major James E.Hahn et la compagnie John Ingliss> Limited ont déposé des brefs, aujourd'hui, devant la Cour Suprême, réclamant des dommages du colonel (icorge A.Drew, de H.Napier, de la MacLean Publishing Company et de Floyd S.Chambers.Le colonel Drew est l\u2019auteur de l'article qui a amené l\u2019enquête sur le* mitrailleuses Bien.La MacLean Publishing a publié l\u2019article et le Financial Post l\u2019a reproduit.M.Moore est le rédacteur en chef do la revue MacLean et M.Chalmers, le rédacteur en chef du Financial Post.Tokio recevra une autre note des Etats-Unis Des nazis menacent d'user du sabre et du feu contre les juifs Allié du Japon, le Troisième Reich ne se gêne pas pour armer les Chinois Londres, 22.(P.C.-Havas) \u2014 Dca rapporta japonais à l\u2019effet qu\u2019un navire anglais a décharge, aujourd'hui, à Rangoon, Birmanie, une cargaison de munitions destinée à la Chine, a soulevé de grands éclats de rire, dans les milieux maritimes bien informes de la capitale anglaise.On y assure, en effet, que le cargo ainsi mis en cause est bel et bien allemand.Dans les mêmes milieux, on ajoute, d\u2019ailleurs, que l\u2019armateur ou le capitaine d\u2019un navire anglais a le droit d\u2019accepter une cargaison de munitions destinée à la Chine, puisqu\u2019il n'y a pas de politique de non-ingérence au sujet du conflit sino-japonais.Toutefois, la Grande-Bretagne s\u2019abstient d\u2019encourager ce commerce.Scion l'agence de pree.-e japonaise Domci, 6,000 tonnes d'avions de guerre, d'armes et de munitions, prises dans j le port soviétique d\u2019Odessa, ont été déchargées, aujourd\u2019hui, par un car- j go anglais à Rangoon.Ce matériel j doit être transporté à Mandalay, puis 1 de là dans le Younan en Chine.On attend quatre autres cargos comme j celui-là à Rangoon, avant Je 31 dé-1 cembre, poursuit la dépêche japo-1 naise.On dit à Londres que l'itinéraire du cargo anglais dont Domei ne donne pas le nom est celui du vapeur allemand \u201cBertram Rickmers\", parti de Hambourg.Ce navire transporte une cargaison d\u2019explosifs fabriqués en Allemagne et destinés à la Chine.Le ministre de la Propagande, M.Goebbels, avertit Londres de laisser le Reich régler seul ses propres problèmes.s\u2019il veut obtenir l\u2019amitié des najcis \u2014 Chiffres intéressants sur la forfrjhe des juifs allemands Coup brutal porté à la raligion hébraïque Révolte d'un groupe de mtés contre M.Imredi dépi Les Hongrois sont mécontents de l\u2019attitude de son gouvernement sur la question de la Ruthénie La cabinat an dangtr Budapest ,22.(P.A.).\u2014 Soixante-et-un membres du parti politique qui appuie le gouvernement du premier ministre hongrois, M.Bêla Imredi, ont abandonné, ce parti, aujourd\u2019hui, parce qu\u2019ils trouvent que le gouvernement y va trop mollement dans le maniement du problème de la Ruthénie.On considère qu\u2019à la suite de cette démission en bloc, la position politique de M.Imredi est devenue précaire.Les dissidents qui l\u2019ont lâché sont mécontents de la modération dont il fait preuve depuis quelque temps, dans les demandes qu\u2019il a présentées h l\u2019effet que l\u2019on donne h la Hongrie, la Ruthénie, province la plus orientale de la Tchécoslovaquie.On dit maintenant que devant l\u2019attitude du Troisième Reich qui a bien fait comprendre à la Hongrie que la Ruthénie devait rester a la Tchécoslovanuic, Budapest ne demande plus que très modérément qu\u2019un plébiscite soit tenu en Russie snbearpathique, afin de déterminer si ses habitants veulent rester tchécoslovaques ou redevenir hongrois.Cet échec de la Hongrie a eu pour effet d'affaiblir le gouvernement de M.Imredi.Il parait maintenant évident que la Hongrie n'aura pas la Ruthénie et qu\u2019elle est même menacée d\u2019avoir à graviter prochainement dans l\u2019orbite du Reich.Bratislava.Tchécoslovanuic, 22.(P.A.).\u2014 Le gouvernement de la Slovaquie autonome a menacé, aujourd\u2019hui do saisir le* propriétés îles citoyens hongrois qui vivent sur son territoire si la Hongrie met à exécution la menace qu\u2019elle a faite de renvoyer en Slovaquie les colons slovaques qui se trouvent sur le territoire qu\u2019elle vient d\u2019annexer.\u2014 \u2014 ?183 réfugiés juifs Winnipeg, 22.(P.C.)-Un groupe do 183 réfugiés juifs allemands se dirigent actuellement vers Vancouver, où ils s\u2019embarqueront pour 'Australie et la Nouvelle-Zélande.Lts manufacturim Canadians protégés Ottawa, 22.(P.C.)\u2014L« miais-tra des Fiaaacst, l\u2019hon.Chariot Donning, a attnro lot ntannfae-tnriort, ca soir, qaa dans lot cat oà la tarif denaniar da 3 poor cant nst anlaaé tnr lot produit* manufacturât importât dot Etats-Unis, la taaa tara antti anlcvâa tnr Itt matières pro* mièros qui entrant dent la fabrication da cas predaiti.Ca sont lot fabricants d\u2019on-tillages agricoles qne cotte déclaration interfile la pins.Berlin.22.(P.A.) \u2014 DAS SCHWARZ KORPS, la joaraal dao trenpet d\u2019élite dot chemisas noires aasias, prédit, ca soir, qna les Jnifs allemands tarent annihilés \"par la fan et par la sabra\u2019\u2019, si, an perdant lenrs ri-chasses at on devenant une population de criminels, comma j c\u2019est leur habitude lorsqu'ils sont privés da leur argent, ils ne sortaient pas asset vite éa Troisième Reicb: \"Notre Rsich d'ordre, si la criminalité juirs augmentait, dit la feuille natie, n'hésiterait pas à sa défaire ée la pègra juive par la fan al par le sabra, comme il s'est déjà és-fait da sas éléments criminels.\u2019\u2019 C *\t« Berlin.22.(P.A.) \u2014 Le Dr Paul- nazie continue de s'attaquer rageu Joseph Goebbels, ministre de la Pro-lsement à Londres et à Washington M.Hans Dieckhoff fait ses adieux à M.Cordell Hull L\u2019ambassadeur allemand aux Etats-Unis ne sait pas quand il reviendra Washington, 22.(P.A.) \u2014 Le Dr Hans Dieckhoff, ambassadeur du Troisième Reich & Washington, est venu saluer, cet après-midi, M.Cordell Hull, secrétaire d\u2019Etat de la république américaine, avant de partir pour l\u2019Allemagne où le gouvernement d\u2019Hitler l'a rappelé afin d\u2019obtenir de lui un rapport de première main sur ce que l'on appelle, a Berlin, l\u2019attitude étrange du president Roosevelt et des autres hommes d'Etat américains au sujet de la campagne antisémilique qui se poursuit actuellement en dedans des frontières allemandes.L\u2019ambassadeur nazi a déclaré aux journalistes qui l\u2019interrogèrent qu\u2019il avait fait simplement ses adieux a M.Hull et qu\u2019il ne lui avait remis aucun message de son gouvernement.M.Dieckhoff a aussi déclaré qu\u2019il ne savait pas encore quand il reviendrait aux Etats-Unis.Il doit s\u2019embarquer, vendredi, à New-York sur le paquebot allemand qui le conduira dans son pays.On croit que M.Hugh Wilson, ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, arrivera à New-York, jeudi.pagande, a déclaré, ce soir, à 2,000 propagandistes du nazisme de la région de Berlin, que les Allemands se devaient plus que jamais de ne pas céder, un .pouce de terrain sur la question juive.Il profita de cette occasion pour avertir la Grande-Bretagne que si elle désirait l\u2019amitié du Troisième Reich il fallait absolument qu\u2019elle cesse de s\u2019ingérer dans la politique intérieure de l\u2019Allemagne.\"SI les Anglais, a-t-il dit à ce sujet en faisant allusion à la séance des communes d\u2019hier, au cours de laquelle les nazis furent violemment critiqués, veulent se rapprocher du peuple allemand par une amitié solide, ils ne doivent pas faire dépendre cette amitié des circonstances où se trouve la politique intérieure de notre pays.La conduite des Juifs elle-même nous oblige actuellement à trouver une solution rapide et radicale au problème que leur présence chez noua nous pose.Les Anglais disent: \"Au coprs des cinq dernières années vous avez ignoblement maltraite les Juifs.Mais les Juifs que nous avons appauvris, dépossédés de leurs biens, volés en un mot, possèdent encore soixante pour cent des propriétés à Berlin.Les Juifs allemands ont encore un capital de 8.900,000,000 de marks ($3,200,000,-000).Cela signifie que la nation al lemandc, scion la règle du pourcentage, devrait avoir un capital de 900,-000,000.000 de marks ($360,000,000-000).Mais le peuple allemand ne possède qu'une fortune nationale de 200,000.000,000 de marks ($80,000,-000,000).Cela signifie donc que les Juifs sont proportionnellement près de cinq fois plus riches que les Allemands après cinq ans de régime national-socialiste.Il est impossible de bien faire connaître ces choses à l'étranger.A New-York, par exemple, où il y a deux millions de Juifs, comment pourrait-on être convaincu que l'Allemagne a raison.Il ne faut donc 1 pas s'étonner de la réaction anti-allemande qui se fait actuellement dan* la métropole américaine.De plus New-York ne constitue pas les Etats-Unis.Il y a dans tous les peuples de l'antisémitisme, car les Juifs eux-mêmes se chargent de le provoquer là où il n\u2019existe pas.\" Berlin, 22.(P.A.) \u2014 En dépit du fait qu\u2019il a maintenant la certitude de s'aliéner la sympathie d\u2019importantes parties des populations de la Grande-Bretagne, dos Etats-Unis et de la France, le Troisième Reich poursuit toujours aussi activement sa campagne antisémitquo.Les Etats-Unis lui ont demandé, cet après-midi, l\u2019assurance que cette campagne n\u2019affecterait pas les Juifs américains qui vivent en Allemagne, mais la presse pour la façon dont ils traitent le problème juif allemand.Entretemps, le Dr Paul-Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, a annoncé une nouvelle série d'assemblées populaires, qui seront tenues, au cours de l\u2019hiver, pour familiariser la population allemande avec ce que les leaders nazis appellent la menace que les Juifs font peser sur la civilisation.Dans les milieux autorisés, on dit que le gouvernement allemand a interdit, aux Juifs, d\u2019assister à toute cérémonie religieuse autre que celles du mariage et des funérailles.L\u2019organisme du parti nazi qui s'oc- Washington entend avoir les mêmes droits commerciaux que le japon en Chine Washington, 22.(P.A.)\u2014 Dans le but de bien faire comprendre son attitude au Japon sur la question des intérêts que les Etats-Unis ont en Chine, 1* département de l\u2019Etat du cabinet Roosevelt semble se préparer, ce soir, à adresser une nouvelle note au gouvernement japonais pour le mettre en demeure de respecter les droits des Américains qui sont actuellement en Chine.La dernière note que Tokio a adressée à Washington a été considérée par M.Hull comme moins que satisfaisante.Elle a rejeté, en effet, toutes les demandes des Etats-Unis, en déclarant que les idées et les principes du passé ne s\u2019appliqueraient plus désormais en Extrême-Orient M.Hull a dit, cet après-midi, aux journaliates que cette attitude du Japon venait directement en contradiction avec l\u2019attitude que les Etats-Unis ont adoptée à l'endroit de la Chine depuis les débuts de leur histoire.On croit que, désormais, le Japon qui a garanti n toutes les nations étrangères des droits commerciaux égaux en Chine ne se considérera plus lui-même, comme il l\u2019avait fait jusqu\u2019ici, comme un Etat etranger, lorsqu\u2019il s\u2019agira pour lui de commercer avec la Chine.Me Joseph Sirois^e Québec succède à l'hon.juge Rowell Comme président de la Commission d\u2019enquête sur les relations provinciales avec le Dominion.\u2014 Démission de M.Rowell comme président et juge en chef d\u2019Ontario Eloges de M.King Me Joseph Sirois, N.P., de Québec, l\u2019hon.M.Dysart, premier-ministre; a etc nommé, hier aprè;-midi.prési-J l\u2019hon.M.McNair, procureur général; l\u2019hon.A.-O.Taylor, ministre de dent de la Commission royale d'enquête sur les relations economiques des provinces avec le Dominion, en rem pincement de l\u2019hon.Newton Ro- l\u2019Agriculture, et l\u2019hon.M.Jones, conseiller juridique de la province auprès de In Commission.« Ha 'Al if Mr Joseph Strain, N.P.(Photo CANADA).well qui a résigné ces fonctions en même temps que celles de juge en chef de l\u2019Ontario.De passage à Montréal, M.le notaire Sirois n\u2019a voulu que très brièvement commenter la nouvelle qu'une Vendredi, la Commission Sirois recevra l\u2019hon.Sénateur Karris qui viendra parler nu nom du gouvernement provincial de Colombie-Britannique, Lundi, ce sen; nu tour de la province dépêche d'Ottawa devait confirmer du Manitoba qui enverra à la Com- dans la soirée.Le nouveau président a fait des éloges de son prédécesseur en disant qu'il l\u2019admirait surtout pour In lucidité de son esprit légal, pour sa grande courtoisie et son affabilité.\"Nous espérons\", ajoute-t-il, \"produire un rapport définitif de notre enquête au cours de l\u2019hiver prochain.Il reste à faire un travail considérable\u2019\u2019.Fartant de Montréal pour Ottawa, aujourd'hui même, M.Sirois recevra pendant quelques jours des délégations provinciales qui soumettront à la Commission des rapports complémentaires de l'enquête q u i s\u2019est d\u2019abord poursuivie sur place au cours de l\u2019année.Demain, à Ottawa, la délégation du Nouveau-Brunswick comprendra mission l\u2019hon, M.Bracken, son premier ministre; l'hon.M.Gai son, son trésorier, et M.Isaac Pitblado, son conseiller juridique, M.Sirois était membre de la Commission depuis environ un an, ayant été nommé wi remplacement de l'honorable M.Thlborfeàiî-Tlinfrot.Depuis quelque temps déjà, il présidait officiellement la Commission royale en l\u2019absence de M.Rowell dont l\u2019état de santé laissait n désirer.M.Sirois nous n aussi fait l\u2019éloge de se» collègues MM.John W.Dafoe, de Winnipeg; le professeur R.-A.Mackny, de l\u2019Université Dalhousie, d\u2019Halifax; le professeur Henry F.Angus, de l\u2019Université do Colombie- (Suite page eept) Bande internationale d\u2019espions arrêtée au Danemark [Son chef était un Allemand Des avions anglais faraiant une anvoléa au Canada, on 1939 (Suite page sept) Ottawa, 22.(P-C.) \u2014 La loi.¦Lire da U Défense, l\u2019Hon.M.Mackenzie, a dit.c« soir, qu\u2019il serait heureux que des avions de la Royal Air Force fassent l\u2019envolé* Angleterre-Canada, en 1939.Le ministre* de la Défense commentait uma nouvella du \"London Daily Mail\u2019\u2019, qu\u2019un* en-voln dm ce genre aurait Heu avant ou pendant la visita da Leur* Majestés au Caaada, l\u2019été prochain.L'achat d\u2019un« auto no pout fair* part» d'un# promofta do mariog* Edmoatoa, 22.\t(P.C.)\t\u2014 MU* Annie Shapka, âgée de 22 ans, d\u2019Andrew, a perdu un* action en dommages de $3,000, perce qu\u2019ell* avait mentionné dans se poursuit* qu* G*erge Woychenko, âgé da 58 ans, lui avait promis d\u2019acheter une automobile, avant qu\u2019elle se marie avec lui.Le juge A.-F.Ewing, da la Cour suprême d* l\u2019Alberta, a déclaré que cette exigence d* sa part détruisait U promesse d* mariage.et elle surveillait les mouvements des navire?dans la mer du Nord Le désastre de Castries fait au moins 150 morts Un second éboulement se produit et ensevelit dans la vase un autre groupe de manoeuvres.\u2014 Certains observateurs croient qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un phénomène d\u2019origine volcanique Villagti évacués à la hâte Castries, Ste-Lucie, Antilles anglaises, 22.(P.C.) \u2014 On estime, ce soir, que les éboulemcnts qui ont lancé des tout.Il pleut sur l\u2019ile depuis trois semaines.On commence à croire qu\u2019il est LE ROI CAROL IRA A BERCHTESGADEN milliers de tonnes de terre, délayée par des pluies très longues, contre montagnes l*s accidents so sont deux villages de cette lie du groupe produits est l\u2019une des plus pittores-dcs îles du Vent, ont fait, au moins,1 ques des Antilles anplaises.Les indi- 150 morts.Des sauveteurs, ayant de !\trapportent qu H?Ffondernent ,\t.\t.\t.\t.\t.\t.\t.\tsourd\tprécédé chaque\teboulemcnt.La la boue et\tde I eau\tjusqu a\tla\tcdn-,\tgtatjon météorologique de la Marti* turc, continuent de\tfouiller\tla\tvase\tnique\tavait, samedi\tdernier, averti maurtrière pour en sortir les cada-.jcs populations qu\u2019il fallait s\u2019atten-vres qui s\u2019y\ttrouvent\tencore.\tjre à\tdes désordres\tsismiques lundi ou mardi.Cela confirmerait la théorie de certains observateurs qui donnent au sinistre une origine volcanique.Il est impossible de connaître exac tement le nombra des morts, à cause de la nature de la catastrophe et de la confusion qui règne dans la région.50 cadavres mutilés, les uns à un point qu\u2019il est devenu impossible de les reconnaître, furent retirés de la masse de terre boueuse qui s\u2019abattit, hier soir, du haut de la montagne qui domine les deux villages détruits.On compte actuellement 23 blessés.Un second éboulement qui s\u2019est produit, aujourd'hui, a enterre de nouveau presque tous les cadavres rc L\u2019Alberta veut vendre plut de charbon eu pays Edmonton, 22.(P.C.) \u2014 On a adopté une résolution, aujourd\u2019hui, à l'Assemblée legislative de l\u2019Alberta, soulignant lu nécessité pour lo gou-tirés de leur tombe et y a ensevelijvernentent fédéral d\u2019adopter des me-un groupe de manoeuvres.\tsures pour accroître la vente au C\u2019a- Tous les villages situés le long demain du charbon de l\u2019Alberta, la montagne, sur une distance de huit; La résolution note que le nouveau milles, ont été évacués, aujourd\u2019hui,,traité de commerce accorde une rc-sur l\u2019ordre des autorités alors que duct ion des droits sur le charbon biles pluies continuent et que les ébou-! lumineux et l'anthracite importés des lements se multiplient un peu par- Etats-Unis.Berchtoigadon, 22.(P.A.) \u2014 Le roi Carol d* Roumanie el I* priiic* héritier Michel, eoa file, ¦ont arrivée en Allemagne, aujourd\u2019hui, après avoir rendu officiellement viaite a Londres et à Parie.On s'attend à ce qu\u2019ils soient reçut, d\u2019ici quelques jours, par le chenceliar Hitler lui-même, dans sa désormai* fa-meui* villa de Berchtesgaden.Bien que dans les milieux officiels nasit, on ne semble attacher que tree peu d\u2019importance à cette visite que le roi Carol ferait au Führer, de nombreu-rumeurs veulent qu'elle ait pour résultat d\u2019améliorer considérablement lea relations germano-roumaines.L'hon.Patenaude demeurera «n fonctions jusqu'à la fin de U visite royale Ottawa, 22.(P.C.) \u2014 Les lieutenants-gouverneurs dont le terme expire avant la fin de la visite des souverains anglais demeureront en fonctions jusqu\u2019à ce que le roi et la reine aient quitte le Canada.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé, ce soir, le premier ministre, le T.Hon.Mackenzie King.Cette décision prolonge le terme de deux lieutenants-gouverneurs : l\u2019hon.E.L.Patenaude, de la province de Québec, et le gouverneur do l\u2019Ilc-du-Princo-Edounrd, l\u2019hon.George De Blois, Danois impliqués Copenhague, 22.(P.A.) \u2014 Troi* Danois et neuf étrangers, dont au moins quatre Allemands, ont été arrêtés au Danemark, après que la por liee _ eut découvert qu'ils faisaient partie d\u2019une bande internationale d\u2019espions.Les agents ont déclaré quo le chef de cette bande, qui avait pour fonction de renseigner le Troisième Reich sur les mouvements des navire* et des avion* dans les eaux danoises en temps de guerre, était l'ancien capitaine de vaisseau allemand Horst von Pfiugk, âgé de 49 ans, çt correspondant,- à Copenhague, du journal berlinois Boersvn Zeitung.Harttung et son frère Heinrich furent accusés, en janvier 1919, d\u2019avoir participé à l\u2019assassinat des leader's socialistes Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg.Us furent acquitté*.Les communiste» se vengèrent en 1920, en assassinant Heinrich Harttung.Horst, craignant le même sort, prit la fuite et alla se réfugier en Suède.Il en fut expulsé parce qu\u2019on lui reprochait d\u2019y faire la contrebande des armes.Il »r rendit ensuite à Oslo, Norvège, comme correspondant de presse.Toutes les arrestations ont été effectuées secrètement par In police.vendredi et lundi.Un épicier allemand et son fils ont été pinces n Scuw, le point le plus au nord du Danemark d\u2019où l\u2019on peut facilement observer la mer du Nord.Le quatrième allemand incarcéré est un professeur d\u2019automobilisme.Parmi les trois Danois impliqués dans cette affaire, on remarque un directeur diC banque, un professeur de sculpture et un clerc employé dans un grand bureau d\u2019avocat.La police a déclaré que cette bande ne travaillait pas contre le Danemark et qu\u2019elle ne semblait pas vouloir mettre la main sur les secrets navals et militaires de ce pays.On croit qu\u2019elle avait pour but de renseigner Berlin sur les mouvements de la flotte anglaise.D E U X CAPITALES MENACEES PAR LES JAPONAIS EN CHINE Shanghaï, 22.(P.A.).\u2014 Les ar-\u2019.'s japonaises du centre île la Chmn ont puissamment consolidé toutes \u2019e* no.-.itions qu\u2019elles occupaient sur les fronts des provinces de l\u2019Hounan et du Kiangsi.i LE CANADA-MONTREAL.MERCREDI 23 NOVEMBRE 193S VOL XXXVI \u2014 No 196 journal du matin Jlrn br, ,j# ^ Hru** Canadlrnn# Urmbn à* l'Audit üuftar ol Circulation» U t «nad» tt\\ Irrprin,* pat |( CompatcnU d« Publication do Caaada.LmiitN au numéro II ouaot rua Saint*Jacqu«a.k Montréal liédacteui en chef : Eustacbc Lotellici de Saint-Just mi:h(\tua mi« ümiiiii: io:m Sur quelques aveux de M.William Tremblay 1930, pu i.sso .s\u2019exprimer par ces souls mots: Ottawa 11\u2019a pas voulu V Du l< r janvier 1936 au :il octobre 1938, le gouvernement d\u2019Ottawa a payé ii lu province de Québec, comme contribution à la lutte contre le chômage, une somme totale de $21,6*17,017.80.qui se décompose comme suit : Octrois i\" \u2022 \u2022n.ïiic'j* |l'**\u2018-si8tance.\t$17,210,025.00 Secoun 'i-rect?(»v*vfrt l\u2019institution des (xti ois meniuels) .\u201824,970.78 Travaux publica .I,07.'J,8.'H.:I2 IMnccnant agricole d'-s chômeurs ,,\tlG2,871.!i2 Aide à I* .Icuncssf.86,227.47 Autres et.* reprise* pi'ovincialeh .\t108,485.8d $21,667,017.80 M.William Tremblay, dont l'astre est depuis longtemps en éclipse totale, à Montréal, 8>st risqué, lundi soir, à affronter le public.Il avait choisi >on terrain : la retraite relativement sûre (in Club ouvrier de Maisonneuve, où il put parler devant un auditoire stylé, réuni la «\u2018il service commandé par les soins de son ami, le barbier Bellemarc.D comté ch* Maisonneuve, fief de M.Tremblay, e>t le théâtre, depuis 1936, de travaux dits de chômage qui donnent lieu a une honteuse exploitation électorale du pat rouage.Chargé de l\u2019administration de ces entreprises, dans la province, M.Tremblay a tou! trurdé pnflr lui.Il a agi de telle façon que 1rs députés des comtés voisins de Mercier et de Sainte-Marie, M.Candide Rochefort et M.lirégoire Bélanger, se sont, en manière de protestation contre cet état de chose, séparés de leur parti.< \t Juillet, août et «eptembre 1938 \t\t$ 2,345.107.01 2,597,524.70 2,029,284.20 1,874,485.58 1,884,936.12 1.891.233.43 1,907,341.26 Pensions aux aveugles\t$14.529,912.31 Octobre 19-17 à septembre 1938 .\t189,474.44 \t$14,719,386.78 Voilà donc ce qu'Ottawa \u201cn\u2019a pas voulu\t faire\" ! En 19.T6 et en 1937, le gouvernement fédéral a offert loyalement sa collaboration à l\u2019administration provinciale, en matière de travaux de chômage.La Province avait la liberté de choisir l\u2019endroit et la nature des travaux cju\u2019cllc désirait entreprendre afin d\u2019atténuer le chômage.Cette responsabilité était laissé au ministère provincial du Travail, à qui le pouvoir central versait sa contribution de 50 pour cent.Il arriva ce qui ; devait arriver.M.William Tremblay fit exécuter la plus grande part des travaux dans son comté et confia l\u2019embauchage des travailleurs à son organisateur électoral, qui en fit une affaire de favoritisme.Les petites fêtes et les contributions des ouvriers M.Duplessis a été mis au courant de cette situation, d\u2019abord par les autres députés de Montréal et ensuite par de nombreuses lettres que lui ont adressées les électeurs de Maisonneuve.Los \u201cfêtes\u201d organisées à tout bout de champ, à leur profit, par les contre-maitres des travaux de chômage sont devenues, dans le comté de M.Tremblay, un moyen courant de soutirer aux travailleurs une ristourne sur leurs salaires.\u201cNe faites plus de ces fêtes\u201d, demande M.Tremblay, \u201cparce que chacune fait l\u2019objet de lettres adressées au premier-ministre, qui s\u2019entassent sur son bureau et où l\u2019on dit que ceux qui travaillent pour le gouvernement sont obligés de contribuer des trente sous s\u2019ils ne veulent pas être congédiés.\u201d Devant cet aveu du ministre du Travail n\u2019est-il pas naturel de rappeler qu\u2019il n\u2019y a pas de fumée sans feu ?M.Tremblay a-t-il oublié que M.Bellemare s\u2019est fait offrir, il y a quelques mois, une luxueuse automobile qui a été achetée avec le produit de souscriptions recueillies parmi les ouvriers de Maisonneuve, ceux-là mêmes à qui M.Bellemare avait le pouvoir d\u2019accorder ou de refuser des emplois ?Québec n\\ l'accord pas retpeefe L\u2019accord conclu entre Ottawa et Québec stipulait, relativement à la main d\u2019oeuvre, qu\u2019au moins 50 pour 100 des travailleurs occupés aux travaux de secours devaient être recrutés parmi les chômeurs assistés.Il stipulait aussi catégoriquement qu\u2019aucune distinction injuste en matière d\u2019affiliation politique ne devait être établie relativement au recrutement de cette main d\u2019oeuvre.M.William Tremblay n'a pas respecté cet accord.Une lettre du ministre fédéral du Travail, Thon.M.Rogers, adressée, le 24 mars 1938, à un député de la province de Québec, disait à ce propos : Oti ruprrnit qu'nvrr i*n pertnnnel cont/rftrnt d\u2019ivD-peclinn il Mirait pn»»ihlr de faire observer ers dispositions de l'accord qui, onus nvo»s la conviction, vous intéressent tons profondément, IjC ministère, durant h saison des travaux, a maintenu n pcrsonnrf d'inspection s)iffisaminent nombreur j>nur assurer l'application de ces disjm-sitions de l'accord, mais ccs précautions ve nous : donnerait fias entière satisfaction, non plus d'ail-I leurs qu'a fous les dr/stetés de la province, et nous avons reçu rt continuons de recevoir de nombreuses 1 plaintes a er sujet.Le gouvernement fédéral et let travaux de chômage Il fallait s\u2019attendre à voir M.Tremblay attaquer le gouvernement d\u2019Ottawa.Il n\u2019a même pas su le faire avec habileté.Xous avons offert à Ottawa, dit-il, de contribuer HO p.c, fin eoût dus travaux pdb/irs et de payer ni plus 1rs frais d'administration.On n\u2019a pas voulu uoiis entendre.Sous avons alors offert, sur l\u2019accu-satios de patronage qu'on nous faisait, de contribuer quand même 50 p.c., mais dr tolérer tout le patronage qu'OttaU\u2019a voudrait faire, de lui laisser nommer des inspretrurn, et à la condition qu\u2019on supprime tout srcours dans Québec.Ottawa n\u2019a pas voulu.C\u2019est à la suite de cet essai loyal de collaboration, dont M.Tremblay ne voulut profiter que pour favoriser son parti, que le gouvernement fédéral refusa de renouveler, en 1938, l\u2019accord qui existait depuis 193G.\u201cOttawa n\u2019a pas voulu\u201d, parce que le ministre du Travail de la province de Québec avait fait preuve de mauvaise foi.C\u2019est ce que M.Tremblay n\u2019a pas dit à son auditoire du marché de Maisonneuve.M.Tremblay s\u2019exprime comme si le gouvernement fédéral avait refusé de contribuer au soulagement du chômage dans la province de Québec.\"Ottawa n\u2019a pas voulu\", dit-il, et il ne dit que cela.Personne ne s\u2019attend à ce que M.Tremblay fasse preuve de plus d\u2019in-tclligencc que ne peut en avoir un marchand de boudin, mais ne pourrait-on s\u2019attendre, meme quand il pratique la politique comme il l\u2019entend.à un minimum (J'hoiinéiolé de sa part?Est-il vrai que la contribution du gouvernement fédéral au soulagement du chômage, dans la province de Québec, depuis M.William Tremblay est boucher.C\u2019est un métier qui n\u2019est point sot mais où il peut se trouver de sottes gens.Boucher, M.Tremblay doit savoir que l'honnêteté, dans le commerce du boudin et du suif, exige qu\u2019on donne le poids et la mesure.Il n\u2019en va pas autrement en politique.Personne ne peut prétendre s\u2019y faire un nom propre en trichant Promu, par un inquiétant hasard du suffrage populaire, aux hautes fonctions de ministre, notre chevalier du hachoir continue de faire de la politique comme il la pratiquait i au temps où il trônait derrière son étal.Son discours de lundi soir a pu lui paraître habile par «es réticences et ses omissions.Ne pas révéler tout ce que la franchise et la droiture dictent de dire, c\u2019est sans doute, aux yeux de M.Tremblay, faire preuve d\u2019une grande finesse.En langage de boucherie, velu s'appelle ne pas doniK r le poid .besé'ect cuis de Mah'oniuuiv r- savent < e qui attend les vendeurs rie saucisse qui mettent le pouce su r la balance.Le notaire Sirois succède au juge Rowell M.le notaire Joseph Sirois, qui exerçait déjà, depuis plusieurs mois que le juge Rowell est malade, les fonctions de président suppléant de la Commission royale d\u2019enquête sur les relations économiques des provinces avec le Dominion, a été nommé hier président de cette Commission.L\u2019hon.M.Rowell, incapable de poursuivre son travail, a démissionné.Personne ne niera que le gouvernement fédéral a été bien inspiré en faisant cette nomination.M.le notaire Sirois est un homme d\u2019affaires.Il possède aussi une excellente réputation comme universitaire.Il enseigne, on effet, depuis vingt-huit ans, à la faculté de droit de l\u2019Université Laval, dont il est le secrétaire.Nous le félicitons de l\u2019honneur mérité qui lui échoit et nous sommes assurés qu\u2019il terminer^ avec succès l\u2019importante tâche entreprise par le juge Rowell.Sa nomination comme président ne fait que reconnaître la prudence dont il a fait preuve dans l\u2019exercice difficile de ses fonctions depuis qu\u2019il a la direction de fait du travail de la Commission.que des amateurs, dans quelques professions it dans la plupart des metiers.Les compétents sc font rares et les chômeurs nombreux.Car le public n'est pas si bête que d\u2019ignorer les \"compétents\u201d et d'encourager les \"incompétentE\u201d.I.c conseil du fabuliste reste toujours vrai : \"Travailler., prenez de la peine, c\u2019est le fond qui manque le moins.\u201d On ne classe pas les chômeurs en savants et en ignorants, parce que ce serait arbitraire.Comptez cependant les chômeurs qui possèdent vraiment un art ou un métier ; vous verrez qu\u2019ils sont rarissimes et qu\u2019ils ne restent pas chômeurs bien longtemps à moins qu\u2019ils ne soient victimes d\u2019une funeste passion.Les métiers Choses du temps 'La Pension Voider\u201d Des milliers de Canadiens français écoutent tous les soirs, à sept heures, l'oeuvre radiophonique qui s'intitule : La Pension Veldrr, et qui leur est présentée aux frais du Canadien Pacific, au poste CBF de Hadio-Canada.L'auteur de cette oeuvre vivante est M.Robert Choquette, le poète du très beau Metropolitan Muséum et de In Suite maritime qui paraîtra bientôt, l\u2019auteur du Curé de Village dont M.André Maurois a célébré les mérites dans l\u2019un des plus grands quotidiens de Paris.Dans le Curé de Village, M.Choquette s\u2019affirmait déjà un créateur inouï, en ce sens qu\u2019il nous découvrait l'humour canadien-français, pittoresque et dru, définissant les hommes, les gestes et les choses d\u2019un trait net, vigoureux et amusant.Rappelons, par exemple, le mot du petit gars qui voit une jeune fille marcher à pas hâtifs : \"Cette pauvre Mlle Chose, dit-il, elle se presse tellement qu\u2019on dirait qu\u2019elle veut sc dépasser\u201d.La Pension Velder nous définit, dans le meme esprit, un milieu canadien-français et cosmopolite de Montréal.On constate que M.Choquette connait la ville aussi bien que la campagne.Chaque personnage de cette Pension Velder a son caractère propre, son style, son langage, sa manière d\u2019être.L'écoutcr parler, c\u2019est le voir vivre.Nous croyons que Robert Choquette a perfectionne à un point que nous ne pouvions imaginé, \u2014 sans doute unique en Amérique, \u2014 la littérature radiophonique.Les créations de l\u2019auteur, en ce domaine, ne sont pas seulement de l\u2019ordre littéraire.Si M.Choquette écrivait en anglais, son programme serait l\u2019un de ceux que l\u2019Amérique du Nord écouterait le plus volontiers.Il a inventé le dialogue intérieur : un débat entre le personnage en câtoe et la voix de sa conscience.Il a imaginé des effets splendides pour lier les scènes les unes aux autres ; ainsi l'ascension de l'escalier du premier et du second étages de la pension Velder indiquée par l\u2019exécution de deux gammes de tons différents sur un xylophone, l\u2019un bas et l\u2019autre élevé.La Pension Velder place Robert Choquette au premier rang des créateurs de l\u2019art radiophonique, même parmi les Américains.Les haines nationales Les événements qui viennent de transformer la carte d\u2019Europe et dont les répercussions laissent plusieurs grands pays dans un désordre plus ou moins apparent ont fait réfléchir bien des hommes sur les causes d'une telle situation.Et si l\u2019on fuit la somme des sentiments exprimés sur l'étut actuel du monde occidental, on s\u2019aperçoit, sans surprise, qu\u2019il faut surtout déplorer l'affaiblissement, depuis plus d'un siècle, du sens aristocratique, effet suprême de la culture.A ce propos, Gucrmantcs rappelait, ces jours derniers, dans le Figaro, un passage singulièrement significatif d\u2019une conversation de Goethe et d'Eckermann: \"La haine nationale, disait Goethe, est une haine particulière.C\u2019est toujours dans les régions inférieures qu\u2019elle est lu plus énergique, la plus ardente.Mais il y a une hauteur à laquelle clic s\u2019évanouit: on est là pour ainsi dire au-dessus des nationalités, et on ressent le bonheur ou le malheur d\u2019un peuple voisin comme le sien propre.\u201d On peut reprocher à une telle élévation de pensée de procéder d'un idéalisme peu compatible avec les problèmes présents.N\u2019est-cc pas que ces problèmes sont ceux d'un monde déspiritualisé, où toute noblesse risque sans cesse d'être broyée?Ce n\u2019est pas tant par la politique qu\u2019il faut chercher à apaiser les haines et à promouvoir la paix; c'est surtout par la culture, qui donne à l\u2019homme le respect de ses semblables et qui tue les systématisations.On n\u2019est jamais trop vieux si.Il n'était pas question de la crise économique do 1930, lorsque M.Edouard Montpetit enseignait aux Canadiens français \"le culte do la compétence\u201d.Les événements des huit dernières années feraient de M.Montpetit un véritable prophète, s\u2019il avait formulé ses conseils en langue anglaise, dans certains journaux de New-York ou de Chicago.L\u2019éminent secrétaire de TUniversité de Montréal a vu clair.Les années de crise ont démontré l\u2019absolu vérité de son enseignement : il n\u2019y n pas (sauf de très rares exceptions) de chômage pour les hommes qui ont su sc rendre nécessaires, qui possèdent n fond les secrets d\u2019un métier, d\u2019un art ou d\u2019un ordre particulier de service.L\u2019homme compétent n\u2019est jamais un chômeur, à moins que son caractère et ses moeurs ne soient point à la hauteur de sn compétence.M.F.R.Clarke, directeur du Protestant Employment bureau de Montréal, affirmait, lundi, (pie les gens sans compétence particulière sont déjà trop vieux à quarante ans pour trouver un emploi rémunérateur, alors que l\u2019individu connaissant un métier à fond ou spécialisé en telle branche de l'industrie, des finances ou du commerce peut facilement obtenir un emploi rémunérateur, meme à l\u2019àgc de 72 ans.Le malheur «le noire époque et (1rs hmnmc: dassc-ncige spécial qui leur aidera i débarrasser la voie de la neige qui t'accumule souvent en très fortes quantités dans les passes des Rocheuses.P.CARTES ROUSSI ON N ILL IS AVOCATS Cxoffrim O Prud'homnw AVOCATS et PHOOUKEUKS Aimé Oeoffrlon, cr.J.-Alex Prud'homme, c.r.C.-Antolne Oeoffrlon, L.L.U , Pnul-S.Malor.B.A.LL.B.112, rue Saint-Jacquet lél.i HArbour 8IT7 .MONTREAL Adresse télégraphique: Oeoffrlon Tdldphono H Arbour 0123 BRAIS & CAMPBELL AVOCATS «t PROCUREURS r.-PHlL,IPPB BRAIS, C.R.A- J.CAMPBELL L.P.d* GRANDPRB Edifie# Banque Royale 360 ouost, ruo St-Jacquea MONTREAL Le peu d\u2019honnêteté d\u2019un entrepreneur Joseph Perron, entrepreneur en construction, 6887, rue De Laroche, accusé par le comité conjoint de l\u2019Industrie du bâtiment d'avoir, le 18 juillet 1938, violé la loi I, George VI, chapitre 49, en acceptant une remise de salaire de trois de scs employés, Camille Faquin, Paul Sweet et Wilfrid Larosc, était condamné hier au maximum de l\u2019amende prévue par la loi, soit $20 et les frais ou, h défaut, à une peine de 15 jour», par le juge Jules Desmarais.Ce tribunal donna raison à la poursuite, représentée par Me Roger Brossard, et n\u2019hésita pas à déclarer: \u2014ta preuve démontro que Perron avait un système organisé pour sc faire rembourser une somme de 15 cents de l\u2019heure pour toute une semaine, après avoir payé ses ouvriers sous enveloppe avec en marge le prix fixé par la loi.Le prévenu est allé jusqu\u2019à menacer de renvoi ceux qui ne lui remettaient pas ainsi une partie de leur salaire.Un entrepreneur h\u2019a pas le droit de se rembourser ainsi et je n\u2019hésite pas à dire que ce geste n\u2019est pas honnête.tionnnires, ceux du \u201ccoin\u201d et ceux de l'antichambre, mais il appartenait à la correctionnelle de nous faire connaître le \u201craseur\u201d mobile, dans la personne de J.Massicotte, 728, rue Green, traduit hier devant le juge Maurice Tétrcau, par Me Lucien Bourbonnais, avocat du comité conjoint ties mnitres-barbiers et coiffeurs, sous l\u2019accusation peu banale d'avoir barbifié ses semblables on allant de porte en porte offrir la douceur de son blaireau et la touche impeccable de sa lame.Dommage que le prévenu n\u2019ait pas vécu à Venise, comme l\u2019a souligné la poursuite nu tribunal, parce qu'alors il aurait pu sc servir d\u2019une gondole comme salon de coiffure.C\u2019est l\u2019un des premiers cas du genre.Le juge Tétrcau imposa une amende de $5 et les frais ou, à défaut, une peine de huit jours pour protéger la confrérie des figaros d'une concurrence déloyale.Et puis c'est mal choisir l'époque, à la veille dos élections municipales, pour aller \u201craser\u201d les gens chez eux, alors que cela se fait dans toutes les salles.Quatre autres barbiers : G.Ménard, 4854.rue Saint-Denis ; Albert Rrisebois, .360 est, rue Laurier ; Oscar Leduc, 1972 ouest, rue Notre-Dame, et Georges Lcbcl, 5116, boulevard Saint-Laurent, ont avoué des \u201ccoupures\u201d des prix fixés par la convention collective des maîtres-barbiers.Le juge Tétrcau les a condamnés à une amende de cent sous et les frais ou, à défaut une peine de huit jours.L\u2019un des prévenus admit, avec une franchise poignante, que sur deux coupes de cheveux, on une semaine, il eut le malheur d\u2019en donner une à l\u2019un des inspecteurs du comité.Et voilà comment.mais au fait il n\u2019y a rien de bien drôle là-dedans.Poires au panier pour H.Loisellc La liberation île Jean-Paul Denis Un escroc de belle envergure Le prévenu, accusé d'homi-qui avait trouvé \u201csa voie\u201d , eide involontaire, est exo* en promettant des tavernes EFFETS VOLES \u201cAU VOL\u2019 ROBERT TASCHEREAU, LL.D.c.r.AVOCAT Chambro 1022 Troasportatioa Bnildiag Tel.» MA.6446 |\tMoatréal Tel.i BE.1088 \u2022 Casier PoeUl 2886 Vi«n, Faribault «t Trudtau AVOCATS THOMAS VlfcN, O.H.M.P.LEON FARIBAULT.C.R.MAURICE TRUDEAU.LL B.Suite 1025 IMMEUBLE TRANSPORTATION 132 Ouest, ruo St-Jacquea Montréal Delisle Martel, 21 ans, 248 rue Slc-Marguerite, et son complice, Jean St-MartSn, 19 ans, sans adresse connue, ont été condamnés à trois ans de détention au bagne hier, par le juge en chef Gustave Perrault.Cas criminels avaient cambriolé des wagons du Réseau national et ils avaient un moyen ingénieux de la faire: celui de sauter à bord d\u2019un convoi pour ensuite jeter le long de la route quantité de marchandises, spécialement entre Montréal et Cornwall.Mc Auguste Augers représentait la poursuite au procès.Pratique condamnable La pratique de certains créanciers d\u2019écrire des lettres aux patrons de leurs débiteurs aux fins d'obtenir un paiement quelconque, a clé sévèrement condamnée, hier, devant l'iion.juge Aliieu Forest, de In Cour supérieure, par M.Laurcdanl Lavergne, assistant-inspecteur du département des incendies.Celui-ci a institué une action en dommages de $199 contre son locateur, M.Edouard Trudeau, parce que ce dernier a écrit une îot-tre à M.Honore Parent, directeur des services municipaux, au sujet des difficultés qu\u2019il avait à percevoir son loyer.La lettre, d\u2019après M.Lavergne, aurait été communiquée au chef Car-son et une enquête aurait été faite sur la conduite du demandeur.\u201cC\u2019est une pratique condamnable qui ressemble à de l\u2019intimidation et devient par conséquent défendue par le code pénal\u201d, déclara le demandeur par la bouche de son avocat.\u201cJe sais qu\u2019elle est courante pour les employés du gouvernement fédéral où le .salaire ne peut pas être saisi, mais ell
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