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Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents.

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal,1903-1953; 1954
Contenu spécifique :
samedi 13 août 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada nouveau
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Références

Le Canada, 1938-08-13, Collections de BAnQ.

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n\u2019ait pas en mains l\u2019autorité et les moyens de u1 faire.Si M.Duplessis a empêché que la grève des ouvriers de la Dominion Textile se termine heu- j r-usement pour ces derniers, s\u2019il n\u2019élève pas à un \u2019 liveau convenable le salaire minimum auquel ils ; >nt droit, s\u2019il ne fait aucune démarche pour priver rette compagnie des exemptions de taxes dont elle , jouit injustement, ce n\u2019est pas qu\u2019il n\u2019en a pas les moyens.C\u2019est qu\u2019il ne le veut pas.La seule expli- cation possible de l\u2019émoi qui agite le gouvernement quand les compagnies textiles sont attaquées et de l\u2019indifférence avec laquelle il accueille les revendications raisonnables des ouvriers, c'est que, en effet, il est maîtrisé par des industriels san- scrupules et richissimes.M.Duplessis a peur d'eux.Une telle révélation sème le désarroi chez les conservateurs de l\u2019Union faussement appelée nationale et l\u2019on s'y débat comme diables dans IVsu bénite.L\u2019organe officiel des purs, le Journal de Québec, s\u2019i l porté, mardi, dans un article aussi naïf qu\u2019injurieux pour les ouvriers, h la défense de M.Tremblay.M.Maxime Raymond a montré que les profits accumulés en vingt an* par la Montreal Cottons s\u2019élèvent h plus de quatre fois la mise de fonds, profits affectés à améliorer l'outillage de façon à diminuer la main d'oeuvre et distribués en dividendes aux actionnaires, alors que la moyenne du salaire annuel qu'elle paye a ses ouvriers ne dépasse pas |300.\"Le cas de la Dominion Textile est encore plus scandaleux, dit M.Raymond.Les actionnaires (.) qui ont inve*tj $600,(100 en 1906 ont reçu à date (.), en dividendes, $11.-37,000 et ces actions ont une valeur d\u2019apr*- l\u2019actif de $17,161,168.\" Et le député de Reauharnois de conclure : /¦.\u2019 fore rie l'attitude actuelle de M FVair Gordon, diiitt l\u2019indu-fri, rit de pririleffCM tpériaux qui lui permettent de rtalieer dru profit» tcandalcux, letqiiel» proviennent de tare» intjioscr» au publie couHonumiteur, et qui, eu retour, refuse de iceon-nait.i l'obligation primordiale d'une telle indu»-trie, garnir: donner du troernl rrgnlirr et pe.per lui salaire raisonnable a l'oir rire, car ee qui compte pour l'ouvrier, c'e»t rr qu\u2019il peut gagner au cours dr l'annrr (.), je n'hésitr pa» a dire qu\u2019il n'g a qu'un remède efficace pour le ramener à la raison, c'est de demander au gouvernement provincial (.) d'exproprier l'usine dr ert compagnies.Tels sont les propos de M.Raymond qualifiés de révolutionnait « h par M.Tremblay, comme si ceux qui tiennent volontairement le peuple dans la misère n\u2019étaient pas les principaux agents des révolutions.Tel est l\u2019état de chose condamné par les chef* des syndicats catholiques, qui s\u2019étonnent et s'irritent de l'attitude indifférente du gouvernement dirigé par M.Duplessis.Or le Journal intitule son article de la façon suivante : Où le» chef» des syndicat» catholique» veulent-ilt donc en venir ! 11 faut être hostile aux ouvriers opprimés pour laisser entendre que les syndicats catholiques veulent obtenir autre chose que la juste rémunération du travail et le respect dr l\u2019ouvrier.Après les révélations de i'en-quétc Turgeon et le di-cours de M.Raymond, on ne peut concevoir pareil entêtement « défendre la Do-minion Textile et se* subsidiaires que si l'on imagine les motifs le* moins avouables.Le Journal s'attaque particulièrement à M.(«é-lard Ricard, qui a répondu a la déferne de la Dominion Textile faite par M.William Tremblay.\"L\u2019incident qui a provoqué cette sortie, dit notre confrère, n'est pas d\u2019une très grande importance.\" Souligner l'exploitation odieuse de centuims d\u2019où-vrit rs, mettre a jour les manoeuvres frauduleuses d\u2019industriels in-atiables, c\u2019est là, d'après les jour-nalistes de M.Duplessis, un acte de peu d\u2019importance.Demander que l\u2019Etat mette fin a une telle situation en expropriant «les usines, si aucun autre moyen ne réussit a le faire, c'est, répète le Journal à la suite de M.Tremblay, du \"pur communisme\".\"Que demandent les ouvriers ?ajoute l'organe officiel de M.Duplessis.Deux choses: d\u2019être payés raisonnablement et d'être traités comme des hommes.C'est ce que le gouvernement veut obtenir, sans recourir a la nationalisation.\" Mensonge.M.Gérard Ricard reproche précisément au gouvernement de ne sévir d'aucune façon contre les industriels du textile, de ne rien faire i n faveur des ouvriers, alors qu'il pourrait agir.Et il s'appuie, pour attaquer le gouvernement, sur les parolee* du ministre du Travail qui a déclare lui-même que le gouvernement provincial est lié au point de ne pouvoir faire entendre raison a l\u2019industrie textile.la* Journal dit encore : Paire qu\u2019on ministre te drelarr oppose à la théorie du dc/iutr federal I,\u2018a y moud, comment M.l'icard peut-il en déduire i/ur le goiiirrncment Ihiplessis est hostile aux syndicats, qu'il favorise le» compagnies du textile et qu'il est sympathique nu mauvais capitalisme f On dirait que certains chefs du syndicalisme catholique cherchent continuellement u attaquer le gouvi mentent.(.) .1 en juger juir la conduite de certains île leu s chefs, on dirait que les syndicats sont devenus un parti politique.M.Tremblay qui taxe de communisme les ouvriers syndiqués mécontents de gagner $300 par année dans une industrie extraordinairement prospère, est-il un ami de ces ouvriers ?Le gouvernement, qui «ié-fend cette industrie et pretend ne rien pouvoir contre elle, est-il hostile à se* directeurs ?la*s chefs ouvriers qui reprochent cotte attitude au gouvernement, manifestent-ils un parti-pris politique ?Ruser ces questions, pour quiconque n\u2019est pas de l'entourage du premier ministre et du ministre du Travail, c\u2019est y répondre.Choses du temps qu\u2019une guerre non déclarée soit une guerre générale, Voüs y allez seulement autant que vous le voulez, autant que l\u2019adversaire y va.Nul besoin, en ce cas, do surexciter yos gens pendant une longue période, parce qu'il est facile d\u2019obtenir une trêve sans perte de prestige et -ans ennuyeuses négociations.Vos traités de paix et vos allinnccs ne sont pas mis en cause, car vous pouvez prétendre que vous n\u2019étes pas en guerre, et votre ministro des Affaires étrangères a toute liberté de prononcer à Genève des discours en faveur de la paix.\" \"Autre avantage : vous n'avez aucun devoir envers les nations qui se trouvent a combattre le meme ennemi que le vôtre.\" Dans le cas de la dernière guerre russo-japonaise, la Russie, parce qu\u2019elle combattait les Japonais sans leur avoir déclaré la guerre, n pu jouer \u201cle rôle «le la fée-marraine aux yeux des Chinois\", et lutter néanmoins contre le Japon.Si les Russes avaient déclaré la guerre nu Japon la Chine serait devenue alliée officielle et la Russie, naturellement, aurait dû lui venir en aide.Que les \u201cAsiates\" règlent comme ils le pourront leur problème asiatique.Tout ce que les Occidentaux doivent craindre, c\u2019est que la guerre non .déclarée soit accept e et déjà reconnue comme necessaire par les nations civilisées de l\u2019Europe.déposer sur ses genoux un naïf bouquet de flcuis-«ic-grenouille et de lys d'eau.Instinctivement elle repoussa ces fleurs dont les longues tiges avaient put-ctre retenu son fils captif au fond de l\u2019ea \u2022 mais elle attira l'enfant et se mit à pleurer.Une femme émit l\u2019idée que le défunt souffrait sans doute «le quelque malaflie de coeur et qu\u2019il aurait tout aussi bien succombé à une syncope sur la t terre que sur l\u2019eau.Ceci parut fort sensé à la plupart i des assistants.Ce que la mère savait elle, c\u2019est qu\u2019il i lui faudrait, à même sa personne, se reconstruire 1 une autre personne et s\u2019habituer à vivre sans | Epbrem.Répartir s«>n affection sur scs autres enfants, ainsi que plusieurs l\u2019y engageaient?Ah! non! Mort comme vivant, Ephrem aurait toujcmrs | sa place.Quelqu\u2019un s\u2019occupa de fermer les contrevents, hormis ceux de la cuisine.Mais le malheur était quand même entré dans la maison.Germaine GUEVREMONT ! (Paysana) Le prix d Un malheur L'armistice de la guerre non déclarée Tous 1rs jour-, depuis plus d'une semaine, des dépêches venues d\u2019Extrême-Orient nous annonçaient que les Russes et les Japonais, se battant pour lu possession du point stratégique de Changkoufcng.à la frontière orientale de lu Mandchourie, cher-i baient à s'entendre et ;« rétablir la paix.Nous ne pouvions pas croire a la vérité de ces \"nouvelles\".Et pourtant Russes et Japonais, devant l'imminence du danger, ont jugé bon d'en venir promptement a un armistice.\u2022 Vladimir lliteh «lit Lénine, fondateur «le l\u2019Union des Républiques soviétiques, aimait à répéter partout, selon ses biographes : \"Je suis un Asintr.\u2019\u2019 La majorité dt Ru se* pourraient de même recon-naltro leur parente avec l< s peuples de l\u2019Asie, \"Asiate\" marque seulement une nuance.Le Russe sciait plutôt asiatique qu'européen.Qui en doute, maintenant, a voir les Russes négociant avec 1rs Japonais ?Avant de lance: leurs aimées contre les armées chinoises, les Japonais ont attendu que la situation yuropéenne m it assez compliquée pour que la Franco et l\u2019Angleterre ne puis ont accorder aux événements d'Exti èmc-O: ient qu'une importance secondaire.Us ont alors fait avancer leur» troupes à l'improviste, sans déclarer la guerre, en affirmant qu\u2019il ne s\u2019agissait aucunement d\u2019une guerre mais seulement d\u2019une \"expédition punitive\".Les \"Asiates\u201d de Moscou ont naturellement procédé de manière semblable.Il* ont attendu que le Japon soit bien empêtré dans son aventure chinoise pour s'emparer de positions stratégiques fort importantes à la frontière du Mandchoukouo.Et voilà une autre guerre non déclarée qui s\u2019interrompt.\"Asiates\" et Asiatique* perçoivent clairement les avantages de la guerre non déclarée.M.Demarce Hess, dans le dernier numéro du Saturday Evening Post de Philadelphie, exp'sent très clairement ces avantages.\"D'abord, ecrit-U, il n\u2019est pas néccïsaire Et ce fut l\u2019été dans tout son accomplissement, l\u2019été qui, par les journées venteuses, plissait son odeur de foin coupé jusque dans la maison.Le jardin était en fête: déjà les iris avaient fait place aux pivoines; depuis ri»semaines, les pensées montraient à tout venant leur visage de velours; les passe-roses éclateraient sous la prochaine ondée.Quant aux hcllcs-de-nuit et aux .«aint-josephs, ils bordaient en se cachant les carrés du potager oit avant longtemps, la mère Hcauchemin coucherait sur la terre les plants de tomates, afin d\u2019en hâter la naturité.A la tombée du soir, les femmes allaient ratisser tin peu partout dans le jardin et admirer le progrès de* fleurs, tant les humbka qui se tassaient dans l\u2019ombre que les fières qui s\u2019élançaient vers la lumière Et oubliant la fatigue, portéi.par leurs soupirs, elles s\u2019évadaient vers quelque autre jardin mystérieux, au pays du Rêve, que chacune emmurait dans le secret de son coeur.La commune même n'était plus qu'une nappe rutilante étendue le long du cln nal pour le festin de* yeux.Tons les bouquets rustiques passaient du matin au soir par In gamme d«s tons rougeâtie-.depuis le violet-monseigneur jusqu'au plus pâle héliotrope.A l'heure du midi, quand un clocher dans le lointain et quelque bon vent apportaient en cadeau je* parfums du ciel et de la terre, on aurait cru voir la paix étendre son manteau solide et léger a la fois sur rett- famille de paysans.Tour à tour, après le maître qui occupait un bout de la table, ils vinrent s\u2019n-scoir sur les bancs de côté.Une place restait vide: celle du jeune Ephrem; comme il était lent de sa nature et presque toujours en retard, personne pour le moment ne s'inquiétait «le son absence.Un seul sujet planait sur leurs discours: la terre, ce cju\u2019elle donnerait, ce qu\u2019on tirerait d\u2019elle et déjà h* père Hcauchemin et Rainé calculaient mentalement le rendement du foin engrangé et «le celui qui était cncoie en veil-loche- dans les champ*.D'un appétit robuste.Ama-blc avait piqué de *u fourchette quatre tranches «le pain de ménage et il n\u2019avait pa encore entamé l'omelette au lard.Les femmes s\u2019affairaient^'» servir aussi bien l\u2019engagé que les maître* qui .-\u2019entretenaient entr\u2019eux, sans parole* inutilei.de ce qui le* occupait.Bien qu\u2019elle ne fit part à qui que çc soit de son inquiétude, la nère Biauchemin n\u2019était pn* à l\u2019aise.Un frisson la p rcourait de la tête aux pieds et elle sentait que, malgré la grande chaleur, elle avait la chair de poule A peine avait-elle mangé une jèchc de pain qu\u2019elle rerou*.*a son a.-siette, et s\u2019en fut s\u2019asseoir sur le seuil de la porte pour guetter les alentours.Ephrem n\u2019ariivait pas.Il connai ait pourtant la sévérité de son pôrt* qui n\u2019admettait pas un retard à table.Et dans son coeur, elle inventait déjà une raison pour le faire excuser.A la fin du repas, chacun dit sc* grâces c « particulier; ils se levèrent de table à leur i .\u2018é, sans plus de cérémonies.Le grand Jo-oph Hcauchemin et Amab\u2019c ayant fumé leur pip«: s'étendirent sur l'herbe, le temps de refaire leur- forées, avant de gagner le haut de la terri tandis que Rhon-ine et Manda nettoyaient les plats et rangeaient le man-gcr.Après une courte sieste, les hommes *e remirent sur pied et le père chercha Ephrem du regard.Sans meme attendre une question, la mère «'empressa «le dire «lu'il avait dû prendre un détour et diner chez i|uelqu\u2019un du voisinage.Dès qu'il arriverait, elle Renverrait rejoindre les autre* au champ.Quand ils furent a perte de vue, elle courut en cachette a\u2019enquerir ici et in de son Ephrem.Rer-sor.ne ne l'avait vu, sauf un jeune '\u2022ui etai.sur le bord de l\u2019eau \"quant et lui\u201d, vers les onze heures- L\u2019angoisse traver-ait son coeur de part en part qu'elle aurait voulu malgré tout ménager la sérénité «les autres.Elle disait tout haut: \u201cAh! il \\u revenir !\" tandis «jue la certitude de ne jamais le revoir vivant tissait son réseau tenace autour de sa pensée.De ses mauvais yeux, elle fouillait la route pousii«r reu e jusque dans s« * moindres repli*.La vérité ne commença pa* «le se faire jour petit à petit «lans son coeur: elle frappa comme la foudre.Le petit canot de chn-e, le canot si versant était là, échoué, qui sc berçait sans amarres, parmi les jonc-, au soleil.Sur l'allée solitaire «jui mène à la maison, la pauvre femme défaillait de chagrin, mais à grand renfort de volonté, elle parvint à demander dt l\u2019aide.Le- uns après le - autres, ceux du rang «le Sainte-Anne qui eurent vent «le la nouvelle accoururent au boni du chenal.Uhoso curieuse! de tous ces riverains qui étaient nés pour ainsi dire sur l\u2019eau et qui voyageaient chaque jour dans des embarcations périlleuses, pa- un ne savait nager.En silence, a Raide «le gaffes et «l\u2019hameçon*, ils inspectaien* le fond de la rivière.Les anciens qui connni -aient le prix de la vie suivaient des yeux la course du pain bénit et s\u2019attei «iris: aient sur cette jeune «* fauchée dans *a fleur quand un juçon partit de la bouche du maitre: \u2014Le p\u2019tit crime! Il est noyé.On venait de trouver le corps- Ce fut la première réaction s.ns argentes de Drfan, ornés d\u2019escaliers monumentaux, de chaises à porteurs, «le galeries des glaces.Nous apprenions un jour que la vedette couchait dans le lit d\u2019une reine, ou qu'elle soupait sur la table de marbre du Roi Soleil.Les gazettes publiaient les menus de scs déjeuners.Et puis encore Célimène annonçait à l'Amérique ébahie qu\u2019une Parisienne comme elle ne pouvait s\u2019habiller convenablement qu\u2019avec deux cent mille francs par an \u2014 deux millions d'aujourd'hui.Pour soutenir ce genre de renommée, il faudrait que le temps s\u2019arrêtât, quo rien ne changeât ni dans les traits «l'une société, ni dans ceux de la favorite.Mais la vie bouge, les coeurs se reprennent, les visages se défont et l'on perd soudainement ce qui faisait votre éclat.L'artiste devrait toujours miser sur son talent, en accentuer même la rigueur quand les années passent, et s\u2019apprêter, sans cesse, a demeurer tête à tête avec lui.C\u2019est ce qui fait nu\u2019on est la Dusc et qu'on peut aller jusiju\u2019au d'une existence .«ans se débattre trop douloureusement avec elle.La Duse, ou .Mme Hartct \u2014 j>ur laquelle on vient de publier un livre dont la substance précise la parfaite noblesse de sa carrière.Mme Cécile Sorel n\u2019a pas pu.su, ou voulu, é.»»; cela.Elle n eu d\u2019autres orgueils \u2014 et de ces orgueils qui se payent chèrement.La curiosité publique ne lâche pas ce qui Rétonnait, et c\u2019est pour la mordre.Voilà ce qu\u2019on peut écrire.Mais le courage de Mme Sorel à se débattre, à lutter contre l\u2019adversité, à ressairir *n gloire, ne peut inspirer une maquerie qu'à lu vulgarité.r\tGUERMANTES.Z (\"Le Figaro\") Toscanini chez Wagner Toute la presse a i ;nalé l\u2019intérêt exceptionnel que présentera pour le* musiciens du monde entier un concert qu\u2019Arturo Toscanini dirigera, le liô août prochain, sur les bonis du inc de Lucerne.Le mot conn ;! ne traduit qu\u2019imparfnitement le sens de la touchante manifestation artistique organisée, ce jour-là, dans des conditions très particulières.L'illustre chef d\u2019orchestre a accepté, en effet, de diri-i\u2019er l'oeuvre délicieuse qu\u2019est Siegfried Idyll, dans le cadre même où Richard Wagner Récrivit et l\u2019offrit comme aubade, le jour de Noël, à *a femme Cosima qui venait de lui donner un fils.On sait avec quelle délicatesse fut préparée cette affectueuse surprise.Wagner avait écrit en secret cette adorable page symphonique dédiée a son fils Siegfried et dans laquelle il suspendait en guirlande autour du berceau du nouveau-né les principaux thèmes de la Tétralogie.Cette berceuse fut répétée en grand mystère dans la chambre d\u2019un hôtel de Lucerne où l\u2019en trouve aujourd\u2019hui une plaque commémorative rappelant ce touchant souvenir.I,e grand Capcllmcutrr Mans Richter avait pris place modestement parmi les instrumentistes de ce petit orchestre que Wagner conduisait lui-même.A l\u2019heure «lite, le* instrumentistes, marchant sqr la pointe des pieds, vinrent se grouper nu pied «le l'escalier de la villa de Triebschcn.Et, lorsque Cosima Wagner tenant dans scs bras le petit Siegfried ouvrit 1; porte de sa chambre, In tendre et gracieuse symphonie monta vers elle comme une bouffée de parfums.A soixante-dix ans de distance, la villa de Trieb-schen va entendre «le nouveau ces douces harmonies q li traduisaient ave- une ferveur si touchante l'amour conjugal et paternel d\u2019un des plus grands gèr es de l\u2019humanité.CYs murs, cette terrasse et ce parc n'en seront point étonnés.Car ils se souviennent.Cette demeure, simple mais confortable, «iont toutes les fenêtres s\u2019ouvrent sur de splendides échappées, est fortement imprégnée de la personnalité puissante «lu compositeur qui vint y terminer la plu* grande partie de Siegfried, du Crépuscule iUs Dieux, des Maîtres Chanteurs et de Tristan >f i seuil.L'ombre de Nietzsche rôde encore dans cotte maison aux côtés de celle de son illustre ami.Lorsque Wagner découvrit cette villa il déclara qu\u2019aucune puissance humaine ne l\u2019arracherait désormais a ce coin de terre.Il continue à l\u2019habiter.Avant d\u2019etre transformée en musée du souvenir par lu ville «le Lucerne, la villa de Triebschcn fut louée pendant quelques sais ms à des particuliers.Une illustre comédienne française eut le désir de Rha-b ter pendant un été.Mais, après quelques semaines, «lie abandonna à regret cette magnifique retraite en déclarant qu\u2019elle avait l'impression angoissante d\u2019introduire une présence importune dans un sanctuaire encore habité par de glorieux fantômes.Elle avoua plus tard qu'elle errait dans cette villa comme une étrangère parce que Wagner lui imposait partout sa mystérieuse et tyrannique présence.11 est exact, en effet, que tout ici nous parle de lui.Ce salon du rez-de-ehaussée lui servait do cabine* de travail.11 l\u2019avait baptisé Stolzing, comme son jeune héros des Maîtres Chanteurs.Assis à la table il avait sous les yeux un féerique panorama.En fare de lui .-e dressait la masse imposante du Righi, à sa gauche il découvrait le sauvage Pilate, dont la crête rochiu-o lui fournit Ridée des décors du (\" ijiuscu/c des dieux.Les quenouilles majestueuses do peupliers géants idéalirent comme les flèches d'une cathédrale de verdure ce paysage si bien encadre par les montagnes qui entourent le lac des Quatrc-Cantons.Une prairie descend en pente douce jusqu'à l'eau bleue.Un petit embarcadère particulier permettait à Wagner de se rendre en bateau à Lucerne où il allait boire de la bière fraîche à la Ira-série Dubeli où l\u2019on conserve encore pieusement sa table préférée et sa chope familière.Nul ne saurait demeurer insensible à l\u2019atmosphère sacrée que l\u2019on trouve dans ce lieu-saint de la musique.Les endroits où l'on a beaucoup souffert, beaucoup aimé ou beaucoup créé gardent toujours de srerits sortilèges.Cosima Wagner a fait à scs filles ce troublant aveu: \"Ne méconnaissez jamais votre mère même si vous ne devez jamais agir comme elle, car le sort a combiné ici quelque chose qui ne se renouvellera jamais\".Voilà Rasiic poétique et magique à la fois dans diff.lequel la baguette de Tosrnn\u2019ni réTeillrra, ; jour, la parution de Siegfried Idyll qui , r ¦ l\u2019origine l'Idylle de Triebschcn.Le n .T ; cette partition si touchante est exp é L .des pièces de la villa et le plus grand chef tre du monde qui dirige les ouvrages le* ciles sans le concours d\u2019aucun texte \\ être avoir sur son pupitre pour le simple pi i r , Rcffleurcr de ses doigts cette Inestimable ' r J N\u2019avais-je pas raison de dire que cette talion sortirait des limites habituelles d\u2019un et que la fin de l'après-midi du 25 août [lU, - , offrirait aux pèlerins de la musique uni \u2022 de religieux enchantement ?Emil.VU1LLERM0Z (Le Temps) Les Anglais à Deschambault en 1759 Ayant appris d\u2019un déserteur que les Frai.ridaient d\u2019abondantes provisions à D.et.i Wolfe ordonna à Murray, le 6 août au *(., rendre, par la rive sud, au poste de Gorcha hj, reham's Post), avec 1260 hommes.Situe j la rivière Etchemin, ce poste avait été établi ; i ; let 1759 par le capitaine Goreham qui y uv.\u2022 f : tifié une grande maison.Le lendemain Mu:;.\t^ vnit s'embarquer de ect endroit sur 20 bv.fond plat pour rejoindre le \"Sutherland\", qu .a plus haut sur le fleuve.Le journal de Knox au 6 août 1759 dit :\tr,.,r.of our flat-bottomed boats went up last nig: i;i the tide of flood, rowed by the enemy Y bat' .s and passed the town.\" L\u2019amiral Holmes fu: « pour appuyer le mouvement de Murray, it : 1er détruire les bateaux français qui *e ti , a alors sur la rivière Richelieu et dans le- m, des Trois-Rivière*.Le 7, le détachement de Murray, compn-.' ,giment «i\u2019Ainherst, du régiment d'infanu .de Dalling, de quelques Hangers et de 200 : monta a bord du \"Sutherland\" et d\u2019autres va « pour se rendre n l'endroit où était .stationné \u2022 i; a Américain.Le 11, Wolfc reçut une dépêche d.M i ray disant :\t< qu\u2019ils entretenoient dans le pays que nou ,v Deschambeaux à douze lieiK s de Québi : chou tous les officiers dis cinq bataill n- de V et plusieurs autres avoient leurs équipa \u2022 -, j une descente nu nombre «le mille homm -, bi ces magasins sans y trouver d\u2019opposition d'une garde de vingt soldats «-trop é- a d'un Lieutenant (lu Régiment «te Lan ' avoit perdu un bra* à l\u2019affaire du 8 jt Cette garde fut obligée de *e retirer.\"M.de Bougainville dès qu\u2019il fut aver:: !\u2022 irruption, y marcha de suite avec ra CavaY Compagnies de grenadiers qu\u2019il avoit .* -et les troupes qu\u2019il put rassembler.L»- Enn» rembarquèrent à son arrivée.La Cavalerie « leur arrière garde, leur tua quelques homme- < deux prisonniers\".D'après la carte géographi«|uc prépai-direction du général Murray, 1760, lY-gl.Joseph était à «(uclques centaines de ph vage sur une pointe s'avançant dans le fh Lucien BRAULT (Le Ilv.Uetin de» Recherches historiq.ua) La statue porte-parapluie Une jeune femme sort du musée du quai Tokio et traverse d\u2019un pas égal la belle te: -bordée de statues.Svelte, élégante, et pais t 1 aus.M est à sa manière un chef-d\u2019oeuvre le français.Soudain, elle s\u2019arrête.Elle vient victime d\u2019un accident bénin; le lacet «le «a « sure s\u2019est défait.Elle s\u2019adosse n une statue, son sac sur les pietis et accroche a un bras ce re qui semble offert tout exprès un iavi lit parapluie couleur chaudron.Ce pourmit choquant et c\u2019est chaimant.Cette Raririn ravissante.On sc dit qu\u2019entre chefs-d'oeuv \u2022 a des familiarités qui sont permises.«5* L\u2019Hôtel Windsor est la centre des affaires et de la vie sociale à Montréal .c'est le rendez veus par excellence pour le déjeuner ou )e diner, les réceptions, les soupers après le théâtre, les banquets et les bals.Sa cuisine y fait les délices des gourmets.Ses vins ont une réputation à travers le Canada.?HC&TEL mosor' CARHK BQMINlttâ VOL XXXVI \u2014 No 1 U LE CANADA\u2014MONTREAL.SAMEDI 13 AOUT 1938 Bon programme dirigé par M.Eugène Chartier au chalet de la montagne Autre belle soirée des Concerts symphoniques.\u2014 Oeuvres de Schubert de Verdi, de Mancinelli et de Massenet Dans un programme un peu plus ¦frer, disons un peu plus \u201cpopulaire*\u2019 _ ! ~ Ji\t/l/l A n t A l\u2019^Ako.qu aux soirées précédente orches* ,rf de* Concerts symphoniques s'est fllt longuement applaudir, hier soir ij chalet de la montagne, sous la di» rection de M.Eugène Chartier, mud.clfn que sa modestie et sa discrétion ippellent peu souvent au pupitre de nos orchestres.A part deux appari-tion«.sauf erreur, au Plateau, M.Chartier n'a guère dirigé les instru-irentistes des Concerts symphoni-nues.B°n musicien, s\u2019il n\u2019a pas la .ireté et l'élan d\u2019autres chef» d\u2019or* che\u2018tre.il « du moins le sens de «\u2022iiuilihre.Aussi çat-ce avec plaisir .fune foule nombreuse a écouté l\u2019or* che^tre, hier soir, sous sa direction, yan« des oeuvres dite» populaires, mai' d\u2019un choix heureux.La brillante et dramatique cuver* turt de \u201cCléopâtre\" de Mancinelli 'ut exécutée avec l\u2019élan et le brio qu'il convient de donner à cette oeuvre.Suivirent les Scènes alsaciennes , Massenet dont a applaudi surtout Sous les tilleuls\".Cette suite est bien caractéristique de la manière de cet auteur dont on nous avait déjà Henné l'ouverture de \u201cPhèdre\u201d et t*eis danses des ballets du \u201cCld\u201d (Aubade, Madrilène et Navarraisc), L\u2019orchestre en joua les extraits avec la bonhomie et le cachet méditatif propre au premier et troisième mouvements.M.Chartier mit beaucoup de ferveur dans l'exécution du premier mouvement de la Symphonie inachevée de Schubert, qui fut l\u2019oeuvre la plu» applaudie de la soirée, ce qui prouve que les grands maîtres ont toujours en définitive la faveur po- Kulaire, même si dans le cas de Schu-ert, la Symphonie inachevée n'est peut-être pas ce qu\u2019il a composé de plus profond.Figuraient au programme le ballet d\u201d,Aida\", \u201cRéminiscence de la haute Bavière\", suite de valses de Pa-chernagg qui font un peu \u201cPrater\u201d et une fantaisie russe de Votichenko.M.Chartier donna en rappel une pièce de Percy Grainger et l\u2019Adagio pathétique de Benjamin Godard.Somme toute, ce fut une autre agréable soirée à laquelle assistait une foule très nombreuse, tout près de cinq mille personnes.Le concert fut favorisé par une belle température.Pour le prochain concert, celui du vendredi 19, les Concerts symphoniques ont invité M.Ettore Mazzoleni.Chronique ouvrière Nouvelle réunion publique des ouvriers contre Québec Les syndicats catholiques continuent leurs réunions de protestation contre le gouvernement.\u2014 On réclame le rappel des amendements apportés au contrat des métieis de la construction \u20142,000,000 d'hommes sous les armes en Allemagne (Suift a» ta pagt IJ L\u2019apprentissage et la compétence des ouvriers Les concerts populaires de la Saint-Jean-Baptiste On lira ci-dessous le programme Hu prochain concert populaire de la ->cicU' Saint-Jeun-Baptiste de Mont-tfal.qui aura lieu lundi soir à 8 heu-rf.;;0 au parc I^fontaine.On est notamment prié d\u2019assister en grand nombre à cette aoirée récréative, la finquiime du genre, organisée cette srnéf par le comité des conceits po-pulairrs de la St-Jcan-Baptiste.Détails du programme :\u2014 1__O Canada, mon pays, mes amours de Labelle par M.Eddy Magnan et la foule j 2_a) La Sérénade espagnole de Métra : b) L\u2019Adieu du Matin de Pes- iard ; L'Orphéon Arthur Lapierre S\u2014Un soir de Dumas par Mlle Car- men Côté ; 4\u2014\tAllocution de M.Joseph Gre-fr, président du Comité regional j nord ; 5\u2014\tChansons du terroir : a) O Carillon ; bI En roulant ma boule Roulant ; M.Arthure Lapierre et la foule *\u2014a) Air de la Traviata de Verdi ; b) Air du Sonneur de Pala- dilhf ; M.Fernand Poulet 7\u2014\tParle de Arditi par Mme An-:nette Pepin ; 8\u2014\ta) Le Moulin de Bonis : b) L'Angélus de la Mer de Oublier ; L\u2019Orphéon Lapierre S-Récitation par Mlle Riette de linder ; V>\u2014a) Le Charbonnier de Pala- l:!he : M Les Deux Sérénades d e .éoncavallo ; M.Eddy Magnan 11\u2014al Au caprice du vent de 'fsse ; h) Heure exquise de Lehar ; Mme Antoinette Pépin 12\u2014\ta) Les Châteaux de Richepin ; h) Je t\u2019ai donné mon coeur de Lehar ; M.François Denis 13\u2014\ta) La marche des petits Poulets blancs de Riopel ; b) Le plus beau Tango du Monde de Rico ; Mlle Riette de Kinder 14\u2014\tai Près du Fleuve étranger de Gounod ; b) La Canadienne de Lapierre.L\u2019Orphéon Lapierre Au piano d'acompagncmcnt : Mlle Evélina Gougron, Mlle Edith Caldwell et M.Romain Crépeau.Promenade à le ferme de Thon.Adélard Cod-bout (Suit* dt la paff$ I!) \u2014 plus voisin de Frelighsburg dans ces parages, est celui de Franklin, Vermont.De lourdes dépenses ont été encourues au cours des derniers six ans sur cette exploitation agricole qui ne fait que commencer à rapporter.M.Godbout nous informe que la production y fut assez abondante pour payer toutes ccs dépenses et pour rapporter aujourd'hui 1.25 p.c.sur le capital investi qui se chiffre, depuis six ans, à environ 115.000.Les assemblées qu\u2019ont résolu de tenir les syndicats catholiques pour protester publiquement contre les amendements apportés par le gouvernement provincial au contrat collectif des métiers de la construction se continueront la semaine prochaine.Le* syndicats catholiques veulent avertir toute la population de la lutte que leur livre le gouvernement provincial et de ce fait tiendront des réunions dans tous les quartiers.La première de ce» réunions tenue au Marché Saint-Jacques, et qui réunissait environ 5.000 ouvriers, a remporté un vif succès.\u201cCes assemblées de protestation contre le sabotage du contrat collectif de la construction ont été rendues nécessaires à la suite du refus des autorités gouvernementales de considérer les demandes faites par les associations ouvrières d\u2019accepter le contrat de la construction, tel qu'il avait été conclu par les signataires\", dit l'organisateur général des syndicats catholiques, M.Philippe Girard.\u201cLca orateurs et les dirigeants des syndicats catholiques, qui adresseront la parole au prochain ralliement, ajoute-t-il, apporteront de nouveaux arguments, basés sur l'expérience des quelques semaines, c'est-à-dire depuis que le contrat est en vigueur, pour prouver au public que les amendements à ce contrat ont favorisé plutôt les grands propiiétairr* et qu'ils ont causé un tort considérable aux ouvriers de ces métiers.\u201d M.Girard affirme que depuis l'adoption de ces amendements, les ouvriers de ce* métiers, non seulement ont-ils subi des réductions de salaires, mats ils sont obligés de travailler au salaire du manoeuvre et faire l'ouvrage général.De leur côté, le ! manoeuvres se voient refuser \u20ac¦ ns-tamment du travail.La réglementation de rapprtntissage et la clai'ifi-' cation des ouvriers sont rendues tout 1 à fait inapplicables dans ces mr-i tiers.\u201cCcs deux conditions étaient un grand avantage du contrat collectif.Un grand nombre d'employeurs se plaignaient avant la passation de se contrat de la compétence des ouvriers.Grâce au travail intelligent et méthodique dea comités d'examinateurs, on était parvenu à améliorer sensiblement la situation et les unions ouvrières pouvaient fournir aux em ployeurs une main-d\u2019œuvre compétente dans chacune des branches de l'industrie.\u201cChaque année, également, le comité paritaire de la constiuction et les signataires du contrat a'appli quaient à réglementer d'une maniéré plus avantageuse l\u2019apprentissage et classifier les hommes du métier d'après leur compétence et leur experience.Avec les nouveaux amendements apportés par le gouvernement, cette réglementation est rendue a peu près incontrôlable et ce thambaide ment nous recule cinq an< en arrière, tant au point de vue de la réglementation de l'industrie, des salaires et des conditions de travail.\u201d M.Girard déclare en terminant qu'il désire attirer l'attention du public sur ccs questions.La Fédération du bâtiment et le conseil des métier de la construction invitent tous le-ouvriers et le public en général s assister à la prochaine réunion ou d'autres sujets, d'une égaie important., y seront discutés.Une campagne des barbiers indépendants en faveur du cours spécial d\u2019hygiène Deux fillettes sont blessées i Québec - i Québec, 12.(P.C.) \u2014 Pierrette et Hélène Côté, âgées de sept et quinze | aru, fiJîes de M.Arthur Côté,-«nt etc I blessées par une automobile, aujourd'hui, comme elles traversaient la chaussée.Le chauffeur de l'auto, un i nommé Whitheld, a été traduit, plus ! tard, en cour sur l'accusation d\u2019avoir conduit en état d\u2019ivresse.Il a protesté de son innocence.Les fillettes ne | sont pas gravement blessées.L'association indépendante des barbiers de Montréal entreprendra bientôt une campagne éducationnelle en faveur du cours d\u2019hygiène spécial donné aux barbiers à l'Université de Montréal.\u201cMaintenant que toutes les associations sont d'accord à propos du nouveau contrat de travail, dit le président de l'association, M.Georges Gaudct, nous nous devons de faire connaitre ce cours spécial qui, dans le passé, a concouru à relever la profession de barbier.Nous espérons que tous les intéressés comprendront qu'il est de leur devoir de se renseigner sur les questions d'hygiène.\u201d Le président de l\u2019association indique qu'il ne s\u2019agit pas de faire de» médecins avec les barbiers, mais, simplement, de les init.er a ces questions d\u2019une importance toute particulière.\u201cLe certificat que remet l'Université de Montreal a ceux qui ont réussi aux examens annuels, dit-il, donne confiance au public.Par cette campagne, notre association ne veut pas imposer ses volontés à personne, mais désire améliorer le métier et augmenter les connaissances du barbier.Il se peut que bientôt les destinés du métier soient dirige»* par ies gradués de ce cours d\u2019hygiene et l'association indépendante, pour pouvoir continuer à défendre les droit* de barbiers, doit y être largeimnt représentée.\"Cette campagne s\u2019impose et nou-prétendons qu'elle e*t dans l'intérêt 1 du métier.Nous demandons a tou ! les membres d# nous appuyer pour { en faire un succès.La première a> semblée se tiendra dans quelque-jours.La date en sera annoncée dan* ces colonnes ouvrières.De nombreux orateurs y adresseront la parole et I nous espérons que tous nos membre-I y assisteront.MOTS; t.r -CASADV» IV\t\u2022> VVMA *JV4« VMIfc tVU'rt «I IA A » j Un 7- 13 n ( iril L\u2019association ouvrière de Longueuil félicite le gouvernement fédéral CROISES 78 ito HORIZONTALEMENT 1\u2014\tRésidence somptueuse.\u2014 Qui aj .-ubi l\u2019action de gaz asphyxiants.I 2\u2014\tConscience.\u2014 Exécuter vite et ! mal.(fig).\u20221\u2014Capitale de la Bolivie.\u2014 Manguier du Gabon.\u2014 Interjection! marquant l\u2019étonnement.(\u2014Premier en son genre.\u2014 Comté ] de l\u2019Etat libre d'Irlande (Muns-ter).^\u2014Petite brosse en soie de porc.\u2014 r'é!èl»re famille de luthiers de Crémone.*\u2014Esclave de Mahomet.\u2014 Petite lie.(\u2014Né du môme père.\u2014 Commu-ne de l\u2019Aude.*\u2014Qui ne monte ni ne baisse.\u2014 tj, Préfixe privatif.\u2014Rrup jp poulie.\u2014 Oignon d'une odeur très forte.\u2014 Durée ordi-fiaire de la vie.\u2014Algue brune à tige rameuse.\u2014 Chemin bordé de maisons.\u2018\u2014Nom scicntifioue du genre canard.\u2014 Oter la rate.VERTICALEMENT ¦\u2014Père, dans le langage des enfants.\u2014 Condottière italien, , «1369-1124).\u2014Réunir, accumuler plusieurs those* ensemble.\u2014 Agent poii- Dque\tLouig xv \u2014 Près de.\u2014 Interjection; exptl-une douleur physique.\u2014 tucneil de bons nota.SOLUTION DU PROBLEME PRECEDENT I e 3 4 5* 6 Y 8 4 10 II BHWiàirS BGIIIIEfï EHRE HulfaiïGG] lüaWMPlH ISMffB PHIS I9GUII Olî [aisiîwiiiiw.i iSB lïlHHIÏI fiiHHIIl ISliàligi'lÜlrt BilRIiil niftHlHl (SllrJGW 4\u2014\tBoisson faite de jus de pommes.\u2014 Carte à jouer.5\u2014\tSéparé.\u2014 Grosse pièce de bois pour appuyer.6\u2014\tVille de l\u2019Arabie ancienne, (Yemen).\u2014 Lieu où l\u2019on bat le grain.7\u2014\tEnfant célèbre par son héroïsme.\u2014 Se mouvoir.8\u2014\tLibrement.\u2014 Saint martyrisé en Afrique en 205.9\u2014\tVille de Belgique, (Hainaut).\u2014 Bière anglaise.\u2014 Adresse.10\u2014\tGenre de poissons de l\u2019Australie.\u2014 Juron campagnard, dans les comédies du XVIIe siècle*.11\u2014\tQui renferme beaucoup d\u2019éru- «Utica.\u2014\t-It hoüantkia.Longueuil.11.(Du correspondant du Canada).\u2014 I.\u2019a sociation ouvriè-re de Longueuil, au cours de sa dernière réunion, a félicité le gouvernement fédéral, en particulier le ministre de la Justice, l\u2019hon.Ernot La-1 pointe, d\u2019avoir modifié le code criminel de façon u rendre la lutte plus facile contre les \u201cgobe-sous\".Elle en informera le premier ministre, les Hons.MM.Lapointe, Cardin et Rin-fret.Dans la résolution adopter à cette fin, 1 association dit qu'auparavant la i lutte était rendus très difficile par l'absence d'un texte de loi clair < * I récis défendant ces machine*.L'a jociation avait bien combattu a\\e.-succès ces gobe-.-ous.mais elle craignait qu'ils réapparais-ent.L'amendement apporte au code criminel par le gouvernement federal, à la »uggf«tion de hon.M.Lapointe, est que le fait de trouver dans un en droit quelconque l'une de res ma chines, met cet endroit sur le même pied qu'une maison de jeu et.par conséquent, expose son propiietaire a une punition se\\ère.Autres nouvelles du monde ouvrier H est intére*»ant de souligner qu'au cours de ses plus importantes manoeuvres militaire*, cette année, ta France n\u2019a utilisé que 20,000 hommes, dan» la région de la frontier) italienne.A Berlin Berlin, 12.(P.A.) - De- manœuvres militaires qui auront toute l'Allemagne comme terrain d'opération* vont, le mois prochain, placer les forces armées du Troisième Reich sur un véritable pied de guerre.L'arm*e régulière allemande, capable actuellement d'entrer en action, avec toute son efficacité, en quelques heures, sans qu\u2019il soit néces«aire de mobiliser, va s'adjoindre, pour une période di temps indéterminée, un nombre de réserviste* qu'on n'a pas preci**-.Des journaux anglais et français disent 1,300,000.C\u2019en la premiere fois depuis la Grande-Guerre que l'on verra pareille manifestation.Il est probable que plus de 2.0O0.000 d'hommes, car on compte que l'armée régulière allemande dispose de 1,000,000 de soldats, participeront aux manr ; i »; l'il pi mulgumt, le 18 juillet dernier, laquelle loi oblige toua les citoyen* a mettre leurs terres, leur* bien», leurs b) -tiaux a la dispo- ition de l'armee, chaque fois que celle-ci l'exigera.Mais it« general Berlin, 12.(P.A >\u2014 AUrj» que l'Allemagne toute < nt < re \u2022 t virtuel lement placée sur un véritable pied fi
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