Le Journal des Trois-Rivières, 12 mai 1890, lundi 12 mai 1890
[" AT ERA CY IT a rl i aT A VINGT-CINQUIEME ANNRES FROW-RIVIERES LUNDI 12 MAD tav0 © Sue des \u2014\u2014 \" CATHOLIQUE, POLITIQUE ET REDIGE PAR UN domité de Collaborateure.| LETTRE PASTQRALE DE Mg» l'Evêque des Trois-Rivières PROMULGUANT LA LFITRE ENOYOLIQUE DE SA SAINTETE LEON XIII Sur ler principaux devoirs des Uhrétiens Commençant par les mots i} © SAPIENTLE CHRISTIAN A LOUIS FRANCOIS LAFLECIIE, PAR LA MiséoiconnE DE DIEU ET LA ÜnacE DU SIÉGE APOSTOLIQUE, EVEQUR DES TROIS-RIVIERES, ETU, Au Clergé séculier el régulier, aux Communuutés Religieuses el à tous les Fidèles de Notre diocèse, Salut et Bénédiction en N, 8.J-C, (Suite et fin.) Cette erreur coupable de l'Etat éducateur de l'enfance, n'a pus encore fait de grand ravages duns notre puys un ne peul cependant ee cacher qu\u2019il y u des d'idées en ve sens, et qu'elle compte des adeptes mêmes jusque dans les rangs de quelques catholiques.Vous vontinuerez done, N.T.C.F., à -vous tenir seigneusement sur vos gardes contre une erreur aussi funeste, et à soutenir de toutes vos lorces vos l\u2019asteurs toutes les fois qu'il s'agira de défendre ce droit suvré de l'éducation de vos enfants Qui vous est COMWUN avec Lux.XVI.Conclusion, Enfin, N.T.C.F., le Souverain Pontife conclut en rappelant aux Evèques l'obligation qu'il y a pour eux de fuire connai- tre au peuple chrétien les enseignements et les avertissements qu'il a jugé nécessaire de donner dans ces présentes Lettres, et de faire comprendre à tous combien il leur importe de les mettro en pratique.Voici encore comment s'exprime le l'usteur Suprême sur ce point : .* Nous croyons avoir indiqué aux cat ho- \u201c liques de notre temps la conduite qu'ils \u201c* doiver.t tenir et les périls qu'ils doivent \u2018 éviter.\u2014 Il reste maintenant, et c'est à \u2018 Vous, Vénérables Frères, que cette obli- \u201c gation incowbe, que vous preniez soin \u2018* de répandre partont Notre parole, et que * vous fassiez comprendre à tous combien \u201cil imports de mettre en pratique les \u201c\u201c enseignement contenus dans ces Let- \u201ctres.Accomplir ces devoirs ne eaurait \u201c être une obligation génante et pénible, \u201c car le joug de Jésus-Christ est doux et \u201c son fardeaux lége:.(Math.JI.v.80.) Si \u201c toute fois quelques uns de Nos conseils \u201c paraissaient d'une pratique difficile, \u201c c'est à vous d'user de votre autorité et \" d'agir par votre exercple, afin de déci- \u201cder les fidèles À fuire de plus énergi- \u201c ques efforie, el a ne pas su laisser vain- \u201ccro par les difficultés.Nons avons rou- \u201c vent nous même donné cet avertisee- \u201c ment au peuple chrétien Rappelez-le \u201clui ; les biens de l'ordre le plus élevé et \u201clo plue digue d'estime sont en péril ; * pour les conserver il n\u2019y n pas de futi- \u201c ques qu'ilne faille endurer : ces la- \u201c beurs auront droit à la plus grande ré- \u201c compense dont puisse être couronnée \u201cla vie chrétienne.\u201c Par contre, refuser de combattre con- \u201ctre Lui, Il l'a nettement proclamé ; il \u201c reniera aux cieux devant son l'ère, ceux \u201c qui auront refcsé de le confesser sur la \u201cterre.(Luc.c.9 26.) \u201c Quant à Nous et à vous lone, jamais \u201cassurément, tant que la vie Nous sera \u201c conservée, Nons ne nous exposerons à * co que, dans ce combat, Notre autorité, \u201c Nos conseils Nos soins puissent en quoi- \u2018* que ce soit faire défaut au penple chré- \u201ctien, et il n'est pus doutenx que, pen- ** dant la durée de cette lutte, Dieu n\u2019as- \u201caiste d'un secours particnlier et le trou- \u201c pean et les Pasteurs.\u201d C'est ce devoir si grand que Nous Nous sommes eflorcé de remplir dans la présente Lettre l\u2019astorale.Nous avons étudié avec soin ce document pontifical si important adressé an monde catholique.et Nous Nous sommes appliqué à en mettre les onsciguements à votre portés à vous signaler Les violentes attaques auxquelles l'Igglise est en bute, los périls auxquels la foi et les mœurs des chretions do ce temps ut surtout de l'enfance sont exposées.À Nous tous maintenant de prêter una oroil- le attentive à ces enseignomonts solen- nols ; à Nous d'apporter un cœur docile el nne volonté énergique à suivre lidôle- went, et au prix des plus grands aucrifi- ces quand il le faudra ces injonetions si pressantes et ces directions si tages.Le Pere commun de la grande Famille catholique a parlé : que tous sus véritables enfunts so lovent comme un seul homme et disent : Nous obéissous.© Quo lo Sei-' = 4 pe vaisi=3) LETELRAIRZ, \u2014 eo 7 \u2014 \u2014\u2014 iN ECESSARLS, UNITAS ; IN DUBIIS, LIBERTAS ; (N OMNIBUS, CHARITAR gneur se lève et quo ses ennemis soient issipés jet que ceux qui le haiesent faient devant sa face.(Ps.67.v.1.) Sera notre présente Lettre Pastorale lue au prône de la messe paroissiale \u2018ans toules les églises et chapelles du diocèse où su fait l'office divin, et en chapitre dans les communautes religieuses en autant dimanches qu\u2019il rera jugé.le plus utile pour les fidèles, en commençant le premier dimanche aprés la 1Écep- Lion, Donné sux Trois-Riviéres, en Notre palais Cpiscopal, sous notre seing.le sceau du diocèse et le contre seing de Notre Chaucelier, en la fête de St-Joseph Patron de l'Eglise-Universelle, le dix-nouf mars mil huit cent guatre-vingl-dix.+ L.F.Ev.bEs TROIS-RIVIÈRES.Par Monseigneur, J.F.BéLAND, Ptre, Chancelier\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pps -.-\u2014_.UN COMBAT AU DAHOMEY Réeit d'en témoin oveulaire Une maison de commerce de Rouen a reçu une lettre d'un personne actuellement à Kotonou.Cette lettre donne les détails suivants sur l'attaque de Kotonou : * Je viens de passer la journée à terre et je me hâte de vous écrire ces quelques mote.J'ai trouvé Kotonou bouleversé, mais il faut d'abord vous dire en quoi consiste Kotonou.\u201c Comme toutes les stations de la côte, depuis Konskry, la plage y est toute de sable jaune, une bande d'environ trente mètres de largeur, sur laquelle la barre brise avec force, ce qui en rend l'accès impossible, par moment, d'autant mieux qu'il s'y trouve des requins en nombre, de sorte que chaque canot chaviré laisse presque touj»urs une victime qui ne re- parait pas.En arrière de cette bande de sable sont construites les factoreries de Kotonou ; il en existe deux : celle de la maison Mante (Régis), de Marseille.et cel le de la maison Fabre.* Ces factoreries sont construites en planches et bois placés sur des pilliers en maçonnerie de quatre à cing mètres de hauteur ; ces constructions ont la forme de chalets avec vérandah faisant.le tour du bâtiment ; elles n'ont pas de nez de- chaussés, seulement un premier étage auquel on accède par un grand escalier en bois, ce qui en rend la défense assez facile.\u201c Derrière les factorerie sont les magasins formant enclos avec une cour assez grande, au milieu de laquelle ost édifié lo chalet que je viens de vous décrire, \u201c* Ces chalets sont peints en blane avec volets verts, le couvertures blanche également ; c'est trés coquet d'aspect vu du dehors, mais très simple à l\u2019intérieur, de simples baraques en planches divisées en quacre où cinq compartiments.* Derrière ces habitations, passe la lagune, do sorte que le terrain sur lequel elle sont situées cst une sorte de pres qu'ile , le côté relié à ln terre est nssez large, et, de suite, à trois cents mètres des habitations, la forêt immense ; ici, la vé- élation est splendide, les arbres d'une auteur incroyable et un fouillis de lia- ner, grimpant jusqu'à leurs premières branches, forme un épais tapis de verdu- ro descendant jusqu\u2019à terre ; c'est magni- lique, mais l'accès en est impossible.En plus de ces deux bâtiments, s'élève à gauche (vu du large) un troisième bâtiment vonstruit dans le même genre, mais d'une forme plus coquette, peint en gris blanc, toiture en zinc courbé.Ce bâtiment a deux étages, sans enclos ni cour autour, c'est le télégraphe ; situé à gauche de la plage, il est le plus près de la forêt et le premier exposé à l'ennemi ; au centre, lu factorerie Mante, el, à droite, la maison Fabre.À hauteur du télégraphe, on avait établi une batterie venue du Gabon.composée de pelites pièces, une demi section, trois pièces.Dequis quelques jours, il y avait en de petites alertes ; ue quinzaine de tirailleurs avaient été blessés ; on s'attendait à quelque chose ; muis, peu à peu, la vi- vilance s'était ralentie : aussi les sentinel les dormaivnt à cinq heures et demie, quand les Uahoméens s'avancerent en rampant : ils surprirent les sentinelles et leur coupèrent le coup : de même, le gardien do la batterie fut égorgé, le maréchal des logis d'artillerie voulut se défendre, une amazone (belle fille de seizo ane) le poignarda et lui coupa le coup ;lo brie gardier artificier subit le même sort ; mais l'alarme avait été donnee, les tirailleurs sénégalais s'avancdrent en courant et ba- layérent les premiers assuillauts ; l'ama- zouo renversée, avait à son tour le coup coupée.plus les seins que les noirs mettaient au bout d'nne perche.* Dans lu même moment, M.Rayol faisait lancer uno fusé pour prévenir le Sané qui était mouillée juste en face du théâ- -tre de l'action.Immédiatement, ane gré- le d'obus hotchkiss écraeait les assaillants, le tir était incroyable de précsion.Des groupes de huit à dix â-peine peine formés un obus arrivait au milieu, éclatait, et lorsque la fumée se dissipait, rien ne restait debout.Malgré vels, les Dahoméens montrèrent un acharnement et une ténacité incroyables, et, pendant deux heures, ils se lancèrent sur les habitatie ons, et, plusieurs fois, arrivérent au pied mème de l'escalier du bâtiment du télégraphe, ou on les tuait à bout portant.Dans le télégraphe, se trouvaient enfer més cing Européens et une blanche.Ils ont fait le coup de feu pendant toute l\u2019action.L'employé du télégraphe, pour son compte brûlé 120 cartouches.* Enfin, les Dahoméene lâchérent pied et se sauvèrent dans la brousse : en lie sant 500 à 600 des leurs sur le terrain ; de notre coté on m'a aunoncé 14 morts et 15 blessés, parmi eux se tronvent 4 à © Faropéens.Tout le monde reconnait que sans le Sané les Dahoméens auraient réussi à envahir les habitations et auraient massacré tout ; le corps qui a été attaqué comprenait 1,800 à 1,900 Dshoméens.Tous ces détails n'ont été confinnés par l'employé du télégraphe, les Européns du télégraphe et Bayol luirmême.\u2014\u2014-\u2014\u2014 da ve lee deux mule.Teols-Bivières, 8 Avell 1900.|mpottateur de Montres, Horloge où Bijoutories, LOTTINVILLE & DESILETS Grofler de 1a Conr de Circuit \u2014 1 JOURNAL "]
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