Le Journal des Trois-Rivières, 13 février 1890, jeudi 13 février 1890
[" Te Dowenal des Trnis- CATHOLIQUE, POLIT REDIGE PAR UN Couiité de Collaborateurr.\u2014 ( HCSES- D'EUROPE Faisons ensemble une petite excursion A travers les évènements qui sont.svrve- nusen Furope ou ailleurs depuis quelques mois, J'ai été sobre de commentaires sur les faits et gestes de nos voisins, empe- teurs, rois, reines, antocrates de toutes sortes, mais mon devoir de chroniqueur me force anjourd'hni à vous raconter en quelques mots les fugues de la politique curopéenne.yk Voilà, par exemple, l'Angleterre qui vient de faire un coup de maître en somment le Portugal de re soumetire à un ultimatum draconnien.C'est la nne victoire qui fait honneur A la noble Albion, en prouvant une fois de plus que la force prime le droit.Jo w'en étais toujours un pru douté, mais l'ina- trument diplomatique par lequel lord Salisbury a prouvé au Portugal qu'il faisait bon avoir-pour soi une excellente flotte de guerre, m'a totalyment convainou de la supériorité du plus foit.t j'en suis bien aise.Car je me demande, avec une certaine amertume quelles peuvent être les raisons qui ont amené le Portugal à entrer en lutte avec l'Angle terre, sur les côtes orientales de l'Afrique.Quaud on a l'honneur d'être un petit peuple comme le Portugal, on doit se contenter d'enivrer copieusement les colosses comme l'Angleterre.sans avoir l'audace de les ennuyer dans leur agréable besogne de spolier leurs voisins.C'est bien fait pour le Portugal.11 ne fallait pas qu'il y aille.* yh Voyons un peu l'origine de ce memo- able conflit, appelé à ajouter un glorieux fl-uron à la couronne coloniale de la fière Albion dout nous sommes les si heureux sujets.C'est à Delagoa que le confit prit nais- eance C'est une petite ville située au fond d'une buie du même nom, sur la côte orientale d'Afrique.au nord de la Cafrérie, La désaccord remonte à 1872, À cette époque.les Portugais réclamaient Lourengo- Marques\u2019 en vertu du droit du pre- roier occupant : de Vascode Gama Le maréchal Dac-Mahon.alors président de la République française, ayant été inati- tué arbitre du couflit donna gain de cause aux Portugais, en 1875.L'Augl: terre se soutmit, mais le Dr Burgers, président de la République du Transvaal, vint quelques années après, l'aire un vogage en Europe pour y trouver l'uppui nécessaire à améliorer ses nomades com- natriotes.Ü| voulait créer i son pays vt a sa Capitale Prétoria un débouché par la mer ; ; li mit ne compagnie portugaise dans uos intérêts, Et sYvc son appui, il cons traieit un per it chemin de fer entre Prese Marquesforia et Lutes pt Un anglais Sir Thé- Ici le condhit re r un coup d'audace ° pstoue, j** \u201c v ophilua Sh \u2018pstone, } Trausvaal à ta co roclaue lu réunion du 0 onis du Cup.Cet acte fat éhémére.Trois ans plus tard les Boers se révoitaient et l'Augleterre, Valuctie, dut reconnaitre l'Indépendance du Transvaal, \u201come ré publique sud-sÉricaine Mais révtait lu question da petit che- man de fer qui n'était pus terminé.Les Portugal trop pauvres pour eu poursul vre lo coustruction s'adjosgiirent ds fi nauciers anglais et américntns.Cette cour paguie ainsi formés Nu se conforma pas au cahier des charges et lu gouvernement portugais, dut faire main lmose sur lee travaux + Kévttés._ La diplowatio unglaise, sollicitée par les actionnaires fit des reprérentetions au Portugal.Colurci wautint Éuergiyuement ses dioite.Sar cer entrefaites lo wajor Serpa Pine to fit une excursion dans lo pays des Macheuan et dus Matebélés, te loug du cours du Chiré, un peu au sud du cours woyen du Z aubexe.Las angluts vireut ane mena: co à ivuraouination, vi adros-érent ui ul- tiwatuin staat violent dans 1a forme que dur dans lv fond, tutimaut au gouvernement portugais de douuer immédiate- meut l'ordre à cut oflicier d sbundouner son œuvre.Des ant celte weuace le 1 touts vi protestant et en mvoquant l'artus cle XH de fa Convention de Berlin, qui duit reglor tous les litiges dens les confine coloniaux de l'Afrique du sud.LN La question un wat 1d.L'Agleterre tri omphe st Ju Portdygal vat values, La suite fut ia chute du miuivière por: augais et Une déwonstration hostile wut Jieu devant lo consulat angluts à Lisbonpo.Vu et déviouhu lu draçx av, qui lut ia obré, el des vrte véditieux apprirent au svernemant portugais qu'il avait fau * ru de lvheté ou céduut niani devant du winistére de Londres ve chanvvlleries ouropéeules on » Dee depuis #1 révllewuut l'Augle terre joue lu beau rolu là-dedaus.Portugal céde, got un acte les menuces TÉOIS-RIVIKKES JEUDI 18 FEVRIER 160 cQUE c 87 EIYTIRAIRS, IN NECESSARIIS, UNITAS; IN DUBLIS \\LIBERTAS ; IN OMNIBUS, GHARITAR ven me ES On laisre À penser que la puissante Albion n'aurait peut-être pas montré des dents si aiguës si son adversaire avait eu une autre envergure que le Portngal.En résumé, le résultat de ce conflit est ane brillante victoire pour la diplomatie angluiee, mais on donte fort qu'elle ait lieu de s\u2019en énorgueillir outse mesnre.* yh L'Espagne vient de traverser une crise nigué.Le ministère Sagasta était à l'agonie, quand eondain le malheureux petit Alphonse XIII, jeune bambin de 4 ang, sur la tête de qui repose les destinées actuel les du pays que convuite Don Carlos, fut aiteint, dans la nuit du 4 janvier dernier, d'une maladie grave, qui mit ses joursen danger pendant ane quinzaine En face de la douleur d'une mère éplorée, qui somme toute, s'était toujours montrée très correcte, tous les partis, d une entente tacite, suspendirent les hostilités, attendant l\u2019isxuo de la maladie du jeune roi Don Carlos, lui-même, disait à ses partisans, avec une émotion galante, qu'on devait se tenir tranquilleset respecter les malheurs d'une mère cpouvée C'était très touchant comme œuvre po litique.Mais cela prête à la réflexion.On se demanle avec assez d'inquiélu- de, parmi les chauds amis de l'Espagne, ce qui serait arrivé, si le pauvre petit roi avait sucvombé.Voilà un grand pays dont les destinées reposent sur la santé précaire d'un bambin de quatre ans, dont le père est mort poitrinaire.C'est une garantie assez mince de la stabilité gouvernementale d'un pays, qui a déjà goûté un peu de la liberté républr- came, Un a tout lieu de prévoir que l'Espane n'ira pas loin sans éprouver une commotion sociale, qui eu fera défiuitivement une république.* yh L'impératrice Augusta, frmme de Guillaume ler, le vainqueur pruesien de la France en 1870, vient de mourir.C'était une femme éclairée, aux idées larges, qui a1mait tous les peuples et prin.vipalement la France, dont elle adorait la littéeature.Quoique très estiméo par son mari, elle ne put l'empêcher de nous faire la gner re en 1870.et malgré l'orguel légitime w\u2019elle à dù ressentir à la suite des victoires de l'armée prussienne, pendant lan née terrible, elle n'a cescé du nous être sympathique et de montrer sun amitié pour nous, chaque fois quu l'occarion s'en présentait.C'uat pour cela qu'elle n\u2019a jamais été populaire en Allemagne, et que »a Mort a fuit éprouver une sorle de soulagement à tous les francephobes d'Outre- Rbin.C'est là une grunde figure historique qui vient de s'éteindre et nous devons ea- Incr sa tombe avec «sympathie, car c'étaient Une de nos durnières amis que nous ayons en Europe.LJ Guillaume li est très malade.Je vous ai déjà parlé de +n maladie chronique.II en souffre plus que jamais.Les médecins Jui out conseillé de Venir en Frauce, sui vte une cute à Aix-ler-Baius, l'été prochain.C'est Vue tumour qui a solevé une cor taiue Emotion.Espérons que notre cabinet sera favo- sable au jeune souverain Allewaud comme nous souhaitons que is Frauce saura être hogpitalière pour son enneun héréditaire.L'horpitalité est un grand rigne de force, 0 t je vuis certain que NOUS 20I MES AM\" wz fils vl ce Wowent pour recevoir du guem: nt note plus unplacable ennemi, quaud 11 vicndra nous demander ba van: té.C'ar ei t our avons un autre souhait à faire, ve uerait de détruire non atiure c UMA putssatice, aiv & wines égulee, eur lee humps de batatiles du l'avenir que la fa valnié ineluctable prépare pour les deux peuples, francs cl perinaine, Eu attendant ce four, que Guillaume Il vienuo sans crainte chea nous, nous le preuvrons aveu lue honneurs dus à son fau 5 CU.pks RconrEs.\u2014\u2014 oo.M.GLADSTUNA Lin Angleterre, sur le spacicus et evli- de terrutu de le vio politique, tout se voit : dvs prowiers tiutelres de quatre-vingt ane, vows Willem Pitt: des aspirauts premiers mintotres du quatre Single aus, cone M.Gladstone.Mais aveu urd Palmerston, ou av mivux viivore.Ç Eu uctobre 1805.il allait dépasser d'un au l'âge que.Giustune vient justemont d'attusndte, quand il tut pris dau rhume d'appateuce debounaire, ce qui \u2018obliges à garder le chambre.Alors sa lviatae, lady mr mt a n= mim re mt rnc 0 1 bm #0 oman: - Palmerston, lui tint compagnie.Pour le distraire un peu, elle lui lisait les jour- haux qui, à co moraent, racontaient avec orce détails que la peste bovine venait d'écluter dans plusi-urs comtés du Ro- yaume-Uni.Or, an jour, en écou'ant ces 16cite, le vieil homme d'Etat rouvrit ses yeux à moitié somnolents, et tendit la tête, à la façon de quelqu\u2019an qui fouille dans ss mémoire.Qa'y trouva-t-il?On le sut bientôt : une dizaine de vers latins empruntés an troisième livre des Géorgiques, les vers dans lesquels Virgile décrit, avec la pré- cielon d\u2019un vétérinaire expérimenté, les épizuoties de son temps.Lit Palmerston se mit à réciter fièrement sa tirade, avec la volubilité d'un élève de rhétorique Une semaine après, on le portait en terre ! Suivant tonte vraisemblance, M.Gladstone finira, lui aussi, ayant sur les lèvres, non plus des vers de Vingite, mais une citation d'Homère ou un vereet de la Bible, Il est de la race, de l'école du tempérament physique de son illustre prédécesseur et ancien chef.Le Vui'à octogénaire, mais qui s'en douterait ?Il parle devant les assemblées parlementaires et les foules houlenses avec la wême aisance, la même sûreté, la même présence d'esprit, que s'il avait un quart de siècle de moins sur sa 1ête vénérable.Quoique vn peu rauque, la voix n\u2019a rien perdu de sa force et de su sonorité ; le gerte a conservé toute sa sobriété har- wouieuse.Seuls, les yeux avaient paru faiblir, et pendant un certain temps, ils s'étaient feit rider par le classique binocle.; Aujourd'hui, les yeux de M.Glad-tone n'ont plus besoin du cet appareil et ils se suffisent, , N'est-ce pas envérité admirable ¢ Aussi, quand le grand old man se mountie en public, dans les rues de Londres, dans, une gare de chemin de fer, n'importe où, tou- tvs les tetes se découvrent et le peuple l'acclame.El éveille la curiosité, il suscite la sympathie.A la hauteur morale où l'ont placé son fige, ses services, sa supériorité intellectuelle, il ÿ à des partis qui ne manquent pas du le redouter et qui sont toujours prêts à le combattre, mais tous le salueut avec considération et res pect, Ce qui est plus surprenant, c'est que M.Gladstone n'ait pas cru a sa propre longévité, au moins lorsqu'il commençait à en franchir les premières élapes.Je relisais tout à l\u2019heure sa lettre de 1874 à : lord Granville, après les élections qui ve- woient de les renverser l'un et l'autre do pouvoir.\u201c Mon cher Granville, écrivait-il à son collaborateur, à soixante cinq aus, et après quarante ans de carrière politi que active, Je crois avoir acquis des droits au repor.\u201d It voulait rire; où plutôt il était en désaccord avec la philosophie 80- cratique qui recommande aux hommes de s'ohserver à foud afiu de se bien con- paitre! Sans doute, il essaya, en 1874, de quit) ter la scène politique, et pour se trom per ou s'entreuir la main, il chercha un dérivatif dans les lettres ot la thévlogie, pate tl prit la hache, la hache du büche; ton, etav mit à lendre du bois dan le! pare de Hawarden.At-je besoin d'ajonter que cette gymnastique intellectuelle et physique n'eut pas ie don de l'absorber lougiemps ?Depuis lots, M.Gladstone est redevenu prewier winstre, et cel resté premier ministre pendant près de six ans, No le svra-til pas encore une fois?Un commence à re le demauder, daus des sentiments très divers, non seulement antour de lai, mais ausei en Europe.Apres tout, le cardinal Fleury l'a bien éte, sous louis XV, jus qu'à quatre-vingr neuf ans.Si ce n'est! pus un exemple, c'est un précédeat, lu douze imois, à pareilie cate, M.G-adstone se trouvait en cillegis/Ure au l'auritipe, sûr le golfe do Naples .en sep: tetabro dernier, 1 Visitait et admin sane tebicences notre Baposition univ-reelle ; euliu, l'avant-veito du ler janvier 1800, eu cétebrait en grande poupe, de l'autre côté du détroit, des quatre-vingt nes révo lus.La tête est a1 counue, qu'il est presquo superflu d'un rappeler lus traits.Doit, 6 lance, M.Gladstone porte ls stature d'un howtue qui n'a pas d'inlirmnié,et à dix pau on ne lui donnerait pas pins du la suizahtaine.Avec lu petit col traditionnel et légere bordure du barbu blanche qui lui entoure lu vienge, qu'il ait endossé le veston grin de Voyage où lu redingot + boutonnée à l'homme du monde, M.Giudato- Lu ut laux wir de clergyman, Minis suis IRI deur, cat il ajoute toujours la flumne du ward, |= Impressions de toutes sor- tes à co burcau.FT ire we J \u2018na Mervalileuse Hist RACONTÉE EN DEUX LETfRL:.428 Crdur SL, New Voss, QU FILS: 2e Uetibre, 1-2.= Messieurs.Mon pve deere i Glover, Vi.ila beauenup sontfert des borofudes, oo La lettre ebjointe vous dira les morveitieux + 1- feis produits par La SALSEFAREILLE D'AYER Je crois que son sang doit avoir clé fnifecté depuis dix aus au moins ; sam œutre slgne extérieur qu'une légère plaie scroluleuso nu poignet, Il y A cinq Aux de nombreuses ul cères commencèrent à se montrer, ©L pou à peu se muitipllérent & tel point que son corp» entier en fut couvert.Je vous nssure, tes sleurs, que sa position étalt bien critique quand 1} ennmenca à se servir de votre niéde cine, Maintenant 11 y & très peu d'hommes de «on Égu qui jouissent d'une meilleure saute.Jo pourrai facilement nommer et quasnte personnes prètesà certifier de la vérité «rs faits que j'arance, A vous sincèrement, Ou PÈRE: + C'est pour moi un plaisir s en toêmo temps qu'un od vor, de venir auprès de vous attester et revon- taire les bienfaits que j'ai olsenus 0 l'rsage de In Salsepareille d'Ayer, My à six mois mon corps était comphitement convert d'une terrible bumeur ef de plates accofuleuses, Cette Lumeur 15e cansait de = deraangealssns constautes et butodératies, el A chapie mouvement do mon corps le pean se teridait en différents endroity, ob le sang eon Jait, Mes souffrances étaleut terribles, ln vie \u201ctait pour moi un fardeau.Je commune Vnsage de la SAISEPAREILE En mois d'A 26] W.M.Pribcire detiier, el Je l'ai continué depuis Jus, Un changement immédiat consucter à s'operer, pen 1 peu les plales se sont clentrisus, «t ma #anté ost devenue parfaile en tons ton points, de sorte quo je sis capable de taire une bonne journée de travail, quenque j'aie soixtnite treize ans.Plusieursie demendent connneut je suis parvenu à older uke goon eon od capi, alors guide pe «rocaiert inomatle, ét je Tour dif er que je voté \u20ac cat \u2018atcurd'hul, Glover, Vio cater, get A SERS sel nd, Hiv Pures Lee SAUESTEAPTILTE DTAUFR pail Jes serafuleset toutes jes Affections Sernfae detrxna, Brie nett à\" le nou rele et requete Pa vitaiste CH ut lot exploite, de toute int.?tout PREVARED an DLC Ayers Co, Lowell, Mass, Vendue pau tous es Drogitistes, prix $1 sis pour 95 CHS.DION MARCHAND TAILLEUR Rue NOTRE-DAME TROIS-RIVIERES.Nouvellè importation du Printemps LA PLUS BELLE VARIETE DE TWEEDS Pewvenant des moilleures fabriques du pays et de l'étranger.POUR HABILLEMENTS Coupe paontle, 0 tablissement.\u2014)\u2014 Due Spdeialité :\u2014Wabits de cttémonivs.Chas.Dion, Marchand.Tailleue fe a nt AGENTS DEMANDES PARTOUT Corte montée se vend due ie Ne maire Si: -.Pour 61 Jours nus Le vendrrns à 84 24 aveu 11 (Jane peut vous den trop was pent RA Coupes root 4 rapes noc RV Sa BRL.reg LENE FATBALIS \u201cUS Wal es de tue fn 4 at nos + spears, #4 MOUS Lowe Be via moalre © OD sued Aeuvson Bul Po male da.sn 1 et tab que Peprée sa ce, wal res payee bs difference ol garde ba now.tre, autrement elite sos voue terion Biri » «00 faues vendre A dni ert YN eA ER rita ene wren Cove verte, Bt ga Sah t up 74 AN ous to Verma an elle Coates tA voyss votre onlin ut-dtre plus | A.trounes : & 50 Aécieide 84 8 10114 Mantra bt AHINIRGAE, MORIAMANO # Jiu tA, % devras vrouves teite tp u1ve put Le mate, M foudre emreyet ie montant 0: dt, AFT mar Namie he et pas ètre ear peat.Uh 4b rr meule.Quan.i ie manlial complet de Vordie oot severe dg Mull DIVE GRYOIURG (FOLD UNO joie shptne on of ddl bureau.v= BAS PRIX Des ouvriers de première ass sont attaches d lé ~~.Blancs de toutes sortes À co A \u201cRe ; 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| | | i ! \u2018 cut bos tattle À venle voit \u201ca uvantle ht rhone » -eatistes Gont atta hi 0 0e totiiss ment t 0 URTS.PIANO ET CHANT 2 Madame HavelUrart, ps ar ca chant Contes 80 salen de muse proie 15 Jaitr au Not Ï lue Nivoruilt\u2026.L'on conditions n'utres- tte à here à heures PM.1 Pras-ltiniêres, LU Juillet \u2018+ Celebre Eau Minerale WEN NnOL RUES NTSLEON RW.WILLIAMS, successour de Hore ae & Wultoms pharmivien.télephone No 1,7 nent général pour la cité des l'rois- Rivi a HECTUR CARON, Proprivtairé Me \u201cA CE te bog Mare ages -\u2014.LE JOURNAL DES TROIS-RIVIERES 18 FEVRIER lau he LES TROIS-RIVIERES.PR, JEUDI 15 FÉVRIER 1890 Le texte de la grande Encyclique sur des devoirs sociaux des chrétiens, annoncé il y à quelque temps, vient de nous arriver par le courrier d'Europe.| Cet enseignement du chef de l'Eglisesur les devoirs que les intérêts et les passions politiques font trop souvent oublier où méconnaitre, va être accueilli avec une grande joie et une vive reconnaissance par lee cathuiiques.La règle de conduite que cet auguste document trace avec autorité pour tous les chrétiens, hommes d'État comme simples citoyens, devra être sérieusement méditée, car c'est de sa mise en application que va dépendre le salat social des Etats catholiques.Nous commençons aujourd\u2019hui la publication de cette admirable Encyclique.Lettre Encyclique N.T.S.P.LEON XIII PAPE PAR LA DIVINE PROVIDENCE \u2014\u2014 Des principaux devoirs des Chrétiens VENERABLES FRERES, SALUT ET BENEDICTION APOSTOLIQUE Retourner aux principes chrétiens et y conformer en tout la vie, les mœurs et les institutions des peuples, «st une nécessité qui de jour en jour devient plus évidente.Du mépiis où cer règles sont tombées, sont réeultés de si grands maux, que nul homme raisonnable ne saurait soutenir, sans une douleureuse anxiété, les éprenves du présent, u1 envisager sans crainte lvs perspectives de l'avenir.1.s'est fait, sans doute, Un progrès considérable quant à ce qui regarde les jouissances et le bien-être du corps: mais la nature sensible tout entière, avec les ressources, les forces et les richesses qu'elle met à notre dieposition, tout en multipliant les commodités et les charmes de la vie, ne sullit pas pour rassusier l'âme creée à dvs fins plus hautes et plus glorieuses.R garder vers Dieu et tendre à Lui : tesle est la loi supièwe de la vie de l'homme.Fait à son image et à sa res sermblancu, il est porté par en nature mé me à jouir de son Créateur.Or ce u'eet par sucune mouvement ou effort corpo- tel qu'on se rapproche de Dieu, mais par des actes propres à l'amour.Dieu.eu el- fet, est la vérité première et soprême, et la vérité n'est un aliment que pour l'intelligence.11 est la sainteté parfaite ei le souverain bien, vers lequel la seule volonté peut aspirer et tendre efficacement, à l'aide de lu vertu.Mais ce qui cet vrai de I'homme consi: déré individu-Hement, l'est aussi de la société tant domestique que civile.En ef- fer, si lu natnre elleméme à inrtitné la société, ce u'n pas été pour qu'elie fit la fin deruiére de l'homuse ; mais pour qu\u2019il trouvat en elle et par elle, des secours qui le rendistent capable d'atteindre à sa perfection.Si donc unc roviété ne poursuit autre chose que les avantages extérieurs et les biens qui assurent à Ta vie plue d'u- gréments et ne juuissances : vi elle fuit profession do ne douner à Dieu aucune placo dans l'adwivietration de la chose publique et de ne tenir aucon compte des lois morales, elle s'écarte d'une façon très «oupable dusa fiu et des prescriptions de la nature Cet moins une socié ë qu'un simalacre et une imitation mensongère d'ane véritable société et com- munanté humaine.Quant à ces biens de l'âme dont nous parlons, et qui n'existent pas en dehors de la vraie religion et de la pratique per tévérante des préceptes du christianisme, nous les voyons, chaque jour, tenir woins de place partos les homtwes, toit à cause de l'oubli dune lequel il les tiennent, soit par Je mépris qu'ils en font.On pourran presque dire que, plus le bien-être physique est en progres, plus s'acceutue le décadence dis biens de l'âme- Une preuve évidente de lu diminution et du grand sffuibties- ment de la foi chrétienne, ce sont les injures trop eouvent répés tées qu'on foit à is religion en plein jour el aux yeux du public ; injures, en véri té, qu'un Age plus jaloux des intérêla re ligieux n'eut été tulétées à aucun prix.Quelle multitude d'homwes se trouve pour ces causes exposée à la perdition é- ærnrlle, il serait iusporsible de le décrire mais les sociétés elle-mêmes et les empt- Tes ne pourrait rester longtemps sans être ébranlés, cer la ruine des institutions et des mœurs chrétiennes entroive nécessai- tement celle des premières basve du la ao- ciété humaine.La lurce demeure l'unique garantie de l'ordre et du la trauquiliné publique.Mais rien n'est faible comme la force, quand elle nu v'appuie pas sur la religion.Plus propre duns ce ces à en gendrer la servitude que l'obétssance, elle toufertne en elle-mêtme leu germes d'u- no grade pertubanion.Déjà le présent siècle à subi de graves et mémorables ca- | \u2014 vivons nous avertit donc de chercher les remèdes là où il se trouvent, c'est-à-dire de rétablir dans la vie privée, et dans toutes les parties de l'organisme social, les principes et les pratiques du christia- nismo ; c'eat l'unique moyen de nous délivrer des maux qui nous accablent et de prévenir les dangers dont nous sommes menacés Voilà, Vénérables Frères, à quoi nous devons nous appliquer avec tout lo soin et tout lo zèle dont nous pouvons être capables.C'est pourquoi, bien qu'en d'autres circonstances, et toutes les fois que l'occasion s'en cat présenté, Nous avons traité ces matières, Nous estimons utiles d'exposer avec plus de détails dans ces lettres les devoirs des chrétiens ; devoirs dont l'accomplissementexact contribuerait d'une manière admirable à sauver la société.Nous sommes «hgagés, sur des intérèts de premier ordre, dans une lutte violente el presque gnotidienne, où il est difficile qu'un graud nombre d'hommes ne soient pas trompés, ne s'égarent et ne se décou- rageut.Notre devoir, Vénérables Frères, est d'avertir, d'insiruire, d\u2019exhorter chaque fidèle, d'une manière conforme aux exigences des temps, afin que personne ne déserte la vuie de la vérité.On ne saurait metire en doute que, dans la pratique de la viv,des devoirs plus nombreux et plus graves ne soient imposés aux catholiques qu'aux h mwmes mal instruite de notre foi, on totalement étrangers à ses enseignement».À près avoir opéré le salut du genre humain, Jésus Chrini, commandant à ses apôtres de prècher l'Bvangile à tonte créature, impora em mé- 1ne temps à tous les howmes l'obligation d'écouter et de croire ce qui leur serait enseigné.À l'accomplissement de cu devoir est 1igoureus-ment attachée la con- quéte du salut étern-l \u201c Celui qui croira \u201cut qui seru baptisé sera sauvé : celui qui \u201cne croira pas sera condamné.\u201d (1).Mais l'howwe qui a, comme il le doit, embrassé la foi chrétienne, vst par ce fait même soumis à l\u2019église.ça mere, et de vient membre de la société, la plus haute et la plus rainte, que, sous Jésus-Christ son chef invinible, te Puntife de Rome avec une pleine antorité alu mission de gouverner \u2014 Or, si la loi naturelle nous ordonne d'aimer d'un amour de prédilee- Ition et de dévouement le pays où nous SOINM:» NCS el Olt Hous avons ÉLÉ élevés, jusque là que le bon citoyen ne craint pas d'affronter la mort pour sa patrie, à plus forte raison les chrétiens doivent-1ls ètre animés de pareils sentiments à l'égard de l\u2019église.Var elle est Ja cité sainte du Divu vivant et lu fillede Diev lui-même, de qui cllea reçu 84 constitution.C'est eur cette terre, il est vrai qu'elle accomplit son pélerinage ; mais établie justitutrive et guide des hommes, elle les appelle à la félicité éternelle.II faut donc aimer In patrie terrestre, qui nousa donné de jouir de crtte vie mortelle ; mais il est nécessaire d'aimer d'un amour plus ardent l'Eglise à qui nous sommes redevables dela vie iimmor- telle de l'âme ; parce qu'il est raisonnable de préférer les biens de l'âme aux bien du corps, et que les devoirs envers Dieu ont un caractère plus sacré que les devoirs envers les hummes.\u2014 Au reste, si nous voulons juger de ces choees sais nement, nous com prendrons que l'amour surnaturel de l'Egliseet l'amour naturel de lu patrie procèdent du même éternel principe Tous les deux ont Dieu pour autevret puur cause première: d'uù il suit qu'il ne doit y avoit entre les devoirs qu'ils imposent de répuguance ou de con tradiction.Oui, en vérité, nous pouvons ct nous devons, d'une part, nous aimer nous-uiê- mes, êtres bons pour noire prochain, ai mer la chose publique et ls pouvoir qui la gouverne; d'autre part, et en même temps, nous pouvous et devons avoir pour l'Eglise un culte de piété filiale et aimer Dieu du plus grand amour dort nous purssions être capabl s.\u2014 Cependant la 1érarchie de ces devoirs se troure quelquefois 1njust-men* bonlerersée, voit par le marheür des tempe, soit plus encore per la volonté perverse des hommes.Il arrite, en effet, que parfois les vxigences de UEtat envers Ju citoyen contredisent celles de la religion à l'égard du chrétien, et ces conflits viennent de ce que les chefs poliliques tiennent pour nulle la poi-san- ce sacrée de l'Eglise, ou bien affectucat la prétention de se l'asaujettir.De là des Inttes, et pour la vertu, des occasions de faire preuve de valeur.Deux pouvuirsaon ev présence.donnant des Ordres contraires.Tmposaibie de leur obé- Ir à tous les debx nimultanément : Nul ne peut servir deux maîtres (2).l'iaite à l'an, c'est mmépriser l'autre.Auquel accordera ton la préférence?L'héeitation n'rat pes perinise Ce serail un crime, en vffet, de vouluir se soustraire à l'obéis-ance due à Dieu pour plaire aux howrn: « ; denfrein- dre les lois de Jésus-Christ puur obéir aux magistrat : de méconnaitre les droits de l'Eglue, sous prétexte do respecter les droits de l'ordre civil.d! vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes (8), Cuite réponse, que faiesient outreloIs Jinrre et les Apoires aux Musgiatrais qui leur commanduient | des choses Wlhicitea, il faut, en pareil eur- j constance, lu redire toujours et vans hési- Her.I u'est pus de meilleur ciluyen, soit LE paix, roll eu guerre, que lo chretien fidèle à son duvuir ; mais ce chrétien doit : dire prêt a tout soutirir, ému lu wort, | plwat que de déserter le cause du Divu et de l'Eglise.\u2014 Au-si, v'ust nu [ne con | naître la force etla nature dea lois, que tastrophes, el il b'est pus démontré qu'il n'y oil pna lieu d'en redouter de sem | hive.lu temps Ini même dans lequel nous (1) Mare, XVE 16 (HN Mal, VI, 54.(9) Act, V, 39, ver re ES de blâmer cetto fermeté d'attitude dans le choix entre des devoirs contradictoires et de la traiter de sédition.Nous parlons ici de choscs très connues et que Nous avons Nous-même déjà plusieurs fois exposces.La loi n\u2019est pas autre chose qu'un commandement de la droite raison porté par la puissance légitime, en vue du bien général.Mais il n'y a du vraie et légitime puissance que celle qui émano de Dieu, souverain Seigneur ct Maitre de toutes hoses, lequel seul peut investir l'hommo d'one autorité de commandewent sur les antres hommes.On ne saurait donner le nom de droite raison & cela bi est en° désaccord avec la vérité et\u2018aveé la raison divine; non plus appeler bien véritable celui qui ost en contradivtion avec le bien suprème et immuable, et qui détourne et éloigne de Dieu les volontés hawuines.(À suivre.) L'INCORPORATION DES ORANGISTES Après vingt années d'efforts perséré- rants les Orangistes sont enfin parvenus à faire reconnaitre l'existence légale du leur association par la Chambre des Comwunvs, Le projet de loi a été soumis pour la deuxième lecture lundi dernivr, alors qu\u2019un grand nombre de députés étaient absents, «t adopté par 85 voix contre 69, saLs discussion.Que la mesure nit été emportée par surprise on grâce à l'apathie ou à la conui- vence d'un certain nombre de députés.il u'el est pas moins profoudémont regrettable de voir lvs représentants de l'auto rité aux Communes.donner l'existence légale à une société dont le dernier but, come culuide toutes ives associations ténebreuse du ce gente, est le renverses went de l'autorité elle même.Toutes lus sociétés secreites, quelques soient lears noms et le but apparent qu\u2019el les prétendent rechercher, sont les pires ennemies de la société ; et tous les privilèges que cette dernière leu?accorde pur la plus impardonnable des impradences, oui autant d'instruments qui serviront tôt ou tard à s8 propre ruine.Travaux | Publics Sir Hector Langevin, ministre des travaux publics, à présenté lundi an Parlement son rapport annuel sur les travaux exécutés pend.nf l'exercice finissant |e 30 joi dernier.-Lépenses du département peudant l'annés out Eté de $5,517,279.66.Ces déponsrs 66 rapportent aux edifices publics, pour leur construction et entretien, aux ports gt jetées ponr leur amélioration et leur constraction : aux travaux sur les rivières gpvigables au dragage et bateaux drageufs aux chemins et ponts, aux glissoires aux estacudes et aux télé grai-hes.Voici comment les dépenses se répartissent par province.Travaux Rivières puhlics.et havres.Nouvelle Ecosse \u2026\u2026.20.482 $ 95,793 lledu Prince Edouard 1,812 5,171 Nouveau-Brunewuk\u2026 19.679 54 16% Québec.200.133 188 088 Ontano .sassanauces 760.72 346,716 Manitoha et Territoire du Nord-Ouest.78470 147,978 Colombie Auglaise\u2026.17,099 (0,849 me NOTRE ARMÉE.Le rapport du ministre de la milice vient d'être publié La receite du ministère à été de $22- 13% et la dépense d- 1.864770.Nos corps permanentd, y compris la cavalerie, les batteries À B et C.et l'école d'infanterie, coûtent $471,720 ou environ le tiers de la dépense totale.Les volontuires ont reçu $286 687 et les pensious se sont éje- vées 0 $31,939, Le neutenant-général Middleton fair de grands éloges du collège militaire de King-ton et des diftérentes institutions du pays.Il décrit ensuite avec beancoup » détails ra Visite aux camps qui ont été tenus l'été dernier.L'armée canadienne, non compris les corps permanents, compile 80,895 hommes, dont 10.055 dans les villes et 26,840 dans les centres ruraux.Voici daus quelles proportions les différentes armes sont représentées dans les: cavalerie, 482: battriive de campagne, 122 ; artillerte de garnison, 1,181 ; uénie, 184 ; infanterie, 7,780, Le général fait de la grande revue du 24 mai à Montréal un rect tres flattens Jour nus nilitaire», et constois les progrès accomplis par les différents bataillons.\u2014\u2014\u2014 fes LE CARDINAL PCL Une dépêche do Rome annonce | du rardel Pecel, fière du Pape Leon Ne à Carpineto le 13 décembre 1807 Gigeppe Pecci, qui faisait partie de la Suctête de Jésus, vet devenu profssseur de philosophie au collège romain : à y ent remé jusqu'en 1851 et n'eut acquis un grand renow par ses ouvrague philosoybi- ques.Mais son rand sar le syslème de \"tit Thomas d'Aquin ayant 616 désan- prouvé par svs supérieurs, il quitta .collège et eccepta une humble position à la bibliothèque du Vatican.Son frère »| dernier à St Grégoire, d gen de plusieurs missions délicates ; en mai 1879, il lo nomma cardinal.Pendantla maladio de son frère, lo pape recevait toutes les heures un bulletin _indiguant l'état du patient, Le cardinal Pecci a suc: comhé à une pneumonie.\u2014 cml} 4 oP I\u2014\u2014 ee Courrier 11 porait do plus en plus certain que nous aurous des élections provinciales im- tnédiatement après la session.11 est question de tontruire un nouveau pont eur le St Luurent en face de Montréal.Il ne s'est rien paseé d'inportant à la législature de Québec cvs jours derniers, M le Trésorier n'a pas encore fait son exposé financier.Tout le monde est con- vaineu que les finances de ls province sont dans un état de raine complète et qu\u2019il faudra multiplier les emprunts pour répondre aux dépenses sans cesse Croissaniss.On u hâte de voir comment M Sheyhn va s'y prendre pour masquer la situation compromettants de 'adwinistration.L'Eterteur propose d'mbolir les assem- blévs populaires oi des orateurs des deux partis discutent les questions politiques.Il allègue les désordres qui se produisent trop souvent à ces réunions passionnées et dit qu'on devrait en venir à une eu- tente pour faire di-paraître cette coutame de nos mœurs po itiques.L'idée est excellente et très réalisable si les chefs politiques veulent y donner la main.Maiu il fraudrait aussi débarra- ser les comtés, en temps d'élection, de celle nuée de gens inconnus et sans responsabilité, qui inoudent nos campagnes et abusent trop souvent dela crédalité des électeurs.EE Feu M, Léger Brousseau Nous avons appris avec regret la mort de M.Léger Broursean propriétaire du Courrier du Cunada, décedé samedi dernier à sa résidence, sur le chemin de Ste Foye, a Québec, Nous oftrons à la rédaction et l'administration da Courrier nos coudoléances sincères.Voci quelques nates biographiques qne nous emprantons au Cuurrier : M.Léger Brousseau nuquit au mois de wai 1826.I} était jenne homme quand il entra comme typographe dans les ateliers du Mercury qui était alors un des rares journaux de Québec.Quand en 1857, des citoyens éminents de cette ville fondèrent le Courrier du Canada; M.J.D.Bronssean et M, Léger Brousseau furent chargés de l'imprimerie.Peu de terops après, les deux frères pri rent possession du journal et lg conserva.rent ensemble jusqu'à l'incendie du 1872.Drpuis cette époque, M.Léger Bousseau en festa l\u2019anique propriétaire.M.Brousseau avait épousé en 1869 mademoiselle Bennet, qui ne vécut que deux mois après son mariuge.Plusieurs se rap pelleront que çette jeune prrsonne de vonshiation délicate, expira à bord de l'Unwn, dans un voyage qu'elle avait en- treprie daus le bas du fleuve pour améli- Orer sa salité, M Brousseau épousa en seconde nocva en 1860.mademoiselle Marie Georginnnu Garvean, fille de feu M.F.X.Gurnezg du Cap Santé, De ce mariage sont issus dix enfants dont sept vivent euvore, quatre garcons et trois filles.Lo detunt ne laisse quo de bons aonve- nirs parmi ses coufrer-s do la presse.Lorsque fut fondée, en 1883, l'Association dela presse de la Province de Québec, M.Brouseeau fat an des premiers à répondre à l'appel, et il contrihan plusieurs fois de au bourse à dégrever le budget de l\u2019Association.Aussi sus confrères recon.Uairsanis le portèrent-ils à plusieurs reprises aux fonctions honorifiques de leuraociété Il en était encore à sa mort le président honoraire, M, Brousseau était membre actif da Cercle Catholique et de I'lustitar-Cana.dien.N.E.DioNne.A Monsieur l'Abbé Félix Rochatte, curé du Sau.t an Récollet, décédé le 8 du courant, à l'Hotel-Diva de Montréal, était mewbre de la Société d'aus Mosse section provinciale.J.F, BéLann Pire .Chanceli Evêché dus Trois-Rivières.we 10 Février 1890 masses ae me pa | BAZAR DEST.GREGOIRE Le baxar qui a été ouvert dimanche \\ ant l'écul Frères, est un véntable succès.Le et splondid et les objvts sont très riches et en graud nombre.Tous les soirs I\"m.mense salle du buxar se templit de monde venu de la j'aroisse et du toutes les places avoisinantes.Aussi rien n'a été Épargné pour reudre ce bazar ausui intéressant que possible.Les amosements lea plus Vuriés sont réanis pour faire passer los beures agréablement.Tuua lon soiru la fanfare la Philarmonique ve fait entendry et il y à du jones sé oii fortes séances dramatiques et pete qui appréciait fort ses Couseils, ne l'ofblis pau en devonant pape, et le chars Ainsi lundi dernier none avons pu sp- laudir Miles Valentine et Milette, de »ois-Rivières, dans une jolie opérette, Mardi les amateurs de St Gié oire, sous la direction de M, le Dr Tradel ont donné Robert Macaire, drame émouvant, ot Les frayeurs de Tignube, jolie comédie qui a beaucoup amusé lu nombreux auditoire, qui avait tenu A venir applaudi; ces jeunes amateurs, 1 Hier soir, M.Henri Weber, dont nou, n'avons plus 3 fujre l'éloge, a bien vonly accepter l'invitation que loi'avait faite M.le curé de St'Grégoire,- et n exécuté quelques Morceaux du clarinette.\u201cIng, de dire qu\u2019à St.Grégoire comme ici of partout 1leét ali, M.Weber d'en chiar.mer ses anditears ét s'attirer leurs sympathies.CT Ce soir les dames de St Grégoire, sons la direction de Mde Tiudel, duivent doy.ner une grande tragédie.Il y aura certainement foule, comme ces soirs derniers, pour assister à celte soirée et aps plaudir ces dames.Tous les soirs de cette semaine devront aussi être très intéressants et pour les Jours gras on nous pr met sutcioit d'amusements.Nous ne doutons pas que tous se feront un devoir d'aller faire nue visite à cu bazar.Nouvelles Locales \u2014 \u2014 Les Vvoyagenrs qui remplissaient le train de Québec en route pour Montréa] dans la nuit de luadi ont échappé à un grand danger on traversant le pont du t Maurice.Au moment où le train était sur Je wi- lieu du pout, un des lourds bras de far qui relient les grandes roues de la locomotive su briss et tomba à l'eau, à tra- vors les pièces du pont.Ce gros morceau de fer fut-il resté cn travers «le lu rail, nous eurions eu pent- être une calastropho terrible à enrvgis- trer.Tout le train aurait pa être précipité duus la rivière.Uvt acoideut a été canse d'un retard de deux heures, et le train n'est arrivé à Moutréal qu'à dix heures da matin Le hauteur du pont au-dessus du niveau de lu rivière est d'au mozus 40 piedu.M.le surintendant des chemins de ia cité fait actuellement l'essai d'an lourd cylindre pour abattre la neige duns les rues.L'iustraurent resemble aux cylindres dont se servent les cultivateurs pour aplanir les champs ens-mencés ; suale- ment il est b.E.LEFEBVRE, MONTREAL, Canada, $1.00 LE BILLET.Les demander do billeta seront reçues jusqu'à MIDI, le jour du tirage.1 Immeuble de.do do + Immentles de.do PP 30 Ameubl ments.du a.260 Montres d'or.1000 Montres d'argent.Bureanx : 3,307 lots valant - - 550.660.00 i 1 10 60 1000 Service de toilette.| flou 15 Mercredi, 19 Fev.1890 = tinge mensatel aura Nomenclature des Lots immeuble de $5,000 VALEUR LEA LOTS 50,000.00 le 812m tion \u2014\u2014 sous jo patronrge du M.le Cuso A.La sæiLk Au profit de Favre dea Dodi Vie, ch 1 fi Colonisa Diové-aines de C l'autorité de l'Acte de nisation de la Pro Québec, 12 Nationale de LOE SUCCESSION DI FEU H.6, FEARON A vendre ou à lotter.to, La maison de brique.à deux étages, avec bonnes mansardes, située aux Nos, 26 ut 28 vue Baudeaux, Trois Rivières, en face de la place du marche aux denrées, occupée aujourd'iusi, comme restaurant par dame veu- i ve Adolphe Cadorette, Le bas le cette maison reontient un bean magasiy, el le haut, un vaste logement: à l'avrière est nue grande cour, juvec écurie et dependances.Cette maison se- rail trés avantegeus+ pour un épicier, ui marchand de tleue, de fruits, de hardes faites on maison de pension, tontes chases À la de made et a la portee des agriculteurs el commerçants qui fréquentent tos marelés 2o.Celle betle résidence de brique avec sOubagsementet mansardes francaises, située au No.09 rue Ste Julie, Trois-Rivières, oceu- vée, conumie résidence privée, par John Boar geois, Ecuier, arpenteur et ingénieur.Gette tuaison, avec allonge et belle cuisine À l'arrie- ve, pourvne de toutes les ameliorations mo derues, tel que closets, bains, ete, avec goli jardin et vaste cour, ecuries, hangars, veau ses vb autres dépendances, situve aopres du ; couvent aes Dantes de ta provuloner, du col- tège, et à quelques pas de la Cathédrale, of fre de grauds avantages pour une familte de- sirant lo confort et la tranquilité.Aves cette mason, sont aussi A vendre le petit collage vousin, No.6) rue Ste-dulie, et lo vaste tor- vain à l'arrière, Torres faciles, \u2014possession au ler mai prochain (1800) | S'adresser à L, l'.A.GENEs1 et NaroLtoN GELINAY, Exteuteura testconjoints, \u2018Trois-Rivières, 94 Déverabre, (RQ ns JIMELLES AFRICAINES Description cxacte du centre de l\u2019Afrique.\u2014Enfente, dit-elle, mes chers enfants, combien je vous snis redevable ! Encore un peu et elle embrassait Olombo et tous ceux qui dercendaient de le chalonpe, tant l'ivresse de la joie la mettait hors d'elle-même.Tout autour, le monde faisait cercle, plein d'admiration et de joie, les femmes pleursient de tendresse.La société monta en palanquins et se fransporia à l'habitation de Mme Clary, au milieu des vivats enthousias- de la foule.Jusqu'au lendemain, on ne parla pas de l'époque du mariage : les fiancés et leurs parents étaient tout au bonheur de se revoir; le temps passait en converss- tions d'une ineflable donceur sur les malheurs pacsés, sur les terreurs, les es- Ppérances, les épreuves imprévues et la délivrance plus imprévue encore Les Jeunes filles, d'accord avec leur mère, demandèrent quarante jours pour se préps- rer an mariage : \u2014 Nous avons besoin, dit gracieuse- |! ment Linda, de remettre un pen nos esprits.Elles purent le faire à leur aise dans Je repos d'une vie tranguille, cherchant a oublier les dangers horribles dont la seule pensée lvs faisuit frémir, nourrissent avidement leur âme des sacrements doni elle avaient été privées pendant presque Une année, retrempaut leurs forces dons des di-tractions calmes et douces.Les Veruet et les Clary dinaient tous ensem- | ble, alternativerueut un jour à ln lactore- rie de M.Vernet, un jour ch z Mme Cla Ty : tous les hubitants de la culonis am- bitionaient la joie d'assister à ces fêtes de famille.Alice et Liuda voulurent aller consoler la bonne Catalina qui avait été plus d'un Mois meslade de chagrin, en apprenant leur infortune Elles eurent un peu de peine à décider leur mère à refaire cette ! route, qui luirappelait les plus cruelles angoisses par lesquelles elle eit jamais passé, mais enfin, elle se décids, et fit même élever une chappelle à Marie Im msculée sur le lien du désastre, en témoi nage de sa reconnaissance pour le retour de ses enfants.Il n'y avait plus à craindre ni assarsins ni gellahhs sur les lagu- ies; cependant, le gouverneur, ayant appris le projet des jeunes fille, commanda Une escorte de quarante soldats, chargés de veiller sur etle et leur société pendant le voyage.Le retard apporté à la célébration du mariage, fit paraitre plus belle en.ore l'aube du quarantième jour, fixé pour la cérémunie.C'était un dimanche La fête ne fur pas seulement pour les époux et leurs familles, mais toute la ville y prit part, surtout la colonie eurcpéenne.Les femmes étaient doucement émues, en contemplant enfin agenonillées devant l'autel, et la tête ceinte de la coutoune nuptisle, ces charmantes jeunes filles, qui, semblubles à des colombes sans expérience, tombées dans les serres de l'oisvau de proie, avaient été reconduites, par une série d'événements extraordinaires, au nid maternel Chacun se plairait à louer la vaillance de leurs jeunes fisncés aox- quels elles devraient leur délivrance, et qui se lrnaient à genoux à côté d'elles, prêts à leur dunuer leur main, leur nom.leur cœur et leur fortune.Le bonheur présent était un gage de Joyeux et riant avenir.Don Francesco, le Missionnaire de La- Bos, leur avait préparé une douce surprise.ll avait à peine achevé la cérémonie de la bénédiction nupuiale, qu'il fit un si.Bove, et auvsilôt s'élevèrent des chants inattendus.C'étaient les petites négresser élevées par les Sœurs, qui.d'aue voix ar- Geutine, entounalent de tout leur cœur un Te Deum rolennel, jour remercier Dieu do la délivrence de lvure bientaitri- ces.Toute l'uvseusblée s\u2019unit à cvs eufants dela voix et du cœur, Alice et Lindw Vernet pleuraient à chaudes latines, et lenrs éjoux avaient les yeux humides.BO8 h'uvait jawais eu lu spectacle d'une telle fête.Tous ceux qui s'étaient intéressce d'une Manière quelconque à la délivrance d'Alice et de Linda, étaient présents à la cé- témonie.Seul, le capitaine Gaston Ver Uet IMenquait à la fôie: après avois pursé Quiuze jours à Lagus, rien w'avait pu le Tetenir, et,se dérobant à la reconnaissance de ses parents, de Mme Clary, d'Alice et de Lindu, 11 étant parti eur le premier vapeur postal.pour ailer aussitôt à Paris revêtir l\u2019hubit ecclésia-tique dans un sé minaire, Olombo avait repris ses fonctions dans la facturerie vù ses gages far» nt doublés; CH outre, pour loi témoiguer leur gratitue de, les Vernet et les City l'avaient mie} eh t'Ossession, à finis communs d'ave riche plantation avec ane demeure à l'eu- ropé-nnv pour lui et sa famille.Tons dans la cuionie, uègr a et blauce, ne turiseatent pas d'éloges sur son cotnpte.Faure lee premiers jours de son retour, C'était à qui le recevrait dana le colonie européeune ot américaine pour lu fêter : on était avide de le voir, et d'entendre dv sa bouche le récit des aventures dus des Ioiselles Clary & travers Ju Nigritie, Li Feuilléton du JOURNAL.JOURNAL DES TROIS-RIVIERES, 1890 \u2014 TI arr maîtres et dans celle des dames Clary : ce n'était pas un ami, c'était l'enfant de la maison, admis à la table commune, où son couvert se trouvait toujours mis.Alice et Linda se prévalurent de cela pour l'engager à se préparer au baptême, comme il l'avait autrefois promis à son wai- tre.Lo bon mardingue qui, depuis longtemps, n'avait plua de mahométan que le nom, et dont la femme et les filles étaient dejà chrétiennes, ne se fit pas prier, Il fut baptisé la veille du mariage de ses maîtres, et, peu après, ses filles épousè- tent des maris chrétiens, dotées l\u2019une par Alice, l'autre par Linda.Le cheik Mohammed-Sidi-Ber lui-mé me, arrivé à Lagos, se mit en tête de contracter une nouvelle union, bien qu\" eût déjà avec lui trois femmes.1] était fier dhabiter la factorerie Vernet où il recevait l'hospitalité la plus genéreuse, ainsi que sa suite, en reconnaissance du respect qu\u2019il avait toujours témoigné aux jumelles, et du traitemeht royal dont il avait usé à leur égard, tout le temps qu'il les eut en sa puissance.I! avait entièrement abandonné ses idées soupçonneuses et son hostiliré contre les blaucs : il était maintenant plein d'admiration pour eux, et
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