Le Journal des Trois-Rivières, 10 juillet 1876, lundi 10 juillet 1876
[" Douzième Année.2 S Lu Trols-RIVIÈRES, Luxor 10 Ju illet 1576, \"see CATHOLIQUE, POLIT wid, UN PAR | COHAITE D2 COLLABIRLIEURS.LISTE DES PRIX DECERNES AUX ELBVES HU COUVENT DE ST.GREGOIRE, 27 JUIN 8706.SAQRSSE.Prix : Delles Julie Tourigny, Vietorite Béliveau, Malalio Courigay, flare Basu dry, Marie l\u2019rince, et * Catherine Lahaye, lore CLAssE.Daile Vietorine Bourbeau a mérité los lors Prix de Gramuire frangiise, de composition frauçaise, de Littérature, do Géométrie, de Penne des Livres et d'Histoire d'Angleterre; le 24 d'Arihrvétique ct les Mentions Honorubles d'Algôbre et d'Histoi re de France, Delle Viclorine Béliveau n mérité les Tees Prix d'Algébre, d'aridumétique et d'histoire du canada ; les Zls du grammaire frangiise, de composition française, de Littérature et de Géométrie ; les wi, h.d'avithn: étique et d'histoire d'augleterre, Dalle Hélodis Iéun à mérité le Ter prix de péda- gogi, d'Agriculture, d'histoire de France et de ver sion angluiso ; les 24s de T'enu des Livres, de Gio graphie, dé composition anglaise : les m.h, de grammaire française.de Grammaire anglaise ct d'histoire du Canada, Delle Caroline lIébort à mérité les lers prix de composition anglaise et de Géographie ; les Zls de Grammaire awgluise, d\u2019ulyêbre, de Pédugogie, d'h'a- toire d'angleterre, d'histoire du Canada et de voen- bulairo, les m.h, de littérature, d'aritlmétique et de Lucture unglaise, De CLASSE, 1ère Dovision.\u2014Delle Anna Bergeron n mérité les Lers Prix de Grammaire frangaise, de Grammare anglaise, de composition frungiise et de pédugo pie; les Zds d'histoire de France, d'agriculture, de Vocabulaire et de Lectnre nuglaise ; les tu.h, de tenue dus livres, d'histoire du csnada et de version anglaise, Delle Lydia Landry à merité les lers prix de Gévgraphie et d'agriculture ; les Z le de Grammaire française, d'histoire d'angletorre du pédagogie ; lvs tm.h.d'histoire de France et d'arithmétique.æ Delle Valérie Brassard n° mérité les lers prix de grammaire anglaise, de sphère, d'histoire de France et d'Iustoire Ju Cunadu ; les Zds de composition français.de géographie de couture ot de wusique vocale ; les me.h.d'histoire d'Angleterre et de version ungluiee, ; .Dele Louize Bergeron à mérité les 2ds, prix do Pédagogie, d'agriculture, d'histgjro de France, d'hispaire du Quuada et ung im, by de composition * française, Delle Mosc-Anna Thibodeau n mérité les lers prix d'srithuuétique, de Tenuo des Livres et du pé- dugogie ; les 2-l> d'histcire du Canada et de sphères les w.h, d'histoire d'Anglsterre ot d'histuire de l'rauce, Delle Olive Gaudet à mérité les 21s Prix d'urith.uétique, du Tonue des Livres, d'histoire de Frunce d'histoire d'A-ugloterre vb une w, h, du pédago- sie, ° 2 le Division.\u2014Dulle Rrnestioe Brassard à méri- i Tos Jers prig de geographic, d'histoire de Prauce, du leoture anglaise, de couture et de musique us tramentale , Jes m, h, de tonue des livres et de vo, cubulaire, Dusle Victurîne Rouleau n mérité les second puix | histoire de France, lecture plus et de n ysique iuatrgmentale, les my, h, de Gramiumnire anglaise, d'histuieu d'An,gléterro dt'de sphère.Delle Julie Touriguy a mérité les lers prix d'a rithmétique, de Voeabulaire cu do couture, les 2ds d'hi-toire d'Angleterre de Gdographio et les wi.hid'histoire du Canada et de Leoture anglaise.Dells Marie Bourgeois a mérité le ler prix do Pédagogie; les Z4s d'avithmétique et d'histoire du Ganuda, Delle Vietoria Bourgeols a méritd le ler prix de Hugi pue inspramentalo of lo 223 dessin, Hième OpASSE.Delle lu'alio Tourigny # mérité los lers prix d'évriture et de version ungluise, le 24 de grammai- te [rungaiso et mi, hb.d'histoire Reclésiustique.Deile Albertine Dornis n mérité lcs Ler prix d'é- oriture et de version anglaise, lu 2d de grammaire frangaise et une wm, bh.d'histoire Beeldsiastique, Delle Arthémise Pellerin a mérité le Ter prix, d'Aritmétiques les 245 de compositions frangaise ft de couture es wy , da graminaire frdogaiee et d'Hjerivure, ; ; Pelle Julie Bergeron a mériter le ler prix de (Jéographie et de couture ; le 31 d'histoire du Cawada «tune m.bi, de composition Française, Pelle Vorine Bourk à mérité le Jer prix d'histoi- ve cainic, le $d lecture ot mm, L.du Oraunuaire fran- g vise et de Géographie, ; Delle Ludivine l\u2019icher à mérité lo ler prix d'histoire du Canada, les mu.h, d'urithmétique etdecom- position lrangaise.i Delle Lowiss Laeoursidvo a mdrité les 2ds prix d'arithmétique et du version unglaiso : les m.b, du lecture française et de Vocabulaire, Delle Georgine Bourk n mérité le Jer prix d'his taire Bealdgiantiqua et op ny.by de geographic, Melle Agilda (Jaudet à mérité le 3d prix de Uéographiv ct une wm, hi, d'arithmgtique, Melle Maurie Pringa a méritd lo 2d prix d'histoire oacidsivstique les m, h, d'histoire suinte ét Lecture française, | Pele Arihidwise Doucet a méritéle Jer prix de beuture francaise ev iva ov, by d'histoire go Canada cl d'évritare, Delle Alexandrine Bourassa 8 wéiitd les lers Prix de lecture anglaiseet de musique vocile ; les 2 ls d'histoiru-sninte et de version anglaise ; les m hid'Heriture, d'histoire du canada, composition au\u2014 gluise, du dessein et le musique instrumentale, Jièmo UhAadhe Delie Agildu Laceite n mérité lu ler prix de Grammaire, le Zd de Géographie et une m.by de leuture.Delle Lour.+ Nexult a mérité le Ler prix de dow graphie, les 2s de Grammaire Française, d'Iistoire Shinte ct de couture, les m, li du lecture, d'Arithmétique et de lveture, Molle Quny Cafline à mérité le por prix d'hi be L fi fee _ ls) IQUE KT LITTERALKL.+! IN NECESSAMTSEUNITAS; IN DUBIIS, LIBERTAS IN OMNIBUS, CLIARITAS.ÉDITEURE-PROPRIÉTAIRRS GÉDÉON DESILETS & Frères, cd me st 0 re nuglaise, de Géozraphieet d'Ecriture, Deite Lucius Gareenu n uérité le ler prix d'Aque vucsle, Duile Ofivine Bomik à mérité le 1er prix d'Arithwétique, et mm, lE.d'histoire sai te, Dulie Alvimia Tourieoy à mérité le 21 prix d'Ecriture ct ni.h, de Grammairo franc, Delle Flore Proulx a mérité le 1er prix d'écritu- ! ze, le 21 de lecture, les uv, h, d\u2019Arithmétique et de | Géographie, Heme Classe, 1dre Division, Delle Catherine Lahaye à mérité le lor prix de Gramuraire lrançaise ; le ZA d'histoire suinte etm, h.d'Ecrituic.Delle Fiore Beaudry à mérité le Ler prix d'Arith wétique ; les ZJs du Grammuire française et de cou, ture et ur.h, d'Ecriture, Dulle Muvie lrince u mérité le Tor prix d'Koriture, le 21 de Grammaire fracyaise et mu, h, d'Ilistoire sainte, D.lie Auanda Dorais n wévité le Ter prix \u2018d'Histoire sainte, lo 24 de Grammaire française et w, h, d'Acithmétique.Delle Médore Cloutier à mérité le ler prix de musique instrumental» lus Zds d'histuire suinte et d'Arshmétique.Delie Aimn Brunelle à mérité le Ler prix de dessin, les Als d'Arithwétique et de musique instru- wentale et mm.h.de lecture.Delle Sara Vigneaulta mérité le 2ds prix de lecture et d\u2019Hcriture.Dalle Aimin Rouleau 3 mérité le Lor prix d'histoire suinto et le 21 de Lecture.Dalle Hortense Martin a niérité le 24 prix d'histoire Suinte ct mm.h.du Lecture, Delle Marie Bergeron à mérite le 24 prix d'Aritluvétique ot wh.de Grammaire, Dello Alina l'hibodeau u mérité le 2d prix d'Éeriture et w.h, de lecture, Delle Cina Puterson à mérité le ler prix de couture et lu 3.1 de lecture, Dulle Virgivie Tourigny à mérité lo ler prix d'application, Delle Juséphine Prince a wé:ité | lecture.e 2] prix de 2le Division.Delle Adélui le Boucher u mérité le Ter prix d\u2019é- oriture et w.|, d'Eusteuction religieuse, Delle Delin Guillemrtto a merité le ler Lecture et im, li, d'Inatruction religieuse, Deliv Eva Boudreau à merité le lor prix d'Iustruction tcligieuse et ni, h.de lecture, D lle Flore Hébert a mérité le Jor Prix d'Adplieation et m, hi.de lecture, Delle Célina Neveu a mérité lo 2J prix do lec- tur.Dvile Alvins Lublane à mérité le 21 prix l'instruction religieuse, Delle Rosana Puliquin a mérité le 21 prix d\u2019ap- plieation, Dole Iélina lattersou n mérité le 21 prix d\u2019é- eriture, Delle Césuire Pulterson n mérité le 21 pgix d'Inetruction religioune, prix de DISCOURS SUR L EDUCATION prononcé à {n distribution des prix au Séminaire des Trois-Rivières- LE 27 JUIN 1870, Suite, A cette vertu de l'ordresocial correspond dans In société religieuse l'esprit de foi, La loi, suivant le témoignage de l'Apâtre, est l'unique fondement de tout édifico spirituel, Mais il faut Une foi véritable, une foi lorte, éolairée, agissante ; une foi, qui, rivée au roc de Pierre, délie de là les tempêtes, el brave lus flots des passions avee la stabilité du rocher sur lequel elle s'appuie ; une loi, qui méprise les dédains de l'orgueil et sur laquelle les fausses dostrines et les persécutions ne pouvent produire que l'épurement et le dernier Geant, De cette foi jaillit l'espérance, como yne [eur de sa tige, et aveg l'espôrance naît la charité, qui donne à l'homme sx perfection, comme lu fleur annonce le fruit, qui est le dernior porfucti- onnement de l'arbre.Un cours complet de religion exposera aux jeunes intelligences ces grands préceptes de morale 1! sera absolument détaillé, et commençant lo travail de la haute éducation, il su poursuivra durant toutes les années consucrées à cetts œuvre, occupant la plus large partie du temps, et dominant toutes les autres études do toute la hauteur de sa nature et du son importance, On en cangoit facilement lo plan génôral : il prendra l'homme à an sortie des mains du Créateur, fera l'histoire de sa chûte, le suivra dans sa marche expiatrice travers les Itemps, ct lo montrera enfin racheté par lo Christ, et conduit par Pliglise à sa fin su- prôme rentrant ainsi dans lo sein de Dieu d'ou il était parti.Q'importo co quo l'on peut dire de cette œuvre essentiellement roligieuss ?Que peuvent laireces cris qui retentissent à os oreilles : nesez de catéchismes, assez de morales, assez de sermons ?Ces cris frappent ir, wis voila tout.Que l'on prou- vi quo dana ço citayen, co n'est pas avant tout un élu duciel, qu'il fant préparer ; que l'on cémoutre une autre lin de l'hom- te (ue colle d'arriver à Dieu et nous hous vendons; nous lermons nos catéchismes, nos chuires sacrées deviennent muette, nous ne voulens fis do religions dans À 4 l'enserguement ! Mais jusque-là, point de La theoriy de ta vertu étant donnée, Are, lconcussions ! citlumétique, les mi.h.d'histoire saiute et de musi= | des prédilections du Trés-Haut, vers lequel ; v.sainte ; les 21e de grammaire frangaise, de granmai.(il convient de l'appayer sur des exemples ; fonte la hauteur du I TO) longum iler per precept breve per exemplum ; vertu duquel les nations s'élèvent, wmm-! a dit un ancien, la route des préceptes est i longue, cello des exemples est brove ; et cela est vrai pour tout ordre do chosos.Mais où trouver ces exemples de morale ?Nulle part ailleurs que daus l'histoire : Le premier ou plutot l'anigne but est un but moral, of de.les pargles employées par I'Oratody rovinm pout Ia déli- mn Wir, la plus juste} suivant nous, est celle ci : l\u2019histgire-ggt, l'é I ody vig.magistra | vita, L'histétre i eut ph êvé-| ue de Langres, Mgr.Parsis, est-le tableau | es œuvres de Diew dans le genre hamain en même temps que celnides œuvres de | l'homme agissaut dans le domaine de sa liberté, Si l'action de Dieu sur l'homme et celle de l'hounme sous le regard de Dieu donnent tout le cercle de l\u2019ordre moral, l\u2019histoire qui montre ces deux actions telles qu'ellee- tuées dans le passé, présente donc réellement en toutes ces choses deg enseignements de morale, Nous insistons sur ce poiut car tout le fruit des études historiques dépend de là.Que nous importe à nous que telle nation ait antrelois habité telle portion du globe ; qu'elle y ait pratiqué telle religion,cultivé tels arts, étalé telle civilisation ; que ce conquérant ait subjugué les peuples, franchi les mers, ailrayé tout le monde du bruit de s:5 conquêtes ; qu'en telle année telle 1évolution ait ren- vers?des trônes, inondé lu terre de sang humain, et changé même la faco de l'uni- Vers; que nons importe tout celasi nous n'y voyons une leçon de morale, nu avertissement pour notre conduite fature ?Ce qui ne nous touche de près n'intéresse que notre curivsité, el il nous est fort secondaire de lui donner satisfaction.Sous l'unvelop- pe des lvits historiques, il faut donc licer- ner l'action providentielle, qui châtie les vices de l'homme et récompense sa vertu, où prépare pour le jugement suprême une sanction éclatante aux lois éternelles de sa justice et du sa miséricorde, - Partant de ce principe, nous jetons un coup d'œil sur le domaine de l'histoire, et pour cela nous imitons lo voyageur, qui voulaut mesurer .des yeux l'espâce, gravit une haute montagne d'où il voit sa dérouler à ses pieds l'inmensité de la plaine.Cette montagne pour nous c'est In sainte montagne de Sion, devant laquelle l'humanité s'arrêta, il y a dix huit cents ans, au pied de laquelle elle changea lei cours de sa marche, et d'où jaillit pour le genre humain la lumière, la vie, le salut, ln rédemption.Là, debouts auprès du in Croix, et dominant le monde, nous gpercevons autour de nous trois sociétés disdtinetes, dont I'oxistence se partage la suite des temps : In société juive, lu société païeune et la société chrétienne, La première, étant avant tout figurative de cette grande société du Christ dont nous faisons partie, nous devons l'éledier sérieusement alin de nous préparer par ia l'intelligence de celle-ci Nous y distinguons les éléments primordiaux du chris- tanisme , nous ÿ voyous à nu les racines de la sainte vigne du Seigneur, et meme vous pouvons apprendre à la lumière des prophôlies, quels seront ses carautères et sa beauté et dle quels fruits elle nourrira le monde, Ici se trouve un peuple, l'objet tous les aulres se tournent commo vers leur centre.Ce peuple est la lumière des temps auciens par sa religion qui est la seule vraie, par ses lois et ses institutions, dont le caractère est divin, et par sa mission qui est du préparer à la terre les splendeurs du Christianisme avec l'avènement du Messie.Le rôle de la nation juive devra dono être bien compris et pour cela il faudra pénétrer dans sa vie intime,étudier son caructère et sa constitution, et bien connni- tre les grands hommes que Dieu a proposés à son gouvernement- Les enseignements qui partent do la Judév, sont méconnus cependant des nations étrangères, dont l'ensemble forme une antre société plus vaste et matériellement plus puissante ; mais ces nations, ne conservant plus que quelques débris des vérités primitives, tombent bientôt dans les horreurs de lu pius honteuse dégradution.Fautil aussi pénétrer duns ce chemp ?La jeunesse doit-elle entror dans la société pai anne, pour eu étudier lu vie, en découvrir les moyens et en porcevoir les résultats ?Qui, car elle peut trouver en cela son pro lit.Mais ce ne sera pas vvee cetle adimnira- tion systématique, qui fansss tout en ne présentant qu\u2019un côté des choses, qui ne trouvo qu'a louer dans une force brutale Wilue, dans une politique qui écrase, dans une religion qui corrompt, asservit et dégrade Ce no sera pas non plus avec cette indillorence inintelligente, quin'abou- lit quo plus sûrement à l'égartment de l'esprit et à lu perversion du cœur ; mais co sera ayes eircanspection aveo sagosse, avec l'esprit chrétien, pour tout dire en un mot.Pris dans son ensemble, le paganismo, n'est qu'un tissu d'absurdités, de crimes, | do folies de toute sorte, lIn'y a qu'un; proilt pour nous à l\u2019étudior, colui de recon- naitre son Impuissance radicale pour le bonheur de l\u2019homme, ot de mieux saisir par là lu nécessité de la varité chrétienne, leur cola uno vue général suflit ot encore plau providentie!, en chent grondissentou disparaissent, suivant que tel rôle lenr à été marqué par le doiat de Dieu, Qu'il y aiteu quelques vertus dans la durée des siècles anciens, qu\u2019il se soit rencontré dans toute l'existence de la Greco et de Rome quelques ames plus sages et plus forius, disous même héroïques, cela se conçoit et s'accorde faci- | lement.Mais cette sagesse loute relutive, ces vertus si pâles de leur nature, ces ne- trs d'heroisme toujours si imprégnés de vanité, que sont-ils quand on lvs examine , à la lumière du christianisme ?Quel attrait | peuvent-ils nous inspirer 2 Rocherche-t-on la lueur de la bougie lorsqu'on a le plein jour, le beau soleil ?Nous, chrétiens, avons- nous le temps et le goût de nous arrêter au philosophe Socrate quand nous avons devant nous Jésus-Christ, à l\u2019laton, quand St.Augustin se présente à notre étude ?l\u2019ou- Von-nous reposer un regard d'admiration sur un Mucius Sewœvola laissant consumer su main sur le bucher, quand méme il au- tait pu par lirellacer lu tache de son perli- dle assassinat, lors:1ne nous avons sous les yeux le martyr chrétien, quise dévoue à tous les supplices pour sauver son innu- cence et conquérir le ciel ; et sur ces vestu- les, qui avaient leur place d'honneur aux jeux publics, lorsque nous rencontrons ces milliers de vierges, dont le silence du cloi- tre abrite les vertus et voile les sacrilice: ; et mème sur le sobre Fabricius, sur ie dévoué Regulus, lorsque nous apercevons cette multitude d'anchorètes, qui peuplent les déserts, et d'un antre côté ces Maurice et ces S3bastien sacriliant leur vie et, qui plus est sans doute, leur honneur desoldut et de citoyeu pour lc triomphe de leur loi ?Oh! cette admiration qui appelle l'imitation, réservous-la pour des objets plus dignes ; ce temps si précieux, consacrons-le plutôt à l'étude de la société chrétienne qui est lu nôtre.Ici, lu vie con'e À pleins bords, la vérité repand partout sa_luatière, la vertu se montre sous toutes los formes.Plus de fables, plus de mythes, tout est réel, sérieux, vivant ot actuel.II nous importe au suprême degré, il nous est nécessaire de savoir comment le Divin ltédemp- teur a prêché sa doctrine et fondé son liglise ; comment cette Eghse à surgi au millien dus abominations paîennes, comment elle s'est développée sur la surface i du globe, et quelle marche elle a suivie à travers les temps.Toutes les ténèbres ont | été dissipées par elle, (ons les sexes, toutes les conditions ont été sanctiliés par ses ga- crements ; nous étudierons à fond ce tra.rail divin, alin d'acquérir par là la véritn- ble sagesse, qui opère le salut.| Des brevets d'ignorance nous seront sans doute décernés, parce que hong ne connaitrons pas rel détail de I'histoire antique, que nous ne pourrous ni nommer cette petite ville ou cette rivière ni dire à quoi s'umusat en telle année de sa vie tel grec ou tel romain mais il nous sera facile de renvoyer cos brevels i tous ees savants, qui vous déli- lent d'un trait de mémoire la longue chai- ne des conquérants antiques ct qui savent à peine le now des Apôtres du Christ, dont les conquêtes ont embrassé le monde, qui vous énumèrent avec complaisance tous les dieux et dées:es de l'antiquité et qui He connaissent pas mênies pour ies invoquer les saints, qui se sont faits leurs mo- deles dans le passé, et qui sont aujourd'hui leurs protecteurs.Messieurs, 7es études historiques seront distribuées dans les différentes classes que doit parcourir l'élève : elles seront nêces- sairement graduées suivant ses forces, et appuieront constamment les préceptes de inorale, auxquels il faudra joindre en dernier lieu l'application pratique.Ce travuil est lo plus important, puisqu\u2019- en morale, rien ne vant sans la pratique.ll nous vst du reste facile de le comprendre * nous l'avons sous les yeux dans l\u2019exemple du laboureur ou du jardinier, qui d'abord nettoie le terrain, déracine et (nie.ve les mauvaises herbes, puis jutto la semence.De mène, il faut purifier l'âme | de l'enfant, on domptant ses caprices et en détruisants ses mauvais nenchants, puis y faire ger mer la semence des vertus chrétiennes, Cette tâche ost longue et difficile, sans doute, mais elle est nécessairo : c'est l'œuvre d\u2019une direction éclairéo, ferme et persévérante, Tout ne se borne pas à cependant.La jeune plante, qui s'élève du terre, demande à respirer un «dr pur et à être souvent ar- rosèe, et d'autant plus qu'elle est plus exe posée au soleil.Mais s'il est au pouvoir d'une main dévoué de temr!es jounesames daus une atmosphère salubre, en les entourant des partums de la piété et de la dévo- Jon, par un ensemble bien réglé de prati- ues religieuses, il no lui est pus également dons do les pourvoir par ellemnêmo des caux qui peuvent les féconder, L'homma peut semer et planter, dit l'Écriture, mais c'est Dieu qui donno l'accroissoment, Il faut dune ouvrir lescanaux à la grâce,et recevoir par là le secours divin.Mais que cette eau sacrée come librement et abondam: | mout, il imporlu que cetto Ame soit forte ment onraoinée dans la vertu, comme la planto au sol, Nulle place ici pour cette rigueur janséniste, qui laisse l'Amé su des- riture, sous prétexte de respect pour les sacrement ; c'est moins que jamais le temps de mettre des bores a la charité divine, Bientot les ardeurs des passions se feront sentir, il faudra arroser plus fréquemment el les orages du jeune âge sannoncent de plus près, les vents commencent à souiller, les tempêtes éclatent terribles, longues et désastreuses ; alors lus soins ase sidus, alors les secours généreux les supports puissants, de même qu'on n'abandonne pas la jeune plate, que l'oura- gran ébranle où renverse, mais qu'on la relève au vontraire, et qu\u2019on ln munit de nou- Veaux appuis.Aihsi se passerontsans trop de ravages cos redoutables années de la jeu- Hesse, après lesquels apparaîtront des jours plus calmes, où In vertu se fortifiera encore, el où ces jeunes âmes, solidement grel- lees sor Jésus-Christ, l'arbre de vie, pourront être transplantées sans danger dans lo miheu social, Les aridités de cette nouvelle terre non plus que les rigueurs de cet autre climat, n'auront de prise sur elles, parcequ'elles ne s'éloigneront jamais de lu prière et des sacrements, les deux sources de In vie ia bas, La volunté étant ainsi formée au bien, Messieurs, on comprend que le développement des autres facultés devienne plus Iucie et en même temps plus sûr.Lucernn = pedibus mea ver bum tuum, disait le Prophète David ; Votre parole, Seigneur, est le flunbeau qui guide mes pas ct ia lumière qui éclaire tous tes sentiers, Dans lu voie des arls et des st jences, où l'enfant doit pénétrer pour compléter son éducation, le seul guide, désormais bien compris, sera aussi cette parole, qui est la vérité souveneraine, devant ln- quelle les ténèbres et les dangers disparaissent.IME.Point, L'homme, Messieurs, est destiné à agir autant qu'à connaitre.Constitué roi de ln eréution, il occupe le somuret de ja hiérar- chic des êtres eres, et son but, dit St Denis est d'unir à Dieu quil adore comme mai tre et guide de sa science et de ses fonctions saintes, Car, contemplant d'un œil assuré la beauté suréminente, il la retrace en lui comuue ii peut, et il transforme ses adeptes en aulant d'images de Dieu.[Matth.V.1g).La luculté, qui lui est donnée pour réaliser celte action, inspirée et dirigée par l'intelligence, porte le nom de sensibilité, Cetto faculté mise en exercice produit l'art, et c'est par ce travail qu\u2019elle se développe.Comme moyens de formation cependant, on no peul comprendre que les arts qui rc- lèvent et ennoblissent, et wnsi sont luissés de côté tous ceux dont le but est plutot l'atile que le beau, c'est-à-dire les arts mécaniques.Dans l\u2019enseignement de cette maison, on lait exception à cette règlo en faveur de l'art commercial, à cause de su grande uti- | lité dans notre société, C'est par là que l'é- 1ère fait ses premiers pas dans la partie prolane de l\u2019enseignement : ilparcourt successivement les différentes branches de cette science, all que, advenant pour loi la nécessité de l'opportunité de discontinuer sa haute éducation, il se trouve en état de pouvoir lui-même aux besoins de son existence, Mais celui qui veut parfaire sou éducation entre ensuite dans la carrière des humanités, c'est-A-dire dans l\u2019étudo des arts qui ont pour premier objet la boauté, et que tous les siècles ont fait servir à lu enl- ture de l'esprit humain.Ou est convenn de les appeler arts libéraux, et ils ga divisent en beaux arts et en bellos-lettres, sui- \u2018vant qu'ils ont pour objet epécial le beuu physique, perçu par les sens, ou le beau moral, perçu plus directement sans l\u2019intermédiaire des sens.I sulfit d'un moment de réflexion pour comprendre le soin qu'il faut donner au développement de lu sensibilité.une conse se juge le plus sureinent par ses ellets, l'influencz des arts sur lu société nous fera bien sentir l'inportance de la fa culté qui les produit.Commo Les arts relèvent l'homme en purifiant ses allections, et en lo mettant en contact Avec tin monde idéal, qui le rapproche du Dieu, principe souverain de son perfectionnement.Sous leur action, les mœurs B'u- dloucissent, les caractères perdent leur rudesse, los aptitudes se rectifiont, les facul- tes grandisssent ; à la pureté le gont joint la délicatesse, et il devint comme uno ro.gla intérieure qui soumet tout à l'ordre, comune une sorte d'instinet noble qui ré proure naturellement toute apparence dé sordonnée, et ne se plait que dons ler harmonies du Ja vérité et de la beuuté.C'est par les arts quo l'on acquiert ce vornis et cette politesse, qui rendent si aimable dans les rapports de la vie civile, Mais penétrons plus avant encore, et reconnaissons plus directement leur pnissan- ce d'action.Les arts sont l'expression da la viv du cœur ; ils sont au cœur ce que les sciences sont à l'esprit.Or le cœur c'est tout l'homme.C'est lui qui râgle ses dessins, lixe ses volontés et détermine sus ne- tes, Na vie, qui nail du sentiment, est dna.tant plus forte que le sentiment s'exprimo plus fréquemment, et qu'elle-mème s'épanche davantage : de mème qu\u2019une eau, qui celle vue duit-ollu être prise do haut, do sécher of tomber, en la privant de sa now juillit pressée de sa source, s'étend tou. LE JoURNAL DES TrOIS-RIVIERES, 10 Juillet 1876 Mei.= amas ut EEE jours et occupe plus d'espace à mesure qu'elle s'écoule.Donc, chez un peuple, plus il y sura d'srts pour traduire les sent\u2019 nents, du cœur, plusil y aura de chaleur er de vie.Mais non-senlement les arts expriment et développent la vie de l'âme, ils la com- inuniqueut encore; ce qui vient du cœur, Aussi, voyez l'artiste en face de son semblable.Il s'ullaque à Ir par toutes les parties de son être, il le presse, il le commande, il le séduut, jusqu'a ce qu'il le possède tout entier, T'antôt il frappe ses yeux par des formes suisissantes, dont l'image cap.ive son esprit ; tantôt il charme son oreile, et) éveille dans son cœur des sentiments qui le donnent, tantôt il va droit à l'âme qu'il subjugue par les beautés puissantes de l'ordre moral, et maitre erfin de toute sn personne, il l'entraîne à lvi, le dirige à sou gré et le fait agir comme il veut.IE lui transmet In vie dont il est animé, et c'est ainsi que les arts feront grandir et prospérer les peuples en grandissant et en sv_perfectionnant avec ery.Il est vrai qu'ils peuvent faire pour le mal ce qu'ils font pour le bien ; et dans l'antiquité, où la dégradation du cœur élait générale, on n\u2019est pas surpris de voir les philosophes bannir les arts de leurs républiques, Mais cela ne peut que mieux démontrer le soim avec leqnel ils doivent être enseignés et dirigés, Que le cœur soit noble et pur, et que les arts se trouvent ainsi mis au service du bien, et d'immenses bienfaits rejailliront de là sur la societé, ! Nous avons dit, Messieurs, que le bean physique ou celui qui tombe sous les sens est l'objet spécial des beaux-arts propre | ment dits.Or ce beau se manifeste de qua.| tre manières : par les formes, par les couleurs, par le mouvement et par le son.On pout donner à une substance de belles formes où la revêtir du belles couleurs, de même qu'un corps peut faire de beaux monvements ou rendre de beaux sons, Voilà donc autant d\u2019arts déstincts : celvi de la forme, qui est double, cela de la couleur, celui du son.Les trois premiers s'- dressent à la vue et charment sartout l\u2019imagination ; le dernier frappe l'oreille et pé-! nètre directement au cœur.Mais il en est un autre qui réunit à lui seul ces quatre moyens, et dont la puissan- co d'expression est coiséquemment bien supérieure : c'est celui de la parole: Comme l'architecture et la sculpture, la parole rélléel \u2018t toutes les images du monde sensible ; comme la peinture, elle décrit, elle peint ; chez elle se trouvent le nombre et la cadence comme dans l\u2019art du mouvement, et l'harmonie même de la musique ue lui est pas étrangère.Le beau physique n'est pas d'ailleurs son objet propre : c'est le beau morale, celvi qui s'adresse directement à l'âme, comme un beau ruisonne- ment, une belle déduction: Ici s'ouvre tout | le doimnaine de la p:nsée, et ia pensée em-' brasse toute la création,tout l'homme etDieu mème: C\u2019est donc avec raison que l'on con | sidère la parole comme le premier et le! plus puissant de tous les arts, et qu'on lui réserve la plus large place dans les années de l\u2019éducation Les autres arts n'acquidrent une importance majeure que lorsqu'ils de- | viennent un objet professionnel, mais alors ils sortent du but de l'éducation.Au cou- traire, on ne peut être un homme vraiment \u2018 instruit et policé, à moins de savoir manier | la parole, soit verbalement soit à l'aide de la plume.i 1 À continue.Am _ \u2014 \u2014 LES TROIS-RIVIERES.1 1 | LUNDI 19 JUILLET 1876.\u2014\u2014_ me ee 0 0 Le Centenaire Américain, ! Les américains ont célébré au 4 Juilletle centième unniversaire de leur déclara- © tion d'indépendance.L'exposition de l\u2019hi- | ladelphie a été, comme l'on sait, préparée | pour commémorer cet évènement, En parcourant les journaux remplis de détuils sur cette giganteste démonstration, une réflexion se présente tout naturelle-| ment à l'esprit.La déclaration d'indépen- | dance a-t-elle été un acte liciteou une simple révolte couronnée de succès ?Dans le premier cas, la fête du centenaire n'a rien qui doive suspendre, et les américains en payant un tribut d'éloge à leurs | unceètres qui avraient combattu pour ve cause juste et lagitime, font un acte qui les honors.Chaque pays à toujours euu hon- nour de perpétuer les traditions d'un glorieux passé par quelqu'acte solunnel qui cn rend la mémoire ineffaçable.Mais si l'acte dont on fait la commémoration avec tant de magnilicence n\u2019est rien autre chose que ln glor \u2018ication d'une révolte criminelle, qu\u2019en faut-il penser ?La célébration du ce centenaire est-o)le autre chose qu'un immense scandale cumiais à la fuco de toutes les nations du monde ?l'hommage rondu aux vivlateurs du droit, aux porturbateurs de la paix pautil avoir d\u2019autresellutsque de démoraliser là pouple ; ani en est le témoin et de confondre chez lui les notions du bien et du mal ?La gê- nération actuolle on louant la conduite que ses aioux out tenu al'égardde leur mure- patrie, ne prépare-t-elle pas la génération « vonir a en agir du tnéme avec lu républi- quo actuelle?l'ourquoi les révolutionnaires do Franco n'organiseraient-ils pas leur centenaire do BY 1 La moralité de la déclaration d'mdépon- dance urnéricuino à été souvent traitée par los publicistes ot Jon est généralement d'accord qu'elle ne s'accorde aucunement : suzeraine.ye : 1 cains souffraient de la conduite de l'An- | gleterre à leur égurd, ils étaient chargés de legrand triompho de l'Eglise et do ses lourdes taxes ; mais ces taxes n'élaient pas disproportionnées aux dépenses que l'An-: gleterre avait faites pour les soutenir.Uno révolte n'avait pas sa raison d'être, eù par coutre le centenaire pourrait bien n'e- tre aucunement profitable à la nation aué- ricaine, Pendant les cent dernières années éconlées les américains ont fait ce ou'on est convenu d'appeler dos progrès, ls ont augumen té en population, bâti des villes considérables, étendu leurs commerce, avancé leurs industries.lls ont étalé tout cela avec grand luxe à leur exposition du l\u2019!'ladelphie et on leur décernera sans aueun doute le titre de peuple ouvrier.Il n\u2019est guère probable cependant qu'ils méritent d'autres titres plus honorables, car l'exposition se fait justement dans le temps ou leur immense corruption apparait dans tout son jour.lon ce temps ci, il est encore plus question aux Etats-Unis de l(raudes, de défalentions dans toute les branchesde Padmivistration publi-/ que que de l'exposition, Les étrangers quivt- sitent en c: moment la République voisine son retourneront dans lear pays sans avoir pu constaler qu'au moins nos voising sont un peupie chrétien, et qu'il existe chez eux: quelque vérité morale qu'ils respectent, Hs auront vu des millions d\u2019hommnes rassemblés pour faire du commerce et de lindus- trie et ils n\u2019anront trouvé entre eux aucun signe de ral\u2018ement, Ils diront tout au plus que c'est un peuple qui travaille ou- core, mris qui ne pense pes.Le centenaire américain servira a établir l'âge de la Republique, 11 ne fera pus espérer qu'elle dure longtemps.1 Guerre d'Orient.Comme on l\u2019a vu par les dépèches déjà publiées, la : aerre est formellement \u2018lécla- rie entre la Lurquie et la Servie.Le mo- tit de cette guerre peut se résumer dans une question pécuniaire, la Sorvie trouvant \u2018exorbitantes les redevances que lu Turquie exige d'elle à titre de puissance Il n\u2019y à pas eu encore d'engagements sérieux entre les belligerants, mais cela ne peut tarder puisque les deux nations comptent chacune près de 150,000 soldats sous les armes.Quelque soit l'issue du conflit pour les, parties engagées, les conséquences de la lutte ne peuveut que porter un coup fatal à lu puix de l'Europe.La Russie comme l\u2019Angleterre sont excessivement intéressées daus cette alfaive, pour les mêmes raisons qui ont sutrefoisamené la guerre de Crimée Anjourd'hui comme alors, lu clef da l'Orent sera la pomme de discorde, | La Russie convoite la naîtrise du commerce asia-! tique pour la même raison que l\u2019Angleterré tient à la conserver, Pour l\u2019une et l'autre la guerre actuelle, quelqu'en soit le résultat, fournira vraisemblablement les anotils d'une intervention qui chongera l'Europe en un vaste champ de bataille, car les autres puissances seront forcément engagées dans le conflit par leurs propres intérêts.On peut donc, sans être prophète, regarder lus événements actuels comme le prélude du grand cataclysme qui doit élre le dénouement nécessaire de lu dégradation et de l'inpiété européenre.On peut les reyarder aussi comme des signes prochains du grand triomphe que l'Eglise de J.U.doit remporter sur ses ennemis.Dieu dans sa colère, seauble avoir choisi le fer et le feu pour régénérer l'Europe et pulveri- ser le règne univezsel de l'inpiété et de l'a- théismo social ; et la guerre gui commence aujourd'hui pourrait bien amener ces grandes et terribles conséquences.Si l'on pouvait \u201cre dans l'avenir, on y\" verrait peut être dans un temps prochain la justice de Dieu chutiant les nations par; leurs propres foules.Depuis longtemps les gouvernements sout constitutionnellement athées puisque la plupart ne reconnaissent plus de religion d'État, Or on gouvernement sans religion ne peut ètre autre chose qu'un gouvernement saus mo- vrais enfants sera la destraction dus gou vernements athées et l'anéautissemont du royaume de Mahomet.; Voilà ln grande regénération que les catholiques entrevoient À travers les châtiments qui menacent l\u2019Europe et le monde; voilà ce qui les rend formes dans leurs es- pérauces et les engage à hater de leurs prières et de leurs vœux le jour ou Lieu fora ces grandes choses.M.L.angelier.Il parait que M- Langelier l\u2019rofesseur de l'Université Laval est en train de s'illuster dans les constestations électorales, Entré de puis plusieurs années au service d'une institution religieuse parsa fondation, et à laquelle il doit de s'être formé une position sociale élevée, ce monsieur n'a appris pa- rait-il qu'à détester une chose, l'action sociale du clergé.Dans lu correspondance ci- dessous que nous emprantons au Canadien on trouaiy tT\" qiéressonts, déjaile : enon i.Malbaje, 3 juillet, La lutte ét\"tacétaiishéta'ähns le comté de Charlevoix.Tour étre sur un autre terrain elle promet de n'être pas moins vive que l'hiver dernier.Je pense qu'elle aura cette fois des résultats considérables, car le début indique la mise en question des problèmes sociaux les plus graves, Vous savez que c'est M.Langelier qui occupe pour les pétitionnaires, des malheu- reax dont on a exploité l'ignorance et le fa- nalisme politique pour se servir de leurs noms dans lu persécution r ne l'on a organisée contre le clergé.Is ont pris sur leurs épaules ume responsabilité dont le souvenir pdsera sur leur existence entière.Eux, des catholiques, ils ont livré à la haï- ne des protestants cenx qui ont mission de leur enseigner leurs devoirs envers lu société comine envers Dieu dont ile sont les ministres.Eux des pères de famille, ils ont consenti à léguer à leurs enfants les noms des premiers citoyens qui aient manqué de respect i I'liglise 4 ce point que de trainer devant les cours de justice ceux qui, en prêchant la morale et l\u2019obéissance, font régner le bonheur et l'harmonie au sein de leur foyer domestique ! Ah ! ils donnent un triste exemple à leurs enfants ! Ils trouvent indue l'influence du prêtre : si leurs enfants mettent eu pratique les principes de leurs pères, un jour 4 endra où ils ver- vont leur autorité méprisée et trouvée malsaine et indue ! Je reviens à M.Langelier, J'ai le droit de dire toute ma peusée sur la position qu\u2019 il assume.Je crois même que c'est mon devoir comme journaliste, comme catholique et comme citoyen, de signaler les cou- séquences que comporte nécessairement sa conduite.On sait qu\u2019il y a à peine trois mois M.Langelier protestait dans le Nouveau-Monde contre lu presse qui l'accusail d\u2019invoquer l'influence indue dans ses pétitions d'élections.Le but de cuite protestation me paraissait évident, bien que ju n\u2019eusse aucune conlisnce dans sa sincérité, M.Langelier est professeur dans uno institution catho!i- que, et il avait raison de trouver compromettante l'accusation portée contre luni, Que dire aujourd'hui de l'hommequi, après avoir repoussé avec indignation l'uccusati- on de vouloir trainer le clergé devant les cours civiles, se fait l'avocat des doctrines les plus avancées, des doctrines que M.Gambetta soutient dans le parlement fran çais contre le clergé catholique.\u201d Quand le Canalien à publié, il Ï quelques mois, le débat qui eut lieu en France sur l'élection du comte de Mum, la presse libérale poussa un long cri de rage parce que nous assimilions les principes dus libéraux du Canada avrx tendances de leurs ainés d'Europe.H y eut un concert unanime de soumission au\u2018clergé* Pourtant l'Ævénement trahit un peu les pensées inumes du parti en approuvant l'enquête sur l'élection de M.de Mun.Ce qui arrive \u2018en ce moment démontre rale, et su po\u201citique, égarée loin des sublimes senters de la révélation.ne peut cher-, cher d'autre fin que la matière Si l'on jette un coup d'æ'l sur l\u2019histoire des dernières années, on voit en eflet que la matière a complètement absorbé l\u2019action sociale.Le droit la justice sont aujourd'hui comptés pour ren ; co sou: Jes richesses et la force matérielle qui priment, Autrefois on tenutavant tout aux prinei- pes, On se battait pour en fuire respecter l'application etces principes triomphaient ; parce que la vérité ne périt poil.; Mais aujourd'hui c'est lu prospérité purement matériel'e, c'est le commerce et l'industrie, enfit c'est la richesse sous toutes ses formes qui a usurpéd la place du droit ot c'est pour elle qu'on allume des guerres saugluntes, Par une autre oi de la Providence cette politique doit nécessairement engendrerdes châtiments qui briseront ces memes doles du monde moderne, et tout semble indiquer que nous tou-| chons à ce terrible jour de retribution, On a abandonné la justice pour lu finance, et c'est là linance qui amène aujourd'hui los Guerres, ios destructions qui écrasent ses propres courtisa.8, | Pendant les siècles glorenx du moyen âge, l'Europe reuuissoit toutes ses forces pour combattre la sanglante négation du Christ que l'Islamisme avait pour but de propager, et c'est à cu généreux dévoue- inent qu'elle dû «lo rester chrétienne, Mais aujourd'hui que ses gouvernements ont\u2019 abandonné lu noble chemin frayô par leurs devanciers, l\u2019Inslamisine apparait do nou! voau cormmo un brandon de «discords qui! portera lu guerre au sein même de l'Europo chrétienne.Cependant, si les l'uissants ont fait de nos jours à l'Eglise ln némo injure que l'islamisme fuisiit n tonte In chrélionté, il roste avuc les pr'uvipes chrétions.les : néri-, que j'avais raison en disant que nous verrions bientôt se renouveler ici le scandale donué à la France catholique dans ces der- Mers temps.Quand les grelols du libéralisme sonuent en France, on peut être certain que peu de temps après ile sonnnent eit Canada, Notre école libérale se guide sur celle de France, Voici done la question de l'influence indue soulevée pour la première fois dans une contestation d'élection et soulevée pur ceux qui ont réellement exploité d'une manière indue l'influence cléricale.Bn ef: fet, quand M, Tremblay et ses acolytes libéraux tronquaient certaines lettres de prêtres pour les faire servir au triomphe du libéralisine, ils so renduient coupables de manœuvres inlimantes.Ce sont pourtant ces hommes suns Caractère qui, pour su venger d'une défaite, se ruent sur le clergé catholique pour le livrer à la haine et au fanatisine, M.Langolior est l'instrument du parti libéral entier dans cette circonstance : il rend la pensée de l'école dans toute sa splendeur: lit, faut-il le dire, il à les encouragements d\u2019une coterie d'hommes qui, destinés à ôtro les défonseurs des grandes vérités sociales ut religieuses, s'en sont faits lvs dénonciateurs.C'est un seanduie, mais 11 est nécessaire quo certains scandalos arris vent, ot mieux vaul que nous en soyous nilligés maintenant que quand il serait trop tard De tous temps ct duns tous les pays, la vérité catholique n trouvé des ennetis nrmi ses défendours naturels.Remercions Niou de ce que parmi nous ces ennemis soient peu nombreux, si peu nombreux qu'ils sont obligés de marcher duns l'om- {Lve, Us font copendant du mal, plus de wal qu'on ne le pense, À leur petite bande Ils font un tapage étonnant.L'intrigne, l cette avenue par excellence du libéralisme, \u2018çuis, uvons aindru quo des n lions de vrais catholiques qua sont \u2018est leur principal élément du force.Hs ont tre vimubls république ne suit aussi indillô- restés fidèles au Christ et a son Vicaire, ot | la haute main sur une institution qu\u2019ils rendeut suspecte aux catholiques et qu'ils discréditent dans la population.| Je suis père de famille : de mes lecteurs beaucoup ont ce bonhour.Voudrions nous conlier l'éducation de nos enfuntsà des professeurs qui font ouvertement la lutte contre les principes itnmuables de ln vorité catholique ?Pour moi, junaisje ne consentirai à exposer mus enfants au danger d'un contnet constant avec des hommes ue je sais professer des idées fausses sur I'liglise et la société.e crois au Syllabus et aux immunités ecclésiastiques, aux droits de l'Exlise et à sa suprématie sur l\u2019état, l\u2019endant que j'on- seine ces choses à mon enfant, vais je le conlier à un professeur connu pour combattre ces principes qui sont la sauvegarde de la société comme des individus ! Je me croirais coupable de le faire, M, Langelier se pose résolument comme le dénonciateur du clergé, comme l'adversaire des libertée religieuses auxquelles l'Eglise nous oblige de nous soumettre, La contestation est bassd sar l'influence indue de sept ou huit curés coupables d\u2019avoir suivi le mandement des Evéques.Deux témoins ont été entendus aujour- d'hui : l\u2019hon.M° Langevin et un nommé narecisse Bouchard, de St Siméon.M.Langelier à fuit des ellorts inoïs pour luire dire à M, Langevin que les curés étaient ges arents d'élection Il lui a demandé compte des conversations privées qu'il a eues avec ces Messieurs, des leftres qui ont pu être échangées entre eux.Il va de soi que le témoignage de M.Langevin n\u2019a établi aucun fait de nature à incriminer Messieurs les curés.Ces messieurs ont agi dans les limi tes de leurs devoirs et leurs actes peuvent subir l'examen le plus sévère.Le nommé Bouchard m'a fait pitié.Il avait honte de lui-même, je crois, Il a déposé que son curé lui a dit que c'était un cus de conscience de voter pour M.Tremblay.Jo ne veux pas faire de commentaires sur ses allures comme sur sn véracité Qu'il me suflise de dire qu\u2019il a pris un affidavit pour un subpœna et qu\u2019il a eu toutes les peines du monde à répondre aux questions qui lui ont ôté fnites: Le but du parti libéral, en Inisant cette enquête, est de soulever le fanatisme protestant contre le clergé slin de l'écraser par une légistation à la session prochaine.Vous verrez si je suis dans l'erreur: C'est le temps de se montrer fermes et déterminés, Que le clergé solt uni plus que jamais : il peut compter sur la presse conservatrice et sur tous les homunes bien pensants.Avec du courage et de la porséré- rance, nous vaincrons' Le peuple est bon, catholique, ne craignons pas de lui dire franchement la vérité.Nous sommes dans le chemin droit : n'ayo\"s pas peur de dire aux autres de nous suivre Proclamons la vérité sans peur : les reculudes serait notre perte.Mardi, 4 Nous sommes en pleine preuve d'influence induo, lo juge ayant réseryé qu mérite l'objection faite par le défendeur.Lu liberté religieuse en Suisse.Ou lit dans ?Univers du 14 juin : L'arrêté du conseil d'Etat de Genève, dont nous avons parlé, portant à tout prêtre catholique étrançer à la Suisse inlerdis- tion de prêcher ou c\u2019exercer le cuite dans le canton, à été alliché la veille de la l\u2019en- tecote, Son but était de désorganiser les exercices religieux le jour de cette grande féte.Quand les curés sont emprisonnés ou expulsés, les fidèles sont bien obligés, en effet, de recourir au zèle des prêtres d'au delà de la frontière.Aussi bein, l'arrêté mensongèrement appuyé sur de fuusses invocations des lois fédéral el genevoises ses tarquait-il d'uccusations calomnieuses con tre les prêtres Irangais ; mais comment viser juste quand la passion aveugle ?Les premiers atteints dans le canton de Gendve par l'arrêté draconien du 8 juin se sont trouvés deux citoyens anglais\u2019 On lit en eflet, dans le Courrjer de Gentve.* Los deux premières victimes de l\u2019arrê- 16 du conseil d'Iütat sont deux prêtres d'une colonie anglaise arrivés dans notre ville samedi soir, veillo de la Pencote : M+ J- 11.Dorion, curé de NainterAnne d'Yamachiche, diocèse des Trois-Rivières (Canada,) et M, l'abbé J.A.P.Douville, professeur au séminaire de Nicolet (Canada, L'un d'eux a un passeport signé de lord Derby, l'autre Uu passeport signé de lord Duilerm, gou- vernour général du Canada, \u201cCes deux messieurs se sont présentés à une elise catholique de notre ville pour vôlébrar la sainte messe lo jour de In Pontecôte.On leur u fait connaitre l\u2019arrêté al- fiché, lu veil'e contre les prêtres étrangers, et, dovant cetle interdiction draconienne, ils ont dù aller célébrer la messe dans une église française à la frontière.* Nous avons regul'expression des plaintes indignees de ces deux messiours, qu, an terme d'un long voyage en Europe, étaient loin do s'attendre à des vexations d'un cargctère si étrange et si absurde en mettant le pied sur l'antique république suisse.C'est en vain que nous uvous voulu leur faire comprendre que nous sommes accidentellement victimes d'une coterie nf- folée at que In Suisse et Gonève out de meilleures traditions ; rien ne saurait excur ser à leurs yeux une si odieuso violation dos lois do lu civilisation et du droit des gens et lour intention était même d'udres- ser uno plaints au consul anglais.\u201d Comme catholiquoes et civilisés, nous sou- huitons vivement que les deux respectables veclésjastiques donnent suite À co projet.Co n\u2019out pau uno cause personnelle qu'ils out à soutenir, c'ust lu droil do wus | vest l'intérêt do I'lighse et l'honneur de la civi- lisution qu'il faut délendre.Como Fran.\u2018 çais, nous pouvons avoir i eraindre que no- Tente à l'exemple d'un autre cabinet que fo- cile sur les outrages prodigues à nos hatio- naux, Nouvelles locales.Sa Grandeur Mer, des Trois-Rivières ayant terminée samedi dernier ge Visite l\u2019astorale à St, Louis de Blandford sera de retour en cette ville ce matin par la voie du Grand Tronc, Une enquête du coroner n été tenue à Datiscan vendredi dernier à l'occasion de la mort subite de Madame Lahaie née Mar- gueriteBellerose et âgée de78 ans.lôlie à été trouvée morte duns son lit après son diner.Madame Lahaie appartenait à l'une des plus anciennes et des plus respectables familles de Butiscan, et sa perto n°\u2019 jeté duns le deuil un grand nombre do parents et d'amis.C'est un jeune homme du nom de Turcotte qui s'est noyé à Champlain mardi dernier en ramassant des billots.L'enquè- te a 6té tenne par V.Guillet éer., coroner et le verdict a été :noyé accidentellement, Le vapour qui s'est échoué à la rivière Décancourt est le Sermatian.Les travaux de terrassement du chemin de fer des l\u2019iles sont condvits avec une grande activité dans la paroisse de S:, Maurice.Ils sont partagés par section et plusieurs milles seront terminés dans le cour de cette semaine Le déboisement de la ligne est pratiqué jusque duus le Township\"ltadnor.\" Sur le chemin de fer du Nord dans les paroisses de Mnskinongé, Yamachiche, et lu l\u2019ointe du Lac les travaux de terrassement sont commencés la semaine dernière, et la clôture du chemin achève d'être laite sur tout ce parcours.Il y n eu mercredi dernier d\u2019inléressan- tes courses au trot à St, Grégoire sur 1e terrain de M.Luc Thibodeau, Nous n'avons pu nous procurer de détails assez complels sur les entreés pour les donner, La cour do police a été saisies !a semaine dernière de plusieurs procès intéressants.Deux hommes de chantier dont les noms nous échappent ayant été arrêtés sans raison par lu police ont été relachés, Ces derniers à leur tour ont porté plainte contre plusieurs connétables et les ont lait convaincre pour assaut devant le magistrat du district, Uu ami nous communique l'intéressanto lettre suivante qui lui est adresséo par un compatriote qui réside aujourd'hui en Angloterre.Nous sommes convaineu que nos lecteurs la liront avec le plus grand intérêt.Lettre Européenne, KinGgron ox Tuames, 15 Juin 1876, \u2014 Mon cher François, Il est temps que je me réveille, si je no veux pus, comme ceux qui sont morls, être oublié.Ceserait un châtiment sévère, quoique mérité, et qu'un confrère, qui, avec moi et ln main dans la main, a franchi les degrés de l'échellecollégiale, aurait tout dernièrement même hésité encorc,j'espére à m'infliger.Quoiqu'il en soit, si jo dors duns ton souvenir, que celui qui a profité de mon silence pour s'introduire À la placo enviée quo j'occapais, se Lienne sur ses gardes ; je m'en viens, sur l'heure sonner le réveil.Te souviens-lU.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.?Deux ans sont pussés.Deux fois ia mus- sue du temps s'est abaissée, Irappant sa lourde empreinte sur ces jours qui ne reviennent plus, lit jeune et plein d'espoir et de courage, s'énivrant, par avance, aux larges oilluves qu'apportent le charme du lointuimn, le prestige des mers et d'autres cieux, parlait le compagnon de la veille, l'ami de bien des années, à la poursuite du fantôme qui le fascinait, à la recherche de doces émotions vives et variées qui devaient naître sous ces pas, sur le sol dela Vielle France, Lit après deux ans de courses bien conciencieuses, jeune encore, mais ayant en le loisir de caleuler cu qui reste de la poësie de l'imagination quand elle à passé par lo creuset de ls viv réello, il est plus sage, poul-êtra en ce qu'il a ape pris à ne pas demander à cette vie, ce quo celte vie ne peut donner, mais satistuit, il n'ose l'avouer, Lit pourtaat,quel aliment défi à ma flèvre avide dans ces émotions du départ, dans co moment unique de combat intérieur, de tumulto et de tempête ou les liens qui nous retiennent an passé,ne pouvant résister du- vantage nv courant impétueux qui nous entraîne, lâchent prise, et où l'âme comme une fleur violemment arrachéo de sa tige, s'abandonne ay souille du {ourbilion, le suit duns ses évolutions vortigineuoos, ni geunt avec délices dans son vague immen- so qui lui promet tout, insouciante à tout co qui 80 pisse, contente, pourvu que lu vent dure et que le charme ne se brise.Oui, qu'il ngissait sur moi cet attrait mys.torieux de l'étrange et du nouveau du loin- tuin sgus hoyugs qui rapule toujours et que toujours l'on croit bientôt enpbragser dans une seule ébreinte, lorsquo j'arrivai en vye des lourds nuvires qui se bulaugaient doy les onux del'Ifudson et dont Fan dovnit mo transporter si lom, J'étais inpationt ; j'aurais voulu ôtre déjà à bord, loin des quais, loin du port, loin sur l'océan.= Et quand je fus sur l\u2019eau, quand obéissant à l'impulsion magique de son hélice, le navire commença à se mouvoir, ot que New.York, ses avonues, ses jutés, sos toils, ses clocherg ge mirent à fujr d'un commun ne- cord, Oh ! quol long rogard d'onvio jo jutoi vers eux, Jo croiu quo'j'eunso voulu marcher encore une lois sur colle (erre, être pour un dang cette fonle quise remuait le 8 Yast + - + \u2018 > bo LE JOURNAL DES Trors-R1vIERES, PR \u2014\u2014 10 Juillet 1876 long du rivage, vivre encore un jour, une heure decette vie dont j'avais\u2019 tonjours vécu.Un instant mo séparait de tout ce qui avait élé mien : parents ct amis, trésor de ln jeunesse, restaient là ; je renonçais à ma part de leurs peincset plaisir qui hier encore nous était communs.Il était trois heures du soir.Pas un nuage au ciel, pas un sonflle de vent n\u2019altérait le miroir uni des canx quand le navire sortant de la jetée tourna su proue | vers l'entrée du Îleuve.À sept heures j'é tais encore appuyé sur les lisses du pont les yeux tournés vers le rivage qui s'nbais- suit graduellement et se perdit bientôt dans In brune.Le lendemain, nos regards cherchaient vainement de ce côté quelques points noirâtres à l'horizon, ou l'on eut pu saluer les derniers vostiges de In terre d\u2019A- Imérique : le matin était clair et brillant, tout avait bien disparut.Cependant le voisinage des côtes cxerçait sur nous son influence ; nous n\u2019élions pas tout entiers sur l'océan Le cœur et Mune voltigeaient encore autour des êtres aimés qui étaient restés là-bàs.Ils se crénient mille courses imaginaires dans ces parages si connus ; tontôt volant à tir d'aile d'un lieu à un autre comme pour prendre une dernière vue d'ensemble ; tantôt se glissant furtivement dans l'intérieur des chaumid- res pour retracer le tableau de la dernière entrevue, en évoquer les personnages à la pluce qu'ils occupaient, sa rappeler leurs dernières paroles, leur dernier geste d\u2019adieu, et toujours revenant au seuil de lu maison où je reçus les derniers adienx de ma mère\u2026\u2026 qui me font penser que la douleur silencieuse du départ parle nlus à l'âme que la joie bruyante du retour.La mer ne me laissa pas longtemps à ces réflexions.La traversée fut calme, mais non monotome.Et puis j'avais tunt de choses à voir là même où l\u2019on ne voit que lo ciel et l'eau, Le passage des Buncs de T'erre Neûve fut ce qu'il est toujours.de ln pluie, du vents, de la grèle, du gros temps et un peu de brouillard, C'était pendant la Semuine Saintu ; le mailro d'équipage n'en jurait que plus rondement.Le vendredi Saint au matin, un des passagers fut trouvé mort.C'était un catholi- | que Irlandais retournant dans sa famille décoré de l\u2019echarpe de bro:ard d'or des olfi- ciers de la societé de Tempérance des Etats- Unis Le soir, à quatre heures,la cloche du navire tinta le glus funèbre ; quatre matelots portant sur leurg épaules le cerçeuil en-bois-brat quicontonait lecorps du défunt, n'avancèrent sur le parapel da francpont, Le capitaine lut dans un livre un passage applicable à tout individu généralement quelconque de l'espèce humaine et la biè- ru fut lancé pardessus le bord, O1 enten- tendit comme la chute d'un corps dans l'eau et tout fut dit ; tout, jusqu'au jour où la mer rendra ses morts.Il y avait à bord entre autres passagers trois ministres s'on allant prêcher de par les Gaileg yne croisade méthodistique L'un d'eux- m'amusa beaucoup le jour de Paques.Après lez lë- litations d'usage, je dirai même obligatoires à l\u2019occasion de ce hit indiscutable que nous Gtions encore une foie tous deux en vie co grand jour de l'année, ce ministre, qui était mon compagnon de cabine tira de su cusset- te un large Îlacon de vin qu'il répandit co- ieusement dans son verre d'ubord et dung o mien.Puis il s'ussit gravement sur sa malle à côté do ja chai-e pur motif d'humilité, tête, mais je m\u2019imaginai que paûr cette luis, 00 ne serail pas Jujre oxirayagance, certe, que de trinquer, et arcompagnant Jo geste de mille petits saluts inoflensils et tous plus gracieux les uns que les autres jo pris donc mon verre et, ouf! qu'elle paire d'youx !Si tu avais vu ! ! Non, deux véritables éclaires portant poudre et feu eussent envahi à l'instant notre cabine qu'ils no 'aypgient pas terrilié aytqui que faux qui ma Isgaient dang seg prunelles.Duis ji mo erin d'une voix de foundre qui gronde au loin : * Jeune homme ! \u201d Ce fut l'allaire d'un instant.Il vaballit sou longuos paupières pour eflencer suns doute les traces de l'orage ; s'ullongea graduellement ln figure pendant que tenant à deux mains son verre cntreses genoux, il regardait avec amour, les globules élincelantes se glis- seven chantant à la surface du liqui te.Jo regtaits ébalji .\u2026.Après quelqueg mi: nuteg de cetle canjfemplation que lui cut envice lo plus fin gourmet, il avala avee beatitude le conteny de son verre ; puis se levant il me dit loat radouci et faisant py-: core claquer 83 langue de délices ; * Vous devriez dai savoir qu\u2019il faut regpecter lus croyances do chacun et no pas pluisantor eurtout quand on retrace la dernière cèue du Christ\u201d.Ah! Monsieur le ministre si tel est lu cas, quo je me dis, cerlainemont trinquer n'entre pus dans le programme ; mais tout de même je l'ai échappé belle ; certes, s'il n\u2019eùt pas été en train de boire il M'eut mangé ; et tqul de mue, si vaus pirotestant, croyez à lu présence réelle, vous Imaginez-vous qu\u2019un Dieu va descendre du du ciel en terre sur un signe de tête du premier venu ?sinon, pourquoi diable toutes ces grimaces pour boire un coup ?Je montai sur lo pont.Il tombait du ciel do petites hoyles do nejuo qui, empryn- wit & ly paussiare du pang une tejnld gri- sijbre, ressembigient à s'y méprendre à ce ne l'on dit do la-manne du désert.Lo vont était fort et roulait de grosses vagues dant la orète manilluit lu hout des orgues à habord chaque fois quo lo roulissinolinnit lu navire du ce coté.Vers ls soir des nappes d'eaux ruissulantes d\u2019or et de pourpre aux feux du soleil s'abattaient sur le pont à la grando détresso des promeneurs qui en étuent atteints, A In grande joiv des nu- tres Pepandyut au mouvement dos vatles de hunes qui tantit so gontlant démésurom at comme sous l'effort d'une bourasque, courbaient les mats et fnisaient plonger la proue 3 p 214 loyé bouteille jà j'étais guri, C° Je ne sais quelle foils idée me pagsn I ly i oP OF HG Sow ere que déjà J'étais guéri, C'est plus avant dans la mer, tantôt se reptiant sur elles mêmes, frelattaient dans les amarres le long des vergues et collaient, lâches | et oisives, aux bastingages, il était aisé de voir que le vent.qui peu à peu, diminuait de violence, allait bientôt changer de direction.lin effet, une demi-heure plus tard il avait passé de l'arrière à l'avant.Rouléus, les voiles furent ployées.Notre marche se ralentit sensiblenient comme pour nous donnor le loisir de contempler le spuelacle beau à ravir que nous donnaient l'onde ci les cieux.À continuer AVIS SPECLAUX.Lapréparation de Vin de Quinine an-) noncée dans nos colonnes est un article possédant un mérite inapréciable comme tonique lortifiantpour les personnes débiles et spécialement pour celles qui souiltrent du frison et de la fièvre.Pour celles-là, elle est | prescrite par les médecins du Canada.MM | Kenneth, Campbellr & Cie.l\u2019harmaciens en gros et propriétaires du Medical Hall Montréal, sont les seul qui aient la propriété du Vin de Quinine pur.[ls sont anssi ait : 0 2 \u2018 0 propriétaires de In Royal Food on Aliment | Nouvelle récolte superfine bli de l'Ouest 4 65 @ 4 70 Hoyal pour les enfant, et do la pure Huile Sterfine ordinnireblé du Canada.15 018 de l\u2019oie de Morne de Caspbell- Cet établis- Burine orte de bonlungers 375 3 soment est un des plus anciens et des plus | Moyenne 335 @ 3 5U honorables de la puissance voisine, avant Farincen sac deln cité (livrée) 7 45 2 50 êté fondé depms audelà d'un demi-sciècié.ane d'uvoine par 200lbs, SB Leur nom dans ce pays est une gurantie | Farine en ans du IL-Caunda par 100 lbs, 0 00 @ v 00 reconnue de supériorité des articles parés qui sortentde leur labrique.Us les offrent au public américain avec la plus entière conliance que leur excellence intrinsèque sers leur meileure recommandation.Geoge C Goewin & Cie, sont les agents en gros pour les produits de cette maison \u2014 Boston Courrier.À vendre chez OL.TRUDEL, Libraire.| QU EN DISENT-ILS | QUELQUES FAITS POUR LE\u2018 PEUPLE.\u2014II y a bien pou de préparations médicales qui aient bravé le jugement impartial du peuple- pendant un laps de temps quelconque.L'une | ces préparations est l'Huile Llcetrique duDr.Fhomas.Lisez ce qui vit et soyez couvaiueuz ; Tho- Robinson Farnham centre, P.Q., écrit : \u201c J'ai éte afflig du rhumatisme pendant les dix dernières an- uées e ai fuit usage d'un grand nombre de remêder | sats eu éprouver aucun soulagemeuls jusen'à ce que j'ai cssayé l'Huile electrique du Dr.Thowas et depuis lors je n\u2019ui eu aucune attaque, Je le reeom- wenderai d tous\u201d \u2014 J, H.Furi hôtelier West Shefford I\u2019.Q., écrit : \u201c J'ai été troublé par ln ma- die du fit peudant plusieurs annéce, et ai csan \u20ac diflérentes médecives avec peu ou point d'effet; j'ai fait usage do l'Iuile Koleotrique du Dr, Thomas Qui ma proouré un soulagement immédiat, et je dirai que J'en ai fait usage depuis lora avec ju meil- eur effet.l\u2019ersonne ne devra le négliger de s'en procurer, Je m'en suis servi pour mes chevaux pour des coupures des blessures ete, et je penso qu\u2019il est au si bon pour,le cheval que pour l\u2019homme, \u2014A.Muybee, warehand.srkworth dit :\u201d J'ai ven du quelques centuines de bouteilles d'huile écleetr que et le public le juge comme l\u2019une des meilleures médeeives doni il vit iamnis fait usage ; il a necom ni deg prodigss on gudrissant et cn soulagonnt des ouleurs des maux de gorge, ete ct il cst digne dela plus grande coulianze,\"\u2014Joreph Rusan township de Perey dit : * J'ai été conseillé de faire usage de l'Huile éclectrique du Dr.Thomas pour un mal de gonoux qui me troublait depuis trois ou quatre ans ut jo n'ai jamais rien trouvé de pareli pour guérir ces sortes de maux.C'est un grand bionfuit public.\u201d \u2014A Hamilton, Warkworth dit : Depuis des semaiues, j'étais troublé par une enflure n la sheville, qui me faisait beaucoupsouffrir.M Maybeo, do cet endroit, me conseilla de fuire usage de l'Huilo électrique et je n'en avais pas pngore ung meédeoing trés-remargnable, - Kin vonte ches tous les vondeurs do médecines prix 35 cts, N.8, THOMAS, Puorrs, N,V, lit Nonruron et Lymay, Toronto, Ont.Seuls Agents pour lu Puissance Le cœur d\u2019une mère, [a Chef du eur d\u2019une mère g'est le WERE et toute | ghase ri apporte le confurt au petit chéri est salué | como une bgnédiction, depuis 81) années en Euro pas us mores se sont sorvies du WINUATE INFANTS PRRSERVATIVE,avec un succès incon- losté, pour la dentition des oufunts, c\u2019est un remède qui n'a pas son égale.Mariage.À ln Rivière da Loug le 5 courant, par le Roverend Measired Boucher ou.à de In paroisse Muurica JaaophBis chotte Ker.registrateur dy comté de Mashinongé à Dello Marie Pyilumèno\u2019 Garcoau fille de feu F.X.Garceau, Lo jeuno et heurevx couple n de suite pris passage a bord du Troig-Riviires pour un voyugo n Québec, Nonheur aux nouveaux mariés.Naissance.À St, Bricune le § conrant lu Damo de I, @.Labarre Eor, M, D, uno fille.EO mt Sr EVE Deeds.À Gentilly le 6 courant, Jules, Felix, Adérie, enfant de L.Brunel Rer à l'âgo de 6 mols ct 18 jours.A St Valèro de Bulstrode, le 4 courant, Sieur lleury Carter, écuyer médecin, après une courte maludio soufs ferto avec le plus grande resignation ot après avoir reçu us Jes sccaurs de lu religion, rendait aon imo A Jeu à l'âge de GO ans et 5 mois.Il Iniese plusiours cr- byntaët puronts qui ne pordront Jamais son souvenir, Bon épouse Damo Marie Ruse Delima Danth n'est décédée que depuis quatre mols, R.J.PA Bt Narcisse, le 30 Juin, à9 P, mi.M, Louis Coseets | & te.le premier colon de cette paroisse, se mettait nu lit, plein de santé, pour y prendre son repos, puls 15 minutes après, ce n'était plus qu\u2019un caduvro.l\u2019no onquête fut tonuu fo laydempin, ct un verdict est fropvd ad Ft par la visito de Dieu fut rendu, .We, 1.Cusselto était né À Sto, Qenevitve do Batlgean en 1779, 11 vint plus tard d'établir À St, Narcisse, où il est mort, À l'âge avancé de 97 ans Var son énergie | et an poraévérence, fl a su s'acqueric une honnête nisau- ; Li, GL Vivre On paix AYCO ses COnoÎtoyens cutourd de ses enfants qui l'ont toujours respecté, M, 1.4.Vossetto était un des vieillard les plus respectables ot les plus utimés ac ln paroise D'un caructère gal, doux et alfable, il suvait toujours plaire, et avait toujours lv mot pour rire.M.Louis Cossstto compte une postieite numbieu- se, Vi Lnisse 6 enfants, G petita-onfants et 107 arrière potits enfants, Bes oljséques out cu ben lo à Juillet ct ses restes mortels ont étà déposé dans l'église du sa paroisse, l'a gratuit nombre de parents et d'umia étaient venus donner i vob esthmahle ot regretté vivillard cette ders | v | Œufs, 14 à 16 cts, Marehé des Frois=Riviéres, Samedi, 1 Juillet 1876, | Fleur au quart No.1 spring eatry, sh 25 | \u2018 A forte 5 40 | \u201cau 100 livres sareasio ou Gaudrivle + + 80 ou | | | | | as cececeusoutu-u e Lard nu quart 5 au cochon, un 100 livres Bœufa ln livre de Fo 08 @ Mouton au quartier de 125 Graisse à la livre Jawmbons #4 Volailles au couple Beurre feuis à fu th de 00 @æ 25 se cntinette la lb U 18 de ou Fromage a lu ih 17 Ful dla dou, u 12 Sucre d'érable à lu ib 010% UII Sirop au gallon 080 a 100 Avoius au minol 040 VU 45 Sarrasitt \u201c osm ogo | Puis « Tow 150 ; Patates HR 0 HO loin au 100 bottes 1000 @ 1200 COM NEISILOI, Montréal, 3 Juillet 1876, MARCHE LN GROS, Farine \u2014Marché tranquille.Rega 0000 quarts, ventes 0000 quarts, Supérieure Extra par qet de 106 1b3, | | | | | $3 25 © 5 40 Blé \u2014Murché tranquille, 1,13 à 1, 15, Blé-d'Inde \u201460 à 15 cta.Avome\u2014Trauquille.37 À 38 cts, Orge.\u2014~De 50 i 60 cts, put minot, Pois.\u2014Ferme 87 à 0c.pur 66 livres, Beurre.\u2014En bnisse, 164 à 20 ctg, en tinetle, Lard en yonrt.\u2014warche ferme $21,00 i 21,50 nouveut mpss, thin mess de 320,50 à 521,50.Fronnge.\u2014Ferme, 1} à 12 \u20ac, pour bon et de choix.pour Saindoux,\u2014Tranquille, de 1615} par livre, Marché Monétaire de Montréal, Montréal 3 Juillet 1876, Greenbacks achetés à 11] escompte, Do vendua 0 à do Argent uméricuie acheté 0 à 16 do \u2014 anglais do 0 albdo Small do do r AVISA MM, Les Commissitiren d'écoles, Unejenno porsonno ducment qualifiée pour école élé- | montaire informe Nessieurg leg commizstires d'école de toute paroisse du District qu'elle désire prendre un cu- gagement pour une écoleélémentaive.Uu diplôme seru produit, En s'n'ressant au soussigué, on aura tous los rensei- £nements déairables.Outre les matières généralement enseignées dans les écoles élémentaires, cette jeune per- Bulle est aussi eu état d'ensciguer d'autres miutiéres d'utilité In jeunesse.EPHREM DUFRESNE, Secrétaire du bureau des examinateurs des Trois-Rivicres Trois-Rivières, 20 juin 1876, REMERCIMENTS, Le soussigné offre ses plus sincdres remeroimonts ; À la Compagnie d'Assurance \u201cNorth British and Mercantlu\u201d pour la manière courtoise et prow | uvce laquetle elle à réglé le montant de son nesn- | rance, P.A.Boueneaurr.\u2018Trois-Itivières, 30 juin 1876.CORPORATION OF THAEE-RIVERS, PUBLIC NOTICE, Is hereby given that the VALUATION ROLL of the city of Throo-Rivers for 1876 is now completed and de- wosited in the ofiiee of the undersigned, in the City fa of throe-Rivers, for tho period of ONE MONTH | from this date.All complaints ngainst the said Roll must be remitted in writing, to the undersigned, on or before the TWELFTH DAY of JULY.next.J.G.A.FRIGON, | Secrétaire-Trésorier, Ciry Hauts, ThreceRivers, 12th July 1870.8 ee ges me DEPUIS L'INCENDIE, I soussigné a son burcau ct ça résidence ruo Notre-Dame, No.105 devant l'église paroissialo prosqu'en face do l'évêché, P, A.BOUDREAULT, \u2018Prois-Wirières, 14 juin 1876, \\ \u20ac F.OISEL, (LES MASONS [PLEVEL ET LRARDG PARIS.) ACCORD ET REPARATIONS MAISON CANADIENNE D\"ORNE ENTS | BRODERIE : ET | CHASUBLERIE, fo RUE CÉNÉRAUX AGENTS pourla Maison Foc, Robert & Fils FRANCE pour la Staluaire Religicuse CHEMNEVS-CROIX, Brew Vue.COUTU «& par Ics autorités ceclésiastiques, D'EGLISES ! Bronze ET ORFEVERIE.Pour ÊatisE.NOTRE-DAME, MONTREAL, AUENTS CÉNÉRAUX psn bes CELÉBRES Harmoniums-Digues loUR Egliscs of Salons de ln Fabrique Horace Waters & Fils LANCTOT i Constamment en Magasin VIN DE MESSE, analysé et spécialement recommandé 3 ps | 1Tüilo d'Olive de premièree qualité, Voilleuses el Flottants de toutes sortes, Cierges, Bougies, Fucens, Mérinos à Soutane, Ceintures, laîne où soie, Barettes, cte, Btoffe & voile, durante, flanelle, toile, ete, ete, Draps, Couvertures de Lits, ete.Pour Communautés \u2014Un assortiment complet de Says noir, blanc, violet, gris et rouge 3 00 | Four Collégges\u2014Draps, Casquettes el Ceintures bleues où verles pour Jscoliers, Coton et Toile Mare avantage! Rare avantage!!! 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