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Titre :
La Gazette du Nord
Journal d'allégeance libérale et d'esprit catholique et nationaliste, l'hebdomadaire La Gazette du Nord est publié à Amos dès 1922 pour prendre le relais de L'Abitibi (1920-1922). [...]

Journal d'allégeance libérale et d'esprit catholique et nationaliste, l'hebdomadaire La Gazette du Nord prend le relais du journal L'Abitibi (1920-1922) en juin 1922. Basé à Amos, le journal ouvre les années suivantes des bureaux à La Tuque, à Rouyn et à Val-d'Or. La Gazette du Nord demeure d'abord et avant tout le journal de l'Abitibi rural de la région d'Amos.

La Gazette du Nord traite abondamment de colonisation, d'agriculture, de politique régionale et nationale ainsi que des richesses naturelles de l'Abitibi, notamment de l'industrie minière.

Hector Authier, son propriétaire, avocat et agent des terres et des mines à Amos et futur homme politique important de l'Abitibi, marquera toute l'histoire du journal. Il quitte la direction de La Gazette du Nord lorsqu'il est élu député libéral provincial en octobre 1923, mais son influence sur le journal perdure jusqu'en 1947, puisqu'il demeure propriétaire de Publicité régionale limitée, qui publie le journal.

Au cours des années, la vigueur de La Gazette du Nord dépend de l'énergie que Hector Authier est prêt à lui consacrer, et fluctue donc en fonction de ses responsabilités politiques.

La Gazette du Nord est tirée à 1775 exemplaires en 1922, à 3000 exemplaires en 1928 et en 1933, à 1750 exemplaires en 1935, à 1800 exemplaires en 1944 et à 4100 exemplaires en 1950.

La Gazette du Nord incorpore L'Étoile de l'Abitibi en août 1946, mais est absorbée en 1952 par L'Écho abitibien, qui s'empare du marché de la presse francophone abitibienne.

Quelques journalistes qui ont collaboré à La Gazette du Nord : Henri Roy, Albert Grenier, Alex-J. Rioux, Aldori Dupont, plusieurs membres de la famille Duguay, Lucien Fontaine, Jean-Pierre Bonneville sous le pseudonyme de Pierre Rivière.

Dans le but de faciliter les recherches dans La Gazette du Nord, la Société d'histoire d'Amos a constitué, en 1982, un index en quatre volumes qui présente une classification par sujets des articles publiés durant l'histoire du journal. L'index peut être consulté dans certains établissements de l'Abitibi ainsi qu'à la Collection nationale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), à la Grande Bibliothèque.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 1-2.

CHABOT, Denys et Sylvain DUPRAS, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Abitibi-Témiscamingue, Outaouais, Montréal, Hebdos Québec, 2008, vol. I, p. 1-9.

GOURD, Benoît-Beaudry, « Les journaux de l'Abitibi-Témiscamingue de 1920 à 1950, aperçu historique », dans De l'Abbittibbi-Témiskaming 5, Rouyn, Collège du Nord-Ouest, coll. « Cahiers du Département d'histoire et de géographie », Collège du Nord-Ouest,Rouyn, 1979, p. 21-35.

Éditeur :
  • Amos :Publicité régionale ltée,1922-1952
Contenu spécifique :
vendredi 29 mars 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Abitibi
  • Successeur :
  • Écho abitibien
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Références

La Gazette du Nord, 1946-03-29, Collections de BAnQ.

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[" LA GAZETTE DU NORD \"Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa1 SAINT-JEROME, VENDREDI, 29 MARS 1946 Cinq sous le nu ^ro VOLUME 27 \u2014 No 18 Nettoyage, embellissement et pavage Le printemps hâtif que nous avons, mettra bientôt au premier plan de notre vie municipale, la campagne de nettoyage et d\u2019embellissement qui chaque année se poursuit dans les premiers jours de mai.Maintenant que la guerre est terminée, les touristes et les voyageurs qui viendront faire leur tour d\u2019Abitibi seront sûrement plus nombreux que par les années passées.Offrons-leur une ville propre qui contribuera largement à notre bonne réputation et créera chez eux la bonne impression que tout citoyen digne de vivre dans une ville organisée doit avoir à coeur de créer.L\u2019an dernier, nos autorités municipales ont commencé la construction de trottoirs permanents, construction interrompue par l\u2019arrivée de l\u2019hiver et que l\u2019on poursuivra dès les beaux jours du printemps.Serait-il possible que nos corps publics s\u2019unissent à notre conseil municipal pour apporter une solution pratique sinon déf.nitive au problème du pavage de nos rues.Si nous ne pouvons dès cette année donner à nos rues le pavage en asphalte dont elles ont tant besoin, ne serait-il pas possible d\u2019en obstruer les trous et de les rendre pour le moins plus propres à la circulation.Nous ne sommes pas un expert en pavage, mais il nous semble que si nous attendons à l\u2019infini un revêtement d\u2019asphalte pour nos principales artères commerciales, et si nous négligeons d\u2019entretenir celles-ci, la situation empirera davantage et cela n\u2019est pas déjà très intéressant.Voilà une suggestion que nous osons faire à nos édiles qui ont tant à coeur le bien de leur cité.\"La Solidarité\" et ses progrès dans le champ de rAssurance sur la Vie Représentants de La Solidarité et quelques invités qui ont été les hétes de la maison de Courtage St-Onge et Fournier Inc.à un récent diner, à l\u2019Hôtel Continental d\u2019Amos.Joseph DCGCAY Discours de M.D.Gourd au Parlement Fédéral Notre député fédéral a pris la parole mardi soir dans le débat sur l\u2019adresse.Il a fait un discours pratique pour appuyer les justes revendications de l\u2019Abitibi.Dès le début, il aborde carrément le sujet du prêt à Londres.\"Nous comprenons, dit-il, que le Canada, pays exportateur, fasse encore un effort extraordinaire pour garder ses marchés à l\u2019étranger.La Grande-Bretagne étant notre meilleur client, ce serait malheureux de ne pas l\u2019aider à se remettre économiquement sur pied.Le prêt que nous lui consentons sera pour nous, en somme, une excellente affaire.C\u2019est le seul moyen que nous avons d\u2019empêcher le chômage qui fut si désastreux à la suite de la guerre de 1918\u201d.M.Gourd demande aussi la nomination d\u2019un représentant diplomatique du Canada près le Saint-Siège.Il est convaincu qu\u2019un tel geste servirait la cause de la paix que le Vatican sert avec une si belle énergie.Parlant ensuite de son pays de l\u2019Abitibi, il regrette qu\u2019on ne l\u2019ouvre pas plus rapidement au progrès et à la colonisation.Il y a là-bas de la place pour créer 100 nouvelles paroisses.Si on le faisait immédiatement ça contribuerait à décongestionner les villes.Le \u2019éputé de Chapleau déclare en outre que le progrès du nord lu Québec ne s\u2019accomplira pas si on n\u2019y construit pas un chemin de fer qui irait de Senneterre au lac McAgami.Il faudrait aussi établir un service aérien régulier entre Montréal, Amos, Val d\u2019Or, et Noranda, construire une route qui irait jusqu\u2019à la baie James, au fond de la baie d\u2019Hudson, et nettoyer certaines rivières pour en faciliter la navigation.Ce seraient là des choses que l'administration fédérale pourrait fort bien accomplir après s\u2019être entendue à ce sujet avec le gouvernement provincial de Québec.M.Gourd énumère aussi quelques-unes des richesses de l\u2019Abitibi.C\u2019est un pays agricole qui produit en abondance des vivres, du bois de construction et de la pulpe.On y trouve aussi des mine., d\u2019une richesse inépuisable et desquelles on a déjà tiré pour une valeur de $42,000,000 d'or et $22,000,000 de cuivre en une seule année.En terminant, le député de Chapleau demande la nomination d\u2019un régisseur bilingue à la ferme expérimentale fédérale de Ka-puskaslng que fréquentent plus de Canadiens de langue française que de Canadiens de langue anglaise.sout.iTs m: uKTorn imioii mm s Plusieurs de nos soldats nous reviennent soit d\u2019outre-mer soit des divers camps du pays où ils ont subi leur entrainement militaire.Mentionnons, M.Ro-gir Montambault, cantonné sur la côte du Pacifique, le capitaine Conrad Lavigne, maintenant domicilié à Timmins et qui a rendu visite à ses parents M.et Madame Eugène Lavigne ; a \u2022con retour d\u2019Angleterre, M.Paul Emile Poitrds, présentement en vi ite chez son père M.Alfred Poliras et Me René Blgué qui pendant quatre ans a servi dans l'aviation au nord de l\u2019Angleterre.Nous leur rouhaitons à tous la plus cordiale bienvenue.De fauche à droite : 1ère ranfée : MM.J.Dufuijr, joarnaliale, J.-f.Dalac fèraat de la Banque Canadienne Nationale, J.>Albert Fournier, férant de la malion St-Onfe et Faurnler Inc., Basarto Mansean, directeur général de La Salldarlti, J.-André St-Onge, Maurice Perrault, gérant de la Calne centrale Deajardlna du nard-aueit tuébécali, Antanla Ceuilneau La Sarre, agent de La Solidarité.\u2022\u2022üème rangée : MM.Léon Larouche, Latullppe, (Téaiicamlngue), Emlllcn Bégin, Palaarelle, Jean-Marie Gagné, Ville-Marie, Joieph Dellate, Amos et Elphège Velllelle, Val d'Or, toua agent* do La Solidarité.Dans l'une de nos dernières éditions, nous avons mentionné brièvement la réunion des représentants de La Solidarité qui a eu lieu le 5 et le 6 mars dernier en notre ville et qui a groupé tous les agents de cette compagnie d\u2019assurance sur la vie répartis dans les différents centres du Nord-ouest de Québec.Grâce aux informations que nous avons pu obtenir, nous constatons que la tenue de cette convention fera sûrement époque, dans les annales de cette nouvelle compagnie d\u2019assurance, et qu\u2019elle aura les plus heureuses répercussions dans ses rapports avec les nombreux assurés qu\u2019elltL, compte au sein de notre population.Sous la présidence de M.Rosario Manseau, de Québec, directeur général, pendant deux jours, les représentants de La Solidarité se sont appliqués à étudier les méthodes les plus modernes en vue d\u2019augmenter la vente de polices d'assurance sur la vie qui s\u2019adapteront d\u2019une façon adéquate à la condition et à la situation financière des futurs assurés.L\u2019aspect objectif de chaque vente de police a été le sujet d\u2019une étude particulière et les personnes présentes à la réunion ont pu bénéficier d'une foule de conseils que leur a donnés M.Manseau, un expert dans les questions d'assurance vie, l\u2019un des principaux animateurs de cette nouvelle compagnie qui ne compte pas encore cinq années d\u2019existence et qui marche de progrès en progrès.C\u2019est le 7 mars 1942 que La Solidarité a reçu ses Lettres Patentes et ce n\u2019est qu\u2019au mois d'octobre de la même année qu\u2019elle a commencé la vente de ses polices.Et aujourd\u2019hui au mois de mars 1946, ses polices en forces représentent déjà neuf millions et demi de dollars.Le capital de cette compagnie est essentiellement canadien français.A ses assurés de notre nationalité s\u2019ajoutent déjà plusieurs porteurs de police de races différentes puisque son champ d\u2019action est illimité.A l\u2019esprit de patriotisme qui anime ses fondateurs s\u2019allie une mentalité progressive qui se traduit par les méthodes les plus modernes que l'on puisse trouver aujourd\u2019hui dans le vaste champ offert à l'assurance sur la vie.Et les progrès réalisés déjà en moins de cinq ans, mettent en vive lumière l\u2019emploi constant de ces méthodes.M.ROSARIO MANSEAU Avant de devenir le directeur général de La Solidarité, M.Rosario Manseau a fait des études approfondies de l\u2019assurance sur la vie.De la théorie pure i| est ensuite passé à la pratique, au service de l\u2019Alliance Nationale et de La Laurentienne.Possédant une capacité de travail remarquable il est une véritable inspiration pour ses agents du nord-ouest de Québec qui cette année ont produit un chiffre d'affaires que seuls leurs collègues de la ville de Québec ont dépassé.Mardi midi le 6 mars la réunion qui durait depuis deux jours a pris fin à l\u2019issue d\u2019un diner que M.Rosario Manseau a offert à ses agents à l'Hôtel Continental.Grève et piquetage à Amos Un événement s\u2019est produit cette semaine en notre ville, qui a causé une vive sensation et défraie encore les conversations \"ourante^ de nos restaurants, salons de barbiers, et autres endroits publics : c\u2019est la grève des planteurs de quilles de la Salle Lafontaine .Depuis quelques années, les grandes aciéries américaines ont eu leurs grèves, nos compagnies de tramway et de téléphone ont eu les leurs ; nous d\u2019Amos nous nous croyions à l\u2019abri de cette désorganisation économique quand à la grande surprise de nos concitoyens, nous avons eu et nous avons encore une grève bien à nous, la grève des planteurs de quilles.Un citoyens en vue de notre ville, ancien planteur de quilles lui-même nous a raconté comme ceci ce conflit du capital et du travail : A la Salle Lafontaine les planteurs avalent convenu de recevoir chacun trois cents de la ligne comme on dit en termes de quilles.Or dernièrement ces derniers demandèrent que ce salaire fût porté à cinq cents la ligne.Comme on refusait d\u2019agréer à cette demande, ils décidèrent la grève.Vol\u2019à pourquoi mardi soir, les ouilleurs cherchèrent en vain au bout des al\u2019ées leurs planteurs habitue\u2019s.En bons grévis- tes, puisque la valeur n'attend pas le nombre des années, ces petits bonshommes de planteur, organisèrent à la porte de la Salle de Quilles un piquetage en règle pour empêcher d\u2019autres planteurs de prendre leur place et de briser leur grève.Les quelques briseurs de grève en perspectives furent accueillis avec fermeté par les .planteurs de la veille devenu piqueteurs q u i leur interdirent l\u2019entrée de la Salle Lafontaine.De guerre lasse, les quilleurs durent avoir recours à quelques spectateurs de leurs exploits présents dans la salle jeunes gens de 19 et 20 ans dont ils payèrent les services à prix d\u2019or pour en faire des planteurs de quilles occasionnels.(suite à la page 3) Vendredi, 29 mars 1946 Pag* 2 L'URBANISME ET LE BIEN-ETRE DE L'ENFANCE Causerie du R.P.Bona venture Péloquin,\tle 20 février 1946 (suite de la semaine dernière) tre trafic, qui ne peut que s'accroître avec les années, ne nie- Pourquoi n'en serait-il pas ainsi.Est-ce Dieu qui nous ménage si parcimonieusement l\u2019espace sur la sphère que nous habitons?L\u2019eau, l\u2019air, l\u2019espace, la lumière, ces quatre éléments si nécessaires à la vie, mais ne les a-t-il pas au contraire répartis à profusion ?.Sachons donc prévoir et disposer toutes choses de façon que personne n\u2019en soit privé.Mais en parlant d\u2019espace, de lumière et d\u2019insolation, nous avons touché à l\u2019agréabilité du foyer.Complétons la description en ajoutant : le souci d\u2019une sobre ornementation, tant intérieure qu\u2019extérieure, avec certains aménagements verdoyants, ombreux, aux aspects riant, aux perspectives lointaines et magnifiques .Votre ville d'Amos, avec son sol accidenté, sa belle rivière et ses montagnes avoisinantes s\u2019y prête merveilleusement !.Laissez-moi vous le dire : les abords de votre rivière devraient être au plus tôt débarrassés des amas de vieilles et.de sou-velles constructions de toutes sortes qui les encombrent ; et ses berges, jalousement réservées pour deux boulevards plantés d\u2019arbres et l\u2019aménagement de deux splendides parcs, l\u2019un du côté est, l'autre du côté ouest ; en attendant que vous ayez rejoint vos deux rives à l\u2019est, par un nouveau pont semblable à celui que vous avez déjà.Du haut de ces ponts \u2014 que vous orneriez, ainsi que vos deux boulevards de lampadaires géants \u2014 la surveillance de vos parcs sera devenue facile en tous temps ; et vo- nacera jamais de s\u2019engorger.Et que d\u2019autres embellissements l esteraient à signaller, si le temps nous le permettait !.Quant à l\u2019épithète \u201cutile\u201d, qui apparaît en dernier lieu dans notre définition, l'expression est si chargée de sens, que nous redoutons presque d\u2019en entreprendre l\u2019exposition.Outre l\u2019espace, la lumière, le soleil, les beaux horizons \u2014 ce qui serait déjà énorme \u2014 ce dont vos tout petits auront absolument besoin, ce sont les jeux de toutes sortes : jeux de bascule, de balle, de tennis, de foot-ball, des baignoires l\u2019été, des patinoires et de longues glissoires l\u2019hiver, etc.Pour cela, il faudra savoir prévoir, et réserver à l\u2019avance, même au sein de votre ville, de nombreux parcs ou espaces libres : vous n\u2019en aurez jamais trop : il sera toujours temps d\u2019en supprimer quelques uns, si le nombre s\u2019en avérait trop considérable : ce qui n\u2019est pas à craindre !.Plus tard, quand ces jeunes seront d\u2019àge à s\u2019instruire, il leur faudra de belles, de vastes, d\u2019excellentes écoles, avec un personnel masculin et féminin savant expérimenté, très religieux extrêmement dévoué, capable, non seulement de les instruire et de les édifier, mais encore, au besoin, de les protéger contre leurs audacieuses inexpériences.De ces bonnes écoles, de ces excellents instituteurs et institutrices, on doit vous rendre le témoignage que vous en avez déjà; fityiEz mrs SI VOUS SOUFFREZ DE: FAIBLESSE, COURBATURES, NERVOSITE, EPUISEMENT, FATIGUE HABITUELLE, MANQUE D'APPETIT.tsu sr-etm MONTMM LE MEILLEUR TABAC À CIGARETTES POUR VOTRE ARGENT LA OMETTE DU NORD mais il faut en prévoir la multiplicité, en réservant, par exemple, de nombreux espaces ad hoc; car votre population tend à se multiplier, et se multipliera sûrement davantage sous peu.Il faut vous féliciter en particulier du degré et du perfectionnement que l\u2019enseignement supérieur et normal a déjà atteint chez vos filles : non seulement il répond à vos besoins locaux, mais il pourvoit encore à ceux de toute la région abitibienne, et même au-delà.Il est donné par des Institutrices diplômées dp grande valeur et de grande expérience ; et dans des locaux qui font réellement envie aux instituts su-pàrieurs des grandes villes et même de nos capitales !.Quant à votre enseignement secondaire, préparant aux carïières professionnelles : méd e c i p e s , droit, cléricature ecclésiastique, etc., il se- donne, lui aussi, epel-lentcment bien ; mais encore, commn vous le savez dans des On recommande aux culiivateurH de prendre dea dinpositions dès maintenant pour se pt^ovurer de la main-d'ocuvre Comme il sera sans doute encore difficile pour les cultivateurs de se procurer de l'aide expérimentée cette année à cause de l\u2019activité croissante des autres industries du temps de paix, l\u2019Honorable Humphrey Mitchell, Ministre du Travail, recommande à tous les cultivateurs, où qu\u2019ils soient au Canada, de faire connaître immédiatement leurs besoins de main-d\u2019oeuvre au bureau local le plus proche du Service national d\u2019embauchage ou au service agricole le plus proche.En indiquant les détails de leurs besoins à ces agences locales les cultivateurs rendront un grand service au Ministère du travail, au Service d\u2019emploie-ment national ainsi qu\u2019à eux-mêmes.Le Ministre du travail a écrit dernièrement à tous les cultivateurs pour leur dire qu\u2019il est à craindre que les travailleurs agricoles expérimentés ne soient encore rares cette saison, comme ils l\u2019étaient pendant la guerre.Il recommande aux cultivateurs de prendre d\u2019aide qui peut se présenter dès maintenant car s\u2019ils peuvent augmenter le nombre de leurs travailleurs en hiver, le besoin d\u2019aide ne sera pas aussi grand pendant le mois du printemps et de Tété.Ils auront beaucoup plus de chance d\u2019avoir des aides habiles et réguliers, bien au courant des travaux de la ferme, au moment où ils auront le plus grand besoin 1 de travailleurs.locaux, que son Excellence rêve depuis longtemps, depuis toujours, : peut-on dire, de transférer en des lieux meilleurs, plus solitaires et plus spacieux, et de transformer en des bâtiments dignes des nobles carrières auxquelles il prépare.Déjà, à ce que Ton m'a dit, tout un quartier extensif de votre ville, et des plus convenable, est réservé à cette fin.C\u2019est sûrement là de l'urbanisme bien entendu.Nous ne saurions en féliciter assez chaudement les édyle de votre cité.Mais quand toute cette jeunesse, bien instruite et pleine d\u2019ardeur, sortira de ces diverses maisons d\u2019enseignement, avez-vous prévu qu\u2019il lui faudra, pour habiter et déployer au maximum ses activités multiples, non seulement des locaux quelconques, mais des quartiers entiers, bien distincts les uns des autres et splendidements aménagés ; quartiers commerciaux, industriels, ouvriers, résidentiels, etc, avec un maximum d'espaces libres, de lieux récréatifs et de promenades solitaires.Ici encore Mesdames et Messieurs, c\u2019est Tart de TUrbantsme, bien compris et résolument appliqué dès maintenant, qui vous permettra de faire face à toutes les situations.Nous avons déjà eu l'occasion de vous le dire, et nous vous le répétons ce soir : nous croyons sincèrement votre ville appelée sous peu à un magnifique développement et à un splendide avenir.En conséquence, nous ne nous contentons pas de vous dire : Préparez-vous, mais : soyez prêts ! \u201d ' \u2022 \u2022 « On a dit qu\u2019il, est parfois plus difficile de connaître son devoir que de l\u2019accomplir.Cela doit s\u2019entendre évidemment de gens généreux, dont vous êtes sans dou-tte ?Quoi qu\u2019il en soit, les nombreuses et belles conférences que vous avez eues jusqu'ici sur des sujets aussi importants que l\u2019instruction, l\u2019éducation et le bin-être social et religieux de votre jeunesse, et ces quelques brides d\u2019art urbanistiques que je viens de vous exposer en fonction même des graves problèmes éducationnels qui vous confrontent, vous auront convaincus, je l\u2019espère, de la nécessité qu'il y aura toujours pour vous, de ne jamais séparer l\u2019étude de ces deux sujets, mais de toujours joindre l\u2019urbanisme à l\u2019urbanité.Si vous me promettez qu\u2019il en sera ainsi, je me tiendrai satisfait et amplement récompensé de ma démarche et de mon humble geste.^ed dituatùMd àuwatt % mais employeurs et travailleurs doivent aider Durant la guerre, l\u2019organisation de la main-d\u2019oeuvre a été rendue possible par le concours des employeurs et des travailleurs.La même collaboration est non moins nécessaire pour aider à l\u2019organisation du marché du placement durant la présente période critique.Quelques contrôles de la main-d\u2019oeuvre demeurent en vigueur.Ils ont encore force de loi.Ils visent à aider l\u2019organisation du marché du placement.Les contrôles encore en vigueur ont pour objet d\u2019aider employeurs et travailleurs.Ils n\u2019exigent de fait que l\u2019aide secondaire du public.ON VOUS EXHORTE À VOUS CONFORMER AUX QUATRE CONTROLES QUI DEMEURENT EN VIGUEUR.1\u2014Les employeurs DOIVENT aviser le bureau local du Service national de Placement de tout besoin de travailleurs, dès que ce besoin est connu.1\u2014Si les employeurs embauchent des travailleurs sans avoir recours au Service national de Placement, ils DOIVENT aviser le plus proche bureau du SNP dans les trois jours qu'un travailleur a été embauché.(A cette fin, on fournit la formule NSS 312.) 3\u2014\tLes chômeurs en quête de travail DOIVENT s'inscrire au bureau local du Service national de Placement s'ils chôment depuis sept jours consécutifs.4\u2014\tEn général, tout employeur ou travailleur DOIT donner avis de sept jours à l'autre partie de toute intention de cessation d'emploi.(On exige encore la formule n NSS 120.) On pourra se renseigner sur les exceptions au plus proche bureau du SNP.Associés dans l\u2019industrie, employeurs et travailleurs devraient aider le Service national de Placement à faciliter un niveau plus élevé du placement en se conformant à ces règles simples.Un service de placement ne peut donner son entier concours â la Collectivité qu\u2019avec l\u2019appui du public.Utilhex pMiernêHt hi heilitêl que veut offre h bureau local du Service nalioeal de Placement.Il eit là pour satisfaire vos besoins et ceux de toute la Collectivité.SNP 4 SERVICE NAÏIONAL DE PLACEMENT Mimsteie Fedeial du Iiavail HUMPHREY MITCHÜl\tû MACNAMARA Mimstrr du liovoi!\tSou\\ ministip i WMMitoltiM P.Bonaventure Péloquin, oJ.m. LA GAZETTE DU NORD Vendredi, 29 mars 1946\tVendredi, 29 mars 1946 UN BUDGET DE $107,965,650 POUR QUEBEC M.Arsenault et le drapeau Notre épopée rurale QUEBEC, 26 \u2014 L\u2019honorable Maurice Duplessis, a présenté cet après-midi, à l\u2019Assemblée législative le budget de son gouvernement pour l\u2019année fiscale 1946-47, qui commence lundi prochain, le 1er avril.Le cabinet de l\u2019Union Nationale demande à la Législature de lui voter $107,965,650, pour administrer la province durant les douze prochains mois.C\u2019est une augmentations de 8 millions de dollars sur le budget du présent exercice financier, qui est de $99,854,805.Voici un état comparatif des dépenses des deux années fiscales : Département\t1945-46\t1946-47 Affaires municipales\t$\t193,600\t$\t207,500 Agriculture\t7,437,000\t7,551,000 Reconstruction économique\t10,000\t8,000 Chasse \t\t625,100\t675,600 Colonisation\t4,833,500\t5,333,300 Conseil exécutif\t1,645,000\t3,378,000 Industrie et commerce\t750,500\t950,000 Instruction publique\t9,377,670\t9,425,450 Législation\t734,500\t756,500 Mines\t694,500\t708,500 Pêcheries\t555,000\t655,000 Procureur général\t4,345,500\t4,500,000 Ressources hydrauliques\t\t1,026,000 Santé et bien-être social\t9,016,250\t9,575,000 Secrétariat provincial\t4,546,415\t5,050,000 Terres et forêts\t3,158,000\t3,115,500 Travail\t\t\t.8,748,500\t9,400,200 Travaux publics\t4,817,600\t5,755,000 Trésor\t3,588,770\t3,842,400 Voirie\t\t\t10,004,000\t10,944.000 Totaux\t.\t.*.\t\t$74,991,405\t$ 82,857,350 Dépenses capitales\t7,414,400\t8,070,000 Service de la dette\t17,449,000\t17,038,300 Totaux \t\t$99,854,805\t$107,965,650 Comme on le voit (c\u2019est le poisson d\u2019avril du budget) la plus forte augmentation de dépenses est au conseil exécutif et elle s\u2019explique par le fait qu\u2019il y a présentement 21 ministres dans le conseil exécutif et qu\u2019au cours de la prochaine année fiscale, il y en aura 22.Après avoir présenté le budget à la Chambre, l\u2019honorable M.Duplessis a demandé à l'honorable Adélard Godbout de bien vouloir consentir au vote d\u2019un sixième provisoire du budget de l\u2019année prochaine, qui doit être voté sans délai pour que le bill soit ratifié par le conseil législatif et sanctionné par le lieutenant-gouverneur avant lundi.Le chef de l\u2019opposition a donné son consentement et le 6e provisoire a été voté.M.MATHEWSON \u2014 \u201cQuand le discours sur le budget sera-t-il prononcé ?M.DUPLESSIS \u2014 \u201cJeudi.On dit que l\u2019honorable Onésime Gagnon, trésorier provincial, qui est revenu samedi d\u2019un séjour de plusieurs semaines en Floride, prononcera lui-même le discours sur le budget.Si le trésosier ne veut pas s\u2019imposer cette lourde tâche, l\u2019honorable Paul Beaulieu parlera à sa place.Nous saurons jeudi de quelle façon le cabinet Duplessis espère obtenir les revenus suffisant pour payer ses dépenses de près de 108 millions.Grève eft piquetage \u2022.Il y a le mot célèbre dans nos annales de Sir Etienne-Pascal Taché, sur l\u2019attitude loyaliste de la province de Québec à l\u2019égard du drapeau britannique.U y a celui de Louis Fréchette que nous rappelions récemment.M.Bona Arsenault, le député de Bonaventure aux Communes, ajoute à cela ses considérations de représentant du peuple.\u201cL\u2019Union Jack, disait-il la semaine dernière en Chambre, est un emblème qui nous restera, tant que le Canada sera disposé à partager les obligations et à revendiquer les privilèges des membres du Commonwealth des nations britanniques.Un principe important est en jeu, dont les conséquences, d\u2019une portée incalculable, ne peuvent échapper à personne.A titre de représentant de langue française de Québec, je puis affirmer que ma province sera la dernière à abattre l\u2019Union Jack.C\u2019est sous ce drapeau qu\u2019on nous a garanti, à nous Canadiens de langue française, notre religion, notre langue, nos droits civils.\u2019\u2019 Ces propos correspondent à des faits souvent manifestés avec enthousiasme dans tout le cours de notre histoire ; des faits qui s\u2019érigent constamment contre les utopies des séparatistes et antibritanniques de tout poil.Ancien membre du parti conservateur qui a rompu de façon éclatante avec son parti élu député indépendant le 11 juin 1945, M.Arsenault s\u2019est honorablement rallié depuis aux causes ministérielles.Sa façon d\u2019envisager la question du drapeau est de nature à résoudre avec dignité un problème national qui n\u2019a aucune raison de soulever l\u2019hystérie passionnelle des nationalistes, amateurs de fleurs de lis, et des impérialistes du \u201cNever let the old flag fall\u2019\u2019.M.Arsenault veut, comme tous les Canadiens, un drapeau national \u201cqui ne soit ni un drapeau anglo-canadien ni un drapeau franco-canadien, ni un drapeau colonial anglais ou français\u2019\u2019.Des discours de ce genre sont utiles à l\u2019unité nationale.(suite de la ï Hausse de salaire demandée Interrogé sur les salaires ordinaire payés aux planteurs de quilles, notre interlocuteur nous a relaté qu\u2019il y a 25 ans, il était planteur de quilles à Montréal dans une salle publique bien connue.Lui et ses compagnons \u201cplantaient\u201d à raison de deux cents la ligne.Mais dit-il il y de cela 25 ans.Depuis les salaires ont augmenté partout ici en Abitibi où tout est très dispendieux.Ceci explique les trois cents payés jusqu\u2019ici aux planteurs d\u2019Amos.Ces derniers désirent maintenant avoir cinq cents parce que tout augmente encore et que leur salaire de trois cents est insuffisant pour atteindre la hausse, sur la réglisse.les chiens-chauds, les patates frites, la gomme, le chocolat, les liqueurs douces quand on en trouve, les marbres, les allées et les sling shots.Sans vouloir se prononcer sur l\u2019issue de cette grève notre interlocuteur nous a appris qu\u2019on parle remière page) couramment d\u2019un comité d\u2019arbitrage qui déciderait de l\u2019issue de ce conflit du travail en notre ville.Il est fortement rumeur de soumettre toute la question aux trois arbitres de notre ligue de hockey qui ont eu à trancher de si sérieux débats au cours de l\u2019hiver dernier, sur la patinoire locale.On parle aussi d\u2019un autre comité d\u2019arbitrage qui comprendrait les présidents de nos deux Chambre de Commerce qui eux se choisiraient un troisième arbitre.Probablement M.Lu-cippe Hivon grand chevalier de notre cercle local des Chevaliers de Colomb, un expert en questions sportives.A tout événement les planteurs de quilles tiennent ferme, demeurent sur leurs positions et pendant cette grève les quilleurs ont recours à des planteurs d\u2019occasion qui leur tiennent la dragée haute quand il s\u2019agit du paiement de leurs services.Nous attendons le dénouement de ce conflit et nous tiendrons nos lecteurs au courant de ses développements.(Le Canada) M.W.R.McDonald gravement malade M.W.R.McDonald, député de Pontiac est très gravement malade à l\u2019hôpita] d'Ottawa, où il y est depuis trois semaines.Le canadien national a réinstallé ses wagons-lits Pour donner suite à l\u2019une de leurs promesses, les autorités du Canadien National ont réinstallé des wagons-lits qui sont maintenant attachés à nos trains réguliers en Abitibi.La Semaine du 31 mars au 6 avril mettra à l\u2019honneur \u201cl'habitant\u201d de nos campagnes.Ainsi que le notait un conférencier du \u201cRéveil rural\u201d, l\u2019appellation d\u2019habitant équivaut historique-merrt chez nous à un titre de noblesse.Au début de la colonie, il servait à désigner les colons qui possédaient une terre, ceux qui habitaient vraiment le pays et à les distinguer des simples tâcherons qui louaient leurs bras aux colons.S.E.Mgr Paul-Eugène Roy avait donc raison de décerner à nos habitants le beau titre de \u201cnoblesse de la charrue\u201d.Les hauts faits de cette noblesse constituent un des chapitres les plus splendides de notre Histoire.Aussi nos historiens ont-ils tous associé aux héros de l\u2019exploration, de la lutte sur les champs de.bataille ou dans les arènes politiques l\u2019humble fils de la glèbe, celui dont le labeur opiniâtre a fait que les audacieuses découvertes et les luttes épiques ont été plus que de passagères aventures inscrites au livre de la gloire.Le Comité de la Survivance a voulu ajouter son hommage à tant d\u2019autres.Il a consacré à notre épopée rurale son calendrier 1946, un tract commentant ce calendrier et la présente semaine de la Fierté nationale.Ce faisant, il n\u2019entend pas se cantonner dans un hommage stérile du passé.La terre se meurt chez nous, comme en France, au temps de René Bazin.Elle se meurt victime de l\u2019ingratitude de ses fils, du dédain de l\u2019ouvrier et du professionnel, de la sensualité, de la suffisance d\u2019un siècle qui a préféré les artifices des villes à 1 \u2019 e x 1 s tence substantielle des campagnes.La mort de la terre, il faudrait bien la comprendre, c\u2019est un second 1760 pour un peuple terrien comme le nôtre.Avant le Traité de Paris, nous avions deux mères : la France et la terre canadienne.Arrachée à l\u2019étreinte de la France par le sort des armes et les jeux de la politique, notre peuple s\u2019est blotti sur le sein maternel de la terre canadienne.Il y a puisé une vigueur qui lui a permis de panser ses blessures, de refaire ses forces, d\u2019organiser sa vie religieuse et nationale, de dilater ses frontières et de se répandre jusqu\u2019à la mer Pacifique et en Nouvelle-Angleterre.Pourquoi faut-il qu\u2019à l\u2019heure où il pourrait s\u2019épanouir dans la plénitude de sa vie nationale, il déserte en masse le sol qui a fécondé depuis trois siècles cette vie nationale ?Ldi fatale de l'Histoire, mécanisme inéluctable des facteurs économiques?Nui homme conscient de sa dignité d\u2019étre libre ne voudra l\u2019admettre.Nous avons des bras en quantité.Notre pays n'est qu\u2019à moitié défriché.Depuis la guerre, des milliers de terres faites dans Québec et Ontario demandent à être remises en valeur.La i crise agricole est d\u2019ordre maté- ! riel sans doute.L\u2019économie contemporaine a chargé les villes au détriment des campagnes.Les exigences sans cesse grandissantes des unions ouvrières s\u2019ajoutant à la voracité des capitaines du commerce et de l\u2019industrie ne peuvent qu\u2019aggraver le malaise, qu\u2019aigrir davantage ce grand méconnu qu\u2019est l\u2019agriculteur.La crise est surtout morale : dégoût du labeur, de la vie naturelle et tonifiante des champs, désir du gain facile, recherche ! du confort et de la jouissance sous ses formes les plus basses fascination des villes aux usines tentaculaires, aux dehors attrayants voilant des intérieurs de misère physique et morale.Des remèdes d\u2019ordre économique, technique s'imposent.Plus encore, des remèdes d\u2019ordre moral : une ressaisie du sens des valeurs, des buts fondamentaux et des exigences foncières de la vie humaine un retour aux traditions de labeur acharné, de probité, de sacrifice et d\u2019économie qui ont fait notre peuple.Cela ne regarde pas que les agriculteurs.Toutes les classes de la société ont dévié dans leur appréciation des biens de ce monde.Elles se sont toutes laissé fasciner par la magie de la science appliquée, les artifices et le vernis de la vie en cité.Il est grand temps que l\u2019on fasse un peu litière de ce qu\u2019on appelle pompeusement le progrès, la civilisation, pour vivre naturellement.Durant la guerre, les habitants des villes européennes ont expérimenté le néant foncier de la vie en cité.Privés de communications avec les campagnes, Ils ont réalisé de façon cruciale que la ville ne peut ni chauffer ni nourrir ses habitants, qu\u2019elle peut difficilement les loger et les vêtir, qu\u2019elle ne produit pas, ne crée pas, mais se borne à transformer les produits des forêts, des mines, des rivières et des fermes.N\u2019attendons pas d\u2019être rendus, nous aussi, au stade expérimental pour respecter, encourager, aider l'agriculteur.Efforçons-nous d\u2019avoir une plus large compréhension de sa mission et d\u2019orienter notre effort vers le développement de nos campagnes.Tel est le but total de la Semaine de la Fierté nationale 1946.Paul-S.Gosselin, pire, Secrétaire général.Comité de la Survivance Française en Amérique, Université Laval, 4 mars 1946.t .La retraite des dames est commencée à la cathédrale Les dames et les jeunes filles d\u2019Amos ont commencé dimanche dernier à suivre les exercices de la retraite paroissiales qui leur est prêchée par les R.P.Tancrède Bayard et Laurent Pelletier, franciscains de Québec. p«0* 4 Vendredi, 29 mars 1946 LA GAZETTE DÛ NORD \"La santé des dents\" ' Recettes La cuisson des céréales Vous ne songeriez Jamais à faire fonctionner une automobile sans essence.Mais bien des gens essaient de travailler une demi-journée avec un estomac presque vide.Vous avez sans doute déjà entendu dire : \"Vous ne pouvez manger comme un oiseau et travailler comme un cheval\".Il est nécessaire chaque matin de faire son plein d\u2019essence avec un déjeuner substantiel.Pas un autre repas reçoit aussi peu d\u2019attention et de préparation.Quoiqu\u2019ils se ressemblent beaucoup Jour après jour, la variété ne devrait pas être oubliée.Les techniciennes en sciences ménagères de la Section des Consommateurs du Ministère fédéral de l\u2019Agriculture vous suggèrent de servir des céréales chaudes.Elles sont économiques et offrent de la variété tout en fournissant l\u2019énergie nécessaire au succès.Afin de toujours servir une céréale chaude appétissante et bonne, il faut observer quelques règles bien simples.La Section des Consommateurs du ministère fédéral de l\u2019Agriculture, réalisant que des expériences devaient être faites sur les méthodes de cuisson des diverses céréales canadiennes pour obtenir toujours de bons résultats, a demandé à cet effet aux facultés de Sciences Ménagères des Universités Canadiennes de coopérer avec elle ; six de ces facultés ont pu le faire.Les expériences furent nombreuses et les proportions d\u2019eau et de céréale variées, ainsi que la durée de cuisson et la quantité de sel.En plus, tous les modes de préparation communément utilisés dans les foyers canadiens furent essayés et les méthodes suivantes furent acceptées comme étant les meilleurs pour faire cuire la farine d\u2019avoine roulée ordinaire et celle à cuisson rapide. / i i r r, iiiii i ' *1 V.IM V |i *» I I Al \u2019 1.1 NI M( IN 1 W| À Tous les Patrons: Tous les livres d\u2018Assurance-chômage, pour l'exercice expirant le 31 mars 1946, devront être échangés contre de nouveaux livres.Les nouveaux livres d'assurance pour l'année financière 19-16-47 seront échangés par le bureau local du Service national de Placement de votre distria contre les livres d\u2019assurance expirés.Protégez les droits aux prestations de vos employés en envoyant leurs livres expirés dûment remplis, U 3i mars.f I oum vou» rendriez puuaible tie peine» rigoureuses si roi«« négligiez de verzer le» cotisation» de vo» employé» a»»uré» et de renouveler le» livre» d'a»»urancet comme (\tVexigent le» réglement».\tJ* LA COMMISSION D'ASSURANCE-CHÔMAGE Mm v Etl.Houryault en deuil de son père Nous avons le regret d\u2019annoncer à nos lecteurs le décès de M.Hector Leduc, d\u2019Outre-mont, gérant-général de Carrière & Frères Limités, survenu au pavillon Le Royer de l\u2019Hôtel Dieu de Montréal, vendredi le 22 mars dernier à Tâge de 66 ans.Le décès de M.Leduc plonge dans le deuil ses deux filles : Mesdames Edmond Bourgault d\u2019Amos et Joseph Sirois de Val d\u2019Or, qui se sont rendues au chevet de leur père et ont assisté à ses derniers moments.; Les funérailles ont eu lieu lundi en l\u2019église de Ste-Made-leine d\u2019Outremont suivies de l\u2019inhumation au cimetière de St-Louis de Gonzague.A M.le docteur, à Madame Bourgault ainsi qu\u2019à M.et Madame Sirois, nous offrons nos plus sincères condoléances.M.Gérard Laei'olx Dans notre dernière édition, nous annoncions le retour à son ancienne boulangerie de M.Gérard Lacroix.Or on nous informe de source officielle que notre concitoyen entçpd conserver sa position au service de nos chemins de fer nationaux, position qu\u2019il occupe depuis déjà quatre ans.Le même informateur nous apprend que la boulangerie connue sous le nom de Boulangerie Lacroix, et présentement occupée par M.Aimé Gingras, est la propriété de M.Raoul Arcand qui l\u2019a construite il y a déjà plusieurs années et qu\u2019elle cessera ses activités dès que M.Gingras occupera son nouveau local de la 1ère Avenue ouest, en face de l\u2019usine de l\u2019aqueduc municipal .Notes sociales M.J.Polderman vice-consul de Hollande a passé quelques jours en vacances parmi nous.M.Edmond Carrière s\u2019est rendu à Val d\u2019Or la semaine dernière, en voyage d\u2019affaires.M.Phil Lavergne de Val d\u2019Or a passé quelques jours parmi nous.Me L.A.Ladouceur C.R.s\u2019est rendu à Rouyn la semaine dernière pour affaires professionnelles.M.Achille Lalonde est de retour d\u2019une vacance à Mont-Tremblant.M.Ivanhoe Frigon fils s\u2019est rendu à Toronto et à Montréal, dans l\u2019intérêt de son commerce.M.le docteur et Madame Bourgault se sont rendus à Montréal au cours de la semaine dernière.Mlle Lucie Germain de Val d\u2019Or a rendu visite à M.le docteur à Madame André Bigué.Madame Emery Sicard et sa fille Mlle Mae Sicard sont présentement en voyage dans la métropole.M.Delphis Duguay de Rouyn était de passage parmi nous en fin de semaine.M.et Madame Martial Dumu-lon passent quelques jours à Rouyn.M.et Madame Desroberts et leur fille Mlle Lucie Desroberts, se sont rendus à Québec, en fin de semaine.Madame T.-A.Lalonde passe quelques semaines à Montréal et à sa ferme de l\u2019He Perrot.WOOOOOOOOOOGOODOOOOOOOOO Brûleurs à l'huile Sans mèche, sans odeur, sans fumée.Appuyés d\u2019une garantie d\u2019un an et approuvés par les compagnies d\u2019assurance.Rendez-vous les voir en action chez :\t« M.MAURICE TRUDEL Agent 281, Sième Avenue Amos, P.Q.Au
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