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Titre :
Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
jeudi 22 juin 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Canada, 1916-06-22, Collections de BAnQ.

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[" EDITION HEBDOMADAIRE $1.00 par année.\ti VOL.XIV \u2014 No 12.MONTREAL, JEUDI 22 JUIN 1916.T.e Canada d\u2019abord, Le Canada toujours, Rien que le Canada.(Laurier).PRIX: DEUX SOUS.LUEUORAT DE U PRINCIPALE DES PROVINCES MARITIMES MAIN-AD opilYOIR LE PARTI LIRERAL PAR UNE MAJORITE .DE 29 VOIX i*'TfinTT\u2019 4J m LES LIBERAUX EN PRENNENT 31 ET LES CONSERVATEURS 12 M.CHARLES E.TANNER, CHEF DE L\u2019OPPOSITION, A ETE BATTU DANS SON COMTE.\u2014TOUS LES MINISTRES SONT REELUS Halifax, N.E., 20.\u2014 Les libéraux de la Nouvelle-Ecosse viennent de remporter une victoire décisive dans les élections provinciales qui eurent lieu aujourd\u2019hui.Ils \u2022enlevèrent trente-un sièges sur quarante-trois qui composent la nouvelle Chambre.La lutte fut chaude dans tous les comtés, les conservateurs étant assistés de plusieurs députés d'Ontario au Fédéral.Quelques majorités libérales atteignent le chiffre de sept cents.Le premier ministre Murray et tous les membres de son cabinet furent réélus.L\u2019une des plus grandes des surprises des élections est la défaite du chef de l\u2019opposition, \u2019M.Charles E.Tanner, candidat dans Pictou.Halifax a élu quatre libéraux: MM.Bauld, Finn, Faulkner et Connolly; le membre conservateur est M.Hector Mclnnis, C.R.Voici le résultat général : LES TROUPES AMERICAINES SONT PRETES A MARCHER AU PREMIER APPEL La note du président Wilson a été envoyée au général Carranza.\u2014 Quoi qu\u2019il arrive, les Etata-Unis protégeront leurs frontières.ON ATTEND LA REPONSE DE CARRANZA DANS QUARANTE-HUIT HEURES I/HON.M.MURRAY, premier minU* \u2018.re de la Nouvelle.Eco*»e.Annapolis .Daniels et Elliott.libéraux Antigonish .Chisholm et Trotter.libéraux Cap Breton.\u2022.Cameron, Hartigan.libéraux Douglas .conservateur Colchester.Stanfield et Kennedy.conservateurs Cumberland .Rolston et Carter.libéraux Morrison.conservateur Digby.Comeau et Warner.libéraux Guysboro.Fory et Ellis.libéraux Halifax.Bauld, Finn, Faulkner\tet Connolly.libéraux Mclnnis .conservateur Hants.Reid.libéral Parsons.conservateur Inverness.Bourinot.libéral Gallant.conservateur Kings.Wickwire.libéral Kinsman .conservateur Lunenburg.Kinley .libéral Margeson.conservateur Pictou.MacGregor, McKay, Graham.libéraux Queens.Smith.libéral Hall.conservateur Richmond.Leblanc et McDonald.\t.conservateurs Shelburne.Irwin et Nickerson.libéraux Victoria.Murray, premier ministre, et Morrison.libéraux Yarmouth .Armstrong et d\u2019Eutremont.libéraux LA CARRIERE DE L\u2019HON.M.MURRAY L\u2019honorable George Hejiry Murray, C.R.L.L.D., Premier Ministre de la Nouvelle-Ecosse, né à Grand Narrows, N.E., le 7 juin, 1861; fils de William Murray.A fait son éducation à Grand Narrows; Université de*Boston ; Docteur en droit \u201chonoris causa\u201d du Collège St-François-Xavier, le 7 septembre 1905, et do l\u2019Université de Dalhousie, le 30 avril 1908.Admis au Barreau de la Nouvelle-Ecosse en 1883; créé C.R., 1895; pratiqua d\u2019abord le droit à North Sydney.Candidat malheureux à la Chambre (les Communes pour le Cap Breton en 1887,1891 et dans l\u2019élection partielle de 1896; nommé con-seiller législatif N.-Ecosse le 1er mars 1889;nommé ministre sans portefeuille, adminis- Washington, :I0.\u2014 La question de guerre ou de paix avec le Mexique cat encore dans la balance attendant la décision du général Carranza s'jj a insulté lord Kitchener dans son interview, il se clôture, et rejeté la motion Lapointe ?\t.\t, trouverait \u2022 en plus mettre en mauvaise posture des officiers Il est donc juste qu\u2019il soit nommé à la commission du port de Il ne peut s\u2019en tirer LE GENERAL HUGHES ET SON INTERVIEW SUR LE SAILLANT D\u2019YPRES Quelqu\u2019un essaie évidemment de tendre la perche à Sir Sam Hughes, pour le tirer du nouveau pétrin où l\u2019a mis sa fameuse interview sur le saillant d\u2019Ypres.L\u2019indignation soulevée dans la presse conservatrice par cette interview rend en effet très urgente cette tentative de sauvetage, surtout depuis que Sir Robert Borden a pris lui-même la peine de faire démentir officiellement les allégations de l\u2019interview.La tentative en question consiste en la publication d\u2019une lettre que le général Hughes aurait adressée à lord Kitchener, à M.Frank B.Carvell L\u2019EXCELLENT TRAVAIL QU\u2019IL ACCOMPLIT A OTTAWA La stratégie de Sir Sam Hughes Elle nous couvre de ridicule, dit un organe tory.Nous tra.iuisons ou \"Tcteorram\", organe conservateur tic Toronto .\u201cIl est focheux n\u2019\u2019e Sir Robert Borden n\u2019nit pu obtenir l'opinion de nos visiteurs de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie sur la question de , la responsabilité que porte le gouvernement Borden dans la récente criti- Québec.« canadiens dans sa lettre, en les représentant comme discutant des ordres du commandement en chef et se plaignant d\u2019être placés dans des positions trop exposées.La lettre et l\u2019interview se complètent pour fournir la preuve la plus éclatante que Sir Sam Hughes est indigne de la position ( u\u2019il occupe.L\u2019interview et la lettre, d\u2019ailleurs, ne concordent guère, non plus que les dates.La lettre est datée du 24 mars et la conférence avec lord Kitchener, d\u2019après l\u2019interview, aurait eu lieu le 28 mars.Mais là n\u2019est pas le principal grief que le public ressent con-: tre le général Hughes.Son grief, c\u2019est surtout l\u2019usage que le mi-Faisant abstraction de la question de langue que nous avons ; ni5tre, sortaint de l\u2019enquête devant la commission Meredith-Duff traitée hier, quel rôle Sir George Foster va-t-il jouer à la con-|a voulu faire de cet incident ; l\u2019odieuse autant qu\u2019évidente iiiten-férence économique des Alliés à Paris ?\t! tion de s\u2019en servir pour faire retomber sur les dénonciateurs des Il y représente le Canada, en tant que partie constituante \u201ccommissions\u201d d\u2019Allison la responsabilité des douloureuses perde l\u2019empire britannique et y exprimera, sans doute, les opinions tes que les troupes canadiennes venaient d\u2019éprouver autour de du Canada.\tHooge et de Zillebeke, au saillant d\u2019Ypres.Nous avons, cependant, quelque crainte qu\u2019il ne rende pas j Cette manoeuvre de politicien de bas étage disqualifierait Maintenant que nous avons achevé de résumer les fait prouvés à l\u2019enquête Meredith-Duff et d\u2019en tirer les conclusions qu\u2019ils indiquent, il nous reste à reconnaître avec quel dévouement et avec quel talent M.Frank B.Carvell, député de Carîe«Ln, N.B., a conduit toute cette affaire au nom du public intéressé et principalement du parti libéral.\tj-\t1 /fro Vilrbo M.Carvell est l\u2019un des membres les plus brillants de la Pha- !nui a\u2019obs lange libérale que les provinces maritimes ont envoyée au parlement d\u2019Ottawa.Avocat très érudit, orateur éloquent et clair, c\u2019est un chercheur qui veut se rendre compte de tous les dessous et qui, ayant découvert un acte suspect, ne se donne pas de repos avant de l\u2019avoir dévoilé.Déjà, devant le comité des Comptes Publics de la Chambre des Communes, M.Carvell a pris l\u2019initiative d\u2019enquêtes qui ont fini par obliger le gouvernement Borden à instituer la commission Davidson, dont on se rappelle les découvertes.C\u2019est lui qui s\u2019est chargé, à Fredericton, de l\u2019enquête qui a chassé du pouvoir un premier ministre conservateur, qui alimentait son fonds électoral de souscriptions arrachées aux concessionnaires d\u2019exploitations forestières.Dans le mémorable débat qui a eu lieu aux Communes, à la dernière session, au sujet de la demande d\u2019enquête parlementaire sur le comité des obus formulée par Sir Wilfrid Laurier, le formidable réquisitoire prononcé par M.Carvell a profondément ! remué l\u2019opinion publique et a préparé les voies pour le dénoue-i ment inattendu de la création de la commission Meredith-Duff.Si les révélations des louches transactions du colonel Allison ont été portées devant la Chambre avec tant d\u2019évlat et d\u2019éloquence par M.Kyte, le député de Richmond, N.E., on sait que c\u2019est M.Carvell qui en avait recueilli les principaux éléments.Et pendant que les députés, fatigués d\u2019une session ardue, rentraient dans leurs foyers après la prorogation, au commencement de mai dernier, M.Carvell se dévouait gratuitement pour suivre l\u2019enquête-Meredith-Duff, où ses questions incisives et sa maîtrise des éléments de la cause arrachaient aux témoins tant de détails intéressants et compromettants, C\u2019est lui, enfin, qui dans un réquisitoire aussi c'nir que documenté, aussi précis que convaincant, montrait toute cette affaire des fusées sous son véritable aspect et la livrait au juge-, ment de l\u2019opinion publique.Le parti libéral et le pays tout entier doivent à M.Carvell un tribut de reconnaissance pour le dévouement avec lequel il a i mis ses talents au service de la moralité publique et de l\u2019effica- ! cité de notre participation à la guerre.C\u2019est sans contredit, un des plus brillants orateurs et un des députés les plus laborieux et les plus dévoués du parti libé- ' ral, à qui l\u2019avenir réserve à coup sûr un portefeuille important dans le prochain gouvernement libéral du Canada.,ner-French-Robertson-Haig, nui tinent à défendre le srillanl d ^ près.Les Australiens et les Néo-Zélandais doivent s\u2019étonner, comme les Canadiens, que Sir Robert Borden ait pu permettre que l'on fasse de notre pays la risée des nations britanniques.Le Canada est livré au ridicule devant le momie entier par la prétention que le gouvernement Borden contient un génie militaire qui en connaît plus long que les stratèges des armées ang'i»i.se et française.Il semble bien pourtant que ces stratèges dussent avoir une compétence supérieure à celle de Sir Sam Hughes, dan.» la -«écisim au sujet des nositions qu' devraient être abandonnées et de celles qui devraient être tenues sur la ligne d- bataille de France et di*s Flandre».Des paroles insensées prononcées h Ottawa couvrent oe honte un pays, qui devrait briber de gloire à la lumière des actes de bravoure accomplis dans les Flandres.\u2019 \u2014 _ La \u201cGazette\u201d et les élections Notre autonomie fiscale LA MISSION DE SIR GEORGE FOSTER Cette victoire \u201cnavale\u201d L\u2019ALLEMAGNE EST PLUS GENEE QUE JAMAIS On lit dans la \u201cC-azette\u201d d\u2019hier matin : \u201cComme la présente Chambre des Communes aura bientôt atteint la limite du Terme pour lequel elle a été élue, et qu'elle donne des symptômes qu\u2019elle a épuisé sa vigueur.une élection parlementaire devrait bientôt avoir Meu.Si les libéraux étaient aussi sûrs de leur situation vis-à-vis du payt qu'ils le prétendent, ils devraient accueillir avec joie la nouvelle d'une élection.'* Où lonc veut ca venir le confrère ?N\u2019était la guérie, nous accueillerions avec enthousiasme toute nouvelle d\u2019élections génâralcs.Mais la \u201cGazette\u2019\u2019 oublierait-elle qu\u2019il y a eu prolongation du terme ?Ses maître! auraient-ils l\u2019intention (le n\u2019en pas tenir compte, et cherche-reient-ils quelque .use ?11 serait iidéressunt de le savoir.Lugubre La victoire navale que réclame le Kaiser, et en l\u2019honneur du laquelle il u fait donner un jour de congé à tous les enfants des écoles d'Allemagne, devrait commencer à porter ses fruits.seur auxiliaire, deux contre-torpilleurs et forcé les navires marchands à retourner dans les ports suédois.Ce qui est incompréhensible, c\u2019est que l\u2019Allemagne, dont la flotte de guerre peut passer en quelques heu- très exactement les sentiments de la plus grande partie du peu- seule le general Hughes et le rendrait indigne d occuper une posi- tjons allernandes cn (]onrées alimen-j)le du Canada.Sir George E.Foster est un protectionniste à *\t*\t\u2019 \u2019\t\u2019\t\u2022 \u2022\t-\u2022\t*¦\t4 outrance, un protectionniste doctrinaire qui, dans les sept ou huit ans qu\u2019il fut ministre des Finances, à Ottawa, a toujours industriels sans s\u2019occuper de prise par Et le premier fruit que l\u2019on doit i reg j0 ]0 me,.,|u Nord à la Baltique, attendre, en Allemagne, d une vie-1 p^r le canal de Kiel, creusé exprès toiro navale, c\u2019est la relaxation du pour cela, ne prend pas les moyens blocus des ports allemands, c\u2019est la d\u2019assurer ses communications par liberté du ravitaillement des popula- ¦ mer avec la Suède, le seul pays où considéré d\u2019abord l\u2019intérêt des ceux des consommateurs.Un autre côté particulier de sa mentalité, qui nous inspire des inquiétudes, c\u2019est son impérialisme outrancier qui lui a fait déclarer un jour que nous allions trop loin dans nos aspirations vers l'autonomie.Heureusement, Sir George E.Foster n\u2019est pas allé à Paris revêtu du plein pouvoir d\u2019engager notre pays, il n\u2019est pas un plénipotentiaire, mais un simple délégué dont la mission se bornera à transmettre à notre parlement les propositions ébauchées à la conférence.Non pas que nous soyions réfractaires à l'idée d\u2019une alliance économique et douanière entre les pays alliés, qui leur permettrait de mieux se défendre, après la paix, contre l\u2019envahissement de l\u2019industrie allemande.Nous apprécions trop les avantages que pourrait offrir à -otre propre production industrielle et naturelle, sur beaucoup :1e marchés, l\u2019exclusion plus ou moins complète de la concurren-'\u2022e allemande.Mais nous tenons à notre autonomie économique, une des conquêtes du régime libéral de Sjr Wilfrid Laurier, et nous voudrions rester libres d\u2019élaborer notre tarif de douane suivant nos besoins.Peut-être, après tout, Sir George E P\u2019oster se laissera-t-il guider plutôt par le profond sentiment autonomiste dont il connaît parfaitement l\u2019existence chez nous, et saura-t-il y conformer son attitude.D\u2019ailleurs, la conférence de Paris ne fera que poser des prin-L-ipes, sur lesquels les différents pays alliés se baseront pour établir leur nouvelle législation fiscale.Le danger serait plutôt à Londres, au cas où l\u2019on voudrait profiter des circonstances pour établir une union douanière impériale.Mais de ce côté encore, Sir George Foster ne pourra nous lier que sous la réserve expresse de la sanction de notre parlement.,,\t,\t.»\t.\ti.-t,\ti- eHc PüUt ouvertement se ravitailler.tion honorable dans un ministère qui se respecterait.\ttair(,s\t, u .m j _\ti , ,,\t\u2022 i ,\tEst-co que la bataille des cotes du Quant a 1 inculte gratuite que comporte la prétendue lettre i»eut-on apercevoir quelque chose jutlun(1 utJrait telIem(.nt rnaltruit6 Ju du 24 mars à l\u2019adresse des officiers canadiens, la glorieuse re- de ce genre ?Non, pas mémo avec, f]ott(, nllernande( qu.elle n.oaerait M> eux, mardi, des tranchées qui leur avaient été arm-1 \u201cn télcscope^u centraire\u2019 ja ration montrer en force dan8 ,a Ba!tiquC( .\t.\t.\t^ \u2022\t» i .\t» de viande permise à chaque Allemand\t,\t,\t, chées par des forces supérieures, vient d en faire une éclatante\t' ,d ., ,,\t011 olIe n a a craindre que la marine 1\t',ent detre rtdu,t\u2018- u nu,t onc,-s I,ar 'russe \u2014 marine de troisième ordre justice.Nos ministres canadiens-francais ON EN CHANGE TOUT LE TEMPS.A OTTAWA Les bruits qui se font de plus en plus persistants fie la prochaine démission de Phonrable Thomas Chase Casgrain, ministre des Postes, attirent l\u2019attention du public sur la rapide usure et la prompe disparition de ceux qui représentent l\u2019élément cnna-dien-français dans le gouvernement Borden.Les trois ministres qui ont reçu des portefeuilles à l'avènement au pouvoir de Sir Robert Borden, en octobre 1911, sont depuis longtemps déjà disparus.L\u2019hon.M.Monck, mort depuis, a été le premier à remettre son portefeuille.Ses deux collègues se sont ensuite casés, peut-être pas tout à fait de leur plein gré : l\u2019honorable M.Pelletier dans un fauteuil de juge, l\u2019honorable M.Nantel dans un petit coin semaine.Autre r.ymntômo : le blocus de la Baltique devient plus étroit.Une flottille de navires légers de la flotte russe vient d\u2019intercepter douze navires de commerce allemands qui s'en revenaient de Suède chargés, ou bien de denrées alimentaires ou bien de minerai de fer ; les deux genres de marchandises ôtant en demande avant la guerre \u2014 et quelques sous-marins anglais ?C\u2019est pourtant In seule explication plausible de l\u2019inaction de la flotte allemande et de son absence de la mer où elle pourrait être utile.Et la victoire navale allemande du Jutland n si pou improisionné les Hollandais, que les voilà qui s\u2019innur- Alors que les .iciines gens canadiens qui songent à s\u2019enrôler ont be-jsoin d\u2019avoir toute confiance en leurs ! chefs, Sir Sam Hughes a commis la | lugubre folie d»* déclarer qu\u2019au sail-¦ lant d\u2019Ypres 1er.soldats canadiens ont été massacrés en un sacrifice | inutile.i Combien de t'unps encore serons-nous affligés de c'- ministre grotesque, aussi injuste pour notre armée qu'il est tendre ci indulgent à ceux i qui la pillent ?Santé et maladie La \u201cPatri'\u2018M après avoir constaté que M.Lespérance, députe de Mont-magny, a quitté l\u2019arène politique \u201cpour des raisons de vanté\u201d, le recommande n la présidence de la Commission du p< rt de Québec ; \u201csous sa direction, dit-elle, les travaux du port feront pousses avec vigueur.\u201d Heureux malade ! M.Lespérance est dans la tradition conservatrice ; l\u2019hon.M.Doherty est r.la fois ministre de la Just'ce.et juge en retraite.aussi urgente l\u2019un que l\u2019autre, le pre- ' et demandent à leur gouverne- ; I,'influence mior pour la nourriture du peuple, le second pour l\u2019alimentation des fabriques de munitions.Cette flotte de douze navires allemands était convoyée \u2014 preuve que son chargement était très Important \u2014 par un croiseur léger, des contre-torpilleurs et un croiseur auxiliaire.Et la flottille russe a démoli le emi- nent d\u2019empêcher les Allemands d\u2019a- Déclin canndienne-frnnçalso nu sein du cabinet Borden est nulle, cheter chez eux des denrees alimen-1 ,\t\u2022 \u2022 ,\t.\t.\t* «ire» - dont M» n'ont \u201ea» trop p\u201e\u201er \" \"''l*'™ 'I,'\"'T\t'\"'V1 leur propre subsistance.\t; offoee ,p, on oublierait c,u',L exl,.lent, n étaient les votes qui mettent Il semble bien, si I on réflérhit h périodiquement en relief leurs tout cela que, comme l\u2019a dit Sir Robert Beatty, avec deux autres victoires comme celle-là, il ne restera plus de flotte allemande.La course aux places .Tous les conservateurs et nationa- Au Congrès de Paris SIR GEORGE FOSTER ET LA LANGUE FRANÇAISE ca- con- Cert F.ir George Fo ter, ministre du Commerce dans le hi pet Borden, qui repré.-ttendR le coup de canon «le ter\tand Sons Co., 19\u2014Lb ,\t,\t,\t,, n .\t!\t.\t,\tc.j midi.O est lA-dessus que je règle .So.lioyne Ave., Uiicago, ill., L.-U.qu inattendue do 1 outillage do toute j recompense de son effort.En don-j\tJd\u2019À. 6 LE CANADA \u2014 MONTREAL, JEUDI 22 JUIN 1916, EDITION HEBDOMAD AIRE \u2014 VOL.XïV \u2014 No 12.LE GRAND RALLIEMENT pas désavouer le réglement inique, !)'ai repris la liberté de me battre contre lui.Et il faut que tous mettent les intérêts du pays et de Na relise au-dessus des partis.Toute l ma vie, j\u2019ai été d\u2019une fidélité A toute épreuve A mon parti, excepté pour la dernière épreuve, parce qu'alors il s'est agi de défendre ma race, mg Une vaste multitude a acclamé hier soir, l\u2019honorable Sé- langue et ma religion nateur Landry, qui s\u2019en va, avec Thon.Sénateur Bel court porter la cause des écoles d\u2019Ontario devant le Conseil Privé de Sa Majesté.Plus de 15.000 personnes sont allées, lundi soir, acclamer le sénateur Landry et les cvnteurs qui se sont faits les champions de nos droits et de nos libertés.Et cette multitude s\u2019est tenue là, sous la pluie battante, pendant plus de deux heures, animée du patriotisme le plus enthousiaste et déterminée A lutter jusqu\u2019au bout pour notre belle langue française.Ce sont les sentiments de toute une race qui veut vivre,qui sont traduits par les acclamations de cette foule rassemblée pour rendre hommage au digne et vaillant président de l'Association Educationnelle d'Ontario, ainsi qu\u2019à sa compagne dévouée.Madame Landry\u2019.La population de Montréal, et derrière elle toute la province de Québec.a tenu à assurer MM.Landry et Belcourt, à la veille de leur départ pour aller plaider la cause canadien-ne-francaise devant le tribunal suprême de l\u2019Empire, de toute son approbation et de tout son appui.Dieu fasse que les juges du Conseil privé de Sa Majesté comprennent Il n'y a pas de question d\u2019écoles dans ln province de Québec, parce que c\u2019est la seule province qui sait comprendre la constitution.Et st le jugement du Conseil Privé nous est ,\t,\tdéfavorable ; s\u2019il juge, comme les posés à reconnaître la justice de nos rolin, ^ Ontario, eh bien ! Mes- réelnmations.sieurs, nous Irons A ln conquête de S'ils croyaient toutefois devoir pro- ,a prum)iany ae i\\ioni.r
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