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Titre :
Le Canada
Très lié au Parti libéral, Le Canada avait dès sa fondation toutes les caractéristiques du journal populaire moderne : abondante publicité, nombreuses chroniques, information nationale et internationale qui rivalisait avec celle de ses concurrents. [...]

Le Canada est un quotidien de langue française fondé par François-Ligori Béique et qui paraît pour la première fois à Montréal le 9 avril 1903.

Il est né d'un mouvement de révolte de l'aile gauche du Parti libéral contre Israël Tarte. En 1902, celui-ci, propriétaire de La Patrie, alors le seul organe officiel des libéraux à Montréal, entreprend à l'insu du premier ministre libéral Wilfrid Laurier une campagne de presse en faveur du protectionnisme. Cette prise de position lui coûte son poste de ministre des Travaux publics, mais ne lui enlève pas La Patrie. Les libéraux ne peuvent rester sans tribune officielle, d'où la fondation du Canada.

Godfroy Langlois, ancien rédacteur de La Patrie et figure notoire de la gauche libérale, en est le premier rédacteur en chef.

Le Canada se veut l'organe qui expose les vues et les idées du Parti libéral et qui dirige l'opinion dans le sens des réformes que celui-ci entend opérer. Les libéraux ne manquent pas de moyens financiers. Ils regroupent autour de Langlois des journalistes d'expérience. Les éditoriaux du Canada vantent les vertus de l'entreprise privée, d'un sain nationalisme et de la démocratie parlementaire. L'une des premières campagnes de presse est menée en faveur de l'instruction gratuite.

Dès sa fondation, Le Canada a toutes les caractéristiques du journal populaire moderne. La publicité occupe le tiers de la surface du journal. De nombreuses chroniques sportives, féminines et culturelles visent à rejoindre tous les membres de la famille et diverses catégories de lecteurs. Son information nationale et internationale rivalise avec celle de ses concurrents. Comme eux, d'ailleurs, il n'hésite pas à recourir aux nouvelles à sensation pour aguicher le lecteur.

Langlois est limogé en 1910 sous la pression du clergé, notamment de Mgr Bruchési, qui redoute ses prises de position sur l'enseignement et les libertés individuelles ainsi que son affiliation à une loge maçonnique. Langlois fonde alors un hebdomadaire progressiste, Le Pays (1910-1921). Sous la direction de son successeur, Fernand Rinfret, plus souple, Le Canada se fait moins combatif. Il exprime l'opinion des libéraux modérés et défend la politique officielle du parti.

Sous la férule d'Olivar Asselin (1930-1934), le journal va de nouveau connaître des heures trépidantes. Asselin utilise son poste et son talent d'écrivain pour former une génération de journalistes à qui il inculque l'amour de la profession et le goût du travail bien fait. Asselin parti, Le Canada, qui pourtant ne manque pas de bons journalistes, s'assoupit quelque peu. Edmond Turcotte, son nouveau rédacteur, est moins frondeur qu'Asselin, mais assure la position libérale et progressiste du journal contre la montée du nationalisme conservateur du milieu des années 1930.

Dans les années 1940, la couverture thématique du Canada est variée. On remarque la place appréciable accordée au cinéma, la « chronique judiciaire » de l'auteur Adolphe Nantel et la « chronique universitaire » tenue par Pierre Laporte en 1943 et 1944, chronique qu'il  poursuivra au Devoir à partir de mars 1944.

Au début des années 1950, le quotidien éprouve des difficultés. Trop inféodé à un parti, dépourvu d'imagination et peut-être de moyens financiers, il commence à décliner. Il perd des lecteurs, qui lui préfèrent des journaux plus populaires et d'apparence plus neutre dans le domaine politique. Malgré l'intervention de certains libéraux, qui tentent de lui insuffler une nouvelle vigueur et d'en faire un journal de combat contre la puissante machine de l'Union nationale, le journal se saborde le 7 novembre 1954.

Le Canada est tiré à 9 803 exemplaires en 1903, à 18 000 en 1905 et à 15 242 en 1940.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons Jules Fournier (auteur notamment de la fameuse Anthologie des poètes canadiens, publiée en 1933), Olivar Asselin, Valdombre (pseudonyme de Claude-Henri Grignon), Robert Élie, Charles Hamel, Fernand Rinfret, Adolphe Nantel et Adjutor Savard.

Mentionnons l’existence de deux éditions pour le journal Le Canada, une édition hebdomadaire de 1903 à 1925 et une édition quotidienne de 1903 à 1954. 

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, vol. 4, 1979, p. 166-168.

DUTIL, Patrice A., « LANGLOIS, GODFROY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 [en ligne].

TANGUAY, Anne-Marie, La pensée d'Edmond Turcotte, éditorialiste au journal Le Canada (1931-1937), mémoire de maîtrise (histoire), Université de Montréal, 2007, vii, 98 p.

 

 

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
mercredi 31 mai 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Canada, 1916-05-31, Collections de BAnQ.

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[" EDITION- HEBDOMADAIRE $1.00 par année.VOL.XIV \u2014 No 9.MONTREAL; MERCREDI 31 MAI 1916 \u201cNOUS SOMMES PRETS A DEFENDRE NOS DROITS\u201d j on(jres gg \u2014 ke communi_ Voilà ce que déclare, hier, le président Wilson au cours 0^*ciel anglais dit : LES OPERATIONS ANGLAISES d\u2019un discofirs.\u2014 Les aspirations nationales.\u2014 Ligue des nations en faveur de la paix.Washington, 30.\u2014 Le président Wilson a prononcé un discours de circonstances ici aujourd\u2019hui, dans lequel il décrit le sentiment des Etats-Unis ; il conseille aux citoyens de naissance étrangère de ne pas s\u2019élever contre les aspirations de la nation.Il demande aux jeunes gens de remplir volontairement leur devoir militaire et il préconise ses récentes suggestions par une alliance des nations dans le but de préserver la paix.Il a parlé nu Cimetière National Arlington devant un auditoire largement composé de vétérans de la guerre civile, qui l\u2019ont applaudi vigoureusement.Alors qu\u2019il déclare n\u2019avoir aucune aigreur dans son coeur pour les Américains de naissance étrangère et qu\u2019il attend d\u2019eux qu\u2019ils aimeront toujours leur patrie d\u2019origine, 1» président dit : \u201cLes IÇtats-Unis doivent passer en premier lieu dans toutes nos actions, et tout citoyen qui ne se soumet pas à ce grand principe doit s\u2019attendre à perdre notre confiance et même notre tolérance.\u201d Parlant des Etats-Unis, formés de tous les peuples du monde comme le champion des droits de l\u2019humanité, il dit : \u201cNous sommes prêts non seulement à coopérer, mais aussi à combattre contre toute agression, soit du dedans ou du dehors.Mais nous devons nous organiser contre tout genre d\u2019agression qui serait désastreuse pour les Etats-Unis.' Nous sommes prêts à défendre nos droits, lorsque ces droits coincident avec les droits de l\u2019homme et de l\u2019humanité.\u201d Le président réitère sa suggestion qu\u2019il a faite devant la Ligue pour le Maintien de la Paix, la semaine dernière, que les Etats-Unis étaient prêts à faire partie de toute alliance des nations \u201cqui garantirait le droit public contre une agression égoïste/\u2019 Il dit aussi en parlant des critiques, qui ont été publiées et qui lui remémoraient que George Washington avait prévenu la nation contre les \"alliances embrouillées.\u201d \u201cJe ne consentirai jamais personnellement à une alliance embrouillée, mais je consentirai volontiers à une alliance de dégagement, une alliance qui débarrassera les peuples de l\u2019univers de ces combinaisons dans lesquelles ils cherchent leurs propres intérêts séparés et privés, et unira les nations du monde, en vue du maintien de la paix générale sur une base de droit commun et de justice.\u201d L\u2019entraînement unicersel et l\u2019organisation ne sont possibles, déclare M.Wilson, que si les hommes de force et d\u2019âge convenables s\u2019enrôlent.Il dit que l\u2019on est sur le point de somettre à l\u2019épreuve les hommes d\u2019affaires pour s\u2019assurer s\u2019ils consentiront à laisser leurs employés s\u2019enrôler.Le bill de la réorganisation de l\u2019armée actuellement devant lui se heurte à ce point d\u2019interrogation qui s\u2019impose à tous les hommes d\u2019affaires du pays.Le président dit qu\u2019il est en faveur de l\u2019entraînement volontaire universel, mais que \"l\u2019Amérique ne veut pas de la contrainte du sentiment américain,\u201d Il ajoute que dans kunation on se surveille et que beaucoup d\u2019hommes allaient se lever et dire \u201cprésent.\u201d \u201cL\u2019artillerie ennemie a été plus active qu\u2019à l\u2019ordinaire,} hier.Elle a abattu un de nos! avions dans, un combat aérien, mais il est tombé en V; ns de nos lignes.Un aéroptarit .ne-mi a été descendu en arrière lignes allemandes.\u201cAu cours dp la nuit, nous avons fait sauter, avec beaucoup de succès, une mine, au sud-est de Guenchy.Deux mines allemandes près de Souchez et de Neuville-St-Vaast n\u2019ont pas causé de dommages appréciables à nos tranchées.\"La journée a été calme aujourd\u2019hui.Il n\u2019y eut point d\u2019engagements d\u2019infanterie et l\u2019artillerie a été faible.Près de Fricourt et Mametz, il y eut un important duel d'artillerie.\u201cUn peu plus au nord de nos tranchées à Neuville-St-Vaast et au canal La Passée, il y eut une décroissance marquée d\u2019artillerie.H y eut quelques coups de fusil près de Richsbourg.| \u201cAu nord de la Lys, nos contre-batteries ont eu beaucoup de succès dans un duel qu\u2019elles ont engagé avec l'artillerie ennemie près de Messines.\"A part quelques bombardements sans importance près de Dickebusch et Ypres, il n\u2019y a rien à rapporter du nord.\u201d SIR SAM HUGHES DANS LAVOIE DES AVEUX Il admet que c\u2019est lui qui a conseillé au comité des obus de.\u201cvoir Allison\u201d.\u2014 Le colonel Allison se débat en vain contre les preuves documentaires de M.Carvell.\u2014 Il a reçu des commissions sur une foule d\u2019affaires canadiennes et autres.(Correspondance spéciale.) DEUX VAISSEAUX ANGLAIS COULES Londres, 30.\u2014Les''Lloyd annoncent le coulage de deux navires anglais, le \"Southgarth\u201d et le \u201cDelegarth.\u201d Vingt-deux membres de l\u2019équipage de \u201cSouttigarth\u201d ont été recueillis.On nè fait pas mention du sort de l\u2019équipage de l\u2019autre navire.On ne dit pas non plus où les désastres sont survenus.IL REGNE UNE INTENSE ACTIVITE EN GALICIE Les Autrichiens, après avoir fait un faible gain sont repoussés à l\u2019arrivée des renforts.Ottawa, 30 mai.\u2014*L\u2019audience d\u2019aujourd\u2019hui, à la commission Meredith-Duff, a vu la fin de l\u2019interrogatoire du colonel Allison et le commencement de celui du général Sir Sam Hughes.On a commencé par le colonel Allison, qui a continué sa déposition d\u2019hier.Interrogé par M.Johnston, il dit qu\u2019il n\u2019a encore rien reçu sur la commission de la commande des fusées.Il n\u2019a aucune lettre, soit du général Hughes, soit du comité des obus, se rapportant à l\u2019affaire des fusées, qui n\u2019ait pas déjà été produite.Il se rappelle avoir rencontré M.Lloyd Harris à l\u2019hôtel Manhattan, à New-York, 'mais ne se rappelle pas s\u2019il y a été question des fusées.La lettre où il déclare qu\u2019il n\u2019acceptera d\u2019aucune personne, aucune commission sur cette affaire, a été écrite à New-York et il en a envoyé une copie à Sir Sam Hughes.Q.\t\u2014Vous deviez recevoir $25,000 de M.Yoakum ?R.\t\u2014Je les ai reçus.Q.\t\u2014Quels services avez-vous rendus pour cette somme ?R.\t\u2014-Qu\u2019est-ce que cela peut avoir affaire avec les fusées! Enfin c\u2019était pour des négociations ; Yoakum et moi avons discuté la question de mes dépenses pour certains contrats que j\u2019avais en mains à ce moment, et il a été convenu que M.Yoakum me paierait $15,000 comme bonus pour m\u2019indemniser d\u2019une partie de mes déboursés.Q.\t\u2014Pendant combien de temps ont duré ces déboursés ?R.\t\u2014Depuis'le mois d\u2019août 1914.Q.\t\u2014Pouvez-vous me dire quel profit Yoakum a retiré de vos négociations, qui représentèrent ces $25,000 ?R.\t\u2014Je ne comprends pas où vous voulez en venir.Q.\t\u2014Oh, vous me comprenez bien ! R.\t\u2014Il n\u2019en avait retiré aucun profit jusque-là.Q.\t\u2014Quel travail avez-vous fait qui ait valu pour lui ce déboursement de $25,000 ?R.\t\u2014Je ne puis entrer dans les détails, cela me prendrait six mois.Q.\t\u2014Pouvez-vous me citer un cas ?R.\t\u2014Cela ne se rapporte pas à cette enquête : Nous avions une foule de contrats : carabines, obus et autres, je voulais que M.Yoakum m'aide.* Q.\t\u2014Combien de temps avez-vous travaillé à ces contrats ?R.\t\u2014Environ trois mois.Q.\t\u2014A propos des étuis re cartouches, attendiez-vous d'être rémunéré par les fournisseurs ?R.\t\u2014Pas à cri momertt-là.Q.\t\u2014Avez-vous obtenu une réduction dans le prix des fusées ?R.\t\u2014Oui.Q.\u2014De quelle manière ?UNE VICTOIRE AU Le Dr Smith, candidi jorité de 67.La défaite du1 due à un changement d\u2019opi ton, où la majorité conte 214, a été transformée aujo position de 191.L\u2019élection partielle étai par la retraite de M.P.G.tion de commissaire des trav nement provincial.Le Ca LES ANGLAIS FONT EN AFRIQNE A Les troupes britanniques font de l\u2019ennemi en cette région.Londres, 30.\u2014 Les forces boitai\u2019 l\u2019Afrique-Est allemande par le sud-ou( hier avoir pénétré de vingt milles en t( front entre les lacs Tangany-Ika et NizaJ grès, suivant le communiqué officiel suivi \u201cContinuant le rapport sur les opérât! gadier-général Northey télégraphie que s lac Neu Langenberg(au nord du lac Ni; suucès L\u2019ennemi a été forcé d\u2019évacuer la ville.___, cupée et capturé une grande quantité de munitions, de nourri tu-re et des magasins de toutes sortes.\u201cUne garnison ennemie, qui détient Marema, 23 milles à l\u2019est du nord-est ld\u2019Abercon(sur la frontière rhodésienne), a été investie.\u201d '\t.l VIOLENT BOMBARDEMENT AU MORT-HOMME Le communiqué officiel ne mentionne aucun engagement sur le front français.suit Paris, 30.\u2014 Le communiqué officiel de ce soir se lit comme' Petrograd, via Londres, 30.\u2014 Le communiqué officiel suivant a été publié aujourd\u2019hui : \u201cAprès une violente préparation d\u2019artillerie, l\u2019ennemi a, lundi soir, essayé de prendre l\u2019offensive dans la région nord-est d\u2019Au-gustinhof, mais notre feu le força de réintégrer ses propres tranchées.\"Les aviateurs ennemis ont jeté des bombes sur la gare de Vileyka et sur la ville de Voystom, au nord-est de la gare.\"GALICIE.\u2014 Dans la région du village de Gliadki, l\u2019ennemi a ouvert moyen d\u2019 Le \u201cSouthgarth\u201d jaugeait 2.414 tonnes.Il avait été construit en 1891.Son port d\u2019attache était Shields nord.Le \"Delegarth\u201d avait une capacité de 2,265 tonnes et était détenu à Newcastle.CONDAMNE A U PRISON \u201e T, .A ,\t.\t.\t.\t~\t\u201cSur la rive gauche de la Meuse, le bombardement a été très R.\u2014J ai vu tous les gens que je pouvais voir.J ai vu Dow- violent dans la région de Mort-Homme et Cumières.1er, Henderson, le général Drain et M.Yoakum.Q.\t\u2014Quel était le prix des fusées ?R.\t\u2014De $4.90 à $5.10.Q.\u2014Avez-vous fixé le prix vous-même ?R\u2014Non.Q.\t\u2014Le général Bertram ?R.\t\u2014Je ne sais pas.Q.\t\u2014Saviez-vous que, en avril, le comité des obus avait eu des offres au prix de $4.50 ?R.\t\u2014Non.Le témoin dit qu\u2019il eut de fréquentesconversations avec MM.Bertram et Carnegie au sujet d\u2019un prix qui serait satisfaisant pour le comité.- Il ne se rappelle pas quel prix lui a été donné comme pouvant être satisfaisant.M.Carvell commence à interroger le témoin.Q.\u2014Pourpuoi le colonel Carnegie s\u2019est-il adressé à vous pour \"L\u2019activité de l\u2019artillerie a été modérée sur la rive droite et dans la Woëvre.\u201cIl n\u2019y a rien à rapporter sur les autres endroits du front.\u2019* COMMUNIQUE BELGE \u201cLe duel d\u2019artillerie a été modéré.\u201d Dublin, via Londres, 30.\u2014Le ,\t, professeur John MacNeil, pré- i «bten,r des etuis de cartouches ?sident des volontaires Sinn Fei-1\t^\u2014*^e ne me raPPeHe Pas- ners, qui fut trouvé coupable, !\tQ-\u2014Avez-vous correspondu avec quelqu\u2019un à la semaine dernière, de compli- suJet de ces étuis ?.\t\u2022 , 4.,\t,\t,\t*\t.\t, ,\tcité dans la révole irlandaise.I\tR.\u2014Je ne me rappelle pas.voit un violent bombardement sur nos tranchées, au \u201e été condamné à lemprisonne-artilleries lourde et légère, lance-bombes et lance-mines, : ment à vie et la sentence est et au même moment, ils ont tenté une offensive d\u2019infanterie.I confirmée.Ayant repoussé notre avant-poste, l\u2019ennemi a fait sauter deux I de nos galeries de mines, qui n\u2019étaient pas complètement char-1\t- Ottawa au L\u2019ALLEMAGNE NE VEUT PAS FAIRE DE CONCESSIONS \"\ti Les contre-propositions de l\u2019Angleterre pour le soulage** ment de la Pologne.LE 163'ME AUX BERMUDES gees, Des renforts vinrent en toute hâte sur les lieux et délogèrent les Autrichiens par une contre-attaque.Ils ont repris le : poste et restauré la situation antérieure.\u201cAu nord-est de Zelena, au nord de Boutchache, l\u2019ennemi a j tenté d\u2019approcher nos tranchées, mais il a été repoussé par une fusillade et par les grenades à main.v\t____ \u201cLa situation n\u2019est pas changée dans le Caucase.\u201d\tj\t, j Ottawa, Ont., 30.\u2014 On an- -^^\t-\t___________î nonce officiellement que le 163e ~ j bataillon est arrivé sauf aux \\ Bermudes.Londrcfl, 30.\u2014 Le» atIb de Berlin, Q.\t\u2014Avez-vous fait des démarches ?\tIniBnnnt A entendre que le fcouveme- R.\t\u2014J\u2019avais des options sur une certaine quantité, mais pas m*nt ftI,eman\\ expédier.Com a\tS\tI ^ J\tl°rF^Ue.\tYof*\trant général de 1879-\tA\t1882 ; il fut\t^ position,\tcomme\tpersonnage\tPer kum a\tappris qu il avait droit a une part de\tla commission\tsur la commande à l\u2019American Ammunition Co.nous combattons honorablement, proprement, aver la ronsclcnce Comme nous rn nous avons la conviction de venger les libertés de l\u2019Europe.\u2019\u2019 H y a des paroles à l\u2019accent desquelles on ne peul pas sr trnm-Le but des Alliés est limpide.C\u2019est une ligure bien connue et fort populaire qui disparaît, avec M.L.A.Boyer, dont un message téléphonique nous annonçait la mort hier soir.Au lendemain de son soixante-dix-septième anniversaire qu'on avait célébré en famille le 21 mai, M.Al- ! phonse Boyer, s'en allait, comme tons les ans, faire son excursion de M.L.A.Boyer débuta dans te commerce avec son père, puis fut inspecteur de farine A Montréal, sur proposition de la Halle aux Blés et du Board of Trade ; il faisait aussi partie de la commission des chemina A barrière.Notre concitoyens était un libéral (ardent, dévoué A son parti ; il fut député A la négislature pour le cnm- pêchc au club Bhawinignn ; c'fttnit ^ de Maskinongé dp 1872 A 1876 et SIR SAM HUGHES INSULTE L\u2019AUDITEUR GENERAL nommé v|re-préHtdent de la compa-id\u2019UnP importance internationale, n'a Leur sincérité est incontestable.Leur toujours pour lui un grand plaisir, i,>n ,9ft7 H ai\u2019 porta candidat en oppo-gnie en 1882 et président en 1883 En {jamais été mieux dessinée que lors- rêRolution est inébranlable.Et si qiw> d\u2019aller ainsi chaque année so re- aitlon A feu l\u2019hon.M.F.D.Monk, 1890 cette compagnie se fusionna Qua 1™ représentants des alliés se jf,ur coaution ne doit pas être perpé- Poser du brouhaha de notre grande |dnns Jacques-Cartier, avec la \"Great Northern\", sous ce sont rendus A New-Vork pour y con- sous ce «ont rendus A New-Vork\t, _w.dernier nom.M.Hill fut élu présl-; tracter cet.emprunt colossal.Il est\trnr nofl institutions ne sont, dent de l\u2019organisation et a toujours le premier qui ait fait mander J.P.pas perpétuelles \u2014 on peut avoir déoccupé ce poste jusqu\u2019A s.a mort (Morgan, et lorsque M.Hill eflt décla- sormais la conviction qu\u2019elle sera la t ,MndHu\tl'Ti Cana4île?* r.^PUaHates du nord-ouest baBe formldable d\u2019une situation inirlandais.( est lui qui découvrit le étaient décidés A participer A 1 em- ______________,\t, i V ,\t., \"Grand Panier du Monde\" dans le peunt, on a considéré que la grande grand nord-ouest et il* contribua A question était résolue.le transformer, de \u2022 désert qu\u2019il était alors, en six riches Etats comportant 60,000 fermes ; puis il créa une lernationale de très longue durée.L.B.Il a contribué puissamment A encourager l\u2019élevage du bétail dans le nord-ouesi et a fait beaucoup pour \u201cCitizen\u201d d'Ottawa dit que le ministre de la Milice n'est qu\u2019un traîneur de sabre et un prussien.(Dépêche spéciale) Ottawa, 29- \u2014 On raconte aujourd\u2019hui ici qu\u2019une scene disgracieuse s\u2019est passée' jeudi .soir, dans un lieu public, après l\u2019ajournement de la commission Davidson.L\u2019Auditeur général, M.Fraser, un fonctionnaire public hautement estimé de tout le pays et qui, d\u2019après la loi, ne peut être destitué \u2014 heureusement pour lui \u2014 que par le parlement, eau- ' sait tranquillement avec un citoyen éminent, un directeur de ' he- monde civilisé la domination de ces \u201ctraineuiVdc sabr min de fer canadien, lorsque le général .Sir Sam Hughes, aperçus, s\u2019approcha d'eux et, s\u2019adressant au directeur mins de fer, lui dit en montrant du doigt M.Fraser : : pris que vous fréquentiez cet homme-là !\u201d ligne de transport qui reliait prati-.Ic développement de l'industrie.Et ayant lancé cette insulte, le ministre de la Milice passai son ch :min avant que les deux interlocuteurs, abasourdis, aient pu songer k lui répondre.Le \"Citizen,\u201d qui raconte l\u2019affaire, sans donner les noms, traite carrément Sir Sam Hughes de traîneur de sabre, de Prussien, et compare son insolence k celle de l\u2019officier prussien dont l\u2019algarade, k Saverne, en Alsace, qulque temps avant la guerre, a fait tant de bruit.Le \u201cCitizen\u201d demande si nous sommes en Prusse et si l\u2019on permettra a un \u201cFalstaff siré\u201d d\u2019insulter les citoyens respectables sur une place publique, parce qu\u2019il traîne un sabre et porte une plume à son chapeau ! \u201cC\u2019est précisément, ajoute le confrère, pour épargner au es\u201d que nos (dans villa dans 1rs solitudès do la rlvièrr 1 Avac sa vaitve, M.L.A.Boyer Hnint-Maurlce.Mf Boyor avait déjA laissa deux fils, M.Louis Boyer, O.passé plusieurs jours au club Bhawl-,IL, et M.Àurélirn Boyer, de la Oa-nigan, Jouissant d'un repos répara- nadian Trading Ooy., et deux filles, teur quand hier, la nouvelle de sa Madame Georges ' H.Himard, femme mort nous arrivait.Nous n\u2019en con- de Thon.Himard, conseiller législa-naissons pas encore tous les détails Mf, et Mme R.P.Bonin.mais on croit que M.Boyer a succombé A une affection cardiaque.La dépouille mortelle de M.L.A.Boyer sera ramenée aujourd\u2019hui A M.Louis Alphonse Boyer, était un |Montréal, puis exposée A sa résidence, citoyen bien connu dans notre ville |M57 Avenue Western, A Westmount.il était le fila de feu Louis Boyer,im- j On donnera l avis des funérailles plus portant négociant de Montréal et le tard.frère de l\u2019hon.sénateur Arthur Boyer.M naquit le 21 mai 1839 ; il épousa Mlle Alphonsine lui survit.Dans le deuil qui les frappe Madn-mc fi.A.Boyer et sa famille peuvent Meilleur, qui .être assurées de lu profonde sympathie du \"Canada\".T\u2014 .UN MOT DP: VON DER G0LTZ le» ayant (Jcr '¦hc- volontaires se battent actuellement dans les tranchées de France et de Rlgique.Que doit penser, par exemple, le J)r Michael .\tClark, et pourrait-il conHeiller la patience devant cette insolence Je hjj»1 C\u201c\"\u2019r, trâv\";« de.temp, dltfl- elles et est assaillie de tous côtés \u2014Y a-t-il un pasteur ?-Ÿlél non.Franz et de Fritz.Elle leur parlait, allant vers eux I \u2014J\u2019aurais dû l\u2019amener, bégaya-t-il, Bur une pente de folie, des fois elle je sentais que j\u2019allais mourir.\tétreignait Lpuis et Frida, les rete- I Puis il ne parla plus; malgré sa nait A elle de ses doigts crispés, et Idéfense, on était cependant allé quérir la vieille descendante des Nart- leurs regards, non plus que les mis-\tatterrés, les jeunes gens ne seaux murmurants qui dégringoiaien ;j)OUpeajent d»*- Bcrthold Stern pleu-des collines.\t, irait, en proie à un horrible remords.Dans les nombreux hameaux qu u , Fntz était aimé ^ toUBi Bon carac-leur fallait parcourir, ils cherchaient tère nohie et généreux, son eccur vi-à se renseigner.\ti brant d\u2019enthousiasme pour toutes les On leur disait bien que le matin, choBPB élevées, lui avalent conquis très tôt, deux voitures avaient pas- |i>egtime ct l'admiration générale.§é et qu\u2019aucune n\u2019était revenue, c e- | Tout coup n sentit sur sa main tait tout ce qu\u2019ils pouvaient obtenir.A l\u2019auberge du Paradis, le renseignement devint plus précis : 1rs voitures erntenaient des messieurs, une d\u2019elles s\u2019était arrêtée un instant, et lcR voyageurs étalent venus boire des chopes de bière, ensuite ils étaient repartis, se dirigeant sur Burg.Louis et Ulrich reprirent leur train de vitesse.Ils arrivèrent sous les ruines de Falkensteln, aocicn château fort, repaire de brigands.Au pied de cette forteresse est sltuèp l\u2019auberge des Deux-Pleecnt (Zwei Tauben) .Encore ils entrèrent et recommencèrent leurs qdestions.v-Oui, dit le chef, j\u2019ai vu des officiers.ils ont commandé un déjeuner pour midi, je les attends.Louis ne savait plus trop ce qu il faisait, sa tristesse singulière de la veille lui semblait un pressentiment.Il refusa de monter en voiture et voulut suivre A pied cette gorge du Baut-du-Cerf.Des scieries, sur d\u2019étroites chaussées.mettaient dans le calme df la matinée un grincement aigre, cela agaçait le jeune homme, ce bruit de bois mordu et tranché.-Cherchons, dit Ulrich : l\u2019endroit convenu \u2018\u2018tait celui-ci.les témoins avaient calculé que le soleil abrité ne gênerait, personne et.que le terrain élastique, sur les bords de la rivière, était, A souhait Pour toile brspgne.Ils descendirent la pente.De la mousse et «1rs IWrrs bordaient le ils avalent peur de cette exaltation continue.Louis avait une prolongation de permission.Jean-Marie, au reçu, de la triste nouvelle, s'était hAtê d\u2019envoyer un congé d\u2019un mois A son jeune sergent.* Et ils passèrent ce mois A Wallern-see.Kathe complètement découragée laissait se détraquer l\u2019organisation.Elle avait dit.A Louis : des larmes brûlantes et il perçut A1 _Agis, ordonne, tout m\u2019est égal, travers les voiles, opaques déjà, qui ej, Michelle souffrait atrocement de enveloppaient, sa vie terrestre, les ce séjour, oû chaque détail lui rappe-sanglots de Louis.\tlait Franz et 1\u2019e.nfance de ses enfants.\u2014Toi ! je t\u2019espérais .tu avais de- Jacques Rnndlot ne la quittait pas, viné.Quelle tâche je te laisse, mon allégeant de sa patiente tendresse frère.consoler tante.Pauvre fem- l\u2019épuisante douleur, et, souvent, \\1 se me, ma mort va la tuer.Et ma- disait, quand de la fenêtre de sa man ?Ne lui dis pas tout de suite.chambre il embrassait l\u2019immense ho-non, reete un peu ici auprèa de notre rjZon du beau domaine.: infortunée tante.il faut laisser à _Que]ie influence a eue sur ma des notre mère quelques Jours de joie.Tu entends, le plus tard possible.Dis-lui que je pars avec son nom aimé sur les lèvres.Dis-lul que c'est tinée ce pays.Quatre fois j\u2019y auis venu, et toujours appelé par d\u2019étranges circonstances.Michelle tentait de nouveau de se mieux ainsi : notre famille ne sera r pprocher de sa fille.Frida restait plus divisée, deux frères ne seront\tet trigtp cette mort dp mre plus dans deux camps ennemis.Dieu\t-\t-\t-\t.Plus dans deux camps ennemis mru\tnlmait ,p mleux au monde lv.est juste et bon.Il sort du bien d»'valt cruellement frappée.ma!, toujours.\t, | Gardant de l\u2019éducation première \u2014Ah si je pouvais partir «usai .une rftncune à sa mère, elle se réfu-s exclama Louis au fond de son dêses- çiait dnns lp cœur de fiancé et P°'r,i\t.\ta.u j\tquand, sur les instances de Jacques Tu blasphèmes .et r'llc8 d°\"J\u2019\":;Randlot, Michelle dut enfin partir, 1rs trois femmes que nous aimons .\t\u201c~.Y '\tfroids tante, mère Frida.quel dérangement\t^KCment sûr et l\u2019affcctueuae in- jp leur donne, et le mariage \u2018i hier «t\tpour les fautes des autres celui de demain.placer une mort\ten\tqu.aVajt\tFritz, son\tentremise conci- tre.mon Dieu\tliante,\tmanquaient\ttellement, que T ais-toi, tu t épuises.\tt sentirent l\u2019irréparable dêchire- -Non, je n\u2019ai que quelques minu- tes.Si elles sont abrégées, ce sera m nt\t\u2018\t.\t.\t, des souffrances de moins.11 faut en-j \u2014Adieu, tante K-ate, vint dir Lo s core que je te dise\tune chose.,\tj\u2019ai\tquelques\tjours plus tard, le matin de fait un testament.\ttoute ma fortu\tnon départ, éloigné\tjusqu A la der- ne est A vous et à maman, la grosse nière minute.part pour elle, n\u2019cst-ce pas ?.En- : La vieille Allemande fixa sur lui un suite, ne raitienez pas la famille pour rHl atanr : mon enterrement.non, ils viennent\t\u2014Quoi, toi aussi, tu para - chemin qu\u2019un mur très bas.de Pier- 'dp potirire au bonheur.ne les faites \u2014H le faut, tante, mon cong ex fpR s>phrs.pmpfchait de s* dégrader paB pieurrrt pp loin,il» auront moins Pire.par les pluies.\tjde larmes.Mcttez-moi simplement\t\u2014Tu me quittes, tu ns la cruaiit Des troènes et.des saulles pion- j comme les soldats tué», dans une fos-jde m\u2019abandonner ?rsaient leurs branches en forme d\u2019arc\tpp d\u2019oubli.Je suis croyant, je sais1\t\u2014Tante ! Ne\tm ôtez pas mon cou- dans 4\u2019enu de la Dreisam : le brouil- Ique je\tvais A Dieu, ne vous attristez !\trage.Je laisse\tIci deux\ttombes, je lard peu épais, n\u2019en ét ait pas iuoim>| paB>i- jr n'nj pu mourir nu champ ; reviendrai.persistant sous ers rochers presque , d\u2019honneur.eect est mieux.Je me \u2014Pour voir s ouvrir la mienne.pernendieiilnir>s, dont le haut sem-\tserais\tbattu un jour contre le pays\t\u2014J\u2019obtiendrai\ttous les\ttrois mois Pipit découper t n ruban gris dans le\tdp ma\tmère.cela ne devait pas être j\tune permission\tpour venir\tvous voir, Otto, Rerthold, donnez-moi le baiser de paix.Louis, soi» le dernier, toi.emporte mon cœur, mon frère ciel, une roulée, couleur de deuil.j.mon sort est juste et rationnel.Des lièvres allemands, perchés sur .jVn remercie le Ciel, leurs grandes pattes, sautaient en haut, ainsi que les rrrfs, la largeur du chemin, et.des fois, pn trouvait, en bas, des animaux A demi nssom-m's.ayant manqué leur coup.\u2014Ce ne doit pas être ici, dit Louis, le lieu est trop humide.\u2014C\u2019est ici, répondit Ulrich ave« une triste assurance, voyez.II montrait sur les üchcns blnnehA-trrs une tra\u2019n'e de sang, puis une large flaque dêjÀ eoai'ilée.Louis devint, mortellement pAle, il fléchit et tomba près de ce sinistre renseignement.\u2014A qui ce sang, mon Dieu ?Il pressait son front avec épouvante et Ulrich, lui aussi, envahi d'un noir prersentiment, ne trouvait aucune décision.Un long moment a\u2019éroiila.Les deux amis se regardèrent et lurent, sur le visage l\u2019un de l\u2019autre leur horrible pensée.\u2014Il faut allrr A l'auberge voisine, dit Ulrich : \u201cZur AUcn-Postl\u2019; je la connais.On n dû y porter le blessé.Leurs jambes flagéolaient comme s\u2019ils eussent été ivres.Us ne parlaient.plus.Leurs lèvres tremblantes n'nrticulaient aucun son distinct.Ils entrèrent timidement dnns la maisonnette avec une question qu\u2019ils n'nsnitnt formuler.Au rez-de-chaussée, sur un lit de sangle, en hâte descendu du premier, Fritz agonisait.Une large blessure au flanc avait tari la source de vie ; lui, habile entre tous, premier prix d\u2019escrime, connu au régiment, pour!_________ son adresse cl sa force, s'était laissé i \" J1 \"V enferrer dans une surprise, un coup! Ii0nlB' mnr\u2018\u2018ini de hasard.Une distraction causée par l'élancement d\u2019une biche au sommet, lui avait un instant, fnft.lvcr les yeux au moment oû son adversaire sè fendoii à fond.La lame était ressortie du côté opposé.Tous, t6moii.fi, docteur, l'adversaire même, avaient eu un ah ! d'époii- tante, je suis A la frontière.\u2014Wallernsee t\u2019appartient A présent.Et tu es Français ! \u2014Soyez tranquille, tante, Wnllern-see restera allemand, voici mon pro- et ne pleure pas ainsi, tout est bien(jet; je l'offrirai au premier fils de .au revoir.\tI Frida.Il s\u2019appellera Fritz et portera CVs paroles l'avaient épuisé, le ho- le nom de comte de Wallernsee.Ce quel sinistre s\u2019accentuait, l'air en- sera mon endeau de parrain, trnnt pat> le trou béant, étouffait le' \u2014Notre famille n\u2019a plus de chef, blessé.Il eut une convulsion, une I Les Nartfeld sont une lignée éteinte, lutto suprême qui le jeta presque hors, \u2014Non tante.Les Nartfeld reste-du lit.et il retomba inerte, dans les ; ront dignes de l\u2019honneur sans tache bras de son frère, tellement dêsespé- de leur blason.Us ne l\u2019illustreront ré, que des cris s\u2019échappaient de ses , p,im r 1pb armrs, car, A aucun prix lèvres, sans qu\u2019il pût les contenir, | jp nP noterai soldat, mais je saurai »nns qu\u2019il y songeAt même.\ti Karder les traditions de mon père et Iles larmes d\u2019une intense émotion de mon frère, leur culte et sujvre mouillaient les yeux des assistants.! loyalement leurs traces.Quand un bruit de galop précipité Frida se jeta en pleurant, dans les s'arrêta soudain devant la maison,et bras de son frère : qu\u2019une femme accourut avec une ex-; \u2014Au revoir, ma petite sœur, dit clamation telle que l\u2019extrême limite \u2018 tendrement celui-ci, tu sais que près de la douleur humaine y vibrait, un de moi tu as toujours une place, ma-frissen de terreur secoua l\u2019entoura-; riée ou non; ma maison est.la tienne ge, et, Otto Oberried, saisi, lui nus- : Je crois l'homme que tu épouses di-si d\u2019un accès de démence, sortit pour ^ne de notre famille.Il m\u2019a montré aller se précipiter dans la Dreisam, ! sop cœur récemment au milieu de no-incapnble de supporter cette scène, ttre malheur, toujours, quoi qu\u2019il ad- dont il était l\u2019auteur Rerthold Htern vit l\u2019égarement du meurtrier et, faisant signe aux témoins venus avec lui, il leur conseilla de le reconduire et de le surveiller de l\u2019empécher de commettre une folie qui les eût tous compromis.U fnllnit.que cette mort parût être le résultat d\u2019un accident.Nous ne raconterons pas le retour A Fribourg, ni la cérémonie funèbre, qui amena toute la ville et.la gnrnl- hnnt le premier derrière le corps funèbre, n'était plus que l'ombre de lui-même.Frida avait dû rester près de sa tante, menacée de perdre la raison tout A fnit, après une crise épouvantable de délire.Quand Louis entra dans la maison oû la vieille^Kathe errai» comme une Ame en peine, il se jetn dans ses a,eau eu un au > u «u-uu- ^«s puis Ils allèrent ensemble A lu vante, une douleur muette le» aVait ^ambre de Tabsent.Des détails tou-\u2022errassés.Otto gardait, un' regret ^«nts les émurent encore davantage mortel d\u2019un tri résultat, (\u2019e qu\u2019il! 1,r tz' nv*c\tPressentiment de avait voulu c\u2019était défendre sa vie j\ttoutes choses, què (\u2019habileté de Fritz no mettait ce-! Nul n 'tait oublié, b rida trouvait pendant pris en danger.\tLe Jeune dÇB fleurs, séchées, des albums de, homme était bien résolu A ne donner v1011* deBB nH 'lfi ,e\u2018lr enfance, des en-'notre mère, souvent, ton cœur onde convenance A co mnl-1d écriture oû les modèles êtntent tourê de glace vis-A-vis d elle lui enu- virnne, tu trouveras en moi un protecteur et.un ami.\u2014Penses-tii que je puisse quand même me marier au printemps ?\u2014Je le pense.Ton existence de deuil sera atténuée par les visites d\u2019Ulrich, mais tu ns un grand devoir : soigner et consoler cette pauvre tante désemparée qui t'a consacré sa vie, avec un peu d'aberration, sans doute, mais d\u2019une manière absolue.Tu lui dois le repos de tn présence près d'elle ?\u2014Mais, après mon mariage ?\u2014Vous serez toujours voisins.\u2014Viens habiter ici, puisque mère est mariée.\u2014Jamais.Frida.Une fatalité n voulu que notre famille fût divisée, je ne puis me reprendre, moi, j'ai le cœur ct le sang français, vois-tu.C\u2019est ce côté de la balance qui survit, qui l'emporte.Et, d\u2019ailleurs, quelle inutile délimitation que ces pays et ces frontières, quand on songe ail commencement et A la fin des hommes : la vraie patrie ett celle oû plane notre frère ! Au revoir, ma petite sœur, écris A qu'une leçon appris , les témoins espéraient que les choses satisferaient tout le monde ainsi.Et vollA A présent qu'un dénouement horrible terminait cette légère et vague escarmouche de paroles.Us relevèrent avec d'infinies précautions le mourant.Et le major, sans se prononcer, l\u2019air grave et préoccupé, indiqua ctunmr but le plus proche,, l\u2019auberge des \"Doux-Pigeons\".Transporter le blessé A la\t, ,\t.\t.\t,\t, .ville II n\u2019v fallait pas songer.Ha été mise en lui, qu ll avait usé vite d une souche fendue par belle tête juvénile ballottait bleuie.P»rt dé combat terrestre.U était s'êloule sur deux pays, un sinistre hoquet amené par la per-1 tout de suite venu au terme que les\tAllons, Pars, puisqu\u2019il faut tou- Vimtio» des intestins soulevait sa méchants et les ^capables mettent, joiiss des séparations, adieu, je vais tracés de la main de leur mère, un vieil étui A cigares, ayant appartenu au général.Kathe.farouche, gardait ses yeux sers, elle avait ramassé ees deux petits bouquets flétris qui avaient été mis par Fritz au pied ((es images* de son père et de sa mère, et.elle gardait cela A la main, distraite, partie vers se une grande peine, et elle t'aime, je t\u2019assure, de toutes ses forces.\u2014Elle m'a abandonnée.\u2014Non, on l\u2019a chassée.Tu avals con Mance en Fritz; tu l\u2019aimais ! EH\" bien ! vois de quelle tendresse il entourait.notre mère.\u2014Moi, je l\u2019ai A peine connue.Et puis, ninsi que tu le, dis, je suis Al très loin vers Wau-dclA.Cet enfant | lemànde, je représente l\u2019autre brnn-étnit trop bon, trop bien, trop par-j che de Ig famille, mais jjat bien du fait, une profusion de dons tels avait i chagrin, je t\u2019assure, d'être venue ê.tê mise en lui, qu\u2019il avait usé vite d'une souche fendue par où la sève poitrine.Il n\u2019avatt eu ni un cri, un geste, il était lourdement tombé.Cependant, il vivait encore, le docteur fit un bandage compressif ct, soulevant par des oreillers le buste du pauvre lieutenant, il essaya de lui faire avaler un léger cordial.ni un long temps A gagner, i.Celte èntrée de\u2019 l'étc-mitê s\u2019était ouverte devant lui.U avait toujours été plus sérieux que son Age, ses an- ; nées avalent compté quadruple.Un retour en arrière amenait Kathe A regarder son existence A elle \u2014Vite, ordonna-t-il, qu'on amène aussi, sa passion égoïste de 1 amour la famille.\tunique des siens, son accaparement Cos mots semblèrent galvaniser le d'enfants aux dépens de leur mère, mourant, il essaya de parler :\tj Et une rage sourde encore la Prc* \u2014Non.non,\tdocteur, personne, i naît.C était le sien, A elle, qui *|a*t J'ai une tante Agée incapable de .Parti, celui sur lequel elle comptait supporter une pareille torture.Mai appuyer sa débile vieillesse, pauvre mère.en plein bonheur ! | Frida la quittait pour un mari de Mon frère !.non, aucun u\u2019aurait le,son choix, Louis n était même plus retourner près de lu pauvre tante, l'embrasser et l'empêcher d\u2019entendre rouler lu voiture qui t\u2019emportera.XVI Vers le printemps, le mariage de Frida fut conclu,-très simplement, A cause du deuil, puis elle partit avec son mari pour Paris.Max et Yane y étaient installés et les cousins firent de longues excursions dans la capitale, que no connaissait pas Frlda.Un soir, dans l\u2019avenue des Champs-Elysées, une femme lancée sur une bicyclette vint enfoncer son bras dans la vitre de leur landau, et rou dans sa langue et dans sa fol.Sea ennemis, que la haine aveugle ct af-folle, ne respectent plus rien : ni la loi naturelle, ni les truités qui portent leurs signatures, ni les prescriptions les plus Impérieuses de la mo-rn\u2019e catholique, que certains d'entre eux pour mission d\u2019enseigner ; ils sacrifient tout A la réalisation de leurs desseins anti-français.Cette lutte qui nous est faite, si violente ou ni p«rride qu\u2019elle soit, ne doit ni nous effrayer, ni nous décourager : nous en avons vue bien d\u2019àutres.Nous triompherons de nos adversaires d'aujourd'hui comme nous avons frustré les efforts et les espoirs de nos adversaires d\u2019autrefois, pourvu Reniement que nous sachions et que nous voulons en prendre les moyens.T.nni-'n di ns la lutte et la coordination de nos efforts, sont deux condi-tionc nécessaires A notre succès.Désireuse d\u2019amener cette entente indispensable et d\u2019organiser systématiquement l\u2019assisrance des minorités françaises en dehors du Québec par leurs compatriotes de la province-mère, la Société Saint-Jean-Baptiste a l\u2019honneur d\u2019inviter tous les groupes de langue française A se faire représenter A un Congrès d\u2019action française, qui se tiendra au Monument National, les 23 et 24 juin prochain.Ce congrès consistera en deux séances d\u2019étude privées, sans aucune pompe, ni éclat extérieurs.Chaque délégué y exposera les besoin», les difficultés, etc., du groupe dont il sera le représentant ct indiquera en quoi, nous de la province de Québec, pourrions venir en aide A ce groupe particulier.De ces exposés francs et clairs et de l\u2019enquête qui aura précédé notre congrès, enquête dont vous la même date ?Autre population de langue française à la même époque ?Quelle est la peoportlon de la po-pulgtion française catholique dans la population catholique totale ?Le mouvement de la population depuis le dernier recensement a-t-il été favorable ou défavorable à l\u2019influence:\t(a) française ;\t(b) catholique ?\t« (1) Ri l\u2019enquêteur donne de» renseignement» en prenant pour hase au autre territoire que la province ou l'Etat, 11 est prié de bien spécifier quel territoire couvre son enquête.A peu près dans quelle mesure 7 (a)\t(b) La situation des nôtres eet-elle favorable au point de vue du groupe ment, ou sont-ils dispersés au milieu dea éléments étrangers 7 Leurs organisation paroissiale et scolaire est-elle complète ou laisse-t-elle A désirer ?Ont-ils un clergé de leur race 7 Sinon, le clergé est-il juste ou injuste à leur égard ?.De quelles libertés Jouissent-Ils sur le terrain scolaire ?.Quels obstacles rencontrent-ils sur ce même terrain ?'.L'enseignement de notre langue se donnent-il à la faveur des unes et malgré Ica autres ?.SI oui, dans quelle mesure; Insomplè- te, satisfaisnnte, parfaite?.Quelle place occupe le français sur le terrain des affaires?.r.dans les relayons sociales?.Quelle est la situation économique des nôtres?.Dans quelle proportion se livrent-ils à l\u2019agriculture?.i.Quelles facilités d\u2019expansion rencontrent-ils de ce côté ?.Quelle est leur situation dans le commerce et dans l\u2019industrie?.L\u2019organisation des forces nationales est-elle faite chez vous ?.Si oui, indiquer comment et dans .quelle mesure; si non, dire pourquoi ?.Quelle Influence exerce notre élément, dnns le domaine politique; municipal.provincial et fédéral ?.Quels services pourrions-nous vous rendre, nous de la province de Québec ?.Comment la Société Saint-Jean-Baptiste, en particulier, pourrait-elle voua être utile ?.Existe-t-U un secrétariat national permanent dans votre région ?.Sinon, votre groupe serait-il dispo- voudrez bien trouver le questionnaire B£ A ^ crger d*B à présent ?ci-jolnt, nous espérons retirer une notion claire de la situation de tou» les groupes de langue française en dehors de la province de Québec.Nous espérons également, par notre congrès, resserrer ct fortifier.les liens qui existent entre ces divers groupes et nous, de façon\tayant\tdes communirations constantes avec eux et connaissent parfaitement leurs besoins, nous puissions leur accorder, en temps opportun, le secours dont Us auront besoin pour défendre contre toutes les attaques, nos communes traditions.Dans l\u2019espérance que le groupe de votre région pourra se faire représenter au Congrès d\u2019action française Le désir de la Société Saint-Jean-Baptiste de nouer des relations suivies avec tous les groupes français en dehors du Québec est-il réalisable, pour ce qui concerne votre région?.81 oui, veuillez, désigner la personne avec qui la Société Saint-Jean-Bapticte devra communiquer pour se tenir en relations constante avec le groupe ranadien-français catholique de votre région ; ses nom, charge et adresoc ?.\t.Ce groupe est-il disposé à prendre par* au congrès des groupes français et catholiques du Canada et des Etats-Unis, qui se/liendra A Montréal, lea 23 et 24 jimi 191B, sous les *\tA\ti «\t___.,\tauspices\tde la Société\tSaint-Jean- des -3 et 24 juin\tprochain,\tnous nvors\tBaptiBt\tet encourlr\tleB fralB dc 1 honneur d être\tR'-r\trpm-ênpntor nnr\t.n\tnl.l- Vos bien cordialement dévoués, VICTOR MORIN, Président-général.J.B.LAGACE, Secrétaire-général.ENQUETE SUR LA SITUATION DU FRANÇAIS EN DEHORS DU QUEBEC.* Province ou Etat ?(1) Population totale nu dernier recensement ?Populatics canadienne-françnise A s\u20197 faite représenter par un ou plu sieurs délégués accrédités ?.Indiquez, si possible, les noms et adresses de ers délégués ?.Donner tous autres renselgnemènts jupés nécessaires, ct adresser les réponse nu plus tard le huit juin, r.u Secrétariat de la Société Saint-Jcan-Baptistc, bureau I, Monument National, Montréal.Sigm turc de l\u2019enquête:?., , .\t.Son adresse.Date.SIR WILFRID ET LADY LAURIER AU MONUMENT NATIONAL Tous deux assisteront au grand gala qui sera dominé le 3 juin pour le 178e Bataillon.La soirée de gala organisée pnr_un comité de dames au bénéfice du 178e régiment canadien-françois promet de remporter un .succès presque sans précédent dans les\u2019 fêtes dc ce genre.La présence de Sir Wilfrid Lauried et de Lady Laurier attirera nu Monument National une foule immense, et nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs dc retenir, dès lundi matin, le 29, leurs billets aux magasins dc musique Archambault, 312 rue Sainte-Catherine Est ; Tél.Bell Est, 1842.Les billets se vendent au prix de $1.50 pour le bas de la salle, excepté les quatre dernières rangées qui se vendront un dollar.Le balcon se vend également $1.50 ; la galerie, $1 pour les premières rangées, et le reste de la salle à 50 fous.Un corna dc clairons placé à l'entrée du Monument annoncera l\u2019arrivée des hôtes d\u2019honneur, qui seront reçus par les dames du comité, le lieutenant-colonel honoraire, M.Ovila S.Perrault, le lieutenant-colonel Girouard, commandant du 178e bataillon, et ses officiers.Ils passeront par la grande allée pour se rendre u leur loge, au milieu d\u2019une haie de sous-officiers et soldats, tandis que l\u2019orchestre, sous la direction de M.Goulet, exécutera des airs militaires.Au programme, signalons Madame Wilfrid Bessette, dont la magnifique voix xle contralto trouvera un»* nouvelle occasion de se faire applaudir, avec l\u2019enthousiasme que suscite tou- jours un si grand talent, servi par des études suivies et sûres.Madame Bessette a récemment travaillé avec Madame Béatrice LaPalmc, et l\u2019élève tait grandement honneur nu professeur.Mentionnons encore M.J.P.L.Bérubé, le ténor réputé que nous aimons tant à voir figurer dans nos programmes.M.Hector Dansereau, le pianiste de haute réputation dont chaque apparition en public est saluée d\u2019un vif succès, prête aussi son concours, et nous l\u2019applaudirons et comme soliste et comme accompagnateur.Le petit Hélodore Parent, le spirituel petit élève de Mme LassaMe, récitera une pièce de circonstance avec tout le talent expressif qu\u2019on lui sait.M.Faure, l\u2019artiste aimé du \u201cNational,\u201d nous donnera une délicieuse comédie, avec, pour partenaire, la délicieuse Madame Guérande, et cet ajouté nus-ai charmant qu\u2019intéressant au programme ébauché dans nos colonnes contribuera certainement au succès dc la brillante fête du 3 juin prochain.Répétons que le grand choeur dc Notre-Dame comprenant 120 voix d\u2019hommes et d\u2019enfants chantera des airs patriotiques, et le programme est magnifiquement complété.Nous recommandons encore à nos lecteurs do ne pas manquer cette occasion exceptionnelle de participer à un si fier mouvement patriotique patronné par lo grand Canadien-français, et que l\u2019on se hâte de retenir ses places pour samedi soir, 3 juin.Pour un homme malade il n\u2019y a plus de joie.Aussi doit-il se traiter sans retard.M.JOSEPH DUFRESNE Avait perdu ses forces et souffrait beaucoup des reins.Beaucoup de remèdes lui sont inutiles.Les PILULES MORO bû rendent la santé.M.JOS.DUFRESNE TTn grand nombre dTiommes souffrent de douleurs dans le dos, de mal de reins.Ils se couchent le soir épuisés après leur journée d\u2019ouvrage, peuvent à peine dormir In nuit, à cause des souffrances qu\u2019ils endurent, et se lèvent le lendemain aussi fatigués qu\u2019ils s\u2019étaient couchés la veille.Ils travaillent cependant encore toute la journée.Ils n\u2019ont pas d\u2019appétit et leur estomac digère mal les vivres qu\u2019ils prennent.Us sont généralement pâles, maigres, faibles et abattus.L\u2019état de ces hommes n\u2019est pas à négliger, sinon il empirera et pourra avoir des conséquences graves s\u2019ils ne voient pas à temps à prendre les soins necessaires.S\u2019ils savaient le danger qu\u2019ils courent en laissant ainsi ruiner leur santé.Les Pilules Moro donnent h l\u2019homme qui a à travailler fort la vigueur requise pour remplir sa tâche sans souffrir.Elles augmentent l\u2019appétit, aident la digestion, rendent lo sommeil aux hommes neneux et Infusent dons le sang les éléments nécessaires ii l\u2019homme fort et courageux.M.Joseph Dufresne, de Montréal, souffrait depuis longtemps de douleurs de reins, il avait boaucoup de difficultés, à se lever le matin, perdait des forces et son travail de toute la journée était une torture.Les Pilules Moro l\u2019ont guéri.Voici ce qu\u2019il dit : \u201cJ\u2019avaia été prit d\u2019un mal de rein» qui alla toujour» en augmentant pen.dant un an.Le matin pour me lever, je devait prendre toute» sorte» de précaution» et toute la journée, au travail, je aouffrai».J\u2019avait eatayé plusieurs remède», mai» tan», aucun bon résultat.Un ami m\u2019ayant recommandé le» Pilule» Moro et m\u2019ayant assuré qu\u2019elles me guériraient, ja m\u2019en procurai aussitôt.Mes forces s\u2019accrurent bientôt, l\u2019appétit revint, la digestion se fit facilement et les douleurs diminuèrent.Les Pilules Moro m\u2019ont guéri parfaitement et j\u2019ai maintenant meilleure santé qu*-auparevant.\u201d \u2014 M.Joseph Dufres* ne, 1151 rue des Erables, Montréal.Pour les hommes qui souffrent.Il n\u2019y a plus aucune joie.Ils se lamentent, perdent des forces, leur teint jaunit, leurs membres maigrissent et ils portent sur eux les stigmates de leur déchéance, Mais aussi, pourquoi ne réagissent-ils pas immédiatement^ Pourquoi ne consultent-ils pas un bon médecin.Lo Dr Mignault do la Compagnie Médicale Moro possède une habileté consommée et une méthode merveilleuse pour soigner les affections des hommes.Il accomplit des cures absolument surprenantes et c\u2019est par milliers qu\u2019il a remis sur pied des débilités.Si vous souffrez, consul-tez-lc.CONSULTATIONS GRATUITES, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 6 heures du «oir, le samedi jusqu\u2019à 8 heures, au No.272 rue Saint-Denis.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 60c une boîte, $2.50 six boites.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal.LES ANCIENS DES JESUITES ET LA QUESTION DU FRANÇAIS M.Athanase David, députe de Terrebonne, fait adopter hier soir, une importante résolution à la réunion de» anciens élèves des Jésuites.Max se précipita pour lui poîterila mer pour une promenade A l\u2019occa-secours, mais elle eut un cri d\u2019ôpou-j sion des vacances de Pâques, croisait vante A sa vue et s\u2019évanouit.\tI dans l\u2019Océan un navire venant de Aidé d\u2019Ulrich, il la releva, l\u2019instal'i l\u2019Ue de Ré où étaient embarqués les la sur les coussins pour la transporter A l\u2019hOtcl ct lui porter secours.\u2014Qui êtes-vous ?interrogeait doucement lo jeune homme.\u2014Qui Je suis ?Et dans l\u2019exaltation de sa douleur, elle répondit d\u2019un trait, lancée déportés.Sur le pont, doux femmes regardaient vers la France : l\u2019une, vieille, cassée, misérable ; l\u2019autre, un rictus aux lèvres, un bras Inerte, des yeux étincelants de rage.< C\u2019étaient les dames Anstelner qui, -Qui je suis : la pieuvre de votre ô bout de reBS0Urcec avaient ob-famtlle.La suceuse de sang, J al lu6:tenu du gouvernement, la permission Fritz, j ai volé Louis jal noyé Max.I d.allpr vlvrp RUX tlps du galut RU_ Max avait compris et il s rioignait prjp d(l trai^p condamné, leur fils et avec horreur.\tlpur fr*re La digne famille gardait sc« liens.Quarante jours plus tard, r\"Her- AliuuuU)dA £u'avait-cllc lait £o,ur toat ' umg Jfp {RUM de Uur .voiture.^Lmine de Bretagne\" qui avait repriel ; FIN A l\u2019occasion do la fête du Révérend Père Recteur Louis Arcand, du Collège Ste-Marle, les membres de l\u2019Association des Anciens Elèves de cette institution se sont réunis hier soir, dans la salle dé la bibliothèque dans un Concert-Boucane des plus réussis.Isa.vaste salle était comble.Comme il convient dans une soirée de ce genre, il y eut musique, comédie, chant et déclamation; il y eut aussi des élections car il est d\u2019usage de renouveler tous les ans, les directeurs de l\u2019Association A l\u2019époque de la fête du R.P.Recteur.Iæ bureau sortant était composé comme suit: M.Rodolphe Tourvillc, M.P.P., prêsident;R.P.Bourque, vice-président; M.le recorder Semple, vice-président; M.Joseph Versailles, trésorier! M.le Dr Asselln, secrétaire.Conseillers MM.Dr R.Masson, B.Mélançon, A.Larseneur ct H.Rolland.Les élus d\u2019hier soir ont été: Honorable juge Dugns, président; M.Edmond Brossard et le lieutenant-Bernard Mélançon, N.P., trésorier; M.le Dr Adrien Plouffe, secrétaire, colonel Trihey vice-présidents; M.Conseillers, M.le Dr H.Lebri, M.Job.Lamarche, M.Ulnin.avocat ct M.E.Massicotte.En occupant sa nouvelle charge, le président mnercia l\u2019association .des anciens élèves du collège Ste-Marie, de l\u2019honneur qui lui était fait.Il fut joué une pièce désopilante de Geo.Courteline, \u201cUn client sérieux\" les interprètes furent : Juge.Fortier Substitut.-H.David Avocat.J- Mélançon Huissier.B.Mélançon Lagoupille.J.Lamarche Alfred.H.Charland Des chansons comiques furent chantées par des anciens élèves : elles leurent toutes un grand succès.\\ Un buffet plantureux attendait les invités : Us y firent largement honneur.Après que chacun eut récupéré ses forces, on passa aux choses graves.Le nouveau député de Terrebonne.M.Athanase David, profitant de la réunion de tant d\u2019amis, présenta une motion qui fut secondée par M.le docteur Asselin et adoptée A l'unanimité.La voici : \"Les anciens élevé» du collège Ste-Marie, réunis A l\u2019occasion de la tète du R.P.Recteur, ne peuvent laisser passer cette circonstance sans exori-mer leur vœu sincère que chacun dan« sa sphère d\u2019activité, aidera et travaillera A assurer le maintien des droits et privilègen du français partout où il se parle, convaincus qu'ils aideront ainsi non seulement leur race, mais leur province et leur pays.\u2019\u2019 Une salve d\u2019applaudissements éclata dnns In salle marquant ainsi l\u2019aP-probation de la motion.Nous avons remarqué dan» l'assistance : Le R.P.Louis Arcand, recteur j M.Rodolphe Tourvillc, M.P.P., l\u2019honorable jubé Dugns.nouveau président de l\u2019Association ; M.A.David, M.P.P., M.P.E.Lamarche, M.P., R.P.H.Hudon, R.P.J.Dugas, R.P.F.L.F.Monettc, R.P.L.Lemire, R.P.G.Lebel, R.P.L.Lebel, R.P.H.Lalande, R.P.Paré, R.P.Thérlnult, R.P.Bourque, R.P.Couture, Dominicains ; M.le coirv-missalre E.Villeneuve, M.E.Fabre-Surveyer, C.R., M.Thibeaudeau-Rin-fret, C.R., général Louis Leduc, lieutenant-colonel Trihey, M.le Dr R.Masson, M.le Dr E.G.Asselln, M.A.Laramêe, C.R., Dr Fred.Pelletier, M.Gust.Comte, Dr H.Deslo-ges, M.le notaire Mainville, M.Raoul Leblanc, M.R.G.de Lorimier, C.R., M.J.H.L\u2019Heureux, Dr Nolin.M.l\u2019abbé Brosseau, M.Rosario Genest, Dr Bourgoln, Dr Prince, M.L.R.Delorimicr, et une foule d'autre». Lt CANADA\u2014MONTREAL, MERCREDI 31 MAI l»ltf rcmTlUIN'HEBDOMAD AIRE \u2014 VOL.XIV \u2014 No 9.Mt (fômafot Montréal, mercredi 31 mai 1916.L\u2019interview de M.Sauvé LES CAUSES DU DESASTRE CONSERVATEUR ET L\u2019AVENIR DU PARTI.Voici les majorités des ministres : Sir Lomer Gouin.Acclamation Hon.M.Mitchell.Acclamation Hon.M.Mercier.1200 Hon.J.Décaric.1920 Hon.A.Taschereau.1014 Hon.J.A.Tessier.995 L'hon.J.E.Caron va probablement être élu par acclamation aux Iles de la Madeleine.Il aurait pu arriver que, par suite de circonstances spéciales, le gouvernement de Sir Lomer Gouin eût obtenu une majorité, à l\u2019Assemblée législative, aussi considérable, mais avec l\u2019opinion publique tellement divisée que la plupart de ses partisans n\u2019eussent été élus que par de petites majorités, disons d\u2019une centaine de voix- Mais ce n\u2019est plus cela : la masse compacte, l\u2019immense majo- - i ité des électeurs, individuellement, a voté pleine confiance en Sir M.Arthur Sauvé, député conservateur des Deux-Montagnes, ; L()mer Goujn et en sa politique, a exposé dans une interview qu\u2019ont reproduite plusieurs confre- jj y a qUe)ques années, avant les élections de 1912, la \u201cGares ce qu\u2019il croit être les causes du désastre de son parti, dans lajzette,\u201d comptant individuellement les électeurs de la province, fai-province.\tsait remarquer qu\u2019il restait encore 100,000 électeurs conserva- Sans vouloir entamer une discussion que les circonstances teurs fjans |a province.Lorsque nous aurons le chiffre total des rendraient oiseuse, ni au lendemain de la lutte reprendre inutile- vo^es donnés à l\u2019élection de lundi, combien en restera-t-il ?ment le ton de la polémique, nous croyons devoir brièvement le- gn sornmc donc, Sir Lomer Gouin est en droit de considérer lever quelques-unes des propositions énoncées par lui.\t^ l\u2019élection de lundi comme un témoignage de confiance, non plus Il attribue la défaite conservatrice, d\u2019abord, au manque d oi- (je la majorité des électeurs d\u2019une majorité des collèges électoraux ganisation.C\u2019est un reproche adressé à son parti où nous n a- ^ ja province, mais de l\u2019immense majorité du peuple, pris indivi-vons pas à intervenir.Mais s\u2019il a voulu dire que ses amis jduellement.raux ont abandonné le parti conservateur provincial, nous avons C\u2019est un plébiscite où son nom, son administration, ses oeu-au contraire la preuve que le parti conservateur fédéral a nus vres on^ ^ acclamés par le peuple, avec une unanimité dont il toutes ses ressources, toute son influence et son patronage à la n»v a pas d\u2019exemple dans l\u2019histoire parlementaire des pays bri-disposition de M.Cousineau et de ses partisans.Nous avons - tan niques.Les secrétaires distribué entre eux ces commandes, d\u2019abord, et jusqu\u2019à pleine capacité.Le colonel Cantley a commandé les matrices d\u2019acier à sa compagnie, la Nova Scotia Steel and Coal Company.La compagnie John Bertram and Son, à laquelle appartient le général Bertram, a eu des ajustages à faire pour sa part et.d'abord, elle a dû faire des machines-outils pour les manufacturiers d\u2019obus.La Canada Foundry Co., qui était représentée par le colonel Watts, et la compagnie à laquelle appartenait le colonel Carnegie, ont également pris la part qui leur revenait de ces commandes.A quels prix ?M- Carvell a essayé de le savoir, mais on n\u2019a pas voulu permettre que ce prix fût rendu public.C\u2019est pour empêcher cette divulgation que Sir Robert Borden a refusé l\u2019enquête complète que réclamait Sir Wilfrid Laurier.N\u2019ayant pas de compétiteurs, ils se sont donc partagé les commandes aux pleins prix arrêtés avec le gouvernement impérial.Mais lorsque les commandes ont grossi, lorsqu\u2019elles ont dépassé la capacité de production de leurs usines, les membres manufacturiers du comité des obus ont pu, sans toucher à la source de bénéfices dont ils s\u2019étaient accaparés, placer des commandes au dehors.En d\u2019autres termes, ils ont pris tous les bénéfices qu\u2019ils pouvaient prendre sur les commandes qu\u2019ils exécutaient eux-mêmes; mais ils ont bien voulu ne pas en plus exiger, additionnellement, des commissions personnelles sur les commandes qu\u2019ils donnaient au dehors.Les commissions des entremetteurs auxquels ils avaient alors affaire mangeaient tout, il faut le croire, dans le cas des commandes extérieures.Un Incident récent qui s\u2019est produit à Québec, éclaire d'une lumière assez fâcheuse l\u2019état d\u2019esprit de certains conservateurs, à la suite de l\u2019écrasante défaite du 22.L\u2019hon.M.Scvigny, orateur de la Chambre des Communes, qui vient de se faire battre dans son comté de Dorchester, par M.Lucien Cannon, est allé jusqu\u2019à menacer de voies de fait notre confrère, le directeur du \u201cSoleil\", de Québec.Si M.Sévigny veut faire ses petites esclandres et transformer la voie publique en arène de boxe, qu\u2019il aban- ment honorifique que le gouverne ment Borden, hélas ! lui a confiée pour prix de ses trahisons politiques.Il est inouï que le personnage dé- déjà détaillé, dans des articles précédents le rôle de l\u2019intervention fédérale.\t| Il attribue encore la défaite aux préjugés.11 entend par la, évidemment, la question bilingue.Nous avons démontré, et la \u201cGazette\u201d comme la \u201cPatrie\u201d l\u2019ont elles-mêmes admis,que la ques-\t____________________ tien bilingue n'a pas été le facte\u201c,\t! LA BONNE FORTUNE QUI ECHOIT A CELLES DU GENE- puisque les électeurs de langue an*'a,*e\tJ\u201d\tlcs\tRAL HUGHES ET DU COLONEL ALLISON, nement de Sir Lomer Gouin avec le meme enthou:>iasme que les Canadiens-français.\t.D\u2019ailleurs, n\u2019est-ce pas la faute de M.Cousineau, uniquement Au début de la guerre, dans une affaire qui a fait quelque et absolument, si la question bilingue a été discutée pendant ces brujt _ et qu\u2019a rappelée dernièrement un incident de l\u2019enquête élections ?\t\u2022 Davidson, parce que le colonel Allison s\u2019y est trouvé mêlé \u2014 on a Et son opposition au bill Galipeault, lorsque toute le Cham- Vu figurer au premier plan une Miss Adams, secrétaire particu-bre était unanime à l\u2019approuver, n\u2019est-ce pas la cause essentielle ijer fie Sir Sam Hughes.qui a mêlé la question bilingue à la lutte ?\tC\u2019était à propos de pelles-boucliers.Un dessin d\u2019une pelle Les électeurs anglais, dit encore M.Sauvé, se sont montrés\ttrouée au centre d\u2019une ouverture devant servir de meurtrière\tau indifférents.Indifférents à la cause conservatrice, nous n\u2019en:soidat s\u2019abritant derrière l\u2019acier de la pelle, avait été breveté\tau ^ ^\t^ ^\t^\t(\t_\t^ .doutons pas.Mais ils ont voté, dans les Cantons de l\u2019Est, par\tnom de Miss Adams et le général Sam Hughes s\u2019était empresse\tde.\t^bô^liT poriüôn ^mtoem- exemple.avec le même enthousiasme que les Canadiens-français\tcomrnan(|er 25,000 de ces pelles à la Midvale Steel Company,\tde pour la cause libérale et pour Sir Lomer Gouin.Des douze dépu- Philadelphie, à SI.25 la pièce \u2014 sans le manche.tés de langue anglaise élus lundi, neuf sont libéraux et trois con- Le coione?i Allison a déclaré l\u2019autre jour que c\u2019est lui qui a ^ cai muu| ^\t__ servateurs ; et le vote a été, dans leurs comtés, tout aussi fort1 mig la Midvaje Sseej Co> en relations avec Sir Sam Hughes pour :signé en Angleterre comme le \u201cfirst qu\u2019ailleurs.\tcette commande.Mais comme il prétend n\u2019en avoir rien retiré, I commoner\u201d du pay s, descende ain- M.Sauvé fera donc bien de reviser son diagnostic un peu\tü faut\tcroire que tout ie bénéfice ^ brevet est resté à Miss\t!8' Maï\ti^avait^déjà^d\u2019ailleurs,\tpar hâtif et de chercher ailleurs la véritable cause de 1 écrasement de\tAdams,\tla secrétaire de Sir Sam Hughes.\tla\tcampagne\tactive\tqu\u2019il\ta\tmenée, son parti.\tDans\tle partage des $237,000 que le colonel Allison a obte- dans son comté de Dorchester, pour _____________________\tpus, pour sa part dans la commission échue à M.Yoakum dans1*\u2019»'1\u20190 élire son candidat a l'élection Quant à l'avenir qu'il prévoit pour le parti conservateur à le million du contrat des fusées, une Miss Edwards, secrétaire Québec, il nous permettra encore quelques observations à ce particulier du colonel Allison, se trouve à recevoir la plus grosse gujet> \u2019\tpartie du magot, soit $105,000.U compte sur des divisions parmi les liberaux.Il devrait se\tEdwards est d\u2019ailleurs, en même temps, la belle-soeur garder de cette illusion.Le parti libéral est solide, compart.du coionei Allison.groupé autour d\u2019un chef qui a la confiance la plus entière du jj se trouve> dans cos libéralités de Sir Sam Hughes et de son peuple, et l\u2019admiration la plus sincère des siens.\tamb ie\tcolonel Allison, envers l\u2019humble et généralement plutôt La victoire inouïe du 22 n\u2019a fait que grandir ces sentiments.\t; cffacée\tpersonne qUj transcrit leur correspondance an dactylo- Les libéraux savent tous combien le prestige des oeuvres\tgraphe, une sorte de coïncidence que l\u2019on pourrait\tpeut-être ex- dues à l\u2019initiative personnelle de Sir Lomer Gouin a eu d\u2019influen-\tpijquer par l\u2019amitié si intime, si inébranlable, si dévouée qui existe ce sur les destinées du parti, à quel point son immense succès, çntre le colonel et le général.dans Québec est dû à la personnalité de Sir Lomer Gouin.\tLes physiologues attribuent certaines ressemblances physi- Jamais le parti libéral n\u2019a été plus uni, plus enthousiaste.qUe8 à la longue cohabitation ou à la continuelle fréquentation Quant au parti conservateur, ce n\u2019est pas à nous de discuter de personnes qu'aucun lien de sang ne rapproche.Le même les possibilités de son relèvement ; mais nous pouvons du moins phénomène pourrait-il se produire dans Tordre intellectuel et espérer qu\u2019il comprendra la leçon de lundi, pour le b>en-être j\tcoopération dans les achats de fournitures militaires et même de la législature.\tde munitions entre le général Hughes et le colonel Allison serait- il a fait en ces dernières années, et surtout sous la direction çjje unc cause déterminante de la générosité de l\u2019un et de l\u2019autre de son dernier chef, une campagne de dénigrement et de calom- cnvers sa secrétaire-dactylographe ?\tI| fajt bon êtrc secrétairc dc Sjr nies qui méritait son châtiment.\tf\t, Quoi qu\u2019il en soit de ces spéculations philosophiques, la bonne'sam Hughes ou rjx total de l\u2019obu* complet fut me- règlent lv»tom.r et le.inictln».Kl libéral élu a dopasse 1,000 voix ; dans deux autres, elle atteint\tf.n r0nHé(iucnre\tles sont en vente chez les marchands 976 et 996 respectivement.Nous pouvons donc ajouter ces vingt- Donc, pas de risones de pertes.\tWiMiamH\u2019' M^didn* bCo!!| °BrockvilK '\u2022uaU-c dixuubOJuLtau a ediea ou le vulu a été imanur.u\tnalurcUemuiL les quatre membres du comité se sontjOnL\t46-i-i Quelque effort que fassent leurs amis pour les en cacher, les ministres fédéraux Casgrain, Blondin et Pnte-nnude n\u2019en ont pas moins été écrasés flans leurs comtés respectifs.Et c\u2019est aussi l\u2019histoire de tous les députés fédéraux, \u2014 et ils sont nombreux, \u2014 qui ont pris part à In lutte.Toujours actif Un journal qui s\u2019occupait il y a quelques jours de faire élire M.Cousineau et ses candidats , pratique maintenant des remaniements ministériels à Québec.S\u2019il a autant de succès dans un cas que dans l\u2019autre, la chose n\u2019est pas grave.La question d\u2019opposition On parle d\u2019une \u201copposition forte\" ; mais quels comtés devaient se sacrifier pour ce principe douteux ?Quel électeur aurait dû voter contre son sentiment pour qu\u2019il y ail en face du gouvernement un nombre plus substantiel d\u2019oppositionnistes ?La thèse est insoutenable en pratique.On ne saurait empêcher tous et chacun des électeurs d\u2019apporter à un gouvernement leur témoignage, fût-il unanime, d\u2019admiration et de confiance.Pour qu\u2019une opposition soit forte, il faut qu'elle tire sa force d\u2019ellc-mê-me, de son chef, de ses candidats, de son programme.Celle fie Québec n'avait rien de tout cela ; elle a été anéantie, ct il n\u2019en pouvait être autrement.Le passé et l\u2019avenir Le gouvernement Gouin a été réélu par la presque unanimité du vote \u2022le In province, sur son excellent record de prospérité et de progrès.Le peuple a voulu donner à Sir Lomer Gouin un éloquent témoignage d'admiration pour le passé, de con-üiaace eu l\u2019avenir.LES GENS AU SANG PAUVRE DEVIENNENT SOUVENT SERIEUSEMENT MALADES AVANT DE S\u2019EN RENDRE COMPTE Certaines personnes ont une tendance à la pauvreté de sang tout comme d\u2019autres ont une tendance héréditaire au rhumatisme ou aux dérangements nerveux.L\u2019état, dans lequel le sang devient si pauvre que tout le corps souffre, se produit si graduellement que toute personne 3ui y est prédisposée naturellement evrait en surveiller les symptômes attentivement.La pauvreté de sang peut être soignée plus facilement au début que plus tard.Elle commence par une sensation de fatigue que le repos ne peut surmonter, le teint devint pale, le moindre exercice amène l'essoufflement et les maux de tête et de dos suivent fréquemment.Pour soigner les dérangements dus à la pauvreté du sang, aucune autre médecine n\u2019a autant de succès merveilleux que les Pilules Roses du Dr Williams.Elles vont droit au siège de la maladie, font, du sang riche et rouge, ramenant ainsi l\u2019organisme A la santé et à la force.M.R.F.Ashford, Peterhoro, Ont., dit : \u201cIl y a quatre ans mon état devint si grave qu\u2019il me semblait que j\u2019avais toutes les douleurs et sensations de maladie qu\u2019il soit possible d\u2019avoir.Pendant.quatre mois je fus Hurmcné, et la privation acheva d\u2019épuiser ma constitution.l\u2019avais un fort mal de tête continuel et des douleurs ai fond des yeux, et en même temps j'étais rarement exempt de douleurs névralgiques.J\u2019avais rarement faim, et lorsque j\u2019étais affamé cola semblait produire un état morbide qui rendait mes autres maux plus lourds à supporter.Sans doute je consultai un médecin, et il me conseilla du repos et un changement d\u2019air, «xac-tement ce qu\u2019il m\u2019était imposslbla d\u2019avoir dans les cireonstnnces.J\u2019eûs une attaque particulièrement mauvaise lorsque ma fille revint du collège, et elle insista pour me faire prendre les Pilules Roses du Dr Williams.J\u2019étais décidément sceptique, mais elle en acheta ct pour lui plaire je les pris.Le résultat\u2014après la première boite je dus admettre que Je me sentais mieux.Après la seconde boite j\u2019admis volontiers qu'elles me faisaient du bien, et après la sixième boite je fus débarrassé do tout malaise et de toute douleur et par reconnaissance je rnmmcnçni à louan-ger les pilules aux autres.Je suis bien comme il y a vingt ans et je le dois aux Pilules Roses du Dr Williams.\" Vous pouvez avoir ees pilules de tout marchand de remèdes ou par la poste à 50 cents la boite ou six boites pour $2.50 de The Dr Williams\u2019 Medicine Co., Brockville, Ont.46-1-g \u2014NOS DENTS- Sont trli brllrft, nuturrllet, tarantllfc INSTITUT DENTAIRE FRANCO AMERICAIN (Incorport).162 rue St-Denis, Montréal. EDITION HEJjDUMaUAIKE \u2014 VOL.XIV \u2014 No 9.LL CANADA\u2014MONTKLAL.IVILKCKLDI 31 MAI 1910 6 Les élections en Nouvelle-Ecosse LA MARCHE DU LIBERALISME I^e mois prochain, le gouvernement libéral de Thon.M.Murray, dans la Nouvelle-Ecosse, va passer par l\u2019épreuve d\u2019élections générales.Avec la vague de libéralisme qui balaie le pays,d\u2019un océan à l\u2019autre, nous ne pouvons qu\u2019espérer que Thon.M.Murray, dont l\u2019administration a été prudente, honnête et progressive, sera maintnu au pouvoir par une forte majorité- La série des élections provinciales qui ont eu lieu depuis l'accession au pouvoir à Ottawa de Sir Robert Borden a été une suite ininterrompue de succès pour les libéraux.Au lendemain même de cette élection fédérale, où les con-servateurs avaient écrasé le parti libéral sous les préjugés dans la province d\u2019Ontario, cette province, aux élections provinciales, reprenait nombre de sièges aux conservateurs pour les rendre au parti libéral, et cette restitution s\u2019est continuée depuis aux élections partielles.Dans Pile du Prince-Edouard, les élections provinciales ont mis les deux partis sur un pied d\u2019égalité pour ainsi dire à la Chambre d\u2019Assemblée, lorsque, à la législature précédente, les libéraux n\u2019y comptaient qu\u2019une couple de députés.Le Nouveau-Bruswick, qui a dû changer de premier ministre, sous le coup d\u2019une enquête par commission royale, n\u2019a pas encore osé affronter l\u2019éleçtorat ; mais son gouvernement conservateur sent qu\u2019il jouit de son reste et tâche de retarder autant que possible l\u2019échéance fatale qui approche- On sait ce qui s\u2019est passé, l\u2019automne dernier, au Manitoba et l\u2019écrasement complet qu\u2019y ont subi les conservateurs.Dans la Saskatchewan et l\u2019Alberta, les éjections générales, en 1912.ont maintenu les libéraux au pouvoir par de grosses majorités et les élections partielles qui ont eu lieu depuis témoignent que l'hon M.Scott et l\u2019hon- M.Sifton ont oujours la confiance des électeurs.Dans la Colombie-Anglaise, l\u2019ex-premier ministre McBride a dû s\u2019enfuir à Londres sous la réprobation de se?administré?, et son successeur, M.Bowser, a vu deux de ses collègues battus, à des élections partielles, par leurs adveraires libéraux.Le élections générales dans la province du Pacifique devront avoir lieu cet été et tout fait croire à un succès complet, là encore, des idées libérales.Enfin, nous venons de voir Sir Lomer Gouin à la tète d\u2019un \"ouvertement provincial idéal,recueillir l\u2019unanimité des suffrages dans la province de Québec L\u2019idée libérale est donc en marche partout ; lo Nouvelle-Fcn.-se nous en do uicrn une nouvelle preuve et la marée montante du libéralisme n\u2019attond plus que \u2022 ».signal pour submerger les dernières cimes conservatrices à Ottawa et à Toronto.L\u2019influence prépondérante Mit LOMER GOUIN ET SON GOUVERNEMENT On a retourné de tous côtés l'élection de la semaine dernière pour n trouver une raison de nature à ne pas froisser l\u2019amour propre des conservateurs.On y a fait intervenir une foule de facteurs et nous-mêmes nous en avons sigualé quelques-uns.Mais aucun de ceux que l\u2019on est allé cherchr à l\u2019extérieur n\u2019a eu l\u2019influence prépondérante qu\u2019on cherche à leur attribuer.Sans doute, l\u2019impopularité du gouvernement fédéral a déteint sur le parti conservateur provincial.Les scandales à Ottawa, le peu d\u2019intérêt qu\u2019on y porte aux choses de Québec, le manque de prestige absolu des ministres canadiens-français à Ottawa, le ressentiment de leur trahison ont concouru à créer un courant d\u2019opinion défavorable au parti torj'.La question bilingue a pu avoir, grâce à l\u2019attitude même de M.C\u2019ousicnau, son contrecoup aussi auprès des électeurs.Le peu de prcoti.re de l\u2019ex-ehcf de l\u2019opposition, sa campagne de dénigrement et la faiblesse de ses candidats, ont également été des facteurs internes importants.Mais tout cela n\u2019a fait que grossir les nuages d\u2019où est sortie la tempête qui a balayé le parti conservateur provincial.Car il est une chose qui a dominé de haut, la situation, qui a donné l\u2019orientation au courant et déclanché l\u2019avalanche ; et cette chose se compose : D'un record inattaquable de bonne administration du gouvernement Gouin ; Des nombreuses et fécondes initiatives qu\u2019il a prises et des réformes qu\u2019il a menées à bien ; Du prestige personnel et du mérite indiscutable de* membres de ce gouvernement et surtout de son chef, Sir Lomer Gouin.C\u2019est la rectitude du jugement de Sir Lomer Gouin, son énergie à poursuivre les oeuvres commencées, son incomparable maîtrise des questions d\u2019administration et de politique, le merveilleux dossier de réformes accomplies qu\u2019il a accumulé en onze ans, et, en conséquence, l\u2019impossibilité où il a mis ses advresaires de trouver un point faible dans son armure, qui ent découragé l\u2019opposition et l\u2019avaient déjà vaincue avant h combat.L'opposition a eu quelques hommes d\u2019une certaine valeur, comme MM.Bourassa et Lavergne, qui s\u2019en sont retirés à la pre-m:ère occasion ; comme M.Tellicr, qui a fini par en faire autant ; comme quelques autres, oui ont abandonné Québec inhospitalier pour Ottawa plus accueillant.Et s\u2019il n\u2019est plus resté personne dans les rangs consorvateurt:, c\u2019est que le record du gouvernement, son oeuvre et surtout la personnalité.le prestige personnel de son chef, Sir Lomer Gouin, avaient découragé tous ceux qui avaient tenté d\u2019entamer la lutte contre lui.Les enquêtes Allison On reprend l\u2019affaire des fusées.\u2014 Les contradictions dans (affaire des cartouches.I.h «emaint* commencée hier promet.d\u2019être intérepsHnte h l'enquête de la comminsion royale Meredith-Ihiff.Lo colonel AIMhoii e«t toujours lo principal pereonnnge de ce drame, ou plutôt de cette comédie qui n'est jouoe autour d\u2019un contrat de $26,- 000,000, mnis le général Sir Snm Hughes ne semble pas vouloir permettre à personne d\u2019éclipser le rayonnement de sa personnalité, de sorte que le public aura devant les yeux deux grands premiers rôles.L\u2019enquête Davidson, la semaine dernière, a laissé l\u2019affaire des cartouches dans un état asser.embrouillé, où, comme l'a fait remarquer M.John Fraser, l'Auditeur Général, on se perd entre des affirmations contradictoire».Xou» avons fait ressortir hier, la contradiction flagrante qui s\u2019est produite entre la version de M.Lewis et du colonel Allison, d\u2019un côté, et celle de Sir Sam Hughes et de Sir Robert Borden de l\u2019autre, au sujet lo de l\u2019acheteur des cartouches ; 2o de leur destination.Une autre contradiction que M.Fraser a signalée et qui n\u2019a pas été expliquée porte sur la qualité même des cartouches vendues.Sir Robert Borden a fait un long discours, surchargé de citations de rapporta d\u2019experts, pour prouver que les cartouches en question avaient été condamnées comme défectueuses et auraient dû être détruites.Si l\u2019on acceptait cette théorie, les fonds payés pour les cartouches vendues à l\u2019Amirauté seraient de l\u2019argent trouvé pour le trésor.Mais M.Fraser fait remarquer que, en même temps, on vendait les mêmes cartouches, aux associations de tir de la milice et à la police à cheval du Nord-Ouest.Et il se demande si, vraiment, le département de la Milice aurait été assez insoucieux de la vie de nos miliciens et de notre gendarmerie de l\u2019Ouest pour leur fournir des cartouches condamnées comme dangereuses.D\u2019autres se demanderont aussi comment on a pu vendre de ces cartouches à l\u2019Amirauté, sans la prévenir de leur nature dangereuse.Car l\u2019idée qu\u2019elles devaient servir à des essais de mitrailleuses semble avoir pris naissance uniquement dans l\u2019esprit de Sir Sam Hughes qui l\u2019aurait communiquée à Sir Robert Borden.Il y a encore un point obscur à éclaircir à ce sujet.L\u2019Amirauté a déposé pour payer ces cartouches $79,-000.Le département de la Milice a reçu $64,000 et se trouve complètement payé.Les $16,000 qui restent n\u2019ont pas été remises à l\u2019Amirauté.M.Lewis ne peut ou ne veut rien dire que ceci : que ce compte n\u2019est pas réglé.11 y a là une somme de $15,-000 qui représente une majoration de $5 par mille sur les trois millions de cartouches livrées.Pour qui cette commission ?Mais l\u2019enquête sur cette transaction est remise au mois prochain ; et cette semaine nous allons revenir a l\u2019affaire des fusées, qu\u2019une indisposition de M.Allison a laissée incomplète, à un endroit scabreux de sa déposition.QUELQU\u2019UN A FAIT UN PROFIT DE $5.00 PAR MLE SUR LA VENTE DE CES CARTOUCHES L'auditeur général est encore convaincu que quelqu'un a fait un profit de $5 par mille cartouches.\u2014 Explications embarrassées et réticentes de M.F.Orr Lewis.\u2014 Vickers Limited n'a rien eu à faire dans cette transaction, mais M.Allison en était.Détrousseurs Les imagiers de la guerre nous ont montré des champs de bataille où de criminels détrousseurs, se glissant entre les cadavres à la nuit tombante, vont fouiller les morts et disputer quelque triste butin à leur sommeil sacré.Et les pillards des contrats de guerre, qui escomptent à leur bénéfice le produit des taxes lourdement payées par le peuple, ne font pas autre chose.C\u2019est le même acte, moins périlleux, mais aussi abject.Le contraste Les bleus se servent aujourd'hui de l\u2019exemple des Roblin et des McBride pour se donner du courage dans leur lutte à Québec.Le moyen est plaisant, mais il ne sert qu\u2019à illustrer plus fortement encore toute la différence entre un gouvernement libéral comme celui dont nous jouissons et les administrations bleues qui ont mené la Colombie-Anglaise à la banqueroute et pillé le trésor manitobain, Désappointement Ce qui désappointe immensément les torys d\u2019Ontario qui auraient voulu exploiter contre nous la victoire de Québec, c'est que l\u2019élément anglais de la province s\u2019est montré aussi enthousiaste que les Canadiens-français en faveur du gouvernement Gouin.Et cela détruit tout le jeu tory qui ne peut plus mettre sur le compte des préjugés une victoire aussi générale.Un chiffre Les libéraux, avec Gnspé et les Iles do la Madeleine, auront tout juste soixante-quinze députés à Québec.Soixante-quinze est un numéro chanceux, car c\u2019est aussi celui du canon français qui a été si puissant du rant la présente guerre.(Correspondance spéciale) Ottawa, 25 mai.\u2014 A la reprise, ce matin, de l'enquête sur ta vente des cartouches, devant la Commission Davidson, M.F.Orr Lewis, président de la compagnie Canadian Vickers Limited, fut le premier témoin entendu.M.Lewis commence par déclarer que la compagnie Canadian Vickers Limited est complètement distincte de Vickers Limited, la compagnie anglaise.Q.\t\u2014Etes-vous l\u2019agent reconnu de Vickers Limited ?R.\t\u2014Non.Le témoin dit qu\u2019il a eu connaissance de l\u2019achat des cartouches pendant un voyage en Angleterre qu\u2019il fit, par le \u201cLusitania,\u201d à son dernier voyage.C'est un directeur de Vickers Limited qui lui en a parlé.Ni Vickers Limited, ni Canadian Vickers n\u2019avaient d\u2019intérêt dans cette affaire, comme compagnies.Un des directeurs de Vickers Limited est venu au Canada en avril de l\u2019année dernière en mission spéciale du gouvernement impérial.M.Hutchison.\u2014 Ne parlez pas d\u2019autres affaires qui auraient pu l\u2019occuper.M.Lewis.\u2014 Je ne sais pas ce que je pourrais vous dire à ce sujet, si ce n\u2019est que cette affaire se trouve mêlée aux affaires impériales.Q.\t\u2014Qui était l\u2019acheteur des cartouches ?R.\t\u2014Le directeur de la Vickers Limited.Q.\t\u2014Au nom de qui ?R.\t\u2014Ça, c\u2019est une question difficile à élucider.Q.\t\u2014N\u2019agissait-il pas pour Vickers Limited ?R.\t\u2014Non.Il agissait pour l\u2019Amirauté.Le témoin dit qu\u2019il n\u2019a rien eu à faire d^'important\u201d avec cette transaction.Il était simplement le fidéicommissaire d\u2019un tonds ouvert à la Banque de Montréal, à New-Vork, par le gouvernement impérail, pour affaires de ce genre.Dans le cas actuel, les fonds avaient été déposés par l\u2019Amirauté.On lui demande quelles instructions il avait reçues au sujet de ce fonds.Il offre de répondre privément, mais refuse de répondre publiquement.Le gouvernement canadien a reçu $60,000 environ comme 1 prix de ces cartouches, en différents paiements faits par la Ban-I que de Montréal.Quoique fidéicommissaire pour ce fonds, le témoin n\u2019a signé aucun chèque pour les paiements des cartou-! ches.La Banque de Montréal a eu connaissance de la transaction et a dû en débiter le montant sur ce fonds.Le témoin ignorait complètement, avant de le lire dans les journaux, que ces cartouches fussent défectueuses.Q.\t\u2014Quel a été le rôle du colonel Allison ?R.\t\u2014Je crois que c\u2019est lui qui a proposé l\u2019achat.Q.\t\u2014A-t-il conféré avec vous à ce sujet ?R.\t\u2014Je ne lui ai pas adressé une seule fois la parole entre la date de mon départ et celle de mon retour.M.Lewis venait d'apprendre la.vcn-te lorsqu\u2019il est arrivé à Londres.Le prix était de ?20 le 1000.Il croit qu\u2019Allison lui a remis les factures, mais il n\u2019est pas certain.Il ne croit pas qu\u2019Allison.non plus que Searles (nu nom de qui les cartouches étaient expédiées)aient fait aucun profit sur la transaction.Lui-même n\u2019en n tiré aucun bénéfice.Le prix coûtant pour l\u2019Amirauté n'a pas été augmenté par l\u2019intervention d\u2019AUison.Le témoin refuse de dire dans quelles conditions il a été nommé fidéicommissaire pour ce fonds.Il le dira confidentiellement, si on le désire.L\u2019Amirauté avait déposé de $70,000 à $75,000 pour cet achat.Q.\t\u2014Avez-vous remis la différence à l\u2019Amirauté ?R.\t\u2014Non.La transaction n\u2019est pas encore complète, et ne le sera pas avant mon retour en Angleterre.M.Allison n\u2019étnit pas le représentant de Canadian Vickêrs.Q.\t\u2014Comment se fait-il que l'Amirauté ait chargé Allison de cette transaction ?R.\t\u2014Il faudrait le demander à l\u2019Amirauté.Q.\t\u2014Pourriez-vous deviner quelque motif ?R.\t\u201411 vendait do grandes quantités de munitions à l'Amirauté.C'est lui qui a fait les arrangements laver le département de la Milice.| On demande an témoin de produire ¦ toute correspondance qu\u2019il pourrait ! avoir à ce sujet et il répond qu\u2019il ne ; croit pas qu'il y ait de correspondance ; cola se faisait verbalement, et par câblogramme.R.\u2014Avez-vous eu quelque rommuni-ration avec Allison ?R.\u2014Oh ! Allison faisait tout son possible pour placer ce qu\u2019il avait à vendre.Q.\t\u2014 Pourriez-vous dire ce qui a mis le département de la Milire sous l\u2019im- 1 pression que ces cartouches étaient I pour Vickers Limited ?R.\t\u2014-Je ne sais pas o» le colonel, ! McDonald a pu prendre cette idée.| Le témoin ajoute qu\u2019il ignore ce que ces cartouches sont devenues; il ne : sait même pas si elles ont été livrées ! à l'Amirauté.I M.Henderson (l'avocat d\u2019AUison).\u2014 est alors rappelé.Q.\u2014Vous étiei De pair Les conservateurs d'Ottawa, effrayés du résultat de Québec, ne veulent pas pour rien au monde admettre qu'ils ont eu leur part de la défaite du 22 mai.La vérité c\u2019est que le record du gouvernement Gouin eut suffi à faire réélire tout gouvernement, comme les méfaits du gouvernement Borden pouvaient compromettre toute opposition conservatrice dans Québec.Les deux allaient de pair avec le résultat qu\u2019on a vu.-\u2014isa réconi erait de \u201e pris 1 initiative ; les oeuvres de ;\t- .\t.,___, l\u2019empire britanni- que.terrienne anglaise.Lors de la déclaration de guerre.que l\u2019on peut fonder sur son intervention.Certes, c\u2019est une rude tâche comme il était ministre des Finances, qu entreprend, entre les extrémis _\tt AflP si 0 j4s-.lt** J* A é S.0 C*î1 MM c\u2019est à lui qu\u2019échut la lourde tâche de financer les opérations de guerre.Plus tard, comme on s\u2019aperçut que ce qui manquait surtout à l\u2019Angleterre, c\u2019étaient les munitions, on lui confia le ministère des munitions.Entre temps, c\u2019est à lui que l\u2019on s'adressait pour faire régler les grèves qui menaçaient non seulement la production essentielle des munitions, mais même les transports.Et chaque fois qu\u2019un certain groupe d\u2019hommes publics trouvait que la politique de M.Asquith n\u2019était pas assez énergique, parce qu\u2019elle n\u2019était pas assez efficace, c\u2019est vers Lloyd-George que se tournaient les yeux même des torys les plus fanati- tes des deux côtés.S'il ne s\u2019agissait que des chefs, on pourrait espérer trouver assez facilement un programme acceptable à M.Redmond et à Sir Edward Carson.Mais ceux-là ont derrière eux des groupes extrêmes qui ne veulent entendre parler d\u2019aucune concision.Toutefois, M.Lloyd-George est déjà arrivé à concilier bien des aspirations diamétralement opposées et nous avons bon espoir que, ce qu\u2019il a pu accomplir avec les \u201cdockers\u201d de Liverpool, avec les ouvriers des chantiers de Glasgow, il pourra aussi l\u2019accomplir avec les Irlandais.Et ce sera un fleuron de plus à ajouter à sa couronne.Il savait Quand Sir Sam Hughes vantait en plein parlement le désintéressement de son ami Allison, il mentait sciemment â la face de l\u2019opinion publique.Il admet maintenant qu\u2019il savait f qu\u2019Allison retirait de grosses commissions ; et il n'essaie plus, avec quel insuccès, qu\u2019à justifier ces commissions dont il niait jadis l'existence.La comédie \"Il faudra au moins, disait Hughes en Chambre, indemniser Allison pour ses dépenses de voyage ; il n\u2019est pas juste qu\u2019il paye ainsi de son temps et de sa bourse pour le pays, et son désintéressement mérite une récompense.\u201d Et tout ce temps-là Allison encaissait des centaines de mille dollars, à la connaissance de Sam Hughes.Assez Les journaux conservateurs eux-mèmes en ont assez de Sam Hughes,1 de ses poses ridicules et de ses réticences compromettantes.Le \"Citizen\u201d et le \u201cTelegram\u201d pour deux, trouvent que notre ministre de la guerre est beaucoup plus nuisible qu\u2019utile aux intérêt* du pays.Pas même Les conservateurs à Ottawa comme à Québec n\u2019arrivent pas à donner Sam \u2018\tà leurs propres organes.Comment veut-on que le peuple indépendant les approuve ! RECAPITULATION * DU SCRUTIN DISTRICT MONTREAL-LAURIER ELECTION DU 22 MAI 1916 Poll No.Ouimet Turcot 1 \t\t\u2022 *\u2022 \u2022\t.\t9\t21- 2 .\t\t.\\3\t35 3 \t\t\t.6\t20 4 \t\t\t.14\t29 '\t5\\\t\t\t.6\t18 6 \t\t\t.\t9\t33 7 \t\t\t.10\t36 * 8 \t\teee .\t.14\t26 9 \t\t\t.10\t35 10 \t\t\t.15\t33 11 \t\t\t.13\t28 12 \t\t\t.15\t28 13 \t\t\t.\t3\t30 14 \t\t\t.15\t28 15 \t\t\t.\t5\t26 16 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022\t.6\t33 17 \t\t\t.13\t33 18 \t\t\t.\t9\t30 19 \t\t\t.\t7\t25 20 \t\t\t2\t28 21 \t\t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022\t.12\t21 22 \t\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\t.\t5\t22 23 \t\t\t.\t5\t23 24 \t\t\t.11\t23 25 \t\t\t.13\t22 26 \t\t\u2022 \u2022 \u2022\t.\t3\t34 27\t\t\t\t.13\t19 28 \t\t\t.\t3\t8 2'J \t\t\t.6\t14\" 30 \t\t\t.\t7\t28 31 \t\t\t.6\t20 32 \t\t\u2022\ti\t.1\t18 33 \t\t\t.21\t4 34 \t\t\t4\t46 35 \t\t\t.\t9\t43 36 \t\t\t.\t5\t25 37 \t\t\t7\t31 38 \t\t\t4\t31 39 \t\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\t.fi\t22 40 \t\t\t.fi\t17 41 \t\t\t.11\t10 42 \t\t\t.21\t13 43 \t\t\t.\t7\t5 44 \t\t\u2022 \u2022\u2022 «\t.10\t30 45 \t\t\u2022 *\u2022 \u2022\t.\t9\t13 46 \t\t\t9\t30 47 \t\t\tfi\t64 48 \t\t\t9\t3* 49 \t\t\t9\t49 50\t\t\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\t.\t3\t40 51 \t\t\t.2\t16 52\t\t\t.\t7\t17 53 \t\t\t8\t33 54 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022\t.\t5\t39 55 \t\t\t.\t5\t39 56 \t\t\t.\t9\t30 57 \t\t\u2022 \u2022\u2022 .\t4\t22 58 \t\t\u2022 \u2022\u2022\t.17\t30 59 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022,\t.\t30\t17 60 \t\t\u2022 \u2022\u2022 *.\t,.10\t7 61 \t\t\t\t,.12\t13 62 \t\t\t9\tfi 63 \t\t\t,.17\t8 64 \t\t\t,.\t7\t18 65 \t\t\t.19\t33 66 \t\t\t\t.\t7\t42 67 \t\t\t.\t3\t14 63 \t\t\t.7\t43 69 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022«\t4\t27 70 \t\t\t, 22\t45 71\t\t\t.10\t10 73 \t\t\t.12\t11 72 \t\t\t.24\t8 74 \t\t\u2022 \u2022\u2022 *'«\t.6\t7 75 \t\t\t.19\t14 76 \t\t\u2022 \u2022\u2022\ta.\t.19\t5 77 \t\t\t.22\t17 78 \t\t\t.13\t21 79 \t\t\t.12\t- 18 80 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022.\t.17\t22 81 \t\t\t.12\t17 R2 \t\t\t.12\t20 83 \t\t\t.12\t28 84 \t\t .\t\u2022 \u2022\u2022 *,\t.1\t26 85 \t\t\u2022 \u2022\u2022 .\t.\t7\t25 86 \t\t.\t4\t25 57 \t\t\t.\t5\t17 88 \t\t\u2022 \u2022\u2022\t\u2022 i\t.10\t27 89 \t\t\t.11\t21 90 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022\t.15\t11 91 \t\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\t.12\t18 92 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022\t.10\t3 93 \t\t\t.10\t9 94 \t\t\t.14\t12 95 \t\t\t.\t9\t4 96 \t\t*,\t.\t5\t11 97 \t\t\u2022 \u2022\u2022 \u2022
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