Photo-journal : tout par l'image, 13 juillet 1939, jeudi 13 juillet 1939
[" '-JOURNAL MONTREAL LE JEUDI 13 JUILLET 1939 Vol.Ill No.14 TOUT PAR L'IMAGE TOUT PAR L'IMAGE HEBDOMADAIRE ILLUSTRE ET LITTE R .A I R E GRETA GARBO, sa vache.et Stokowski Jeunesse d\u2019esprit \u2014 Pardon, monsieur, les auberges de la jeunesse, s.i».p.7 .En Eu'ope.les auberges de la jeunesse ont atteint une telle popularité que même les vieillards s'en mêlent! \u201cMonde\u201d tie Muuriee Chevfilier se mttrâe s \u2022>, s&sAK Lyn Logan, la vedette américaine qui joue souvent aux côtés du populaire Maurice Chevalier, va épouser bientôt Alfred Nathan, fils, président d'une compagnie de matériel de chemin de fer.Ils iront tous les deux à Paris voir Maurice qui leur chantera peut-être: \"Y m d'Ia joie, pair-tout y a d'Ia joie*.'' (VOIR NOUVELLE EN PAGE 3} -oa L\u2019APPEL DU LARGE L'INVITATION AU VOYAGE ! mm m-/:- I mmmë.\u2022 .: -, * ; - ' ¦' ; ¦ ' Am» '\u2022 ;\t.r ri lv: -r'¦ -/:.X ' mm \"¦y.: \u2022 ?our le prévenir de son arrivée à la maison.Il attache cette note à la patte du pigeon puis lâche l'oiseau.De la sote, Mme Ram-, say sait exactement à quelle heure préparer son dîner, afin de ne pas I faire languir son époux.Moyeu in-| génleux mais pas A la oortéa de Vo*d le monde.Ue ski sue IVwei ob4ient une ffjs'ttMde eoyue Pilote WtMi \u2022 *\u2022 _ Mlle Ruth Cohen, de Toronto, que vous voyez ici, est une experte dons ce sport qui devient de plus en plus populaire, sur les plages d'été.Elle est photographiée ici à bord de l'Ile de France, en route pour l'Europe où elle va défendre son titre, car sa renommé* de skieuse sur l'eau s'est répandue dans la monda «\u2022\u2018iar. *AGE PHôTÔJÔURNàC WONTR EAC 13 JUILLET 1939 La journée de Fay Holden (Maman Hardy) ^ .v.-w4r5 rm:vA î.\u2014A 7 heures du mo- 2.\u2014 Il fout bien ensut- 3.\u2014Autre devoir impor- 4.\u2014Et qui fero le me* 5.\u2014Après le diner, 6.\u2014Dons Toprès - midi, 7.\u2014Le soir, une portie tin, elle prepore le déjeuner de lo fo-mille.te lover lo voisselle.Jont: le petit déjeuner du serin.noçe si n o n io maîtresse du logis.Tinspection méticuleuse des fleurs ou jordin.une portie de ping-pong.d'échecs avec son mori, Dovid Clyde.f f/ rang d'étoile m m ¦ Louise Campbell qui vient de passer au rang d'étoile à la Paramount après son succès dans \"MEN WITH WINGS\".Sème anniversaire du premier succès de Tina Rossi PARIS.11.- Miuimlki.Tant qu'il y aura (U* *s étoile*.^.Tarentelle.Au bal de rumour, quatre parmi tant d'autres, parce (pie rémunération des succès de Tino Rossi, prendrait beaucoup plus de pince que celle qui m\u2019est mesurée.Quel chemin parcouru depuis sa première apparition sur une scène parisienne en 1934 où on l'applaudit dans la revue \"Parade de France\u201d, au Casino de Paris! Et combien de refrains populaires lancés par cette voix dont le charme est jugé incomparable! Il a présidé A une sorte de renouveau de In chanson sentimentale, celle qui se fredonne aux carrefours et vole sur les lèvres des midinettes.Il était fatal qu'il vint nu cinéma.Ce furent successivement \"Marinel-Jn, Au son des guitares.Naples au baiser de feu\u201d et en dernier lieu \u201c.Lumières de Paris\u201d.Dans toutes ces productions, II a enrichi son répertoire d'un chant nouveau qui n\u2019a pas tardé à connaître U succès des précédents.Si.pour l'instant, il ne prépare rien rie précis pour l'écran, il n'en aime pas moins beaucoup un art qu'il considère comme celui de l'avenir.Bien entendu, il adore particulièrement ce qu'il appelle \"son public\" et qui le lui rend bien.J\u2019ai vu dans un tiroir des centaines de lettres arrivées en quelques Jours à peine ü son adresse.Beaucoup d\u2019écritures féminines, de missives parfumées: le sexe faible ne résiste pas au plaisir d\u2019extérioriser ses sentiments.Une secrétaire décachette et.répond, sauf aux billets que le destinataire estime mériter une attention personnelle.Les enregistrements l\u2019accaparent aussi beaucoup et il prépare une tournée en Angleterre, succédant à celle qu\u2019il vient de faire en Allemagne où il connut un succès triomphal.LE CANADA DANS LES ALPES I pas un film dt tout repos, et ceux qui l'interprètent ont été choisit non > seulement en raison de leur talent.Àh! les chapeaux HOLLYWOOD, 11.\u2014 Il faut te | méfier de l'excentricité exagérée de-s | couvre-chefs, si chers aujourd'hui «à nas compagnes.Les studios Paramount en firent récemment l\u2019expérience.On montrait à quelques personnalités de la firme un fiim dramatique qui devait, après cet essai, être lancé sur le marché.Au cours d\u2019une scène particulièrement poignante.tous les spectateurs étaieitt haletants: l\u2019héroïne parut: mais elle portait un tel \"bibi\u201d, \u2014 pot de fleurs, corbeille à papiers ou cendrier.au choix,\u2014que tout le monde éclata de rire; l'effet tragique était annihilé.Il fallut retarder la première et rechapeauter la vedette ! Ensorceleuse Milizo Korjus, de lo M.G.M.vient de passer au rang de vedette après n'avoir tourné qu'un seul film aux Etats-Unis.Elle a conquis le public américain par sa beauté, sa voix et son élégance.Et maintenant ne croyez pas que je tiens tous ces renseignements de l'intéressé lui-même.Le voir, oui: mais le faire parler est beaucoup plus difficile.Sauf avec ses intimes, il est habituellement très peu loquace.D'aucuns prennent cela pour de la prétention.11 parait qu'ils ont tort! Au fond, le croiriez-vous.'J'ino Rossi est un timide.® Annie Ducaux, Victor Francen.Harry Baur et toute la troupe rie T\u2019Homme du Niger\u201d sont rentrés dernièrement d\u2019Afrique où ils ont tournés il Eamoka dans une léproserie et sur les bords du Niger d'importantes scènes de ce film.Toute bronzée par le soleil africain, la charmante Annie Ducaux déclarait \u2014Quel beau voyage nous avons fait.J'ai bien eu quelques émotions avec les serpents mais je ne regrette pas mon séjour dans ce pays admirable.\u2022\tC\u2019est la Jolie Annie Vernay, l'héroïne de \u201cWerther\", qui sera la vedette féminine de \"Dédé de Montmartre\u201d avec Albert Préjean comme partenaire.#\tCharles Trenet que nous verrons bientôt dans **Je Chante\u201d r.26 fins, il est célibataire.Trois personnages en contemplation devant la nature.Jacques Ter-rane, Michèle Morgan et Max Michel, interprètes de la Loi du Ford, le nouveau film de Jacques Feyder.Avant de partir pour le Canada qui, pour la commodité du cinéma, a bien voulu se transporter dans les Alpes, à Villars-rie-Lans.Jacques.Michèle et Max sont allés faire un peu d\u2019entrainement sur la neige.Prudence élémentaire Lorsqu\u2019on doit se lancer à la conquête du Grand Nord et des Montagnes Rocheuses.Lit Loi du Ford, en effet, ne sera mais aussi de leurs qualités sportives.Ï1 est curieux de noter la prédilec-: lion que Jacques Feyder semble avoir pour les personnages de haute stature.La distribution de son film comprend les nom de Pierre Ri-chard-Willm, Max Michel.Arlette-Marchai, du prince Troubeizkm : tous acteurs dont la taille dépasse sensiblement la moyenne.Mais le plus grand de tous est le nouveau jeune premier Jacques Terrane.à côté de qui Richard-Willm et Charles Vanel ont l\u2019air de petits collégiens.Sympathique d'ailleurs, avec une voix et un sourire qui feront de lui un comédien bientôt populaire.Danseurs m ex i ca i 11 s H Va- 'i i^yÉs Voici Solino Kertono et Angelita Tretoli, deux vrois Mexicains qui ont interprété les danses du folklore mexicain ou festival de Toronto, récemment.Possédant l'ort chorégraphique à fond, ces deux jeunes danseurs ont exécuté leur numéro avec une souplesse et une agilité extraordinaires. MONTREAL\u2019 13 JUILLET 1939 PHOTO-JOURNAL RAG* * 15 DA NI EL LE D AH H ŒUX tourne sous les yeux de son mûri Un film amusant, sans plus d'importance que son titre: \"Battement de coeur\".PAItlS.11.\u2014 Danielle Danicux.néma.romme j'ai toujour* été ce que nous n\u2019avons pas vue depuis qu\u2019on a voulu que je sois, je suis quelque temps, à notre grumi re- devenue ce que je suis.\u201d ttiei.est actuellement la vedette Danielle Dam'eux a tourné dix-do Itattement de coeur, que réalise huit films: des bons, des mauvais, son mari Henri Decoin.(\u201desl une des trais, des tristes, et elle a l\u2019im-comédie plaisante comme on en pression que son rôle de vedette donne à Hollywood, c\u2019est-à-dire qui est aussi lourd à porter que son Mickey prend un bain forcé 33l»8ëëSlflff >v ¦ Pour ovoir voulu foire la loi à ses petites camarades Ann Rutherford et Judy Garland, fe jeune et impétueux Mickey Rooney se fait balancer par les deux vedettes qui prouvent que les femmes savent s'unir pour vaincre.DAMF.U.K ï)ARRIKlTX finit bien et qui reste un peu à la «uperficie des sentiments sans aller au fond des choses.D\u2019ailleurs, un battement de coeur est souvent imperceptible, même dans l\u2019amour 1** plus sincère et le mieux partagé.J .es admirateurs de Danielle !>a-l ieux commençaient à trouver !\u2022\u2022 temps long.On se demandait si l\u2019Amérique n\u2019allait pas garder pour toujours cette artiste ravissante qui a conquis, par sa grâce et son talent, tous les pays.Quand on pen-t.»* que cette jolie fille de vingt-deux ans a déjà paru dans tant de films! Elle a tourné le Bal, alors qu\u2019elle avait quatorze ans à peine.Puis on la vit dans iMayerling.dans t lub de Femmes, dans un Mauvais garçon, dans Retour à l\u2019Aube, dans la Coqueluche de Paris, pour ne cit**r que quelques-uns de ses succès.C\u2019est un beau palmarès pour un \u2022 actrice aussi jeune.tV qui est curieux, c\u2019est que le cinéma ne fut pas chez elle une vocation irrésistible.H y a quelques années à peine, elle pratiquait le violoncelle et songeait à entreprendre une carrière de musicienne.Après le Bal, on ne parla plus de la musique; cependant, elle n\u2019avait jamais rêvé d\u2019être Cîreta (îarbo ou Marlène Dietrich, (\u2019\u2019est le hasard qui la conduisit au studio et elle j est restée.Je suis née très joyeusement !«\u2022 1er mai 1917, à Bordeaux, dit-elle.et la vie commença pour moi d\u2019une façon normale: je fis mes dénis, j\u2019eus la rougeole, etc.Puis, à l\u2019âge où les gosses sont encore des gosses, on me donna un violoncelle: je le fis pleiüer et si bien qu\u2019on n\u2019hésita pas à me faire préparer le Conservatoire.Comme j\u2019étais très petite et mon violoncelle très grand, c\u2019est moi qui pleurais quand les cordes ne vibraient pas.Plus tard, si j\u2019ai une petite fille, ?die jouera plutôt du tambour que «lu violoncelle.Après le Bal.le Conservatoire fut oublié; on parla maquillage.répliques, scénarios.Je fis de l\u2019entraînement cinématographique devant mon miroir: j\u2019articulais, je prenais des poses.Etais-je une comique ou une dramatique?Mystère.A la vérité, on est soi-Dième, c\u2019est-à-dire presque rien, et Ton devient ce que le metteur en scène veut qu\u2019on soit.Voilà le ci- énorme violoncelle.Maintenant, on prend la petite fille au sérieux; les metteurs en scène lui parlent avec déférence; les niuchiuisies lui demandent des photos; les électriciens l\u2019éclairent avec respect et les pompiers lui permettent de fumer au studio.C\u2019est comme vous le voyez, une enfant gâtée.Maintenant, elle adore son mé JEAN-l.BARRAULT est.un homme d'action A vingt-six ans.après ses débuts.PARIS.U.\u2014 moins d'un an Jean-Louis Barrault est à la tête des artistes les plus doués de ce temps.Sa création du \u2018'Dromadaire'' dans \"Jenny\" attire vers lui l'admiration attentive et curieuse du pu- / no mm roi If Psinon de Lenelos tier et se déclare j>i ête à le.servir i folie, qui a conservé le souvenir du toute sa vie.Signe particulier: j visage ardent qu\u2019il a prêté à l\u2019anar-c\u2019cst une caricaturiste de talent.Au ; chiste de \u201cSous les yeux d\u2019Occident\u201d.studio, pendant les pauses, elle ai- j pujs on ic revit dans \u201cHélène\u201d, aux me à croquer sur le papier son met leur en scène, ses camarades, et toujours avec un sourire qui désarme ceux qui ont été ses victimes.Débuter à quatorze ans, être une grande vedette à vingt, voilà de quoi faire tourner une tête peu î solide.Mais Danielle ne s\u2019emballe ; pas et elle reste aussi enjouée, aussi 'sensible qu\u2019une petite fille.Hollywood ne.l\u2019a pas perdue, au contraire.MARLENE A PARIS côtés de Madeleine Renaud.Et l'on se demande: qui est-il?d'où vient-il?Elevé à Paris.11 a toujours eu la passion, non pas du théâtre, mais de l'expression des sentiments, quelle naisse de la danse, de la pantomine, de l'atr dramatique proprement dit ou de la fusion des uns et des autres.Quatre ans à l'Atelier, chez DulUn.ont fait de lui ce qu'il est lorsqu'on vint le chercher pour le conduire à Marc Allégret.qui préparait la réalisation des \"Beaux jours \".Il n'a jamais lait de cinéma.On lui donne un petit rôle, celui du garçon qui s\u2019en va vers les iles.qui s'évade.Ce premier pas franchi, on sait ce qu'il a fait de l'anarchiste dans l'adaptation de \"Sous les yeux\u201d i \u2014Ce qui me gêne au cinéma, dit- PARIS.II.\u2014 [I y avait longtemps que l'on avait parlé de , c est le cas excessif que l'on fait Marlène ! Son | (;P )a figure.Un dos.une main, prochain retour june épaule, une silhouette, cela e n France 1 a par]e autant qu'un visage.Mais le remet à nouveau j gros plan est roi!.d actualité.\tIl déborde d'idées, d'enthousiasme, henu'! Ha» n .ff ; cte Passion réfléchie.Il brûle d'intel- quelque terni' !ligence' C cst un ê,re d exception circulaient sur le ' \u2014Exprimer, dit-il.c'est atteindre jort du film1 'amour absolu, c\u2019est entrer en con-qu elle doit tour- ! tact avec les dieux, son dieu personnel' dans nos j ne!' ,-,es uns 'e trouvent dans la mutt udl os.Le , sipue.les autres dans la sculpture, choix d'un scé- ' d'autres dans l'action, ou l'amour nario qui plût à tout le monde sem- \\ humain.Chaque personnage est une Marlène Dietrich | blait surtout difficile à fixer.Il ^semble que cette fols l'accord se fera sur un sujet intitulé Délié d'An-j tiers, qui nous montrerait VAnge I bleu\u201d sous ses meilleurs atours, j Quoi qu'il en soit, Marlène Dietrich arrivera en Europe le mois prochain.Pendant son séjour à Hol- aventure, un évasion, un voyage.Je suis comme un enfant qui reçoit un jouet, je me jette sur lui, je l'emporte.Ses projets, son ambition?Exprimer, toujours.A travers lui-même comme acteur, en se défendant jalousement de l'automatisme.En ani Alla NAZIMOVA d'après sa plus récente photographie.A soixante ans bien comptés \u2014 elle l'avoue elle-même d'ailleurs \u2014 Mme Nazimova n'en parait pas quarante.Elle a une vitalité exceptionnelle et se prépare à monter des spectacles dramatiques pour la radio à New-York.Elle dit que la radio offre des possibilités dramatiques sans limite.LA VENGEANCE DU CLOCHARD PARIS.11.\u2014 La Cliaretle Fantôme.film de Julien Duvivier.met en scène d'innombrables clochards.Le régisseur en ayant fait l'autre jotu-, sous les ponts, une razzia suf-fisanté.était en train de les embarquer dans le métro, lorsqu'il s'aperçut tout à coup qu'il allait partir seul.Pas un des clochards qui l'accompagnaient, ne l'avait, en effet.suivi dans la voiture.Il eut tout» juste le temps de redescendre.Ses clochards étalent bien là.mais ils étaient, restés sur le quai à se disputer les mégots que les voyageurs y, jettent avant de monter.Comme on le voit, il s'agissait bien: de vrais clochards.Si l'on en doute, écoutez encore : L'un de ces pauvres gueux, qui avait l'habitude de gagner sa croûte en ouvrant les portières devant le restaurant du Père Louis, s ciait vu, la veille, interdite cette fonction.Le lendemain, à son premier soie de figuration, on lui remit *1.25.Lesté de cette somme, pour lui démesurée, notre homme en profita tout de suite pour exercer contre le Pcie Louis, une vengeance ma toi aussi simple que spirituelle.Il sa contenta, en effet, d'aller diner elle» ce traiteur de luxe, imposant aux habitués de l'établissement le voisinage de ses nobles guenilles.xsujznji lywood, cet hiver, elle n'a tournémateur lorsqu'il aura une salie à lui, | aucun film, comme elle le suppo-où il pourra travailler comme d'att- salt à son départ.très s'abîment dans la prière.\u2022\tA peine a-t-il terminé \"Vous seule que j'Aime \".que Réda Caire commence dans quelques jours un nouveau film, c'est une opérette intitulée \"Marseille Mes Amours\" avec Gor-Ictt et Mireille Ronsard comme partenaires.Lilian Harvey, après une longue ! absence â l'écran tiendra le premier ' rôle féminin dans \"Sérénade\", film entièrement consacré à la vie de Franz Schubert.Son partenaire sera Claude Dauphin.\u2022\tClaude Dauphin et André Luguet seront les partenaires de Danielle Darrieux dans \"Battement de Coeur\" dont Henri Decoin vient de commencer la réalisation.¦\t\t\t\t\t¦ < \t\t\t\t1\ti SI IB DBLAMAnK ri b a ns nsHoin *1 OUIt JOUVET ____ AIMS CLAIIIOMD «S! MUSICS CKAMOC SSSEIP?/ .4e |\tuViueEnRtRiE./ SEM* RÂl«4(j ¦Ufa iFtEnfiimBE,4z iBdOiiiLmratGiEn\": SALLE (LïMATîf msi Ig PHOTO-JOURNAti ¦t**'» \u2022 -VÎ MONTREAL'\u2019 »3 JUILLET 1939 DEANNA DURBIN A SES PREFERENCES \u2022HOLLYWOOD.11.\u2014 On ne voit Ji.mais Deunna Durbin autrement 4\u2014La Saskatchewan rapptiit .a ioi de prohibition.1935\u2014Mort de Joseph-A.Menu!, député d'Outremont-Lauiici ini'! Communes.17 juillet 1648 - Les Iroquois sont battus I 7 les Huions à Trois-Rivières 1648\u2014Première assemblée en ta', de la tempérance à Sillcry 1654\u2014Le Père LeMoyne nrrivi Prescott.Ont.1673\u2014Les Pères Marquette et \u2022!< quittent le Mississipi pout Canada.1786\u2014Le gouvernement brilaiüiiqi.e refuse d'appeler New-Irdi ml i Nouvelle-Irlande i File Saint-Jean 'baptisée ainsi par Champlain et qui devait s'appelet phu tard ÎTle du Prince-Edouard \u2022 ir tel !» Solulion de mois croisés de la semaine dernière 2 S 4 & 6 ?10 n 12 1.1 11 IS U 17 1» 19 2021 22 21 g Si P H:l L 1 .F P E g M'E K.A îjT DiRiE g g [î BEL H'A'RLE B0UgI|LSB U R'E g SA g S E A!z S EI ?8 RIE 5 ü a d i uj T es b t gsup g s Ais g n:o e g b o l b ç a p g s 0\tç S T E;T B L E S a U i L I S g SI0IH g A;M 10 Kg ART g M ED I CL I S H M 0 L @ Ç R:I El'E w S i R s B K'S a e r I v:i;l b MH e:l A-B Z g M|A| liÇSBDiETaLO.SgSBE s E B T:E;L i A'A I E,0K HîîSNjETBES ST0:ü S'BETSOMgAMROUBSjENS I MUSEBORTBKE l'GIE g U R:E 1011 S Ej \u2022 AlgR'O'B'gEUiU SEiUSgMjAlSIgER! ' ZaGi:ç:ESgTE|OBAEgV:Iil|:LgEi E E EI S E'I'A 8 RII i E K a M A L | F A I Ti POU i;F.O L g E R N E S;T: I Q L|IIN B Ç 0:R| !P|I iPIlNiB E TE g R B EjVIE | E|U|T g Sil, A i Ç!A|L g E L'A g API g E R;G g L S U g E' 1\tTlIlN RA SIU11 S!E RiE'g S\u2019H 11 T|R|lin i E|Ll!S|IlS;0!O|Ç g N H T'A g M|A|SÎB I lE'g B g I D|E!L|AiyiH|A|Y | C'AIUICIAISIIIE g | g MONTREAL 7 3 JUILLET 1939 PHOTO-JOURNAL p*at 19 J! jnul êlro jrmte l>onr appronflrr CHRONIQUE DES TIMBRES ~1 s PAR L'ONCLE ALBERT C est une croyance populaire erronee que celle qui dit que les enfants peuvent apprendre beaucoup plus facilement que les adultes, que leur mémoire est meilleure, etc.Le cas de John Huxton est un exemple typique du contraire: 39 ans, il eut enfin assez d'argent pour réaliser son rêve, entrer au collège.Il vient de finir son cours, ayant remporté tous les premiers prix.\u2022 t.e Venezuela, il y a quatre-vui»!.- ans.émettait son premier timbre.A l'occasion de cet anniversaire.on va émettre un 10 c.carmin commémoratif, qui sera tiré à 250.000 exemplaires.in royaume des ('hi(>iis < Copyright f,,, Phoio-Jorima\u2019 I.SIMPLE CURIOSITE ?Voici un Irait de curiosité re-rnoiriiiable de la part des Collies Sunnybank.Un jour, je nie couchai dans un champ et appelai dear petits collies non.domptés: if, répondirent tout de suite à mon appel et accoururent vers mor ./'essayai de les /aire venir à moi une seconde /ois.mais ils se contentèrent de me regarder, et c\u2019est tout: cette Jois-là.je n etais ni assis ni couché.c\u2019est là toute la différence.Je tentai la même expérience avec tes plus vieur naturellement, ils répondirent à mon appel, même si j\u2019étais 'debout, mais lorsque je me couchai.ils coururent, vers moi à toute vitesse et formèrent un cercle autour de ma personne: ils étaient quatre.Je iis semblant d\u2019être malade et me plaignis: les braves bètes paraissaient très inquiètes.cela se voyait dans leurs yeux et par la manière qu\u2019elles me Iraitèrent.Elles passèrent et repassèrent par-dessus moi.me léchant.me sentant, et faisant tout leur possible pour me /aire lever.Je les laissai continuer ainsi pendant quelques minutes cl me levai.Aussitôt, deux d\u2019entre elles retournèrent don elles venaient et les deux autres se couchèrent i me., pieds.Je me demande si c\u2019est l\u2019affection ou simplement la curiosité qui les' fit agir ainsi.Etait-ce parce que j etais étendu par terre et qu elles mf croyaient malade ou blessé qu\u2019elles accoururent à toute vitesse?\u2014 Peut-être.Qu\u2019en dites-vous, chers lecteurs?Etail-ce de l\u2019affection?., de la +±~i03ité?.ou peut-être les deux?I5.?6l-Sn Comme je le disais précédemment.il y a dans notre province quantité de collectionneurs qui ne se connaissent pas et qui auraient tout intérêt à se grouper, tant pour les échanges que pour tes connaissances que chacun peut apporter à la philatélie.Quoique la saison ne se prête guère aux mouvements, il serait bon de se préparer en vue de la période qui s'annonce très active à l'automne prochain.C\u2019est pourquoi, j'ai pensé de donner ici quelques directives pour l\u2019organisation de sociétés philatéliques qui se formeront éventuellement dans différents centres de notre province.Les directives que je donne ici me viennent de W.B.Grant, membre de la Société Royale de Philatélie de Londres.Les associations philatéliques ne diffèrent aucunement des autres en tant qu\u2019associations.Une société mal dirigée doit forcément sombrer tôt ou tard.On peut attribuer ce résultat à l\u2019indifférence de ses adhérents, car ce n'est pas toujours la faute du Comité.Il faut donc coopérer avec la direction qui s'efforce de tracer un programme qui plait à tout le monde.te des goûts des sociétaires et agisses en conséquence.Une conférence avec projections, un concours, une soirée intime, où les sociétaires peuvent avoir l'occasion d\u2019exhiber leurs trésors philatéliques, peuvent être organisées dans le courant de l'année.Un tirage ayant comme prix un bon timbre ten l'occurrence un timbre canadien de valeur) pourrait aider à défrayer les dépenses de location.Organisez au moins une excursion estivale.Visitez en groupe d'autres sociétés.1E*.\u2014 Réservez une partie de chaque réunion à la conversation et aux échanges de timbres.Les bavardages philatéliques sont toujours intéressants.*F).\u2014 Ne négligez pas les visiteurs étrangers à la société, qui.généralement, se présentent et s'en vont sans bruit et qui ne reviennent jamais parce qu'on a omis de leur parler et de leur faire bon accueil.Le cas échéant, un commissaire pourrait être délégué à cette fonction intéressante..\u2014 Il convient qu\u2019un conférencier qui est l\u2019hôte d'une société soit présenté à la plupart des membres.iH>.\u2014 Bien que le secrétaire ait toute la charge des organisations, il convient que les autres membres du bureau lui prêtent leur concours dans l'intérêt de la bonne marche de la société.CONDUITE GENERALE La clé de voûte du succès d'une organisation est que celle-ci soit bien dirigée sinon les réunions sont peu fréquentées.Il y a: 1er.\u2014 Ceux qui assistent aux réunions et soutiennent la société d'une manière générale.-\u2022 \u2014 Ceux qui s'intéressent seulement à la section des échanges.3e.\u2014 Ceux qui sont membres de nom et qui semblent se désintéresser de tout.Les premiers, naturellement, forment la colonne maîtresse de l'édifice social.Les seconds sont utiles, indispensables à la bonne marche des échanges, pourvu qu'ils n'aient pas simplement pour objectif de tirer d'une société tous les avantages possibles sans rien donner en retour.Les troisièmes, quoique peu utiles quant au but principal poursuivi par une association, ne sont que des participants désireux de faire partie de la société.Leur attitude se justifie pourvu que ces adhérents paient régulièrement leur cotisation en temps voulu et se rendent utiles à leur façon au point de vue financier.Chaque association devrait avoir une section d'échanges et une bibliothèque philatélique, et par une circulaire tenir ses sneiétairoc an LIEU DE REUNION Le quartier général consiste toujours en une petite salle de l'endroit où se tiennent les réunions \u2014 et la première chose dont on doit tenir compte, c'est que cette salle soit confortable.Les salles mal éclairées, ma! ventilées et mal chauffées ont pour effet d'éloigner les sociétaires.PROGRAMMES ET REUNIONS II est difficile d'établir des règles fixes et absolues mais il faut éviter de tomber dans certaines erreurs grossières auxquelles on peut parer de la manière suivante: \u2022 Al\u2014Nommer un président qui (connaisse son affaire et non pas simplement parce qu'il s'appelle M.un Tel.j 'B'.\u2014Réduire les comptes-rendus a 11'strict nécessaire.Les discours de longue haleine sont un fléau.'Ch\u2014Si vous faites une démons-j tration pratique, accordez le temps suffisant pour qu'on examine bien la pièce, et.au besoin, momrez-la (sur un écran pour que tout le mon-( de puisse la voir et en jouir.Si ! vous faites la lecture d'une compo-isition écrite, étnaillez-la de quei-iques anecdoctes de façon à la ren-:dre aussi peu ennuyeuse que passible.'D>.\u2014 Le programme de la saison doit être aussi varié que possible.Des démonstrations trop techniques peuvent éloigner les auditeurs.Tâchez de vous rendre comp- sirables.ILs donnent à la société un enthousiasme souvent absent chez les ao'ultes.RECRUTEMENT Il est très utile d'adopter une circulation contenant les renseignements de la société pour être envoyée avec un bulletin d'adhésion aux personnes susceptibles d'en faire partie.Cette circulaire destinée à la propagande devra être rédigée de façon à attirer l'attention et devra contenir des renseignements suffisants sur le but que poursuit la société, sur ce qu'elle a fait et sur ce qu'elle fait.Des inscriptions fictives ne servent à rien.PUBLICITE La philatélie exige de la publicité, d'autant plus que même à une époque aussi éclairée que la nôtre, le public ne se montre pas toujours juste envers les collectionneurs.Les communiqués aux journaux seront rédigés dans un style bref et intéressant.APPUI DES NEGOCIANTS EN TIMBRES Bien que dans certains cas.l\u2019élimination de ces éléments puisse paraître justifiée \u2014 car ces membres n'y vont parfois que dans un but commercial \u2014 il en est qui sont désintéressés et leur désir n'est que de voir la société prospérer; il convient dans ce cas.de les accepter comme membres simplement, car ils sont souvent d'un précieux appoint au succès du club.CONCLUSION Le succès d'une société rejaillit toujours sur ses dirigeants et à juste titre, pourvu que.dans leurs directives, ils visent ]e but de poursuivre l'avancement de la philatélie.d'intéresser les adeptes et les profanes.Le succès d'un réunion est d\u2019autant plus grand que l'auditoire est plus nombreux, car il ne faut pas oublier que.PLUS IL V A DE F.LATELISTES PLUS ON rit: Premiers astronomes en Amérique Dès les débuts de 1ère chrétienne.il y avait déjà en Amérique des astronomes ! C'est ce qu'ont prouvé les récentes découvertes de Chichen Itza.dans le Yutacan mexicain, qui fut autrefois le centre de la civilisation inca.Pièce par pièce, les archéologues ont réussi à reconstruire ce qui fut probablement le premier observatoire en Amérique.On a trouvé sur les pierres des signes astronomiques, comme les différents solstices, les équinoxes, etc.qui prouvaient chez les Incas une science des astres avancée.Sur le timbre mexicain ci-des-sus.on voit une vue de Chichen Itza.la cité inca que l'on est en train de reconstruire.Vancouver, la clé de l'orient Ces timbres n'ont pas dû plaire oux Allemands «.TV#,.fcr5\u2018y : Quand aux derniers jours de la Grande Guerre, l'armée allemande se vit forcée d'évacuer précipitamment son front de lest, elle laissa la plus grande partie de ses bagages en Letvie, province allemande qui dès l'Armistice fut formée en principauté indépendante.Etat indépendant.la Letvie se préoccupa aussitôt de faire imprimer des timbres:\tmais l'Allemagne avait épuisé à fond les ressources du pays en papier.La Letvie dut se servir de tout le papier convenable qu'elle put trouver; on se servit surtout du stock considérable de cartes militaires que l'armée allemande avait abandonné derrière elle; d'autres timbres furent imprimés sur des marks dévalués, etc.Le timbre ci-dessus date de cette époque: portant sur un côté l'effigie officielle ' BRUKKA!\" .P§fv fl *^ucr* ¦\u2014'-V _ ^ \\ v «* nn « ON LES AMÈNE DEVANT LE TERRIBL BRUKKA: \"MENEZ la FEMME DA\u2018 An MON HAREM QUANT A CE i» CHIEN PELÉ.FAITES-EN ^SX\\ CE QUE VOUS VOUDREZ\" » / x/i ' te w J» fi^r- X fl.' rf* GUY EI PRIA ONT SUIVI LES GEANTS JUSQU'À LEUR CAVERNE.ILS ONT ABANDONNÉ LEURS SKIS.\\jiw ^v:- ;\u2022 nJÜiitàih r5?r^V \u20221 h-*-' < ; ï 1 y' -i SX*! DANS LA CAVERNE.GUY NOTE QUE LA CHALEUR EST FOURNIE PAR DES FUMÉES VOLCANIQUES.r mm îisifâx' L.X\\\\ Vt'.v.X ÉH Inc.-World right^n VÀ 1 kVsN ¥ jt DE RETOUR DE LA CHASSE, UN GEANT DÉCOUVRE LEUR PISTE.ILS N'ONT EU QUE LE TEMPS DE SE CACHER.Le semaine prochaine: \"MARCHE VERS L'ENFER\" i il ! MONTREAL 13 JUILLET 1S39 PHOTO-JOURNAL PAGE ¦ i I i :| i il ! I II i i ROLAND CASSEtOU\tJENNY L AVENTURIÈRE A PRIS LES TRAITS D'UNE HÉRITIÈRE DISPARUE LA VEILLE DE SON MARIAGE.POUR METTRE LA MAIN\t El\tjjUr\\ LEb BIJOUX De L/\\ DISPARUE ELLE SE PAIT\t & ON\tVG L.0 NT A ! R E ME N T C A P -\ti « CHIEN\t1 e ;\u2022 E i PAR L' ¦\t EU R r- \\i 7.le '\u2019pvpf:\ti TOlMf! toçbtmrU ü.a PftUat OttW\tI\ta j \\ \\ _L-'1 lüi 8|Æ E VOULAIS PAS ÉPOUSER MON VIEIL AMI, TU i PAS EH BIEN VA T-EN DANS T TU ENTENDS.7 JENNY REFUSE- ELLE NE SAIT OÙ EST \"SA\" CHAM BRE TU REFUSES.ON VA T'Y CONDUIRE.T'.:' ''' - i -1 mtÿf JE TE VERRAI DEMAIN MATIN.\t,____ mm fgyîïvîjK -1* '«l J'AI RETROUVÉ MON HÉRITIÈRE.El VOUS., L'AVEZ VOUS ENFIN CAP ' TUREE VOTRE FAMEUSE VOLEUSE?\u2019'âm-v v.a?.YE^ T \u2019.\u2019Si?-; VT^'îV.5 '¦ i% .:\t\u2022 ¦ hj-êk-.-.is iVV.%: \u2022 .-.PAS MAL, PAS MAL.FAUT OUE JE REMERCIE\t^ L'INSPEC- Ç~y\\ TEUR._) f à ' / Uni'2 J N .M'» W < > >\u2022 CHER INSPECTEUR.MERCI POUR VOTRE AIDE EFFICACE.JE VAIS TOUT RACONTER AUX JOURNAU JENNY.' r\u2014 LA BLA GUE FIT LE TOUR DE LA VILLE.EH' VOUS AURIEZ DÛ NOUS AVERTIR OUE VOTRE FLAIR VOUS AVAIT PAIT TROUVER JENNY |Vjî#igÀ; mm VOUS VOILÀ IDIOT.RENDEZ MOI MON ARGENT.VOTRE ARGENT?IDIOT?vous.fglllpiir VOUS.ËilillL Bsssæism® TV;.V uT mît mmm IDIOT VOUS-M-ME DE N'AVOIR MÊME PAS PU RECONNAÎTRE \\/r\\-rnc nnr\\CDcr rn i c\t____ v/rvrnc nnrrCDir ru i r MæjfM?|tr< , NX'cfki righu rcscrtèà fiGE 22 PHOTO-JOURNAL! MO NTR EA L 13 JUILLET 1939 Le chemin du péché (Suite de lu page 12) Brusquement.Marcelle échappa aux mains de son mari.Elle sanglotait bruyamment, les joues inondées de larmes.Elle jeta son sac sur le trottoir, avec rage!.Puis, dans un élan, elle enjamba le parapet!.\u2014Marcelle!.Un grand cri d'épouvante et d'horreur!.Puis, de multiples exclamations.Des gens qui accou-raicut.Livide, encore stupéfié par cet éclat suprême, auquel il ne s'attendait pas.Jean Lurchel chancelait, le coeur traversé comme d'un coup de poignard.Le cache-col de laine de sa femme, qu'il avait agrippé au dernier moment, lui restait entre les doigts.Marcelle était tombée d'un bloc, telle une pierre, et sans un cri.Son corps avait à peine tournoyé dans le vide, avant de frapper l'eau, un \"floc \" terrible, que trente oreilles perçurent.Puis, dans le noir, une forme sombre qui se débattait.et plus rien.La forme s'en fui à la dérive.Elle devait se trouver juste sous le pont, maintenant!.Jean Lurchel ne pleurait même pas.Un douloureux rictus tordait sa bouche, déformait ses traits.Sous le reflet blafard du bec de lumière proche, il ressemblait à un spectre.Il trembait convulsivement.et ce fut d'une voix sans timbre qu'il gémit, penché par dessus le parapet fatal: \u2014Marcelle!.Il ne voyait rien de ce qui se passait alentour, n'entendait pas tout ce que l'on disait autour de lui.Pourtant, le nombre des badauds grossissait de minute en minute.ceux qui avaient assisté à la brève algarade renseignant complaisamment les autres: \u2014Qu'est-ce que c'est?.Que se passe-t-il?.\u2014Une femme qui s'est jetée à l'eau!.-Une toute jeune, dites!.-Elle se disputait avec l'homme qui l'accompagnait, bien sur!.Le grand brun.là.sur la droite \u2014Cui-là qui a un chapeau melon?.- Non.l'autre, avec le ciré.\u2014Encore un chagrin d'amour!.Marcelle, quelle s'appelait!.Il l'a assez répété!.\u2014Paul descendre sur le bas-port.Heureusement que voilà les agents!.Ce fut une ruée.Jean Lurchel suivait, hébété, en automate.Il ne savait que répondre aux questions dont le harcelaient les sergents de ville, entre lesquels il marchait .Il ne faisait que répéter: \u2014Ça été si vite fait!.Oui.ça été si vite!.La réprobation générale l'rn-lourait.Il s'en fallait de peu qu'on l'interpellât, et beaucoup eussent souhaité de le bousculer.Des mots le poursuivaient comme autant de flèches, plantées dans scs reins, finissant par atteindre son coeur: -Elle lui faisait une scène de Jalousie.\u2014C'est lui qui 1» disputait!.\u2014C'était sa place à lui.dans le jus!.Puis d'autres: -\u2014Une barque s'est détachée de l'ile Saint-Louis.\u2014Si encore il ne pleuvait pas!.\u2014Ils sont trois dans la barque, avec des lanternes.\u2014Ne poussez pas comme ça.voyons!.On n'est pas au cinéma !.Enfin le bas-port.La Seine toute noire.La masse sombre de l'ile Saint-Louis, dans le fond, avec des lumières qui couraient, bu monde partout, de tous côtés.Jean se cramponnait au bras d'un des sergents de ville.Il regardait la barque des sauveteurs.halluciné.Tout à coup, une rumeur.Les mêmes mots sur toutes les bouches, articulés sur un tel ton de soulagement!.\u2014Ils l'ont retirée, mais elle est évanouie.Du monde encore.Un remous.Et puis.Marcelle, là.étendue à ses pieds, les yeux clos, comme morte.Elle dégouttait d'eau.Ses cheveux courts collaient à ses tempes.Son manteau, trempé, lui faisait comme une carapace.Elle avait perdu un soulier.\u2014Marcelle!.Il s'était écroulé à son cheval, agenouillé sur le pavé gras.Les agents avaient reçu du renfort, et repoussaient la foule avant de la disperecer.Cela faLsait une grande place vide, au milieu de laquelle, hormis Jean et la noyée, les trocs sauveteurs demeuraient immobiles, l'air emprunté, l'un d'eux se grattant rêveusement la tète, sa casquette à la main.\u2014On l'en tirera, ne vous en faites pas!.\u2014Faut lui faire des tractions, bien sûr!.Jean dut s'écarter, et il en profita pour aller remercier les sauveteurs.d'une voix blanche, sans bien savoir ce qu'il leur disait.Les autres se bornaient à lui répéter, gagnés par l\u2019émotion générale: \u2014Vous en faites pas!.Elle s'en tirera!.Enfin.'Marcelle ouvrit les yeux, promenant un regard circulaire, hébété, sur tous les visages inconnus penchés sur elle.Celui de Jean l'arrêta, et elle murmura son nom.faiblement.Eperdu, il l'embrassait.\u2014Ma petite Marcelle!.Il était partagé \u2014 si douloureusement! \u2014 entre un remords et la joie de la revoir vivante, de ne plus avoir à l'imaginer coulant bas dans l'eau glaciale de novembre.ou bien charriée par les flots noirs.Certes, il l'aimait toujours, après tout : n'était-clle point la compagne de sa vie.celle qu'il avait adorée, jadis, et qui portait son nom.sa femme, enfin?.Sa femme!.\u2014Allons, monsieur, s'il vous plait.Attention!.Encore un agent.Puis un remous de foule un mol qui courait : \u2014Voilà l'ambulance.Aussitôt.Marcelle s'était mise à claquer des dents.Elle avait presque perdu connaissance à nouveau.fl fallait l'hospitaliser.On avait été téléphoner dans un café, et des joueurs de belotte, troublés par le fait-divers, arrivaient bons derniers, se mêlant aux badauds.questionnant sans arrêt.\u2014Montez, monsieur, si vous voulez!.Ils furent trois dans l'ambulance: Jean Lurchel.Marcelle étendue sur la civière, un agent.La voiture démena.Et la foule commença à se disperser.Elle lirait cela dans le journal, le lendemain, sous un gros titre: \"Un Drame d'Amour \".Certainement, un drame d'amour!.Est-ce que.pour l'homme de la rue.cela pouvait s'appeler autrement?.II SUE LE CHEMIN DU PECHE.\u2014Si cela continue, tu sais.Jean, je finirai par me jeter par la fenêtre! .\u2014Et encore quoi?.\u2014Tu verras!.Après un temps d'accalmie, tout avait recommencé.Trois mois s'élaient écoulés, sur lesquels, à la suite de sa tentative de suicide.Marcelle Lurchel avait passé une quinzaine à l'hôpital.ayant contracté une fluxion de poitrine.Jean venait la voir chaque jour, avec des oranges et de belles promesses toutes neuves.Elle lui disait alors, sa main dans la sienne: \u2014Mon pauvre chéri, je t'eu fais, hein?.Et il l'embrassait gentiment sur le front, avec affection, mais sans tendresse.Puis, elle s'était rétablie.La vie d'autan avait repris, les allées et venues quotidiennes, les longues heures dans les bureaux de la Société Georges Maxence.Mlle Micheline paraissait à Jean de plus en plus charmante, ntais il n'y avait toujours rien entre eux.Bien entendu, les commérages n'épargnaient point le ménage des Lurchel.Les journaux s'étaient emparés de l'affaire, un jour ou deux: \"Un drame d'amour'\".Certains paigna'tnt la jeune femme, d'autres son mari: dans ces cas-là.les avis sont toujours partagés.Puis, peu à peu.l'effervescence s'était calmée, et.aujourd\u2019hui, Ton n\u2019en parlait plus.Tout passe, surtout le temps, ce grand consolateur: et tout s'oublie, surtout la souffrance des autres.La vieille maman Randoise avait appris l'affaire par le journal, que lui lisait chaque matin une pensionnaire de la maison de retraite.sa voisine immédiate.' \u2014Lurchel?.Ça ne serait pas un parent de votre gendre, par hasard.Madame Randoise?.\u2014Mais c'est lui.si la jeune femme se nomme Marcelle.C'est ma fille!.Elle avait pleuré bruyamment, ce jour-là.la mère Randoise.avec de grands gestes, les bras levés, le visage larmoyant, ameutant tout le monde: \u2014Je n'en voulais pas.de ce mariage!.Ils étaient trop jeunes.Mais ils s'aimaient, qu'ils disaient.Ils voulaient se marier à tout prix, parce qu'on jasait trop à leur bureau .\u2014L'Amour!.marmottaient de pauvres bouches, d'un air de doute.Qui n'en a pas souffert, dans sa vie.tout en cédant à son ineffable griserie?.C'est bien beau, l'amour; mais c\u2019est comme les jours prometteurs, triomphants, du printemps fleuri: ça ne dure pas.Vient la grande flambée des rutilants étés, de la passion déchaînée.et puis la fin.Heureusement que ça recommence, comme le printemps!.Mme Randoise avait assailli l'économie, le directeur, tout le monde.On avait fini par téléphoner à l'hôpital pour avoir des nouvelles.Et la bonne vieille, sous la conduite de sa voisine lectrice, était allée à Paris, embrasser sa fille- Jean se trouvait au chevet de celle-ci.qui allait déjà beaucoup mieux.Sa belle-mère l'avait foudroyé d'un regard terrible, puis abreuvé d'insultes.On les regardait.en souriant un peu.les malades de leur lit.les infirmières au passage, les soeurs en soupirant.les internes en roulant des yeux blancs.Le scandale, toujours.qui continuait !.Et Jean protestait avec des mots durs, tandis que Marcelle, gémissante.s'interposait, désireuse de ne pas envenimer les choses, qui l'étaient bien assez comme ça : \u2014Tais-toi.Jean.C'est ma- man!.Tu la connais bien, tu sais comment elle est.Puis, à la vieille dame effondrée.qui larmoyait: \u2014J'ai eu tort.là.oui.c'est moi qui ai eu tort!.Tout.\u2014 mais qu'ils ne se prissent lias aux cheveux, ces deux êtres qui.en définitive, limitaient tout son horizon.Oui.elle endosserait la responsabilité que l'on voudrait, pourvu qu'on lui fiche la paix!.\u2014Tu ne recommenceras pas.ma petite fille?.Tu me le promets?.\u2014Bien sûr!.Sois tranquille, maman.Mme Randoise était sortie en toisant son gendre, et la bonne personne qui l'accompagnait se retenait pour ne pas brandir son parapluie sur l'homme, le grand, l'éternel coupable!.L'après-midi, le soir, quand l'heure des visites était terminée.Marcelle se prenait à songer.M.Jacques!.L'aimait-elle donc, pour y penser ainsi, sans cesse, lorsqu'elle se retrouvait seule, prenant un bain de rêve?.Justement, il lui avait rendu visite aussi, avec des fleurs, et toujours sa joyeuse faconde, même dans les circonstances les plus tragiques: \u2014Eh bien!.vous en faites de belles!.Le journal, toujours le journal.Jean était présent, qui faisait grise mine, ne savait plus où se fourrer.Etait-ce pourtant de sa faute?.On le regardait presque comme un assassin .alors qu'il n'était qu'un pauvre homme, comme tant d'autres.Sans doute, il eût dû se montrer plus tendre, plus câlin.Mais comment faire, lorsque l'amour s'en va?.Comédie difficile à jouer.Jacques était resté un long moment.aimable envers tous deux.Il regardait la jeune femme bien dans les yeux, sachant parfaitement qu'il incarnait le consolateur; et il disait à Jean, en se retirant : \u2014Elle est très nerveuse.Elle fait de la neurasthénie.Ça passera!.Mais sors-la, mon vieux!.Tu ne la sors pas assez.Conduis- la au théâtre, au cinéma.La vie extérieure, il n'y a que ça.au fond!.Allons, au revoir, et ne t'en fais pas!.Tout se tasse.Les femmes sont si bizarres!.Théâtre, cinéma, toilettes!.Et quoi encore?.Jean en perdait la tète!.Ils étaient en train de s'endetter, oui.avec cette histoire.car l'hôpital n'est pas toujours gratuit.Enfin.Marcelle sortit, guérie Elle n'était pas gaie, mais ne paraissait pas trop triste non plus.Elle bénéficia d'un congé de convalescence d'une quinzaine, qui lut donna l'illusion d'être rentière.Le petit appartement de la Bastille lui semblait un royaume tout neuf: elle le connaissait mal: elle n'y était jamais!.Elle ne savait pas que, dans la matinée, telle fleur de la tapisserie accrochait un rayon de pâle soleil d'hiver.Jean rentrait, s'efforçant de paraître de bonne humeur.Ils vivaient un renouveau, mais cela ne dura pas.Un après-midi.M.Jacques était venu, comme cela, en passant, pour prendre de ses nouvelles.Il apportait des oeillets d'un rouge flamboyant, ce qui.comme chacun sait, signifie \"amour vif\" dans le langage des fleurs.Marcelle pâlit un peu.en les humant, contente comme tout, protestant pour la forme.Il avait fait des folies.en cette saison!.Il neigeait.Les toits s'enveloppaient d'hermine.La nuit tombait très tôt.et la bise était froide.Oui.des folies, parfaitement!.\u2014J'en ferais bien d'autres.Morcelle.si vous vouliez!.\u2014Jacques, je vous en prie.Taisez-vous!.Ils étaient .seuls tous deux, dans l\u2019appartement quiet, où un petit phare répandait une chaleur presque trop forte.\u2014Prendrez-vous une tasse J» café?.Jacques s'était assis sur le divan.avec aisance, en familier de la maison, mais restant néanmoins d une correction parfaite C'était un beau garçon, qui le savait.Il attendait son heure.A SUIVRE lies Bonnes \u2014et voici justement de bonnes nouvelles pour vous, si vous tenez à ce que votre Collins soit parfait et votre Martini d\u2019un velouté sans égal ! Vous n'avez qu\u2019à employer Hiram Walker\u2019s LONDON DRY GIN, comme le font tous les jours de plus en plus de gens ! L\u2019harmonie de sa saveur sera, pour vous, une révélation.25 onces $1.90 40 onces $2.85 E ;svv.v.:.\t:\u2018-î PRODUIT HIRAM WALKER SONS CANADA PHOTO-JOURNAL\tpage 23 MONTREAL IB JUILLET 1939 ¦ Suite de la page lit \u2014 Quoi done?demanda Ber-lane.\u2014 Le fils du colonel Pupière.ïcpondit le concierge en montrant une porte, au fond du couloir.\u2014 D loge là?\u2014 Oui.C'est un artiste peintre.11 y a une pièce très claire: il en »i fait un atelier.Le concierge donna des renseignements.sans se faire prier.Le colonel, qu'une infirmité avait fait se retirer de l'armée plus tôt qu'il ne l'espérait, était locataire depuis dix ans.I! s'était installé avec sa femme, qui devait mourir d'une grippe ties le premier hiver et il avait loué en même temps le logement «lu cinquième pour son fils.Au début, celui-ci prenait la plupart «le ses repas, chez ses parents, mais, depuis la mort de la mère, il semblait que les rapports entre le père et le fils se fussent refroidis.\u2014 Je vous raconte ce que je mis et ce que j'ai cru comprendre.poursuivit le concierge en hésitant.mais je ne voudrais pas «pie cela porte préjudice à M.Julien.qui est un brave homme.\u2014 Oui.oui.répondit Berlane.Continuez.Il ressortait du récit du concierge qu'il y avait eu des discussions entre le colonel et son fils, celui-ci ne gagnait certes pas sa vie avec sa peinture et devait faire appel à .son père pour boucler son budget.-\tIl est chez lui?demanda le policier.\u2014 Je ne sais pas.Je l'ai bien vu descendre à neuf heures du soir, mais ü a pu rentrer avant dix heures sans que je le remar-«jue.Berlane alla frapper à la porte «lu iond.Personne ne répondit.Il lourna le bouton, mais la porte était bien fermée à clef.\u2014 Pourvu qu'il ne soit pas mon aussi, grogna l'inspecteur.Vous pouvez ouvrir la porte?\u2014 Oui.répondit le concierge.Nous avons une clef.Ce.st ma femme qui fait son ménage.\u2014 Eli bien! allez la chercher «i demandez nu commissaire de monter.Il serait étonnant, ajouta Berlane quand il fut seul avec Mcüard qui tenait le bougeoir, «iii ii fût là.Il serait le sent à jPovoir rien entendu.Le commissaire arriva au palier.suivi du concierge, qui confia à Méliard.comme si celui-ci « ft! été une vieille connaissance: -\tLe médecin est en bas.Il m que ma femme dort et que ce n e.-:: pas inquiétant.C'est bizar-ïc.hein?\u2014 Vous avez la clef?demanda Bcr'.ane.L.t porte ouverte, les quatre hommes passèrent dans une étroi-ic entrée, puis dans la pièce qui servait d'atelier.Le commissaire tourna un commutateur et trois lampes voilées de soie rose s'éclairèrent dans les coins.L'atelier était on désordre.Aux murs étaient accrochées de nombreuses toiles vives de tons et hardies de dessin.Sur un chevalet-, une femme verte et rase était presque terminée.An fond, près de la table à modèles, une ouverture était mas-«|Uée par une portière, que Berlane alla soulever.Le policier lit de la lumière et entra dans une chambre aux dimensions réduites, qui n'était meublée que d'un divan, d'une commode et de deux chaises.Près de la commode, s'ouvrait le cabinet de toilette.Julien Pupière n'éîait pas dans son logement.Les quatre hommes redescendirent.Le commissaire avait fait fermer la porte de l'immeuble.Le médecin-légiste et deux hommes du service de l'Identité judiciaire s'occupaient du cadavre, dont .on avait pris des photos.Dans rentrée, flottaient des vapeurs de magnésium.\u2014 La concierge n'e.st pas ré-Tcillée?demanda Berlane.\u2014 Un confrère s\u2019en occupe, répondit le médecin-légiste en levant la.tête et en reconnaissant l'inspecteur.Tl ne faut toucher à rien dans la loge.La femme a été endormie.Je m'en occuperai moi-même tout à l'heure.Dans la loge, un médecin du «quartier s\u2019occupait en effet de la toncierge.\u2014 Je vais terminer la visite de ia maison, dit Berlane.Vous pouvez venir.Méliard.On sonna à la porte.Le concierge alla tirer le cordon sur l'ordre du commissaire et trois journalistes apparurent.Us s'exclamèrent en apercevant Méliard.Il était difficile de les laisser de hors.Berlane s'en défit en les mettant entre les mains du commissaire pour leur raconter !e drame et l'enquête.Avec Mé-liard et le concierge, qui avait allumé une autre bougie, il descendit dans les caves, dont la porte s'ouvrait sous l'escalier.Quelques minutes plus tard, tous trois remontaient.\u2014 Rien en bas, annonça Berlane.Ne restait à visiter qu'une étroite courette, où.sous un appentis, le concierge serrait ses poubelles.Tout de suite, le policier et les journalistes, qui cette fois l'avaient suivi, aperçurent un escabeau contre le mur du fond, dont l'arête se silhouettait à irois mètres du sol.\u2014 Qu'est-ce qu'il y a de l'autre côté?demanda Berlane.\u2014 Rien, répondit- le concierge.On a démoli tout un pâté de maisons l'an dernier.L'inspecteur prit une bougie et monta en haut de i'escabeau.en examinant le mur.Sur le crépis noirâtre, il releva sans peine des traces toutes fraîches d'escalade.Une tuile, qui crêtait le mur.avait été déplacée.Debout sur la dernière marche de l'escabeau.Berlane dépassait le mur de la tête.Il s'attarda à scruter l'ombre de l'autre côté et à examiner les tuiles.Quand il fut descendu, les journalistes l'entourèrent.11 leur dit ses découvertes: des traces -ur le mur.la tuile déplacée.\u2014 Difes-moi, Berlane.commença Méliard.C'est tout, coupa le policier.Le journaliste n'insista pas.Il connaissait assez son Berlane pour sentir que quelque chose ne cadrait pas.Comme ses confrères pressaient Berlane de questions pour lui faire dire s'il pensait que le criminel était venu par cette voie et l'avait utilisée pour sa fuite, le policier répondit: \u2014 Ça crève les veux.Rentré dans la maison, il se débarrassa aisément deux, parce que le médecin-légiste avait fait des découvertes intéressantes: ia femme avait été endormie avec un narcotique et il y avait encore une demi-théière de tisane droguée.Berlane se fit ouvrir la porte.Comme Méliard s'apprêtait à le suivre dans la rue.il le repoussa.\u2014 Tout à l'heure, dit-il.Quand il revint, un quar; d'heure plus tard, il déclara qu'il était allé téléphoner à son collègue, l'inspecteur Louis, pour lui demander de se mettre à la recherche de Julien Pupière.à Montparnasse.dans les cafés fréquentés par les artistes ci encore ouverts.\u2014 Peut-on dire que vous êtes sur une piste?demanda un journaliste.Nous pouvons toujours signaler que le fils de la victime n'était pas encore rentré à trois heures du matin?\u2014 Cela m'est égal, répondit Berlane en frottant ses chaussures sur le paillasson, pour les débarrasser d'une boue blanche et brune.Les autres, et Méliard avec eux.sortirent pour aller téléphoner à leurs journaux.C'était un beau reportage.Dans la loge, le concierge avait repris sa place sur la chaise, près du lit.Les deux médecins n'avaient aucune inquiétude en ce qui concernait la femme et affirmaient qu'elle se réveillerait d'elle-même dans quelques heurce.La théière était au milieu de la table, à côté d'une tasse ébréchée.L'inspecteur fit répéter au concierge.ce que celui-ci avait appris aux journalistes et au commissaire.Peu de choses encore! A neuf heures, il avait voulu mettre en marche son poste de radio pour écouter la diffusion du tirage de la loterie.Sans passion d'ailleurs, parce qu'il n'avait jamais gagné.Il prenait un dizième à chaque tranche; cette lois il en avait pris deux.L'appareil avait marché pendant la moitié du tirage et s'était arrêté brusquement.Sans doute tme lampe avait-elle été grillée.A dix heures, sa femme avait bu \u2022 comme chaque soir sa tisane et s'était couchée aussitôt.Elle avait eu soudain une grande envie de dormir.Lui avait lu des journaux.puis il était allé préparer ses poubelles avant de se coucher.vers onze heures.Sur une question de Berlane.il déclara qu'il buvait souvent de la tisane de sa femme, mais que cette fois il avait préféré prendre un doigt de rhum.\u2014 C'est heureux, dit le com-saire.car s'il avait bu de la tisane.on n'aurait vraisemblablement découvert le crime qu'au jour.\u2014 Non, dit Berlane.S\u2019il avait été aussi endormi, il n'aurait pu tirer le cordon à son dernier locataire rentrant, c'est-à-dire au colonel Pupière.\u2014 L'assassin aurait tiré le cordon lui-même, fit remarquer le commissaire, logique.Ayant lâché ses confrères.Méliard rentra.Berlane fronça le sourcil, en remarquant que le journaliste avait, comme lui.de la boue blanche et noire à ses chaussures.Puis il sourit.\u2014 A-t-on retrouvé l\u2019arme du j crime?demanda Méliard.\u2014 Non.répondit l'inspecteur.\u2014 Une question.Berlane.que ; vous avez dû vous poser: pour ! quelle raison le crime aurait-il i été commis.On a volé la vie- i lime?\u2014 Le portefeuille du colonel j contient ses papiers d'identité et ! onze cents francs en billets.Son ' appariement, au second, ne pa- | rail pas avoir éié visité.\u2014 Alors?\u2014 Alors, au jour, nous imer-rogerons les locataires.\u2014 Vous le dites sans conviction.Vous pensez au fils?Berlane ne répondit pas tout i de .suite.Il regarda successive- ! ment chacune des personnes qui ! encombraient la logo et demanda ] au concierge: \u2014 C'est vous qui éies titulaire ' de la loge?\u2014 Non.répondit le concierge, j C'est ma femme.Je l'aide, na- j turellement.mais je suis zingueur j de mon métier.\u2014 Maintenant que vous avez j gagné le gros lot.vous allez pou- t voir lâcher le zinc?Le concierge, confus, eut un ri- I canement idiot et répondit : \u2014 Bien sûr.monsieur l'inspec- i leur.Berlane se tourna vers Méliard.pour répondre à sa question.\u2014 Il faut bien penser au fils, dit-il.Voilà un garçon d'une quarantaine d'années, qui n'a jamais rien fait de bon pour gagner régulièrement sa vie.Il peint des tableaux, comme je n'en voudrais pas dans ma chambre, car ik me donneraient des cauchemars.Il est certain que son père a dû lui faire des observations et se faire tirer quelquefois l'oreille pour lâcher ses sous.Le garçon semble mener une vie de bâton de chaise, puisqu'il va faire jour et qu\u2019il n'est pas rentré.Il découche \u2022souvent?\u2014 Quelquefois.M.l'inspecteur, répondit le concierge.\u2014 Le colonel n'avait-il pas l in-tention de se remarier?\u2014 Je ne sais pas.M.l'inspec- ' leur.\u2014 C'est probable et cela expliquerait tout.Le fils a eu peur que l'argent du papa ne filât ailleurs.Le mieux était de supprimer le colonel avant la catastrophe.Julien Pupière est en somme unique héritier?\u2014 Je ne connais pas d'autre enfant au colonel, répondit le concierge.Méliard ne cachait pas sa stupéfaction.Il regardait Berlane d'un air éberlué, mais l'inspecteur continua, impassible: \u2014 Il a préparé remarquablement son coup.Il endort les concierges pour dix heures, en trouvant le moyen de glisser un narcotique dans la tisane qu'ils prennent régulièrement chaque soir.1! fait semblant de partir à neuf heures et réussit à rentrer sans être remarqué.Il sait son père au cinéma ou au cercle ou ailleurs; il attend son retour pour opérer à une heure où il ne risque pas beaucoup d\u2019être gêné.Il coupe les fils de la minuterie, pour profiter des quelques secon- des d'hésitation du colonel et éviter d\u2019être reconnu par celui-ci.I! ne touche à rien sur le corps.Il n\u2019a qu'à laisser le cadavre sur place et il s'en va par la courette.Il saute dans les terrains vaguas et va faire la bombe à Montparnasse, où il a d'ailleurs dû se préparer un alibi excellent.\u2014 En rentrant loi, fit remarquer Méliard, il risquait tout de même d'étre remarqué, sinon par les concierges, du moins par un locataire?\u2014 C'est juste, dit Berlane accommodant.Aussi je renonce à ma première hypothèse d'une attente dans son atelier ou en bas.Il a fallu que le garçon se fasse voir ailleurs, jusqu\u2019au moment du crime.Il s'est arrangé pour s'échapper pendant une heure sans qu'on remarquât son absence et il est revenu.Comme il ne pouvait demander le cordon, il a passé par les terrains vagues et est entré par la courette.Méliard secoua énergiquement la tête en signe de dénégation et regard a machinalement m s chaussures.\u2014 Je vous dit que les choses ont dû se passer ainsi, affirma Berlane avec une violence qui n'était pas dans ses habitudes.\u2014 M.Julien n'aurait pas fait cela, dit le concierge entre haut et bas.Berlane le regarda avec mépris.Ou sonna.C'était le Parquet.Peu après on enlevait le corps pour le diriger sur l'Institut médico-légal.Le jour pointait à travers les lames des persiennes de la loge, lorsqu'une grosse voix s'éleva, à la porte entr'ouverte que gardait un agent.\u2014 M.Julien! dit le concierge, en se dressant sur ses pieds.Cétaii Julien Pupière, qu'accompagnait l\u2019inspecteur Louis.Le peintre était taillé en lorce, massivement.Grand, large d'épaules, le ventre fort, les cheveux longs sous les larges bord de son chapeau, il portait toute sa barbe, (Suite à la page 31) Faire un bon choix de cigarette est une décision importante pour tous les fumeurs, les dames comme les messieurs.Par son record, Black Cat se recommande à votre choix .30 ans de popularité en Angleterre.Record rendu possible par le maintien d\u2019une excellente qualité, dans son tabac, dans sa manufacture\u2014et par son prix avantageux.Black Cat vous plaira également, car c\u2019est toujours la même fumée agréable qui vous caresse le palais, aujourd'hui, demain, dans un an.unie j ont mal lie août fiOÜS VÔÜS OFFRONS LA CIGARETTE LONDOHIEKHE 1\tTabac de Virginie, pur cl naturel.2\tFermement roulée\u2014à la mode anglaise 3\tFin papier de riz blanc comme neige.4\tProcédé d\u2019extraction supprimant les débris.Bouts de liège on unis 25 POUR 25« 10 POUR 10* Aussi, tabac Black Cat haché fin pour les rouler vous-même, lOd le paquet.CARRERAS LTD., LONDRES, (FONDE'E 176S) 150 ANS DE REPUTATION POUR QUALITÉ PAGE 24 PHOTO JOURNA?.MONTREAL T3 JUILLET 193' MON DIEU I EXCUSE-MO I.LOUISE, JE REVIENS DANS DEUX MINUTES.^\t) V FAIT DEUX HEURES QU'ELLE DOIT M'ATTENDRE.TU VOUDRAIS PAS ME COUVRIR DE SABLE?POUR RIRE?J'AI PAS EU LE TEMPS DE M'ENNUYER.\t____ MON DIEU! LOUISE QUI ME CHERCHE! CE N'EST PAS MA FAUTE, GABY.JE.BON! ! OUI.SH HH! JE VOU- DRAIS GABY.TU N'AURAIS PAS VU FRED?NOUS VENIONS DE PASSER DEUX h\u2019SURES CHARMANTES ET IL EST SOUDAIN niCDADI I r IL ÉTAIT AVEC TOI TOUT A L'HEURE?TIENS, TIENS\u2019 JE AAE DEMANDE OÙ IL PEUT ÊTRE._________ v ¦\u2014' .ASSIEDS-TOI DONC IL VA CERTAINEMENT FINIR PAR SE MONTRER.NEA SERVICE, me 1%^ I MONTREAL 13 JUILLET 1939 PHOTO-JOURNAL PAGE 25 Les rayures sont une des fantaisies en vogue >**' - \u2022 ' mt.\tk * Aimez-vous tricoter?Si oui, pourquoi ne vous foites-vous pos une jolie robe comme celle-ci ô bondes olternées bleues et blanches.Lo simplicité du style permet ô l'ouvrage d'avancer (apidement.Pour accompagner cet'e robe voici un fort beou grand chapcou de paille rugueuse blanche, garni de ruban de mêmes couleurs, et d'une écharpe qui retombe gracieusement sur la nuque.Fantaisies estivales 1a dentelle délai.s-sée depuis quelques années prend sa revanche.Aussi, en voyons-nous partout.La lingerie, très Xière de retrouver dentelles et broderies, pousse l'audace jusqu'à dépasser en haut et en bas.jupes, robes et corsages.Nous avons vu des élégantes, qui.pour être bien .sûres que Jour volant de jupon laisserait dépasser son bord de dentelle de leur jupe tailleur, l'ont fait fixer après celle-ci.Les encolures se garnissent également de dentelle, soit en col, soit en motifs appliqués.Les boutonnières s'ornent de bouquet de dentelle de fil ou de soie, à la main ou à la machine.Les pochettes incrustées d'un motif de dentelle passent le bout de leur nez, soit du sac à main, soit de la poche de la robe ou du tailleur.Et c'est tin plaisir que d'apercevoir toujours et partout la note légère et Joyeuse de la dentelle.Blouses légères Non?avons vu par cc beau soleil, une blouse charmante en orpamll {)lmic.(Sont tout le (levant était orné de jabot et de plastron brodé; et découpés.Le plastron, partant du milieu de l'épaule, descendait tout droit pour rentrer dans la jupe.Le jabot, très large et suivant le même mouvement.partait de l'encolure, mais retombait, lui.de ses deux pointes pardessus la jupe.Un petit col Claudine terminait cette jolie blouse.Ces trois pièces, jabot, plastron et col.étaient ornées de broderies semblables, tormant un bord très découpé, composé d'un large feston renlorcé de pois, d'une feuille de lierre appliquée de même tissu, d'un feston, d'une feuille rie lierre, et ainsi de suite.Cette garniture était d une extraordinaire légèreté.Les manches, sans intérêt particulier, était assez larges, épaulées, arrêtées au-dessus du coude, resserrées par quelques fronces sur le dessus, et terminées par un petit ourlet à jour./ Pi 7 Pour les robes de nuit, on fait de plus en plus revivre le style victorien.A gauche: cette jolie robe de nuit, est en mousseline imprimée, coulissée ou cou et oux manches, et ornée de ruban.L autre, ô royures est agrémentée d'une jaquette assortie. 26 PHOTO-JOURNAL MONTREAL 13 JUILLET 193» II fait beau, fait chaud, vive le bain! ÆmmmmwÆW^ ta ., \\ L'été, c'est sur la plage, que se groupent les ccnires d'élégances.Si vous vous baignez, c'est-à-dire, si vous êtes bonne nageuse, vous choisirez avec plaisir votre costume de bain parmi l'assortiment que voici.Celui du haut, est à deux pièces.Il est en satin-tricot, bleu Bahama.Celui qui lui fait suite, comporte une petite jupe, et est fait de satin imprimé.En bas à droite, ce modela ajusté à fermeture éclair est en lainage lastex.Et celui du bas, est également en satin imprimé.Mais si vous préférez demeurer sur la plage, vous porterez des costumes comma ci-dessus.A gauche: nous voyons un manteau de soie huilée, liseré de piqué rougevin avec col et ceinture da même matériel.Il est entièrement orné de piqûres de soie rouge vin.Au centre, ce charmant costume se compose d'un pantalon de flanelle bleu Picardie à fines rayures blanches et d'un cardigan de laine de l'Hymalaya cendre de rose.L'écharpe est bleu marine à pois polka roses.A droite, nous voyons un charmant costume de jeu, composé de shorts et d'une blouse tailleur ainsi qu« d'une jupe détachable qui peut se transformer en cape Une cure de grand air Enfin le ciel bleu, la chaleur, le soleil.Vite, profitez-en car, hélas! la belle saison devient de plus eu plus courte, le régne de l'hiver dure presque toute l'année.Finie la grasse matinée des dimanches d'hiver \u2014l'été, soyez matinales.Avant les grandes vacances.prenez de petites vacances tous les week-end, les jours de fête, ou seulement les dimanches.Filez.n'importe où, pourvu que vous soyez au grand air.à votre aise, loin du bruit de la ville.Et ainsi, lorsque plus tard vous partirez à la mer ou à la montagne, vous aurez déjà acquis la \u201cpremière couche \" de santé et de haie.Les travaux de jardinage sont excellents, vous le savez, pour la souplesse de la taille, le raffermissement des muscles de la poitrine, des bras et des jambes.Remède très efficace aussi contre l'insomnie et le manque d'appétit.Au grand air.ne l'oubliez pas.vous pouvez manger sans craindre d'augmenter les bons oeufs frais, le beurre et le lait d'une ferme voisine et même le bon pain qui.d'habitude, dans un régime, est le premier à sup- primer.A la campagne, saehez-le.il n'y a pas de joie complète sans les plaisirs de la gourmandise.Les repas, là-bas \u2014 avec un petit déjeuner et un goûter très copieux \u2014 sont les grands événements de la journée, auxquels il ne faut pas renoncer.Je me suis souvent demandée pourquo.les femmes que j'avais trouvées charmantes en week-end à la campagne devenaient insupportable.-en ville.Il me semble que c'est leur appétit satisfait qui les rend meilleures, plus aimables.Une fois rentrées, elles se remettent au régime et redeviennent mauvaises.Donc, une fois par semaine, donnons libre cours à notre appétit et même à notre gourmandise.Si cependant vous n'aimez pas les travaux de Jardinage, jouez à la balle, sautez à la corde, courez.Reposez-vous aussi, mais surtout ne restez pas immobile toute la journée.La fatigue cérébrale est démoralisante, mala une fatigue physique après une longue promenade, après une journée passée au grand air, est une bonne fatigue. MONTREAL ' *3 JUILLET 1939 PHOTO-JOURNAL EASE 27 I ¦ r a a&es Voici, è gouche, une outre fort jolie robe de moriée.C'est une toilette de morquisette de soie blanche, posée sur fourreau de tofin blanc.Les manches bouffantes et la ceinture en pointe sont en fine batiste brodée.La parure de tête est faite de dentelle empesée qui forme un diadème retenant le voile de souffle de soie.Un beau jour de la vie Robe immaculée, symbole de tant d\"espéjance.ne faites-vous pas l\u2019objet de tous nos soins?Toujours très simple, sans détails superflus, elle n\u2019en sera que plus jolie.Quel tissu choisir?Un joli satin nacré ou un romain d\u2019un blanc bleuté aux plis souples et mouvants.Quelle forme adopter?Cela dépend de votre silhouette: si vous êtes très mince, élancée, que vos hanches soient étroites, une robe moulante et soulignant votre minceur sera tout aussi charmante qu\u2019une robe très large, très froncée.Mais si vous étes un peu épaisse, de taille large, songez alors, avant tout, à ne pas vous \u201ctasser\u201d, car avec le voile, les fleurs, ce serait lamentable comme effet.Le corsage sera montant, le décolleté au ras du cou.les manches seront étroites et moulantes, assez épaulées pour souligner la carrure des épaules.Quant à la traîne, qu elle ne soit pas d\u2019une longueur démesurée, mais qu\u2019elle soit simplement le prolongement harmonieux de la jupe.Le voile?.Les couturières nous proposent des voiles en crêpe lourd.Je n\u2019aime pas cela.Conservez la tradition, rien n\u2019est plus joli que le voile de tulle classique, qui encadre le visage de manière si charmante en cette heure d\u2019émotion et de bonheur.La coiffure?.Quelques fleurs dans les cheveux feront une coiffure jeune et très seyante.Posez le voile très en arrière, afin que l\u2019on voie vos cheveux auréolant votre visage.11 est maintenant de tradition que les cortèges de mariage ne comportent que des robes longues.Pour un jour, pas une maman ne résistera au plaisir de voir sa fille en robe longue, elle saisira donc bien .vite ce prétexte, car en toute autre occasion c*-; serait ridicule chez les moins de quinze ans.cela s\u2019entend.Je trouve que rien n\u2019est plus joli que l\u2019harmonie des tons dans un cortège lorsque toutes les robes sont absolument semblables.Enfin, pensez que votre robe de mariée, comme les robes des demoiselles d\u2019honneur, se porte ensuite comme robe du soir ou de dîner, aussi n\u2019hésitez pas à acheter .un peu plus de tissu pour pouvoir faire les modifications nécessaires à cette transformation.La mariée fera teindre sa robe.Le bleu bleuet, le jaune, les roses cyclamen seront des tons pratiques et très jolis aux lumières.Nous sommes octueUemenf en pleine saison des beaux maria-ges.Pour qu'un cortège soif réussi, ii faut penser à tous les détails.La mariée et ses demoiselles d'honneur doivent former un tout complet.Voici un groupe qui ne peut prêter aucunement à la critique.La mariée, ou centre, porte une robe de satin blanc, ornée d'un panneau de dentelle ivoire, qui forme ceinture-corselet et retombe jusqu'au bas de la jupe.Le corsage à encolure carrée, les manches longues épaulées, sont classiques.Elle tient un livre de prières blanc à signet d'orchidées miniature.Les demoiselles d'honneur ne sont pas moins chic.Elles portent des robes de tulle bleu pâle o jupes amples et corsage froncés, ornés de gros-grain rose.Leurs bouquets sont formés de muguet et leurs petits chapeaux ronds, de même tulle que la robe, sont ornés de ruban rose.Fantaisies blanches N'y a-t-il pas aussi notre ami, panama blanc, que nous aimons porter chaque été?Le blanc pour le soir, aussi bien pour les somptueuses robes qui représentent toute l'élégance que pour les tailleurs longs et nets en albènc.L\u2019organdi blanc se mêle à la dentelle noire.Et, pour celles d'entre nous qui sont patientes et adroites, elles pourront se faire une jaquette blanche qui se portera sur n'importe quelle robe unie ou foncée et elles auront l'impression d'avoir un ensemble nouveau puisque, seule, la jaquette sera remarquée. 28 PAGf PHOTO-JOURNAL MONTREAL' 3 JUILLET 1939 LE GUINGAN, ROI DE L'ETE iw/r niyomu\u2019 sur l est travaillée do nervures qui simulent les tiges d\u2019uu bouquet dont les fleurs sont eut mousseline.Elle se pose indifféremment sur une blouse unie ou sut un* robe de lainage ou de crêpe.Une guimpe se compose d\u2019un* cascade de volants de linon empesé* et finement picotés.Elles lui donneront ce charme do féminité dont nous étions un peu sevrées ces dernières saisons.La jupon, tel qu'il vient de renaître.ne constitue pas une pièce do lingerie indépendante.Il faut plutôt} le considérer comme un accessoire do la robe qu\u2019il accompagne.En effet, il ne se porte pas d\u2019une façon générale.mais sert de fond à certaine.* robes fendues qui le laissent entrevoir.Il esl alors généralement garni d\u2019un haut volant de broderie anglaise resserrée dans un entre-deux oOc passe un ruban de velours noir.C\u2019etle création.manifestement inspirée du French Cancan de la.\u2022 Vie parisienne\u201d, n\u2019est pas encore très répandue.Il faut plutôt retenir l'idée de la bande de lingerie cousue à l'intérieur de l\u2019ourlet de la robe qui dépasse celle-ci d'un pouce.Exécutée en dentelle teinte du ion de la robe, cette garniture est.à 1>a fois, très dernier cri.très discrète et vraiment jolie.L\u2019emploi du linge et des blouses do soie nous avait déshabituées de ce* belles lingeries empesées qui nou* sont restituées.Elles vont nous habiller de gt'&c* simple et de fraîcheur à la maniènt dont ce subtil couturier, le printemps.habille les fleurs des près.Petite demoiselle à l'honneur Dans un cortège, une petite idle de ti ;/ / Molgré l'affliction qui le force o l'inaction, Lou Geh-ring, l'homme de fer du boseboll, restera quand même ovec son équipe en la dirigeant à titre de capitaine.On le voit, ici, discutant de ses projets avec ses camarades Joe Gordon, Lefty Gomez, Bill Dickey, et l'en-traineur Schulte (de gauche à droite).Pour le reste de la saison, Lou sera capitaine d'équipe mais ne jouera pas ou champs.Ses millions d'admirateurs désirent le voir se rétablir bientôt et reprendre sa place sur le losange.SOUS LES ARMES LES CHAMPIONS DE TENNIS ¦ Ce fut certes une triste nouvelle pour le monde du baseball quand il fut définitivement annoncé que Lou Gehrig, l'homme de fer du baseball et premier but des New-York Yankees, ne pouvait plus jamais jouer à titre actif.A la suite de sa visite à la clinique Mayo de Rochester, il fut certifié que Gehrig souffrait de paraly- Revêtu de son uniforme de capitaine, la vedette du tennis français, Jean Borotra, s'epprête à servir son pays d'une façon plus directe, depuis que des nuages de guerre s'accumulent au ciel d'Europe.Cercle Educationnel Grande soirée sportive et dansante du club de balle molle du Cercle l'alucationncl.le 28 juillet, ; en la salle du Cercle.SON SECRET m Ui I i ; y - y ¦ ; .IV i mi l ! ¦ .t sie infantile.On le voit, ici, à droite, avec son gérant Joe McCarthy, qu'il, estime: \"Comme le meilleur gérant d'équipe qu'il connaisse\".Il prendra son repos forcé sur le banc des joueurs en compagnie de ses omis qu'il estime hautement et continuera de vivre avec eux, tous les jours.Pur.cc7njne&& Limpide.comme à cûàiai Alice Marble et Bobby Riggs, deux fils de l'oncle Sam qui se classent parmi les champions du tennis, oyant gagné samedi, vont ramener de ce côté-ci de l'Atlantique les trophées de Wimbledon.Comme Don Budge et Mlle Helen Willis Moody, les gagnants de l'an dernier, n'ont pas défendu titres cette année, Morble et leurs Alice R -\t- .Bobby Riggs ont remporté les lauriers.Robert a battu Eiwood Cook, tandis que la blonde Alice triomphait de Kay Stammers, représentant i ArtnI t te* AUX CLUBS Il faut Les membres de la ligue des femmes s'occupant du développement de la santé et de la beauté féminines, à Londres, ont fait récemment la parade que voici, dons le but de proclamer les bienfaits de ces deux dons si précieux, dont tant de gens font peu de cas.BRADDOCK EST SONGEUR Ancien champion du monde, Jim Braddock veut revenir dans l'arène.Le voici dons un gymnase de New-York prenant un bain de vapeur pour «'enlever, un peu de grofsse.REVENANT P ' - Après avoir battu Kay Stammers, Alice Marble, jouant avec Mme Sarah Palfray Fabyon (à droite), a battu dans les doubles pour femmes, à Wimbledon, Helen Jacobs et Billy Yorke, par 6-1, 6-0.LE VOLEUR DE BUTS ATTRAPE Joe Kuhel, premier but des Chicago White Sox, touche Hal trosky du Cleveland alors que celui-ci tente de se retirer après un essai de voler son but.FAITES PLACE, MESSIEURS LES POISSONS Il est possible qu'avant longtemps on se remette à parler de Max Schmeling, ci-haut, qui s'est mis en évidence dans le pugilat récemment en reprenant son titre de champion poids-lourd de l'Europe aux mains de son compatriote Adolf Heuser.Der Mox a pris 47 secondes pour mettre K O.ce cher Adolf.Il se peut maintenant que tous les plans Nova-Pastor-Galanto-Louis soient un peu changés; qui sait?Faites place.Messieurs les poissons devant ces deux croiseurs, yacht très puissants qui croisent sur les côtes de l'Atlantique.Le photographe, lui-même n'a eu que le temps de fuir devant ces monstres marins qui filaient à grande allure vers lui et sa camera.y- ft r.^T) \u2022 y *1\tA.\u2022«.' v '¦'*/ ' >\u2022» * \u2022 /I Black Horse lo meilleure bière du Canada IA tÜASStRIE DAWES, MON1RIA! AVEC LA BLACK HOBSB ~ \"£A MARCHE\"! \u201cTOUT PAK I/TmAOK\" FKm do 100 photo* pair .semaine **r le* sujets les plu* divers.PHOTO «JOURNAL Volume III \u2014 \"No.lî MONTREAL.13 JUILLET 1»3» KN VENTE TOUS I.ES MARDIS TOUT PAR L'I M A G E \u2014 H E B D O M A D A I R E ILLUSTRE ET L I T T E R A I R E \u2014 T O U T PAR L'IMAGE L'ESCROC DES VEDETTES AU CACHOT H n9esi plus inquiet.'mM ; \u2022 ; : \u2022 : mm m : -C Frank Morgan, quo Buckner, l'escroc des vedettes do J'ccran, voulait \"taper\" de plusieurs milliers de dollars, se désaltère avec un bock de bière, apres avoir témoigné contre le Buck qui voulait extorquer son argent.Il est ici en compagnie de sa femme ./S lia veàile de leur départ mÊM mm ÊXt T lit® - Mm wMMz&^ÊSÊm zwm L\u2019 Le prince Olav, heritier du trône de Norvège, et sa femme, la princesse Martha, ont visité une deuxième fois le pavillon Scandinave, à New-York, avant de s'embarquer pour leur pays, en fin de semaine.Deux jeunes filles modernes ____________(VOIR PAGE\t_______ .Elle est satisfaite! UNE VISITE A BORD D'UN NAVIRE DE GUERRE AU PORT DE MONTREAL -(VOIR PAGE 6)- PAGES DE PHOTOS ET DE NOUVELLES ¦\t\u2019 < TV: mM§ «SW* ¦ ; 9H V.\u2022 rW' \u2022 > .-fdy i .tandis que Noël Carter, la \"girl\" que Buckner avait emmenée en avion à Washington pour amuser ces messieurs du Congrès, va oublier son aventure en Europe avec son fiancé, Billy Vine, qui s'est embarqué avec elle sur la \"Normandie\".Buckner a été condamné au bagne.M faut se peser avant iVembarquer.v '\t'\t' -v:5.v T- On sait qu'un hydravion, quelque gros qu'il soit, ne peut transporter dans les airs qu'un nombre bien défini de livres.Aussi fous les passagers doivent passer sur la balance pour vérifier leur poids, ainsi que celui de leurs bagages.Voici Mme Cornélius Vanderbilt Whitney avec son mari, au quai des \"Clippers\" qui font la tenricR aérien entre New-York et Marseille."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.