Photo-journal : tout par l'image, 6 janvier 1938, jeudi 6 janvier 1938
[" 5 SOUS Vol.I No 39 lu]- - ¦ «iTW Membre de l'Â.B.C.JOURNAL MONTREAL.LE JEUDI, 6 JANVIER 19B8 TOUT PAR L'IMAGE \u2014 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER \u2014 TOUT PAR L'IMAGE MUET DEPUIS 50 ANS APRES UNE DECEPTION D9AMOUR (Voir page 3) LA 3000e BLONDE DE MANVILLE JOLIE FIANCEE ; Tommy Manville, roi de l'amiante en Amérique, est surtout célèbre par le soin qu'il met à choisir de jolies secrétaires.Cette fois-ci, il voulait une blonde: sur 3000 candidates aux cheveux blond-nature, il a choisi Austro Constant que voici.'i' Peggy Rosenbaum, fille de Mme Lashanska, artiste de concert, qui mariera, en juin prochain, Peter Lehman, fils du gouverneur de l'Etat de New-York.SERIE DE BAISERS AFFECTUEUX Mergola et Pou?»\tGalii-Curci et Behymer\tTucker et Cantor mm r N'allez pas croire que ces photos représentent des scènes d'amour; il s'agit tout simplement de baisers \"strictement d'affaires\".De gauche à droite on remarque Gaeto Mergola, directeur de l'opéra de San-Froncisco, souhaitant la bienvenue à Lily Pons.Amelita Galli-Curci, absente de la scène de concert pendant plusieurs années par suite d'une opération de là gorge, félicite avec affection L.E.Behymer, son impresario, au cours d'une tournée de concert.A l'extrême droite Sophie Tucker s'apprête à souhaiter le bonsoir à Eddie Cantor après une célébration donnée à l'occasion de ses 25 années comme comédien.Les soirées du Barbe-Bleue de France racontées par un voisin '\u2022'Y?TW' TT ?': y.V- r Voici Eugène-Georges Weidmann, rival du célèbre Landru, qui a avoué avoir étranglé et enterré Mlle Jean De Koven, danseuse de Brooklyn.On le soupçonne de l'assassinat de six autres personnes.Cette photo fut prise après son arrestation au cours de laquelle les agents de la Sûreté durent lui asséner des coups sur la tête pour le maîtriser.-Dans l'entrevue qui va suivre, nos lecteurs liront comment le voisin de Weidmann à Saint-Cloud, fit sa connaissance, sans se douter le moins du monde qu'il avait affaire à un Çriminel de la pirq espèce.(VOIR ENTREVUE EN PAGE 2). DEC O U P E Z E N .S UIVANT LES LIGNES POINTILLEES COUPON A JOINDRE AU TABLEAU DE LA PAGE 34 Concours de Hockey Le club que j'oï marque d'un X en page 34 comptera lors de la dernière partie ojl régulière de la saison, le nombre de buts indiqué dans le carré à droite.NOM.ADRESSE .PHOTO-JOURNAL _^GE 2 .\u2022\t.\u2022\t\u2022 K\u2022 I to *«ï\t¦\tL«;\t«\t« KO \u2022 ro \u2022 co ' KO KO « HZ #\t* KO KO « f\" ro \u2022 KO KO KO L«i KO \u2022 ECRIVEZ GROS $ 100 à gagner MONTREAL 6 JANVIER 1938 Les soirées bourgeoises de Weidmann racontées par son voisin M.Mouly Le Barbe-Bleue fut présenté à M.Mouly, qui habitait une villa voisine de \"La Voulzie\" à Saint-Cloud, où Weidmann avait étranglé la danseuse américaine, par deux des complices du \"Barbe-Bleue\": Million et Jean v\tBlanc.par A.-G.LEROUX depuis trois jours, ma -\u2014Je n'en ai pas mangé femme est encore malade ! M.Mouly n'a pas autrement exprimé l'angoisse et la stupéfaction qui l\u2019assaillent depuis qu\u2019il sait que son lion ami Weidmann est le monstre dont Jes exploits soulèvent le monde d\u2019horreur.Le charme, \u201cfascinant\u201d du tueur \"Je ne dirai jamais assez, combien le charme de cet homme était fascinant.On ne pouvait mieux tromper «on monde.Il était on ne peut plus correct, poli, distingué.je lui accordai, sans arrière - pensée, ma pleine confiance ! \u201cFuyant Million et Blanc, lui, je le revis souvent avec plaisir, si bien qu\u2019en octobre, devant déménager, je m\u2019empressai de suivre «es conseils: demeurer non loin de chez lui à Saint-Cloud.\u201cau grand air, disait-il, loin du tumulte de la ville.\u201d \"Voilà comment je louai.Je 15 octobre, la villa des \u201cBégonias\u201d.\u201cLa Voulzie\u201d est plus éloignée de la route de Paris que les \u201cBégonias\u201d et, principale conséquence, M.Mouly ne passait jamais devant la villa de Weid-mann, tandis que ce dernier, au contraire, matin et soir, passait devant la demeure de M.Mouly.Un hôte aimable et réservé Ce fut l\u2019occasion pour Weidmann, tout d\u2019abord, à saluer de la route, puis à entamer de rapides conversations, enfin à s\u2019enhardir Mn beau soir jusqu'à réclamer à dîner.\u2014Je suis seul, je n\u2019ai rien chez moi.On s\u2019empressa : \u2014Mais comment donc.votre couvert est tout mis ! Weidmann, homme d\u2019habitudes, tout comme il tuait ï:' & fw ' : s» ^ ~*-K Foyer au sein des vagues M.et Mme Frederic Lee et leur famille, de Brookline, (Massachusetts), ont déserté leur résidence pour s\u2019installer définitivement sur leur chalutier \u201cPégase\u201d, dont ils feront leur demeure permanente.Ce changement est dû à des revers de fortune, mais Mme Lee admet volontiers qu\u2019elle est tout à fait satisfaite de son nouveau foyer au sein des vagues.Ils ont toutes les commodités nécessaires et le bonheur, la propreté et la sécurité financière leur sont assurés à bord de leur petite embarcation.Sur la vignette No 1 vous voyez Mme Lee à la roue du bateau.Sa fille Wendy (No 2) se tient près du grand mât et paraît tout à fait enchantée de sa nouvelle résidence.Le jeune Fritz (No 3) s\u2019amuse sur le pont avec son chien et tout le monde est content.^ PHOTO-JOURNAL -™=-E 6 .MONTREAL 6 JANVIER 1938 r- 'HI KiBfa^ïîÿnîqwg WSm Le roi Léopold de Belgique R j prince ou Vice-Roi i\u201e_: i /._i.i ,i\u201e tî\u201ei\u201e:«.w.\tnfrioio.- Xl^/X/ A AAXIV-'C?Li V 1 V\u2014 'CT XLV/X Le roi Léopold de Belgique porte l\u2019uniforme d\u2019un officier des dragons de la garde du cinquième régiment royal d\u2019Inniskilling, lors de l\u2019inspection militaire à Colchester, Angleterre.Le roi est retourné en Belgique.Le roi Victor-Emmanuel d\u2019Italie et le prince héritier Humbert (à gauche) s\u2019échangent des sourires et des saints avec le duc d\u2019Aoste, lors d\u2019une cérémonie publique.Deux jours plus tard, le roi nommait le duc nouveau vice-roi d\u2019Ethiopie et successeur du maréchal Rodolfo Graziani.Gouverneur militaire à sa retraite SâMBaft gpt: V - tS-Vx.V.: Vf*»* ¦¦¦>\u2022 ¦ .L-.Le révérend père Ferdinand G.Level, professeur au collège de Providence, (Rhode-Island), vient de recevoir la croix de la Légion d\u2019Honneur, que Jacques Lepoutre, en uniforme militaire, épingle sur sa poitrine.Le père Level a servi dans un bataillon durant la guerre.Le général Gouraud, le si populaire gouverneur militaire de Paris, fut mis à sa retraite, à l\u2019âge de 70 ans.On le voit qui serre la main à son successeur, le général Billotte.Le général Gouraud a perdu le bras droit pendant la grande .guerre. MONTREAL 6 JANVIER 1938 »hoto-journab; RAGE 7 L'ESPOIR AU COEUR DES MARINS ,|||*,î*>w!U^ÿj^ \u2022'\u2022'\"?JT' ¦ifliwr gpl^ ¦-\u2018¦\u2019S'\t,, iW- \u2022W.:?'«it. mir encore quelques heures puis, sans se laisser distraire par aucun renseignement, de filer tout droit vers San-Francisco.Elle fit pénétrer le coupé dans le terrain de stationnement, ratteia la remorque et se prépara à rentrer quand, plus surprise qu'on ne saurait le dire, elle vit, debout dans la porte de la remorque, une silhouette d'homme en qui, malgré qu\u2019elle ne voulût pas en croire ses yeux, elle reconnut PioiTe Latour!.CHAPITRE 7 La première pensée de Marthe fut de saisir son revolver, de le braquée sur le revenant et de le livrer à la police.Mais avant qu'elle ait pu esquisser un geste, Pierre Latour lui avait saisi le poignet.\u2014Qu'est-ce que vous vouliez faire?\u2014Et vous, d'où venez - vous ?Croyez-vous que je suis assez sotte pour ne pas comprendre que vous avez votre part de responsabilité dans la disparition de Jeanne?Bandit! C'est brave, de s'attaquer à des jeunes filles seules.\u2014Ne m'obligez pas à vous couvrir la bouche de ma main!.Marthe renonça à la lutte.Que pouvait-elle faire contre cet homme dix fois plus fort qu'elle ?Aussi, d'une voix basse où perçait encore la rancune, elle lui dit: \u2014Lâchez-moi, et expliquons-nous.Cela vaudra bien mieux que de prononcer des paroles inutiles.Jeanne m'a envoyé un télégramme me disant do la rejoindre à San-Francisco.Est-ce que vraiment elle, est ea cette ville?.Pierre Latour lâcha le poignet de Marthe et déclara: \u2014Je connais Beaudry.S'il vous a dit que ce serait à San-Francisco que vous rejoindrez votre amie, vous pouvez vous y rendre.' Vous la retrouverez là.\u2014Alors, vous admettez que le télégramme vient de Beaudry?\u2014Je n'ai jamais dit le contraire.C\u2019est le détective Sloan qui n\u2019esti pas très fort! \u2014Sloan?.- Mais comment savez-vous qu'il y a un détective Sloan?, (A suivre)\t\u2014-B PHOTO-JOURNAL PAGE 12 MONTREAL 6 JANVIER 1938 Le prisonnier de la Kaaba (Suite de !e page 9) que je remarquai ses chaussures qui étaient recouvertes d'une boue épaisse et de même teinte que celle qui salissait mes souliers.Nul doute: Albion, lui aussi, avait pataugé dans lès plates-bandes du Jardin! A quel moment! Avant la rencontre sur le trottoir, sûrement.Et d'abord, que faisait-il à Bridport?Me suivait-il?Avait-il lu le bulletin, à la poste, et découvert le secret de l'homme au mac-farlane beige?Autant de questions que, pour le moment, fatigué et tombant de sommeil.Je renonçai à résoudre, pressé avant tout de gagner un lit.afin d\u2019etre dispos, le lendemain de bonne heure, pour, dès l'ouverture du bureau de poste, aller retirer la grande enveloppe jaune au moyen de la carte d\u2019électeur que j'avais dérobée.CHAPITRE IV Quand j\u2019arrivai à la poste, le lendemain matin, je me heurtai A Albion.Il ne parut pas surpris en me Voyant.Il s'arrêta, hésita le temps d'une seconde, puis s\u2019avança vers moi en ôtant sa pipe de sa bouche, comme pour me parler; mais il se ravisa, haussa ses lourdes épaules, fit demi tour, et s'élo'gna à grands pas.La postière qui me reçut semblait malhde.Elle était emmitouflée dans d'épais chandails de laine et malgré cela frissonniat.Il est vrai qu'il faisait très froid dans cette grande salle que deux poêles n\u2019arrivaient pas ii chauffer.Elle prit d'une main molle la carte que Je lui tendais.Mais brusquement clic sursauta.\u2014Encore! fit-elle surprise, levant sur moi scs yeux de myope.Vous êtes la troisième personne qui.depuis dix minutes que la poste est ouverte, vous présentez pour retirer la lettre adressée à monsieur Andrew Holchlld.Je dus pAlir: Elle reprit: \u2014Voulez-vous m'expliquer, monsieur?\u2014Mademoiselle, dis-je après une hésitation, mon aplomb revenu.Il v n confusion.\u2014Je ne comprends pas.\u2014Mon ami.monsieur Andrew Holchlld, étant souffrant, m'a chargé de venir à sa place retirer la lettre que sou frère, monsieur James Holchlld, lui a adressée de Londres.\u2014Monsieur Andrew Holchild son è.l'instant même d'ici.Vous ne l'avez pas rencontré?Elle faisait allusion A Albion.\u2014Non, Mademoiselle, répondis-je, je ne l'ai pas vu.C'est qu\u2019alors, je pense, il s\u2019est senti mieux pour venir jusqu\u2019ici.Mais lui avez-vous remis la lettre?Elle hésita.; \u2014Non, Monsieur.\u2014Ah! Et pourquoi?\u2014La lettre a été retirée par la personne qui s'est présentée au guichet la première.Cette personne m\u2019a d'ailleurs montré des papiers d identité parfaitement en règle nu nom d'Andrew Holchild.Je ne pouvais pas me douter.\u2014C\u2019est juste.Mademoiselle.Cette histoire contrariait visiblement l'employée qui craignait de s\u2019attirer des ennuis.C'est pourquoi ma remarque la rassura et Je gagnai un peu de son estime.Je repris: \u2014Qu'a dit monsieur Holchild en ne trouvant pas la lettre?\u2014Il semblait fort mécontent.Ce que Je ne comprends pas.c'est que monsieur Holchild semblait en colère contre vous.\u2014Contre moi?fls-Jc en jouant la Surprise.\u2014Oui, contre vous.Il a voulu savoir si c'était A vous que J'avais remis la lettre.\u2014Mais comment?\u2014Il m\u2019a tracé votre portrait.Il n môme grommelé: \u201cSatané Français!\" Je m'excuse, Monsieur .Je yls.\u2014Non, non.Mademoiselle! Mon nml Holchild ronchonne toujours, et c'est toujours ainsi qu'il me traite quand il est mécontent de moi.\u2014Mais, dans ce cas, il n'avait t mi ! \u201e 1 » '¦Rat f* I \u2022'v'A ___«WSwWBS-?*\t; \u2019\t» if P \u2018I C 1\t1 ws ', \u201e\t.; ~~~ 1 IU1; il a.^ l i I I l f S «T'-x îs V ytt UN ECHANTILLON DE LA FORCE FASCISTE A l\u2019occasion de l\u2019anniversaire du roi Victor-Emmanuel d\u2019Italie, le \"duce\u201d Benito Mussolini a tenu une revue militaire très élaborée, devant la tombe du soldat italien inconnu.La Place, comme on peut le constater par cette photographie, était remplie de combattants alignés, avec le drapeau italien flottant au vent.\u2014 C'esf en vain que nous touillâmes partout.pas lieu d'être mécontent de vous, il me semble?\u2014Il était pressé d'entrer en possession de ccttc lettre, et comme je lui avais dit que je ne la retirerais que dans la soirée.\u2014Ah! Je comprends, fit-elle, un peu rassurée, en réponse A tous mes mensonges.\u2014Comment était la personne qui a obtenu la lettre.Mademoiselle?\u2014C'est un monsieur que j'ai mal vu.Mais je suis persuadée qu'il n'était pas Anglais.\u2014A quoi avez-vous reconnu cela?\u2014A son accent rocailleux.Je réfléchis.\u2014Vous connaissez cet autre ami de monsieur Holchild?demanda la postière, reprise par sa crainte d'avoir commis une erreur.\u2014Oui, Mademoiselle, fis-je, car je pensais A II Bnahom et A sa voix gutturale.VoilA, Je vous remercie.Au revoir.Mademoiselle.Je m'éloignai.L'employée me rappela.j \u2014Monsieur, me dit-elle, croyez-vous que je vais avoir des désagrc-| ments à cause de cette lettre?| Elle tendait vers moi son pauvre visage malade.Je lui souris.\u2014Non, Mademoiselle, rassurez-vous ! Elle nie remercia A nouveau, et Jusqu'A ce que je fusse dehors, je sentis son regard qui me suivait.CHAPITRE V Une fois sur le trottoir, j'eus un moment de découragement: pour un retard de quelques minutes A peine, que je n'étais pas seul A.éprouve une délaite: 11 y avait Albion; mai celui-ci m'importait peu à cet 1ns tant, car II Bnahom, je ne saurai dire pourquoi, me semblait un ad versaire autrement redoutable qu le grand Anglais.Comment l'Oriental avait-il dé couvert la cachette de James Ho] child?Avait-il négocié avec ce der nier?Dans ce cas, c'est André Holchild, le vrai cette fois, qui : serait présenté à la poste.Etait-c I! Bnahom qui, la veille, s'était in troduit chez l\u2019ingénieur et avait tar effrayé ce dernier?Heureusement que j'avais surpr la conversation entre James Ho! child et II Bnahom, sans quoi m\u2019eût cto difficile, sinon imposs ble, de poursuivre le nouveau ravi; seur des précieux documents.Je savais qu'un émissaire deva se rendre à Alger, et de là à la Met que à bord du navire emportant h florins qui se rendaient au lie Saint.Serait-ce II Bnahom qui se chai gérait de porter les plans?J'e doutais à ce moment, car si l'Oricr tal avait dérobé les documents James Holchild, et s'il disparaissa subitement, l\u2019homme au mac-farlar beige, intrigué, aurait vite lait c découvrir le vol et se lancerait si rcment à la poursuite du ravisscu Je n'avais plus rien A faire Bridport.C\u2019est pourquoi, une hei re plus tard, un train m'emporta A toute vitesse vers la capitale Ai glaise.Tout un jour, Je rôdai autour d 62 de Cardington Square.C'est soir seulement que je vis le frère c l'ingénieur sortir de chez lui e compagnie d'il Bnahom.Jusque-1 Je ne connaissais de ce dernier qi son visage maigre et très brun, était de petite taille, mince, et mai chait en sautillant auprès de so compagnon toujours vêtu de so mac-farlane.De les voir ensemble me surprit.Je m'attachai à leurs pas.Ile entrèrent dans un café.Comme il n'y avait IA que quelques consommateurs, il me fut assez facile de me glisser à une table voisine de la leur.C'est alors que je remarquai combien Holchild semblait mécontent.\u2014Voyons, mon ami, disait II Bnahom, ne laites pas cette tète! \u2014Ne m'agacez pas ou je fais un esclandre, répondit vivement son interlocuteur.\u2014La colère est mauvaise conseillère! fit l'Oriental en souriant.\u2014Vous êtes un voleur, oui.un voleur! répéta l'homme au mac-farlane beige, \u2014Pas si fort, je vous prie, se défendit Il Bnahom que l\u2019outrage ne semblait pas émouvoir outre mesure.Ils se turent un moment.Puis ^Oriental reprit: \u2014Je vous ai donné cinq mille livres de plus que le prix convenu, de quoi vous plaignez-vous?\u2014Je voulais trente mille livres.\u2014Vous en avez obtenu vingt-cinq mille, n'est-ce pas un bon prix?Pensez que j'aurais très bien pu ne rien vous donner.\u2014Oh, par exemple! s'exclama Holchlld, son visage soudain empourpré de colère.\u2014Mais oui, rien du tout: car les plans, ce n'est pas vous qui me les avez remis.Je les ai trouves seul! \u2014C'est Impossible! \u2014Soit! Admettons que quelqu'un.\u2014Qui?demanda vivement l'Anglais.\u2014Qu'importe! répondit l'autre en souriant.Bref, j'ai les papiers.A mon tour, je vous garantis bien que personne ne les trouvera! Mais si je vous les ni payés ce prix, qui vous fait riche maintenant, c'est que je vous suis reconnaissant de votre précieuse collaboration.(Suite à la page 13) MONTREAL 6 JANVIER 1938 fHOTO-JOURNAL RAGE 13 \u201cr\t¦\t¦ f ques mots & l'oreille, puts tous deu*1 Le prisonnier entrèrent dans les bureaux de l'a J'attendis qu'ils en ressortissent.Je m\u2019étais posté tout près de la porte, faisant mine de m'intéresser aux clichés exposés dans la vitrine et qui représentaient les sites les plus beaux du monde.En sortant, les deux hommes s'arrêtèrent sur le seuil.Il Bnahom me tournait le dos.Je l\u2019entendis qui disait à son compagnon: \u2014Ne sois pas en retard, surtout.\u2014Ne crains rien, répondit l'autre.\u2014Te souviens-tu du mot?\u2014I.B.\u2014I.B, oui.approuva II Bnahom.Et ils se séparèrent sur ces mots.J'attendis un moment, avant de me retourner, par crainte d'être reconnu d'il Bnahom s'il avait encore été là.Mais il est probable que j'attendis trop, car J'eus beau courir est bien convenu: vous vous ! à droite et à gauche, il me fut 1m prisonnier de la Kaaba (Suite de la page 12) Et comme Holchlld faisait un geste agacé: \u2014Si.si.ne vous défendez pas.Sans vous, qui les avez dérobés à la banque, à l'heure actuelle peut-être je ne les aurais pas encore, ces plans! Donc en vous donnant vingt-cinq mille livres.Je ne fais que payer.très largement, convenez-en.vos services.Vous voilà riche, oui.riche, rendit l\u2019homme maigre après une pause, c'est-à-dire que vous n'avez plus à vous occuper de cette affaire, n'est-ce pas'» Et comme Holchlld ne répondait rie:., il insista: A Paris, Je me munis d'argent .don.J'étais passablement dégarni; ) puis, après une nuit d'un profond et réparateur sommeil, je m'élançai vers Marseille.Là, je quittai l'avion pour embarquer à bord de l'hydravioli \"Ville-de-Tunis\" qui se balançait mollement sur l\u2019eau calme de l'étang de Berre.n décolla peu après et m'emporta à toute vitesse au-dessus de la Méditerranée.Da,.s le confortable fauteuil de l'appareil, je rêvais, Mes compagnons de voyage, eux aussi, se taisaient.Nul autre bruit que le ronronnement régulier des moteurs.Du bleu partout, quand je regardais par le hublot: le ciel, limpide, sans un nuage, et la mer.au dessous.d'un calme impressionnant.Après un arrêt à Alcudia.où nous déjeunâmes, le \"Ville-de-Tunis\" reprit son vol en direction d'Alger.A un moment, j'arrêtai un steward dé.-intéressez absolument de cette ! possible, dans la foule pressée qui J P^ur lui demander: a: vire?\tj circulait et dans le brouillard qui \u2014Dans combien de temps serons- ' oichild hésita longtemps.Ses j m'empêchait de voir loin, de les re- | nous^arrlvés?I ¦ s.par leur fébrilité, trahissaient trouver, ni l'un ni l'autre nu la 'une qui se livrait en lui.Il dit enfin; -Je ne m\u2019occuperai plus du tout de c fte affaire, c'est promis.- Merci.Vous êtes un sage, mon un \u2014Quelle guigne !\tgrommelai-je , pour ne pas m'avouer que j'étais fu- j rieusement mécontent de moi-même.1 J'entrai à l'agence.\u2014Je voudrais une place pour Al- I sage! Et je vous envie, fltlger, dis-je à l'employé qui me reçut.l'homme à la voix gutturale \u2014Qui vous a révélé le lieu de la ca \u2019 \"le?demanda le frère de l'in- «v \u2022nez-vous à savoir cela?i.vous dé- nia\" \u2014Bien, Monsieur.Le | quitte Douvres.Je l'interrompis: \u2014Je prendrai l'avion.\u2014Bien, Monsieur.Vous quitterez j Croydon à neuf heures trente, alors.\u2014Neuf heures trente! Ny a-t-il ' pas un départ avant?\u2014Si, à sept heures, j \u2014Je préfpre.\u2014C'est que.nous n'avons plus au- 'alxjrd.je voudrais er autre chose.\u2014\ta vous écoute.\u2014Vous êtes au courant de mes p: : i s concernant les papiers.\u2014\tVger et La.\u2014\tViut! interrompit l'Oriental, nou ne sommes pas seuls, ici.\u2014's les connais, oui.\u2014\t.'oyez bon de les oublier, voulez-vous?\u2014\t>\u2019e vous ai promis de ne plus m oc uper de tout cela.\u2014le vous remercie.\u2014Dites-moi maintenant qui vous a renseigné sur la cachette de la le' re?redemanda Holchild.L'autre hésita.\u2014Je vais vous chagriner, mon ami.fit-il doucement.\u2014\t\u2022Me chagriner?Je ne comprends : que vous n'aurez pas de correspon- | dance à Paris pour Marseille le jour \u2014Dans une heure environ, Monsieur.\u2014Merci.Je dépliai le journal que j'avais acheté à Paris et que.jusque là, j'avais négligé de lire.| Un titre, soudain, accrocha mon iregard ; paquebot , UNE CURIEUSE AFFAIRE i Et la suite: \u201cBridport.\u2014 Dans la I nuit d\u2019avant-hier.M.A.Holchlld, ingénieur, a été victime d\u2019audacieux, mais surtout étranges voleurs.\u201cDemeurant seul dans un cottage dont il est propriétaire.M.Holchild a été réveillé par le bruit de la porte de sa chambre qui s\u2019ouvrait.Effrayé \u2014 on le serait à moins \u2014 M.Hol- cune place pour ce départ, Monsieur.cllild s'est précipité dans la rue pour A l'instant même je viens de déü- ! chercher du secours.C'est alors ! vrer les deux dernières j \u2014A deux étrangers, probablement?, Je les ai rencontrés qui sortaient j d'ici, fis-je négligemment.\u2014Oui.des Orientaux, qui, précisément.comme vous, se rendent à Alger.que deux individus.\u201d Je m'interrompis: \u2014Individus! Il s'agit d'Albion et de moi-même, ce n'est guère flatteur!.Poursuivons: .sont arrivés et ont proposé à M.Holchild de l'accompagner chez lui.pn.Tenez-vous tant que cela à ce j même, et qu'il vous faudra attendre dé-ail?\tau lendemain.fy tiens.\tj \u2014Comme c'est fâcheux! dis-je \u2014Vous m'assurez que vous ne vous , cette fois sincère, en pensant à Al-«mpurterez pas contre elle?\tj :;t\u2018r, cette ville qui m\u2019était inconnue, Une femme t Daisy?cria près- ^ dans laquelle il me serait difficile de qi\" * Anglais.\t| retrouver II Bnahom avant le dé- La dame blonde de la poste, oui.! part du paquebot de pèlerins.Dans EK - est attachée à mon service.ces conditions, ceux qui partent à -\tOh! fit Holchlld qui avait pâli, sept heures, arrivent à Marseille le -\tNe lui en tenez pas rigueur.! soir même et sont, par l'hydravion.\u2018 1 le lendemain à Alger?\u2014Oui.Monsieur.\u2014Et moi, je vais perdre une Journée?\u2014Je regrette beaucoup.Monsieur, mais je n\u2019y puis rien.impossible de faire autrement.Pendant que l'employé s'occupait de mes billets, je le questionnai: \u2014A propos, quelles sont les formalités à remplir pour se rendre à La Mecque?I! me regarda; sourit.\u2014Vous êtes Européen, Monsieur?me demanda-t-il en guise de réponse.Elle ne faisait que son devoir en me rapportant vos agissements et ce que vous avez écrit sur le bulletin d'expédition pour l'enveloppe jaune.\u2014Vous a-t-elle dit aussi.\u2014Tien d'autre que ces détails, «cuy.a II Bnahom brièvement.I'S se turent un long moment, Holchild perdu dans ses pensées.l'Oriental distrait apparemment par le spectacle de la salle.Enfin ils réglèrent le prix de leurs consommations et se levèrent pour partir.Au passage, Il Bnahom butta contre un pied de table et dù *'accrocher à mon épaule pour ne po ; tomber.Il ôta son chapeau, se pencha vers moi pour s'excuser poli-\t\u2014oui.Pourquoi?nv :u.C'était de cet homme que, mainte-na.n.j'avais à m\u2019occuper.CHAPITRE VI Je le suivis.Quand il fut seul, Holchild l\u2019ayant quitté tout de suite devant le café et filé je ne sais où dans un cab, i) alluma une cigarette, puis se dirigea vers Régent Street.Un brouillard jaunâtre et malsain K .cndait sur Londres.L'Oriental, frileux comme le sont ceux de son pays, couvert pourtant d'un ample pardessus, le nez dans une écharpe de laine, son chapeau enfoncé jus' \u2014Pour participer au pèlerinage de ! Mais lcs recherches des trois hom-La Mecque, certainement?\tj mes furent vaines: il n'y avait per- \u2014C'est cela même, Monsieur.sonne dans le cottage, et pour cause! \u2014Eh bien, tant pis, je partirai par | \u201cC'est seulement après le départ l'avion de neuf heures trente! j de ses \"sauveteurs\u201d que M.Holchild \u2014Je dois vous prévenir, Monsieur,, s'est aperçu que plusieurs de ses papiers d\u2019identité avaient disparu.\u201cAlertée, la police a relevé des empreintes de pas dans le jardin de la villa et constaté que celles-ci correspondaient exactement à celles laissées chez M.Holchild par ses \"sauveteurs\".\"Grâce à la diligence des services policiers, l'un des individus, dont le signalement précis avait été fourni par M.Holchild.a pu être appréhendé au moment même où il tentait de s'embarquer à Douvres pour la France.Il s\u2019agit d'un Anglais : Herbert Sminston.Son complice, un Français, dont on connaît également le signalement, ne tardera pas.sou-haitons-le.à être à son tour arrêté.Nous ne manquerons pas de tenir Ma fois, tant pis! Puisqu'il m'est I nos lecteurs au courant de cette cu- rieuse affaire.\" Je ne pus m'eqipêcher de rire.\u2014Mon pauvre Albion, ou plutôt : Herbert Sminston.te voilà maintenant à moisir dans une geôle de Londres!.Je me replongeai dans ma rêverie, et bientôt, engourdi de bien-être et bercé par le bourdonnement monotone des moteurs, je commençais à somnoler, quand, tout près de moi.\u2014Il est impossible aux Européens I quelqu'un s exclama: d'entrer au lieù Saint.\t| \u2014Alger! Voilà Alger! \u2014Je ne l'ignore pas.Je vous de- I En effet, l'hydravion passait au-mandais seulement si les formalités i dessus de la cité nord-africaine et sont compliquées?\u2014Très! \u2014Pourquoi?\u2014Afin qu'il soit impossible aux non-musulmans d'entrer a La Mecque où.sûrement, ils seraient massacrés.\u2014Oh! m'exc'amai-je.\u2014Oui.Monsieur.Nos gouvernements, d'ailleurs, ont Intérêt à se prêter à ces formalités nombreuses, dabord pour éviter toute complication diplomatique, mais surtout pour qu'aux yeux, marchait en rentrant ,\t,\t,\t, so ruui les épaules, comme pour mieux se Protéger leurs essortissants.défendre contre l'air froid et coton- ! - \u201cJe comprends, fis-je songeur, en face de la grande affiche du péle-I l inage sur laquelle le nom de la Deux.A Portland Place, devant une:.,.,\t, .agence de voyage dans la vitrine de ¦ ^\u2018e\tsetaIalt en E,os carnc- laquelle un panneau annonçait le i CHAPITRE VII C'est ainsi que le lendemain matin.par un temps pluvieux et froid, dans un ciel bas où le vent chassait de lourds et sombres nuages, je m'envolai de l'aérodrome de Croydon dans l'un des grands avions qui pèlerinage à La Mecque partant de l'Afrique du Nord, un homme attendait.qui.pour se réchauffer, battait la semelle.Il avait le type accusé des Orientaux: grand nez busqué, yeux sombres, peau très brune.Quand il aperçut II Bnahom, il vint rapidement à lui, lui chuchota quel-1 relient l'Angleterre à la France.je vis, en bas.comme un énorme bloc blanc, baigné de soleil, posé tout au bord de l'eau.Nous descendions.Il y eut un léger heurt quand l'appareil toucha l'eau.Puis, rapidement.les blocs carrés des jetées, les navires à l'ancre, défilèrent par le trou rond de mon hublot.Enfin l'hydravion ralentit.s'immobilisa.Nous étions arrivés.Je sautai sur le quai, en quête d'un taxi pour me faire transporter en ville, quand un Arabe, assez jeune mais d'aspect misérable, s'approcha de moi.\u2014I.B., me glissa-t-il à l'oreille.Je sursautai.Et c'est machinalement que je répondis: \u2014I.B.Il Bnahom.\u2014Oui.Va au numéro 13 de la rue de la Girafe, à la Kasbah.\u2014Mais.\u2014N'oublie pas l'adresse: 13.rue de la Girafe, à la Kasbah.Tu as compris?(Suite à la page H) \"Tent Pegging\" isms frf-* & ?S;\t£ T- «J.4'y W£wM Wgj&M:.M± :*^r- *%\u2022 \u2022 \u2022\u2019W.iwm 'YW'-V.'*&*¦¦*; La trousse à maquillage ment, dans une mallette, une trousse à maquillage, mais de tous les accessoires voulus.Le fond du couvercle est garni d\u2019un miroir détachable.MAGALI présente ?TV La Femme Sans Visage ______________ Reproduction autorisée seulement pour les Journaux ayant un\t.Traité avec la Société des Gens de Lettres de France.(Résumé de.ce qui précède) Philippe de Clama révèle à Mi-êhelle .ion malheureux roman d\u2019amour.Il accorde à Jacqueline le droit de demander le divorce et de se remarier.Sous la douce influence de Michelle.Philippe de Clama est redevenu bon et indulgent.Le four suivant, pendant que sa femme quitte avec joie \"le redouté\", lui file vers la Suisse.Michelle reste encore quelque temps avec Mme.de Clama pour la consoler, dans sa solitude, puis un jour elle reprend le chemin du foyer.Sa tante Flore l'accueille avec bonheur tandis que sa jnère sc montre nerveuse et inquiète.en pensant que Michelle a peut-être conservé un certain ressentiment cojitrc.son ancien fiancé, devenu sou beau-frère, ce qui com-pliquerait la situation familiale, selon l'opinion de Mme Jarsaillon.Mais Michelle s'empresse de rassurer sa mère.Mais, de coin.Florence ne s\u2019était pas inquiétée.EUe avait beaucoup connu la vieille Mme de Clauza autrefois, avant que celle-ct ne se retirai tout i\\ fait du monde, et elle savait que Michelle ne pouvait qu'être bien traitée sous le toit de la chatelaine du \"Redouté\u201d.\u2018 Hélas !.pensait Florence, elle n'est pas guérie.et, si elle ne revient pas, c'est qu'elle a peur d\u2019elle-même.\" Pointant.Michelle avait écrit qu'elle ne tarderait pas à rentrer, ayant enfin mis au point tous les détails de l'installation qu\u2019elle avait entreprise.Et tante Fleur s\u2019était prise a espérer que le temps avait fait son oeuvre miséricordieuse.A présent qu\u2019elle a revu sa nièce, elle en est moins sûre.D y a une ombne, au fond des yeux de Michelle.une ombre qui, bien entendu, a éclfiippé à la légèreté de sa mère, mais que l'attention perspicace de sa tante a tout de suite perçue.\u2014A propos, dit négligemment Mme 'Jarsaillon.crois-tu que je puisse lui parler déjà de.nos projets ?Tante Fleur sursaute.\u2014De tes projets, rectifie-t-elle, un peu sèchement.\u2014Y serais-tu hostile 7 lâche Mme Jarsaillon, agressive.\u2014Mats non.mais non.Je trou- ve seulement que ta précipitation à proposer à cette petite, qui est à peine guérie d\u2019une grosse peine de coeur, un autre parti, qu'elle ne connaît même pas, frise la cruauté.\u2014La cruauté !.La cruauté !.Tout de suite les grands mots !.s'indigne Mme Jarsaillon, dont les pommettes s\u2019enflamment.Où y a-t-il de la cruauté à vouloir marier ma fille avec ce jeune docteur qui est offert à un si bel avenir 7.\u2014Laisse-la au moins respirer.se reprendre.se sentir à nouveau chez elle, ici.\u2014Hé ! le temps presse.Elle a vingt-trois ans, ta filleule.bientôt vingt-quatre.Tu ne veux pas qu'elle coiffe Sainte-Catherine ?\u2014La belle affaire.A vingt-cinq ans, rien n\u2019est perdu, tu sais.Et Michelle a assez de charme personnel et de qualités morales pour être séduisante, même quand elle aura franchi ce cap qui n'est redoutable que dans les livres.ou dans les cervelles d\u2019oiseau des petites filles comme Paulette.\u2014Oui.Enfin ! s'exclame nerveusement Mme Jarsaillon, je te dis, moi, que je ne serai tout à fait à l'aise vis-à-vis de mon gendre et de Paulette que lorsque Michelle sera mariée.Là !.Cette fois, Fiorence s'insurge.Ses yeux calmes ont une lueur qui ne leur est pas habituelle.\u2014Ma parole, on croirait, à t\u2019entendre.que Michelle est coupable en cette aventure et qu'elle seule a quelque chose à se reprocher.Les seuls qui devraient être \"mal à l'aise\", comme tu dis, ce sont ce petit freluquet de Robert, qui s\u2019est conduit comme un mufle.et Paulette.qui a agi comme une étourdie égoïste qu'elle est.Voilà !.Et, sur cet éclat, tante Fleur, outrée.quitte la pièce.Pour la troisième fois, Mme Jarsaillon entreprenait l\u2019éloge verbeux et dithyrambique du \"beau parti\u201d qu'elle destinait à sa fille: \u2014Trente ans.Un bel avenir de médecin.» Des \u201cespérances\" solides\u2014 Vous achèteriez un cabinet.\u2014Avec l'argent de ma dot, glissa doucement Michelle.\u2014C'est ça.affirma étourdiment Sabine Jarsaillon.avec l'argent de ta dot.Elle s'aperçoit de sa gaffe, au sourire ironique de sa fille, et bafouille: \u2014Enfin, c\u2019est-à-dire.pour commencer, bien entendu.\u2014C'est ce que je pense, car ce monsieur, qui ne me connaît pas, n'aurait certainement pas songé à moi s'il n'avait eu l'intention \u201cd\u2019acheter un cabinet\".\u2014Que vas-tu chercher 7 réplique Mme Jarsaillon, un peu démontée.Il veut se marier.Il a chargé une amie de sa mère de lui trouver une épouse.une jeune fille de bonne famille.bien élevée.\u2014Bien dotée.\u2014Bien do.Mais, naturellement, bien dotée ! C\u2019est légitime.Où veux-tu que les jeunes gens trouvent des moyens d'existence, pour eux et leur femme, quand ils sont à peine au début de leur carrière ?Tu es extraordinaire, à la fin ! s'embaile-t-elle, excédée.Je t\u2019assure que tu seras plutôt difficile à caser, avec un caractère pareil !.\u2014Je ne vous ai pas chargée de me caser, mère, riposte Michelle avec un peu de hauteur.L'Irritation de Mme Jarsaillon croit à mesure qu\u2019elle se rend compte davantage qu'elle a fait fausse route.\u2014Ingrate !.Voilà comment tu accueilles ma sollicitude ?Pendant que tu étais là-bas, dans ton Midi, je n'ai pensé qu'à te dénicher un jeune homme convenable.\u2014Ce jeune homme convenable qui ne sait même pas choisir tout seul sa femme et l'accepterait les yeux fermés parce qu'elle a de quoi \u201cacheter un cabinet de médecin\u201d ne me convient pas.Pas plus qu\u2019un autre, au reste.Je ne désire pas me marier.La mère, outrée, hausse les épaules.\u2014On dit ça.Mon Dieu ! que tu aies conservé un certain dépit du mariage de Paulette\u2014 \u2018 La santé des cellules La gastronomie rationnelle reste lettre close pour la majorité des gens.Ils ne connaissent pas la puissance de la nourriture sur la santé et la beauté.Ils ignorent que la plupart de nos maladies découlent d\u2019une mauvaise alimentation jointe à une élimination défectueuse.Ils n\u2019attachent pas assez d\u2019importance à ces deux choses essentielles.La mot de régime les effraie littéralement; pourtant c\u2019est la meilleur moyen de se débarrasser des maladies que l\u2019on a et d\u2019acquérir la beauté que l\u2019on recherche avec tant d\u2019ardeur.Il est facile de l\u2019acquérir cette beauté avec un peu da bonne volonté et d\u2019efforts soutenus.Quand le régime esthétique est devenu une habitude, on s\u2019en trouve fort bien.Les organes reprennent leur vigueur et la peau se veloute.Les aliments rationnels ne sont pas difficiles à ingurgiter puisqu\u2019ils sont sains, appétissants et délicieux.Vous serez aussi jeunes que vos cellules, qui se renouvellent constamment, qui vivent et qui meurent mais dont l\u2019entretien nécessite des minéraux et des vitamines.Vous devez apprendre à leur donner le bien-être avec une nourriture appropriée afin qu\u2019à leur tour, elles vous donnent la beauté.La protéine que l\u2019on trouve dans la viande ravitailla quelques cellules particulières, et l\u2019amidon des pommes de terre, favorise le travail cellulaire en lui fournissant l\u2019énergie et la chaleur nécessaires.Mais cela n\u2019est pas suffisant.Il faut à ces cellules pour rajeunir, du calcium, de l\u2019iode et du fer.Si on leur refusa ce dont elles ont besoin, elles s\u2019anémient et dépérissent.\u2014Oh ! mère, je vous en prie, interrompt Michelle, ne mêlons pas Paulette à ce débat.L\u2019histoire Paulette, c'est fini, oublié, enterré.\u2014Mais tu ne comprends pas, s'exalte Mme Jarsaillon, que je ne serai tranquille, et eux ne seront satisfaits.que lorsque tu seras toi-même établie ?Ta soeur a un peu de remords de t'avoir frustrée d\u2019un mari.EUe et Robert ne pourront pas venir ici librement tant que tu y seras.Comprends-le.c'est déli-cat.\u2014Je ne peux pourtant pas, objecte Michelle, me marier contre mon désir pour rendre plus facile à ma soeur et à son mari l'accès de cette maison ! Au surplus, mère, vous avez ' bien tort de vous mettre en souci ! D\u2019abord, je crois qu'en ce qui concerne Paulette, vous vous exagérez.mettons.sa délicatesse.\u2014Comment ?bouillonne Mme Jarsaillon, prête à partir en guerre dès que l'on fait mine d'attaquer sa cadette.\u2014Mais oui.J'ai vu Paulette et Robert à la fin de leur voyage, cet été.et ils n\u2019étaient, ni l\u2019un ni l'autre, embarrassés en ma présence.Pas plus que je ne l'étais, du reste.Je vous le répète: cette histoire est absolument terminée.\u2014Si je pouvais te croire !.soupire la mère en appuyant sur Michelle un regard plein de perplexité.\u2014Mais vous pouvez, maman.\"Et puis, vous savez, la situation.un peu gênante que cause, dites-vous, ma\u2019 présence ici, ne saurait s'éterniser.Je ne pense pas rester longtemps.\u2014Par exemple ! Et pourquoi cela ?Inquiète maintenant, elle examine sa fille avec suspicion.Gaiement, Michelle rétorque: \u2014Je ne veux pas me marier.Il faut bien que je m'installe dans cet état de célibataire qui me plait.Je ne pourrai demeurer à la maison, oisive.Ma peinture ne suffirait pas à remplir le cadre de mes journées.Alors, puisque j'ai déjà fait mes débuts dans la carrière de décoratrice, je compte que tante Florence utilisera à nouveau mes talents.\u2014En voilà une lubie !.proteste, sans conviction, Mme Jarsaillon.Pourtant, elle pense, au fond d\u2019elle-même, égoïstement: \u201cAu fait, ne serait-ce pas la seule solution.Michelle n'a pas une mauvaise idée, après tout.\u201d Mais Florence Violet ne fut pas dupe.Elle essaya de confesser sa filleule.\u2014Tu aimes encore Robert et tu désires t\u2019éloigner de lui ?\u2014Ah i pour ça.non !.Le cri fut si spontané, si sincère, le rire qui accompagnait la réponse si franc, que Mlle Violet comprit qu'elle faisait fausse route.\u2014Alors, tu aimes quelqu'un d'autre ?\u2014Mol 7_ Michelle regarda sa tante avec des prunelles soudain pleines de désarroi.\u2014Moi?.Mais non! répéta-t-elle.» Et l\u2019on eût dit qu'elle venait da découvrir son propre coeur.Peu après, réfléchissant pensivement aux paroles de sa tante, elle sa dit, essayant de déchiffrer ce qui sa passait en elle: \u201cEst-il possible que, parfois, entra deux êtres, l'amitié se mêle si bien à l'amour qu'on puisse les confondre?\u201d Ainsi, un trimestre passa.Michelle travaillait avec Mlle Florence, se donnant à la tâche avea une surprenante ardeur.Elle avait délaissé ses pinceaux.qui lui rappelaient une période de sa vie dont elle portait en elle, sans qu\u2019elle voulût bien se l'avouer, l'âpre regret.Elle n\u2019avait point oublié la châtelaine du \"Redouté\u201d, et elle lui écrivait souvent.En retour, elle en recevait des lettres mélancoliques et résignées.Dans ces lettres, une simple petite phrase, parfois, venait toucher, au coeur de Michelle, una fibre secrète: \u201cMon fils est toujours absent.Il me charge, dans chacun de ses courriers, de ses sentiments pour vous.\" \u201cMon Dieu!.pensait Michelle, comme 11 doit être malheureux, tout seul avec sa peine!.Que ne donnerais-je pas pour qu'il trouve sa croix moins lourde à porter!.\u201d \u2022 Vers la mi-décembre, elle reçut da Mme de Clauza une invitation assea pressante.La vieille dame s'affolait à la pensée de passer Noël tout» seule, dans le vieux château délaissé, et elle priait la jeune fille à lui tenir compagnie.\u201cJe sais bien, ajoutait-elle, que ca ne sera pas très gai pour vous, mais je m\u2019adresse à votre coeur.Vous ferez acte charitable envers la recluse que je suis.\" Michelle fut émue aux larmes et tout heureuse de cette invitation.Justement, elle voyait arriver cetta fête de famille avec une secréta épouvante.Mme Jarsaillon préparait un réveillon bruyant et mondain.Il faudrait sourire, danser, parader, retrouver l'air avantageux da Robert, les coups d\u2019oeil apitoyés da Paulette, ses questions: \"Mais, enfin, pourquoi ne te maries-tu pas?\u201d et les regards curieux des étrangers.Elle annonça à Mme de Clauza, par télégramme, qu\u2019elle viendrait passer auprès d'elle la dernière quinzaine de décembre.Et, par un beau jour d'hiver, clair et joyeux, après une nuit passée en chemin de fer, elle a retrouvé, sur le quai de la petite gare de Satnte-Clotilde, la bonne figure de Bal-bec.Avec un peu d'émoi, elle se remémore la petite voiture blanche qua pilotait la blonde et frivole Jacqueline de Clauza, lors de leur premièra rencontre.Cette fois, l'antique landaulet qu» (Suite à la page 22) MONTREAL 6 JANVIER 1938 Le prisonnier de la Kaaba (Suite de la page 16) \u2014Ça, je ne sais pas! Mais ce.qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que j\u2019ai entendu des éclats de voix.\u2014Pour des amis, c\u2019est curieux! \u2014Oui.Et ce qui est encore plus curieux, c\u2019est que l'ami d\u2019il Bna-Jiom quitte L*a Mecque ce soir.\u2014Ce soir?\u2014Oui.Je réfléchis un court instant, puis, sans avoir l'air de m'y intéresser outre mesure, je demandai: \u2014Quel est le numéro de l'appartement d\u2019il Bnahom?Le cinq.Quand mon nouveau compagnon me quitta, je savais qu\u2019il se nommait Lakdar, qu\u2019il occupait une chambre au dernier étage de 'l\u2019hôtel, et qu\u2019il devait profiter de sa journée de congé pour se rendre dans sa famille où il restait jusqu\u2019au ioir.Jouant d'audace, l\u2019après-midi même je me présentai au portier, un colosse à l\u2019aspect redoutable.\u2014Que veux-tu me demanda-t-il.\u2014Voir Lakdar.' \u2014C'est son jour de congé, tu ne 3e trouveras pas.\u2014Si.il m'a donné rendez-vous dans sa chambre.\u2014Je n\u2019en suis pas certain, mais je crois bien qu\u2019il est sorti.\u2014Il m'a pourtant assuré qu'il m\u2019attendrait.D\u2019ailleurs, même s'il est parti, il a laissé un paquet pour moi.\u2014Non, il.\u2014C'est dans sa chambre qu\u2019il l'a laissé.\u2014Sais-tu où elle est située, sa chambre?\u2014Au dernier étage.\u2014Bien.Tu peux monter.J obéi!».Mais arrivé au deuxième, je m'arrêtai devant la porte sur laquelle le chiffre était fixé.Sans frapper, je tournai carrément le loquet en entrai.\u2014Qui est là?cria du fond de l\u2019appartement une* voix que je re-co\u2019uius aussitôt.Je ne répondis rien, refermai derrière moi la porte au verrou, et, browning en main, j'avançai dans la direction d\u2019où était partie la voix.Quand j\u2019apparus sur le seuil de 3a pièce où il se tenait.Il Bnahom, qui était assis derrière une table et écrivait, se leva d\u2019un bond.\u2014Pas un mot, pas un geste ou je te tue, dis-je.braquant sur lui, mon arme.\u2014Que.que.que voulez-vous?put-il enfin articuler en bégayant.\u2014Tu peux me tutoyer.Il Bnahom, c\u2019est la coutume, ici.\u2014Que voulez-vous?répéta-t-il.\u2014Tu le sais parfaitement, les plans! \u2014Je ne les ai plus.\u2014Je t\u2019en prie, ce n'est ni le lieu, ni le moment de répéter la comédie de chez James Holchild.11 sursauta.\u2014Quoi?Vous étiez là?\u2014Dans le salon, oui.\u2014Mais.\u2014Derrière le fauteuil placé en angle.Ni l\u2019un ni l'autre, vous ne vous doutiez alors que quelqu\u2019un recueillait vos propos, hein?J\u2019étais aussi à Bridport, derrière les volets du pauvre Andrew- Holchild, quand tu as ouvert la porte de sa chambre pour l\u2019effrayer et le faire sortir, afin d\u2019opérer tout à ton aise chez lui.A propos, je profite de l\u2019occasion qui m\u2019est donné pour te remercier de l\u2019accueil que\u2019* tu m\u2019as réservé au treize de la rue de la Girafe, à Alger: longtemps je me souviendrai du coup que j'ai reçu sur le crâne! Maintenant, trêve de plaisanterie, les plans! \u2014Ils ne sont plus là.J\u2019avais flairé une hésitation dans *es paroles.Aussi, sans hésiter, et en le tenant toujours sous le menace de mon arme, j'arrachai les cordelières qui retenaient les rideaux garnissant les fenêtres et m\u2019en servis pour le ligoter solidement sur son fauteuil Comprenant que toute résistance était inutile, Il Bnahom se laissa faire.Sans perdre de temps, je me mis à la recherche des documents con-ternant le gisement de pétrole.J\u2019eus tôt fait de découvrir, dans une sacoche jetée au fond d\u2019un tiroir, la grande enveloppe jaune aux cinq cachets de cire rouge que j\u2019a- vais vue, k Londres, posée sur îa tablette du bureau de poste de Dean Street.Mais elle était ouverte, maintenant.J\u2019en fis l\u2019inventaire.Elle contenait bien les précieuses indications notées par l'explorateur Charlewey.\u2014Et voilà! fis-je, ironique, me tournant vers l\u2019Oriental qui grimaçait de rage et se tordait de douleur dans ses liens.Oh! n'essaie pas de te détacher, c'est inutile! Si tu connais la bonne méthode pour assommer les gens, j\u2019ai moi, parfaiement la science des noeuds.Au revoir.Il Bnahom! Ou plutôt, adieu! Et je le laissai.A peine étais-je engagé dans l\u2019escalier, que je m\u2019arrêtai.Un homme montait rapidement que je reconnus aussitôt: Je secrétaire d\u2019U Bnahom.Très vite, sans faire de bruit, je rebroussai chemin et grimpai à l'étage au dessus.Mais dès que l\u2019homme au grand nez busqué fut entré dans l\u2019appartement de son maître, je dégringolai les marches à toute vitesse.Je n\u2019eus pas le temps d'arriver en bas, qu'au dessus de moi, violemment, une porte fut ouverte et des clameurs retentirent: \u2014Au voleur! Au voleur! Arrètez-le! Arrètez-le! C\u2019était la .voix de l'homme au grand nez busqué.Je courus.Mais le portier, qui aussitôt avait réalisé la situation, se précipita sur moi pour m\u2019empêcher de passer.Je l'esquivai en me baissant brusquement, et, dans la seconde qu'il mit à sc ressaisir, je lui allongeai un direct savant à la pointe du menton, qui le fit chanceler.Le passage était libre, je fonçai.Longtemps je courus, dans des | nies étroites et encombrées où je ! n\u2019avais jamais mis les pieds.J'avais l\u2019impression qu\u2019une meute hurlante était lancée à mes trousses: j\u2019entendis des cris, des clameurs des appels, terriblement amplifiées par la fièvre qui battait à mes tempes.Je finis pourtant par m'arrêter, épuisé, haletant, en nage, et je compris alors que tous cse bruits qui me poursuivaient, me chassaient, étaient les mômes que ceux que j'entendais depuis mon entrée dans la ville de la Kaaba.^ Bien sûr, je pensais qu'U Bnahom, son secrétaire, et ceux qui étaient venus à La Mecque pour conduire le marché des plans, à l\u2019abri de toute curiosité européenne, devaient être à ma recherche.Us avaient certainement alerté la police, donné mon signalement, révélé ma nationalité pour stimuler le zèle des fidèles gardiens de la pierre noire.Tout le monde devait être acharné à ma perte.Sur la piste de Djeddah, les patrouilles, déjà sévères, devaient redoubler de surveillance et filtrer un à un les pèlerins qui s\u2019en retournaient.Par malheur, j\u2019avais oublié mon portefeuille, dissimulé à l\u2019intérieur de la cheminée de ma chambre; et il m\u2019était impossible de retourner ii l\u2019hôtel où, certainement, j\u2019aurais été pris.Que faire sans argent?Comment sortir de cette ville infernale?J\u2019étais le prisonnier de la Kaaba et de la foule délirante des pèlerins.Le jour, j'errais.Le soir, roulé dans mon burnous de plus en plus crasseux, je m\u2019allongeais sur le so! dur, auprès d\u2019autres hommes, pauvres comme moi, et nous dormions sous les étoiles, engourdis de fatigue, indifférents au va et vient des passants.Souvent, je me réveillais, brûlant et suant de fièvre, en proie à des cauchemars affreux où, toujours, on m\u2019arrachait les plans.Vite alors je tâtais la grande enveloppe aux cachets de cire que j\u2019avais glissée dans ma poche de toile fixée sur ma poitrine.Bientôt la faim se fit cruellement sentir, et je n\u2019avais pas un sou pour acheter de quoi manger! Mes forces me trahissaient.J\u2019étais pris d\u2019étourdissements dûs à la faiblesse, et plus d\u2019une fois je tombai.Je vécus de la charité de pauvres diables qui voulurent bien, devant mes regards d\u2019affamé, parta-!ger leur pitance avec moi.Mais ces * maigres repas, au lieu de calmer ma faim, exaspéraient davantage -encore l\u2019atroce souffrance de mon estomac.J'entrais alors dans des accès de rage folle.Je serrais les poings.Puis, très vite, je retombais dans un morne abattement.\u2014Que faire?Que faire pour me tirer de là?Bi l\u2019on me frôlait je sursautaif.croyant sentir la main de l\u2019homme au grand nez busqué; si l\u2019on criait tout près de moi, il me semblait entendre la voix d\u2019il Bnahom.Constamment «j\u2019avais envie de fuir.C\u2019était intolérable.J\u2019étais à bout, décidé à en finir.Le soir même, jouant d\u2019audace, je m\u2019introduis dans mon hôtel.Ma chambre avait été bouleversée de fond en comble, preuve de la colère de mes ennemis.Par bonheur ils n\u2019avaient pas découvert la cachette de mon portefeuille.Quuud je passai la main dans la cheminée et que je sentis sous mes doigts le cuir frais, je me mis à rire nerveusement, stupidement.des visions de plats fumants devant les yeux.Puis, n'.ayant plus rien à faire là.j'attendis, l\u2019oreille contre la porte, l'instant favorable pour m\u2019en aller, quand, dans la chambre voisine, j'entendis la voix chevrotante du vieillard dont la femme était malade.Il parlait et sanglotait à -la fois.\u2014Sa femme est morte! pensai-je Je l'entends encore qui allait et venait, puis il sortit.Sur le palier il hésita, *et enfin commença à descendre.C'est alors qu'une idée folle me traversa l'esprit.Je passai chez mes voisins.La femme était bien morte, comme je l\u2019avais deviné en entendant sangloter le vieillard.Elle était allongée sur un tapis de raphia, énorme, grimaçante, horrible à voir, assaillie déjà par de grosses mouches vertes qui se promenaient sur son visage.D'un coup d\u2019oeil j\u2019inventoriai les .vêtements féminins dispersés à travers la pièce.Je pris une large jupe, Ides chaussures et une sorte de grand : burnous noir, entièrement fermé, | comme certaines femmes en portent | à La Mecque pour se dissimuler aux | yeux des hommes.Comme, sous mon accoutrement féminin, il me faudrait me taire, afin de ne pas me trahir, je fis main basse sur quelques galettes de maïs dont il y avait là une provision.Puis je regagnai ma chambre enroulai mes vêtements d\u2019homme autour de ma taille, et m'affublai des habits de la morte.J'avoue qu'en débouchant dans la rue je n\u2019étais pas du tout rassuré.Ma supercherie était-elle visible?Non.Personne ne faisait attention a moi.Cela me donna de l\u2019audace.Je me rendis au rite, autour de jla Kaabla, car c était l'heure de la prière et mon manquement aurait I semblé suspect à qui m\u2019aurait rencontré.\t| J En sortant, j\u2019abordai un chamelier | dont la bête, accroupie, portait uni I palanquin tendu d'étoffe noire.I Par gestes, je fis comprendre à - l\u2019homme ce que j\u2019attendais de lui.I I \u2014Pour Djeddah?me demanda-t- j il.J'acquiesçai de la tête.Il fit un prix que je ne discutai pas; me donna rendez-vous pour \u2018 deux heures plus tard, m\u2019assurant qu alors tout serait prêt pour le voyage.Je retournai à la Kaaba.car, n\u2019ayant pas de demeure, je ne pouvais errer dans les rues.Tout en marchant, je grignotai deux galettes.Cela me réconforta un peu.Mais j'étouffais sous tous ces vêtements que j'avais sur le dos Quand je fus installé dans le palanquin à travers lequel je voyais îtrès bien tout ce qui se passait, mon conducteur rejoignit un groupe de ! partants.A peine étions-nous sortis de la ville sainte, engagés sur la piste j poussiéreuse-de-Djeddah, qu\u2019une pa-; trouille de soldats nous obligea à i nous 'arrêter.Tout de suite je re-| connus parmi eux II Bnahom et son | secrétaire.Mon ennemi semblait fu-i vieux.Quand les soldats, qui pourtant faisaient preuve de zèle, avaient inspecté soigneusement chacun des pèlerins, Il Bnahom venait à son tour regarder sous le nez des voyageurs qui ne comprenaient rien à ce traitement.Mon chamelier fut questionné.Il Bnahom scruta un moment le palanquin de son regard méfiant.Mais il n\u2019osa pas, ni les gardes non plus, d\u2019ailleurs, violer l\u2019abri qui, théoriquement, dissimulait une femme.Mon coeur battait fort.Enfin un bref commandement retentit et nous nous remimes en marche.Quelle alerte! (Suite à la page 23) PHOTO-JOURNAL 21 Forteresse flottante au-dessus des gratte-ciel ¦ ¦ Cette forteresse flottante avec son escouade de bom-bardeurs B-17, appartenant aux Etats-Unis, plane au-dessus des gratte-ciels de la métropole américaine.îWiïïîïïfffli .p» i.un.r ._ Noire fumée pour dépister les vaisseaux pirates Ce destroyer français fend les vagues de la Méditerranée, près du port de Toulon, où se firent de grandes manoeuvres navales en rapport avec la patrouille exercée contre les sous-marins pirates.Cette épaisse fumée -> -noire a pour but de les éloigner de cette zone prohibée.\u2022 MONTREAL 6 JANVIER 1938 PHOTO-JOURNAL eage 22 ïm * m.\\\\\" ** i ' -s.- - ^\t'i;;- mmm® La femme sans visage (Suite de in page 20> la dame du \"Redouté\u201d utilisait encore quelquefois avait été envoyé au-devant de la voyageuse.Attendrie, la jeune fille reprenait possession du paysage familier: sous les rayons dorés du soleil, succédant à la grisaille de Pans, dans le froid pur de cette matinée, 11 ne lui semblait plus triste.Là-bas.les Salins étincelaient 'Sous un ciel d\u2019un bleu radieux.Mme de Clnuza l\u2019attendait au bas du perron.La Joie de recevoir sa visiteuse mettait à son front une sorte de clarté grave qui lui éclairait tout le visage.Les premières effusions échangées, elle passa familièrement son bras sous celui de Michelle: \u2014Ma chère enfant, vous plairalt-11 de faire avec moi le tour du propriétaire, tandis qu\u2019on monte vos bagages?Michelle acquiesce avec gratitude.Toutes deux cheminent lentement dans l\u2019allée où les aiguilles, sèches craquent sous leurs pieds.jeune fille! \u2014 Philippe de Clauza s\u2019est incliné devant elle, en enlevant son chapeau d\u2019un large geste.Mais voici que.lorsqu\u2019il se redresse et lève vers elle une face toute pâlie par le trouble, Michelle pousse une exclamation.Ah çài.Rêve-t-elle?.Encore une hallucination?.C\u2019est Philippe, mais ce n\u2019est plus le blessé au tragique visage d\u2019horreur dont elle gardait le souvenir apitoyé.On dirait qft\u2019une fée bienfaisante a, d\u2019un coup de sa baguette magique, atténué, sinon enlevé, tout ce qui faisait, de cette physionomie brûlée, couturée, quelque chose d\u2019inhumain et de monstrueux.Les bourrelets ont disparu.La chair s\u2019est refermée sur les blessures anciennes.La peau est redevenue presque lisse et.si quelques cicatrices témoignent encore de l\u2019accident dont Philippe fut victime, elles ne sont plus ni affreuses ni répugnantes.Michelle joint .les mains.Ses prunelles tout éclairées Interrogent, tandis que sa voix profère: sienne sur le sable doux du promontoire.Son coeur bat !a chamade, tandis qu\u2019elle baisse la tête, troublée.\u2014Parce que la vie n'avait plus de saveur pour moi.parce que je ne croyais plus à rien.même pas au résultat de cette opération qu\u2019on me vantait.J\u2019avais perdu toute volonté, tout courage, tout désir.\"Mais.Michelle, vous êtes venue!.Ce fut comme une grande lumière dans ma nuit.J\u2019ai compris, soudain, tout ce que l\u2019existence pourrait encore me réserver de bonheur et de paix.Et j\u2019ai compris aussi que vous teniez toute la douceur de ma vie entre vos mains.\"Seulement, je ne pouvais pas vous dire ces choses avec mon pauvre- visage d\u2019avant.Alors, t\u2019ai voulu ardemment le miracle, pour vous gagner!.Dans un grand élan, Michelle s\u2019est réfugiée contre la grande épaule qui s\u2019offre: toute sa détresse ancienne s'en va d\u2019elle, comme une eau lente qui s'épanche.Elle murmure: \u2014Philippe.je vous aurais aimé.même laid!,.\u2014Laid?.A nouveau, son beau rire vainqueur retentit: \u2014Soyez tranquille, chérie!.Je suis encore loin de ressembler à un Adonis.N'ayez aucune crainte: personne ne vous enlèvera votre mari!.Michelle a un geste de révolte indignée.Elle enserre la chère tète meurtrie entre ses bras tendres qui se referment comme pour une farou-che prise de possession: \u2014Ali! non, Philippe, parce que, moi, Je vous garderai!.FIN Par habitude.Mme de Clnuza a dirigé scs pas vers le mausolée de son fils.Sa Jeune compagne la suit, silencieuse, répondant à peine, par monosyllabes, absorbée par ses pensées.Et voici que, tout à coup, au détour du chemin, comme au jour de leur premlèic rencontre en ce lieu, une haute silhouette a surgi.Mme de Clnuza a très nettement senti le bras de la Jeune fille tressaillir sur le sien.Elle le retire dou-cemeut et s\u2019éloigne, avec un bon sourire, sans que personne s\u2019aperçoive de cette retraite précipitét.\u2014Phil.monsieur Philippe profère la voix altérée de Michelle.M.de Clauza s'est retourné.Il n\u2019a plus sa cape de paysan, mais un vaste et confortable manteau qui l\u2019emmltouffle.Toujours, ainsi qur la première lois, \u2014 mon Dieu! que ce rappel émeut donc le coeur tremblant de.la \u2014C\u2019est extraordinaire!.Par quel miracle?.Philippe de Clauza a un grand rire joyeux, un rire que sa petite compagne n'avait jamais entendu dans sa bouche, et ce rire, venant après cette période de drame et de tristesse, est singulièrement réconfortant.On dirait qu'il chasse définitivement toutes les ombres qui planaient encore sur le paysage.\u2014Ce docteur suisse est un grand chirur.Ten, mademoiselle Michelle.Il vous refait des joues, un menton, ¦es 1 ourcils, en moins de temps o.u\u2019il ne m'en faut pour peindre une po- ! chade.Je ne connais pus plus habile homme.\u2014Ça, vous pouvez le dire!.assura Michelle, admirative.Mais pourquoi n'étiez-vous pas ailé le trouver j plus tôt?\u2014Pourquoi?Philippe s\u2019est rapproché d\u2019elle.Elle volt sa grande ombre se mêler à la Ceux qui habitent en dehors de Montréal peuvent s'abonner à PHOTO-JOURNAL en écrivant à 1242, rue Saint\u2019-Denis ABONNEMENTS: Canada .$2 par année .($1.25 pour 6 mois) Etats- Unis.$2.50 ($1.50 pour 6 mois) Intérieur sobre, mais charmant m-S m-m M-13 Un vivoir moderne et charmant Voici deux coins d\u2019un vivait\u2019 meublé de façon très moderne et pas extrêmement coûteuse.En haut, un petit bureau de travail, avec sa lampe invite à l\u2019étude.Sous la console, remarquez les panneaux décoratifs, pur art moderne.Le gros fauteuil, lui.est lit pour les heures de repos et de méditation.En bas, la cheminée, une bibliothèque et un charmant guéridon léger, posé sur une carpette ronde de fourrure d\u2019ours blanc.Capitale conquise par ruse av«iivnrçvs»-.; pgpi rm iiiii :Y- \" -\t-''Si- LiÉlifif iipiiii ips V\t, lp§$& & if!i - \u2022 '?xi HSHSMpE V-.V, '» i La capture de Taiyuan, capitale de la province de Shansi, n\u2019a pas été une affaire facile pour les troupes japonaises.Quelques soldats nippons ont réussis par ruse à s\u2019introduire derrière les hautes murailles de la ville pour en ouvrir les portes.On voit ci-haut les troupes japonaises entrant triomphalement dans la ville par la \u201cPorte de la Justice\u201d. MONTREAL 6 JANVIER 1938 Le prisonnier de la Kaaba (Suite à Iîi page 21) Hélas, ce n\u2019était pas la dernière, car tout au long de la route nous eûmes à subir la sévérité des défen-ceurs de la Kaaba.Par prudence, je ne quittai pas mon fragile rempart de toile.J\u2019étais exténué.Aurais-je la force d\u2019aller jusqu'au bout?Le roulis et le tangage de ma monture me donnaient des nausées.Parfois je croyais que j\u2019allais tomber, mais une force tenace me raidissait et je luttais désespérément.Aussi, quand nous entrâmes à Djeddah par la porte de l\u2019Est, je ne pus retenir des larmes de joie.J'étais sauvé! Tout en haut d\u2019une demeure déserte, je repris mon apparence masculine, abandonnant dans un coin, en tas, ces vêlements de femme à qui je devais la vie.Un navire était en partance, pour Alexandrie.Très vite je pris un billet et gagnai le bord.Quand j'atteignis le haut de l'échelle de coupée, je me retournât une dernière fois vers cette terre où j'avais couru tant de dangers et éprouvé de si fortes émotions.C'est sans aucun regret que je lui dis «dieu.Je me jetai dans ma couchette.Une odeur de sueur, de crasse montait de moi.Mais j\u2019étais si fatigué que je la sentais à peine et je n\u2019aurais pas eu le courage seulement de me relever.Tout bas je murmurai: \u2014Sauvé! Sauvé! Et je m'endormis.CHAPITRE XI Quand j'eus terminé le récit de mes aventures au pays de la Kaaba, je déposai la grande enveloppe jaune contenant les plans sur le bureau, devant le directeur de la banque, qui m'avait écouté attentivement.\u2014Et voici lés fameux papiers qui mont tant fait voyager, dis-je en guise rie conclusion.Le financier prit l'enveloppe.\u2014de vous remercie, commença-t-il.\u2014Je n'ai fait que mon devoir, monsieur le directeur.\u2014Oui, oui, c'est entendu, c\u2019était votre devoir de détective.Cependant, votre courage, votre ténacité à poursuivre ce H Bnahom, les réels dangers que vous avez courus.Je Iis un geste désinvolte pour dire que maintenant tout cela était sans importance, déjà presque oublié.\u2014Et puis, monsieur le directeur, le climat de nos régions a eu tôt lait de me remettre.De mon séjour en Islam il ne me reste plus qu'un souvenir.J'en étais là de mon discours I quand la porte s'ouvrit, m'interrom- j pant.\u2014James Holchild! Je m'exclamai tout haut, tant l'apparition du frère de l\u2019ingénieur 1 me stupéfiait.Il ne portait plus son mac-farlane beige, mais un impeccable complet gris et tenait un dossier à la main.Je devais faire une drôle de tête, car les deux hommes éclatèrent de rire.\u2014James Holchild, oui: mon secrétaire particulier, dit enfin le directeur en posant sa main sur le bras du jeune homme.\u2014Mais, je ne comprends pas.\u2014 M'avez-vous pris réellement pour un bandit?me demanda Hol-child en souriant.\u2014Je l'avoue, oui.Je n'étais pas encore au bout de mes surprises: tranquillement, le directeur déchirait l'enveloppe jaune et son contenu! Pour le coup je devins muet.Après avoir joui un moment de mon ébahissement, le financier prit la parole: \u2014Je vais vous expliquer.\u2014Je vous en prie, monsieur le directeur.Il fit une pause, puis annonça: \u2014Les plans que vous avez poursuivis jusqu'à La Mecque étaient taux! Faux?\u2014Faux, oui.Nous savions qu\u2019un Consortium étranger était au courant de la découverte de Charlewey et avait vainement tenté de traiter avec l\u2019explorateur.Nous savions aus- PHOTO-JOURNAL EACE 23 4 C I* * J*»«.V- ¦hs \t\t i i iiiifiÉ HUÉ ^ ï-x-fC\u2019 .>Jï.v - ,\tT® * - r s mm âmmi T 7H011 lrmrirmr»lÉ*n ro' Léopold de Belgique reçoit une adresse de bienvenue, qui lui fut présentée plus tard dans un coffret d\u2019or, par le lord maire et la corporation de Londres.Le roi, à gauche, et le maire écoutent le recorder qui lit l\u2019adresse.A droite, assis et en procédant de gauche à droite, on voit la mairesse, Lady Twyford, le duc de Kent et le premier.ministr e Neville Chamberlain.\u2014 Mon chamelier fut questionné.si que ce Consortium était décidé à s\u2019emparer, coûte que coûte, des plans, et qu\u2019il Bnahom était leur correspondant à Londres.C\u2019est pourquoi nous avons fabriqué «le faux plans que Holchild, soi-disant soudoyé par l'Oriental, a volés.\u2014Très habile.\u2014Obi.Et le représentant du Consortium, croyant posséder la véritable copie, a, en fait, payé vingt-cinq mille livres des papiers sans aucune valeur! \u2014Mais, toute cette comédie, la poste, Bridport?\u2014Pour donner une apparence réelle à tout cela.\u2014Ah! Je comprends, fis-je songeur.\u2014C\u2019est dans ce but également, continua l'homme d\u2019affaires, que nous avons lancé deux détectives à la poursuite des plans.\u2014Deux?\u2014Oui.Vous, qui m\u2019avez été recommandé par mon associé de Paris, et Herbert Siminston.O» \u2014Albion?\u2014Comment?Je me mis à rire: \u2014C'est ainsi que je nommais ce collègue, que j'avais pris pour un ennemi.\u2014Lui-même, d\u2019ailleurs, devait vous considérer comme tel! \u2014Je le pense, oui.Mais, connaissait-il le rôle de monsieur James Holchild ?\u2014Non.Et, où est-il maintenant?\u2014Toujours en prison.\u2014Oh! -Rassurez-vous, il ne tardera plus à en sortir, car je suis persuadé que monsieur Andrew Holchild, qui, lui, ignore ie rôle que son frère lui a fait jouer dans celte affaire, retirera tout de suite sa plainte quand il saura.\u2014Il ne laut pas en douter, monsieur le directeur, termina en riant James Holchild.\u2014Pour en revenir à II Bnahom, en le poursuivant jusqu\u2019au bout, vous lui avez laissé croire que les papiers qu\u2019il emportait étaient les bons.\u2014Oui, mais mon rôle, monsieur le directeur.Celui-ci protesta vivement: \u2014Non, non.Votre rôle n\u2019est nullement diminué parce que les plans que vous ràpportez sont faux ! au contraire ! \u2014Cependant.\u2014Pendant que vous chassiez ] O-riental, nous n'avons pas perdu notre temps, ici, je vous prie de me croire.A l'heure actuelle, nous possédons l\u2019autorisation, parfaitement en règle, d'exploiter ie gisement.Et tous ces pourparlers ont pu se faire facilement parce que le Consortium en question avait les yeux fixés sur leur émissaire, et sur vous aussi, n\u2019en doutez point.Le directeur ouvrit un tiroir, prit une enveloppe qu'il me tendit: : \u2014Voici votre réconlpcnse.Ne me remerciez pas, c'est nous encore qui restons les débiteurs.Il me serra la main.Je saluai James Holchild, puis sortis.Je ris en découvrant ce que contenait l'enveloppe.\u2014Vingt-cinq mille livres! Et c\u2019est Il Bnahom qui paie, dis-je, en empochant le précieux papier.FIN Les assassinats en Russie soviétique Trois archevêques, cinq évêques et de nombreux ecclésiastiques vont encore être les victimes de la folie sanguinaire de Staline.MOSCOU, 3.\u2014 On apprend que trois archevêques, cinq évêques et de nombreux membres secondaires du clergé soviétique sont les dernières victimes de la campagne d'épuration contre les \"ennemis de l'Etat\u201d.Selon le journal Izvêblia, les prélats sont accusés d\u2019étre des agents de pays fascistes fomentant des complots contre les chefs soviétiques, de s'être rendus coupables d\u2019actes d\u2019espionnage militaire et économique ainsi que d\u2019autres menées subversives, délits criminels passibles de la peine de mort.UNE JEUNE FEMME EST'ENTTaINEE DANS LA MER PAR UNE PIEUVRE GEANTE LOS-ANGELES, 3.\u2014 Un horrible drame est survenu, hier, sur les côtes de Californie, à Fort-Bragg, station balnéaire renommée.Une jeune femme en villégiature.Mrs Graves, sous les yeux de son mari et d\u2019un groupe d\u2019amis horrifiés, a été entraînée dans la mer par un poulpe géant, d\u2019art moins douze pieds d\u2019envergure selon les témoins.La victime, son mari et ses amfs ramassaient des coquillages sur les rochers rie la côte, lorsque un long tentacule s\u2019enroula autour de la cheville de Mrs Graves.Son mari accourut à ses cris et avec le secours de ses amis, s\u2019efforça de faire lâcher prise à la pieuvre mais vainement.Malgré les nombreux coups qui lui furent portés, le monstre entraîna sa proie vers le» profondeurs. FHOTO-JOURNAU FACE 24 MONTREAL 6 JANVIER 1938 | ik i Jy\t\\ 1 \u2022\u2022\u2022\"\u201c wÊÈÊÊÊBL WmÊm .V-':~\t¦ \u2019^ïÿ-jî :i|iî £*¦ \"'i/;,/'\t' ' mà mmmmmmmm :$ ! \u2022f :o.' - ÿ:\t, :.\t.v.il /r£s£3vi.^\t\u2022 ?
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.