Photo-journal : tout par l'image, 15 mai 1937, samedi 15 mai 1937
[" K SOUS a n vol.i No 5\tPHOTO\t.fr\u2014 fat\u2014 CM ^==0=0\tJOURNAL\tabsous MONTREAL 13 MAI 1937 TOUT PAR L'IMAGE \u2014 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER \u2014 TOUT PAR L'IMAGE MM a xè ï * ï& ' ¦ .¦WëÊWÊvêB Mme Joseph Ouimet, mère de M.Eugène Ouimet de Montréal, profite des premiers beaux jours pour se chauffer au soleil.(Coortotsle âe M.OutmeO IOE E.BROWN A MONTREAL / \u2022»*' m- Voici le sosie du célèbre comi» que de l\u2019écran, le visage ml» comique, mi-sérieux.Il s\u2019agit de M.Gérard Lefebvre, 1583 îst, rue Laurier, surnommé Joe E.Brown, de façon tout à fait amicale, par ses compa-ïnons do classe de l\u2019Ecole Siv« périeure Saint-Stanislas, (Coartoiit* (U M.I^sfebrr*! fHOTO-JOURNAL PAGE 0 MONTREAL 15 MAI 1937 Les ailes des aigles mécaniques ?& ?/> ¦.¦ ^ .fiiiiii y, : ¦ V 4 ' :ÿ.: \u2022 - iililii- ¦ ; : \"\t(7' ' s\u2018 ïy.-sV.t.''2l£'-'fcr ¦fê/yjy.1v»&r2Ml\"-'-:-'af-.v;;;;.h ^fgr ¦ * * -1-'' ' >o- wms \u2022; '\t::f^ ~imm \u2022 '-T, Voici un escadron d\u2019avions de bombardement alignés au Murdoc Dry Lake, en Californie, avant de procéder h des manoeuvres aériennes.mm; ¦- ¦ .KllÉlPll œœmÿMmz 'wê$i^fé ft fmM&ÊmïéâËïffîW' ' ¦¦ ¦¦¦'¦y'- ¦\" '\u2022.^ K< v'~/à ;\t'£0, Cÿ;¦\u2022\u2022'\u2022:->¦ &\u2022 ¦; ?yf ¦ V ./> ¦¦¦¦\u2022:¦¦ .¦\u2022\u2022\u2022 .¦¦ \u2022 .lISISiiü^fcilMi ¦ v ¦ -\u2022¦ |ybici comment on charge des bombes à bord d\u2019un avion de bombardement.Appareil amphibie de modèle Douglas muni de trois roues d\u2019atterrissage au lieu de deux.LES BELLES PROUESSES LES TRANSATLANTIQUES DE DEMAIN I : \u2022¦\u2022 ¦ WmWk rJClïtZ'S ¦ ¦ ««f r** S'*!, las&sass MmË Dans un an, on verra probablement ces vaisseaux volants prendre leur envolée sur le fleuve Saint-Laurent en face de Saint-Hubert pour gagner la haute mer et franchir l\u2019océan en moins de deux jours! Voici un hydravion géant conçu par un architecte des Pan-American Airways.Il peut facilement loger 72 passagers! Il est mû par quatre moteurs ayant une force de 1500 HP chacun.Sa vitesse est estimée à 200 milles h l\u2019heure.Il peut se rendre h une distance de 6.000 milles sans renouveler son essence.Voici un avion s\u2019élevant gracieusement d\u2019une auto filant à près de cent milles à l\u2019heure.Cette façon de décoller convient sur les aéroports qui ont peu d\u2019espace.«fenrf' .v v > \u2019 Mais, Pi u \"Le peuple italien est absorbé par une tâche longue et dure\".\u2014(Mussolini.) U-sieiirs ' - .doniPter lese2 Passeront A ^ TiéTrôAA*\u2019 n\\êdicaUS e/tn p i ln/ser /@,s ' \u2022 \u2022 ^ ^ K îMWi'iA «i! Jt .\tV;-.*\t' -s.,- ?».' r v >\t.s \u2019A lopien.es sof\tt3 avec Les Etiuopie»- .x 5 soldat discute dé^ tzrer> ^ mOTO-JOURNAL page IQ MONTREAL 15 MAI 1937 LA RUSSIE AU SEUIL DE LA FAMINE Les organismes d'Etat s'aperçoivent seulement qu'ils ont oublié de préparer les ensemencements La gravité des luttes Intestines qui secouent le régime soviétique vient d'étre mise en relief par un événement d\u2019une Importance considérable pour ru.r.s.s.Les procès, les \"épurations\u201d massives et successives des administrations et du parti communiste avaient entièrement absorbé l'attention des gouvernants et des fonctionnaires.Dans leur désarroi, et leurrés eux-mêmes par la publicité monstre faite autour des \"réalisations industrielles\", ils omirent de commencer fi temps la préparation des ensemencements.Accaparé par les luttes intérieures, l'appareil d'Etat a failli fi cette iftcho.On vient de s'en apercevoir et un vrai vent de panique souffle depuis en U.R.S.S.et trouve son expression dans les Journaux gouver-nementaux.Si donc la récolte n'est pas, par la gr&ce des événements, extraordinaire cette année, la disette et même la famine menacent les populations de l'U.R.S.S.Des statistiques sont publiées.Elles reconnaissent la gravité de la situation; seulement 10 fl 20tv des emblavurcs prévues ont été ensemencées.Aussi PU-line exige-t-il de tous 'un effort surhumain pour sauver la prospérité renaissante du pays\".Mais la situation réelle\u2014 plus grave encore \u2014 n'est résumée que dans les comptes rendus confidentiels du \"Gosplan\".Les \"sovkozes\", surnommés pompeusement \"les usines k blé pour l'armée et les grandes villes\", n'ont pas livré en 1936 le tonnage prévu et exigent en plus 100.000 tonnes de grains pour les semailles; les 'kol-kozes\" \u2014 fermes collectives \u2014 n'ont pas seulement manqué à livrer le chiffre imposé pour l'année dernière, mais font appel au stock de réserve de l\u2019Etat; il leur faut recevoir 500.000 tonnes de blé pour pouvoir faire les semailles! La partie dénommée \u201cStock de réserve de blé du commissariat de la guerre\" et qui devait normalement satisfaire aux besoins semestriels de l'armée rouge, ne peut subvenir k ce ravitaillement que.Jusqu'au 1er mal.En raison de cette situation, une réunion du conseil militaire de l'U.R.S.S.a déjà décidé de consacrer 120 millions de roubles, dont Sort en devises étrangères, k l'achat des approvisionnements supplémentaires pour l'armée.En même temps, une autre difficulté apparait.Entraîné par son machinisme à outrance, le gouvernement de Staline a contribué à la disparition d'une grande partie du cheptel chevalin de l'U.R.S.S.On vient de découvrir qule 80% des tracteurs agricoles, usés par les trop ardents stakanovistes, ne sont plus en état de travailler.Et leur réparation pour n'avoir pas été entreprise k temps, ne peut être effectuée dans des délais suffisamment courts.L'année 1931 i20e anniversaire des Soviets) commença en U.R.S.S.par une déclaration solennelle do Staline promettant k ses \u201csujets\u201d une vie gaie et heureuse.STALINE AU MILIEU DES FERMIERS Voici, mi centre, Joseph Staline (Kalinine, à droite) au milieu des cultivateurs des frenies collectives, délégués au congrès agricole tenu à Moscou, ^ < I y -r; - '¦ ?tV- '\u2022**\u2022¦* Jrr-f.?' hi.xvii' \u2019 Vit | 1 - -v V< v.'avII V*vvf mmm.i I Envoyez-nous vos meilleures photos d'amateurs Elles seront payées sur publication W//mm I I UNE ARDENTE STAKANOVISTE alojfSSSv Le stakanovisme c\u2019est le machinisme poussé à outrance, le travail à la pièce payé, non pas tant pour sa qualité que pour sa rapidité d\u2019exécution.Voici une jeune Russe travaillant dans les usines qui se sont développées au détriment de l\u2019agriculture.FILLE DE KOLKOZES :.v.-¦ s.¦ mt Rs ¦ j i ^ .f\t¦ * \u2022 mm » WmM: WMÊÊiÈ wmi) ri 'iî' v « ¦ * \u2014 \u2014.1>V Les kolkozes sont les fermes collectives en Russie.Ces feimes manquent de semailles.C\u2019est pourquoi on redoute une effroyable famine cet automne.Cette fillette de 12 ans a été récompensée par Staline pour avoir travaillé le dimanche sur les fermes collectives afin de pousser les semailles. MONTREAL 15 MAI 1937 PHOTO-JOURNAB PAGE 11 LE CONFLIT OUVRIER AUX ETATS-UNIS a ses répercussions à Toronto et à Montréal s \u2022 Le Canada a déclaré la guerre à John Lewis, le fauteur de grèves, et avec lui au communisme.Les grévistes américains ont demandé à leurs camarades canadiens de cesser le travail par solidarité.C\u2019est que la C.I.O.(qui pourrait se traduire par la Confédération Internationale des Ouvriers), ayant à sa tête John Lewis, a étendu ses activités au Canada.A Toronto et Montréal, on a vu se déclencher particulièrement la grève dans une centaines de boutiques de la confection et, peu après, dans les aciéries et l\u2019industrie de l\u2019auto.Le nombre des grévistes, un peu partout, dans ces deux villes, fut de 10.500 ouvriers et ouvrières.Cette grève a été faite à l\u2019instigation de la C.I.O.dont Lewis est le chef.De son côté, le premier ministre Hepburn, d\u2019Ontario, a déclaré qu\u2019il allait livrer un combat sans merci au \u201ccommunisme de John Lewis\u201d.î'nr'T ï t ^ .X'-i.V i ¦ - .\t> J s?; -k K ËlllS ¦ SPIP : .VV, : 7 mm ü Différentes poses de John Lewis, chef ouvrier américain de la C.I.O., dont l\u2019ingé* rence se fait sentir au Canada.: MM ' v- .y- - 7 > - >' V I / v ,-x'77 ' W^ÊâMi .: :\u2022! * .¦ v;'- L\u2019hon.M.Hepburn (à gauche) et Louis Fine, président du bureau de conciliation et d\u2019arbitrage d\u2019Ontario.?| Déclaration du maire l d'Oshawa S Cette \u2018\u2018déclaration de guerre\u201d est venue à la suite d'une conférence que M.Hepburn a tenue avec M.Mackenzie, ministre de la défense nationale du gouvernement fédéral, et au cours de laquelle le premier de l'Ontario aurait obtenu l'appui sans réserve des ministres .du Dominion pour la lutte qu\u2019il a engagée contre l'Intrusion au Canada du comité de M.Lewis.Cependant, le maire d'Oshawa a fait parvenir au syndicat de Detroit un ultimatum le mettant en demeure de déclencher une grève de solidarité, faute de quoi il conseillerait à l'union d\u2019Oshawa de reprendre le travail.\u201cJe ne puis supporter de voir des ouvriers canadiens perdre de l\u2019argent, tandis que leurs camarades américains en gagnent\", a-t-il télégraphié ft M.Homer Martin.président de l'union des travailleurs de l\u2019automobile.\u201cUne telle conduite détruit la puissance de l'entr'aide internationale\u201d.Femmes d\u2019Oshawa faisant le piquet devant les usines de la General Motors à Oshawa.,'V r m n Æmmm \"V \u2018 ' 7:77 *8m Mît .Le maire d\u2019O s h a w a Alexander Hall haranguant les ouvriers, leur conseil* lant de rester calme. mOTO-JOURNAL PAGE 12 T5 MAI 1937 MONTREAL LES ETUDIANTS PATRIOTES DE CHINE La classe universitaire lutte pour le maintien de la Chine du nord en une seule et grande puissance, afin d'arrêter l'invasion japonaise.Emeutes dans les rues avec la police (Copyric/ht par LaSalle G1LLEMANT) PEIPING, 11.\u2014 Au moment où le Japon espérait que la paix allait enfin être conclue avec la.Chine du Nord, les étudiants chinois commencèrent à faire parler d\u2019eux.Les 50.000 universitaires du Nord ont orr/anisé des démonstrations turbulentes et ont fait le saccage des rues pour protester contre la faiblesse des autorités politiques du gouvernement chinois.Ils réclament la résistance armée contre ceux qui veulent le morcellement des provinces du nord en petits états indépendants, parce que ce serait mettre ceux-ci sous la domination du Jupon.Dix mille étudiants de Peiping sont venus aux prises avec la police et ont pris d\u2019assaut les édifices universitaires gardant leurs professeurs en otages.Ceux qui ont été emprisonnés par la police ont fait la grève de la faim pour indiquer par leur attitude énergique qu'ils tiennent à ce que la Chine relève le.front et ne se laisse pas subjuguer par les autorités qui fout le jeu du Japon.Depuis que la république chinoise est proclamée, c'est-à-dire depuis 25 ans.les etudiants chinois ont exercé sur leur pays une Influence politique considérable.Bien qu'en nombre inférieur, ils ont réussi à obtenir plusieurs concessions et f.faire admettre par le gouvernement que ce sont les hommes cultivés qui doivent diriger le peuple et non se faire mener par le peuple.\"Nous ne voulons pas de révolution, disent leurs chefs, mais nous voulons que cesse la politique de pusillanimité du gouvernement chinois.Nous ne tolérerons pas que notre pays soit un vassal de l\u2019hégémonie japonaise.L'étude est une belle et noble tâche, mais tandis que nous poursuivons nos études et augmentons notre savoir, le pays se désagrège.Le peuple chinois tombe en décadence, l'envahisseur et ses propres gouvernants accélèrent sa dégradation.C'est pourquoi nous lutterons de toutes nos forces pour que nous A\\ Curieuses femmes que ces Chinoises ! Ce sont elles qui prêchent la guerre.Voici des étudiantes faisant l'appel ne devenions pas des inférieurs, des esclaves à la merci du conquérant ou de ceux qui le tolèrent\u201d.LES ETUDIANTES Dans cette résistance opiniâtre, les Jeunes étudiantes prêtent leur ux armes et mettant leurs pan l'uniforme militaire ! concours à leurs confrères.Une Jeune Chinoise a même eu la tête tranchée par un coup de sabre d'un agent de police, au cours d'une rixe sanglante dans les rues.Le mouvement universitaire peut fort bien renverser le gouverne- \u2018S en pratique en revêtant ment, semer la zizanie, déclancher une guerre civile et le Japon n'attend que ce moment pour envahir la Chine du nord et en faire la conquête, suivant le vieux proverbe qui dit qu'il faut diviser pour régner.RICHE DE 5, 10 ET 15 CENTS ! Ce n'est plus le drapeau que nous connaissons! ' UK \u2022 mm Nous ne savons pas à quoi peut songer Eleanor Young, mais nous sommes prêts à parier 5 cents qu\u2019elle pense au jeune Woolworth Donahue, petit-fils du fondateur des magasins de 5, 10 et 15 cts ! 11 est fortement question de leur mariage, car les deux jeunes gens furent souvent vus ensemble à Palm-Beach et ailleurs.Lisez Photo-Journal pÜÉlfc Lci politique que \\ient-elle faire là ?\u2014 a fait arborer ce drapeau sur les chantiers de 1 Exposition internationale a Paris, face à la tour Eiffel.Le gouvernement Bluni a oi donné de descendre tous ces drapeaux, ainsi que les drapeaux rouges.Les étran-\u2019 Keis qui visiteront Paris, cet été.veulent revoir le vrai tricolore.On voit ici le tricolore surchargé des trois flèches du parti radical socialiste, sur le bleu le bonnet phrygien, embleme du parti radical, sur le blanc, et la faucille et le marteau, emblème* communistes, sur le rouge. t MONTREAL \u2022 15 MAI 1937 PHOTO-JOURNAL PAGE 13 Au bord de l'eau et dans l'eau î : ¦' Pour vous renseigner.Mesdames, en prévision de la belle saison, au bord de la mer, du lac ou de la rivière, voici les derniers costumes pour la plage: A droite, Diana Gib son, jeune étoile d\u2019Hollj wood, porte un maillot tricoté.A gauche, ensemble de plage rayé rouge vif et blanc en terry cloth.La jaquette tailleur peut aussi se porter avec une jupe.?Costumes de plage en coton Cette étoffe est très à la mode à l\u2019heure qu\u2019il est.Le coton est très frais et il a l\u2019avantage de se laver aisément.A gauche, chemise polo avec culotte.Au-dessous, maillot en piqué bleu recouvert d\u2019une culotte rayée et manteau court de même dessin.ET MAINTENANT, JE PLONGE I ¦n_ mmœmé Mlle Joan Ford vient de se jeter dans la piscine.La voici nageant de reculons sur le dos.Elle sourit, car elle sa sent parfaitement chez elle dans l\u2019onde verte, tout comme une naïade! MONTREAL IS MAI 1937 PHOTO-JOURNAL PAGE 14 Quinze ans et déjà mère de deux enfants ! ' J -:-:ï Mme Willie Lathrop, de Kansas-City, n\u2019a que quinze ans et elle a deux enfants: Warren, âgé d\u2019un an, et Katherine, qui n\u2019a qu\u2019un mois.Son mari a 21 ans.Il était encore étudiant quand il se maria ! DES FRANÇAISES DE PARIS A PARIS mÊm ., \\ : ;$5|§p Q Le martyre commence! Il faut ™ d\u2019abord sc badigeonner la figure à grands coups de blaireau.Le savon vous entre dans le nez et dans la bouche.Ah la barbe! Oyoye! Comme ça tire! il faut sc tirer la peau pour éviter le feu du rasoir et faire un tas de grimaces.Mesdames, ne regardez pas un homme qui se rase: il est affreux à voir! 4 La figure en feu, une fois les poils tombés, il n\u2019y a rien de plus choquant de constater qu\u2019on s\u2019est coupé la peau à plusieurs places.Il faut arrêter le sang qui coule.Et quand on n\u2019a pas d\u2019alun, alors on se tamponne la joue toute la journée! Oui, c\u2019est la barbe! LE DUCE AIME LES ENFANTS 111! mééki *#$&?**¦ * W! ¦% 'V 'Z'A K ¦ mm Mussolini a tout fait pour encourager le mariage et la maternité.C\u2019est qu\u2019il veut une population dense pour maintenir son empire.Il tient ici dans ses bras un orphelin de guerre: son père a été tué en Ethiopie.11 lui souffle peut-être à l\u2019oreille le vieux proverbe latin: \u201cComme il est doux et noble de mourir pour la patrie !\u201d Le Duce a ofrert à la veuve une médaille pour la bravoure de son mari.(Voir notre article page 9). MONTREAL IS MAI 1937 ?HOTO-JOURNAH PAG1 IQ UN JUGE DE BEAUTE VOUS PARLE C'EST LE NEZ QUI COMPTE ! FRANCES DONELON mm WÉÈXMÛ mMwm : .(TfAL JANICE JARRATT .¦ î % j Éâiji;si;;S| î \u2022 - -.1^ Ce dont tiennent lieu les photographes professionnels des mannequins pour, magazines et revues de modes.Les plus jolis modèles La jeune fille aux yeux couleur noisette que vous admirez sur la couverture des magazines ne mérite pas cet honneur & cause de la couleur de ses yeux.Elle est là parce qu'elle a un nez bien découpé: que ce nez soit aristocratique, classique ou qu\u2019il soit coquin, frondeur ou pétillant Les photographes des mannequins le savent.C\u2019est, du moins, l'avis de deux célèbres d\u2019entre eux : Arthur O'Neill et John Robert Powers, deux photographes qui se spécialisent dans l'art de faire ressortir par la photo les grâces féminines.Voici les noms des quatre beautés photogéniques choisies par ces deux artistes: Prances Donelon, de New-York.Barbara Beckwith, de Miami, fille du médecin.Elle est du type féminin dont on dit: \u201ccomme eîle est gentille!\" Katherine McLaughlin, de New-York, du type \u201cclassique\".Frances Joyce, de Scranton, qui porte à ravir les robes du soir.Environ une cinquantaine de jeunes villes visitent par semaine le studio O'Neill pour se faire pho-graphier.Toutes sont Jolies à l'oeil nu, mais la plupart accusent des défauts sur la photo.Sur cent, 11 n'y a d'ordinaire rien qu'une qui est parfaitement photogénique.Voici enfin quel pourcentage les photographes de mannequins accordent: 1\u2014\tpour la taille 30 p.o.2\u2014\tpour le nez: 25 p.c.3\u2014\tpour les yeux: 15 p.o.4\u2014\tpour la bouche: -5 p.o.5\u2014\tpour les dents: 10 p.o.6\u2014\tpour les cheveux: 5 p.o.Ainsi, pour cette plus belle parure de la femme, la chevelure, si belle au naturel, l\u2019expert photographe n\u2019accorde que 5 pour cent.Par contre, il y a des femmes qui ne sont guère jolies, mais qui font de magnifiques portraits.: > - K» ; * $; ¦ - ¦ '1 ÉMH : : ¦ : : T! S\tt d il! Il ifuètiilt'': IIIISll! ¦ MP® vil Barbara Beckwith qui gagne beaucoup d\u2019argent à se faire photographier parce qu\u2019elle a un visage tout à fait charmant.Elle est du type de ces femmes dont on dit qu\u2019elles sont gentilles.i- fïLî.: ¦ Katherine Mo Laughlin, souvent photographiée pour ses formes classiques et l\u2019élégance avec laquelle elle porte les toilettes les plus excentriques. MONTREAL 15 MAI 1937 fHOTO-JOURNAU RAGE 19 Les bonnes recettes à conserver =\tpar tante Julie -\t.:-=- \u2022 i Comment faire Nous ne prenons vraiment pour faire bouillir du lait aucune précaution que recommande strictement l\u2019Hygiène: il semble que l\u2019opération consiste tout simplement à mettre du lait dans une casserole, à porter celle-ci sur le feu et à la retirer dès que le lait s\u2019élève.On n\u2019a détruit dans cette ébullition instantanée aucun des microbes de la tuberculose.Il faut observer avec soin les règles suivantes pour faire cette opération afin que le lait n\u2019ait pas le plus léger goût de brûlé et qu\u2019il se forme le moins de dépôt possible an fond de la casserole.bouillir le lait On prend une casserole à double paroi.Si l\u2019on n\u2019en peut trouver on prend une grande casserole ordinaire contenant de l\u2019eau froide au milieu de laquelle on place couvert le vase contenant le lait.On fait bouillir l\u2019eau et on la maintient bouillante pendant quatre minutes, sans enlever le couvercle du vase à lait.On fait refroidir ensuite en plaçant la casserole dans une grande terrine d\u2019eau froide, que l\u2019on change une ou deux fois sans découvrir le lait.Lorsque celui-ci est refroidi, on le découvre et on l\u2019aère en le remuant avec une cuiller.Petits conseils POUR QUE LES POISSONS ET LES OEUFS NE COLLENT PAS A LA POELE A FRIRE.\u2014 Vous désirez certainement que le poisson ou les oculs que vous laites /rire ne collent pas à la poêle et ne noircissent pas.Saupoudrez pour cela le fond de la poêle d'une pincée de sel.POUR QUE LE POISSON NE SE BRISE PAS DANS LA POELE.\u2014 Mettez cette même pincée de sel quand la graisse ou le beurre sont déjà bouillants dans la poêle.Le poisson que vous y ferez frire ne se brisera pas quand vous le retournerez.Tomates en aspic 2 tasses de tomates 1 cuil.à thé de jus d'oignon 1\tcuil.à thé de sel 2\tcuil.à thé de sucre 4 cuil.à thé de gélatine en poudre un peu de poivre et de paprika Faire bouillir les tomates avec le jus d\u2019oignon et l\u2019assaisonnement; tremper la gélatine dans 1 cuil.à soupe d'eau jroide l\u2019ajouter aux tomates; retirer du jeu et couler.Verser dans de petites tasses rincées auparavant à l'eau jroide et laisser prendre au jroid.Servir ?ur des feuilles de laitue et avec mayonnaise.Macédoine de légumes tasse de céleri haché 1 lasse de chou cru haché % tasse de carottes crues hachées 1 concombre tranché 1\ttasse de pois verts 2\ttomates en morceaux 1 laitue coupée en huit 1 paquet de cresson Le bol à salade doit être frotté avec une gousse d'ail.Vous ajoutez alors tous les ingrédients ci-haut mentionnés que vous arrosez légèrement de mayonnaise liquide (French Dressing).Retournez-lcs une couple de fois avec la cuiller et la fourchette de bois, et faites bien refroidir avant de servir.\"xi.'.Voici un repas copieux cuit au four, même le dessert: des frasiL-furters à la Yorkshire accompagnés de choux bouillis dans du lait et à gauche, une compote de fruits.Dessert à la guimauve \u2022 Il faut mie demi-livre de guimauve (marshmallows) et une tasse de jus d\u2019orange.Vous coupez les marshmallows en petits morceaux et vous les faites fondre dans le jus d\u2019orange, en vous servant d\u2019un bain-marie.Vous versez dans des coupes et vous laissez refroidir.Avant de servir, vous ajouterez une cuillerée de crème fouettée.Si vous aimez le goût de la cannelle, vous pouvez saupoudrer très légèrement, chaque rosette de crème fouettée.Gâteau aux bananes \u2022 1 lasse de sucre 1 tasse de crème douce 1 oeuf IVi tasse de farine 3 cuil.à thé de poudre à pâte 1 pincée de sel Dans la tasse de sucre, battez l\u2019oeuf et mélangez bien; ajoutez la crème douce.A la farine, vous ajoutez la poudre à pâte et le sel.Peu à peu.vous incorporez la farine au mélange liquide, puis vous battez bien.Faites cuire en deux plats.Entre les deux gâteaux mettez de la crème fouettée avec des tranches de bananes, et par-dessus le gâteau supérieur, mettez une épaisse couche de crème fouettée que vous garnissez avec d\u2019autres tranches de bananes.Les bananes trop mûres & Vous reste-t-il des bananes trop mûres ?Pelez-les, coupcz-les en deux, dans le sens de la longueur, pla-cez-les da/is un plat beurré, avec le jus d\u2019un citron ou d\u2019une orange, saupoudrez de sucre et ajoutez un petit morceau de beurre sur le tout.Faites cuire au four pendant dix à quinze minutes.Voici une autre recette: Faites-les rôtir au fourneau très chaud, dans leur enveloppe, jusqu'à ce que les pelures brunissent.Enlevez les pelures, en prenant soin de ne pas écraser les bananes et de garder le jus qui s en échappe.Vous servez chaud, les bananes étant arrosées de leur jus et recouvertes de crème fraîche.Un repas complet sur le gril\tFricassée de il Un repas complet cuit sur le gril: des carottes bien lavées, des pommes de terre et des côtelettes de porc frais.I II'' - -\u2022 ^P||P|§I @ Echiffer une tasse de flétan bouilli; faire chauffer 1 V-z tasse de lait, 1 cuil.à soupe de beurre, du sel, du poivre, tasse de biscuits soda écrasés, ajouter le pois-so7i et laisser cuire pendant quelques instarits.Chou en purée © Préparez un chou et faites le bouillir; après cuisson, il faut égoutter et hacher très fin, ajouter sel, le poivre, un peu de muscade, du persil, mettre un peu de farine pour lier et laisser mijoter.Au moment de servir, ajouter du beurre.Les bananes ne devraient pas être servies à des enfants avant d\u2019avoir des taches brunes sur la pelure.A ce moment-là seulement, les bananes commencent à être mûres. tMOTO-JOURNAV PAG1 20 MONTRIAL 15 MAI 1937 Le living-room modern© Un coin de salle à manger ¦ Æmffim lÊÊÊm& 'êmmm W%rr*K~-.tôï-XZk.\u2022\u2022\u2022-\t¦ fâé '¦¦' y- ¦¦¦¦ Wl&pt Si?x'ÎSÎii p?-us-\",-''-'/:1-'- mm : -tf ¦ *V«fc * * ¦ >\u2022¦ , -.>,9 - _¦ ' »\u2022\u2022'.\u2022 WÊÈh i;^y- WÈA - WMOttZoK- '-yy.tiïk; M?-¦ , ¦< \u2022- ¦ ¦¦' .-\u2022 ¦ $%w.;¦'¦¦¦ -' \u2022 MÊM Lu- UK ùuu À: .\u2022>?' KiÉ® fUMfL Les murs de ce cabinet de travail sont peints d\u2019un blanc légèrement ocré, couleur de poudre et décorés de bandes unies couleur \u201corientale\u201d, une nuance de fard bien accueillie des brunettes.Sur le tapis brun, les meubles de bois clair ressortent parfaitement.La cheminée est surmontée d\u2019une originale bibliothèque.Vieille légende bretonne ?\t?\t?La vengeance du menhir ?\t?\t?he chevalier remercia \"sa dame\" et après un tendre au revoir.11 so dirigea vers le repaire du baron.Arrivé en vue du chiteau, il mit il son doigt l'anneau merveilleux, et devint aussitôt Invisible; il s'approcha du manoir, i>énétra dedans en mémo temps qu'une charrette de loin.Après avoir tourné, contourné des couloirs, monté, descendu des \u2022escaliers, ouvert des portes et parcouru des corridors, U arriva dans une chambre où sa soeur sanglotait, lu figure connéo A une meurtrière.Il ôta sa bague, se fit roconnaitre d'Isal>elle, et après lui avoir recommandé le silence, ayant remis son anneau, lis s'enfuirent la main dans la main.Au simple contact de son frère, Isabelle, elle aussi, devint Invisible.Ils gagnèrent la campagne par une poterne dérobée.Mats du liaut de sa tour, le sarcler Kénajlc, à travers ses verres secrets, vit les deux fugitifs.Il descendit en toute hète avertir le baron.Celui-ci, enfourchant un destrier, noir comme son Ame, mit en croupe le sorcier qui devait le guider, et tous deux se lancèrent A la poursuite d\u2019Isabelle et de son frère.Comme ils passaient au grand galop dans la lande, un des menhirs qui déliassait les autres par sa grande taille, se mit A osciller sur sa base, et conuno le sorcier et son maître passaient près de lui, 11 s\u2019abattit sur eux avec un frAcas do tonnerre.Yvon, n\u2019étant plus poursuivi s'arrêta; quelques Instants après, sa fiancée arrivait comme elle l'avait promis.Le jeune chevalier lui tendit la bague merveilleuse en souriant.\u2014Cet anneau est maudit I dit la Jeune fille en le jetant au loin.Le vent le prit sur son aile et l'emporta.Quant A Yvon, 11 habita de nouveau avec sa soeur, dans son chateau où 11 se maria et où 11 eut beaucoup d\u2019enfants, tous comme lui, braves et bons comme leur mère.Pierre BAUMANN.LE POURPEE NOUVELLE DE\t|| ÎL» PAUL LAURENT «J Parce qu'U faisait chaud et que le vent du sud n\u2019apportait que poussière.elle ferma les yeux pour se représenter des villes sombres aux vitres luisantes de pluie.Sa mère lui disait autrefois : \u201cMa pauvre enfant, tu me rappelles ta tante Al-bine\".Mats l\u2019Imagination de cette parente se bornait aux choses do la table.Pauvre et gourmande, tante Albine se délectait A raconter d\u2019onctueux repas.C'était une bourride bien liée, un cassoulet bien gras, des escargots A la braise, des perdreaux rôtis, des grives au genièvre.La vieille femme mastiquait ces mots savoureux s'essuyait la I bouche d'un revers de main, nourrissait fabuleusement son appétit.Après quoi, revenant A son ordinaire, elle pouvait encore faire ses délices d'un oignon cru assaisonné de gros sel.\u201cEn ceci, convenait Clara, mes rêves ne m'ont pas empêchée d'épouser la réalité\u201d.Elle rouvrit les yeux et les images rafraîchissantes, averses, caves, quais, blocs de glace qu'elle pressait sous ses paupières fondirent au Jour.Elle était venue demander un peu de fraîcheur A la margelle du puits et restait étendue sur la pierre, protégée du soleil vertical par le feuillage blanc des azerollers.Alentour, sous les tamaris ténus, sur les chemins crayeux, sur les vignes, la sécheresse craquait.\u201cTé I petite, qu'est-ce que nous mangeons aujourd\u2019hui ?(La voix gloutonne revenait aux oreilles de la songeuse.) Que dlrals-tu d'une bonne platée de poulpes A la tomate ?.Le vent brûlant remuait l'ombre des azerollers.L'eau, noire au fond du puits, mirait un assez beau visage de femme proche de la maturité.\"C'est mol, songeait Clara, cette femme brune qui s'ennuie et qui écoute des voix.Tante Albino est morte depuis longtemps, mais elle revient me tenter.Atteindrai-Je A mon tour l\u2019Age des appétits innocents ?\u201d Une moue lui répondit, perceptible sur la face lunaire que lui renvoyait le miroir d\u2019eau.\u201cJe me lèverai, se dit-elle encore, J\u2019irai dans la cuisine chercher le melon et le bouteillon pour les mettre A rafraîchir dans le seau du puits.Quand Lazare rentrera, il aura soif\u201d.Mais elle ne se détacha point de la margelle.C\u2019était l'époque de l\u2019année où les ouvriers étrangers, Basques, Catalans, Italiens, envahissaient le pays.A ces hommes sans travail, les vendanges fournissaient un emploi.Us arrivaient avec leur baluchon, leurs femmes, leurs différents dialectes.Quelques nomades véritables s'ajoutaient A eux, et 11 y avait toujours dans la troupe une créature de soufre, belle et maléfique, que l'on appelait invariablement Sarah la Noire et qui, sans un mot, du seul battement lent de ses paupières, jetait parmi les hommes la discorde, le désir.Comme tous les ans, Clara souffrait de cette période fiévreuse où elle se sentait plus seule dans l'agitation générale.Constamment allongée, ses bras nus réunis derrière sa tête et le sein gonflé de soupirs, elle demeurait seule dans la maison.Lazare Baragnon s\u2019étalt résigné A l'indolence de sa femme.Il l\u2019avait aimée au point de l'épouser alors qu'elle n'était riche que de rêves, mias l'amour, pour les gens de la terre, n\u2019est qu'un bref emportement de jeunesse, et Lazare Baragnon, propriétaire du Cordât, n'a-valt qu\u2019une passion: ses vignes.Néanmoins, en le voyant partir de bon matin, et la pioche toujours sur l\u2019épaule, A cette époque des vendanges qui le rajeunissait, Clara se demandait quelquefois si elle n\u2019étatt pas négligée au profit d'une autre.Les filles complaisantes ne manquaient pas dans les palllers, les journalières n'étaient point farouches.et n'y avalt-11 pas aussi vêtues de Jupons multicolores, ces » m ; x< ïf % i mm .\u2022îiÇSwSï S \u2022K':' i:!:; '\u2022 \u2022 RJ Pllllgg fStilil r - : WÊÊMmm.mmM&mà La décoration des murs de cette salle à manger est pour le moins originale.Un des murs, celui de droite est peint de rose-corail, semblable au ton des vernis à ongles, les trois autres sont du plus beau blanc.Les meubles de noyer rayé, recouverts de tissu de coton rose-lotion, reposent sur un tapis beige.Jeteuses de sorts qui pouvaient A leur gré so faire aimer des hommes ou les rendre impuissants ?La figure safranée d'une Sarah aux bijoux d\u2019argent traversait par moments la pensée de Clara, mais cette bouche de grenade rapprochée du visage de son mari, ces Jupons évoqués dans leur mouvement de houle, n'éveillaient en Clara aucune jalousie.Lazare grisonnait.Petit, sec et ridé, toujours courbé sur ses plants, il avait la couleur roussâtre de la terre et ses mains sulfatées ressemblaient finalement aux souches mêmes de la vigne.Clara l'avait-elle jamais aimé ?Elle s\u2019in-terdisait cette question.Par bonheur, l'héritage de tante Albine était IA, extensible, inépuisable.On pouvait rêver, déplacer sa vie.Cette grande oisive recélait une activité prodigieuse.Et tandis que l\u2019on parlait autour d\u2019elle des maladies de la vigne, des inondations ou des cours du vin, elle se laissait emporter par un bateau fait de fumée et de mouchoirs agités ou par tel cabriolet tintant attelé d\u2019une mule andalouse dont les longues oreilles étaient prises dans une résille A pompons.U devait être deux heures de l'après-midi.L\u2019air tremblait visiblement sur l\u2019étendue embrasée.On n'entendait que le bruit de crécelle que faisait la noria voisine.Un chien passa, haletant de soif, et, trouvant la rigole, lapa l'eau A coups rapides.Le même chien peut-être un peu plus tard, au loin, aboya lugubrement, A plusieurs reprises.Clara, qui s'assoupissait, tressaillit.L'animal hurlait A la mort.Elle se signa.\u201cJ'ai tort, pensa-t-elle, de rester seule au maset.Le pays est plein de maraudeurs.On ne peut embaucher tout le monde et des mécontents se changent vite en voleurs.Je demanderai A Lazare qu\u2019il me laisse au moins Honorine\u201d.Mais elle prévoyait, elle connaissait la réponse du vigneron: \u201cHonorine nous est utile.Pourquoi ne viens-tu pas avec nous ?\u201d Mieux valait donc rester dans ce mas isolé.Elle secoua sa torpeur, s\u2019étira, se mit enfin debout et passa sous le feuillage argenté et criblé de baies rouges pour aller chercher le vin et le melon.La surprise et la peur la rejetèrent en arrière, lui coupèrent le souffle: elle se trouvait, sous les branches, face A face avec un homme inconnu.Des yeux violents sous un front bas mangé de cheveux noirs rendaient l\u2019individu terrible.U était pieds nus et sa chemise déchirée lui découvrait l\u2019épaule.\u2014Que faites-vous IA ?balbutia Clara, Qui êtes-vous ?Il ne se jetait pas sur elle, il n\u2019essayait pas non plus de fuir.\u201cU aura enjambé la clôture pour prendre une poignée d\u2019azeroles\u201d, se dit-elle, s\u2019efforçant de réduire le danger.Mais le maraudeur se taisait et continuait de la regarder de ses yeux pressants.\u2014Que voulez - vous ?répéta Clara.Si vous avez soif.Eille montrait le puits.L'homme secoua la tète, accentua l\u2019appel de son regard et dit seulement, dans un souffle: \u2014Cachez-mol.L\u2019ombre feuillue et les taches de soleil qui jonchaient le sol dansèrent un instant dans les yeux de Clara, lui brouillant la vue.\u2014 Oh ! fit-elle, pourquoi ?Qu'est-ce que vous avez fait ?Elle reculait Instinctivement.\u2014 Vous n'avez rien fait de mal.Je suppose.Son regard, sur l\u2019épaule découverte, aperçut une morsure récente et qui saignait.\u2014Je me suis battu, dit l'homme, je me suis battu avec un camarade, les gendarmes me recherchent, et MONTREAL 15 MAI 1937 PHOTO-JOURNAL! PAGE 21 L'art délicat du maquillage - wmm mmm WtjLyZ.'&Æ& M$mî& î~>i Km '.y- ¦ ,¦.mm Assise devant une table de toilette aussi décorative Que garnie de choses pratiques, la jolie Helen Wood prend soin de sa beauté.Pour poser sur ses lèvres le rouge qui en avive la pulpe, elle se sert d\u2019un fin pinceau aux soies souples.Les deux lampes donnent une lumière égale sur le miroir, ce qui est indispensable à la réussite du maquillage.*¦ m, Le bon éclairage a permis à Helen Wood de faire convenablement sa beauté.Un peu de parfum, pour la touche finale.comme mes papiers ne sont pas en règle.Clara respira.Les rixes, elle le savait, étaient fréquentes parmi les vendangeurs, à croire que le vin en puissance leur montait déjà à la tête.Elle savait aussi que la plupart d\u2019entre eux étaient brouillés avec la gendarmerie, non pas qu'ils tussent grand'chose à se reprocher, mais par méfiance naturelle et besoin d'indépendance.\u2014 Vous travaillez aux vignes ?demanda-t-elle.\u2014 Oui, dit l\u2019inconnu.Elle réfléchissait.\u2014 Je ne puis pas vous cacher dans le cellier et encore moins dans la maison, car mon mari va rentrer bientôt.Elle ajouta précipitamment: \u2014 Je suis là avec une servante.Le chemineau, l\u2019individu dangereux, celui qu'elle soupçonnait quelques minutes auparavant d\u2019avoir braconné, volé, fait pis peut-être, devenait tout simplement un homme \u2014 sa chemise arrachée laissait voir le relief d\u2019une épaule puissante \u2014 un homme dans toute la force de l\u2019âge devant lequel elle se gardait bien d\u2019avouer qu\u2019elle était seule.L'aboi lointain se lit de nouveau entendre et l'homme traqué insista: \u2014 Vous n'avez donc lias un grenier, une cave ?.Et si les gendarmes le découvraient chez elle, si Lazare.\u2014 Je partirai dès qu\u2019il fera nuit.La première bouffée de vent, chaude et cendreuse, qu'elle reçut au sortir de l\u2019ombrage lui fit sentir à quel point elle était moite.Elle le fit marcher derrière elle, à pas muets, dans l\u2019ombre qui bordait avarement la maison.En franchissant la porte de la cuisine, elle cria à une protectrice invisible: ¦'Honorine, c'est moi; je descends dans la cave.\u201d et elle s\u2019engagea dans le petit escalier soutenain.L\u2019haleine de la cave la saisit.Il y avait là quelques fûts hors d'usage qui ajoutaient à l'odeur de la terre battue la moisissure du vin.Un jour très bas venait du soupirail.Elle se tourna et distingua derrière elle la chemise blanche, le pantalon de treillis.L\u2019homme, à l\u2019abri, respirait enfin librement.Clara, qui avait jusque-là marché sur sa peur, s\u2019effaça contre la muraille, le coeur battant, et le laissa passer.\u2014 On est bien ici, dit-H, pour tout remerciement.Elle convenait en elle - même qu\u2019elle faisait une chose insensée.¦'Cacher chez moi quelqu\u2019un que je ne connais pas, me faire l'alliée, la complice du premier venu, quelle imprudence ! Si Lazare l\u2019apprenait, il ne me le pardonnerait jamais.Heureusement que tout le monde, harassé, s'endort de bonne heure; je laisserai la porte de la cuisine ouverte et cet homme s\u2019évadera\u201d.Elle remonta de la cave, animée de griefs contre son mari.\"Voici à quoi il m'expose en me laissant seule ! Encore heureux que j'aie eu assez d'esprit pour invoquer la présence d\u2019Honorine!\u201d Cependant qu\u2019elle courait le risque d\u2019être étranglée, le vigneron faisait la sieste sous les pins.La sieste ?Une figure de bronze aux tatouages bleus souleva de nouveau les soupçons de l\u2019épouse, et ce remous de jupons qui la laissait d'ordinaire indifférente, la tordit brusquement de haine.\u201cH me trompe, il se moque bien de tout ce qui peut m\u2019arriver.\u201d Elle palpitait.Elle aurait caché chez elle un amant, qu'elle n'en aurait pas tremblé davantage.Au fait, si le fugitif était découvert, si les gendarmes venaient encercler le mas du Cordât, s\u2019il était vu au dernier moment s\u2019échappant par la porte de la cuisine, si des aveux suivaient, ne pouvait-elle pas être suspectée à bon droit ?Elle passa la main sur son visage ruisselant, elle releva ses cheveux défaits.Il fallait prendre le melon, !a bouteille de vin rosé, les porter au puits, préparer le repas du soir et s\u2019en remettre au destin.Rien n\u2019était changé: le vent, par Intervalles, lâchait toujours son souffle ardent, poussiéreux; la noria continuait de moudre le silence; Clara, sur la margelle, allait retrouver cette femme vacante qui passait sa vie à rêver, et la vieille Albine reviendrait peut-être pour lui dire: \u2018\"Tu n\u2019as pas fait d'enfants, tu n\u2019attends riën de personne, laisse-moi te donner la recette des brochettes de lourdes.\u2019\u2019 Mais le cabriolet tintinnabulant au trot de sa mule andalouse ne venait plus l\u2019enlever.La vie, subitement, grosse d'angoisse, devenait plus romanesque que tous les rêves.En ramenant le seau du puits, en le laissant retomber chargé, Clara se dit que le malheureux enfermé dans la cave aurait peut-être soif jusqu\u2019à la nuit.Soif et faim.Elle retourna dans la cuisine, prit un pichet qu\u2019elle remplit de vin, une miche de pain, du fromage, et rouvrit la cave.Peut-être, au glissement du vantail, crut-i! qu'elle l\u2019avait dénoncé et qu'on venait le saisir, car il lui apparut blême et hagard.Elle l\u2019avait appelé à mi-voix, n'osant plus redescendre jusqu'à lui.Le\u2019 front farouche, puis l'épaule mordue sortirent de la pénombre.\u2014 Voici, lui dit-elle furtivement, prenez cela.Il resta bouche bée, la face renversée, le bras levé.Leurs mains, dans le geste de donner et de recevoir à tâtons, se rencontrèrent.Clara se tenait inclinée sur la deuxième marche.L'homme la regardait.\u2018 A l'étonnement, au contentement, une expression de surprise profonde succédait sur son visage.Sans doute, pressé par le péril, ne l\u2019avait-il pas bien remarquée sous les azeroliers et s'aperce-vait-il seulement à présent qu\u2019elle n\u2019était ni vieille ni laide.A moins que le geste généreux de Clara, son retour dans la cave, l\u2019émotion qui faisait trembler ses bras, ne fussent mal interprétés par lui.Grand et brutal, il devait avoir le succès facile.Ces pensées, cette crainte soudaine vinrent à l\u2019esprit de Clara et elle remonta la marche à reculons.\u2014 Merci, dit l'homme.A bout de souffle, suffoquée par le remugle de terre avinée qu\u2019exhalait la cave, elle détourna la tète et referma le vantain.Il est vrai que l\u2019on s'attache à tout ce que l'on protège, même accidentellement, même par contrainte.Clara couvait déjà son sombre visiteur, son hôte clandestin.Et voyez comme, avec un peu de bonté, un être nouveau pouvait apparaitre, éclore d\u2019une brute.Il avait regardé Clara avec des yeux humains, il avait dit merci.Pourvu qu'il pût se sauver sans encombre.L\u2019errant, l\u2019homme de passage, allait probablement reprendre sa route, libre, sur les chemins sans fin.Libre.Elle s\u2019était réfugiée, elle s\u2019était enfermée dans l'obscurité de sa chambre, mettant prudemment un second palier entre elle et l'homme qu\u2019elle cachait.C'était la chambre conjugale au lit commun.Clara, en ce moment, osant enfin interroger son coeur, reconnut qu'elle avait eu tort, toute pauvre qu'elle était, d'épouser Lazare Ba-ragnon puisqu'elle ne l'aimait pas.Mais on ne refait pas sa vie, et, liée au vigneron, rivée à ce lit, elle regardait fuir la route interdite à travers les fentes en feu des volets fermés.Un pas rôdant en bas dans le vestibule, un pas gravissant doucement l\u2019escalier, jeta Clara dans les transes.L\u2019homme avait saas nul doute deviné la supercherie et.certain de trouver une femme seule, loin de tout secours, dans une mai- son en pleins champs, 11 cherchait de pièce en pièce, il approchait, il était sur le palier.Clara se précipita contre le battant de la porte, folle, défaillante, accrochant ses mains à la serrure.Il venait, il venait, il allait enfoncer la porte d\u2019un coup d\u2019épaule.Clara tomba sur les genoux.On grattait à la porte.\u2014 N'entrez pas ! cria-t-elle.\u2014 C'est moi.madame, dit une voix fluette derrière le battant.\u2014 Qui ?\u2014 Honorine.Mon Dieu ! ce n'était que la servante.Clara se releva, déverrouilla la porte.\u2014 Entre, dit-elle, j\u2019ai eu peur.Oui, je ne t'attendais pas, et comme Je suis seule.Ah ! le coeur me bat encore.Elle avait la bouche sèche et devait montrer les yeux révulsés, la pâleur exsangue, le désordre palpitant d\u2019une femme violée.\u2014 C\u2019est vrai, concéda Honorine, madame ne m\u2019attendait pas.La vieille servante la regardait en dessous.Flairait-elle, paysanne perspicace, la chose cachée, le trouble suspect, l'événement insolite ?Clara se ressaisit, racontant avec abondance qu\u2019on ne pouvait pas rester dehors, que le vent l\u2019avait chassée du puits où elle était allée porter le vin et le melon.\u2014 Quelle largade, hein ?Ça souffle tant que ça peut, mais sans vous apporter un brin de fraichcur.Aussi je suis venue m\u2019enfermer dans ma chambre.Peut-être parlait-elle avec un peu trop de volubilité et tenait-elle à expliquer scs moindres gestes.Mais pourquoi donc, de son côté, l'IIono-rine était-elle rentrée avant les autres ?Clara s'enquérait de ce retour inopiné, ayant enfin surmonté l\u2019image qui l\u2019avait terrassée d\u2019un homme au front chevelu, à l\u2019épaule mordus jusqu\u2019au sang.Elle remarquait l\u2019abattement, les bras pendants de la servante.\u2014 Demain, je ne te laisserai pas partir, ces fatigues ne sont plus de ton âge, et je ferai comprendre aussi à ton maître que Je ne peux pas rester seule au maset.Tout me fait peur.Ce chien, par exemple.Ecou-te-le, 11 hurle ainsi depuis une heure.Qu\u2019est-ce qu'il a ?On dirait qu\u2019il vient maintenant par ici.Clara, Inquiète, allait regarder par la fenêtre.Honorine lui saisit le bras: \u2014 N'ouvrez pas 1 Elle en reçut comme une secousse au coeur.Pourquoi l'empêchalt-o de pousser les volets ?Que se passait-il au dehors ?Les aboiements redoublaient, la béte maudite s'approchait de la maison, et Clara, qui prêtait anxieusement l'oreille, entendit \u2014 ah ! c\u2019en était fait, le mas était cerné\u2014entendit marcher dans l\u2019allée des pas nombreux, un piétinement étouffé.Elle faillit choir à la renverse et se retint des deux mains à l'espagnolette.Cependant, se méprenant sur ce geste, une vieille femme tout égarée bégayait! \u2014 N\u2019ouvrez pas, madame, n\u2019ouvrez pas ! Je venais vous dire qu\u2019il est arrivé un accident.Les volets claquèrent et.dans le soleil aveuglant, par l\u2019allée bordée d\u2019aubépines et de tamaris, Clara, béante, projetée d'une émotion en une autre, vit arriver à elle un sombre cortège.Etait-ce là le retour attendu, les fifres, la farandole, les chariots qui grincent amÇ moyeux, lourds de comportes pleines ?La mort venait lentement, à la face du ciel, ayant fait aussi sa vendange.Ce n\u2019était, porté sur une planche, qu\u2019un corps chétif nu visage voilé, mais tous les vendangeurs, tête nue, suivaient, et la femme apparue dans le cadre de la fenêtre reconnut aussitôt ce corps anguleux, ces mains terreuses; Lazare Baragnon était ramené sur une planche, mort.Face au cadavre, le premier sentiment qu\u2019elle éprouva fut le remords.Elle avait soulialté d'ètre libre.Elle l\u2019était.Au prix d\u2019une vie.Effondrée au pied du lit où l\u2019on avait déposé le corps, Clare se reprochait d\u2019avoir implicitement souhaité et amené cette mort.L\u2019ingrate ! Toujours le vigneron avait été bon pour elle.L\u2019ayant tirée de la pauvreté, il supportait qu\u2019elle se prélassât à la longueur de Journée, un éventail à la main.Quel autre mari eût été aussi généreux ?Elle lui rendait tardivement justice, se repentait de ne l\u2019avoir pas aimé, lui demandait en son coeur pardon.Honorine, scrupuleuse des rites, avait refermé les volets et apporté deux chandeliers allumés.Une chambrée confuse entourait 1 e s deux femmes.Des lèvres indistinctes marmottaient des prières.Clara pleurait.On ne lui permettait pas de voir une dernière fois le visage de son mari, recouvert d\u2019un linge.Etalt-il donc déjà à ce point altéré ?\u2014 Mais enfin, gémit-elle en se retournant vers les personnes présentes, dites-mol ce qu\u2019il lui est arrivé.Pourquoi ne puis-je pas le voir?IA SUIVRE) fHOTO-JOURNAK PAGE 22 MONTREAL 15 MAI 1937 Des ensembles tricolores 1 ¦;%¦ V^'^vî > yfaajm Le* ensembles \u201clores se ri, mu aaZ tn 0.u' les miecuo, ^ Thi'nnes cl^ a\u2019>née.Pn, Ue Vo!/agc et ,\t'' picture ?VU-L\u201cong\u2019 rLUCie>' \u2019nantie ce or eCO\"1' Petit trJ aC\u2018eux mnPOs\u2018r°,Sdr*ces inpe tie 7 Une bleu .lainage C'la»«atldlnn ,in 7 tr*° *0uTtOan-Sle7a '° Vesle ei '°\"' \u2018iïoZs*** U rie .Cs avec a \u2018 n s \u201e Or,s m.\\ \u2019 ÿi i ! ¦: mm vmmw w z tour,* 1 urterene ¦\t\" '/< ' ¦ '\"'-\u2022¦¦¦y-'- '\t- J '.¦\t\u2019 .Sv.' Beaucoup de personnes qui se rendent en France pour l\u2019Exposition en profitent pour faire une croisière de plusieurs mois en Europe.Les grands transatlantiques ont établi, à cet effet, tout un programme de fêtes nocturnes.Les couturiers ont également créé un groupe de robes du soir dans te même but.parmi lesquelles on noie beaucoup de modèles en tulle, dentelle, mousseline de soie dans des nuances délicates faisant admirablement ressortir la sil-souette féminine.La cape de fourrure Les soirées de printemps, et même les après-midi sont souvent fraîches, aussi la vogue des capes de fourrure pour la demi-saison n\u2019est pas près de disparaître.Ce luxueux modèle est en ci-be U ne, toutefois le même modèle exécuté dans un pelage plus modeste peut avoir beaucoup d'élégance.mm&â ÉStll \u2022%* -ET' «ffÉlI m®; s \u2022 < \u2022p' sèm WÆm Sm&i toW-jr-.V-.v :.-v V ¦ * \u2022 ; v ¦ mm ¦ >- ?>\u2022 U-' - ¦ ¦ ' lull ¦ - * * 'V^ ^ v ¦«-> a- fcV,'V,\u2018«S,Vx \u2022 y,, j.\".;\",, .,\u2022,\u2022!-\u2022.\t.* .1* '* >: :{ * ' « ® 'î\u2019 \u2022Wu Lt' Vf fi'' ¦/S- ttâyfkê- ,\t\u2022/?.¦ .'\u2019ùm £>¦ J WW wmMüÀ.mm gigÿ is ¦ .' ' \u2018 ' ' irz&\u2019Mzmxr- lÉsiil ¦ f'-'x'ir.;' .-.j. photo-journal: PAGE 24 MONTREAL 15 MAI 1S37 Un faux due d'York Mots HORIZONTALEMENT 1\u2014\tVa.ite archipel situé dans grand ooéan \u2014 Partie de péninsule hispanique.2\u2014\tTamis de crin \u2014 Mystérieux aventurier né à Tonnerre \u2014 Interjection \u2014 Enclume portative.f\u2014Puits naturel dans la région des Causses \u2014 Homme politique français né K Luml-gny \u2014 Préfixe qui marque la priorité \u2014 Mammifère ruminant du Pérou.4\u2014\tProduire effet \u2014 Grande étendue d'eau \u2014 Prix officiel de certaines denrées.5\u2014\tPréfixe privatif \u2014 Partie du Jour \u2014 Canal du conduit naturel \u2014 Sans esprit.8\u2014En les \u2014 Ravages, destruction - Conjonction \u2014 Pronom personnel \u2014 Intenter une action en Justice \u2014 Négation.7\u2014\tAvalé \u2014 Préposition \u2014 Pronom personnel \u2014 Deux voyelles \u2014 Douze mois.8\u2014\tAdverbe de négation \u2014 Abréviation de Notre-Selgneur.9\u2014\tGenre d'oiseaux pascehenux.10\u2014Transpirer \u2014 Cela \u2014 Onomatopée.U\u2014Dieu du soleil \u2014 En les \u2014 Mot arabe signifiant fils \u2014 Coup de baguette sur un tambour.12\u2014Carte .1 Jouer \u2014 Se rompre \u2014 Opinion \u2014 Pronom indéfini.12\u2014Tout phénomène qui se passe dans l'atmosphère _______ Mam- mifères carnalslers des réglons tropicales.14\u2014\tPleuve de Russie \u2014 Petit ruisseau \u2014 Lettre grecque \u2014 Trois lettres du mot \"lent»-ur\" \u2014 Deux voyelles \u2014 Venu au monde.15\u2014\tEpulr-slr une sauce \u2014 Biographies.16\u2014\tSembler, devenir \u2014 Apre.17\u2014\tTerminaison de l'iiiflnlttf \u2014 Ch&tcau des prlnc's d'Orléans \u2014 M|:s en mouvement \u2014 Négation _______ En les \u2014 Lettre grecque (seizième I.18\u2014\tDésir Immodéré \u2014 Ville de Grèce.1D\u2014Cri des hachantes \u2014 Petites lies \u2014 Support \u2014 Pols'nn des côtes de France.20\u2014\tLettre grecque \u2014 Adverbe de lieu.21\u2014\tVille manufacturière d'Allemagne \u2014 Sa ils fin \u2014 Pu il le du virage.22\u2014\tArticle simple \u2014 Infinitif.23 En arboriculture, plalo des arbres \u2014 Résirenoe somptueuse d'un grand personnav« 24\u2014\tConduit \u2014 Détérioration.25\u2014\tNeuvième lettre grecque \u2014 Se montrer Joyeux \u2014 Titre de noblesse \u2014Priploe 26\u2014\tNote de la gamme \u2014 Solide \u2014 Colère \u2014 Monnaie romaine.27\u2014\tCompagne pour l'homme \u2014 Adjectif possessif \u2014 Venu au monde \u2014 Instrument de musique.28\u2014\tContent.Joyeux _ Outil pour accorder les pianos \u2014 Prénom indéfini \u2014 Chef-lieu d\u2019arrondissement sur l'Yonne.VERTICALEMENT 1\u2014\tConscience \u2014 Hanneton \u2014 Stupéfait, étourdi.2\u2014\tPrudents, circonspects \u2014 Interjection.*\u2014Conseil \u2014 Vaste état da ITivdochlne \u2014 Ville qui fut longtemps la ma\u2019.tresse du monde \u2014 Adjectif démonstratif.4\u2014\tAvoir l'audace \u2014 Petit ruisseau \u2014Instrument pour couper du bols \u2014 Temps da verbe avoir \u2014 Adjectif possessif.5\u2014\tConnu\u2014Terminaison de verbe signifiant garder la silence \u2014 Equerre \u2014 Lettre grecque \u2014 Avec qui on est lié.6\u2014\tDans \u2014 Pli fin et brillant \u2014 Ensemble des ascendants et descendants d\u2019un peuple \u2014 Belles-filles \u2014 En les.7\u2014\tQue nous apportons en naissant \u2014 Ministre des fi-nanoes.sous la Restauration \u2014 Consacré-Selgneur arabe 8\u2014\tQui n'est ni acide, ni aca- lln \u2014 Terminaison de l'infl-nltlf \u2014 Argile rouge \u2014 Article espagnol __ Genre de plante aroldée.\u2022\u2014Fils d'Apollon \u2014 Détourner \u2014 Bouddha \u2014 Deux lettres de mot \"rare\" \u2014 Chef-lieu de canton du Lot et Garonne.10\u2014\tPréposition \u2014 Temps du verbe oser \u2014 Pronom personnel \u2014 Deux voyelles.11\u2014\tSupérieure d'un couvent \u2014 Conjonction \u2014 Note de la gamme \u2014 Faite avec succès \u2014 Façon de marcher.12\u2014\tPremière femme.13\u2014\tMèohe de coton couverte d« cire \u2014 Sans arbres, s-an* verdure \u2014 Préfixe indiquant lu duplication \u2014 Sorte d\u2019écran portatif, monté sur dea lames tr&s minces \u2014 Une des cinq parties du monde.14\u2014\tInterjection \u2014 Epoque \u2014 Adjectif démonstratif\u2014Pronom personnel.15\u2014\tPartie d\u2019une charrue \u2014 Façons \u2014 Deux lettres du mot \"cap\" \u2014 Note de la gamme \u2014 Manufacture.16\u2014\tQualité de ce quiest non altéré, ni vicié \u2014 Note de musique _ Terroir \u2014 Conjugaison \u2014 Se montrer gai.17\u2014\tFabriqué dans une usine \u2014 Tige de blé \u2014 Ce qui t'appartient \u2014 Epoque.16\u2014Village français \u2014 Emoussé, arrondir \u2014 Inventa \u2014 Fleuve de Suède \u2014 Prononciation de la douzième consonne de l'alphabet.19\u2014Voyelle redoublée \u2014 Artiolo simple \u2014 Du verbe rire \u2014 En les \u2014 Interjection \u2014 ,\tBreuvage.30\u2014\tSituation \u2014 Dieu du Soleil \u2014 Seniatlon produite par des émanations \u2014 Fleuve qui forma un delta avant d'atteindre l'Adriatique \u2014 Carte à Jouer.31\u2014\tMonceau \u2014 Dénombrement des citoyens chez las Romains \u2014 Sulfate double da potasse et d\u2019alumine \u2014 Chef de village, en Suisse.33\u2014De saxe \u2014 Préfixe d\u2019égalité 33\u2014Temps du verbe être \u2014 Soldat qui sert à prix d\u2019argent \u2014Eooroe membraneuse qui divise l\u2019Intérieur d\u2019une noix.roisés oumed t A * 4 f C 1 Ÿ g 10 u il H tf/ç ij tÿ h & JU 222$ ''mwm ¦ mwvmm w/mi' mumm ./Y*\t//,.¦a a t C'est un des plus mystérieux chapitres du passionnant volume que M.Pravicl vient de consacrer aux \u201cImposteurs\" (éd.de la N.R.F.) et qui.du fait de l\u2019accession au trône britannique du dernier duc d'York, prend un intérêt tout particulier.On sait à la suite de quel sinistre drame Richard HT put ceindre en 1483.la couronne.Les deux jeunes princes Edouard et Richard, fils et héritiers légitimes d'Edouard IV, qui a réussi à-écraser les partisans de la Rose rouge, sont assassinés à la Tour de Londres où les a conduits un archevêque de Cantorbéry vraiment naïf, sinon complice.Richard III.à son tour, succombe à Bosworth sous les coups des soldats d'un ultime rejeton de la brandie Lancaster, Henri Tudor, comte de Richemont.qui relève la Rose rouge et met fin ù la cruelle guerre civile qui ravage depuis tant d\u2019années l'Angleterre.Henri prend le nom d'Henri VII: pour assurer entièrement son succès, il épouse la dernière représentante d'York, Elisabeth, une souer des \u201cenfants d\u2019Edouard\u201d; cette insigne tragédie finit ainsi, comme un vaudeville bien réglé, par un mariage.Finit?Pas tout à fait.Nous vivons à une époque où les imposteurs sont légion, et de tous les pays.Henri nu tarde pas à apprendre que le cadet des enfants de la Tour, Richard, a échappé aux assassins soudoyés par Richard III.Il a vécu, grandi au Portugal, en Irlande, en France, ù la cour de Charles VIII.C\u2019est un beau jeune prince, plein de dignité, d\u2019aisance, de noblesse.Tous ceux qui le voient, s\u2019entretiennent avec lui, sont conquis.Henri hausse d'abord les épaules.Mais bientôt il est forcé de prendre au sérieux l'aventure.D'autant plus au sérieux qu\u2019un autre prétendant vient de surgir, issu, lui des Clarence, neveu par conséquent d'Edouard IV: Warwick.Pour celui-lù, Henri n'a pas grand'chose il faire: il le confond aisément en libérant pendant quelques jours le vrai Warwick, qui vit encore, qui était détenu A la Tour de Londres.L'Imposteur a beau faire, il ne parvient ù réunir que quelques centaines d'hommes, qui sont battus, massacrés et définitivement vaincus A Nottingham.Reste York, Richard.L'histoire est plus grave, mieux montée.Voici comment, au dire du Jeune prince, s'étalent déroulées les choses, le soir de l'assassinat: les sicalres de Richard III avaient eu pitié de sa Jeunesse, l'avalent épargné, puis envoyé dans les Flandres où ils l'avaient confié à un certain Perkin, bourgeois de Tournai, qui l\u2019avait élevé comme son propre fils.Lorsque le garçon eut grandi.Perkin lui rcvélm la fraude, lui apprit son véritable état civil.Marguerite de Bourgogne fut la première A faire confiance fl la fable: le prétendant accompagnait son récit de mille détails authentiques; il n'ié gnoralt rien de la sanglante histoire de sa famille; il rappelait cent anecdotes sur ses soeurs.Cécile.Catherine, Marie, Anne, et surtout sur cette Elisabeth qui 6-tait entrée au lit du Tudor usurpateur.Aucune question ne le laissait jamais coi.SI bien qu'on en arrivait volontiers ù dire de cette présence d'esprit infaillible ce qu'on dit d'un alibi trop démonstratif: s'il avait été vraiment Richard, fils d'Edouard IV, ic garçon aurait oublié bien des choses; il en savait trop, U les savait trop bien.Quoi qu'il en soit, Marguerite, donc, le reconnaît pour son neveu, duc d'York, héritier légitime du trône d'Angleterre; elle lui donne des gardes: elle lui verse une pension.Et.en juillet 1496, Richard tente sur la côte de Kent un débarquement.Il est vigoureusement repoussé par les seigneurs de la province et met à la voile pour la Flandre.Nullement découragé, il réussit, de là \u2014 après une deuxième tentative non moins infructueuse sur la côte irlandaise \u2014 A circonvenir Jacques IV, roi d'Ecosse, qui s'engage à lui fournir une armée pour marchre sur L 'ndres.Richard et Jacques envahissent en effet le Northumberland.lancent des proclamations signées \u201cRichard IV, roi d\u2019Angleterre\", mettent à prix la tête de l'usurpateur Heurt Tudor et remportent tout d'abord de sérieux avantages: la Cornouailles, le Somerset s'insurgent; des révoltés marchent sur Londres; Henri VII semble perdu.Mais il ne s'abandonne pas.Il réunit ses dernières ressources en hommes et matériels de guerre et laissant les Ecossais avancer vers le sud, il se porte à la rencontre des rebelles qu\u2019il défait aux portes de Londres.Il était temps, la capitale déjà s'agitait.Cette première victoire porta des fruits doubles: elle apaisa les provinces anglaises; clic effraya l'Ecosse.Richard et Jacques demandèrent la paix.Henri accepta, trop heureux d'en être quitte à si bon emopte.Richard dut une fois de plus s'exiler.Il ne manquait pas de courage ni de ténacité.Il reprit sa tentative à pied d'oeuvre, se Jeta bientôt en Irlande où 11 fut bien ac- cueilli.passa en Cornouailles où 11 trouva des partisans qui n'avaient pas accepté leur récente défaite et marcha à leur tête sur Exeter.C'était une folle: la ville était entourée de murailles solides.Richard n'avait pas une pièce d'artillerie.Henri VII était d'autre part résolu à en finir.Il se précipita sur les assiégeants, les battit, les poursuivit si vivement que i\u2019imposteur perdit la tète: il abandonna ses troupes et se réfugia dans une église, invoquant le droit d'asile.Henri avait gagné la partie: il cerna l'édifice sacré et promit à son vieil adversaire la vie sauve s'il se rendait volontairement.L'autre était décidément démoralisé: il se remit entre les mains de son vainqueur, fut aussitôt enfermé dans un de ces cachots de la Tour de Londres qu\u2019il affirmait avoir si bien connus en son enfance.Il comprit alors qu'il était perdu, retrouva un peu de vaillance, parvint à s'évader, lut repris, complota avec un autre prisonnier, le Warwick dont nous avons parié plus haut, de tuer le gouverneur de la Tour et de s'enfuir, fut vendu par les gardes dont il avait acheté la complicité et qui, peut-être, l\u2019avaient provoqué à cette tentative désespérée: Henri VII se considéra en effet comme délié de sa promesse, et livra les deux prisonniers au bourreau.Mais jusqu'au bout, 11 voulut bien marquer que le prétendu Richard n\u2019était qu'un imposteur de basse extratlon: tandis que Warwick était décapité à la hache, Richard n\u2019avait droit qu\u2019à la corde.«*\u2022 am IL*\t\u2022 '«i.>-S ' (Solution de la .semaine dernière) Tir rTT 1 uiqvlL fo ÏÏTÜL- i iR E] [ft a (ritj NIO ÔJlÎÉ jfjgjr pF Al nA a i ri* !*\u2022?! i 1 Vï tri -nrefr -x -a x 7 Bfgfu as 1 A|H| I |S| bH \u2022 ti »{jjc i] TT s ciuir pUt T Al O N [SJ R Ii R ènsi a]pU T|iU il [GdCS.V RGOI iLLja ŒO&Ll \u2022Etéiga uriQai ?euhuu iQÜGjli I ?couia .(CJtair TTaai ?ni iuau HQQEDHnnD U13 1 [_ tacorjuaDDGnca h I Bu cauKUanu -nrev : n i ¦ 0EEECT.EEtfCeOB I D tn^SD.DH.QJ.QvD QCJ * HnBL'BBuurcfe&uauu u osa\tasa\tca .a ?ncB ?EEEns ?: wraej\tn\tn\tueciü ?BonD anniiacnciH i büanucn QcnrccjcHn À UO UBEB ?COB r;-rju ^ fcUQBn\t?\tE\tanaciufl m DC Q\tB\t?\t?\tUÜD fl ¦ n ulib l.u;i nn m EU CLCiUU CiQLs fl.dbc\tnViUkin\t^fl tîLüLcnriCuurj ^fl ^Alz£( LLlJF-ELjU : ur ^^fl -.Costume fleuri Cet été, les maillots de bain imprimés seront de mode.En voici un très sportif, très athlétique, qui vous ira à ravir ! - MONTREAL 15 MAI 1937 PHOTO-JOURNAL PAGE 25 Les beaux enfants d'Hollywood La belle saison bat son plein depuis longtemps h Hollywood.La colonie des artistes de l\u2019écran compte plusieurs enfants dont voici quelques instantanés: No 1\u2014Mary Astor et sa fille Marylyn; No 2\u2014Freddie Bartholomew; No 2\u2014Ann Harding qui vient d\u2019arriver à Hollywood avec sa fillette, Jane: No 4\u2014Lina, fille de la célèbre danseuse, Lina Basquette: No 5\u2014Teddy et Lori Von Eltz avec leur mère, Peggy Prior March; No 6\u2014 Edith Fellows, célèbre depuis son film \u201cPennies from Heaven\u2019\u2019; No 7\u2014Lita Grey Chaplin avec ses deux fils, enfants de Charlie Chaplin.Teddy et Lori Eltz sont les enfants de l\u2019acteur Theodore Von Eltz.XK XK A L' E C R A & XK XK \u2022f, v- Après quelques succès sur une scè-ne de Chicago, sa ville natale.Kay Griffith vient d\u2019arriver à Hollywood.Elle mesure 5 pieds et 5 pouces.Elle pèse 109 livres.Elle a les cheveux et les yeux noirs.Elle est née le 10 septembre 1911 et elle n\u2019est pas encore mariée.Elle fut découverte par un scout du ,\u2022!-néma alors qu\u2019elle chantait avec eu orchestre pour payer ses cours à l\u2019université de Chicago où elle a obtenu son diplôme.ILS FERONT UN FILM \u2022 :;-n' \u2022.tâeragSMw] \u2022t A , Olsen et Johnson, les deux comédiens que Ton a souvent applaudis sur la scène du Loew\u2019s, ici à Montréal, feront un film cet été, à Hollywood.Ces deux rois du rire avaient eu un énorme succès il y a quelques années dans FIFTY MILLION FRENCHMEN CAN\u2019T BE WRONG.ÉHIË \t\t ?S+en revient en Amériaue if.Après un séjour de deux ans en E u r o p e, alors qu\u2019elle a tourné des films en Allemagne.Anna Sten se rendra sous peu à Hollywood pour paraître dans plusieurs films américains.?Éæ ?i.?it it .g ¦ -¦ mm \u201d .v ' ' ' ' V : 1< -\u2022 mMm w ¦ \u2022 ' Wmm mm ; :\u2014. ^HOTO-JOURNAL 26 PAGE MONTREAL 15 MAI 1937 tV ir ?m ?WMÊÊÊÈÊËwKBS '':SïWË$smÊÈ W w§m% w'*/%¦
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