Le soleil, 14 septembre 2013, Arts magazine
[" SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 CAHIER A (Z) ts cd magazine RÉGAL ET RESTOS SERVEUSE D\u2019UN SOIR A32 ETA33 VOYAGES MAROC:TERRE DE CONTRASTES V6ETV7 mm WmmÊÊL mm mm mm NT 4 ms ¦ C \" s'1' 1 AME LA GRANDE ENTREVUE DU SOLE/L PAGES A2A A5 j/a A2 MUSIQUE SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil LA GRANDE ENTREVUE DU SOLEIL : VINCENT VALLIÈRES CULTIVER L\u2019ORDINAIRE GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Sirotant une eau minérale sur une terrasse de la rue Saint-Joseph, Vincent Vallières a davantage Fair de votre voisin de palier que d\u2019un chanteur populaire.Il cause famille et boulot, évoque son rapport au métier, qui est le même que «plein de travailleurs autonomes».Son quotidien se déploie en deux extrêmes.D\u2019un côté, l\u2019auteur-compositeur-interprète qui a charmé le Québec avec la locomotive On va s'aimer encore, qui a tiré son dernier album, Le monde tourne fort, au-dessus de la barre des 100 000 exemplaires vendus.De l\u2019autre, le père de famille avec la même femme depuis «13 ou 14 ans», qui fait son jogging presque chaque matin et qui encourage sa sportive marmaille dans les estrades.Vallières conjugue les deux tableaux en cultivant la normalité dans le calme de Magog, loin de la métropole qu\u2019il a habitée pendant quelques années.«On vit littéralement comme tout le monde, décrit-il.On soupe avec nos voisins, les enfants font plusieurs activités sportives, on donne du temps à gauche et à droite pour aider les équipes, pour être présents.Une fois qu\u2019on est là, on a une place comme tous les autres.» En entrevue avec Le Soleil à quelques jours du lancement de son sixième album, Fabriquer l'aube, en magasin mardi, le musicien a souvent évoqué le fait qu\u2019il se sent privilégié.Mais il avoue du même souffle trouver dur de manquer «des moments».Comme celui qu\u2019il avait raté le matin même, alors que sa petite dernière montait pour la première fois toute seule dans Fautobus scolaire.«C\u2019est un moment important dans son cheminement.Je vois beaucoup de courage là-dedans.C\u2019est gros pour le petit individu qui décolle avec sa boîte à lunch», laisse tomber le père de trois enfants.«Mon seul problème, c\u2019est F ennui, Féloignement, ajoute-t-il.Je n\u2019ai pas vraiment le feeling de travailler.Je ne dis pas qu\u2019écrire une chanson, c\u2019est facile et toujours 1 efun.Mais la qualité des tribunes que j\u2019ai à F âge que j\u2019ai, c\u2019est vraiment fantastique.Oui, c\u2019est dur, mais je suis toujours content de me lever le matin.Des fois, je me dis peut-être que j\u2019en ai trop pris.Il y a cette gestion, mais encore là, c\u2019est le rapport au travail de plein de travailleurs autonomes.C\u2019est ce qui fait que je gagne ma vie, je ne dois pas trop rater d\u2019opportunités.» À l\u2019âge où il montait lui aussi pour la première fois dans le bus jaune, Vincent Vallières s\u2019est buté aux mots.Il confie avoir eu beaucoup de mal à apprendre à lire et à écrire.Même maintenant, il dit lire beaucoup, mais lentement.Depuis aussi longtemps qu\u2019il se souvienne, ses parents, Denis et Suzanne, ont déjoué ses défis en l\u2019entourant d\u2019amour et en l\u2019abreuvant d\u2019encouragements.«J\u2019ai grandi en me faisant dire : \u201cT\u2019es bon, t\u2019es capable, t\u2019es beau et on t\u2019aime.Tu veux faire du sport?On va t\u2019acheter des patins.Tu veux jouer au soccer?On va être dans les estrades avec toi.Tu veux faire de la musique?On va t\u2019acheter une guitare, mais tu vas suivre des cours, par exemple\u201d, cite-t-il.J\u2019ai vraiment été aimé beaucoup, ça m\u2019a permis d\u2019avoir confiance en moi.» LE MODÈLE «CLASSIQUE» Vincent Vallières vient d\u2019une cellule familiale «classique» : des parents au mariage durable, une sœur de laquelle il se dit proche.Pas très rock'n'roll comme toile de fond, note le musicien, qui avoue candidement avoir été embarrassé par tant de stabilité au moment de démarrer sa carrière musicale.«Je lisais des biographies de John Lennon : abandonné, élevé par sa tante, son père qui revient quand il est riche, se souvient-il, amusé.Ce sont d\u2019immenses deuils qui ont vraiment teinté son art.Moi, je me demandais ce que j\u2019allais faire avec ça.Quel genre de chansons je vais pouvoir écrire?Aujourd\u2019hui, je suis capable d\u2019en rire.Mais à un certain moment dans mon cheminement, clairement, ça m\u2019embêtait!» «Comme auteur, j\u2019espère que mes meilleures années sont encore à venir.Je suis encore en apprentissage.Je sens que je commence un peu à maîtriser mieux mon métier, mais c\u2019est un travail de longue haleine.Je n\u2019ai pas le feeling d\u2019être arrivé à quelque part, vraiment pas» \u2014 Vincent Vallières Quelque 15 ans plus tard, non seulement a-t-il reproduit un modèle familial semblable à celui de ses parents, mais ces valeurs ont également fortement coloré sa création de chansons.«Je n\u2019ai pas connu Noël chez la blonde de mon père ou le chum de ma mère.Je me trouve très privilégié de ne pas avoir vécu ça, estime-t-il.Je sais qu\u2019il y en a qui trouvent du bonheur et un équilibre là-dedans aussi, je ne juge pas ça.Et on est à l\u2019abri de rien, renchérit-il.Mais jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est ce qui se passe pour moi et j\u2019ai beaucoup de gratitude par rapport à ça.Ça m\u2019a défini comme individu, ça m\u2019a défini dans mes relations et ç\u2019a teinté ma façon d\u2019écrire, j\u2019en suis conscient aujourd\u2019hui.» Le voilà, son repère tranquille, ce qui Fa poussé à chanter «qu\u2019on va s\u2019aimer encore, au travers des doutes, des travers de la route».Et à récidiver sur son nouvel album dans la lumineuse Avec toi : «Ce que je veux te dire maintenant, compte plus que n\u2019importe quoi, je veux passer le reste de mes jours, avec toi.» Vous voulez y aller?Qui : Vincent Vallières (André Papanicolaou en première partie) Quand : 21 février 2014 à 20h (ouverture des portes à 19h) Où: Impérial Billets: 34,50$ Infos : imperialdequebec.com Q NOTRE VIDÉO Vincent Vallières interprète la nouvelle chanson Fermont videos.lesoleil.com LA VIE APRES LA «CHANCE» Depuis la parution de son premier album, Trente arpents, en 1999, Vincent Vallières a rallié un public sans cesse grandissant.Avec le succès monstre de la chanson On va s'aimer encore, le musicien a frappé un grand coup.Malgré lui, devrions-nous ajouter, puisqu\u2019il n\u2019a jamais vu venir la vague.«Il y a un contexte particulier qui est survenu.Il y a de la chance là-dedans.Je me considère chanceux parce que ça m\u2019a permis de vivre plein d\u2019expériences, d\u2019essayer de nouvelles choses», opine le musicien, qui se fera aborder par des fans à quelques reprises pendant notre entretien.S\u2019il se prête sans hésiter au jeu des photos et se montre indéniablement gentil, il laisse entrevoir un certain malaise avec le concept de célébrité, statut auquel il n\u2019aspirait plus vraiment.«J\u2019étais dans la trentaine.Je n\u2019en étais plus là dans mon cheminement», lance-t-il.«On en fait un cas dans notre société.Pas d\u2019être chanteur, mais d\u2019être connu, nuancera-t-il plus tard.C\u2019est comme si on était arrivé quelque part quand on est connu.C\u2019est un mal de société.» Puis, il précise : «Il ne faut pas confondre les choses.Je me suis tué à le dire : mon disque Le monde tourne fort, quand il est passé de 40 000 copies vendues à 110 000, il n\u2019est pas devenu meilleur.C\u2019est le même disque.Je ne suis pas devenu un meilleur auteur-compositeur.Je suis devenu quelqu\u2019un de plus connu qui vend plus de disques.» Au moment d\u2019écrire la suite, Vallières a refusé de mettre de la pression sur sa plume.Encore là, il relativise : «J\u2019ai peu pensé à ça.Si on se rapporte à mon disque précédent, Le repère tranquille, il a été vendu à plus ou moins 40 000 copies.C\u2019était un succès, ce disque-là, dans le contexte actuel.En sortant Le monde tourne fort, je travaillais déjà dans une pression d\u2019accoter le disque précédent.» Geneviève bouchard LIRE LA CRITIQUE DU DISQUE > Ail leSoleil samedi m septembre 2013 MUSIQUE A3 r.Tw V Vallières arrive à conjuguer sa vie familiale avec sa vie professionnelle en cultivant l\u2019ordinaire dans le calme de Magog.-PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ -v a.'?I; T ?' ' ¦ - m -m : mm '\t_ -ZT 'WN À LA LIBRAIRIE,.Le livret de Fabriquer l'aube est saupoudré de références littéraires: ici des clins d\u2019œil aux vers de Marie Uguay ou Patrice Desbiens, là un coup de chapeau à Pierre Perrault, à Félix Leclerc ou à Jean-François Beau-chemin.S\u2019il souligne aujourd\u2019hui les auteurs qui l\u2019inspirent, ce n\u2019est pas d\u2019hier que Vincent Vallières nourrit sa plume dans des bouquins.«Ç\u2019a toujours été vraiment présent, remarque-t-il.Je me souviens d\u2019avoir parlé beaucoup de Gérald Godin à l\u2019époque du Repère tranquille.Etj\u2019avais lu Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau d e Bu kowski à l\u2019époque du Monde tourne fort.L\u2019influence n\u2019était pas tellement dans le propos, mais il exprime assez bien là-dedans c\u2019est quoi sa théorie de l\u2019écriture.Michel Garneau, aussi, a écrit un livre de poésie où il explore plusieurs formes poétiques [Les chevaux approximatifs, un hommage aux formes].Pour un jeune auteur comme moi, il y a plusieurs bonnes pistes.» .ET CHEZ LE DISQUAIRE CHARLES BUKOWSKI mi tie Robert Crumb ( priât rit- es ! prit léjeuner et les marins se sont L\u2019éducation musicale et Paul Piché «Pour moi, il y a eu la découverte du rock britannique des années 60 et la découverte de la chanson québécoise.C\u2019est encore ancré dans ma musique.J\u2019ai cette racine chansonnière.Ça vient beaucoup de l\u2019écoute des deux ou trois premiers albums de Paul Piché.On se retrouvait dans ce propos-là, la guitare acoustique était ancrée dans une forme de tradition qui a contribué à définir ma méthode.» Un tournant avec Bob Dylan «L\u2019album Time Out of Mind, ça coïncide avec ma rencontre avec [le musicien et réalisateur] Éric Goulet.À ce moment-là, je connaissais le Greatest Hits de Bob Dylan, je n\u2019avais aucune conscience de l\u2019ampleur de son œuvre.C\u2019est à ce moment-là que je me suis mis à tripper sur la qualité d\u2019une production, sur le son qui habite une chanson.Il y a une méthode d\u2019enregistrement.Je me suis interrogé sur ce que serait la mienne: comment je voulais que les drums sonnent, quel genre de son de guitareje voulais pour habiller ce que je fais.Ç\u2019a vraiment été un disque marquant et on y revient systématiquement.» GENEVIÈVE BOUCHARD jjflEouT» vm Paul Piché 3315193 A4 MUSIQUE SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil fJ PREMIERE FRANCE D'AMÉRIQUE 1Ü41-1543 L__________ if r&jïam UNE PAGE INEDITE DE NOTRE HISTOIRE! En 1540, le roi de France veut étendre son royaume au Nouveau Monde.Jusqu'ici méconnue, découvrez l'épopée de ces premiers Français d'Amérique.mcq.org/colonie 2, CÔTE DE LA FABRIQUE, QUÉBEC 418 692-2843 Une coréalisation COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE MUSEE .DE L\u2019AMERIQUE FRANCOPHONE Québec SS Québec Hôtel officiel HÔTEL CHÂTEAU LAURIER QUÉBEC leSoleil CHERCHER LA CONFRONTATION GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Vincent Vallières n\u2019est pas trop fort sur le consensus : dans la création de son dernier album, le musicien a cherché la confrontation des idées, quitte à vivre avec le doute une fois les chansons enregistrées.Bref, tout le contraire de sa vision du métier en 1999, au moment de lancer son premier album.Il avait 20 ans, il étudiait à temps plein à l\u2019université et selon ses propres dires, il n\u2019avait «aucune conscience de l\u2019ouvrage» que représente l\u2019écriture.«C\u2019était des chansons mises sur un album, c\u2019était plein d\u2019espoir et plein d\u2019amour, se rappelle le musicien.Je me suis lancé là-dedans très naïvement, même dans le processus d\u2019enregistrement.Je me disais que j\u2019étais capable de faire plein d\u2019affaires tout seul, que je n\u2019avais pas vraiment besoin de réalisateur.» «Pour moi, c\u2019est la façon d\u2019arriver à un résultat que je trouve concluant présentement» \u2014 Vincent Vallières Avec l\u2019expérience, Vallières dit avoir appris à appliquer la recette inverse.Pour Fabriquer l\u2019aube, outre ses coréalisateurs Olivier Langevin et Pierre Girard, le chanteur dit avoir sélectionné «rigoureusement» ses collaborateurs.«Je m\u2019organise pour qu\u2019il y ait dans mon équipe un guitariste qui ne pense vraiment pas comme Olivier Langevin ou comme Pierre Girard, avance-t-il.Et je lui demande de confronter les idées des autres.Il faut qu\u2019il y ait une rencontre, qu\u2019on n\u2019aille pas tous main dans la main dans la même direction.Quand le disque est fini, tel musicien va trouver que telle chanson est la meilleure, mais n\u2019aurait pas gardé telle autre.» Si elle aiguise le doute, cette méthode s\u2019avère pour Vincent Vallières la plus efficace : «Pour moi, c\u2019est la façon d\u2019arriver à un résultat que je trouve concluant présentement», confirme-t-il.3319173 KIDD PIVOT THE TEMPEST RËP\u2019LjCA 29, 30 ET 31 MAI 2014 Grand Théâtre de Québec DANSE._13./Afi abonnez-\"vous! épargnez jusqu ft 30% ballevorgen ROMÉO & JULÏÊTTE Québec 5\"NOVEMBRE 2013 COMPAGNIE MARIE CHOUINARD HENRI MICHAUX : MÔUVËMËNÎS + GŸMNÔPËDIËS VI FÉVRIER 2014 CLOUD GATE DANCE THEATRE OF TAIWAN SONG?\u2014P-F.THÉ WANDERERS 25 MARS 2014 6_R A N DT_ H E AJ.R-l\u2019-Q-C- \u2019-C4 L 41>__643.-.SIA1-\tj Soleü Les Musées de la civilisation sont subventionnés par le ministère de la Culture et des Communications. leSoleil samedi m septembre 2013 MUSIQUE A5 S Sü l' B Mr SI MOINS, C\u2019EST PLUS Fabriquer l'aube, c\u2019est 38 minutes de musique immortalisées en huit mois de travail.«Ç\u2019a été difficile de garder ça en bas de 40 minutes, note Vincent Vallières.C\u2019était important pour moi que le disque ne soit pas long.On aurait pu mettre 20 chansons, mais [on ne l\u2019a pas fait] par souci de cohérence.» Le chanteur dit avoir privilégié les pièces écrites «d\u2019instinct» par rapport à celles issues d\u2019un exercice de style.«J\u2019en ai laissé tomber plusieurs, mais pas parce qu\u2019elles n\u2019étaient pas bien écrites, ajoute-t-il.Certaines étaient même mieux écrites que d\u2019autres quej\u2019ai mises sur le disque.Mais le coeur n\u2019y était pas.C\u2019est quoi l\u2019intérêt d\u2019une chanson quand tu lajouesetque tu ne la sens pas, même si elle s\u2019approche d\u2019une chanson idéale?» LE CHANTEUR-COUREUR Avec deux titres, Fermont et Asbestos, Vincent Vallières nous amène dans le monde minier.L\u2019une est en quelque sorte née de l\u2019autre.Récit de l\u2019auteur: «Ce sont mes racines que j\u2019ai chantées dans Asbestos.Et Fermont est arrivée parce que j\u2019ai chanté Asbestos à Fermont.La chanson a été reçue là-bas par un tonnerre d\u2019applaudissements.Je me suis retrouvé au bar à la fin de la soirée avec des gars qui me parlaient de leur vie.Ils m\u2019ont dit : \u201cTu remercieras ta grand-mère, Vallières, parce que si elle n\u2019avait pas été là, on n\u2019aurait pas les conditions qu\u2019on a aujourd\u2019hui.\u201d J\u2019ai trouvé ça vraiment émouvant.C\u2019est une conversation qui m\u2019a habité longtemps.[.] C\u2019est une sorte d\u2019hommage à ces gens-là.Et j\u2019ai sincèrement hâte d\u2019aller leur chanter.» GENEVIÈVE BOUCHARD Dans le livret de ce sixième album, Vincent Vallières se révèle comme un auteur-compositeur-coureur : «Je ne sais pas pourquoi, mais le fait d\u2019écrire est pour moi intimement lié à celui de courir», écrit-il.En entrevue, il confie que l\u2019inspiration lui vient souvent en courant, que c\u2019est en mouvement qu\u2019il met de l\u2019ordre dans ses idées.Il avoue se retrouver dans le livr e Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Haruki Murakami, puis cite en exemple La chanson de la dernière chance : J\u2019étais en train de courir avec des amis.On est partis sur l\u2019idée d\u2019un \u201cp\u2019tit dernier\u201d : un dernier verre, ton dernier souffle.Je suis revenu chez nous, j\u2019ai ouvert le dictionnaire etje me suis mis à noter.C\u2019était une chanson un peu humoristique au départ, une chanson d\u2019énumération comme j\u2019en ai fait d\u2019autres avant.C\u2019est devenu la chanson de la dernière chance.Pour moi, ça voulait dire quelque chose.» -> PHOTO JOCELYN RIENDEAU, INFOGRAPHIE LE SOLEIL Les nouvelles chansons de Vincent Vallières sont parsemées d\u2019allusions au côté périssable de l\u2019existence ou des relations, à la guerre, à la catastrophe qui «foudroie l\u2019avenir», au rêve de fuite.Le musicien admet son caractère inquiet.«Mais en même temps, il y a une confiance qui m\u2019habite, nuance-t-il.Je pense aussi être une personne lucide.J\u2019aime voir la vie positivement, mais je ne crois pas que penser positif va régler les problèmes.» De là le titre de son nouvel album, emprunté au romancier Jean-François Beauchemin : «Pour moi, c\u2019est l\u2019idée dans le contexte actuel d\u2019apporter de la lumière, de l\u2019espoir.» ANAT#MIE \u2022\u2019UN AL1UM Avec Fabriquer l\u2019aube, en magasin mardi, Vincent Vallières livre le sixième chapitre de sa discographie MATURITE ASSUMEE Les derniers albums de Vincent Vallières nous ont habitués à un petit côté givré.Fabriquer l'aube fait exception : pas de chanson rigolote dans cette nouvelle collection.«J\u2019en ai écrit plusieurs, maisje les ai laissées tomber, explique-t-il.Je me disais que je l\u2019avais déjà fait et probablement mieux.Il faut qu\u2019une certaine naïveté habite ce type de chansons-là.Si la naïveté n\u2019est plus là, ça devient la réplique de l\u2019autre chanson d\u2019avant, en moins bon.Six disques plus tard, c\u2019est moins intéressant.[.] Je ne pense plus que c\u2019est important de montrer tous mes visages sur un même album.On laisse ça de côté dans l\u2019espoir d\u2019avoir une cohérence générale plus grande dans le ton.» r ENTRE OMBRE ET LUMIÈRE RACINES ET ÉMOTION A6 PRIX GEMEAUX SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil Madame Télévision RICHARD THERRIEN CHRONIQUE rtherrien@lesoleil.com Les gens confondent télévision et téléviseur.La télé sur Internet, c\u2019est aussi de la télé.On peut maintenant regarder Les bobos sur la ligne orange du métro! Les nouvelles technologies multiplient les façons de transmettre les contenus.Le véhicule va peut-être disparaître, mais jamais le contenu.» C\u2019est pas moi, mais Michèle Fortin qui le dit.Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais quand vous la verrez recevoir le Grand Prix de l\u2019Académie à L\u2019avant-première des Gémeaux demain après-midi, dites-vous que sans elle, de grandes émissions comme La petite vie, Omertà et La fureur n\u2019auraient peut-être jamais vu le jour.«C\u2019est tellement puissant, la télé.Les gens la regardent l\u2019équivalent de quatre jours de travail par semaine.La télé fait partie de notre identité culturelle, c\u2019est fondamental», considère Michèle Fortin, qui a longtemps dirigé Radio-Canada, puis dirige toujours Télé-Québec depuis 2005.C\u2019est pourtant par le plus grand des hasards que cette diplômée en sociologie a abouti dans le milieu de la télévision il y a 25 ans.Alors qu\u2019elle travaillait dans la fonction publique, on lui a confié le mandat de gérer une crise majeure à Téléfilm Canada.«Je n\u2019avais jamais vu un contrat de production de ma vie», raconte-t-elle.Ses méthodes ont permis de dénouer l\u2019impasse, au point qu\u2019on lui confie par la suite la direction générale adjointe de l'organisme.Son arrivée dans le monde de la télé coïncide avec le début d\u2019importantes compressions imposées par l\u2019État, de sorte que Michèle Fortin n\u2019a pas connu les années les plus fastes de la télévision.«On ne dépensait pas de la même façon avant.Il y a 20 ans à Radio-Canada, quelqu\u2019un venait me demander deux millions pour un projet, comme ça.C\u2019était insensé.» Trois conflits de travail et des millions de compressions plus tard, elle croit avoir su s\u2019en sortir en jouant de transparence, autant à Radio-Canada qu\u2019à Télé-Québec.«J\u2019ai dû chaque fois prouver au personnel que c\u2019était pour le bien de l\u2019institution.J\u2019ai essayé de protéger les secteurs qui nous permettraient de renaître, décider par exemple que Décou verte, on ne touche pas à ça.Il a fallu faire des choix», reconnaît-elle.Michèle Fortin, qui a passé cinq ans au ministère de l\u2019Éducation et au ministère de l\u2019Enseignement supérieur, a toujours travaillé au public et connaît les rouages du gouvernement.Au cours de ses 10 années à Radio-Canada, elle a vécu durement la campagne référendaire de 1995, où le diffuseur se faisait accuser de trop pencher pour le Oui.«Pour moi, c\u2019était important que ce soit 50-50 dans notre couverture, mais on se faisait accuser de vouloir briser le pays», se rappelle-t-elle.Bien sûr, il n\u2019y a pas eu que des succès, mais on n\u2019obtient rien sans prendre des risques.«Quand on nous a présenté La petite vie, on ne pouvait pas se douter que ça connaîtrait un tel succès, pas plus qu\u2019on pouvait prévoir les échecs.» Aujourd\u2019hui, elle mène les destinées de Télé-Québec avec le même souci d\u2019économie, disposant de budgets en constante décroissance.«On ne fait plus de dramatiques, on n\u2019investit plus dans le cinéma québécois, parce qu\u2019on n\u2019a pas les moyens.Mais en jeunesse, nous voulons nous connecter davantage avec le circuit des écoles.» Son nouveau cheval de bataille : la mise en place l\u2019hiver prochain d\u2019une plateforme Web culturelle réunissant toutes les équipes régionales de l\u2019antenne, un projet qu\u2019elle qualifie des plus «emballants, innovateurs, casse-cou, un projet des plus fous! Si je réussis ça, je vais avoir permis à Télé-Québec de s\u2019implanter dans les régions de façon significative, pas seulement en produisant une émission ici et là.» Celle qui a longtemps dirigé Radio-Canada, et qui dirige Télé-Québec depuis 2005, sera honorée demain, lors de L\u2019avant-première des Gémeaux S.t >\\ \\ '¦ m ¦ Ht 1/ ' L; ., s i [ ^ '> k «C\u2019est tellement puissant, la télé.Les gens la regardent l\u2019équivalent de quatre jours de travail par semaine.La télé fait partie de notre identité culturelle, c\u2019est fondamental» \u2014 Michèle Fortin - photo télé-québec Unité 9 pas dans la course, mais.L\u2019idée de confier l\u2019animation des Gémeaux à René Simard demain soir ne relève pas du hasard : voilà un nom rassem-bleur qui symbolise l\u2019harmonie.L\u2019artiste n\u2019a cessé de répéter qu\u2019il souhaite que les Gémeaux soit «le gala de tout le monde», espérant que tous puissent parvenir à s\u2019entendre.Bien que Fabienne Larouche boude toujours la cérémonie, l\u2019organisation du gala a trouvé le moyen d\u2019inclure Unité 9 en ouvrant la catégorie du choix du public à toutes les productions, y compris celles qui n\u2019étaient pas inscrites aux Gémeaux, comme La voix, 30 vies, Occupation double, Trauma et Le banquier.Qui montera sur scène si Unité 9 remporte le prix Coup de cœur du public?Ces 28es prix Gémeaux ne constituent pas une première pour René Simard, qui avait animé deux galas de l\u2019ADISQ et trois MetroStar.Avant le grand gala de 19h30 à ICI Radio-Canada Télé, Jean-Philippe Wauthier anime L\u2019avant-première des Gémeaux avec plusieurs coanimatrices, demain à 15h en direct sur 13 sites Internet, dont celui de lapresse.ca.Près d\u2019une cinquantaine de prix y sont décernés, notamment pour les rôles de soutien. leSoleil samedi m septembre 2013 PRIX GÉMEAUX A7 19-2 Les Parent CHOIX ET PRÉDICTIONS DE RICHARD THERRIEN CHOIX* PRÉDICTION* SÉRIE DRAMATIQUE 19-2 * * Belle-Baie En thérapie Mon meilleur ami Toute la vérité TÉLÉROMAN Destinées Mémoires vives * O' * Yamaska COMÉDIE RÔLE FÉMININ - DRAMATIQUE Élise Guilbault - En thérapie Macha Limonchik - En thérapie Catherine Sénart - Mon meilleur ami Hélène Florent - Toute la vérité Maude Guérin- Toute la vérité * \u2022 RÔLE MASCULIN - TÉLÉROMAN Vincent Bilodeau - L\u2019auberge du chien noir Gilles Renaud- Mémoires vives * Guy Nadon-O' * Stéphane Deniers - O' Louis-David Morasse - O' La galère Les Parent 1 ROLE FEMININ - TELEROMAN Brigitte Lafleur - L\u2019auberge du chien noir Mauvais karma Marie-Thérèse Fortin - Mémoires vives * < Tu m\u2019aimes-tu?Véronique Le Flaguais - Mémoires vives Un sur 2 * RÔLE MASCULIN - DRAMATIQUE Claude Legault-19-2 * Réal Bossé - 79-2 \u2022 Maxim Roy-O' Marilyse Bourke - O' RÔLE MASCULIN - COMÉDIE Daniel Brière - Les Parent \u2022 Claude Legault - Mon meilleur ami Rémi-Pierre Paquin -Mauvais karma David La Haye - Mon meilleur ami Steve Laplante - Tu m\u2019aimes-tu?Émile Proulx-Cloutier - Toute la vérité Sébastien Huberdeau - Tu m'aimes-tu?Claude Legault- Un sur 2 * RÔLE FÉMININ - COMÉDIE Anne Casabonne- La galère Anne Dorval - Les Parent \u2022 Julie Le Breton -Mauvaiskarma Magalie Lépine-Blondeau - Tu m'aimes-tu?* Céline Bonnier- Un sur 2 INTERPRÉTATION - HUMOUR Serge Chapleau - OOFLAK- Opération Rapace Hélène Bourgeois Leclerc, Véronique Cloutier, Michel Courtemanche, Joël Legendre, Louis Morissette-Byebye 2072 * Isabelle Brouillette, Michel Charette, Sonia Cordeau, Marie Soleil Dion, Jean-Philippe Durand, Luc Guérin, Louis Morissette, Frédéric Pierre, Geneviève Schmidt, Tammy Verge - Et si?Dave Bélisle, Anne-Élisabeth Bossé, Jean-François Chagnon, Sonia Cordeau, Julien Corriveau, Dominic Montplaisir, Jean-François Provençal - Les Appendices Anne Dorval, Marc Labrèche - Les bobos \u2022 ANIMATION - ÉMISSION OU SÉRIE D\u2019ENTREVUES OU TALK-SHOW Stéphan Bureau - Les grandes entrevues Josélito Michaud - On prend toujours un train pour la vie Josélito Michaud - On prend toujours un train pour Noël Pénélope McQuade - Pénélope McQuade * Guy A.Lepage - Tout le monde en parle \u2022 René Simard constitue un nom rassembleur pour l\u2019animation du gala des Gémeaux.- PHOTOS PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 3201561 ERIC BURDON 24 OCTOBRE 20 H 165$ ,5a BILLY COBHAM QUARTET Il OCTOBRE 20 H | 45$ FRANCOPHONE 1\tStromae, Racine carrée 2\tAlex Nevsky, Himalaya mon amour 3\tArtistes variés, La voix: les 4 finalistes 4\tCéline Dion, Sans attendre 5\tZaz, Recto verso >ANGLOPHONE 1\tNine Inch Nails, Hesitation Marks 2\tAvenged Sevenfold, Hail to the King 3\tArtistes variés, Le meilleur du country 4\tImagine Dragons, Night Visions 5\tAriana Grande, Yours Truly nielsen SoundScan SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil Al 2 en coulisses @Guimond_Jo JOSÉE GUIMOND Collaboration spéciale jguimond@lesoleil.com MICHELLE PFEIFFER LE (TRÈS) BEL ÂGE Ça peut être souffrant, paraît-il, d\u2019être belle, surtout pour une actrice de Hollywood.À 55 ans, Michelle Pfeiffer (photo) affirme qu\u2019elle peut enfin relaxer, côté beauté.«À partir d\u2019un certain âge, il y a moins de pression.Vous pouvez tout simplement être «belle pour votre âge».Plus besoin d\u2019avoir l\u2019air plus jeune.Je suis enfin arrivée à cet âge-là», a confié, soulagée, l\u2019actrice au Ladies Home Journal d\u2019octobre.Celle qu\u2019on peut voir actuellement dans La famille aux côtés de Robert De Niro croit qu\u2019il est d\u2019autant plus difficile de se regarder vieillir.en format géant.«Se voir vieillir sur un écran de cinéma n\u2019est tout simplement pas quelque chose de naturel.Cela peut provoquer certains dégâts psychologiques.» Michelle Pfeiffer version mature estime également qu\u2019elle a un régime de vie beaucoup plus sain aujourd\u2019hui (elle est notamment végétalienne) que dans sa jeunesse.«Quand j\u2019étais dans la vingtaine, je fumais deux paquets de cigarettes par jour.Je carburais aux Malboro légères et au Coca-Cola.» Ça donne presque le goût de fumer.(Note de la rédaction : cette dernière phrase était une boutade, pas besoin de nous envoyer des courriels de bêtises, d\u2019accord?Merci.) SIMON COWELL Papa tardif Simon Cowell, l\u2019ex-méchant juge d\u2019American Idol (toujours aussi méchant à l\u2019émission X Factor), a appris avec stupéfaction, au début de l\u2019été, qu\u2019il sera bientôt papa pour la première fois à 53 ans.Le choc passé (d\u2019autant plus que sa conjointe enceinte n\u2019avait même pas encore finalisé son divorce avec son exmari, qui se trouve à être un des meilleurs amis de Cowell.), le juge tyrannique affirme que l\u2019instinct paternel l\u2019a frappé.«Mais je ne m\u2019adoucirai pas!» a-t-il promis au Esquire UK.Cowell a aussi précisé qu\u2019il n\u2019est pas question que son fils à naître hérite de toute sa fortune, estimée à plus de 300 millions $.«Je vais probablement laisser mon argent à des organismes de charité pour enfants et pour chiens.Je ne crois pas au passage d\u2019une génération à l\u2019autre.Votre héritage devrait plutôt consister à donner des opportunités aux gens pour bien faire, leur donner de votre temps et leur léguer ce que vous avez appris.» Parions quand même que le fils Cowell n\u2019aura sûrement pas à s\u2019inquiéter des fins de mois au cours de sa vie.Mais il devra compter sur sa mère.pour changer ses couches.«Pas question que je m\u2019approche de ça!» a assuré le futur père.Cause toujours.ROBIN THICKE Tendres passions Après huit ans de mariage, le chanteur Robin Thicke (maintenant aussi connu comme «le gars sur qui Miley Cyrus s\u2019est frotté le derrière aux MTV Awards») est un homme heureux et toujours amoureux de sa femme, l\u2019actrice Paula Patton (.Mission : Impossible 4).«Je ne sais pas si je serais encore en vie si Paula n\u2019avait pas été là.Elle a été mon roc, ma muse, mon inspiration et je l\u2019aime.Encore et toujours», a-t-il confié au Prestige Hong Kong Magazine.En fait, le magazine a interviewé le couple ensemble, histoire de parlerde leur vie commune et de leur carrière respective.«J\u2019étais là pour ses moments difficiles et il était là pour les miens», a expliqué Patton, ajoutant que «Robin est une bonne personne pour me rappeler de célébrer le moment présent.» Les amoureux ont un enfant, Julian, trois ans, et Thicke affirme QUI A DIT?< Vous pouvez me poser des questions au sujet de mon chum.Je vais simplement ne pas répondre.> 3 EN CHIFFRES On a beaucoup parlé des 43 livres qu\u2019a perdues Matthew McConaughey pour jouer un cow-boy séropositif dans Dallas Buyers Club (1er novembre), de Jean-Marc Vallée.Une des autres vedettes du film, Jared Leto, a aussi fondu d\u2019une quarantaine de livres pour personnifier un transsexuel souffrant du sida, et lors du tournage, il ne pesait que.114 livres.L\u2019acteur (aussi chanteur du groupe Thir- jæp 0Ji§(p 01!j0lu 0| Su!|so£) ueÂy \u2018Xn0JnOLUE UOS D0AE UOj}E|0J ES 0p J0|JEd E 00SS0J01U! inoi np SEd VOpnq 0U!Ze3elu ræ sapuaw EAg \u2014 1 J rty Seconds to Mars) n\u2019a pas peur de se transformer pour un rôle : pour interpréter l\u2019assassin de John Lennon, en 2007, il avait pris.67 livres.C\u2019est ce qui s\u2019appelle être dur avec son corps.DANS LE RÉTROVISEUR Le 25 juin 2009 s\u2019éteignait Michael Jackson, pour le plus grand malheur de ses millions de fans et surtout, celui de ses enfants, Prince Michael, Paris et Prince Michael II.Selon la mère du roi de la pop, Katherine, qui a confié récemment à 60 minutes (version australienne) que ce jour avait été «le pire» de sa vie, les trois rejetons de son fils ont eu beaucoup de difficulté à accepter cette mort tragique.Les enfants se sont rendus au moins lOfois voir le corpsà la morgue dans les jours suivant le décès de leur père.«LaToya [une des soeurs de Michael] m\u2019a dit que les enfants embrassaient et prenaient sans cesse Michael dans leurs bras.Même s\u2019il était mort, ils continuaient de l\u2019embrasser», a raconté, émue, grand-maman Jackson.Elle affirme que c\u2019est Paris qui a été le plus affectée.«Elle criait et pleurait sans arrêt en disant : \u201cJe veux venir avec toi, papa, je ne peux pas vivre sans toi.\u201d» Des révélations qui ne surprennent pastellement quand on se rappelle que la jeune fille (aujourd\u2019hui âgée de 15 ans) a tenté de s\u2019enlever la vie, en juin.Trois mois plus tard, «elle va beaucoup mieux», a assuré mamie Katherine au sujet de sa petite-fille. leSoleil samedi m septembre 2013 A13 EN VITESSE > Patrick Stewart, le professeur Charles Xavier dans lesXMen, vient de se marier et le célébrant était Ian McKellen, alias Magneto, son ennemi juré dans les films.L\u2019amour, c\u2019est plus fort que la chicane.> Parlant d\u2019amour, Adam Clayton, le bassiste de U2, a épousé le 4 septembre sa compagne des quatre dernières années, la mannequin brésilienne Mariana Teixeira De Carvalho (qui serait enceinte, selon la rumeur).> Deux ans après son divorce avec Ryan Reynolds, Scarlett Johansson s\u2019est fiancée au journalistefrançais Romain Dauriac.> Alec Baldwin aura son propretalk-show (Up Late with Alec Baldwin) à MSNBC, tous les vendredis à 22h, dès le mois prochain.> Dans la catégorie «ça arrive aussi aux riches et célèbres», Victoria Beckham s\u2019est fait voler son vélo à New York, la semaine passée.Hon.'.jHSj \u2022>C -i- PHOTO AP '-./¦S que la paternité l\u2019a transformé «de toutes les façons».«Mon fils est mon porte-bonheur: il m\u2019empêche de ne penser qu\u2019à moi toute lajournée.Sa spontanéité, son sourire et son énergie mefontoubliertous mes petits problèmes.C\u2019est un enfant formidable.» On suggère que Robin Thicke offre un atelier Changement de couches 101 à Simon Cowell.LADY GAGA le quotidien.«Absolument! Ça donne du plaisir à certaines personnes de penserqu\u2019elles m\u2019ont démolie et jetée par terre.C\u2019est presque devenu un divertissement de se moquerde Lady Gaga, mais en même temps, ils n\u2019ont aucune idée de l\u2019album que j\u2019ai fait.Alors, ça ne me dérange pas.C\u2019est juste intéressant d\u2019observer où en est la société.» On prédit qu\u2019elle sourira davantage à partir du 11 novembre quand les ventes d\u2019ARTPOP exploseront, malgré ses plus farouches détracteurs.#revanche Sources : wikipedia.org, people, com, accesshollywood.com, blogs.usatoday.com/popcandy, imdb.com, twitter.com, hollywoodreporter.corn, usmagazine.corn, lhj.com, theguardian.com Évolution (?) sociale À moins d\u2019avoir passé les dernières semaines sur uneîle déserte ou dans une grotte sombre et humide, vous savez que le prochain album de Lady Gaga (photo), ARTPOP, déboulera bientôt (11 novembre) chez les bons et moins bons disquaires.Le premier extrait, Applause, a suscité des réactions mitigées et certains critiques ont laissé entendre que le public s\u2019était peut-être lassé de la Lady.«J\u2019ai vraiment le sentiment que certains sont surpris de ne pas m\u2019avoir encore détruite», a affirmé la chanteuse à The Guardian.Il y a quelques semaines, Gaga avait d\u2019ailleurs tweeté : «Les plus grandes stars font les plus grosses cibles», une citation attribuée à Michael Jackson.Se sent-elle.persécutée?lui a demandé SUR LE WEB album iMGHBOK SLICING UP EYEBALLS\u2019 BEST OF THE '80S: 1986 NOSTALGIE MUSICALE Le site musical Slicing Up Eyeballs poursuit son grand recensement des meilleurs albums des années 80.Ce mois-ci, l\u2019année 1986.À suivrejusqu\u2019à la fin de 2013.> goo.gl/b1X6w3 GAZOUILLIS DE STARS Jean-Thomas Jobin @JeanThomasJobin Chu un peu jaloux du slogan de la vie de#Candy: «Un peu d\u2019astuce, d\u2019espièglerie, c\u2019est la vie de Candy!» V Maripier Morin @maripiermorin Bon ok.Quelqu\u2019un peut dire à @justinbieber de raserson pinch mou pourl\u2019amourdu saint-ciel?!?Pas chic.~\\ J \\ Maxim Martin @MaximMartin2M Est-ce queje suis le seul qui se sent hyper rebelle quand je fais mon épicerie en pantalon de jogging?____________________________________ c\t;\t|\t\\ Véronic Dicaire @veronicdicaire De retourà la maison pourun court séjour.juste assez pour du @sthubert et peut-être une bonne poutine!?#weekoff J César Millan @cesarmillan Quandj\u2019étaisjeune, c\u2019est grâce à Lassie et Rin Tin Tin queje me suis dit que j\u2019essaierais de devenirle meilleurentraîneur de chien du monde! XT' A14 THEATRE SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil 3318305 VIREE desi couleurs MONT-SAINTE-ANNE Les week-ends du 21 septembre au 14 octobre A GAGNER un forfait pour deux personnes 2 nuitées aux Chalets Mont-Sainte-Anne 2 remontées en télécabine 2 accès aux sentiers de vélo de montagne Brunch au sommet de la montagne Accès V.I.P.à l'Oktoberfest Mont-Sainte-Anne, les 5 et 6 octobre Pour participer, visitez concours.lesoleil.com ou postez votre coupon avant le 23 septembre.La Grande Virée des couleurs au Mont-Sainte-Anne, CP.15180, Québec (Québec) G1K 7X2 Adresse Code postal Téléphone (jour) Courriel :___________________________________________________________________________ Ce concours s'adresse aux personnes âgées de 18 ans et plus.Règlement disponible sur concours.lesoleil.com.Tirage le vendredi 27 septembre 2013.?J'accepte de recevoir de l'information de l'un des partenaires du concours.Mont-Sainte-Anne leSoleil CONCOURS leSoleil DÉVADÉ Faire sonner Ducharme Dans un cours de littérature sur l\u2019œuvre romanesque de Réjean Ducharme, la comédienne Marianne Marceau a soudain eu une révélation : «Il faut lire Ducharme à haute voix.C\u2019est là que ses mots révèlent leur véritable sens et toute leur saveur.» Depuis, elle a entrepris d\u2019adapter le roman Dévadé, en croisant les trajectoires de cinq marginaux éclopés, en fuite et épris de liberté.JOSIANNE DESLOGES jdesloges@lesoleil.com Ça faisait un bout de temps que la jeune trentenaire cherchait un projet bien à elle, qui combinerait sa passion pour la littérature et pour le théâtre.Après une mise en lecture au festival Québec en toutes lettres 2012, elle présente la version scénique en ouverture de saison à la Bordée.Frédéric Dubois, qui s\u2019est déjà frotté à l\u2019entièreté de l\u2019œuvre théâtrale de Ducharme avec Le Cid maghané, Inès Pérée etlnat Tendu, HA ha! et le collage À quelle heure on meurt?, signe la mise en scène.L\u2019adaptation a été lente, passionnée, ardue.«Pour réussir à faire passer un roman de plus de 250 pages à une pièce, tout est dans les choix.Difficile à faire lorsque tu es en amour avec l\u2019œuvre», constate Marianne Marceau, qui a pu bénéficier de quelques conseils de Fabien Cloutier et de Véronique Côté pendant l\u2019écriture.«Tout s\u2019axe sur le personnage, sa relation au monde, aux autres et à lui-même.On ne parle pas vraiment d\u2019histoire, mais d\u2019une tranche de vie, d\u2019une chronique, d\u2019un poème», résume l\u2019auteure, qui a mis la tendresse et la sincérité qui se dégagent des rapports entre les personnages au cœur de son adaptation.Marginaux, ceux-ci sont entraînés dans une course folle et vaine pour fuir les étiquettes qu\u2019on donne à ceux qui décident de ne pas intégrer la société selon les règles du bon vivre ensemble.«Puisqu\u2019on les traite de ratés, ils ont l\u2019ambition d\u2019être les pires ratés possible», indique-t-elle.«Les images du langage de Ducharme sont tellement foisonnantes que parfois on oublie ce qu\u2019il y a en dessous, qui est très terre à terre.Ce sont des gens qui sont dans la marde.Ils essaient seulement de recréer l\u2019univers qu\u2019ils voient, parce qu\u2019ils n\u2019arrivent pas à être dedans.Pour mieux s\u2019approprier la vie, ils la poétisent», analyse Marceau.Pour guider le jeu, Frédéric Dubois s\u2019est inspiré du ton du film Les bons débarras, scénarisé par Ducharme.«On est clairement dans le québécois, mais ce n\u2019est pas un langage quotidien, c\u2019est une autre langue, une autre façon de structurer sa pensée, ses phrases.En mordant dans les mots, tout un jeu de sonorité ressort, mais il faut faire sortir la poésie sans la faire claquer.» LE SEXE ET LA FUITE Les néologismes sont presque une signature chez Réjean Ducharme, et Dévadé semble né de la fusion de dévaler, évader et avalé.La fuite, la chute et la perte de soi sont d\u2019ailleurs des lignes fortes du texte.«Bottom va fuir ses problèmes dans l\u2019alcool, dans le souvenir, ^1 drove all nïiüiiiight to get to youuuuu > 3319484 leSoleil samedi m septembre 2013 THEATRE A15 MUS ¦- ¦ f.*\t9 \u2022 vvv./ / / /\tff, «S3 Marianne Marceau a voulu mettre la tendresse et la sincérité qui se dégagent des rapports entre les personnages au cœur de son adaptation à la scène de Dévadé, de Réjean Ducharme.-PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET dans la vitesse, raconte Marianne Marceau.Dans le roman, il est sur les routes l\u2019hiver et fonce d\u2019une maison à l\u2019autre, fuyant chaque fois le bordel qu\u2019il provoque.Mais il fuit aussi profondément à l\u2019intérieur de lui-même, en élaborant une nouvelle façon d\u2019aborder le monde.» Un autre personnage masculin, Bruno, est pris en étau entre sa soif d\u2019absolue beauté et la destruction totale.«C\u2019est la recherche de l\u2019excès, de la sensation de la vie, qui va finalement lui permettre d\u2019exploser et d\u2019enfin mourir.Bruno inspire à Bottom le désir d\u2019aimer tellement fort qu\u2019un moment donné il n\u2019existera plus», indique l\u2019auteure et comédienne, qui jouera Nicole, la junkie dont s\u2019éprend Bruno.La volonté de vivre un amour chaste, pur et total et les pulsions sexuelles pressantes se confrontent dans les diverses relations entre les personnages.«Bottom est un obsédé sexuel.Il a envie, il a besoin, il n\u2019a jamais eu la chance de.mais ça, c\u2019est mon interprétation», risque en souriant Marceau.Pendant que Bruno et Nicole s\u2019enfoncent dans une relation sexuelle sale, Juba aguiche Bottom, mais se refuse à lui.Mais comme une réconciliation, une note d\u2019espoir, «il finit par y avoir de la sexualité dans Dévadé, et c\u2019est beau, et ça ne détruit rien.Le sexe a au final une pureté que Ducharme attribue généralement à l\u2019enfance».Pas évident de jouer avec aplomb un personnage qu\u2019on a retourné sous toutes ses coutures, indique la jeune femme, qui a parfois l\u2019impression que son corps et sa voix ne suivent pas ce qu\u2019elle imagine du personnage.«Finalement, c\u2019est une autre Nicole qui apparaît.Un moment donné, il faut faire le deuil de l\u2019œuvre première pour servir la nouvelle», conclut-elle néanmoins.Marianne Marceau a heureusement un peu de recul sur le texte.«Je m\u2019étonne.J\u2019avais peur qu\u2019on ne comprenne pas pourquoi chaque personnage faisait quoi.Mais il n\u2019y a rien de psychologique.C\u2019est très, très spontané, sensible.Mais c\u2019est comme si, ces personnages-là, au lieu de sacrer, crachaient des fleurs.C\u2019est vraiment dans l\u2019élan.Et je crois qu\u2019il fonctionne.» À l\u2019affiche Titre : Dévadé Texte : Réjean Ducharme (adaptation de Marianne Marceau) Mise en scène : Frédéric Dubois Interprètes : Sylvie Cantin, Véronique Côté, Jean-Michel Déry, Flugues Frenette et Marianne Marceau Salle : Théâtre de la Bordée Dates : du 17 septembre au 12 octobre Synopsis : autour de Bottom gravitent trois femmes, Juba, la Patronne et Nicole la toxicomane, ainsi que Bruno, qui l\u2019inspire dans sa quête éperdue de l\u2019amourabsolu.Le roman mal-aimé Auteur de théâtre, de chansons, de scénarios et sculpteur, Réjean Ducharme a connu ses premiers succès romanesques à la fin des années 60, notamment avec L\u2019avalée des avalés.Dévadé a été publié en 1990, 14 ans après son roman précédent, Les enfantâmes, mais compte plusieurs références aux années 70 qui épaississent le mystère de cet intervalle.«Dévadé pourrait assez facilement se passer aujourd\u2019hui, il y a seulement quelques références musicales et une référence à la crise d\u2019Octobre, que j\u2019ai choisi de ne pas conserver», explique Marianne Marceau, qui a adapté le roman pour la scène.À sa sortie en 1990, Dévadé avait été accueilli avec tiédeur par la critique, qui a estimé que Ducharme tournait en rond Lors de sa publication, l\u2019œuvre a été accueillie avec tiédeur par la critique.«On disait que Ducharme tournait en rond, alors que c\u2019est son premier roman qui ne place pas pureté de l\u2019enfant, l\u2019innocence, la créativité et la révolte adolescente à l\u2019avant-plan, mais qui plonge dans la sexualité, le monde adulte», indique la jeune femme, qui a fait un bac en littérature en plus de sa formation en jeu au Conservatoire.On dit que Dévadé, avec Gros mots et Va savoir, fait partie du cycle «adulte» du romancier fantôme, qui a toujours refusé d\u2019accorder des entrevues.«C\u2019est davantage à mon échelle émotive, les personnages sont un peu moins excessifs, un peu plus réalistes», explique Marianne Marceau.JOSIANNE DESLOGES 3319485 tous vos ft souvenirs JOANNE LE MATIN avec Joanne Boivin et Isabelle Tremblay En semaine de 6h à 10h 3320026 A16 MUSIQUE SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil Déjeuner-bénéfice du Domaine Forget Dimanche 6 octobre 2013 à 10 h 30 au Fairmont Le Manoir Richelieu Sous la présidence d'honneur de monsieur DENIS DUPUIS , président d\u2019Arrimage Québec \t \t '\u2022tj\t\t Soleil C Remsban GAGNEZ UN LAISSEZ-PASSER DOUBLE POUR LA PREMIÈRE DU FILM DANS LE CADRE DE LA SOIRÉE D'OUVERTURE DU FESTIVAL DE CINÉMA DE LA VILLE DE QUEBEC.ZAC BILLY BOB JACKI .PAUL EFRON THORNTON WEAVER GIAMATTI GALA PRESENTATION MOSTRA INTERNAZIONALE -TE Cl NEMATOGRAFICA tiff.toron to international \u2022 film festival PARKLAND (version originale anglaise avec sous-titres français) MERCREDI LE 18 SEPTEMBRE A 19H30 PALAIS MONTCALM Pour participer, complétez le formulaire sur la page concours en visitant le : remstarfilms.com 50 gagnants mériteront un laissez-passer double pour la première ainsi qu\u2019une consommation avant la projection du film.Les gagnants seront avisés par courriel.Une seule participation par personne.Règlement disponible sur Remstarfilms.com.Tirage le 16 septembre.Valeur totale des prix 1 400$.AU CINÉMA DÈS LE 4 OCTOBRE remstarfilms.com G RemstarFilms s < Tout le monde pleurait, pendant les répétitions et pendant le concert [.].Même ma fille de six ans.» \u2014 Marie-Nicole Lemieux < J\u2019ai imaginé que les plaines avaient guéri la mère de Gabrielle, comme les grands espaces me guérissent.» \u2014 Michel Tremblay Lettres chantées à MARIE-CHRISTINE BLAIS La Presse MONTRÉAL \u2014 Si la mère de l\u2019écrivaine Gabrielle Roy avait été cantatrice, peut-être aurait-elle chanté ses lettres à sa fille, comme l\u2019a imaginé l\u2019auteur Michel Tremblay, sur des musiques d\u2019André Gagnon, interprétées par l\u2019Orchestre symphonique de Trois-Rivières, sous la direction de Jacques Lacombe.Mais comme Mme Roy rfétait pas cantatrice, c\u2019est la contralto Marie-Nicole Lemieux qui chante Lettres de Madame Roy à sa fille Gabrielle, d\u2019abord en concert, puis maintenant sur disque.Dans le restaurant où se déroule l\u2019entrevue, Marie-Nicole Lemieux fait rire toute la tablée en imitant à la perfection Céline Dion.Elle le reconnaît pourtant, quand elle a chanté les six beaux morceaux imaginés par Michel Tremblay et André Gagnon, elle a pleuré : «En fait, tout le monde pleurait, pendant les répétitions et pendant le concert, quand on a créé les Lettres, à Trois-Rivières [en novembre 2012].Même ma fille de six ans.» Cela faisait 20 ans, depuis l\u2019opéra Nelligan, que Tremblay et Gagnon n\u2019avaient pas créé une œuvre de concert et qu\u2019ils cherchaient ce qui les inspirerait suffisamment tous les deux.Or, quand on sait l\u2019importance de Bonheur d\u2019occasion dans l\u2019œuvre de Tremblay, on se dit que ça tombe sous le sens, puiser dans la vie de Gabrielle Roy.«Oui, mais c\u2019est André qui en a eu l\u2019idée en 2010», dit Michel Tremblay.«Je venais de lire Ces enfants de ma vie de Gabrielle Roy, enchaîne André Gagnon.Ensuite, j\u2019ai parlé de notre idée avec Jacques [Lacombe, chef d\u2019orchestre] en lui expliquant qu\u2019on pensait travailler à partir de la correspondance entre Gabrielle et sa mère [Mélina Roy].C\u2019est Jacques qui nous a proposé que ce ne soit pas un échange de lettres, mais bien une œuvre pour orchestre et une seule voix.» «Ça aurait été trop long comme œuvre s\u2019il y avait eu deux personnages, reprend Jacques Lacombe.Et d\u2019un point de vue pratique, si on veut qu\u2019une œuvre vive, il est préférable de la faire de manière à pouvoir la recréer facilement, par exemple, avec une seule voix.» «Et c\u2019est aussi plus simple pour les horaires», ajoute Marie-Nicole Lemieux.«On a donc commencé à travailler en fonction des dates possibles dans l\u2019agenda très rempli de Marie-Nicole.On savait qu\u2019elle allait être libre pour interpréter notre œuvre en novembre 2012», lance Michel Tremblay, au milieu des rires.«Le 11 novembre 2012, à 15h», précise la contralto.Les Lettres ont en effet été créées sur scène à Trois-Rivières l\u2019automne dernier, puis enregistrées sur disque quelques jours plus tard.«Marie-Nicole ne le sait pas, mais le concert, c\u2019était son audition pour le disque!» lance Lacombe.Tremblay et Gagnon n\u2019avaient pas créé une oeuvre de concert depuis l\u2019opéra Nelligan il y a 20 ans Le livret écrit par Tremblay, en beaux vers libres, est composé de six «lettres» que Mélina aurait pu écrire en 1937 de son lointain Manitoba à sa fille Gabrielle, lorsque celle-ci étudiait en Europe.Ce sont des lettres d\u2019amour sublimes et terribles, à la fois toutes simples et très justes.Celles d\u2019une mère à son enfant prodige, pétries de cet amour nécessairement voué à la séparation qu\u2019est l\u2019amour maternel.Celles d\u2019une femme séparée de sa fille par un continent.Comme la mère d\u2019André Gagnon l\u2019a été, quand son fils est parti étudier en France en 1961, à une époque où Skype et compagnie n\u2019existaient pas.«Je jT** ¦ ¦ '.> ¦ &&&&£ & S & EN SCENE 1889-1914 i9JUINZOI3jIZ3 FÉVRSER 201-mcq.org/paris Une exposition du Musée de la civilisation produite grâce au soutien des Musées de la Ville de Paris, sous la direction artistique de Jeannot Painchaud du Cirque Éloize, avec la collaboration du Secrétariat à la Capitale-Nationale.Les Musées de la civilisation sont subventionnés par le ministère de la Culture et des Communications.m MUSEE DE LA CIVILISATION Québec S » \\ 0 PROGRAMMATION GAGNEZ UN FORFAIT POUR DEUX PERSONNES INCLUANT : \u2022\t1 nuitée et petit déjeuner en chambre\t, supérieure à l\u2019Hôtel Château-Laurier\tI \u2022\tUn souper au restaurant Le Louis-Hébert \u2022\tDes billets pour Paris en scène 1889-1914, ainsi que la publication et le CD de l\u2019exposition Pour participer, visitez concours.lesoleil.com HÔTEL CHÂTEAU LAURIER QyÉBEC CONCOURS teSoieil I.OUIK HKHKRT leSoleil Télé-Québec 18 ans et plus.Règlement disponible sur lesoleil.com.Participation jusqu'au 28 septembre, tirage le 1 octobre 2013. leSoleil samedi u septembre 2013 MUSIQUE Al 7 3319395 < C\u2019est Jacques qui nous a proposé que ce ne soit pas un échange de lettres, mais bien une oeuvre pour orchestre et une seule voix.» < Marie-Nicole ne le sait pas, mais le concert, c\u2019était son audition pour le disque! ?> \u2014 André Gagnon \u2014 Le chef Jacques Lacombe Gabrielle Roy iV-.y; Marie-Nicole Lemieux chante Lettres de Madame Roy à sa fille Gabrielle, six morceaux imaginés par André Gagnon et Michel Tremblay, inspirés par l\u2019œuvre de l\u2019écrivaine Gabrielle Roy.Sur disque, elle est accompagnée par l\u2019Orchestre symphonique de Trois-Rivières, sous la direction de Jacques Lacombe.- PHOTO LA PRESSE, ROBERT SKINNER n\u2019étais pas capable de lire les lettres de ma mère, tant je pleurais en les recevant», dit simplement Gagnon.S\u2019en est-il inspiré?André Gagnon a en tout cas composé de très belles mélodies poignantes qui évoquent les «mélodies» de Berlioz, Fauré, Henri Duparc, Reynaldo Hahn, pour que s\u2019y posent les textes de Tremblay Des textes où il est question de peine et d\u2019ennui, de chantage émotif et de doux reproches, mais aussi de la beauté des plaines manito-baines, de l\u2019hiver, du printemps.«J\u2019ai imaginé que les plaines avaient guéri la mère de Gabrielle, comme les grands espaces me guérissent, explique Tremblay Quand j\u2019ai vécu ma terrible peine d\u2019amour en 1991, c\u2019est la profondeur de la mer [à Key West], sa vastitude qui m\u2019ont guéri.» «C\u2019est étrange, fait remarquer Marie-Nicole Lemieux, quand je chante ces airs, je ne les interprète pas en tant que mère, plutôt en tant que fille de ma mère.Moi aussi, comme Gabrielle Roy à l\u2019époque, je pars tout le temps.» «Chose certaine, ce qui est bien, c\u2019est que dans le répertoire de musique classique, de musique \u201csérieuse\u201d, il y a très peu de choses qui parlent de nous, de notre patrimoine, de notre culture, et cette œuvre vient vraiment combler un manque», reprend Jacques Lacombe.3306931 & * ÿWtlÉSI* h T «Il MMi LES GRANDS EXPLORATEURS _2013 2014 Lévis 9 Cégep de Lévis-Lauson 1 800 558.1002 22 et 23 septembre Quebec 1111 Grand Théâtre 418 643.8131 19 au 22 septembre Sainte-Foy r Salle Albert-Rousseau 418 659.6710 15 au 17 septembre Bande-annonce sur LESGRANDS EXPLORATEURS .COM Groupe Investors leSoleil Services Financiers Groupe Investors Inc SENTEURS DE PROVENCE CINÉ-CONFÉRENCE \u2014\tAVEC DANIEL DRION « L*Anglicane ulturelle y\tV / 31, rue Wolfe, Vieux-Lévis Au Cégep de Lévis-Lauzon eraer Dans le champ Billetterie: 418 838 Samedi 26 octobre, 20 h Desjardins lpSnlpil Caisse de Lévis 1CCHJ1C11 1 ™ ,Jr\t/n /1 ES E9 ¦ * ¦ Patrimoine Canadian LCVlb\tVjUeDeCBBEB\tcanadien Heritage GRAND THEATRE DE QUEBEC PIERRE LAPOINTE 9 NOVEMBRE 2013 | 20 H | SALLE LOUIS-FRÉCHETTE punIct 5 nominations à l\u2019ADISQ! SHADOW THEATER / 1 s?!643-8131\tô lllff grandtheatre.qc.ca\tLa Capital Grand Théâtre \u201ceterh leSoleil 'èw Groupeflnancier de Québec UillCLCC.ll ICÜUiCli\t^3^ PARTENAIREDESAISON\t-\u2014- Québec S S 3306281 les ateliers artistiques de ^ LA MAISON JAUNE apprendre avec des artistes professionnels pour enfants, adolescents, adultes, pour débutants, intermédiaires, « chevronnés » Arts visuels dessin, bande dessinée, peinture, photo (nouveau), sculpture; plusieurs niveaux kXhant formation vocale (petits groupes), cours privés, populaire, classique, jazz, récital-théâtre, chorale, enfants (nouveau) ^Danse\tdanse contemporaine, danses du monde (enfants), troupe chorégraphique ^Théâtre initiation, interprétation, voix et diction, le clown de théâtre, jeu, expression dramatique (enfants dès 4 ans), écriture théâtrale ^Productions danse, théâtre, comédies musicales, récital-théâtre Groupes enfants, adolescents, adultes ^Portes ouvertes DIMANCHES 15 et 22 SEPTEMBRE 2013 de 13 h à 16 h ^ LA MAISON INFORMATION INSCRIPTION Snip) 1\tJAUNE 206, rue Christophe-Colomb Est, Québec 418.521.5343 sjssss Québec nil^Kor nn Airondissementde V^UCUvL E1E3 La Cttâ-Limoilou info@lamaisonjaune.com www.lamaisonjaune.com 3281341 Présentée DESJARDII JAGUAR L© nuit des GALERIES Québec cm itocf\tRn3.n8oi Ouverture des GALERIES D'ART de la rue St-Paul jusqu'au Quartier Petit Champlain dans un concept 9e éditon Samedi 21 septembre 18h à 23h s f EVENEMENTIEL: \u2022\tExposition Paris en scène gratuite au Musée de la Civilisation de 19h à 22h \u2022\tAnimation dans les mes \u2022\tCocktails et bouchées offerts par les galeries \u2022\tSpectacle gratuit au Théâtre du Petit Champlain dès 22h30 viujEoe*lSS Québec /T)\tirai Desjardins %* ^\tIBal Cahi« populaire PORT S QUÉBEC\tde Québec En collaboration avec CIVTUSATJON ti-tacîS Partenaires médias leSoleil te A18 ARTS VISUELS Paryse Martin propose ses Histoires lacrymogènes, faites de papier mâché et de matériaux récupérés.- PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE \t Histoires foisonnantes à Méduse La rentrée est relevée dans les centres d\u2019artistes de Méduse.D\u2019Histoires lacrymogènes de Paryse Martin àLove and 1/l/ardeGuillaumeSimoneau, les propositions artistiques de septembre foisonnent de récits imaginaires et vécus, de matières éparses et attirantes.Direction côte d\u2019Abraham! Paryse Martin a envahi la grande galerie de L\u2019CEil de poisson avec de colossales sculptures de papier mâché et de matériaux récupérés.Au fond, un joueur de flûte chevalin entraîne des dizaines de têtes d\u2019enfants à bonnets d\u2019âne (une référence à Pinocchio, peut-être), un carrousel s\u2019agite au plafond où grimpent des haricots magiques, un ours et une pieuvre de l\u2019espace suscitent un mélange d\u2019appréhension et d\u2019émerveillement.«Je suis peut-être allée un peu trop loin», constate l\u2019artiste établie.Qu\u2019à cela ne tienne, les centres d\u2019artistes sont les endroits parfaits pour ce type de débordements.Tout à côté, l\u2019installation de papiers et de reliquats du quotidien (chiques de gomme, mèches de cheveux) de Josée Landry Sirois profite de toute la hauteur de la petite galerie.Guillaume Simoneau nous ouvre l\u2019album photo d\u2019une ancienne relation amoureuse avec unejeune femme du sud des États-Unis qui s\u2019estjointe à l\u2019armée après les attentats du 11 septembre.Scènes intimes, éblouissant mélange de banal etde sublime, portraits criants, textos.et un courriel, qui jette une invraisemblable dose de réalité sur ces morceaux de vie agencés avec un savant équilibre.À voir.Et revoir.Vidéo et estampe valsent dans les expositions présentées chez Engramme et à la Bande vidéo.Au premier lieu, Caroline Gagnon nous montre le spectacle privilégié du liquide lithographique en vidéo et surlesfenêtres.Au second, Nicolas Brault, qui signe habituellement des courts-métrages et des films d\u2019animation (dont Le cirque, nommé aux Césars en 2011), se lance dans un travail plus contemplatif, inspiré des mystères du corps humain.Jolie idée que de peindre la lumière, de l\u2019ancrer (et l\u2019encrer) dans l\u2019espace de présentation.Les expositions sont présentéesjusqu\u2019au 6 octobre à L\u2019CEil de poisson et à VU, etjusqu\u2019au 13 octobre chez Engramme et à la Bande vidéo.JOSIANNE DESLOGES (COLLABORATION SPÉCIALE) ONOS PHOTOS Plus d\u2019images des artistes qui exposent leurs œuvres à Méduse photos.lesoleil.com SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil LES FERMIÈRES OBSÉDÉES Les fermières obsédées sont de retour à Québec après quelques années d\u2019absence, promettant d\u2019offrir une des performances provocantes et jouissives dont elles ont le secret.Sortez guenilles, talons hauts et tapis rouge pour nos Pussy Riot nationales.JOSIANNE DESLOGES jdesloges@lesoleil.com Collaboration spéciale Avec leurs lèvres rouges, leurs paupières bleues, leur toupet court et leur look rétro, Eugénie Cliche et Annie Baillargeon se fondent parfaitement au décor de La Cuisine, rue Saint-Vallier, où nous nous retrouvons pour l\u2019entrevue.Les deux fermières obsédées (FO) sont visiblement en pleine forme pour leur prochaine performance.On ne les a pas vues à Québec depuis C\u2019est arrivé près de chez vous, au Musée national des beaux-arts en 2008-2009, et on sent que ça leur démange de redonner une bonne dose de leur médecine à leur ville d\u2019origine.«On rit un peu de la performance pure et dure.C\u2019est généreux ce qu\u2019on fait.On veut que les gens vivent une expérience et on veut faire émerger leur sens critique», résume Annie Baillargeon, qui est aussi photographe.En 2001, en travaillant sur un gros projet de couture à l\u2019École des arts visuels de LUniversité Laval, elles commencent à broder l\u2019idée d\u2019un collectif, vaguement inspiré du Cercle des fermières, le plus grand regroupement de femmes au Québec.«On les a mis davantage à notre image, plus urbaines, mais avec le même esprit de solidarité et d\u2019intimité», raconte Eugénie Cliche.Elles étaient alors quatre, vêtues de chemisiers blancs, de jupes grises et des perruques dégoulinantes et ébouriffées qui ne les ont jamais quittées.Au fil des ans, le quatuor est devenu duo, et les habits de collégiennes sont devenus des uniformes beige et gris, puis des déshabillés couleur chair.REVENDICATEUR Les deux idéatrices collaborent de plus en plus avec des comédiennes et se transforment en metteu-res en scène pour des actions qui mélangent les stéréotypes féminins, leSoleil samedi m septembre 2013 ARTS VISUELS A19 DESSOUS POLITIQUES \u2018 Y' Eugénie Cliche, Annie Baillargeon et la comédienne Marie-Pascale Picard dans la performance Les bonbons, au Rapid Puise International Performance Art Festival, à Chigago, en 2012 «On veut que les gens vivent une expérience et on veut faire émerger leur sens critique» \u2014 Annie Baillargeon L\u2019événement Se suivre, à la Chambre blanche Vendredi : Michelle Lacombe, Sarah Smith, Les fermières obsédées, Marie-Hélène Blay 26\tseptembre : Diane Landry, Frédérique Laliberté, Jocelyn Robert, Ulysse Ruel, Patrice Duchesne, Hugo Nadeau 27\tseptembre : Érick D\u2019Orion, Étienne Baillargeon, Adam Bergeron, Alain-Martin Richard, Frédérique Hamelin Entrée: 5$ Info : www.chambreblanche.qc.ca fantasmés ou quotidiens, mais aussi les stéréotypes masculins.Chez les FO, on passe la serpillière en talons hauts, en laissant des liquides souillés gicler généreusement, on joue aux soldats, aux athlètes, aux cow-boys.L\u2019espace des FO, fait de «grossissement des réalités», est non seulement explicite, mais aussi revendicateur, libérateur, exutoire.«On veut perdre le contrôle», glissent-elles.«En 2006, on faisait une performance avec un tapis rouge et des drapeaux blancs, qui se transformaient en immenses bavettes.On était bourrées de pâte à pain», raconte Eugénie.Un clin d\u2019œil à Rousseau et à la citation d\u2019une princesse inconnue attribuée à tort ou à raison à Marie-Antoinette : «S\u2019ils n\u2019ont plus de pain, qu\u2019ils mangent de la brioche», à la maxime «Du pain et des jeux» et «une image prémonitoire de Stephen Harper», analysent les FO.Vendredi soir, à la Chambre blanche, elles s\u2019amuseront justement avec «les emblèmes, le patriotisme canadien, le combat, la fierté nationale, la peinture en direct.et la messe noire», énumère Annie.Elles seront avec la performeuse et comédienne Isabelle Lapierre et la pianiste Marie-Hélène Blay, qui s\u2019amuse à déconstruire les partitions de pièces classiques pour composer une musique originale qui colle aux performances.Le milieu de la danse contemporaine les sollicite de plus en plus pour participer à des festivals.Elles ouvraient le OFFTA au printemps et ont été invitées au New Dance horizons, à Régina, cet automne.Après le festival Phenomena, à Montréal, elles revisiteront même la chorégraphie Junkyard/Paradise de Mélanie Demers à l\u2019Usine C.«Mais on ne peut pas donner trop de détails, sinon on se fait mettre des moratoires.», indiquent les deux artistes en souriant.3314558 I Vio-dass/V, I québec comme c\u2019est beau ! radioclassique.ca A20 CINEMA SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil INSIDIEUX : CHAPITRE 2 Esprit, fais-moi peur SONIA SARFATI La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Sans être particulièrement original, Insidieux, film d\u2019horreur à petit budget sorti en 2011, avait quand même ce qu\u2019il fallait pour susciter quelques frissons et sursauts «à la mode d\u2019autrefois».Avec, pour résultat, un box-office assez alléchant pour justifier une suite.Voici donc Insidieux : chapitre 2 (version française de Insidious 2), de la même équipe (comprendre lames Wan à la réalisation et Leigh Whannell au scénario), qui reprend exactement où nous laissait le premier volet.Mais ne mène à peu près nulle part.Nous sommes de retour chez les Lambert, fosh (Patrick Wilson, qui est le principal intérêt du film) a ramené à la maison l\u2019esprit de son fils qui errait dans un monde parallèle infernal, au plus grand soulagement de sa femme, Renai (Rose Byrne, perdue dans tous les sens du terme).Mais papa n\u2019est pas revenu indemne de la virée chez les fantômes.Il est maintenant «hanté».On le sait.Renai le sait.Elise (Lin Shaye), médium qui a facilité le voyage de Josh dans les ténèbres, le sait aussi.Elle a payé de sa vie le retour de l\u2019homme \u2014 et de son «locataire» \u2014 dans notre dimension.On le sait.mais on fait comme si on l\u2019ignorait.D\u2019où l\u2019incohérence du scénario de ce deuxième chapitre.Lequel met en plus de côté ce qui faisait la force (relative) du premier opus.On jouait sur un semblant de réalité et on explorait une «théorie» intrigante : l\u2019esprit de certaines personnes s\u2019éloigne de leur corps quand elles dorment et des âmes tourmentées peuvent profiter de cette absence pour s\u2019installer dans leur enveloppe charnelle; puis l\u2019esprit évincé d\u2019errer dans ce que l\u2019on appelle ici le Further.Tfocal XS BOOK ENCEINTES AMPLIFIEES POUR VOTRE ORDIÀ UN NOUVEAU PRIX, PLUS ABORDABLE QUE JAMAIS! NOUVEAU MODÈLE BLUETOOTH AUSSI DISPONIBLE A 399s LA PAIRE.LE MAGASIN AUDIOLIGHT 355, Marie de l'Incarnation, Québec - 418-687-9252 Fermé le dimanche - WWW.AUDIOLICHT.QC.CA yiüv Le Chapitre 2 fait table rase de tous les éléments qui faisaient la force & Insidieux.- photo ap Autant d\u2019éléments dont on fait à peu près table rase dans ce Chapitre 2, qui se débarrasse des jalons posés précédemment; qui, Elise ayant disparu, présente un nouveau voyant, dont la technique de travail est ridicule; et qui s\u2019aventure sur un «qui et pourquoi» des centaines de fois exploré.Bref, les amateurs de Wan en quête de frissons peuvent plutôt se rabattre sur l\u2019efficace La conjuration.Au générique Cote : ?Titre : Insidieux : chapitre 2 (v.f.Insidious 2) Genre : drame d\u2019horreur Réalisateur : James Wan Acteurs: Patrick Wilson, Rose Byrne, Lin Shaye et Barbara Hershey Salles: Beauport, DesChutes, Lidoet Sainte-Foy (v.f.et v.o.a.) Classement : 13 ans et plus Durée:1h45 3294306 ici ijwi RaDio-canaDa w\tprésente VOTEZ POUR LES ARTISTES DE L ANNEE 27 OCTOBRE 2013 édition 35 Vote présenté par (((SiriusxnV))) INTERPRETE FEMININE ARIANE MOFFATT CELINE DION LISA LEBLANC MARIE-MAI ANNIE VILLENEUVE INTERPRETE MASCULIN LOUIS-JEAN CORMIER KARIM OUELLET DANIEL BELANGER MARC DUPRE FRED PELLERIN GROUPE à LES COWBOYS FRINGANTS LES TROIS ACCORDS LOCO LOCASS MES AÏEUX n votez INTERPRETE FEMININE Jusqu\u2019au 8octobre Cochez un seul choix dans chacune des trois catégories de Félix et faites parvenir votre bulletin de participation, avant le 8 octobre 17h00 à l\u2019ADISQ, 6420, rue Saint-Denis, Montréal, QC, H2S 2R7.?\tCéline Dion ?\tLisa LeBlanc ?\tMarie-Mai ?\tAriane Moffatt ?\tAnnie Villeneuve INTERPRETE MASCULIN ?\tDaniel Bélanger ?\tLouis-Jean Cormier ?\tMarc Dupré ?\tKarim Ouellet ?\tFred Pellerin GROUPE ?\tKaïn ?\tLes Cowboys Fringants ?\tLes Trois Accords ?\tLoco Locass ?\tMes Aïeux Nom\t Adresse\tVille\t \tÂae Adresse courriel\t Un concours de Radio-Canada * Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents canadiens majeurs.Règlement du concours disponible a Le concours prend fin le 8 octobre 2013 à 23h59.Le tirage aura lieu le 11 octobre 2013.\tu www.radio-canada.ca/adisq.l l L?_ Oui, j\u2019accepte de recevoir de la documentation des quotidiens du réseau Gesca.(((Siriusxm>)) ici Raoio-canaDa Soleil VOTEZ et courez la chance de 939HGP \u2022 un week-end au Gala de l\u2019ADISQ \u2022 et 1000 $ en argent Votez aussi sur Radio-Canada.ca/adisq ckoi\tjâ feugg f Raymond Chabot Q Grant Thornton Hilton Réseau principal de vote Québec c Canada leSoleil samedi m septembre 2013 A21 LE PLUS GRAND FESTIM/  QUEBEC mrrm motley CRUE BRUCE SPRINGSTEEN THIS III HO UB loUrpev I ft AN MdlkEN PINK FLOYD A22 SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil cd NOUS AVONS VU ?l4 Seul Dieu pardonne A27 ?La famille A24 ?Vz La maison du pêcheur A25 ?Insidieux A20 Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter ?SIg j facebook/ H B lesoleildequebec (gcyblesoleil DENIS VILLENEUVE LE BONHEUR EST TORONTO \u2014 Denis Villeneuve flotte sur un nuage.Presque.Au 17e étage d\u2019un hôtel du centre-ville de Toronto, où il vient de présenter son premier film américain, le cinéaste québécois n\u2019a que des bons échos de Prisonniers.Détendu, la barbe qui commence à grisonner, le sourire éclatant, l\u2019homme de 45 ans parle d\u2019abondance de ce suspense qui met en scène l\u2019enlèvement de deux petites filles et l\u2019effet dévastateur sur leurs familles, mais aussi de la liberté qu\u2019il a eu, de sa chance de travailler avec Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal et Roger Deakins, ainsi que de sa volonté de tourner de nouveau au Québec.ÉRICMOREAULT emoreault@lesoleil.com Q Le film s\u2019intitule Prisonniers {Prisoners).Est-ce pour ça qu\u2019il donne une impression de claustrophobie?R J\u2019ai essayé d\u2019accentuer l\u2019impression de claustrophobie, d\u2019enfermement.Je voulais montrer une certaine décrépitude de l\u2019Amérique, qui sort d\u2019une énorme crise économique.On a beaucoup accentué cet aspect-là, cette espèce de perte de repères, de perte de confiance dans les institutions.Je faisais un film aux États-Unis, mais qui était directement inspiré de chez nous.Q II y a des moments très violents dans Prisonniers.Comment tu les as abordés?R Je n\u2019aime pas la violence.Mais quand il faut y aller, il faut y aller jusqu\u2019au bout.Il ne faut pas te cacher la face.Il ne faut pas en faire un spectacle, mais qu\u2019on puisse en sentir son impact.J\u2019ai essayé d\u2019en montrer le moins possible.La suggestion est toujours pire.Le cinéma est tellement puissant dans ce que tu ne montres pas.Q Est-ce qu\u2019on t\u2019a demandé de tourner plus d\u2019une fin?R La fin qui est dans le film, c\u2019est la mienne.Celle du scénario était un peu plus conciliante pour le spectateur.Le studio m\u2019a demandé d\u2019en tourner une autre, au cas, compte tenu des millions investis [55 millions $].J\u2019ai demandé au scénariste [Aaron Guzikowski] d\u2019écrire une autre fin que je jugeais acceptable.D\u2019un commun accord, on a fait des projections-tests avec les deux fins.En fait, j\u2019ai eule final eut : [les producteurs] m\u2019ont donné carte blanche.Ils ont vu le premier montage, m\u2019ont donné une claque dans le dos et dit : let\u2019s go.J\u2019écoutais les avis, comme cinéaste, t\u2019as toujours besoin de ça.Mais si vous n\u2019avez pas aimé le film, c\u2019est de ma faute, [rires] Q Et pour la distribution des rôles?R C\u2019était un travail de collaboration avec Alcon.J\u2019ai senti qu\u2019ils avaient envie de travailler avec moi, de me donner de l\u2019espace et qu\u2019à la fin du processus, j\u2019ai été heureux de travailler avec eux.Ils m\u2019ont donné beaucoup de liberté, j\u2019ai été chanceux.Q Tu as tourné avec Jake Gyllenhaal dans Enemy, ton film précédent.Pourquoi le reprendre?R Je l\u2019ai approché parce que son personnage [d\u2019inspecteur de police] n\u2019était qu\u2019un faire-valoir de la structure dramatique, contrairement aux autres.Il fallait créer un vrai personnage et Jake a cette force-là, c\u2019est vraiment quelqu\u2019un qui a un univers intérieur fort.Ça le fait jouir de créer des couches.Il a amené un tas de suggestions, certaines que j\u2019ai rejetées, d\u2019autres que j\u2019ai adorées.Q Hugh Jackman livre toute une performance.R II s\u2019est donné à fond la caisse.Il m\u2019a fait terriblement confiance.Ça me touche au boutte.Il avait juste besoin que je l\u2019accompagne un peu dans la violence et l\u2019horreur de l\u2019histoire.Il était tellement généreux.Q Comment es-tu entré en contact avec Roger Deakins, le directeur photo des frères Coen?R Je m\u2019en allais à Los Angeles pour rencontrer des directeurs photo quand j\u2019ai reçu un appel pour me dire que quelqu\u2019un s\u2019ajoutait à la liste : Roger Deakins.Je pensais que c\u2019était une blague.Mais il avait beaucoup aimé Incendies, qu\u2019il a présenté lors d\u2019une cérémonie avant les Oscars.Fait que je me suis retrouvé dans une pièce et ça a été la situation la plus absurde de ma vie : j\u2019avais Roger Deakins qui essayait de me convaincre de travailler avec lui.Q Qu\u2019est-ce que ça représentait?R Je me disais que je m\u2019en allais me casser la gueule avec un film qui est le contraire d\u2019un feel-good movie.Mais je me disais, c\u2019est pas grave, je l\u2019aurai essayé une fois.Juste pour travailler avec ces acteurs-là et Roger Deakins, ça valait la peine.Q Comment était votre collaboration?R Roger Deakins m\u2019impressionne énormément.J\u2019avais l\u2019impression de travailler avec un génie.Et je pèse mes mots.Il a une hypersensibilité à la lumière et une grande culture cinématographique.Il a fallu que je passe par-dessus ma gêne et le fait que j\u2019étais trop impressionné.J\u2019ai senti qu\u2019il avait besoin d\u2019un réalisateur.Il me disait : «Il faut que tu me nourrisses plus que ça.» J\u2019étais paralysé.Je trouvais difficile de trouver un meilleur angle, une meilleure lentille.Ça a été le plus beau travail de collaboration de ma vie.Et le plus beau compliment, c\u2019est qu\u2019il veut retravailler avec moi.Et moi, avec lui.Q Avec l\u2019engouement qu\u2019il y a autour du film, est-ce que tu penses aux Oscars?R Quand j\u2019ai arrêté de faire du cinéma pendant un temps, je me suis dit que quand je reviendrais, ce ne serait pas pour les festivals ou pour les prix, mais pour mon amour du cinéma.Tout ce qui est à l\u2019extérieur de la fabrication d\u2019un film, ça ne m\u2019intéresse plus.Q As-tu mis de côté le cinéma au Québec?R Non.Je veux retravailler au Québec.Mais je veux prendre un peu de recul.Je jouis dumoment.Sijepeux en faire un autre à [Hollywood], je veux que ce soit un scénario qui soit proche de moi.C\u2019est une chance de faire ce métier-là et je veux l\u2019honorer.J\u2019en discutais avec [le réalisateur] Philippe Falardeau.Au Québec, on a deux choses.D\u2019abord une liberté totale.On n\u2019a peut-être pas beaucoup d\u2019argent, mais c\u2019est un laboratoire extraordinaire pour un cinéaste.On n\u2019est pas obligé de plaire, on peut vraiment forger son identité.Je suis toujours en train de nommer des cinéastes américains ou européens, mais je pense que celui qui m\u2019a le plus influencé, c\u2019est Michel Brault.Ensuite, on n\u2019a rien à perdre.On peut débarquer à Hollywood, faire un film et prendre tous les risques.Le pire qui peut arriver, c\u2019est qu\u2019on retourne au Québec faire des films.Et c\u2019est le bonheur.De passage au festival du film de Toronto, le cinéaste Denis Villeneuve savoure toute sa chance.-PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Pl - Sli§P®ïl® iifeK; ÉftÉP 'Mm : T' leSoleil samedi i4 septembre 2013 CINÉMA A23 hors champ C' -\u2022 V DANS UN FILM 3PRODUCTIONS.COM RUSSO, GYLLENHAAL ET PAXTON RÉUNIS U-T ÉRIC MOREAULT emoreoult@lesoleil.com sa sortie, mais les choses avancent rondement.Source : Hollywood Reporter Naomi Watts en demande i .: Impossible d\u2019échapper à Noami Watts (L\u2019impossible, Mulhollond Drive).Après Adore, l\u2019Australienne de 44 ans apparaîtra bientôt sous les traits de Diana, dans la biographie du même nom d\u2019Oliver Hirschbiegel.La polyvalente actrice est tellement demandée qu\u2019elle a abandonné Queen of the Desert, le prochain film du grand Werner Herzog (sa compatriote Nicole Kidman a pris la place).Watts va plutôt se joindre à la distribution de Holland, Michigan, d\u2019Errol Morris (The Fog of War).Il s\u2019agit de la deuxième fiction du grand documentaliste après The Dark Wind (1991).Le film est décrit comme un suspense à l\u2019humour noir, proche parent de Fargo (des frères Coen).Le tournage est prévu pour le mois d\u2019avril.Source : Indiewire Le scénariste Dan Gilroy (L\u2019héritage de Bourne) n\u2019a pas eu à chercher bien loin pour le rôle féminin principal de ses débuts derrière la caméra : il a recruté sa femme Rene Russo (L\u2019affaire Thomas Crown, L\u2019arme fatale).Nightcrawler pourra aussi compter sur la présence de Jake Gyllenhaal (photo), très bon dans Prisonniers de Denis Villeneuve, et de Bill Paxton (Titanic, Quitte ou double).Le suspense explorera le monde obscur et compétitif du journalisme de faits divers à la pige à Los Angeles.Le film est encore au stade de la préproduction et bien des choses pourraient changer d\u2019ici ON TOURNE! Plummer en papa de Travolta Christopher Plummer (L\u2019initié, Malcom X) jouera le père de John Travolta dans Forger de Philip Martin (le réalisateur de Wallander en version britannique).L\u2019acteur canadien joue le père d\u2019un ancien enfant prodige devenu voleur à la tire (Travolta), qui s\u2019arrange pour sortir de prison afin de passer du temps avec son fils souffrant (Tye Sheridan, couronné à Venise comme meilleur jeune acteur dans Joe).Le père indigne devra travailler avec son père pour rembourser ceux qui ont financé sa sortie hâtive.Le tournage commence à Boston le mois prochain.Source : Variety RÉPLIQUE DE LA SEMAINE C On est venu ici pour mobiliser les gens, pas pour leur mettre des pétards dans le cul.3 \u2014 Jacques Rose (Benoît Langlais), qui explique ses intentions aux gens de la place dans La maison du pêcheur d\u2019Alain Chartrand.O LE BLOGUE D\u2019ÉRIC MOREAULT moreault.lesoleil.com A 24 CINÉMA SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil L\u2019art de lâcher prise Louise Archambault jrésente Gabrielle, :ourné avec des handicapés VALÉRIE LESSARD Le Droit OTTAWA \u2014 Lâcher prise.Ces mots résument la démarche de Louise Archambault, pendant le processus de création de Gabrielle.«Ç'a été mon mantra!» fait valoir en riant la principale intéressée.Lâcher prise, comme dans «accepter que certaines scènes ne seraient pas parfaites», étant donné que la moitié des comédiens qu\u2019elle dirigeait sur son plateau étaient des non professionnels avec des handicaps.Lâcher prise, comme dans «privilégier l\u2019authenticité du moment, l\u2019écoute et l\u2019improvisation de certaines répliques à un découpage et un scénario précis et dirigés».«Je devais trouver des solutions pour déjouer la tendance de Gabrielle et des autres à fixer la caméra.Ça passait par une réplique que je demandais à l\u2019un de devancer, par exemple, pour obliger l\u2019autre à le regarder et à lui répondre à lui», raconte la scénariste et réalisatrice.Gabrielle raconte l\u2019éveil amoureux de son héroïne.Le rapprochement entre elle et Martin (Alexandre Landry) n\u2019est pas sans soulever certaines questions sur la possibilité de les surprendre à consommer cet amour naissant.Pour tourner les scènes évoquant cet émoi sensuel, Louise Archambault a pu compter sur «le grand cœur» d\u2019Alexandre Landry (Destinées) pour accompagner Gabrielle Marion-Rivard.«Non seulement il l\u2019a toujours traitée d\u2019égal à égal, mais il a fait preuve d\u2019une attention et d\u2019un respect de tous les instants envers elle.Comme la communication était bien établie, je savais que si Gabrielle n\u2019était pas à l\u2019aise, elle l\u2019exprimerait.» Parallèlement, Louise Archambault s\u2019intéresse à la relation entre Gabrielle et sa sœur Sophie (Mélissa La cinéaste Louise Archambault a dû accepter que certaines scènes ne soient pas parfaites et a privilégié «l\u2019authenticité du moment».- photos la presse canadienne 1 ' \\ Wi %! Désormeaux-Poulin), qui se sent responsable de sa cadette au point de s\u2019empêcher de vivre sa propre histoire d\u2019amour.«Il y a quelque chose de similaire dans l\u2019essence de leur quête.Les deux doivent accepter de laisser à l\u2019autre la liberté nécessaire pour se découvrir et accepter ses limites pour pouvoir éventuellement toucher au bonheur.» Dans cette optique, la chanson Ordinaire de Robert Charlebois, que la chorale du film reprend avec lui lors d\u2019un concert, relève de l\u2019évidence : «On a tous nos failles et nos dysfonctions.» Dès lors, la cinéaste s\u2019est mise en tête de rallier l\u2019auteur, compositeur et interprète à sa cause.Avec pour résultat que, dans l\u2019esprit du «lâcher-prise», la scène où Robert Charlebois arrive pour répéter avec la chorale des Muses ajustement été saisie sur le vif, afin d\u2019en préserver toute la charge émotive et la vérité du moment.Le film prend l\u2019affiche le 20 septembre < Je n\u2019aurais jamais pensé jouer dans un film d\u2019amour.Je n\u2019ai jamais vécu ça, l\u2019amour comme ça, dans ma vie \u2014 Gabrielle Marion-Rivard Le rêve accompli de Gabrielle Marion-Rivard OTTAWA \u2014 «C\u2019est un rêve que je voulais réaliser depuis longtemps!» clame joyeusement Gabrielle Marion-Rivard, jointe en pleine effervescence toron-toise, où le film qui porte son prénom était présenté, cette semaine.À l\u2019instar de la Gabrielle qu\u2019elle campe au grand écran, la femme de 24 ans est atteinte du syndrome de Williams.«Mais Gabrielle vit en appartement, moi, jevis avec mes parents.Elle a une grande sœur, moi, j\u2019ai deux frères plus jeunes», fait-elle valoir, avant de reprendre son énumération avec une passion pleinement audible : «Et puis, Gabrielle est diabétique, pas moi.» Malgré leurs différences, la comédienne s\u2019est retrouvée dans ce personnage de composition.«Je comprends sa quête d\u2019indépendance.J\u2019aime aussi chanter, comme elle!» lance celle qui fréquente l\u2019École Les Muses de Montréal, où elle suit des cours de chant, de danse et de théâtre.C\u2019est d\u2019ailleurs là que la scénariste et réalisatrice Louise Archambault a vu Gabrielle Marion-Rivard pour la première fois.«Louise m\u2019a dit qu\u2019elle cherchait peut-être quelqu\u2019un comme moi pour jouer dans son film.J\u2019ai répété beaucoup avec ma maman et avec elle et, un jour, Louise m\u2019a ditquej\u2019allaisfinalementfaire le film! Mon rêve!» Gabrielle Marion-Rivard a toujours aimé le cinéma.Elle avoue un faible pour les longs métrages de science-fiction etd\u2019aventure.«Je n\u2019aime pas lesfilms d\u2019horreur», tranche-t-elle.Et les films d\u2019amour?«J\u2019aime ça les regarder, mais je n\u2019aurais jamais pensé jouerdans un film d\u2019amour.Je n\u2019ai jamais vécu ça, l\u2019amour comme ça, dans ma vie.Mais j\u2019aimerais ça, par exemple!» Tourner les scènes au cours desquelles son personnage découvre l\u2019amour et le désir avec Martin (incarné avec une grande sensibilité par Alexandre Landry) l\u2019a «un peu gênée et stressée», confie Gabrielle Marion-Rivard, «mais tout s\u2019est très bien passé».Elle se dit particulièrement fière d\u2019être partie prenante d\u2019un film «qui nous représente tels que nous sommes.C\u2019est quelque chose d\u2019extraordinaire, du jamais vu! Je suis vraiment contente que les gens aient la chance voir un tel film!» Un film qui a soulevé de «belles discussions» avec sa maman, sur la sexualité et sur le diabète.«J\u2019ai fait beaucoup de recherches avec elle pour bien comprendre la Gabrielle du film.J\u2019ai appris beaucoup de choses», soutient celle qui aimerait bien renouer avec la caméra, un jour.LE DROIT ¦ ¦ Si.\\ \\ N\tX A \\ N\\\\ La famille ou la loi de la malavita JOSÉE LAPOINTE La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Qu\u2019est-ce qui se passe quand une famille mafieuse s\u2019installe incognito dans un petit village normand?C\u2019est la loi de la malavita («mauvaise vie» ou «mafia», titre du roman de Tonino Benacquista dont le film est tiré) qui prend le dessus.Fred Blake, alias Giovanni Manzoni, a trahi la mafia new-yorkaise; depuis, il est en cavale avec sa famille, sous la protection du FBI.Mais chassez le naturel et il revient au galop : les quatre membres du clan ont beau faire de gros efforts pour avoir l\u2019air inoffensifs, ils ne connaissent pas d\u2019autre manière de fonctionner que la violence.Le plombier est nonchalant?On lui casse les jambes.L\u2019épicier est baveux?On fait exploser le magasin.Le propriétaire de l\u2019industrie voisine refuse de coopérer?On l\u2019attache à notre voiture et on le traîne sur des kilomètres.Il y avait un côté bédéesque assumé dans cette histoire écrite par Benacquista, et on comprend pourquoi Luc Besson a voulu la transposer au cinéma.Plonger cette famille unie, mais un brin psychopathe dans un environnement calme et tricoté serré ne peut que faire des flammèches, et le réalisateur de Nikita ne pouvait qu\u2019y être heureux.Avec à l\u2019avant-plan Robert De Niro, amusant en bandit nostalgique qui se prend au jeu d\u2019écrire ses mémoires, La famille ressemble en première partie à une chronique familiale légèrement déjantée à l\u2019humour noir réjouissant.On lui pardonnait même d\u2019avoir pratiquement évacué la France du film : même avec un accent à couper au couteau, tout le monde y parle miraculeusement anglais! Mais surprise, dans le dernier tiers, l\u2019histoire vire au film policier pur et se termine dans un bain de sang survolté.Bazookas, semi-automatiques manipulés par les ados de la famille, c\u2019est la totale dans les rues de Cholong-sur-Avre quand la mafia vengeresse débarque.Ce déchaînement surprenant suscite un malaise par son explosion de violence sans aucune commune mesure.C\u2019était probablement inévitable \u2014 et présent dans le livre \u2014, mais cette rupture de ton vient gâcher un peu le plaisir de ce faux pastiche, qui ne se prend pas trop au sérieux.Au générique Cote : ?Titre : La famille (v.f.The Family) Genre : comédie d\u2019action Réalisateur : Luc Besson Acteurs : Robert De Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones Salles : Beauport (v.f.et v.o.a.), DesChutes, Lido et Sainte-Foy Classement :1h51 leSoleil samedi m septembre 2013 CINÉMA A25 La maison du pêcheur raconte à travers les yeux de Bernard Lortie (Mikhaïl Ahooja) l\u2019arrivée à Percé de Paul Rose (Vincent-Guillaume Otis) et de son groupe venus répandre leurs idées indépendantistes.- photo films séville m Kl F:-.' -Mf \t LA MAISON DU PÊCHEUR Noyer le ÉRICMOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Il est toujours périlleux pour un réalisateur de raconter un moment charnière dans l\u2019histoire d\u2019un peuple.Encore plus de circonscrire ce qui le précède.La maison du pêcheur se penche sur la radicalisation des jeunes indépendantistes qui allaient former la cellule Chénier, tristement responsable poisson de l\u2019enlèvement et de la mort du ministre Pierre Laporte lors de la crise d\u2019octobre 1970.Alain Char-trand n\u2019y est arrivé qu\u2019à moitié.Le film relate l\u2019arrivée de Paul Rose (Vincent-Guillaume Otis), de son frère Jacques (Benoît Lan-glais) et de Francis Simard (Charles-Alexandre Dubé) à Percé, au début de l\u2019été 1969, vue à travers les yeux de Bernard Lortie (Mikhaïl Ahooja), le fils d\u2019un pêcheur venu y chercher du travail.Ces idéalistes et pacifistes viennent faire «de l\u2019animation sociale» et répandre leurs idées indépendantistes dans leur restaurant, La maison du pêcheur, mais ils se butent à l\u2019hostilité des élites locales.Ceux-ci tentent par tous les moyens de les évincer.Ce qui sème la graine de l\u2019action politique et du terrorisme, qui éclora pour se transformer en ces funestes événements qui ont profondément marqué l\u2019imaginaire collectif de la nation.Il s\u2019agit d\u2019un pan important de notre histoire récente, et le porter à l\u2019écran était une très bonne idée.Le grand problème \u2014 il y en a d\u2019autres \u2014 avec La maison du pêcheur, c\u2019est qu\u2019Alain Chartrand (Ding et Dong, le film) et ses deux co scénaristes n\u2019ont pas su privilégier la matière première.Imaginer des histoires d\u2019amour à Bernard écarte le film du sujet principal et n\u2019apporte absolument rien sur le plan dramatique.Le film s\u2019éparpille dans des histoires secondaires qui n\u2019apportent rien sur le plan dramatique Ces histoires servent à illustrer l\u2019époque.Lison (Ariane-Li Simard-Côté), qui flirte avec Bernard, est un archétype de la jeune fille en fleur et de la naissance du féminisme.Était-ce vraiment nécessaire?Non.Au moins, Geneviève (Geneviève Boi-vin-Roussy), la blonde de Bernard, est une illustration de l\u2019exploitation des travailleurs, mais, encore une fois, c\u2019est anecdotique.Le trio a aussi fait des amalgames qui rendent les personnages caricaturaux.Luc Picard, par exemple, joue un propriétaire de camping enragé contre les crottés, une représentation de l\u2019opposition des commerçants locaux.On n\u2019y croit pas.La présence de Gabriel, en «grand frère» protecteur du quatuor militant, est plus heureuse.D\u2019autant que Kevin Parent se révèle doué d\u2019une forte présence à l\u2019écran et se débrouille comme acteur (surtout qu\u2019il mâche moins ses mots).Le réalisateur a fait un choix esthétique intéressant en choisissant le noir et blanc, qui correspond bien au contexte sociopolitique de l\u2019époque.L\u2019utilisation est plus délicate pour les scènes nocturnes, plus sombres, mais les diurnes extérieurs sont magnifiés.Le problème cinématographique loge ailleurs : dans l\u2019esthétique télévisuelle.Alain Chartrand s\u2019est beaucoup consacré au documentaire et aux séries télévisuelles depuis une vingtaine d\u2019années et il lui manque de licence poétique dans les mouvements de caméra qui sont l\u2019essence du cinéma.En définitive, La maison du pêcheur manque d\u2019envergure et, surtout, de tension dramatique.En entrevue, Chartrand a lui-même évoqué Les ordres (Michel Brault, 1974) et Octobre (Pierre Falardeau, 1994).C\u2019était inévitable.Mais ces deux films sont des œuvres coup de poing, chargées à la dynamite.La maison du pêcheur souffre de la comparaison.Au générique Cote: ?1/2 Titre : La maison du pêcheur Genre: drame Réalisateur : Alain Chartrand Acteurs : Mikhaïl Ahooja, Vincent-Guillaume Otis, Benoît Langlais et Charles-Alexandre Dubé Salles : Beauport et Clap Classement : général Durée :1h37 On aime: le rappel historique, le noiret blanc On n\u2019aime pas : le manque d\u2019envergure et de tension dramatique In film de LlOESSIflU producteur de L'ENLEVEMENT ET du producteur exécutif MARTIN SCORSESE POUR CERTAINS, C\u2019EST LE CRIME ORGANISE.POUR D\u2019AUTRES, C\u2019EST LA FAMILLE.OJ IL PRENDRA CE QUI VOUS EST LE PLUS CHER.aaaSSS\u2014 ^ INSIDIEUX2-LEFILM.COM\t! 13 PRESENTEMENT A L'AFFICHE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS À L'AFFICHE CONSULTE LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS < JÆ, MAJORDOME SEMBLE AVOIR ETE FAIT SUR MESURE POUR LES OSCARS* » « l]NE DISTRIBUTION CINQ ETOILES.EXCELLENT FOREST WHITAKER.» « LE MAJORDOME IMPRESSIONNE PAR SA DISTRIBUTION.» SONIA SARFATI, LA PRESSE UNEFORCE TRANQUILLE PEUT DÉCLENCHER UNE RÉVOLUTION DU RÉALISATEUR DE LA VÉRITABLE HISTOIRE DE PRECIOUSJONES, NOMMÉ AUX OSCARS5 LE MAJORDOME \u2022J\tVersion française de Lee Daniels' The Butler Version française de Lee Daniels' The Butler : UNE OEUVRE NECESSAIRE, D\u2019UNE INDÉNIABLE PERTINENCE, BIEN INTERPRÉTÉE, RÉALISÉE AVEC DOIGTÉ ET PASSION.» Écrit par DANNY STRONG Réalisé par LEE DANIELS J\t.\t.\t\u2014 f1 FUTURES\tlemajordome-lefilm.ca A L\u2019AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS .B^YouflD LesFilmsSeville leSoleil samedi m septembre 2013 A26 3306209 mmm WHALE IMAGIN PEPPERS \\ / A ÉLODIE DÉRY V ~ S! BABU\u201d BERNIER ISABELLE DESJARDINS MATHIEU MARCOTTE TOUT CE OUI ROCK A QUEBEC IOO WWW.RADIOX2.COM leSoleil samedi m septembre 2013 CINÉMA A27 SEUL DIEU PARDONNE Sans compromis Avec sa tête de Donatella Versace et la rage de Lady Macbeth, Kristin Scott Thomas est sidérante dans le personnage d\u2019une patronne de la pègre qui veut venger la mort de son fils.- photo films séville At .i-l! T\" : LUC BOULANGER La Presse CRITIQUE MONTRÉAL\u2014Violent, stylisé et sans compromis.Ces mots pourraient résumer le dernier film du cinéaste danois Nicolas Winding Refn, Seul Dieu pardonne (version française de Only God Forgives), qui a été présenté en compétition au dernier Festival de Cannes.Le réalisateur de Sang-froid propose une œuvre unique, inclassable, Au générique Cote: ?1/2 Titre : Seul Dieu pardonne (v.f.de Only God Forgives) Genre: drame Réalisateur : Nicolas Winding Refn Acteurs : Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas et Vithaya Pansringarm Salle: Cartier Classement : 16 ans et plus Durée :lh29 croisement entre le long métrage d\u2019arts martiaux, le polar, le film noir et la tragédie grecque.Seul Dieu pardonne nous plonge, dès les premières images, dans un univers sombre et cauchemardesque.Une véritable descente en enfer.Soyez avertis : le Dieu évoqué dans le titre en est un de vengeance et de cruauté.À Bangkok, Julian (Ryan Gosling, excellent dans un personnage introverti, stoïque et énigmatique) est propriétaire d\u2019un club de boxe, d\u2019où il se livre, avec la pègre thaïlandaise, à un lucratif trafic de drogue.Sa mère, jouée par une sidérante Kristin Scott Thomas (qui a le look de DonateUa Versace et la rage sanguinaire de Lady Macbeth) arrive à Bangkok afin de rapatrier le corps de son autre fils, qui se fait tuer au début du film après avoir massacré une prostituée de 16 ans.Dans les faits, c\u2019est la mère qui dirige la vaste organisation criminelle, et non Julian.Elle exigera de celui-ci la tête des meurtriers de son fils préféré, dont Chang, un policier à la retraite, vénéré par ses collègues.On aura compris que par delà l\u2019histoire, c\u2019est le climat, l\u2019atmosphère qui sont les véritables attraits du film.La réalisation est extrêmement maîtrisée.Nicolas Winding Refn \u2014 qu\u2019on surnomme l\u2019enfant sauvage du cinéma danois \u2014 a dit que «le silence est cinéma».Et son film le prouve.Il rejoint ainsi la vision de grands réalisateurs qui, aux répliques inutiles et aux scénarios bavards, préféraient laisser parler les visages des acteurs.Le cinéma, c\u2019est bien sûr des images.Ici, elles sont léchées.Avec des plans très justes, bien cadrés, des éclairages somptueux, des décors soignés, un excellent montage et une musique envoûtante, signée Cliff Martinez.Certes, il y a des images très violentes.Néanmoins, la violence n\u2019est jamais banalisée, comme c\u2019est (trop) souvent le cas dans des productions hollywoodiennes gonflées de testostérone et d\u2019adrénaline.La violence et le meurtre sont là, telle une fatalité de la dérive des hommes; comme dans les pièces de Shakespeare.Avant de pardonner, il faudra souffrir.3319459 iC&\u2019ÉLHBBLlME LAMAISQNDUPECHEUR.TÈL£uUEBEC.TV LAMAISONDUPECHEJIH.EFILM GROUPE PVP SODEC \u2022_.____ Q^IXH V rarflcK f rûû t | gabrielle-lefilm.com] extrêmement inspirant, d'une QUALITÉ HOLLYWOOD exceptionnelle! » - Isabelle Maréchal - 98.5 ANTOINE GUILLAUME ROSE-MAÏTÉ GILBERT BERTRAND CYR ERKOREKA SICOTTE LOUIS CYR Rûunt par\tProduit far\técrit par DANIEL ROBY CHRISTIAN LAROUCHE SYLVAIN GUY % PRODUCTEURS EXÉCUTIFS\tk CAROLINE HEROUX STEPHANIE HÉROUX TRAME SONORE louiscyr-lefilm.com E LouisCyrLeFilm iTunes Des producteurs de Incendies et Monsieur Lazhar, nominés aux Oscars® a& vu DÈS LE 20 SEPTEMBRE A L\u2019AFFICHE « CHEF-D\u2019ŒUVRE.TOUCHANT ET ÉMOUVANT.MAGNIFIQUE.» Sophie Durocher - Le Journal de Montréal « FORMIDABLE.IRRÉSISTIBLE.» More-André Lussier - La Presse « JE RESTE COMBLÉ ET ÉMU PAR LA GRANDIOSE SIMPLICITÉ DU SCÉNARIO ET go PAR LES COMPOSITIONS EXCEPTIONNELLES DES INTERPRÈTES.UN FILM QUI REND FIER D'ÊTRE HUMAIN.» Martin Bilodeau - Le Devoir Gabrietle\tAlexandre\tMélissa Marion-Rivard\tLandry\tDésormeaux-Poulîn gaorie e Louise Archambault Festival del film Locarno Prix du Public UBS Meilleur acteur 4 000 000$ ! AU BOX-OFFICE! ?«MISSION ACCOMPLIE. la hauteur des attentes et du mythe.«Antoine Bertrand livre une performance MAGISTRALE.» «SOLIDE, ÉMOUVANT et RASSEMBLEUR » - Maxime Demers - Le Journal de Montréal «Un GRAND.GRAND FILM.KIIHAÏL VINE EHT-GUI LLAUHE BENOIT CHARLES-ALEXANDRE LUC ItïlH\tGENEVIÈVE AHflOJA DUS LANS LAI S DU0É PICARD PARENT SOI VIN-ROUSSY A MAISON U PÊCHEUR CHAQUE RÉVOLUTION A SES ORIGINES UN SCÉNARIO BE\tUNE PRODUCTION DE JACQUES BÉRUBÉ, MARIO BOLDUC ET ALAIN CHARTRAND VIC PELLETIER ET JEAN-RQCH MARCOTTE to I UN FILM DE ALAIN CHARTRAND CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS A L'AFFICHE! -E LesFilmsChristal A28 AGENDA CINEMA SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2013 leSoleil romane BOHRINGER MARC-ANDRÉ GRONDIN Alfred Bauer Prize f ^ ¦ Internationale f'* < Filmfestspiele , Berlin J?p Cahiers du Cinéma Le Monde '?Les Inrockuptibles X*Mr\u2014 1- ?Les Fiches du cinéma ?Brendan Kelly >.The Gazette ?.Scott Foundas Variety BN09R imaselANlAMROE am F wtiwnce ¦ S mmm ^\u2014CINÉMA- LE OLAP VERSION FRANÇAISE AD O R E ANNE FONTAINE ?UN CHEF D\u2019ŒUVRE Cahier du cinéma ?L\u2019Humanité TélécinéObs ?Le Parisien Le Monde 1 HORS CONCOURS ÉÊk Festival W** fejFJIMS 7/1 monde Compétition r0 C H E JULIETTE CAMILLE 1915 E* NiagaraFilms PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! N AOM I .WATTS ¦ .Æ& FILM DE CLOTURE .\u201cA « FESTIVAL DES FILMS DU MONDE A/ - 3>¦.! ; ¦ En plus du traiteur événementiel, des plats pour emporter, du service de chef àdomicile et d\u2019un volet restaurant le midi, l\u2019équipe sert en soirée une cuisine créative et relativement élaborée.- photo le soleil, Patrice laroche .rS» PH» STÉPHANIE BOIS-HOUDE sbhoude@lesoleil.com Collaboration spéciale CRITIQUE En mai 2012, j\u2019avais écrit à propos de ce traiteur opéré par un trio de gars hyperdynamiques.Des projets, Alexandre Jobin (chef), Jonathan Jobin et Sylvain Lortie, ils en avaient, et leur «terrain de jeu» s\u2019est rapidement agrandi.En plus du traiteur événementiel, des plats pour emporter, du service de chef à domicile et d\u2019un volet restaurant le midi, l\u2019équipe sert en soirée une cuisine créative et relativement élaborée.Le foie gras poêlé y obtiendrait, j\u2019en suis certaine, une bonne note de la part de Jean-Luc Boulay.Mercredi soir dernier, j\u2019y suis allée déguster un excellent repas.Inventif, bien travaillé et servi dans la salle de 20 places adjacente à la cuisine, le repas a été arrosé d\u2019un rouge gouleyant sur le fruit de la maison Colaneri Estate Winery du Niagara.N\u2019allez pas penser que c\u2019est parce qu\u2019on est attablé dans une boutique traiteur que le service est négligé.Absolument pas.Le vin a d\u2019ailleurs été passé en carafe.Toute cette mise en contexte pour vous dire qu\u2019aujourd\u2019hui, 14 septembre, c\u2019est le dernier soir où Ton peut y être reçu sans dépendre d\u2019un groupe.C\u2019est la très aimable serveuse qui nous l\u2019apprendra au moment où nous quittons l\u2019endroit dans un état de contentement.La bonne nouvelle, comme dans la chanson Et c\u2019est pas fini \u2014 mes excuses pour le vers auditif \u2014 , c\u2019est que la salle sur réservation de 12 personnes et plus est à vous.On a bien bu, mais encore?J\u2019ai débuté avec le croustillant de porc confit.L\u2019intuition me disait que la chair se retrouverait enserrée dans un feuilletage.Erreur.Le flanc confit détaillé en trois bouchées est plutôt grillé et combine viande moelleuse et gras de surface en une sorte de grattons (chauds ici) addic-tifs.Une purée veloutée de panais, un légume racine qui développe une saveur de bonbon piquant ainsi réduit, s\u2019accorde bien avec le porc.Liant le tout, de minuscules champignons apprêtés en «ragoût» finalisent une entrée qui a tout d\u2019un plat miniaturisé.Mon vis-à-vis ne saurait refuser du foie gras, surtout en trilogie.Sous un nappage de coulis de betterave appliqué au pinceau, une escalope poêlée \u2014 cuisson maîtrisée avec une belle coloration de surface \u2014 ainsi que des tranches finissimes en carpaccio sont les éléments à retenir, surtout pour les amateurs qui recherchent un foie gras le plus près de sa saveur d\u2019origine.Ici, la différence s\u2019exprime dans la palette de textures.Vanille.Sirop d\u2019érable.Rhum.Je me demande de quoi s\u2019aromatise la mousse de foie gras.«Du Val-Ambré», indique notre hôte.J\u2019approchais du but, car l\u2019apéritif du Domaine Acer est le résultat de la vinification de sève d\u2019érable.L\u2019amalgame est très pensé.Le seul défaut s\u2019avère la consistance de l\u2019appareil qui manque de maintien.J\u2019aurais également creusé plus loin le thème de la betterave, car son utilisation en guise de faire-valoir sucré est très à propos.Ex œquo, nos deux plats «bistros» suscitent l\u2019enthousiasme.Le jarret d\u2019agneau braisé d\u2019une cuisson précise et sa sauce à la bière \u2014 presque une laque qui fait corps et s\u2019imprègne dans la pièce \u2014 «s\u2019expose» sur une ratatouille déconstmite composée de mbans de courgettes et à l\u2019intense parfum «tomaté».La cerise sur la résistance : des patates confites.J\u2019y retrouve avec émotion les patates rôties de ma grand-mère.Mon étagé de canard est du même acabit.Chair effilochée dessous, purée (un peu sèche) dessus et éventail de poitrine au sommet.L\u2019édifice tout canard est splendide et offre à nouveau de la matière et plusieurs niveaux de contrastes.De sorte à rendre peu essentielle la mousse de foie gras (la même que l\u2019entrée) en garniture.Des à-côtés et délicates attentions, le dessert, une ganache au chocolat blanc et mascarpone, les additionne, et ce, jusque dans le microdétail, des perles de jus de bleuet maison.«L\u2019équilibre» est plus qu\u2019atteint.N\u2019allez pas penser que c\u2019est parce qu\u2019on est attablé dans une boutique traiteur que le service est négligé.Absolument pas AU MENU ÉQUILIBRE BOUTIQUE TRAITEUR 303, rue Saint-Paul, Québec Tél.: 418 929-7299 Cuisine créative et plats pour emporter Ouvert du lundi au vendredi le midi et sur réservation de groupe en soirée.Ouvert le 14 septembre en soirée.i Bouteille devin à compter de: 30$ $ Table d\u2019hôte du midi de12$à17$ Tabled\u2019hôtedusoir de 26$ à 39$ Possibilité de menu à l\u2019aveugle de cinq services à 49$ Entrée de9$à22$ Plat de 18$ à 33$ Coût de l\u2019addition pour deux avant taxes etservice: 101,70$ (incluant deux entrées, deux plats, un dessert partagé et les boissons chaudes) P Stationnement: dans la rue .6 On aime: les présentations soignées de l\u2019entrée au dessert ainsi que les sauces maîtrisées.On n\u2019aime pas: que le resto ne soit ouvert qu\u2019aux groupes en soirée.Dommage! C\u2019est une table qui mérite vrai ment d\u2019être découverte.Faite un peu de pression.Qui sait, les proprios changeront peut-être d\u2019avis.Sinon, réunissez les copains! life ar, m * ¦c à i'fjz MOMENT LES TAPAS SONT ARRIVÉS SUR LAURIER! P ZZAS \\ / \u2018~T~\t U[\t[¦\u20141«\u2014>i m Resto Cuisine - Découvertes (MIAMI h fîn n n /a \\m 2815, boul.Laurier Sainte-Foy (dans l'hôtel Classique) Réservation 418 658-2449 Stationnement intérieur olioresto.ca ü ,4 I U *sc 'I lUbü Wl n rv n r:s\t¦»» 58^ rm PU» A36 SAMED114 SEPTEMBRE 2013 leSoleil simplement Soulard Q videos.lesoleil.com\tJEAN SOULARD jsoulard@lesoleil.com DITES-LE AVEC DES FLEURS! Se sentant confortable dans les grandes chaussures de son père, Valérie (à l'avant), la fille de Jean Leblond, a en effet décidé qu'elle assurerait la continuité du Jardin des Chefs.À gauche de Jean Leblond, sa conjointe Catherine.- PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JEAN SOULARD \u2022 «M w MT .U- A I M
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