Le soleil, 13 août 2011, Arts magazine
[" a arts magazine SYMPOSIUM D'ART CONTEMPORAIN DE BAIE-SAINT-PAUL UNE FOIS CHARLEVOIX ET SON EPICENTRE CULTUREL, BAIE-SAINT-PAUL, EST UNE TERRE FERTILE DE L'IMAGINAIRE.LE SYMPOSIUM D'ART CONTEMPORAIN BAT SON PLEIN DEPUIS DEUX SEMAINES ET DÉJÀ, DES HISTOIRES INSPIRANTES SE DESSINENT DANS LES ŒUVRES DES 12 ARTISTES QUI CRÉENT EN DIRECT PENDANT UN MOIS ET QUI ÉTAIENT INVITÉS, CETTE ANNÉE, À REPENSER L'ART DE RACONTER.A2 et A3 leSoleil samedi 13 août 2011 CBllïCV , Isabelle Demers, de Québec, poursuit ses animaux couverts de cire fondue.Un bestiaire bleu et rose barbe à papa prend forme.- PHOTO JEANNE COUTURE Théâtre La pièce de résistance de Frédéric Dubois A7 Musique Une passion pour le bandonéon A8 3023580 oniouedupnX commcjsPfâBpermis 683-4451 LINCOLN MKZ 2011 LE COMBLE DU LUXE C\u2019EST D\u2019ÊTRE ACCESSIBLE 34999s $ /MOIS Oo/o FINANCEMENT JUSQU\u2019À 48 MOIS SUR LA PLUPART DES MODÈLES 2011 * DÉTAILS SUR PLACE.desjardins h LINCOLN JACUj UTO 175, RUE MARAIS.QUÉBEC www.autocollectiondequebec.com leSoleil arts magazine samedi IB août 2011 Jimmy Perron, Les Éboulements - PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOSIANNE DESLOGES VOYAGE AU PAYS IMAGINAIRE Le 29e Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul propose aux visiteurs 12 univers contemporains inspirés des récits fondateurs, des histoires de la région et, plus largement, du conte tout court.Installés dans leurs ateliers à trois murs à l'intérieur de l'aréna, les artistes sont à l'œuvre, calmes, inspirés et, parfois, il faut bien le dire, un peu déçus.Dominique Pétrin crée un collage composé de motif sérigraphiés.- photo Jeanne couture JOSIANNE DESLOGES jdesloges@lesoleil.corn Environ 250 personnes par jour, soit deux fois plus que l\u2019an dernier à la même période, passent cette année au Symposium.Les connaisseurs attendent la fin de l\u2019aventure, et les vrais mordus reviennent plusieurs fois pendant le mois d\u2019août, question de voir l\u2019évolution des œuvres.Rendre l\u2019art actuel accessible à la population est le but premier du Symposium depuis ses tout premiers débuts.mais ça ne signifie pas que ce soit facile pour autant.L\u2019incompréhension, par bribes, persiste encore, surtout lorsque les touristes s\u2019attendent à une exposition du type Plein Art ou Symposium nature.«Vous allez voir, c\u2019est bizarre», vous prévient la serveuse d\u2019un restaurant du coin.LE JOUR ET LA NUIT Pour les artistes, créer sous les regards des visiteurs de 12h à 17h, cinq jours par semaine, peut devenir éreintant.«Pourquoi ce ne serait pas seulement une heure par jour?» demande Basim Magdy, un artiste égyptien qui filmera des images du cimetière, d\u2019une carcasse de bateau et de l\u2019ateher d\u2019un taxidermiste pour composer un film d\u2019art sur la finalité.«C\u2019est la première et sûrement la dernière fois que je participe à un truc comme ça», indique-t-il, en anglais.Mais même en congé, il mettait la main à la pâte.Jimmy Perron, premier artiste de Charlevoix à être sélectionné pour le Symposium depuis 20 ans (une aberration pour le commis- saire Stefan St-Laurent, qui s\u2019applique à créer le plus de liens possible entre le Symposium et la communauté), travaille quant à lui le cœur léger.Lui qui réalise en moyenne 250 toiles par année destinées à la vente est ravi de pouvoir se concentrer sur la création.Il a placé des perchoirs pour ses sculptures d\u2019oiseaux-collage et compte peindre de vieilles portes de bois «pour montrer les paysages qu\u2019ont vus les oiseaux voyageurs», nous dit-il.RÉCITS NOUVEAU GENRE Près de l\u2019entrée, la tatoueuse Émilie Roby suscite surprise et curiosité.S\u2019inspirant du mythe de Perséphone, l\u2019artiste de Montréal reçoit ses clients comme si de rien n\u2019était.Juste à côté, le peintre Mario Doucette, de Moncton, intègre la légende des oies, qui auraient sauvé Baie-Saint-Paul des Anglais, aux toiles de sa série Bagarres.Isabelle Demers, de Québec, poursuit ses animaux couverts de cire fondue.Un bestiaire bleu et rose barbe à papa prend forme.«Je ne suis pas encore certaine de la couleur», confie l\u2019artiste, qui fera une série de dessins, semblable à un storyboard, comme décor.Osvaldo Yero, originaire de Cuba, a fait provision de sacré-cœur chez un antiquaire de Sainte-Anne-de-Beaupré et dépouille des alcôves qui ont autrefois accueilli des Vierges Marie, raconte le commissaire Stefan St-Laurent.«Il a été troublé par le pillage de la tombe de son père et veut faire un monument à sa mémoire», ajoute-t-il.Dominique Pétrin prépare quant à elle une ins- tallation sérigraphique («la nouvelle tendance en estampe», note le commissaire).La chute de Pompéi, façon music-hall et kitsch baroque, selon le schéma narratif du film d\u2019horreur, mentionne l\u2019artiste dans le feuillet du Symposium.Quant à Guillermo Trejo, originaire de Mexico, il réalise une carte postale par jour où se mêlent calligraphie criarde et dessins réalistes, presque «photojournalistiques».Il a aussi entrepris de couvrir les murs de son espace d\u2019affiches à la mexicaine où il retranscrit les gros titres des journaux.«Comme je ne parle pas français, mais que je déchiffre un peu, parce que ça ressemble à l\u2019espagnol, c\u2019est un commentaire sur l\u2019information dont on est bombardé chaque jour, et qu\u2019on ne comprend pas tout à fait», explique-t-il, en anglais.L\u2019œuvre de Rebecca Belmore n\u2019a pas encore pris forme.«Elle réagit toujours selon le lieu, explique M.St-Laurent.En voyant le grand costume-sculpture à l\u2019entrée du Musée d\u2019art contemporain, elle s\u2019est dit qu\u2019il lui fahait une femme amérindienne.» dé-voile-t-il.Il faudra aussi attendre un peu pour voir le travail de Diane Obomsawin et de Daniel Barrow, qui préparent de petites animations.Pour les impatients, ils participeront tous deux aux L'incompréhension, par bribes, persiste encore, surtout lorsque les touristes s'attendent à une exposition du type Plein Art ou Symposium nature Basim Magdy d'Égypte - photo collaboration spéciale JOSIANNE DESLOGES soirées de performance.Tout comme le Français né au Congo Olivier de Sagazan, qui fait de la peinture vivante couvert de glaise et de peinture (www.nefdes fous.free.fr.com).Plusieurs photos de ses performances, retouchées ou reproduites par dessin, peinture et collage habillent son espace, fort intrigant pour les visiteurs.Le Symposium se poursuit jusqu'au 28 août à l'aréna de Baie-Saint-Paul, Info www.macbsp.com ou 418 435-3681 lo Ieau \u2019 Propos+(jui+ à If font frémir 'l(ly omr HhmlA '11 Tlû.XICûMj % anjucz Guillermo Trejo - photo jeanne couture i\\.1 L \u2022 i W,Vt Le petit peintureux et le conteux Et des conteurs de la région», pouvait-on lire sous la liste des artistes du Symposium participant aux Soirées de contes et performances interdisciplinaires.Intrigué, Robert Perron s\u2019est proposé pour raconter l\u2019histoire du Petit peintureux, un conte tout neuf bien ancré dans l\u2019histoire artistique de Baie-Saint-Paul.Comme la plupart de ses concitoyens, il va chaque année faire son tour au Symposium pour voir les artistes à l\u2019œuvre.«Il n\u2019y a rien de plus merveilleux pour un conteur que d\u2019arriver dans un endroit comme ça! Je m\u2019assois devant n\u2019importe quelle œuvre et je peux imaginer une histoire», souligne M.Perron.Les animaux de cire d\u2019Isabelle Demers et les chevelures noires de Rebecca Belmore, entre autres, lui sont tombés dans l\u2019œil.Il a même composé un texte, L\u2019élu, inspiré d\u2019une toile de Jimmy Perron, qu\u2019il a offerte à l\u2019artiste.«Dans les années 50, on n\u2019appelait pas ça des artistes, mais des peintureux et des barbouilleux», indique le passionné de brocante et de contes, qui a fait carrière comme éducateur spécialisé.Clins d'œil Dans son récit, il fera quelques clins d\u2019œil à Marc-Aurèle Fortin et à des personnages de la région, comme Ti-Bleu, qui a longtemps conduit le seul taxi du coin.Les grandes lignes sont écrites.Pour le reste, il fait confiance à la magie de la rencontre.«Je vois le conte comme une personne humaine, explique-t-il.T\u2019as la tête, le corps et les pieds.Le début du conte et la petite morale sont toujours pareils, et le corps du conteur prend de l\u2019expansion si le public est réceptif et réagit.» Sa plus belle récompense, il l\u2019obtient lorsqu\u2019il suspend son récit pendant une fraction de seconde et goûte au plaisir d\u2019avoir 20 paires d\u2019yeux brillants qui le fixent.«Le conte vivant, il y a 15 ans, était mort à Baie-Saint-Paul et au Québec.Celui qui l\u2019a ramené, c\u2019est Fred Pellerin.C\u2019est le seul que les gens vont voir.Moi, ça me va bien d\u2019être un conteur amateur, et de raconter devant très peu de gens», indique M.Perron, qui participe activement aux rencontres du Cercle des conteurs du Québec.Le petit peintureux, ressassé mille fois dans sa tête, sera mûr pour le grand soir, mercredi.Une autre conteuse de Baie-Saint-Paul, Claire-Élise Éminet, devrait aussi participer à la soirée, après les performances de Daniel Bar-row, de Rebecca Belmore et de Le conteur Robert Perron - PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOSIANNE DESLOGES f: iÏÏ, É* A W 4 'y/ku Guy Sioui Durand.Jeudi, ce sera au tour d\u2019Olivier de Sagazan, de Basim Magdy et de Diane Obam-sawin d\u2019offrir une performance sous le chapiteau derrière le Musée d\u2019art contemporain de Baie-Saint-Paul.Josianne Desloges Interaction colorée Zone de libres échanges, l'exposition permanente créée par le Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul pour souligner les 30 ans du Symposium d'art contemporain, n'a rien d'une ennuyante rétrospective.Il s'agit plutôt d'un bond coloré dans l'histoire et l'esprit de l'événement créé en 1982 par Françoise Labbé.Quelques panneaux thématiques permettent au visiteur de saisir rapidement les buts, le contexte, les aspirations de la créatrice et les différentes phases (du Symposium de la jeune peinture au nom actuel).Le pouf rond (le logo du Symposium en trois dimensions) et la di- zaine d'œuvres sélectionnées par le commissaire Martin Labrie sont particulièrement colorés et donnent l'impression d'entrer dans un espace de jeu.Mais ils constituent évidemment un mince échantillon des 500 œuvres de la collection.Il faut se rendre à la borne interactive (bien pensée, mais trop petite pour pouvoir pleinement apprécier les œuvres) pour consulter le catalogue et avoir une meilleure idée du corpus.Une seule sculpture, un ours de Michel Saulnier, fait partie de l'exposition.Ceux qui rechignent à écouter les quatre montages vidéo se privent des témoignages des anciens commissaires, des actants culturels de Baie-Saint-Paul et des artistes, qui expliquent bien et parfois avec humour en quoi consiste l'expérience du Symposium.Mais pour goûter pleinement l'esprit du rituel annuel, il faut entrer dans la salle de projection où l'on peut voir, sur trois murs, des images d'archives des œuvres et des créateurs en action.Immersif! Souhaitons que Zone de libres échanges prépare mieux les visiteurs de passage à la vraie rencontre, à quelques pas.Josianne Desloges L'exposition permanente Zone de libres échanges -photo rené bouchard mm A3 leSoleil arts magazine samedi 13 août 2011 leSoleil arts magazine samedi 13 août 2011 Fete des chants de marins FLEUVE - ESPACE DANSE S élancer entre ciel et JOSI ANNE DESLOGES idesloges@lesoleil.com Ces dernières années, la danse contemporaine prend l\u2019air de plus en plus souvent, avec des propositions comme Osez! de Karine Ledoyen et les chorégraphies déambulatoires d\u2019Harold Rhéaume.À Saint-Jean-Port-Joli, la troupe de Chantal Caron, Fleuve - Espace danse (FED), enlace le fleuve et l\u2019horizon.«La compagnie fait des tentacules», constate Chantal Caron, interprète, enseignante et chorégraphe.En août, deux spectacles extérieurs de FED se déploient en même temps.1,2,3 les pieds dans Veau, créé l\u2019an dernier, est en tournée dans l\u2019Est-du-Québec, alors que Comme une odeur de varech sera présenté pour la première fois lors de la Fête des chants de marins de Saint-Jean-Port-Joli.Native du petit village fluvial, la chorégraphe a fait des études de danse à Montréal, puis dansé pour Louise Lapierre avant de revenir au bercail et de fonder sa propre école de danse.Elle crée À ciel ouvert \u2014 Danser sur l\u2019infini de l\u2019horizon, pour la Fête des chants de marins en 1993, puis la compagnie professionnelle Fleuve - Espace danse en 2006.Très animal La chorégraphie de 1,2,3 les pieds dans Vea u est inspirée de la gestuelle des oiseaux et des monstres marins.«Les gens voient toutes sortes de bibittes.Il y a beaucoup de mouvements de colonne, de bassin, de sauts les uns sur les autres, c\u2019est très animal.» L\u2019œuvre était tout indiquée pour parler aux gens de l\u2019Est-du-Québec.«Ce sont des gens qui vivent sur le bord du fleuve et vont pour la plupart avoir un premier contact avec la danse contemporaine, qui est pratiquement absente de cette région», souligne Mme Caron, qui ajoute qu\u2019il s\u2019agit de la première tournée de danse estivale en région de l\u2019histoire du ROSEQ.Les danseurs doivent adapter leurs mouvements, lutter contre 1,2,3 les pieds dans l'eau s'inspire de la gestuelle des oiseaux et des monstres marins.-PHOTO JULIA PERRON LANGLOIS 3023938 'Afc-i.!\" .¦ MEXIQUE ETATS-UNIS MÉMOIRE ET CRÉATION OUVERT LES JEUDIS SOIR JUSQU\u2019À 22 H! JUSQU'AU r septembre AU MUSEE DE LA CIVILISATION Pété se poursuit! DERNIERE CHANCE NOURRIR SON MONDE Se termine ffpmainl 25 portraits de famille, 24 pays, 525 repas.Ce tour de table photographique permet de rendre compte des différences économiques et culturelles à travers la planète et de l'influence des grands mouvements modernes sur la consommation alimentaire de chacun.SPECTACLE MUSICAL ESCALE ITALIENNE Le Musée de la civilisation est subventionné par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.Un courant d'inspiration en culture Entendez les traditions musicales d'ici et d'ailleurs, racontées par des artistes de talent! Du mercredi au dimanche, jusqu'au 28 août-À 14 h et à 15 h.GRATUIT Au Parc de la Cetière, à Place-Royale - n rue notre-dame Verdi, Puccini, Capua, opéra et bel canto : découvrez le charme de l'Italie en musique dans la cour intérieure.Les 13-14 et 20-21 août.À12 h 30 et à 14 h.GRATUIT En complément de l'exposition ROME.De ses origines à la capitale d'Italie.Avec la collaboration de la Financière Sun Life LI)lM*)0H WWW.MCQ.ORG 85, RUE DALHOUSIE - 418 643-2158 Partenaire de la programmation ?ALCOA MUSEE DE LA CIVILISATION Québec! CLAIRE PELLETIER terre La danse devient un tableau humain qui tire sa force des éléments le vent du large et la bruine.«On fait tout pour que le spectateur ait le meilleur point de vue possible sur le fleuve et sur l\u2019horizon, pour qu\u2019il s\u2019approprie un paysage dansé, explique la chorégraphe.La danse prend une autre proportion et s\u2019unit avec la nature.Ça devient un tableau humain qui tire sa force des éléments.» Cinq interprètes (Geneviève Boulet, Karine Gagné, Masuharu Imazu, Olivier Koomsatina et Jonathan St-Pierre) et huit figurantes de l\u2019École de danse Chantal Caron sont de l\u2019aventure.Oies et terre mouillée Comme une odeur de varech «est encore plus animal, plus brut, plus proche de la matière, de la terre, de la boue», indique la chorégraphe, qui a collaboré avec le biologiste Joël Bêty pour en savoir plus sur la nidification des oies et pour s\u2019en inspirer.«Il y a encore beaucoup de poses bizarroïdes, pour sentir l'accouplement, la copulation.ra-conte-t-elle.Et j\u2019ai voulu mettre les filles très, très fortes, encore plus fortes que les gars, qui font des bonds et des acrobaties vraiment impressionnantes.» Tous les danseurs professionnels de 1,2,3, les pieds dans l\u2019ea u (sauf Jonathan St-Pierre) ainsi que Torn Casey, Clémentine Schindler, Ellen Furey et Marie-Pier Morin danseront sur la grève.En première partie, Roxane D\u2019Orléans Juste, codirectrice artistique de la Limn Dance Company dansera son solo Pierre de touche.Il s\u2019agit de la première des muses de Chantal Caron invitées avenir à Saint-Jean-Port-Joli.L\u2019expérience devrait se répéter les deux prochaines années avec d\u2019autres chorégraphes qui ont marqué la danseuse amoureuse du fleuve.1,2,3 les pieds dans l'eau sera présenté aujourd'hui a Gaspé, demain a Petite-Vallée, mardi aux îles-de-la-Madeleine et mercredi a Rirnousl i Détails : www,fleuve-espace danse.com Comme une odeur de varech sera présenté la fin de semaine prochaine (samedi a 2Ch et dimanche a 15h) a la marina de Saint-Jean-Port-Joli, Info : f 866 598-9465 Le retour à la mer Née près du fleuve, dans Kamouraska, Claire Pelletier vit heureuse dans les montagnes de l'Estrie.Mais elle reconnaît : «Je m'ennuie des marées!» - photo le soleil, jocelyn bernier RÉGIS TREMBLAY Collaboration spéciale rtremblay@lesoleil.com MUSIQUE Fille de Kamouraska, Claire Pelletier a le sang salé et le goût de la mer.Sa voix riche et puissante, qui porte loin, retentira sur le quai de Saint-Jean-Port-Joli à la Fête des chants de marins, le samedi 20 août, à 19h, et le lendemain, à 13h30, en supplémentaire.La Fête des chants de marins débute jeudi et se termine dimanche.«Tous mes albums parlent de la mer, de Murm ures d\u2019histoires, en 1996, à Six, en 2009.Sur le premier, il y avait Le vaisseau fantôme, la chanson que j\u2019ai écrite avec Pierre Duchesne et Marc Chabot et qui parlait avec nostalgie des quais désaffectés et des goélettes abandonnées le long du fleuve.Cette nostalgie s\u2019est transformée en désenchantement devant la dégradation de l\u2019environnement marin, que j\u2019exprime dans L\u2019oubli, la mer et Que les oiseaux reviennent, sur mon dernier disque», rappelle Claire Pelletier, qui n\u2019en garde pas moins une énergie et un optimisme communicatifs.À Saint-Jean-Port-Joli, face au fleuve, dans une immense tente qui lui rappelle les voilures d\u2019un grand voilier, Claire Pelletier interprétera d\u2019autres chansons aux effluves maritimes, telles Le cimetière des bateaux, Les oies sauvages et Le chant des sirènes.«Ma mère, qui a 92 ans, m\u2019a dit qu\u2019elle tenait absolument à venir me voir à Saint-Jean-Port-Joli!» Ce spectacle s\u2019inscrit dans une tournée qui l\u2019a menée partout, entre autres à Rimouski, en juin, lors de l\u2019événement Cap à l\u2019Est, où se sont rassemblé des voiliers ayant sillonné toutes les mers du monde.En passant par la montagne Claire Pelletier a grandi près du fleuve, à Saint-Pascal de Ka-mouraska, en rêvant d\u2019un métier qui lui ferait prendre la mer.«J\u2019ai étudié l\u2019océanographie à l\u2019Institut maritime de Ri-mouski.mais je me retrouvais le plus souvent au café étudiant, où il se donnait des spectacles de chansons.Et c\u2019est comme ça que ma vie a pris une nouvelle direction!» se souvient-elle.Depuis plusieurs années, elle vit en montagne, en Estrie, avec son conjoint, le compositeur, arrangeur et réalisateur Pierre Duchesne.C\u2019est là que le couple élève ses enfants et exploite un studio d\u2019enregistrement.«Je suis très heureuse dans cet environnement, mais cela ne m\u2019empêche pas de m\u2019ennuyer des marées!» reconnaît la chanteuse.Et c\u2019est dans son studio en montagne que Claire Pelletier enregistre présentement un album d\u2019airs traditionnels, où il y aura sûrement une place pour quelque chant marin.«J\u2019ai toujours chanté du traditionnel dans mes spectacles, et il y a longtemps que je voulais faire ce disque, mais je remettais constamment ce projet à plus tard», déclare la chanteuse, qui se réjouit déjà de la sortie de l\u2019album, prévue au printemps.On entendra bientôt Claire Pelletier sur le deuxième album llc-trouvailles de Gilles Vigneault, dans La Manikoutai : «J\u2019ai déjà enregistré ma partition, et Gilles joindra ensuite sa voix à la mienne.Il m\u2019a dit qu\u2019il était très content de ma façon d\u2019interpréter cette chanson.Il connaissait mon attachement pour cette chanson, que je fais sur scène depuis longtemps.» Saint-Jean-Port-Joli La Fête des chants de marins de Saint-Jean-Port-Joli nous permettra aussi d\u2019entendre le groupe québécois Bodh\u2019aktan et son «rock marin», le groupe polonais Banana Boat et ses chants marins a cappella à six voix.La plus pure tradition des chants de marins sera représentée par les six membres du groupe français La Bouline.De France encore, nous arrivera le conteur Hervé Guillemer.Un autre conteur, Dominique Breau, nous viendra d\u2019Acadie.Arrivant de Portsmouth, Angleterre, Chris Ricketts s\u2019accompagnera à la guitare acoustique.On peut consulter la programmation complète à l\u2019adresse www.chantsmarins.com.Vous voulez y aller?QUOI : Fête des chants de marins (du 18 au 21 août) QUI : Claire Pelletier QUAND : samedi 20 août à 19h (avec le Groupe Hervé Guillemer à 18h) et dimanche 21 août à 13h30 OÙ : Centre socioculturel Gérard-Ouellet, Saint-Jean-Port-Joli BILLETS : 30 $ et 20 $ TÉL.:1866 598-9465 «l'ai étudié l'océanographie à l'Institut maritime de Rimouski.mais Je me retrouvais le plus souvent au café étudiant, où il se donnait des spectacles de chansons» A5 leSoleil arts magazine samedi 13 août 2011 théâtre \\\u2014I \\\u2014I O C\\J H\u20141 1 Al 3\tleSoleil arts magazine samedi 13 août 2011 arts visuels O 00 a o cü on À gauche, les photos de Roger Lemoyne sur les survivants du séisme d'Haïti s'étalent sur les murs d'une église de Matapédia.À droite, les joueuses de soccer voilées croquées par la Française d'origine iranienne Isabelle Eshraghi, dont les œuvres sont exposées à la halte routière de Bonaventure.- photos collaboration spéciale steve leroux k RC .SA\u2019.V'sj.RENCONTRES INTERNATIONALES DE PHOTOGRAPHIE EN GASPÉSIE TD OJ Ë cü 01 fi IM N 0 fi g ht fi O CD 0) t\u2014I < La route des images SANDRA FILLION Collaboration spéciale Pour notre plus grand plaisir, l\u2019humain est au cœur des Rencontres internationales de photographie en Gaspésie.Dans ce deuxième opus concocté avec soin par le directeur Claude Goulet et ses acolytes, le commissaire Robert Hébert et le photographe Jean-François Bérubé, l\u2019événement fait la part belle au photojournalisme.C\u2019est ce que nous avons constaté lors d\u2019un court périple en Gaspésie.Haïti à Matapédia Premier arrêt : Matapédia.Sur les murs extérieurs de l\u2019église Saint-Laurent, Roger Lemoyne présente Espwa fè viv, une série de portraits de survivants du tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti.Bien connu de la presse écrite, le photographe montréalais publie autant pour Macleans, Paris Match ou Time.Les images couleur de Lemoyne témoignent du quotidien des victimes du séisme avec beaucoup de justesse, d\u2019humilité.L\u2019expérience du photographe y est pour beaucoup, mais le choix du lieu de l\u2019exposition ajoute au recueille- Desjardins PRÉSENTE FESTIVAL ETCETERA LËVIS AU 14 AOÛT 2011 nttmtlMAflOM EXTÉRIEURE BBATUrTO ®olffioNESaESWONS DU ROY marient le classique et le jazz K1NI RICHARDSON jazz/soul/blues electnsant.TSSSSSSbbsmk réunis sur scène dimanche » AOÛT - ertCTACU DE CLOTWE MARIE-CHRISTINE «\tDE SPECTACLES \u2018ii§§§|igg^ musiciens its- H] Desjardins Ssii Caisse populaire de Lévis A*®! O UF1 DE LÉVIS 1 Soleil VILLE DE LÉVIS canadien Heritage Canada 1 DESIGN: BISSONNETTE COMMUNICATIONS IMPACT ment.Est-ce à cause du temps si doux ou de la tranquillité des lieux?Ici, l\u2019horreur du séisme apparaît dans toute son indécence \u2014 mais la dignité des personnes, elle, reste intacte.Quelques centaines de mètres plus loin, près du pont permettant d\u2019accéder au village, Maryse Gou-dreau invite à un voyage dans le temps avec trois discrètes œuvres réalisées avec un procédé du XIXe siècle, la stéréoscopie.Poursuivant son travail amorcé l\u2019été dernier sur l\u2019importance des quais gaspésiens, l\u2019artiste de Pointe-à-la-Croix présente trois photomontages du quai où se chevauchent images d\u2019archives et actuelles chatoyantes, visibles grâce à des lunettes d\u2019approche autrefois utilisées en cartographie forestière.Des interventions de l\u2019artiste auront d\u2019ailleurs lieu à Miguasha le 15 août et à New Richmond le lendemain.Portraits de femmes Nous continuons à Carleton-sur-Mer, où nous attend l\u2019un des projets phares de cette seconde présentation des Rencontres, le projet Gaspésiennes.Imposante, la série de photos couleur de grand format est imprimée sur une longue bannière installée autour des piliers extérieurs du bâtiment, le Quai des arts.Réalisée par Jean-François Bérubé et Sophie Jean, la série de 30 portraits de femmes impliquées dans leur milieu bouleverse par le naturel des modèles.Photographiées dans leur environnement, ces Gaspésiennes valent le détour même si quelques-uns de ces portraits de type éditorial auraient profité de plus longues séances de prise de vue.Malgré une signalétique parfois déficiente \u2014 et nous ayant fait manquer quelques expositions sur la route \u2014, nous nous arrêtons pour une dernière halte avant la tombée du jour.On y découvre le travail de la Française d\u2019origine iranienne Isabelle Eshraghi, portant aussi sur les femmes, cette fois des musulmanes de différents pays.Présenté sur panneaux de bois à la halte routière de Bonaventure, ce projet élaboré sur plus de 10 ans étonne par sa force et sa rigueur.Plusieurs aspects de la vie des femmes d\u2019ailleurs y sont illustrés : retour en classe des enseignantes afghanes à la chute du régime taliban; joueuses de soccer voilées; mères et enfants jouant dans l\u2019eau.Autant de tableaux empreints de respect qui dépassent les clichés de notre regard occidental et pénètrent de façon intimiste dans le quotidien des femmes.L\u2019artiste présentera d\u2019ailleurs son travail le 14 août à la marina de Bonaventure.Ainsi s\u2019achève notre voyage d\u2019un jour, nous retournons sur nos pas.La nuit tombe et déjà nous nous mordons les lèvres de n\u2019avoir pu nous rendre à Paspé-biac avant la nuit pour voir les œuvres de Gabor Szilasi et de Larry Towell, de même que le projet Chandler, les portraits en papier de Dan Bergeron.Mais ce n\u2019est que partie remise, puisque les Rencontres se poursuivent jusqu\u2019au 12 septembre.www.rencontresgaspesie.ca http://www.jazzlevis.com/programmation arts visuels AQUART Mine d'art à Thetford IAN BUSSIERES Collaboration spéciale ibussieres@lesoleil com Plusieurs centaines d\u2019amateurs de plongée sous-marine et de plongée en apnée se donnent rendez-vous à la mine Flintkote de Thetford Mines depuis hier pour le cinquième Aquart, qui se veut le plus important événement artistique subaquatique en Amérique du Nord.Plus de 250 œuvres d\u2019art, peintures, sculptures, photographies, seront alors exposées dans le lac qui a pris place dans le puits de la mine d\u2019amiante désaffectée.«Ce qui est bien, c\u2019est que les trois quarts des œuvres sont exposées à faible profondeur, ce qui permet à tous les apnéistes débutants de les apprécier avec comme seul équipement leurs palmes, leur masque et leur tuba», explique l\u2019homme d\u2019affaires Fabrice Vanhoutte, directeur général d\u2019Aquart.Chaque année, de 500 à 1300 plongeurs assistent à cette exposition originale, dont ils peuvent apprécier les détails en raison de la très grande clarté de l\u2019eau cris- talline du puits de la mine Flintkote, qui provient de la nappe phréatique.En fin de semaine, on y retrouve entre autres une galerie de 62 œuvres du Français Pascal Lecocq, l\u2019un des artistes sous-marins les plus connus au monde.Le Montréalais Jean-Louis Courteau sera aussi sur place avec ses peintures de requins format géant, de même que la photographe Jo-Ann Wilkins.Il y a même un D.J.sous-marin chargé de faire jouer de la musique sous l\u2019eau à l\u2019intention des plongeurs! L\u2019exposition d\u2019illustrations Les bulles de la Calypso de Dominique Serafini, qui retrace la grande aventure de l\u2019équipe du commandant Jacques-Yves Cousteau, sera également présentée pour la première fois sous l\u2019eau à l\u2019occasion d\u2019Aquart.Musée sous-marin «Depuis 2006, Aquart a permis d\u2019ajouter de nombreuses œuvres ¥ 4 septembre Du 25 juin au NE MANQUEZ PAS LES OFFRES SPÉCIALES DU JEUDI ! Suivez-nous sur Facebook ou consultez notre site Internet pour connaître tous les détails! Facebook/ Le Domaine Forget Domaineforget.com INFORMATION ET RÉSERVATIONS : 1 888 DFORGET (336-7438) | www.domaineforget.com Salle Françoys-Bernier I 5, rang Saint-Antoine, Saint-lrénée, Charlevoix (Québec) GOT 1V0 Lorraine Vaillancourt Vendredi 19 août à 20 h Musique nouvelle en Charlevoix Le Nouvel ensemble moderne Direction : Lorraine Vaillancourt Œuvres de John Rea, Julian Anderson, Kate Soper et Denys Bouliane Dimanche 14 août à 16 h Concert bénéfice pour le Fonds de bourse Les plus beaux airs d'opéra avec Marc Hervieux, Marianne Fiset, Aidan Ferguson, Étienne Dupuis et Joseph Rouleau, Claude Webster, piano Mercredi 17 août à 20 h Soirée jazz au Domaine! Tiger Okoshi, Jean-Pierre Zanella, Greg Amirault, Lorraine Desmarais, Frédéric Alarie et Mark Walker LES BRUNCHES-MUSIQUE tous les dimanches de l\u2019été! 14 août : Cinéma et chanson en musique avec l'Ensemble Piacella (violon, violoncelle et piano) Marc Hervieux Tiger Okoshi GC présente Hydro Québec LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU Domaine rjàpyet) Cantabile Ce soir, samedi 13 août à 20 h Cantabile-The London Quartet Quatuor vocal « Un entousiasme contagieux [.] Superbe technique vocale» -The New York Times, EU Plus de 250 œuvres sont exposées dans le lac qui a pris place dans le puits de la mine d'amiante désaffectée Flintkote.- PHOTO AQUART permanentes à la carrière de la mine Flintkote, ce qui en a fait le premier musée sous-marin au monde», indique M.Vanhoutte.On n\u2019a qu\u2019à penser aux personnages hollywoodiens d'Alien et de Predator, immortalisés sous l\u2019eau par l\u2019artiste Alain Racine.«Nous avons même été approchés par le gouvernement de Cuba, qui souhaite utiliser l\u2019art pour se développer comme destination touristique de plongée», conclut le dg d\u2019Aquart.2037377 LES GRANDS EXPLORATEURS \u201cA#7s HHIZUUÀ 7059 rm\t11222km tUNDE k522km SORTEZ VOIR LE MONDE 2011.2012 ABONNEZ-VOUS! À PARTIR DE 80,50$ & u*® Québec llll\tSainte-Foy ^\tLévis Grand Théâtre\tSalle Albert-Rousseau\tCégep de Lévis-Lauson 418 643.8131\t418 659.6710\t1 800 558.1002 \t \t¦m leSoleil Al 5\tleSoleil arts magazine samedi 13 août 2011 arts visuels LD T-1 < Volutes et houblon En août, dans le coin gauche de la Galerie Morgan Bridge, Mireille Bouchard propose Une bière, une dope, une série de portraits effervescents, flottant dans les volutes sépia.Gueulards, écartelés ou inquiétants, ces personnages qui témoignent d'un bel éventail de styles sont posés entre de grandes mâchoires ouvertes, qui les projettent vers le visiteur.Celui-ci sent presque les spectres venir lui chuchoter à l'oreille.Dans le coin droit, Dominic Thibault présente une série de toiles rouges, noires, blanches et turquoise délavé qui dégoulinent et débordent goulûment sur les murs.Un peu gore, un peu pop.À voir jusqu'au 21 août (et jusqu'au 28 août pour Mireille Bouchard) au 367, rue du Pont, Québec.Josianne Desloges (collaboration spéciale) Zones d'abandons À l'issue d'une réflexion sur les terrains vagues, les espaces urbains délaissés et les zones inhospitalières portant une empreinte humaine, Louise Plamondon, finissante à la maîtrise en arts visuels, a conçu l'exposition Territoires inhospitaliers.Ces lieux, traversés à pied et saisis en dessins et en photos, composent un paysage insolite et immersif.Une démarche et des intérêts qui ne sont pas sans rappeler l'intéressant travail de Jacynthe Carrier ou d'Eve-line Boulva.À parcourir aujourd'hui et demain entre 12h et 17h à la Galerie des arts visuels, édifice de La Fabrique (255, boulevard Charest Est, Québec).Josianne Desloges (collaboration spéciale) Dix femmes Dix femmes artistes, peintres et sculp-teures, se partagent L'espace contemporain pour présenter et entremêler leur univers dans l'exposition Espaces partagés Les techniques utilisées (de l'acrylique au recycle-art) et les ambiances créées (du symbolisme au ludique) varient d'une artiste à l'autre.Jocelyne Bar-nabé, Marie-Dominique Bédard, Térèse Casavant, Paule Genest, Hélène La-rouche, Joceline Morneau, Francine Noél, Josée Poitras, Kiddy Tremblay et Line Tremblay seront présentes à tour de rôle à la galerie du 313, rue Saint-Jean, Québec, jusqu'au 20 août, pour accueillir les visiteurs et parler de leur travail.Josianne Desloges (collaboration spéciale) PHOTO AP ip i .¦»»** La vie au pays des Soviets racontée à New York NEW YORK - La nostalgie d'un monde disparu, mais aussi le souvenir effroyable des travers qu'il avait engendrés sont évoqués dans une exposition à New York racontant la vie des habitants dans l'ancien bloc soviétique.L'exposition est visible au musée New Museum (photo).Elle a été baptisée Ostalgia, en référence au mot os-talgie, terme apparu dans l'ancienne Allemagne de l'Est dans les années 90, après l'ère soviétique, pour décrire le sentiment de perte mais aussi de soulagement causé par la chute du communisme à l'Est (osten allemand).À travers plus de 50 artistes venant de 20 pays ayant appartenu au Pacte de Varsovie, l'exposition, programmée jusqu'au 25 septembre, retrace la vie des habitants, du siècle passé jusqu'à maintenant.Peintures, photographies, installations : Ostalgia multiplie les supports artistiques pour évoquer la vie des habitants de l'époque, leur misère à la fois économique et morale ou encore la répression dont ils étaient l'objet, un des thèmes forts de l'expo.Les conséquences de l'effondrement du bloc soviétique sont également traitées, comme dans ces photos de l'artiste ukrainien Boris Mikhailov montrant le mal de vivre de gens jetés à la rue.Dans une des salles du musée trône une imposante sculpture constituée de trois squelettes sombres au visage morbide incarnant les «fantômes du passé» qui, au fil des ans, explique leur auteur, l'Allemand Thomas Schutte, «n'ont cessé de grandir».AFP orchestre symphonique de québec INNOVANT ¦ACCESSIBLE Excellent SAISON 2011/2012 CONCOURS OUVERT À TOUS! Du 20 août au 31 octobre 2011 LA SERIE COUPS DE FOUDRE HYDRO-QUEBEC Grand Théâtre de Québec/Jeudi et vendredi 20 h Connaisseur\tCurieux Novice\t@ Famille Pour tous\tProgrammation complète \tdans osq.org 29 et 30 septembre 2011 MÉAV, DAME DE LA MUSIQUE CELTIQUE Stéphane Laforest chef d'orchestre Méav chanteuse 1er et 2 mars 2012 MARDI GRAS À LA NOUVELLE-ORLÉANS Richard Lee chef d'orchestre Byron Stripling trompette et voix 9 et 10 février 2012 KLEZMER, FRÉNÉSIE CONTAGIEUSE Airat Ichmouratov chef d'orchestre et clarinette Ensemble Kleztory (clarinette, violon, contrebasse, guitare et accordéon) 12 et 13 avril 2012 NIKKI, LA NOUVELLE VOIX DU JAZZ Stéphane Laforest chef d'orchestre Nikki Yanofsky chanteuse SYMBOLES DE RÉUSSITE DANS LE CHOIX DE VOS CONCERTS rendez-vous dans le site OSq.org, participez au CONCOURS BRANCHÉ AVEC L'OSQ ET HYDRO-QUÉBEC et courrez la chance de gagner : 1er PRIX Un voyage pour quatre personnes à la Baie-James.Visite guidée de l'aménagement Robert-Bourassa et de la centrale La Grande-1.2e PRIX Un abonnement pour deux personnes à l'Orchestre symphonique de Québec donnant accès à tous les concerts de la saison régulière 2011/2012 présentés au Grand Théâtre de Québec.Règlement du concours à osq.org PROMOTION UNE SOIRÉE CELTIQUE À L'OSQ ! En vous abonnant avant le 16 septembre 2011 Soyez parmi les 100 gagnants* à vivre une soirée spéciale grâce à Hydro-Québec et assistez au concert Méav, dame de la musique celtique du 29 septembre 2011 incluant un porto/chocolats à 19 h 15 au Foyer de la Salle Louis-Fréchette *Un laissez-passer pour 2 personnes Partenaires médias et de diffusion Québec v40* PARTENAIRE DE SAISON Grand Théâtre de Québec » ESPACE ' MUSIQUE 95,3™ ZOOM MEDIA\tExpoCité leSoleil PALAIS M( )NTCALM SAISON 2011/2012 ABONNEZ-VOUS ! 418 643.8486 osq.org cinéma nous avons vu \u2022\t\u2022\u2022i i Sumô A19 \u2022\t\u2022\u2022I I Le poème A20 \u2022\t\u2022\u2022I I Lui c'est moi A20 La montée de ia pianète des singes A21 LA MONTÉE DELA PLANÈTE DESSENCES CONQUÊTE PARTIELLE A21 Freida Pinto et James Franco Exceptionnel Excellent \u2022\u2022\u2022\u2022 Bon*** Passable \u2022 À éviter* CÉLINE BONNIER /.y - # DE COTEAU ROUGE Elle a lévité dans Le vent du Wyoming, joué les asthmatiques à l'accent latino dans Les États-Unis d'Albert, puis une vamp des années 50 dans Je me souviens.Céline Bonnier adhère avec plaisir à l'exubérance poétique du réalisateur André Forcier, cette fois dans Coteau rouge, où elle se glisse dans la peau d'une femme qui demande à sa mère de porter l'enfant qu'elle souhaite avoir.A18 A17 leSoleil arts magazine samedi 13 août 2011 leSoleil arts magazine samedi 13 août 2011 entrevue Wgg* * .CÉLINE BONNIER La force de Forcier s\u2019être glissée un peu intuitivement dans la peau d\u2019une femme qui demande à sa mère de porter l\u2019enfant qu\u2019elle et son mari (Roy Dupuis) souhaitent avoir.«Elle ne veut pas être enceinte parce qu\u2019elle ne veut pas abîmer son corps.C\u2019est un film sur le mensonge qu\u2019on entretient par rapport à soi et par rapport aux autres, sur ce que cela apporte comme complexité et complications.» Sinon, on apprendra que Coteau rouge est un quartier de Longueuil, où réside André Forcier.Tout le film a été tourné dans cette ville.Et encore une fois, Bonnier est jumelée à l\u2019écran avec Roy Dupuis.Y verra-t-on une dernière collaboration artistique entre les deux illustres «ex»?«Non, je ne pense pas, pourquoi?», lâche la comédienne, convaincue que la fin du couple qu\u2019elle formait avec Roy Dupuis n\u2019influence en rien leur habileté à travailler ensemble.Champ gauche, champ libre «Forcier a fait l\u2019histoire du cinéma d\u2019ici et s\u2019est inscrit d\u2019une façon poétique dans l\u2019art cinématographique du Québec», dit la comédienne, qui relève les prestations de Jean Lapointe (dans L\u2019eau chaude, l\u2019eau frette) et le délire extatique de France Castel {Une histoire inventée) comme temps forts du parcours d\u2019un cinéaste à la fois hors norme et influent.«Ce que je trouve beau de Forcier, c\u2019est sa recherche de précision dans le dialogue.Il n\u2019écrit pas \u201cà peu près\u201d et vérifie tout.Pour le personnage de la petite fille qui refusait de parler, dans Je me souviens, il s\u2019est informé à savoir si des cas semblables existent vraiment dans la vraie vie, si cette condition a un nom, etc.Même chose pour ses références historiques aux années 50.A partir du \u201cvrai\u201d, du vérifiable, il crée une poésie et une sorte de légende.» La liberté débridée de Forcier, est-elle persuadée, a influencé la création de plusieurs «héritiers artistiques» du cinéaste qui tourne depuis presque 40 ans.«Forcier a fait des petits.Sa façon d\u2019aller loin dans ses propositions donne de la liberté aux autres.C\u2019est pour ça qu\u2019il est important de subventionner de tels projets.Parce que parfois, pas toujours, les choses particulières, qu\u2019on n\u2019a pas vues encore, que l\u2019on ne connaît pas, peuvent devenir des œuvres importantes.» Dans Coteau rouge, Céline Bonnier demande à sa mère de porter l'enfant qu'elle et son mari (Roy Dupuis) souhaitent avoir.«Elle ne veut pas être enceinte parce qu'elle ne veut pas abîmer son corps.C'est un film sur le mensonge qu'on entretient par rapport à soi et par rapport aux autres, sur ce que cela apporte comme complexité et complications.» SYLVIE ST-JACQUES La Presse MONTRÉAL - Dans Le vent du Wyoming (1994), elle a lévité.Dans Les États-Unis d'Albert (2004), elle s'est métamorphosée en asthmatique à l'accent latino, alors que dans Je me souviens (2009), elle jouait une vamp abitibienne des années 50.Céline Bonnier adhère avec plaisir et audace à l'exubérance poétique du plus singulier des réalisateurs québécois, André Forcier, dont le dernier film.Coteau rouge, ouvre le Festival des films du monde (FFM), jeudi à Montréal.«Comme je viens du milieu du théâtre, j\u2019ai senti dès le début \u2014 dans Le vent du Wyoming, en 1994 \u2014 que ce rapport au réel, cette poésie, n\u2019étaient pas très loin de moi », exprime la blonde actrice, lors d\u2019un entretien matinal dans un café du boulevard Saint-Laurent de Montréal, non loin du théâtre La Chapelle, où elle a passé l\u2019été à répéter pour Hello, How are you?, sa collaboration avec Clara Furey.Un an après le tournage de ce fihn sur l\u2019obsession de l\u2019image qui dépeint un prospère couple de la rive sud, Bonnier visionnera pour la première fois Coteau rouge lors de la soirée d\u2019ouverture du FFM.En attendant, elle est peu avare de détails sur la plus récente proposition du cinéaste de L\u2019eau chaude, l\u2019eau frette, qui a habitué son public aux fantaisies les plus audacieuses, voire carrément étranges.«J\u2019essaie de voir ce que je peux dire et ce que je ne peux pas dire», hésite Céline Bonnier, qui confie PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL Céline Bonnier dans deux autres films du réalisateur André Forcier : Les États-Unis d'Albert (2004) et Je me souviens (2009) 2037688 Sumô raconte l'histoire de quatre amis obèses de la ville de Ramla, en Israël, qui décident de s'entraîner dans l'espoir de participer à un tournoi sumo.La qualité de l'œuvre, légère et touchante, repose principalement sur ses interprètes, des comédiens israéliens inconnus ici, attachants au possible.'$*40 & AS*?ri'.* »____- ht * r.SUMÔ Du cœur au ventre JOSÉE GUIMOND Collaboration spéciale 1 jguimonddplesoleil.com CRITIQUE À leur premier long-métrage, les réalisateurs israéliens Sharon Maymon et Erez Tadmor ont choisi de relever un défi.de taille : faire rire au sujet de grosses personnes, sans être grossier.Loin des (grosses) blagues grasses et faciles, les deux cinéastes ont plutôt campé les pesants personnages de Sumô au sein d\u2019une comédie légère et touchante.Sorti au début de l\u2019an dernier dans le circuit des festivals internationaux, Sumô (A Matter of Size) est l\u2019un des rares films de la cinématographie israélienne à être présenté ici.Coproduit avec la France et l\u2019Allemagne, le long-métrage s\u2019est vu remettre le Prix découverte du Festival du film de Sarlat et le Grand Prix du Festival international du film __________ de l\u2019Alpe d\u2019Huez, deux festivals français.En gros (!), voici l\u2019intrigue.Quatre amis obèses de la ville de Ramla, dans le centre d\u2019Israël, n\u2019en peuvent plus de faire régime après régime pour essayer de maigrir.L\u2019un d\u2019eux, Herzl (Itzik Cohen), qui travaille dans un restaurant japonais, découvre la culture sumo par l\u2019intermédiaire du gérant Kitano, un ancien en- traîneur exilé.Notre rondelet bonhomme, qui trouve enfin une activité faite sur mesure pour lui (c\u2019est le cas de le dire), tombe littéralement amoureux de ce sport et propose à son patron de l\u2019entraîner, lui et ses copains, dans l\u2019espoir de participer à un tournoi sumo.Honnêtement, sur papier, l\u2019histoire semble un peu loufoque.Pourtant, à l\u2019écran, on assiste à une délicieuse comédie dramatique sans prétention, sur un sujet plus sérieux qu\u2019il n\u2019y paraît au départ.On y parle de vivre avec sa différence, dans une société plutôt encline aux préjugés, mais surtout d\u2019amour-propre et d\u2019estime personnelle.Bref, s\u2019aimer soi-même pour pouvoir (enfin) aimer les autres.Même si le scénario est original et amusant (on le verrait facilement adapté par les Américains, soit dit en passant), le film est un peu court (moins de 90 minutes, si on enlève le générique) et veut peut-être ratisser un peu On assiste à une délicieuse comédie dramatique sans prétention, sur un sujet plus sérieux qu'il n'y paraît large dans les sujets abordés.Sans jeu de mots cette fois, la grosse force de l\u2019œuvre est dans ses interprètes, des comédiens israéliens inconnus ici, à commencer par l\u2019acteur principal, It- au générique Cote:QQQ< Titre : Sumô (A Matter of Size) Genre : comédie dramatique Réalisateurs : Sharon Maymon et Erez Tadmor Acteurs : Itzik Cohen, Irit Kaplan, Alon Dahan, Dvir Benedek et Togo Igawa Salle : Cartier (v.o.en hébreu et en japonais avec sous-titres français) Classement : général Durée : lh32 On aime : le jeu des acteurs, l'originalité de l'histoire, l'humour fin et rafraîchissant, les pieds de nez aux préjugés, le dépaysement du contexte israélien On n'aime pas : quelques inégalités dans le rythme, on en aurait pris plus long.zik Cohen, le XXXL du groupe, attachant au possible.Les comédiens se dénudent (presque) en portant le traditionnel costume sumo, mais tout est fait avec naturel, sans blagues de mauvais goût.Les dialogues sont remplis d\u2019humour et on a droit à quelques clins d\u2019œil savoureux (imaginez quatre délicats lutteurs, qui traversent la rue comme les quatre garçons dans le vent.).On n\u2019évite pas quelques clichés et bons sentiments un peu appuyés, ici et là, mais au final, l\u2019ensemble est sympathique et bon enfant, et nous laisse avec un (gros) sourire sur le visage.DUJARDIN MARIE-JOSÉE ?Nicole Garcia orchestre fan somptueux suspense romanesque.» Le Figaroscope ?Le Point DÈS LE VENDRED119 AOÛT! metropoJefilms.com mpLE GARCIA T0NISERVILL0 SANDRINE KIBERLaP CLAUDIA CARDINALE ?i H FILM VOUS DONNERA DES AILES, i m «T.- ¦* surlerythme-lefilm.PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS « LE FILM QUEBECOIS DE L\u2019ETE! » MARC-ANDRÉ LUSSIER, JOURNALISTE À LA PRESSE 1 700 OOO $ AU BOX-OFFICE Vil* ^ ÜAfiU^KEN SCOTT ANDRE ROULEAU ^UAFFIÇH^DES MAINTENANT* 010175 A20 leSolei Visitez lesoleil.cyberpresse.ca /* v.2037687 metroi ui originale avec sous-tif HHlMP «UNE PERLE QUI A FAIT CHAVIRER LE CŒUR DE CANNES.» Studiocinélive «UNE MERVEILLE DE GRÂCE ET DE SENSIBILITÉ.» Télérama «UNE ŒUVRE SUBLIME.» La Croix «UNE VISION EXTRAORDINAIRE D\u2019EMPATHIE ET D\u2019HUMANITÉ.» The New York Times A* SÉLECTION OFFICIELLE V if FESTIVAL DU HLM DE \\'/ I NEW YORK | Meilleur Scénario i TORONTO g cannes MELLURIDE\"' un film de Lee Chang-Dong A L\u2019AFFICHE! J'm etropoletilms.com CINÉMA CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS LE CLAP f©su leSoleil w invitent 200 personnes à la grande première du film LÉQUPEWHlï f COMPÉTITIOIM % Festival wOkld Ÿ?aa».t UN FILM DES FRERES FUICA avec JASON ROY LÉVEILLÉE.i MARC BEAUPRÉ PIERRE-LUC BRILLANT NICOLAS CANUEL.MARTIN DUBREUIL à PAUL DION.GRÉGORIANE MINOT K et NANETTE WORKMAN Le mercredi 24 août à 19 heures au cinéma Cineplex Ste-Foy Pour participer, découpez le coupon ci-joint et postez-le à : Promotion La Run, Annexe Communications, 438, rue McGill, suite 400, Montréal, QC H2Y 2G1 Nom Adresse Ville Code postal Tél.( jour) : Tel.(soir): aura la poste.L'annonce promotionnelle sera publiée le 12 et 13 août Valeur totale des prix: 1000$.Aucun achat requis.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Règlements du concours disponibles chez Annexe Communications.www.larunlefilm.com À L'AFFICHE DÈS LE 26 AOÛT Le poème est ce type de film qui se loge dans votre tête et y grandit, bien après que la représentation soit terminée.LEPOÈME Beauté trouble JOSIANNE DESLOGES jdesloges@lesoleil, corn CRITIQUE 11 faut du temps pour apprécier la poésie, comme il faut du temps pour saisir l\u2019étrange beauté du plus récent drame psychologique de Chang-dongLee.Le réalisateur sud-coréen signe une oeuvre excentrique, rébarbative par moments, mais finement morcelée.Entre la poésie d\u2019après-midi et l\u2019horreur du quotidien.Le film débute sur une longue séquence de plans quelconques, qui montrent, en alternance, une large rivière grise et de jeunes garçons jouant dans les herbes jaunes.Soudain, le corps d\u2019une écolière apparaît dans les vaguelettes.Nous sommes aussitôt transportés dans la salle d\u2019attente d\u2019un hôpital, où se trouve Mija, une vieille dame coquette.Examen de routine \u2014 elle a mal au bras \u2014, et le médecin remarque qu\u2019elle a de petites pertes de mémoire.Dans le stationnement, une femme hurle à s\u2019en fen- au générique Cote: \u2022\u2022\u2022< Titre : Le poème Genre : drame psychologique Réalisateur : Chang-dong Lee Acteurs : Jeong-hie Yun, Nae-sang Ahn, Da-wit Lee, Yong-taek Kim, Hira Kim Salle : Le Clap (v.o.coréenne, s.-t.f.) Classement : général Durée :2hl9 On aime : l'horreur du quotidien, la poésie vraie, les personnages complexes et authentiques On n'aime pas : les longueurs, la froideur de certaines scènes dre l\u2019âme derrière une ambulance, et les passants la fixent sans bouger d\u2019un iota.Le ton est donné, nous sommes dans un cinéma du quotidien, où le drame humain est dénudé et servi froid, entre de longs plans de paysage.Nous continuerons pendant près de 45 minutes à découvrir, sans fard, les différents aspects de la vie de la vieille dame : son travail d\u2019aide-ménagère auprès d\u2019un vieux et riche déficient et sa routine dans son petit appartement avec son petit-fils ingrat et boutonneux, qu\u2019elle sert pourtant avec patience et dévotion.Tout est en place pour le jeu de contrastes subtil qui occupera le reste du film.Alors que Mija commence à fréquenter les cours et les soirées de poésie, des hommes lui apprennent que son petit-fils et sa bande ont violé une jeune fille de leur collège pendant des mois, jusqu\u2019à ce que cette dernière se jette dans la rivière.Ils ont déjà décidé d\u2019une somme pour acheter le silence de la famille endeuillée.L\u2019horreur croît avec le silence, les règlements avortés, et l\u2019ingratitude croissante du petit-fils, qui finit par nous apparaître comme un véritable monstre.La poésie aussi, au gré des histoires des poètes et de la recherche de beauté de Mija, de plus en plus affectée par la maladie d\u2019Alzheimer.Quelques scènes du film semblent d\u2019ailleurs avoir disparu, puisque même s\u2019il y a intelligent, et poignant dénouement, certains points restent en suspens.Les longueurs du début auront valu la peine, même si on le réalise mal en sortant de la salle de cinéma.Le poème est ce type de film qui se loge dans votre tête et y grandit, bien après que la représentation soit terminée.LUI C'EST MOI On a échangé nos corps STÉPHANIE VALLET La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014Vous ne serez sûrement pas attirés par la bande-annonce de Lui c\u2019est, moi (The Change-Up), ni par les cinq premières minutes du film, durant lesquelles Jason Bateman reçoit une giclée d\u2019excréments en plein visage en changeant la couche de son fils.Dans toute autre comédie américaine, il s\u2019agirait du début d\u2019une terrible chute vers la médiocrité.Un autre Vendredi dingue, dingue, dingue doublé de vulgarité à outrance?Eh bien non.Lui c\u2019est moi est certes un film où les protagonistes changent de corps en urinant dans une fontaine magique, mais il est hilarant.Et il le doit en très grande partie aux dialogues décapants du scénariste de Lendemain de veille et au réalisateur de Garçons sans honneur, ainsi qu\u2019aux performances de Ryan Reynolds (Green Lantern) et Jason Bateman (Méchants patrons).Dave Lockwood (Bateman) et Mitch Planko (Reynolds) sont amis depuis la troisième année.Dave est un avocat accro au boulot, un bon mari et père de trois enfants qui regrette d\u2019avoir peu de temps pour lui-même.Mitch est un éternel adolescent vivant dans l\u2019excès et jouant dans des softporn.Les deux hommes changent radicalement leur existence lorsqu\u2019ils se retrouvent prisonniers du corps de l\u2019autre.Lui c\u2019est moi suscite une lutte intérieure permanente chez le spectateur qui est tantôt écœuré par certaines scènes, tantôt amusé et même attendri.On se surprend à rire de blagues de mauvais goût avec des découvertes comme la Cancer list, c\u2019est-à-dire la liste de toutes les femmes avec qui on a le droit de coucher quand la nôtre meurt du cancer.Lui c\u2019est moi est un plaisir coupable qui plaira aux adolescents et aux jeunes couples fraîchement mariés.Enfin une comédie américaine qui fait vraiment décrocher pendant deux heures.au générique Cote : \u2022 \u2022 \u2022 l Titre: Lui c'est moi (Vf.de The Change-up) Genre : comédie Réalisateur : David Dobkin Acteurs : Jason Bateman, Ryan Reynolds, Leslie Mann, Olivia Wilde, Alan Arkin Salles : Beauport, Des Chutes, Galeries de la Capitale, Lido et Sainte-Foy Classement : 13 ans Durée :lh41 LA MONTÉE DE LA PLANÈTE DES SINGES Conquête partielle SONIA SARFATI La Presse CRITIQUE MONTRÉAL \u2014 Il y a une excellente performance dans Aa montée de la planète des singes (Rise of the Planet of the Apes).Pas celle de James Franco, qui semble s\u2019y ennuyer presque autant que lors de l\u2019animation de la dernière soirée des Oscars.Certainement pas celle de Freida Pinto, qui n\u2019a rien d\u2019autre à offrir à la caméra que son sublime visage.C\u2019est celle d\u2019Andy Serkis.Après avoir fait merveille en Gollum et en King Kong dans les films de Peter Jackson, celui qui donnera bientôt vie au capitaine Haddock incarne avec intensité et humanité le singe par lequel tout est arrivé \u2014 appelé Caesar, comme on l\u2019a découvert en 1968 quand Charlton Heston a atterri sur la «planète des singes».Librement inspiré du livre de Pierre Boulle, le film de Rupert Wyatt (The Escapist) se penche sur XmwrA-Planète des singes, donc sur un bien involontaire passage de flambeau : comment les humains ont-ils cédé la domination de la Terre aux grands singes?Au départ, de bonnes intentions.Chercheur en pharmacologie à San Francisco, Will Rodman (Franco) tente de trouver une cure à la maladie d\u2019Alzheimer, dont souffre son père.Il met au point le ALZ112, qui augmente le potentiel du cerveau des chimpanzés utilisés comme cobayes.À la suite d\u2019un malheureux accident de parcours, Will se retrouve à «adopter» un bébé chimpanzé pourvu de neurones boostés.Et Caesar de grandir avec Will, son papa (John Lithgow) et, bientôt, d\u2019une belle vétérinaire (Pinto).Bien sûr, le petit devient grand.Les problèmes aussi.D\u2019où sa saisie par la cour, sa détention dans un centre pour primates délinquants où sévit, entre autres, Draco Malefoy (Tom Felton).Caesar s\u2019unira alors à ses semblables et déclarera la guerre à l\u2019humanité.Oui, nous sommes en route pour une suite \u2014 cela sera d\u2019autant plus clair pour ceux qui resteront quelques minutes après le début du générique.Les scénaristes Rick Jaffa et Amanda Silver auraient pu s\u2019inspirer de l\u2019excellent documentaire Project Nim de James Marsh \u2014 qui relate la vie d\u2019un chimpanzé introduit dans une famille new-yorkaise dans les années 70 \u2014 pour mettre de la chair dans cette mince fiction.Si elle présente de superbes scènes d\u2019action dans son dernier acte, elle peine à trouver son rythme avant, pèche par un scénario plein de trous qui manque de logique et qui, s\u2019il met en scène de formidables créatures créées par les magiciens de Weta Digital, ne fait qu\u2019effleurer leur plein potentiel dramatique.Ces bêtes n\u2019en demeurent pas moins impressionnantes, Caesar-Serkis en tête.au générique Cote : \u2022 \u2022 \u2022 Titre : La montée de la planète des singes (v.f.de Rise of the Planet of the Apes) Genre : science-fiction Réalisateur : Rupert Wyatt Acteurs : Andy Serkis, James Franco et Freida Pinto Salles : Beauport, Ciné-parc Saint-Nicolas, Des Chutes, Galeries de la Capitale, Lido et Sainte-Foy Classement : général Durée :lh45 2037684 2V Du réalisateur de IL Y A LONGTEMPS QUE JE T'AIME «Une comédie lumineuse!» Jean Siag, la Presse «Regorge d'éclats de rire!» André Lavoie, Le Devoir «Très amusant, très intéressant et très ensoleillé! Il y a un plaisir , évident à voir ce film!» Stéphane Leclair, Radio-Canada M5tEfanD .\t.Nerî ^ - Accorsi harLuré _ Clotilda r> Li^a [?urau Lipria i ¦ pfpp* Claudel AVEC LA PARTICIPATION DE ,Anouk Aimée\t.WWW.TDU5LE55DLEIL5-LEFILI1.CDh ITietrO|DOle m M'AFFICHE! rric cÉLÂim m etropo I efîl ms.coitL DES CINÉMAS Le chercheur Will Rodman (James Franco, à droite) met au point un médicament qui augmente le potentiel du cerveau des chimpanzés, testé sur le singe Caesar (excellent Andy Serkis), celui par qui tout va arriver.- photo ap 1834536 IMAX DES GALERIES DE LA CAPITALE P Relioues de la Mort A L\u2019AFFICHE TOUS LES JOURS 16h30119h15| 21h50 7____\u2014 -\tunfude ÉMILE GAUDREAULT ~ , ÉMILE GAUDREAULT BENOIT PELLETIER Pra™ DENISE ROBERT DANIEL LOUIS S PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE be/fent ingtans.personnes, le ONE DA] version rAnne Hathaway/Jim Sturgess le QUÉBEC a k SENS de/ HUMOUR! + 3 MILLIONS,.BOX-OFFICE INSPIRÉ DU BEST-SELLER INTERNATIONAL UN JOUR PELA RÉALISATRICE DE AN EDUCATION] www.unjour-lefilm.com A L\u2019AFFICHE DES LE 19 AOÛT! Suivez-nous sur facebook Alliance Vivafilm\tRegardez-nous sur You Tube Vivafilmofficiel LOUIS-JOSÉ BENOÎT MICHEL HOUDE BRIÈRE CÔTÉ le sens de l\u2019humour «UNE HISTOIRE D\u2019AMOUR ÉPIQUEÀ VOIR!» -HARPER'S BAZAAR «un TRIO d'ENFER!» NATHALIE RICHARD, CHÂTELAINE «UNE HEURE et DEMIE àse BIDONNER!» ISABELLE MARÉCHAL, 98.5FM «Éminemment DRÔLE et CHALEUREUX.RÉPLIQUES SAVOUREUSES.» FRANÇOIS LÉVESQUE, LE DEVOIR A21 leSoleil O 00 agenda cinéma O O cü m T-1 tÜ CD « e N A U A g M O \t t\t^K'jÆ ft\t \t \t "]
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