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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2007-12-31, Collections de BAnQ.

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[" ILLUSTRATION LE SOLEIL, ALAIN CHOU1NARD Cahier § leSoleil lundi 31 décembre 2007 V'/ b JS *r» ' ; v s» W an* AVWi a*Vv '5s^'«^r! ami mm mmm WM SSSSfe; spécial400e , icanîer souvenir \u2022.s sniiiis s:®* N'ïvXVX'- une fois * \u2022>.- «s S2 II était une fois.leSoleil lundi 31 décembre 2007 Claude Gagnon Président et éditeur Ça y est, nous y sommes ! Ce soir, ce sera enfin le coup d\u2019envoi des Fêtes du 400' anniversaire de Québec.Je ne vous le cache pas, j\u2019espère personnellement que ce sera un retentissant succès.Évidemment, de la part de l\u2019éditeur d\u2019un grand quotidien comme le nôtre, il peut apparaître un brin suspect d\u2019afficher ainsi son parti pris alors que nos journalistes ont comme toute première responsabilité de rendre compte, de surveiller, d\u2019analyser et de commenter le plus objectivement possible tout ce qui se déroule dans la communauté qu\u2019ils desservent.Mais n\u2019ayez crainte, mon vœu en ce début 2008 n\u2019a rien d\u2019un mot d\u2019ordre à mes collègues de la rédaction de porter leurs lunettes roses.Ils vont bel et bien continuer d\u2019assumer leur rôle de témoins neutres et de chiens de garde de vos intérêts, jouissant dans leur travail d\u2019une totale indépendance vis-à-vis de l\u2019organisation des Fêtes du 400 et de la Ville de Québec;.C\u2019est de toute façon la seule manière que nous avons de bien vous servir.Nous n\u2019allons donc rien changer à notre façon de faire habituelle.Ceci étant bien établi, comme entreprise plus que centenaire, Le Soleil est également un acteur économique qui a à cœur le ! : Bonne fête Québec ! développement de sa communauté.Bien sûr, nous avons d\u2019abord investi des sommes considérables dans notre quotidien pour en faire la référence incontestée de l'information à Québec.Mais nous avons également misé dans de très nombreux partenariats au fil des ans pour soutenir les efforts de ceux qui, comme nous, cherchent à améliorer la qualité de vie de nos concitoyens.Voilà qui explique d\u2019ailleurs notre choix de nous associer aux Fêtes du 400\u2018 anniversaire de Québec.11 est clair que nous ne pouvons que partager les objectifs de ces célébrations.Le premier d\u2019entre eux est évidemment de prendre ensemble toute la mesure du chemin parcouru pendant ces quatre siècles et de se féliciter du brillant résultat.Voilà à mon avis de l\u2019orgueil bien placé! Pour quelqu\u2019un qui a eu le privilège de vivre et de travailler dans plusieurs villes de la province et de voyager à l\u2019étranger, Québec est un brillant joyau et un havre incomparable.Dynamisme économique, vie culturelle trépidante et diversifiée, environnement sécuritaire et d\u2019une grande beauté, sports en tous genres et grande nature à portée de main, tout y est pour fane de ses résidants de véritables privilégiés.Les générations qui se sont succédé depuis Samuel de Champlain n\u2019ont pas gaspillé le trésor ciselé à l\u2019origine par les Premières Nations.Nous sommes donc aujourd\u2019hui pleinement justifiés d\u2019avoir le cœur à la fête et de célébrer notre succès.Le 400\u2018 doit par ailleurs être un tremplin.L\u2019occasion est en effet unique de secouer l\u2019image un peu trop carte postale de Québec dans plusieurs milieux.Pendant que le monde nous regarde, il faut claironner que notre vitalité va bien au-delà de la bourdonnante activité touristique autour du Château Frontenac.Québec, c\u2019est une capitale politique et une grande ville universitaire, c\u2019est aussi un important centre financier avec ses grandes sociétés d\u2019assurance.De plus, elle est un pôle majeur de la recherche au Canada avec ses 6000 chercheurs et ses quelque 400 centres de recherche, petits et grands.Notre région se démarque par le dynamisme de son activité industrielle et manufacturière, de même que par la présence exceptionnelle du secteur de la haute technologie.En fait, Québec est une grande ville en ébullition.Mais elle demeure toujours aussi accueillante et chaleureuse, malgré les incroyables transformations des dernières années.h faut remercier tout particulièrement les acteurs du secteur culturel qui, par leur génie créatif, génèrent cette animation et cette ambiance uniques à Québec.Nos artistes et artisans ont été et vont continuer d\u2019être nos meilleurs ambassadeurs.Il est donc normal qu\u2019ils soient au cœur de cette grande fête qui commence.Il faut également profiter des prochains mois pour aller applaudir les nombreuses performances, participer aux activités de « Nous ne pouvons que partager les objectifs de ces célébrations.Le premier est évidemment de prendre toute la mesure du chemin parcouru pendant ces quatre siècles et de se féliciter du brillant résultat.Voilà à mon avis de l'orgueil bien placé ! » toutes sortes ou tout simplement prendre le temps de goûter et de redécouvrir la i beauté de cette ville.Il serait surtout souhaitable que chacun d\u2019entre nous agisse en hôte disponible et avenant.Ces nombreux visiteurs que nous recevrons constituent une manne qu\u2019il faut savoir apprécier.Quant à nos décideurs et à tous ceux qui côtoieront à un titre ou à un autre les visiteurs spéciaux que le 400' attirera en nos murs, ils doivent pour leur part être à l\u2019affût de toutes les possibilités de partenariat susceptibles de produire des retombées.Le 400' a déjà généré des aménagements magnifiques tels ceux érigés le long du boulevard Champlain, dans la baie de Beauport ou la fontaine de Tburny ; on nous promet aussi un riche calendrier d\u2019activités susceptibles d\u2019attirer de nombreux visiteurs.Les projecteurs sont maintenant sur nous.Que j la fête commence ! Bref, en mon nom, au nom du Soleil et de tous ses artisans ; bonne fête Québec ! 1786426 simons Notre ville au cœur de la fête Des étoiles plein les yeux en 2008 Bonne Année ! \u2022 QUÉBEC Place Ste-Foy, Galeries de la Capitale, Vieux-Québec \u2022 MONTRÉAL Centre-Ville, Promenades St-Bruno, Carrefour Laval \u2022 SHERBROOKE Carrefour de l\u2019Estrie leSoleil lundi 31 décembre 2007 Québec S3 L'énigmatique MONSIEUR C.LES HISTORIENS COMMENCENT A PEINE A LEVER LE VOILE SUR LE FONDATEUR DE QUÉBEC V-fHv*.CHOUINAf^D Pendant son séjour en Acadie, Champlain s\u2019adonne à l\u2019un de ses grands plaisirs, le jardinage, et fonde au cours du dernier hiver l\u2019ordre de Bon Temps, qui vise à semer la gaieté au sein des troupes.Les hommes devaient chacun leur tour concocter un souper à leurs compatriotes et se surpassaient donc pour offrir «la meilleure chasse», relate Champlain dans ses mémoires.La poésie, le bon Un et le théâtre étaient aussi au rendez-vous.Ainsi, l\u2019explorateur démontre une autre facette de sa personnalité : il aimait la bonne chère, le vin et la joie de vivre et croyait que le plaisir pouvait améliorer la santé.Julie Lemieux jlemieux@lesoleil.com Curieux, robuste, tenace, visionnaire, observateur, talentueux dessinateur, bon vivant.Voilà en quelques mots le mystérieux Samuel de Champlain.Même si le fondateur de Québec n\u2019a jamais été enclin à parler de lui et de sa vie privée, les historiens commencent à se faire une petite idée du personnage et à élucider, petit à petit, certains éléments de la fameuse énigme Champlain.Il manque évidemment plusieurs pièces au casse-tête.Quatre cents ans après la fondation de Québec, on ne connaît toujours pas la date de naissance exacte de Samuel de Champlain, qu\u2019on situe autour de 1570 à Brouage.On n\u2019a toujours pas retrouvé son tombeau à Québec et on cherche toujours son portrait authentique.L\u2019image qui circule depuis des lunes n\u2019a rien à voir avec l\u2019explorateur et représente plutôt un contrôleur des finances sans scrupules.Certains croient que Champlain aurait toutefois dessiné son autoportrait dans une rose des vents publiée dans une carte de 1632, alors qu\u2019il avait près de 70 ans.Est-ce bien lui qui se cache derrière ce visage rond et ces yeux fatigués?On ne sait pas non plus pourquoi Champlain n\u2019a jamais eu d\u2019enfant avec sa très jeune épouse, Hélène Boullé, qui n\u2019a vécu que quatre ans en Nouvelle-France.Avait-il attrapé une maladie qui l\u2019aurait rendu stérile lors de ses premières expéditions dans les pays du Sud?Quelle relation avait-il avec cette épouse souvent absente de sa vie ?On ne connaît pas davantage sa religion originelle, ni la date de l\u2019ajout dans son nom de la particule « de », qui faisait à l\u2019époque toute la différence entre les nobles et les autres citoyens.Ce que l\u2019on sait, par contre, c\u2019est que l\u2019explorateur s\u2019appelait simplement Samuel Champlain à sa naissance et qu\u2019il n\u2019avait pas de nobles origines.« C\u2019est le drame de sa vie, car c\u2019est pour cette raison qu\u2019il n\u2019a jamais pu porter le titre de gouverneur de la Nouvelle-France», affirme le généalogiste Marcel Fournier.On sait aussi que le fondateur de Québec était le fils unique d\u2019Antoine Champlain, capitaine au long cours, et de Marguerite Leroy.Issu d\u2019une famille bourgeoise, le jeune Samuel aurait passé son enfance à Brouage et reçu une éducation militaire qui lui a permis d\u2019obtenir un grade de capitaine à 17 ans.Certains documents de l\u2019époque l\u2019ont qualifié de peintre ou de des- L'ORDRE DE BON TEMPS sinateur, un métier qu\u2019il aurait exercé au début de sa carrière et qui expliquerait son immense talent de cartographe.Le militaire Champlain a servi son pays en Bretagne entre 1595 et 1598, puis séjourné pendant quelques mois chez son oncle maternel, Guillaume d\u2019Allène, cet énigmatique « capitaine provençal » qui lui a légué toute sa fortune à sa mort.C\u2019est grâce à cet argent et à cette relation dont on sait peu de choses que Champlain a pu gravir les échelons de la société et lancer sa véritable carrière d\u2019explorateur.Entre 1599 et 1601, Champlain a voyagé en Espagne et aurait même suivi les traces de Christophe Colomb jusqu\u2019aux Antilles et Mexico.Il a effectué sa première visite en Amérique du Nord en 1603 comme simple passager sur \\e Bonne Entente.Le navigateur s\u2019est arrêté à Tadoussac et a remonté le Saint-Laurent jusqu\u2019à Québec et Trois-Rivières avant de s\u2019installer quelques jours à Gaspé et de repartir en France.L\u2019année suivante, il s\u2019embarque de nouveau pour la Nouvelle-France avec Pierre Du-gua de Mons en direction de l\u2019Acadie, où il restera trois ans et participera à la tentative de colonisation de Port-Royal et de l\u2019île Sainte-Croix.Pendant ce séjour, Champlain assume la fonction de géographe sans en avoir le titre officiel, selon l\u2019historien Marcel Trudel.L\u2019explorateur se rend avec de Mons jusqu\u2019à Cape Cod (cap Blanc) et dessine ce qu\u2019il y voit.« Le géographe Champlain nous laissa une cartographie si précise qu\u2019il mérite le titre de premier cartographe de la Nouvelle-Angleterre», écrit Marcel Trudel dans le Dictionnaire biographique du Canada.Après l\u2019abandon par la France de la mission en Acadie, Champlain revient en Nouvelle-France en 1608 avec le mandat de s\u2019établir à Québec.« Cette fois, il recevait la première fonction officielle de sa carrière .canadienne : il devant le lieutenant du sieur de Mons », écrit Marcel Trudel.Ayant laissé les navires à Tadoussac, c\u2019est sur une barque et non à bord du Don-de-Dieu que Champlain remonte le fleuve pour fonder Québec, le 3 juillet 1608.C\u2019est le début d\u2019un véritable nouveau monde.& ,$¦ vV ILLUSTRATION LE SOLEIL, ALAIN S4 II était une fois leSoleil lundi 31 décembre 2007 Cette impossible REUSSITE F77 \u2022r.\tri \t Reconstitution de l\u2019Habitation de Champlain par Léonce Cuvilier, vers 1940.\u2014 bibliothèque et archives nationale du Québec N'EUT ÉTÉ DE LA TÉNACITÉ DE CHAMPLAIN, QUÉBEC N'AURAIT JAMAIS VU LE JOUR Louis-Guy Lemieux lglemieux@lesoleil.com Quand, le 3 juillet 1608, Samuel de Champlain arrive à Québec par le fleuve, il est conquis par ce site qu\u2019il avait déjà exploré dès 1603 et qu\u2019il n\u2019avait jamais oublié.Dans ses Voyages, il écrit : «Je cherchai lieu propre pour notre habitation, mais je n\u2019en pus trouver de plus commode, ni de mieux situé que la pointe de Québec, ainsi appelé des sauvages.Aussitôt, j\u2019emploie une partie de nos ouvriers pour y faire notre habitation.» Le fondateur est ébloui par la beauté des lieux et par la chaleur du climat en ce début d\u2019été.Il ne pouvait prévoir que le premier hiver à Québec serait à ce point rigoureux et que les colons seraient éprouvés aussi cruellement.Champlain verra mourir 20 de ses 28 compagnons, victimes du scorbut et de la dysenterie.Jacques Lacoursière apporte des précisions tragiques dans le premier tome de son Histoire populaire du Québec, en citant les écrits de l\u2019explorateur.La mort frappe très rapidement, avant même le gros de l\u2019hiver.«Au cours du mois de novembre, raconte l\u2019historien, la dysenterie enlève un matelot et le serrurier Antoine Natel, \u201cà force de manger des anguilles mal cuites\u2019\u2019.Même le chirurgien Bonncr-me ne peut repousser la maladie.« Champlain cherche encore un remède au scorbut et il sait qu\u2019avec \u201cde bon pain et des viandes fraîches, on n\u2019y serait point sujet\u201d.Malheureusement, ces aliments ne sont pas toujours disponibles en Nouvelle-France.» Le capitaine Gravé Du Pont arrive de France et s\u2019arrête à Tadoussac.Il envoie une chaloupe avec du ravitaillement.Elle arrive à Québec le 5 juin.11 est trop tard.Il ne reste qu\u2019une poignée de survivants, dont Champlain. leSoleil lundi 31 décembre 2007 Québec S 5 Un choix par défaut?C'est d'abord pour Trois-Rivières que Champlain a eu un coup de foudre en 1603 et c'est à cet endroit qu'il croyait bâtir son Habitation.L'historien Marcel Trudel relate dans le Dictionnaire biographique du Canada que Champlain s'est montré indifférent en passant devant Québec, se contentant de commenter la richesse potentielle de ses terres si elles étaient cultivées.«C\u2019est à Trois-Rivières que le futur colonisateur commence à se révéler: il y voit un lieu propre à une habitation, mais qui n'est alors reliée, dans son esprit, qu'à la sécurité de la route des fourrures.» La proximité de la rivière Saint-Maurice et son ouverture vers le Nord donnaient en effet des atouts de taille à Trois-Rivières puisqu'ils facilitaient grandement l'exploration du continent et les échanges avec les Amérindiens.«Avec la rivière Saint-Charles, il ne pouvait pas penser aller très loin », explique l'historien Marcel Fournier.Mais cinq ans plus tard, Champlain se ravise.Toujours obsédé par sa volonté de trouver la route vers la Chine, le navigateur voit en Québec le lieu le plus propice pour percevoir les douanes et surveiller ses ennemis.Dans sa tête, toutes les richesses provenant de Chine pourraient ainsi être taxées, ce qui gonflerait les coffres de la royauté et des marchands français et assurerait l'avenir de la colonie.C'est donc, entre autres, l'étroitesse du fleuve devant Québec gMëM ¦#**«*>\u2022 qui persuade Champlain de choisir cet endroit pour installer son Habitation en 1608.Dix ans plus tard, Québec ne compte pas beaucoup d\u2019hommes, mais l'explorateur entretient toujours de grandes ambitions pour l'endroit.Le navigateur souhaite qu\u2019une grande ville soit construi- te sur le bord de la rivière Saint-Charles et porte le nom de Ludovica.Ce projet proposé au roi ne s'est peut-être pas réalisé de la même manière et aussi rapidement que l\u2019explorateur l'aurait voulu.Mais, 400 ans plus tard, Québec ressemble étrangement à la Ludovica dont rêvait Samuel de Champlain.Julie Lemieux Le fondateur possède, à l\u2019évidence, une santé de fer.Ce diable d\u2019homme passera à travers 21 traversées de l\u2019Atlantique, plusieurs batailles contre les Iroquois, au moins deux blessures par flèches (à l\u2019oreille et au cou ainsi qu\u2019à un genou) et plusieurs hivers meurtriers.Deux jours après l\u2019arrivée à Québec de la chaloupe de vivres, Champlain se rend à Tadoussac rencontrer Gravé.Il y apprend que son patron, Du gu a de Mons, lui demande de retourner en France pour faire le point sur l\u2019avenir de Québec.Il a d\u2019autres projets en tête.Nous sommes en juin.La saison d\u2019été s\u2019en vient.C\u2019est le temps de bouger après ce longet cruel hiver.Le 18 juin, Champlain part en voyage de découverte au pays des Iroquois.FAUX DÉPART Ce sera un faux départ .Près de Batiscan, à quelques kilomètres de la rmère-Sainte-Anne-de-la-Pérade, il rencontre 200 à 300 Hurons et Algonquins qui se préparent à partir en guerre contre les Iroquois.Mais comme les Hurons « n\u2019avaient jamais vu de chrétiens », ils demandent aux Français de leur faire visiter l\u2019Habitation de Québec.Champlain écrira plus tard: «Nous partîmes tous ensemble pour aller à notre habitation où ils se réjouirent quelque cinq ou six jours qu i se passèrent en danses et en fest ins, pour le désir qu \u2019ils a va ient que nous fussions à la guerre.» Le 28 juin, Champlain part à la guerre contre les Iroquois avec les Hurons et les Algonquins.Chemin faisant, l\u2019explorateur sera le premier Européen à remonter la rivière Richelieu.Il donnera son nom au lac Champlain et il passera bien près de rencontrer le célèbre explorateur anglais Henry Hudson, qui voyageait dans la région au même moment pour le compte des Hollandais.Ajoutons que Champlain remportera une victoire éclatante sur les Iroquois.Cette victoire sera un cadeau empoisonné pour la Nouvelle-France.Les Iroquois ne par- donneront jamais aux Français de s\u2019être alliés à des tribus indiennes ennemies.Revenons à nos gens et à ce premier hiver.La construction de l\u2019Habitation dure deux mois et demi.Elle est terminée le 18 septembre.Il s\u2019agit d\u2019une maison commune.Elle loge Champlain et tous ses gens.Elle abrite aussi le comptoir de traite.L\u2019édifice comprend trois corps de logis à deux étages, un magasin, un colombier et une cave.Le tout est entouré de palissades et de fossés de cinq mètres de large sur deux de profond.Dans un potager voisin, même si l\u2019été achève et pour garder le moral, on sème du blé le 1\" octobre et de la vigne le 24.Avant de pouvoir se nourrir des fruits de la terre, il faudra attendre près de 10 ans.Ce sont les missionnaires récollets qui apporteront, en 1615, les premiers arbres fruitiers (pommiers et pruniers) et les premiers animaux domestiques (volailles, porcs, moutons).Une autre décennie sera nécessaire Ce dessin montrant Champlain tirant de l'arquebuse lors d\u2019un combat contre les Indiens au lac Champlain en 1609, aurait été dessiné par Champlain lui-même, \u2014 archives le soleil avant que les enfants de Louis Hébert et de Marie Rollet, les premiers colons enracinés, puissent labourer leur champ à l\u2019aide d\u2019une charrue tirée par un bœuf.C\u2019était en 1628.Le poste de Québec ne se développe pas aussi vite que souhaité.Cependant, la promiscuité devient vite intolérable.En 1616, Champlain fera agrandir du tiers l\u2019espace servant au logement.La vie continue dans la jeune colonie de Québec.Québec ne sera longtemps qu\u2019un petit comptoir de traite des fourrures où séjournent quelques dizaines d\u2019hommes.TENTATIVE D\u2019ASSASSINAT RATÉE Cette ville était condamnée, dirait-on, à ne jamais voir le jour.N\u2019eut été de l\u2019entêtement de Champlain, la capitale de la Nouvelle-France n\u2019aurait pas fait long feu.Avant l\u2019installation définitive sur la pointe de Québec, la route a été longue et hasardeuse.À la recherche du site idéal, Samuel de Champlain effectue, à partir de 1603, de nombreux voyages d\u2019exploration sur les côtes de la Floride et sur celles de la Nouvelle-Angleterre, toujours pour le compte de son commanditaire, Pierre Du-gua de Mons.Au moins deux tentatives d\u2019implantation à l\u2019île Sainte-Croix et à Port-Royal, en Acadie, se soldent par des échecs cruels.Comme si ce n\u2019était pas assez, le fondateur, dès son arrivée à Québec et avant même d\u2019avoir planté le premier clou de sa première maison, doit déjouer un complot de cinq de ses compagnons visant à l\u2019assassiner.La conjuration commence à bord du Don-de-Dieu, le bateau qui amène de Honfleur Champlain et des hommes de métier qui l\u2019aideront à construire son Habitation.Jean Duval, un serrurier doublé d\u2019un aventurier sans foi ni loi, apprend que des pêcheurs basques fréquentent le poste de traite de Tadoussac et qu\u2019ils sont prêts à tout pour avoir le contrôle du Saint-Laurent.Duval réussit à convaincre quatre autres compagnons que la fortune les attend à Québec.Pour cela, il suffirait de Le premier hiver à Québec a été si rigoureux que 20 des 28 compagnons de Champlain ont succombé au scorbut et à la dysenterie se débarasser de Champlain et de faire main basse sur les marchandises du Don-de-Dieu.Les Basques payeraient un bon prix et pourraient les conduire en sécurité en Espagne.Tout semble aller sur des roulettes pour les conjurés.Les Basques font la pluie et le beau temps à Tadoussac mais ils craignent Champlain, qui est le premier lieutenant de Dugua de Mons et, par le fait même, le représentant du roi de France.Ce dernier trouve plus pratique de laisser son bateau à Tadoussac et de se rendre à Québec à bord d\u2019une barque.Duval ne pouvait rêver d\u2019un meilleur scénario.11 pourra éliminer Champlain, à Québec, loin des regards indiscrets, revenir à Tadoussac avec ses complices pour vendre aux Basques le navire et sa cargaison.C\u2019est compter sans le maillon faible du complot.Il s\u2019appelle Antoine Natel.Il est lui aussi serrurier de son métier et, surtout, il a déjà des remords.Arrivé à Québec, Natel se confie à un militaire, le capitaine Testu.11 révèle tout du projet crapuleux.Le soir même, Champlain fait arrêter les conspirateurs.Ceux-ci passent aux aveux.Un tribunal, composé du capitaine du Don-de-Dieu, du chirurgien de l\u2019expédition et du contremaître des travaux, jugera les mutins.Duval sera condamné à mort et trois de ses complices seront retournés en France pour être jugés.Champlain accorde son pardon à Natel.Jean Duval est pendu haut et court et étranglé, pour l\u2019exemple, devant les premiers colons de Québec réunis.Champlain racontera, plus tard, dans son journal, que la tête de Duval, mise au bout d\u2019une pique, fut placée « au lieu le plus éminent de notre fort » en construction. S6 II était une fois.leSoleil lundi 31 décembre 2007 Une colonie sans femmes L'historien Jean-Marie Lebel rappelle que Marie Rollet, accompagnée de Louis Hébert, son époux, et de leurs trois enfants, est la première femme à s'installer en permanence à Québec.Nous sommes en 1617.Lebel note en outre que si Champlain et ses hommes sont venus en célibataires, il n'en avait pas été de même, au début des années 1540, pour Cartier et Roberval.Venus à Cap-Rouge, près de Québec, pour tenter, sans succès, d'y implanter une colonie, ces derniers étaient accompagnés de familles entières, avec hommes, femmes et enfants.Une question se pose tout naturellement : comment ces hommes, pour la plupart jeunes et normalement constitués, font-ils pour se passer de femmes ?La question ne se pose pas durant le terrible premier hiver, mais par la suite?La réponse est toute simple: les jeunes Amérindiennes remplacent avantageusement les Européennes, disent les bons historiens; elles sont plus entreprenantes et elles font volontiers les premiers pas.Une fois mariées et mères, cependant, elles se révèlent d'une fidélité exemplaire.Mais, avant le mariage, elles changent de partenaire avec un naturel qui scandalise les premiers missionnaires.Denys Delâge est historien et professeur associé au département de sociologie de l'Université Laval.Il se spécialise dans l'histoire des Amérindiens.Au sujet de la vie sexuelle des premiers colons et de leurs relations avec les femmes autochtones, il cite le récollet Sagard et le jésuite Le Jeune.Le premier condamne « la mauvaise vie » de plusieurs Français.Le second écrit dans les Relations que «les missionnaires sont venus à bout du libertinage»; cela laisse clairement entendre, note Delâge, que ce libertinage existait bel et bien jusque-là Selon le même historien, la tradition orale des Montagnais parle de rapts de jeunes femmes autochtones.Ces mêmes Montagnais ne comprennent d'ailleurs pas que Champlain puisse vivre sans femmes; ils lui offrent en cadeau trois jeunes In- diennes âgées de 11,12 et 15 ans.Champlain les nomme Foi, Espérance et Charité.Il les installe chez lui dans le fort Saint-Louis.Les Jésuites écrivent qu'il les élèvera comme ses propres filles.Dans le Dictionnaire biographique du Canada (DBC), Marcel Trudel signale que Champlain avait été frappé par la grande liberté des moeurs indigènes.Durant les grandes fêtes, appelées des «tabagies», les Indiennes dansaient complètement nues pendant des heures.Dans l'ouvrage La mesure d'un continent, Denis Vaugeois souligne le fait que Champlain favorisait le mariage des Français et des Indiennes, pour pallier la faiblesse du peuplement.Il avait offert aux tribus alliées d'établir avec les Français du Canada des « relations étroites » et d\u2019en arriver à «former un seul peuple ».Louis-Guy Lemieux Marie Rollet et ses enfants, sculptés par Alfred Laliberté \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL .i l 11 II IKKIiTilTi I Im.i I HCl - i-ÇiiPii [¦SDH 1 !» .U! 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IE3«l«rOE3»l .ISmbsjw 1 \u2019Ll.««rvr vi.:r-.ir*»*eni ¦J r \u2022r\\\u2018 w#; IT,~=X CT?XXVIIIe congrès international des sciences généalogique et héraldique Centre des congrès de Québec 23 au 27juin 2008 Un indomptable AVENTURIER CHAMPLAIN A EU LA BOUGEOTTE UNE BONNE PARTIE DE SA VIE Julie Lemieux jlemieux@lesoleil.com Samuel de Champlain a eu la bougeotte une bonne partie de sa tie.Jusqu\u2019à 50 ans, en 1620, le fondateur de Québec n\u2019est jamais resté bien longtemps au même endroit et n\u2019a pas manqué une occasion de découvrir de nouveaux territoires, de tisser des liens avec les Amérindiens, d\u2019approfondir ses connaissances de la Nouvelle-France et de chercher la route vers la Chine.Après le premier hiver à Québec et la construction de l\u2019Habitation, l\u2019explorateur part tout de suite à la découverte du pays des Iroquois, note l\u2019historien Marcel Trudel.En 1609, il prend part à son premier conflit avec les Iroquois.11 retourne passer l\u2019hiver en France \u2014ce qu\u2019il fera à plusieurs reprises par la suite\u2014 et se trouve de nouveau à Québec en avril 1610.Encore une fois, il fera la guerre aux Iroquois.Pendant ces quelques mois, la capitale n\u2019est plus qu\u2019un hangar à fourrures.UN DON POUR LA POLITIQUE Chaque fois ou presque qu\u2019il retourne dans son pays natal, Champlain doit plaider la cause de la colonie.Il publie des cartes, rédige des mémoires qui font rêver les lecteurs français et font pression sur la royauté.En ce sens, on peut affirmer sans se tromper que le fondateur de Québec avait un don pour la politique et savait se montrer très persuasif.En 1610, Champlain profite aussi de son séjour en France pour se marier avec Hélène Boullé, une jeune fille de 12 ans.Cette union étonnante lui permet de toucher une dot importante qui l\u2019aidera dans la poursuite de ses objectifs.Lorsqu\u2019il revient en Nouvelle-France, le cartographe pousse cette fois son exploration jusqu'à Montréal.11 réussit l\u2019exploit de franchir les rapides de Lachine en canot, un fait étonnant pour un homme qui, dit-on, ne savait pas nager.Au cours d\u2019un autre voyage, il explore la rivière des Ou-taouais, qu\u2019il décrit sur papier pour la première fois.C\u2019est en 1614 que Champlain entamera sa grande expédition de deux ans en Huronie et dans les Grands Lacs.Pendant ce séjour, Champlain est blessé au genou par les Iroquois et doit se faire porter dans un panier quelques jours par un Huron.Il se perd en forêt en poursuivant un oiseau étrange et erre pendant trois jours, rappelle l\u2019historien Trudel.Son expédition le mène jusqu\u2019au sud du lac Oneida, dans l\u2019État de New York.Il profite de ce long voyage pour décrire ce territoire et les mœurs et coutumes des Hurons.Après cette expédition, Champlain réussit à convaincre les au- torités de coloniser la Nouvelle-France et de faire de Québec le point d\u2019ancrage de ce territoire plein de richesses.Mais il lui faudra attendre au mois do mai 1620 avant de pouvoir amener sa femme avec lui à Québec.C\u2019est à ce moment qu\u2019il fera son plus long séjour dans la capitale, où il vivra pendant quatre ans.Par la suite, Champlain se consacrera davantage à la gestion de la colonie qu\u2019à l\u2019exploration.Il élabore les législations, joue le rôle de médiateur et réussit même à convaincre les indigènes de choisir un chef qui fera l\u2019affaire des Français.Il fait preuve de bonté et de clémence envers les Indiens, qui l\u2019aiment bien et le trouvent rigolo.Certains colons le trouvent même un peu trop conciliant avec les indigènes.Avec le temps, le désir de trouver le chemin de la Chine ne semble plus si important pour l\u2019explorateur, qui pense davantage à coloniser la Nouvelle-France.HOMME D'AFFAIRES Selon Marcel Trudel, la vision que Champlain avait de la colonie démontre qu\u2019il était aussi un homme d\u2019affaires puisqu\u2019il voulait que la France profite du «grand commerce infaillible» que représentait l\u2019exploitation des richesses naturelles de ce territoire.Cet homme d\u2019action « aux projets sans cesse renaissants» se montrait impétueux, curieux, indomptable.Comme le souligne l\u2019historien, il est dommage que Champlain n\u2019ait pas aussi décrit la société des débuts de la Nouvelle-France, ses mentalités, ses institutions.« Cela est d\u2019autant plus regrettable qu\u2019il est, pour les 15 premières années de Québec, l\u2019unique source de renseignements», affirme Marcel Trudel.Champlain nous a par contre laissé en héritage ses carnets de voyages et de merveilleux dessins, qui nous permettent aujourd\u2019hui de mieux comprendre à quoi ressemblait la Nouvelle-France il y a 400 ans. 1784855 KINGSDOWN Plus de 100 ans d'innovation pour le sommeil Voici l'unique, \"Québec 400 ième Édition limitée à 100 exemplaires exclusivement offert dans les magasins \"La Place du Matelas\" O^wte Système ultra sophistiqué combinant le latex naturel à 1400 ressorts ensachés Le plus vaste 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Soleil BONNE FÊTE QUÉBEC! Un avant-goût des festivités du 400e?Non, une image croquée par le photographe Jocelyn Bernier le 31 décembre.1999 _rte.V .-rw- «i.\u2014 % f -N x 'N I ?!\t- ï ! itL mS Miroir du\t> PASSE Cote de la Montagne La porte Prescott, dans la côte de la Montagne, la première rue de Québec, a été dessinée par le colonel Cother Mann en 1797.Cette photo des Archives nationales du Québec la montre en 1870, un an avant sa démolition.L'actuelle porte Prescott a été inaugurée en 1983, pour le 375e anniversaire de Québec.^ '* Un esclave noir parmi I\tequipage des Kirke II\ty avait un esclave noir à Québec du temps de Champlain! Baptisé Olivier Lejeune par les Jésuites, ce Noir de Madagascar est arrivé ici dans les bagages d'un des frères Kirke, qui ont pris Québec en 1629.Il a été le seul Noir de la petite colonie pendant 25 ans ; il y est décédé en 1654.11 avait été vendu à un commis français passé au service des Kirke, puis cédé à Guillaume Couillard, l'époux de Guil-lemette Hébert, fille du premier colon canadien, lorsque les Anglais ont dû rendre la colonie aux Français en 1632.L'historien Marcel Trudel raconte son histoire et celle de l'esclavage au Québec, dans un volume paru en 2004 aux éditions HMH.Était-il traité alors en esclave ou en domestique?L'histoire ne le précise pas.Olivier Lejeune a été catéchisé chez les Jésuites qui l'ont baptisé, mais ne l'ont pas scolarisé.Les Amérindiens pratiquaient l'esclavage avec leurs prisonniers de guerre.Mais ce n\u2019est pas dans les habitudes des Français à l'époque de Champlain.Ce dernier avait adopté trois petites Amérindiennes.Toutefois, vers 1670-1680, les seigneurs français avaient à leur service de tout jeunes Amérindiens, d'à peine huit ou neuf ans, comme domestiques réduits à l'état de servitude.La permission d'avoir des esclaves est accordée par Louis XIV en 1689.On n\u2019utilisait pas le mot esclave, qui n\u2019apparaît dans un registre de l\u2019état civil qu'en 1694.On parlait plutôt de panis ou de sauvage appartenant à.Le deuxième évêque de Québec, M8' de Saint-Vallier, a un esclave, les pères jésuites en ont aussi, tout comme les marchands et les administrateurs de la colonie, tel le gouverneur d\u2019Ailleboust de Coulonge.Les explorateurs, comme De la Vérendrye, entreprennent leurs expéditions avec des Amérindiens en servitude à leurs côtés.Les Français installés aux Antilles ont mis moins de temps à instituer l'esclavage (1644) pour le travail de la canne à sucre.Le Code noir de Louis XIV, en 1685, les décrit comme des « biens meubles ».En 1687, il y a 27000 esclaves noirs dans les Antilles françaises.Au Québec, l\u2019esclavage s'est surtout développé sous le régime anglais, avec l'arrivée des loyalistes.Le gouvernement du Haut-Canada a interdit l'esclavage en 1793.Tout esclave qui s'y réfugiait devenait automatiquement un homme libre.La législation a « déteint » sur le Québec.Marie Caouette Les Québécois connaissent le «beau» Ils ont choisi la qualité de vie qu'offre une ville comme Québec pour y couler une vie douce dans un décor splendide.Et ils nous choisissent aussi, _ es mêmes raisons.célébrations du 400e! PT LE MOBILIER INTERNATIONAL 2180, rue Cyrille-Duquet, Québec \u2022 684-0666 www.lemobilierinternational.ca 3 1767709 Frontenac Rollet Hébert O'Neil Lepage 400 ANS ET PLUS BELLE QUE JAMAIS Desjardins Grand partenaire du 400e anniversaire de Québec Conjuguer avoirs et êtres j (MOI J- y y* \t\t \t\t \t\t \t\tÉÉMBi ¦¦ \t\tWBi S10 II était une fois leSoleil lundi 31 décembre 2007 5 questions à \u2022\u2022\u2022 Florian Sauvageau Professeur au département d'information et de communication de l'Université Laval Q Si vous aviez à choisir, à quelle époque des 400 ans de la ville de Québec auriez-vous aimé vivre?R Je n'ai jamais envié nos ancêtres des colonies ni rêvé des bals des gouverneurs.À bien y penser, je suis heureux d'avoir grandi dans le Limoilou chaleureux des années 1950, d'avoir connu le Vieux-Québec des années 60.Pourquoi souhaiter avoir vécu à une autre époque ?C'est la mienne que je préfère.Q Si vous faites une promenade à Québec, où irez-vous ?R Descendre la rue Saint-Louis, les soirs d'hiver, depuis la Grande Allée tient du conte de fées.Découvrir l\u2019église Saint-Charles de Limoilou et ses allures de cathédrale en venant de la 5e Rue, ce n'est pas banal non plus.Mais admirer Québec du bout de Itle d'Orléans n'a pas d'égal.Q Pendant quelle saison Québec est-elle la plus belle ?R L\u2019hiver sans conteste.La ville sous la neige.En particulier cette année ! Q Que souhaitez-vous à Québec pour ses 400 ans ?R Qu\u2019on sache la préserver en conciliant patrimoine et progrès.Un beau projet politique serait de faire de la ville un modèle d'équilibre entre Bouddha (la tranquillité) et Promé-thée (l'action).C\u2019est sans doute ça, le « développement durable ».Q Quel mot vous inspire Québec?R Majesté CHAMBRE Of COMMERCE ACCRÉDITÉE 20062001 Chambre de commerce y de Québec Leader et partenaire 200ans \\ Le 400e de la ville de Québec, c'est NOTRE AFFAIRE a tous! Chambre de commerce de l'année Joignez-vous à nous! www.ccquebec.ca 418 692-3853, poste 229 Une brève histoire de Québec 1608 Le 3 juillet, Champlain débarque à Québec pour y rester.Il construit l\u2019Habitation.1617 Louis Hébert, le premier colon, arrive avec sa femme, Marie Rollet, et leurs trois enfants.1625 Les Jésuites établissent une mission à l'invitation des Récollets.1627 Formation de la compagnie des Cent-Associés qui a le mandat de peupler la colonie.1629 La Nouvelle-France tombe aux mains des frères Kirke qui travaillent pour les Anglais.1632 Champlain rentre à Québec.La France a récupéré le Canada et l'Acadie.1635 Le fondateur décède au Château Saint-Louis, le jour de Noël.1636 Charles Huault de Montma-gny arrive à Québec en qualité de gouverneur général.1639 Arrivée des premières Ursuli-nes et des premières Augustines hospitalières.1642 Maisonneuve fonde Ville-Marie qui deviendra Montréal.1658 Mgr François de Laval est nommé vicaire apostolique en Amérique du Nord.1660 Jean Bourdon dessine le premier plan d'urbanisme.1663 Mars : La Nouvelle-France devient une colonie royale.Juin : Les premières filles du roy arrivent au pays.1665 Jean Talon est nommé intendant.1672 Frontenac devient gouverneur de la Nouvelle-France.1682 L\u2019empire français en Amérique s'étend jusqu'au delta du Mississippi.U X y\" f ^ S' 1690 Frontenac résiste victorieusement à la flotte de l'amiral Phipps qui fait le siège de Québec.1713 Par le traité d'Utrecht, la France cède à l'Angleterre Terre-Neuve, l\u2019Acadie et la baie d'Hudson.1718 Montréal devient la métropole commerciale de la Nouvelle-France.1755 Le marquis de Vaudreuil, un enfant du pays, est nommé gouverneur de la Nouvelle-France.ft-*?'v.btip.v 1759 C\u2019est la bataille des plaines d\u2019Abraham.On connaît la suite.Le ^ REVE fou de Champlain LE FONDATEUR DE QUÉBEC VOULAIT BÂTIR UN EMPIRE FRANÇAIS EN AMÉRIQUE DU NORD Louis-Guy Lemieux lglemieux@lesoleil.com Samuel de Champlain a fait plus que fonder un comptoir de traite des fourrures qui deviendra la ville de Québec et poser les premières pierres d\u2019un pays, le Canada.Il poursuivait un rêve qui était aussi une chimère : bâtir un empire français en Amérique du Nord.C\u2019est l\u2019époque des grandes explorations.En Amérique, la pénétration européenne est spectaculaire.Tandis que l\u2019Amérique du Sud et l\u2019Amérique centrale demeurent sous le contrôle des Portugais et des Espagnols, d\u2019autres colons européens traversent l\u2019Atlantique et s\u2019installent en Amérique du Nord.Les Anglais s\u2019établissent sur la côte Est.Les Français choisissent le Canada, plus précisément l\u2019Acadie et la vallée du Saint-Laurent.Des colons de Bretagne, de Normandie et du Poitou, principalement, y cultivent la terre.Les missionnaires récollets et jésuites évangélisent les tribus autochtones.Les premiers colons ont des fils nés ici qui, tel Pierre Le Moyne d\u2019Iberville, deviennent des coureurs des bois et explorent un large territoire.Bientôt, la Nouvelle-France couvre les deux tiers de l\u2019Amérique du Nord.Pour un temps seulement.Champlain se distingue parmi tous ces explorateurs et ces marins qui, flamboyants pour la plupart, explorent le Nouveau Monde.En plus de la découverte, cet homme croit dès le début aux vertus de la colonisation.Pour lui, il faut développer le pays et le peupler, en plus de repousser les frontières.Le fondateur est, semble-t-il, le seul à y croire.Son patron et commanditaire, Pierre Dugua de Mons, ne vise qu\u2019à rentabiliser le plus vite possible son monopole commercial en Nouvelle-France.Sully, l\u2019influent ministre des Finances du roi Henri IV.fait tout ce qu\u2019il peut pour nuire au projet de Dugua de Mons et de Champlain.Dans ses mémoires, Oeconomies royales, le ministre raconte qu\u2019il disait souvent au roi que « le labourage et le pâturage leSoleil lundi 31 décembre 2007 .Québec Sll La clef du continent L\u2019histoire donnera raison à Champlain pour avoir finalement choisi la pointe de Québec comme site de la capitale de la Nouvelle-France.Dans son Cours d'histoire du Canada, publié au milieu du XIX\" siècle, l'abbé J.-B.Antoine Ferland défend le choix de l'emplacement de Québec pour y installer un poste de traite et, éventuellement, une ville : « Le site que choisit Champlain convenait admirablement à son dessein de créer et d'organiser une France Nouvelle dans l\u2019Amérique.«Québec, poursuit-il, possède un havre magnifique, qui peut contenir les flottes les plus nombreuses et où les plus gros vais- seaux peuvent arriver facilement de la mer.À ses pieds coule le grand fleuve, qui forme une large voie pour pénétrer jusqu\u2019au centre de l\u2019Amérique septentrionale.« Sur ce point, le Saint-Laurent se rétrécit considérablement, n'ayant au plus qu'un mille de largeur, de sorte que les canons de la ville et de la citadelle peuvent foudroyer les vaisseaux qui tenteraient de franchir le passage.Québec est donc la clef de la vallée du grand fleuve.Il est la sentinelle avancée de l\u2019immense empire français que rêva Louis XIV et qui devait se prolonger depuis le détroit de Belle-lsle jusqu\u2019au golfe du Mexique.» Dans L'histoire du Vieux-Québec à travers son patrimoine, Jean Provencher regarde les lieux par le gros bout de la lorgnette : « La pointe de Québec, où l\u2019on construit l'Habitation, est une sorte de butte basse, longue d\u2019environ 250 m, descendant en pente douce vers le fleuve.» L\u2019historien précise que les hautes marées montent alors jusqu'à l\u2019actuelle rue Saint-Pierre.Au sud, se trouve l'anse du Cul-de-Sac.Il s'agit d'un étroit passage qui longe le pied de la falaise.« Au nord, sur ce qui deviendra la rue du Sault-au-Matelot, la pointe de Québec s'étire obliquement vers l'actuelle rue de la Barricade où la marée vient lécher le cap.» Louis-Guy Lemieux .J IJi- m & B 10 0 œ s W//\" m m m m V/// ED EB IV - rcrir çipjrj mam nacrât Ü lit Lu là - *> 3( NC\u2019 'a£Mttmi 'iïSG&k Tl\tÎj 't, J j V/\tM \t\t¦ILuC\tM \t\t\t-Kl 4 m La place du marché de la basse-ville vers 1829 peinte à l\u2019aquarelle par James Patterson Cockburn \u2014 archives le soleil étaient les deux mamelles dont la France était alimentée, et les vrais mines et trésors du Pérou ».L\u2019histoire officielle cite souvent la première partie de la phrase, mais la seconde est presque toujours escamotée.Sully exprime ainsi sa conviction que ce n\u2019est pas au-delà des mers que la France peut trouver des richesses, mais sur son sol même.Dans le livre Champlain \u2014La naissance de l\u2019Amérique française, un ouvrage indispensable pour connaître et comprendre notre homme, et publié, récemment, sous la direction de Raymonde Litalien et de Denis Vaugeois, l\u2019historien Christian Morissonneau précise la vision de l\u2019explorateur telle que présentée, en 1618, par Champlain lui-même devant la Chambre de commerce de Paris d\u2019abord et devant Louis XIII, ensuite.Ses propositions sont présentées en trois points : le premier «establira la foy chrétienne parrny un peuple in f ini d \u2019âmes »; le deuxième «.se rendra maistre et seigneur d\u2019une terre de près de dix huit mille lieues de long arrosée, des plus beaux fleuves du monde et des plus grands lacs » ; le troisième point confirme que l\u2019explorateur croit qu\u2019on peut se rendre jusqu\u2019en Chine en passant par le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs.Revenons en 1608.Le roi de France, Henri IV de Navarre, ne le sait pas encore, mais il lui reste moins de deux ans à vivre.Il sera assassiné rue de la Ferronnerie, en plein Paris, par le frère convert François Ravaillac.Ce même roi avait eu le temps d\u2019abjurer sa foi huguenote (calviniste) et de se convertir au catholicisme pour calmer les passions allumées dans le royaume par les guerres de religion.Champlain avait suivi la même démarche religieuse.Né protestant, le fondateur de Québec mourra catholique.11 s\u2019éteint à Québec à environ 70 ans (un âge impressionnant poul- ies gens de son époque), le jour de Noël de l\u2019an 1635.JAMESTOWN ET LE MAYFLOWER Une année avant la fondation de Québec, des Anglais fondent Jamestown, en Virginie.11 s\u2019agit de la première colonie anglaise en Amérique du Nord.Les premiers colons de Virginie assurent leur fortune avec la culture du tabac et ils gardent des liens étroits avec l\u2019Angleterre.Il en va tout autrement des pèlerins du Mayflower qui fondent Plymouth, sur la côte Est, 13 ans plus tard.Ils débarquent à Cape Cod en 1620.C\u2019est la naissance de la Nouvelle-Angleterre.Ces quelque 200 puritains ont été chassés d\u2019Angleterre par les persécutions religieuses.Protestants, ils sont hostiles à l\u2019Église anglicane.Les Américains soulignent le Thanksgiving Day, chaque quatrième jeudi de novembre.Cette fête chômée rappelle la première récolte qui assurait la.suivie des pèlerins du Mayflower.Pendant que la France interdit l\u2019installation de protestants français au pays, l\u2019Angleterre, elle, favorise leur arrivée en niasse en Nouvelle-Angleterre En Angleterre, Jacques Stuart, fils de Marie Stuart, a succédé à Élisabeth 1.11 persécute les catholiques et les puritains.Sans le vouloir, il favorise l\u2019arrivée en masse en Nouvelle-Angleterre des colons de religion protestante.Richelieu, le premier ministre du roi Louis XIII, interdira l\u2019installation des protestants en Nouvelle-France.Sans cette interdiction, les protestants français auraient émigré par milliers dans la vallée du Saint-Laurent.Décidément, les responsables en métropole faisaient tout pour nuire à la nouvelle colonie. S12 II était une fois leSoleil lundi 31 décembre 2007 UN GOUVERNEUR QUI GOUVERNE Montmagny a fait figure d\u2019homme autoritaire à ses débuts comme gouverneur.À son arrivée, il gouverne et rend justice seul.Il est aussi le chef militaire de la colonie et responsable des relations avec les Amérindiens.Sous son règne, l\u2019économie de la colonie repose uniquement sur le commerce des fourrures.Le peuplement de la colonie progresse enfin à pas d\u2019escargot dans la vingtaine d\u2019années qui suivent la mort de Champlain.En 1(547, Montmagny élargit un peu son gouvernement; il s\u2019adjoint le supérieur des Jésuites (puis l\u2019évêque) et deux notables au sein du Conseil de Québec.Les premiers membres sont Robert Gil'fard et François çle Chavigny, deuxième mari d\u2019Éléonore de Grandmaison.Ce conseil s\u2019occupe de sécurité, il contrôle la traite, nomme les commis des magasins du roi et le capitaine de la flotte.Une première cour de justice apparaît, mais on n\u2019en a conservé aucune trace, indique l\u2019historien Jacques Mathieu.Les quatre gouverneurs suivants n\u2019ont pas son dynamisme.Les vieilles institutions coloniales seront abolies par Louis XIV, qui crée le Conseil souverain en 1663, puis un tribunal de première instance, en 1666, puis un premier corps de police, en 1677.La compagnie de marchands français des Cent-Associés, qui avait le monopole de ce commerce depuis 1627, a disparu, remplacée par une compagnie locale, la Communauté des Habitants, en 1645.La nouvelle compagnie est très critiquée et le commerce des fourrures va très mal depuis que les intermédiaires hurons se font massacrer.En 1663, une peau de castor vaut une corde de bois, note le professeur Mathieu.Beaucoup de jeunes colons tentent d\u2019amasser un petit pécule de cette façon.11 n\u2019y a aucune autre ressource exportable avec profit; pas même le bois, qui coûte trop cher à transporter.À partir de 1665, le premier intendant de la colonie, Jean Talon, tente de modifier l\u2019économie locale.Il consolide le commerce des fourrures en faisant ériger des postes fortifiés le long des routes commerciales dans le secteur des Grands Lacs.Cela ouvre la porte à une deuxième phase d\u2019exploration de l\u2019Amérique.Il introduit une nouvelle culture (le chanvre) et ouvre des manufactures : un chantier naval, des fabriques de corde et de toile à voile, une tannerie de cuir pour la fabrication de souliers et chapeaux, une brasserie, un moulin ; il instaure aussi le commerce tripartite entre la province du Canada, les Antilles et la France.Marie Caouette L'ySgrç» -y?V V.«V\t.V \u2019ts'sas (vsSSjg [HSf£ ¦gram «SMS' ram .V ->\u2022 a§ ,v- S> TvVO .s Il f >:-vC QUÉBEC DOIT À MONTMAGNY SON PREMIER PLAN D'URBANISME EN HAUTE VILLE, SON PREMIER CHÂTEAU ET SES PREMIÈRES INSTITUTIONS Marie Caouette mcaouette@lesolei l.com A l\u2019hiver 1636, après la mort de Champlain, la petite colonie de Québec attend son premier gouverneur, Charles Huault de Montmagny, un officier de marine de 53 ans, membre de l\u2019Ordre de Malte, qui a servi en Méditerranée.Il laissera l\u2019image d\u2019un homme énergique et autoritaire.La capitale lui doit son premier plan d\u2019urbanisme en haute ville, son premier «château» sur le cap et ses premières institutions scolaires et hospitalières, rappelle l\u2019historien Jean-Marie Lebel.Avec son ingénieur Jean Bourdon, Montmagny transforme ce comptoir de traite en une vraie ville.11 trace les premières rues qui rayonnent à partir de la place d\u2019Armes, devant le château Saint-Louis.Ce sont les rues Sainte-Anne et Saint-Louis, en l\u2019honneur du roi et de sa mère, Anne d\u2019Autriche, et la rue du Mont-Carmel (inspirée par l\u2019Ordre de Malte).Ce type d\u2019urbanisme, en rayons, est en vogue au XVII siècle : il facilite l\u2019envoi de troupes vers les murs d\u2019enceinte et les bastions qui ceinturent les cités.C\u2019est ce que projette Montmagny pour Québec.Montmagny abandonne l\u2019idée de Champlain de bâtir en basse ville, le long de la Saint-Charles.« C\u2019est symbolique ; le gouverneur est un noble, il construit sa ville sur les hauteurs », observe M.Lebel.Les communautés religieuses qui arrivent durant les années suivantes, les Ursulines, les Hospitalières et les Jésuites (qui succèdent aux Récollets, les «Robes Noires»), s\u2019installeront elles aussi sur le cap.Le plan du premier gouverneur se réalisera jusqu\u2019à la rue Saint-Stanislas.Modifié plus tard, le tracé des rues a ensuite suivi un plan quadrillé, à la Vauban, jusqu\u2019aux fortifications actuelles, à la hauteur de la rued\u2019Auteuil (ex-des Remparts) note André Charbonneau, historien à Parcs Canada.Montmagny a aussi créé la première «banlieue » d\u2019Amérique, selon Lebel.Ce territoire hors de la ville murée correspond aux quartiers Montcalm et Saint-Sacrement : ils sont situés à une lieue de la ville, mais soumis au ban ou règlements qui régissent la cité.C\u2019est à cette époque qu\u2019apparaît la première artère extérieure, le chemin Saint-Louis ou chemin de Cap-Rouge.À l\u2019époque, Québec compte trois autres rues: les rues Saint-Pierre et Sault-au-Matelot, à la basse ville et la côte de la Montagne, qui relie la partie haute au secteur du bas où vivent les commis du magasin de la Compagnie des Cent-Associés et les marins.La bourgade comprend alors environ 200 habitants et 30 à 40 bâtiments, dit l\u2019historien Jacques Mathieu, qui enseigne à l\u2019Université Laval.Montmagny a le souci de ceinturer la ville de fortifications parce que la situation 1786093 leSoleil lundi 31 décembre 2007 Vue de l'église et du collège des Jésuites, un dessin de Richard Short réalisé en 1761.\u2014 ARCHIVES LE SOLEIL ¦jm- ut ri iï|\"*!Ü ri-il! II auge MM MJËr\\ est précaire, comme il le constate rapidement en faisant la tournée de la petite colonie.On vit dans l\u2019insécurité permanente, sous la menace d\u2019attaques iroquoises.Une milice est créée en 1640.La milice sera encore là à la bataille des Plaines.La situation deviendra si inquiétante, dans les années 1650, après la destruction de la Huro-nie en 1649, qu\u2019on songera à abandonner Québec.Dans ce contexte, l\u2019arrivée, en 1641, de Maisonneuve et de Jeanne Mance, venus fonder Ville-Marie, indispose fortement le gouverneur, qui cherche en vain à les dissuader; il veut concentrer ses forces à la défense de Québec.Pourquoi n\u2019obtient-il pas de renforts de Paris?La Guerre de Trente Ans a débuté en 1635 ; elle déséquilibrera le budget royal et obligera la levée de lourds impôts qui provoqueront des révoltes en France.À la fin du mandat de Montmagnv, en 1648, sous le jeune Louis XIV, c\u2019est la Fronde, menée par la noblesse contre le pouvoir royal, qui commence.Malgré la menace qui pèse sur Québec, le gouverneur fait jouer quelques pièces de théâtre, dont une tragicomédie en 1640 et Le Ciel en 1646.Cette même année, il inaugure la coutume des feux de la Saint-Jean-Baptiste.Les loisirs sont plutôt rares.On joue au cartes, on glisse sur la neige.Voilà les filles du Roy Les marchands français qui cogéraient la colonie avec les gouverneurs depuis Champlain ont failli à leur obligation de peupler la colonie.C'est un échec jusqu'à ce que Louis XIV prenne les choses en main.Il faut dire que les marchands ont vécu un revers cuisant dès leurs débuts, rappelle l\u2019historien Jacques Mathieu : les premiers bateaux qui amenaient des colons ont été coulés par les frères Kirke, venus attaquer la petite colonie en 1628 et 1629.En 1663, il n'y a que 2000 personnes dans la colonie du Canada.Pendant que les colonies de Nouvelle-Angleterre accueillent des milliers de familles chassées d\u2019Angleterre, ici, la famille de Louis Hébert et Marie Rollet, arrivée en 1617, est demeurée presque la seule jusqu'en 1634.On accueillait surtout des «36 mois», de jeunes hommes à tout faire, dont plus de la moitié repartent au terme de leur contrat.« S'il n'y avait pas eu une clause de retour, pas un ne serait venu », indique le professeur André Laberge, directeur du département d'histoire à l'Université Laval.La vie en Nouvelle-France, où les terres sont à défricher, les femmes à marier, rares, et les Amérindiens menaçants ne fait pas le poids, dit-il, face à la France, même dévastée par la guerre.Le roi va régler le problème de la rareté de femmes en expédiant des centaines d'orphelines auxquelles il fournira une dot : elles seront les filles du Roy.En 1672, la colonie aura 10000 habitants.Cent ans plus tard, à la fin du régime français, il y aura 60000 personnes.Marie Caouette Bonne fête Québec! Fairmont Le Château Frontenac souhaite à tous les citoyens de Québec et visiteurs du monde entier un très joyeux 400e anniversaire.REDÉCOUVREZ VOTRE CHÂTEAU EN 2008! Visitez www.amisduchateau.ca et inscrivez-vous afin de profiter de nombreux avantages et offres sur la restauration et l\u2019hébergement dont un tarif spécial à partir de 139$':\u2018 par nuit, stationnement compris! Château RESERVATIONS : 1 800 441 1414 Par nuit, en occupation double.Taxes et services en sus.Valable jusqu'au 30 avril 2008.selon disponibilité.gSK&R ''Z-ridJh* Le Château Frontenac Q.U É R E C 178B470 mmumwmmm m IBSÊSSÊSÊBÊÊm En voici une sucrée ©\\MzL dm \tfr W\u2019\"\t
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