Le soleil, 21 juillet 2007, samedi 21 juillet 2007
[" PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL ECRAN LES SIMPS ASSEZ CRAN A12, A13 Le quotidien de la capitale | Samedi 21 juillet 2007 | www.cyberpresse.ca | Québec, 111' année, n' le Sole S fN a; rT ! _r < LES GRANDS DOSSIERS IL Y A 40 ANS «VIVE LE QUÉBEC LIBRE!» 10 et 11\tI m\tm 300 M$ À BAGOTVILLE Encore de l'argent pour l'armée, et ce n'est pas fini 2 et 3 L'ENFANT-JÉSUS La bactérie C.difficile cause la mort de deux personnes âgées -> 7 BEAUPORT Des travaux nécessaires sur deux viaducs sous surveillance 8 et 9 JUDO Catherine Roberge en position pour se qualifier aux Olympiques -> 63 COUPE DU MONDE U-20 À TORONTO Une bagarre vire au tollé diplomatique .5 GUILLAUME DUMAS LA FACE CACHÉE DU BALLON ROND 4 r-^ m mm m f CHUTE MONTMORENCY l 21 JUILLET AU 8 AOÛT \u2019\u2022fîïïSï ran dsteux^com AV leSoleil samedi 21 juillet 2007 2 Dépenses militaires Pluie de dollars sur Selon les experts, la tendance va au-delà de l'effet Harper Pier-Luc Dupont pldupont@lesoleil.com Une centaine de chars d\u2019assaut : x,3 milliard $.Six navires de patrouille pour l\u2019Arctique : 18 milliards $.La rénovation de 12 frégates: 3,1 milliards $.La réouverture d\u2019un collège militaire: 200 millions $.Depuis quelques mois, les dollars pleuvent sur l'armée canadienne.Et ce n\u2019est pas fini, prédisent les experts interrogés par Le Soleil.Car la tendance va bien au-delà du seul effet Harper.« C\u2019est sûr que l\u2019armée a toujours été une priorité pour les conservateurs.Mais les dépenses actuelles ne prennent pas leur source dans le gouvernement Harper.Les libéraux de Paul Martin reconnaissaient déjà le besoin de moderniser les Forces », rappelle Stéphane Roussel, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes de l\u2019UQAM.Les chiffres lui donnent raison.Depuis l\u2019élection des conservateurs à Ottawa, le budget de la Défense est passé de 13,1 à 14,3 milliards $.Cette croissance est comparable à celle qui prévaut depuis le creux de 1998.Cette année-là, au plus fort des compressions, l\u2019armée avait dû composer avec un maigre 9,3 milliards $.Les budgets n\u2019ont cessé de gonfler par la suite.Selon M.Roussel, les investissements actuels, bien que substantiels, ne marquent pas une volonté de transformer profondément le rôle de l\u2019armée canadienne.« La différence avec les libéraux est plutôt dans le style », remarque Jean-François Lévesque, associé à la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes de l\u2019Université de Montréal.«Stephen Harper a donné sa première conférence de presse à 22,4 milliards $ investis récemment dans l'équipement militaire 200 millions $ pour rouvrir le Collège militaire de Saint-Jean partir du siège de la Défense nationale, illustre-t-il.Tout son discours est orienté autour de la volonté de faire du Canada un territoire national fort.» Le choix du moment des dernières annonces, soit juste après le départ pour l\u2019Afghanistan du premier contingent de soldats québécois, illustrerait une volonté de légitimer cette générosité auprès d\u2019une population réfractaire à l\u2019usage de la force.« Le financement de l\u2019armée est un défi constant au Canada, puisque la population ne sent pas peser sur elle de menace immédiate », commente Stéphane Roussel.Pour l\u2019instant, observe-t-il, la mission en Afghanistan et les préoccupations sur la souveraineté canadienne dans l\u2019Arctique semblent avoir créé un consensus sur l\u2019importance d\u2019entretenir une armée efficace.« Je ne sens pas de forte opposition.Les mouvements pacifistes habituels, comme les groupes sociaux ou syndicaux, ne sont pas très visibles.» Même le Bloc québécois semble moins disposé à critiquer la prodigalité du ministère de la Défense qu\u2019à exiger sa part des contrats octroyés.L\u2019intervention en Afghanistan pourrait toutefois se retourner contre le gouvernement, si trop de cercueils devaient revenir au Québec au cours des prochains mois.« S\u2019il n\u2019y a pas de support pour la mission, il ne peut y avoir de support pour l\u2019argent qui lui est consacré », affirme M.Lévesque.Dans ee cas, plusieurs des investissements annoncés pourraient ne jamais se concrétiser, les immobilisations à long terme étant vu Inérables à d\u2019éventuelles compressions budgétaires.« Cela peut prendre jusqu\u2019à 15 ans pour dessiner, construire et tester un navire.Dans ce domaine, il faut donc prévoir à l\u2019avance », explique M.Roussel.Si le gouvernement actuel persiste dans sa stratégie, les contribuables ne sont pas au bout de leurs peines, continue-t-il.« D\u2019une part, la protection de l\u2019Arctique exige des bateaux dispendieux, équipés de matériel de communication sophistiqué.D\u2019autre part, les interventions à l\u2019étranger nécessitent un matériel compatible avec celui des alliés.L\u2019armée n\u2019a donc pas le choix de ce qu\u2019elle achète.» Au cours des 20 dernières années, les dépenses militaires du Canada se sont maintenues autour de 1 % du PIB.À titre de comparaison, les États-Unis y consacrent bon an mal an 3 % de leur PIB.Nouvelle escadre à Bagotville : 300M$ Louis Tremblay Le Quotidien LA BAIE \u2014 La 3' Escadre de Bagotville va compter 550 militaires de plus d\u2019ici 2015 avec la mise en place d\u2019une nouvelle escadre expéditionnaire qui nécessitera des investissements de l\u2019ordre de 300 millions $.L\u2019annonce a été faite hier matin par le ministre de la Défense nationale, Gordon O\u2019Connor, flanqué du ministre du Travail et député de Jonquière-Alma, Jean-Pierre Blackburn, ainsi que des officiers d\u2019état-major de la Force aérienne.Le projet de bataillon d\u2019intervention rapide a ainsi été transformé en unité spécialisée de soutien pour le déploiement des forces aériennes à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur des frontières canadiennes en cas de crise.Selon les propos formulés hier par le ministre, un premier groupe de 250 militaires est attendu dès 2008 à Bagotville et l\u2019implantation de l\u2019escadre se poursuivra jusqu\u2019en 2015.À terme, les retombées économiques de cette escadre sont évaluées à 80 millions S par année en salaires et en avantages sociaux, en plus des budgets nécessaires au soutien et au fonctionnement des infrastructures.Selon les précisions du commandant de la force aérienne, le lieutenant-général Steve Lucas, le nombre d\u2019aéronefs en sendee à Bagotville ne sera pas modifié.Il n\u2019est donc pas question de déplacer de Trenton en Ontario, base principale des mouvements aériens militaires pour tout le Canada, des avions de transport Hercule C-130 ou l\u2019un des nouveaux appareils C-17 dont le Canada Le ministre de la Défense nationale du Canada, Cordon O\u2019Connor, le ministre du Travail et responsable de Développement économique Canada pour le Québec, Jean-Pierre Blackburn, le lieutenant-général Steve Lucas, le major-général J.M.Duval et le commandant de la base de Bagotville, le colonel Pierre Ruel, ont annoncé hier la création d\u2019une nouvelle escadre de 550 militaires pour appuyer la capacité expéditionnaire du Canada.\u2014 photo le quotidien J.JU._ leSoleil samedi 21 juillet 2007 Dépenses militaires 3 l'armée C\u2019est sûr que l\u2019armée a toujours été une priorité pour les conservateurs.Mais les dépenses actuelles ne prennent pas leur source dans le gouvernement Harper.Les libéraux de Paul Martin reconnaissaient déjà le besoin de moderniser les Forces.\u2014 Stéphane Roussel, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes de l\u2019UQAM.t V I Æ prendra livraison au cours des prochains mois.H en est de même pour la flotte d\u2019hélicoptères.«Cette capacité expéditionnaire marque le début d\u2019une ère nouvelle pour notre force aérienne.Elle renforcera la durabilité de la Base de Bagotville dont la lïère tradition est incontestable.L\u2019annonce d\u2019aujourd\u2019hui montre une fois de plus que notre gouvernement est résolu à consolider les unités des Forces canadiennes basées au Québec et ainsi compenser les aimées de négligence du gouvernement précédent», a déclaré le ministre O\u2019Connor lors de la conférence de presse tenue devant plus d\u2019une centaine de militaires réunis pour l\u2019occasion.DÉPLOIEMENT RAPIDE Le commandant de la force aérienne, le lieutenant-général Steve Lucas, a indiqué que cette façon de faire a été mise de l\u2019avant par des alliés du Canada pour faire face aux nouvelles réalités mondiales et aux exigences des déploiements à l\u2019étranger.Cette nouvelle Escadre sera composée de militaires spécialisés dans les métiers de l\u2019aviation.Ce sont des personnes en mesure de mettre en place les infrastructures nécessaires pour gérer des mouvements aériens dans des situations critiques.Le Canada ne dispose pas de la capacité opérationnelle pour débarquer dans un pays et établir des ponts aériens rapidement.Avec cette nouvelle unité, d\u2019après ce qui est ressorti des informations divulguées hier pendant le point de presse, le Canada aura une plus grande autonomie.Les membres de la nouvelle Escadre seront secondés par des unités des autres corps de la Défense nationale lors des déploiements dans des zones à risque.Par exemple, lors de la réouverture de l\u2019aéroport de Sarajevo, les soldats du 22' Régiment de Valcar-tier avaient participé à l\u2019opération pour sécuriser tout le territoire, mais il avait fallu que l\u2019armée française se charge de la gestion de l\u2019aéroport, rôle que pourra dorénavant assumer la nouvelle Escadre à Bagotville.Le Canada se dote donc d\u2019une capacité technique supplémentaire à scs unités d\u2019arme de combat, sans qu\u2019il y ait déplacement de responsabilité entre les bases du Québec.Bagotville conserve sa vocation de base aérienne et l\u2019Escadre annoncée hier est une toute nouvelle créature dans la structure militaire canadienne.Sa mise en place ne nécessitera pas les infrastructures requises habituellement pour l\u2019entraînement des militaires affectés aux armes de combat comme c\u2019est le cas à Valcartier.Militarisation planétaire Le Canada ne fait pas cavalier seul Daphnée Dion-Viens ddviens@lesoleil.com Le Canada est loin d\u2019être le seul à investir dans son armée.À l\u2019échelle planétaire, les sommes consacrées aux dépenses militaires ont augmenté de 37 % depuis les 10 dernières années pour atteindre un sommet inégalé depuis la guerre froide, au plus fort des tensions.Après avoir connu un déclin à partir de la fin des années 80 avec la chute du mur de Berlin, les dépenses militaires ont repris de plus belle au tournant de l\u2019an 2000 (voir graphique).Le cap des 1000 milliards $US a de nouveau été franchi en 2005, selon les données compilées par le Stockholm International Peace Research Institute, basé en Suède.En 2006, la facture grimpait encore davantage avec un total de 1204 milliards SUS, soit 184 $ par habitant comparativement à 135 Sen 2001.Le Canada ne fait donc pas cavalier seul, souligne Jean-François Lévesque, chercheur associé à la Chaire de recherche en politiques étrangère et de défense canadiennes de l\u2019Université de Montréal.« Le Canada est au diapason avec ce qui se passe dans le monde, dit-il.La conjoncture actuelle fait en sorte qu\u2019il y a une hausse des dépenses militaires, c\u2019est un phénomène cyclique.» Parmi les 26 pays membres de l\u2019OTAN, le Canada se classe au sixième rang en termes de dépenses militaires.Pour chaque dollar investi dans le développement international et l\u2019aide humanitaire, le Canada en dépense quatre pour la défense nationale, souligne l\u2019Institut Polaris dans un rapport publié en 2005.LUTTE CONTRE LE TERRORISME Sur le plan international, les États-Unis et leur guerre contre le terrorisme expliquent en bonne partie cette militarisation croissante, puisque leurs dépenses représentent 47 % du total mondial.Entre septembre 2001 et juin 2006, le gouvernement américain a accordé 432 milliards SUS supplémentaires à la défense nationale, principalement pour financer les coûts galopants des opérations en Irak et en Afghanistan.Les dépenses militaires mondiales ont grimpé de 37 % depuis 10 ans, un sommet inégalé depuis la guerre froide Au cours des dernières années, la Russie, la Chine et l\u2019Inde ont aussi augmenté leurs investissements militaires.En 2006, les dépenses de la Chine dans ce secteur ont même pour la première fois dépassé celles du Japon, qui était jusqu\u2019à maintenant le pays d\u2019Asie qui investissait le plus en matière de défense.De leur côté, les Nations unies dépensent de 4 à 5 milliards $US par année pour réaliser des missions de paix aux quatre coins du globe.En un mois, les États-Unis en dépensent autant pour financer la guerre contre le terrorisme.Avec la collaboration de Pier-Luc Dupont Dépenses militaires mondiales en milliards sus constants (2005) Source: Stockholm International Peace Research Institute\tINFOGRAPHIE LE SOLEIL 4 Coupe du monde de soccer U-20 leSoleil samedi 21 juillet 2007 De sport La face cachée du ballon rond Agence France-Presse et Presse canadienne Guillaume Dumas gdumas@lesoleil.com Le soccer, grâce à la Coupe du monde de soccer des moins de 20 ans, a démontré aux Canadiens toutes ses qualités avec ses buts incroyables et ses stades survoltés, mais il a toutefois eu le malheur de voir surgir dans un moment crucial de la compétition son pire défaut, la violence.Les regrettables incidents suivant la demi-finale entre l\u2019Argentine et le Chili jeudi soir ont prouvé hors de tout doute que ce sport souffre d'un dédoublement de personnalité.D\u2019un côté, il se veut autant fédérateur que démocratique, et dans la mesure où ce prestigieux tournoi se déroule en sol canadien, une terre loin d\u2019être conquise par la frénésie du « football », le plaisir et la découverte semblaient bien seuls au menu.Sauf que la violence a pris une forme rare pour s\u2019inviter dans la compétition et venir bousiller une « grande séduction » jusque-là rudement efficace.Les quelque 1,16 million de billets vendus pour les matchs disputés dans six villes du pays ont établi un record absolu dans les 30 ans d\u2019histoire du Mondial U-20.Une marque qui n\u2019a désormais plus vraiment d\u2019importance dans l\u2019œil public depuis que la sélection chilienne et la police en sont venues aux coups à l\u2019extérieur du stade BMO Field de Toronto.Si le passé du soccer ne manque malheureusement pas d\u2019événements disgracieux, jamais ou presque n\u2019a-t-on vu des équipes confrontées directement aux forces de l\u2019ordre.Les supporteurs portent d\u2019habitude, et souvent à juste raison, le chapeau de coupables, particulièrement les groupes organisés, mieux connus sous le nom de hooligans.Dans la dernière Ces regrettables incidents ont prouvé que le soccer souffre d\u2019un dédoublement de personnalité année seulement, un partisan du Paris Saint-Germain a trouvé la mort dans une émeute d\u2019après-match dans la capitale française, alors qu\u2019en Italie, ce sont un dirigeant d\u2019un club amateur et un policier qui ont payé de leur vie pour la folie de supporteurs.Mais, heureusement, rien de tout ça jeudi dans la Ville reine.Au contraire même, sauf que cette fois, ce sont les joueurs chiliens qu\u2019il faut montrer en partie du doigt.Le comportement des jeunes Sud-Américains sur la pelouse après le coup de sifflet final mérite sans la moindre hésitation un carton jaune.Se ruer sans cesse sur l\u2019arbitre, même si certaines de ses décisions peu- vent être mises en doute, n\u2019a pas sa place au soccer, surtout quand une escorte policière devient nécessaire pour éviter les heurts.« L\u2019arbitre a, selon moi, fait un excellent travail dans le match.La FIFA avait demandé de sanctionner les attroupements autour de l\u2019arbitre et il l\u2019a fait, a commenté Nick Theodo-rakis, directeur des arbitres à l\u2019Association régionale de soccer de Québec.J\u2019ai souvent arbitré des matchs déjeunes de 18 et 19 ans, et c\u2019est chargé de testostérone.C\u2019est de loin la catégorie la plus physique.» Mais une fois près de l\u2019autocar de l\u2019équipe, là où les policiers auraient molesté les Chiliens, impossible pour le moment de responsabiliser l\u2019une ou l\u2019autre des parties.Si le président de la Fédération chilienne, Harold Mayne-Nicholls, a regretté les gestes de sa sélection sur le terrain, il a cependant accusé les policiers d\u2019abus de pouvoir une fois à l\u2019extérieur.sans donner de détails sur les incidents.Et que dire du maire de Toronto, David Miller, qui jure ne pas avoir commenté le travail des forces de l\u2019ordre, alors que le président de la FIFA, Sepp Blatter, rapporte que Miller lui aurait parlé d\u2019une intervention musclée ! Avant de porter plainte contre le Canada ou de taxer les Chiliens de fauteurs de trouble, il faudra attendre les résultats d\u2019une longue enquête, enquête qui ne dévoilera rien de tout le tort fait au soccer.Au fait, il y a une grande finale demain.PARIS\u2014 Le Mondial des moins de 20 ans au Canada est devenu une affaire d\u2019État, entre les jeunes joueurs chiliens qui dénoncent des brutalités policières, les forces de l'ordre qui leur renvoient la balle, et le Chili qui envoie une note diplomatique au Canada exigeant des explications.L\u2019affrontement survenu jeudi soir a pris des proportions d\u2019incident diplomatique, hier.La présidente chilienne, Michelle Bachelet, a qualifié la situation de sérieuse, tandis que son ministre des Affaires étrangères acheminera une protestation formelle pour ce qu\u2019elle a qualifié d\u2019« agression injustifiée » des policiers.Même le premier ministre Stephen Harper, en visite à Haïti, tout juste après une escale au Chili, a réagi.Il a laconiquement affirmé que les « matchs internationaux de soccer sont chaudement disputés et sont souvent pris très à cœur ».L\u2019incident a éclaté tard jeudi soir à l\u2019issue d\u2019un match de la Coupe du monde des moins de 20 ans, à Toronto, lorsque l\u2019équipe chilienne montait à bord d\u2019un autocar, à l\u2019extérieur du stade, après une défaite amère en demi-finale contre les Argentins.Les joueurs chiliens étaient particulièrement mécontents des décisions de l\u2019arbitre allemand et l\u2019avaient même pris en chasse sur le terrain à la fin du match.Les joueurs ont alors commencé à lancer des objets sur la police par les fenêtres de l\u2019autocar et à agripper des agents.Dans la mêlée, la police aurait apparemment utilisé un pistolet électrique ainsi que du poivre de Cayenne.Les joueurs de soccer font état de brutalités policières inouïes, entre « décharges électriques », passage à tabac et « acide jeté au visage ».« Nous sommes allés donner des autographes à des gens qui se trouvaient près du car et les policiers ont commencé à nous refouler, assure le milieu de terrain Isaias Peralta.Les policiers nous ont donné des coups et nous avons réagi.» « Ils nous ont donné des claques et d\u2019autres policiers sont arrivés, qui m\u2019ont envoyé une décharge électrique avec une espèce de pistolet, a poursuivi Peralta.Je me suis évanoui, et quand j\u2019ai repris connaissance, j\u2019ai vu 10 policiers qui étaient en train de me rouer de coups et me jetaient de l\u2019acide suite visage.» Les forces de l\u2019ordre ont passé tes menottes à plusieurs joueurs en sang et les ont escortés jusqu\u2019au vestiaire, sous les yeux horrifiés des autorités de la Fédération internationale de football association (FIFA) et des responsables canadiens du soccer.Selon un porte-parole de la FIFA, toute l\u2019équipe chilienne a été détenue dans 1e stade, mais aucune arrestation n\u2019a été effectuée.LA POLICE SE DÉFEND La police de Toronto a pris son temps pour rédiger un communiqué et se dédouaner, rétorquant que ses hommes n\u2019ont fait que répondre à 1\u2019agressivité des membres de la sélection chilienne.« Les esprits se sont échauffés pendant et après le match et l\u2019équipe chilienne, appa-ramment fâchée contre l\u2019arbitre et frustrée d\u2019avoir perdu, s\u2019est battue avec nos agents », accuse le chef de la police de Toronto, Bill Blair.« Mes agents ont été n Un service municipal des incendies est mis sur pied.Les frères Crémazie ouvrent la première librairie française, À l'enseigne du livre d'or, rue de la Fabrique.Cette librairie deviendra rapidement un foyer culturel important.Le cirque de New York monte sa tente à l\u2019extérieur de la porte Saint-Louis pendant une semaine.Le nouveau palais épiscopal construit d\u2019après les plans de Thomas Baillairgé est inauguré.Pour la seule fois, de mémoire d\u2019homme, un pont de glace se forme entre Cap-Saint-Ignace et ITIe aux Grues, dans l\u2019archipel de Montmagny, à 50 km à l\u2019est de Québec.(Sources : Chronologie du Québec de Jean Provencher; Histoire populaire du Québec, de Jacques Lacoursière) Louis-Guy Lemieux lglemieux@lesoleil.com ta i M QUÉBEC EN 1844 w?À LIRE AUJOURD\u2019HUI Voyages Nos régions L\u2019AUTRE ANTICOSTI Un paradis pour les ornithologues -»V6 FILM SURMESRINE Percé est déçue d'être écartée du tournage.-) 26 \t loteries\t14 éditorial\u2014opinions\t28 et 29 affaires \u2014 bourse\t37 et 42 carrières\t43 décès\t47 sports\t52 CAHIERS DÉTACHABLES\t arts magazine cinéma\tA12à A28 divertissements\tA24à A27 voyages\tVI à V12 maison\t horticulture\tM19 oiseaux et cie\tM20 petites annonces\tM21 Le Soleil, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par Le Soleil, 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec), G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin, bureau 4, à Québec (Québec), G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc., i, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec), H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule la Presse canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730 @ Le papier utilisé pour imprimer Le Soleil est constitué de 50 à 80% de fibres recyclées.Nous vous invitons à recycler ce journal.MÉTÉO Max.24 min.12 Ensoleillé avec passages nuageux.MÉTÉO EN DÉTAIL 60 Accumulation de pluie (avant hier) Ce mois-ci : 108,4 mm\tL\u2019an dernier : 71,3 mm Cet été : 291,7 mm\tL\u2019été dernier : 228,3 mm NOUS JOINDRE Renseignements 686-3233 Abonnements 686-3344 Appel sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com Petites annonces 844-4444 686-3311 Appel sans frais 1 866 686-3311 petitesannonces@lesoleil.com Rédaction\t686-3394 Appel sans frais 1 866 686-3394 redaction@lesoleil.com leSoleil samedi 21 juillet 2007\tCoupe du monde de soccer U-20 5 à affaire cTÉtat Plusieurs quotidiens chiliens ont consacré leur une d'hier à l'incident survenu jeudi soir entre les joueurs de l\u2019équipe chilienne et les policiers de Toronto.À gauche, un journal ne mâche pas ses mots en titrant « Ils allaient chercher la gloire, ils ont trouvé l'enfer» alors que celui de droite cite les athlètes qui estiment avoir été « traités comme des animaux ».\u2014 photo ap obligés d\u2019intervenir pour protéger l\u2019équipe d\u2019arbitrage en premier lieu, prétend-il.Ensuite, au moment où les deux équipes quittaient le stade, un membre de la délégation chilienne et un supporteur argentin ont eu des mots.Nous avons de nouveau dû nous interposer.Les Chiliens ont ensuite reporté leur violence vers nos agents, sou- tient M.Blair.Leur rôle a été de répondre, de façon sévère mais juste.Ils y sont entraînés, et ils ont appliqué ce qu\u2019on leur a a ppris.» La FIFA va se pencher sur ce dossier et le Chili a envoyé une note diplomatique au Canada, réclamant « formellement une explication » sur « l\u2019excès de violence» dont a fait preuve la po- lice torontoise, a annoncé le ministre des Affaires étrangères chilien Alejandro Foxley, hier.Au Chili, les réaetions sont unanimes, en appui aux joueurs et contre les autorités torontoises.Le ministre chilien de l\u2019Intérieur a demandé à resserrer la sécurité autour de l\u2019ambassade canadienne, mais il a ajouté qu\u2019aucune menace n\u2019avait été signalée.Harold Mayne-Nicholls, de la Fédération chilienne de football, a soutenu que son équipe ne méritait pas d\u2019être traitée ainsi par la police mais il ne pouvait précisément dire ce qui avait mis le feu aux poudres.Il a toutefois indiqué que ses joueurs étaient pourtant calmes dans le vestiaire à la fin de la partie.« Je me suis évanoui, et quand j\u2019ai repris connaissance, j'ai vu dix policiers qui étaient en train de me rouer de coups et me jetaient de l\u2019acide sur le visage.» \u2014 Le milieu de terrain du Chili Isaias Peralta « Les Chiliens ont reporté leur violence vers nos agents.Leur rôle a été de répondre, de façon sévère mais juste.\u2014 Le chef de la police de Toronto, Bill Blair Les policiers ont fait un usage injustifié de la force, \u2014 La présidente chilienne Michelle Bachelet « J\u2019ai vu personnellement la police de Toronto agir différemment des méthodes que notre police privilégie avec des gens qui ne font que jouer un match de football.» \u2014 Harold Mayne-Nicholls de la Fédération chilienne de soccer 1771696 r NOUVELLE RÉCOLTE DU ^ QUÉBEC^ orie no 1 l4S /Mk(L , deJA/ashmgmr préemballées grossaa*9-9.5 \u2022rie no 1 Pcaté* la livre HIMIH VENEZ NOUS VISITER AU www.lardlnmoblle.com Ces prix spéciaux sont en vigueur jusqu'au lundi 23 juillet 2007, dans toutes nos succursales.Ouvert tous les de 9 h à 21 h.ociiütau Liuiuxx LiLLllicï Nie I'&iuüîü cctévoile UC I \u201e V içïïi q/.\u2019pej J,\u2019 kg M, * ~3emers lit-.\u2014A italiennes Tornatt du Queoec contenant de 2S0 grammes Ces prix spéciaux sont en vigueur dans toutes nos succursales aux dates mentionnées ci-dessus ou jusqu'à épuisement des stocks.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Photos à titre indicatif seulement. 6 Actualités SANTÉ EN BREF Renfort à l\u2019urgence Après avoir annoncé la fermeture temporaire de son service d\u2019urgence les nuits des 21, 22, 23, 28 et 30 juillet, l\u2019hôpital de Sainte-Anne-de-Beaupré a indiqué hier avoir finalement déniché un médecin pour la plupart de ces nuits.Seule celle du 30 juillet demeurera à découvert de minuit à 8h.L\u2019urgence demeure toutefois ouverte avec du personnel infirmier chargé d\u2019assurer l\u2019évaluation et le transfert vers d\u2019autres hôpitaux au besoin.La population peut s\u2019informer sur la disponibilité des services médicaux au numéro 663-5577.Claudette Samson Mise en garde contre les champignons de pelouse é Le Centre antipoison du Québec publie une mise en garde contre les champignons de pelouse qui auraient entraîné des dommages au foie chez quelques enfants depuis deux ans.Les champignons de pelouse étaient auparavant considérés comme peu ou non toxiques, mais les incidents récents amènent les infirmières du Centre à modifier leur pratique.Elles tentent maintenant d\u2019identifier le champignon ingéré à partir de sa description.Un champignon blanc présentant des écailles sur le chapeau constitue l\u2019un des critères de danger justifiant l\u2019orientation de l\u2019enfant vers un hôpital pour un traitement de décontamination.Lorsque c\u2019est possible, il est recommandé d\u2019en avoir un en main lors de l\u2019appel.Le Centre antipoison suggère aux adultes d\u2019éliminer les champignons des pelouses avant que les enfants n\u2019y aient accès.En cas d\u2019ingestion, communiquer avec le Centre au numéro 1 800 463-5060.Claudette Samson leSoleil samedi 21 juillet 2007 Rapport retardé pour «Le 388 »-» Le conciliateur chargé de trouver des solutions au différend opposant la clinique pour jeunes psychotiques « Le 388 Saint-Vallicr » et le centre hospitalier Robert-Gif-fard, dont relève la clinique, aura jusqu\u2019au 7 septembre pour remettre son rapport.La remise du rapport du D1' Jean-Bernard Trudeau était d\u2019abord prévue pour le 30 juillet.Le conflit entre les parties dure depuis quelques années, en raison d\u2019approches thérapeutiques très différentes entre les deux établissements.Claudette Samson Docteur Inc.Plusieurs médecins québécois profitent de la possibilité de fonder une compagnie Concrètement, cette nouveauté ne changera rien pour les patients québécois.Le médecin, par contre, en tirera des avantages fiscaux intéressants.wsmm Claudette Samson csamson@lesoleil.com Les médecins québécois n\u2019attendaient apparemment que le feu vert du gouvernement pour se lancer dans une nouvelle formule d\u2019affaires.Depuis le 22 mars, date depuis laquelle ils ont le droit de former une compagnie, de 5 à 20 nouvelles demandes d\u2019autorisation entrent chaque jour au Collège des médecins.Bienvenue chez « Docteur Inc.».Le règlement du 22 mars autorise les médecins à exercer au sein d\u2019une société en nom collectif à responsabilité limitée ou d\u2019une société par actions.Ils sont toutefois soumis à des restrictions quant aux personnes avec qui ils peuvent s\u2019associer.Celles-ci doivent obligatoirement être d\u2019autres médecins, un conjoint, des parents ou des alliés (c\u2019est-à-dire des personnes avec qui ils sont unis par alliance, par exemple une belle-sœur).Ils ne peuvent donc s\u2019associer à une infirmière ou un psychologue, par exemple, à moins que ces personnes soient des conjoints, parents ou alliés.Les médecins doivent par ailleurs détenir la totalité des droits de vote rattachés aux actions ou aux parts sociales.Ces restrictions n\u2019ont pas nécessairement fait le bonheur des médecins, convient Me Christian Gamin, directeur des services juridiques du Collège.Ils se demandent pourquoi, si un notaire et un comptable peuvent s\u2019associer, eux ne peuvent en faire autant avec un autre professionnel, mais le gouvernement ne leur a pas laissé ce choix, dit-il.CONFLIT D\u2019INTÉRÊTS Il précise par ailleurs que leur Code de déontologie continue de s\u2019appliquer en tout temps.Pas question donc de s\u2019associer à des pharmaciens (puisque le Code le spécifie nommément), et ils doivent éviter toute apparence de conflit d\u2019intérêts.Jean-Pierre Tremblay, des Fonds d\u2019investissement de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), fait toutefois une lecture plus large.11 croit que si le conjoint est pharmacien, l\u2019association avec le médecin est possible.L\u2019avenir dira qui a raison.ÇA CHANCE QUOI?Concrètement, cette nouveauté ne changera rien pour les patients québécois.Ils continueront de se rendre au cabinet médical, présenteront leur carte d\u2019assurance-maladic et recevront les mêmes sendees professionnels que lorsque leur médecin était un travailleur autono- me.Le médecin, par contre, en tirera des avantages fiscaux intéressants.Ce sera particulièrement le cas pour ceux pouvant fractionner leur revenu en versant un salaire à un conjoint ou à un enfant associé, en autant que ceux-ci travaillent pour la compagnie, bien sûr.Intéressant également pour les méde- cins qui n\u2019ont pas besoin de tout leur revenu pour vivre et pourront en laisser une partie dans la compagnie, laquelle est imposée à un taux de 21 % plutôt que 48 %, note Jean-Pierre TYemblay.Par ricochet, les patients pourraient aussi en profiter, si le médecin profite de ces avantages pour acheter du meilleur matériel médical.M.Tremblay croit qu\u2019à terme, une majorité de médecins devraient se prévaloir de cette possibilité.« Atout le moins, ils devraient tous l\u2019examiner.» Chose certaine, « ça faisait longtemps qu\u2019ils attendaient ça », dit-il.Au Collège des médecins, qui doit approuver toutes les demandes d\u2019incorporation, Me Christian Gauvin précise en avoir reçu 250 depuis le 22 mars, dont 80 % émanent d\u2019un médecin seul.Ça semble encore bien peu, considérant que le Collège compte environ 19 000 membres.Mais comme M.Tremblay, il suppose que lorsque les médecins feront leur prochain rapport d\u2019impôt, leur comptable leur en glissera sûrement un mot.Selon Valérie Chan, avocate chez Borden, Ladner et Gên ais, un cabinet ayant soutenir la demande d\u2019accréditation de plusieurs médecins depuis mars, de nombreux autres dossiers sont d\u2019ailleurs dans le collimateur et devraient aboutir ces prochaines semaines ou prochains mois.1772254 Flon www.flor.ca Importateur Distributeur Détaillant PLANCHER FLOTTANT ¦ GRANDEVE ESTIVALE 120 modèles disponibles Le seul et unique spécialiste en plancher flottant.PROFITEZ AUSSI D\u2019UNE BELLE SÉLECTION DE PLANCHERS À PARTIR DE 0,99$ / PI CA.1400, av.Saint-Jean-Baptiste, local 192.Près de Meuble Zip International 861-9998 { Flon 1100*1 i\tpar pièce de 250 pi ca*\t« ¦\t'Applicable sur chaque tranche de 250 pi ca et sur les modèles de planchers présélectionnés.* ¦\tCe rabais ne peut se jumeler à une\tI |\tautre promotion.\t¦ V PRÉSENTEZ CE COUPON.JUSQU\u2019AU 31 JUILLET / ___________ leSoleil samedi 21 juillet 2007 Actualités 7 HÔPITAL DE L\u2019ENFANT-JÉSUS Hausse des infections à la bactérie C.difficile Claudette Samson csamson@lesoleil.com L'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus est aux prises depuis une semaine avec une hausse des infections à la bactérie Clostridium difficile qui l\u2019oblige à prendre des mesures particulières.Douze personnes occupant une unité de médecine et dont l\u2019âge moyen est de 76 ans ont été touchées depuis le 29 mai.Deux d\u2019entre elles sont décédées directement de cette cause, dont la seconde dans la nuit de jeudi à hier.Il s\u2019agit d\u2019une augmentation importante par rapport aux taux d\u2019infection habituels dans l\u2019hôpital de la 18e Rue.Par exemple, lors de la période administrative précédente (une période compte quatre semaines), il n\u2019y a eu qu\u2019un cas sur cette unité, dont la clientèle est particulièrement vulnérable, et trois au total dans tout l\u2019hôpital, indiquait hier la Dre Marie Gourdeau, microbiologiste-infec-tiologue à l\u2019Enfant-Jésus.Douze personnes dont l\u2019âge moyen est de 76 ans ont été atteintes depuis le 29 mai et deux sont décédées C\u2019est vendredi dernier que les autorités médicales ont constaté la hausse soudaine du nombre d\u2019infections.À ce moment, huit personnes étaient touchées, dont une qui était décédée.Les quatre autres cas survenus depuis, malgré d\u2019importantes mesures mises en place, étaient probablement déjà en incubation, croit le médecin.Il s\u2019agissait de personnes déjà hospitalisées.Tous les patients infectés sont dans des chambres privées et soignés par du personnel infirmier dédié, c\u2019est-à-dire ne s\u2019occupant que d\u2019eux.L\u2019hôpital a cessé d\u2019admettre de nouveaux patients dans l\u2019unité et les visiteurs sont tenus de suivre des directives strictes quant au lavage des mains.Les lieux et les équipements sont désinfectés quotidiennement et un nouveau lave-bassine plus performant a été installé.Selon la D11- Gourdeau, il n\u2019y a pas d\u2019explication claire à cette hausse soudaine d\u2019infections.La C.difficile « est une bactérie complexe », dit-elle.Elle n\u2019est toutefois pas surprise que cela survienne dans cette unité, où les patients sont âgés et prennent beaucoup d\u2019antibiotiques, deux facteurs fragilisants.Quant à l\u2019interruption temporaire des admissions, elle ne devrait pas avoir trop d\u2019impact sur la capacité de l\u2019hôpital, selon Lucie Grenier, directrice adjointe aux affaires cliniques.« C\u2019est sûr que c\u2019est toujours lié à l\u2019urgence, mais on pourra au besoin rouvrir des lits de chirurgie qui avaient été fermés pour l\u2019été », dit-elle.Le printemps dernier, l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise a vécu un épisode encore plus éprouvant d\u2019infection au C.difficile, alors que 18 patients sont décédés en moins de trois mois, dont 8 directement de cette cause.Une enquête épidémiologique est en cours sur les 52 cas survenus pendant la période litigieuse.Les résultats seront connus au début septembre.Motocycliste tué à Lapocatière -»Une collision entre une automobile et une motocyclette a fait un mort jeudi vers 19 h 50 à Lapocatière.A l\u2019intersection de la route 132 et de la 141\u2019 rue Bérubé, l'automobiliste aurait coupé la voie au motocycliste.Au volant, l\u2019homme de 73 ans n\u2019aurait pas aperçu la victime, Martin Bard, 34 ans, de Saint-Gabriel-Lalemant.Le septuagénaire est demeuré à l\u2019hôpital sous observation, mais on ne craindrait pas pour sa vie.Jean-Sébastien Massicotte Réveil brutal à Rimouski Réveil pour le moins brutal, hier à 5h 30, pour des résidants de la rue Tessier à Rimouski.Une camionnette volée venait d\u2019emboutir leur maison avec fracas.D\u2019après le sergent Stevens Gilbert de la Sûreté du Québec, le véhicule impliqué avait été auparavant rapporté volé dans la région de Métis.À la suite de l\u2019impact, la camionnette a été abandonnée.La SQ poursuit son enquête afin retracer le chauffard.L\u2019évaluation première des dommages \u2014 20 000$ \u2014 semblait conservatrice d\u2019après le sergent Gilbert.Jean-Sébastien Massicotte Rég.: jusqu'à 195 $ Chemise manches courtes Choix de 20 couleurs en primes de vacances L sur absolument tout! 59 Rég.: jusqu'à 193 S Veston 100 % coton de notre réputée collection STONES ^^M^lot(de chemises \\ l,Wnabïllées et cravates Internationa es Rég.: jusqu'à 195 $ OFFRES DU WEEKEND! FÉRAUD tombolim smalto STONES Perry Ellis PRIMA LAUREN i z o 1) COMPLEXE GERMAIN-DES-PRÉS 1200.avenue Germain-des-Prés.Québec Tél.: 418.657.1760 www.francoiscote.com Certaines conditions s'appliquent.Photos à titre Indicatif seulement.Détails en magasin.Pantalon Lavable Idéal pour le golf Choix de 10 couleurs \u201e Polo mercerisé Collection internationale Bermudas de 5 couleurs 8 L\u2019état des viaducs leSoleil samedi 21 juillet 2007 Les transporteurs hors normes seront pénalisés Certaines régions ne pourront plus être desservies par certains fabricants et fournisseurs jusqu\u2019à la fin des inspections.\u2014 photothèque le soleil Laurie Richard lrichard@lesoleil.com Les entreprises qui exploitent des véhicules hors normes seront fortement pénalisées par l'interdiction temporaire de circuler sur les 135 ponts à inspecter.Obligés de contourner les structures interdites aux surcharges pendant leur période de pointe, ces transporteurs devront allonger leurs trajets de livraison et seront incapables d\u2019atteindre certaines régions du Québec.« Les transporteurs hors normes spécialisés sont touchés dans 100 % de leurs opérations », martèle Marc Cadieux, président de l\u2019Association du camionnage du Québec (ACQ).En effet, le ministère des Transports (MTQ) a prescrit aux véhicules transportant un chargement indivisible et aux véhicules hors normes de par leur fabrication d\u2019éviter les structures qui doivent être examinées d\u2019ici la fin de l\u2019au-tomne.Quelque 2000 véhicules, servant notamment à l\u2019expédition de maisons préfabriquées, d\u2019éoliennes, de structures de métal et de canalisations, seraient visés.« C\u2019est presque critique pour les transporteurs comme nous et les fabricants de pièces que l\u2019on transporte », affirme Martin Dupuis, président de Transport Watson, une entreprise québécoise spécialisée dans le domaine.Les conditions routières estivales étant idéales pour le déplacement de grosses pièces, les trois prochains mois représentent normalement entre 60 et 65 % du chiffre d\u2019affaires de l\u2019entreprise.Trois autres principaux types de véhicules lourds (tracteur semi-remorque, train double et grand train routier) sont touchés par les restrictions du MTQ.Ces derniers peuvent toutefois circuler sur les structures à ausculter, à condition de réduire leur masse totale.COÛTS SUPPLÉMENTAIRES Puisque son parc devra parcourir de plus longues distances, Transport Watson devra gonfler ses prix, déplore son pdg.Certaines régions ne pourront d\u2019ailleurs plus être desservies par certains fabricants et fournisseurs jusqu\u2019à la fin des inspections.« Pour aller à Chambord, au Lac-Saint-Jean, par exemple, il y a un des via-ducs sur l\u2019autoroute 55.On va se tourner vers le parc des Lauren-tides, mais on ne sera pas capable de se rendre : il y en a un sur la 40.Et par Val d\u2019Or non plus », illustre-t-il.« À quelque part, de la petite can de pois à la chaise berceuse, il y a un prix pour le transport, indique le président de l\u2019ACQ.Par le gros bon sens, s\u2019il faut engager du monde supplémentaire, les faire travailler plus longtemps avec de l\u2019équipement supplémentaire et des restrictions de charges sur certains voyages, le coût du transport va être plus élevé.On devra charger plus cher.» Si ces ordonnances doivent être maintenues jusqu\u2019à l\u2019automne, les coûts de certains biens de consommation augmenteront, d\u2019après Gilles d\u2019Avignon, professeur en sciences de l\u2019administration à l\u2019Université Laval.« La relation entre temps et distance parcourue se met en dollars.Si ça prend subitement plus de temps, ça va coûter plus cher au transporteur et, à un moment donné, ça va se refléter chez le consommateur », explique-t-il.11 est actuellement impossible pour l\u2019ACQ de chiffrer le tout.Les entreprises s\u2019abstiennent de dévoiler leurs coûts d\u2019exploitation, une question de compétition, soutient M.Cadieux.LES ÉPARGNÉS Les transporteurs qui diversifient leurs services seront probablement moins touchés, note M.Cadieux.« Mais le brassage d\u2019in-fo et la validation ne peut pas faire autrement que d\u2019entraîner des coûts de gestion supplémentaires.Ils vont être obligés de faire de la gestion, mais le coût sera peut-être moins grand », spécifie-t-il.Éric Gignac, chef de l\u2019exploitation du Groupe Guilbault, une compagnie de transport opérant partout au Québec, dit ne pas s\u2019inquiéter outre mesure de cette nouvelle réglementation : « Honnêtement, ça ne nous nuit pas.Nous sommes touchés par les trains routiers seulement.Il y aura de petits ajustements logistiques et de la jonglerie opérationnelle et administrative à faire.On devra un peu plus surveiller pour ne pas atteindre le poids; il n\u2019y a pas de gros coûts rattachés à ça.» Cet été, qui arrivera en premier aux festivités ?Ceux qui prendront le BUS! Pour aller aux Grands Feux Loto-Québec Navettes aux Parc-O-Bus suivants :\tLes navettes desservent aussi : (stationnement gratuit)\t.P|ace D'Youville \u2022\tGaleries de la Canardière\t\u2019Terminus Charlesbourg \u2022\tPromenades Beauport\t-Terminus Les Saules \u2022\tL'Atrium \u2022\tHydro-Québec Navettes aux 15 minutes de 18 h 30 à 20 h 30.Le retour s'effectue à la fin du spectacle.Tarifs des navettes : le tarif habituel exigé par le RTC s'applique pour l'aller et le retour.www.rtcquebec.ca Renseignements : 627-2511 RÉSEAU DE TRANSPORT DE LA CAPITALE = < 2: < -i Z Q.< LU U cr> co O a Tf ro K co 2 3D 09 « 09 118 000 camions immatriculés au Québec 12 400 véhicules visés circulent en vertu d'un permis spécial 10,5 % des véhicules lourds visés par les restrictions diabétiques Nous cherchons des personnes diabétiques non fumeuses ou qui ont cessé de fumer depuis plus de 6 mois et qui sont intéressées à participer à une étude clinique comparant l\u2019insuline inhalée (prise par la bouche) et l\u2019insuline injectée qui sont administrées avant les repas.Les candidats éventuels doivent actuellement prendre au moins 1 agent antidiabétique oral en plus de s\u2019injecter l\u2019insuline une fois par jour depuis les 4 derniers mois.Pour tout renseignement, veuillez communiquer gratuitement au Centre de recrutement pour la recherche au : 1-866-666-3329.Hôpital Laval Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie d| C«tte étude est approuvée par le Comité d'éthique de la recherche de l'Hôpital Laval. leSoleil samedi 21 juillet 2007 L\u2019état des viaducs 9 HS OJS 992 _'90gl 3 TONNES E SORTIE Boul.des Chutes && 400 \u201e L\u2019autoroute 40 et la rue Labelle resteront partiellement fermée (deux voies sur quatre) jusqu'au 3 août.\u2014 photo le soleil, erick labbé DEUX VIADUCS DIAGNOSTIQUÉS À BEAUPORT Travaux importants en vue Daphnée Dion-Viens ddviens@lesoleil.com Après quatre jours d'inspection, Transports Québec a fait connaître son diagnostic hier : l\u2019état des deux viaducs de l'autoroute 40 (Félix-Leclerc) qui surplombent la rue Labelle, à Beauport, nécessite des travaux « d\u2019une certaine importance ».La circulation demeurera réduite jusqu'au début août.Ces deux ponts d\u2019étagcmcnt, qui laissent entrevoir une structure mal en point (rouille, fissures), ont été construits il y a 40 ans.Après l\u2019examen de la durabilité du béton et de la capacité de la structure, Transports Québec a décidé de procéder à des interventions en deux temps.Des supports temporaires seront d\u2019abord installés pour soutenir les dalles des deux viaducs.L\u2019autoroute 40 et la rue Labelle resteront partiellement fermées (deux voies sur quatre) jusqu\u2019au 3 août.Les véhicules lourds de trois tonnes et plus devront continuer de contourner les lieux en empruntant le boulevard Hcnri-Bou-rassa et l\u2019autoroute Dufferin-Montmorency, au cours de la même période.Une fois ces supports installés, la circulation sera rétablie sur l\u2019autoroute 40.La bretelle d\u2019accès à la rue Labelle demeurera toutefois fermée et l\u2019accès sera toujours interdit aux véhicules lourds à surcharge.Sur la rue Labelle, trois voies sur quatre seront ouvertes dont une en direction sud et deux en direction nord, où le trafic est plus important.Le ministère procédera par la suite au renforcement des structures.11 est toutefois impossible pour l\u2019instant de préciser la nature de ces travaux, leur durée ou leurs coûts.« On parle de travaux d\u2019une certaine importance », mais pas de démolition des structures, a indiqué Guillaume Lavoie, porte-parole de Transports Québec pour la région de la Capitale-Nationale.D\u2019ici la fin des travaux, les automobilistes ne courent aucun risque, tient à préciser M.Lavoie : « Ce n\u2019est pas une structure dangereuse », dit-il.Ces deux viaducs font partie des 135 structures jugées à risque par Transports Québec, qui poursuit ses inspections.Dans la région de la Capitale-Nationale, 17 autres viaducs seront scrutés à la loupe d\u2019ici les trois prochains mois dans la foulée des recommandations de la commission Johnson.SÉJOURS LINGUISTIQUES Y& Apprenez une langue, tout en voyageant! 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Quarante ans plus tard, Le Soleil fait un voyage dans le temps.DEMAIN : La bataille de Québec \u2022>» *\u2022 19 h 30 24 juillet 1967 Du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, le général de Gaulle lance : « Vive le Québec libre ! » Martin Pelchat mpelchat@lesoleil.com « C'était l\u2019année dïamour, c'était l'année d'I'Expo », chantait Beau Dommage.La suite n'est pas dans la chanson, mais dans tous nos livres d'histoire, car c'était aussi l'année du «Vive le Québec libre ! » Une phrase du général de Gaulle que personne n\u2019avait vu venir, avant ce soir du 24 juillet 1967, mais qu\u2019on cite et commente encore, 40 ans plus tard.Tapez-la dans Google et vous obtiendrez plus d\u2019un million d\u2019occurrences, à quelques centaines de milliers de résultats des 1,5 million récoltés par « René Lévesque ».Le président français était parti de Québec, ce jour-là, et avait gagné Montréal en voiture par le chemin du Roy en saluant des milliers de personnes dans une vingtaine de villes et de villages pavoisés de drapeaux fleurdelysés, de tricolores, et des armoiries des anciennes provinces de France.Vers 19 h 30, du balcon de l\u2019hôtel de ville de la métropole, devant un micro qui ne devait pas se trouver là et dont le maire Jean Drapeau aurait préféré le tenir éloigné, il s\u2019est adressé à la foule en lui confiant ce « secret que vous ne répéterez pas » : « Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la libération ».CONCLUSION HISTORIQUE Poursuivant son crescendo récompensé par les cris des 15000 à 20000 personnes venues l\u2019entendre, il a ajouté avoir constaté « quel immense effort de progrès, de développement et par conséquent d\u2019affranchissement vous accomplissez ici ».La table était mise pour une conclusion historique.« Vive Montréal! Vive le Québec ! » Et après une pause bien calculée, son fameux : «Vive le Québec libre! » Claude Morin, qui était alors à l\u2019hôtel de vrille avec le groupe de conseillers du premier ministre Daniel Johnson \u2014l\u2019ex-ministre péquiste était à l\u2019époque sous-mi-nistre aux Affaires fédérales-pro- vinciales\u2014témoigne de l\u2019onde de choc.« Dans l\u2019espace de 30 secondes, le Québec a été connu sur toute la planète.Je ne dis pas que les gens s\u2019en souviennent aujourd\u2019hui, mais cet épisode est dans tous les livres sur De Gaulle.Il ne faut jamais oublier que c\u2019était à l\u2019époque le plus prestigieux chef d\u2019Etat qui existait.» Un tonique pour le mouvement indépendantiste, certes, mais aussi « une espèce de déclaration universelle concernant l\u2019existence du Québec et de la nation québécoise », résume Claude Morin.ATMOSPHÈRE DE LIBÉRATION Marcel Masse aussi était à l\u2019hôtel de vrille, ce soir-là.Il était le ministre que Daniel .Johnson avait délégué à l\u2019accueil des chefs d\u2019État pendant Expo 67.En traversant Montréal, estime-t-il, le général avait pu sentir l\u2019atmosphère de «libération psychologique» des francophones.«Tu sentais que pour une rare fois, les francophones pouvaient se déclarer tels sans aucune hésitation et avec fierté.Ça se sentait tellement que ça a marqué dès les premiers moments le général de Gaulle.» La déclaration était-elle préméditée?Claude Morin, sur la foi notamment d\u2019entretiens qu\u2019il avait eus avec des conseillers du président quelques mois plus tôt, à Paris, en préparant la visite, dit : «Ce n\u2019est pas un accident.C\u2019est entendu qu\u2019il voulait laisser un message dont on se rappelerait.Ils (ses conseillers) ne savaient pas quoi, parce que De Gaulle préparait lui-même son message.» Dans un ouvrage publié en 2000, Alain Peyrefitte, confident du général, écrit que De Gaulle a fait part de ses intentions à l\u2019amiral Philip-pon, son chef d\u2019état-major particulier, sur le pont du Colbert, pendant la traversée de l\u2019Atlantique.L\u2019amiral a raconté à Peyrefitte cette conversation : « Il m\u2019a dit qu\u2019il était en train d\u2019écrire le discours qu\u2019il allait prononcer: \u201cQue diriez-vous si je leur criais : Vive le Québec libre?\u201d Je lui ai répondu : \u201cOh, vous n\u2019allez pas faire ça, mon général ! \u2014 Eh bien, je crois que si ! Ça dépendra de l\u2019atmosphère.\u201d» Déjà, en mars, lorsque De Gaulle réfléchit à l\u2019imitation faite par Daniel Johnson, il fait une confidence à Peyrefitte et à Pierre Messmer, son ministre des Armées.« Si j\u2019y vais, ce sera pour faire l\u2019Histoire.» Avec le recul, Claude Morin considère que le général et certains membres de sa garde rapprochée voulaient aller plus rite que le Québec n\u2019était prêt à aller.« Il aurait été d\u2019accord, je pense, avec ce qu\u2019on appelle la souveraineté-association.Parce qu\u2019il y a même un endroit où il dit qu\u2019il souhaite d\u2019excellentes relations entre le Québec et le reste du Canada, évidemment un Québec qui soit maître de ses affaires.(.) Le problème qu\u2019il y avait, c\u2019est qu\u2019il fallait expliquer à la France : oui, c\u2019est formidable, mais il y a des choses qu\u2019on ne peut pas faire, soit que notre monde ne veut pas, soit que le gouvernement ne veut pas ou ne peut pas.Donc, il faut savoir jusqu\u2019où on peut aller trop loin, mais pas aller trop loin parce qu\u2019on risquait de tout mettre en cause.» Marcel Masse, qui a plus tard été ministre fédéral, considère pour sa part que c\u2019est un coup de pouce au Québec plutôt qu\u2019aux indépendantistes que le général a voulu donner en 1967.La célèbre phrase, juge M.Masse, est venue en quelque sorte « occulter » l\u2019interprétation qu\u2019on a faite de sa position concernant le Québec et le Canada, qui relevait plus à son avis du désir « d\u2019aider le Québec dans sa relation avec le Canada».«À partir de là, la négociation Québec-Canada était internationalement publique.Il l\u2019a internationalisée.Et nul n\u2019aurait pu le faire comme il l\u2019a fait.» Rappelant que le Parti libéral se déchira par la suite et que l\u2019Union nationale perdit une partie de ses électeurs aux mains du Parti québécois et des libéraux, M.Masse ajoute que le passage du général «a été un élément majeur de l\u2019évolution des partis politiques», tant au Québec qu\u2019à Ottawa. leSoleil samedi 21 juillet 2007\t11 Vous voulez réagir?Écrivez-nous à opinion@lesoleil.com\t partir d'un balcon PHOTOS ARCHIVES LE SOLEIL it'*, L onde de choc ressentie jusqu'à Paris Quand il rentre en France après sa déclaration controversée, le général de Gaulle trouve plusieurs de ses ministres atterrés.Certains pensent qu\u2019il a carrément déraillé.Selon divers témoins, il s\u2019explique ainsi : « Il fallait bien que je parle aux Français du Canada.Nos rois les avaient abandonnés ».Et ajoute : « Je leur ai fait gagner 10 ans ».DE GAULLE AVAIT ANNONCÉ SES COULEURS Dans divers dossiers, entre autres du ministère des Relations internationales, conservés aux Archives nationales du Québec, on peut constater que le général avait annoncé ses couleurs à propos du Québec.Une de ses notes datant de 1963 à propos d\u2019un voyage en France de Lester B.Pearson, premier ministre canadien, précisait que « nous devons développer nos rapports avec le Canada tel qu\u2019il est encore » mais que la France devait « avant tout, établir une coopération particulière avec le Canada français».«Le Canada français deviendra nécessairement un État et c\u2019est dans cette perspective que nous devons agir», insistait-il.Quand se prépare, à compter de 1966, la visite au Québec du général, un haut fonctionnaire français écrit à André Patry, chef du protocole au bureau de Daniel Johnson, que son président cherche à éviter de devoir faire escale à Ottawa.Il est « très difficile au chef de l\u2019État de se rendre à Montréal sans aller à Ottawa, ce qu\u2019il ne souhaite pas », note-t-il.Charles de Gaulle ne mettra finalement pas les pieds à Ottawa lors de sa visite de juillet 1967, mais pour une autre raison.Il vient à peine de quitter le balcon de l\u2019hôtel de ville de Montréal, après sa déclaration fracassante, qu\u2019un peu plus loin le pre- mier ministre Daniel Johnson, surpris lui aussi, se tourne vers ses conseillers, dont Claude Morin.«Il a dit exactement ceci : \u201cOn va avoir des problèmes.\u201d» Et c\u2019est à la réaction fédérale qu\u2019il pense.(Par ailleurs, Daniel Johnson fera plus tard remarquer au général qu\u2019en référant au « Québec libre », il a utilisé le slogan de scs adversaires du Rassemblement pour l\u2019indépendance nationale (RIN)).« Certaines déclarations du président tendent à encourager la petite minorité de notre population dont le but est de détruire le Canada et comme telles, elles sont inacceptables», dénonce le lendemain Lester B.Pearson.11 n\u2019en faut pas plus au général pour annuler sa rencontre prévue avec le premier ministre canadien.Il fallait bien que je parle aux Français du Canada.Nos rois les avaient abandonnés \u2014 Le général de Gaulle Le 28 juillet, l'ambassadeur français à Ottawa fait rapport de l\u2019impact de la déclaration sur le gouvernement fédéral.11 constate « une profonde blessure et il restera à savoir combien de temps elle mettra à se cicatriser».Mais De Gaulle annote de sa main ce rapport : « La question n\u2019est pas que la blessure de M.Lester Pearson soit cicatrisée.La question est que le peuple français du Canada ait la pleine disposition de lui-même.» Dans un communiqué publié après son retour à Paris, le gouvernement français note que le président a été amené pendant son voyage à mesurer la volonté des Canadiens français «de parvenir, grâce, si possible, à l\u2019évolution qu\u2019accomplirait éventuellement l\u2019ensemble canadien, à disposer d\u2019eux-mêmes à tous égards, et en particulier, à devenir maîtres de leur propre progrès.(.) Prenant acte de cette vague indescriptible d\u2019émotions et de résolutions, le général de Gaulle a marqué sans équivoque aux Canadiens français et à leur gouvernement que la France entendait les aider à atteindre les buts libérateurs qu\u2019eux-memes se sont fixés ».Martin Pelchat / CSk.«Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération.\u2014 Le général de Gaulle Dans l\u2019espace de 30 secondes, le Québec a été connu sur toute la planète.\u2014Claude Morin, alors sous-ministre aux Affaires fédérales-provinciales dans le gouvernement d\u2019Union nationale de Daniel Johnson Le passage du général a été un élément majeur de l\u2019évolution des partis politiques au Québec et à Ottawa.» \u2014 Marcel Masse, ancien ministre fédéral Trudeau, « l'adversaire de la chose française » Dans une série de notes dont des copies sont conservées aux Archives nationales, le général se montrera très sévère, dans les mois qui suivent, envers l\u2019attitude d\u2019Ottawa dans le dossier des relations extérieures du Québec.Avril 1968 : «Nous n\u2019avons aucune concession ni même aucune amabilité à faire à M.Trudeau qui est l\u2019adversaire de la chose française au Canada » Septembre 1968 : « Il est temps de faire savoir à M.Trudeau que son attitude francophobe risque fort de compromettre décidément toutes les relations entre Ottawa et Paris.» UN AN APRÈS Un an après la tempête, au cours de l\u2019été 1968, le Québec prépare de son côté un voyage de Daniel Johnson à Paris.Son chef du protocole fait rapport des préparatifs et précise que le but «officiel» du voyage est de répondre à l\u2019invitation du président français et de parler des relations France-Québec.Puis il précise, dans ce document archivé, que le «but réel» du voyage est d\u2019«expliquer au président de la France notre position constitutionnelle; lui dire jusqu\u2019où nous comptons aller; lui dire où Ottawa doit s\u2019arrêter».Daniel Johnson mourra avant d\u2019avoir pu faire ce voyage.Charles de Gaulle, lui, s\u2019éteindra en novembre 1970.Le mois suivant, à l\u2019Assemblée nationale, le PQ proposera qu\u2019on lui rende hommage en rebaptisant la nouvelle ville de Sainte-Scholastique du nom de Colombey, où repose sa dépouille.Mais la Crise d\u2019octobre vient à peine de s\u2019achever.Le ministre libéral des Affaires municipales, Maurice Tessier, s\u2019y opposera, affirmant «aux applaudissements de ses collègues ministériels», rapporte Le Soleil, «que si le général n\u2019était pas venu au Québec, en 1967, l\u2019on n\u2019aurait jamais eu autant de bombes et d\u2019assassinats dans la province ».Dans une note confidentielle du 21 décembre 1970 du ministère québécois des Affaires intergouvemementales, la déclaration est relatée par le chef du protocole, qui s\u2019inquiète de ses répercussions possibles au gouvernement français.Le haut fonctionnaire note que «même mort, (le général) continue de semer la cont roverse ».Martin Pelchat 12 Actualités leSoleil samedi 21 juillet 2007 « Il faut protéger ce diamant brut ! » Le président de la station de ski Massif du Sud s'oppose au projet de parc éolien Carafes Riedel @1 IX'sj.mlinv Couteaux Loauiole mélanger AGENCER m LINEN CHEST parce que l\u2019on est bien chez soi ! www.vinumdesign.com Le verre parfait pour chaque vin J Vinirni Vinum design \u2022 1480, City Councillors, Montréal (près de La Baie) \u2022 Tél.: (514) 985-3200 Vinum araoDa \u2022 1261 av Maauire.Sillerv \u2022 Tél : 14181650-1919 Vente cl inventaire exceptionnelle 20 à 70 rabais de sur un vaste choix de verres, carafes, celliers et accessoires, Jusqu'au 30 juillet 2007 Alexandre Noël anoel@lesoleil.com Les plans de parc éolien au Massif du Sud indisposent le principal actionnaire de la station de ski, Alain Contant.Il brandit les arguments de l\u2019emploi et du développement durable pour promouvoir son projet de « village de montagne ».L\u2019idée ferait grimper le nombre d\u2019unités d\u2019hébergement à 600 avec la construction de types d\u2019hébergement variés tels condos-hôtels, chalets unifami-liaux, chalets-auberges, unités locatives en bois rond, village de yourtes et auberge de jeunesse.Il y aurait de tout pour toutes les bourses, à en croire M.Contant.La réalisation de cette pourvoirie de sport et d\u2019aventure représente des investissements se chiffrant à entre 125 et 150 millions $.« Nous employons actuellement 100 travailleurs saisonniers et une dizaine de permanents.D\u2019ici 2012, 125 emplois par année, directs et indirects, auront été créés.En 2021, ce sera 805 emplois (dont 122 directs), et ils seront récurrents », a fait valoir Alain Contant lors d\u2019un entretien avec.Le Soleil.Il veut faire de la station de ski une « pour-voirie sports, aventure et culture quatre saisons ».Le promoteur TransCanada soutenait, lors de sa présentation publique du 12 juillet à Saint-Ma-gloire, que l\u2019exploitation d\u2019un parc éolien créerait entre 10 et 15 emplois permanents.La phase de construction de près d\u2019un an nécessiterait entre 200 et 300 travailleurs pendant sa période de pointe, qui s\u2019échelonnerait sur deux mois.Les retombées indirectes de la station de ski du Massif du Sud sont estimées à entre 8 et 9 millions S aujourd\u2019hui.Elles s\u2019élèveraient à environ 25 millions $ par année pour la région de Bellechasse une fois le projet de développement à terme, estime M.Contant, étude à l\u2019appui.Il ajoute que la construction autour de la station représentera en décembre une valeur foncière de 3 millions $.« C\u2019est 7 % de la valeur de l\u2019évaluation foncière de Saint- Pendant que trois compagnies discutent chacune avec les autorités locales en tentant d\u2019obtenir leur appui pour l\u2019implantation d\u2019un parc éolien, Alain Contant croit que la population a son mot à dire.\u2014 photothèque le soleil faire une randonnée et voir une éolienne devant toi, c\u2019est carrément incompatible ! », clame le promoteur touristique.Pendant que trois compagnies discutent chacune avec les autorités locales en tentant d\u2019obtenir leur appui pour l\u2019implantation d\u2019un pare éolien, Alain Contant croit que la population a son mot à dire.« C\u2019est à la population de prendre la décision et elle n\u2019est pas assez informée », croit-il.Les gens de Bellechasse ont une richesse dans leurs montagnes et ne s\u2019en sont pas encore aperçu ! », lance Alain Contant en précisant qu\u2019il ne veut blâmer personne.« Le développement durable, ce n\u2019est pas juste du monde pour un été, mais pendant les 20 prochains étés », conclut le promoteur.Le Massif du Sud est le plus haut domaine skiable au Québec, culminant à 915 mètres.Son dénivelé est de 400 mètres.Philémon, qui est de 42 millions $.Il n\u2019y a jamais eu de croissance comme ça là-bas en 10 ans », s\u2019enthousiasme l\u2019homme d\u2019affaires.Une offre massive d\u2019activités de plein air s\u2019ajoutera à ces infrastructures pour faire du Massif du Sud une station-boutique personnalisée.D\u2019ici quatre à cinq ans, le versant ouest accueillerait de nouvelles pistes damées, poursuit Alain Contant.Depuis deux ans, les maniaques de neige vierge peuvent accéder au versant sud du Massif.Un Cat.ski, un véhicule à chenilles, les emmène dans un environnement silencieux, quasi inaccessible.Deux autres aires pourraient être développées pour cette activité.« Nous sommes la seule montagne de ski qui offre ça au Québec », avance M.Contant.MAUVAIS VOISIN ?« Quand tu construis des chalets familiaux en bois rond, tu veux que ton voisin demeure un parc régional et non un parc éolien.C\u2019est notre niche, 119 km'-\u2019 de parc et de sentiers aménagés, une vue imprenable de la nature.Tu ne peux pas
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