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Titre :
L'action nationale
Éditeur :
  • Montréal :Ligue d'action nationale,1933-
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Action canadienne-française, ,
  • Tradition et progrès,
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L'action nationale, 2012-12, Collections de BAnQ.

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[" L\u2019Action NATIONAL^ volume CII numéro 10 DÉCEMBRE 2012 envoi de publication PAP N° 09113 N° de la convention 0040012293 L'ACTION NATIONALE volume CII numéro 10 - Décembre 2012 Décembre 20 12 vol.CII no 10 ¦ i L\u2019Action NATIONALE Note critique À propos de l'interculturalisme Démographie Pour une politique nationale de population Forum mondial de la langue française Rejetons le fatalisme devant l'anglicisation En couverture Gérald Brault (1929-1998) La Gigue Acrylique sur toile,i9yy, 76 cm x 101,6 cm Collection Hugo Brault Professeur de sciences, érudit et chercheur, écrivain et poète, peintre et sculpteur, artiste engagé, membre fondateur du Conseil de la peinture du Québec (1966), de la Société des arts visuels de Laval (1987), de la Commission consultative des arts de Laval et défenseur des droits des artistes, Gérald Brault a publié de nombreux textes sur les arts visuels.C\u2019est au début des années 1970 qu\u2019il se passionne pour la peinture.Plusieurs expositions individuelles et collectives jalonnent sa carrière artistique.En 2003, cinq ans après sa mort, le Centre de créativité le Gesù à Montréal, lui dédit une rétrospective majeure: « Dessin, dessein, destin ».Gérald Brault est un peintre québécois de la même génération que Jean-Paul Riopelle, Guido Molinari et Jordi Bonet.Un vent puissant soufflait alors sur le Québec et a engendré une création pure, libre et identitaire.Gérald Brault a peint, sculpté, enseigné avec toute son intensité.En véritable créateur ; il utilisait son monde intérieur pour habiller sa création des couleurs de la vie.On peut trouver des milliers de ses œuvres dans des réserves.Nous avons choisi celles qui éclatent par l\u2019harmonie de leurs couleurs, le travail effectué sur la lumière et l\u2019étude du mouvement.Lors de cette exposition, vous pourrez contempler une soixantaine d\u2019œuvres rarement exposées, réparties sous quatre thèmes : Un créateur différent, L\u2019intensité lumineuse, Manifestation, Pièces uniques.\t \t \t \t \t \t Location d'outils Une entreprise québécoise en affaires depuis 1907 Heureuse de participer à la construction de la référence québécoise 40 succursales pour mieux vous servir simplex, ca \u2022\tMontréal : 1.800.361.1486 \u2022\tQuébec : 1.800.284.7571 \u2022\tOttawa : 1.888.408.8807 L\u2019Action NATIONALE 82, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X3 Téléphone : 514-845-8533 Numéro sans frais : 1-866-845-8533 Télécopieur : 514-845-8529 revue@action-nationale.qc.ca www.action-nationale.qc.ca Directeur : Robert Laplante Directeur adjoint : Sylvain Deschênes Comité de rédaction : Mathieu Bock-Côté, doctorant en sociologie (UQAM) ; Sylvain Deschênes ; Lucia Ferretti, professeure (UQTR) ; Lise Lebrun, animatrice communautaire ; Sylvie Ménard, Centre d'histoire des régulations sociales (UQAM) ; Denis Monière, professeur (Université de Montréal) ; Michel Rioux, journaliste ; Patrick Sabourin, chercheur IRFA, Pierre Serré, chercheur.Comité de lecture : Lucia Ferretti ; Alain Laramée, professeur (TÉLUQ) ; Chrystiane Pelchat, enseignante ; Marc Urbain Proulx, économiste, UQAC ; Pierre-Paul Proulx, économiste, Université de Montréal ; Paul-Émile Roy, écrivain.Membres du jury du prix André-Laurendeau : Martin Pâquet (Université Laval), Christian Rioux (correspondant du Devoir à Paris) ; Membres du jury du prix Richard-Arès : Lucille Beaudry (UQAM) ; Robert Comeau (Chaire Hector-Fabre UQAM) ; Simon Langlois (Université Laval).Comptes rendus : Paul-Émile Roy ; Mathieu Bock-Côté.Erratum Le numéro de novembre 2012 de L'Action nationale était le no 9 (et non le 11).Nos excuses aux bibliothécaires et aux archivistes. s* $6 %.\t! I 596, ^\\\\ ,\\w\\ Je choisis LE DEVOIR Libre de penser ' \\» SOMMAIRE Réussir l\u2019unité - Robert Laplante Éditorial Articles Forum mondial de la langue française Rejetons le fatalisme devant l\u2019anglicisation -\tFernand Daoust\t11 Une politique nationale de population pour guider l\u2019avenir du Québec -\tGuillaume Marois\t25 Deux faces cachées de la vitalité du français et de l\u2019anglais au Québec -\tMichel Paillé\t39 Le cours d'Éthique et culture religieuse au-delà des apparences -\tGuy Durand\t50 Nous sommes un peuple enfant -\tMathieu Pelletier\t58 Débats L\u2019histoire politique nationale, un champ d\u2019étude qui doit reprendre sa place -\tCharles-Philippe Courtois\t66 L'histoire nationale sans restrictions -\tSylvie Ménard\t91 Note critique À propos de l'interculturalisme de Gérard Bouchard -\tSam Haroun\t94 Lire les essais Mathieu Noël Lionel Groulx et le réseau indépendantiste des années 1930 110 Guy Bouthillier et Édouard Cloutier Trudeau et ses mesures de guerre 115 Christopher Goscha Vietnam - Un État né dans la guerre 1945-1954\t119 Index des auteurs 2012\t131 4 Lire 4 ÉDITORIAL Robert Laplante RÉUSSIR L\u2019UNITÉ On ne pouvait s\u2019attendre à plus fort symbole.La semaine même où le gouvernement Marois dépose un budget résigné, libéraux et caquistes insistent pour maintenir le drapeau Canadian dans une enceinte où il n\u2019a pas sa place.Les politiciens de la province ont fait la démonstration de leur petitesse : aucun sens de l\u2019État, aucune connaissance même des règles élémentaires du pavoisement, aucun respect des symboles nationaux, une mesquinerie de partisans serviles.Ce sont des inconditionnels du Canada et ils vont se prosterner devant le symbole du viol de la démocratie québécoise.En pleine semaine de dépôt du budget, ils viennent plastronner leur indifférence à payer l\u2019hypothèque sans même que notre signature ne soit au bas du contrat.Ils n\u2019exigent rien d\u2019Ottawa et n\u2019ont que l\u2019automutilation à proposer pour notre gouvernement national.Cela dépasse l\u2019entendement, ils font comme si de rien n\u2019était.Ils font, en fait, les hypocrites.Ils acquiescent à l\u2019ordre imposé.Ils ont mis notre destin au clou, bazardé l\u2019héritage.Ils sont des concierges clandestins dans la demeure de la nation.Ils ont signé la Constitution, mais ne veulent ni le dire ni l\u2019assumer devant le peuple.Et ces démissionnaires ont fait semblant de s\u2019intéresser aux finances de la province.Ceux-là qui ont laissé la corruption gangrener ce que nous avons de plus précieux, les autres qui ont sucré les copains ont font chorale avec les aspirants 5 L\u2019ACTION NATIONALE - décembre 2012 portiers en nous brandissant tous les mots valises de la rhétorique managériale.On les a vus jouer les donneurs de leçons, alors que l\u2019encre n\u2019était pas encore sèche d\u2019un accablant rapport de Secor-KPMG décrivant une gabegie digne des républiques de bananes.C\u2019était la médiocrité incarnée que cette opposition a servie.Une médiocrité qui ne sert qu\u2019à jeter de la boucane devant ce que ce budget révélait de plus affligeant : le drapeau Canadian y était planté et sa hampe fiscale le traversait de part en part.Il n\u2019y a plus rien à attendre des partis dont la loyauté va au Canada d\u2019abord.Pour eux les « vraies affaires » se font toujours avec un escompte de cinquante milliards.Il faut arrêter de faire semblant de ne pas le voir.Le simulacre les arrange.Et il n\u2019y a rien à faire avec des plaideurs qui pratiquent la restriction mentale encore mieux qu\u2019ils ne mentent.Plus que jamais il est apparu évident que le Québec n\u2019a plus aucun horizon dans le Canada que celui du ratatinement.Gouverner la province, c\u2019est voguer de compromis bancal en solution de broche à foin.Le Québec est dans un étau qui le contraint à se gouverner avec les moyens que le Canada lui laisse.Le budget, c\u2019est évident, visait d\u2019abord à éviter le pire.Mais il y a des limites à ne pas nommer les choses : le statut provincial rend désormais impossible de servir adéquatement l\u2019intérêt national.Au mieux peut-on s\u2019attendre à ce que certains réussissent moins mal que d\u2019autres à limiter les dégâts.Mais c\u2019est une bien mince consolation.Ce n\u2019est en rien une voie d\u2019avenir.Éviter le naufrage n\u2019est pas naviguer.Le budget Marceau a toutes les allures d\u2019un prix de consolation canadian.Cela faisait mal de l\u2019entendre conclure son discours en évoquant que les perspectives seraient tellement meilleures si le Québec avait tous ses moyens.Il voyait les choses à l\u2019envers, notre ministre.C\u2019est en introduction qu\u2019il 6 L\u2019ACTION NATIONALE - décembre 2012 fallait établir ce constat.Et ensuite se mettre à expliquer pourquoi il fallait gérer les ressources qui nous restent non pas pour nous accommoder des compromis qui nous sont enfoncés dans la gorge, mais plutôt pour se relancer par des projets mobilisateurs incarnant notre intérêt national.C\u2019est quand les choses vont mal qu\u2019il faut se donner du champ, qu\u2019il faut s\u2019acharner à faire lever l\u2019horizon.Et l\u2019horizon n\u2019est jamais comptable.Il fallait un budget raisonnable, c\u2019est-à-dire un budget construit sur le refus des demi-mesures et des compromis imposés par les maîtres-chanteurs.Tout n\u2019est pas mauvais dans ce budget, tant s\u2019en faut.L\u2019ennui c\u2019est que ses meilleures idées n\u2019inspirent guère parce qu\u2019elles restent présentées avec ce qui les leste.Notre intérêt national ne sera pas servi par des mesures déployées à l\u2019échelle provinciale et en acceptant les contraintes de la régression.Ce budget est prisonnier de l\u2019intendance.Il n\u2019aura guère permis de réaliser des gains politiques significatifs.Le gouvernement aura gagné un peu de temps, mais il ne s\u2019est pas donné l\u2019espace requis pour se soustraire aux manœuvres destructrices et il ne s\u2019est guère équipé davantage pour reprendre l\u2019initiative en mobilisant autour de projets d\u2019envergure.Qui donc fera comprendre que de modestes projets « intéressants » ne feront la preuve de rien, ne donneront des ailes à personne ?C\u2019est l\u2019audace et la créativité qui mettent les peuples en mouvement.Et quelquefois la colère.Pour l\u2019instant, rien des unes ou de l\u2019autre n\u2019est perceptible sur la scène politique.Et pourtant le temps presse.Le peuple du Québec piaffe d\u2019impatience autant que de morosité.Il reste peu de temps à ce gouvernement pour se reprendre.Et pour construire l\u2019unité dans le peuple en cessant de pactiser avec les élites démissionnaires.Cette unité, seuls des projets ambitieux qui permettront à la nation de s\u2019éprouver vivante et capable de 7 L\u2019ACTION NATIONALE - décembre 2012 grandeur sauront la réussir.Ces projets existent, il faut leur donner forme : réseau national de monorail haute vitesse, une grande corvée d\u2019électrification du transport collectif, un grand réseau de production web et une infrastructure de communication du 21e siècle, un grand programme jeunesse lançant 100 000 jeunes dans les échanges et des tournées du Québec, une offensive majeure de développement des énergies vertes visant une véritable reconversion écologique de l\u2019économie.La liste pourrait s\u2019allonger.Et l\u2019on y verrait que les facteurs d\u2019échelle sont déterminants : on ne fera pas muter notre modèle de développement avec des mesures servies à doses homéopathiques.Il faut entreprendre grand en se faisant confiance.Il faut sortir la province de nos esprits.Les forces vives du Québec sont du côté de l\u2019indépendance.On les trouve en partie dans les autres partis indépendantistes, certes, mais surtout dans les couches de la population qui, dans tous les milieux, cherchent à bâtir.C\u2019est par dizaines voire par centaines de milliers que des citoyens porteurs de pays sortent, de temps à autre dans les rues, dans les rangs, sur les places publiques depuis plus de quinze ans pour dire que le politique n\u2019est plus en phase avec ce que le Québec cherche à faire naître.Ces forces ne sont pas celles qui bloquent les projets, comme le prétendent les faiseux, ce sont celles qui poussent pour faire sauter l\u2019embâcle.Elles sont disponibles et n\u2019attendent que le signal pour s\u2019investir dans les grands projets qui feront le pays autant qu\u2019ils en donneront le goût.Le Québec fait le pied de grue en attendant d\u2019avoir rendezvous avec lui-même.La politique des partis Canadian de l\u2019Assemblée nationale ne tient plus que du boniment des souteneurs.Ils n\u2019ont rien à offrir qu\u2019une agence d\u2019escorte pour détourner le rendezvous réel en aventure vénale.Il faut en finir avec la tolérance 8 L\u2019ACTION NATIONALE - décembre 2012 mollassonne qui nous englue dans un « empois de mort » (Miron).La politique provinciale est plus que jamais une politique de consentement à notre minorisation, un voyage organisé au pays de la déliquescence à petits pas.La dignité loge désormais d\u2019un seul côté des choses.La politique des quinze dernières années en a fait une démonstration implacable : une question nationale se résout ou elle pourrit tout.Refuser de la résoudre c\u2019est choisir de marcher en aveugle sur la voie de l\u2019humiliation.Aucun peuple ne régresse dans la sérénité.? Plus de 15 ans d'action pour une économie plus performante, plus équitable et plus verte.Les investissements auprès des entreprises québécoises sont au cœur de la mission de Fondation.Par ses investissements, Fondation contribue au maintien et à la création d'emplois au Québec.FONDACTION /
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