L'action nationale, 1 décembre 1945, Décembre
[" L'ACTION NATIONALE L\u2019ACTION NATIONALE Frs-Aibert ANGERS R.D.Anatole VAN 1ER CHRONIQUES Dominique BEAUDIN Roger DUHAMEL XXX Table des matières La concerUration fédérale de* pouvoir».247 Le bilan canadien d'un conflit.261 Carieux sentiment canadien.282 A oms H dates à\tretenir.287 De la première à la quatrième République\t291 Courrier des lettres.301 En deui mots\t320 337 VOL.XXVI - No 4 DECEMBRE 1945 Vine bonne nouvelle ! ! ! L* 2ème tome de NOTRE QUESTION NATIONALE par RICHARD ARES, est actuellement sous presse.\u2022 En raison de l'étendus de cette étude (260 pages! U nous est impossible de la publier dans Us» pages de la revue.Nul doute que ceux qui ont pris connaissance du premier tome de NOTRE QUESTION NATIONALE (\"Les Faits\") seront désireux de se procurer sans retard la suite de cette importante étude : \"11$ IDÉES\" Voici les 5 parties de cet ouvrage : \u2014 Position sur la nation; \u2014 position sur les rapports de la nation et de l'Etat; \u2014 position sur la patrie; \u2014 position sur le patriotisme; \u2014 position sur le nationalisme.Prix du volume i us dollar Commandes votre exemplaire Immédiatement aux Editions de L'Action Nationale, 3425 rue Saint-Denis.Montréal L\u2019on peut s'ï procurer su même prix le psetnler tome eÇ\u2019on eât plié de notex.\u2014 Que les bureaux de L'ACTION NATIONALE sont maintenant situés au 3425 RUE SAINT-DENIS, MONTRÉAL (autrefois : édifice FIDES) L'on peut y adresser tout communication destinée à la rédaction ou à l'administration.\u2014 Que tous nos abonnés ont un moyen efficace d'aider la revue : payer sans retard leur réabonnement.Cela évite les frais d'une correspondance ennuyeuse pour l'abonné comme pour ladministration.La date d'échéance de l'abonnement apparaît sur l'enveloppe à côté du nom de l'abonné.Etes-vous en retard ?Votre remise immédiate nous obligerait beaucoup !.L'abonnement est de $2.par année, plus les frais d'encaissement du chèque.i 37 ANS de service consciencieux René DUPONT \u2014 président J.-H.DESCHENES \u2014 vice-président Jacques DUPONT \u2014 secrétaire-trésorier MEUBLEZ VOTRE MAISON CHEZ AM 2111 Tèlipbon» AMhcnt S111 II .LANGAGE DE CHIFFRES .Actif 1939 $ 154,349 1940 $ 171,988 1941 $ 212,695 1942 $ 456,584 1943 $ 723,288 1944 $ 1,025,447 Véritable Réveil National LA LAURENTIENNE Compagnie d'Assurance sur la Vie Siège social : LEVIS, Que.III La Sauvegarde de la Famille L\u2019économie est l\u2019art d'ordonner ses dépenses.Sans la pratique de cette vertu sociale, la famille ne connaît aucune sécurité, elle est vouée, tôt ou tard, à la ruine.Protégez votre foyer, préparez l\u2019avenir des vôtres, assurez-vous une vieillesse neureuse et digne en vous constituant petit à petit les réserves nécessaires.Prenez dès aujourd\u2019hui l\u2019habitude de l\u2019épergne.Banque Canadienne Nationale Actif, plus de $250,000,000 514 bureaux au Canada \u2022 60 succursales à Montréal VIA.IJ n.-c Marchand de meubles Confection pour hommes et femmes 4741, ave Verdun \u2022\t4270, St-Jacques O.IV Pour votre santé ~~ Mangez tous les jours 2 ou 3 carrés LEVURE LALLEMAND Fraîche Les médecins recommandent la levure fraîche.La levure fraîche Lallemand est très riche en vitamines B, G et D.Sa haute qualité et sa pureté sont assurées par les années d\u2019expérience de la maison Lallemand.En vente chez les épiciers et les pharmaciens.Vous trouverez chez nous, et h bon compte, tout ce qu\u2019il faut pour meubler votre résidence.Maison établie depuis 40 ans.Fltzroy 4681 LAMARRE FRERES 3723 Notre-Dame ouest.Montréal v DUPUIS Maison essentiellement canadienne-française depuis sa fondation en 1868 ^iipuk MONTREAL Magasin à rayons : 865 est, rue S U1-Catherine.Comptoir Postal : 780, rue Brewster.Succursale magasin pour hommes : BMei Wln4eotr.Vf La concentration fédérale des pouvoirs Au cours des dernières années, nous avons à maintes reprises protesté contre les pouvoirs abusifs que s'arrogeait le gouvernement fédéral, au mépris le plus évident de l esprit et de la lettre du pacte fédératif.L argument invoqué par les centralisateurs ne variait guère: il était avant tout indispensable d'assurer la défense effective de notre territoire et de contribuer dans toute la mesure de nos forces à l'écrasement des suppôts de Satan déchaînés dans le monde.Pour accomplir cette redoutable mission, aucun sacrifice n était exagéré.C est dire que la « Loi des mesures de guerre », élaborée en 1914 par le gouvernement Borden et reprise en 1939 par le gouvernement King \u2014 l histoire n'est-elle pas un éternel recommencement?\u2014 cette fameuse loi a concentré dans les mains des ministres des pouvoirs dictatoriaux.La guerre est terminée depuis plusieurs mois et au moment où nous rédigeons ces lignes, la « Loi des mesures de guerre » est toujours en vigueur.Pourquoi cette contradiction dans les termes?Tout simplement, parce que l autorité incontestée est une drogue à laquelle on s habitue très vite, tout simplement parce que nos gouvernants fédéraux ne peuvent accepter que la période d\u2019urgence soit révolue et qu'il leur faille consentir à lâcher prise.Ils sont prêts sans doute à mettre au rancart, jusqu au prochain conflit, cette loi arbitraire, mais a condition seulement que le parlement vote une législation de portée analogue, pour une durée d'une année, et toujours renouvelable.Ce qui s'appelle bonnet blanc et blanc bonnet. 248 l'action nationale C'est dans cet esprit que le 5 octobre dernier, M.Louis Saint-Laurent, ministre canadien de la Justice, soumettait à l'approbation de ses collègues le projet de loi portant le numéro d\u2019ordre 15.Quel est le but de cette nouvelle législation?Son titre même nous révèle iintention de ses auteurs : « Loi ayant pour objet de conférer certains pouvoirs au gouverneur en conseil dans les circonstances critiques nationales consécutives à la guerre )) .(On est prié d'excuser le charabia de cette traduction officielle).D'après cette pièce législative, le gouverneur en conseil, c'est-à-dire le cabinet des ministres, pourra poser tous actes qu'il désirera en invoquant les exigences de la sécurité, de la défense, de la paix, de l'ordre et du bien du Canada.Tout cela paraît assez élastique.Les pouvoirs requis par le bill 15 embrassent notamment la production, la fabrication, le commerce, l'exportation, l'importation, les changes; les transports par air, route, voie ferrée ou eau; la fourniture et la distribution de marchandises et de services, la fixation des prix; l'emploi, y compris les traitements et salaires; la prise de possession, le contrôle, la confiscation et la disposition de biens et de leur emploi, y compris le contrôle des loyers et de l'occupation; l'entrée au Canada, l'exclusion et l'expulsion, ainsi que le retrait de nationalité; l'imposition et le recouvrement de frais payables au Receveur général du Canada ou devant être versés à la caisse ou au compte prescrit, relativement à tout système de contrôle que renferment ou autorisent des arrêtés et règlements.Cette énumération, nullement restrictive, n'est-elle pas déjà impressionnante?N'indique-t-elle pas clairement la volonté des dirigeants d Ottawa de saper à jamais les bases de la Confédération canadienne? LA CONCENTRATION FÉDÉRALE DES POUVOIRS 249 Cette loi, votée pour une année, serait la seconde étape de la grande offensive centralisatrice amorcée en 1939 à la faveur de la guerre.Elle disparaîtra de notre recueil des lois le jour où Les accords fédéraux-provinciaux auront atteint le même but, le jour où les gouvernants fédéraux auront réussi à arracher aux provinces toutes leurs prérogatives constitutionnelles.Ce sera là l étape finale.Il est donc facile de dégager les grandes lignes de ce sinistre scénario, de cette hostilité sourde, voulue et activée par Ottawa, et qui compromet si gravement l'avenir de notre pays.Il est lamentable de voir se perpétrer sous nos yeux un aussi odieux sabotage de l'économie générale de la Confédération canadienne.De glissement en glissement, sommes-nous donc engagés sur une pente où rien ne peut plus nous retenir avant que nous ayons plongé dans l'abîme?On le croirait aisément, à constater l\u2019apathie à ce sujet de la grande majorité des Canadiens.Jusqu'à maintenant, les revendications autonomistes ont eu le double tort d'être le plus souvent verbales et électorales et d'originer à peu près exclusivement dans la province de Québec.Il était alors facile pour les centralisateurs de discréditer ce qui leur semblait être une crise passionnelle de nationalisme canadien-français.Ils savaient bien qu une fois la période d'émotivité fiévreuse passée, ils auraient leurs coudées franches pour poursuivre leur oeuvre de destruction systématique.Ce qui explique les gains à peu près constants qu'ils se sont assurés depuis 1867.Cette impunité a accru leur audace et ils veulent aujourd hui tirer parti des circonstances pour couronner leur besogne.Sans doute estiment-ils qu il est trop tard pour les autonomistes de réagir avec quelque chance de succès. 250 l'action nationale Allons-nous leur donner raison?Pour éviter ce grand malheur, qui se traduirait à la fois par un accroc très grave à l'esprit démocratique et par un bouleversement matériel et moral au sein de notre patrie, nous prions le gouvernement de la province de Québec de ne rien négliger pour sauver ce qui peut l'être encore, de se montrer également adroit et agressif et de ne jamais abandonner la proie pour l'ombre.Nous faisons aussi appel à l\u2019opinion anglo-canadienne d'inspiration saine et désireuse de bâtir avec nous, et non contre nous ou sans nous, un Canada robuste, équilibré, heureux, et nous lui demandons d'oublier les différends et les rancunes du passé pour collaborer loyalement avec nous à une oeuvre de grandeur et d'harmonie.Il est temps que les Canadiens se lèvent pour la défense de leur patrie ! L\u2019Action nationale.Les noms français aux Etats-Unis Commentant un ouvrage récent de George R.Stewart, Names on the Land, André Maurois soulignait avec plaisir qu'il existe aux États-Unis une quantité de noms d'origine française, même si quelques-uns ont été forcément déformés.Les exemples sont multiples, en voici quelques-uns.Cavelier de la Salle nomma la Louisiane en l'honneur de Louis XIV.Saint-Louis (Lous IX) est ainsi désignée par une poignée de Français fidèles au souvenir de la mère-patrie.Le Mississippi faillit s'appeler le Colbert.Plusieurs villes américaines perpétuent la mémoire du Père Marquette et de Louis Jolliet.Fond du Lac, Détroit, Racine, Eau Claire, Prairie du Chien, Bâton-Rouge, sont des noms bien français.Mauvaise Terre a donné Movestar, Marais d'Osier, Meredosia, la Rivière à l\u2019Ours, Louse Creek, la Rivière à Fèves, Fever River.Et le savant médiéviste Gustave Cohen ne clai-ronnait-il pas son admiration d'avoir découvert Terre Haute au cœur du Middle-West ?Vestiges linguistiques. Le bil an canadien d'un conflit Un conflit vient de se terminer.Un autre se prépare.Avant que l'horizon ne se soit davantage noirci et qu'ayant perdu la tête, nous ne soyons plus en mesure de dominer nos réflexes, il peut être bon de voir ce que nous a valu notre participation à la dernière aventure.Non pas qu\u2019il soit vraiment possible, dès maintenant, d'en solder le coût véritable.Les influences, même purement économiques et financières, d\u2019un pareil bouleversement sur les années à venir sont actuellement imprévisibles tant en intensité qu'en durée.Nous pouvons, en tout cas, ainsi que parlent les comptables, arrêter un bilan de la situation à date.Le coût économique et financier La plupart des esprits droits se sont scandalisés de 1914 à 1918 et ont continué de se formaliser ensuite de ce que nous ayons jeté dans la fournaise d\u2019une guerre visant à détruire l'un des principaux concurrents de l'Angleterre sur les marchés d'exportations, la somme de $ 1,300,000,000 Mais qu'est-ce que cela, sinon une somme quasi ridicule, à côté des $18,000,-000,0001 que nous avons engouffrés cette fois-ci.1.Les chiffres officiels montrent une dépense totale pour les six années de $15,138,000,000, à laquelle il faut ajouter $1.518,-000,000 d'aide au Royaume-Uni donnée en 1939-40, 1940-41 et 1941-42 sans avoir été incluse dans le budget et le tiers au moins de la dépense annuelle de $4,500.000,000 pour couvrir les frais des quatre derniers mois d'hostilités depuis le 31 mars 1945 jusqu'à la capitulation du Japon en août, soit un total de $18,156,000,000. 252 L ACTION NATIONALE Évidemment, on nous dira que le Canada a connu en retour une ère de prospérité sans pareille, que la production nette du pays a passé de trois milliards et quart en 1939 à six milliards et quart en 1942 (dernier chiffre connu) et peut-être plus de sept milliards en 1943 et 1944 ; que les agriculteurs ont vu leur revenu net s\u2019élever de 534 millions en 1940 au millard en 1942 et 1943 ; que nos forêts, nos pêcheries et nos mines ont débordé d'activité; que nos manufactures ont atteint le haut record de près de huit milliards et demi de production brute, à partir d'un bas de trois milliards et demi en 1939, qui ne s\u2019éloignait guère lui-même du plus haut point des années de prospérité, soit un peu moins de quatre milliards en 1929.En conséquence, nous disent les statistiques, le revenu national s'est élevé de près de $5,000,000,000 en 1939 à au delà de $9,000,000,000 en 1943 et 1944; avec le résultat que nos salariés ont reçu pas loin de $6,000,000,000 au lieu $2,600,-000,000 en 1939, fruit d'une augmentation du travail disponible, porté à sa plénitude, et de taux de salaire plus élevés, dont l\u2019indice a été porté à 140, de 105 qu'il était en 1939 et de 120, au maximum antérieur de 1920.Sans nul doute, ce sont là des faits incontestables.Mais une partie seulement des faits.Il y a l'envers du décor.Certes, la production a augmenté, mais de cette augmentation une somme de $10,000,000,000 a servi, au cours des cinq premières années de guerre, donc une douzaine et demi de milliards vraisemblablement pour toute la guerre, à fabriquer armes et munitions de toutes sortes et à les jeter dans le brasier mondial.Et cela ne comprend que la production sur LE BILAN CANADIEN D\u2019UN CONFLIT 253 contrats du ministère des Munitions et Approvisionnements, à l'exclusion des autres dont l'activité ajouterait sans doute encore à ce chiffre.A ce jeu, c est un milliard de pieds de bois de plus (en pieds cubes debout) qui ont été extraits, de forêts déjà surexploitées, pour servir à des constructions de guerre ou mettre nos usines à papier au service de la propagande de guerre et d une paperasserie administrative dont une bonne partie a constitué un pur gaspillage, même du point de vue de l'efficacité de 1 effort de guerre.Ce sont aussi des milliers et des milliers de tonnes de minéraux \u2014 dont tous n'existent pas chez nous en quantités inépuisables même pour un proche avenir \u2014 qui ont été tirées des entrailles de la terre et jetées, pour ainsi dire, aux quatre vents de.1 impérialisme ! Il est vrai que cette activité nous a permis de mettre au point notre outillage, de soi te que nos exportations de 1943 comportaient des produits mécaniques pour plus du tiers de la valeur, alors qu on n en trouvait même pas 5% en 1939.Mais il n'est pas encore certain que cela nous sera un avantage tel quel : nos principaux clients d'avant-guerre \u2014 Angleterre et États-Unis pour 73% \u2014 n'ont que faire de ces produits hautement industrialisés, dont ils regorgent, et quelles seront nos chances d'en vendre ailleurs en face de la concurrence des deux mêmes pays sur les marchés internationaux ?Toute cette activité supplémentaire, c'est surtout en exportations qu elle a passé, ainsi qu'en fait foi 1 accroissement considérable de nos envois à l'étranger (936 millions en 1939 à 3,440 millions en 1944), et cela sans compensation équivalente pour la population canadienne.Nos importations, qui sont censées 254 l'action nationale représenter les avantages que la population canadienne tire de son travail en retour des fruits qu'elle expédie au dehors, sont loin d'avoir crû dans la même proportion: elles ont tout juste un peu plus que doublé au cours de la même période, alors que les exportations, on le voit, se sont presque quadruplées.Cela provient en partie de ce que nous avons multiplié les cadeaux.pas de Grecs malheureusement, mais de poires: $4,246,000,000 en six ans; de sorte que, contrairement à ce que les politiciens ont si souvent affirmé, le travail qu\u2019ont obtenu ainsi certains Canadiens leur a été sans profit.autre que les obligations de la Victoire, parce que que d'un genre propre à empêcher nos usines canadiennes de s'intéresser à fabriquer pour la demande canadienne.De plus, l\u2019augmentation qui s'est produite dans nos importations a, pour la majeure partie, consisté en approvisionnements et en matières premières ou matériel pour fins d'expansion de notre effort de guerre, donc sans utilité pour les civils qui, eux, ont même dû être rationnés sur certains produits, fait sans précédent dans notre histoire.Ce fait de l\u2019avantage très relatif \u2014 en dépit parfois des apparences \u2014 dont a profité le consommateur canadien par suite de l\u2019économie de guerre nous est également révélé à l\u2019analyse de l'indice du commerce de détail.De 105 qu\u2019il était en 1939, il n'a passé qu'à 173 en 1944, soit une augmentation de seulement 65% environ alors que la valeur de la production a un peu plus que doublé.De plus, ces données reflètent les augmentations de prix.Une fois celles-ci éliminées, l\u2019augmentation dans le volume du commerce de détail LE BILAN CANADIEN D\u2019UN CONFLIT 255 s établira à environ 30% et probablement moinsl * * * * * *, alors que l'accroissement dans le volume de la fabrication s'établit à 180%, soit six fois plus.Où donc a passé le surplus de revenu qu\u2019a obtenu la population de son travail ?Nous ne le savons que trop .il s en est allé dans les coffres du gouvernement sous forme de taxes ou de souscriptions aux certificats d épargnés de guerre et aux obligations gouvernementales.C est ainsi que pour les cinq années fiscales 1940-41 à 1944-45, le gouvernement a retiré en taxes $6,585,000,000 de plus que si les impôts étaient restés au niveau de 1939; il a reçu en outre quelque $300,-000,000 en certificats d'épargnes et pompé $10,238,-000,000 par les campagnes d'emprunt.Si bien qu'apr4 déduction faite des impôts payés par les particuliers et compensation établie pour la hausse des prix, on s aperçoit que 1 accroissement du revenu national de guerre se réduit à peu de chose mesuré en satisfactions immédiates supplémentaires pour les citoyens du Canada.Le revenu versé au particulier, fixé à $8,080,900,000 en 1944, s'est vu amputé d'un milliard au seul titre des impôts sur les revenus personnels; les emprunts en ont pris un autre milliard, en tenant compte de remboursements pour un chiffre de 325 millions de dollars.Des six milliards qui restent, un autre 400 millions s\u2019est envolé en taxes d accise supplémentaires de toutes sortes, soit donc 1.Pour établir ce calcul, j'ai pris pour acquis une hausse des prix de détail de 25%.L'indice du coût de la vie montre d
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