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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 31 mai 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1942-05-31, Collections de BAnQ.

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[" \"pTriToN CATHOLIQUE ;\tîle , non S^> «l« Catholique.r^Uon ft adrnlnlatratioD : * t Houl < harrst.Quebec.Vol.VI.minuTO 22 \u201cInstaurare omnia in Christo\u2019* 16 PAG F S | ninmiuhe, 31 mai IÎH2 wWm:., M >,c ,^5*s«5 ' mêm s> % ; « I?msm k*.: :i\" I i - ' v: r-4.G »l\u2018- gx; : v (CopyrtijM par \u201cWar ArthisU A Illustrators\", Londres) i IRWr W* y ':'1 JOGM V*\"/ K \u201d> v' \u2022\t^ se souvient avec quelle joie les P°pu .rions des nations unies ont ap-pr,s \u2018a nouvelle du premier raid aérien COntr\u20ac ^okio et les autres centres in-dustr,( is importants du Japon, tels Yoi- hama, Kobé et Nagoya.Ce raid .a cuté par un groupe d'avions ^^éncains, le 18 avril dernier.Les \u2022\tû»\u2018urs américains, qui ont pris part à ce r.iç!; étaient au nombre de 79 et ét.nen' o u $ la direction du général Jâmes H.DoditHe.# Au cours de ce ratd, vient de révéler le chef de l'expédition, aucun avion américain n'a été abattu par les Nippons.Quelques-uns ont été endommagés, mais ils ont pu rejoindre leur base.Les dommages causés aux objectifs militaires ont été considérables, bien que les Japonais aient prétendu le contraire.Un seul incendie a détruit au moins 400 maisons, dans la capitale du lapon, selon ce que nous a appris une dépêche de Çerim.\u2022 Notre artiste a voulu représenter un aspect de cette attaque aérienne contre les principaux centres japonais.On sait qu'un nombre relativement petit d'avions de combat nippons se sont portés à la rencontre des appareils américains, En plus des maisons incendiées, des navires de guerre et des usines d'avions ont été atteints par les bombes des Américains.On dit, à Washington, que de nouveaux raids contre le Japon sont possibles. A PROPOS DU & Centenaire de la Société » La Société Saint-Jean-Baptiste de Québec céh hre cette armee le centenaire de sa fondation.C'est, en elfci.en 1X42, nue fut célébrer pour la premiere fois, dans la riniir Covitale, la fête de la Saint-Jean Une organisation fut faite, a la m -juin, pour cette célébration, et la direction de cette association fut confiée au r>r t terre-Martial Bardy.qui est considéré, de ce fait, et à juste titre, comme le fondateur de notre Société nationale.La semaine dernière, nous avons publié une biographie assez élaborée du Dr Rardu.U' président actuel de la St-fean-Baptiste est le cinquantième president.Il est donc évident que nous ne pourrons pas, d'ici le 24 juin, en dire autant de chacun de* anciens présidents de notre Société nationale Nous voulons au moins dire quel-qio s mots de tous ceux qui sont décédés, Aujourd hui, nous parlons de six a eni > e eux.L'hon.R.-E.Caron (1842-1852) Le second président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec fut l\u2019honorable René-Edouard Caron, n en 1800 et mort en 1876 lieutenant-gouverneur de la province de Québec.11 dirigea les destinées de notre Société nationale pendant dix ans, soit de 1842 à 1852.Pené-Edouard Caron naquit à Sainte-Anne de Beaupré le 21 octobre 1800.Il fit es études au collège de St-Pierre du Sud et au Séminaire de Québec et il fut admis au Barreau du Bas-Canada le 7 janvier 1826.Il représenta Québec a l\u2019Assemblée législative de 1834 à 1836; il fut appelé au Conseil législatif en 1838, puis le 9 juin 1841.Du 8 novembre 1843 au 19 mai 1847, il fit partie du ministère comme président du Conseil lég'slatif.Du 11 mai 1848 au 11 novembre 1849, il lit partie du cabinet Lafontaine-Baldwin.Il fut de nouveau ministre du 25 octobre 1851 au 14 août 1853, alors qu\u2019il fut nommé juge de la Cour supérieure.Le 11 sep ombre 1873.il devenait lieutenant-gouverneur de la province de Québec F.n 1875, il fut nommé commandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire-le-Grand.En 1826, il avait épousé Joséphine de Blois qui lui donna plusieurs enfants, notamment le Rév.Père Carin, C.SS.R-; Joséphine.épouse de l\u2019hon.juge Jean-Thomas Taschereau et mère de Thon.L -A.Tas-hereau; Corinne, épouse de sir Charles Fitzpatrick; etc.L\u2019hon.R.-E.Caron mourut le 13 décembre 1876.Jæs députés étaient en séance lorsqu\u2019ils apprirent la mort du lieutenant-gouverneur.Prenant hv-parole au nom du gouvernement, qui était alors sous la direction de l'hon.de Boucherville.Thon.M.Angers (qui devait lui aussi devenir lieutenant-gouverne en 1887) rendit hommage à ce grand Canadien qui.dit-il, \u201cfut promu par ses talents, son patriotisme et sa vertu, au premier rang qu\u2019un Canadien puisse occuper Les talents, le goût du travail, accompagnés de la vertu, sont les trois puissances morales qui ont ouvert au fils d\u2019un humble paysan du comté de Montmorency, les carrières si v liées qu\u2019il a parcourues pendant cinquante ans, pour venir s'éteindre.revêtu du titre et des qualités de lieutenant-gouverneur de la province de Québec.\u201d \u201cNé avec le siècle, ajouta M.Angers, il était arrivé à l\u2019âge mûr à l'époque la plus critique do notre histoire politique.Il n\u2019a pas hésité à par\u2019ager son temps entre sa clientèle et la politique II ne fut pas le dernier à demander les réformes qui eurent pour résultat de nous assurer le gouvernement constitutionnel dont nous jouissons aujourd'hui.Ce que d\u2019autres voulaient à tout prix, il le voulait comme eux.mais il ne le demandait qu\u2019à des moyens constitutionnels C\u2019est 1; la plus belle page de sa vie.Il demandait la réforme, il la demandait partout et toujours, mais il ne l\u2019espérait que de la justice et de la modération.\u201cSi sa manière de voir eut prévalu, nous n\u2019aurions pas eu à regretter des martyrs politiques d\u2019un côté, et de l\u2019autre le spectacle d\u2019une même famille divisée entre elle pour refuser ce que la justice, la raison, la paix et la prospérité du pays exigeaient.C\u2019est à cette époque que i-ous pouvons dire qu\u2019il a gagné la devise : Fortiter in re.suaviter In modo.Sa réforme est venue sans que l\u2019acrimonie entre les deux partis ait été complètement effacée.\u201cC\u2019est surtout à cette époque que par son esprit conciliant et modéré, M.Caion a été utile en contribuant à amener les hommes politiques les uns à profiter sans abus, et les autres à ne pas regretter d\u2019avoir accordé ce que la justice leur faisait \u2014 2 - Vol.VI, Ho 22 # L\u2019hon.René-Edouard CARON, ancien lieutenant-gouverneur de la province de Québec, ancien maire de Québec, fut président de la Société Saint-jean-Baptûte de Quebec de 1842 i 1852.un devoir de ne |>as refuser plus longtemps.\u201d En 1859, de concert avec ses collègues les juges Morin et Day, il comm iça l\u2019érection du plus beau monument qu\u2019une nation puisse posséder en Amérique.Ce monument est un petit livre sur le frontispice duquel on lit ces mots : \u201cCo».pect des générations futures.\u201d Et le \"Journal de Québec\u201d disait > mai : \u201cEsprit fin, érudit, geutilhonm < dan, toute la force du terme, l'hon.M p;,net était le type de l\u2019ancien Canadien, ?u Barreau le 12 octobre 1835; plus tar t.I en rs Son Esc.le commandeur Loui» de Co» uc BAILLARGE.comte .oma.n, a fl l le découverte de \"dripe*u\t.u président de notre Société nation.S5 i 1859. I1842-1942H Saint-Jean Baptiste de Québec iéu 1\\ rhon M.Caron.En 1850, (t , it vocat de la Cité de Québec.M j, II; fut, en 1848, un des fon-Institut Canadien, dont il fut im l«i té ,.r -\t, collaborait à la fondation du nadaM.En 1863, il de- s,\t;.h- du 2e bataillon de milice de ûu (>t.i tait aussi fa:t Conseil de la K, 1873, il était Bâtonnier de Québec.t M Bail large que nous devons Wr.iprau de ( anllon, |UC d'un temps qui lio (.t q Ilaque fois qu\u2019il figure dans j,i un de la St\u2014Jean-Baptiste, 4 t\u201e « nouvelle aux nôtres le sou-v,\u201e' r ,i« v vaillants exploits de nos mémorable Joui -j« Uct 1758, pendant l\u2019invasion j, Cm: «: , les troupes de la Nouvel-le-.'tnKle\u2019**!'*' Ce v»eux drapeau fut janvier 1348.Point n\u2019est be* m i.rappeler à nos lecteurs com-etb i - ouverte.M.Bail je fut avec son ami le Dr Ro-bit.ll« t, ie ceux qui conçurent l\u2019idée it réun » ' de déposer, dans un seul t,\t, ik*\t«\u2018ii juin 1854) les ossements ri, i .r\tbraves grenadiers français it I» rem.t des braves highlanders du 7lrmr resunent anglais, qui furent tués gur les leurs de Sainte-Foy, pendant la b;\u2019 'litre les généraux Lévis et M1 irray.C\u201de>- a .\" t à l'énergie et au zèle de MM B'i:\tet Robitaille que nous de- \u2022 jetion lu monument \"Aux Brav*^ dn en plein péché mortel.Pour nous limiter au blasphème et au juron, admettons qu'ils existent chez nous ft l\u2019état purulent et contugic ix, au p >int d\u2019étonner quiconque sait notre attache-ment a i catholicisme et à la langue française.Il faut croire que le diable s\u2019en mêle.D'abord, un peu de clarté pour ne pas voir ie blasphème partout, et^mur ne pas se fausser la conscience avec des fautes qui n'en sont pas : la liste «les péchés est déjà assez longue qu\u2019on n\u2019a pas besoin d\u2019y en ajouter.Blasphemes.Jurons et mots grossiers Voilft en quoi peuvent se diviser ces fl«>ts de mots superflus «pic nos Cana- pas en eux-mômes blasphématoires peuvent le devenir, s\u2019il y a scandale; s\u2019il y a mépris des noms saints que l\u2019on prononce; si l\u2019on emploie ces noms en guise d\u2019imprécations contre quelqu\u2019un; enfin, si l\u2019on croit dire un blasphème.En tous ces cas.la matière est grave ou cens grave.Pour ne pas laisser faire de blasphème av«>c ce qui n\u2019?n est pas, distinguons bien ce qui n'est que juron, péché véniel de \"vain usage d'un mot saint\u201d, comme dit la Morale :'c'est le fait le plus ordinaire de nos »a«'reuis.Répéter à tout bout de champ, comme patois, les noms vénérables de Dieu, «le la sainte Vierge, des saints, des sacrements, des va cs sacrés, du Calv: ir ¦, ce n\u2019est pas vénérer ces noms bénis, pas même les respecter.Est-ce qu\u2019on abuse comme cela du nom de ses amis, de scs parents, do s s chefs po itiques ?.Voilà donc une profanation dite légère, péché véniel, qui devient grave si l\u2019on y ajoute de la colère contre Dieu, le désir de l'insulter, ou les abjectifs damné, maudit, etc.La formule devient alors blæ- paroles veulent faire leurs braves et intimider la galerie, sans se douter qu\u2019ils se placent eux-mêmes au bas niveau des Hébreux dégénérés dont parle Racine : P»*uple lâche, en effet, et né pour (l'esclavage, Hardi contre Dieu seal .Triste fanfaronnade que cette pose de pourfendeur et de mousquetaire quand on n\u2019est que débardeur, cantonnier, bûcheron ou mineur au service de l\u2019étranger .On prend l\u2019envers de la fière attitude chrétienne: Helmut devant les h«»m-m«*s, à genoux devant Dieu.Dieu n\u2019aime pas cel\u201d.Il punit cela: ne nous étonnons plus de la déchéance de notre peuple, elle est méritée.Châtiments, même temporels.Quand la sainte Vierge apparut aux bergers de la Salette, elle annonça que U profanation du dimanche et !e blasphème appesantissaient le bras de son Fils contre les coupables.En 1850, Mgr Bourget employait toutes le» forocs de sa foi \u2014 Vol.VI, No 22\tL'Action CaHioliqun \u2014 Quob#c s assez les réactions violen irt au plus facile : on a sous le gosier, tout un arsenal «i« J ^,ru es, aussi commodes que \u2019 '\t^ sont à tout propos, puis bois i !\u2019«?* land l\u2019habitude est pris?scènes de ménage et «1 (lent à coups de ces gro ujours raison : les en fa' és, y voient bientôt une < .«Meuse, et ils les répètent r a irs hommes.Quant aux fois plus polies, si plusieur e de corriger, d\u2019endiguer !'\u201c *\u2022 tument, et parfois ne \">\u2022 son, peut-être au profit u* ¦ lente, de l\u2019égalité des sexes et é vraiment trop démocratm ^ propagation des jurons es ans doute, mais Inffreii!' p.le manque de cervel c, «i « de bons sens et de respe.t < ; ur adore le dimanche, annon -uilibre navrant chez tous < > Lire la suite en pag* \u2014-. Par U b.trbr dr tous U*t prophètes! tali' dra-i-il donr tou Jour* iiu« u K 1*111 me Or;.eon soil dan> 1\u2018obUeitinn de « Je vis sur la chaussée déserte eJ comme en plein jour, à eau e d.die, une fillette toute menue, t et qui se tordait les bras de d ¦ Je la suivis.Elle alla druit a allumé par les Allemands.N mes tous deux au premier et.et je pris dans aies bras une p .le personne toute paralysée, su Déjà les flammes nous cerna.en cevant une issue, nous nous 1 je descendis vers la rue avec r de a u impuissant.Dans l\u2019abri où nous nous ref : la paralysée fut couchée, mai.', reur! mon uniforme dégoulm.C\u2019était une morte que j\u2019avais \u2022 elle avait été frappée dan* son ralytique par un éclat de bombe A Londres, monsieur, on ne ; mourir en paix.\" Je regardais ce jeune homme, lu lassitude que rien au monde, semi ne pouvait alléger.11 avait vu sang de Londres et brûler la cit\u20ac| ne de l'Allemand était froide.\u2014Il faudra, monsieur, pénétrer au coeur du Reich et détruire la ve a.m ii-lemande, san* quoi elle viendra déniai* envahir notre ville.Elle constitue e : .uf grand fléau de notre temps.Comme il parlait, la femme de i:.arf» vint l\u2019appeler auprès de sa mère.Il me demanda de le suivre.Un prêtre était là.Il était pen né ur la vieille femme et traçait ui \u2022 c #* signes de l\u2019Extrême-Onction.La mort, comme me l\u2019avait du \u2022 jeun» homme, rôdait donc dans cetu nde et \u2022ombre maison.Je la .s 'iu.ii' peur, à cause de ma jeunesse et do me* membres pleins de force, mais j< vas que sa lâcheté s'acharnerait ir e-n* perdue sous l\u2019édredon et dont - ng n« circulait plus que faiblement Le prêtre s\u2019agenouille.\u2014Elle entre en agonie, dit-b Le soldat s'approcha du\t* front de la mourante.Elle allait mourir mais en\tnon pas comme cette paralytique le P cca* dilly.Maintenant, on entendait le 1 re d*\u201c te: \u201cPartez, âme chrétienne quittez ce monde au nom de Dieu le Père : >P ¦* sant, qui vous a créée.\u2019\u2019 Et la m rt en.i i, comme jadis, sans bruit, sans n disse-ment.sans sirène.Combien elle était moins bi it e q ie la mort» apportée d\u2019Allemagne < »ée sur Londres en vagues pu Et cette mort sereine me ] moins redoutable, c'était la nv:' lr\u2018\u2018ni* quille qui avait surpris nv qu\u2019aucune bombe encore n'av de leurs tombeaux.Il ne se n1 départ aucun innommable d\" ' * in\":, de suppression sauvage.Instinctivement, le soldat se to ; i vers la ren Hre.Sa mère venait d\u2019expirer.Son âme s\u2019en était allée ver « heureuses que nos rêves situer ' monde fabuleux et que notn désigne comme le sein de Dieu La mère avait attendu le fils I rir.Elle n\u2019avait pas voulu partir voir son héros.Tel que je le connus, bon Um ^ français, je savais que.dem im\t>'\t^ lierait au front où les barba'1 ' ploient.Et là, il refoulerait jusx de prière» d'apres le* nuiius.riu du IXe au XVIIe siècle.Nous ¦\t1 me belle page sur la Trinité QUI commencf^ ainsi: Jmoun ad .rp mainte Trinité.Dieu Inef-*\"*; t'Uit d\u2019abord, je vous rends grà-' P 11 \"\tBM ci t er à votre image if'irrnhlance.de telle sorte que j\u2019euMse ''¦\u2022mmi- \\ ,,Uç.ia mémoire.l'Intelligence et *\t'\"Iihiu l'.ix la mémoire, je me sou- de von par rintelligence.je vous 1 ,U|N; par la volonté, je vous désire.1 \u2022 date de la de Ia Trinité rui \u2018,1 -w1 \" lrt fét« la Sainte Tri- .premier dimanche qui ,U' n n\u2019en fut pas toujours Xvïti\t\u2018\u2019\u2019\u2019P d\u2019églises.Ainsi, au d^nn-r i\" ' a c^lébrait cette fête le *\u2022' dimanches après la Pentecôte, mom\t\u2019 de Narbonne, de Cler^ Saint-Julien de Rrioude.(Il Les teu, i '' n l\u2018\u201c Citeaux chantaient Primc la Dir«anch«( 31 mai 1942 SE CROYANT SÛRS DE L\u2019IMPUNITÉ les nazis intensifient les persécutions D\u2019après les nouvelles d\u2019Europe, une recrudescence d'anticatholicisme est à la veille de poindre, non seulement en Allemagne, mais partout où les na/is sont maitrus.Les censeurs allemands ont supprimé toute nouvelle tendant à confirmer cette attitude; mais depuis que Martin Bormann a été nommé député fuehrer, les persécutions ont recommencé de plus belle.Les journaux nazis ne se gênent pas pour dire que les Nations unies seront incapables de reconquérir l\u2019Europe, et que par conséquent, toute \u201ctolérance\" envers le catholicisme peut être abandonnée.D\u2019autre part, le correspondant du poste NCWC de Lisbonne, au Portugal annonce que tous les monastères ont été fermés en Allemagne.On savait qu'une partie des cloîtres d\u2019Allemagne étaient occupés par les nazis, qui en a-vaient chassé les moines.Mais apparemment, il n\u2019y a plus maintenant là-bas un seul monastère fonctionnant librement.f Monseigneur von Preysing, de Berlin, a protesté sans résultat, parce que les nazis ont fermé la cathédrale de Sainte-Jiedwidge, qui est la seule église catholique de Gruenau, banlieue de Berlin.Le presbytère et la bibliothèque de la cathédrale ont été confisqués.sous prétexte que les religieux qui l\u2019occupaient étaient \u201ccommunistes\".Cep» nrtant.monseigneur von Preysing, dans sa lettre de protestation, déclare que personne dans la communauté n\u2019a jamais été accusé d'être un communiste.Evidemment, il s'agit de persécution, sans quf les maîtres nazis daignent donner aucun explication.D autre part, la Pologn voisine d\u2019Allemagne, est l\u2019objet particulier de leur haine.Le gouvernement polonais vient de publier à Londres le second volume de son Livre Noir où se trouve consigné, sur la foi de documents officiels, ce que l'Ordre nouveau allemand est en train de faire dans ce malheureux pays.En ce qui concerne l'Eglise catholique, est-il déclaré dans ce terrible réquisitoire, les nazis ont signifié \u201cdès !\u2022 début, une campagne de barbare extermination\".Plus de sept cents prêtres polonais ont été, à ce jour, soit exécutes, soit torturés à mort dans les prisons et les camps de concentration.Trois nulle ecclésiastiques y son tou-jdurs retenus à l\u2019heure actuelle.Mais la haine nazie prend aussi une forme démoniaque.Un communiqué de 1 AMuires nous en donne plusieurs détails révoltants.C\u2019est ainsi qu\u2019un membre de la Gestapo se rendit à la cellule tie la Mère supérieure, au couvent des Soeurs franciscaines de l\u2019Adoration perpétuelle et la força à consommer les hosties consacrées.Des prêtres et autres ecclésiastiques du diocèse de I/kIz furent contraints de s\u2019agenouiller tous sur un rang, de toucher le sol de leur front et de s\u2019écrier: \u201cNous sommes des pourceaux polonais\".A Ignacow, en présence du curé et des Soeurs de la Miséricorde, un tableau de la Sainte Vierge fut utilisé, avec maints blasphèmes, comme cible d\u2019entrainement au tir.A la prison de Wisnicz.il fut ordonné à un prêtre jésuite de Cracovie de fouler la croix aux pieds.Ayant refusé, il fut frappé à la tète avec cette\u2019croix.Une statue du Christ, après avoir été traînée jusqu'à un tas d\u2019ordures de la municipalité de Poznan, fut entourée d'une clôture en bois sur laquelle les nazis tracèrent des obscénités qu\u2019on ne saurait reproduire.L\u2019authenticité absolue de tous ces outrages, et de bien d\u2019autres encore, est garantie par le cardinal Hlond, primat de Poznan, et de monseigneur Tygmunt Kaczynski, aumônier de la Pologne à Londres.Il est hors de doute que les nazis intensifieront leurs persécutions contre la religion dans toute l\u2019Europe occupée, s'ils se croient sûrs do l'impunité.L\u2019opinion DDD des autres I.'une ne va* pas sans l'autre \u201cLa justice sans la force est impuissante: la force sans justice est tyrannique.La justice sans la force est contredite, parce qu\u2019il y a toujours des méchants: la for *\u2022 sans la justice est accusée.Il faut donc mettre ensemble la justice et la force et.pour cela, faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste\".(Biaise Pascal.P« usées, 1679) Dunkerque, deux an> après \u201cIl m\u2019arrive de penser que tout cela n\u2019est tout simplement pas vrai.De telles choses ne peuvent arriver.Je veux parler des navires.Où que vous regardiez, vous ne voyez que des petits points sur l\u2019eau.D'où diable viennent-ils tous ?Gomment les Anglais ont-ils fait pour les réunir On dirait que ça tient du prodige.C\u2019est comme si cela faisait partie d'un plan.Je sais que nos quartiers généraux organisent les choses pour des semaines d\u2019avance, quelquefois des années, je suppose.D'autres diocèses, en particulier ceux de Narbonne, du Mans, d\u2019Auxerre, d'Angers, d'Avranches, de Chartres, de Beauvais, célébraient cette fête deux fois: l\u2019une le premier dimanche, l'autre le dernier dimanche après la Pentecôte, sous les dénominations de Trinité d\u2019été et de Trinité d\u2019hiver.F.BRIAND.Mais les Anglais ne pouvaient savoir tout cela d\u2019avance.Comment ont-ils fait ?C'est à devenir fou.Nous pensons que nous les tenons et ils nous glissent entre les doigts.Tous ces bateaux il en surgit de nouveaux à chaque heure ! Certains sont si petits, des yachts ou des barges ou de petits bateaux de pêche, qu'on imagine mal comment ils ont seulement pu venir.Mais il se peut que la plupart d\u2019entre eux ne retournent pas.Si l\u2019on y p^ul quelque chose en tout cas\".\u2014(Gottfried Loskc.dans son livre J ETAIS UN A-VIATEUR NAZI, Montréal, 1941).Les liens fraro-britanniqties \u201cJ\u2019ai été convaincu que l\u2019Intérêt mutuel de la France et de l\u2019Angleterre est que nous devrions être unis, d\u2019abord pour notre propre protection contre le reste du monde; et puis, pour protéger le monde dans son ensemble.Mais savez-vous chez qui j\u2019ai trouvé la confirmation de ces idées?Chez cet éminent homme d\u2019Etat qui dirige aujourd'hui les destinées du Canada.Sir Wilfrid Laurier.Parce qu\u2019il est mieux en mesure que je ne le suis d'apprécier le caractère de loyauté et de conciliation de la Grande-Bretagne\".\u2014 Le président Emile Loubet, dans un discours à Paris, 1906).«O** Un acte d\u2019équité ne se peut trop tôt faire.Et souvent on le manque alors qu\u2019on le diffère.Quinault.L'Action C»rt*oliqo* \u2014 Quoboc LE PETIT COURRIER SANCTORAL UN NOUVEAU MIRACLE ?Pour se défaire de la religion et se libérer de toute idee surnaturelle, on imagine n\u2019importe quelle absurdité.Un médecin incrédule, ou un incrédule médecin, pour nier la possibilité du miracle.alla jusqu'à traite d\u2019hallucinée Jeanne d\u2019Arc, la grande Française, la sainte: \u201cVenez à la Salpêtrière (asile d'aliénés de Paris): je vous montrerai cinquante Jeanne d'Arc \u2014C\u2019est trop, rétorque un ami, indigné de cette injure d\u2019un mauvais Français; c\u2019est trop: montiez-m\u2019en une seule qui puisse nous rendre l\u2019Alsace et la Lorraine, et je renonce à voir le surnaturel dans la libératrice d'Orléans\u2019\u2019.C'était vers 1900.La même préposition ferait bien l'affaire en 1942.pour sauver encore la France.Jeanne d'Arc fut l'enfant du miracle.On en réclame toujours de Dieu, des miracles, sam trop se soucier d'en être digne, sans s\u2019arrêter d\u2019injurier Dieu à coups de péchés.Que fait-on des biens de la terre ?de la prospérité présente?On tourne a mal son argent gagné.On boit, on se trotte, on joue aux cartes à l\u2019argent, des nuits entières, avec accompagnement de jurons, de vulgarités, de haï nos.On ruine sa famille, son avenir de jeune, sa réputation et son âme à des offenses calculées, \u2014 puis l'on sera surpris que Dieu retarde la victoire ?Mm nous apporte la fête de sainte Jeanne d'Arc; qu\u2019il nous apporte aussi son cœur, son âme, son amour des soldats moraux.Chers neveux et nièces, prions sainte Jeanne d\u2019Arc de sauver la France livrée aux Allemands; qu'elle protège aussi notre pays menacé, qu'elle hausse le» courages à tous les sacrifice» nécessaires.afin que nous évitions les malheurs qui accablent la France et tous les pays ronquis.Oncle ARTHUR 31 mai, 1942 ?TOUT LA BAS A L\u2019HORIZON Voici une question que plus d\u2019un s\u2019est posée : quand on regarde, du bord île la plage, à quelle distance se trouve l\u2019horizon ?Pour une personne de taille moyenne, l\u2019horizon se trouve à environ 3 milles et quart.Mais, si vous vous juchez au sommet d'une falaise de 100 pieds de haut, vous pourrez apercevoir un bateau se trouvant a 32 milles de la côte .A la double condition de posséder de bonnes jumelles et qu\u2019il n'y ait pas de brouillard, naturellement ! Le savez-vous.?On trouvera les réponses en page 8 5^.1.\t\u2014 De quoi s\u2019aicit-il, au juste, quand on parle de l'éducation ?2.\t\u2014 Que savez-vou* du \u2019 K * ?3.\t\u2014 Comment p^rsonnifie-t-on lM\u2018EXPERIENCE\" ?4.\t\u2014 Connaissez-vous certains religieux qui ne purent jamais apprendre les langue» Indiennes ?5.\t\u2014 Savez-vous en quel endroit on décida tout d'aboi ri d'établir les Loyalistes ?6.\t\u2014 La population de l\u2019ouest mugmenta-t-elle rapidement ?Vol.VI, No 22\u2014 7 \u2014 Ir savez-vous.?Réponses snx questions posées en page 7 1.\t\u2014 Quand un pane de l\u2019éduCa-J lion, il s' >git de développer dans l'enfant : 1 homme avec ses facul-| tés générales et ses qualités inn.s ,]»nchc( 31 mai 1942 L'Act>o« Catholique \u2014 Québec Vol.VI, No 22\u2014 1 1 A luoruent Agnès, fidèle au rendezvous, arriva avec Fabiola, qui »vait insisté pour l'accompagner jusqu à la porte.M is i .JtT-.St- A ii \u201cAsseyez-vous, chère Cecilia, dit Syra d\u2019une voix douce en lu conduisant à un sie-ge, je vous apporte aujonrd hui un festin te roi ; vous allez diner somptueusement.\u2014 Comment cela ?Cela ne m\u2019arrive-t-il pas tous les jours ?Non ; mais aujourd\u2019hui ma maîtresse m'a envoyé un plat recherché de sa table, et je vous l'ai apporté.\u2014 Qu\u2019elle est aimable, chère soeur, et combien vous l\u2019êtes davantage ! Pourquoi n\u2019avoir pas pris votre part de ce plat, qui vous était destiné plutôt qu\u2019à moi ?\u2014 A dire vrai, Ce m'est un plus grand plaisir de vous voir jouir d\u2019une chose que de la garder pour moi.\u2014 Non, chère Syra, non.Il n\u2019en saurait être ainsi.Si je suis pauvre, c\u2019est par la volonté de Dieu, et je veux chercher à m'y conformer.Je ne dois pas plus songer à pren-ire ma part de la nourr.turc des riches qu\u2019à me vêtir comme eux, tant que je possède l'habillement du pauvre.J'aime à partager avec vous votre pulmentum, qui m\u2019ert donné charitablement, je le sais, par quelqu'un d'aussi pauvre que moi.Grâce à moi, vous avez le mérite de l\u2019aumône ; vous me tonnez la consolation de sentir que devant Dieu, je ne suis toujours qu\u2019une pauvre aveugle.Je crois qu\u2019il m\u2019aimera mieux ainsi que si je me nourissais avec recherche Mieux vaut être à la porte avec Lazare qu'assis à la table du riche.\u2014 Combien vous êtes meilleure et plus sage que moi, ma chère enfant ! je ferai ce que vous voulez.Je donnerai ce plat à mes compagnes ; en attendant voici votre humble repas habituel.\u2014 Merci, merci, chère soeur ; j\u2019attendrai votre retour.\" Syra se rendit à l\u2019appartement des esclaves.et déposa le plat d\u2019argent devant ses jalouses et avides compagnes; elle en témoignèrent peu d\u2019étonnement, car leur maitres-«: avait quelquefois pour elles ces petites attentions.Mais la pauvre et craintive Syra avait honte de paraître devant elles avec sa riche écharpe autour du bras.Elle l\u2019enleva avant d'entrer; puis, craignant de déplaire à Euphrosine, elle la replaça en sortant, aussi bien que possible, à l\u2019aide d\u2019une seule main.En traversant la cour pour aller rejoindre son amie aveugle, elle viLun des nobles convives de a maitresse, seul, l\u2019air de mauvaise humeur, '-\u2019avancer dans l\u2019atrium et se diri-g r vers la jjorte; afin d'éviter quelque bru-\u2019 üté, ce qui n\u2019était pas rare, elle se cacha Hère une colonne.Elle n\u2019eut pas plus toi reconnu Fulvius, \u2014 car c\u2019était lui, \u2014 sans tire remarquée, qu\u2019elle resta immobile, comme clouée sur le sol.Son coeur battait violemment dans sa poitrine, puis frémissait comme s\u2019il 'allait cesser tout mouvement ; ses genoux s\u2019entre-choquaient ; un frisson courut dans tout son être , tandis que la sueur mouillait son front.Ses yeux, démesurément ouverts, étaient fascines comme ceux d\u2019un oiseau en face d'un serpent.Elle porta la main à sa poitrine et y traça le signe de vie ; aussitôt le charme fut rompu.Elle s\u2019enfuit à l'instant sans avoir été observée.A peine disparaissait-elle sans bruit derrière la portière qui fermait l\u2019entrée de l'escalier, que Fulvius, les yeux fixés à terre, itteignlt l\u2019endroit qu'elle venait de quêter Il recula d\u2019un pas, comme efrayé par ce qu\u2019il voyait à ses pieds ; tout son corps tremblait violemment; mais, revenant à lui par un effort soudain, il s'assura d\u2019un regard qu\u2019il était seul.Oui, personne ne le voyait, excepte Celui dont il no se préoccupai! guère et qui lisait alors dans su coeur dépravé.Il regarda de nouveau cet objet, et se baissa pour le ramasser, non sans hésitation et en retirant sa main à plusieurs reprises.A la fin il entendit quelqu\u2019un s'approcher, et.reconnaissant le pas martial de Sébastien, il enleva précipitamment la riche écharpe qui avait glissé du bras de l'esclave.Il friss >n-nait en la pliant ; mais quand il aperçut on maître était blême de terreur.\"C\u2019est la même sans aucun doute, dit à la fin le serviteur dans une langue étrangère; mais celle qui la portait est très certainement morte.\u2014 En êtes-vous bien sûr, Eurotas ?demanda le maître en jetant sur lui les regards perçants d'un faucon.\u2014 Aussi sûr qu\u2019un homme peut l\u2019être d\u2019une chose qu\u2019il n\u2019a pas vue lui-même.Où avez-vous trouvé cela ?D\u2019où vient ce sang ?\u2014 Je vous dirai tout demain; car je suis trop souffrant ce soir.Quant à ces taches, qui étaient fraîches lorsque j\u2019ai ramassé î\u2019é-charpe, je ne sais d'où elles proviennent, à moins qu\u2019elles ne soient les signes de la vengeance, ou la vengeance elle-même, aussi terrible que les Furies savent l\u2019inventer, et la plus cruelle qu\u2019elles puissent déchaîner contre nous.Il y a longtemps que ce sang a été versé.\u2014 Bah ! bah ! nous n'avons pas le temps de nous occuper de pareilles rêveries.Quelqu\u2019un vous a-t-il vu ramasser >e .la chose en question ?\u2014 Non, personne, j\u2019en suis certain.\u2014 Alors nous sommes sauvés.Il vaut mieux qu\u2019elle soit en notre pouvoir qu\u2019en des mains étrangères.Le repos et une nuit tranquille seront de meilleurs conseillers.\u2014 C'est vrai.Enrôlas; mais vous passerez cette nuit dans ma chambre.\u201d Ils se jetèrent tous deux sur leurs couches, Fulvius sur un lit somptueux, Eurotas sur un autre, plus petit et fort bas.d\u2019où, appuyé sur son coude, il considéra longtemps à la lueur de la lampe, et d'un oeil sombre et vigilant, le sommeil troublé du jeune homme.Il était à la fois son mauvais génie et son gardien fidèle.Fulvius s\u2019agite, gémit en dormant; car il est oppressé par les rêves les plus sinistres.Il aperçoit d\u2019abord au loin une cité magnifique, traversée par une rivière dont les finis étincellent comme le cristal.Une galère lève l\u2019ancre, et sur le pont une figure agite vers lui, en signe d\u2019adieu, une écharpe brodée.La scène change : le vaisseau est au milieu de la mer et lutte contre une tempête furieuse, tandis qu'au sommet du mât flotte la même écharpe semblable à une oriflamme immobile au souffle de la crise; soudain on entend un cri d\u2019angoisse; le navire s\u2019entr\u2019ouvre sur un rocher et s\u2019enfonce lentement dans l\u2019abime.Mais, à l\u2019extrémité du mât, le tranquille pavillon, envoronné d\u2019une troupe bruyante d'oiseaux de mer, domine encore les vagues.Puis un fantôme aux ailes noires se précipite, une torche à la main, et l\u2019arrache du mât; interrompant sa course rapide, il le déploie aux yeux de Fulvius avec une contenance irritée et sévère.Il y peut lire, en lettres de feu, Némésis (Vengeance) ! Mais il est temps de rejoindre nos autres conn u sahees dans la mniçon de Fabius.Syra, après avoir entendu la porte se fermer sur Fulvius, se recueillit un instant, offrit à Dieu une prière secrète, et alla rejoindre son amie aveugle.Elle commença donc à lui rendre les devoirs quotidiens de la charité et d«v l\u2019hospitalité, apporta de l\u2019eau, lui lava les mains et les pieds, selon l'usage des chrétiens, peigna et arrangea sa chevelure.En vérité, bien qu\u2019à peine plus Agée qu'elle ses regards étaient si tendres pour sa pauvre amie et ses mouvements si maternels, qu\u2019on l\u2019aurait prise pour une mere s'occupant de sa fille.ployer des arguments plus\t.sire vous avoir près de moi ,f \u201e .,\t.\t.vo ai la «t de vos e* lorsqu'elle aouleva doucement lu portière, ne repousserez pas une pa.eillc r.,v ' et aperçut le pertaele qui s\u2019offrait à ses rc- \u2014 Egoïste ! reprit l\u2019esclave.gurds.elle fit signe à Fabiola «le le content- rez jamais.A cause de cela , \u201e\t.?\u2019\t\u2022\u2022\tà vouz-mêmt de votre demand, naissez Fabiola et vous l'.um v âme noble, et quelle riche mt.Quelles grandes qualités et que , \\ ,Uf ! supérieurs, s\u2019ils étaient écl urfs h- ^ | pler, en lui enjoignant d\u2019un geste le silence La coeur de Fabiola fut ému; jamais elle ne s\u2019était imaginé qu'il existât sur la terre rien de tel que l'arnour désintéressé entre des étrangers : quant à la charité, c\u2019était là un mut inconnu à la Grèce et à Rome.Elle se relira tranquillement, les yeux humides, et dit à Agnès en prenant congé ; \"Je m'en vais; celle fille, vous le savez, m\u2019a prouve cet apres-rnidt qu\u2019une esclave p.-ut avoir une opinion.Je viens d'apprendre qu\u2019elle peut avoir un coeur.J\u2019étais stupéfaite, il y a quelques heures, lorsque vous ms demandiez si je pouvais aimer une esclave; je crois maintenant que je pourrais presque aimer Syra, et je regrette à demi d'avoir consenti à m\u2019en séparer.\u201d Comme Fabiola retournait sur ses pas à travers la cour, Agnès entra dans la chambre et dit en riant : \"Cecilia, j\u2019ai enfin découvert votre secret.Voici donc l\u2019amie qui vous donne ses repas, selon vous, toujours préférables aux miens, que vous ne voulez jamais partager chez moi.Eh bien, si le diner n'ast pas meilleur, dans tous les c .s je reconnais que vous avez trouvé une meilleure hôtesse.\u2014 Oh ! ne dites pas cen, douce Agnès, répondit l'aveugle, car c\u2019est bien le dîner qui est le meilleur.Vous avez beaucoup d\u2019occasions d\u2019exercer le charité; mais une pauvre esclave ne peut le faire qu'en découvrant une pauvre fille comme moi, plus pauvre et plus abandonnée qu\u2019elle.Cette pensée me fait trouver son repas plus exquis.\u2014 Vous avez raison, dit Agnès, et je ne suis pas fâchée de vous voir ici, afin que vous entendiez la bonne nouvelle que j\u2019apporte à Syra.Fabiola m\u2019a permis de devenir votre maitresse, Syra, et de vous emmener avec moi.Demain vous serez libre, et vous deviendrez ma soeur bicn-aimée.\u201d i* 1 MW \u2022 Agwèa.S?ra «f C**«*N«.\u2022 Cecilia battit joyeusement des mains, et.Jetant les bras autour du cou de l\u2019esclave : ** Oh ! quel bonheur ! s\u2019écria-t-elle.Que vous allez être heureuse maintenant, chère Syra !\" Syra, profondément troublée, répondit d\u2019une voix émue : \"O bonne et douce dame, avec quelle générosité vous vous préoccupez d\u2019une pauvre esclave comme moi ! Pardonnez-moi si je vous conjure de me laisser telle que je suis; chère Cecilia, je vous assure qu\u2019ici je me trouve très heureuse.\u2014 Mais pourquoi vouloir rester ?demanda Agnès.\u2014 Parce que, répondit-elle, U est plus parfait de ne pas abandonner la position à laquelle Dieu nous a appelées J\u2019avoue que ce n\u2019est pas celle où je suis ftee, et que d\u2019autres m\u2019y ont amenée.\u201d Des sanglots l'interrompirent pour un instant; puis elle continua : \u201cIl n\u2019en est que plus clair pour moi que Dieu veut que je le serve jainsi.Comment puis-je songer à m'éloigner ?\u2014 Eh bien, dit Agnès avec plus d\u2019ardeur encore, nous pourrons facilement arranger cela.Je ne vous affranchirai pas, et vous serez mon esclave.Ce sera tout A fait la même chose.\u2014 Non, non, dit Syra en souriant, pas le moins du monde.Noble Agnès, vous êtes trop bonne et trop douce pour moi.Où serait ma croix, si je vivais auprès de vous ?Vous ignorez combien mon caractère est orgueilleux et opiniâtre ; je craindrais pour moi-même, si j\u2019étais à l\u2019abri de la douleur et de l\u2019humiliation.\u201d Agnès était presque vaincue; mais elle aspirait plus vivement que jamais à posséder un pareil trésor de vertu, et dit : \"Je vois, Syra, qu'aucun aïotif d\u2019intérêt ne peut vous émouvoir ; il me faut donc em- SUp! i, foil Ave I veille à conserver en elle ., vérins, que seule nous savons f si, r , 1 prix! Quelle chrétienne vérif,!,],^ grande elle ferait ! \u2014 Continuez pour l\u2019amo ir de I),eu cher.Syra.s écria Agnès avec vivacité ' vous cet espoir ?\t> > \u2014 C\u2019est l'objet de mes prières nuit .t jour ; c est la pensée, le but et l'o >, \u201e lion de ma vie.Je vais essayer he i , \u201e par la patience, par l\u2019assiduité et \u201e\t/'!\u201d des discussions aussi extraordinaire' celle que nous avons eue aujourd p! lorsque j\u2019aurai employé tousksnv ./s ,.n: dernière ressource me restera eue.\u2014 Quelle est-elle ?dem mdi jeunes filles.\t* \u2014 C\u2019est de donner ma vie pour * i Cynver sion.Je sais qu\u2019une pauvre esclave ,m \u2019 moi a peu de chance d\u2019arriver au n rtrre Toutefois on dit qu\u2019il se prépare une ner>«.' cution plus violente; peut-ê re ne d !, ne ra-t-elle pas de si humble victinu ù' j arrive ce qu'il plaît à Dieu, jt.place eniri ses mains la vie que j\u2019offre poui ver « âme.Oh ! vous la plus chè des maîtresses, s\u2019écria-t-elle en s * .etrr.l aux genoux d\u2019Agnès et arro mt de larmes, je vous en prie, ne vus placet pas entre moi et le but de mes efforts.\u2014 Vous avez vaincu, Syra, ma s >eur, dit Agnès oh ! je vous en prie, ne me d'r.n« plus un autre nom); restez à v rc p ste.Une vertu si sincère, si généreus .niphe* ra; elle est trop sublime pour s'e:; r danj une sphère aussi humble que celle de ma famille.Un esclave vint annoncer que la btii-r» d\u2019Agnès attendait à la porte.Celui qu.au.rail pu voir les adieux touchants de cei trois jeunes filles, la noble patricien ie, l'ej.clave et la mendiante, se serait écrié avec raison, ainsi que bien des gens l\u2019av n .nt d a fait : \"Voyez comme ces chrétiens s'aiment entre eux !\u201d CHAPITRE VIII Fin de la première journée Syra, selon les ordres qu\u2019elle u ut revus, était revenue pour faire panser a blés .ire; mais l\u2019écharpe qui entourait on b: s avait disparu.L'excellent coeur de la vieille nourrice fut affligé de ce -iialheur, qu\u2019elle pensait être bien grand pour ne pauvre esclave, qui sans doute gardait précieusement cette écharpe afin de l\u2019employer au rachat de sa liberté.Syra aussi < 'ait fort attristée, mais par des raisons qu'elle n\u2019aurait pu faire comprendre à la bonne nourrice.Euphrosine fit interroger et nv-me fouiller tous les esclaves, à la grande ri uleur et à la confusion de Syra ; elle oui ; ensuit* une battue générale de tous les ¦ iroits le la maison que Syra avait para > Ce fut seulement lorsqu\u2019on eut aband nné tout espoir que Syra Se souvint de la pause que Fulvius avait faite en traversant la cour, à l\u2019endroit même où elle s\u2019était arn .\u2022 auparavant, et de sa sortie précip' ée n ins'mt après.La lumière se fit tout î coup dan» son esprit ; elle demeura conv .ncue quil avait ramassé l\u2019écharpe tombée.Après avoir pris congé d\u2019Agm-' Fubio!;.¦* retira dans son appartement.I.rsque i deux autres esclaves et Euphrosine eurent terminé auprès d\u2019elle leur servi c accoutumé, elle les congédia avec plu- de douceur qu\u2019elle n\u2019en avait jamais montre jusque .i Aussitôt après leur départ, elle se dineci vers le li tde repos où nous l'avons vue p ir la première fois; mais, à son grar i '\t^ elle y aperçut le st> lot dont Syra.Elle ouvrit un coffret, y jet i crue me avec horreur, et cessa dès lors d\u2019en < r* usage.Elle reprit le volume dont * U- 1V ! \" terrompu la lecture, et qui i a\\ \u2022 ment amusée; elle le trouvi ir :\t'\u2022 .-t i plus frivoles.Le repoussant dt noucu, \u2022Ha (ionn.i un libre COUI sur tout ce qui venait de se i> ' la frappa d\u2019abord fut la pense.* de 1\t* ne.Agnès.Quelle enfant
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