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Titre :
Le canadien
Éditeur :
  • Québec,1806-1819 ; 1820-1825 ; 1825 ; 1831-1909
Contenu spécifique :
mercredi 30 septembre 1840
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le canadien, 1840-09-30, Collections de BAnQ.

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[" iV.GO- VOI-.X.QUEBEC.CONDITIONS DE CE JOURNAL.par semaine, le\tle MKH- ., VKNUKED1 daiiK l «- P» fois par semaine, le LUNDI.CHEDI et pré» ini li.Le prix Je l\u2019abonnement est de quatre piastres par annôe, outre en fiais de |>oste* Ceux uui veulent discontinuel:, août obligés d'en doiuier avis un mois avant l\u2019expiration du terme de l\u2019abonnement, qui est de six mois, et payer leurs arréraites, autr«-ment ils seront censés continuer un autre semestre.Les lettres, paquets argent, corresjamdances, &c.doivent être adressés francs de port, à l\u2019Imprimerie, au Bureau du Journal, Nw.o, Kne Lamontagne, Basse-Ville.LES DEUX ARTHUR.\u2014.«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022>\u2014 En 1813, Arthur Buknfant, peintre pay*a«\u2018!\u2018,Ç> getit dans les montagnes de l\u2019Auvergne.Véritable artiste, il avait passé la journée à faire des études sans s ap-percevoir que le temps s\u2019écoulait et qu il était loin toute habitation.CeMoJant il y avait quitte son travail, H marchait donc depuis plus d\u2019une heure pour trouver un azîle, la nuit commençait; il ne découvrit rien autre chose que des montagnes.Fatigué de cette longue course I était sur le point de s\u2019asseoir au pied d un arbre et d attendre quelque passant.L\u2019espèce de gorge dans laquelle il se trouvait pour le moment, lui lit peur j des idées de voleurs, d\u2019assasins l\u2019assaillirent, et il recommença marcher plus vite.Il allait sortir de cet endroit, lorsque «leux hommes se présentèrent à lui.Leur aspect inattendu l\u2019épouvanta ; il crut que c\u2019était fait de lui.-Un mot, Monsieur, dit l\u2019un des deux personnages, vous nommeriez-vous Arthur 1 \u2014Oui bégaya Bolenfant._____C\u2019est heureux, depuis huit jours que nous le cherchons I\t, \u2014Vous, pas du tout ! mais votre nom I\t_\t.-Mon nom ! Qu\u2019a t-ildonc 1 II est honorable.Dans, le pays on n\u2019a jamais eu rien Adiré contre les Bolentant., \u2014 Bolenfant ou Bonne d\u2019enfants, peu nous importe !, Vous vous appelez Arthur, cela sunit.\u2014Que voulez-vous t \u2014Peu de chose ; nous vous prions de nous suivre.Où allez-vous me conduire 1\t\u2022 \u2014Chez notre maître qui, comme nous vous le disions tout-à-i\u2019heure, vous attend depuis huit jours.\u2014Votre maître je ne le connais pas ! \u2014Oh ! que si, se prit d dire le second prétendu brigand, oh ! que si, et mam\u2019selle donc ?\t, .\u2014Jacques a raison, vous connaissez sans dontc mieux mademoiselle.\t,___.\u2014Di ible m\u2019emporte si je suis ce que vous vom« d,re-Mais flnissons : je vous atteste que toute ma fortune est là ; (Il montre sa boite à couleurs.) que par conséquent je u\u2019ai point d\u2019or à vous donner.\t^ , \u2014Nous ne vous en demandons pas, Monsieur, ixotre maitre au contraire fournira à tous vos besoins.\u2014Vous n\u2019ôtes donc pas de* voleurs 1 \u2014Nous ! des voleurs ! ah, c\u2019te bêtise i Jacques se mit à rire si fort que Bolenfant ne eut que penser.\u2014-Mais quiètes vous alors t \u2014Il est inutile de demeurer plus longtemps ici ; vous .serez très-bien reçu par M.le comte, et il vous expliquera lui-même cette espèce d\u2019arrestation.Boienfant, vit qu\u2019il fallait se résignoi, quoique en tremblant encore, à suivre scs deux conducteurs.Ils gravirent par un petit sentier fait plutôt pour les faons que pour des hommes, décrivirent plusieurs circuit* dans la montagne, et au bout d\u2019une demi-heure do marclie arrivèrent à la porte d\u2019un vieux château.L air délabré de ce manoir, les chaînes du pont-levis que le vent sgi-Inlt, les cris des grenouilles qui encombraient les tosses, tout contribua à augmenter la panique du malheureux Bolenfant, et il fit son entrée pour ainsi dire porté par nos deux compagnons.\t.w , Dés que la cloche d\u2019entrée avait retenu, M.le comte de Clairsac, propriétaire de cette demeure, était accouru pour savoir si c\u2019étaient scs gens qui rentraient.\u2014Enfin vous l\u2019avez, dit-il en voyant les trois arrivants.Très bien ; allez à la cuisine dire qu\u2019on porte » souper pour Monsieur dans mon cabinet et qu on vous serve après.Les deux domestiques se retirèent.\u2014Monsieur, dit le comte A Bolenfant, voudriez-vous avoir la bonté de me suivre.Celui-ci, rassuré par la figure pleine de douceur de son interlocuteur, l\u2019accompagna volonüers.\tt \u2014Après tout, sc disait-il en marchant, je cherchais un agite et un souper, voilà mon affaire trouvée, et meilleure sans doute.Que peut-on me faire 1 Je n\u2019ai que m*n talent pour toute fortune, ce qui n\u2019est pas lourd.Je u\u2019ai point de famille, donc personne ne me veut du mal.Du courage, et voyons arriver gaîment la fin de cette aventure.\t, ., .Parvenu dans le cabinet du comte, celui-ci lui demande pardon de l\u2019avoir détourné de sa route.\u2014J\u2019espère dit-il, que mes gens se sont bien conduits avec vous 1 \u2014Bolanfant allait répondre, lorsqu\u2019on servit le souper ; M.de Clairsac l\u2019invita A en prendre sa part, et le fit asseoir devant lui.Quand U jugea que ta faim pouvait être un peu calmée, il se mit à lui faire différentes questions sur lui, sa famille et son état.Il y satisfit avec son assurance ordinaire, car les mets agréables et le bon via la lui avaient rendue.\u2014Bien ! je vois que vous fréquentez un peu le monde c\u2019est ce qu\u2019il me faut.Dés demain Je vous présente il tous mes voisins comme le mari de ma fille.\u2014Son mari, moi 1 je ne la connais pas.\u2014Je vais vous la faire voir, quand nous nous serons bien entendus.Elle s\u2019appelle Julie : vous l\u2019avez connus A Paris, où nous sommes allés passoA l\u2019hiver, il y a deux ans.Depuis, vous êtes venu 1a voir ici à plusieurs reprises secrètement ; enfin cette fois-ci vous arrivez avec tout ce qui est nécessaire pour me la demander en mariage ; et pour étouffer les bruits qui circulent dans le pays, je consens A vous la donner.AvomM.Arthur Bolenfant, peintre distingué de la '^Î-C'est un roman, Monsieur, auquel je ne comprends rien.\t.\t.__Peu vous importe } e\u2019est ce que vous devez répondre A ceux qui pourraient vous questionner.Point d autres explications, des propos vagues si on vous forçait un peu mais nous serons toujours IA pour vous porter secours \u2014C\u2019est très bien, Monsieur.Je vous ferez observer seulementque je n\u2019ai point de gout pour le mariage, et qu\u2019ensuitc j\u2019aurais désiré connaître Mlle votre fille avant.\t,\t,\t, \u2014Cela n\u2019est pu nécessaire, je me charge de tout, et soyez assuré que dans cette anaire vos intérêts ne souffriront aucunement.\t, \u2014Enfin, Monsieur je suis artiste ; j\u2019aime la vie d\u2019arUs te moi ! Ma liberté avant tout.Il me faut, pour ma santé,'courir dan* la pleine, monter sur les collines, gravir les rochers ; enfin, je ne puis demeurer sédentaire.\u2014Rien ne vous en empêchera.\u2014Et ma femme 1 \u2014Elle restera id.\u2014Et moi je courrais ; autant vaut ne point se marier \u2014Il le faut absolument, et votre fortune en dépend.Un mois de séjour dans ce chêteau, dont quinze poqr les préparatifs du mariage, et après, 60 mille francs pour vous et la permission de voyager en France, A l\u2019étranger, mais toujours A dix lieues ad moins de ce pays.\u2014Je ne pourrais pas venir voir ma femme 1 \u2014Non, jamais.\u2014Alors, je ne consens pas.\u2014Vous perdes votre fortune.\u2014Ca m\u2019est égal.Je ne comprends rien ^tqpt ce mystère , mais sije^me marie, je veux reater prés de ma femme.MERCREDI, 110 SEPTEMBRE^.PRIX DES ANNONCE*.Six lignez et au-desüous \u2018,\u2019s.thl.mur chaque insertion suhtèquente 1 deniers courant.Pour dix ligues et an-dessus del», 3s.4d.la premiere iiueiliwt et cliaq»:u suivante lUd.Au-dessus de dix lignes 4 denim par ligne.13* Les aunoncs non acconipsgnéra d\u2019ordres koiiI publiées jusquA ce qu\u2019il soit donné ordre d\u2019ru discontinuer l\u2019insertion.On traite aiusi de gré A gré pour les annonces fréquentes et d\u2019une certaine éteni due, ainsi que pour celles qui doivent çlr Rue Lamontagne, Basse \\ ille, Quélieo.NOS INSTITUTIONS NOTRE LANGUE ET NOS L O I X diable, \u2014Vous aimez tant la liberté.\u2014Tant que je suis garçon, oui ; mari, non c\u2019est tout différent.\u2014Réflexion faite, je préfère ne vous présenter ma fille que demain.Je vais vous conduire dans la chambre qui vous est destinée, et vour souhaiter une bonne nuit.Il prit un flambeau, mena Bolenfant dans une chambre tendue de vieilles tapisseries, et sc retira en fermant la porte A double tour.Cette précaution ellruya I artis-le ; il examina l\u2019endroit où il ac trouvait : i>aa u autre laBUvs\t.\t\u2022 \u2022 I es deux croisées qui éclairaient cette piece excessivement élevée, étaient placées tout en haut de lu muraille.ftes idées lugubres vinrent de nouveau assaillir son esprit : il s\u2019imagina que, pour avoir refusé le comte ou du moins celui qui se donnait ce turc, on allait le retenir dans cette pièce.Il aurait voulu n cire jamais venu dans co pays.Il s\u2019étendit enfin sur le lit, bien résolu A »e marier plûtôt que de rester enfermé dans ce vieux château, peut-être toute sa vie.La fatigue I emportant, il s\u2019endormit ; il eut des songes affreux, il se voyait A tous moments sur le point d\u2019être assassiné.Ce sommeil fatiguant l\u2019abandonna de bonus heure, et il écouta loug-tcmps avec impatience si l\u2019on venait lui ouvrir.Ce fut le comte qui se présenta lui-même.\u2014Eh bien ! dit celui-ci, comment avez-vous passer la nU\u2014Assez mal, aussi ai-jc eu le temps de réfléchir, et, tout considéré, j\u2019accepte votre proposition.\u2014Très bien, mon ami, je ne doutais pas que vous en vinasiez-là.Ma femme et ma fille nous attendent au salon.Rappelez-vous seulement nos conventions si quelque étranger venait vous parler.\u2014Je ne les oublierai point.En entrant, ils trouvèrent en effet la comtesse et sa fille.Le comte leur présenta Bolenfant, elle l\u2019Accueillirent avec une grâce parfaite, accompagnée cependant d\u2019un air moqueur qui décontenança uu peu l\u2019artiste.On servit à déjeuner.Quand les domestiquez furent reti- rés \u2022\t%\t\u2022\t.__Mettez-vous A votre caise, mon cher ami, dit le comte à Bolenfant, en petit comité, vous n\u2019ôtea point forcé d\u2019avoir de la galanterie pour votre future ; en public elle sera exigible.\t.\t,\t, Celui-ci le regarda d\u2019un air si surpris, que les dames partirent d\u2019un éclat de rire.Il ee mit A manger sans oser rien dire, et, à la dérobée, examina Julie.Scs yeux étaient bleus, scs cheveux blonds et ses traits un peu prononcés ; toutefois elle était assez bien.Quand le repas fut terminé, on parla dessin.Julie sc mêla A la conversation, et sa voix forte étonna encore l\u2019artiste.Un domestique annonça plusieurs visites, on reconduisit Bolenfant dans sa chambre pour faire un peu de toilette.Seul il réfléchit s\u2019il ne vaudrait pas mieux fuir que de retourner au salon ; il s\u2019avança tout indécis vers la porte, elle était encore fermée en dehors.Décidéme.it, pensa-t-il, je suis prisonnier, et ne pouvant faire mieux, il s\u2019habilla.Comme toujours, ce fut le comte qui vint le chercher et qui le présenta à la nombreuse société comme le futur époux de sa fille.Chacun le félicita ; ainsi qu\u2019il le lui avait promis, M.de Clairsac ne le quitta pas d\u2019un instant.La journée sc passa gaîment.Bolenfant s\u2019accoutuma A scs hôtes et au genre de vil qu\u2019ils lui procuraient de sorte quo, le soir en allant se coucher, il dit au comte qu\u2019il était superflu de l\u2019enfermer parce qu\u2019il n\u2019avait plus l\u2019intentien de s\u2019échapper.Cette confidence fut reçue en riant et la précaution ne fut pas Pt Quelques jours sc passèrent ainsi sans que les deux jeunes gens sc parlassent autre part que dans les réunions.Ce qui intriguait Bolenfant, c\u2019était les manières un peu libres de Julie dans l\u2019intimité ; mais résolu A ne sc tourmenter de rien, il n\u2019y fit pas long-temps attention.Tout allait bien, le comte faisait les préparatifs du mariage Aucune difficulté ne pouvait s\u2019élever, puisque les partis étaient d\u2019accord et que Bolenfant, plus que majeur, n\u2019avait d\u2019ailleurs pas de famille.\t\u201e ., ., Quinze jours après l\u2019arrivée d\u2019Arthur Bolenfant (tans le vieux chêteau de Clairsac, son mariage sc célébra avec grande pompe- Il y eut grand gala et grand bal, la mariée reaU jusqu\u2019à la fin, et m fut aa m«.re seule qui la conduisit dans la chambre nuptiale.Le père et le gendre remercièrent la société, qui ae retira, on envoya les domestiques se reposer, et quand tout fut calme, le comte mena Bolenfant jusqu\u2019à sa chambre ordinaire, ce qui étonna beaucoup celui-ci.\u2014Boneoir, mon enfant, dit M.Claireac, »ouviens-toi que, si demain quelque indiseret vient te questionner, tu passé la nuit près de ta famme j dors bien I Et il s\u2019en alla en riant.Le mari ne se sentit pas disposé à en faire autant, des réflexions bizarres le tourmentaient.Il eut a plusieurs reprises, 1 envie d aller frapper chez Julie; une espèce de crainte le retint.Qu il \u2022c passe ici tout ce qu\u2019il voudra, je ne dois pas m en tourmenter puisque bientôt je quitterai ce château maudit.C\u2019est original tout de même d\u2019être mari sans femme Il sc décida A sc coucher et s\u2019endormit prolonde- m Les fêtes, A l\u2019occasion de cet hymen, sc continuèrent quelques jour., puis tout rentra dans sa tranquillité habituelle.Deux semaine, japrès a nsi que c était convenu, Bolenfant alla avec sa nouvelle famille faire des visites aux voisins, et leur annoncer que le soin de sa gloire et l a-mour de son art le faisaient s\u2019éloigr.er pour quelque temps.On trouva un peu d\u2019exlraordinaiic ou il n emmenât pas sa femme.La mère fit connaître qu\u2019elle ne voulait pas M séparer de sa fille, les uns l\u2019approuvèrent, les autres se surent, et cela en resta IA.l e jour de son départ, Bolenflint reçus du comte les 60 000 fr.qu\u2019il lui avait promis, embrassa sa belle-mère donna une poignée de main A M.de Clairsac et s\u2019approcha pour embrasser pour la première fp>* *a femme.Mais cellc-ci lui tendit la main et lui serra fortement la sienne, peu de temps après, une chaisse de poste I entraînait loin du vieux manoir et hors de ce pays.Les affaires de Bolenfant avaient orosporé.En 1 HI G il \u2022e trouvait AU tête de fi,000 fr.de rente.L\u2019industrie dus laquelle il s\u2019était jeté élait cause de cette augnien tion de fortune ; la peinture y avait peu contribué.Cependant il ne l\u2019avait jamais quittée, et il la cultivait comme hûnplc amusement.Il sc croyait encore garçon et vivait en conséquence.En effet, depuis sou mariage il n\u2019avait jamais entendu parler de s.\\ femme.Le mystère de cette aventure, qu\u2019il n\u2019avait pas compris, ne pouvait venir à son souvenir sans le faire trembler encore.\u2014Jean, demanda Bolenfant au domestique qu il venait de sonner, a quciie ùuU: »oiii~.c:-r.O'J« 7 \u201415 septembre.Monsieur.___J\u2019aurais dû tu\u2019en douter par les roves atlrcux de celle nuit, l\u2019anniversaire de mon mariage.\u2014Monsieur a dit 1 \u2014Rien ; laisse-moi.Le domestique sortit.Le maître resta quelques instants absordé dans ses réflexions \u2014Au diable !js'écria-t-il en sortant de son lit, toujours ces idées ; il faut que j'; fasse des folies aujourd\u2019hui pour me distraire.Il s\u2019habila et sortit.En passant devant un cafe il songea qu\u2019il ferait sans doute bien de déjeuner, et entra.Il attendait qu\u2019on servit et avait pris un journal, lorsque le nom d\u2019Arthur vint frapper son oreille* Il lova la tète et vit que la personne qui l\u2019interpellait était un jeune homme assis ù une table avec plusieurs autres.\u2014Que me veut Monsieur 1 demanda-t-il.\u2014Pardon, Monrieur, répondit celui A qui il s\u2019adressait, mais je n\u2019ai pas eu l\u2019intention de vous parler, c\u2019est A M.de Clairsac.\u2014M.de Clairsac, dites-vous ?s\u2019approchant précipi-amment de la personne qu\u2019on venait de lui indiquer : Monsieur a-t-il une sœur 1 \u2014Non monsieur.\u2014Une cousine ?\u2014Pas davantage .\u2014C\u2019est surprenant : Monsieur n\u2019a jamais habité l\u2019Auvergne.\u2014Si, monsieur, depuis mon enfance.\u2014Et monsieur u\u2019a pas une sœur ou une cousine qui s\u2019appelle Julio ?\u2014Julie, c\u2019est en effet le nom d'une sœur que j ai eue et qui est morte.\u2014Elle est morte ! je suis donc veuf.\u2014Vous son mari ! Ah j\u2019y suis.Il a trois an», un mariage conclue en quinze jours.\u2014 C\u2019est cela meme.De Clairsac retoiaba sur le divan en riunt comme un fou.Bolenfant a presque envie de se fAclicr, et les au-res jeunes gons les regardent* l\u2019un apres l\u2019autre sans savoir ce que tout (cela signifie.Enfin le premier, calmant un peu le rire qui s\u2019était emparé de lui, sc leva, prit la main du peintre et, saluant avec gravité tous les assistons: \u2014 \u2014Messieurs, leur dit-il, j\u2019ai l\u2019iioiiucur de vous présenter mon mari.Bolenfant crut qu'il voulait le mystifier ; en le regardant attentivement, il reconnut en effet en lui les traits qu\u2019avait sa femme.Autant il les avait trouvés forts auteefois, autant en cc moment, ils lui paraissent efféminés.\u2014Oui Messieurs, continua de Clairsac, mon mari C\u2019est uu vrai roman que je vais vous raconter en deux mots.Avant, buvons ù la santé de mon mari, M.Arthur Bolenfant, si toutefois il le permet et s\u2019il veut ae joindre à nou*.\t, Celui-ci, voyant enfin le moment de savoir 1 explicate on du mystère qui le tourmentait, accepta volontiers.Quand ils curent bu A plusieurs reprises.\u2014Je vois votre impatience d\u2019apprendre mon histoire, reprit de Clairsac ; je vous invite A venir ebez moi, toujours avec la permission de mon mari.On y consentit et les deux Arthur, se donnant le bras furent suivis de tous les autres jeunes gens.Arrivés dans son appartement, le narrateur fit asseoir ses auditeurs et commença.Pour l\u2019intelligence des faite, il faut que je remonte un un peu haut, avant ma naissance.Mes parents venaient de jienlrc une fille, leur premier enfant et leur idole : elle avait un an.Quelques mois apres je naquis ; ma mere csiiéruit que cc serait encore une Idle, et celte cro)-ancc la consolait : son chagrin fut donc grand lorsqu'on lui apprit mon sexe ; une idée cependant le diminua un peu, c'était que du moins pendant quelque» aimées je porterais Utr robes, et que pendant ce temps elle pourrait sc faire illusion.Elle voulut la prolonger le plus longtemps possible, et en cela la nature la favorisa, car je conservai et j\u2019ai conservé même A présent un visage e un ton un pen féminins.Lorsque j eus atteint ma cinquième année, mon père l\u2019engagea A me faire abandonner ces vêtements pour ceux que je devais porter.Le souvenir de la perte de ma sœur, que ce changement allait pour ainsi dire renouveler, et la guerre incessante, firent mitre dans son esprit le projet bizarre de m\u2019élevcr comme une fille.Pour l\u2019exécuter, cl c détermina mon père A quitter le pays, à renvoyer tous les domestiques dont il n «Uuit pas sûr et aller habiter l\u2019Auvergne, °\u201c * ,0!1 ,n?Pr\u2018-'*cl'lfa sous le nom de Mlle Julie de Clairsac, fille unique de M.le comtede Clairsac.On dit partout que j\u2019avais six ans, Age qu\u2019aurait eu ma sœur alors.Tout alla bien pendant plu*icnrs années.Mon père voyant partir tous nos jeunes voisins pour l\u2019armée et peu revenir, sc félicitait du stratagème de ma mère.Il jugea bientôt que le* aflaircs politiques changeraient sans doute de faoc.Les anciens souverains de la France reviendront peut-être, sc dit-il ; alors je voudrai produire mon fils.S\u2019il n\u2019u jamais porté que des habits de femme, il sera gauche, marchera bêtement, enfin il pourrait devenir le jouet de tout le monde ; il faut donc parer A rct inconvénient.Son parti fut bientôt pris ; nous vînmes A Paris.LA ou me fit faire des habite d homme, on me donna un maitre d\u2019armes, on me fit\tà cheval enfin je reçus une éducation toute entière.Cependant, je n\u2019abandonnai pas tout-A-f«it mes habite de femme, et ils me servirent quelquefois pour aller en société.Quand mon père pensa que j\u2019en savais assez, nous retournâmes en Auvergne attendre les événements.Ce voyage avait développé chez moi des goûts que je ne connaissais pa» avant.Les propos que j\u2019avais entendus, sous mes habite c d\u2019homme, avaient été jusqu\u2019à mon cœur ; de sorte que, rentrée dans notre vieux manoir, je n étais plus tranquille Je voulais toqjours courrir, monter A cheval, et surtout aller voir le» petite» paysannes des environs.Mes pareils me retinrent ; mais quelquefois, trompant leur vigilance j eut le soi,r je revêtis mou costume de Paris et j\u2019allai par-1 courir la campagne.Je fia connaissance avec quelques ; jeunes filles, je leur dis que je m\u2019appelais Arthur ; ainsi je | devins imprudent.Des bruite circulèrent dans le pays, | on chercha à savoir quel était cet Arthur, on l\u2019espionna, i on le suivit, et on le vit entrer dans le chûlcau.On ! Iruuveia de la ressemblance entre ce jeune homme et moi j I quelques-uns curent des soupçons, elle bruit en vint jusqu\u2019à mon porc.Je fu» fortement grondé, par ma mère surtout qui craignait de vuir son stratagème dévoilé.Pour donner le change A tous les propos, mon ocre fit savoir adroitement que cet Arthur était un jeune homme qui in\u2019&vait connu A Paris.Il était devenu amoureux de moi, mais par des motifs particuliers, il ne pouvait venir que secrètement.On crut cette histoire : elle eut cependant un inconvénient: une domqisclie de mon rang ne pouvait voir longtemps un jeune homme sans devenir sa femme, c\u2019est du moins ce que quelques officieux dirent A ma famille.Elle vit qu\u2019ils u\u2019étnient pas bien convaincus de mon sexe féminin et, pour les persuader, ils se décidèrent A me marier.C\u2019était très difficile ; il fallait que mon futur époux portât le nom d\u2019Arthur, qu\u2019il-nc fût pas connu dans le pays et uu\u2019il consentit A sc marier sans avoir do femme.C\u2019est alors, Monsieur Bolenfant, que vous nous dites amené par des gens que mon père avait apostés dans ce dessein.Il raconta ensuite à tes compagnons comment tout avait été conduit dans cette affaire,depuis l\u2019espèce d\u2019arrestation de Bolenfant jusqu'aux momerit de son départ- Enfin il ajouta i Ce mariage, la cessation de mes escapades, puis les invasion* firent oublier les bruite qui s\u2019étaient élevés sur mon sexe.Nous demeurâmes tranquilles dans notre vieux manoir jusqu\u2019au retour de notre roi, et seulement à cette éjioqnc je revins à Paris et repris pour toujours les vêtements d\u2019homme.\u2014Enfin dit Bolcnfantje tais pourquoi on m\u2019s marié, je n\u2019avais jusqu\u2019à présent jamais eu l\u2019esprit bien rassuré ; à la santé de ma femme ! \u2014A la santé de mon mari, s\u2019écria A son tour Arthur E(JO.T.NOUVELLES ETRANGERES.BtLGlqUK.\u2014qt\u2019rtTION DC I.A RCUTRALITC.Les pur UH en B.Iirique se sont vivement éuiua à la nouvelle du traiié du juillet.Les orangtetes voient dans la nouvelle coalition «n gaffe de prochain retour de la maison de Nassau ; ifis partisans de U réunio,t eajière ni que la ff terre serait pour lu P rance l\u2019occasion lant désirée de reporter ses fron-uères au Rhin, et la majorité des orangisiea envisage Nans elfini celle éventualité ; ce que Ica oran-(fiâtes vfuigitt ù tout priX) C est un\tdébouché pour l\u2019industrie belize.Quant tux indépendante, leurs crainte* sont d\u2019autant p'us grande* que dt deux côté* ds^e sentent menacés : au nord, par la coalition, qui demanderait la réorganisation du royaume de* l\u2019ayK-Bu\" ; au midi, par la France, qui chen heriiit ft revenir,#ux limites du trmlé de 1901.C\u2019est n cine déjft en res termes que le Moming-l'ost a posé la que» t in, sommant 'e roi Léopold d'opter entre son beau-père et sa méfie, car s il nVst pis pour le* quatre puNzance*, il doil s attendre, du l \u2022 l\u2019ost ft être traité par elhz en ennemi.L\u2019avenir est aux mains de Dieu, mois la prudence est aux main* des homme».San* chercher ft préciser quel sera le aort définitif de ta Be!gi4ue «>j ca< d\u2019une cnerre géiiért'e, noua dirons seulement que si la Belgique veut que son droit souverain soit respecté, elle doit se mettre en mesure de le délen dre sémusem.n'.C\u2019est le conseil que lui donne \u2019Observateur Je Hrttrrlles.Le parti de !a soumis sum u désorganisé l'armée, et nous n avons en ce moment nucunc garantie aufli-mnie que os coalisé* ne pourraient pa* violer impunément la neutralité jiisnu\u2019ft In mort, ce sérail pour la Belgique renonce' a ex\u2018Prompt\u2019 I Uvf J ^ 801 \u201c Hyson skin ] et \u2018Glasgow\u2019 40 tonnes ) Rum de la Jamaïque de Brewer, 10 quartants )ex St.Lawrence de Boston 150 barils Tabac en torquettes, 16 à la livre 40 boucauts Tabac en feuilles supérieur 10 boites \u201c Cavendish 200 quarts Goudron 150\t«\tRésine 100\t«\tBrai 50\t«\tEsprit de Térébenthine 70\t\u2018\u2018\texcellent\tCafé rôti 100 boites\t\u201c moulu 40 boucauts et lOquartauts Vinaigre de Bordeaux 40 sacs Poivre double tamisé 50 boites \u201c moulu 30 sacs Piment et 20 boites \u201c moulu 50 douz.Balais à tapis assortis .U) « Epoustoirs 20 \u201c Seaux Américains 15 sacs Noix de Barcelone 20 \u201c Amandes â molle écale 10 quarts Cloux de girofle 50 boites Savon de fantaisie 20\t\u201c Sirop de citron 30 caisses Marinades assortis 15 mille Cigares Principe 100 boites Empois 3 caisse» Encres 2 barils Muscades en Iota 10 boites Chandelle à patente 10 barils et 20 boites Gingembre 20 quartauts Vin de Port 20 douz.Nattes assorties £l Cilt arrivent a tempe\u2014 100 iioites Raisin B.M.50 sacs excellent Café de Java Et autres articles.La vente â DEUX heures.Québec 28 sept.18K).VENTES PAR ENCAN.VENTE DU SOIR.V JCNTX ETENDUE D\u2019ORNEMENTS DE M ARBRE ITA* lien, Agathe et Albâtre, Porcelaine» Française», Vins Français &c.Sent vendu VENDREDI DEUX octobre prochain, a l\u2019Albion Hotel, salle de Hal.Positivement tout réserve.ÜN splendide assortiment D\u2019Ornements en Marhke d\u2019Italie, AoathI: et Albâtre, consistant en Fuses, Pots djtrurs, Poses d flambeaux, et quatre élégantes tables de Marbre d'Italie, avec une grande variété d\u2019autres ornements dans te dernier gout Européen, le tout venant d\u2019arriver de l\u2019atelier de M.N.Vitido Florence.-AUSSI.- Un riche assortiment de Vases de Porcelaine française, services ù thé et A café, reçus de Paris.Quelques Pendules françaises, avec verres Quatre Montres d\u2019Or et un petit lot Joailleries d\u2019Or.-APRES QUOI.- Quelques caisses Vins français supérieurs reçues de Bordeaux.û(> Ou uourra voir des Catalogues JEUDI et VENDREDI 1er et 2e jour d\u2019octobre prochain, auquel temps on invite les Dames et les Messieurs â aller visiter les objets.La vente commencera â SEPT heures précises.G.D.BALZARETT1.30 Septembre 1840.~ PAR THOMAS FROSTE & CO.Seronl vendus à leurs magasin* VF.NDRKD1 2 Octobre à DFUX heure».Positivement sans réserve, dtfh TJANIF.RS Poterie bien assorlie Jl 10 qusrts Verreno fiO boites F.mpois 30 do Pierre bleue en boutona 50 quarts Cloux 20 bottes Fer-blanc I C et f X 5 quarts Colle-furie 20 do Alum 20 do Salpêtre 200 do Peinture 5
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