Le canadien, 12 juin 1840, vendredi 12 juin 1840
[" 15 VOL.XI QUEBEC.» CONDITION* D* C* JQWfcNAL.CAN ADIKN m publi* t»»» LE fois narceinaine, le LUNDI* le MKH* CKEDI el le VENDBEDl »r ~ DU CATHOLICISME EN AMERIQUE.Une question délicate, comme toutes les questions qui touchent à la religion, a occupé et divisé dernièrement tout à la fois les populations, la presse et les autorités munici-pales de New-York.Voici les faits qui lui avaient donné n*Lesncatholiques, habitants de New-York, prétendant que les directeurs des écoles publiques, généralement pris dans le sein des communions protestantes, ne montraient ni tolérance, ni impartialité vis-à-vis des enfants élevés dans les principes de la religion catholique romaine, ont fait appel à la justice protectrice du gouverneur de I état., Aiin de mettre u l\u2018ubri d\u2019un prosélytisme audac.eux, ou d\u2019une partialité criminell ', les droit» de leur puissance paternelle atteints dans '.\u2019innocence de leurs enfants, des peres de famille ont demandé que l\u2019on ouvrît, avec les fonds de la commune, des écoles spéciales au milieu desquelles les enfants catholique* seraient élevés dans la religion de leurs pères, et apprendraient le langage de leur patrie ori- Einellc, en môme tems que celui de leur p.-tric d\u2019adoption.e gouverneur Seward reçut cette requête, et, adoptant scs vues, en recommanda l\u2019exécution dans son message à la législature.De là, grands cris des communions opposantes de la ville de New-York, et polé nique des journaux qui ont vu, dans la proposition du gouverneur, une demande de privilege pour les catholiques cl une sérieuse atteinte aux iiilérêu bien entendus de la nationalité amé- nCQu*il y ait intéiêt, pour la communauté américaine, à| ne pas perpétuer dans son sein les idiô nés divers qui bi- i garrent sa face, nous faisons trop profession de franchise pour le nier.La race Anglo-Saxonne, dominante en cc pays, doit désirer soumettre à son idiome les populations j qui émigrent dans son sein, coininc elle les soumet à ses lois.Point d\u2019homogénéité, point de force ; c'est un j axiôme de politique, aussi bien que de nature.Mais si | les Américains ont intérêt à vouloir qu\u2019on parle anglais ( chu* eux, doivent-ils exiger, ou môme désirer qu\u2019on n\u2019y i parle qu\u2019anglais î Non, assurément; car c\u2018cst par la \u2022 multiplicité des langues qu\u2019on arrive à la multiplicité des | connaissances.Plus l\u2019américain parlera d\u2019idiô -es, plus il aura do contrées ouvertes à son génie d\u2019cn\u2019.reprises ; chaque langue que balbutient ses enfants est pour eux un droit de bourgeoisie que l\u2019éducation leur prépare au sein des peuples étrangers, c\u2019est un titre à l\u2019influence personnelle, à la valeur sociale, un titre à la fortune ! F.lle a donc été haute et grande la pensée du gouverneur qui, foulant aux pie Is les petites passions et les j lousies d\u2019un ^iroit patriotisme, a su embi asser la question sous cc noble coté.En général, on est toujours sûr de voir haut et juste, quand, pour apprécier un résultat, on se place au point de vue de la libellé.D\u2019aiilcurs, c\u2019est une noble tiélé que cello que l\u2019on porte au langage do scs pères.\u2019autel de la patrie n\u2019a rien à craindre de ces reliques du souvenir.En pareil cas, l\u2019apostat est plus à redouter que celui qui sait unir en son cœur les deux religions aaiules, du prés-.nt et du passé I La proposition du gouverneur aurait-elle accordé aux catholiques un privilège sur les autres communions américaines I Oui, s\u2019il est vrai que les écoles publl'uics soient des asiles consacrés à la pure et simple mission de l\u2019éducation, prise en scs principes généraux de savoir et de moral, sans acception de dogmes et d\u2019aucunes religions.Où les croyances sont multiples, il ne faut prêcher de préférence aucune croyance, il faut s\u2019abstenir, et faire des écoles athée», si nous pouvons nous exprimer ainsi.Mais peut-il * avoir des écoles aihéesî Ne scrait-cc pas une éducation monstrueuse que celle qui négligerait de cultiver dans le cœur des enfants l\u2019instruction de Dieu, en mciuc tems que celle de l\u2019homme î N\u2019y n-t-il pas, d\u2018a I-leurs, des choses que l\u2019on ne peut ense gner que par la foi ; des devoirs que l\u2019on ne peut inculquer que par la croyance I Ces vérités ne sont-elles pas autant de convictions pour les Améi icaius de comniunion protestante î N\u2019est-il pas reconnu, avoué, qu\u2019il» enseignent aux enfants qui leur sont' confiés la religion en même tems que I instructi.?Or, quelle religion enseignent-ils, si ce n\u2019est la leur î Quels sont les livres, mis entre Ica mains des enfants, si non de» livres protestants, des cathéchismes du culte réformé! Si ces faits sont patents, avérés\u2014et iis le sont\u2014les //colrs publiques do ce pays ne sont donc pas un terrain neutre pour les enfants catholiques.Leur pauvre petite imagination, cette jeune cire qu\u2019on remet en tremblant entre les mains du mal rc, Uni on la sait facile à recevoir l\u2019empreinte, leur imagination est donc évidemment dirigée vers un certain but, manipulée dan# des vues contraires à la volonté paternelle.Le dilemme est inexorable ; on ne ¦aurait y échapper.Dés lors, les parents catholiques n\u2019ont-ils pas sujet de se plaindre! Jouissent-ils du droit de liberté qui est ici le droit de tous ! Le privilège apparent qu\u2019ils réclamaient était-il auUe chose que le privilege de 11\u2018êtrc pas sacrifié» à la tyrannie de la majorité î Le vrai sens des mots < si souvent moins dans les mots eux-mêmes que dans les choses ; il y a des gens qui appellant faveur le secours parlé au faible contre la domination du fort.Les catholiques de New-York auraient demandé un pr -vilége, oui, si, aucune école publique n\u2019existant, ils en réclamaient l\u2019établissement en leur faveur exclusive.Mais Ils ne demandent ici qu'une distribution particulière et séparée des funds communs, jusqu\u2019alc.» dépensés par masse aveugle et inintelligente.Les autres communions, dit-on, auront droit do faire la môme demande.Qui le nie! Et Quel mal A cela, pourvu toutefois que le nombre des requérants légitime la rc- Îuêle 1 Or, le chiffre des catholiques est innommable ans New-York.On y compte près de 20,OM Français, qui joints aux Irlandais, Suisses, Italiens, Espagnols, Allemands.font peut-être moitié de la population totale.En France, pays qui se.pique moins do faire de la liberté que l\u2019Amérique, et dont le gouvernement est monarchique a', non républicain, le hmljct public défraie les églises et les ministres protestant , qui forment dans la masse une ' minorité moins considérable qu\u2019ici les catholiques.F.n certaines villes, des écoles protestantes sont rétribuées par ; les funds cominiinaiix, et, dans les écoles où toutes les communions sont confundiies, on conserve, à l'égard de la k VENDREDI, 12 JUIN 1W0.PHIX DES ANNONCES.Six lignes el au-dessou* «l.« i pour chaque iitseiUou subséquente 7i denier* courant.l\u2019our dix lignes et au-dessus de Ü, 3*.4d.la première insertion et chaqm suivante KM.Au-dessus de dix lignes 4 dénié, a per ligne.t'T I .es annones non accompagnée» d\u2019ordres sont publiées jusquà ce qu\u2019il *0:1 donné ordre d\u2019en discontinuer l\u2019insertion On traite aussi de gré à gré pour les annonces fréquentes et d\u2019une certaine étendue, ainsi que pour celles qui doivent être publiées pendant longtemps ETIENNE PARENT,\t{ FRECHETTE, \\ JEAN BAPTISTE NOS INST I T U T I O N S i Avocat, N°.3, Rue La Porte, Québec.I RopRiETAiRES, j Imprimeur, Nü.b, Rue Lamontagne, Basse Ville.Quéliee, N O T R F.L A N U U E F.T NUS i.U I X ! On lit d ans le dernier Fbyngc en Amérique, du capitaine Marry at :\t,\t« 4 Si la cause du protestantisme devient chaque Jour plus faible en Amérique, parli désunion et l\u2019indifférence, il y a un dogme qui s\u2019étend et s\u2019arcroit rapidement, i millions liv.«t.\u2014Il vient d\u2019étre p ésenté A la chanibie des cor min es un doeuniciii olliciel énunçaui le moulant du droit sur jes leg»» (Iriricy doty) payé en Angleterre pendant l\u2019année IHjy, inn>4 qm- le inonlani des leg-gui ont payé le «Iron d« puis I7'J7.Ces deruiriase sont élevés a l» somme emniuede l,OSI, a d.ms les caisses de l\u2019état depuis 1707 s'é évent à environ 58 millions a*.EXTRAITS DIVERS.14 mars, I- ¦ ¦-9000000O0000 Les Frères Ravel vont donner une nouvelle repr aentation lundi prochain, en annonçant que c\u2019est î\u2019avant-derniére en cette ville.Elle se composera d\u2019un grand nombre de tours et exercices nouveaux.Celt** soirée est |«o:ir le bénéfice de Louis Ravel.On nous assure, et nous le croyons, que ces habiles acrobates préparent au public de Québec une repprsenta-tion des plus brillante».-0 ooooooooooooooo¦ \u2014 Le Commer'lil Advertiser de New York, rannorte -ooooooooooooooo ¦ \u2014Nous lirons d «ns une lei red Ai.A e éc itr A la Gazette d'Jhigshoi rg : L\u2019égiise ru-se vise m.indcaicmtnt A a\u2019assimi er le patnaich it de Cunsianiimqi'e, et a établi entre Tempe eur et te patnatche le rapport qui e.visi* entre le sultan et riman de la Mecque.La U issie cherche A ntiirrr inute I influence religieuse vers eiie, non seulement en Turquie, nrns encore à Montenegro.La Russie est résolue é ne pas lait-$er subsister une église publique grecque h ira de s m St in.\u201d \u2014On commence Ajouter que le roi d.* Hollande ait sérieusement renoncé A son mariage avec Mlle d\u2019Oulirenioni.\u2014L'* gonvi rnement français a pub ié un tab'eau des rev» n'.is du p'rmier I iiuestrede 1810.l ya tu surf» ute» les brandies une augmcnial.on qui est au total de plus «le seize millions par comparaison à IS3S, t l dépasse onze million* pai rapport è 1839.Comme on le voit, Tac.iviié de la France «si infatigable, et T*»n peut en btiendre des prodiges si elle eut b en dirigée.\u2014O'Connell, depuis le vote «lu bill Stan/ey sur la formation des listes éieclotalcs, ne prend pas un instant de repos.Il agite pour obtenir des pêioions cntrc ce lui; il ague pour que le nombre d« > députés irlandais soit porté de 73 A 150; i.agi e pour cu\u2019une association se f» me pour demander le rappel «te l\u2019union.Chacune «>* quatre province* di* l\u2019Irlande devra fsire sa pétition particulière au parlement, mais O Cnnnell ne se «\u2019barge de pré>en:cr que si elles sont revêtues de deux nu.lions de signature».\u2014Au grand dîner annuel donné par le lord-maire de Lundi «s, M.Guzit a prunoncé en anglais ie discours suivant : \u201c Milords \u2022 t Messieurs, Je vous demande pardon de mon mauvui», t è* mauvais anglais.Vous serez, j\u2019en suis m1-, indi.l-gents pour lu é (ranger «)ui aime mieux vins n a parler votre langue qrs de la paix conche entre l'Angleterre et les Aabantia (puissante nation nègre), de»»x fil* du roi »l«- ce pay* firent am» nés en Angleterre r.i vœu de M.C irmenin et 1\t^ V' i ** .,,,n,r' nll0| nn',» ,a f«- « boulon, et écrou.4 Bras de fonte pour attacher au Fût pour le .wcet>er fiïcr\"5\u2019 et b0UlU',* de 7*8 *t ^crou* k» 2\tSweepers de fer battu et 4 arbre, de do.carré, pour K\u201d ™\u201eT'*\t\u201c ta* *¦ «** (ftwi.tl Hook) Jo fo, battu, Uoo .1 ,i.p\u201eür ,u C ch\u201c\u2018\"c ct crochet pour le bwci per ^ fr/bL graU',KS dC f0UU 91 4 »,I*U\"C\u2022 dw- 1* \u2018 QVVÎ?,Lde ^ btl,\u201c H*née, IF boulons de ' ÎuaÎ TRr0U8 Tïr, ,e»r lc* w«me4»tf «nuemUe, 13 vls de 3-8 -s, et 8 boulon* et écrous pour le cercla.Le cercle de fer battu pour la courbe\t^ 2\ttr*aër.pers0,>t* Cl \u2019** ^\t^ P0Uf Porter 2 Arbre* de roue de fer battu, boulons et écrous pour .taxer, 2 scrapers evec face d\u2019acier 2 leviers pour do., 2 poids de foete et set de vis 4 verge» (Counter Shanks), boulons 4 lé te ct écioor.2 colliers et 2 clefs.I.e Moulin ci-dessus est mis en mouvement par 4 chr« vaux, et on peut en voir le plan chez le soussigné.\u2014 AUSSI A V K X r> M K\u2014 Une trca-bellc Porta: de fer battu, Chubea faiseur\u2014 roiivenublc pour un Bureau ou une Bauquc.\u2014 xüssi\u2014 50 douz.Vin de Madère, 1ère nmilité 2
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