Le canadien, 9 février 1820, mercredi 9 février 1820
[" ! > O.4, 'je Canadien.Fiat Justifia ruât Cœlum.\\o\\.(,m IAW'A\\ MKIiCUKDI, î> FKVIMhK.IftiH).IMPRIME ET PUnLiE FLAVMLN \\ AIJ.KKANn, A KOÎS PI \\STK )\u2022 s I* \\ R \\ S N KE, Oiitrc trs frai.1' »U\u2019 Ia Poste» Payable! d'avance par S> me.'tre.PRIX DES AVERTISSE MESS.jlans *nr langue le.In».cha«iue Sob.lus.Six !ij:nes et au-dcs?ons.2:6.7,.\u2022 1){\\ lîpi'ctt et Aii ilesRous.3.4^.I0'\u2018- A î-iiessus .\\\\, 3»i Feb.Il), ISH).JtroO!Vl'D, 'lh.r\u2018 at.t th cb.se of the pn-e *\u2022, Ses >ion, b.lorc any l'ciiiit/u is pie- se\u2019ited to ttiis Honte tor iiave to b.iiig in a pii-, .te Bill, whether for the Erection ol a BruLe or Bridges, tor the régulâth n ol .Comnu n, for the mahiiig of any Tur\u2019ipike Road, or for gianting to any in,!:vidual, or individuals, any exclusive light or privilege whatsoever, or tor ihe alu rati, n or renewing of any Arme l écril, qui peut ei.c nié itnit pas une réfutation, il i n esi pas du moins dcchuinè c tiv l'écrivain, il ne l\u2019a pas injuri Mais il est teins ;IV:ii:er du 'es d«\u2018tails: ii est teins «le fai voir à Mr.le Cami»\\ l 'it^.vtaiit?et lesFlamamU, l v grande majorité du peuple de 27 l'Vaucf», et une pa.tie «lea Suisses, dont je loue les mœurs, ne sont :1s pas Catholiques ! Ou pretend pic lu religion est {'unique éduca* non nwccs'.uire au peuple, que la seience «lu catéchisme suffit pour former et conserver les mœurs : je Mouve le contraire, non pas en misant des assertions, mais en exposant des faitsque tout le monde commit, que personne ne conteste, ou «pie personne avant vousna-voit contestés.Mais vous ne les contestez pas vous-même, comme nous allons le voir bientôt.yous n'entreprendrez pas, de dc-f'endre ces peuples, parce que cous ne les croyez pus en danger, et par ce que la c/atse serait mutile pour (fiucotu/ue a sçu lire leurs histoires ! En cela je trouve «pie vous avez grandement raison: car d\u2019abord, les Liberaux, au nombre des«iuels vous voulez bien me mettre, les Liberaux, dts je, désirent bien «pie les peuples s\u2019instruisent, autant que l\u2018exigent leur intérêt et leur bonheur; mais ils ne sont nullement d\u2019avis qu\u2019il faille les détruire et les exterminer, s\u2019ils ne le veulent pas faire: tout ce qu\u2019ils se croyent permis dans ce cas, c\u2019est de les plaindre.Lu secoml lieu, vouloir prouver que generalement parlant, les mœurs ont été, et sont encore fort bonnes en Espagne, en Italie, et chez le bas peuple d\u2019Irlande, ce seroit se couvrir d\u2019un ridicule que l\u2019on fait bien de s\u2019é pargner.Je ne m\u2019en rapporte pas là-dessus à leurs histoires, ou aux histoires qu\u2019ils pourraientItte coh ter; mais à leur histoire, que j\u2019ai lue, et su lire, à ce «jue je crois.Vous ne craignez pas d avancer que si l'Espagne, CItalie, et l'Irlande eussent dé de toute autre re hgion ou n'eu eussent eu aucune, on eût pardonne le triple de ce quon attribue à leur religion, avec au-\u2018 tnl de fausseté que de malice.Il me semble que j\u2019aurois craint d\u2019a- \u2019vancer cela, moi, si jen\u2019avois pas été capable de le prouver.Oü-ave,*.ou.s vu encore une fois «pie j'attribue h*s vices des peuples * r IS07, où vous voyez que le nombre dtseulaiis trouves valu» \\ jours croissant ; vous en concluez en politique profond que les ;iukiim vont se corrompant dans U même proportion; et puis vous demandez, gravement, si DOtX) en fans trouvé» dans la ville de Paris, e\u2019»*st à dire dans une ville peuplée de 700,(MX) habitan», outre 50,000 élrangt r», la plu» part célibataires, vous demandez, dis-je, si cela ne vaut pas le fandango?Pa» tout-à fait, vous répondrai je : le grand nombre d\u2019eufans trouvés marque bien sans doute un grand nombre de faiblesses accompagnées d\u2019une certaine honte; au lieu que le fandango marque le renoncement à toute pudeur et à toute retenue.Loin que votre Annuaire, tue prouve que les mœurs se dépravent, il me persuade au contraire qu\u2019elles se corrigent : car si le nombre des filles coupables augmente, j\u2019en conclue que c\u2019est pareeque celui des fem mes criminelles diminue Cet Annuaire vous apprend il aussi que la f our de Louis XVIII est plus dépravée que n etoient celles de Louis XIV et de Louis XV ?ou u\u2019avez-vous pas quelques histoire» edifiatites de celles de Henry III et de Catherine de Médicia ?Vous me suposez capable de juger l\u2019Italie sans prévention, et d\u2019avouer que le trop grand nom hre d\u2019«B»a»s>nat8 qui s'y commet teut n\u2019est pas la faute delà religion! Eu vérité cela est fort modéré de votre part, et je dois vous en tenir compte.Mais ce que je trouve étrange, c\u2019est que vous mettiez toujours la religion sur le tapis, lorsqu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019é-duration.On sait bien que !e gouvernement, les institutions po xlitiques, les jurisprudences crimi uelles, les codes pénaux, le climat même ont beaucoup d'influence mt ics mœurs de» peuples; mais il n\u2019en c»t pa» moins vrai que si un peuple est ignoiant et vicieux, ou doit regarder son défaut d\u2019instrus-tion comme la principale cause de sa dépravation, parceqt.e Tins* truction forme l\u2019opinion publique, et que l\u2019opinion publique doit a-mener tôt ou tard une reforme dans le gouvernement et les institutions.Mais que nous contei-vous ensuite sur la vieillesse et la faiblesse des Papes, et sur les brigands étranger* qui infestent l'Italie?Les Papes sont-ils maftree de toute l\u2019Italie?est-ce leur vieillesse et leur faiblesse qui a fait dire du royuame de Naples, que c\u2019étoit un paradis habité par des Diables ?Venons à l'Irlande.J'àse insulter, dites-vou*, à un peuple opprimé Quoi ! pareeque ce peuple est epprimé, il ne m\u2019est pas permis de dire de lui, ce que rent autres en ont dit avant moi ?Je ne vous citerai qne ce passage de la Geographic Elémentaire de Mr.Buache, que vous n\u2019accuserez pas sans doute de n\u2019être pas hou catholique : \u201c Le menu people j est (en Irlande) et fainéant, et ses passions sont extrêmes.\u201d Vous avouez que les Irlandois n'ont pas des mœurs aussi douces que les Ecossois, et vous dites ensuit* qu\u2019ils valent bien du côté des mœurs tous lenrs voisins ! Est-ce bien là une contradiction?Vous attribuez leurs vices à leur ignorance : n\u2019est-ce pr.s ce que j\u2019ai fait?Si je n\u2019ai pas parlé de leur oppression, c\u2019est qu\u2019il sagissoit d éducation et non de gouvernement.Je déplore la misère des Irlandois autant et plus que vous peut être ; car il me suffit qu\u2019ils soient hommes pour que je les plaigne; au lieu que vous ne les plaignez que parce qu\u2019ils sont catholiques, comme il paroi! à la manière dont vous parlez plus bas du peuple Anglois qui n\u2019est guère moins ma'hrnp'ux.Je sais «jue îa misère et l'oppression aigi usent -\tirri^nt l« nwsina*, \u2018gravent r.dialenient ce tribut d bumamté.V O.» jouisses aussi de U rons-ceuce de «a bonne conduite, de PHdê, et de ses services tons.\u2018a»ls.Ni vous, m moi u'ap-prouverons la vie coîtiée qu d|e «voit choisie : cependant cette « o ure ne l'empêcha pas d été l,l,le; trava.uoit en corn .,uu >our son entretien avec les autres ' trieuses, die thcrissoii Hmics, et doiiauit au'c buc.ic' >e, 31 \u2022\t;>!!;« ri'Mt 'na'.i if»!i :\ttant f|M\u201c s * >»:i «\u2018t* \u2022»* lui j-.o :nit, «*H toit assurée au Bureau d\u2019Assurauce de Mo: itréal; mais les familles pauvres qui ont \u2022ans doute perdu une partie du peu de meubles qu'elles postedoient, et qui ont eu a citer-
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