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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-11-15, Collections de BAnQ.

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[" Michel David et la mission de la Caisse de dépôt Page A 3 David Desjardins et le marketing du pire Page A 9 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I I I N» 2 6 1 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ Union Montréal au bord de l\u2019implosion Devenu minoritaire, le parti de Gérald Tremblay doit faire des compromis pour garder la mairie BRIAN MYLES Union Montréal a perdu sa majorité absolue au conseil mercredi avec la démission en bloc (Je Michael Applebaum et de cinq conseillers.A moins de 48 heures de l\u2019élection à la mairie, Richard Deschamps est forcé de faire d\u2019im- portantes concessions pour rester dans la course.La lente agonie d\u2019Union Montréal se poursuit depuis la démission de Gérald Tremblay le 5 novembre.Le parti a bien failli imploser en temps réel mercredi avec le départ, prévisible, de M.Applebaum, qui se présentera comme candidat indépendant à la mairie.Cinq conseil- lers l\u2019ont imité (Frantz Benjamin, Susan Clarke, Alain Tassé, Lionel Perez et Frank Venneri).«Les partis politiques ne sont plus le bon véhicule pour défendre les intérêts des Montréalais, a dit Alain Tassé, un partisan de M.Applebaum.Il y a trop de partisanerie et pas assez [d\u2019accent mis] sur l\u2019intérêt de nos citoyens.Une administration muni- cipale, ce n\u2019est pas un Parlement comme à l\u2019Assemblée nationale ou à la Chambre des communes.» Frantz Benjamin s\u2019est dit exaspéré par les querelles intestines entre Michael Applebaum et Richard Deschamps, les deux principaux VOIR PAGE A 10: IMPLOSION Journée de protestation contre l\u2019austérité ' 3 JT mm aalL'v % A U.Ç j.rRAS PUEDE H VUEGO AGENCE ERANCE-PRESSE A Valence (ci-dessus), Barcelone, Madrid, mais aussi en Italie, au Portugal, en Grèce et même dans des pays plus riches comme l\u2019Allemagne, les Pays-Bas, l\u2019Autriche et le Danemark, la population a crié son exaspération.« Nous avons la solution: les banquiers en prison » Des centaines de milliers de personnes descendent dans la rue partout à travers l\u2019Europe Une manifestation monstre a envahi mercredi soir les rues de Madrid, temps fort d\u2019une journée européenne de protestation contre l\u2019austérité, le chômage et la précarité ponctuée de heurts en Espagne, au Portugal et en Italie.Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale espagnole et ailleurs dans le pays, à l\u2019appel des syndicats et du mouvement des indignés face aux barrages de police qui protègent la Chambre basse du Parlement, selon VAgence France-Presse.Une mobilisation contrastant avec une participation moins massive dans les autres pays : 5000 manifestants à Athènes, selon la police, quelques milliers en Italie \u2014 à Turin, Rome et Milan \u2014, ainsi qu\u2019en France \u2014 à Paris notamment.Au Portugal, qui a vécu comme l\u2019Espagne une grève générale, la police a chargé à coups de matraque devant le Parlement à Lisbonne, QÙ plusieurs milliers de personnes protestaient.A Madrid ainsi qu\u2019à Barcelone, les policiers ont aussi chargé contre des groupes de manifestants en fin de soirée.VOIR PAGE A 10: PROTESTATION Lire aussi > Effacer de ia dette grecque serait nuisibie.Les banquiers vantent plutôt les mérites d\u2019une reconstruction.Page B 3 Un grand ménage pour « redorer le blason du BAPE » L\u2019opposition accuse Daniel Breton de vouloir « mettre les deux mains sur l\u2019organisme » JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Le gouvernement Marois veut redonner de la «crédibilité» au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), qui était devenu trop «politisé» sous le règne libéral.Pour «moderniser» l\u2019organisme, le conseil des ministres a renouvelé sa direction en nommant président l\u2019ex-sous-mi-nistre Pierre Baril et, comme vice-président, le journaliste du Devoir Louis-Gilles Francœur.Ces nominations sont survenues mercredi, au terme d\u2019une journée mouvementée pour le ministre Daniel Breton, accusé par l\u2019opposition libérale d\u2019avoir congédié, ces dernières semaines, l\u2019ancien président Pierre Renaud et le vice-président Pierre Fortin, pour des raisons partisanes.«C\u2019est un règlement de compte!», a scandé la députée libérale de Nelligan, Yolande James, pendant la période de questions.En point de presse, elle a ajouté qu\u2019il était de notoriété publique que «dans sa vie antérieure, comme activiste», le ministre Breton avait eu «quelques prises de bec» avec les anciens dirigeants du BAPE.«Quand tu décides de congédier deux personnes comme ça, en début de mandat, sans explication.ça ne peut être d\u2019autre chose que de le politiser [le BAPE].» Au cabinet du ministre Breton, on précise que Pierre Renaud et Pierre Fortin n\u2019ont pas été congédiés, comme le laisse entendre l\u2019opposition officielle, mais que leurs mandats, qui arrivaient à échéance cet automne, avaient été renouvelés prématurément, en mai dernier, par le gouvernement libéral.Dans le cas de Pierre Renaud, un décret a abrogé le précédent décret, qui le maintenait en poste pour un autre cinq ans.Du côté de M.Fortin, le conseil des ministres l\u2019a réaffecté dans la fonction publique.Ce ne r Louis-Gilles Francœur VOIR PAGE A 10 : BAPE 222 millions de femmes privées de planification familiale Aujourd\u2019hui ' H Économie > Un gros actionnaire de Rona veut un conseil d\u2019administration rénové.Page B1 Le monde > Israëi éiimine ie chef miiitaire du Hamas.«L\u2019occupant a ouvert sur lui-même les portes de l\u2019enfer», répondent les Brigades Ezzedine al-Qassam.Page A 6 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.B6 B7 B8 A6 B7 B2 L\u2019ONU demande aux gouvernements de la planète de ne pas trahir leurs engagements MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa La planification familiale est un droit fondamental auquel toutes les femmes de la planète doivent avoir accès, clame un fonds de l\u2019ONU.Alors qu\u2019il est de la responsabilité de la communauté internationale entière de faire des investissements en ce sens, à l\u2019heure actuelle, les sous sont en deçà des promesses faites, incluant au Canada.Et si l\u2019économie mondiale risque une nouvelle crise, cela ne permet pas aux gouvernements de la planète de trahir encore davantage leurs engagements, somme le Fonds des Nations Unies pour la population.Plus qu\u2019une «responsabilité partagée par la communauté internationale», offrir un libre accès à une planification familiale complète et diversifiée Cmformation tout comme services de qualité), c\u2019est aussi un «bon investissement économique», défend le b'NUAP dans un rapport publié mercredi.A l\u2019échelle mondiale, 222 millions de femmes ont un «besoin non satisfait» de planification familiale.Avec 4,1 milliards en plus en fonds internationaux, la planète pourrait y répondre.Qui plus est, en contrepartie, les coûts des soins de santé maternelle et néonatale chuteraient de 11,3 milliards par an, selon les VOIR PAGE A 10 : PLANIEICATION â i\u2019 ^\t-t' » 'L « ml PHIL MOORE AGENCE FRANCE-PRESSE Des femmes attendent pour une consultation dans une clinique de maternité du Soudan.77831302832446 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES Le Devoir des écrivains Quand la plume fait le moine Mardi, pour souligner l\u2019ouverture du Salon du livre de Monü'éal, Le Devoir a laissé ses pages à 34 écrivains pour la troisième édition du Devoir des écrivains.L\u2019auteure Caroline Allard, après avoir participé au Devoir des écrivains 2010, était twitteuse officielle de la rédaction lors de cette journée spéciale.Elle fait aujourd\u2019hui le point sur l\u2019exercice et sur quelques-unes des impressions qu\u2019il laisse chez les auteurs et les journalistes.CAROLINE ALLARD Te suis à ça de pleurer.» C\u2019est la grande journée de production de la troisième édition du Devoir des écrivains, il est quatorze heures et la romancière Sophie Bienvenu {Et au pire, on se mariera, La Mèche) s\u2019approche de mon bureau de twitteuse du jour à la recherche de réconfort.Qu\u2019est-ce qui se passe, Sophie?«Je viens de réaliser que j\u2019écris un article pour Le Devoir.^ Est-ce que tu te rends compte?C\u2019est une institution!» C\u2019est un fait, Le Devoir intimide plusieurs des 34 auteurs invités à couvrir les nouvelles du jour.Et pour des gens habitués à en faire à leur tête avec leurs histoires et leurs personnages, la responsabilité morale et citoyenne du passeur d\u2019infor- Caroline Allard mation pèse lourd sur la plume.Alors qu\u2019en France, la tradition de l\u2019écrivain-journaliste est plus ancrée dans les mœurs (Zola et Camus, ça vous dit quelque chose?), ici, les écrivains se découvrent plus anxieux devant la nouvelle, moins certains d\u2019avoir ce qu\u2019il faut pour s\u2019y atteler avec succès.«Il faut les convaincre de ne pas écrire comme des journalistes!», lance Roland-Yves Carignan, directeur de l\u2019information du quotidien.Ça ne va pas de soi, d\u2019autant que la majorité des auteurs qui se prêtent au jeu ont justement envie de se glisser dans la peau d\u2019un journaliste d\u2019un jour.« C\u2019est trop facile pour les écrivains d\u2019étre dans l\u2019opinion», affirme Michel Vézina, éditeur aux Coups de tête et auteur de quatre romans, dont La ma- Née à Montréal en 1971.Caroline Allard a des enfants et a commencé à écrire Les chroniques d\u2019une mère indigne (Septentrion, 2007 et 2009) après un huit millième changement de couche.Elle a une vie sexuelle et a eu l\u2019idée de Pour en finir avec le sexe (Septentrion, 2011) en pratiquant un soixante-neuf.Elle a aussi des cheveux et a élaboré l\u2019intrigue 6!Universel coif jure pendant qu\u2019un technicien au shampoing lui prodiguait malhabilement un massage du cuir chevelu.Il s\u2019agit de son premier roman.Dernier ouvrage paru : Universel coiffure.Coups de tête, 2012 s.chine à orgueil (Québec Amérique).«Aujourd\u2019hui, je veux être dans les faits.» Fanny Britt, elle, rêvait d\u2019être journaliste quand elle était petite.On n\u2019allait pas lui demander de faire autre chose aujourd\u2019hui! «Mais je m\u2019attarde sur les atmosphères, c\u2019est un peu suranné.Je suis une journaliste de 1910!», ajoute la dramaturge en riant, en référence à l\u2019année de fondation du Devoir.Pour d\u2019autres, le plaisir de l\u2019écriture journalistique coince parfois aux entournures.«La torture est finie!», lance même Carole David en mettant le point final à son article sur les citoyens du Plateau opposés aux hausses de taxes.«Je suis une poète, habituée d\u2019examiner chaque mot.Mon article n\u2019est pas assez littéraire à mon goût!» Stéphane Bourguignon, lui, déteste avoir toutes les informations à sa disposition avant de commencer à écrire un texte, que ce soit ses romans \u2014 Sonde ton cœur, Laurie Rivers (Québec Amérique) \u2014 ou ses séries télé \u2014 La vie, la vie et Tout sur moi.«Je m\u2019ennuie très vite si je sais ce qui va arriver dans mes histoires.Pour ça, le journalisme, c\u2019est difficile.» Lui qui dit ne pas avoir la nouvelle dans le sang s\u2019est tout de même taillé une jolie place en une du journal.Marie-Hélène Poitras, scotchée au téléphone afin d\u2019obtenir des témoignages sur la suppression d\u2019emplois chez Sun Media, constate de son côté que ses interlocuteurs sont plus récalcitrants que les personnages de son roman Griffintown (Alto).Son statut d\u2019ex-journaliste dans un hebdo culturel n\u2019atténue pas le choc.«A la culture, tout le monde voulait me parler.Là, ceux qui me rappellent ne sont ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019auteure India Desjardins s\u2019est penchée sur la marchandisation des animaux de compagnie pour la troisième édition du Devoir des écrivains, qui s\u2019est tenue mardi.pas nombreux et ils veulent rester off the record.» Avis au Devoir.si on restait des écrivains jusqu\u2019au bout, on inventerait des citations, ça serait beaucoup plus simple.Journée effrénée Les écrivains seraient-ils plus douillets que les journalistes?En tout cas, la métamorphose d\u2019Annie Cloutier en correspondante parlementaire à Québec a bousillé son horloge interne.«Ces journalistes ont des journées effrénées! Je ne pense pas que, ne fût-ce que physiquement, je pourrais vivre cette vie tous les jours», estime l\u2019auteure à\u2019Une belle famille (Triptyque).D\u2019autres rouspètent contre le bruit ambiant ou la difficulté d\u2019écrire l\u2019après-midi lorsqu\u2019on est un auteur du matin.Et pourtant, à la fin de l\u2019exercice, tous se disent contents d\u2019avoir fait travail- ler d\u2019autres muscles qu\u2019à l\u2019accoutumée \u2014 et leur sourire, leur fierté sont authentiques et se voient comme la photo au milieu de la une.Et les journalistes, eux?Ne sont-ils pas déstabilisés par cette intrusion littéraire, mécontents d\u2019avoir à céder leur place?Marie-Andrée Chouinard, chef de division au secteur général, m\u2019affirme que c\u2019est tout l\u2019inverse : «En journalisme, on fait notre pain et notre beurre de la déstabilisation.On a horreur de la continuité et du prévisible, on préfère les surprises!» Le journaliste Stéphane Baillargeon, qui arpente la salle de rédaction sans laisser transparaître une once d\u2019inquiétude, me dit avoir constaté une évolution au cours des trois dernières années: «Les journalistes ont appris à lâcher prise.On fait du fact checking mais, pour le reste, on laisse le champ libre aux écrivains.» Dans les coulisses littéraires, on murmure cependant que certains journalistes s\u2019ingéreraient plus que d\u2019autres dans la rédaction des textes.Serait-ce le signe que, même quand on ne signe pas un article, on porte tout de même la responsabilité de «notre» nouvelle, par habitude, par réflexe, par conscience professionnelle?Se cache certainement là-dessous un enjeu complexe, à explorer dans la prochaine édition du Devoir des écrivains.L\u2019heure de tombée sonne.«J\u2019suis pas prête!», s\u2019écrie Sophie Bienvenu.«C\u2019est comme quand ton chum vient te chercher et que t\u2019es encore en robe de chambre!» Pourtant, quand je l\u2019ai cueilli au pas de ma porte hier matin.Le Devoir était paré de ses plus beaux atours et invitait, à un effeuillage magistral.A l\u2019an prochain, les écrivains ! il La façon d'exploiter les sables bitumineux est aussi importante que ce qu'on en retire.f L\u2019exploitation des sables bitumineux représente plus d\u2019emplois pour les Canadiens et plus de revenus pour le Canada.Mais la façon d\u2019exploiter les sables bitumineux est aussi importante que ce qu\u2019on en retire.Nous voulons faire partie de la solution.Je suis convaincu que l\u2019exploitation des sables bitumineux se fera de plus en plus en harmonie avec l\u2019environnement.Lars Christian Bâcher Président et chef de la direction Statoil Canada Ltd.L\u2019énergie qui profite à tous les Canadiens.Un message des producteurs canadiens de sables bitumineux, sablesbitumineuxmaintenant.ca L\u2019Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) représente des sociétés membres, y compris les exploitants des sables bitumineux, qui produisent plus de 90 pour cent du gaz naturel et du pétrole brut au Canada.ACPP ASSOCIATION CANADIENNE DES PRODUCTEURS PÉTROLIERS LE DEVOIR, LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 A O ACTUALITES La grosse caisse Michel David Ce n\u2019est pas d\u2019hier qu\u2019on brandit la menace d\u2019une mainmise sur les milliards de la Caisse de dépôt par un gouvernement qui entretient de sombres desseins.Avant même sa création, en 1965, cette perspective faisait littéralement paniquerJa ministre de la Santé nationale et du Bien-Être social dans le gouvernement de Lester B.Pearson, Judy LaMarsh.Le 27 septembre 1963, le Globe and Mail rapportait ces propos tenus par LaMarsh, qui était une grande prêtresse du Quebec bashing: «La puissance d\u2019un gouvernement avec autant d\u2019argent serait effarante.En contrôlant les capitaux d\u2019investissement, il serait en position de dominer les affaires.On risquerait de déboucher sur une sorte de national-socialisme tel qu\u2019il s\u2019exerçait dans l\u2019Allemagne nazie.» Bien entendu, ce n\u2019est pas le langage utilisé par les agences de notation \u2014 Dominion Bond Rating Service (DBRS) et Standard & Poor\u2019s \u2014 qui ont menacé d\u2019abaisser la cote de crédit de la Caisse si le gouvernement Marois insiste pour qu\u2019elle privilégie le développement économique du Québec plutôt que le rendement dans ses politiques de placement.Tout au plus DBSRS a-t-il qualifié ses intentions de «quelque peu préoccupantes».L\u2019ancien ministre des Finances, Raymond Bachand, s\u2019est réjoui de cet avertissement, qui lui permet de marquer des points à coup sûr.Si le gouvernement recule, il pourra lui reprocher de renier un autre engagement électoral, comme il l\u2019a déjà Le Québec a\ten l\u2019accusant d\u2019avoir «trahi» les électeurs à qui une longue on avait promis d\u2019abolir la , .\t.taxe santé.Si, au contraire, expenence de\tgouvernement maintient l\u2019infriidnn doQ\tBachand pourra 1 intrusion des\t^ agences dans crédibilité de la Caisse, et du Québec tout entier, le débat\tpour des raisons purement idéologiques.politique\tDans le discours inaugu- ral, la première ministre n\u2019a pas dit un mot du fonds spécial de 10 milliards destiné à investir dans des secteurs stratégiques et à contrer la délocalisation des emplois, ni de la modification du mandat de la Caisse.Il faudra bien que Nicolas Marceau clarifie les intentions du gouvernement dans le budget de mardi prochain.?Même si cela sert ses intérêts du moment, M.Bachand doit quand même être un peu agacé par les interférences des agences de notation, comme l\u2019avaient été Nicolas Sarko^ et François Hollande quand elles s\u2019étaient invitées dans la campagne présidentielle française au printemps dernier.Le directeur général de l\u2019Institut de la gouvernance des institutions publiques et privées (IGOPP), Michel Nadeau, a dénoncé «l\u2019agenda politique» des agences, qui cherchent à déstabiliser les gouvernements qui ne partagent pas leurs orientations.Le Québec a une longue expérience de l\u2019intrusion des agences dans le débat politique à des moments cruciaux.Ainsi, en juillet 1995, le président fondateur de DBRS, Walter Schroe-der, avait prédit le pire si le Oui l\u2019emportait au référendum.«Le niveau d\u2019endettement du Québec est désastreux.Penser qu\u2019on pourrait réussir la séparation avec cette dette n\u2019a tout simplement aucun sens.En absorbant sa part de la dette fédérale \u2014 qui serait à plus de 100 milliards \u2014, un Québec souverain risquerait le défaut de paiement, car il aurait une énorme difficulté à payer ne serait-ce que les intérêts de cette dette», avait-il déclaré dans une entrevue à La Presse canadienne, ajoutant qu\u2019une victoire du Oui entraînerait une révision majeure de la cote de crédit du Québec.?L\u2019influence des agences est bien réelle.Lucien Bouchard a raconté à plusieurs reprises le voyage humiliant qu\u2019il a effectué à New York en mars 1996 pour supplier les analystes de Standard & Poor\u2019s de maintenir la cote du Québec.En rétrospective, on peut se demander si une décote aurait été plus dommageable que la mise à la retraite systématique de milliers de médecins, d\u2019infirmières et d\u2019enseignants.Celui qui profitera sans doute le plus de leurs récentes menaces est le président de la Caisse de dépôt, Michael Sabia.Quand il a été nommé, bien des péquistes ont vu en lui le représentant d\u2019une culture Canadian incompatible avec le rôle de la Caisse, mais on doit constater qu\u2019elle s\u2019est impliquée davantage dans le maintien de la propriété québécoise sous sa gouverne, comme en témoignent ses investissements dans Rona au moment où ce fleuron était convoité par un acheteur américain.Si le PQ avait été en mesure d\u2019envisager la tenue d\u2019un référendum, la présence d\u2019un fédéraliste à la tête d\u2019une institution aussi stratégique que la Caisse, qui était au centre du « Plan O » de Jacques Parizeau en 1995, aurait sans doute été intolérable.Dans les circonstances actuelles, il est préférable d\u2019utiliser M.Sabia comme caution.mdavid@ledevoir.com COMMISSION CHARBONNEAU Themens « abasourdi » par les allégations L\u2019ingénieur-chef nie avoir exhibé une liasse de billets comme l\u2019affirme Gilles Surprenant LIA LEVESQUE Yves Themens, ingénieur-chef de section à la Ville de Montréal, a été «abasourdi» d\u2019entendre l\u2019ingénieur Gilles Surprenant affirmer devant la commission Charbonneau qu\u2019il avait exhibé une liasse de billets de 100$ devant lui, en affirmant qu\u2019il venait de rencontrer l\u2019entrepreneur Tony Conte, de Conex Construction.«Je pense que je ne lui adresserai plus jamais la parole.Monsieur», a lancé M.Themens au commissaire Renaud Lachance, mercredi.Le commissaire voulait savoir comment il avait réagi quand il avait entendu M.Surprenant affirmer cela, lui qui a admis avoir touché des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin.«Les deux bras m\u2019ont tombé; je ne croyais pas ce que j\u2019entendais.J\u2019ai été abasourdi.Je ne peux me l\u2019expliquer encore aujourd\u2019hui», a ajouté M.Themens.«C\u2019est totalement faux», a-t-il martelé.Le cadre intermédiaire a tenté de défendre sa réputation, lui qui a été suspendu par la Ville de Montréal d\u2019abord avec solde, puis sans solde, à la suite des témoignages de l\u2019ex-diri-geant d\u2019Infrabec, Lino Zambito, et de M.Surprenant devant la commission.Après avoir reçu ses lettres de suspension, M.Themens a rapporté avoir demandé à rencontrer le bureau du contrôleur pour obtenir des explications quant aux motifs de sa suspension et il a consulté un avocat en droit du travail.«Je veux savoir ce qui se passe.Je n\u2019ai rien à me reprocher.J\u2019ai toujours fait un bon travail.J\u2019ai un dossier vierge depuis 23 ans à la Ville.J\u2019ai toujours fait un travail honnête et intègre.J\u2019ai toujours pris les intérêts de la Ville», a-t-il clamé.M.Themens a toutefois admis avoir reçu \u2014 voire demandé à des entrepreneurs \u2014 des billets de hockey, et avoir participé à des parties de golf.Mais il a nié avoir accordé quelque faveur que ce soit aux entrepreneurs en construction.Plus tard, dans son témoignage, il a admis qu\u2019il n\u2019aurait pas LA PRESSE CANADIENNE Yves Themens LA PRESSE CANADIENNE Michel Paquette dû accepter ces cadeaux, que cela n\u2019était pas «approprié» et que «ça n\u2019aurait pas dû se faire».La juge France Charbonneau a semblé toutefois douter de sa sincérité en lui demandant pourquoi il trouvait acceptable ces cadeaux de 2004 à 2009, et pourquoi, après l\u2019imposition d\u2019un code de conduite aux employés en 2009, il a soudainement trouvé inacceptables ces cadeaux.«Vous n\u2019étiez pas capable de vous conduire bien avant?», lui a-t-elle demandé avec une pointe de sarcasme.Surveillance de chantiers Par ailleurs, dans le cadre de son travail d\u2019endossement des sommaires décisionnels préparés par les ingénieurs, il a affirmé n\u2019avoir jamais décelé de gonflements manifestes de coûts, bien que d\u2019autres témoins aient évoqué que les coûts des travaux avaient grimpé pendant plusieurs années à cause de la collusion entre les entrepreneurs et parce que l\u2019ingénieur Surprenant gonflait lui-même les prix unitaires des matériaux dans le système informatisé Gespro.«Avec toutes les étapes de validation, je ne pense pas qu\u2019on pouvait passer des niaiseries», a avancé M.Themens.Il a confirmé avoir travaillé notamment avec l\u2019ingénieur Surprenant pour ajuster des som- maires décisionnels pour expliquer des hausses de coûts, par exemple, mais «pas pour inventer des choses qui étaient fausses».S\u2019il y avait anomalie, il réclamait des justifications, des éclaircissements à l\u2019ingénieur responsable du dossier, a-t-il témoigné.Quand celles-ci étaient obtenues, M.Themens endossait la réclamation au sommaire décisionnel et le dossier suivait son cours.Là encore, la juge Charbonneau a semblé trouver qu\u2019il prenait à la légère son rôle d\u2019endosseur des sommaires décisionnels.«Est-ce que je dois comprendre que plus vous étiez haut dans la hiérarchie, plus vous n\u2019étiez qu\u2019un \u201crubber stamp\u201d ?», a demandé la présidente de la commission.M.Themens a répondu qu\u2019il ne lui appartenait pas de contester ou de surveiller «chacun des estimés réalisés par chacun des ingénieurs».Après M.Themens, la commission a entendu l\u2019agent technique surveillant de chantier Michel Paquette, qui travaillait sous l\u2019autorité de trois ingénieurs, dont Luc Leclerc, qui a avoué avoir participé au stratagème de corruption.Après son arrivée en 1993 au département de la voirie, ils sont passés de sept surveillants à un seul en quelques années.En 2005, M.Paquette était le seul surveillant de chantier et, cette année-là, il a surveillé des travaux totalisant 22 millions.Normalement, il surveille trois ou quatre chantiers par jour et fait la tournée de ces trois ou quatre chantiers deux fois par jour.Ses journées ont fréquemment 9, 10 ou 11 heures, a-t-il relaté.Avec un tel fardeau de travail, il a admis avoir appris à «faire confiance» à certains entrepreneurs, particulièrement à Garnier Construction, Catania et Bentec.M.Paquette a admis avoir lunché avec des représentants des entrepreneurs et avoir reçu des bouteilles de vin à Noël de la part des entrepreneurs.Son témoignage se poursuit jeudi.La Presse canadienne DI MAULO CONDUIT A SON DERNIER REPOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les proches de Joe Di Maulo, assassiné le 4 novembre à Blainville, se sont réunis mercredi en l\u2019église Notre-Dame-du-Mont-Carmel, à Montréal, avant de porter en terre celui qui était considéré à une certaine époque comme le numéro deux de la mafia italienne dans la région montréalaise, après Vite Rizzuto.Le corps de Giuseppe Di Maulo, âgé de 70 ans, a été retrouvé sans vie dans le stationnement de sa résidence.Il était le beau-frère de Raynald Desjardins, une autre figure importante du crime organisé à Montréal.Laval : radministration « n\u2019a pas été bien comprise ».MARCO BÉLAIR-CIRINO Le maire suppléant de Laval, Basile Angelo-poulos, s\u2019est affairé mercredi à calmer le jeu avec le gouvernement du Québec, jurant ne pas avoir retenu sa propre candidature à la mairie afin de protester contre la désignation d\u2019un vérificateur spécial.«Ce n\u2019est pas un geste de protestation.Pas du tout! Pas du tout!», assurait l\u2019attachée de presse du cabinet du maire et du comité exécutif, Johanne Bournival.«Il y a vraiment eu une mauvaise compréhension de ce qui a été déclaré [mardi] en point de presse.Tout le monde pensait que la Ville de Laval s\u2019opposait à l\u2019arrivée du vérificateur, ce qui n\u2019est du tout, du tout, du tout [sic] pas le cas», a-t-elle ajouté au lendemain de la désignation d\u2019un fonctionnaire chargé d\u2019effectuer des vérifications sur tout aspect de l\u2019administration de Laval, particulièrement en matière d\u2019attribution de contrats, d\u2019urbanisme et de transactions immobilières par le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.M.Angelopoulos tient à tirer au clair la «marge de manœuvre» dont il bénéficierait à titre de maire intérimaire, a souligné M\u201c® Bournival, confirmant du même souffle que le bras droit de l\u2019ancien maire Gilles Vaillancourt, «entre autres», est «intéressé» à diriger la troisième ville du Québec au cours de la prochaine année.«Il a préféré attendre.» Il a soutenu la décision gouvernementale.«Ça toujours été le cas», a fait remarquer M.Angelopoulos à la chaîne 98,5 FM.«C\u2019est important de comprendre quel est vraiment le rôle que le ministre veut que le vérificateur spécial joue.Une fois que j\u2019aurai cette compréhension-là, je déciderai à ce mo-ment-là comment nous allons procéder», a-t-il poursuivi sur les ondes de Radio-Canada.Maire intérimaire Le processus de désignation d\u2019un maire intérimaire «va reprendre son cours», a fait savoir M\u201c® Bournival.« C\u2019est une question de quelques jours.» Le maire suppléant réclamera la tenue d\u2019une séance extraordinaire du conseil municipal.Sylvain Gaudreault a donné l\u2019assurance mercredi que «la vérification dans les municipalités [.] était une procédure régulière».«Il y a des maires qui [ni voient] aucun problème», a-t-il affirmé.Le Parti au service du citoyen a dénoncé l\u2019attitude du comité exécutif, y voyant «la continuité du règne de l\u2019ex-maire [et] la continuité de la culture de l\u2019arrogance et de la non-transparence que [le PRO des Lavallois] a développée, au fil du temps».Pour sa part, le Mouvement lavallois l\u2019a qualifiée de «babounage» et «d\u2019enfantillage de la pire espèce».«Alors que le ministre désigne un vérificateur dans le but précis de restaurer la confiance [des] électeurs, le maire désigné lui refuse sa collaboration et génère la crise qui n\u2019est pas censée exister à Laval», a déclaré la chef du parti politique d\u2019opposition, Lydia Aboulian.Elle presse les élus du PRO des Lavallois de démissionner plutôt que de «créer les conditions propices à une tutelle».Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES PARTI LIBERAL DU CANADA Le coup d\u2019envoi à la chefferie est donné HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Parti libéral du Canada a donné mercredi le coup d\u2019envoi officiel à la dixième course à la chefferie de son histoire, la quatrième en neuf ans.Déjà sept candidats se bousculent au portillon, dont l\u2019ex-députée Martha Hall Findlay, qui s\u2019est lancée mercredi.Trois autres pourraient encore s\u2019ajouter.Le nouveau chef libéral sera connu le 14 avril prochain, au terme d\u2019une course qui durera cinq mois.Cinq débats des candidats sont prévus dans autant de villes, dont Montréal.Le principal candidat de cette course reste le député de Papi-nequ, Justin Trudeau.À Calgary, terre hostile s\u2019il s\u2019en trouve une pour les libéraux, Martha Hall Findlay s\u2019est présentée comme la candidate qui osera bousculer les idées sacrées du PLC.M\u201c® Hall Findlay a été élue députée libérale fédérale en 2008, mais a ensuite perdu son siège en 2011.Elle s\u2019était présentée sans succès à la chefferie de 2006, mais s\u2019était fait remarquer en sillonnant le pays à bord d\u2019un bus rouge (le «Big Red Bus») pour parler du renouveau du parti.«Le Parti libéral doit avoir le courage de ne plus essayer d\u2019être tout pour tout le monde.Nous devons nous tenir debout pour ce qu\u2019on croit être la bonne chose, et tout le monde ne sera pas toujours d\u2019accord.Mais c\u2019est seulement ainsi que l\u2019on gagnera la confiance des gens», a-t-elle lancé.Elle estime que le PLC doit oser proposer «des solutions courageuses» pour intéresser les électeurs.Déjà, elle s\u2019est déclarée contre la gestion de l\u2019offre agricole par laquelle les prix de certains produits laitiers sont maintenus élevés pour garantir une stabilité de revenus aux producteurs.«C\u2019était risqué [de prendre une telle position], mais c\u2019était la bonne chose à faire.[.] A part quelques politiciens \u2014 sans surprise \u2014 et le lobby laitier, la réponse a été universellement positive.» La vie politique de M\u201c® Hall Pindlay a été tumultueuse.Elle avait perdu de justesse à l\u2019élection de 2004 contre la conservatrice Belinda Stro- nach, puis avait dû céder sa place à cette même Stronach, passée au PLC en 2005.Les candidats intéressés par le trône libéral ont jusqu\u2019au 13 janvier pour s\u2019inscrire.Jusqu\u2019à présent, les frais d\u2019entrée de 75000$ ne semblent pas avoir refroidi les ardeurs des personnes réputées ayant peu ou prou de chances de l\u2019emporter.Cinq se sont lancées.Deborah Coyne, avocate to-rontoise dont le principal fait d\u2019arme est d\u2019avoir conçu un enfant avec feu Pierre Elliott Trudeau.Elle s\u2019était opposée avec force aux accords constitutionnels de Meech et de Charlottetown.David BertschI, avocat d\u2019Ottawa et candidat défait à l\u2019élection de 2011.Alex Burton, procureur de la Couronne de la Colombie-Britannique qui se dit en faveur de peines plus dissuasives.On pourrait penser qu\u2019il désire mieux se faire connaître pour ensuite se lancer à la conquête de la chefferie du Parti libéral de sa province.L\u2019élection provinciale y aura lieu en mai, et une cuisante défaite est prédite à la première ministre libérale Christy Clark, qui quitterait alors sûrement son poste.David Merner, avocat de Victoria qui travaille au bureau du procureur général de sa province.Il est diplômé de Harvard, d\u2019Oxford et de Toronto.Jonathan Mousiey, économiste travaillant au ministère des Pinances de l\u2019Ontario.On prédit que la députée Joyce Murray pourrait se lancer prochainement, tout comme la militaire à la retraite Karen McCrimmon et l\u2019avocat torontois George Takach.Marc Garneau n\u2019a quant à lui pas encore pris sa décision et ne le fera pas cette semaine.Il est encore à la recherche d\u2019une organisation.Le PLC a vécu sa première course au leadership en 1919.Ont suivi celles de 1948, de 1958, de 1968, de 1984 et de 1990.Paul Martin a été (presque) couronné en 2003 contre Sheila Copps.La course de 2006 a accueilli 11 candidats tandis que celle de 2009 a été avortée, quand Bob Rae et Dominic Leblanc se sont ralliés à Michael Ignatieff.Le PLC compte 35 députés à la Chambre des communes.Le Devoir Une conservatrice Les Antochtones en péril à Calgary ?écrivent à Harper L\u2019élection partielle en cours à Calgary Centre ne se déroule pas comme prévu.La candidate conservatrice Joan Crockatt se fait chauffer les arrières par le libéral Harvey Lock.Un sondage Porum Research mené auprès de 376 personnes a placé ses appuis à 32% contre 30% pour le libéral.Le Parti vert arrive en troisième place avec 23%, tandis que le NPD ferme la marche avec 12%.Le conservateur sortant, Lee Richardson, avait remporté son siège avec 58% des voix en 2011.L\u2019élection aura lieu le 26 novembre prochain, tout comme dans deux autres circonscriptions du pays.Le Devoir Ottawa \u2014 L\u2019Assemblée des Premières Nations prévient le premier ministre Stephen Harper que les commimautés autochtones sont au bout du rouleau.Dans ime lettre au ton mordant, le chef national de l\u2019APN, Shawn AÜeo, écrit que l\u2019initiative du gouvernement fédéral pour stimuler l\u2019indépendance et la prospérité des Autochtones, lancée en grande pompe en janvier dernier, ne donne aucim résultat M.AÜeo y soutient que Harper n\u2019a fait aucun progrès dans les dossiers qu\u2019il a promis de régler : l\u2019éducation, les revendications territoriales ainsi que le développement économique et les ententes fiscales.La Presse canadienne x#:,/ ^0 00\u201c cal\"\u2019®'®'\t^ n'j\t* 0 1, WNCiONCKU au »rl poivif îi KUNCCbVTIÎM ^WoRiilitÈf ptmirtniéchrt 17-0 17.0 iy.0 I7.ÇJ \u2019\"\u201cWWIICI, '7.ÇJ -XJ;':» itBBhbBSll and ginger végétarien / VEG£1 100 PAD PAK Variété de légumes thaï sautée av épicée à l'ail cari JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des consommateurs réclament une somme totalisant 27 milliards de dollars à trois compagnies de tabac.Recours collectifs : les cigarettiers isolés Les compagnies ne pourront pas compter sur le gouvernement pour payer la facture JEANNE CORRIVEAU Les cigarettiers, qui font l\u2019objet de deux recours collectifs au Québec, ne pourront pas compter sur l\u2019aide du gouvernement fédéral pour payer une partie de la facture s\u2019ils perdent leur cause.Dans un jugement rendu mercredi, la Cour d\u2019appel libère le gouvernement de la solidarité à laquelle voulaient l\u2019astreindre les fabricants de tabac.La Cour d\u2019appel invoque le jugement de la Cour suprême datant de juillet 2011 qui avait statué que le gouvernement fédéral ne pouvait être tenu responsable des maladies respiratoires ou cardiovasculaires et des cancers découlant du tabagisme.Dans l\u2019arrêt Imperial, le plus haut tribunal du pays avait dû se pencher sur deux dossiers.Le premier concernait un recours collectif intenté par des consomma- teurs de cigarettes douces ou légères de Colombie-Britannique, et le second, une action intentée par cette province pour obtenir des cigarettiers le remboursement des dépenses en soins de santé engendrés par les maladies causées par le tabagisme.Dans le cadre des deux recours collectifs de consommateurs québécois \u2014 qui sont toujours devant les tribunaux \u2014, les compagnies de tabac ont aussi voulu forcer le gouvernement fédéral à tenir le rôle de tierce partie.Elles voulaient ainsi obliger le gouvernement à payer une partie des sommes qu\u2019elles pourraient devoir verser dans ces deux dossiers.«L\u2019immunité de droit public que reconnaît la Cour suprême dans l\u2019arrêt Imperial en regard de la ligne de conduite du gouvernement du Canada pour sa politique générale fondamen- tale en matière de santé et de tabac place le Procureur général du Canada à l\u2019abri d\u2019une responsabilité », écrivent les juges de la Cour d\u2019appel dans une décision qui infirme un jugement de la Cour supérieure rendu en février dernier.27 milliards Pour Erançois Damphousse, directeur du bureau du Québec de l\u2019Association pour les droits des non-fumeurs, cette décision de la Cour d\u2019appel est une bonne nouvelle.«Le gouvernement, surtout depuis 1988 lors de l\u2019adoption de la première loi réglementant les produits du tabac, a fait des démarches significatives pour réduire la consommation des produits du tabac au Canada, explique-t-il.Il n\u2019a pas agi dans une perspective visant à duper le public sur la nocivité des produits du tabac.Ce sont vraiment les compagnies de tabac qui doivent être tenues responsables.» M.Damphousse croit que le retrait du gouvernement fédéral pourrait avoir pour effet de réduire la durée du procès liée aux deux recours collectifs québécois.Les audiences ont débuté en mars dernier au palais de justice de Montréal, et on s\u2019attend à ce qu\u2019elles s\u2019échelonnent sur deux ans.Dans le cadre de ces deux recours, des consommateurs réclament une somme totalisant 27 milliards de dollars à trois compagnies de tabac, soit Imperial Tobacco, Rothmans et Benson & Hedges.Pour sa part, le gouvernement du Québec a intenté une poursuite de 60 milliards de dollars contre les cigarettiers pour récupérer (es dépenses engagées par l\u2019Etat en soins de santé liés au tabagisme.Le Devoir VILLE DE QUEBEC Habitation : quand on mêle art et santé mentale ISABELLE PORTER à Québec Le quartier Saint-Roch se prépare à accueillir un audacieux projet de logement social dédié aux artistes et aux personnes avec des problèmes de santé mentale.Reste à savoir si les artistes voudront y participer.Le nouvel immeuble a été construit en plein cœur du quartier Saint-Roch sur le boulevard Charest.Sur l\u2019ensemble, 47 logements sont réservés à des personnes ayant des problèmes de santé mentale et 30 à des artistes dits «émergents».Le projet est conçu pour que les résidents consacrent au maximum 25% de leurs revenus à se loger.Dès lors, les loyers seront facilement trois fois moins chers que la moyenne du secteur.Le responsable est PECH, un organisme de Québec qui se spécialise dans l\u2019aide aux personnes ayant des difficultés en santé mentale.Ses bureaux seront d\u2019ailleurs intégrés à l\u2019immeuble.En sollicitant les artistes, son directeur Benoît Côté avait comme priorité la mixité.Il souhaitait que les résidants «On a constaté que beaucoup de gens qu\u2019on aidait avaient un sens artistique assez développé» soient liés par autre chose que la question de la santé mentale.«On a constaté que beaucoup de gens qu\u2019on aidait avaient un sens artistique assez développé», dit-il, en ajoutant: «Comme eux, les gens en art sont un peu marginaux.» Attention, toutefois, ajoute-t-il, «on ne dit pas que les artistes sont tous fous et on ne leur demande pas non plus de devenir des travailleurs sociaux.Mais on pense vraiment qu\u2019il y a un problème de logement pour les artistes».Normalement, les premiers résidants doivent emménager l\u2019été prochain, mais le recrutement des artistes accuse du retard.Une seule personne s\u2019est inscrite à ce jour alors que la période d\u2019inscription se termine le 15 décembre.Qu\u2019en pense le milieu artistique?« C\u2019est sûr qu\u2019il y a un besoin à cause de la gentrifica-tion du quartier», note le directeur de la Manifestation internationale d\u2019art, Claude Bélanger.Sur l\u2019association délicate entre artistes et santé mentale, il se dit également confiant.«Je fais confiance aux organisateurs.PECH, ce sont des gens qui savent bien doser.» Anne-Claire Pilote, des Ateliers de la Mezzanine, en pense aussi du bien.Son centre d\u2019artistes a justement pour mandat d\u2019initier à l\u2019art des personnes éprouvant des problèmes de santé mentale.Les besoins de ces personnes sont énormes, sou-ligne-t-elle, avant d\u2019ajouter un «léger bémol» sur l\u2019ajout des artistes.«Je trouve qu\u2019on va un peu dans le cliché en pensant qu\u2019ils ont des liens particuliers.» Marc Gourdeau, du Conseil de la culture, a un point de vue particulier sur la question puisque sa propre fille a des problèmes de santé mentale.Eventuellement, il aimerait bien la voir logée dans un tel endroit.« Ça fait un milieu intéressant pour les gens qui ont une relative différence, dit-il.On a plus de chances de trouver dans un bassin d\u2019artistes une ouverture d\u2019esprit face à la différence.» Le Devoir Montréal métropole culturelle internationale : Quelles sont les conditions de ia réussite ?Louise Roy Présidente, Conseil des arts de Montréal LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Mercredi 21 novembre 2012 De midi à 14 h \u2022 Hôtei Fairmont ie Reine Eiizabeth Avec l'appui de : ?)) SNC^LAVAUN a\" Hydro Québec FONDS de solidarité FTQ CCA GROUPE»^ HMHU LE DEVOIR Inscrivez-vous : www.corim.qc.ca \u2022 514-340-9622 http://goo.gl/0XZgq LE DEVOIR, LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 A 5 ACTUALITES Les dirigeants d\u2019hôpitaux craignent le budget Marceau JEANNE CORRIVEAU Les dirigeants d\u2019hôpitaux sont inquiets à propos des mauvaises nouvelles que pourrait leur réserver le budget que doit déposer la semaine prochaine le gouvernement Marois.Les compressions de 50 millions de dollars déjà annoncées par Québec dans le Programme d\u2019accès à la chirurgie et la remise en question de projets d\u2019immobilisation n\u2019ont rien pour les rassurer.Les dirigeants d\u2019établissements de santé et d\u2019agences ont d\u2019ailleurs rendez-vous jeudi à Laval avec le ministre de la Santé, Réjean Hébert, pour une journée de travail et de discussions.Cette rencontre annuelle survient cette année à quelques jours du dépôt du budget La directrice générale de l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Lise Denis, estime indispensable qu\u2019une augmentation de 5% soit accordée aux dépenses de santé afin de maintenir l\u2019offre de services et compenser l\u2019accroissement des frais d\u2019exploitation.Denis dit qu\u2019il est fort probable que ce taux soit confirmé pour la prochaine année financière.«Cependant, on ne sait pas si ce 5% sera maintenu pour les années qui suivent.Ce qu\u2019on craint, c\u2019est qu\u2019on n\u2019ait pas de cadre financier.Il en faut un pour les prochaines années afin qu\u2019on puisse planifier à moyen terme», dit-elle.L\u2019AQESSS réclame aussi de Québec que les enveloppes budgétaires des établissements et de la Régie de l\u2019assurance- UAQESSS souhaite qu\u2019une hausse de 5% soit accordée aux dépenses de santé maladie du Québec soient séparées afin que le réseau n\u2019ait pas à faire les frais des dépassements budgétaires résultant des ententes avec les médecins ou du coût des médicaments.«Chacun devrait subir son karma», estime Denis.Lors de la rencontre jeudi avec le ministre Hébert, les dirigeants d\u2019établissements s\u2019attendent à en apprendre davantage sur les méthodes utilisées par le ministère pour calculer les compressions de 50 millions en chirurgie, compressions qui se traduiront par une réduction d\u2019environ 25% des montants accordés pour certaines interventions.L\u2019AQESSS n\u2019en démord pas: il sera impossible de récupérer une telle somme alors que l\u2019année financière tire à sa fin.Quant aux projets d\u2019immobilisation remis en question par le gouvernement Marois, Lise Denis croit que les établissements en sauront davantage lors du dépôt du budget du ministre des finances, Nicolas Marceau, le 20 novembre prochain.«C\u2019est sûr que ça crée de l\u2019inquiétude dans toutes les régions parce qu\u2019il y a des projets déjà engagés.On sait comment certaines infrastructures sont vétustes», souligne-t-elle.Plus tôt cette semaine, le ministre Réjean Hébert a reproché à l\u2019ancien gouvernement libéral d\u2019avoir annoncé, en période préélectorale, une série d\u2019investissements sans les avoir inclus dans ses plans d\u2019immobilisation.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les libéraux craignent l\u2019influence des éléments radicaux.SOMMET EN ÉDUCATION Droit de grève : le PLQ met en garde contre les étudiants « extrémistes » MARTIN OUELLET à Québec Ly opposition libérale croit ' que des éléments radicaux vont étendre leur influence dans les classes si le droit de grève est reconnu aux étudiants.Le droit de grève \u2014 qui n\u2019est pas légalement reconnu aux associations étudiantes au Québec \u2014 sera l\u2019un des thèmes abordés au Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, qui se tiendra à la mi-février 2013.En point de presse mercredi à Québec, le député libéral Gerry Sklavounos a exhorté le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, à «bloquer la porte» dès maintenant à la possibilité de reconnaître aux étudiants les mêmes droits que ceux dont jouissent les travailleurs syndiqués.Le droit des étudiants d\u2019assister aux cours pour lesquels ils ont payé doit primer la liberté de leurs camarades de choisir la voie du boycottage, a fait valoir M.Sklavounos, porte-parole de l\u2019opposition of ficielle en matière d\u2019enseigne-mqnt supérieur.A son avis, le droit de grève ne ferait qu\u2019accroître l\u2019in- fluence de groupes «radicaux» comme l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE).Selon M.Sklavounos \u2014 qui se fie aux informations publiées sur la page Eacebook de l\u2019association \u2014, TASSE, qui revendique la reconnaissance légale du débrayage étudiant, est «extrémiste», «anticapitaliste» et «quasiment anti-Occi-dent».«C\u2019est un groupe qui est assez extrémiste, qui pourra, par la suite, imposer sa volonté et cette vision-là à nos étudiants», a-til soutenu.Au terme de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, le ministre Duchesne a prévenu que la question du droit de grève sera débattue lors du Sommet, quoi qu\u2019en pensent les libéraux.«Les recteurs veulent que l\u2019on parle de démocratie étudiante, et il y a même une association étudiante, la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec), qui a mis quelqu\u2019un là-dessus pour préparer une étude et des travaux.Je suis très content, plusieurs personnes veulent qu\u2019on en parle et on va en parler», a-t-il dit.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les syndicats et les employeurs pourront finalement communiquer entre eux pour remplir les besoins de main-d\u2019œuvre sur les chantiers de construction.SERVICE DE «RÉEÉRENCE» DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE La CCQ laissera une place aux syndicats ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le nouveau service de «référence» de la main-d\u2019œuvre de la Commission de la construction du Québec (CCQ), qui doit remplacer le placement syndical, sera hybride : il permettra aux syndicats de s\u2019adresser directement aux employeurs pour leur fournir des travailleurs.Le règlement que déposera jeudi la ministre du Travail, Agnès Maltais, et qui définira les modalités du nouveau service de «référence», exigera des employeurs qu\u2019ils produisent à la CCQ une déclaration de leur besoin de main-d\u2019œuvre.Les titulaires de permis \u2014 ce sont les syndicats, mais ce peut être aussi des associations d\u2019employeurs \u2014 pourront fournir les noms des travailleurs qui sont disponibles, a appris Le Devoir.Syndicats et employeurs pourront donc communiquer entre eux afin de remplir les besoins de main-d\u2019œuvre de l\u2019industrie.Une interprétation de la loi 30 (qui fut le projet de loi 33) veut que de telles communications soient proscrites.Mais comme les noms des travailleurs fournis {{Est-ce qu\u2019elle va laisser les Rambo de ce monde continuer à faire la loi au Québec?)) Le député Guy Ouellette par les syndicats devront être soumis à la CCQ, on estime qu\u2019ils font partie du service de «référence» de l\u2019organisme.Parallèlement, les employeurs pourront demander au véritable service de « référence» de la CCQ de leur fournir une liste de travailleurs disponibles.Ce service, qui existait auparavant, connaissait des ratés, mais on croit pouvoir les surmonter en insistant sur le respect par les employeurs de leur obligation de fournir en temps utile une liste exhaustive et détaillée des travailleurs qu\u2019ils mef tent à pied.Agnès Maltais déposera également jeudi un projet de loi pour reporter à plus tard la création du nouveau service, qui devait voir le jour le 2 décembre, comme le stipule la loi 30.La CCQ doit mettre sur pied un nouveau système informatique à cette fin, ce qui prendra plusieurs mois.Le gouvernement libéral avait prévu verser une somme de 6 millions pour ce faire.Lors de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, le chef de la Coalition avenir Québec, Erançois Legault, a demandé à la ministre quand elle abolirait le placement syndical.«Est-ce qu\u2019elle va reculer?Est-ce qu\u2019elle va se mettre à genoux devant ses amis de la FTQ-Construction ?Est-ce qu\u2019elle va laisser les Rambo de ce monde continuer à faire la loi au Québec?», a-fil lancé.Le porte-parole libéral en matière de travail, l\u2019ex-policier Guy Ouellette, a exprimé les mêmes craintes.Soulignant que le député caquiste, Christian Dubé, avait bénéficié d\u2019un briefing technique sur le projet de règlement, Agnès Maltais a donné l\u2019assurance qu\u2019il respecterait «l\u2019esprit et la lettre de la loi».Le Devoir Stéphane Bédard veut améliorer la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, entend présenter un projet de loi pour modifier la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information afin d\u2019éliminer les blocages qui visent nombre de documents issus des ministères.«Nous voulons baliser les exceptions», a indiqué mercredi Stéphane Bédard au Devoir et au Soleil.C\u2019est son travail dans l\u2019opposition qui inspire sa volonté de réformer cette loi, qui est devenue avec le temps, et grâce à l\u2019ingéniosité des fonctionnaires et des membres des cabinets ministériels, un frein important à l\u2019accès à l\u2019information.Le Parti québécois a présenté dans l\u2019opposition plusieurs demandes d\u2019accès à l\u2019information qui ont été rejetées.Ses demandes de révision auprès de la Commission d\u2019accès à l\u2019infor- mation (CAI) ont également été rejetées.Ainsi, nombre de documents qui devraient être du domaine public sont formulés de façon à ce qu\u2019ils puissent être considérés comme, ayant servi à prendre une décision politique.A ce titre, ils peuvent rester secrets.«On n\u2019a plus aucune pogne», a-t-on indiqué au cabinet de Stéphane Bédard.En vertu de la loi, les renseignements qui ont des incidences sur les décisions administratives et politiques peuvent demeurer confidentiels.Cinq autres restrictions s\u2019appliquent.Un ministère ou un organisme public peut refuser de rendre publics des renseignements qui ont une incidence sur les relations intergouvemementales, les négociations entre organismes publics, l\u2019économie, la vérification, l\u2019administration de Injustice et la sécurité publique.Le Devoir Les troupes de Marois survivent à un premier vote de confiance ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement Marois a passé son premier test mercredi, alors qu\u2019il a remporté le vote approuvant sa politique générée contenue dans le discours d\u2019ouverture, un vote dont sa survie dépendait.La motion a été approuvée par 47 élus péquistes, alors que 44 députés de l\u2019opposition ont voté contre et que les deux élus de Québec solidaire, Erançoise David et Amir Khadir, se sont abstenus de voter.Dix-huit des 50 députés libéraux brillaient par leur absence tandis que 7 des 19 élus caquistes avaient également filé à l\u2019anglaise.Le gouvernement péquiste a dû également affronter six motions de blâme, qui ne mettaient toutefois pas en cause la confiance à son endroit.Elles furent battues par un vote de 49 pour et 44 contre.Le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-Marc Fournier, reprochait au gouvernement son «incapacité à mettre fin à l\u2019angoisse fiscale et économique», tandis que le chef caquiste, François Legault, dénonçait son «manque de rigueur et [ses] décisions dogmatiques».En après-midi, Québec solidaire a diffusé un premier communiqué pour annoncer qu\u2019il voterait pour le discours d\u2019ouverture, pour ensuite se dédire 20 minutes plus tard en indiquant qu\u2019il s\u2019abstiendrait de voter.En répondant à une question sur le projet de loi créant Pharma Québec, présenté mercredi par QS, le ministre de la Santé et des Services sociaux.Réjean Hébert, a traité les solidaires A\u2019 « extrémistes », ce qui «a beaucoup choqué M.Khadir et M\u201d\u201c David», a indiqué leur attaché de presse, Christian Dubois.Le Devoir Françoise Mercure à la Commission de la capitale nationale Le gouvernement du Parti québécois a relevé de ses fonctions, mercredi, le président de la Commission de la capitale nationale (CCN), Jacques Langlois, une année avant l\u2019échéance de son mandat, afin d\u2019y désigner Françoise Mercure, a révélé Le Journal de Québec.M\u201c® Mercure, une péquiste notoire, a déjà été candidate du Parti québécois dans Louis-Hébert et Jean-Talon.Avocate de formation, elle a été présidente de la Chambre de commerce de Québec.Son prédécesseur avait été nommé en 2005.M.Langlois, ex-maire de Beauport, a été nommé à la tête de la CCN par le gouvernement Charest en 2005.Le Devoir BUDGET 2013-2014 VENDREDI 23 NOVEMBRE NICOLAS MARCEAU www.ccmm.qc.ca/NICOLAS-MARCEAU 514 871-4001 Ministre des Finances et de l'Économie En collaboration avec : astral CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN A LA UNE RBC RBC A 6 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 LE MONDE OPERATION D\u2019ENVERGURE DE TSAHAL Gaza : le chef militaire du Hamas est éliminé par Israël Le chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad Jaahari, a été tué mercredi à Gaza lors d\u2019un raid de l\u2019armée israélienne qui a lancé une opération d\u2019envergure contre les groupes armés du territoire palestinien.Ahmad Jaahari, tué dans l\u2019après-midi avec son garde du corps par un raid aérien visant une voiture dans la ville de Gaza, est le plus important chef militaire palestinien à avoir été frappé par une élimination ciblée depuis la fin de la dévastatrice offensive israélienne de janvier 2009.Une vingtaine de raids israéliens ont ensuite frappé la hande de Gaza.Les raids ont fait au total sept morts et 60 blessés, selon des sources médicales.L\u2019Egypte, qui joue les intermédiaires entre le Hamas et Israël à chaque flambée de violences dans la bande de Gaza, a rappelé son ambassadeur en Israël, selon la présidence égyptienne.La Ligue arabe de son côté prépare une réunion d\u2019urgence, a indiqué une source de l\u2019organisation au Caire, après que le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et le président Mahmoud Abbas ont tous deux appelé à une telle réunion.Ces frappes interviennent au lendemain d\u2019une journée d\u2019accalmie, après trois jours d\u2019affrontements.Un message «Aujourd\u2019hui, nous avons adressé un message clair au Hamas et aux autres organisations terroristes, et si cela devient nécessaire, nous sommes prêts à étendre l\u2019opération», a averti le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, en campagne électorale pour les législatives du 22 janvier.En représailles, au moins sept roquettes tirées de Gaza se sont abattues sur le territoire israélien sans faire de blessé ni de dégât majeur, tandis que 13 autres ont été interceptées par le système de défense anti-missile, selon la police.MAHMUS HAMS AGENCE ERANCE-PRESSE Des pompiers palestiniens ont éteint mercredi l\u2019incendie qui a suivi l\u2019explosion de la voiture du chef militaire du Hamas.Avant même l\u2019annonce officielle de la mort du chef militaire du Hamas, des centaines de membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée de la formation islamiste palestinienne, s\u2019étaient rassemblés en criant vengeance autour de l\u2019hôpital Al-Chifa, ou avait été conduit leur chef.Dans un communiqué, les Brigades Ezzedine al-Qassam «s\u2019engagent à continuer sur le chemin de la résistance », assurant que «l\u2019occupant a ouvert sur lui-méme les portes de l\u2019enfer».Paralyser le Hamas L\u2019armée israélienne a indiqué avoir visé des «sites [de lancement] de roquettes de longue portée opérés par le Hamas».Elle a confirmé le raid contre Jaabari, ajoutant qu\u2019il «visait à paralyser la chaîne de commandement et de contrôle de la direction du Hamas, ainsi que son infrastructure terroriste ».Ce raid marque le début d\u2019une opération plus vaste bap- tisée Pilier de défense, a annoncé la porte-parole de l\u2019armée israélienne, le lieutenant-colonel Avital Leibovich.«Après les tirs de roquettes de ces derniers jours contre Israël, le chef d\u2019état-major a décidé d\u2019autoriser une opération contre les organisations terroristes de Gaza, le Hamas, le dji-had islamique et d\u2019autres», a-t-elle déclaré.Aux Etats-Unis, le Pentagone a indiqué «surveiller de près la situation» à Gaza, affirmant le droit d\u2019Israël à se «défendre contre le terrorisme».Lors d\u2019une conversation téléphonique avec le président américain Barack Obama, le chef de l\u2019État israélien Shimon Pères lui a «expliqué les motivations» de l\u2019opération.Par ailleurs, le cabinet de sécurité israélien a autorisé mercredi soir le rappel de certains réservistes.«Il a été décidé à l\u2019unanimité [.] d\u2019autoriser, si besoin et avec l\u2019approbation du ministre de la Défense, de mobiliser des unités de réservistes», a indiqué un communiqué.Ce rappel n\u2019est pas une mobilisation générale, a précisé un porte-parole de l\u2019armée.Présence militaire Selon des témoins palestiniens, des dizaines de chars israéliens étaient stationnés mardi à l\u2019extérieur de la bande de Gaza, près de la barrière de sécurité entre Israël et le territoire palestinien.Ahmad Jaabari, apparu en public le 18 octobre 2011 pour remettre le soldat israélien Gilad Shalit aux médiateurs égyptiens lors de son échange contre un millier de prisonniers palestiniens, était officiellement le lieutenant du chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, Mohammad Deïf.Connu à Gaza comme «le général», ou «le chef d\u2019état-major», il est devenu en 2003, le chef exécutif de fait de la branche armée du Hamas à la suite d\u2019un raid israélien au cours duquel Mohammad Deïf a été blessé.Agence France-Presse ETATS-UNIS David Petraeus témoigne au Sénat sur l\u2019attaque de Benghazi L> ancien chef de la CLA, Da-' vid Petraeus, qui a démissionné vendredi après une liaison avec sa biographe, témoigne jeudi au Sénat sur l\u2019attaque contre le consulat américain de Benghazi en Libye, une affaire que le républicain John McCain compare au scandale du Watergate.Le sénateur McCain a indiqué à des journalistes mercredi que M.Petraeus se rendrait bien en personne devant la commission du renseignement du Sénat, répondant ainsi à la demande de parlementaires.Des médias avaient indiqué dans un premier temps qu\u2019il viendrait vendredi.La CIA n\u2019a pas commenté ces informations.«Le général Petraeus, comme vous le savez, participera à l\u2019audition devant la commission du renseignement», a-t-il indiqué en conférence de presse, avant de confirmer plus tard que cela aurait lieu lors de l\u2019audition déjà programmée de jeudi.Le sénateur a appelé à la formation d\u2019une commission parlementaire spéciale au Sénat pour enquêter sur les événements de Benghazi, dans lesquels l\u2019ambassadeur et trois autres Américains ont été tués dans un assaut à l\u2019arme lourde, le 11 septembre.«Il est essentiel que le Congrès conduise sa propre enquête indépendante.Je veux être parfaitement clair: l\u2019administration n\u2019a aucune crédibilité, pour la plupart d\u2019entre nous, concernant les multiples controverses et contradictions soulevées dans la gestion de cette affaire», a lancé John McCain.M.McCain a évoqué les précédents des affaires du Watergate et des ventes secrètes d\u2019armes à l\u2019Iran dans les années 1980 pour justifier le regroupement en une seule instance des enquêtes menées par plusieurs commissions \u2014 une comparaison très chargée, qui devrait encore faire monter la rension autour de l\u2019affaire.«Au Watergate, personne n\u2019est mort, pour Iran-Contra per- sonne n\u2019est mort», a relevé M.McCain, dont la voix est l\u2019une des plus écoutées du Congrès.«Il est clair qu\u2019il y aura des résistances, il y a eu des résistances contre la commission du 11-Septembre, [.] il y a eu des résistances contre la commission du Watergate».«Le parti au pouvoir n\u2019aime jamais avoir une commission spéciale», a-t-il poursuivi.Le Watergate décrit cette affaire d\u2019espionnage sur le parti démocrate organisé par le président Richard Nixon, et qui a conduit à sa démission en 1974.«Pourquoi n\u2019y avait-il pas de contingents prêts à intervenir le 11 septembre, malgré de nombreuses séries d\u2019informations selon lesquelles une attaque était très probable, en particulier le 11 septembre?», s\u2019est interrogé l\u2019ancien candidat à la présidentielle, qui critique aussi l\u2019administration Qbama pour avoir mis plusieurs jours avant de qualifier formellement l\u2019attaque de terroriste.Interrogé sur les nombreux rebondissements des derniers jours, dont la révélation de correspondances volumineuses entre le général John Allen et Jill Kelley, M.McCain a estimé que cela «méritait une enquête approfondie et complète».«Il y a d\u2019un côté du bizarre, de l\u2019étrange et des faiblesses humaines, et de l\u2019autre une question légitime concernant une éventuelle atteinte à la sécurité nationale», a ajouté le sénateur Lindsey Graham.«Le but de cette enquête est que des professionnels puissent écouter les témoignages de tout le monde, que les mêmes sénateurs puissent écouter les témoignages de tous de façon à séparer le bizarre des enjeux de sécurité nationale.» La commission spéciale réclamée par John McCain et d\u2019autres sénateurs regrouperait des sénateurs de toutes les commissions concernées, mais nécessite l\u2019accord de la majorité démocrate du Sénat pour être créée.Agence France-Presse MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tInvariablement.2.\tMenace soudaine d'un danger - Volubilité.3.\tCouleur - Tire sur le violet.4.\tLambin brésilien -Festivals organises aux deux ans.5.\tManifestation morbide brutale - Comme les faces d'un dé.6.\tPronom personnel -Athlètes.7.\tVille d'Espagne.8.\tLu lettre par lettre -Chant liturgique.9.\tPlante aromatique -Archipel.10.\tNomme au pouvoir -Mauvais conducteur.11.\tVer marin - Fils d'Aphrodite.12.\tÀ un haut degré -Appréhendés.VERTICALEMENT 1.\tDévalorisation.2.\tImmédiatement - Ôter la peau.2103 3.\tCheville fixée en terre -Boîte fendue.4.\tPetit vautour - Petits groupes qui se démarquent des autres.5.\tConjonction - Sorties.6.\tSorti du lit - Virtuose -Maladie mortelle.7.\tD'une locution signifiant sans qu'on le sache -Appuyer fortement.8.\tCaoutchoucs.9.\tTriture - Une hirondelle l'est.10.\tDe niveau - Criant comme un hibou.11.\tFêtard - Guidée.12.\tÉliminés - Petits sommes.1 23456789 101112 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 c\tA\t1\tL\tL\tE\tT\tE\tA\tU\t¦v\t O\tR\tG\t1\tE\t\tU\tS\tU\tR\tP\tE U\tR\tU\tG\tU\tA\tY\t\tG\tA\t1\tN R\t1\tE\tN\t\tG\tA\tR\tE\tN\tN\tE C\tV\t\tE\tC\tR\tU\tE\t\t1\t\tR A\tE\tR\tE\t\tE\tX\tT\tR\tE\tM\tE 1\t\tU\tS\tE\tS\t\tR\tA\tS\tE\tR L\tA\tS\t\tU\tS\tU\tE\tL\t\tD\t L\t1\tT\tC\tH\t1\t\tC\tA\tS\tE\tR E\tM\t1\tR\t\tV\tA\t1\tN\tC\tR\tE T\tE\tN\tA\tC\tE\t\tS\tT\tA\tS\tE \tR\tE\tC\tU\tS\tE\t\tE\tT\tA\tL Le PC chinois clôt son congrès Le Parti communiste chinois (PCC) a clos mercredi son congrès en élisant un comité central qui doit consacrer dès le lendemain Xi Jinping comme numéro un du régime, ainsi que les nouveaux membres de la direction suprême.Les leaders de la deuxième puissance mondiale seront confrontés à la lourde tâche de combattre une corruption galopante et le ralentissement de la croissance, sous l\u2019œil de plus en plus critique d\u2019un demi-milliard d\u2019internautes.A l\u2019issue d\u2019une semaine de travaux dans une complète opacité, les plus de 2200 délétés ont approuvé la composition du comité central, un conclave de 205 cadres du parti censés représenter les plus de 82 millions de membres encartés.«Je déclare maintenant que le 18\u201c congrès du Parti communiste chinois s\u2019est achevé victorieusement», a lancé le président Hu Jintao dans son allocution de clôture prononcée dans l\u2019imposant Grand palais du peuple, sur la place Tiananmen à Pékin.Puis, selon un rituel immuable, les délégués \u2014 simples figurants pour la plupart \u2014 se sont mis debout pour entonner l\u2019Internationale.Le congrès a révisé les statuts du parti pour élever le «concept de développement Destinations Inclus : transport en autocar de luxe, déjeuner selon l\u2019hôtel, services d\u2019un guide, hébergement en hôtel 3.5-4*, taxes.Non-Inclus : activités, repas, TFI (0,20%).NEW YORK MAGASINAGE DES FÊTES 6-9 décembre / 13-16 décembre NOUVEL AN 29 décembre au 1®'^ janvier, 3 nuits à destination occ quad New Jersey À partir de A partir de occ quad Manhattan À partir de occ quad New Jersey À partir de occ quad Manhattan SOLUTION DU DERNIER 1 877 752-0986 \u2022 418835-3336 www.weekend-express.com Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 514 985-3456 - jdebilly@ledevoir.com scientifique » de Hu Jintao au panthéon des doctrines de ses prédécesseurs, de Marx et de Lénine.«La nécessité de promouvoir le progrès écologique» a également été inscrite dans les statuts du parti, alors que le pays souffre des dommages infligés par trois décennies d\u2019industrialisation et d\u2019urbanisation effrénées.Ces révisions ont été approuvées à main levée et à l\u2019unanimité, sans une voix contraire.Une fois que le comité central, le 18® depuis la fondation du PCC en 1921, aura tenu son premier plénum, les nouveaux dirigeants chinois seront présentés à la presse et au monde jeudi.H s\u2019agira du Bureau politique (noyau dirigeant d\u2019environ 25 membres) et de son Comité permanent, probablement ramené de neuf à sept personnes.Agence France-Presse Le Sri Lanka accusé d\u2019attaquer les juges Le rapporteur des Nations unies sur l\u2019indépendance des juges et avocats, la Brésilienne Gabriela Knaul, a demandé mercredi au Sri Lanka de reconsidérer la destitution de la présidente la Cour suprême tout en dénonçant les attaques subies par les juges.«L\u2019inamovibilité des juges est l\u2019un des principaux piliers garantissant l\u2019indépendance du pouvoir judiciaire et seulement dans des circonstances exceptionnelles ce principe peut être transgressé», a souligné Mme Knaul, citée dans un communiqué.Elle a «exhorté» les autorités à reconsidérer la destitution de Shirani Bandaranayake à la tête de la Cour suprême.Le parti au pouvoir a soumis le 1®® novembre au parlement une résolution pour révoquer la juge Shirani Bandaranayake.Agence France-Presse Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 A 7 LE MONDE REPERES Un embrouillamini d\u2019espions Claude Lévesque David Petraeus est sans doute meilleur militaire qu\u2019espion t nous qui pensions avoir un vrai bon scandale à nous mettre sous la dent, avec notre défilé quotidien de corrompus et de mafieux.Non, comme d\u2019habitude, c\u2019est aux «States» que ça se passe! Les Américains en ont pour des mois, peut-être même des années, à se régaler des mésaventures de David Petraeus, de son homologue John Allen et de leurs copines.Imaginez: si le maître espion s\u2019est fait pincer pour quelque chose d\u2019aussi banal qu\u2019une,aventure sentimentale, combien de secrets d\u2019Etat a-t-il éventés sur l\u2019oreiller, dans ses courriels et dans ses twitts ?Probablement aucun, direz-vous.Mais ça, on s\u2019en fout à Fox, à CNN, à MSNBC et peut-être aussi à la Chambre des représentants.On sait que le FBI s\u2019est mis à espionner le patron de la CIA (Petraeus) parce que sa maîtresse harcelait à coups de courriels une rivale qui a porté plainte, et que cette même police fédérale a élargi son enquête au commandant des forces américaines en Afghanistan Qohn Allen) , parce qu\u2019il a envoyé des dizaines de milliers de courriels à ladite rivale.Un mauvais téléroman, en somme.Apparemment, l\u2019Afghanistan n\u2019est pas seulement le «cimetière des empires», mais aussi celui de deux brillantes carrières militaires, puisque David Petraeus y a aussi commandé les forces américaines.On se pose toutes sortes de questions aux Etats-Unis.Laissons de côté les plus frivoles.On se demande, entre autres, pourquoi le FBI n\u2019a rien dit avant les élections du 6 novembre.En évitant que le nom de Petraeus sorte pendant la campagne électorale, la police a-t-elle voulu aider les démocrates ?On sait que le directeur de la CIA, nommé par Barack Obama, doit s\u2019expliquer jeudi sur l\u2019impréparation de l\u2019agence lors de l\u2019attentat de Benghazi, en septembre.En ébruitant une enquête portant sur une aventure extraconjugale alors qu\u2019aucune accusation ne semble à l\u2019ordre du jour, le FBI veut-il au contraire nuire au parti du président tout en réglant de vieux comptes avec l\u2019agence rivale ?David Petraeus est sans doute meilleur militaire qu\u2019espion.C\u2019est l\u2019un des généraux les plus décorés des forces armées des Etats-Unis.C\u2019est lui qui a réussi à transformer le fiasco en Irak en quelque chose qui pourrait presque passer pour une réussite.Il a ensuite été promu à la tête du prestigieux CentCom (dont relèvent les unités stationnées au Moyen-Orient et en Asie centrale), mais Barack Obama lui a demandé de rééditer en Afghanistan l\u2019exploit réalisé en Irak.La recette consiste d\u2019abord et avant tout à envoyer des renforts importants, le temps d\u2019intimider suffisamment l\u2019ennemi pour que le retrait du bourbier puisse se faire de façon ordonnée.Les Américains ne veulent plus voir d\u2019images comme celles de l\u2019ambassade de Saïgon évacuée dans la panique après la victoire des Vietcongs, en 1975.La doctrine Petraeus comporte aussi des éléments de contre-insurrection, c\u2019est-à-dire qu\u2019on s\u2019est efforcé de construire des choses concrètes afin de gagner «les esprits et les cœurs».Soit dit en passant, c\u2019était la doctrine des forces canadiennes dans la province de Kandahar de 2006 à 2011.Les Américains ont cependant renoncé à faire du «nation building» en Afghanistan, comme ils ont renoncé à y vaincre les talibans et cet autre ennemi qu\u2019est la corruption.Comme le fait remarquer un commentateur dans le New Yorker, David Petraeus était un militaire que les Américains pouvaient admirer alors que leurs leaders civils les avaient cruellement déçus.Il est devenu un héros parce qu\u2019il a permis aux Américains de garder de l\u2019Irak un souvenir à peu près supportable.En devenant directeur de la CIA en 2011, David Petraeus continuait en quelque sorte à diriger l\u2019effort de guerre en Asie centrale, puisque c\u2019est l\u2019agence qui mène la guerre des drones.La CIA n\u2019a pas été dirigée par un homme issu du sérail depuis 1977.Jusqu\u2019en 2004, son directeur était d\u2019office le chef de toutes les agences de renseignement des Etats-Unis.Depuis la réorganisation de l\u2019appareil du renseignement et de la sécurité à la suite du 11-Septembre, cette responsabilité incombe au directeur du renseignement national.Kenya: policiers massacrés Ly armée kenyane va être déployée dans le r nord du pays après le massacre de 42 policiers tombés, samedi, dans une embuscade tendue par des voleurs de bétail, a annoncé mardi le président du Kenya, Mwai Kibaki.Le Conseil national de sécurité kenyan a autorisé le déploiement de l\u2019armée pour soutenir la police et «arrêter les bandits et récupérer le bétail et les armes».Agence France-Presse CESAR RANGEE AGENCE ERANCE PRESSE Le Parlement catalan en 2006, alors qu\u2019Ernest Benach en était président.Le choix catalan Le scrutin du 25 novembre posera la question d\u2019un référendum sur l\u2019indépendance CLAUDE LÉVESQUE Les Catalans iront aux urnes le 25 novembre, à l\u2019occasion d\u2019élections anticipées, provoquées par la crise économique et par ce qui est perçu comme l\u2019intransigeance de Madrid.L\u2019enjeu : la tenue ou non d\u2019un référendum sur l\u2019indépendance de cette région du nord-est de l\u2019Espagne.«Les partis souverainistes doivent obtenir une majorité d\u2019au moins 90 sièges sur 135 au Parlement catalan, dit en entrevue Ernest Benach, qui a présidé cette législature de 2003 à 2010.Dans ce cas, M.Mas [le chef du gouvernement catalan, Artur Mas] aura toute la légitimité pour mettre en œuvre le processus qui mène à la souveraineté.» Les sondages indiquent qu\u2019un tel résultat est tout à fait possible, mais M.Benach préfère demeurer prudent: «Tout s\u2019est produit très rapidement.Il y a quelques mois, on ne pouvait pas penser qu\u2019on en arriverait là, dit-il.C\u2019est vrai qu\u2019il y a une proportion très importante de la Catalogne qui veut emprunter le chemin de la souveraineté, mais j\u2019insiste, le vrai test aura lieu le jour des élections.» Les adversaires de la souveraineté catalane utilisent parfois l\u2019argument de la peur dans leur campagne : on a dit aux électeurs qu\u2019ils risquent de perdre leurs pensions de vieillesse, leurs diplômes universitaires, et même leurs noms espagnols! «Certaines déclarations sont tellement ridicules qu\u2019elles alimentent le sentiment souverainiste.Il y a d\u2019autres choses qui sont plus sérieuses, cependant: on dit que la loi espagnole ne permet pas la tenue d\u2019un référendum sur l\u2019indépendance, et au niveau de l\u2019Union européenne, ce n\u2019est pas clair», juge Jordi Porta, président de la Fundaciô Enciclopèdia Catalana.En septembre, Madrid a rejeté une proposition de pacte fiscal faite par Barcelone.En pleine crise économique, des centaines de milliers de Catalans ont réagi en sortant dans la rue et en réclamant l\u2019indépendance.Le président du gouvernement régional, Artur Mas, et son parti de centre droit, la CiU, sont alors devenus souverainistes et ont appelé à des élections anticipées.«Plusieurs personnes subissent les effets de la crise et voient que leurs impôts ne servent pas à résoudre cette crise.Elles voient qu\u2019ils servent dans à mettre en œuvre des politiques dans d\u2019autres régions de l\u2019Espagne.Il y a aussi une jeune génération qui a une vision plus ouverte sur le catalanisme parce qu\u2019ils ont étudié en catalan, regardé la télévision en catalan et lu les journaux en catalan.Il y a aussi des personnes qui étaient souverainistes, mais qui s\u2019étaient découragées, et qui voient que maintenant, c\u2019est possible», explique Ernest Benach, dont le parti, la Gauche républicaine catalane (ERC), est souverainiste depuis sa fondation en 1931.En 2010, d\u2019importantes manifestations avaient aussi été organisées en Catalogne à la suite d\u2019un jugement du Tribunal constitutionnel espagnol, qui invalidait plusieurs articles du statut d\u2019autonomie de la Catalogne, considéré comme la loi fondamentale de la région.Aung San Sun Kyi demande le soutien de l\u2019Inde ex-dissidente birmane devenue chef de l\u2019op-< position, Aung San Sun Kyi, a demandé mercredi le soutien de l\u2019Inde sur le chemin de la démocratie en Birmanie, déclarant avoir été attristée que New Delhi se soit un temps éloignée.«J\u2019ai été attristée que l\u2019Inde se soit éloignée de nous lors de nos moments difficiles [.].Mais fai toujours eu foi dans la relation durable entre nos deux pays, sur la base de l\u2019amitié durable entre nos deux peuples», a-t-elle déclaré lors d\u2019un discours devant le Nehru Memorial Fund, à New Delhi.Sun Kyi, aujourd\u2019hui députée, est arrivée mardi en Inde, pour la première fois depuis 25 ans, un pays où elle a vécu enfant, lorsque sa mère y était ambassadrice, puis étudiante dans les années 60.Longtemps alliée sans réserve de Sun Kyi, l\u2019Inde, qui partage une longue frontière avec la Birmanie, s\u2019était rapprochée de la junte dans les années 1990, notamment sur des questions de sécurité et d\u2019énergie.Agence France-Presse «Au lieu d\u2019évoluer vers plus d\u2019autonomie, c\u2019est le processus inverse qui se produit.On a assimilé le cas de la Catalogne à ceux de toutes les collectivités autonomes, et on a réduit sa capacité à prendre des décisions.Au point de vue économique, c\u2019est très clair: 8% de notre PIB s\u2019en va en Espagne et ne revient pas», affirme Jordi Porta.«Nous avons conscience de vivre un moment historique, et c\u2019est important d\u2019avoir des alliances dans le monde.Le Québec est pour nous un allié stratégique, notamment à cause de ses relations avec la Erancophonie.L\u2019Ecosse et le Québec ont des stratégies internationales très puissantes.La Catalogne devrait faire un peu plus d\u2019efforts pour se faire connaître», explique Ernert Benach.MM.Benach et Porta ont prononcé mardi à Montréal des conférences sur le thème de « Catalogne, futur Etat européen», à l\u2019invitation de la revue L\u2019action nationale.Le Devoir L\u2019OPPOSITION RECONNUE Damas parle de déclaration de guerre Paris et Washington ont reconnu la légitimité de la coalition syrienne de l\u2019opposition, la France faisant même un pas vers un éventuel armement des rebelles, une position «immorale» pour Damas qui a vu dans runification de l\u2019opposition une «déclaration de guerre».Sur le terrain, les chars du régime pilonnait Damas et sa région, où près d\u2019une centaine de personnes ont péri mardi, la capitale et notamment sa ceinture sud étant désormais au centre des combats après 20 mois d\u2019une révolte populaire devenue conflit armé.Au lendemain de sa formation, la France a reconnu la coalition comme «seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement Tuovisoire de la Syrie démocratique».Les Etats-Unis, eux, ont affirmé qu\u2019elle était «une représentante légitime du peuple syrien», se gardant d\u2019évoquer un éventuel exécutif provisoire avant que la coalition ne «fasse la démonstration de sa capacité à représenter les Syriens à l\u2019intérieur de la Syrie».Réagissant pour la première fois depuis la formation de la coalition lors d\u2019une réunion à Doha la semaine dernière, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad, a dénoncé une position «immorale» de la France.Dénonçant une «position arrogante» dictée, selon lui, par «le passé colonialiste de la Erance», il a estimé que «cette ingérence flagrante dans les affaires intérieures syriennes viole la charte des Nations unies».M.Mekdad a en outre accusé l\u2019opposition de ne pas vouloir «résoudre pacifiquement la crise» en refusant «tout dialogue avec le gouvernement».«Nous sommes prêts à discuter avec l\u2019opposition syrienne qui a sa direction en Syrie et pas avec celle qui a été fabriquée ou dirigée ailleurs», a-t-il poursuivi, alors que Damas et ses alliés ont multiplié les appels aux négociations, rejetés par l\u2019opposition qui exige avant toute chose le départ de M.Assad.Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, qui a affirmé ne soutenir personne dans le conflit syrien «contrairement à ce que pensent généralement les gens», a critiqué les positions «partiales» des pays soutenant l\u2019opposition.Agence France-Presse tel^.aide PRESENTE La magie de l\u2019écoute pour soulager la souffrance des personnes en détresse MICHAEL SHEEHAN Conférencier Michael Sheehan est juge à la Cour du Québec et formateur à l\u2019École du Barreau.En 1995, il perd son fils Philip, qui s\u2019est enlevé la vie à l\u2019âge de 25 ans.Il a puisé dans son deuil le courage de s\u2019engager dans la lutte contre le suicide, dans un premier temps auprès des jeunes et, dans un deuxième temps, auprès des plus âgés.Il a fait un travail colossal de prévention du suicide par son action de sensibilisation.Aujourd\u2019hui encore, il poursuit assidûment ce travail auprès du grand public.Michael Sheehan est un «humaniste qui sait écouter».Date : le mercredi 21 novembre 2012 à 19 h 30 Lieu : Auditorium de la Grande Bibliothèque 475, boulevard De Maisonneuve Est, Montréal ^ Berri-UQAM I Stationnement 9 $ (après 16 h) accès par l\u2019avenue Savoie ou par la rue Bern Conférence grand public - Entrée libre Le nombre de places étant limité, merci de vous inscrire au 514 935-1105 poste 1 ou par courriel : info@telaide.org Partenaire de l'événement Desjardins Coopérer pour créer l'avenir Tel-Aide est un organisme communautaire qui offre un service d\u2019ecoute téléphonique gratuit, anonyme et confidentiel, en français et en anglais, a toute personne qui vit une situation difficile et ressent le besoin de se confier Cette conference est presentee dans le cadre des événements entourant les 40 ans de presence de Tel-Aide dans le Grand Montreal, afin de sensibiliser la communauté a l\u2019impact de l\u2019ecoute dans les relations humaines C.R 205, succursale H, Montréal (Québec) H3G2K7 I telaide.org I facebook.com/telaide A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 EDITORIAL FURIE DE L\u2019ANCIEN MINISTRE DE LA SANTE « Les nerfs, Yves ! » Il est préférable, dit une règle non écrite, qu\u2019un critique dans l\u2019opposition, à l\u2019Assemblée nationale, n\u2019bérite pas de «son» dossier lorsqu\u2019il passe au gouvernement.S\u2019il devient ministre de l\u2019Éducation, par exemple, après avoir été « porte-parole » en ce domaine, cela veut dire qu\u2019il fut, pendant des années, le relais des griefs et doléances de multiples «clientèles» reliées à ce même domaine.Et comme ministre, il pourrait donc plus facilement se trouver inféodé à ses anciens alliés.(N\u2019est-ce pas un risque que court Marie Malavoy?) A ¦Si ^ ^ »; I Antoine ROBIiaiLLE vec la sortie déchaînée et disgracieuse, mardi, du porte-parole libéral en santé, Yves Bolduc, contre le ministre péquiste Réjean Hébert, peut-être faudrait-il formuler une règle inverse : il est malsain qu\u2019un ancien ministre conserve son dossier lorsqu\u2019il traverse dans l\u2019opposition officielle.Plusieurs ont été surpris de la véhémence avec laquelle M.Bolduc a attaqué en Chambre le ministre Hébert, violant toutes les règles de l\u2019auguste enceinte : ne pas user du tutoiement; ne pas s\u2019adresser directement à l\u2019élu concerné.«Là, tu viens de démontrer complètement que tu ne connais pas ton réseau de la santé et que tu ne connais pas du tout tes dossiers.Vas-y donc, à Alma!», a hurlé M.Bolduc mardi.Plusieurs ont eu envie de lui dire : Les nerfs, Yves ! «Malsain» est le bon mot ici.M.Bolduc ne semble pas être en mesure de prendre la nécessaire distance avec «ses» dossiers afin de se montrer bon critique.«Ses» dossiers, c\u2019est-à-dire, d\u2019abord, l\u2019hôpital d\u2019Alma, où lui-même a pratiqué ; ensuite, l\u2019agrandis-sement de l\u2019urgence de ce même hôpital, ^\ttravaux que M.Bolduc a personnellement inaugurés le 16 mai, en pleine fièvre préélectorale.Selon M.Hébert, M.Bolduc avait alors donné le coup d\u2019envoi à une première phase de la rénovation, celle du stationnement, alors que la deuxième n\u2019avait pas été prévue dans les crédits.Joint hier, M.Bolduc l\u2019a reconnu, mais en soutenant que la phase 2 devait être entamée en avril 2013 seulement et ne nécessitait donc pas de figurer aux crédits dès 2012.Si le gouvernement fait «quelque chose de bien», il n\u2019hésitera pas à le souligner, a du reste certifié M.Bolduc.Mais quelle décision correcte pourrait donc émaner d\u2019un homme qu\u2019il a déjà traité A\u2019«incompétent total» (M.Hébert est pourtant en poste depuis un mois seulement!).M.Bolduc a en plus reproché au ministre d\u2019avoir pris «des notes comme un étudiant» lors d\u2019une réunion, ce qui prouverait qu\u2019il ne connaît «rien».Il l\u2019a qualifié de «théoricien» qui «n\u2019a pas mis le pied dans un hôpital depuis 10 ans», ajoutant: «Quand vous écoutez ses réponses, là, c\u2019est des réponses de livres.» L\u2019aigreur de la défaite doublée du sentiment d\u2019avoir été délogé par un Imposteur n\u2019est certainement pas bonne conseillère pour un critique.Le 12 septembre, le chef libéral par Intérim Jean-Marc Fournier avait promis de faire de la politique «dans le respect»: «On a eu, [.] de la part de l\u2019opposition officielle, un ton et une méthode qui étaient plutôt durs.[.] Je ne pense pas que ça a donné de la confiance au public à l\u2019égard de leur parti.» M.Bolduc devrait méditer ces belles paroles.Sinon, 11 devrait penser à changer de dossier.L\u2019AFFAIRE PETRAEUS Chasse ouverte Serge Truffaut e scandale David Petraeus, du nom du général le plus médaillé des États-Unis, propose son lot d\u2019étrangetés.Logique, dlra-t-on, l\u2019homme était le maître espion du pays, le patron de la CIA.Normal, J soullgnera-t-on, car dès qu\u2019une personnalité pu-^^=1 bllque est emberlificotée dans les épisodes des petites morts, les freudiennes évidemment, des cohortes d\u2019Américains hurlent à hue et à dla.D\u2019autant plus, dans le cas qui nous occupe, qu,e le fier soldat est un résidant de la Virginie, soit un des 22 États où l\u2019adultère est toujours considéré, juridiquement causant, comme un crime.Tout cela rappelé, reste l\u2019aspect étrange de cette histoire présentant par ailleurs bien des opacités parce qu\u2019animée, on le répète, par des gens du secret.Toujours est-11 qu\u2019au ras des pâquerettes, on constate qu\u2019une enquête amorcée pour cause de courriels menaçants w\tV jamais signés par Petraeus s\u2019est transformée ^\trapidement en une enquête sur les relations ^\tentre sa biographe Paula Broadwell et lui.Au cours de laquelle les limiers du FBI ont découvert qu\u2019il entretenait donc une liaison extraconjugale.Plus exactement, c\u2019est en fouinant sur la distribution Informatique des courriels envoyés par Broadwell et destinés à Jlll Kelley que le FBI est tombé par hasard, c\u2019est à retenir, sur des échanges entre Broadwell et Petraeus.Et alors?Selon les propos de Marc Rotenberg, directeur de l\u2019Electro-nlc Privacy Information Center, et que rapportent le New York Times, ce feuilleton met en lumière «le problème particulier qu\u2019il y a avec les cyber-enquêtes, c\u2019est que leur objet devient rapidement très large car il y a un déluge d\u2019infos disponibles, très faciles à trouver.Si le patron de la CIA se fait prendre alors, c\u2019est chasse ouverte sur tout un chacun.» Pour Rotenberg mais aussi pour les représentants de l\u2019Amerlcan Civil Liberties Union, qui eux aussi se sont épanchés dans les pages du New York Times, l\u2019affaire Petraeus s\u2019avère l\u2019écho aujourd\u2019hui des avertissements servis plus d\u2019une fols au cours des dernières années.À savoir que, si on ne police pas Internet à l\u2019aune du respect de la vie privée, alors les Éearl Harbor Informatiques, pour reprendre leur qualificatif vont se multiplier.Cela étant, 11 est vrai que, vu son poste et la multitude de dossiers mettant en scène un maître espion et sa maîtresse toute aussi espionne mais au bénéfice de l\u2019adversaire, le comportement de Petraeus ne fut pas à la hauteur de sa fonction.Et ce, pas du tout dans le sens moral mais bien politique.SI l\u2019univers de la Toile est aussi ouvert qu\u2019on le dit, alors on peut logiquement avancer que les Chinois ou les Russes auraient pu tomber, eux aussi, sur cette correspondance.La suite ?Élle est facile à deviner.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO Obi it mmî LETTRES Une amnistie ponr les étndiants Il y a de la part de trois associations étudiantes un appel justifié pour une enquête publique sur les opérations policières au printemps 2012.Beaucoup demandent une amnistie pour les personnes accusées dans le cadre (Jes manifestations du printemps dernier.A Radio-Canada, le 13 novembre 2012, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, s\u2019est dit en faveur d\u2019une amnistie pour les gens dans les manifestations pacifiques, mais que ceux qui ont commis des actes violents devront faire face à la musique.L\u2019approche de M\u201c® Desjardins semble juste \u2014 nous rejetons la violence par les manifestants \u2014, mais elle est erronée pour plusieurs raisons.En premier, ceux qui sont accusés d\u2019actes violents par la police sont présumés innocents jusqu\u2019à preuve du contraire et nous savons que beaucoup le sont.Cela comprendrait bien sûr les accusations de voies de fait contre les poli- ciers.Comment pouvons-nous faire cette distinction d\u2019avance et les exclure a priori d\u2019une amnistie ?Deuxièmement, les policiers qui commettent des crimes de violence ne sont presque jamais accusés et bénéficient d\u2019une impunité généralisée.Troisièmemenf ce printemps, la police, surtout à Montréal, est malheureusement devenue une police à caractère politique, répressive contre les carrés rouges.L\u2019avalanche de poursuites instituée par cette police serait probablement empreinte d\u2019un manque d\u2019objectivité qui ne reflète pas nos valeurs communes.[.] John Philpot Le 13 novembre 2012 Pour un régime public d\u2019assurance-médicaments Nous espérons que le nouveau gouvernement ne fera pas la sourde oreille, comme son prédécesseur, lorsqu\u2019on lui présentera des projets permettant d\u2019engranger des milliards de dollars.Alors que Québec solidaire s\u2019apprête à redéposer son projet de loi sur Pharma Québec, nous réitérons que ce sont bien des milliards de dollars que nous pourrions récolter en instaurant un régime entièrement public d\u2019assurance-médicaments grâce, entre autres, au pouvoir de négociation conféré à l\u2019Étaf qui gérerait 100% des achats en médicaments de la province, au lieu de 43% actuellement.L\u2019IREC a produit récemment une étude qui reprend nos arguments voulant que: «Lesgouvernements qui ont mis en place des régimes universels accompagnés de politique d\u2019achat centralisé, comme celui de la Nouvelle-Zélande, se distinguent par les prix de médicaments les plus bas.» Alors que les Québécois paient déjà 38% de plus pour leurs médicaments que la moyenne de leurs vis-à-vis des pays développés, nous pressons le gouvernement d\u2019agir.Le contrôle du coût des médicaments doit être prioritaire dans le programme politique.[.] Elisabeth Gibeau Union des consommateurs Le 13 novembre 2012 LIBRE OPINION La dépression, une « vraie » maladie ?JEAN-PHILIPPE VAILLANCOURT Ph.D., Psychologue \u2014 Expertise psychologique, chargé de cours.Université du Québec à Trois-Rivières Le gouvernement du Québec a récemment acheté du temps publicitaire pour diffuser un message qui soutient que la dépression est une vraie maladie, tout comme le cancer.Peut-être cela aura-t-il échappé au lecteur, mais il y a un peu plus d\u2019une décennie, c\u2019était au diabète que l\u2019on comparait la dépression pour que le public comprenne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une vraie maladie.En 2012, pourquoi sentons-nous encore le besoin de produire et diffuser un tel message ?Officiellement, c\u2019est surtout pour faire tomber les tabous.En effet, si une personne est «vraiment» malade, qu\u2019elle souffre donc d\u2019un mal dont personne n\u2019est responsable, peut-être la société cessera-t-elle de juger et d\u2019ostraciser celle-ci.De fait, encore aujourd\u2019hui, la discrimination est tenace à l\u2019endroit des gens qui souffrent «de la fronde et des flèches d\u2019une fortune outrageante», comme le formulait si bien Shakespeare.La discrimination est forte, en partie parce que des doutes subsistent dans notre société touchant la nature et la source mêmes de la dépression.Est-ce vraiment une maladie ?N\u2019est-elle pas le résultat d\u2019une tristesse profonde dont la personne n\u2019arrive pas à se dégager, de là l\u2019intransigeance à laquelle elle se heurte?Ne serait-ce pas qu\u2019un simple passage à vide ?Plusieurs questions demeurent, mais le discours psychiatrique continue de marteler avec une vivacité préoccupante qu\u2019il s\u2019agit bel et bien d\u2019une maladie.Remarquez qu\u2019il s\u2019agit de la seule spécialité médicale qui doit se battre corps et âme pour légitimer les fondements de son objet d\u2019étude, les maladies mentales.Constatant cette incertitude, il n\u2019apparaît donc pas surprenant que nous retrouvions dans la collectivité des groupes de «croyants» et de «non-croyants».Pour qu\u2019une maladie soit considérée comme telle, elle doit satisfaire aux critères scientifiques établis, à savoir un dérèglement dans une structure ou une fonction des cellules, des tissus ou des organes.Critères auxquels le cancer et le diabète satisfont incontestablement.Comme le reconnaît la plus haute instance psychiatrique, l\u2019Association américaine de psychiatrie, les «maladies» mentales ne peuvent être ni détectées ni diagnostiquées par l\u2019examen des cellules, des tissus ou des organes.De fait, leur diagnostic s\u2019établit à partir de critères dont l\u2019évaluation est hautement subjective, en plus de se faire sur la base d\u2019un simple entretien.S\u2019appuyant sur la définition du terme «maladie», l\u2019on soutient que la dépression est principalement causée par un déséquilibre de la chimie du cerveau (notamment d\u2019un neurotransmetteur, la sérotonine) .Cette théorie fait d\u2019ailleurs la pluie et le beau temps en psychiatrie depuis la venue du premier neuroleptique, dans les années 1950.Malgré le fait que l\u2019on continue à propager cette théorie et à la présenter comme un fait, aucun élément de preuve scientifique ne permet actuellement de la soutenir.D\u2019ailleurs, plusieurs sont sortis du placard pour affirmer qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une métaphore et que jamais cette théorie n\u2019aura été sérieusement retenue.C\u2019est précisément ce que déclarait, le 12 novembre 2005, Wayne Goodman, un haut dirigeant de l\u2019US Food and Drug Administration, le pendant américain de Santé Canada.Le D\"^ Ronald Pies, éditeur en chef du magazine Psychiatrie Times, dira également qü\u2019«en vérité, la notion de déséquilibre de la chimie du cerveau aura toujours été une légende urbaine, jamais une histoire prise au sé- rieux par les psychiatres bien informés» (11 juillet 2011).Et pourtant, l\u2019establishment psychiatrique rappelle à chaque occasion que les maladies mentales, comme la dépression, sont de vraies maladies puisqu\u2019elles trouvent leur ancrage dans un cerveau défectueux.Alors, pourquoi ne pas les nommer maladies cérébrales, plutôt que mentales ?Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans une crainte viscérale de voir la psychiatrie absorbée par la neurologie (spécialité médicale qui étudie l\u2019ensemble des maladies du système nerveux, en particulier du cerveau) ?Dans un même ordre d\u2019idées, s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un fait scientifique vérifiable, comme on le prétend, nous disposerions de moyens objectifs pour détecter les irrégularités des neurotransmetteurs que l\u2019on croit impliqués dans la dépression.Ce n\u2019est malheureusement pas le cas.En revanche, il n\u2019est pas exclu qu\u2019un jour il sera possible de le faire.Cela permettrait de soulager bien des maux et surtout de faire taire les questionnements et d\u2019ainsi investir temps et argent aux soins, plutôt qu\u2019à la chasse aux tabous.Le psychiatre et professeur émérite Thomas Szasz écrivait que les «maladies » mentales ne peuvent être nommées ainsi que par analogie.L\u2019âme, l\u2019esprit ou le mental peut être malade au même titre qu\u2019une économie, per analogiam.En attendant que la science permette d\u2019élucider le mystère, la dépression ne peut être considérée comme une maladie que par analogie.Entre-temps, il serait bien plus profitable de concerter nos efforts de manière à créer une société où l\u2019on accepte que les aléas de notre existence nous font affronter de multiples atrocités objectives et subjectives et que celles-ci se répercutent sur notre capacité d\u2019adaptation en s\u2019exprimant selon des modes qui reflètent notre individualité. LE DEVOIR LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 A 9 IDEES Pommes « pourrîtes » ou pointe de l\u2019iceberg ?JEAN-FRANÇOIS SENECHAL Ph.D., l\u2019auteur enseigne le cours Ethique et professionnalisme aux étudiants en génie à l\u2019Université Laval.utilisation de l\u2019analogie des La\t«pommes pourries» (ou /\t«pommes pourrîtes», sÏYOUS souhaitez attirer l\u2019attention sur l\u2019orthographe de l\u2019expression et éviter au passage de démontrer sa pertinence) par monsieur Denis Coderre lors de son passage à l\u2019émission Tout le monde en parle, ce dimanche 11 novembre, est inappropriée et inefficace.Elle est inappropriée parce qu\u2019elle crée une confusion qui, à terme, nuit à la compréhension des problèmes systémiques révélés par la commission Charbonneau.Elle est inefficace parce qu\u2019ultime-ment, celui ou celle qui mobilise cette analogie, sans en préciser le sens et la mesure, risque de nuire à la création de solutions qui permettront de dépasser la seule sanction des fautifs en agissant plutôt sur un système qui tolère la faute, voire la rend plus probable.L\u2019analogie de la pomme pourrie sert à éviter, c\u2019est sa fonction la plus utile me semble-t-il, de juger trop sévèrement les « autres pommes du lot», qui, c\u2019est vrai, sont peut-être tout à fait saines.Celui qui mobilise cette analogie sans en préciser le sens et les nuances risque toutefois de créer une confusion en laissant croire qu\u2019il n\u2019existerait que deux sortes de pommes : les pommes pourries et les pommes saines.Ces histoires de pommes saines et de pommes pourries laissent surtout croire à tort qu\u2019il n\u2019y aurait qu\u2019à retirer les fruits viciés pour régler le problème de la pourriture des fruits.11 pourrait en effet être rassurant de penser qu\u2019il suffit de retirer quelques pommes pourries du lot pour en assurer l\u2019intégrité.La réalité est autre.Cette solution est inopérante et inefficace.Cette dualité sans nuances, en noir et blanc, reflète mal la réalité du terrain.Idéaux et contraintes Dans l\u2019exercice de la profession d\u2019ingénieur, comme dans plusieurs autres occupations et professions, il existe une distance entre les idéaux de la profession (ce qu\u2019il devrait faire) et les exigences et contraintes plus quotidiennes du travail (ce qu\u2019il doit faire).C\u2019est dans cet «espace entre le comportement éthique dans l\u2019intention et dans les faits» (Bazerman & Tenbrunsel) que se crée ce terreau propice aux manquements et à l\u2019inconduite, sinon à la perte de sens.C\u2019est dans cet espace, dessiné avec différentes tonalités de gris, que se produiront les manquements professionnels.Ces derniers varieront, de gris très foncé à gris très pâle, en considérant notamment l\u2019intention du fautif, la nature du geste posé, l\u2019intensité du geste et son étendue, les contraintes d\u2019exercices et l\u2019autonomie du présumé fautif.Puisqu\u2019il est question d\u2019analogies, je préfère de loin celle de «la pointe de l\u2019iceberg».Cette dernière doit toutefois aussi être utilisée avec beaucoup de nuances.Si on postule que les rares cas révélés à la commission Charbonneau constituent la pointe de l\u2019iceberg, il serait hautement fallacieux de prétendre que ces compor- Comtnission d'enquête sur roctroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction GRAHAM HUGUES LA PRESSE CANADIENNE Ce que la commission Charbonneau peut faire de mieux, ce que i\u2019administration de ia Viiie de Montréai peut faire de mieux, ce que i\u2019Ordre des ingénieurs du Québec peut faire de mieux, c\u2019est de réduire ia taiiie de i\u2019iceberg ! tements reflètent l\u2019ensemble des comportements du groupe.La pointe de l\u2019iceberg représente plutôt les comportements suffisamment graves pour être révélés et sanctionnés, suffisamment fréquents et évidents pour avoir été décelés, suffisamment réprouvés par les pairs et l\u2019entourage pour être dénoncés.11 reste néanmoins la partie immergée de l\u2019iceberg.Elle est immense ! Elle regroupe ces trop nombreux comportements légèrement déviants, ordinaires et quotidiens, qui s\u2019éloignent des idéaux de la profession sans trop faire de tort, qui sont plus difficiles à sanctionner moralement, qui sont plus difficilement décelables ou mesurables.Ces comportements affaiblissent néanmoins eux aussi la relation de confiance entre la science et la société.La question que doit poser la commission Charbonneau me semble conséquemment être la suivante : comment peut-on s\u2019assurer que, malgré les exigences concrètes et quotidiennes de l\u2019exercice du travail qu\u2019est devenu celui d\u2019un ingénieur, d\u2019un professionnel, d\u2019un fonctionnaire, d\u2019un élu (ce qu\u2019il «doit» faire), ce dernier puisse réaliser les idéaux visés (ce qu\u2019il « devrait» faire).Ce que la commission peut faire de mieux, ce que l\u2019administration de la Ville de Montréal peut faire de mieux, ce que l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec peut faire de mieux, c\u2019est de réduire la taille de l\u2019iceberg ! Plusieurs pistes de solutions sont envisageables.Plusieurs ont déjà été identifiées : modifier les règles et procédures qui facilitent la faute, clarifier et promouvoir les comportements attendus, remplacer les mécanismes de contrôle et de vérification éthiques devenus désuets et inoffensifs, accroître l\u2019intensité des sanctions pour les fautifs, changer les lois en matière d\u2019éthique de façon à rendre moins probables les comportements répréhensibles, former les agents publics afin que ces derniers puissent comprendre la nature des gestes attendus, les valeurs et le sens moral promus par ces gestes afin qu\u2019ils puissent exercer un jugement autonome et authentique, mais éclairé.Ces mesures et correctifs doivent dépasser la nécessaire \u2014 mais non suffisante \u2014 sanction des fautifs (dehors les pommes «pourrîtes»).Ils doivent permettre, à ceux et celles qui dans l\u2019exercice quotidien de leur travail souhaitent être intègres, de ne pas craindre outre mesure d\u2019être expulsés du système et leur faciliter la tâche pour trouver ultimement le courage de poser le bon geste et réaliser les idéaux propres à leurs rôles.La réplique > Jacques Godbout L\u2019écrivain n\u2019est pas un être d\u2019exception FRANÇOIS JOBIN Écrivain mineur M on cher Godbout, J\u2019ai bien rigolé en prenant acte de votre manière de participer au Devoir des écrivains tout en ayant l\u2019air de ne pas y toucher.Si votre dénonciation du mélange des genres dans le journal qui le pratique une fois l\u2019an est habile, elle fait preuve d\u2019une conception de la littérature et de l\u2019acte d\u2019écrire qui me paraît plus critiquable que celle contre laquelle vous vous élevez.Vous vous dites un écrivain du XX® siècle à\u2019«avant la confusion des genres, avant le relativisme culturel, quand il existait une hiérarchie des oeuvres».L\u2019écrivain mineur que je suis estime modestement que vous avez tout faux.Passons rapidement sur la hiérarchie des oeuvres qui existe toujours, quoi qu\u2019on dise.11 y a toujours eu une littérature populaire, une littérature élitiste et une littérature savante.En général, c\u2019est le temps (et parfois la politique) qui se charge de faire le tri et de déterminer ce qui demeurera.Eugène Sue, Maurice Leblanc et Erckmann-Chatrian (pour ne nommer que ceux-là) occupaient le haut du pavé au XIX® siècle.Ils ont sombré dans l\u2019oubli.De leur côté, Lamartine, Chateaubriand et Hugo étaient proches du pouvoir, ce qui leur a valu d\u2019être inscrits de leur vivant au programme des écoles, une police d\u2019assurance contre l\u2019amnésie des masses.Eait-on preuve de relativisme culturel en croyant que certaines oeuvres publiées à des millions d\u2019exemplaires valent autant que celles qui ne connaissent qu\u2019une diffusion confidentielle ?La notoriété est-elle preuve de médio- Le déclencheur Journaliste d\u2019un jour «Notre place d\u2019écrivain, si on la prend au sérieux, n\u2019est ni sur scène, ni comme ersatz: lisez nos livres, nous y avons mis chacun le meilleur de nous-mêmes.Journaliste d\u2019un jour, l\u2019écrivain dans Le Devoir acceptera de se conformer aux usages et à l\u2019éthique d\u2019une profession qui n\u2019est pas la sienne.Que peut-il y gagner?Un apprentissage et le plaisir fugace de voir sa signature dans le journal.Mais justement, s\u2019il joue le jeu de l\u2019information, est-ce vraiment une signature d\u2019écrivain ?» Jacques Godbout, A chacun son clavier.Le Devoir, 14 novembre 2012 crité ?La popularité, symbole de facilité ?Sans doute doit-on et peut-on discriminer ?Mais en vertu de quels critères ?Plus consternante est cette conception de l\u2019écrivain que vous véhiculez et qui me paraît non seulement dépassée, mais aliénante.Vous associez le mot sacré à la littérature ; on croirait entendre Mabaux ou Mauriac (pourtant journaliste) .À vous lire, l\u2019écrivain serait l\u2019homme qui sait, un cadeau de Dieu à l\u2019humanité, un démiurge chargé de reconstruire l\u2019univers pour y trouver du sens.11 y a probablement de ça dans l\u2019écriture, je ne le nie pas.Mais c\u2019est à mon avis la part inconsciente de l\u2019œuvre, celle qui provient de l\u2019éducation, du milieu, de l\u2019expérience de vie, des fréquentations livresques et sociales de l\u2019écrivain.L\u2019écrivain comme être d\u2019exception (entendre «être supérieur») est une idée qui nous vient directement de Prance, où nul prestige n\u2019est plus grand que celui de voir son nom sur une couverture de livre.Si bien, que le métier de nègre au service de ceux qui caressent des ambitions politiques y prospère.D\u2019ailleurs, bon nombre d\u2019écrivains d\u2019ici \u2014 vous en connaissez d\u2019ailleurs \u2014 caressent toujours le vieux fantasme de publier en Prance, ce qui représente pour eux l\u2019aboutissement d\u2019une carrière.Pour ma part, je préfère l\u2019attitude beaucoup plus détendue des anglophones qui regroupent ceux qui font profession d\u2019écrire sous le terme writer.Bien sûr, ils distinguent entre novelist, poet, essayist, journalist, et que sais-je encore.Mais tous sont des writers.En outre, les frontières entre les genres ne sont pas étanches.Une flopée d\u2019auteurs \u2014 Hemingway, Capote, Mailer, Miller, Saroyan, Wobe, Vidal \u2014 ont pratiqué le journalisme dans Harpers, The Atlantic, Vanity Fair, Playboy et d\u2019autres publications non littéraires.Quand ils écrivent de la fiction, ils portent leur chapeau de romancier ou de nouvelliste, quand ils rapportent ou commentent l\u2019actualité, ils coiffent leur casquette de journaliste.S\u2019ils passent aussi facilement d\u2019un genre à l\u2019autre, c\u2019est peut-être parce qu\u2019ils envisagent l\u2019écriture comme un métier, pas comme une mission.Je comprends qu\u2019ici, rares sont les écrivains qui peuvent vivre de l\u2019écriture.Notre marché est minuscule et notre langue, peu parlée en Amérique.Mais ce n\u2019est pas une raison pour se croire né de la cuisse de Zeus.Vous qui avez contribué, mon cher Godbout, à l\u2019érosion des pouvoirs du clergé au Québec, souhaiteriez-vous que les écrivains deviennent nos nouveaux curés ?Le marketing du pire David Desjakdins ous avons tous un idiot qui sommeille en nous.Lorsqu\u2019il s\u2019éveille, le mien me fait débouler un sentier balafré de traîtresses racines, sur mon vélo, à une vitesse où l\u2019inconscience danse un funeste tango avec la plus pure niaiserie.Sinon, il me fait aussi regarder les bagarres au hockey avec une fascination qui confine à l\u2019ânerie et écouter à la radio et à la télé des gens que je hais, afin de bêtement nourrir mes détestations.Mais bon, tout cela n\u2019engage que moi-même, ces périls étant essentiellement ceux de l\u2019intime.Mon cul et mes déviances.L\u2019excellente nouvelle pour cet idiot en moi, et pour le vôtre d\u2019ailleurs, c\u2019est qu\u2019ils sont extraordinairement populaires.En cette époque où tout se vend et où l\u2019intelligence est suspecte, la connerie, vénérée, est une redoutable marque de commerce.Et c\u2019est certainement celle du maire de Saguenay.Précisons un truc, toutefois : la bêtise dont Jean Tremblay se fait l\u2019apôtre n\u2019a rien à voir avec la religion qu\u2019il défend lorsqu\u2019il tente de préserver la prière à l\u2019hôtel de ville ou le maintien du crucifix à l\u2019Assemblée nationale.C\u2019est sa place dans l\u2019espace public dont il est question, non pas son existence, puisque le besoin de transcendance et le p désir de spiritualité sont par-\tpopulisme faitement légitimes.\t.jicp pp p\u201ep L\u2019utilisation de la religion\t^ à des fins de manipulation et nous avons de pour mieux envelopper sa\t\u2022\t,, bigoterie dans la réconfor- plus minable: tante couverture du main- ,\ta, .tien de la culture ancestrale,\toegOUt de ce ça, ce l\u2019est pas mal moins.\tnous ne C\u2019est pourtant la voie ^ qu\u2019emprunte le maire en comprenons remuant vigoureusement le brouet de l\u2019insécurité pas, de lAutre, culturelle dans la plus stu- ,\t.péfiante célébration de ^^pourae l\u2019ignorance et de la peur de disoaraître l\u2019Autre.\t^ En réponse à la Charte de la laïcité proposée par le Parti québécois et promue par Djemila Benhabib en août dernier, il ne s\u2019offense pas des conséquences réelles.Ce qui le gêne autrement, c\u2019est «de se faire dicter comment on va se comporter par une personne qui arrive d\u2019Algérie et qu\u2019on n\u2019est même pas capable de prononcer son nom ».Puis, cette semaine, lorsque Gérard Bouchard le traite d\u2019intégriste à Tout le monde en parle, le maire lui oppose un reproche misérable : il doit être allé « trop longtemps à l\u2019école».11 y aurait quelque chose de presque attendrissant dans cette manière de jouer au con si, justement, ce n\u2019était pas un jeu.Mais en lisant, par exemple, son document en faveur des fusions dans lequel, en préface, il proposait à ses citoyens en 1999 «un rendez-vous avec l\u2019histoire», et qui s\u2019intitule, quelle ironie.Le courage de changer les choses, on voit bien qu\u2019on n\u2019a pas affaire à un parfait ahuri, mais à un habile communicateur qui sait parler à notre petit idiot intérieur.D\u2019autant que le sien semble bien éveillé ?Si vous le dites.Chose certaine, on est là dans le plus puant des populismes.Celui dont parlaient l\u2019autre jour le philosophe Alain Pinkielkraut et deux auteurs que j\u2019écoutais sur une balado de Prance Culture.Les trois se demandaient pourquoi ce terme \u2014 populisme \u2014 qui renvoie au peuple est devenu péjoratif.Une heure de conversations passionnantes, que j\u2019ai écoutées en joggant sur le long d\u2019une rivière Saint-Charles enveloppée dans la froide noirceur de novembre, et dans laquelle se regardaient les vantardes lumières de la Haute-Ville.Tout au long, les écoutant parler, je me disais : coudon, doivent être allés vraiment trop longtemps à l\u2019école, ceux-là aussi, ou alors, sont juste nonos.Parce que si le terme est entré au rayon des gros mots, la raison en est assez simple : c\u2019est parce que les politiciens ont pris la mauvaise habitude de ne pas s\u2019adresser à l\u2019intelligence du peuple, mais à ce que nous avons de plus obtus, de plus frileux.Une sorte de marketing du pire qui est le contraire de celui de l\u2019espoir.Chez Tremblay, ce populisme vise ce que nous avons de plus minable : le dégoût de ce que nous ne comprenons pas, de l\u2019Autre, la peur de disparaître.«J\u2019aime mieux être près du monde», dit le maire, en se plaçant en faux devant l\u2019intellectuel Bouchard.C\u2019est pourtant l\u2019esprit qui empêche notre petit idiot intérieur de remporter la mise.Toute l\u2019idée de civilisation tient dans ce harnachement de nos plus détestables inclinations humaines : la cupidité, le désir de vengeance, la haine, le goût du chaos, la peur, la violence, la cruauté.Et en jouant à l\u2019imbécile qui ne comprend pas, en préférant le mépris au débat, ce n\u2019est pas Gérard Bouchard que Jean Tremblay piétine.C\u2019est quelque chose qui ressemble au progrès.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, JMIontreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis Gilles Francœur (environnement), Dsa Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel T>am6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (theatre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,Jean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (JMIontreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR LE JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES PLANIFICATION SUITE DE LA PAGE 1 Nations Unies.Or, la tendance est à la baisse en matière d\u2019aide au développement international.Et ce, même au Canada, alors que le pays avait pourtant fait de la santé maternelle et infantile son cheval de bataille en tant qu\u2019hôte du Sommet du G8 à Muskoka, dans la région de Toronto, en 2010.«Nous sommes déçus de voir que ça n\u2019a pas conduit à une augmentation substantielle dans le financement de la planification familiale, augmentation qui aiderait à combler le manque de 4 milliards par année nécessaires pour répondre au besoin mondial», a déploré Sandeep Prasad, directeur général d\u2019Action Canada pour la population et le développement (ACPD), qui a néanmoins salué l\u2019initiative, en point de presse à Ottawa.À l\u2019issue de la rencontre internationale, le Groupe des huit s\u2019était entendu il y a deux ans pour verser 5 milliards sur cinq ans \u2014 Ottawa avait annoncé une enveloppe de 1,1 milliard sur cinq ans.En citant les dernières données rendues publiques par le ministre de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDl), Julian Eantino, M.Prasad a souligné qu\u2019Ottawa avait versé 15,97 millions en 2011-2012, soit «un peu moins que ce que le gouvernement dépensait en planification familiale à l\u2019étranger en 2005».Mais au bureau du ministre Eantino, on a rétor- qué que le Canada «aide à mener les efforts mondiaux» en la matière.«L\u2019ACDI ne réserve pas de l\u2019argent pour chaque activité précise, mais appuie plutôt l\u2019offre d\u2019information et de services en planification familiale au sein d\u2019une approche intégrée de financement de la santé maternelle, néonatale et infantile.Nous finançons les projets qui offrent des résultats concrets pour ceux qui en ont le plus besoin », a fait valoir par courriel un porte-parole.L\u2019initiative de Muskoka, comme elle a été baptisée par le gouvernement de Stephen Harper, avait fait grand bruit au pays à l\u2019approche du Sommet, car les conservateurs avaient prévenu qu\u2019il n\u2019était pas question que les sous versés par Ottawa servent à financer des avortements là où la pratique est légale dans le monde.Cette condition avait été fortement décriée par les partis d\u2019opposition, ainsi que des groupes de femmes et d\u2019aide internationale, lesquels arguaient que mieux vaut un avortement sécuritaire qu\u2019une interruption de grossesse dangereuse qui se termine par le décès de la mère.Un discours repris mercredi par Sarah Ken-nell, de la Coalition des jeunes pour les droits sexuels et reproductifs.«On ne peut pas se contenter de l\u2019accès des femmes aux moyens de contraception.[Une femme] doit pouvoir prendre des décisions autonomes et avoir la liberté de choisir parmi une gamme de services et d\u2019information liés à sa santé reproductive.Elle est ensuite émancipée, elle a le pouvoir de prendre une décision qui lui convient le mieux à elle, à ses besoins, à sa famille, à sa situation », a-t-elle plaidé lors du même point de presse.L\u2019ONU estime qu\u2019environ 40 millions des 80 millions de grossesses non planifiées, en 2012, aboutiront à un avortement.Si le manque d\u2019accès à la planification familiale était comblé, cela éviterait 54 millions de ces grossesses non désirées et réduirait en contrepartie de 26 millions le nombre d\u2019avortements qui s\u2019en suivent, note le rapport titré «Oui au choix, non au hasard».L\u2019espacement des grossesses de trois à cinq ans réduirait de surcroît le taux de mortalité infantile de 46% dans les pays en développement, note le ENUAP.Outre les bénéfices d\u2019une meilleure planification familiale en matière de santé pour ces femmes et enfants, le Eonds de l\u2019ONU note que de réduire le nombre de grossesses permettrait aussi d\u2019aider les femmes sur le plan social, en favorisant notamment leur droit à l\u2019éducation, et donc aussi sur le plan économique en leur ouvrant les portes d\u2019un meilleur emploi par la suite., À titre d\u2019exemple, le rapport indique qu\u2019aux Etats-Unis, la maternité chez les adolescentes réduit de 10% leurs chances de décrocher un diplôme d\u2019études secondaires.En plus des économies en matière de soins de santé, espacer les naissances soulagerait par ailleurs les économies nationales, en assurant que le nombre d\u2019adultes générateurs de revenus surpasse celui des personnes à leur charge.Le rapport onusien cite notamment le Nigeria, où il suffirait de diminuer le taux de natalité d\u2019un enfant par femme pour permettre au pays d\u2019Afrique de voir son économie augmenter d\u2019au moins 30 milliards.Le Devoir BAPE SUITE DE LA PAGE 1 sont donc pas des «congédiements», précise le bureau de M.Breton.Mais le ministre ne se cache pas d\u2019avoir voulu «moderniser» le BAPE, un organisme qu\u2019il a souvent critiqué alors qu\u2019il militait comme environnementaliste.«Le BAPE est une institution démocratique importante, et comme pour tant d\u2019autres institutions démocratiques que le gouvernement a laissé tomber, le gouvernement actuel va tenter de redorer le blason du BAPE, a répondu Daniel Breton, en chambre, quelques heures avant que les nominations ne soient officialisées.C\u2019est pour moderniser le BAPE et redonner la crédibilité au BAPE qu\u2019on va avoir des nominations de gens de qualité.» 11 a affirmé qu\u2019il ne remettait pas en question la compétence des anciens dirigeants, dont les contrats n\u2019ont pas été renouvelés, mais qu\u2019il s\u2019inquiétait plutôt de «la façon dont le BAPE a été ^utilisé par le gouvernement précédent ».À Yolande James, qui l\u2019accuse de vouloir «mettre les deux mains sur le BAPE», il répond que «c\u2019est les autres qui avaient politisé le PAPE.Nous autres, on va faire en sorte que le BAPE redevienne indépendant.» Les nominations de Pierre Baril, 52 ans, et de Louis-Gilles Prancœur, 68 ans, sont survenues enfin de journée.Le ministre n\u2019a pas commenté, mais à son cabineti on se réjouit de ces nominations.«Louis-Gilles Erancœur est bien connu, dans tous les milieux, comme quelqu\u2019un qui s\u2019occupe d\u2019environnement depuis fort longtemps», a soutenu l\u2019attachée de presse du ministre Breton, Danielle Rioux.Quant à M.Portin, qui a oeuvré de 2002 à 2010 comme sons-ministre au ministère de l\u2019Environnement, puis comme directeur général du centre Ouranos sur les changements climatiques, il est «bondé de diplômes en environnement et est au fait de tous les dossiers».Du côté libéral, Yolande James a soutenu, en soirée, que les questions soulevées dans la journée étaient toujours «pertinentes».«Sans remettre en question la valeur et la compétence des personnes qui ont été nommées \u2014 on verra à l\u2019usage \u2014le ministre n\u2019a toujours pas répondu aux questions.» Les principaux intéressés n\u2019ont pas voulu commenter ces joutes politiques, se gardant un devoir de réserve qui sied à lerus nouvelles fonctions.Les deux hommes ont été approchés il y a quelques semaines par le gouvernement Ma-rois pour sonder leur intérêt.Leurs noms ont été soumis au conseil des ministres, qui a procédé aux nominations officielles mercredi.«Je suis honoré de contribuer au développement durable du Québec au sein de cette institution vénérable», a commenté le nouveau président Pierre Baril, qui n\u2019a pas encore décidé de l\u2019orientation Merci et bonne chance Louis-Gilles Prancœur serait resté quelques mois de plus au Devoir qu\u2019il y aurait atteint les 40 ans de carrière.Nos lecteurs connaissent le journaliste passionné, mais Louis-Gilles est aussi un passionné du Devoir lui-même, qui s\u2019est impliqué dans toutes les instances du quotidien.C\u2019est dire le morceau d\u2019histoire qui nous quitte et le modèle d\u2019engagement professionnel que nous perdons.Mais faut-il vraiment se surprendre que le père du jorunalisme environnemental au Canada accepte de relever un nouveau défi, celui de l\u2019action, dans un secteru qui lui tient tant à cœru ?Aux remerciements poru services rendus, il faut donc ajouter nos souhaits de succès dans ses nouvelles fonctions.Mais avec une promesse: nous l\u2019aruons à l\u2019œil! Louis-Gilles Pran-cœiu, ex-jorunaliste enquêteru, appréciera.Josée Boileau Rédaetriee en ehef précise qu\u2019il souhaite donner à l\u2019organisme.Quant au journaliste du Devoir, Louis-Gilles Prancœur, c\u2019est la deuxième fois qu\u2019il est sollicité pour se joindre à l\u2019équipe du BAPE.Dans les années 1990, le ministre libéral, Pierre Paradis, lui avait offert la présidence du BAPE.11 avait, à l\u2019époque, décliné l\u2019offre.Mais aujourd\u2019hui, il dit avoir eu envie d\u2019un «nouveau défi» après plus de trente ans à couvrir l\u2019actualité en environnement.«En passant de l\u2019autre côté, c\u2019est une manière de traduire, dans les faits, la vision que j\u2019ai accumulée au cours des ans avec cet organisme, qui pour moi, a toujours été un joyau de la démocratie directe au Québec.» Il compte bien respecter «les exigences de neutralité et d\u2019indépendance» du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement.En soirée, la Pondation Suzuki a salué ces nominations.Oléoduc Le ministre Breton a par ailleurs laissé planer le doute, mercredi matin, sur le projet d\u2019oléoduc d\u2019Enbridge, qui compte faire voyager le pétrole de l\u2019Quest canadien jusqu\u2019à Montréal.«Ce que je vois, que les Albertains veulent faire avec [.] leur pétrole, de l\u2019amener sur notre territoire sans notre consentement, il va falloir qu\u2019on regarde cela.Est-ce qu\u2019on est maître chez nous ou pas maître chez nous sur notre territoire ?C\u2019est ce qu\u2019on va voir.» Il a soutenu qu\u2019il y aruait une consultation québécoise pour ce projet de renversement de pipeline entre Sarnia et Montréal, mais il a ajouté que ce ne serait pas le BAPE qui serait chargé de cette consultation, avant de nuancer, affirmant qu\u2019il réfléchissait à tout cela et qu\u2019il reviendrait avec des réponses plus précises sous peu.De son côté, la ministre responsable des Ressources naturelles, Martine Quellet, trouve qu\u2019il peut y avoir «un certain intérêt au niveau des coûts, de la diversité et des approvisionnements», mais veut également prendre en compte l\u2019aspect environnemental.Le Devoir IMPLOSION SUITE DE LA PAGE 1 aspirants au poste de maire par intérim.«Je ne veux pas être associé à du lancement de boue, a-t-il dit, sans toutefois révéler ses préférences.Il faut qu\u2019on revienne à un climat plus serein.On dessert la démocratie municipale avec ces querelles.» Union Montréal n\u2019est pas à l\u2019abri de nouvelles trahisons.Cinq ou six conseillers pourraient appuyer Michael Applebaum lors du scrutin secret de vendredi.«J\u2019ai beaucoup d\u2019appuis dans le parti», s\u2019est contenté de dire M.Applebaum.Majorité perdue Avec ces départs, la majorité d\u2019Union Montréal a fondu à 29 conseillers, 28 si l\u2019on exclut Claude Dauphin, qui sera à l\u2019extérieur lors du vote crucial de vendredi.Cela fait sept voix de moins que les 35 voix détenues par Vision Montréal (16 élus).Projet Montréal (10 élus) et les indépendants (9 voix).Poru la première fois depuis 2001, la majorité absolue échappe à Union Montréal, et le parti ne peut pas imposer la candidature de Richard Deschamps à l\u2019opposition, comme souhaité initialement.Pris de court par la fronde des six démissionnaires, le caucus a opéré un revirement de dernière minute lors d\u2019ime réunion tenue en après-midi.Richard Deschamps a finalement appuyé «le principe de la coalition».Il est maintenant disposé à faire une place aux conseillers de l\u2019opposition au sein du comité exécutif, à geler la hausse des taxes au niveau de l\u2019inflation (2,2%) et à redoubler d\u2019efforts dans la lutte contre la collusion.«Il y a encore beaucoup de gens derrière moi.C\u2019est important de le noter», a-t-il dit, entouré des conseillers demeurés fidèles à Union Montréal.«Notre caucus est solidaire à partir de maintenant», a-t-il ajouté.Le président du caucus, Bernard Blanchet, a minimisé l\u2019importance des départs.«On a le gros bout du bâton, c\u2019est évident», a-t-il dit, en faisant allusion au fait qu\u2019Union Montréal détient toujours le plus gros bloc d\u2019élus au conseil (29 sru 64).«On a un bloc très, très solide, a insisté M.Blanchet.L\u2019implosion du parti en temps réel, il faut être prudent avant de dire ça.» Jeux de coulisse Les quatre principaux protagonistes des jeux de coulisse (Michael Applebaum, Richard Deschamps, Louise Harel et Richard Bergeron) multiplient les rencontres et les conciliabules depuis le début de la semaine.Pour la première fois, M\u201c® Harel et M.Bergeron ont discuté ensemble mercredi.Les chefs de Vision Montréal et de Projet Montréal n\u2019entretiennent pas de très bonnes relations personnelles, et leur rencontre est vue comme un développement important.Si les deux partis d\u2019opposition étaient capables de s\u2019entendre pour présenter un seul candidat, ils récolteraient 26 voix et auraient la chance de se faufiler grâce à la division du vote entre Michael Applebaum et Richard Deschamps.Tout n\u2019est que conjonctures pour le moment.Chose certaine, Richard Bergeron apprécie Michael Applebaum.Le chef de Projet Montréal garde un très bon souvenir de sa collaboration avec lui lorsqu\u2019il a siégé au sein d\u2019un comité exécutif de coalition, en 2009.Qn ne peut en dire autant des relations entre MM.Deschamps et Applebaum.Leur rencon- tre a duré une quinzaine de minutes sur l\u2019heure du midi.Ils ont constaté leur divorce, sans plus.M.Deschamps a fait une très mauvaise impression à Louise Harel, sortie «déçue» de sa rencontre avec lui mardi soir.M.Deschamps ne semblait pas saisir la fragilité de sa position et fermait la porte à toute solution de compromis.L\u2019ouverture qu\u2019il a manifestée aux revendications de l\u2019opposition mercredi lui a valu un regain d\u2019intérêt de la part de M\u201c® Harel.Vision Montréal insiste pour que le maire et le président du comité exécutif soient indépendants, pour que l\u2019exécutif soit formé de tous les partis, pour remettre la gestion de la ligne éthique entre les mains du Vérificateur général et pour adopter des mesures «énergiques» de lutte contre la collusion.Pour le moment, Michael Applebaum est le candidat qui répond le mieux aux attentes de l\u2019opposition officielle.S\u2019estimant en position de force, M.Applebaum a redoublé d\u2019intensité dans ses attaques contre Richard Deschamps.«La population mérite mieux que ce que l\u2019on a à l\u2019hôtel de ville, a-t-il dit.Mon objectif, c\u2019est de servir la population et de gérer les fonds publics comme il le faut.» M.Applebaum siégeait au comité exécutif depuis 2009 avant de claquer la porte le 9 novembre.Il est l\u2019architecte du budget assorti d\u2019une hausse de taxe de 3,3%, qu\u2019il a désavoué sous la colère populaire.Il a perdu un vote serré contre Richard Deschamps pour succéder à Gérald Tremblay.Il s\u2019était pourtant rallié à la candidature de M.Deschamps devant les membres du caucus.Le lendemain, il décidait de faire bande à part.Le Devoir PROTESTATION SUITE DE LA PAGE 1 «Je suis venu protester contre les coupes partout, dans la santé, l\u2019éducation, la hausse de la TVA [taxe sur la valeur ajoutée], les expulsions» de propriétaires surendettés, lançait dans le cortège madrilène Javier Gomez, un employé du bâtiment de 39 ans, au chômage depuis un an.«Nous avons la solution, les banquiers en prison », hurlaient les manifestants dans une forêt de drapeaux rouges des syndicats.Ils étaient venus de tous horizons, portant le t-shirt vert de l\u2019éducation, barré du slogan «Ecole publique de tous, pour tous», ou bleu de la santé, agitant la pancarte rituelle portant ce seul mot «no», illustré d\u2019une paire de ciseaux.«Une nuit magnifique à Madrid», a lancé le secrétaire général du syndicat Comisiones Qbreras (CCQQ), Ignacio Eernandez Toxo, prenant la parole devant la foule, en assurant que «plus d\u2019un million de personnes» avaient manifesté dans la capitale.Pendant que le défilé syndical avançait lentement sur les grandes avenues, des centaines d\u2019autres manifestants, rassemblés à l\u2019appel des indignés, étaient massés face au barrage de la police anti-émeutes, qui bloquait l\u2019accès à la Chambre basse du Parlement, dans un statu quo tendu, émaillé de jets de projectiles.De la foule émergeaient des pancartes : « Espana des-ahuciada » (« Espagne expulsée »), allusion au drame des expulsions qui ébranle le pays, ou encore « Mariano go home », un appel à la démission du chef du gouvernement de droite, Mariano Rajoy, « Crise ?, Hold-up ! » Depuis le matin, l\u2019Espagne, quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage de 25% et une pauvreté grandissante, vivait au ralenti pour la deuxième grève générale depuis l\u2019arrivée au pouvoir, il y a moins d\u2019un an, du gouvernement Rajoy.Environ 120 manifestations étaient prévues dans le pays, notamment à Barcelone, où des dizaines de milliers de personnes ont défilé.Les policiers ont fait usage de balles en caoutchouc en fin de soirée tandis qu\u2019un fourgon de police a été incendié par un cocktail Molotov.Cette journée s\u2019inscrivait dans le cadre d\u2019une mobilisation européenne contre les politiques d\u2019austérité, de plus en plus contestées pour leurs retombées sociales et accusées de freiner le retour à la croissance.Alors que la croissance dans la zone euro devrait rester au point mort (+0,1%) en 2013, selon la Commission européenne, le Eonds monétaire international a lui-même averti récemment que les politiques d\u2019austérité risquaient de devenir «politiquement et socialement intenables».En Espagne, où le service minimum a limité les perturbations liées à la grève générale, quelques incidents avaient éclaté plus tôt dans la journée, la police repoussant des manifestants à coups de matraque.Au total, 118 personnes ont été interpellées et 74 blessées à travers le pays, selon le ministère de l\u2019Intérieur.En Italie, un policier a été grièvement blessé à Turin, roué de coups par des autonomes, et cinq autres plus légèrement à Milan dans des heurts en marge des manifestations.Un arrêt de travail de quatre heures était observé dans ce pays, et des débrayages de quelques heures également en Grèce.Le Portugal lui aussi tournait au ralenti, avec les trains et métros à l\u2019arrêt et de nombreux avions cloués au sol, au cours de cette journée de protestation contre les mesures d\u2019austérité du gouvernement de centre droit.«La \u201ctroïka\u201d dehors», clamaient des affiches réclamant le départ des créanciers du Portugal qui évaluent actuellement les mesures d\u2019austérité mises en oeuvre par le gouvernement en échange de l\u2019aide internationale de 78 milliards d\u2019euros, accordée au pays en mai 2011.La police a chargé dans la soirée des contestataires rassemblés devant le Parlement à Lisbonne.Les forces de l\u2019ordre ont repoussé les protestataires à coups de matraque après avoir été pendant une heure environ la cible de jets de pierres et de détritus.Les manifestations se sont surtout déroulées dans les pays les plus durement touchés par les mesures d\u2019austérité mises en place pour ramener l\u2019équilibre entre les dépenses et les revenus gouvernemejitaux.Dans les Etats les plus riches, comme l\u2019Allemagne, l\u2019Autriche, les Pays-Bas et le Danemark, elles ont été plus modestes et calmes.Les gouvernements pour la ligne dure n\u2019ont pas été impressionnés par le mouvement de contestation de mercredi.La chancelière allemande, Angela Merkel, a maintenu que l\u2019Europe devait ouvrir son marché de l\u2019emploi afin de permettre à plus de gens de travailler et faire preuve de davantage de flexibilité dans beaucoup d\u2019autres secteurs., Le ministre espagnol de l\u2019Économie, Luis de Guindos, a pour sa part affirmé que la voie choisie par Madrid était la seule possible pour sortir l\u2019Êspagne du marasme économique.La zone des 17 pays utilisant l\u2019euro comme monnaie devrait entrer en récession lorsque les chiffres officiels seront publiés jeudi.Le taux de chômage dans ces pays a atteint 11,6% \u2014 mais dépassant même les 25% en Espagne et en Grèce.D\u2019après l\u2019Agence Erance-Presse et l\u2019Associated Press Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par 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Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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